SEIS DAS FRASES MAIS ANACRÔNICAS DE TODOS OS TEMPOS

“O telefone não fará o menor sucesso.”

Diretor da Western Union, 1876

 

“Nunca haverá uma máquina voadora.”

Lord Kelvin, 1895

 

“Jamais se escutarão vozes em um filme.”

Warner Brothers, 1920

 

“O rádio nunca dará lucro.”

Um banqueiro apócrifo, 1925

 

“O homem será capaz de controlar o clima.”

Cientista, 1960

 

“Ninguém vai gostar dessas músicas dos Beatles”

Executivo da indústria fonográfica, 1962

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Comentários acerca da monumental ENCICLOPÉDIA – Diderot & al.

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

Parece que queriam escrever a Crítica da Razão Pura antes da Crítica da Razão Pura: “Pourquoi supposer que nous ayons d’avance des notions purement intellectuelles, si nous n’avons besoin pour les former, que de réfléchir sur nos sensations?”

& n’imitons point ces Philosophes dont parle Montaigne, qui interrogés sur le principe des actions humaines, cherchent encore s’il y a des hommes.”

De tous les objets qui nous affectent par leur présence, notre propre corps est celui dont l’existence nous frappe le plus (…) tel est le malheur de la condition humaine, que la douleur est en nous le sentiment le plus vif; le plaisir nous touche moins qu’elle, & ne suffit presque jamais pour nous en consoler. En vain quelques Philosophes soûtenoient, en retenant leurs cris au milieu des souffrances, que la douleur n’étoit point un mal: en vain quelques autres plaçoient le bonheur suprème dans la volupté, à laquelle ils ne laissoient pas de se refuser par la crainte de ses suites: tous auroient mieux connu notre nature, s’ils s’étoient contentés de borner à l’exemption de la douleur le souverain bien de la vie présente, & de convenir que sans pouvoir atteindre à ce souverain bien, il nous étoit seulement permis d’en approcher plus ou moins, à proportion de nos soins & de notre vigilance.” Presidiários do hedonismo: “tal é a infelicidade da condição humana, que a dor é em nós o sentimento mais vivo; o prazer nos toca menos que ela, e não basta quase nunca para nos consolar. Em vão alguns filósofos sustentavam, retendo seus gritos em meio ao sofrimento, que a dor não seria um mal; em vão alguns outros situavam a felicidade suprema na voluptuosidade, à qual eles não deixavam de se recusar por medo das conseqüências; todos teriam conhecido melhor nossa natureza se se houvessem contentado em restringir à falta da dor o bem soberano da vida presente, e em convir que, sem poder atender a esse bem soberano, só nos seria permitido dele nos aproximar mais ou menos, à medida de nossos cuidados e de nossa vigilância.” Mesquinharia “La communication des idées est le principe & le soûtien de cette union” O bem supremo seria verdadeiro se existisse a humanidade. De fato, não existe o solipsismo, mas, a bem dizer, “todos são alienígenas”. E assim descaminha a máquina de desejos no devir inalienável.

Mais chaque membre de la société cherchant ainsi à augmenter pour lui-même l’utilité qu’il en retire, & ayant à combattre dans chacun des autres un empressement égal au sien, tous ne peuvent avoir la même part aux avantages, quoique tous y ayent le même droit. (…) Ainsi la force, donnée par la nature à certains hommes, & qu’ils ne devroient sans doute employer qu’au soûtien & à la protection des foibles, est au contraire l’origine de l’oppression de ces derniers. Mais plus l’oppression est violente, plus ils la souffrent impatiemment, parce qu’ils sentent que rien de raisonnable n’a dû les y assujettir. De-là la notion de l’injuste, & par conséquent du bien & du mal moral, dont tant de Philosophes ont cherché le principe, & que le cri de la nature, qui retentit dans tout homme, fait entendre chez les Peuples même les plus sauvages. (…) C’est ainsi que le mal que nous éprouvons par les vices de nos semblables, produit en nous la connoissance réfléchie des vertus opposées à ces vices”

Mas tudo recai na Escolástica para esses Velhos: “Cet esclavage si indépendant de nous, joint aux réflexions que nous sommes forcés de faire sur la nature des deux principes & sur leur imperfection, nous éleve à la contemplation d’une Intelligence toute puissante à qui nous devons ce que nous sommes”.

De-là ont dû naître d’abord l’Agriculture, la Medecine, enfin tous les Arts les plus absolument nécessaires.”

De plus, dans l’ordre de nos besoins & des objets de nos passions, le plaisir tient une des premieres places, & la curiosité est un besoin pour qui sait penser, sur-tout lorsque ce desir inquiet est animé par une sorte de dépit de ne pouvoir entierement se satisfaire. (…) si l’utilité n’en est pas l’objet, elle peut en être au moins le prétexte. (…) Voilà l’origine & la cause des progrès de cette vaste Science, appellée en général Physique ou Etude de la Nature, qui comprend tant de parties différentes: l’Agriculture & la Medecine, qui l’ont principalement fait naître, n’en sont plus aujourd’hui que des branches.”

Tout nous porte à regarder l’espace comme le lieu des corps, sinon réel, au moins supposé; c’est en effet par le secours des parties de cet espace considérées comme pénétrables & immobiles, que nous parvenons à nous former l’idée la plus nette que nous puissions avoir du mouvement.” Par cette nouvelle considération nous ne voyons plus les corps que comme des parties figurées & étendues de l’espace; point de vûe le plus général & le plus abstrait sous lequel nous puissions les envisager. Car l’étendue où nous ne distinguerions point de parties figurées, ne seroit qu’un tableau lointain & obscur, où tout nous échapperoit, parce qu’il nous seroit impossible d’y rien discerner. La couleur & la figure, propriétés toûjours attachées aux corps, quoique variables pour chacun d’eux, nous servent en quelque sorte à les détacher du fond de l’espace; l’une de ces deux propriétés est même suffisante à cet égard: aussi pour considérer les corps sous la forme la plus intellectuelle, nous préférons la figure à la couleur, soit parce que la figure nous est plus familiere étant à la fois connue par la vûe & par le toucher, soit parce qu’il est plus facile de considérer dans un corps la figure sans la couleur, que la couleur sans la figure

C’est l’objet de la Géométrie, qui pour y parvenir plus facilement, considere d’abord l’étendue limitée par une seule dimension, ensuite par deux, & enfin sous les trois dimensions qui constituent l’essence du corps intelligible” Quarta dimensão é coisa de mongol – ou será de egípcios ou caldeus? “ces combinaisons plus faciles; & comme elles consistent principalement dans le calcul & le rapport des différentes parties dont nous imaginons que les corps géométriques sont formés, cette recherche nous conduit bientôt à l’Arithmétique ou Science des nombres.” “Les résultats de ces combinaisons, réduits sous une forme générale, ne seront en effet que des calculs arithmétiques indiqués, & représentés par l’expression la plus simple & la plus courte que puisse souffrir leur état de généralité. La science ou l’art de désigner ainsi les rapports est ce qu’on nomme Algebre.” “Cette Science est le terme le plus éloigné où la contemplation des propriétés de la matiere puisse nous conduire, & nous ne pourrions aller plus loin sans sortir tout-à-fait de l’univers matériel. Mais telle est la marche de l’esprit dans ses recherches, qu’après avoir généralisé ses perceptions jusqu’au point de ne pouvoir plus les décomposer davantage, il revient ensuite sur ses pas, recompose de nouveau ces perceptions mêmes, & en forme peu à peù & par gradation, les êtres réels qui sont l’objet immédiat & direct de nos sensations. (…) les abstractions mathématiques nous en facilitent la connoissance; mais elles ne sont utiles qu’autant qu’on ne s’y borne pas.” “as abstrações matemáticas nos facilitam o conhecimento; mas elas não são úteis enquanto nos limitarmos apenas a elas.”

C’est à peu-près de cette maniere que sont nées toutes les Sciences appellées Physico-Mathématiques. On peut mettre à leur tête l’Astronomie, dont l’étude, après celle de nous-mêmes, est la plus digne de notre application par le spectacle magnifique qu’elle nous présente. Joignant l’observation au calcul, & les éclairant l’un par l’autre, cette science détermine avec une exactitude digne d’admiration les distances & les mouvemens les plus compliqués des corps célestes; elle assigne jusqu’aux forces mêmes par lesquelles ces mouvemens sont produits ou altérés.”

Niilismo diminui niilismo aumenta: “En effet, plus on diminue le nombre des principes d’une science, plus on leur donne d’étendue; puisque l’objet d’une science étant nécessairement déterminé, les principes appliqués à cet objet seront d’autant plus féconds qu’ils seront en plus petit nombre.” “Com efeito, mais se diminui o número de princípios duma ciência, mais se a concede em extensão; porque o objeto de uma ciência sendo necessariamente determinado, os princípios aplicados a esse objeto serão tão mais fecundos quão em menor número estiverem.”

sistema sem tema – É, não saber sintetizar o absorvido pode ser o meu problema. Só pode… não deve. Poema longo longevo verdadeiro caso épico nada condensado

L’Aimant, par exemple, un des corps qui ont été le plus étudiés, & sur lequel on a fait des découvertes si surprenantes, a la propriété d’attirer le fer, celle de lui communiquer sa vertu, celle de se tourner vers les poles du Monde, avec une variation qui est elle-même sujette à des regles, & qui n’est pas moins étonnante que ne le seroit une direction plus exacte; enfin la propriété de s’incliner en formant avec la ligne horisontale un angle plus ou moins grand, selon le lieu de la terre où il est placé. Toutes ces propriétés singulieres, dépendantes de la nature de l’Aimant, tiennent vraissemblablement à quelque propriété générale, qui en est l’origine, qui jusqu’ici nous est inconnue, & peut-être le restera longtems.

Tel est le plan que nous devons suivre dans cette vaste partie de la Physique, appellée Physique générale & expérimentale. Elle differe des Sciences Physico-Mathématiques, en ce qu’elle n’est proprement qu’un recueil raisonné d’expériences & d’observations; au lieu que celles-ci par l’application des calculs mathématiques à l’expérience, déduisent quelquefois d’une seule & unique observation un grand nombre de conséquences qui tiennent de bien près par leur certitude aux vérités géométriques. Ainsi une seule expérience sur la réflexion de la lumiere donne toute la Catoptrique, ou science des propriétés des Miroirs; une seule sur la réfraction de la lumiere produit l’explication mathématique de l’Arc-en-ciel, la théorie des couleurs, & toute la Dioptrique, ou science des Verres concaves & convexes; d’une seule observation sur la pression des fluides, on tire toutes les lois de l’équilibre & du mouvement de ces corps; enfin une experience unique sur l’accélération des corps qui tombent, fait découvrir les lois de leur chûte sur des plans inclinés, & celles du mouvement des pendules.“Assim, uma só experiência sobre a reflexão da luz nos dá toda a Catóptica, ou ciência das propriedades dos Espelhos; uma só sobre a refração da luz produz a explicação matemática do arco-íris, a teoria das cores, e tudo da Diótica, ou ciência dos vidros côncavos e convexos; de uma só observação acerca da pressão dos fluidos, tiram-se todas as leis do equilíbrio e do movimento desses corpos; enfim, uma única experiência sobre a aceleração dos corpos que caem nos faz descobrir as leis de sua queda em planos inclinados, e aquelas do movimento de pêndulos.”

Discurso do Método Atualizado: “Il faut avoüer pourtant que les Géometres abusent quelquefois de cette application de l’Algebre à la Physique. Au défaut d’expériences propres à servir de base à leur calcul, ils se permettent des hypothèses les plus commodes, à la vérité, qu’il leur est possible, mais souvent très-éloignées de ce qui est réellement dans la Nature. On a voulu réduire en calcul jusqu’à l’art de guérir; & le corps humain, cette machine si compliquée, a été traité par nos Medecins algébristes comme le seroit la machine la plus simple ou la plus facile à décomposer. (…) la seule vraie maniere de philosopher en Physique, consiste, ou dans l’application de l’analvse mathématique aux expériences, ou dans l’observation seule, éclairée par l’esprit de méthode, aidée quelquefois par des conjectures lorsqu’elles peuvent fournir des vûes, mais séverement dégagée de toute hypothèse arbitraire.”

Vamos para as Humanas agora:La nature de l’homme, dont l’étude est si nécessaire & si recommandée par Socrate, est un mystere impénétrable à l’homme même, quand il n’est éclairé que par la raison seule [que tal suprimir o “ne…que”?]; & les plus grands génies à force de réflexions sur une matiere si importante, ne parviennent que trop souvent à en savoir un peu moins [plus?] que le reste des hommes.”

CRISE CRISE CRISE: “L’impénétrabilité, ajoûtée à l’idée de l’étendue, semble ne nous offrir qu’un mystere de plus, la nature du mouvement est une énigme pour les Philosophes, le principe métaphysique des lois de la percussion ne leur est pas moins caché” “A impenetrabilidade, adicionada à idéia de extensão, não nos parece oferecer mais do que um mistério a mais, a natureza do movimento é um enigma para os filósofos, o princípio metafísico das leis da percussão não se lhes afigura menos obscuro”

Qu’est-ce que la plûpart des ces axiomes dont la Géométrie est si orgueilleuse, si ce n’est l’expression d’une même idée simple par deux signes ou mots différens? Celui qui dit que deux & deux font quatre, a-t-il une connoissance de plus que celui qui se contenteroit de dire que deux & deux font deux & deux?” “O que é a maioria dos axiomas de que a Geometria tanto se orgulha, senão a expressão duma mesma idéia simples por dois signos ou palavras diferentes? Aquele que diz dois e dois fazem quatro, terá ele um conhecimento maior que aquele que se contentaria de dizer que dois e dois fazem dois e dois?” “C’est à-peu-près comme si on vouloit exprimer cette proposition par le moyen d’une langue qui se seroit insensiblement dénaturée, & qu’on l’exprimât successivement de diverses manieres, qui représentassent les différens états par lesquels la langue a passé.” Tudo é enchimento de língua de lingüiça “On peut donc regarder l’enchaînement de plusieurs vérités géométriques, comme des traductions plus ou moins différentes & plus ou moins compliquées de la même proposition, & souvent de la même hypothèse.” 3 mil idiomas também aqui

Procurando Thomas: “Les corps électriques dans lesquels on a découvert tant de propriétés singulieres, mais qui ne paroissent pas tenir l’une à l’autre, sont peut-être en un sens les corps les moins connus, parce qu’ils paroissent l’être davantage. Cette vertu qu’ils acquierent étant frottés, d’attirer de petits corpuscules, & celle de produire dans les animaux une commotion violente, sont deux choses pour nous; c’en seroit une seule si nous pouvions remonter à la première cause.”

Enfin réduisant l’usage des mots en préceptes, on a formé la Grammaire, que l’on peut regarder comme une des branches de la Logique.” Por isso é tão chata.

Celui qui a prétendu le premier qu’on devoit les Orateurs à l’art, ou n’étoit pas du nombre, ou étoit bien ingrat envers la Nature. Elle seule peut créer un homme éloquent; les hommes sont le premier livre qu’il doive étudier pour réussir, les grands modeles sont le second; & tout ce que ces Ecrivains illustres nous ont laissé de philosophique & de réfléchi sur le talent de l’Orateur, ne prouve que la difficulté de leur ressembler.” “A l’égard de ces puérilités pédantesques qu’on a honorées du nom de Rhétorique, ou plûtôt qui n’ont servi qu’à rendre ce nom ridicule, & qui sont à l’Art oratoire ce que la Scholastique est à la vraie Philosophie, elles ne sont propres qu’à donner de l’Eloquence l’idée la plus fausse & la plus barbare.”

Animés par la curiosité & par l’amour-propre, & cherchant par une avidité naturelle à embrasser à la fois le passé, le présent & l’avenir, nous desirons en même-tems de vivre avec ceux qui nous suivront, & d’avoir vêcu avec ceux qui nous ont précédé. De-là l’origine & l’étude de l’Histoire, qui nous unissant aux siecles passés par le spectacle de leurs vices & de leurs vertus, de leurs connoissances & de leurs erreurs, transmet les nôtres aux siecles futurs.”

Un des principaux fruits de l’étude des Empires & de leurs révolutions, est d’examiner comment les hommes, séparés pour ainsi dire en plusieurs grandes familles, ont formé diverses sociétés; comment ces différentes sociétés ont donné naissance aux différentes especes de gouvernemens; comment elles ont cherché à se distinguer les unes des autres, tant par les lois qu’elles se sont données, que par les signes particuliers que chacune a imaginées pour que ses membres communiquassent plus facilement entr’eux. Telle est la source de cette diversité de langues & de lois, qui est devenue pour notre malheur un objet considérable d’étude. Telle est encore l’origine de la politique, espece de morale d’un genre particulier & supérieur, à laquelle les principes de la morale ordinaire ne peuvent quelquefois s’accommoder qu’avec beaucoup de finesse, & qui pénétrant dans les ressorts principaux du gouvernement des Etats, démêle ce qui peut les conserver, les affoiblir ou les détruire. Etude peut-être la plus difficile de toutes, par les connoissances profondes des peuples & des hommes qu’elle exige, & par l’étendue & la variété des talens qu’elle suppose; surtout quand le Politique ne veut point oublier que la loi naturelle, antérieure à toutes les conventions particulieres, est aussi la premiere loi des Peuples, & que pour être homme d’Etat, on ne doit point cesser d’être homme.”

A l’égard des objets qui n’exciteroient étant réels que des sentimens tristes ou tumultueux, leur imitation est plus agréable que les objets même, parce qu’elle nous place à cette juste distance, où nous éprouvons le plaisir de l’émotion sans en ressentir le desordre.”

A la tête des connoissances qui consistent dans l’imitation, doivent être placées la Peinture & la Sculpture, parce que ce sont celles de toutes où l’imitation approche le plus des objets qu’elle représente, & parle le plus directement aux sens.”

La Poësie qui vient après la Peinture & la Sculpture, & qui n’employe pour l’imitation que les mots disposés suivant une harmonie agréable à l’oreille, parle plûtot à l’imagination qu’aux sens; elle lui représente d’une maniere vive & touchante les objets qui composent cet Univers, & semble plûtôt les créer que les peindre, par la chaleur, le mouvement, & la vie qu’elle sait leur donner. Enfin la Musique, qui parle à la fois à l’imagination & aux sens, tient le dernier rang dans l’ordre de l’imitation; non que son imitation soit moins parfaite dans les objets qu’elle se propose de représenter, mais parce qu’elle semble bornée jusqu’ici à un plus petit nombre d’images; ce qu’on doit moins attibuer à sa nature, qu’à trop peu d’invention & de ressource dans la plûpart de ceux qui la cultivent [será mesmo?]: il ne sera pas inutile de faire sur cela quelques réflexions. La Musique, qui dans son origine n’étoit peut-être destinée à représenter que du bruit [como podes afirmar com tanta soberba?], est devenue peu-à-peu une espece de discours ou même de langue, par laquelle on exprime les différens sentimens de l’ame, ou plûtôt ses différentes passions: mais pourquoi réduire cette expression aux passions seules, & ne pas l’étendre, autant qu’il est possible, jusqu’aux sensations même [compor músicas ejaculatórias, he-he-he…]? [Porque a paixão é o ápice do ser.] Quoique les perceptions que nous recevons par divers organes different entr’elles autant que leurs objets, on peut néanmoins les comparer sous un autre point de vûe qui leur est commun, c’est-à-dire, par la situation de plaisir ou de trouble où elles mettent notre ame. [sempre de volta ao mesmo ponto] Un objet effrayant, un bruit terrible, produisent chacun en nous une émotion par laquelle nous pouvons jusqu’à un certain point les rapprocher, & que nous désignons souvent dans l’un & l’autre cas, ou par le même nom, ou par des noms synonymes. Je ne vois donc point pourquoi un Musicien qui auroit à peindre un objet effrayant, ne pourroit pas y réussir en cherchant dans la Nature l’espece de bruit qui peut produire en nous l’émotion la plus semblable à celle que cet objet y excite [o prurido dum morcego?]. J’en dis autant des sensations agréables. Penser autrement, ce seroit vouloir resserrer les bornes de l’art & de nos plaisirs. J’avoue que la peinture dont il s’agit, exige une étude fine & approfondie des nuances qui distinguent nos sensations; mais aussi ne faut-il pas espérer que ces nuances soient démêlées par un talent ordinaire. Saisies par l’homme de génie, senties par l’homme de goût, apperçûes par l’homme d’esprit, elles sont perdues pour la multitude. Toute Musique qui ne peint rien n’est que du bruit; & sans l’habitude qui dénature tout, elle ne feroit guere plus de plaisir qu’une suite de mots harmonieux & sonores dénués d’ordre & de liaison [envelheça você, não o compositor]. Il est vrai qu’un Musicien attentif à tout peindre, nous présenteroit dans plusieurs circonstances des tableaux d’harmonie qui ne seroient point faits pour des sens vulgaires; mais tout ce qu’on en doit conclurre, c’est qu’après avoir fait un art d’apprendre la Musique, on devroit bien en faire un de l’écouter.

La spéculation & la pratique constituent la principale différence qui distingue les Sciences d’avec les Arts, & c’est à-peu-près en suivant cette notion, qu’on a donné l’un ou l’autre nom à chacune de nos connoissances.” Eu sou ativo, pouco especulativo. Minha vida tão especulativa e pouco ativa apenas provam-no.

Qu’on s’épargneroit de questions & de peines si on déterminoit enfin la signification des mots d’une maniere nette & précise!” Sísifo se lamenta muito

On peut en général donner le nom d’Art à tout système de connoissances qu’il est possible de réduire à des regles positives, invariables & indépendantes du caprice ou de l’opinion, & il seroit permis de dire en ce sens que plusieurs de nos sciences sont des arts, étant envisagées par leur côté pratique.”

Bela contribuição à teoria da minha superioridade inata: “la force corporelle, enchaînée par les lois, ne pouvant plus offrir aucun moyen de supériorité, ils ont été réduits à chercher dans la différence des esprits un principe d’inégalité aussi naturel, plus paisible, & plus utile à la société. Ainsi la partie la plus noble de notre être s’est en quelque maniere vengée des premiers avantages que la partie la plus vile avoit usurpés; & les talens de l’esprit ont été généralement reconnus pour supérieurs à ceux du corps. Les Arts méchaniques dépendans d’une opération manuelle, & asservis, qu’on me permette ce terme, à une espece de routine, ont été abandonnés à ceux d’entre les hommes que les préjugés ont placés dans la classe la plus inférieure.”

Entre o louco e Chaplin há abismos rasos. E raros. O culto do Artesão. O cu dá tesão.

La découverte de la Boussole n’est pas moins avantageuse au genre humain, que ne le seroit à la Physique l’explication des propriétés de cette aiguille.” “A descoberta da bússola não é menos vantajosa ao gênero humano que o seria à Física a explicação das propriedades dessa agulha.”

c’est peut-être chez les Artisans qu’il faut aller chercher les preuves les plus admirables de la sagacité de l’esprit, de sa patience & de ses ressources.”

Les Laids-Arts. Manual de como ser um Joyce. Pela primeira vez. Na sua não-Televisão.TV-cisão.

Tout s’y rapporte à nos besoins, soit de nécessité absolue, soit de convenance & d’agrément, soit même d’usage & de caprice. Plus les besoins sont éloignés ou difficiles à satisfaire, plus les connoissances destinées à cette fin sont lentes à paroître.”

le génie est le sentiment qui crée, & le goût, le sentiment qui juge.”

L’Univers n’est qu’un vaste Océan, sur la surface duquel nous appercevons quelques îles plus ou moins grandes, dont la liaison avec le continent nous est cachée.”

Nous ne voulons point ressembler à cette foule de Naturalistes qu’un Philosophe moderne a eu tant de raison de censurer; & qui occupés sans cesse à diviser les productions de la Nature en genres & en especes, ont consumé dans ce travail un tems qu’ils auroient beaucoup mieux employé à l’étude de ces productions même. Que diroit-on d’un Architecte qui ayant à élever un édifice immense, passeroit toute sa vie à en tracer le plan; ou d’un Curieux qui se proposant de parcourir un vaste palais, employeroit tout son tems à en observer l’entrée?”

le génie aime mieux créer que discuter.”

Aussi la Métaphysique & la Géométrie sont de toutes les Sciences qui appartiennent à la raison, celles où l’imagination a le plus de part. J’en demande pardon à nos beaux esprits détracteurs de la Géométrie; ils ne se croyoient pas sans doute si près d’elle, & il n’y a peut-être que la Métaphysique qui les en sépare. L’imagination dans un Géometre qui crée, n’agit pas moins que dans un Poëte qui invente. Il est vrai qu’ils operent différemment sur leur objet; le premier le dépouille & l’analyse, le second le compose & l’embellit. Il est encore vrai que cette maniere différente d’opérer n’appartient qu’à différentes sortes d’esprits; & c’est pour cela que les talens du grand Géometre & du grand Poëte ne se trouveront peut-être jamais ensemble.” “De tous les grands hommes de l’antiquité, Archimede est peut-être celui qui mérite le plus d’être placé à côté d’Homere. J’espere qu’on pardonnera cette digression à un Géometre qui aime son art, mais qu’on n’accusera point d’en être admirateur outré, & je reviens à mon sujet.” Só podia não ser um bardo…

Primeiro criticam a Escolástica para depois dizerem isso: “séparer la Théologie de la Philosophie, ce seroit arracher du tronc un rejetton qui de lui-même y est uni.”

La connoissance spéculative de l’ame dérive en partie de la Théologie naturelle, & en partie de la Théologie révélée, & s’appelle Pneumatologie ou Métaphysique particuliere [Avós da Psicologia!]. La connoissance de ses operations se subdivise en deux branches, ces opérations pouvant avoir pour objet, ou la découverte de la vérité, ou la pratique de la vertu. La découverte de la vérité, qui est le but de la Logique, produit l’art de la transmettre aux autres; ainsi l’usage que nous faisons de la Logique est en partie pour notre propre avantage, en partie pour celui des êtres semblables à nous; les regles de la Morale se rapportent moins à l’homme isolé, & le supposent nécessairement en société avec les autres hommes.”

La speculation intellectuelle appartient à la Physique générale, qui n’est proprement que la Métaphysique des corps

EX TE[RE]O TIPOSLe Poëte & le Philosophe se traitent mutuellement d’insensés, qui se repaissent de chimères: l’un & l’autre regardent l’Erudit comme une espece d’avare, qui ne pense qu’à amasser sans joüir, & qui entasse sans choix les métaux les plus vils avec les plus précieux; & l’Erudit, qui ne voit que des mots partout où il ne lit point des faits, méprise le Poëte & le Philosophe, comme des gens qui se croyent riches, parce que leur dépense excede leurs fonds.”

Lorsque les Anciens ont appellé les Muses filles de Mémoire, a dit un Auteur moderne, ils sentoient peut-être combien cette faculté de notre âme est nécessaire à toutes les autres; & les Romains lui élevoient des temples, comme à la Fortune.”

TREVAS “Ils croyoient qu’il étoit inutile de chercher les modeles de la Poësie dans les Ouvrages des Grecs & des Romains, dont la Langue ne se parloit plus; & ils prenoient pour la véritable Philosophie des Anciens une tradition barbare qui la défiguroit. La Poësie se réduisoit pour eux à un méchanisme puéril: l’examen approfondi de la nature, & la grande Étude de l’homme, étoient remplacés par mille questions frivoles sur des êtres abstraits & métaphysiques; questions dont la solution, bonne ou mauvaise, demandoit souvent beaucoup de subtilité, & par conséquent un grand abus de l’esprit. Qu’on joigne à ce desordre l’état d’esclavage où presque toute l’Europe étoit plongée, les ravages de la superstition qui naît de l’ignorance, & qui la reproduit à son tour: & l’on verra que rien ne manquoit aux obstacles qui éloignoient le retour de la raison & du goût; car il n’y a que la liberté d’agir & de penser qui soit capable de produire de grandes choses, & elle n’a besoin que de lumières pour se préserver des excès.” “l’Empire Grec est détruit, sa ruine fait refluer en Europe le peu de connoissances qui restoient encore au monde; l’invention de l’Imprimerie, la protection des Medicis & de François I raniment les esprits; & la lumière renaît de toutes parts.

L’étude des Langues & de l’Histoire abandonnée par nécessité durant les siecles d’ignorance, fut la premiere à laquelle on se livra. L’esprit humain se trouvoit au sortir de la barbarie dans une espece d’enfance, avide d’accumuler des idées, & incapable pourtant d’en acquérir d’abord d’un certain ordre par l’espèce d’engourdissement où les facultés de l’âme avoient été si longtems. De toutes ces facultés, la mémoire fut celle que l’on cultiva d’abord, parce qu’elle est la plus facile à satisfaire, & que les connoissances qu’on obtient par son secours, sont celles qui peuvent le plus aisément être entassées. On ne commença donc point par étudier la Nature, ainsi que les premiers hommes avoient dû faire; on joüissoit d’un secours dont ils étoient dépourvûs, celui des Ouvrages des Anciens que la générosité des Grands & l’Impression commençoient à rendre communs, on croyoít n’avoir qu’à lire pour devenir savant; & il est bien plus aisé de lire que de voir. Ainsi, on dévora sans distinction tout ce que les Anciens nous avoient laissé dans chaque genre: on les traduisit, on les commenta; & par une espèce de reconnoissance on se mit à les adorer sans connoître à beaucoup près ce qu’ils valoient.”

Le pays de l’érudition & des faits est inépuisable [inesgotável]; on croit, pour ainsi dire, voir tous les jours augmenter sa substance par les acquisitions que l’on y fait sans peine. Au contraire le pays de la raison & des découvertes est d’une assez petite étendue; & souvent au lieu d’y apprendre ce que l’on ignoroit, on ne parvient à force d’étude qu’à désapprendre ce qu’on croyoit savoir. C’est pourquoi, à mérite fort inégal, un Erudit doit être beaucoup plus vain qu’un Philosophe, & peut-être qu’un Poëte: car l’esprit qui invente est toûjours mécontent de ses progrès, parce qu’il voit au-delà; & les plus grands génies trouvent souvent dans leur amour-propre même un juge secret, mais sévere, que l’approbation des autres fait taire pour quelques instans, mais qu’elle ne parvient jamais à corrompre.

Il semble que par le mépris que l’on a pour ces Savans, on cherche à les punir de l’estime outrée qu’ils faisoient d’eux-mêmes, ou du suffrage peu éclairé de leurs contemporains, & qu’en foulant aux piés ces idoles, on veuille en faire oublier jusqu’aux noms.”

Les Gens de Lettres penserent donc à perfectionner les Langues vulgairès; ils chercherent d’abord à dire dans ces Langues ce que les Anciens avoient dit dans les leurs. Cependant par une suite du préjugé dont on avoit eu tant de peine à se défaire, au lieu d’enrichir la Langue Françoise, on commença par la défigurer. Ronsard en fit un jargon barbare, hérissé de Grec & de Latin: mais heureusement il la rendit assez méconnoissable, pour qu’elle en devìnt ridicule.”

Malherbe, nourri de la lecture des excellens Poëtes de l’antiquité, & prenant comme eux la Nature pour modele, répandit le premier dans notre Poësie une harmonie & des beautés auparavant inconnues. Balzac, aujourd’hui trop méprisé, donna à notre Prose de la noblesse & du nombre. Les Ecrivains de Port-royal continuerent ce que Balzac avoit commencé; ils y ajoûterent cette précision, cet heureux choix de termes, & cette pureté qui ont conservé jusqu’à présent à la plûpart de leurs Ouvrages un air moderne, & qui les distinguent d’un grand nombre de Livres surannés, écrits dans le même tems. Corneille, après avoir sacrifié pendant quelques années au mauvais goût dans la carriere dramatique, s’en affranchit enfin; découvrit par la force de son génie, bien plus que par la lecture, les lois du Théatre, & les exposa dans ses Discours admirables sur la Tragédie, dans ses réflexions sur chacune de ses pièces, mais principalement dans ses pièces mêmes. Racine s’ouvrant une autre route, sit paroìtre sur le Théatre une passion que les Anciens n’y avoient guère connue; & développant les ressorts du coeur humain, joignit à une élégance & une vérité continues quelques traits de sublime. Despréaux dans son art poëtique se rendit l’égal d’Horace en l’imitant; Molière par la peinture fine des ridicules & des moeurs de son tems, laissa bien loin derriere lui la Comédie ancienne; La Fontaine sit presque oublier Esope & Phedre, & Bossuet alla se placer à coté de Démosthene.

Les Beaux-Arts sont tellement unis avec les Belles-Lettres, que le même goût qui cultive les unes, porte aussi à perfectionner les autres.”

Lulli, créateur d’un chant propre à notre Langue, rendoit par sa musique aux poëmes de Quinault l’immortalité qu’elle en recevoit.”

Il faut avoüer pourtant que la renaissance de la Peinture & de la Sculpture avoit été beaucoup plus rapide que celle de la Poësie & de la Musique”

En général, l’objet de la Peinture & de la Sculpture étant plus du ressort des sens, ces Arts ne pouvoient manquer de précéder la Poësie, parce que les sens ont dû être plus promptement affectés des beautés sensibles & palpables des statues anciennes, que l’imagination n’a dû appercevoir les beautés intellectuelles & fugitives des anciens Écrivains. D’ailleurs, quand elle a commencé à les découvrir, l’imitation de ces mêmes beautés imparfaite par sa servitude, & par la Langue étrangere dont elle se servoit, n’a pû manquer de nuire aux progrès de l”imagination même.” Mas isso não justifica a lentidão da Música, a linguagem universal.

A l’égard de la Musique, elle a dû arriver beaucoup plus tard à un certain degré de perfection, parce que c’est un art que les Modernes ont été obligés de créer. Le tems a détruit tous les modèles que les Anciens avoient pû nous laisser en ce genre; & leurs Écrivains, du moins ceux qui nous restent, ne nous ont transmis sur ce sujet que des connoissances très-obscures, ou des histoires plus propres à nous étonner qu’à nous instruire. Aussi plusieurs de nos Savans, poussés peut-être par une espece d’amour de propriété, ont prétendu que nous avons porté cet art beaucoup plus loin que les Grecs; prétention que le défaut de monumens rend aussi difficile à appuyer qu’à détruire, & qui ne peut être qu’assez foiblement combattue par les prodiges vrais ou supposés de la Musique ancienne. Peut-être seroit-il permis de conjecturer avec quelque vraissemblance, que cette Musique étoit tout-à-fait différente de la nôtre, & que si l’ancienne étoit supérieure par la mélodie, l’harmonie donne à la moderne des avantages.

nous ne reconnoissions point ce que nous devons à l’Italie; c’est d’elle que nous avons reçû les Sciences, qui depuis ont fructifié si abondamment dans toute l’Europe; c’est à elle surtout que nous devons les Beaux-Arts & le bon goût, dont elle nous a fourni un grand nombre de modèles inimitables.”

Pendant que les Arts & les Belles-Lettres étoient en honneur, il s’en falloit beaucoup que la Philosophie fît le même progrès, du moins dans chaque nation prise en corps; elle n’a reparu que beaucoup plus tard. (…) D’ailleurs, les Anciens n’étoient pas à beaucoup près si parfaits comme Philosophes que comme Écrivains. En effet, quoique dans l’ordre de nos idées les premieres opérations de la raison précedent les premiers efforts de l’imagination, celle-ci, quand elle a fait les premiers pas, va beaucoup plus vîte que l’autre: elle a l’avantage de travailler sur des objets qu’elle enfante; au lieu que la raison forcée de se borner à ceux qu’elle a devant elle, & de s’arrêter à chaque instant, ne s’épuise que trop souvent en recherches infructueuses. (…) on ne pouvoit suppléer à cette étude par celle de leurs Ouvrages, dont la plûpart avoient été détruits, & dont un petit nombre mutilé par le tems ne pouvoit nous donner sur une matière aussi vaste que des notions fort incertaines & fort altérées.”

On étoit persuadé depuis un tems, pour ainsi dire, immémorial, qu’on possédoit dans toute sa pureté la doctrine d’Aristote, commentée par les Arabes, & altérée par mille additions absurdes ou puériles; & on ne pensoit pas même à s’assûrer si cette Philosophie barbare étoit réellement celle de ce grand homme, tant on avoit conçû de respect pour les Anciens. C’est ainsi qu’une foule de peuples nés & affermis dans leurs erreurs par l’éducation, se croyent d’autant plus sincèrement dans le chemin de la vérité, qu’il ne leur est même jamais venu en pensée de former sur cela le moindre doute.”

On avoit permis aux Poëtes de chanter dans leurs Ouvrages les divinités du Paganisme, parce qu’on étoit persuadé avec raison que les noms de ces divinités ne pouvoient plus être qu’un jeu dont on n’avoit rien à craindre. Si d’un côté, la religion des Anciens, qui animoit tout, ouvroit un vaste champ à l’imagination des beaux Esprits; de l’autre, les principes en étoient trop absurdes, pour qu’on appréhendât de voir ressusciter Jupiter & Pluton par quelque secte de Novateurs. Mais l’on craignoit, ou l’on paroissoit craindre les coups qu’une raison aveugle pouvoit porter au Christianisme: comment ne voyoit-on pas qu’il n’avoit point à redouter une attaque aussi foible?”

Un Tribunal devenu puissant dans le Midi de l’Europe, dans les Indes, dans le Nouveau Monde, mais que la Foi n’ordonne point de croire, ni la Charité d’approuver, & dont la France n’a pû s’accoûtumer encore à prononcer le nom sans effroi, condamna un célebre Astronome pour avoir soûtenu le mouvement de la Terre, & le déclara hérétique; à peu-près comme le Pape Zacharie avoit condamné quelques siècles auparavant un Evêque, pour n’avoir pas pensé comme saint Augustin sur les Antipodes, & pour avoir deviné leur existence 600 ans avant que Christophe Colomb les découvrît. C’est ainsi que l’abus de l’autorité spirituelle réunie à la temporelle forçoit la raison au silence”

A la tête de ces illustres personnages doit être placé l’immortel Chancelier d’Angleterre, François Bacon, dont les Ouvrages si justement èstimés, & plus estimés pourtant qu’ils ne sont connus, méritent encore plus notre lecture que nos éloges. A considérer les vûes saines & étendues de ce grand homme, la multitude d’objets sur lesquels son esprit s’est porté, la hardiesse de son style qui réunit partout les plus sublimes images avec la précision la plus rigoureuse, on seroit tenté de le regarder comme le plus grand, le plus universel, & le plus éloquent des Philosophes. Bacon, né dans le sein de la nuit la plus profonde, sentit que la Philosophie n’étoit pas encore, quoique bien des gens sans doute se flatassent d’y exceller; car plus un siècle est grossier, plus il se croit instruit de tout ce qu’il peut savoir. Il commença donc par envisager d’une vûe générale les divers objets de toutes les Sciences naturelles; il partagea ces Sciences en différentes branches, dont il fit l’énumération la plus exacte qu’il lui fut possible: il examina ce que l’on savoit déjà sur chacun de ces objets, & fit le catalogue immense de ce qui restoit à découvrir: c’est le but de son admirable Ouvrage de la dignité & de l’accroissement des connoissances humaines. Dans son nouvel organe des Sciences, il perfectionne les vûes qu’il avoit données dans le premier Ouvrage; il les porte plus loin, & fait connoître la nécessité de la Physique expérimentale, à laquelle on ne pensoit point encore. Ennemi des systèmes, il n’envisage la Philosophie que comme cette partie de nos connoissances, qui doit contribuer à nous rendre meilleurs ou plus heureux: il semble la borner à la Science des choses utiles, & recommande partout l’étude de la Nature. Ses autres Ecrits sont formés sur le même plan; tout, jusqu’à leurs titres, y annonce l’homme de génie, l’esprit qui voit en grand. § Nous déclarerons ici que nous devons principalement au Chancelier Bacon l’Arbre encyclopédique dont nous avons déjà parlé fort au long, & que l’on trouvera à la fin de ce Discours.”

Au Chancelier Bacon succéda l’illustre Descartes. Cet homme rare dont la fortune a tant varié en moins d’un siècle, avoit tout ce qu’il falloit pour changer la face de la Philosophie; une imagination forte, un esprit très-conséquent, des connoissances puisées dans lui-même plus que dans les Livres, beaucoup de courage pour combattre les préjugés les plus généralement reçus, & aucune espece de dépendance qui le sorçât à les ménager. Aussi éprouva-t-il de son vivant même ce qui arrive pour l’ordinaire à tout homme qui prend un ascendant trop marqué sur les autres. Il fit quelques enthousiastes, & eut beaucoup d’ennemis. Soit qu’il connût sa nation ou qu’il s’en défiât seulement, il s’étoit refugié dans un pays entierement libre pour y méditer plus à son aise. Quoiqu’il pensât beaucoup moins à faire des disciples qu’à les mériter, la persécution alla le chercher dans sa retraite; & la vie cachée qu’il menoit ne put l’y soustraire. Malgré toute la sagacité qu’il avoit employée pour prouver l’existence de Dieu, il fut accusé de la nier par des Ministres qui peut-être ne la croyoient pas. Tourmenté & calomnié par des étrangers, & assez mal accueilli de ses compatriotes, il alla mourir en Suede, bien éloigné sans doute de s’attendre au succès brillant que ses opinions auroient un jour.” “L’Algebre créée en quelque maniere par les Italiens, & prodigieusement augmentée par notre illustre Viete, a recû entre les mains de Descartes de nouveaux accroissemens. Un des plus considérables est sa méthode des Indéterminées, artifice très-ingénieux & très-subtil, qu’on a sû appliquer depuis à un grand nombre de recherches.” “Comme Philosophe, il a peut-être été aussi grand, mais il n’a pas été si heureux. (…) Sa Méthode seule auroit suffi pour le rendre immortel; sa Dioptrique est la plus grande & la plus belle application qu’on eût faite encore de la Géométrie à la Physique; on voit enfin dans ses ouvrages, même les moins lûs maintenant, briller par tout le génie inventeur. Si on juge sans partialité ces tourbillons devenus aujourd’hui presque ridicules, on conviendra, j’ose le dire, qu’on ne pouvoit alors imaginer mieux: les observations astronomiques qui ont servi à les détruire étoient encore imparfaites, ou peu constatées; rien n’étoit plus naturel que de supposer un fluide qui transportât les planètes; il n’y avoit qu’une longue suite de phénomènes, de raisonnemens & de calculs, & par conséquent une longue suite d’années, qui pût faire renoncer à une théorie si séduisante. Elle avoit d’ailleurs l’avantage singulier de rendre raison de la gravitation des corps par la force centrifuge du Tourbillon même; & je ne crains point d’avancer que cette explication de la pesanteur est une des plus belles & des plus ingénieuses hypotheses que la Philosophie ait jamais imaginées.” “après avoir eu des sectateurs sans nombre, il est presque réduit à des apologistes. Il se trompa sans doute en admettant les idées innées: mais s’il eût retenu de la secte Péripatéticienne la seule vérité qu’elle enseignoit sur l’origine des idées par les sens, peut-être les erreurs qui deshonoroient cette vérité par leur alliage, auroient été plus difficiles à déraciner.”

Newton, à qui la route avoit été préparée par Huyghens, parut enfin, & donna à la Philosophie une forme qu’elle semble devoir conserver. Ce grand génie vit qu’il étoit tems de bannir de la Physique les conjectures & les hypothèses vagues, ou du moins de ne les donner que pour ce qu’elles valoient, & que cette Science devoit être uniquement soûmise aux expériences & à la Géométrie. C’est peut-être dans cette vûe qu’il commença par inventer le calcul de l’Infini & la méthode des Suites, dont les usages si étendus dans la Géométrie même, le sont encore davantage pour déterminer les effets compliqués que l’on observe dans la Nature, où tout semble s’exécuter par des especes de progressions infinies. (…) Sa Théorie du monde (car je ne veux pas dire son Systême) est aujourd”hui si généralement reçue, qu’on commence à disputer à l’auteur l’honneur de l’invention, parce qu’on accuse d’abord les grands hommes de se tromper, & qu’on finit par les traiter de plagiaires. Je laisse à ceux qui trouvent tout dans les ouvrages des anciens, le plaisir de découvrir dans ces ouvrages la gravitation des planètes, quand elle n’y seroit pas; mais en supposant même que les Grecs en ayent eu l’idée, ce qui n’étoit chez eux qu’un systême hasardé & romanesque, est devenu une démonstration dans les mains de Newton” “Il se contenta de prouver que les tourbillons de Descartes ne pouvoient rendre raison du mouvement des planètes; que les phénomènes & les lois de la Mechanique s’unissoient pour les renverser; qu’il y a une force par laquelle les planètes tendent les unes vers les autres, & dont le principe nous est entièrement inconnu.” “A l’égard de la Métaphysique, il paroît que Newton ne l’avoit pas entierement négligée. Il étoit trop grand Philosophe pour ne pas sentir qu’elle est la base de nos connoissances, & qu’il faut chercher dans elle seule des notions nettes & exactes de tout: il paroît même par les ouvrages de ce profond Géometre, qu’il étoit parvenu à se faire de telles notions sur les principaux objets qui l’avoient occupé. Cependant, soit qu’il fût peu content lui-même des progrès qu’il avoit faits à d’autres égards dans la Métaphysique, soit qu’il crût difficile de donner au genre humain des lumières bien satisfaisantes ou bien étendues sur une science trop souvent incertaine & contentieuse, soit enfin qu’il craignît qu’à l’ombre de son authorité on n’abusat de sa Métaphysique comme on avoit abusé de celle de Descartes pour soutenit des opinions dangereuses ou erronées [levando as hipóteses e sua defesa longe demais…], il s’abstint presque absolument d’en parler dans ceux de ses écrits qui sont le plus connus; & on ne peut guère apprendre ce qu’il pensoit sur les différens objets de cette science, que dans les ouvrages de ses disciples. Ainsi comme il n’a causé sur ce point aucune révolution, nous nous abstiendrons de le considérer de ce côté-là.”

Ce que Newton n’avoit osé, ou n’auroit peut-être pû faire, Locke l’entreprit & l’exécuta avec succès. On peut dire qu’il créa la Métaphysique à peu-près comme Newton avoit créé la Physique. Il conçut que les abstractions & les questions ridicules qu”on avoit jusqu’alors agitées, & qui avoient fait comme la substance de la Philosophie, étoient la partie qu’il falloit surtout proscrire. Il chercha dans ces abstractions & dans l’abus des signes les causes principales de nos erreurs, & les y trouva. Pour connoitre notre âme, ses idées & ses affections, il n’étudia point les livres, parce qu’ils l’auroient mal instruit [lugar-comum à época, correto, m. Rousseau?]; il se contenta de descendre profondement en lui-même; & après s’être, pour ainsi dire, contemplé longtems, il ne fit dans son Traité de l’entendement humain que présenter aux hommes le miroir dans lequel il s’étoit vû. En un mot il réduisit la Métaphysique à ce qu’elle doit être en effet, la Physique expérimentale de l’âme; espece de Physique très-différente de celle des corps non-seulement par son objet, mais par la maniere de l’envisager. (…) Cependant le titre de Métaphysicien & même de grand Métaphysicien est encore assez commun dans notre siècle; car nous aimons à tout prodiguer (…) Je ne doute point que ce titre ne soit bientôt une injure pour nos bons esprits, comme le nom de Sophiste, qui pourtant signifie Sage, avili en Grèce par ceux qui le portoient, fut rejetté par les vrais Philosophes.”

Galilée, à qui la Géographie doit tant pour ses découvertes Astronomiques, & la Méchanique pour sa Théorie de l’accélération; Harvey, que la découverte de la circulation du sang rendra immortel; Huyghens, que nous avons déja nommé, & qui par des ouvrages pleins de force & de génie a si bien mérité de la Géometrie & de la Physique; Pascal, auteur d’un traité sur la Cycloide, qu’on doit regarder comme un prodige de sagacité & de pénétration, & d’un traité de l’équilibre des liqueurs & de la pésanteur de l’air, qui nous a ouvert une science nouvelle: génie universel & sublime, dont les talens ne pourroient être trop regrettés par la Philosophie, si la religion n’en avoit pas profité; Malebranche, qui a si bien démelé les erreurs des sens, & qui a connu celles de l’imagination comme s’il n’avoit pas été souvent trompé par la sienne; Boyle, le père de la Physique expérimentale; plusieurs autres enfin, parmis lesquels doivent être comptés avec distinction les Vesale, les Sydenham, les Boerhaave, & une infinité d’Anatomistes & de Physiciens célébres.

Entre ces grands hommes il en est un, dont la Philosophie aujourd’hui fort accueillie & fort combattue dans le Nord de l’Europe, nous oblige à ne le point passer sous silence; c’est l’illustre Leibnitz. Quand il n’auroit pour lui que la gloire, ou même que le soupçon d’avoir partagé avec Newton l’invention du calcul différentiel, il mériteroit à ce titre une mention honorable. Mais c’est principalement par sa Métaphysique que nous voulons l’envisager. Comme Descartes, il semble avoir reconnu l’insuffisance de toutes les solutions qui avoient été données jusqu’à lui des questions les plus élevées, sur l’union du corps & de l’ame, sur la Providence, sur la nature de la matiere; il paroit même avoir eu l’avantage d’exposer avec plus de force que personne les difficultés qu’on peut proposer sur ces questions; mais moins sage que Locke & Newton, il ne s’est pas contenté de former des doutes, il a cherché à les dissiper, & de ce côté-là il n’a peut-être pas été plus heureux que Descartes. Son principe de la raison suffisante, très-beau & très vrai en lui-même, ne paroît pas devoir être fort utile à des êtres aussi peu éclairés que nous le sommes sur les raisons premieres de toutes choses; ses Monades prouvent tout au plus qu’il a vu mieux que personne qu’on ne peut se former une idée nette de la matiere, mais elles ne paroissent pas faites pour la donner; son Harmonie préétablie, semble n’ajoûter qu’une difficulté de plus à l’opinion de Descartes sur l’union du corps & de l’ame; enfin son systême de l’Optimisme est peut-être dangereux par le prétendu avantage qu’il a d’expliquer tout.”

On ne permet guère aux grands génies d’en savoir tant”

Newton, il est vrai, a trouvé dans ses contemporains moins de contradiction, soit que les découvertes géométriques par lesquelles il s’annonça, & dont on ne pouvoit lui disputer ni la propriété, ni la réalité, eussent accoûtumé à l’admiration pour lui, & à lui rendre des hommages qui n’étoient ni trop subits, ni trop forcés; soit que par sa supériorité il imposât silence à l’envie, soit enfin, ce qui paroît plus difficile à croire, qu’il eût affaire à une nation moins injuste que les autres. Il a eu l’avantage singulier de voir sa Philosophie généralement reçûe en Angleterre de son vivant, & d’avoir tous ses compatriotes pour partilans & pour admirateurs.”

Il ne faut qu’ouvrir nos Livres, pour voir avec surprise qu’il n’y a pas encore vingt ans qu’on a commencé en France à renoncer au Cartésianisme. Le premier qui ait osé parmi nous se déclarer ouvertement Newtonien, est l’auteur du Discours sur la figure des Astres, qui joint à des connoissances géométriques très-étendues, cet esprit philosophique avec lequel elles ne se trouvent pas toûjours, & ce talent d’écrire auquel on ne croira plus qu’elles nuisent, quand on aura lû ses Ouvrages. M. de Maupertuis a crû qu’on pouvoit être bon citoyen, sans adopter aveuglément la Physique de son pays; & pour attaquer cette Physique, il a eu besoin d’un courage dont on doit lui savoir gré. En effet notre nation, singulièrement avide de nouveautés dans les matières de goût, est au contraire en matiere de Science très-attachée aux opinions anciennes. (…) Pour avoir le droit d’admirer les erreurs d’un grand homme, il faut savoir les reconnoitre, quand le tems les a mises au grand jour. Aussi les jeunes gens qu’on regarde d’ordinaire comme d’assez mauvais juges, sont peut-être les meilleurs dans les matières philosophiques & dans beaucoup d’autres, lorsqu’ils ne sont pas dépourvûs de lumiere” “Si le Newtonianisme venoit à être détruit de nos jours par quelque cause que ce pût être, injuste ou légitime, les sectateurs nombreux qu’il a maintenant joueroient sans doute alors le même role qu’ils ont fait joüer à d’autres. Telle est la nature des esprits: telles sont les suites de l’amour-propre qui gouverne les Philosophes du moins autant que les autres hommes, & de la contradiction que doivent éprouver toutes les découvertes, ou même ce qui en a l’apparence.”

les grands hommes se livrent à leur génie, & les gens médiocres à celui de leur nation. Il est vrai que le témoignage que la supériorité ne peut s’empêcher de se rendre à elle-même suffit pour la dédommager des suffrages vulgaires: elle se nourrit de sa propre substance; & cette réputation dont on est si avide, ne sert souvent qu’à consoler la médiocrité des avantages que le talent a sur elle.”

Il semble qu’on regarde l’antiquité comme un oracle qui a tout dit, & qu’il est inutile d’interroger; & l’on ne fait guère plus de cas aujourd’hui de la restitution d’un passage, que de la découverte d’un petit rameau de veine dans le corps humain.”

L’usage de tout écrire aujourd’hui en Langue vulgaire, a contribué sans doute à fortifier ce préjugé, & est peut-être plus pernicieux que le préjugé même. Notre Langue s’étant répandue par toute l’Europe, nous avons crû qu’il étoit tems de la substituer à la Langue latine, qui depuis la renaissance des Lettres étoit celle de nos Savans. J’avoüe qu’un Philosophe est beaucoup plus excusable d’écrire en François, qu’un François de faire des vers Latins; je veux bien même convenir que cet usage a contribué à rendre la lumière plus générale, si néanmoins c’est étendre réellement l’esprit d’un Peuple, que d’en étendre la superficie. Cependant il résulte de-là un inconvénient que nous aurions bien dû prévoir. Les Savans des autres nations à qui nous avons donné l’exemple, ont crû avec raison qu’ils écriroient encore mieux dans leur Langue que dans la nôtre. L’Angleterre nous a donc imité; l’Allemagne, où le Latin sembloit s’être réfugié, commence insensiblement à en perdre l’usage; je ne doute pas qu’elle ne soit bientôt suivie par les Suédois, les Danois, & les Russiens. Ainsi, avant la fin du 18e siècle, un Philosophe qui voudra s’instruire à fond des découvertes de ses prédécesseurs, sera contraint de charger sa mémoire de sept à huit Langues différentes; & après avoir consumé à les apprendre le tems le plus précieux de sa vie, il mourra avant de commencer à s’instruire. L”usage de la Langue Latine, dont nous avons fait voir le ridicule dans les matières de goût, ne pourroit être que très-utile dans les Ouvrages de Philosophie, dont la clarté & la précision doivent faire tout le mérite, & qui n’ont besoin que d’une Langue universelle & de convention. Il seroit donc à souhaiter qu’on rétablit cet usage: mais il n’y a pas lieu de l’espérer. L’abus dont nous osons nous plaindre est trop favorable à la vanité & à la paresse, pour qu’on se flate de le déraciner. Les Philosophes, comme les autres Écrivains, veulent être lûs, & surtout de leur nation. S’ils se servoient d’une Langue moins familiere, ils auroient moins de bouches pour les célébrer, & on ne pourroit pas se vanter de les entendre. Il est vrai qu’avec moins d’admirateurs, ils auroient de meilleurs juges: mais c’est un avantage qui les touche peu, parce que la réputation tient plus au nombre qu’au mérite de ceux qui la distribuent.”

le goût des systèmes, plus propre à flater l’imagination qu’à éclairer la raison, est aujourd’hui presqu’absolument banni des bons Ouvrages. Un de nos meilleurs Philosophes semble lui avoir porté les derniers coups.” Referência a M. l’Abbé de Condillac, de l’Académie royale des Sciences de Prusse, em seu Traité des Systémes. “& si on prétend prouver l’utilité des Systèmes par un très-petit nombre de découvertes qu’ils ont occasionnées autrefois, on pourroit de même conseiller à nos Géometres de s’appliquer à la quadrature du cercle, parce que les efforts de plusieurs Mathématiciens pour la trouver, nous ont produit quelques theorêmes. L’esprit de Système est dans la Physique ce que la Métaphysique est dans la Géométrie. S”il est quelquefois nécessaire pour nous mettre dans le chemin de la vérité, il est presque toûjours incapable de nous y conduire par lui-même.”

CRISE À LA FRANÇAISE:Notre siècle porté à la combinaison & à l’analyse, semble vouloir introduire les discussions froides & didactiques dans les choses de sentiment. (…) cet esprit de discussion a contribué à affranchir notre littérature de l’admiration aveugle des Anciens (…) Mais c’est peut-être aussi à la même source que nous devons je ne sais quelle Métaphysique du coeur, qui s’est emparée de nos théatres; s’il ne falloit pas l’en bannir entièrement, encore moins falloit-il l’y laisser régner. Cette anatomie de l’ame s’est glissée jusque dans nos conversations; on y disserte, on n’y parle plus; & nos sociétés ont perdu leurs principaux agrémens, la chaleur & la gaieté. dissertamos, não conversamos mais; e nossas sociedades perderam suas principais benesses, o calor e a alegria.”

TEORIA DA DECADÊNCIA OU AO MENOS DA ESTAGNAÇÃO CULTURAL: “Le goût & l’art d’écrire font en peu de tems des progrès rapides, dès qu’une fois la véritable route est ouverte; à peine un grand génie a-t-il entrevû le beau, qu’il l’apperçoit dans toute son étendue; & l’imitation de la belle Nature semble bornée à de certaines limites qu’une génération, ou deux tout au plus, ont bien tôt atteintes: il ne reste à la génération suivante que d’imiter: mais elle ne se contente pas de ce partage; les richesses qu’elle a acquises autorisent le desir de les accroître; elle veut ajoûter à ce qu’elle a reçû, & manque le but en cherchant à le passer. On a donc tout à la fois plus de principes pour bien juger, un plus grand fonds de lumières, plus de bons juges, & moins de bons Ouvrages; on ne dit point d’un Livre qu’il est bon, mais que c’est le Livre d’un homme d’esprit. C’est ainsi que le siècle de Démétrius de Phalere a succédé immédiatement à celui de Démosthene, le siècle de Lucain & de Séneque à celui de Cicéron & de Virgile, & le nôtre à celui de Louis XIV.”

Mas de quem fala? “comme nous devons au siècle de Pline les ouvrages admirables de Quintilien & de Tacite, que la génération précédente n’auroit peut-être pas été en état de produire, le nôtre laissera à la postérité des monumens dont il a bien droit de se glorifier. Un Poëte célebre par ses talens & par ses malheurs a effacé Malherbe dans ses Odes, & Marot dans ses Epigrammes & dans ses Epitres. Nous avons vu naître le seul Poëme épique que la France pui opposer à ceux des Grecs, des Romains, des Italiens, des Anglois & des Espagnols. Deux hommes illustres, entre lesquels notre nation semble partagée, & que la postérité saura mettre chacun à sa place, se disputent la gloire du cothurne, & l’on voit encore avec un extrème plaisir leurs Tragédies après celles de Corneille & de Racine. L’un de ces deux hommes, le même à qui nous devons la Henriade, sur d”obtenir parmi le très-petit nombre de grands Poëtes une place distinguée & qui n’est qu’à lui, possede en même tems au plus haut dégré un talent que n’a eu presque aucun Poëte même dans un dégré médiocre, celui d’écrire en prose. Personne n’a mieux connu l”art si rare de rendre sans effort chaque idée par le terme qui lui est propre, d’embellir tout sans se méprendre sur le coloris propre à chaque chose; enfin, ce qui caracterise plus qu’on ne pense les grands Écrivains, de n’être jamais ni au-dessus, ni au-dessous de son sujet. Son essai sur le siècle de Louis XIV est un morceau d”autant plus précieux que l’Auteur n’avoit en ce genre aucun modele ni parmi les Anciens, ni parmi nous. Son histoire de Charles XII par la rapidité & la noblesse du style est digne du Héros qu’il avoit à peindre; ses pièces sugitives [?] supérieures à toutes celles que nous estimons le plus, suffiroient par leur nombre & par leur mérite pour immortaliser plusieurs Écrivains.” Voltaire!

Deuxième: “Un Écrivain judicieux, aussi bon citoyen que grand Philosophe, nous a donné sur les principes des Lois un ouvrage décrié par quelques François, & estimé de toute l’Europe. D’excellens auteurs ont écrit l’histoire; des esprits justes & éclairés l’ont approfondie; la Comédie a acquis un nouveau genre, qu’on auroit tort de rejetter, puisqu’il en résulte un plaisir de plus, & qui n’a pas été aussi inconnu des anciens qu’on voudroit nous le persuader; enfin nous avons plusieurs Romans qui nous empêchent de regretter ceux du dernier siècle.” Montesquieu ou Balzac.

La Musique est peut-être de tous ces Arts celui qui a fait depuis quinze ans le plus de progrès parmi nous. Graces aux travaux d’un génie mâle, hardi & fécond, les Etrangers qui ne pouvoient souffrir nos symphonies, commencent à les goûter, & les François paroissent enfin persuadés que Lulli avoit laissé dans ce genre beaucoup à faire. M. Rameau, en poussant la pratique de son Art à un si haut degré de perfection, est devenu tout ensemble le modele & l’objet de la jalousie d’un grand nombre d’Artistes, qui le décrient en s’efforçant de l’imiter. Mais ce qui le distingue plus particulierement, c’est d’avoir refléchi avec beaucoup de succès sur la théorie de ce même Art; d’avoir sû trouver dans la Basse fondamentale le principe de l’harmonie & de la mélodie; d’avoir réduit par ce moyen à des lois plus certaines & plus simples, une science livrée avant lui à des regles arbitraires, ou dictées par une expérience aveugle. Je saisis avec empressement l’occasion de célébrer cet Artiste philosophe, dans un discours destiné principalement à l’éloge des grands Hommes.”

on nuit plus aux progrès de l’esprit, en plaçant mal les récompenses qu’en les supprimant. Avoüons même à l’honneur des lettres, que les Savans n’ont pas toujours besoin d’être récompensés pour se multiplier. Témoin l’Angleterre, à qui les Sciences doivent tant, sans que le Gouvernement fasse rien pour elles. Il est vrai que la Nation les considère, qu’elle les respecte même; & cette espece de récompense, supérieure à toutes les autres, est sans doute le moyen le plus sûr de faire fleurir les Sciences & les Arts; parce que c’est le Gouvernement qui donne les places, & le Public qui distribue l’estime.”

Engajados profetas sociais: “tout a des révolutions reglées, & l’obscurité se terminera par un nouveau siècle de lumière.”

M. Rousseau de Genêve, Auteur de la Partie de l’Encyclopédie qui concerne la Musique, & dont nous espérons que le Public sera très satisfait, a composé un Discours fort éloquent, pour prouver que le rétablissement des Sciences & des Arts a corrompu les moeurs. Ce Discours a été couronné en 1750 par l’Académie de Dijon, avec les plus grands éloges; il [a] été imprimé à Paris au commencement de cette année 1751, & a fait beaucoup d’honneur à son Auteur.”

Il doit y avoir en général dans une République plus d’Orateurs, d’Historiens, & de Philosophes; & dans une Monarchie, plus de Poëtes, de Théologiens, & de Géometres. Cette regle n’est pourtant pas si absolue, qu’elle ne puisse être altérée & modifiée par une infinité de causes.” [???]

* * *

Praticamente um segundo prefácio dentro do prefácio:

Le Prospectus qui a déjà été publié dans cette vûe, & dont M. Diderot mon collegue est l’Auteur, ayant été reçu de toute l’Europe avec les plus grands éloges, je vais en son nom le remettre ici de nouveau sous les yeux du Public, avec les changemens & les additions qui nous ont parû convenables à l’un & à l’autre.”

MAD – Meu Amigo Diderot

les Dictionnaires par leur forme même ne sont propres qu’à être consultés, & se refusent à toute lecture suivie. Quand nous apprendrons qu’un homme de Lettres, desirant d’étudier l’Histoire à fond, aura choisi pour cet objet le Dictionnaire de Moreri, nous conviendrons du reproche que l’on veut nous faire. Nous aurions peut-être plus de raison d’attribuer l’abus prétendu dont on se plaint, à la multiplication des méthodes, des élémens, des abregés, & des bibliotheques, si nous n’étions persuadés qu’on ne sauroit trop faciliter les moyens de s’instruire. On abrégeroit encore davantage ces moyens, en réduisant à quelques volumes tout ce que les hommes ont découvert jusqu”à nos jours dans les Sciences & dans les Arts. Ce projet, en y comprenant même les faits historiques réellement utiles, ne seroit peut-être pas impossible dans l’exécution; il seroit du moins à souhaiter qu’on le tentât, nous ne prétendons aujourd’hui que l’ébaucher; & il nous débarrasseroit enfin de tant de Livres, dont les Auteurs n’ont fait que se copier les uns les autres. Ce qui doit nous rassûrer contre la satyre des Dictionnaires, c’est qu’on pourroit faire le même reproche sur un fondement aussi peu solide aux Journalistes les plus estimables. Leur but n’est-il pas essentiellement d”exposer en raccourci [resumo] ce que notre siecle ajoûte de lumières à celles des siècles précédens?”

Jusqu’ici personne n’avoit conçû un Ouvrage aussi grand, ou du moins personne ne l’avoit exécuté. Leibnitz, de tous les Savans le plus capable d’en sentir les difficultés, desiroit qu’on les surmontât. Cependant on avoit des Encyclopédies; & Leibnitz ne l’ignoroit pas, lorsqu’il en demandoit une.”

La vraie Philosophie étoit au berceau; la Géométrie de l’Infini n’étoit pas encore; la Physique expérimentale se montroit à peine; il n’y avoit point de Dialectique; les lois de la saine Critique étoient entièrement ignorées. Les Auteurs célebres en tout genre dont nous avons parlé dans ce Discours, & leurs illustres disciples, ou n’existoient pas, ou n’avoient pas écrit. L’esprit de recherche & d’émulation n’animoit pas les Savans; un autre esprit moins fécond peut-être, mais plus rare, celui de justesse & de méthode, ne s’étoit point soûmis les différentes parties de la Littérature; & les Académies, dont les travaux ont porté si loin les Sciences & les Arts, n’étoient pas instituées.” “il faut avoüer aussi que l’augmentation prodigieuse des matières rendit à d’autres égards un tel Ouvrage beaucoup plus difficile. Mais ce n’est point à nous juger si les successeurs des premiers Encyclopédistes ont été hardis ou présomptueux” “L’Encyclopédie de Chambers dont on a publié à Londres un si grand nombre d’Éditions rapides; cette Encyclopédie qu’on vient de traduire tout récemment en Italien, & qui de notre aveu mérite en Angleterre & chez l’étranger les honneurs qu’on lui rend, n’eût peut-être jamais été faite, si avant qu’elle parut en Anglois, nous n’avions eu dans notre Langue des Ouvrages où Chambers a puisé sans mesure & sans choix la plus grande partie des choses dont il a composé son Dictionnaire.” “En effet, conçoit-on que tout ce qui concerne les Sciences & les Arts puisse être renfermé en deux Volumes in-folio?” “Chambers a lû des Livres, mais il n’a guère vû d’artistes; cependant il y a beaucoup de choses qu’on n’apprend que dans les atteliers. D’ailleurs il n’en est pas ici des omissions comme dans un autre Ouvrage. Un article omis dans un Dictionnaire commun le rend seulement imparfait. Dans une Encyclopédie, il rompt l’enchaînement, & nuit à la forme & au fond” “L’expérience journaliere n’apprend que trop combien il est difficile à un Auteur de traiter profondément de la Science ou de l’Art dont il a fait toute sa vie une étude particuliere. Quel homme peut donc être assez hardi & assez borné pour entreprendre de traiter seul de toutes les Sciences & de tous les Arts?” Que tal o sujeito hiper-ativo de Mort à Crédit, M. de Pereires? “Il est vrai que ce plan a réduit le mérite d’Editeur à peu de chose; mais il a beaucoup ajoûté à la perfection de l”Ouvrage, & nous penserons toûjours nous être acquis assez de gloire, si le Public est satisfait. En un mot, chacun de nos Collègues a fait un Dictionnaire de la Partie dont il s’est chargé, & nous avons réuni tous ces Dictionnaires ensemble.” “Si nous eussions traité toutes les Sciences séparément, en faisant de chacune un Dictionnaire particulier, non seulement le prétendu desordre de la succession alphabétique auroit eu lieu dans ce nouvel arrangement; mais une telle méthode auroit été sujette à des inconvéniens considérables par le grand nombre de mots communs à différentes Sciences, & qu’il auroit fallu répéter plusieurs fois, ou placer au hasard. D’un autre côté, si nous eussions traité de chaque Science séparément & dans un discours suivi, conforme à l’ordre des idées, & non à celui des mots, la forme de cet Ouvrage eût été encore moins commode pour le plus grand nombre de nos lecteurs, qui n’y auroient rien trouvé qu’avec peine” “le travail d’autrui sera sacré pour nous, & nous ne manquerons pas de consulter l’Auteur, s’il arrive dans le cours de l’Edition que son ouvrage nous paroisse demander quelque changement considérable.” “Un procédé de Chimie ne sera point du même ton que la description des bains & des théatres anciens, ni la manoeuvre d’un Serrurier, exposée comme les recherches d’un Théologien, sur un point de dogme ou de discipline.”

On a beaucoup écrit sur les Sciences. Les traités sur les Arts libéraux se sont multipliés sans nombre; la république des Lettres en est inondée. Mais combien peu donnent les vrais principes? combien d’autres les noyent dans une affluence de paroles, ou les perdent dans des ténebres affectées? Combien dont l’autorité en impose, & chez qui une erreur placée à côté d’une vérité, ou décrédite celle-ci, ou s’accrédite elle-même à la faveur de ce voisinage? On eût mieux fait sans doute d’écrire moins & d’écrire mieux.” “dans les différentes parties dont un article est composé, on ne sait exactement quel Auteur on doit consulter sur tel ou tel point, ou s’il faut les consulter tous, ce qui rend la vérification longue & pénible. On s’est attaché, autant qu’il a été possible, à éviter cet inconvénient, en citant dans le corps même des articles les Auteurs sur le témoignage desquels on s’est appuyé; rapportant leur propre texte quand il est nécessaire; comparant partout les opinions; balançant les raisons; proposant des moyens de douter ou de sortir de doute; décidant même quelquefois; détruisant autant qu’il est en nous les erreurs & les préjugés; & tâchant surtout de ne les pas multiplier, & de ne les point perpétuer, en protégeant sans examen des sentimens rejettés, ou en proscrivant sans raison des opinions reçûes.”

il ne faut pas croire que la définition d’une Science, surtout d’une Science abstraite, en puisse donner l’idée à ceux qui n’y sont pas du moins initiés. En effet, qu’est-ce qu’une Science? sinon un système de regles ou de faits relatifs à un certain objet; & comment peut-on donner l’idée de ce système à quelqu’un qui seroit absolument ignorant de ce que le système renferme? Quand on dit de l’Arithmétique, que c’est la Science des propriétés des nombres, la fait-on mieux connoître à celui qui ne la sait pas, qu’on ne feroit connoître la pièrre philosophale, en disant que c’est le secret de faire de l’or? La définition d’une Science ne consiste proprement que dans l’exposition détaillée des choses dont cette Science s’occupe, comme la définition d’un corps est la description détaillée de ce corps même; & il nous semble d’après ce principe, que ce qu’on appelle définition de chaque Science seroit mieux placé à la fin qu’au commencement du livre qui en traite: ce seroit alors le résultat extrèmement réduit de toutes les notions qu’on auroit acquises.”

ces hommes avides de réputation & dépourvûs de génie, qui publient hardiment de vieux systèmes comme des idées nouvelles, seront bientôt démasqués.”

M. Formey, Secrétaire perpétuel de l’Académie royale des Sciences & des Belles-Lettres de Prusse. Cet illustre Académicien avoit médité un Dictionnaire tel à peu-près que le nôtre, & il nous a généreusement sacrifié la partie considérable qu’il en avoit exécutée, & dont nous ne manquerons pas de lui faire honneur. (…) De ce nombre seront presque tous les articles de Grammaire générale & particuliere. Nous croyons pouvoir assurer qu’aucun Ouvrage connu ne sera ni aussi riche, ni aussi instructif que le nôtre sur les regles & les usages de la Langue Françoise, & même sur la nature, l’origine & le philosophie des Langues en général.”

tout nous a été ouvert, & par ceux qui cultivent les Lettres, & par ceux qui les aiment.”

Que l’Encyclopédie devienne un sanctuaire où les connoissances des hommes soient à l’abri des tems & des révolutions (…) Quel avantage n’auroit-ce pas été pour nos Pères & pour nous, si les travaux des Peuples anciens, des Egyptiens, des Chaldéens, des Grecs, des Romains, &c. avoient été transmis dans un Ouvrage encyclopédique, qui eût exposé en même tems les vrais principes de leurs Langues! Faisons donc pour les siècles à venir ce que nous regrettons que les siècles passés n’ayent pas fait pour le nôtre. Nous osons dire que si les Anciens eussent exécuté une Encyclopédie, comme ils ont exécuté tant de grandes choses, & que ce manuscrit se fût échappé seul de la fameuse bibliotheque d’Alexandrie, il eût été capable de nous consoler de la perte des autres.”

On a trop écrit sur les Sciences: on n’a pas assez bien écrit sur la plûpart des Arts libéraux; on n’a presque rien écrit sur les Arts méchaniques; car qu’est-ce que le peu qu’on en rencontre dans les Auteurs, en comparaison de l’étendue & de la fécondité du sujet?” “La plûpart de ceux qui exercent les Arts méchaniques, ne les ont embrassés que par nécessité, & n’operent que par instinct. À peine entre mille en trouve-t-on une douzaine en état de s’exprimer avec quelque clarté sur les instrumens qu’ils employent & sur les ouvrages qu’ils fabriquent. Nous avons vû des ouvriers qui travaillent depuis quarante années, sans rien connoître à leurs machines. Il a fallu exercer avec eux la fonction dont se glorifioit Socrate, la fonction pénible & délicate de faire accoucher les esprits, obstetrix animorum.”

C’est ainsi que nous nous sommes convaincus de l’ignorance dans laquelle on est sur la plûpart des objets de la vie, & de la difficulté de sortir de cette ignorance. C’est ainsi que nous nous sommes mis en état de démontrer que l’homme de Lettres qui sait le plus sa Langue, ne connoît pas la vingtieme partie des mots; que quoique chaque Art ait la sienne, cette langue est encore bien imparfaite”

+1000 PALAVRAS: “Mais le peu d’habitude qu’on a & d’écrire, & de lire des écrits sur les Arts, rend les choses difficiles à expliquer d’une manière intelligible. De-là naît le besoin de Figures. On pourroit démontrer par mille exemples, qu’un Dictionnaire pur & simple de définitions, quelque bien qu’il soit fait, ne peut se passer de figures, sans tomber dans des descriptions obscures ou vagues; combien donc à plus forte raison ce secours ne nous étoit-il pas nécessaire? On a envoyé des Dessinateurs dans les atteliers” “Un seul art dont on voudroit tout représenter & tout dire, fourniroit des volumes de discours & de planches. On ne finiroit jamais si l’on se proposoit de rendre en figures tous les états par lesquels passe un morceau de fer avant que d’être transformé en aiguille.” “nous n’avons pû réduire le nombre des unes & des autres, à moins de 600. Les deux volumes qu’elles formeront ne seront pas la partie la moins intéressante de l’Ouvrage, par l’attention que nous aurons de placer au verso d’une Planche l’explication de celle qui sera vis-à-vis, avec des renvois aux endroits du Dictionnaire auxquels chaque figure sera relative.”

la perfection derniere d’une Encyclopédie est l’ouvrage des siècles. Il a fallu des siècles pour commencer; il en faudra pour finir: mais nous serons satisfaits d’avoir contribué à jetter les fondemens” Até que puderam fazê-lo num quartel!

* * *

Os Autores

M. Daubenton est le digne collegue de M. de Buffon dans le grand Ouvrage sur l’Histoire Naturelle, dont les trois premiers volumes déjà publiés, ont eu successivement trois éditions rapides, & dont le Public attend la suite avec impatience. On a donné dans le Mercure de Mars 1751 l’article Abeille, que M. Daubenton a fait pour l’Encyclopédie, & le succès général de cet article nous a engagé à insérer dans le second volume du Mercure de Juin 1751 l’article Agate.”

La Théologie est de M. l’Abbé Mallet, Docteur en Théologie de la Faculté de Paris, de la Maison & Société de Navarre, & Professeur royal en Théologie à Paris. (…) M. l’Abbé Mallet est aussi l’Auteur de tous les articles d’Histoire ancienne & moderne (…) on observera que les articles d’Histoire de notre Encyclopédie ne s’étendent pas aux noms de Rois, de Savans, & de Peuples, qui sont l’objet particulier du Dictionnaire de Moreri, & qui auroient presque doublé le nôtre. Enfin, nous devons encore à M. l’abbé Mallet tous les articles qui concernent la Poësie, l’Eloquence, & en général la Littérature. Il a déjà publié en ce genre deux Ouvrages utiles & remplis de réflexions judicieuses. L’un est son Essai sur l’étude des Belles-Lettres, & l’autre ses Principes pour la lecture des Poëtes.”

La Grammaire est de M. du Marsais, qu’il suffit de nommer.”

“La Métaphysique, la Logique, & la Morale, de M. l’Abbé Yvon. Métaphysicien profond, & ce qui est encore plus rare, d’une extrème clarté. On peut en juger par les articles qui sont de lui dans ce premier volume, entr’autres par l’article Agir auquel nous renvoyons, non par préférence; mais parce qu’étant court, il peut faire juger en un moment combien la Philosophie de M. l’Abbé Yvon est saine, & sa Métaphysique nette & précise. M. l’Abbé Pestré, digne par son savoir & par son mérite de seconder M. l’Abbé Yvon, l’a aidé dans plusieurs articles de Morale.”

La Jurisprudence est de M. Toussaint, Avocat en Parlement & membre de l’Académie royale des Sciences & des Belles-Lettres de Prusse”

Le Blason est de M. Eidous ci-devant Ingénieur des Armées de Sa Majesté Catholique”

L’Arithmétique & la Géométrie élémentaire ont été revûes par M. l’Abbé de la Chapelle

Les articles d’Art militaire sont de M. Le Blond, Professeur de Mathématiques des Pages de la grande Écurie du Roi”

La Coupe des Pierres est de M. Goussier

Le Jardinage & l’Hydraulique sont de M. d’Argenville, Conseiller du Roi en ses Conseils Maître ordinaire en sa Chambre des Comptes de Paris, des Sociétés royales des Sciences de Londres & de Montpellier, & de l’Académie des Arcades de Rome.”

La Marine est de M. Bellin, Censeur royal & Ingénieur ordinaire de la Marine”

L’Horlogerie & la description des instrumens astronomiques sont de M. J. B. le Roy

L’Anatomie & la Physiologie sont de M. Tarin, Docteur en Medecine” Morreu aos 26 anos! “La Medecine, la Matière medicale, & la Pharmacie, de M. de Vandenesse, Docteur Régent de la Faculté de Medecine de Paris” “La Chirurgie de M. Louis, Chirurgien gradué, Démonstrateur royal au Collége de Saint Côme, & Conseiller Commissaire pour les extraits de l’Académie royal de Chirurgie.”

La Chimie est de M. Malouin, Docteur Régent de la Faculté de Medecine de Paris, Censeur royal, & membre de l’Académie royale des Sciences”

La Peinture, la Sculpture, la Gravûre, sont de M. Landois

L’Architecture de M. Blondel, Architecte célebre, non seulement par plusieurs Ouvrages qu’il a fait exécuter à Paris, & par d’autres dont il a donné les desseins, & qui ont été exécutés chez différens Souverains, mais encore par son Traité de la Décoration des Édifices, dont il a gravé lui-même les Planches qui sont très-estimées”

M. Rousseau de Genêve, dont nous avons déjà parlé, & qui possède en Philosophe & en homme d’esprit la théorie & la pratique de la Musique, nous a donné les articles qui concernent cette Science. Il a publié il y a quelques années un Ouvrage intitulé Dissertation sur la Musique moderne.” musicologie.org (O LADO DESCONHECIDO DE ROUSSEAU!): “Toujours recherché par le parlement de Paris, de nouveau en France, en mai 1767, il s’installe sous le nom de Renou, avec Thérèse, qu’il fait passer pour sa sœur, au château de Trye-le-Château, mis à disposition par le prince Conti. La même année, il publie son Dictionnaire de musique. (…) Pour Jean-Jacques Rousseau, la langue italienne est plus propice à la musique que la langue française. Parce que la langue du peuple est évincée par une langue de cour qui n’a plus aucune accentuation. Il conclut ainsi sa lettre sur la musique française: Je crois avoir fait voir qu’il n’y a ni mesure ni mélodie dans la musique françoise, parce que la langue n’en n’est pas susceptible; que le chant françois n’est qu’un aboiement continuel, insupportable à toute oreille non prévenue. Et enfin, la célèbre sentence: D’où je conclus que les François n’ont point de musique et n’en peuvent avoir, ou que si jamais ils en ont une, ce sera tant pis pour eux.“La musique est de tous les beaux-arts celui dont le vocabulaire est le plus étendu, et pour lequel un dictionnaire est, par conséquent, le plus utile. Ainsi l’on ne doit pas mettre celui-ci au nombre de ces compilations ridicules que la mode ou plutôt la manie des dictionnaires multiplie de jour en jour. Si ce livre est bien fait, il est utile aux artistes; s’il est mauvais, ce n’est ni par le choix ni par la forme de l’ouvrage. Ainsi, l’on auroit tort de le rebuter sur son titre; il faut le lire pour en juger.”

+ Teatro, Poesia e Música (3a obra temática)

+ Lettre sur la musique françoise (4a)

+ Examen de deux principes avancés par Monsieur Rameau. (5a)

DISCOGRAFIA [!]

Jean-Jacques Rousseau, Consolations des misères de ma vie. Ensemble Alba, Quantum 2012 (QM 7067).

Jean-Jacques Rousseau, Le Devin du village – Intermède en 1 acte sur un livret de Jean-Jacques Rousseau

M. Le Monnier des Académies royales des Sciences de Paris & de Berlin, & de la Société royale de Londres, & Medecin ordinaire de S. M. à Saint-Germain-en-Laye, nous a donné les articles qui concernent l’Aimant & l’Electricité, deux matières importantes qu’il a étudiées avec beaucoup de succès”

M. de Cahusac de l’Académie des Belles-Lettres de Montauban, Auteur de Zeneïde que le Public revoit & applaudit si souvent sur la scene Françoise, des Fêtes de l’Amour & de l’Hymen, & de plusieurs autres Ouvrages qui ont eu beaucoup de succès sur le Théatre lyrique, nous a donné les articles Ballet, Danse, Opera, Decoration

J’ai [*] fait ou revû tous les articles de Mathématique & de Physique, qui ne dépendent point des parties dont il a été parlé ci-dessus (…) Je me suis attaché dans les articles de Mathématique transcendente à donner l’esprit général des méthodes (…) enfin à donner, autant qu’il m’a été possible, dans chaque matière, des principes métaphysiques exacts, c’est-à-dire, simples.” [*] Não revelado precisamente.

M. Diderot mon collegue. Il est Auteur de la partie de cette Encyclopédie la plus étendue, la plus importante, la plus desirée du Public, & j’ose le dire, la plus difficile à remplir; c’est la description des Arts. M. Diderot l’a faite sur des mémoires qui lui ont été fournis par des ouvriers ou par des amateurs, dont on lira bientôt les noms, ou sur les connoissances qu’il a été puiser lui-même chez les ouvriers, ou enfin sur des métiers qu’il s’est donné la peine de voir, & dont quelquefois il a fait construire des modeles pour les étudier plus à son aise. A ce détail qui est immense, & dont il s’est acquitté avec beaucoup de soin, il en a joint un autre qui ne l’est pas moins, en suppléant dans les différentes parties de l’Encyclopédie un nombre prodigieux d’articles qui manquoient. Il s’est livré à ce travail avec un desintéressement qui honore les Lettres (…) Parmi ces articles, il y en a de très-étendus, comme Acier, Aiguille, Ardoise, Anatomie http://xtudotudo6.zip.net/arch2016-05-01_2016-05-31.html vd. 15 de maio ], Animal, Agriculture, &c.”

M. le Comte d’Herouville de Claye, Lieutenant Général des Armées du Roi, & Inspecteur Général d’Infanterie, (…) a communiqué des mémoires très-curieux sur la Minéralogie

M. Falconet, Medecin Consultant du Roi & membre de l’Académie royale des Belles-Lettres, possesseur d’une Bibliothèque aussi nombreuse & aussi étendue que ses connoissances”

M. Goussier, déjà nommé au sujet de la Coupe de pierres (…) Mais il s’est particulierement occupé des figures de l’Encyclopédie qu’il a toutes revûes & presque toutes dessinées”

M. Rogeau, habile Professeur de Mathématiques, a fourni des matériaux sur le Monnoyage

M. Prevost, Inspecteur des Verreries

La Brasserie a été faite sur un mémoire de M. Longchamp

M. La Bassée [?] a fourni les articles de Passementerie, dont le détail n’est bien connu que de ceux qui s’en sont particulierement occupés.”

M. Papillon, célebre Graveur en bois

M. Fournier, très-habile Fondeur de caracteres d’Imprimerie

M. Favre a donné des mémoires sur la Serrurerie, Taillanderie, Fonte des canons, &c.”

Enfin un grand nombre d’autres personnes bien intentionnées ont instruit M. Diderot sur la fabrication des Ardoises, les Forges, la Fonderie, Refendrie, Trifilerie, &c. La plûpart de ces personnes étant absentes, on n’a pû disposer de leur nom sans leur consentement; on les nommera pour peu qu’elles le desirent.”

Nous publions ce premier volume dans le tems précis pour lequel nous l’avions promis. Le second volume est déjà sous presse; nous espérons que le Public n’attendra point les autres, ni les volumes des Figures; notre exactitude à lui tenir parole ne dépendra que de notre vie, de notre santé, & de notre repos. Nous avertissons aussi au nom des Libraires associés qu’en cas d’une seconde édition, les additions & corrections seront données dans un volume séparé à ceux qui auront acheté la première.”

la protection du Gouvernement; des ennemis tant foibles que puissans, qui ont cherché, quoiqu’en vain, à étouffer l’Ouvrage avant sa naissance”

Les Articles qui n’ont point de lettres à la fin, ou qui ont une étoile au commencement, sont de M. Diderot”

Abbé Mallet [mala mesmo, como veremos]: (G): Alcorão, etc.

d’Alembert: (O)

Rousseau: (S)

Marsais, o Gramático: (F)

* * *

A Árvore do Conhecimento

C’est aussi à l’Art de transmettre, qu’il faut rapporter la Critique, la Poedagogique & la Philologie. La Critique, qui restitue dans les Auteurs les endroits corrompus, donne des éditions, &c. La Poedagogique, qui traite du choix des Études, & de la manière d’enseigner. La Philologie, qui s’occupe de la connoissance de la Littérature universelle. [??]”

C’est à l’Art d’embellir le Discours, qu’il faut rapporter la Versification, ou le méchanique de la Poësie. Nous omettrons la distribution de la Rhétorique dans ses différentes parties, parce qu’il n’en découle ni Science, ni Art, si ce n’est peut-être la Pantomime, du Geste; & du Geste & dela Voix, la Déclamation.”

l’OEconomique, la Science des devoirs de l’Homme en famille; la Politique, celle des devoirs de l’Homme en société.”

L’Arithmétique se distribue en Arithmétique numérique ou par Chiffres, & en Algèbre ou Arithmétique universelle par Lettres, qui n’est autre chose que le calcul des grandeurs en général, & dont les opérations ne sont proprement que des opérations arithmétiques indiquées d’une manière abrégée: car, à parler exactement, il n’y a calcul que de nombres.

L’Algèbre est élémentaire ou infinitésimale, selon la nature des quantités auxquelles on l’applique. L’infinitésimale est ou différentielle ou intégrale: différentielle, quand il s’agit de descendre de l’expression d’une quantité finie, ou considérée comme telle, à l’expression de son accroissement, ou de sa diminution instantanée; intégrale, quand il s’agit de remonter de cette expression à la quantité finie même.

l’Hydrodynamique prend alors le nom d’Hydraulique. On pourroit rapporter la Navigation à l’Hydrodynamique, & la Ballistique ou le jet des Bombes, à la Méchanique.”

La quantité considérée dans la possibilité des événemens, donne l’Art de conjecturer, d’où naît l’Analyse des Jeux de hasard.”

la Science qu’on appelle Astronomie physique, à laquelle il faut rapporter la Science de leurs influences, qu’on nomme Astrologie; d’où l’Astrologie physique, & la chimère de l’Astrologie judiciaire.”

Zoologie; d’où sont émanés la Médecine, la Vétérinaire, & le Manége; la Chasse, la Pêche, & la FauconnerieClassificação quase socrática!

L’Hygienne peut se considérer relativement à la santé du corps, à sa beauté, & à ses forces; & se sous-diviser en Hygienne proprement dite, en Cosmétique, & en Athlétique. La Cosmétique donnera l’Orthopédie, ou l’Art de procurer aux membres une belle conformation; & l’Athlétique donnera la Gymnastique ou l’Art de les exercer.”

la recherche artificielle de leurs propriétés intérieures & occultes; & cet Art s’est appellé Chimie. La Chimie est imitatrice & rivale de la Nature: son objet est presque aussi étendu que celui de la Nature même: ou elle décompose les Êtres; ou elle les révivifie; ou elle les transforme, &c. La Chimie a donné naissance à l’Alchimie, & à la Magie naturelle. La Métallurgie ou l’Art de traiter les Métaux en grand, est une branche importante de la Chimie. On peut encore rapporter à cet Art la Teinture.”

il n’est pas moins vrai de dire du Peintre qu’il est un Poëte, que du Poëte qu’il est un Peintre”

Division de lHistoire ecclésiastique en Histoire ecclésiastique particulière, Histoire des Prophéties, qui contient la Prophétie & l’accomplissement, & Histoire de ce que Bacon appelle Nemesis, ou la Providence, c’est-à-dire, de l’accord qui se remarque quelquefois entre la volonté révelée de Dieu & sa volonté secrette.”

Division de la Science de l’âme en Science du souffle divin, d’où est sortie l’âme raisonnable, & Science de l’âme irrationnelle, qui nous est commune avec les brutes, & qui est produite du limon de la terre.”

* * *

FONTE BIBLIOGRÁFICA

> portal.atilf.fr

> archive.org

> “The Project for American and French Research on the Treasury of the French Language (ARTFL) is a cooperative enterprise of Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française (ATILF) of the Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), the Division of the Humanities, the Division of the Social Sciences, and Electronic Text Services (ETS) of the University of Chicago.”

PRIMEIRO ALCIBÍADES OU DA NATUREZA HUMANA

Tradução de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego de Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

“Todas essas grandes vantagens te inspiraram tamanha vaidade que vieste a depreciar todos os teus amantes, como homens demasiado inferiores a ti, e disso resultou que todos se retiraram.”

“quando se sabe bem uma coisa, não é o mesmo demonstrá-la a um por um, ou a muitos de uma vez, como um mestre na lira ensina a um ou a muitos discípulos?”

“Quando ignoras uma coisa e sabes que a ignoras, estás incerto e flutuante sobre esta mesma coisa? Por exemplo, não sabes que ignoras a arte de preparar os alimentos?”

“Compreendes bem que todas as faltas que se cometem, não procedem senão desta espécie de ignorância, que faz com que se creia saber o que não se sabe?”

“E quando esta ignorância recai sobre coisas de grandíssima transcendência, não é então vergonhosa e terrível em seus efeitos?”

“Eis por que te arrojaste, como corpo morto, na política, antes de receber instrução.”

“Porque a melhor prova de que se sabe bem uma coisa é o estar em posição de ensiná-la a outros.” Um poeta citado por Kant em Crítica do Juízo entoa a mesma cantilena…

“Se pensas pores-te à cabeça dos atenienses, é preciso que te prepares para combater os reis de Esparta e o rei da Pérsia.”

“Aos 14 se o entrega aos preceptores do rei, que são quatro senhores escolhidos, os mais estimados de toda a Pérsia, e se procura que estejam no vigor da idade; e um passa pelo mais sábio, o outro pelo mais justo, o terceiro pelo mais temperado e o quarto pelo mais valente. O primeiro lhe ensina a magia de Zaratustra, filho de Ormuzd; quer dizer, a religião e todo o culto dos deuses, e lhe ensina igualmente todos os deveres de bom rei. O segundo ensina-lhe a dizer sempre a verdade, ainda que contra si mesmo. O terceiro lhe ensina a não se deixar jamais vencer por suas paixões, a fim de que se mantenha sempre livre e rei, tendo sempre império sobre si mesmo. O quarto acostuma-o a ser intrépido, e ensina-lhe a nada temer; porque se teme, é escravo.”

“Não há nenhuma comparação entre nós e os lacedemônios, pois são eles infinitamente mais ricos. Alguém de nós se atreveria a comparar nossas terras com as de Esparta e da Messênia, que são muito mais extensas e melhores, e que mantêm um número infinito de escravos sem contar os ilotas? Acrescenta os cavalos e os demais gados que moram nos pastos da Messênia. Mas deixo isso à parte para falar-te só do ouro e da prata; toda a Grécia reunida tem menos que a Lacedemônia sozinha, porque faz tempo o dinheiro de toda a Grécia e muitas vezes o dos bárbaros entra na Lacedemônia e não sai jamais; e como a raposa disse ao leão nas fábulas de Esopo: vejo muito bem os passos do dinheiro que entra em Esparta, mas não vejo os do que sai. (…) Mas se a riqueza dos espartanos parece tão grande cotejada com a do resto da Grécia, não é nada contra a do rei da Pérsia.”

“Sendo assim, meu querido Alcibíades, segue meus conselhos, e obedece ao preceito que está escrito no frontispício do templo de Delfos: Conhece-te a ti mesmo, porque os inimigos com quem hás de te haver são tais como eu os represento, e não como tu te imaginas.”

“SÓCRATES – Convéns em que há ciências que estão destinadas às mulheres, e outras que estão reservadas para os homens?

ALCIBÍADES – Quem o pode negar?

SÓCRATES – Sobre todas estas ciências não é possível que as mulheres estejam de acordo com seus maridos.

ALCIBÍADES – Isso é certo.

SÓCRATES – Por conseguinte, não haverá amizade, posto que a amizade não é mais do que a concórdia.

ALCIBÍADES – Sou da tua opinião.

SÓCRATES – Então, quando uma mulher fizer o que deve fazer, não será amada por seu marido.

ALCIBÍADES – Me parece que não.”

“ALCIBÍADES – Te juro, Sócrates, por todos os deuses, que eu mesmo não sei o que me digo, e que corro grande risco de estar dentro de algum tempo em muito mau estado, sem me aperceber disso.

SÓCRATES – Não desanima, Alcibíades; se te apercebesses deste estado aos 50 anos, te seria difícil achar remédio e ter cuidado de ti mesmo; mas na idade em que tu estás, é justamente o tempo oportuno de sentires teu mal.”

“SÓCRATES – Que meio temos de conhecer a arte que nos faz melhores a nós mesmos, se não sabemos antes o que somos nós mesmos?

ALCIBÍADES – É absolutamente impossível.

SÓCRATES – Mas é uma coisa fácil conhecer-se a si mesmo, e foi um ignorante aquele que inscreveu esse preceito às portas do templo de Apolo em Delfos? Ou é uma coisa muito difícil que não é dada a todos os homens conseguir?”

“SÓCRATES – Eis aqui por que aquele que só ama teu corpo se retira assim que esta flor da beleza começa a murchar.

ALCIBÍADES – Correto.

SÓCRATES – Mas aquele que ama tua alma, não se retira jamais, enquanto ela continuar aspirando à perfeição.

ALCIBÍADES – Parece que sim.

SÓCRATES – Aqui tens a razão por que fui o único que não te abandonou e que permanece constante, depois que aparece murcha a flor de tua beleza e que todos os teus amantes se escafederam.

ALCIBÍADES – Me dás um grande prazer, e te suplico que não me abandones.

SÓCRATES – Trabalha sem descanso com todas as tuas forças para te fazeres melhor.

ALCIBÍADES – Trabalharei.

SÓCRATES – Ao ver o que sucede, é fácil julgar que Alcibíades, filho de Clínias, jamais teve, e ainda agora mesmo não tem, mais que um único e verdadeiro amante; e este amante fiel, digno de ser amado, é Sócrates, filho de Sofronisco e Fenarete.

ALCIBÍADES – Nada mais verdadeiro.”

“Um olho que quer se ver a si mesmo deve se olhar em outro olho, e nesta parte do olho em que reside toda a sua virtude, isto é, a vista.”

“Portanto, meu querido Alcibíades, os Estados para ser felizes não têm necessidade de muralhas, nem de navios, nem de arsenais, nem de tropas, nem de grande aparato; a única coisa de que necessitam para sua felicidade é a virtude.”

“ALCIBÍADES – Pois bem, digo se deus quiser; e acrescento que para o sucedâneo vamos mudar de papéis, tu serás eu e eu serei tu, quer dizer, eu, por minha vez, serei teu amante, como tu foste o meu até aqui.”

50 CLASSIC PHILOSOPHY BOOKS – Parte 1: O Sentido Trágico da Vida

  1. THE CONDITIONS OF EXISTENCE AS AFFECTING THE PERPETUATION OF LIVING BEINGS – Thomas Huxley

if there were no men there would be no tape-worms.”

Malthus nunca foi refutado e jamais será”

  1. TRAGIC SENSE OF LIFE – Miguel de Unamuno, com longo prefácio de S. de Madariaga

TÍTULO DE LIVRO AFORISMÁTICO: Todas as notas de rodapé que você nunca leu.

Unamuno, como criador, não tem nada dos fracassos desses artistas que nunca sentiram profundamente. Mas ele mostra as limitações desses artistas que não conseguem serenar.”

O senso da forma é altamente simpático ao elemento feminino na natureza humana, e a raça Basca é altamente masculina.”

Luzbel, the Angel Of denying nothingness, endlessly falling – Bottom he ne’er can touch”

Versos brancos nunca são o melhor meio para os poetas de uma forte inspiração masculina.”

A corruptible organism could not hate as I hated.”

A extrema limitação no emprego de detalhes fisionômicos de que Unamuno fez sua marca registrada em seu trabalho criativo pode ter levado seus críticos a esquecer a intensidade daqueles – admiravelmente escolhidos – que são dados.”

ele nunca grita.”

Na Rússia, Dosto. e Tolstoy escolhem o lado Leste enquanto Turgeniev se torna o advogado do Ocidente.”

Unamuno é nosso Dostoievsky”

Um homem pega um bonde elétrico para escutar uma ópera, e se pergunta, Qual, nesse caso, é o mais útil, o bonde ou a ópera?”

Vi com mais freqüência um gato usar a razão do que rir ou chorar. Talvez ele chore ou ria internamente – mas então, talvez também internamente, um caranguejo resolva equações de segundo grau.”

depois de ter examinado e pulverizado com sua análise as provas tradicionais da existência de Deus, do Deus Aristotélico, que é o Deus correspondente ao _zôon politikon_, o Deus abstrato, o imóvel primo Movedor, Kant reconstrói Deus do zero – o Deus Luterano, em resumo.” As cambalhotas críticas de K.

para sustentar a imortalidade da alma Deus é introduzido. Todo o resto é a conciliação do profissional da filosofia.”

Infinitamente, nosso único eu só luta pelo infinito.

Desde sempre e para sempre, o homem só quer viver para sempre.

so he had God-ache. Unhappy man! And unhappy fellow-men!”

poeta e filósofo são irmãos gêmeos, se é que não um e o mesmo”

The man of Fichte, o eu de Fichte, o feixe de Eu, a pesca da verdade e individualidade pelo fio do anzol, de cada um o Homem, de cada Ingente e Protuberante Ser o Eu pungente: doeu – ai! Ass: Fichtício

Querer ser outro alguém: “It has been said that every man who has suffered misfortunes prefers to be himself, even with his misfortunes, rather than to be someone else without them.”

OI & TCHAU

Eu não vou retroceder porque eu não (desisto) cedo.

Eu só vou avançar reto

Andar de braços com a alva morte

Contar piada, memori(a)zar as coisas passadas não-ano(i)tadas

Quem recebe o fruto desse sacrifício?”

Os dias de semana são o meu calvário (e são vários!) e

os fins de semana meu Além Paradisíaco Finito (logo, inexistentes).

A meta é sempre…

Se a consciência é, como certo pensador inumano disse, nada mais do que um lampejo de luz entre duas eternidades de escuridão, então não há nada mais execrável que a existência.” não deixa de ser um trocadilho genial e risível

Há vezes em que mesmo um axioma pode se tornar uma impertinência.”

Lágrimas de crocodilo eu não vou chorar.

The chiefest sanctity of a temple is that it is a place to which men go to weep in common. A miserere sung in common by a multitude tormented by destiny has as much value as philosophy.”

PAPO DE BOTECO SOBRE O DESTINO

Deus tem que se submeter à lei lógica da contradição, e Ele não pode, de acordo com os teólogos, fazer com que dois e dois sejam mais ou menos do que quatro. Ou a lei da necessidade está acima d’Ele ou Ele Mesmo é a lei da necessidade. E na ordem moral a questão que desponta é saber se falsidade, ou homicídio, ou adultério, são errados porque Ele assim o decretou, ou se Ele assim o decretou porque são errados. Se a resposta é a primeira, então Deus é um Deus caprichoso e insensato, que decreta uma lei quando Ele poderia igualmente ter decretado outra, ou, se a resposta é a última, Ele obedece a uma natureza e essência intrínsecas que existem nas coisas mesmas independentemente d’Ele — isto é, independentemente de Sua vontade soberana; e se é este o caso, se Ele obedece à razão inata das coisas, essa razão, se pudéssemos ao menos sabê-la, nos bastaria, sem qualquer necessidade ulterior de Deus, e já que não sabemo-la, Deus não explica nada. Essa razão estaria além de Deus. (…) E é por causa desse problema das relações entre a razão de Deus, necessariamente necessária, e Sua vontade, necessariamente livre, que o Deus lógico e aristotélico será sempre um Deus contraditório.”

Deus é indefinível. Procurar defini-Lo é procurar confiná-Lo nos limites de nossa mente — isto é, matá-Lo. Enquanto procurarmos defini-Lo, aí ergue-se diante de nós — o Nada.”

* * *

All or nothing! And what other meaning can the Shakespearean <To be or not to be> have, or that passage in Coriolanus where it is said of Marcius <He wants nothing of a god but eternity>? (…) Nothing is real that is not eternal.”

Everything passes! Such is the refrain of those who’ve tasted of the fruit of the tree of the knowledge of good and evil.”

Um amigo meu me confessou que, antevendo do auge do vigor físico a aproximação de uma morte violenta, ele se propôs a concentrar sua vida e passar seus poucos dias que ele calculou que ainda teria para escrever um livro. Vaidade das vaidades!

Aí você tem esse <ladrão de energias>, como ele [Nie.] tão obtusamente chamava Cristo que buscou casar niilismo e esforço pela existência, e ele fala sobre coragem. Seu coração anelava o eterno enquanto sua cabeça o convencia do nada, e, desesperado e louco para se defender de si mesmo, ele amaldiçoou aquilo que mais amava. Já que não podia ser Cristo, ele blasfemava contra Cristo. Atacando a si mesmo, ele se desejava sem-fim e sonhava com sua teoria do eterno retorno, uma lamentável falsificação da imortalidade, e, cheio de pena de si mesmo, ele abominava a compaixão. E alguns há que dizem que dele é a filosofia dos homens fortes! Não, não é. Minha saúde e minha força me impelem a me perpetuar [?]. Sua doutrina é a doutrina dos fracotes que aspiram a ser fortes, mas não dos fortes que são fortes [?]. Só os enfermos se entregam à morte final [?] e substituem a espera pela imortalidade pessoal por algum outro desejo [ah, os últimos homens! Unamunos demoram a passar pelo mundo, mas, sim, passam]. No forte o zelo pela perpetuidade [?] supera a dúvida de realizá-la [R.I.P. Unamuno], e sua superabundância de vida [?] inunda o outro lado da morte [??? – tornou-se um peixe capaz de respirar debaixo d’água, superabundantemente?].”

O homem de letras que contar-lhe que despreza a fama é um sonso mentiroso.” “Precisamos que outros acreditem em nossa superioridade para que nela acreditemos nos próprios, e sobre sua crença basear nossa fé em nossa própria persistência, ou pelo menos na persistência de nossa fama.”

Pergunte a qualquer artista sincero o que ele preferiria, que seu trabalho perecesse e sua memória sobrevivesse, ou que seu trabalho sobrevivesse e sua memória perecesse, e você verá o que ele irá dizer-lhe, se ele é mesmo sincero [??].”

<Posteridade é uma acumulação de minorias,> disse Gounod. Ele prefere se prolongar no tempo do que no espaço [outra tolice].”

Erwin Rohde – Psyche (fav.)

Melanchton – Loci Communes (1ª obra protestante)

And I have read in a Protestant theologian, Ernst Troeltsch, that in the conceptual order Protestantism has attained its highest reach in music in which art Bach has given it its mightiest artistic expression. Thus, then, is what Protestantism dissolves into – celestial music!”

Já o catolicismo… “the Christ of Velasquez, that Ch. who is for ever dying, yet never finishes dying, in order that he may give us life.”

No me mueve, Dios, para quererte el cielo que me tienes prometido”

And why be scandalized by the infallibility of a man, of the Pope? What difference does it make wether it be a book that is infallible — the Bible –, or a single man?” “Pius IX, the 1st Pontiff to be proclaimed infallible, declared that he was irreconcilable with the so-called modern civilization.”

t(ra)di(tionalism)

The Trinity was a kind of pact between the monotheism and polytheism, and humanity and divinity sealed a peace in Christ”

Ninguém está mais propenso a acreditar tão pouco quanto aqueles que começaram acreditando demais.”

to say that everything is God, and that when we die we return to God, or, more accurately, continue in Him, avails our longing nothing; for if this indeed be so, then we were in God before we were born, and if when we die we return to where we were before being born, then the human soul, the individual consciousness, is perishable. And since we know very well that God, the personal and conscious God of Christian monotheism, is simply the provider, and above all the guarantor of our immortality, pantheism is said and rightly said, to be merely atheism disguised; and, in my opinion, undisguised. And they were right in calling Spinoza an atheist, for his is the most logical, the most rational, system of pantheism.”

Essa última proposição – le bonheur fait partie de la verité é uma proposição de pura advocacia, mas não de ciência ou de razão pura. (…) – credo quia absurdum, que significa na verdade _credo quia consolans_ — eu acredito porque é algo consolador para mim.”

Os deuses não mais sendo e Cristo não sendo ainda, havia entre Cícero e Marco Aurélio um momento único no qual o homem esteve sozinho. Em nenhum outro lugar eu acho essa grandeza; mas o que torna Lucrécio intolerável é sua física, que ele dá como positiva. Se ele é fraco, é porque não duvidou o bastante; ele desejava explicar, chegar a uma conclusão!” Flaubert

A dúvida metódica de Descartes é uma dúvida cômica, uma dúvida puramente teórica e provisória – quer dizer, a dúvida de um homem que age como se duvidasse sem realmente duvidar.” “essa dúvida cartesiana excogitada num fogão”

Sufro yo a tu costa, Dios no existente, pues si tú existieras existiería yo también de veras” nota 35

Faith, some say, consists in not thinking about it (…) Yes, but infidelity also consists in not thinking about it.”

E no que concerne àquele ditado abjeto e ignóbil: <Se não houvera um Deus, seria necessário inventá-Lo,> não devemos dizer nada. É a expressão do ceticismo sujo daqueles conservadores que vêem a religião meramente como um meio de governo e cujo interesse reside em que na outra vida deva existir um inferno para aqueles que se opõem a suas ambições mundanas nesta vida. Essa frase repugnante e saducéia é digna do cético servidor-do-temporal a quem ela é atribuída.”

E não é em vão [ironicamente] que repetimos ainda uma vez mais as mesmas eternas lamentações que já eram velhas nos tempos de Jó e do Eclesiastes, e até repetimos tudo nas mesmas palavras, só para fazer os devotos do progresso verem que há algo que nunca morre. Quem quer que repita a <Vaidade das Vaidades> do Eclesiastes ou as lamentações de Jó, ainda que sem mudar um <a>, tendo-as experimentado n’alma, executam um trabalho de admoestação. Preciso é repetir sem cessar a ladainha do memento mori.”

hoje, no séc. XX, todos os séculos idos e todos eles vivos, ainda subsistem.”

Pobre rapaz! se ele ao menos usasse sua inteligência para melhores propósitos!…”

E se os pedaços de um tabuleiro de xadrez fossem dotados de consciência, teriam provavelmente poucos problemas em atribuir livre-arbítrio a seus movimentos – ou seja, clamar-se-iam uma racionalidade finalista.”

Is there really anything strange in the fact that the deepest religious feeling has condemned carnal love and exalted virginity?” “A mulher se entrega ao amante porque sente que seu desejo o faz sofrer. Isabel tem compaixão por Lourenço, Julieta por Romeu, Francesca por Paolo. A mulher parece dizer: <Venha, pobre alma, tu não deves sofrer tanto por minha causa!> E portanto seu amor é mais amoroso e puro que o do homem, mais bravo e mais resistente.” Nessun maggior dolore che ricordarsi del tempo felice nella miseria are the words that Dante puts into the mouth of Francesca da Rimini (Inferno, V., 121-123).”

<The bitterest sorrow that man can know is to aspire to do much and to achieve nothing> (_polla phroneoita mêdenos chrateein_) – so Herodotus relates that a Persian said to a Theban at a banquet (book ix., chap. xvi.). And it is true.”

.0 (PONTO ZERO)

A mesma mente que formulou a noção do nada havia necessariamente de pensar e pinçar o conceito de ponto, o enunciado-mor da matemática, “a” ciência niilista. Pois considerando tudo o que há, só o que não pode haver seriam o vazio e o ponto. Na verdade um é o desdobramento lógico do outro. De um ponto (singularidade metafísica) estão excluídos tempo e espaço. Presente, mais conhecido como ponto, ou negação de todas as negações ou zero dos zeros.

Gravidade negativa é negar a verdade… viva, viva, viva!

IRREVERSÍVEL

Ainda cremos que possa haver um retorno, uma reconciliação. Mas a morte do outro encerra essa esperança. Por exemplo: não choro nem fico de luto se meu pai perde uma perna ou envelhece. Muito menos quando envelhece, pois esse é um processo gradual. Mas arrebento em lágrimas se no telefone dizem: o velho acaba de falecer. Infelizmente forte ou fraco ninguém está imune.

Zeus, Júpiter, estava em processo de ser convertido em um deus único, assim como Jahwé originalmente um deus entre tantos outros, veio a se converter em deus único, primeiro o deus do povo de Israel, depois o deus da humanidade, e finalmente o deus de todo o universo.”

O Deus lógico, racional, o ens summum, o primum movens, o Ser Supremo da filosofia teológica, o Deus que é atingido pelos três famosos caminhos da negação, eminência e causalidade, _viae negationis, eminentiae, causalitatis_, não é nada senão uma idéia de Deus, uma coisa morta. As provas de sua existência são, no fundo, meramente uma vã tentativa para determinar sua essência; porque como Vinet observou tão bem, a existência é deduzida da essência; e dizer que Deus existe, sem dizer o que é Deus e como ele é, é o equivalente a não dizer absolutamente nada.”

Laplace is said to have stated that he had not found the hypothesis of God necessary in order to construct his scheme of the origin of the Universe, and it is very true. In no way whatever does the idea of God help us to understand better the existence, the essence and the finality of the Universe. That there is a Supreme Being, infinite, absolute and eternal, whose existence is unknown to us, and who has created the Universe, is not more conceivable than that the material basis of the Universe itself, its matter, is eternal and infinite and absolute.” “For to say that the world is as it is and not otherwise because God made it so, while at the same time we do not know for what reason He made it so, is to say nothing. And if we know for what reason God made it so, then God is superfluous and the reasons itself suffices.”

Hoje estou alegre como nunca. Dia 6/10/15 foi um dia perfeito. Para o passado, para o presente, para o futuro. Super-energizado, tranquilo, sortudo, posudo e sereno. Ontem vi batalhas contra Piccolo Daimao na tela grande em Dragon Ball, e um tanto de pornografia. O universo se refez na luta laboral de Goku, a Tabatha veio trabalhar conosco e eu corri feito um pápa-léguas. Choveu e eu olhei atento pela janela do ônibus. Ah, ufa, já não estou mais gripado. Nesses dias, escassamente, é que desejamos ser imortais. O machucado no meu joanete por causa da minha chinela nem incomodou. Os maus presságios futebolísticos, tampouco. Dane-se a religião denominada Corinthianismo! A Brenda poderia até desligar o whatsapp na minha cara. Hoje, excepcionalmente, eu sou um fumante confiante.

Assinado: Zezé diCdoce

Those who say that they believe in God and yet neither love nor fear Him, do not in fact believe in Him but in those who have taught them that God exists, and these in their turn often enough do not believe in Him either.”

God wills that the heart should have rest, but not the head, reversing the order of the physical life in which the head sleeps and rests at times while the heart wakes and works unceasingly.”

Entre a poesia e a religião a sabedoria de viver encena sua comédia. Todo indivíduo que não vive quer poética quer religiosamente é um tolo” Kierkegaard

From the subterranean ore [praying] of memory we extract the jewelled visions of our future (…) And humanity is like a young girl full of longings” “there is no kinder wish than that when the winter of life shall come it may find the sweet dreams of its spring into memories sweeter still”

CRUCIFICADO À MEIA-NOITE

in Christ human race sublimated its hunger for eternity” eternamente?

sublimação: sempre temporária; sempre?

temporariamente eterno enquanto dure depois que acabe e permaneça como cicatriz até sarar de nascença

muito infantil para compreender coisas de adulto

muito adulto para compreender criancices

mas, engraçado, só o adolescente não se entende!

A cidade de pedra branca onde tudo transcorre tão bem é Roma!

os meios justificam a agonia tenebrosa

ressubluminados pelo sistema!

Just as truth is the goal of rational knowledge, so beauty is the goal of hope, which is perhaps in its essence irrational.” “Nothing is lost, nothing wholly passes away, for in some way or another everything is perpetuated” Desde que o Sol circunda a terra ou a Terra circunda o sol, voltamos a Ele, rodamos felizes no anel e você sabe mais o quê!

Every impression that reached me remains stored up in my brain even though it may be so deep or so weak that it is buried in the dephts of my subconsciousness; but from these depths it animates my life” quando você é leitor de alguém mesmo contra sua vontade

beauty springs from compassion and is simply the temporal consolation that compassion seeks. A tragic consolation!” estou sonolento

Hope in action is charity, and beauty in action is goodness.”

Whosoever knows not the Son will never know the Father, and the Father is only known through the Son (…) the Son of Man”

What is Fate, what is Fatality, but the brotherhood of love and suffering?”

Have you never felt the horrible terror of feeling yourself incapable of suffering and of tears?”

And the reader will no doubt think that this idea of suffering can have only a metaphorical value when applied to God, similar to that which is supposed to attach to those passages in the Old Testament which describe the human passions of the God of Israel.”

<Brother Wolf> St. Francis of Assisi called the poor wolf that feels a painful hunger for the sheep, and feels, too, perhaps, the pain of having to devour them”

The face can only see itself when portrayed in the mirror, but in order to see itself it must remain the prisoner of the mirror in which it sees itself, and the image which it sees therein is as the mirror distorts it; and if the mirror breaks, the image is broken; and if the mirror is blurred, the image is blurred.”

pelo espelho somos fascinados na esperança de poder atravessá-lo em pêlo.

A origem do mal, como muitos já descobriram no passado, não é senão o que é chamado pelo outro nome <a inércia da matéria>, e, ao ser aplicada às coisas do espírito, <a preguiça>.”

nuca em pêlo

pêlo em ovo

lá de baixo

no homem sempre tem

o difícil é não achar

a chave para o sofrimento

e a preocupação

está na cera quente

cera ou não-cera eis a

questão

eis o quentão

a suprema preguiça é a de não aspirar loucamente à imortalidade.”

ponta-cabeça: “And many of those who seem to be the greatest egoists, trampling everything under their feet in their zeal to bring their work to a successful issue, are in reality men whose souls are aflame and overflowing with charity, for they subject and subordinate their petty personality to the sociality that has a mission to accomplish.”

volição rubro-negra

de tudo embarcar

e abarcar

e açambarcar

a·po·ca·tás·ta·se

substantivo feminino

[Teologia] Doutrina herética segundo a qual, no fim dos tempos, serão admitidas ao Paraíso todas as almas, inclusive a do Diabo.

in Dicionário Priberam da Língua Portuguesa

[consultado em 16-11-2015]

he, the Roman, describes the Jews as a people dominated by superstition and hostile to religion, _gens superstitioni obnoxia, religionibus adversa_”

<He who possesses science and art, has religion; he who possesses neither science nor art, let him get religion,> said Goethe in one of his frequent accesses of paganism. And yet in spite of what he said, he himself, Goethe…?”

Behold, we have forsaken all and followed thee; what shall we have therefore?” Pedro

o Universo é mulher. E assim foi na Alemanha, na França, na Provença, na Espanha, na Itália, e no princípio da idade moderna.” Francesco de Sanctis – Storia della Letteratura italiana

o que foi a Cavalaria senão um híbrido entre paganismo e Cristianismo, cujo Livro seria talvez a lenda de Tristão e Isolda?”

A Europa afluiu para a Universidade de Bolonha em busca de aprendizado. A Cavalaria foi sucedida pelo Platonismo. (…) Mas a razão foi realmente para salvar a vida, o que os homens já buscaram salvar em seus cultos da mulher.”

doctrines such as spiritualism, metempsychosis, the transmigration of the souls from star to star, and the like; doctrines which as often as they are pronounced to be defeated and dead, are found to have come to life again, clothed in some more or less new form. And it is merely supine to be content to ignore them and not to seek to discover their permanent and living essence.”

<Calypso was inconsolable at the departure of Ulysses; in her sorrow she was dismayed at being immortal,> said the gentle, the mystical Fénelon at the beginning of his _Télémaque_. Was it not a kind of doom that the ancient gods, no less than the demons, were subject to—the deprivation of the power to commit suicide?”

– Eu não posso me matar, não está escrito!

– Por quê?!

– Porque eu sou DEUS!

though the other life may exclude space, it cannot exclude time, as Cournot observes”

Swedenborg remarked that the angels change, because angels, like men, love themselves, and he who loves himself experiences changes of state”

He who sees God shall die, say the Scriptures (Judg. 13:22); and may it not be that the eternal vision of God is an eternal death?”

MADRUGADA PÓ DE ESTRELAS

Todos os meus dias são completos, e de alguma forma eu sou a vida de alguém sedento pela Imortalidade que pediu ao gênio da Lâmpada essa existência contínua, perfeita, acabada, múltipla, total, infinita mesmo: cada dia é uma existência, do início ao fim. Eu nasço, cresço, reproduzindo-me ou não, e morro.

Quem na idade de oitenta se lembra da criança que era aos oito, por mais consciente que seja da cadeia inquebrantável que une a ambas?”

Herculísifo

Novamente o mal-entendido circula entre as línguas dos vários tempos e lugares (P. 8456-8457): “Sêneca, o Espanhol, a isso deu expressão no seu Consolatio ad Marciam (xxvi.); o que ele desejava era viver essa vida de novo: ista moliri. E o que pedia (19:25-7) era para ver Deus em carne, não em espírito. E o quê, senão isso, é o significado daquela cômica concepção do eterno retorno que saiu da trágica alma do pobre Nietzsche, faminta por imortalidade concreta e temporal?”

A MINHA grande pergunta seria: quem não sabe o que está escrevendo, deveria ainda assim continuar escrevendo? Sempre é possível calar, bloquear!

The majority of suiciders would not take their lives if they had the assurance that they would never die on this Earth. The self-slayer kills himself because he will not wait for death.”

SUICÍDIO SE JOGANDO DA JANELA (2009)

No parapeito da janela, de costas: o <em vão> clamava… Mas o que seria uma Jade Barbosa, um Michael Schumacher, uma Menina de Ouro presos eternamente em seu estado impotente? Pior do que o suplício eterno da alma de todos os Livros Sagrados. Ou então: suprema consolação: já que eu vou morrer mesmo… por que aqui e agora? O que estarei perdendo, se o futuro for melhor? Se for pior?!… Sei eu – pior do que isto aqui?? Com a coluna quebrada, voluntariamente, com opróbrio máximo? Certamente que não! Fé… na minha melhora, ainda que pouca e relutante.

Vamos viver amanhã, e depois concluiremos se vale(ria) a pena se suicidar hoje.

Já valeu? Não que eu saiba.

Então estamos no caminho certo.

Um suicídio INCONSCIENTE. Portanto, algo inexistente.

The rationalist beatitude did not ever satisfy or deceive even a Spinoza.”

in that case the Universe would be infinite, and in reality we are unable to conceive a Universe that is both eternal and limited such as that which served as the basis of Nietzsche’s theory of eternal recurrence.” “But as far as our own world is concerned, its gradual death appears to be proved. (…) May it be that consciousness and its extended support are two powers in contraposition, the one growing at the expense of the other?”

Leopardi, that Christian atheist” “A Natureza nos dá a vida como uma mãe, mas nos ama como uma madrasta.”

Is the sadness of the field in the fields themselves or in us who look upon them?” Elucubrações dementes e mambembes do nosso amiguinho Una…

what is an infinite consciousness? Since consciousness supposes limitation, or rather since consciousness is consciousness of limitation, of distinction, does it not thereby exclude infinitude?”

eternal rope hurting our hands

May it not be that in the end all shall be saved, including Cain and Judas and Satan himself, as Origen’s development of the Pauline apocatastasis led him to hope?”

eternal punishment is a meaningless phrase.”

hell has been conceived as a sort of police institution, necessary in order to put fear into the world. And the worst of it is that it no longer intimidates, and therefore will have to be shut up.”

Franklin, who believed in another life, asserted that he was willing to live this life over again, the life that he had actually lived, <from its beginning to the end>; while Leopardi, who did not believe in another life, asserted that nobody would consent to live his life over again.”

What cruelty is there in denying to a man that which he did not or could not desire?”

a man mean mad

that the Christian, mystical, inward longing ever since St. Paul, has been to give human finality, or divine finality, to the Universe, to save human consciousness, and to save it by converting all humanity into a person. This longing is expressed in the anacefaleosis, the gathering together of all things, all things in earth and in heaven, the visible and the invisible, in Christ, and also in the apocatastasis, the return of all things to God, to consciousness, in order that God may be all in all. And does not God’s being all in all mean that all things shall acquire consciousness and that in this consciousness everything that has happened will come to life again, and that everything that has existed in time will be eternalized?”

P. 8488: Nice <agnostic> poetry: “And the soul, my soul at least, longs for something else, not absorption, not quietude, not peace, not appeasement, it longs ever to approach and never to arrive, it longs for a never-ending longing, for an eternal hope which is eternally renewed but never wholly fulfilled.”

Do not write upon the gate of heaven that sentence which Dante placed over the threshold of hell, _Lasciate ogni speranza!_ Do not destroy time! Our life is a hope which is continually converting itself into memory” “An eternal purgatory, then, rather than a heaven of glory”

Is there perhaps any greater joy than that of remembering misery in time of felicity? Does not the prison haunt the freed prisoner?”

Christianity, the only religion which we Euro[PEONS] of the 20th century are really capable of feeling, is, as Kierkegaard said, a desperate sortie (Afsluttende uvidenskabelig Efterskrift, ii., i., cap. i.), a sortie which can be successful only by means of the martyrdom of faith, which is, according to this same tragic thinker, the crucifixion of reason”

vamos [es]capar os hábeis!

Castrate Alves

treat all veins

if it be that nothingness is the fate that awaits us we must not so act that it shall be a just fate.” Senancour – Obermann

Ele está na base daquele vale buscando o conflito interior!”

ansieDIEde, a doença do século. Morrer de esperar morrer sem ter o que fazer… dadieísmo

The man who does not really know why he acts as he does and not otherwise, feels the necessity of explaining to himself the motive of his action and so he forges a motive.”

heart composed with earth

earthly heartly in heaven

chantilly

bow splendidly

it is not faith that creates martyrs but martyrs who create faith.”

Act so that in your own judgement and in the judgement of others you may merit eternity, act so that you may become irreplaceable, act so that you may not merit death. Or perhaps thus: Act as if you were to die to-morrow, but to die in order to survive and be eternalized. The end of morality is to give personal, human finality to the Universe; to discover the finality that belongs to it—if indeed it has any finality—and to discover it by acting.”

All that has achieved existence deserves to be destroyed”

Denn alles was Ensteht ist wert doss es zugrunde geht”

— Mefistófeles

Mephistopheles asserts that everything that exists deserves to be destroyed, annihilated, but not that everything will be destroyed or annihilated”

Indeed, it is scarcely possible to form a clear idea as to what pessimism really is.”

The despair which finds a voice is a social mood”

The real despair writes no books”

Wir sind nicht auf der Welt, um glücklich zu sein, sondern um unsere Schuldigkeit zu tun” “Não estamos no mundo para sermos felizes, mas para cumprirmos nossas obrigações”

The intellectual world is divided into two classes—dilettanti on the one hand, and pedants on the other.” Veja abaixo a retomada do assunto.

Our greatest endeavor must be to make ourselves irreplaceable” Unamuno passou tanto tempo ocupado criticando o Eterno Retorno que não percebeu que compactuava em tudo com ele. “And to act in such a way as to make our annihilation an injustice, in such a way as to make our brothers, our sons, and our brothers’ sons, and their sons’ sons, feel that we ought not to have died, is something that is within the reach of all.”

Ah, ela estava sofrendo muito. Tinha que ter morrido mesmo, foi um conforto para ela!” The Ant

he, because he was sinless, did not deserve to have died” Não sou um samba, mas vim só para deixar saudade…

TÍTULO DE LIVRO?

Enclísico, o último dos filósofos.

If we could but enter into the cloister and examine the religious vocation of those whom the self-interest of their parents had forced as children into a novice’s cell and who had suddenly awakened to the life of the world—if indeed they ever do awake!—or of those whom their own self-delusions had led into it!”

just as the Apostle exclaimed, <I am a Roman citizen!> each one of us, even the atheist, might exclaim <I am a Christian!>” “this demands the civilizing of Christianity, which was Luther’s task, although he himself eventually became the founder of a Church.”

This question of the proper vocation is possibly the gravest and most deep-seated of social problems, that which is at the root of all the others. That which is known par excellence as the social question is perhaps not so much a problem of the distribution of wealth, of the products of labour, as a problem of the distribution of avocations, of the modes of production.”

TESTE VOCACIONAL PARA A VIDA – E SE OSCAR NIEMEYER O FIZESSE AOS 101 ANOS E REPROVASSE?

the workman Works with the consciousness, not of the uselessness merely, but of the social perversity, of his work, manufacturing the poison that will kill him” e eu nem sou farmacêutico!

THE BALDE

the ball of life is bad and bald

debalde

Fragmentos de uma metalinguagem (CAPES 7-1-2016 12:09): “And do you not know cases in which a man, justifying his action on the ground that the professional organism to which he belongs and in which he works is badly organized and does not function as it ought, will evade the strict performance of his duty on the pretext that he is thereby fulfilling a higher duty?” mas eu poderia estar almoçando, e estou aqui me sacrificando pelos meus entes queridos!

There is nothing worse than a loaded pistol which nobody uses left lying in some corner of the house; a child finds it, begins to play with it, and kills its own father.”

arranging the bed for the sake of arranging it – mother’s philosophy

getting milk for the sake of getting it

without a single crisis

when he is <dead to them,> not merely <dead>” venceu na vida

he (s)ought to live

meu barbeiro morreu” “meu escritor de cabeceira morreu” Pelé nunca deveria morrer etc.

Often the employer finds it almost impossible to dismiss an inefficient workman on account of his inefficiency, for his fellow-workers take his part. Their work, moreover, is often perfunctory [A Mosca Perfunctória & Outras Estórias], performed merely as a pretext for receiving a wage” pagar o santo e oco pedágio de cada dia… o tempedágio – vamos despertar hoje porque a nota técnica não irá se fazer sozinha! Ou daqui a pouco… irá!

There is scarcely a single servant of the State who feels the religious bearing of his official and public duties.”

And how, in fact, would man have passed his time in Paradise if he had had no work to do in keeping it in order?”

QUANDO UNAMUNO VAI LONGE DEMAIS

there is much more humanity in war than in peace. (…) War is the school of fraternity and the bond of love; it is war that has brought peoples into touch with one another” “Human love knows no purer embrace, or one more fruitful in its consequences, than that between victor and vanquished on the battlefield. And even the purified hate that springs from war is fruitful. War is, in its strictest sense, the sanctification of homicide; Cain is redeemed as a leader of armies. And if Cain had not killed his brother Abel, perhaps he would have died by the hand of Abel.” #PAZ “God revealed Himself above all in war; He began by being the God of battles” Tudo começa com Ares. “the State, the child of war.” “It was slavery that enabled Plato to speculate upon the ideal republic, and it was war that brought slavery about. Not without reason was Athena the goddess of war and of wisdom. But is there any need to repeat once again these obvious truths, which, though they have continually been forgotten, are continually rediscovered?

Rometa et Julieu

this repellent ethic of anarchic individualism: each one for himself.” Cada Robinson Crusoé na sua ilha.

true charity is a kind of invasion”

Whosoever loves thee dearly will make thee weep” Autor desconhecido

O amor que não mortifica não merece um nome tão divino” Tomé de Jesus

O fogo só queima porque a carne é combustível.

A cura para o sofrimento é sofrer mais. (…) Não fume ópio, mas ponha sal e vinagre na ferida da alma, porque quando você dorme e não mais sofre, você não mais é.” So Nietzschean! “Então, não feche os olhos para a agonizante Esfinge, mas olhe-a na cara e deixe-a agarrá-lo com a boca e mastigá-lo com suas centenas de milhares de dentes venenosos e engoli-lo. E quando ela o tiver engolido, você vai conhecer a doçura do gosto do sofrimento.” Not so…

As chorumelas do anti-nietzschiano nietzschiano: “Há o que pensar no fato de que a ética cristã já foi chamada uma ética de escravos. Por quem? Por anarquistas!”

Milton, o grande lutador, o grande puritano perturbador da paz espiritual, o trovador de Satã” “They also serve who only stand and wait.”

O egotismo é o único remédio verdadeiro para o egoísmo, a avarícia espiritual, o vício de se preservar e reservar e não se esforçar para perenizar se dando e se doando.”

Dominicanos x quietistas “pietism may be described as the irruption, or rather the persistence, of Catholic mysticism in the heart of Protestant rationalism.”

Cross his arms” em Inglês tem duplo sentido? Talvez três, quatro (revólveres).

<Esse mundo e o próximo são como duas esposas de um só marido—se ele agradar uma estará enciumando a outra>, disse um pensador árabe [tinha que ser!]”

If I work without ceasing to the end, Nature is obliged (_so ist die Natur verpflichtet_) to provide me with another form of existence, since my actual spirit can bear no more.” Goethe

May not the contemplative, medieval, monastic ideal be esthetical, and not religious nor even ethical?”

a Companhia de Jesus, uma milícia com o mundo como seu campo de operações”

É curioso que monges e anarquistas devam estar em inimizade uns com os outros, quando fundamentalmente eles compartilham a mesma ética e estão aparentados por estreitos nós de companheirismo.”

Kantism is Protestant, and we Spaniards are fundamentally Catholic.”

The people abhors comedy. When Pilate—the type of the refined gentleman, the superior person, the esthete, the rationalist if you like—proposes to give the people comedy and mockingly presents Christ to them, saying, <Behold the man!> the people mutinies and shouts <Crucify him! Crucify him!> (…) And that which Dante, the great Catholic, called the Divine Comedy, is the most tragical tragedy that has ever been written.”

Participem do homem

And there is one figure, a comically tragic figure, a figure in which is revealed all that is profoundly tragic in the human comedy, the figure of Our Lord Don Quixote, the Spanish Christ”

Uma voz clamando no deserto!”—autodefinição de Isaías, 40:3.

UNAMUNO & SALAMANCA [curiosa sintonia profissional]

E, portanto, eu clamo com a voz de alguém que clama no deserto, e eu emito meu grito desta Universidade de Salamanca, uma Universidade que arrogantemente se estilizou <omnium scientiarum princeps> [“a melhor no ensino da ciência”, lema, até hoje, da instituição], a qual Carlyle chamou de baluarte da ignorância e a qual um letrado francês batizou recentemente de Universidade fantasma; eu grito alto desde essa Espanha—<a terra dos sonhos que se tornam realidades, a muralha da Europa, o lar do ideal cavalheiresco,> para citar uma carta que o poeta americano Archer M. Huntington me enviou outro dia—desde essa Espanha que foi a cabeça e a testa da Contra-Reforma no século XVI. E eles a recompensam muito bem por isso!”

And the famous maladie du siècle, which announced itself in Rousseau and was exhibited more plainly in Sénancour’s Obermann than in any other character, neither was nor is anything else but the loss of faith in the immortality of the soul, in the human finality of the Universe.”

immortality in mortality

And in Marlowe’s [primeiro autor a reintroduzir o mito na Europa moderna] Faust there is a scene that is worth the whole of the second part of the Faust of Goethe.”

all is dross [refugo; rebotalho] that is not Helen [personificação da Cultura, para Unamuno].”

Give me my soul again!–(…) For the primitive Faust has no ingenuous Margaret to save him. This idea of his salvation was the invention of Goethe”

invãção, a vã invenção; em vista da invasão.

devastação das flores devagarinho chegando e brotando

This Faust has studied Philosophy, Jurisprudence, Medicine, and even Theology, only to find that we can know nothing” “Mephistopheles, ever willing evil, ever achieves good in its own despite.” “Margaret, child of the simple-hearted people” “redeemed” “and everything ends among mystical choruses with the discovery of the eternal feminine. Poor Euphorion!”

And this Helen is the spouse of the fair Menelaus, the Helen whom Paris bore away, who was the cause of the war of Troy, and of whom the ancient Trojans said that no one should be incensed because men fought for a woman who bore so terrible a likeness to the immortal gods.” “For Helen with her kisses takes away our soul.” Um homem sem mulher é Eterno. Eu sou mortal.

Europe! This idea of Europe, primarily and immediately of geographical significance, has been converted for us by some magical process into a kind of metaphysical category.” “All this is due to the Renaissance and the Reformation, and to what was the offspring of these two, the Revolution, and to them we owe also a new Inquisition, that of science or culture, which turns against those who refuse to submit to its orthodoxy the weapons of ridicule and contempt.”

o moinho maldito não se mexe, meus miolos na testa sim.

Dentre o povo espanhol existe uma resposta singular para a costumária interrogação, <Como vai você?> e ela é <Vivendo.>” “Entre nós espanhóis outra frase ganhou rapidamente uso corrente, a expressão < É uma questão de (deixar) passar o tempo,> ou <matar o tempo.>” “pulamos da arte para a religião”

(INS)PIRADO

o tempo mata e morre

a qualquer tempo

o tempo todo

inter mi tente ser outra coisa que

não.

isso.

aqui.

A imensurável beleza da vida é uma coisa muito interessante sobre o que se escrever”

Para eles sua ciência, com a qual poderemos lucrar; para nós, nosso próprio trabalho.”

Foi ao se fazer ridículo que Dom Quixote atingiu sua imortalidade.” rindo do meu ânus espanhol

hoje, quando uma parcela dos desprivilegiados de massa cinzenta diz que nunca tivemos ciência, arte, filosofia, Renascença (disso tivemos talvez demasiado), nem nada, esses mesmos críticos sendo uns ignorantes de nossa real história, uma história que ainda está para ser escrita, a primeira tarefa sendo desfazer a teia de caluniação e revolta tecida ao redor dela.”

a Itália testemunhou uma união desnaturada e nefária entre Cristandade e Paganismo, isto é, entre imortalismo e mortalismo, uma união com a qual mesmo alguns dos Papas consentiram em suas almas”

Sempre haverá cross-overs existenciais… e pureza de estilo nisso

SS de sobrevivência secular

o ponto zero da vivissitura

Tudo está errado em Tessalônica

teça uma resposta finalmente

não-faraônica

Um livro escrito nas três primeiras décadas do séc. XX não pode estar livre do vírus chamado Nacionalismo: “Deixemos de lado os oito séculos em que a Espanha guerreou contra os Mouros, durante os quais defendeu a Europa do Maometismo, seu trabalho de unificação interna, sua descoberta da América e das Índias—porque foi a conquista de Espanha e Portugal, e não de Colombo e Vasco da Gama—deixemos tudo isso de parte, e mais que isso, a um lado, e não é pouca coisa.”

e no fim de tudo, a raça humana vai sucumbir exausta aos pés de uma pilha de bibliotecas, museus, máquinas, laboratórios …”

A fúria do Fascismo já brilha em seus olhos, em seu perfume de palavras, em sua peninha… Tão pequena, ah, ele não tem pena!…

Quase todos nós espanhóis recaímos no modo ridículo da literatura, alguns mais outros menos.” Quixotesco e bom, aparentemente!

Mama, eu vou conquistar a África!

O Dom Quixote como o Ramo de Ouro de toda uma etnia…

a segunda metade do século XIX, um período afilosófico, positivista, tecnicista, devotado à história pura e às ciências naturais, um período essencialmente materialista e pessimista.”

Mas é possível filosofar [não em Alemão mas] em álgebra aplicada ou mesmo em Esperanto?”

All philosophy is, therefore, at bottom philology.” É, faz sentido (o filólogo mais precoce foi também o maior filósofo). Já li coisas mais extremadas neste grande livro-ensaio…

History is not mathematics, neither is philosophy. And how many philosophical ideas are not strictly owing to something akin to rhyme, to the necessity of rightly placing a consonant! In Kant himself there is a great deal of this, of esthetic symmetry”

and race, the blood of the spirit, is language” Eu sou doador universal

Love does not discover that it is love until it speaks, until it says, I love thee!” Verdade, sempre verdade. Ah, os poetas! Ah, nós, ah, eu… Nunca o “eles” nem o “vós”… O perigo de verbalizar TUDO. Eu tenho o emprego dos sonhos.

The real and concrete truth is: homo sum, ergo cogito.”

At bottom, philosophy abhors Christianity, and well did the gentle Marcus Aurelius prove it.” At bottom, all things could be all things, you see…

And the comic, the irrational tragedy is the tragedy of suffering caused by ridicule and contempt.” “The greatest height of heroism to which an individual, like a people, can attain is to know how to face ridicule; better still, to know how to make oneself ridiculous and not to shrink [encolher] from the ridicule.”

we twin-brothers of the Atlantic seaboard have always been distinguished by a certain pedantry of feeling”

The religious is the transcendental economic or hedonic. (…) And with an insight that amounts to genius our Jesuits speak of the grand business of our salvation.”

the only reactionaries are those who find themselves at home in the present. Every supposed restoration of the past is a creation of the future, and if the past which it is sought to restore is a dream, something imperfectly known, so much the better. (…) he who marches is getting there, even though he march walking backwards.”

St. Teresa is worth any institutions, any Critique of Pure Reason.”

How is it that among the words that English has borrowed from our language, such as siesta, camarilla, guerrilla, there is to be found this word desperdo?”

Spero quia absurdum, it ought to have been said, rather than credo.”

He fought for Dulcinea, and he won her, for he lives.”

Peace of mind, thanks to the providence of God, is no longer possible.”

In this world a man of culture is either a dilettante or a pedant: you have to take your choice.” op. cit.

A filosofia de Bergson foi chamada de uma filosofia semi-mundana.” “E ele afunda no desespero do século crítico cujas duas grandes vítimas foram Nietzsche e Tolstoi.”

Dom Quixote me lembra Carlos Gomes. Nada de Kafka!

To cry aloud, to cry aloud in the wilderness. (…) And may God deny you peace, but give you glory!

SALAMANCA, In the year of grace 1912.” Hmmm… Dimitri.

DIÁRIO DE UM SEDUTOR

A sua vida era demasiado intelectual para que ele pudesse ser um sedutor, no sentido vulgar do termo, embora por vezes se revestisse de um corpo parastático [pilastras das quinas dos templos; de caráter ornamental] e fosse então, todo ele, sensualidade pura.”

Para ele, os indivíduo nunca foram senão estímulos, e lançava-os para longe de si do mesmo modo que as árvores deixam tombar as folhas – ele rejuvenescia, enquanto morria a folhagem.”

É revoltante que um homem indique mal a estrada a um viajante que ignora o caminho a percorrer, e o abandone em seguida, sozinho no engano. Mas não será mais revoltante ainda levar alguém a perder-se em si próprio?”

Nada consigo imaginar de mais penoso que um intrigante cujo fio de intrigas se quebra, e volta então, contra si próprio, toda a sua sagacidade, porque nesse momento a sua consciência acorda e logo ele tenta libertar-se das confusas malhas em que se enredou.”

apenas se é tímido na medida em que se é visto, mas só se é visto na medida em que se vê”

Já admirei o pequenino pé, como sou naturalista, aprendi com Cuvier a tirar daí as mais seguras conclusões. (…) Já reparei que as jovens com pés pequenos sabem geralmente manter melhor o equilíbrio que aquelas cujos pés são maiores, largos como os do andarilho. Quem o poderia pensar?”

ah, sim! quando se tem 17 anos, quando, nessa idade feliz, se sai a fazer compras, quando se encontra um indizível prazer em cada um dos objetos, grandes ou pequenos, que a mão encontra, nessa idade o esquecimento é fácil.”

Temos 16 anos, já lemos muito, muitos romances entenda-se”

Quem poderá penetrar os desígnios do homem, mesmo quando ele vai simplesmente a uma Exposição?”

Em geral, os apaixonados consideram um encontro como o mais belo dos instantes. Contudo, esta opinião comporta muitas ilusões. Fui testemunha de várias entrevistas em que, embora a rapariga fosse encantadora e o mancebo belo, a impressão de conjunto era quase repulsiva.”

Sinto-me por vezes vexado ao ver um homem em semelhante circunstância, de tal modo perturbado que, por puro amor, é tomado de delirium tremens.”

Melhor será, sem dúvida, abordá-la, agora que, pela 5ª vez, ela passa à minha frente.”

Não ficareis aqui mais de uma hora, creio; dentro de duas horas saberei quem sois, pois para que outro fim julgais que a polícia mantém fichas de recenseamento?

Refrear-se é uma condição capital em qualquer prazer.”

quanto mais uma pessoa se esconde, tanto mais se torna desagradável ser surpreendida.”

Espalhava-se sobre ela uma melancolia, semelhante ao arrulhar do pombo, um profundo desejo sem objeto.”

Neste sentido, uma jovem não se desenvolve como um rapaz, ela não cresce, nasce. Um rapaz começa imediatamente a desenvolver-se, o que demora muito tempo; uma donzela nasce durante muito tempo e nasce mulher feita, mas o instante desse nascimento chega tarde. Não foi apenas Minerva que brotou, acabada e perfeita, do cérebro de Júpiter; não foi apenas Vênus que, em todo o seu encanto, saiu das ondas do mar; toda donzela, cuja feminilidade não foi ainda corrompida por aquilo a que se chama desenvolvimento, é também assim.”

É difícil dizer o que é mais belo, fácil dizer o que é mais interessante.”

Quanto mais a olho mais me convenço de que ela é uma figura isolada. Eis o que um homem não deve ser, nem mesmo quando mancebo”

Um livro para ler em goladas curtas e ficar gozando…

Muito diferente é tudo aquilo a que, impropriamente, se chama também coquetismo e que provém da própria natureza; por exemplo o pudor feminino, sempre o mais belo dos coquetismos.”

Muitas vezes perguntei a mim próprio por que não haverá nada mais funesto para uma rapariga que conviver muito com outras raparigas.”

O destino mais profundo da mulher é ser companheira do homem, mas o convívio com o seu próprio sexo facilmente provocará a este respeito uma reflexão que faz dela uma dama de companhia em vez de uma companheira.”

através da música, se encontra sempre um cômodo meio de comunicação com uma jovem, desde que, como é óbvio, não se tenha a imprudência de tomar atitudes de entendido.”

mas, ao fim e ao cabo, que podem os romances ensinar-nos acerca do amor? Apenas mentiras que ajudam a passar o tempo.”

não pertence à classe das virgens teoricamente experientes, para as quais, muito antes do tempo, é tão geläufig [comum] imaginarem-se nos braços de um marido.”

É muito difícil fazer uso do embaraço, mas pode-se ganhar muito com ele.”

As raparigas falam geralmente com muito desdém dos homens embaraçados mas, secretamente, gostam bastante deles. Um toque de embaraço lisonjeia a vaidade de uma jovem, fá-la sentir a sua superioridade, é como um brinde que se lhe concede.”

O embaraço priva os homens do seu caráter masculino, e é por isso que serve relativamente bem para equilibrar os sexos, e, por conseqüência, as mulheres sentem-se humilhadas ao compreenderem que se tratava apenas de um disfarce, coram de si próprias, e compreendem então muito bem que, de certo modo, ultrapassaram os seus limites; é como quando continuam, durante muito tempo, a tratar um rapaz como se ele fosse ainda uma criança.”

Na verdade as minhas relações com ela não se assemelham a coisa alguma; são de natureza espiritual, o que naturalmente é, para uma jovem, coisa alguma.”

Que força rejuvenescedora a de uma rapariga; nem a frescura do ar matinal ou a maresia, nem o sopro do vento, nem o perfume do vinho ou o seu sabor – nada, em todo o mundo, possui uma tal força rejuvenescente.”

Outros serão virtuosos durante o dia e pecadores à noite; eu sou pura dissimulação de dia, e à noite, apenas desejos. Ah! se ela pudesse penetrar na minha alma – se!”

A tia vê o relâmpago mas nada ouve, Cordélia ouve a voz mas nada vê.”

Sim, não se pode negar que é uma forma infeliz de passar a vida, passar com o futuro cunhado de braço dado. Para uma jovem isto representa pouco mais ou menos o mesmo que significa para um homem o lugar de ajudante de escritório… Mas, pelo menos, o ajudante de escritório pode avançar”

Psicoligo os pontos

Minhoca na cabeça dos outros é refresco.

Dia ensolarado não tem cheiro.

Primavera – a estação + maligna

só se está apaixonado uma vez, não é assim? Mas o deus do amor é cego e, sendo-se suficientemente astuto, é possível enganá-lo.”

pode-se estar apaixonado de muitas ao mesmo tempo; porque as amamos de diferentes maneiras.”

É como se fosse meu irmão, meu filho e, no entanto, é um amigo, um jovem da minha idade, é um rival.”

Seduzir uma jovem significa para a maior parte das pessoas: seduzir uma jovem, e está tudo dito; e, no entanto, toda uma linguagem se oculta neste pensamento.”

O meu riso e a excentricidade neutralizam qualquer manifestação erótica. Ela é bastante livre comigo e, quanto à reserva, é mais intelectual que feminina.”

tem por mim um interesse no sentido puramente grego.”

Não me vou tornando, como Jeová, cada vez mais visível graças à voz, mas sim cada vez menos, pois quanto mais falo mais me elevo.”

Há várias espécies de rubor feminino. Há a vermelhidão grosseira, cor de tijolo. Desta se servem, com grande freqüência, os autores de romances quando fazem corar as suas heroínas über und über. E depois há o rubor delicado; este é a aurora matinal do espírito que, numa jovem, adquire inapreciável valor. A vermelhidão furtiva, resultante de uma idéia feliz, é bela no homem, mais bela ainda no adolescente, encantadora na mulher. É o clarão de tempestade, o relâmpago do calor do espírito. É o mais belo no adolescente, encantador na donzela porque se mostra na sua virgindade, e por isso tem também o pudor da surpresa. Quanto mais se envelhece, tanto mais desaparece tal rubor.”

apontei-lhe que um meio muito útil para estreitar relações com uma jovem consiste em emprestar-lhe livros.”

Posso dar a Eduardo qualquer livro que me agrade, dado que ele nada entende de literatura.”

Os olhos cerram-se e é à noite; mas nela é dia claro. É necessário que Eduardo desapareça. Chegou já aos últimos limites. temo a cada instante que lhe vá fazer uma declaração de amor.”

As minhas relações com Cordélia começam a tomar um aspecto dramático. Aconteça o que acontecer, não poderei manter-me durante muito tempo como simples expectador, sob pena de deixar escapar-se o instante decisivo.”

Riu-se-me na cara. Mas a paciência é uma preciosa virtude e o último a rir é quem ri melhor.”

Não gosto da vertigem, e tal estado só é recomendável quando nos achamos perante jovens que, de outro modo, não poderiam alcançar um reflexo poético.”

Quanto aos esponsais, o diabo é haver neles sempre tanta ética, o que é tão enfadonho quando se trata de ciência como quando se trata da vida. Que espantosa diferença! Sob o céu da estética tudo é leve, belo, fugidio, mas assim que a ética se mete no assunto tudo se torna duro, anguloso, infinitamente fatigante.”

Aquele que não sabe fazer o cerco a uma donzela até que ela perca tudo o mais de vista, aquele que não sabe, à medida do seu desejo, fazer acreditar a essa donzela que ela é quem toma todas as iniciativas, esse homem é e será sempre um desajeitado”

Eu sou um esteta, um erótico, que apreendeu a natureza do amor, a sua essência, que crê no amor e o conhece a fundo”

o supremo prazer imaginável é ser amado, ser amado acima de tudo.”

Eu seria então tio de Cordélia. Sou a favor da liberdade de pensamento e não há idéia, por mais absurda, que eu não tenha a coragem de encarar. Cordélia teme uma declaração de amor de Eduardo, mas este espera que uma tal declaração virá a decidir tudo.”

Ficará louca de alegria por ter um genro tão agronômico. Genro! Como tudo fica unido como os dedos da mão quando nos arriscamos sobre este terreno. No fundo não serei seu genro, mas apenas seu sobrinho, ou antes, volente Deo (se Deus quiser), nem uma coisa nem outra.”

se um trocista tão frio como eu se pode apaixonar, também ela o poderia fazer sem ter que corar por isso”

minha arte reside em utilizar anfibologias para que compreendam num sentido e se apercebam subitamente de que as minhas palavras podem ser entendidas também de outro modo.”

como se fosse mais natural para o coração exprimir-se por escrito que de viva voz.”

Já fiz, na minha vida, muitas declarações de amor e, no entanto, toda a minha experiência me é absolutamente inútil neste caso”

Oh! Natureza maravilhosa, profunda e enigmática, é certo que dás a palavra aos homens, mas às jovens oferece a eloquência do beijo!”

A rapariga não sabe se deve dizer sim ou não; a tia dirá sim, ela dirá sim também, eu fico com ela, ela comigo – e a história poderá começar.”

De entre todas as coisas ridículas, é o noivado que tem o primeiro lugar.” “O casamento tem, pelo menos, um sentido” “O noivado é uma invenção puramente humana e não traz honra a quem o inventou. Não é nem carne nem peixe”

apenas aquele que é artista adquire o direito de julgar os outros artistas.”

Eduardo está fora de si, exasperado.”

O pensamento da minha alegria futura sufoca-me de tal modo que quase perco o domínio sobre mim próprio.”

Porque uma jovem ama apenas uma vez.”

O combate inclui apertos de mão, toques de pé, que Ovídio, como se sabe, recomenda e desaconselha ao mesmo tempo com um profundo ciúme, isto para já não falar de beijos e abraços.”

Um sem-fim de coisas depende da posição, isto é, para aquele que compreende.”

Que sorte habitar em casa de meu tio. Para fazer perder a um mancebo o gosto pelo tabaco, levá-lo-ia a qualquer sala de fumo de Regensen”

Na verdade, todas as jovens que aceitam confiar-se a mim podem estar certas de um tratamento perfeitamente estético; apenas no fim, bem entendido, serão enganadas”

Seria assaz interessante conseguir de um qualquer rato de biblioteca que ele contasse nas fábulas, nas lendas, nas canções populares, nas mitologias, se uma jovem é mais vezes infiel que um homem.”

Se tenho uma tia que se chama Mariana, um tio que atende pelo nome de Cristóvão, um pai que é comandante de batalhão, etc., todas estas questões de notoriedade pública nada têm a ver com os mistérios do amor.”

Não pertenço exatamente ao número desses amantes que se amam por estima, casam por estima e, por estima, têm filhos”

A minha precaução lisonjeou o seu orgulho”

Está embaraçado, e as pessoas embaraçadas gostam de tagarelar.”

A jovem é deliciosa e dá prazer aos olhos; mas é nova ainda e os seus conhecimentos não estarão talvez amadurecidos.”

Então, quando se sentir livre, tão livre que chegará quase à tentação de romper comigo, começará a segunda guerra.”

Amo Cordélia? Sim! Sinceramente? Sim! Felizmente? Sim! –“

um homem só está acabado quando atinge a idade em que nada pode aprender com uma donzela.”

a natureza feminina é um abandono sob a forma de resistência.”

Um artista pinta a sua bem-amada, e aí encontra o seu prazer” “Ela não sabe que eu possuo este retrato e, no fundo, é nisso que consiste o meu crime.”

É bastante aborrecido, pois quando se quer, como homem galante, emocionar damas, nunca se deve cair. É necessário dar atenção a essas coisas quando pretendemos ser homens mundanos, mas são indiferentes se nos apresentamos simplesmente como uma figura intelectual; porque então mergulhamos em nós próprios, desmoronamo-nos e, ainda que chegássemos a cair realmente, ninguém se admiraria.”

Nunca poderá sentir vertigem espiritual aquele que apenas pensa numa coisa, e eu penso em ti”

Não é só nas comédias, mas também na vida real, que é difícil vigiar uma jovem; é necessário ter tantos olhos como dedos.”

Quanto maior é o caminho já percorrido pelo erotismo, tanto mais curtas as cartas se tornam”

a maior parte das pessoas é limitada; não conseguem recordar o que está demasiado próximo delas no tempo, nem o que está demasiado longe.”

existe uma jovem mais orgulhosa do que o vôo da águia”

Naturalmente, não me preparo para estes diálogos, o que seria contrário ao caráter próprio de uma conversa, sobretudo quando esta é erótica.”

Toda rapariga é, em relação ao labirinto do seu coração, uma Ariana, segurando o fio graças ao qual é possível sair dele, mas de que ela própria se não sabe servir.”

Bem sabes como gosto de falar comigo próprio. Encontrei em mim o ser mais interessante que conheço. Poderei ter algumas vezes temido a ausência de assunto para estes diálogos, mas isso acabou agora que te tenho.”

Ai de mim! Pois eu não passo de um homem interessante, enquanto tu és o mais interessante dos assuntos.”

Trais, como uma bailarina, a beleza das tuas formas – a cintura delgada, o peito largo, uma estatura florescente, eis o que apontaria qualquer encarregado de recrutamento. Pensas talvez que isso nada vale e as grandes senhoras são muito mais belas; ai de nós, criança! Não conheces toda a falsidade do mundo.”

não conseguirás emocionar-me, não serei arrastado pelo desejo, estou calmamente sentado na balaustrada da ponte e fumo o meu charuto.”

o teu leve passo quase chama” e eu ardo

Repara, o próprio céu te favorece, esconde-se por trás das nuvens, enche de sombras o espaço para lá da floresta, é como se fechasse as cortinas diante de nós.”

flavorece que não conheço

Estou apaixonado por mim próprio – por quê? porque estou apaixonado por ti; o que aos olhares profanos do mundo é a expressão da mais prosaica consideração pessoal é aos teus olhos santificados a expressão do mais entusiástico aniquilamento de si próprio.”

Quando se ama não se segue pelas estradas largas. Apenas o casamento se encontra no meio da estrada real.”

Ah! sim, uma árvore é exatamente a testemunha que convém, mas é demasiado pouco.”

Sou Diogénes Chavético, e você é meu barril!

Oh! estarás tu fatigada de escutar esta voz?”

Lê-se nos velhos contos que um rio se enamorou de uma jovem.”

paysan païen

Que me selem o meu cavalo, seguir-vos-ei.”

e não vos passe sequer pelo pensamento que eu seja capaz de atentar contra uma rapariga de surpresa.”

ride um pouco e pensai um bocadinho em mim. Nada mais peço. Acharão que é pouco, mas este pouco me basta. É um início, e eu sou forte sobretudo nas noções preliminares.”

Não há dúvida de que o amor possui a sua dialética própria. Em tempos, houve uma jovem por quem me apaixonei. No verão passado vi, no teatro de Dresde, uma atriz que se lhe assemelhava extraordinariamente. Por esta razão desejei conhecê-la e consegui-o, mas convenci-me então de que a dissemelhança era bastante grande. Hoje, encontrei na rua uma senhora que me fez lembrar a tal atriz. Esta história pode continuar até o infinito.”

Ela sorri-me, cumprimenta-me, acena-me, como se fosse minha irmã. Um só olhar lhe recorda que é a minha bem-amada. O amor tem muitas posições.”

Beija-me com prolixidade, como a nuvem da Transfiguração, livre como uma brisa, tão suavemente como quando se pega numa flor”

O que lhe dou a ler é, na minha opinião, o melhor alimento: a mitologia e os contos.”

Aliás, os homens que não apreciam as criadinhas perdem com isso mais que elas.” “Se eu fosse rei – bem sabia o que havia de fazer –, não seria com tropas de infantaria que faria as minhas paradas. Se eu fosse um dos nossos trinta e dois vereadores, pediria imediatamente a instituição de uma junta de saúde pública que, pelos seus conhecimentos na matéria, pelos seus conselhos e exortações, e graças a recompensas apropriadas, procuraria de todos os modos encorajar as criadinhas a adotar vestuários de bom gosto e bem cuidados.” “Uma criada não deve ter o ar de uma dama, como muito bem o diz O Amigo da Polícia”

só porque se foi infeliz nos amores, não há razão para se ser indiferente para cornos dos outros…”

Disse um velho filósofo que se anotarmos exatamente aquilo que sucede na nossa vida, nos tornaremos, sem darmos por isso, filósofos.”

Um beijo completo requer que sejam uma jovem e um homem a agir. Um beijo entre homens é de mau gosto ou, o que é pior, tem um sabor desagradável. [será que Kierkegaard experimentou?] — Penso também que um beijo está mais próximo da sua idéia quando é o homem a dá-lo à jovem, do que inversamente. [machista!]”

Se a diferença de idades é muito grande, nenhuma idéia poderá justificar o beijo. Recordo uma escola feminina de província, onde as raparigas da última classe tinham, na sua terminologia, a expressão: Beijar o Senhor Conselheiro, expressão que, nos seus espíritos, se ligava a uma idéia mais que desagradável.”

Quando um irmão beija a sua irmã, o beijo não é um verdadeiro beijo, tal como o não é um beijo de acaso no jogo das prendas, ou um beijo roubado. Um beijo é um ato simbólico, que nada significa se não existe o sentimento que o deve originar, e este sentimento apenas existe em circunstâncias determinadas.”

O beijo é umas vezes ruidoso como um estalido, outras vezes sibilante; há beijos que estalam e beijos que ribombam; ora é cavo [profundo], ora maciço, ora roçagante como tecido, etc.”

o primeiro beijo é qualitativamente diferente de todos os outros. Há muito poucas pessoas que tenham refletido sobre este assunto”

Quão grande era realmente o saber de Platão sobre o erotismo!”

Para o amor tudo é imagem e, em contrapartida, a imagem é realidade.”

As situações eróticas são sempre plásticas ou pictóricas; mas se dois amantes falam, juntos, do seu afeto, isto não é plástico nem pictórico.” “basta, a tornar-se necessário falar, que apenas um o faça. É o homem quem deve falar e, consequentemente, possuir algumas das virtudes do cinto de que Vênus se servia para enfeitiçar” “Compreendamo-nos; posso muito bem cansar-me de uma jovem em particular, mas nunca de conversar com uma jovem.”

Minha Cordélia!

Será o abraço uma luta?

Teu Johannes”

Tem ela uma natureza feminina demasiado profunda para nos fatigar com hiatos, essa figura de retórica característica sobretudo das mulheres, e que se torna inevitável quando o homem, que deve fornecer a consoante de apoio precedente ou seguinte, é também de natureza feminina.“

Sobre o rompimento de esponsais, todas as rapariguinhas são grandes casuístas” “embora nas escolas não exista um curso para esta matéria, sabem todas perfeitamente em que casos esse rompimento se deve efetuar.”

Enquanto assim nos divertíamos nas leves regiões da conversação, um perigo se mantinha adormecido e uma só palavra teria bastado para lançar aquelas gentis raparigas num terrível embaraço.” “manteve-se sempre reprimido, exatamente como Xeerazade protela a sentença de morte, continuando a contar as suas histórias.”

Há uma observação que já ontem devia ter feito; mas só me lembrei dela depois de ter saído!”

como se não fosse o temor que torna o amor interessante. Que é afinal o nosso amor pela natureza? Não existirá nele um misterioso fundo de angústia e horror?”

as fatais seduções do seio”

o amor só adquire a sua real importância quando nenhum estranho o suspeita”

em amor, o princípio da antiguidade não conta para aumentos e promoções.”

um batalhão daquelas que foram iludidas completamente, semi ou ¾.” “Aceito o seu ódio como uma gratificação suplementar.”

Apercebo-me, ai de mim, que eu próprio trago o sinal denunciador que Horácio deseja para todas as donzelas infiéis: um dente negro e, para cúmulo, incisivo. Quão supersticioso se pode ser! Este dente perturba-me bastante, desagrada-me que aludam a ele” “Faço, em vão, todo o possível para o embranquecer” “Penso em mandá-lo arrancar, mas isso poderia alterar a minha voz e o seu poder.”

O casamento será sempre uma instituição respeitável, apesar do enfado de desfrutar, logo nos primeiros dias da juventude, uma parte da respeitabilidade que é apanágio da velhice. Pelo contrário, os noivados são uma invenção verdadeiramente humana e, conseqüentemente, de tal modo importante e ridícula que uma jovem, no turbilhonar da sua paixão, vai mais além, continuando a ter consciência dessa importância e sentindo a energia da sua alma circular por todo o seu ser como um sangue superior.”

A mulher, eternamente rica de dons naturais, é uma fonte inesgotável para os meus pensamentos (…) Aquele que não sente a necessidade deste gênero de estudos poderá orgulhar-se de ser, neste mundo, tudo que quiser, à execução de uma coisa: não é um esteta.”

torre de Bebel

Os crentes – esses bons muçulmanos – ficariam decepcionados quando, no seu Paraíso, abraçassem sombras pálidas e privadas de força (…) desesperariam ao encontrarem apenas lábios pálidos, olhos mortiços, colos insensíveis e apertos de mão sem convicção”

a experiência é uma estranha personagem pois apresenta a particularidade de ser sempre por, sendo também contra.”

É o que explica também que Deus, ao criar Eva, tenha lançado sobre Adão um sono profundo; pois a mulher é o sonho do homem.”

a mulher, em estado de inocência, é invisível. Aliás, não havia, como se sabe, imagem de Vesta, a deusa que representa, note-se, a verdadeira virgindade. Pois tal existência é esteticamente ciumenta de si própria, tal como Jeová o era esteticamente, e não quer que exista uma sua imagem” “Esta existência da mulher (existência é já demasiado, pois ela não existe ex si própria) é corretamente expressa pela palavra: graça, que recorda a vida vegetativa” “só esteticamente é livre. Num sentido mais profundo, apenas se torna livre através do homem” “É certo que a mulher escolhe, mas, se a sua escolha fosse o resultado de longas reflexões, não seria feminina. E é por isso que é desonroso não ser aceite, porque o homem em questão se sobrestimou, quis libertar uma mulher sem ser capaz de o fazer.”

A feminilidade assume então o caráter da crueldade abstrata, que é o cúmulo caricatural do verdadeiro recato virginal. Um homem nunca poderá ser tão cruel como uma mulher. Se os consultarmos, os mitos, os contos e as lendas o confirmarão.” “Um Barba-Azul mata, na própria noite de núpcias, todas as jovens que amou, mas não tem prazer em matá-las (…) não é uma crueldade pela crueldade.”

O entendimento perfeito criado no instante não é coisa fácil, e aquele que o não alcança terá, naturalmente, de arrastar com ele, durante toda a vida, esse dissabor. O instante é tudo e, no instante, a mulher é tudo — mas as consequências ultrapassam a minha inteligência. Entre outras, também a de ter filhos. Enfim, julgo-me um pensador assaz lógico mas, mesmo louco, não seria homem para pensar nessa consequência, de modo algum a entendo, para isso é necessário um marido.”

horrenda refero (relato coisas horríveis)”

Uma melancolia que se desenha como uma nuvem enganadora sobre a força viril faz parte do encanto masculino, e, na mulher, encontra paralelo num certo humor sombrio.”

preferiria fazer três guerras a dar à luz uma só vez.” Eurípides

A minha boa Diana, ao que parece, possui, de uma ou de outra maneira, certos conhecimentos que a tornam muito menos ingênua que a própria Vênus.”

Com Cordélia, terei sido constantemente fiel ao meu pacto? Isto é, ao meu pacto com a estética, pois é o fato de ter sempre a idéia do meu lado que me dá força. É este um segredo como o dos cabelos de Sansão, que nenhuma Dalila conseguirá arrancar-me.”

Se a nossa ligação houvesse sido secreta, apenas teria sido interessante na primeira potência. Mas aqui trata-se do que é interessante na segunda potência, e é isso que constitui, para ela, primordialmente, o interessante.”

Mas ela não voa para longe de mim. Voa pois, bela ave, voa”

A primavera é sem dúvida a mais bela época do ano para se ficar apaixonado [De novo, 11 anos depois] – e o fim do verão a mais bela para alcançar a finalidade dos desejos.”

Quando andava à caça, Alfeu enamorou-se da ninfa Aretusa.”

Nada se pode imaginar de menos erótico do que essas tagarelices sobre o futuro”

o amor ama um recinto fechado”

a oferta de uma obra verdadeiramente poética a uma jovem é sempre uma injúria”

Amparando-nos um ao outro somos fortes, mais fortes que o mundo, mais fortes que os próprios deuses.”

Tudo dorme em paz, salvo o amor.”

accipio omen (aceito o agouro)!”

você é o meu agouro de ouro

em tonalidades púrpura-sombrias

Tudo é imagem, sou o meu próprio mito.”

A sua evolução é obra minha – em breve colherei a recompensa. – Quanto não acumulei para este único instante que se anuncia?”

a inocência é, no homem, um elemento negativo, mas na mulher é a essência da sua natureza.” “ela está desflorada e não estamos já no tempo em que o desgosto de uma jovem abandonada a transformava num heliotrópio [criatura iluminada; alusão ao reino vegetal, mas ao mesmo tempo despido de passividade].” “nada me repugna mais que lágrimas e súplicas de mulher que tudo desfiguram e, contudo, a nada conduzem.” “Se eu fosse um deus faria aquilo que Netuno fez por uma ninfa, transformá-la-ia em homem.”

Sua paixão predominante / é a jovem debutante”

Mozart – Don Giovanni

KANTLESVANIA III: A CRÍTICA DA ÚLTIMA CRÍTICA (IMMANUEL & RAFAEL)

KANT’S CRITIQUE OF JUDGEMENT – A CRÍTICA DA FACULDADE DE JULGAR de KANT (tradução do Inglês de trechos selecionados)

27/06/17-03/11/17

DICIONÁRIO DE TERMOS RECORRENTES DO KANTISMO NO ALEMÃO:

Anschauung: intuição

Begehr: desejo

Bestimmen: determinação

darstellen: apresentar

Gebiet: reino

Gegenstand: =Zeug, Ding, Sache

Geniessen: prazer

Geschmack: gosto

Gesetzmässigkeit: conformidade à regra (ou à média)

Gewalt: autoridade

Glaube: fé

Grundratz: princípio fundamental, tópico frasal

Hang: inclinação = Neigung

Immanuel: Emanuel, Deus-conosco

Leidenschaft: paixão

Lust: prazer, vontade

Reiz: charme

Rührung: emoção

Schein: ilusão

Schranke: limite – Em que guarda-roupas guardas teus limites, sr. guarda?

Aguardo uma resposta que (a)guarde na memória.

Schwärmerei: fanatismo

Schwärm: de massa | Erei: artifício

Seele: alma (Evangelion sempre nos ensinando mais alguma coisa)

überreden: persuadir

überzeugen: convencer

Unlust: dor

Verbindung: combinação

Vernünftelei: sofismaria, sutileza

Zufriedenheit: contentamento

Zweck|mässig|keit: propositividade (literalmente: a propriedade daquilo que é um meio para um fim)

DICIONÁRIO LATIM

parerga: ornamento

PREFÁCIO DE J.H. BERNARD (tradutor inglês) (1892)

<Acima de tudo,> dizia Schopenhauer, <meus caros jovens perseguidores da verdade, não deixem que nossos professores lhes digam o que está contido na Crítica da Razão Pura>”

Possivelmente a razão de seu negligenciamento comparativo repousa em seu estilo repulsivo. Kant nunca cuidou do estilo, e em seus anos finais foi se vendo seduzido mais e mais por essas tecnicalidades e distinções refinadas que afastam tantos da Filosofia Crítica mesmo em suas seções primárias.” “O pegajoso pecado da supra-tecnicalidade de Kant é especialmente conspícuo nesse tratado.” “Argumentos são repetidos de novo e de novo até o cansaço; e quando a atenção do leitor já sucumbiu, e ele passa os olhos contrariado até o fim da página, algum ponto importante é introduzido sem ênfase alguma, como se o autor estivesse realmente ansioso para reter o significado apenas para si, não importa o quê. Um livro escrito assim raramente atrai a atenção de um círculo abrangente de leitores. Ainda assim, não só Goethe o enaltecia, como ele recebeu atenção em grande medida na França e na Alemanha logo na primeira edição. Publicado originalmente em Berlim em 1790, uma segunda edição foi lançada em 1793; e uma tradução francesa foi providenciada por Imhoff em 1796. Outras versões francesas são a de Keratry & Weyland em 1823 e a de Barni em 1846. (…) A existência dessas versões francesas, quando contrastada com a ausência até há bem pouco tempo de qualquer esforço sistemático para trazer a Crítica do Juízo para o Inglês, talvez seja explicada pelo vivo interesse presente no Continente em Filosofia da Arte, no começo do século XIX; paralelamente, o estudo científico da questão recebeu pouca atenção na Inglaterra durante o mesmo período.”

Conhecimento [Knowledge], sentimento, desejo, são estes os três modos definitivos da consciência, dos quais o segundo não foi ainda descrito. E quando os comparamos com a divisão tríplice e ancestral da lógica aristotélica, notamos um paralelismo significativo. O Entendimento [Understanding] é a faculdade par excellence do conhecimento, e a Razão a faculdade do desejo (esse tema é desenvolvido nas duas primeiras Críticas kantianas).” “É um curioso paralelo literário que Santo Agostinho insinue (Confissões iv. 15) que ele escrevera um livro, De Pulchro et Apto [Do Belo em Agostinho], no qual combinava essas categorias aparentemente distintas.” “Ele cita o Tratado sobre o Sublime e o Belo, de Burke, favoravelmente; livro acessível a ele em tradução alemã; mas toma o cuidado de assinalar que é como psicologia, e não filosofia, que o trabalho de Burke tem valor. Ele provavelmente leu, em acréscimo, a Investigação de Hutcheson, que também ganhou tradução para o alemão; este autor dominava as opiniões de Hume. De outros escritores no Belo, ele só nomeia Batteux e Lessing.” “Ao que parece, não obstante, ele não chegou a conhecer o livro-texto na matéria, a Poética de Aristóteles, cujos princípios Lessing declarou tão exatos como os de Euclides.”

A análise do Sublime que segue à do Belo é interessante e profunda; com efeito, Schopenhauer a via como a melhor parte da Crítica do Juízo Estético.” Viagens [Voyages dans les Alpes] de De Saussure, o poema Os Alpes [Die Alpen] de Haller e esse trabalho de Kant demarcam o começo de uma nova época na forma de entender o sublime e o terrível na natureza.” “De fato, quando Kant fala em Pintura ou Música não é muito proveitoso” “A Arte difere da Ciência pela ausência de conceitos definidos na cabeça do artista. O grande artista raramente pode comunicar seus métodos; não pode nem mesmo formulá-los para si mesmo. Poeta nascitur, non fit [os poetas nascem, não se fazem]; e o mesmo é verdadeiro para todas as formas de belas-artes. O gênio, em síntese, a faculdade de apresentar Idéias estéticas; uma Idéia estética sendo uma intuição da Imaginação, à qual não se adéqua qualquer conceito.” Este parágrafo poderia ter poupado Kant de escrever cerca de 150 páginas…

A distinção entre a <Técnica> da natureza ou a operação propositiva, e o Mecanismo da natureza é fundamental para a explicação da lei natural. A linguagem da biologia mostra eloqüentemente a impossibilidade de eliminar pelo menos a idéia de propósito de nossas investigações acerca dos fenômenos da vida, crescimento e reprodução.” “Uma doutrina, como a de Epicuro, em que todo fenômeno natural é tratado como o resultado de um deslizar cego de átomos segundo leis puramente mecânicas, não explica mesmo nada”

SOLIPSISMUS NEVER ENDS: “a forma mais razoável de explicar o comportamento dos outros homens ser tão similar ao nosso mesmo é supor que eles têm mentes como as nossas, que eles são dotados de uma faculdade ativa e espontaneamente energizante, que é o assento de sua personalidade. Porém, é instrutivo observar que nem por princípios kantianos nem por quaisquer outros podemos demonstrar essa explicação” “Ora, é aparente que, como foi demarcado, até mesmo quando inferimos a existência de outra mente finita a partir de determinadas operações, estamos fazendo uma inferência sobre algo que é tão misterioso e incógnito (um x) quanto algo pode ser. A mente não é algo que esteja sob o império das leis e das condições do mundo dos sentidos; ela está <no mundo mas não é do mundo.> Logo, inferir a existência da mente de qualquer indivíduo exceto eu mesmo é um tipo de inferência bem diferente de, por exemplo, assumir a presença de eletromagnetismo num determinado campo.” “Kant, entretanto, na Crítica do Juízo, está, tristemente, agrilhoado pelas correntes que ele mesmo forjara, e resvala freqüentemente nessas mesmas restrições auto-impostas. Ele expõe, várias vezes, pontos de vista mais elevados que os da Crítica da Razão Pura, da qual pode-se perfeitamente contemplar os fenômenos da vida e da mente, sem contradição.” “<K. me parece,> diz Goethe, <ter costurado um certo elemento de ironia em seu método. Isso porque, enquanto em alguns momentos ele parecia inclinado a limitar nossas faculdades do entendimento aos limites mais estreitos, noutros ele apontava, como que num aceno disfarçado, para além dos limites que ele mesmo havia configurado.>”

Wer Gott nich fühlt in sich und allen Lebenskreisen,

Dem werdet Ihr Ihn nicht beweisen mit Beweisen”

RASCUNHO DO PROCESSO DE TRADUÇÃO DOS VERSOS GOETHIANOS NO ORIGINAL:

I

Aquilo que Deus não sente em Si e em todo o ciclo vital,

Não Lhe será provado com Provas.

II

Aquilo que Deus não sente em Si e em todo o ciclo vital, ser-Lhe-á impossível provar.

III

O que Deus não pode provar nem em si nem no ciclo da vida como um todo, ninguém o pode.

Doktor Schmerz

Padre Pain

Pe. Sar

What would you understand by “[square brackets]”?

LIVRO P.D.

A Filosofia é corretamente dividida em 2 partes, bem distintas em seus princípios; a parte teorética ou Filosofia Natural, e a parte prática ou Filosofia Moral (pois este é o nome concedido à legislação prática da Razão em consonância com o conceito de liberdade).”

a descoberta de que duas ou mais leis da natureza heterogêneas podem ser combinadas sob um princípio compreendendo a ambas, é terreno do mais marcado prazer, mesmo de uma admiração, que não cessa, muito embora nos familiarizemos com seus objetos. Não mais encontramos este prazer, é verdade, na compreensibilidade da natureza e na unidade de suas divisões em gêneros e espécies, mediante as quais são possíveis todos os conceitos empíricos, que [por sua vez] nos permitem conhecer as leis particulares [dos gêneros e espécies]. Mas este prazer decerto esteve aí há um tempo, e é somente porque a experiência mais comum seria impossível sem ele que ele passa a ser gradualmente confundido com a mera cognição e não chama mais a atenção para si.” Síndrome de Hawking (não saber a hora de parar)

Na outra mão, uma representação da natureza que nos dissesse de antemão que na menor investigação para além da experiência mais comum deparar-nos-íamos com uma heterogeneidade em suas leis, desagradaria de todo. [Essa heterogeneidade] faria a união de suas leis particulares sob leis empíricas universais coisa impossível para nosso Entendimento. Tal possibilidade contradiria o princípio da especificação subjetivo-propositiva da natureza em seus gêneros, e também [contradiria o princípio d]o nosso Juízo Reflexivo com respeito a semelhante princípio.” Assinado: o homem partícula-e-luz onda-e-matéria relação-e-Ding-an-sich

se nos dissessem que um conhecimento mais abrangente e profundo da natureza derivado da observação necessariamente conduz, por fim, a uma variedade de leis, que nenhum Entendimento humano poderia reduzir a um princípio, devíamos aquiescer de uma vez por todas.” Foi de fato o que aconteceu na história das idéias. Lide com isso!

aquiescer? aqui é ser! e aí?!

dizem que a fome é o melhor tempero”

o modelo mais elevado, o arquétipo do gosto, é uma mera Idéia, que cada um deve produzir dentro de si mesmo” “O único ser que possui o propósito de sua existência em si mesmo é o homem, que pode determinar seus propósitos pela Razão” Não, nem mesmo ele! “é só a humanidade em pessoa, como uma inteligência, que é suscetível do Ideal da perfeição.”

Todo mundo já viu mil homens totalmente crescidos. Agora caso se deseje ajuizar do seu tamanho típico, estimando-o por meio de comparações, a Imaginação (como eu penso) permite que um grande número de imagens (talvez mesmo todas as mil) recaia numa só. Se me é permitido aqui aderir à analogia da apresentação ótica, é no espaço onde a maioria dessas imagens de homens é combinada e dentro dos contornos, onde o lugar é iluminado com as cores mais vívidas, que o tamanho médio é cognoscível.” “(Podemos chegar à mesma coisa mecanicamente, ao somar todas as mil magnitudes, alturas, larguras, e grossuras, e dividir a soma por mil. Mas a Imaginação o faz via um efeito dinâmico, que advém das várias impressões de tais figuras no órgão do sentido interno.) Se, da mesma forma, procuramos para o homem médio a cabeça média, para essa cabeça o nariz médio, etc., essa imagem está na base da Idéia normal do país onde a comparação é instituída. Logo, necessariamente, sob estas condições empíricas, um negro deve ter uma Idéia normal da beleza da figura humana diferente da de um homem branco, um mandarim uma Idéia diferente de um europeu, etc. E o mesmo se aplica ao modelo de beleza de um cavalo ou cachorro (de tal raça).” “É a imagem de toda a raça, que flutua entre as mais variadas e díspares intuições dos indivíduos, que a natureza toma como arquétipo em suas produções congêneres, [imagem] que nunca dá a impressão de ser consumada por inteiro em qualquer caso particular.”

doriforo

o celebrado Doryphorus de Policleto”

[Nota do tradutor inglês] Policleto de Argos tornou-se conhecido por volta de 430 a.C. Sua estátua do Spearbearer [Doríforo] foi consagrada posteriormente como o Cânon; a razão é que nela o artista teria encorpado a representação perfeita do ideal da figura humana.”

A expressão visível das Idéias morais que governam os homens desde dentro só pode, de fato, ser retirada da experiência; mas para estabelecer sua conexão com tudo que nossa Razão congrega ao moralmente bom na Idéia da mais elevada propositividade, – bondade de coração, pureza, força, paz, etc., – visível como se estivesse corporalmente manifestado (como o efeito daquilo que é interior), requer-se uma união de Idéias da Razão puras com um grande poder imaginativo, também naquele que deseja ajuizá-la, mas principalmente naquele que deseja apresentá-la.”

sensus communis”

Cognições e juízos devem, juntos com a convicção que os acompanha, admitir a comunicabilidade universal; pois do contrário não haveria harmonia entre ambos e o Objeto, e eles seriam, coletivamente, mero jogo subjetivo dos poderes representativos, exatamente como o ceticismo interpretaria.” Bingo

se no juízo do gosto a Imaginação deve ser considerada em sua liberdade, ela não é, primeiramente, entendida como reprodutora, enquanto objeto das leis de associação, mas como produtora e espontânea (enquanto autora de formas arbitrárias de intuições possíveis).”

Toda regularidade rígida (como a que se aproxima ao máximo da regularidade matemática) tem algo de repugnante ao gosto; nosso entretenimento em sua contemplação quase não dura, aliás, pelo contrário, desde que ele não aspira explicitamente à cognição ou a um propósito prático definido, se converte em cansaço.”

o cantar dos pássaros, que não subscrevemos a nenhuma regra, aparenta mais liberdade, e conseqüentemente mais gosto, que uma composição de um ser humano produzida de acordo com todas as regras da Música; nos cansamos muito rapidamente dessas últimas, no caso de repetição freqüente e extensiva. Aqui, entretanto, nós provavelmente confundimos nossa participação na alegria de uma criaturinha que amamos com a beleza de sua canção; porque se ela fosse repetida ipsis literis pelo homem (como se consegue fazer, efetivamente, com as notas do rouxinol) soaria um tanto despida de gosto para nossos ouvidos.”

O Belo na natureza está conectado à forma do objeto, que consiste em ter limites. O Sublime, na contra-mão, é achado num objeto sem forma, contanto que nele ou em virtude dele a ilimitabilidade esteja representada, e ainda assim sua totalidade esteja presente ao pensamento.” “percebemos então que exprimimo-nos incorretamente se chamamos sublime qualquer objeto da natureza, não obstante possamos, com acerto, designar belos muitos objetos da natureza.” “o imenso oceano, agitado pela tempestade, não pode ser chamado de sublime.” “Pelo princípio da propositividade o nosso conceito da natureza é estendido, e se o passa a ver não mais como mero mecanismo, mas como arte.” “a natureza excita as Idéias do sublime em seu caos ou em suas desordem e desolação mais irregulares e selvagens, desde que tamanho e grandeza sejam percebidos.” “o sublime é aquilo em comparação com o quê tudo o mais é pequeno.” “Dado que existe em nossa Imaginação um anseio pelo progresso infinito, e em nossa Razão uma exigência pela totalidade absoluta, enxergada como uma Idéia real, essa inadequação para essa Idéia em nossa faculdade para estimar a magnitude das coisas dos sentidos excita em nós o sentimento de uma faculdade suprassensível.” “Podemos chegar, via conceitos definidos, à grandeza de alguma coisa somente recorrendo a números, dos quais a unidade é a medida (em todos os eventos descritos por séries de números que progridem ao infinito); toda estimação lógica de magnitude que conhecemos é matemática.” “Sobre a estimativa matemática da magnitude, não há, com efeito, um máximo (uma vez que o poder dos números se estende ao infinito); porém, para sua estimativa estética sempre há um máximo, e dele posso dizer que se ele é ajuizado como a medida absoluta diante da qual não é possível subjetivamente outra maior (para o objeto ajuizado), esse máximo traz consigo a Idéia do sublime e produz aquela emoção que nenhuma estimação de sua magnitude através de números pode produzir”

[para apreciá-las corretamente] devemos nos guardar de chegar perto demais das Pirâmides assim como devemos nos guardar de nos afastar demais delas” “Não devemos exibir o sublime em produtos de arte (p.ex., prédios, pilares, etc.) em que o propósito humano determina a forma bem como o tamanho.” “Um objeto é monstruoso se pelo seu tamanho ele destrói o propósito que constitui seu conceito. Mas a mera apresentação de um conceito grande demais para qualquer apresentação é chamada colossal (tangendo ao relativamente monstruoso)”

na estimativa da magnitude pelo Entendimento (Aritmética) só chegamos a algum lugar caso levemos a compreensão das unidades no máximo até o número 10 (em se falando da escala decimal) ou até o 4 (em se falando da escala quaternária); a produção de magnitude que vai além procede por combinação ou, se o quantum é dado na intuição, por apreensão”

a capacidade crua de pensar esse infinito sem contradição requer, na mente humana, uma faculdade suprassensível em si. É só através dessa faculdade e sua Idéia de um noumenon, – que não admite intuição, mas que ainda assim serve de substrato à intuição do mundo, como mero fenômeno, – que o infinito do mundo dos sentidos, na estimativa intelectual pura da magnitude, pode ser completamente compreendido sob um conceito, embora na estimativa matemática da magnitude mediante conceitos de números ele jamais possa ser completamente pensado.”

O transcendente (rumo ao qual a Imaginação é impelida em sua apreensão da intuição) é para a Imaginação como que um abismo em que ela teme se perder; mas para a Idéia racional do suprassensível não se trata do transcendente, mas de um esforço da Imaginação conforme a lei; logo, há aqui tanta atração quanto havia de repulsa pela mera Sensibilidade.”

A mensuração de um espaço (visto como apreensão) é ao mesmo tempo uma descrição dele, e portanto um movimento objetivo no ato da Imaginação e um progresso. Na outra mão, a compreensão do múltiplo na unidade, – não do pensamento mas da intuição, – e conseqüentemente do sucessivamente apreendido numa só olhada, é um regresso, que aniquila a condição do tempo nesse progresso da Imaginação e torna a coexistência intuível. Por conseguinte (já que a série temporal é uma condição da coerência interna de uma intuição), ela é um movimento subjetivo da Imaginação, mediante o qual faz-se uma violência à coerência interna; quão maior for o quantum do que a Imaginação compreende numa só intuição, mais noticiável ela deve ser [O HOMEM INTUITIVO OU ESPAÇO ZERO]. Assim, o esforço para receber, numa única intuição, medidas para magnitudes que requeiram um tempo apreciável de apreensão é um tipo de representação que, considerada subjetivamente, é contrária ao propósito [operação sintética]”

a natureza pode ser encarada pelo Juízo estético como força, e conseqüentemente como dinamicamente sublime, somente enquanto for considerada um objeto de temor.” “Aquele que teme não pode formar um juízo sobre o Sublime na natureza; igualmente, quem é seduzido pela inclinação e apetite não pode formar um juízo do Belo.”

O que é, inclusive para o selvagem, objeto da maior admiração? Um homem que nada teme, não treme diante de nada, não recua perante o perigo, preferindo enfrentá-lo vigorosamente, com a máxima deliberação. Mesmo no estado civilizado mais alto essa veneração peculiar pelo soldado permanece, embora apenas sob a condição de que ele exiba todas as virtudes da paz, gentileza, compaixão, e mesmo uma saudável precaução consigo próprio; porque mesmo através desta reconhece-se a mente de alguém que não se curva aos perigos.” “A própria guerra possui algo de sublime em si, e dá à disposição das pessoas que a conduzem um aspecto especialmente sublime” “uma paz prolongada traz à tona um espírito de comércio predominante, e junto consigo o egoísmo vil, a covardia, a efeminação, além de minar a disposição das pessoas.”

Geralmente, na religião, a prostração, a adoração de cabeça baixa, com voz e modos contritos e ansiosos, são os únicos comportamentos aceitáveis em presença da divindade” “Assim, a religião se distingue essencialmente da superstição. A última empresta à mente não a reverência pelo Sublime, mas o temor e a apreensão do Ser todo-poderoso a quem o homem amedrontado sente-se sujeito, sem por isso O dotar de grande estima. Disso nada pode resultar além da busca por obsequiar e bajular”

Quanto ao sentimento de prazer um objeto pode ser classificado como prazeroso, ou belo, ou sublime, ou bom (absolutamente), (jucundum, pulchrum, sublime, honestum).”

solidões na penumbra profunda que dispõem a meditações melancólicas – tal, na segurança em que sabemos nos encontrar, não é medo de fato, mas só um ensaio de sentir medo com o auxílio da Imaginação”

Se chamamos a vista do firmamento reluzente de sublime, não devemos situar na base de nosso juízo conceitos de mundos habitados por seres racionais, e olhar os pontos brilhantes, com os quais vemos preenchido o espaço acima de nós, como seus sóis que se movem em círculos propositivamente fixados com referência a eles; devemos, do contrário, olhar tal espaço apenas como o vemos, como um umbral distante que tudo envolve. Só sob essa representação podemos alcançar essa sublimidade que um juízo estético puro delimita a esse objeto.”

Mas (o que parece estranho) a ausência de afecção (apatheia, phlegma in significatu bono) numa mente que segue vigorosamente seus princípios inalteráveis é sublime” “Toda afecção do tipo ESTRÊNUO (p.ex. que excita a consciência de nossos poderes a superar todo obstáculo – animi strenui) é esteticamente sublime, e.g. ira, mesmo desespero (i.e. o desespero da indignação, não o da fraqueza de espírito).”

essa falsa modéstia que fixa a única maneira de agradar ao Ser Supremo em auto-depreciações, em lastimosos queixumes hipócritas e em estados mentais meramente passivos – tudo isso em nada é compatível com qualquer quadro mental passível de ser contado como belo, muito menos como sublime.”

Muitos homens acreditam-se edificados após um sermão, quando na verdade não há edificação alguma (nenhum sistema de boas máximas); ou aperfeiçoados por uma tragédia, quando na realidade estão apenas agradecidos com o fim de seu ennui.”

Indignação na forma de fúria é uma afecção, porém sob a forma de ódio (vingança) é uma paixão. A última não pode jamais ser chamada de sublime; porque enquanto na afecção a liberdade da mente é prejudicada, na paixão ela é abolida. Para um desenvolvimento completo, ver Metaphysical Elements of Ethics [Metafísica dos Costumes, aparentemente], §XVI” Ver se Fundamentação da Metafísica dos Costumes é um prelúdio (outro livro completamente distinto) ou apenas uma tradução alternativa – R: Fundamentação/Introdução e a Metafísica dos C. em si são realmente dois livros diferentes.

Quiçá não há passagem mais sublime na Lei Judaica que o comando, Tu não deves forjar para ti imagens de ídolos, seja à semelhança de qualquer coisa que exista no céu ou sobre a terra ou debaixo da terra, etc. Esse comando sozinho pode explicar o entusiasmo que os judeus sentiam pela sua religião em seu período moral, quando se comparavam a outros povos; ou explicar o orgulho que o Maometismo inspira.” “onde os sentidos não vêem mais nada diante de si, e a inegável e indelével Idéia de moralidade permanece, seria preferível moderar o ímpeto de uma Imaginação sem-limites, a fim de refrear seu entusiasmo, a, de medo da impotência dessas Idéias, caçar fomento para elas em imagens e rituais infantis.”

o fanatismo, que é uma ilusão de que podemos nos condicionar a ver algo além de todos os limites da sensibilidade” “o entusiasmo é comparável à loucura, o fanatismo é comparável à monomania [monovania]” “No entusiasmo, visto como uma afecção, a Imaginação não tem rédeas; no fanatismo, visto como uma paixão inveterada e arraigada, não tem regras.”

a separação de toda a sociedade é olhada como sublime, se repousa em Idéias que ultrapassem todo o interesse sensível. Ser auto-suficiente, e conseqüentemente não necessitar da sociedade, sem ao mesmo tempo ser insociável, i.e. sem estar fugindo dela, é algo que tange o sublime; como é qualquer dispensa de necessidades. Porém, fugir dos homens por misantropia, porque pensamos mal deles, ou por antropofobia (timidez), porque tememo-los tais quais inimigos, é em parte odioso, em parte desprezível. Há com efeito uma misantropia (impropriamente assim chamada), para a qual a tendência aparece com a idade em muitos homens corretos; homens filantrópicos o bastante enquanto dotados de boa-fé, mas que através da longa e triste experiência perderam a satisfação para com os outros homens. Evidência disso é fornecida pela propensão à solidão, o desejo fantástico por uma habitação campestre remota, ou (no caso dos jovens) pelo sonho bucólico de passar a vida inteira com uma pequena família nalguma ilha desconhecida do resto do mundo; um sonho do qual muitos contadores de estórias ou escritores de Robinsonadas sabem se utilizar bem. A falsidade, a ingratidão, a injustiça, a criancice dos propósitos considerados por nós mesmos como importantes e grandiosos, na busca pelas quais os homens se infligem mutuamente todos os males imagináveis, são tão contraditórias à Idéia do que o homem seria se pudesse escolher, e conflituam de tal forma com nosso intenso desejo de ver a raça em melhor estado, que, a fim de que evitemos odiar a espécie (pois é o que resta ao não podermos de forma alguma amá-la), a renunciação de todos os prazeres sociais parece até um sacrifício pequeno a se fazer.”

até a depressão (não a tristeza do desânimo) pode ser considerada uma afecção robusta, se está ancorada em Idéias morais. Mas se se escora na simpatia e, como tal, é amigável, ela pertence meramente às afecções lânguidas.”

Epicuro defendia que toda gratificação ou pesar poderiam ser, em última instância, corporais, fossem advindos de representações da Imaginação ou do Entendimento; a vida sem a sensação de órgãos físicos seria meramente uma consciência da existência, sem qualquer sentimento de bem-estar ou seu contrário”

Um cheiro que um homem aprecia dá dores de cabeça a um outro.”

Um jovem poeta não se permite ser dissuadido em sua convicção de que seu poema é belo, de acordo com o julgamento do público ou de seus amigos; e se ele dá ouvido a eles, ele o faz não porque agora ele pense diferente, mas porque, embora (com referência a si mesmo) todo o público tenha falso gosto, em sua ânsia por aplauso ele vê razões para se acomodar ao erro comum (ainda que contra seu juízo). É só mais tarde, quando seu Juízo já foi afiado pela experiência, que ele voluntariamente abdica de seus primeiros ajuizamentos (…) O gosto no máximo exige autonomia. Fazer dos juízos alheios os parâmetros sólidos de seu próprio juízo seria heteronomia.

Que nós, e acertadamente, recomendemos as obras dos antigos como modelos e chamemos seus autores <clássicos>, constituindo assim dentre os escritores uma casta de privilegiados que fornecem as leis e constituem exemplos <vivos>, isso parece indicar fontes a posteriori do gosto, e contradizer a autonomia do gosto em toda matéria. Mas ainda estamos autorizados a dizer que os velhos matemáticos, – que são considerados até o dia de hoje como modelos satisfatórios impassíveis de ser descartados dadas a profundidade e a elegância supremas de seus métodos sintéticos, – provam que nossa Razão é somente imitativa, e que não temos a faculdade de produzir, a partir dela em combinação com a intuição, provas rígidas mediante a construção de conceitos” “Não há portanto nenhum fundamento empírico que poderia forçar um juízo do gosto para quem quer que seja.”

É fácil ver que juízos do gosto são sintéticos, porque eles vão além do conceito e mesmo além da intuição do Objeto, e acrescem a essa intuição como predicado algo que não é uma cognição, ex. um sentimento de prazer (ou dor).”

como são possíveis os juízos sintéticos a priori?”

É um juízo empírico dizer que percebo e ajuízo um objeto com prazer. Mas é um juízo a priori dizer que eu o considero belo”

o maior preconceito de todos é representar a natureza como insujeitável às regras que o Entendimento situa em sua base por meio de sua própria lei essencial, i.e. é a superstição. A libertação da superstição é chamada iluminação

sem dúvida, no começo, só aquelas coisas que atraíam os sentidos, e.g. as cores para tingir a pele (roucou [urucum] entre os caribenhos e cinnabar [cinabre] entre os iroqueses), flores, conchas de mexilhão, lindas penas, etc., – porém, com o tempo, as mais belas formas também (e.g. nas suas canoas, nas roupas, etc.), que não trazem consigo nenhuma gratificação, ou satisfação de usufruto – eram importantes na sociedade, e eram combinadas com grande interesse. Até que, por fim, a civilização, tendo atingido seu ápice, praticamente faz disso o principal em termos de inclinações refinadas; e as sensações são entendidas como valorosas enquanto universalmente comunicáveis.”

Se um homem que tem gosto o suficiente para ajuizar sobre os produtos das Belas-Artes com máximos refinamento e acurácia deixa de bom grado os aposentos onde estão sendo expostas belezas que excitam a vaidade ou qualquer frivolidade social, e se dirige, ao invés, para o belo na Natureza a fim de encontrar, como se deve, contentamento para seu espírito numa linha de raciocínio que ele jamais poderá levar a seu término, encararemos sua escolha com veneração, e atribuir-lhe-emos uma bela alma, o que aliás nenhum connoisseur ou diletante em Arte poderá reivindicar baseado em seu interesse por objetos artísticos.” “Desta feita, se a beleza na Natureza interessa a um homem imediatamente, temos razões para atribuir-lhe, no mínimo, os pressupostos para uma boa disposição moral.”

A canção dos pássaros transporta satisfação e contentamento com a existência.”

na poesia deve haver exatidão e riqueza de linguagem, e ainda prosódia e métrica.”

Não há Ciência do Belo, só uma Crítica; e não há algo como uma Ciência bela, só bela Arte.”

[Nota do tradutor inglês – ref. p. 39 de Wallace’s Kant] Kant costumava dizer que a conversação na mesa de jantar deveria sempre atravessar esses 3 estágios – narrativa, discussão, e pilhéria; e, um tanto formal, como em tudo o mais, diz-se que ele sempre coordenava de maneira análoga e à risca os seus jantares.”

…(…e, em grandes festins, a administração da música é algo magnífico. Refere-se que o objetivo deve ser dispor à alegria o espírito dos convivas, visto o som como mero <barulho agradável>, sem a menor atenção para a composição; e que favoreça a conversação de cada qual com seu vizinho.) A essa classe pertencem todos os divertimentos que não trazem consigo qualquer interesse além do de fazer o tempo passar imperceptivelmente.”

O gênio é a disposição mental inata (ingenium) mediante a qual a Natureza dá a regra da Arte.” “(1) (…) originalidade deve ser sua primeira propriedade. (2) Mas desde que ela também pode produzir nonsense original, seus produtos devem ainda ser modelos, i.e. exemplares (…) (É provável que a palavra gênio seja derivada de genius, aquele peculiar anjo-da-guarda dado a um homem ao nascer, de cuja sugestão essas Idéias originais procedem.)

Já que o aprendizado não é mais do que imitação, significa que a maior habilidade e educabilidade (capacidade) enquanto educabilidade, não podem ser de nenhum proveito para o gênio. Ainda que um homem pense ou invente por si mesmo, e não tire apenas do que outros lhe ensinaram, mesmo que ele descubra muitas coisas em arte e em ciência, esse não é o terreno adequado para se chamar um tal (talvez grande) cérebro de gênio” “Podemos aprender prontamente tudo o que Newton estabeleceu em seu trabalho imortal sobre os Princípios da Filosofia Natural, por maior que fosse a mentalidade necessária para descobrir tudo isso; o que não podemos aprender é a escrever poesia espirituosa, não importa quão manifestos se apresentem os preceitos da arte e quão excelsos e supremos sejam seus modelos.” “Um Homero ou um Wieland [1733-1813] não podem mostrar como suas Idéias, tão ricas em imaginação e, sem detrimento nenhum disso, igualmente repletas de pensamento e lógica, aparecem concatenadas em seu pensamento, simplesmente porque eles mesmos não sabem e portanto não podem ensinar.” “A arte pára num determinado ponto; um limite é estabelecido para ela além do qual não pode ir, que aliás presumivelmente foi atingido muito tempo atrás e não pode mais ser estendido. Nunca é demais lembrar que talento artístico não pode ser comunicado; é compartilhado a cada artista imediatamente pela mão da natureza; e então morre com ele, até a natureza beneficiar alguém da mesma maneira”

As Idéias do artista excitam como as Idéias em seus pupilos se a natureza os tiver dotado com uma proporção correlata de poderes mentais. Daí que modelos de belas-artes sejam o único meio de transmitir essas Idéias à posteridade. Isso não pode ser feito via meras descrições, menos ainda no caso das artes da fala, e nesta última modelos clássicos só podem ser fornecidos em línguas antigas e mortas, preservadas hoje somente enquanto <linguagens cultivadas>.”

mentalidades estreitas acreditam que não podem se mostrar melhor como gênios inteiramente desenvolvidos do que quando se libertam das restrições de todas as regras; acreditam, com efeito, que alguém poderia proporcionar um espetáculo mais grandioso nas costas de um cavalo selvagem do que nas costas de um animal treinado.”

é bem ridículo a um homem falar e decidir como um gênio em coisas que requerem a mais cuidadosa investigação por parte da Razão. Não se sabe, aliás, de quem rir mais, se do impostor que espalha essa fumaça em torno de si a ponto de não podermos fazer dele um claro Juízo e conseqüentemente usar de nossa Imaginação mais adequadamente, ou do público que ingenuamente imagina que sua inabilidade para aperceber-se claramente e compreender a obra diante de si emana de novas verdades concorrendo de forma tão abundante que detalhes (definições propriamente calculadas e a examinação acurada de proposições fundamentais) não pareçam mais que insignificâncias.”

se dizemos <essa é uma mulher bonita>, não pensamos nada além disso: a natureza representa em sua figura os propósitos visados na forma de uma silhueta feminina.”

As Fúrias, doenças, as devastações da guerra, etc., podem, mesmo contempladas como calamidades, ser descritas como muito belas, e mesmo representadas numa imagem. Só há um tipo de feiúra que não pode ser representada de acordo com a natureza, sem destruir toda satisfação estética e em conseqüência a beleza artificial; i.e. aquela que excita o desgosto.”

A arte da escultura, dado que em seus produtos a arte é praticamente intercambiável com a natureza, exclui de suas criações a representação imediata de objetos feios; e.g. ela representa a morte por um gênio bonito, o espírito bélico por Marte, e permite que todas essas coisas sejam representadas somente por uma alegoria ou atributo que contenha um efeito agradável”

desejamos que apontamentos formais, um tratado moral, mesmo um sermão, tenham também essa forma da bela-arte, sem que a isso o autor tenha almejado: mas nem por isso chamamos essas coisas de obras das belas-artes. (…) e em alguns trabalhos pretendentes do título de arte achamos o gênio sem o gosto, enquanto em outros achamos o gosto sem o gênio.”

Um poema pode ser muito ordenado e elegante, mas sem espírito. Uma história pode ser exata e bem-arranjada, sem espírito. (…) até de uma mulher dizemos que ela é bonita, que tem uma conversa agradável, é cortês, mas sem espírito. O que, então, queremos dizer com espírito?”

por uma Idéia estética entendo aquela representação da Imaginação que ocasiona bastante pensamento, sem, entretanto, qualquer pensamento definido, i.e. qualquer conceito“Devemos chamar tais representações da Imaginação Idéias, em parte porque ao menos se esforçam atrás de algo que reside além das fronteiras da experiência, e procuram, portanto, se aproximar de uma apresentação de conceitos da Razão (Idéias intelectuais), dando assim à última uma aparência de realidade objetiva”

ir além dos limites da experiência (…) é, propriamente falando, na arte do poeta, que a faculdade das Idéias estéticas possa manifestar-se em toda sua dimensão. Mas essa faculdade, considerada em si mesma, é propriamente apenas um talento (da Imaginação).” “um movimento, ocasionado por uma representação, que ruma a mais pensamento do que pode ser captado pela representação ou traduzido.” “A águia de Júpiter com o relâmpago nas garras é um atributo do poderoso rei dos céus, bem como o pavão o é da magnânima rainha. Eles não representam, como atributos lógicos, o que reside em nossos conceitos da sublimidade e majestade da criação, mas algo diferente, que dá ocasião para a Imaginação se espalhar sobre um número de representações afiliadas, que despertam mais pensamento do que pode ser exprimido num conceito determinado por palavras.”

Eu sou tudo que é, e tudo que foi e tudo que será, e nenhum mortal descobriu meu véu.” famosa inscrição no Templo de Ísis (Mãe-Natureza)

O que chamamos espírito: expressar o elemento inefável no estado mental implicado por uma determinada representação e fazer dele universalmente comunicável – não importa se a expressão seja falada ou pintada ou esculpida – isso requer uma faculdade de agarrar a Imaginação em seu rápido e transitório jogo e de unificá-la num conceito (que é por isso mesmo original e revela uma nova regra que não teria podido ser inferida por quaisquer princípios ou exemplos precedentes)”

Uma certa audácia na expressão – e em geral um abandono e tanto das regras comuns – é-lhe bem-vinda, mas não deve ser imitada (…) [caso contrário] a carreira inimitável do seu espírito sofreria de uma precaução superansiosa. O Maneirismo é outro tipo de macaqueamento, viz. da mera peculiaridade (originalidade) em geral; pela qual um homem se separa tanto quanto possível de imitadores, sem no entanto possuir o talento para ser ao mesmo tempo exemplar

Abundância e originalidade de Idéias são menos necessárias à beleza que o acordo entre a Imaginação em sua liberdade e a conformidade à lei do Entendimento. Porque toda a abundância do mundo só produz, mergulhada na liberdade sem-lei, o puro nonsense.”

O gosto, como o Juízo no geral, é a disciplina (ou treinamento) do Gênio; ele prende suas asas firmemente, e o torna cultivado e polido; mas, ao mesmo tempo, dá-lhe um norte sobre aonde e quão longe poderá chegar, se é que pretende permanecer propositivo. E ao passo que o gosto traz clareza e ordem à multitude dos seus pensamentos, faz também das Idéias mais suscetíveis de ser permanente e universalmente ratificadas, passíveis de ser seguidas por outros, e cabíveis em uma cultura que visa ao progresso constante.”

Para as belas-artes, portanto, Imaginação, Entendimento, Espírito e Gosto são requisitos. [Nota (do próprio K.):] As três primeiras faculdades são reunidas em primeira instância pela quarta. Hume nos dá a entender, em sua História da Inglaterra, que embora os ingleses não sejam inferiores em suas produções a nenhum povo da Terra muito patentemente pelo que demonstram em imaginação, entendimento e espírito, enquanto considerados em separado, são, sim, inferiores aos vizinhos franceses no que se refere à união harmônica dessas propriedades. [Nota do tradutor inglês] Nas suas Observações sobre o Belo e o Sublime, §iv, Kant diz que os ingleses têm o mais agudo sentido do sublime, já os franceses do belo.”

Existem, assim, apenas três tipos de belas-artes; as da fala, as artes formativas, e a arte do jogo das sensações (como impressões sensíveis externas).” “(1) As artes da FALA são a retórica e a poesia. A Retórica é a arte de conduzir um assunto sério do Entendimento como se ele fosse mera brincadeira da Imaginação; a poesia, a arte de conduzir um livre jogo da Imaginação como se se tratara de um negócio sério do Entendimento.” “o orador, em geral, dá menos, o poeta mais, do que promete.

(2) As artes FORMATIVAS, ou aquelas mediante as quais expressão é achada para as Idéias na intuição sensível (não por representações da mera Imaginação despertadas por palavras), são ou artes da verdade sensível ou da ilusão sensível. A primeira é chamada Plástica, a última Pintura. Ambas expressam Idéias por figuras no espaço; a primeira faz figuras cognoscíveis por dois sentidos, a vista e o toque (embora pelo último não tão amplamente quando refere o belo); a última só por um, o primeiro dos dois.” “À Plástica, o primeiro tipo de bela-arte formativa, pertencem a Escultura e a Arquitetura.”

[Nota] Que a jardinagem de paisagem possa ser considerada como uma espécie de arte da pintura, em que pese apresente suas formas corporalmente, soa estranho. Mas como essa arte toma suas formas da própria natureza (árvores, arbustos, gramíneas, e flores da floresta e do campo – pelo menos à primeira instância), ela não pode ser Plástica; além do mais, como ela não possui conceito do objeto e seu propósito (como na Arquitetura) condicionando seus arranjos, mas só envolve o livre jogo da Imaginação na contemplação, ela concorda com a pintura meramente estética já que esta última não possui temática definida (harmoniza o céu, a terra, e a água, entretendo-nos com auxílio da luz e da sombra somente). – Em geral o leitor deve encarar essa classificação como uma mera tentativa de combinar as belas-artes sob um mesmo princípio, viz. aquele da expressão das Idéias estéticas (de acordo com a analogia da fala), e não como uma análise definitiva.” Jardinagem, pfff!

evocamos casos (embora raros) de homens que com a melhor vista do mundo não conseguem distinguir as cores, e que com a audição mais afinada não conseguem distinguir tons”

A retórica pode ser combinada com uma representação pictórica de seus sujeitos e objetos em uma peça de teatro; a poesia pode ser combinada com a música numa canção, e essa, mais uma vez, com uma representação pictórica (teatral) no que vem a ser uma ópera; o jogo de sensações na música pode ser combinado com o jogo de figuras na dança, e por aí vai. Mesmo a representação do sublime, enquanto pertença à bela-arte, pode combinar com a beleza numa tragédia em verso, num poema didático, num oratorio; e nessas combinações a bela-arte é ainda mais artística.”

O elemento essencial não é o problema da sensação (charme ou emoção), que só tem a ver com o prazer; isso não deixa nada para a Idéia, e torna o espírito tosco, o objeto gradualmente repulsivo, e a mente, no que respeita a sua consciência de uma disposição que conflitua com o propósito no julgamento da Razão, descontente consigo mesma e perversa.” “distrações, das que estamos mais necessitados conforme mais delas usufruímos a fim de dispersar o descontentamento da mente consigo; isso nos torna cada vez mais inúteis e cada vez mais descontentes. As belezas naturais são geralmente de grande auxílio desse ponto de vista, se nos habituamos desde cedo a observá-las e admirá-las.”

De todas as artes a poesia (que deve sua origem quase inteiramente ao gênio e que será a menos guiada por preceitos ou exemplos) mantém o primeiro posto.” A poesia fortalece a mente ao fazê-la sentir a própria faculdade – livre, espontânea e independente de determinações naturais – de considerar e julgar a natureza como um fenômeno em acordo com aspectos que ela não representa por meio da experiência nem pelos Sentidos nem o Entendimento, e por conseguinte, [a poesia também faz a mente sentir, paradoxalmente, a faculdade, antitética à primeira,] de usar [a própria poesia] em proveito do, e numa espécie de esquema objetivando ao, suprassensível.”

A retórica, desde que significa justamente a arte da persuasão, i.e. enganar por meio de uma bela apresentação (ars oratoria), e não mera elegância de palavras (eloqüência e estilo), é uma Dialética, que toma emprestado da poesia apenas o suficiente para conquistar as mentes para o lado do orador antes de que formem por si sós um julgamento, e [apenas o suficiente] para privá-los de sua liberdade”

Na poesia tudo procede com honestidade e candor.”

[Nota] A arte retórica só alcançou seu ápice, tanto em Atenas como em Roma, quando o Estado galopava rumo à ruína e o verdadeiro sentimento patriótico já havia sumido. O homem que, de posse de clarividência e intuição das coisas, tem em seu poder uma riqueza cristalina da fala, e que, com uma frutífera Imaginação capaz de representar suas Idéias, une uma simpatia vivaz ao que é verdadeiramente bom, é o vir bonus discendi peritus, o orador sem arte mas muito marcante, como Cícero declama; apesar de que ele nem sempre se mantém fiel a esse ideal.”

No charme e no movimento mental produzido pela Música, a Matemática certamente não desempenha o menor dos papéis”

impressões transitórias (…) se elas são relembradas involuntariamente pela Imaginação, são mais cansativas que prazerosas. Ademais, a Música é acompanhada por certa necessidade de urbanidade, provinda do fato de que, muito devido ao caráter de seus instrumentos, ela estende suas influências para além do que é desejado (na vizinhança), e chega a ser intrusiva, violentando a liberdade de outros que não lhe são afeitos. As Artes que prazem aos olhos não são assim; neste caso, necessitaríamos apenas virar os olhos, se nossa intenção é evitar sermos impressionados. O caso da música é quase como o do prazer derivado de um cheiro que se espalha inconfundivelmente. O homem que tira seu cachecol perfumado de dentro do bolso atrai a atenção de todos ao seu redor, mesmo contra sua vontade, e ele os força todos, se é que se pretende respirar, a apreciar aquele aroma; este hábito, portanto, já caiu fora de moda. [Nota] Aqueles que preceituam o canto de canções espirituais em orações familiares não consideram que infligem um grande sofrimento ao público por meio dessas barulhentas (e, portanto, em geral farisaicas) devoções; assim eles forçam os vizinhos ou a cantar junto com eles ou a abandonar suas meditações. [Nota do tradutor inglês] Kant sofria pessoalmente desse tipo de problemas, o que deve explicar a acrimônia dessa nota. Durante um período, ele foi incomodado pelos exercícios devocionais dos prisioneiros do presídio adjacente a sua casa. Em uma carta ao burgomestre [espécie de prefeito] <ele sugeriu a vantagem de se fechar as janelas do local durante essas cantorias de hinos, e adicionou que os guardas da prisão provavelmente estariam inclinados a aceitar cânticos menos sonoros e perturbadores-da-vizinhança como evidência do espírito penitente de seus prisioneiros> (p. 42 da biografia de Kant por Wallace).”

Em tudo que excita a ponto de provocar uma vívida risada convulsiva, deve haver algo de absurdo (no qual o Entendimento, em conseqüência, não pode achar satisfação). A gargalhada é uma afecção advinda da súbita transformação de uma expectativa forçada em nada.“Suponha que se narre a seguinte estória: Um indiano, à mesa dum inglês no Surat, quando viu uma garrafa de cerveja sendo aberta e toda a cerveja virando espuma e transbordando, testificou seu grande espanto com muitas exclamações. Quando o inglês lhe perguntou, <O que tem nisso pra espantá-lo tanto?> ele respondeu, <Não estou nada espantado que ela saia desse jeito, só fico me perguntando como vocês a colocaram aí dentro.>” “O herdeiro de um parente rico queria organizar um funeral imponente, mas lamentou não ter podido executá-lo; <É que quanto mais dinheiro eu dava as minhas carpideiras [mulheres pagas para chorar em enterros de desconhecidos, prática usual na Europa], mais felizes elas pareciam!> [*]. Quando ouvimos essa estória rimos alto, e a razão é que uma expectativa é subitamente transformada em coisa alguma.

[*] [Nota do Tradutor Inglês] A piada foi tirada da peça de Steele, The Funeral of Grief à la mode, pois há coincidência, palavra por palavra. Esta peça foi publicada em 1702.”

[Esse efeito de comicidade decorre de que] nós tratamos nosso próprio erro no caso de um objeto alhures indiferente para nós, ou, na verdade, [no caso de] uma Idéia cujo fio seguimos, como tratamos uma bola que rebatemos de lá para cá por um tempo, embora nossa única intenção séria [desde o início] fosse agarrá-la e segurá-la firme.” “o chiste deve conter algo que seja capaz de enganar por um curto espaço de tempo. Então, quando a ilusão é dissipada, a mente se volta para refazer o percurso, e através de uma rápida alternação entre tensão e relaxação ela ricocheteia e é posta em estado de oscilação.” “Em conexão com isso os pulmões expelem o ar em rápidos e sucessivos intervalos, movimento esse benéfico à saúde; o que por si só, e não o que o precede na mente, é a causa da satisfação num pensamento que no fundo não representa nada. – Voltaire disse que os céus nos enviaram duas coisas para contrabalançar as muitas misérias da vida, a esperança e o sono. Ele poderia ter adicionado a risada, se os meios de excitá-la no homem apenas não fossem tão facilmente acessíveis [quanto aos homens imoderados], e [se] a esperteza requerida ou a originalidade de humor não fossem tão raras

a ingenuidade, que é a irrupção da sinceridade originalmente natural à humanidade em oposição à arte da dissimulação, que se tornou uma segunda natureza. Rimos da simplicidade que não entende como mascarar; e ainda assim nos cativa a simplicidade da natureza que frustra essa arte.” “o velhaco em nós é descoberto” “Uma arte que tivesse que ser ingênua seria uma contradição; mas a representação da ingenuidade num personagem fictício é bem possível, e é uma bela, conquanto rara, arte. Naïveté não pode ser confundida com a simplicidade da franqueza, pois aquela só não estraga artificialmente a natureza porque não entende a arte da interação social.” Cristo era ingênuo?

Quem está involuntariamente sujeito a essas mutações é chamado de homem de humores [ou temperamental] (launisch); mas quem pode assumi-las voluntária e propositalmente (numa representação pública, por meio de um vívido contraste que logo exorta ao riso) – este alguém e seu jeito de se expressar são chamados cômicos (launigt). Esses modos, no entanto, pertencem mais às artes do divertimento que à bela-arte.”

O primeiro lugar-comum do gosto está contido na proposição, que toda pessoa desprovida de gosto propõe para se eximir da culpa: cada um tem o seu próprio gosto. Isso é tanto quanto dizer que o campo de determinação desse julgamento é meramente subjetivo (gratificação ou desagrado), e que o julgamento não tem direito ao necessário assentimento dos outros.” não há discussão em termos de gosto. Isso é o mesmo que dizer que o campo determinante de um julgamento do gosto pode de fato ser objetivo, mas que não pode ser reduzido a conceitos definidos, e que por conseguinte, sobre o juízo em si nada pode ser decidido mediante provas, em que pese muito poder ser corretamente contestado[, o que seria absurdo]. Porque contestar (discordar) e disputar (controvérsia) são sem dúvida o mesmo neste contexto, uma vez que por meio da mútua oposição de julgamentos o que ambos intentam é produzir um consenso” “Vemos claramente que entre esses dois lugares-comuns há uma proposição faltando, embora ela nunca tenha passado a provérbio, familiar a todo mundo, viz. pode haver uma discordância sobre o gosto (embora não possa haver uma controvérsia). (…) onde quer que discordar é permissível, deve haver uma esperança de mútua reconciliação.”

Daí emerge com respeito ao princípio do gosto a seguinte Antinomia:

  1. Tese. O julgamento do gosto não está fundado em conceitos; doutra forma, admitiria a controvérsia (seria determinável por provas).

  2. Antítese. O julgamento do gosto está fundado em conceitos; pois, doutra maneira, sem embargo sua diversidade, não poderíamos discordar sobre ele (não poderíamos exigir para nosso julgamento o necessário assentimento dos outros).

A solução da antinomia do Gosto

(…)

O julgamento do gosto deve se referir a algum conceito; doutro modo não poderia fazer absolutamente nenhuma exigência no sentido de ser necessariamente válido para todo e cada um. Mas ele não é passível de ser provado por um conceito; porque um conceito deve ser ou determinável ou indeterminado e indeterminável em si mesmo. Os conceitos do Entendimento são da primeira espécie; são determináveis mediante predicados da intuição sensível que podem corresponder a eles. Mas o conceito racional transcendental do suprassensível, que descansa na base de toda intuição sensível, é do último tipo, e portanto não pode ser teoreticamente mais bem determinado.

(…)

Vemos então que a remoção da antinomia do Juízo estético toma uma forma similar à perseguida pela Crítica na solução das antinomias da Razão teorética pura. Destarte, e em compasso com a Crítica da Razão prática, as antinomias nos forçam contra nossa vontade a observar além do sensível e a procurar no suprassensível o ponto de união para todas as nossas faculdades a priori

VEREDICTO: Filosofia inútil. Não existe filosofia que não seja do supremo. Não existe síntese filosófica em filosofias autênticas. O Kantismo acaba a obra – é simplesmente filisteísmo. O pós-kantismo, necessário e inevitável, é um recomeço do zero para uma nova elite que ainda apalpa às escuras até os nossos dias. Novos tempos exigem novas filosofias, tão perenes quanto as antigas. Uma dica? O egoísmo é a pedra fundamental do novo estilo.

O estado fluido é, ao que indicam as aparências, mais velho que o estado sólido, e tanto os corpos das plantas quanto os dos animais são compostos de matéria nutritiva fluida, uma vez que os sólidos se formam no estado de repouso.”

somos nós que recebemos a natureza com benevolência, não a natureza que se nos é benevolente.” Ainda assim, disseste que contemplar a natureza era sempre bom.

Se os conceitos são empíricos, as intuições são chamadas de exemplos. Se eles são conceitos puros do Entendimento, as intuições são chamadas schemata.” “As palavras campo (suporte, base)[*], depender (ser suportado por algo)[*], fluir de (algo) (em vez de seguir ou derivar)[*], substância (como Locke a expressa, o suporte ou a base de acidentes)[*], e incontáveis outras, não são esquemáticas mas hipotiposes [descrições] simbólicas e expressões para conceitos, não via uma intuição direta, mas somente por analogia com ela, i.e. pela transferência da reflexão sobre um objeto da intuição para um conceito consideravelmente diferente ao qual uma intuição nunca pode corresponder diretamente.

[*] [Como as palavras aqui grifadas e entre parênteses são, respectivamente, derivadas de uma tradução direta do Alemão para o Inglês e de uma tradução indireta do Alemão para o Português, passando pelo Inglês, decidi expor os sinônimos teutônicos, a fim de evitar qualquer desvio semântico acentuado da matéria:]

campo – Hintergrund, Basis, Grundlage, Fundament

depender – sich tragen, sich stützen, sich heben, auf verlassen, auf hofen, von abhängen

fluir de algo – fliessen, strömen, folgen, hinterher gehen, nachkommen, von etwas kommen, resultieren, abstammen

substância – Substanz, Wesen

É um verdadeiro prazer ver o zelo com que os geômetras antigos investigavam as propriedades das linhas dessa classe, sem se permitir sair do tema devido a questionamentos de mentes estreitas, como para quê serviria esse conhecimento. Significa que eles descobriam as propriedades da parábola sem conhecer a lei da gravitação, que lhes teria sugerido sua aplicação à trajetória dos corpos pesados (porquanto a trajetória de um corpo pesado pode ser percebida como paralela à curva de uma parábola). De novo, eles determinavam as propriedades de uma elipse sem suspeitar do peso possuído pelos corpos celestes, e sem a compreensão da lei da força aplicada a distâncias diferentes do ponto de atração, que ajudam a descrever, juntos, a mesma curva sem restrições de movimentação. Enquanto que eles inconscientemente trabalhavam pela ciência do amanhã, compraziam-se com a propositividade no ser (essencial) das coisas que eles já eram capazes de apresentar completamente a priori em sua necessidade.” “Não à toa, Platão banira de sua escola os homens ignorantes em geometria, posto que ele pensava poder derivar da intuição pura, que radica no espírito humano, aquilo que Anaxágoras concebeu apenas através de objetos empíricos e suas combinações propositivas.”

As múltiplas regras cuja unidade (derivada de um princípio) excita admiração, são todas sintéticas e não dependem do conceito do Objeto, e.g. de um círculo; mas requerem esse Objeto para serem dadas em intuição.”

a unificação da forma da intuição sensível (espaço) – com a faculdade dos conceitos (o Entendimento) – é inexplicável para nós”

o propósito da (existência da) natureza deve ser ele mesmo procurado além da natureza.”

nós não vemos por que seja necessário que o homem exista”

tudo no Mundo é de alguma forma bom para alguma coisa; nada é vão nele.”

Durante o sono a Imaginação se mostra mais ativa quando o estômago está sobrecarregado, caso em que essa excitação é mais necessária.”

Nos aventuramos a julgar as coisas como pertencendo a um sistema de propósitos, que nem por isso (seja em si mesmas ou em suas relações propositivas) necessitam que busquemos para elas qualquer princípio de sua possibilidade além do mecanismo das causas que atuam cegamente.”

Mas por que é que a Teleologia não forma parte, usualmente, da ciência natural teorética, embora seja considerada como uma propedêutica ou transição para a Teologia? Isso se dá a fim de restringir o estudo da natureza, mecanicamente considerado, àquilo que possamos submeter à observação ou [a fim de que possamos] experimentar que somos capazes de produzi-la [a Teleologia] por nossa conta assim como a natureza o faz, ou pelo menos por leis similares.”

O sistema de causalidade que é atribuído a Epicuro ou Demócrito é, tomado literalmente, tão claramente absurdo que nem deveria nos deter. Em oposição a ele se encontra o sistema de fatalidade, do qual Spinoza é considerado o autor, não obstante ser [um sistema] muito mais antigo de acordo com todas as aparências. (…) o Fatalismo da propositividade é ao mesmo tempo um Idealismo.

O Realismo da propositividade da natureza é ou físico ou hiperfísico. O primeiro baseia os propósitos na natureza, pela analogia de uma faculdade agindo com volição, sobre a vida da matéria (a própria ou a vida de um princípio inato nela, uma alma-mundo) e é chamado Hilozoísmo. O último (…) é o Teísmo.

A Teleologia encontra a consumação de suas investigações apenas na Teologia.”

Se quiséssemos estabelecer dogmaticamente, em termos teleológicos, a proposição acima estaríamos confrontados com dificuldades das quais não poderíamos nos desembaraçar.” “Se expressássemos essa proposição dogmaticamente como objetivamente válida, esta seria: <Há um Deus.> Mas para nós homens só é permissível a fórmula limitada: <Não podemos pensar e fazer compreensível a propositividade que forçosamente se situa no profundo de nossa cognição da possibilidade interna de várias coisas naturais senão representando-a – e o mundo em geral – como um produto de uma causa inteligente (, um Deus).>

Se essa proposição, baseada inevitavelmente em uma máxima necessária do nosso Juízo, é completamente satisfatória de todo ponto de vista humano tanto para o uso especulativo quanto para o uso prático da nossa Razão, então eu gostaria de saber o que perderíamos ao não poder prová-la como válida também para seres mais elevados, de um ponto de vista objetivo (o que infelizmente paira além de nossas faculdades). É de fato absolutamente certo que não somos capazes de cognoscer, quanto mais explicar, seres organizados e sua possibilidade interna, de acordo com meros princípios mecânicos da natureza; e nós podemos afirmar categoricamente que é igualmente certo que seria absurdo para os homens efetuar qualquer tentativa ou ter qualquer esperança de que um novo Newton despertará no futuro, que lograsse tornar compreensível dentre nós a produção de uma lâmina de grama segundo leis naturais que não seguem de uma volição.” “Não podemos, sendo assim, julgar objetivamente, nem positiva nem negativamente, coisas concernindo a proposição: <Subsistiria como base do que poderíamos chamar, com razão, de ‘propósitos naturais’ um Ser capaz de agir segundo motivos, sendo Ele a causa do mundo (e conseqüentemente seu autor)?>”

onde não chega o Entendimento, a Razão é transcendente, e se mostra em Idéias primordialmente estabelecidas”

podemos sempre ter uma coisa em nossos pensamentos não obstante não seja (realmente) nada, ou podemos representar uma coisa como dada não obstante não tenhamos dela conceito.”

O conceito de um Ser absolutamente necessário é sem dúvida uma Idéia indispensável da Razão, mas ainda assim ela é um conceito problemático inatingível pelo Entendimento humano.”

O ato moralmente absolutamente necessário é tido como fisicamente absolutamente contingente, já que aquilo que deve necessariamente acontecer freqüentemente não acontece.”

O particular, enquanto tal, contém algo contingente com respeito ao universal, enquanto a Razão, por outro lado, requer unidade e conformidade à lei na combinação de leis particulares da natureza. Essa conformidade do contingente à lei é denominada propositividade (…) O conceito de propositividade da natureza em seus produtos é necessário ao Juízo humano com relação à natureza, mas não tem a ver com a determinação de Objetos. É, portanto, um princípio subjetivo da Razão para o Juízo, que como regulador (não constitutivo) é tão necessariamente válido para nosso Juízo humano como o seria um princípio objetivo.

o conceito de uma causalidade da natureza como a de um ser agindo de acordo com propósitos parece tornar a Idéia de um propósito natural em um princípio constitutivo, cuja Idéia tem algo diferente de todas as outras Idéias.”

a Idéia de um possível Entendimento diferente do humano deve ser fundamental aqui. (Assim como na Crítica da Razão Pura nós devemos ter em nossos pensamentos outra possível (espécie de) intuição, se for para a nossa ser tida como uma espécie particular para a qual objetos são válidos somente como fenômenos.) (…) Não negamos que um Entendimento, diferente do (i.e. mais elevado que o) humano, pode achar o campo da possibilidade de tais produtos da natureza no mecanismo da natureza, i.e. em uma combinação casual para a qual um Entendimento não é explicitamente assumido como causa.

Mas devemos agora nos ater à relação do nosso Entendimento para com o Juízo; viz. nós buscamos uma determinada contingência na constituição do nosso Entendimento, a qual podemos adscrever como uma peculiaridade distinguindo [o nosso Entendimento] de outros Entendimentos possíveis.” Malandrããããão!

podemos pensar um Entendimento intuitivo (negativamente, meramente como não discursivo), que não procede do universal ao particular, e assim ao indivíduo (mediante conceitos).” A contorção salvacionista só aumenta! “De fato nosso Entendimento tem a propriedade de proceder do analítico-universal (conceitos) [em direção] ao particular (a intuição empírica dada). (…) Podemos entretanto conceber um Entendimento que, sendo, não como o nosso, [que é] discursivo, mas intuitivo, procede do sintético-universal ao particular”

Segundo a constituição de nosso Entendimento um todo real da natureza é tido apenas como o efeito dos poderes propositivos concorrentes das partes. Suponha então que nós não desejemos representar a possibilidade do todo como dependente daquela das partes (seguindo a forma do nosso Entendimento discursivo), mas sim de acordo com o padrão do Entendimento intuitivo (original) com o fito de representar a possibilidade das partes (segundo suas constituição e combinação) como dependente daquela do todo.”

Não é aqui requisito em absoluto provar que tal intellectus archetypus é possível, mas somente conceber sua Idéia, em contraste com nosso Entendimento discursivo que tem a necessidade de imagens (intellectus ectypus)”

Nenhuma Razão humana, em absoluto (de fato nenhuma Razão finita como a nossa em qualidade, não importa o quanto ela possa ultrapassá-la em grau), pode ambicionar entender a produção de qualquer mísera lâmina de grama mediante causas meramente mecânicas.”

o princípio comum às derivações mecânica e teleológica é o suprassensível, que devemos pôr na base da natureza, tida como fenômeno.”

onde propósitos são pensados como campos da possibilidade de determinadas coisas, devemos assumir ainda meios, cuja lei de funcionamento não requer para si mesmos nada que pressuponha um propósito, – uma lei mecânica – [l]e[i] [que] pode ser ainda assim uma causa subordinada de efeitos intencionais.”

Qual é o lugar próprio à Teleologia? Pertence à ciência natural (propriamente dita) ou à Teologia? Uma das duas deve ser; pois nenhuma ciência pertence à transição de uma à outra, uma vez que essa transição demarca apenas a articulação ou organização do sistema, e não um lugar nele.”

A Teleologia, como ciência, não pertence a nenhuma Doutrina, apenas ao Criticismo” “sua Metodologia tem influência ao menos negativa sobre o procedimento em Ciência Natural teorética, e também sobre a relação que esta pode ter em Metafísica com a Teologia como a sua propedêutica.” “É portanto racional, até meritório, perseguir o mecanismo natural, atinente à explanação dos produtos naturais, tanto quanto se pode fazer com probabilidade; e se nós abdicamos desse esforço não é por ser impossível em si mesmo deparar-se nesse percurso com a propositividade da natureza, mas porque é impossível para nós enquanto homens.” Haha.

Essa analogia das formas, que com todas as suas diferenças parecem ter sido produzidas segundo um tipo original em comum, reforça nossas suspeitas de um relacionamento vigente entre elas em sua produção via um parente coincidente, através da aproximação gradual de um genus animal com outro – daqueles em que o princípio dos propósitos parece estar mais bem-autenticado, i.e. do homem, até o pólipo, e mais uma vez desse até as algas e líquens, e finalmente até os estágios mais inferiores da natureza noticiáveis por nós, viz. até a matéria crua.”

O arqueologista da natureza pode supor o seio da mãe-terra, quando ela se transmitiu de seu estado caótico (como um grande animal) para dar a luz no começo a criaturas de forma menos propositiva, que por sua vez deram a luz a outras que se formaram com maior adaptação a seus lugares de nascimento e em suas relações entre si; até que esse útero, se tornando torpe e ossificado, limitou seus partos a espécies definidas não mais modificáveis[*], e a pluralidade permaneceu como era ao fim da operação desse poder formativo frutífero. – Apenas que ele deve, ainda, no fim, prescrever a essa mãe universal uma organização propositiva com referência a todas essas criaturas; doutra forma, não seria possível pensar a possibilidade da forma propositiva dos produtos dos reinos animal e vegetal. [Nota] (…) de acordo com a experiência, toda geração que conhecemos é generatio homonyma. Isso não é meramente ser [generatio] univoca em contraste com a geração que advém de material desorganizado [aqui Kant ainda faz concessões aos <crentes> da teoria da geração espontânea da vida], mas na organização o produzido é análogo ao produtor; e generatio heteronyma, [pelo menos] tanto quanto nosso conhecimento empírico da natureza permite dizer, não existe.

[*] Uma explicação assaz plausível para a ausência de novas variações de espécies observáveis no tempo da cultura, ou o “congelamento evolucionário aparente”.

Mesmo no que concerne à variação a que determinados indivíduos de gêneros organizados estão acidentalmente sujeitos, se nós concluímos que o caráter de tal forma modificado é hereditário e subsumido no poder gerador, não podemos ajuizar pertinentemente a variação como sendo mais do que um desenvolvimento ocasional de capacidades propositivas originalmente presentes na espécie com o desígnio da preservação da raça.”

Que a matéria crua tem de ter originariamente se formado segundo leis mecânicas, que a vida tenha desabrochado da natureza do que é inanimado, que a matéria tenha podido se dispor sob a forma de uma propositividade auto-sustentável – isso Herr Hofr. Blumenbach [*] declara, com acerto, ser contraditório à Razão.”

[*] Johann Friedrich B., naturalista alemão (1752-1840). Acreditava na existência de 5 raças antropológicas. Seu “On the natural variety of mankind” influenciou os craniologistas posteriores. Um dos primeiros a proliferar na diferenciação entre chimpanzés e orangotangos (até então, cientistas não sabiam diferenciar corretamente os primatas – gorilas foram descobertos apenas mais tarde pelos europeus). Outros trabalhos de renome: Handbook of comparative anatomy; Handbook of natural history; On the Formative Drive and the Operation of Generation.

O conceito de felicidade não é um que o homem derive por abstração de seus instintos e que deduza assim de sua natureza animal; é uma mera Idéia de um estado, que ele almeja tornar adequado à Idéia sob condições meramente empíricas (o que é impossível).” “Não é a sua natureza repousar e se contentar com a possessão e o usufruto de qualquer coisa que seja. Por outro lado, também, algo falta aí. A natureza não o [homem] selecionou como seu favorito e o cumulou de bens acima de todos os animais. Nas suas operações destrutivas, aliás, – pragas, fome, enchentes, nevascas, ataques de outros animais pequenos ou grandes, etc., – nisso tudo, ela o perdoou tão pouco como a qualquer outro animal. Pior ainda, a inconsistência de suas próprias disposições naturais o dirige a tormentos auto-infligidos, e ainda reduz seus congêneres à miséria, pela opressão do senhor, o barbarismo da guerra, e assim por diante; ele, em si, tanto quanto só dele depende, trabalha pela destruição de sua própria raça; a ponto de que, mesmo com a natureza externa mais beneficente, seus propósitos, se fossem dirigidos à felicidade de nossa espécie, não seriam atingidos num sistema terreno, porque nossa natureza não é suscetível disso.”

A produção da aptidão de um ser racional para propósitos arbitrários em geral (conseqüentemente em sua liberdade) é cultura. Sendo assim, somente a cultura pode ser o propósito definitivo que temos o direito de subscrever à natureza com respeito à raça humana”

um todo cosmopolitano, i.e. um sistema de todos os Estados que estão em perigo de agir injuriosamente uns para com os outros. Falhando esse propósito, e com os obstáculos que a ambição, a luxúria da dominação, a avarícia, especialmente naqueles que possuem a autoridade em suas mãos, opõem à possibilidade mesma de um esquema parelho, decorre inevitavelmente a guerra (pela qual às vezes Estados se subdividem e se apequenam e multiplicam, às vezes um Estado anexa menores e luta para formar um todo maior). Embora a guerra seja uma empresa indesejada pelos homens (instigados por suas paixões indomadas), ela vem a ser (talvez) uma empresa profundamente oculta porém desejada, de suprema sabedoria, tendo em vista que prepara, se é que não estabelece, a conformidade às leis” Dizem que toda essa (conhecida) visão de Direito Internacional de Kant é vista mais detidamente no ensaio Zum ewigen Frieden [À Paz Perpétua] (1795).”

[Nota do tradutor inglês] Cf. Teoria Filosófica da Religião [a tradução mais famosa para Português consta como <A Religião nos Limites da Simples Razão>], Parte i., Sobre o princípio mau na Natureza Humana, III., onde Kant observa que, em que pese a guerra <não ser tão incuravelmente má como a morte de uma monarquia universal … ainda assim, como um antigo observou, ela mais envilece do que mata.>)”

Não podemos lutar contra a preponderância do mal, que nos contamina graças ao refinamento do gosto levado à idealização, e até graças à luxúria da ciência que alimenta vaidades, mediante o número insaciável de inclinações que pode despertar.”

por que as coisas do mundo (seres organizados) possuem essa ou aquela forma? por que elas são colocadas pela natureza nessa ou naquela relação umas com as outras? Mas assim que um Entendimento que deve ser tido como a causa da possibilidade de tais formas como encontramos de fato nas coisas é pensado, deve ser questionado em termos objetivos: Quem poderia ter determinado esse Entendimento produtivo a uma operação dessa categoria? Esse ser é, pois, o propósito final em referência ao qual tais coisas lá estão.”

No mundo, apenas uma categoria de seres tem causalidade teleológica, i.e. (…) o homem, mas o homem considerado como noumenon; o único ser natural em que podemos reconhecer, por parte de sua constituição peculiar, uma faculdade suprassensível (a liberdade) e também a lei da causalidade, juntas com seu Objeto, que essa faculdade se pode propor como o mais elevado propósito (o maior bem no mundo).

Porém, do homem como ser moral não mais se pode perguntar: por que (quem in finem) ele existe?”

Porque os dados, e portanto os princípios, para determinar esse conceito de uma Causa Inteligente do Mundo (como mais elevado artista) são meramente empíricos, não nos é permitido inferir qualquer de suas propriedades além daquelas que a experiência revela em seus efeitos.”

Se reduzirmos o conceito de uma Deidade ao de um ser inteligente pensado por nós, o qual pode ser um ou mais, o qual possui muitas e grandiosas propriedades, porém não todas as propriedades que são um requisito para a fundação de uma natureza em harmonia com o mais grandioso propósito possível; (…) onde tenhamos margem para assumir bastante perfeição (e o que é bastante para nós?); (…) então[, nessas condições de insuficiência da perfectibilidade para que se equiparasse a um Deus kantiano,] a Teleologia física pode exigir convincentemente a distinção de ser a base da Teologia.”

propriamente falando, uma Idéia de um Ser Supremo que repousa sobre um uso consideravelmente diferente da Razão (o uso prático), repousa em nós fundamentalmente a priori

Não se pode culpar os antigos em demasia, se eles pensavam seus deuses diferindo de tal forma um do outro tanto em suas faculdades quanto em seus desígnios e volições, e ainda assim, pensavam todos eles, não excetuando nem o Supremo Um, como seres sempre limitados, segundo o modelo humano. Porque se eles consideravam o arranjo e o curso das coisas na natureza, eles certamente encontravam margem o suficiente para assumir algo mais do que o mecani[ci]smo como sua causa, e para conjeturar, por trás do maquinário dos desígnios deste mundo, propósitos de determinadas causas mais elevadas, que eles não imaginavam mais do que superhumanos. Mas porque eles se defrontaram, no caminho, com o bem e o mal, o propositivo e o absurdo, misturados (ao menos aonde alcança nosso insight), e não podiam permitir-se assumir aqueles propósitos sábios e benevolentes que por eles não foram provados[*], nem no mais recôndito, graças à Idéia arbitrária de um Autor original supremamente perfeito, seu juízo sobre a Causa Suprema do Mundo dificilmente poderia ser diferente do que foi, não enquanto eles prosseguissem consistentemente seguindo as máximas do uso da Razão meramente teorético.”

[*] Piadisticamente, poderia aqui dizer: se nem Cristo agradou todo mundo, se era impossível agradar gregos e troianos, quem seriam Homero, os pré-socráticos, ou mesmo os sofistas, Sócrates e o seu noumenon, Platão, Aristóteles, os estóicos e os epicuristas, para “nos provar” alguma coisa? Sendo, aliás, mais exigente, quem eram estes grandes homens para provar alguma coisa ao seu próprio povo?

Qual é a utilidade, alguém pode muito bem resmungar, de colocar na base de todos esses arranjos um grande Entendimento incomensurável para nós, e supô-lo governando o mundo de acordo com uma volição, se a natureza não revela e não pode revelar-nos nada a respeito do propósito final?”

como e com que direito eu ousaria estender a meu bel prazer meu muito limitado conceito desse Entendimento original (que eu posso fundar no meu limitado conhecimento do mundo) do Poder desse Ser original de consumar suas Idéias, [o conceito] de sua Vontade para fazê-lo, e integrá-lo [todo esse raciocínio em cadeia] na Idéia de um Ser Onisciente, Infinito? Se é que isso deve ser feito teoreticamente, isso supõe a onisciência em mim, de modo que eu pudesse visualizar os propósitos da natureza em todas as suas associações, e, em acréscimo, [de modo que eu detivesse] o poder de conceber todos os planos possíveis, em comparação com os quais o plano presente seria ajuizado em termos (suficientes) como o melhor.”

A Físico-Teologia é uma Teleologia física malcompreendida, aproveitável somente como uma preparação (propedêutica) para a Teologia”

Sem a raça humana a criação inteira seria um lixo (…) o homem não está ali meramente para que haja alguém para contemplar o mundo. Porque se a contemplação do mundo apenas possibilitasse uma representação das coisas sem qualquer propósito final, nenhum valor seria por isso acrescentado ao seu ser[-do-mundo] (pelo mero fato de que o mundo se tornara conhecido [para si]); devemos pressupor para ele um propósito final, em referência ao qual sua contemplação, por si própria, teria um sentido. Novamente, não é em referência ao sentimento de prazer, ou à soma dos prazeres, que nós pensamos como dado um propósito final da criação; i.e. não estimamos esse valor absoluto segundo o bem-estar ou a felicidade (quer corporal quer mental) (…) O fato de que o homem, se ele existe, assume-o [o atingimento da felicidade] como seu propósito final não nos brinda com um conceito que explique por que em geral ele deveria existir, nem qualquer conceito que justifique nosso direito de buscar uma vida prazenteira e feliz. (…) Permanece portanto apenas a faculdade do desejo; não é isso, todavia, que faz do homem dependente da natureza (mediante impulsos sensíveis), nem [é isso] que justifica seu ser com base no cômputo dos prazeres. Somente mediante o valor que o homem pode atribuir a si próprio, e que consiste no que ele faz, em como e segundo que princípios ele age, e isso tudo não enquanto mero elo na corrente da natureza [meio para fins alheios e desconhecidos], mas enquanto ser dotado de liberdade em sua faculdade de desejar – i.e. a vontade de fazer o bem – é que o homem pode ser considerado portador de um sentido absoluto.” Se está muito difícil de PENETRAR NESTE (PÂN)TANO [SIN]TÁTICO-SE(MÂN)TICO: Somente sendo um ser auto-avaliador, temporal e de carne é que alcançamos a imortalidade e que possuímos alma.

O MORALIZADOR RAIZ: “só como ser moral o homem pode ser o propósito final da criação”

se a criação não é para ser sem um propósito final sequer, ele, que como homem a ela pertence, deve, num mundo regido pela lei moral, desde que ele é um homem mau, sacrificar seu propósito subjetivo (a felicidade). Essa é a única condição sob a qual sua existência pode concordar com o propósito último.”

Assim, a Teleologia moral suplanta as deficiências da Teleologia física, e estabelece por primeira vez uma Teologia; porque a última, se não tomasse emprestado da primeira, não seria consistente, e seria no máximo uma Demonologia, incapaz de qualquer conceito definido.”

Suponha o caso de um homem no momento em que sua mente está disposta a uma sensação moral. Se, circundado pelas belezas da natureza, ele se encontra num estado sereno de contentamento com seu ser, ele sente uma carência, nomeadamente, a de agradecer a um ser ou outro pelo seu presente estado.” “É vão caçar motivos para esses sentimentos, porque eles estão imediatamente conectados com o mais puro sentido moral”

embora o medo produza deuses (demônios) em primeiro lugar, é a Razão mediante seus princípios morais que pode produzir primeiramente o conceito de Deus

(e todo mundo concorda) se o mundo consistisse apenas de seres inanimados, ou mesmo em parte viventes mas irracionais, sua existência não faria sentido porque não haveria ser algum que fizesse idéia do que sentido é.”

O subjetivo, o bem físico mais elevado possível no mundo, destinado a se consumar enquanto propósito final inerente a nós, é a felicidade

A Razão toma por propósito final o progresso da felicidade em harmonia com a moralidade.”

Suponha então que parte devido à fraqueza de todos os argumentos especulativos tão laureados, e parte devido às várias irregularidades na natureza e no mundo dos sentidos que surgem diante de si, um homem seja persuadido da proposição, Deus não existe; ele seria no entanto desprezível a seus próprios olhos se por causa disso ele imaginasse as leis de conduta vazias, inválidas ou facultativas, e desejasse simplesmente transgredi-las com veemência. Tal homem, ainda que pudesse ser posteriormente convencido daquilo de que duvidou lá atrás, seria eternamente desprezível por ter essa disposição de caráter, mesmo que cumpra suas obrigações no que diz respeito aos efeitos (externos) tão diligentemente quanto se possa querer, afinal (ele estaria agindo) derivado do medo ou esperando recompensas, sem sentimento ou reverência”

Podemos supor então o caso de um homem justo (e.g. Spinoza), que tem para si convictamente que Deus não existe, e inclusive (visto que com respeito ao Objeto da moralidade uma conseqüência similar resulta) nenhuma vida após a morte; como ele irá avaliar sua própria destinação propositiva inerente, mediante a lei moral, que ele reverencia na prática? Ele não deseja nenhuma vantagem para si por segui-la, nem nesse nem em outro mundo; ele quer, do contrário, estabelecer desinteressadamente o bem que essa lei sagrada almeja com toda sua força. Mas seu esforço é limitado; e da natureza, embora ele possa esperar aqui e ali harmonias contingentes, ele nunca poderá esperar uma harmonia regular concordando segundo regras constantes (tais como suas máximas internas são e devem ser), contendo o propósito que o faça se sentir obrigado a cumpri-las.” Tagarelice sabor groselha.

Seguirá assim até que um grande túmulo engula todos eles juntos (honestos ou não, não faz diferença), e os jogue de volta – aqueles que foram capazes de acreditar no propósito final da criação – no abismo do caos sem sentido da matéria de onde eles foram criados.–”

DEMONOLOGIA (uma maneira antropológica de representar o Ser mais elevado). (…) Teurgia (uma crença fanática de que podemos sentir e interagir com outros seres suprassensíveis)” “A Psicologia, por sua vez, é uma mera antropologia dos sentidos internos, i.e. o conhecimento de nosso ser pensante na vida; e, como cognição teorética, permanece meramente empírica. Na outra mão, a Psicologia racional, tanto quanto permanecer concentrada em questões como nossa existência eterna, não é uma ciência teorética, mas repousa sobre uma única conclusão de Teleologia moral”

Assumir (a existência de) habitantes racionais de outros planetas é coisa da opinião; uma vez que, se pudéssemos nos aproximar deles, o que em si é possível, nós deveríamos decidir com a ajuda da experiência se eles existiram ou não; mas como nunca chegaremos próximos o suficiente, isso permanecerá na região da opinião. Agora, sustentar a opinião de que no universo material haja espíritos racionais sem corpos (viz. se desconsiderarmos, como indignos de crédito, determinados fenômenos que foram publicados como verdadeiros[*]) deve ser chamado de ficção poética.”

GHOST WRITINGS

[*] [Nota do tradutor inglês] As especulações de Swedenborg parecem ter exercido uma inegável e estranha influência sobre Kant em todos os momentos de sua vida intelectual. Ele diz, a respeito de dois casos reportados de clarividência de Swedenborg, que ele não saberia como refutá-los (Rosenkranz vii. 5); mas, em sua Antropologia §§ 35, 37, ele ataca o swedenborgianismo (https://pt.wikipedia.org/wiki/Swedenborgianismo) como tolice. Num ensaio precoce, Sonhos de um Visionário explicados por Sonhos da Metafísica, ele professa seu ceticismo quanto ao valor de informações que a <pesquisa física> poderia conter sobre o mundo espiritual, embora tome cuidado para não ser dogmático no assunto <fantasmas>. Na Crítica da Razão Pura (ao discutir os Postulados do Pensamento Empírico) ele dá, como um exemplo de conceito inconsistente com os cânones da possibilidade, <um poder de estar em comunhão de pensamento com outros homens, ainda [que estes sejam] os mais distantes [fora até do plano material]>.”

Deus, liberdade, e imortalidade, são os problemas para cujas soluções todos os equipamentos da Metafísica se dirigem, como seu propósito único e supremo.”

uma Teosofia (pois disso devemos chamar a cognição teorética da natureza divina e sua existência, que bastariam de uma vez por todas para explicar a constituição do mundo e para determinar as leis morais). Da mesma forma que a Psicologia nos permitiu atingir a cognição da imortalidade da alma ela faria da Pneumatologia possível, e que seria igualmente bem-vinda à Razão especulativa.”

FURTHER READING:

Batteux

As Belas-Artes Reduzidas a um Mesmo Princípio

Blumenbach

Handbook of Comparative Anatomy

Handbook of Natural History

On The Formative Drive and the Operation of Generation

On The Natural Variety of Mankind

Burke

Tratado sobre o Sublime e o Belo

De Saussure

Viagens

Haller

Os Alpes

Hume

História da Inglaterra

Hutcheson

Investigação

K.

À Paz Perpétua

A Religião nos Limites da Simples Razão

Antropologia…

Introdução à Lógica

Introdução à Metafísica dos Costumes

Metafísica dos Costumes p.d.

Observações sobre o Belo e o Sublime

Sonhos de um Visionário explicados por Sonhos da Metafísica (Träume eines Geistersehers)

Laplace

A Philosophical Essay on Probabilities

Exposition du système du monde

Mécanique Céleste

In 1819, he published a popular account of his work on probability. This book bears the same relation to the Théorie des probabilités that the Système du monde does to the Méchanique céleste.”

Lessing

Laocoonte, ou Sobre as Fronteiras da Pintura e da Poesia

Newton

Princípios da Filosofia Natural (título aproximado)

Santo Agostinho

Confissões

De Pulchro et Apto

Steele

The Funeral of Grief à la mode

Wallace, William

Kant

EMÍLIO ou POR QUE LIVROS SÃO UMA PORCARIA ou ainda POR QUE EU ODEIO AS MULHERES

8 de julho de 2015

DIC: dupe – trouxa, mané

PREFÁCIO DO TRADUTOR INGLÊS WILLIAM PAYNE – 18/06/1892 [!]

Não é provável que duas pessoas igualmente competentes concordariam completamente sobre uma lista de méritos entre os escritores educacionais, mas eu me aventuraria a enumerar os seguintes como os MAIORES CLÁSSICOS EM EDUCAÇÃO do mundo: a República de Platão, Política de Aristóteles, as 2 Morais de Plutarco, Instituições de Quintiliano, Didactica Magna de Comenius, Levana de Richter, How Gertrude Teaches Her Children de Pestaiozzi, Education of Man de Froebel, Filosofia da Educação de Rosenkranz, Gargantua de Rabelais, Ensaios de Montaigne, o Emílio de Rousseau, Posições de Mulcaster, Schoolmaster de Ascham, Pensamentos (…) de Locke, Educação de Spencer. Dessa lista de clássicos educacionais, os três livros que mais merecem essa preeminência são A República, o Emílio e Educação (Spencer); e se uma redução a mais tivesse de ser feita, designaria o E. de R. como o maior clássico educacional do mundo.” “we are justified in saying of the Émile what R. himself said of the Republic, <C’est le plus beau traité d’éducation qu’on a jamais fait>.” “As obras-pais são o Discurso sobre a Desigualdade e o Contrato Social. Nesses trabalhos a teoria de Rousseau é a de que o homem é naturalmente bom, mas foi depravado pela sociedade, e o único jeito de se reformar é retornar à natureza. O Emílio é o desenvolvimento dessa teoria, e é o monumento mais completo da filosofia de R.” “Às vezes a educação se torna quase totalmente <livresca>, devotada ao estudo dos livros e palavras em vez das coisas, e em outros momentos ela se torna principalmente literária ou humanística, até a negligência do estudo da matéria. Os registros do pensamento humano, do sentimento e das conquistas formam um termo do contraste, enquanto que a matéria e seus fenômenos, sob a alcunha de Natureza, constituem o outro pólo.” “Provavelmente a maioria dos homens sente às vezes esse instinto reverter para o estado de natureza, mas em R. esse instinto era uma paixão dominante. Em sua vida precoce esse instinto induziu a uma espécie de vagabundagem que o conduziu a longas caminhadas a pé pela Itália; e na vida tardia essa paixão achou satisfação no Eremitério de Montmorency, e finalmente em Ermenonville.”

O Emílio pode ser chamado um romance educacional, seguindo o estilo da Cyropaedia ou do Gargantua, e sua forma pode ter sido sugerida por essas obras, ou bem possível que por aquele romance político incomparável…” “Nessa busca genérica e totalizante devemos dizer que R. estava em companhia respeitável, senão ilustre. Platão escreveu sua República, Harrington sua Oceana, More sua Utopia, Sidney sua Arcadia, e Hobbes seu Leviatã, cada um para expressar sua falta de satisfação com as coisas como existiam, e para achar gratificação na construção ideal de um mundo escorado em melhores princípios. Em todas essas criações há algum elemento de verdade perene, algo de que as sucessivas gerações precisam ser lembradas para manter o mundo, ou fazer do mundo, uma habitação deleitável para a raça.”

Veja os incontáveis dispositivos e máquinas para ensinar uma criança a ler! Que bando de geringonças inúteis! Crie-se na criança o desejo de ler, e todo esse aparato não serve para nada; o processo se simplifica o máximo, e a criança não poderá ser contida ou impedida de aprender.”

Boyhood follows childhood, and manhood, in turn, succeeds boyhood.” “um velho erro, que consistia em ou ignorar os direitos da infância como um todo ou prescrever o mesmo tratamento para crianças e homens indistintamente.” “os métodos infantis ganharam uma ascendência que não só é daninha às crianças como também para os adultos, já que os métodos infantis foram transportados para as universidades.” “Em nossos esforços para fazer da educação progressiva ela se tornou estacionária, e mesmo retrógrada. A reforma de Jean-Jacques [foi realmente adotada, mas] foi levada longe demais.” “Seu pensamento é de que, tanto quanto possível, a mente da criança deve ser mantida uma tabula rasa até a idade de 12, mas com toda a sua capacidade desenvolvida e preparada quando o sinal para se começar o trabalho de aquisição soar, sem prepossessão ou preconceito, o que a manteria equilibrada e independente.”

Foi relatado que uma vez um naturalista descobriu numa mina o que parecia uma nova espécie de planta, mas quando transplantada para a superfície ela se revelou a common tansy [flor amarela da ordem das “daisies”, margaridas] – um habitat anormal havia alterado sua aparência a ponto de ser impossível reconhecê-la.”

R. merece nossos aplausos quando desaconselha a seleção de uma intelectual para esposa, mas Sophie se parece demais com sua Teresa para merecer sequer nosso respeito.”

Que outro livro chamou tanto a atenção das mães para seu senso de dever com tamanhos paixão e efeito? O Emílio fez do ministério da sala de aula tão sagrado quanto o ministério do altar; e ao desvelar os mistérios de sua arte e desvendar o segredo de seu poder, fez do ofício de professor algo honrado e respeitado.”

O EMÍLIO PROPRIAMENTE DITO

Sou continuamente admoestado a propor aquilo que seja praticável! Isso é equivalente a dizer: <Proponha que se faça aquilo que está sendo feito!>, ou ao menos, <Proponha algo bom que seja compatível com a ruindade existente!>”

As pessoas lamentam a sorte das crianças; não vêem que a raça humana teria perecido se o homem não começasse por ser uma criança.” “quem pode esperar ter todo o controle sobre as conversas e atos que circundam uma criança?”

Por medo de que o corpo seja deformado por movimentos livres, nós nos apressamos a deformá-lo submetendo-o a uma prensa. Torná-lo-íamos deliberadamente impotente a fim de prevenir que fosse um corpo aleijado!”

They cry because of the wrong you do them.” “A free child must have ceaseless care, but when he is securely tied we may toss him into a corner and pay no heed to his cries.” “what a barbarous precaution it is to prolong the weakness of children at the expense of fatigue that must be suffered in later life.” “Suffering is the lot of man at every period of life.”

Augustus, the master of the world which he has conquered and which he governed, himself taught his grandsons to write and to swim”

Les Confessions, livro autobiográfico de R. em que ele expõe suas falhas como pai.

I will merely observe, contrary to the ordinary opinion, that the tutor of a child ought to be young – just as young as a man can be and be wise. Were it possible, I would have him a child, so that he might become a companion to his pupil and secure his confidence by taking part in his amusements. There are not things enough in common between infancy and mature years, so that there comes to be formed at that distance a really solid attachment. Children sometimes flatter old people, but they never love them.” “There is a great difference, I assure you, between following a young man 4 years and conducting him 25. You give your son a tutor when he is already grown; but I would have him have one before he is born. Your man can take another pupil every 4 years; but mine shall never have but one.”

it is less reasonable to educate a poor man for becoming rich, than to educate a rich man for becoming poor.”

Aquele que se incumbe de um aluno doentio e abalável troca sua função de tutor pela de uma enfermeira; ao tratar de uma vida inútil, ele perde o tempo que seria destinado à aumentação de seu valor; e ainda corre o risco de ver uma mãe chorosa reprová-lo algum dia pela morte de um filho que ele manteve longamente vivo para ela.

Eu não me incumbiria de uma criança doente e debilitada, fosse para ele viver 80 anos. Não quero um aluno sempre inútil para si mesmo e para os outros, cuja única ocupação é manter-se vivo, e cujo corpo é um embaraço para a educação da alma. O que eu realizaria com cuidados milimétricos sem propósito, a não ser dobrar a perda para a sociedade ao roubar-lhe dois homens em detrimento de um? Se alguém fosse tomar o meu lugar e se devotar a esse inválido, não teria objeção, e aprovaria sua caridade; mas meu próprio talento não corre nessa linha.” “Não sei de que doença os médicos nos curam, mas sei que eles nos dão algumas bem fatais – covardia, pusilanimidade, credulidade, e medo da morte. Se curam o corpo, destroem a coragem. Que conseqüência se nos apresenta que façam corpos mortos caminhar? Do que precisamos é de homens, e não os vemos advir de suas mãos.” “O sábio Locke, que devotou parte de sua vida ao estudo da medicina, recomendava fortemente que crianças não fossem acompanhadas por médicos; nem por precaução e nem para cuidados triviais.” “A única parte útil da medicina é a higiene; e a higiene é menos uma ciência que uma virtude. Temperança e trabalho são os dois reais médicos do homem; o trabalho afia seu apetite, e a temperança previne-o de abusar-lhe.”

homens amontoados juntos como ovelhas pereceriam dentro em pouco. O bafo do homem é fatal para seus convivas; isso não é menos verdade literalmente que figurativamente. Cidades são os túmulos da espécie humana.”

Crianças devem ser banhadas freqüentemente; e na proporção que ganham força a quentura da água deve ser gradualmente arrefecida, até, finalmente, inverno e verão, elas tomarem banho em água fria, e mesmo em água a ponto de congelar. Como, para não expor sua saúde, essa redução de temperatura deve ser lenta, sucessiva e insensível, um termômetro terá de ser empregado com o fito de medições exatas.” “Ao manter-se as crianças vestidas e entre 4 paredes, nas cidades, elas sufocam.” “Crianças criadas em casas muito arrumadas em que aranhas não são toleradas têm medo de aranhas, e em muitos casos esse medo permanece depois de crescidas. Nunca vi camponeses, seja homem, mulher, ou criança, com medo de aranha.”

Uma criança quer desarranjar tudo que vê; ela quebra e danifica tudo que alcançar; segura um pássaro como seguraria uma pedra, e o estrangula sem saber o que faz.”

Orgulhar-se de não ter sotaque é orgulhar-se de retirar às sentenças sua graça e força.” “O sotaque mente menos que a fala, e é talvez por essa razão que pessoas cultivadas o temam tanto.”

First he would have your cane [bengala], presently your watch, next the bird which he sees flying in the air, and finally the stars which he sees glittering in the heavens – in a word, he would have everything he sees; and, short of being God himself, how is he to be satisfied?”

Do not give your pupil any sort of verbal lesson, for he is to be taught only by experience. Inflict on him no species of punishment, for he does not know what it is to be in fault. Never make him ask your pardon, for he does not know how to offend you.”

Two pupils from the city will do more mischief in the country than the youth of a whole village.” “To know good and evil, and to understand the reason of human duties, is not the business of a child.”

P. 68 (PDF): “Nothing is more difficult than to distinguish, in infancy, real stupidity from that apparent and deceptive stupidity which is the indication of strong characters. It seems strange, at first sight, that the two extremes should have the same signs, and yet this must needs be so; for, at an age when the man has as yet no real ideas, all the difference that exists between him who has genius and him who has it not, is that the latter gives admittance only to false ideas, while the former, finding no others, gives admittance to none. (…) During his infancy the younger Cato seemed an imbecile in the family. He was taciturn and obstinate, and this was all the judgment that was formed of him. It was only in the antechamber of Sylla that his uncle learned to know him. (…) If Caesar had not lived, perhaps men would always have treated as a visionary that very Cato who penetrated his baleful [doloroso] genius, and foresaw all his projects from afar.”

You are alarmed at seeing him consume his early years in doing nothing! Really! Is it nothing to be happy? Is it nothing to jump, play, and run, all the day long? In no other part of his life will he be so busy.”

What would you think of a man who, in order to turn his whole life to profitable account, would never take time to sleep? You will say that he is a man out of his senses; that he does not make use of his time but deprives himself of it; and that to fly from sleep is to run toward death.” Ro(u)be novo sono

It will seem surprising to some that I include the study of languages among the inutilities of education; but it will be recollected that I am speaking here only of primary studies; and that, whatever may be thought of it, I do not believe that, up to the age of twelve or fifteen years, any child, prodigies excepted, has ever really learned two languages.” “The spirit of each language has its peculiar form, and this difference is doubtless partly the cause and partly the effect of national characteristics. This conjecture seems to be confirmed by the fact that, among all the nations of the earth, language follows the vicissitudes of manners, and is preserved pure or is corrupted just as they are.” Saussure diria que todas as nações da Terra estão corrompidas e depravadas, segundo este raciocínio.

Nevertheless, we are told that he learns to speak several. This I deny. I have seen such little prodigies that thought they were speaking five or six languages. I have heard them speak German in terms of Latin, French, and Italian, respectively. In fact, they used five or six vocabularies, but they spoke nothing but German. In a word, give children as many synonyms as you please, and you will change the words they utter, but not the language; they will never know but one. § It is to conceal their inaptitude in this respect that they are drilled by preference on dead languages, since there are no longer judges of those who may be called to testify. The familiar use of these languages having for a long time been lost, we are content to imitate the remains of them which we find written in books; and this is what we call speaking them.”

I dare assert that, after studying cosmography and the sphere for two years, there is not a single child of ten who, by the rules which have been given him, can go from Paris to Saint Denis.”

P. 77: A história da morte de Alexandre, que se envenenou em honra da amizade com um famoso médico, Felipe. Felipe havia sido ordenado a envenenar Alexandre.

Émile shall never learn anything by heart, not even fables, and not even those of La Fontaine, artless and charming as they are; for the words of fables are no more fables than the words of history are history. (…) Fables may instruct men, but children must be told the bare truth § All children are made to learn the fables of La Fontaine, but there is not one of them who understands them. Even if they were to understand them it would be still worse; for the moral in them is so confused, and so out of proportion to their age, that it would incline them to vice rather than to virtue.” “in the fable of the Ant and the Cricket you fancy you are giving them the cricket for an example, but you are greatly mistaken: it is the ant that they will choose. No one likes to be humiliated.”

Reading is the scourge of infancy, and almost the sole occupation which we know how to give them. At the age of twelve, Émile will hardly know what a book is. But I shall be told that it is very necessary that he know how to read.” “Through what wonder-working has an art so useful and so agreeable become a torment to infancy? It is because children have been constrained to apply themselves to it against their wills, and because it has been turned to uses which they do not at all comprehend.” “Shall I speak at present of writing? No; I am ashamed to spend my time with such nonsense in a treatise on education.”

What need has he of learning to foretell rain? He knows that you observe the clouds for him.”

At eighteen, we learn from physics what a lever is; but there is no little peasant of twelve who does not know how to use a lever better than the first mechanician of the Academy.”

Our first teachers of philosophy are our feet, our hands, and our eyes. To substitute books for all these is not to teach us to reason, but to teach us to use the reason of others”

The limbs of a growing child should have plenty of room in their clothing. Nothing should impede their movements or their growth; nothing should fit so closely as to pinion the body. French dress, uncomfortable and unhealthy for men, is especially injurious for children.” “A better plan is to let them wear short skirts for as long a time as possible, then to give them a very loose dress, and to take no pride in showing off their form, a thing which serves only to deform it. Almost all their defects of body and mind come from the same cause: we wish to make men of them before their time.” “There should be little or no head-dress at any time of the year. The ancient Egyptians always went bareheaded, while the Persians covered the head with high tiaras, and they still wear high turbans, whose use, according to Chardin, is made necessary by the climate of the country.”

In the midst of the manly and sensible precepts which Locke gives us, he falls into contradictions which we should not expect from so exact a reasoner. This very man, who would have children in summer bathe in cold water, would not have them drink cool water when they are warm, nor lie down on the ground in damp places. As if little peasants selected very dry ground on which to sit or to lie, and as if one had ever heard say that the dampness of the earth had ever made one of them ill! To hear the doctors on this subject, one would fancy that all savages are impotent with rheumatism.

* All this may be very well for savages, but if any enthusiastic disciple of Rousseau or of Locke should apply this hardening process to the children of civilized parents, the result would be like that which followed Peter the Great’s attempt to habituate his naval cadets to drinking sea-water. See Compayré, History of Pedagogy, English tr., p. 198. (P.)”

Children require a long period of sleep, because their physical activity is extreme. One serves as a corrective for the other, and we thus see that they have need of both. Night is the season for repose, as is indicated by Nature.” “Whence it follows that in our climate, as a general rule, men and animals need to sleep longer in winter than in summer.” “No bed is hard for one who falls asleep the moment he lies down.” Professor cruel: “I shall sometimes awaken Émile, less from the fear that he may form the habit of sleeping too long than for the purpose of accustoming him to everything, even to being abruptly awakened. Besides, I should be poorly qualified for my employment if I could not force him to awaken of himself, and to get up, so to speak, at my command, without my saying a single word to him.”

Children should have many sports by night. This advice is more important than it seems. The night naturally frightens men, and sometimes animals. Reason, knowledge, intelligence, courage, relieve but few people from paying this tribute. I have seen logicians, strong minded men, philosophers, and soldiers, who were intrepid by day, tremble at night like women at the rustling of a leaf. We attribute this affright to the tales told by nurses, but we are mistaken; it has a natural cause. What is this cause? The same which makes the deaf distrustful and the people superstitious ignorance of the things which surround us and of what takes place about us.”

Let Émile spend his mornings in running barefoot in all seasons around his chamber, up and down stairs, and through the garden. Far from scolding him for this, I shall imitate him; only I shall take care to remove broken glass.”

As the sight is the sense which is the most intimately connected with the judgments of the mind, it requires a long time to learn to see. Sight must have been compared with touch for a long time in order to accustom the first of these two senses to make a faithful report of forms and distances; without the sense of touch, without progressive movement, the most piercing eyes in the world could not give us an idea of extension. To the oyster, the entire universe must appear only as a mere point; and were this oyster to be informed by a human soul, the world would seem nothing more. It is only by walking, feeling, numbering, and measuring dimensions that we learn to estimate them; but also, if we were always measuring, the eye, reposing on the instrument, would acquire no accuracy.”

Children, who are great imitators, all try their hand at drawing. I would have my pupil cultivate this art, not exactly for the art itself, but for rendering the eye accurate and the hand flexible; and, in general, it is of very little consequence that he understand such or such an exercise, provided he acquire the perspicacity of sense, and the correct habit of body, which are gained from that exercise. I shall take great care, therefore, not to give him a drawing-master who will give him only imitations to imitate, and will make him draw only from drawings.” In holding the pencil, I should follow his example; and at first I shall use it as awkwardly as he does.” “I shall begin by tracing a man just as lackeys trace them on walls a stroke for each arm, a stroke for each leg, and the fingers larger than the arms. After a very long time we shall both take note of this disproportion; we shall observe that a leg has thickness, and that this thickness is not the same throughout”

O bom quadro não precisa de moldura?

I have said that geometry is not within the comprehension of children; but this is our fault. We do not perceive that their method is not ours, and that what becomes for us the art of reasoning ought to be for them only the art of seeing. Instead of giving them our method, it would be better for us to borrow theirs; for our way of learning geometry is as much a matter of imagination as of reasoning.” instead of using a compass to trace a circle, I will trace it with a point at the end of a thread turning about a centre. After this, when I would compare the radii of a circle, Émile will laugh at me, and will give me to understand that the same thread, while stretched tight, can not have traced unequal distances.” No experimental process can ever establish the general truth that the sum of the three angles of a triangle is equal to two right angles. We should not confound <geometrical recreations> with geometrical science. (P.)”

I have sometimes asked why we do not offer children the same games of skill which men have, such as tennis, fives, billiards, bow and arrow, foot-ball, and musical instruments.” We always play games indolently in which we can be unskillful without risk. A falling shuttle-cock does harm to no one; but nothing invigorates the arms like having to protect the head with them, and nothing makes the sight so accurate as having to protect the eyes from blows.”

A perfect music is that which best unites these three voices. Children are incapable of this music, and their singing never has soul. So also, in the speaking voice, their language has no accent; they cry, but they do not modulate; and as there is little accent in their conversation, there is little energy in their voice. The speech of our pupil will be more uniform and still more simple, because his passions, not yet being awakened, will not mingle their language with his own. Therefore, do not make him recite parts in tragedy, or in comedy, nor attempt to teach him, as the phrase is, to declaim.

Moreover, in order to know music well, it does not suffice to render it; it is necessary to compose it, and one should be learned along with the other, for except in this way music is never very well learned.”

The farther the father fades…

For myself I would say, on the contrary, that it is only the French who do not know how to eat, since such a peculiar art is required in order to render their food palatable.” “Gluttony is the vice of natures which have no substance in them. The soul of a glutton is all in his palate – he is made only for eating; in his stupid incapacity, he is himself only at table, he is able to judge only of dishes. Leave him to this employment without regret; both for ourselves and for him, this employment is better for him than any other.” “The child thinks of nothing but eating; but in adolescence we no longer think of it; for everything tastes good, and we have many other things to occupy our thoughts.”

The clock strikes, and what a change! In a moment his eye grows dull and his mirth ceases; adieu to joy, adieu to frolicsome sports. A stern and angry man takes him by the hand, says to him gravely, <Come on, sir!> and leads him away. In the room which they enter I discover books. Books! What cheerless furniture for one of his age! The poor child allows himself to be led away, turns a regretful eye on all that surrounds him, holds his peace as he goes, his eyes are swollen with tears which he dares not shed, and his heart heavy with sighs which he dares not utter.”

His face, which has not been glued down to books, does not rest on his stomach, and there is no need of telling him to hold up his head.”

A teacher thinks of his own interest rather than that of his pupil. He endeavors to prove that he does not waste his time, and that he earns the money which is paid him; and so he furnishes the child with acquisitions capable of easy display, and which can be exhibited at will. Provided it can easily be seen, it matters not whether what he learns is useful.”

É contado que Alexandre O Grande, em sua infância, fôra o único a conseguir cavalgar o cavalo irado Bucéfalo. Ele descobriu que Bucéfalo nada temia, a não ser a própria sombra, e com a descoberta da causa veio a descoberta do remédio… Gata, eu quero cavalgar no seu bucéfalo!

Oh, but the human race is so easy to get lost, ‘cause there are monkeys who can surpass the negroes!

I receive pay for my tricks, not for my lessons.”

All this parade of instruments and machines displeases me. The scientific atmosphere kills science. All these machines either frighten the child, or their appearance divides and absorbs the attention which he owes to their effects.”

By collecting machines about us we no longer find them within ourselves.” O homemtécnica de Ráidega

Instead of making a child stick to his books, if I employ him in a workshop, his hands labor to the profit of his mind; he becomes a philosopher, but fancies he is only a workman.”

those multitudes of foolish and tiresome questions with which children weary all those who are about them, without respite and without profit, more to exercise over them some sort of domination than to derive any advantage from them.” Por quê?

Things! things! I shall never repeat often enough that we give too much power to words. With our babbling education we make nothing but babblers.”

I have often observed that in the learned instructions which we give to children we think less of making ourselves heard by them than by the grand personages who are present. I am very certain of what I have now said, for I have observed this very thing of myself.”

a man of his stature is buried in bushes.”

do you think that I should fail to weep if I could dine on my tears?”

O adolescente de 15 anos de Rousseau se comporta como nossa criança de 10 anos, talvez de 8.

I hate books; they merely teach us to talk of what we do not know.” “Pestalozzi and even Plato affected a contempt for books: yet they were prolific authors, and owe their immortality to their writings. There are modern instances of this self-inflicted and unconscious satire of writing books to prove that books are useless! (P.)” Se eu ao menos pudesse falar de tudo que não sei… Heil, Hitler!

my despite for sea ribes

Rousseau owed many of his ideas to the greater writers of ancient and modern times; but the source of his inspiration was Robinson Crusoé.”

Whatever men have made, men may destroy; there are no ineffaceable characters save those which Nature impresses, and Nature makes neither princes, nor millionaires, nor lords.”

I see that he owes his existence solely to his crown, and that if he were not king he would be nothing at all. But he who loses his crown and does without it, is then superior to it. From the rank of king, which a craven, a villain, or a madman might occupy as well, he ascends to the state of man which so few men know how to fill.”

UMA LIÇÃO PARA O DIOGO (EMBORA R. ESTEJA ERRADO): “<But,> you say, <my father served society while gaining this property.> Be it so; he has paid his own debt, but not yours. You owe more to others than as though you were born without property; you were favored in your birth. It is not just that what one man has done for society should release another from what he owes it; for each one, owing his entire self, can pay only for himself, and no father can transmit to his son the right of being useless to his fellows; yet that is what he does, according to you, in leaving him his riches, which are the proof and reward of labor.” Outside of society, an isolated man, owing nothing to any one, has a right to live as he pleases; but in society, where he necessarily lives at the expense of others, he owes them in labor the price of his support; to this there is no exception. To work, then, is a duty indispensable to social man. Rich or poor, powerful or weak, every idle citizen is a knave.”

I insist absolutely that Émile shall learn a trade. <An honorable trade, at least,> you will say. What does this term mean? Is not every trade honorable that is useful to the public? I do not want him to be an embroiderer, a gilder, or a varnisher, like Locke’s gentleman; neither do I want him to be a musician, a comedian, or a writer of books.*

* <You yourself are one,> some one will say. I am, to my sorrow, I acknowledge; and my faults, which I think I have sufficiently expiated, are no reasons why others should have similar ones. I do not write to excuse my faults, but to prevent my readers from imitating them.” A diligência chegou tarde, Rousseau! Eu sou outro você! Vamos salvar, juntos, a próxima geração?! Hmm, pouco provável… Eles estão ocupados demais jogando League of Legends para nos LER… Mas eis aí um progresso, quem sabe!

I would rather have him a cobbler [sapateiro; torta de fruta!] than a poet; I would rather have him pave the highways than to decorate china [porcelana].”

masonlayer

brickmason

brickmayor

fortressmason

musclelayer

masonslayer

brutemason

cobblermaker

shoecobbler

The great secret of education is to make the exercises of the body and of the mind always serve as a recreation for each other.”

Músculos doem, porque exagerei. Pensando no futuro de Rastignac e Mademoiselle Taillefer eu relaxo a postura, mas enervo e franzo minha fronte. Logo quererei caminhar, fazer uma promenade pelas aléias, en bouleversant le boulevard.

Émile has only natural and purely physical knowledge. He does not know even the name of history, nor what metaphysics and ethics are.”

At first we do not know how to live; soon we are no longer able to live; and in the interval which separates these two useless extremities three quarters of the time which remains to us is consumed in sleep, in labor, in suffering, in constraint, in troubles of every description.”

and whatever God wishes a man to do he does not cause it to be told to him by another man, but he says it to him himself, he writes it in the depths of his heart.”

À Tharsila na terapia:

Lembrei de você ao ler este trecho de Rousseau – Emílio, em que o autor elabora sucintamente seu conceito de “amor de si” em contraposição a “amor-próprio”. Vemos que talvez existam tantos conceitos de amor-próprio ou “auto-estima” quantas forem as cabeças!

[Voltei a trabalhar hoje, chego e não tenho conexão com a Internet nem mouse que funcione; tento resolver o problema e no começo (ou: até o momento) ninguém sabe o que houve… isso que eu chamo de pátria educadora!… Hehe, portanto, assim que voltar a me conectar ao mundo estarei enviando esse fragmento… acho que terei tempo de sobra para traduzir o trecho se você desejar (não sei seu nível de conhecimento do Inglês)… PS: o trecho após o asterisco, do próprio punho do Rousseau, parece ter sido feito sob encomenda para mim nas nossas sessões – vira-e-mexe parece que estou lendo justamente o que devia ler no momento em que estou lendo!]

The love of self (amour de soi), which regards only ourselves, is content when our real needs are satisfied; but self-love (amour-propre), which makes comparisons, is never satisfied, and could not be, because this feeling, by preferring ourselves to others, also requires that others prefer ourselves to them – a thing which is impossible.* (…) Thus, that which makes man essentially good is to have few needs and to compare himself but little with others; while that which makes him essentially bad is to have many needs and to pay great deference to opinion.

* Rousseau distinguishes love of self (amour de soi) from self-love (amour-propre). The first feeling is directed toward simple well-being, has no reference whatever to others, and is unselfish. The second feeling, on the contrary, leads the individual to compare himself with others, and sometimes to seek his own advantage at their expense. Our term self-love includes both meanings. (P.)”

The instructions of nature are tardy and slow, while those of men are almost always premature. In the first case, the senses arouse the imagination; and in the second, the imagination arouses the senses and gives them a precocious activity which can not fail to enervate and enfeeble, first the individual, and then, in the course of time, the species itself. A more general and a more trustworthy observation than that of the effect of climate is that puberty and sexual power always come earlier among educated and refined people than among ignorant and barbarous people.Explicação: a educação moderna, ao consistir num elevamento da censura, instiga a curiosidade no “pré-jovem”, tendo um efeito inverso e perverso em seu desenvolvimento físico e mental!

and if you are not sure of keeping him in ignorance of the difference of the sexes up to his sixteenth year, take care that he learn it before the age of ten.”

Modesty is born only with the knowledge of evil”

Whoever blushes is already guilty; true innocence is ashamed of nothing.”

There is a certain artlessness of language which becomes innocence and is pleasing to it; this is the true tone which turns aside a child from a dangerous curiosity.”

giggling governesses address conversation to them at 4 years which the most shameless would not dare to hold at 15. These nurses soon forget what they have said, but the children never forget what they have heard. Licentious conversation leads to dissolute manners; a vile servant makes a child debauched”

show them only pictures which are touching but modest, which move without seducing” A internet agradece.

Thucydides, in my opinion, is the true model for historians.” “The good Herodotus, without portraits, without maxims, but flowing, artless, and full of details the most capable of interesting and pleasing, would perhaps be the best of historians if these very details did not often degenerate into puerile simplicities, better adapted to spoil the taste of youth than to form it. Discernment is already necessary for reading him.” “We often find in a battle gained or lost the reason of a revolution which, even before that battle, had become inevitable.” “The fury of systems having taken possession of them all, nobody attempts to see things as they are, but only so far as they are in accord with his system.”

avoid a void

<The writers of lives who please me most,> says Montaigne, <are those who take more pleasure in counsels than in events, more in what proceeds from within than in what comes from without; and this is why in all respects my man is Plutarch.>”

There is no folly, save vanity, of which we can not cure a man who is not a fool.”

The lesson which revolts does not profit. I know nothing more stupid than this saying, I told you so.” “But if to his chagrin you add reproaches, he will hate you, and will make it a law no longer to listen to you, as though to prove to you that he does not think as you do on the importance of your advice.” “In saying to him, for example, that a thousand others have committed the same faults, you will place him far above his own reckoning; you will correct him by not seeming to pity him; for, to one who believes he is of more account than other men, it is a very mortifying excuse to be consoled by their example”

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properly prospering

Through what strange turn of mind is it that we are taught so many useless things, while the art of self-conduct counts for nothing? It is asserted that we are trained for society, and yet we are taught as though each of us was to spend his life in thinking alone in his cell, or in discussing idle questions with the indifferent. You fancy you are teaching your pupils to live by teaching them certain contortions of the body and certain verbal formula which have no significance. (…) The laws do not permit young men to transact their own business and to dispose of their own property; but of what use would these precautions be to them if up to the prescribed age they could acquire no experience? They would have gained nothing by waiting, and would be just as inexperienced at 25 as at 15.

a man superior to others, but not able to raise them to his level, to know how to condescend to theirs!”

Without having experienced the human passions, he knows their illusions and their manner of acting.”

Locke would have us begin with the study of mind, and pass thence to the study of the body. This is the method of superstition, of prejudice, and of error, but not that of reason, nor even of well-ordered nature; it is to close one’s eyes in order to learn how to see. We must have studied the body for a long time in order to form a correct notion of mind and to suspect that it exists. The contrary order serves only to establish materialism.”

<I would much prefer,> says the good Plutarch, <that one should believe there is no Plutarch in existence, than to say that Plutarch is unjust, envious, jealous, and so tyrannical as to exact more than he gives power to perform.>”

If I dissimulate and pretend to see nothing, he takes advantage of my weakness; thinking that he deceives me, he holds me in contempt, and I am the accomplice of his ruin. If I attempt to hold him back, the time for it is passed, and he no longer listens to me. I become disagreeable to him, odious, unendurable, and he will not be likely to lose any time in getting rid of me.”

Young men who are found wise on these subjects, without knowing how they became so, have never gained their wisdom with impunity.”

But why does the child choose secret confidants? Always through the tyranny of those who govern him. Why should he conceal himself from them if he were not forced to do so? Why should he complain of them if he had no subject of complaint? Naturally they are his first confidants; and we see from the eagerness with which he comes to tell them what he thinks, that he believes that he has only half thought it until he has told them. Consider that, if the child fears neither lecture nor reprimand on your part, he will always tell you everything; and that no one will dare confide anything to him which he ought to conceal from you, if he is very sure that he will conceal nothing from you.” “but if he becomes more timid and more reserved, and I perceive in his conversation the first embarassment from shame, the instinct is already developing itself, and the idea of evil is already beginning to be associated with it.” O engraçado é que isso está no capítulo dos 15 aos 20 anos, quando deveria estar no capítulo dos 7 anos de idade.

Drama queen Rousseau: “Reading, solitude, idleness, an aimless and sedentary life, intercourse with young men and women, these are the paths dangerous to open to one of his age, and which ceaselessly keep him alongside of peril.”

When the hands are fully occupied, the imagination is in repose; when the body is very weary, the heart does not become excited.”

If hunting is ever an innocent pleasure, if it is ever fitting for a man, it is now that we must have recourse to it.”

Diana has been represented as the enemy of love, and the allegory is very appropriate. The languors of love spring only from a pleasing repose; violent exercise suppresses tender emotions.” Deixa eu correr pra você, gata!

We have no hold on the passions save through the passions; it is through their empire that we must make war on their tyranny, and it is always from Nature herself that we must draw the instruments proper for controlling her.”

Give me a child of 12 years who knows nothing at all, and at 15 I will guarantee to make him as wise as he whom you have instructed from infancy”

Whoever has passed all his youth at a distance from cultivated society will maintain there for the rest of his life an air of embarrassment and restraint, a style of conversation that is always inappropriate, and dull and awkward manners which the habit of living there no longer corrects, and which become only the more ridiculous by the effort to escape from them.”

What is real love itself, if not a dream, a fiction, an illusion? We love the picture which we form much more than the object to which we apply it. If we saw what we love exactly as it is, there would no longer be any love in the world. When we cease to love, the person whom we loved remains the same as before, but we no longer see her the same. The veil of delusion falls, and love vanishes.” “Sophie is so modest! How will he view their advances? Sophie has such simplicity! How will he love their airs?”

You can not imagine how Émile, at the age of twenty, can be docile. How different our ideas are! As for me, I can not conceive how he could be docile at ten; for what hold had I on him at that age? It cost me the cares of fifteen years to secure that hold. (…) I grant to him, it is true, the appearance of independence; but he was never in more complete subjection, for his obedience is the result of his will.” “He sets too little value on the judgments of men to incur their prejudices, and is not at all anxious to be esteemed before being known.” But he would like to be known. And does not know exactly how. What to do with his know-how.

Just the contrary. If, alone, he takes no account whatever of other men, does it follow that he should take no account of them while living with them?”

Era uma vez o gentil Emílio no ônibus: “He indicates no preference for them over himself in his manners, because he does not prefer them in his heart; but, on the other hand, he does not treat them with an indifference which he is very far from feeling; if he has not the formalities of politeness, he has the active instincts of humanity. He does not love to see any one suffer. He will not offer his place to another through affectation, but will yield it to him voluntarily through goodness of heart, if, seeing him neglected, he thinks that this neglect mortifies him; for it will cost my young man less to remain standing voluntarily than to see the other remain standing by compulsion.”

Generally speaking, people who know little speak much, and people who know much speak little.” D*** “not for the sake of seeming well informed in social usages, nor to affect the airs of a polished gentleman, but, on the contrary, for the sake of escaping notice, for fear that he may be observed; and he is never more at ease than when no one is paying attention to him.” “Although, on entering society, he is in absolute ignorance of its usages, he is not, on this account timid and nervous. If he keeps in the background, it is not through embarrassment, but because in order to see well, he must not be seen; for he is hardly disturbed by what people think of him, and ridicule does not cause him the least fear.” “Émile will be, if you please, an amiable foreigner, and at first his peculiarities will be pardoned by saying: <He will outgrow all that!> In the end, people will become perfectly accustomed to his manners, and, seeing that he does not change them, he will again be pardoned for them by saying: <He was made so!>” “He will not be fêted in society as a popular man, but people will love him without knowing why.” “He aims neither at eccentricity nor brilliancy. Émile is a man of good sense, and wishes to be nothing else”

In running he would be the fleetest, in a contest the strongest, in work the most clever, and in games of skill the most dexterous; but he will care little for advantages which are not clear in themselves, but which need to be established by the judgment of others as of having more genius than another, of being a better talker, of being more learned, etc.; still less those which become no one, as of being better born, of being thought richer”

he philosophizes on the principles of taste, and this is the study that is proper for him during this period.” “taste is corrupted by an excessive delicacy, which makes us sensitive to things which the most of mankind do not perceive. (…) In disputes as to the preference, philosophy and learning are exhausted (…) At this moment there is perhaps no civilized place on the globe where the general taste is as bad as in Paris. And yet it is in this capital that good taste is cultivated; and there appear but few books esteemed in Europe whose author was not trained in Paris. Those who think it suffices to read the books which are written there are deceived, we learn much more from the conversation of authors than from their books (…) If you have a spark of genius, come and spend a year in Paris; you will soon be all you are capable of being, or you will never be anything.”

It is of little account to learn languages for themselves, for their use is not so important as we think; but the study of language leads to the study of general grammar. We must learn Latin in order to know French well; and we must study and compare both in order to understand the rules of the art of speaking.”

There is, moreover, a certain simplicity of taste which penetrates the heart and which is found only in the writings of the ancients. In oratory, in poetry, in every species of literature, he will find them, just as in history, abundant in matter and sober in judgment. Our authors, on the contrary, say little and talk much. To be ever giving their judgment for law is not the means of forming our own. The difference between the two tastes is visible on monuments, and even on tombstones. Ours are covered with eulogies, while on those of the ancients we read facts:

Sta, viator; heroem calcas. [Pare, peregrino; você está pisando sobre o pó de um herói]

being the first, the ancients are nearer to Nature, and have more native genius. Whatever La Motte and the Abbé Terrasson may say to the contrary, there is no real progress in reason in the human race, because what is gained on the one hand is lost on the other; for as all minds always start from the same point, and as the time spent in learning what others have thought is lost for teaching one’s self how to think, we have more acquired knowledge and less vigor of mind. Our minds, like our hands, are trained to do everything with tools, and nothing by themselves.” “I take Émile to the theatre in order to study, not manners, but taste; for it is there, in particular, that he will be presented to those who know how to reflect. (…) The study of the theatre leads to that of poetry; they have exactly the same object. If he has the least spark of taste for poetry, with what pleasure he will cultivate the languages of poets, the Greek, the Latin, and the Italian!” E que depreciação monstruosa ter lido os renascentistas em Inglês!

They will be delicious to him at an age and in circumstances when the heart is interested so charmingly in all varieties of beauty calculated to touch it. Imagine on one side my Émile, and on the other a college blade, reading the fourth book of the AEneid, or Tibullus, or the Banquet of Plato. What a difference!” Seria eu um retardado, no sentido anacrônico do termo? Num livro em que Rousseau sempre prescreve as coisas com atraso em relação a nossa época tão precoce, eu nunca jamais teria tido o prazer de gastar horas com um Platão em mãos, atualizando este blog, que para mim só passou a fazer real sentido em 2008, justo à segunda década de vida… Mas até seu Emílio se adianta a mim, logo neste hábito que me é tão caro!

Be a man of feeling, but be a wise man. If you are but one of these, you are nothing.” “I have said elsewhere that taste is but the art of discerning the value of little things (…) since the happiness of life depends on the contexture of little things, such concerns are far from being unimportant” “I should be temperate for sensual reasons.”

and in my viands I should always prefer those which she has made the most toothsome, and which have passed through the fewest hands in order to reach my table.”

who, seeking for summer in winter and winter in summer, would have cold in Italy and heat in the north.”

In order to be well served, I would have few domestics. A private citizen derives more real service from a single servant than a duke from the ten gentlemen who surround him.”

My furniture should be as simple as my tastes. I would have neither picture-gallery nor library, especially if I loved books and were a judge of pictures.”

Anti-Ronaldo Fenômeno, o PokerStars: “Play is not an amusement for a rich man, but the resource of an idler; and my pleasures would give me too much employment to leave me much time to be so poorly employed. Being solitary and poor, I do not play at all, save sometimes at chess, and this is too much. (…) We rarely see thinkers who take much pleasure in play, for it suspends this habit, or employs it in dry combinations”

The dishes would be served without order, appetite dispensing with manners”

it is a hundred times more easy to be happy than to appear so.”

Adeus a Paris, então, cidade tão famosa, barulhenta, fumacenta, e suja, onde as mulheres não mais acreditam na honra, nem os homens na virtude. Adeus, Paris. Como estamos em busca de amor, felicidade, e inocência, não estaremos jamais longe o bastante de você.”

A partir da p. 260, a caracterização de Sophie: trechos que vão irritar a Brenda!

His merit lies in his power; he pleases simply because he is strong. I grant that this is not the law of love, but it is the law of Nature, which is anterior even to love.”

A burguesa crítica rousseauana de Platão: “As though it were not through the little community, which is the family, that the heart becomes attached to the great! And as though it were not the good son, the good husband, and the good father, who makes the good citizen!”

You are always saying that women have faults which you have not. Your pride deceives you. They would be faults in you, but they are virtues in them; and everything would not go so well if they did not have them.”

Brilhante e rafaelítica análise?

Woman is worth more as a woman, but less as a man; wherever she improves her rights she has the advantage, and wherever she attempts to usurp ours she remains inferior to us. Only exceptional cases can be urged against this general truth – the usual mode of argument adopted by the gallant partisans of the fair sex.” “A mulher vale mais como mulher, mas menos como homem; onde quer que ela aperfeiçoe seus direitos ela tem a vantagem, e onde quer que ela procure usurpar os nossos ela permanece inferior a nós. Só casos excepcionais podem ser evocados contra essa verdade geral – a principal argumentação utilizada pelos galantes partidários do sexo frágil.”

Ao tentar usurpar nossas vantagens elas não abandonam as próprias (…) conseqüentemente, não podendo manejar ambas propriamente, devido a sua incompatibilidade inata, esbarram em suas próprias limitações sem predominar nas nossas, assim perdendo metade de seu valor.” “Acredite em mim, mãe judiciosa, não faça de sua filha um bom homem, como se quisesse passar a perna na Natureza, mas faça dela sim uma boa mulher, e tenha certeza de que ela valerá mais para si mesma e para nós.” “the whole education of women ought to be relative to men. To please them, to be useful to them, to make themselves loved and honored by them, to educate them when young, to care for them when grown, to counsel them, to console them, and to make life agreeable and sweet to them – these are the duties of women at all times, and what should be taught them from their infancy.” “Little girls, almost from birth, have a love for dress. Not content with being pretty, they wish to be thought so. We see in their little airs that this care already occupies their minds; and they no sooner understand what is said to them than we control them by telling them what people will think of them. The same motive, very indiscreetly presented to little boys, is very far from having the same power over them.” “Delicacy is not languor, and one need not be sickly in order to please.” “Once opened, this first route is easy to follow; sewing, embroidery, and lace-work will come of themselves. Tapestry is not so much to their liking; and as furniture is not connected with the person, but with mere opinion, it is too far out of their reach. Tapestry is the amusement of women; young girls will never take very great pleasure in it.” “As long as they live they will be subject to the most continual and the most severe restraint – that which is imposed by the laws of decorum.” “By reason of our senseless customs, the life of a good woman is a perpetual combat with herself; and it is just that this sex share the discomfort of the evils which it has caused us.” “Do not deny them gayety, laughter, noise, and sportive diversions; but prevent them from being satiated with one and running to the other; never suffer them for a single moment of their lives to know themselves free from restraint.” “Made to obey a being as imperfect as man, often so full of vices, and always so full of faults, she ought early to learn to suffer even injustice, and to endure the wrongs of a husband without complaint” “Heaven has not made them insinuating and persuasive in order to become waspish; has not made them weak in order to be imperious; has not given them so gentle a voice in order to use harsh language; and has not made their features so delicate in order to disfigure them by anger. When they become angry they forget themselves; they often have reason to complain, but they are always wrong in scolding. (…) The husband who is too mild may make a woman impertinent; but, unless a man is a brute, the gentleness of a wife reforms him, and triumphs over him sooner or later.” “the little girls who have only just come into the world, so to speak; compare them with little boys of the same age, and if the latter do not seem dull, thoughtless, and stupid in their presence, I shall be unquestionably wrong.” “I know that austere teachers would have young girls taught neither singing, dancing, nor any other accomplishment. This seems to me ludicrous. To whom, then, would they have these things taught? To boys? To whom does it pertain, by preference, to have these talents: to men, or to women? To no one, they will reply; profane songs are so many crimes; the dance is an invention of the devil; a young girl ought to have no amusement save her work and her prayers. Strange amusements these for a child of ten!” “I can imagine nothing more ridiculous than to see an old dancing-master approach with a grim air young persons who want merely to laugh, and, while teaching them his frivolous science, assume a tone more pedantic and magisterial than if it were their catechism he was teaching.” “I shall never be made to believe that the same attitudes, the same steps, the same movements, the same gestures, and the same dances are equally becoming to a little brunette, lively and keen, and to a tall, beautiful blonde with languishing eyes.” “Women have a flexible tongue; they speak sooner, more easily, and more agreeably than men. They are accused also of speaking more. This is proper, and I would willingly change this reproach into a commendation. With them the mouth and the eyes have the same activity, and for the same reason. A man says what he knows, and a woman what is pleasing. In order to speak, one needs knowledge and the other taste” Estranha verdade que agrada, essa.

It is easy to see that if boys are not in a condition to form any true idea of religion, for a still stronger reason the same idea is above the conception of girls. It is on this very account that I would speak to them the earlier on this subject; for if we must wait till they are in a condition to discuss these profound questions methodically, we run the risk of never speaking to them on this subject.” “For the reason that the conduct of woman is subject to public opinion, her belief is subject to authority. Every daughter should have the religion of her mother, and every wife that of her husband. Even were this religion false, the docility which makes the mother and the daughter submit to the order of nature expunges in the sight of God the sin of error. As they are not in a condition to judge for themselves, women should receive the decision of fathers and husbands as they would the decision of the Church.” “Always extremists, they are all free-thinkers or devotees; none of them are able to combine discretion with piety.”

I wish some man who thoroughly knows the steps of progress in the child’s mind would write a catechism for him. This would perhaps be the most useful book that was ever written”

To what condition should we reduce women if we make public prejudice the law of their conduct? Let us not abase to this point the sex which governs us, and which honors us when we have not degraded it. There exists for the whole human species a rule anterior to opinion. (…) § This rule is the inner moral sense.” “Are women capable of solid reasoning? Is it important for them to cultivate it? Will they cultivate it with success? Is this culture useful to the functions imposed on them? Is it compatible with the simplicity which is becoming to them?” “The reason which leads man to the knowledge of his duties is not very complex; and the reason which leads woman to the knowledge of hers is still simpler.” “The search for abstract and speculative truths, principles, and scientific axioms, whatever tends to generalize ideas, does not fall within the compass of women; all their studies ought to have reference to the practical; it is for them to make the application of the principles which man has discovered, and to make the observations which lead man to the establishment of principles. All the reflections of women which are not immediately connected with their duties ought to be directed to the study of men and to that pleasure-giving knowledge which has only taste for its object; for as to works of genius, they are out of their reach, nor have they sufficient accuracy and attention to succeed in the exact sciences; and as to the physical sciences, they fall to that one of the two which is the most active, the most stirring, which sees the most objects, which has the most strength, and which exercises it most in judging of the relations of sensible beings and of the laws of nature.” “She must therefore make a profound study of the mind of man, not the mind of man in general, through abstraction, but the mind of the men who surround her, the mind of the men to whom she is subject, either by law or by opinion.” “It is for women to discover, so to speak, an experimental ethics, and for us to reduce it to a system. Woman has more spirit and man more genius; woman observes and man reasons.” “The world is woman’s book; when she reads it wrong, it is her fault or some passion blinds her.” “In France girls live in convents and women travel the world over. Among the ancients it was just the contrary: girls, as I have said, indulged in sports and public festivals, while the women lived in retirement. This custom was the more reasonable and better maintained the public morals. (…) Mothers, at least make companions of your daughters. Give them a sense of uprightness and a soul of honor, and then conceal nothing from them, nothing which a chaste eye may look at. Balls, banquets, games, even the theatre, everything which, wrongly viewed, makes the charm of unadvised youth, may be offered without risk to uncorrupted eyes. The better they see these noisy pleasures the sooner will they be disgusted with them.” “I hear the clamor which is raised against me.”

The convents are veritable schools of coquetry – not of that honest coquetry of which I have spoken, but of that which produces all the caprices of women and makes the most extravagant female fops [dandismos; coisas de janota; almofadinhagens].” “it seems to me that, in general, Protestant countries have more family affection, more worthy wives, and more tender mothers than Catholic countries”

Unfortunately, private education in our large cities no longer exists. Society there is so general and so mixed that there is no longer an asylum for retreat, and we live in public even at home. By reason of living with everybody we no longer have a family, we hardly know our parents, we see them as strangers, and the simplicity of domestic manners has become extinct along with the sweet familiarity which constituted its charm.”

In the large cities the depravation begins with life, and in the small it begins with reason. Young women from the provinces, taught to despise the happy simplicity of their manners, make haste to come to Paris to share the corruption of ours” “Only fools are loud in their conduct; women who are wise create no sensation.”

Gloomy lessons serve only to involve in hatred both those who give them and all that they say.”

and if she were more perfect she would be less pleasing.” “Sophie is not beautiful; but in her presence men forget beautiful women, and beautiful women are discontented with themselves.” “she charms, but no one can tell why.” “She has also devoted herself to all the details of housekeeping. She is acquainted with the kitchen and the pantry; she knows the price of provisions, and also their qualities; she has a thorough knowledge of book-keeping, and serves her mother as housekeeper.” “It is not with girls as with boys, who can be governed up to a certain point by their appetite. This inclination has its consequences for the sex; it is too dangerous to go unchecked. The little Sophie, in her girlhood, going alone into her mother’s pantry, did not always come back empty-handed, and her fidelity with respect to sugar-plums and bonbons was not above suspicion. Her mother detected her, reproved her, punished her, and made her fast. At last she succeeded in persuading her that bonbons spoiled the teeth, and that eating too much made one stout. In this way Sophie reformed. As she grew up she contracted other tastes, which have turned her aside from this low sensuality. In women, as in men, as soon as the heart grows warm gluttony is no longer a dominant vice. Sophie has preserved the characteristic taste of her sex: she likes milk, butter, cream, and sweetmeats; is fond of pastry and dessert, but eats very little meat; she has never tasted either wine or intoxicating liquors. Moreover, she eats very moderately of everything; her sex, less laborious than ours, has less need to repair its waste.” “Sophie is naturally gay – she was even frolicsome in her childhood; but little by little her mother has taken care to repress her giddy airs, for fear that too sudden a change might ere long apprise her of the moment which had rendered it necessary.” “Woman is made to submit to man, and even to endure his injustice. You will never reduce young boys to the same point; in them the inner sense rises in revolt against injustice; nature has not made them for tolerating it.” “Sophie loves virtue, and this love has become her ruling passion. She loves it because there is nothing so beautiful as virtue; she loves it because virtue constitutes the glory of woman, and a virtuous woman seems to her almost equal to an angel” “Sophie will be chaste and upright even to her last breath” “She speaks of the absent only with the greatest circumspection, especially if they are women. She thinks that what makes them slanderous and satirical is the habit of speaking of their own sex; for as long as they restrict themselves to speaking of ours they are only just.” “although she is not tall, she has never wished for high heels; she has feet that are small enough to do without them.”

ROUSSEAU ENSINANDO A CORTAR CANTADAS DE PEDREIRO NO SÉCULO XVIII

Deixe o bonitão loquaz cumprimentá-la, exortá-la em altos termos por sua esperteza, por sua beleza, por suas graças, e pela felicidade incomprável de agradar-lhe, e ela o interromperá prontamente dizendo com polidez: <Senhor, receio ter conhecimento dessas coisas melhor do que o senhor, e se não temos nada melhor sobre o que conversar, penso que devemos encerrar a conversação neste mesmo instante.>”

Não corta o meu barato, gata, corta o meu carão.

Ou sou seu cachorrinho ou sou meu próprio demônio. Você me pediu para ir com calma, mas eu fui tão calmo quanto uma tsunami umedecendo a praia desguarnecida, arrancando as raízes das árvores mais anciãs!

Luneta profana, é o que eu nunca vou usar. No meio da montanha-russa eu não sei sentar!

Deus-micróbio: ou plenipotente ou um nada levado pelo vento das circunstâncias e emoções. microDeus-óbito.

Estou tendo um AVC. Vou terminar de tê-lo quando eu morrer. Isso pode levar décadas.

With such a great maturity of judgment, and developed in all respects like a girl of twenty, Sophie at fifteen will not be treated by her parents as a child. (…) The happiness of a noble girl consists in making a good man happy. We must therefore think of your marriage, and we must think of it thus early, for on marriage depends the destiny of life, and there is never too much time for thinking of this.” “Nada é mais difícil do que a escolha de um bom marido, salvo, talvez, a de uma boa esposa. Sofia, você deve ser essa esposa tão rara.” “but, although you have good judgment and know your own merits, you are lacking in experience, and do not know to what extent men can disguise themselves. An adroit rascal may study your tastes in order to lead you astray, and in your presence feign virtues which he does not have. This one might ruin you, Sophie, before you were aware of it, and you would become conscious of your error only to weep over it. The most dangerous of all snares, and the only one which reason can not avoid, is that of the senses. If you ever have the misfortune to fall into it, you will see nothing but illusions and idle fancies; your eyes will be fascinated, your judgment will be unsettled, your will will be corrupted, and you will cherish even your illusion, and when you are in a condition to be conscious of it you will not disown it. (…) As long as you are cool-headed, remain your own judge; but as soon as you are in love, then trust the care of yourself to your mother.” “In the two sexes I know of but two classes that are really distinct: people who think and people who do not think; and this difference depends almost wholly on education. A man belonging to the first of these two classes ought not to form an alliance with the second; for the greatest charm of companionship fails him when, having a wife, he is reduced to thinking alone. Men who devote their whole lives to working for a living have no other idea than that of their work or their interests, and their whole mind seems to be at the ends of their fingers.” “The conscience is the clearest of philosophers, and we need not know Cicero’s Offices in order to be a man of worth; and the most honorable woman in the world has perhaps the least idea of what honor is.” “It is then not meet for an educated man to take a wife who is uneducated, nor, consequently, to marry into a class where education is impossible. But I would a hundred times prefer a simple girl, rudely brought up, to a girl of learning and wit who should come to establish in my house a literary tribunal of which she should make herself the president. A woman of wit is the scourge of her husband, her children, her friends, her servants, of everybody. (…) Away from home she is always the subject of ridicule, and is very justly criticised, as one never fails of being the moment she leaves her proper station and enters one for which she is not adapted” “Readers, I appeal to you on your honor which gives you the better opinion of a woman as you enter her room, which makes you approach her with the greater respect: to see her occupied with the duties of her sex, with her household cares, the garments of her children lying around her; or, to find her writing verses on her dressing-table, surrounded with all sorts of pamphlets and sheets of notepaper in every variety of color? If all the men in the world were sensible, every girl of letters would remain unmarried all her life.”

It is asked whether it is good for young men to travel, and the question is in great dispute. If it were differently stated, and it were asked whether it is good for men to have traveled, perhaps there would not be so much discussion. § The abuse of books kills science. Thinking they know what they have read, men think they can dispense with learning it.” “Of all the centuries of literature there is not one in which there has been so much reading as in this, and not one in which men have been less wise; of all the countries of Europe, there is not one where so many histories and travels have been printed as in France, and not one where less is known of the genius and customs of other countries. So many books make us neglect the book of the world” “A Parisian fancies he knows men, while he knows only Frenchmen. (…) we must have lived with them, in order to believe that with so much spirit they can also be so stupid. The queer thing about it is, that each of them has read, perhaps ten times, the description of the country one of whose inhabitants has filled him with so much wonder.” “I have spent my life in reading books of travel, and I have never found two of them which gave me the same idea of the same people.” “They [books] are useful for preparing Platos of fifteen for philosophizing in clubs, and for instructing a company on the customs of Egypt and India, on the faith of Paul Lucas or of Tavernier.” O caráter nacional: “He who has seen ten Frenchmen has seen them all. Although we can not say the same of the English and of some other peoples, it is nevertheless certain that each nation has its peculiar and specific character, which is inferred by induction, not from the observation of a single one of its members, but of several.” Carmelitando: “There are many people whom travel instructs still less than books, because they are ignorant of the art of thinking; whereas in reading, their mind is at least guided by the author, while in their travels they do not know how to see anything for themselves.” Beware with whom you travel next time! “Of all the people in the world, the Frenchman is he who travels the most; but, full of his own ways, he slights indiscriminately everything which does not resemble them.” O gringo amado do Doutor Sérgio-Sapiente é o francês de hoje. “The English also travel, but in a different way; and it seems that these two nations must be different in everything. The English nobility travel, the French nobility do not travel; the French people travel, the English people do not travel. This difference seems to me honorable to the latter.” E quem seria o britânico de hoje? O britânico mesmo?! O europeu em geral?!? “The Englishman has the prejudices of pride, and the Frenchman those of vanity.” “Whoever returns from a tour of the world is, on his return, what he will be for the rest of his life.”

Seria eu, citando tantas passagens de um livro, o mesmo que um selfier ou recorder de show de música? Mas ora, se eu não leio várias vezes o que eu posto!! Já o selfier… E, bem, não há o que eu possa chamar de “exemplar original” no meu metier… Nen(h)um romance possui esse romantismo!

Tem gente que volta fedida da Europa porque só tomou banho de loja.

Vai uma fotografia na chapa com sal aí?!

To travel for the sake of traveling, is to be a wanderer, a vagabond; to travel for the sake of instruction, is still too vague an object, for instruction which has no determined end amounts to nothing. I would give to the young man an obvious interest in being instructed; and this interest, if well chosen, will go to determine the nature of the instruction. This is always the method which I have attempted to put in practice.”

Livro análogo em que Rousseau “ensina a religião do futuro, ou como sempre deveria ter sido ensinada”: Profession de Foi du Vicaire Savoyard.

Comentários póstumos de filósofos franceses:

Rousseau was not a pure theorist, proceeding by a + b and subjecting society without pity to the bed of Procrustes [que exigisse que se achatasse ou se alongasse a seu molde]”

Ele, que desdenhava fazer a barba a fim de aparecer diante do Rei da França, saltava de sua cama ainda no escuro a fim de saudar, na floresta, a flor recém-brotada ou um pássaro de estação.” Tradução bem livre, devo avisar.

We may imagine and even predict that a day will come when there will no longer be a single man in the world who has opened a single volume of Voltaire; but Rousseau!” “The moment we scrutinize his system of morals and come into close relations with it, it stands the test no better than his philosophy or his politics. The form is a marvel, but the substance is only an incoherent jumble of maxims, relatively true, but often false in their application.” “His mind was deformed from infancy, and could never be repaired. No; he withdraws from the real world, and with the ink and paper of the old books with which he has stuffed his head he builds a moral and philosophic world” “Teria ele se tornado nosso Rousseau se ele houvesse sido um pai de família, confinado a uma vida sedentária e regrada cujos fins seriam tão-só suas crianças e o pão de cada dia? Certamente que não.” Querida, abandonei as crianças!

Ab ovo: do começo. É dito que Helena de Tróia nasceu de um de dois ovos gêmeos botados por Leda. Helena, filha de Zeus, não deixa por isso de ser mais ou menos avó, bisavó ou trisavó de Aquiles, por mais absurdo que pareça! Já a maçã, símbolo do pecado e da perdição, em latim é mala. Os cristãos são uns malas sem ramo!

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