L’ENCYCLOPÉDIE – AM – compilado (2)

AMÉRIQUE, ou le Nouveau-monde, ou les Indes occidentales, est une des 4 parties du monde, baignée de l’océan, découverte par Christophe Colomb, Génois, en 1491, & appellée Amérique d’Améric-Vespuce Florentin, qui aborda en 1497, à la partie du continent située au sud de la ligne; elle est principalement sous la domination des Espagnols, des François, des Anglois, des Portugais & des Hollandois. Elle est divisée en septentrionale & en méridionale par le golfe de Mexique & par le détroit de Panama. L’Amérique septentrionale connue s’étend depuis le 11e degré de latitude jusqu’au 75e. Ses contrées principales sont le Mexique, la Californie, la Loüisiane, la Virginie, le Canada, Terre-neuve, les îles de Cuba, Saint-Domingue, & les Antilles. L’Amérique méridionale s’étend depuis le 12e degré septentrional, jusqu’au 60e degré méridional; ses contrées sont Terre-ferme, le Pérou, le Paraguai, le Chili, la Terre Magellanique, le Brésil, & le pays des Amazones.” [!!!]

gingembre

AMETHYSTE, s. f. (Hist. nat.) amethystus, pierre précieuse de couleur violette, ou de couleur violette pourprée. On a fait dériver son nom de sa couleur, en disant qu’elle ressembloit à la couleur qu’a le vin, lorsqu’il est mêlé d’eau. Les Auteurs qui ont traité des Pierres précieuses, ont donné plusieurs dénominations des couleurs de l’amethyste; ils disent que les plus belles sont de couleur violette, tirant sur la couleur de rose pourprée, de couleur colombine, ou de fleur de pensée; & qu’elles ont un mélange de rouge, de violet, de gris de lin, &c. Il est bien difficile de trouver des termes pour exprimer les teintes d’une couleur ou les nuances de plusieurs couleurs. Je crois même qu’il est impossible de parvenir par ce moyen à donner une idée juste de la couleur d’une pierre précieuse. C’est pourquoi il vaut mieux donner un objet de comparaison qui exprime la couleur de l’amethyste. On le trouvera dans le spectre solaire que donne le prisme par la refraction des rayons de la lumière. L’espace de ce spectre auquel M. Newton a donné le nom de violet représente la couleur de l’amethyste la plus commune, qui est simplement violette. Si on fait tomber l’extrémité inférieure d’un spectre sur l’extrémité supérieure d’un autre spectre; on mêlera du rouge avec du violet, & on verra la couleur de l’amethyste pourprée. Ce moyen de reconnoître les couleurs de l’amethyste, est certainement le plus sûr.”

AMITIÉ. “Le commerce que nous pouvons avoir avec les hommes, regarde ou l’esprit ou le coeur: le pur commerce de l’esprit s’appelle simplement connoissance; le commerce où le coeur s’intéresse par l’agrément qu’il en tire, est amitié. Je ne vois point de notion plus exacte & plus propre à développer tout ce qu’est en soi l’amitié, & même toutes ses propriétés.” Commercé: palavra tornada infecta dali a menos de 100 anos…

L’amitié suppose la charité, au moins la charité naturelle: mais elle ajoûte une habitude de liaison particuliere, qui fait entre deux personnes un agrément de commerce mutuel. § C’est l’insuffisance de notre être qui fait naître l’amitié, & c’est l’insuffisance de l’amitié même qui la détruit.”

Lorsqu’on entrevoit de loin quelque bien, il fixe d’abord les desirs; lorsqu’on l’atteint, on en sent le néant. (…) on se néglige, on deviant difficile, on exige bientôt comme un tribut les complaisances qu’on avoit d’abord reçûes comme un don. C’est le caractere des hommes de s’approprier peu à peu jusqu’aux graces qu’on leur fait; une longue possession accoûtume naturellement à regarder comme siennes les choses qu’on tient d’autrui: l’habitude persuade qu’on a un droit naturel sur la volonté des amis; on voudroit s’en former un titre pour les gouverner: lorsque ces prétensions sont réciproques, comme il arrive souvent, l’amour propre s’irrite, crie des deux côtés, & produit de l’aigreur, des froideurs, des explications amères, & la rupture.

On se trouve aussi quelquefois des défauts qu’on s’étoit cachés; où l’on tombe dans des passions qui dégoûtent de l’amitié, comme les maladies violentes dégoûtent des plus doux plaisirs. Aussi les hommes extrèmes, capables de donner les plus fortes preuves de dévouement, ne sont pas les plus capables d’une constante amitié: on ne la trouve nulle part si vive & si solide, que dans les esprits timides & sérieux, dont l’ame modérée connoît la vertu; le sentiment doux & paisible de l’amitié soulage leur coeur, détend leur esprit, l’élargit, les rend plus confians & plus vifs, se mêle à leurs amusemens, à leurs affaires, & à leurs plaisirs mystérieux: c’est l’ame de toute leur vie.

Les jeunes gens neufs à tout, sont très-sensibles à l’amitié: mais la vivacité de leurs passions les distrait & les rend volages [voláteis]. La sensibilité & la confiance sont usées dans les vieillards: mais le besoin les rapproche, & la raison est leur lien. Les uns aiment plus tendrement, les autres plus solidement.”

Un ami avec qui l’on n’aura eû d’autre engagement que de simples amusemens de Littérature trouve étrange qu’on n’expose pas son crédit pour lui; l’amitié n’étoit point d’un caractere qui exigeât cette démarche.”

Un Monarque ne peut-il donc avoir des amis? faut-il que pour les avoir, il les cherche en d’autres Monarques, ou qu’il donne à ses autres amis un caractere qui aille de pair avec le pouvoir souverain? Voici le véritable sens de la maxime recûe. § C’est que par rapport aux choses qui forment l’amitié, il doit se trouver entre les deux amis, une liberté de sentiment & de langage aussi grande, que si l’un des deux n’étoit point supérieur, ni l’autre inférieur.

L’amitié ne met pas plus d’égalité que le rapport du sang; la parenté entre des parens d’un rang fort différent ne permet pas certaine familiarité”

Les Anciens ont divinisé l’amitié; mais il ne paroît pas qu’elle ait eu comme les autres Divinités des temples & des autels de pierre, & je n’en suis pas trop fâché. Quoique le tems ne nous ait conservé aucune de ses représentations, Lilio Geraldi prétend dans son ouvrage des Dieux du Paganisme, qu’on la sculptoit sous la figure d’une jeune femme, la tête nue, vêtue d’un habit grossier, & la poitrine découverte jusqu’à l’endroit du coeur, où elle portoit la main; embrassant de l’autre côté un ormeau sec. Cette derniere idée me paroît sublime.”

AMPHIBIE, sub. pris adjectiv. (Hist. nat.) animal qui vit alternativement sur la terre & dans l’eau, c’est-à-dire dans l’air & dans l’eau, comme le castor, le veau de mer, &c.” “Le castor, le loutre, le rat d’eau, l’hippopotame, le crocodile, un grand lésard d’Amérique, le cordyle, la tortue d’eau, la grenouille, le crapaud d’eau, la salamandre d’eau appellée tac ou tassot, le serpent d’eau, &c. Gesner regardoit aussi comme amphibies les oiseaux qui cherchent leur nourriture dans l’eau. Nomenclator aquatilium animantium

AMPHIBOLOGIE. “celui qui compose s’entend, & par cela seul il croit qu’il sera entendu: mais celui qui lit n’est pas dans la même disposition d’esprit; il faut que l’arrangement des mots le force à ne pouvoir donner à la phrase que le sens que celui qui a écrit a voulu lui faire entendre.”

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