“ALEGRETTE, Géogr., ville de Portugal dans l’Alentéjo, sur la riviere Caia et les confins de Port-Alegre [apesar de haver um município de Alegrete no Rio Grande do Sul, não se trata deste, mas realmente de coordenadas européias]. Long. 11, 10; lat. 39, 6.”
“ALENTÉJO, Géogr., grande province de Portugal, qui s’etend du sud au nord, depuis les montagnes d’Algarve jusqu’aux frontieres de l’Estramadure portugaise, dans un espace de 50 lieues; et de l’est à l’ouest, depuis la mer et le Tage jusqu’aux frontieres de l’Estramadure espagnole et de l’Andalousie, dans un autre espace de 40 lieues. Elle a de vastes plaines très-propres à l’agriculture, et des coteaux très-própres au vignoble, qui sont tous très-négligés par l’indolence des Portugais. Les huiles et les fruits y abondent, ainsi que le gibier et le poisson. On y trouve des marbres de différentes couleurs, et on y fabrique una faïence estimée, dont le grand débit se fait en Espagne. Cette province est fort peuplée: on y comptait en 1732, 260.000 personnes. Elle se partage en 8 jurisdictions, et renferme 4 villes du quatrieme ordre, 88 petites villes ou bourgs, et 355 paroisses [paróquias]. L’Alentéjo fait un grand tiers du royaume de Portugal[!].”
ALLEMAGNE. “C’est un composé d’un grand nombre d’États souverains & libres, quoique sous un chef commun. On conçoît que cette constitution de gouvernement établissant dans un même Empire une infinité de frontieres différentes, supposant d’un lieu à un autre des lois différentes, des monnoies d’une autre espece, des denrées [mercadorias perecíveis] appartenantes à des maîtres différens, &c. on conçoit, dis-je, que toutes ces circonstances doivent mettre beaucoup de variété dans le commerce.”
“ALLEMANDS. s.m. (…) Ce mot a un grand nombre d’étymologies, mais elles sont si forcées, qu’il vaut presqu’autant n’en savoir aucune que de les savoir toutes. Cluvier prétend que l’Allemand n’est point Germain, mais qu’il est Gaulois d’origine. Selon le même auteur, les Gaulois, dont Tacite dit qu’ils avoient passé le Rhin & s’étoient établis au-delà de ce fleuve, furent les premiers Allemands. Tout ce que l’on ajoûte sur l’origine de ce peuple depuis Tacite jusqu’à Clovis, n’est qu’un tissu de conjectures peu fondées. Sous Clovis, les Allemands étoient un petit peuple qui occupoit la plus grande partie des terres situées entre la Meuse, le Rhin, & le Danube. Si l’on compare ce petit terrein avec l’immense étendue de pays qui porte aujourd’hui le nom d’Allemagne, & si l’on ajoûte à cela qu’il y a des siecles que les Allemands ont les François pour rivaux & pour voisins, on en saura plus sur le courage de ces peuples, que tout ce qu’on en pourroit dire d’ailleurs.”
“ALMAMOUN, est le nom d’un Calife des Sarrasins, le septieme de la race des Abbassides, à qui nous avons l’obligation de la premiere mesure de la Terre qui ait été faite depuis l’Ére chrétienne.”
