L’ENCYCLOPÉDIE – AD

Ad

* ADAD ou ADOD, s. m. (Myth.) divinité des Assyriens, que les uns prennent pour le soleil, d’autres pour cet Adad qui fut étouffé par Azael qui lui succéda, & qui fut adoré ainsi qu’Adad par les Syriens, & surtout à Damas, au rapport de Josephe. Antiq. Judaïq.

ADAM. “Ce n’est pas précisément comme nom propre, mais comme nom appellatif, que nous plaçons dans ce Dictionnaire le nom d’Adam, qui désigne tout homme en général, & répond au grec A’NTRWPO; qui répond au Grec PURRO\, & au Latin rufus [rubro; vermelho], à cause de la couleur roussâtre de la terre, dont, selon les Interpretes, Adam avoit été tiré.”

Il faut nécessairement en revenir à ce double état de félicité & de misère, de foiblesse & de grandeur, pour concevoir comment l’homme, même dans l’état présent, est un composé si étrange de vices & de vertus, si vivement porté vers le souverain bien, si souvent entraîné vers le mal, & suet à tant de maux qui paroissent à la raison seule les châtimens d’un crime commis anciennement. Les Payens même avoient entrevû les ombres de cette vérité, & elle est la base fondamentale de leur métempsycose, & la clé unique de tout le système du Christianisme.”

S. Augustin est le premier qui les ait développés à fond, & prouvé solidement l’un & l’autre dans ses écrits contre les Manichéens & les Pélagiens; persuadé que pour combattre avec succès ces deux Sectes opposées, il ne pouvoit trop insister sur l’extrème différence de ces deux états, relevant contre les Manichéens le pouvoir du libre arbitre dans l’homme innocent, & après sa chûte, la force toute-puissante de la grace pour combattre les maximes des Pélagiens”

On demande, 1°, combien de tems Adam & Eve demeurerent dans le jardin de délices. Quelques-uns les y laissent plusieurs années, d’autres quelques jours, d’autres seulement quelques heures. Dom Calmet pense qu’ils y pûrent demeurer 10 ou 12 jours, & qu’ils en sortirent vierges.

2°. Plusieurs auteurs Juifs ont prétendu que l’homme & la femme avoient été créés ensemble & collés par les épaules ayant quatre piés, quatre mains & deux têtes semblables en tout, hors le sexe, & que Dieu, leur ayant envoyé un profond sommeil, les sépara & en forma deux personnes: idée qui a beaucoup de rapport aux Androgynes de Platon. Voyez Androgyne. Eugubin [Agostino Steuco, italiano do séc. XVI, dono de antiquário e contra-reformista], in Cosmopoeia, veut qu’ils aient été unis, non par le dos, mais par les côtés; ensorte que Dieu, selon l’Écriture, tira la femme du côté d’Adam: mais cette opinion ne s’accorde pas avec le texte de Moyse, dans lequel on trouveroit encore moins de traces de la vision extravagante de la fameuse Antoinette Bourignon [misticista do séc. XVII], qui prétendoit q’Adam avoit été créé hermaphrodite, & qu’avant sa chûte il avoit engendré seul le corps de Jesus-Christ.

JOÃO E O PÉ-DE-ADÃO: “3°. On n’a pas moins débité de fables sur la beauté & la taille d’Adam. On a avancé qu’il étoit le plus bel homme qui ait jamais été, & que Dieu, pour le former, se revêtit d’un corps humain parfaitement beau. D’autres ont dit qu’il étoit le plus grand géant qui eût jamais été, & ont prétendu prouver cette opinion par ces paroles de la Vulgate, Josué, ch. XIV: Nomen Hebron ante vocabatur Cariath-Arbé, Adam maximus ibi inter Enachim situs est; mais dans le passage le mot Adam n’est pas le nom propre du premier homme, mais un nom appellatif qui a rapport à arbé; ensorte que le sens de ce passage est: cet homme (Arbé) étoit le plus grand ou le père des Enachims. Sur ce fondement, & d’autres semblables, les Rabbins ont enseigné que le premier homme étoit d’une taille si prodigieuse, qu’il s’étendoit d’un bout du monde jusqu’à l’autre, & qu’il passa des isles Atlantiques dans notre continent sans avoir au milieu de l’Océan de l’eau plus haut que la ceinture: mais que depuis son péché Dieu appesantit sa main sur lui, & le réduisit à la mesure de 100 aunes [medida francesa antiga =~ 73m]. D’autres lui laissent la hauteur de 900 coudées, c’est-à-dire, de plus de 1.300 piés [circa 400m], & disent que ce fut à la prière des Anges effrayés de la première hauteur d’Adam, que Dieu le réduisit à celle-ci.”

Ísis e o Pé-d’Aquiles

C’est sans fondement qu’on lui attribue l’invention des lettres hébraïques, le Pseaume XCI & quelques ouvrages supposés par les Gnostiques & d’autres Novateurs.”

ADAMITES ou ADAMIENS. “ils prirent le nom d’Adamites, parce qu’ils prétendoient avoir été rétablis dans l’état de nature innocente, être tels qu’Adam au moment de sa création, & par conséquent devoir imiter sa nudité. Ils détestoient le mariage, soûtenant que l’union conjugale n’auroit jamais eu lieu sur la terre sans le péché, & regardoient la joüissance des femmes en commun comme un privilége de leur prétendu rétablissement dans la Justice originelle. Quelqu’incompatibles que fussent ces dogmes infames avec une vie chaste, quelques-uns d’eux ne laissoient pas que de se vanter d’être continens, & assûroient que si quelqu’un des leurs tomboit dans le péché de la chair, ils le chassoient de leur assemblée, comme Adam & Eve avoient été chassés du Paradis terrestre pour avoir mangé du fruit défendu; qu’ils se regardoient comme Adam & Eve, & leur Temple comme le Paradis. Ce Temple après tout n’étoit qu’un soûterrain, une caverne obscure, ou un poële dans lequel ils entroient tout nuds, hommes & femmes [mangá Berserk!]; & là tout leur étoit permis, jusqu’à l’adultère & à l’inceste, dès que l’ancien ou le chef de leur société avoit prononcé ces paroles de la Genese 1:22: Crescite & multiplicamini. Théodoret ajoûte que, pour commettre de pareilles actions, ils n’avoient pas même d’égard à l’honnêteté publique, & imitoient l’impudence des Cyniques du paganisme. Tertullien assûre qu’ils nioient avec Valentin l’unité de Dieu, la nécessité de la prière, & jaitoient le martyre de folie & d’extravagance. Saint Clément d’Alexandrie dit qu’ils se vantoient d’avoir des livres secrets de Zoroastre, ce qui a fait conjecturer à M. de Tillemont qu’ils étoient adonnés à la magie. Epiph. hoers. 52. Théodoret, liv. I. hicar. fabular. Tertull. contr. Prax. c. 3. & in Scorpiac. c. 15. Clem. Alex. Strom. lib. 1. Tillemont, ome Il. page 280.

Tels furent les anciens Adamites. Leur secte obscure & détestée ne subsista pas apparemment longtems, puisque Saint Epiphane doute qu’il y en eût encore, lorsqu’il écrivoit: mais elle fut renouvellée dans le XIIe siècle par un certain Tandème connu encore sous le nom de Tanchelin, qui sema ses erreurs à Anvers sous le regne de l’Empereur Henri V. Les principales étoient qu’il n’y avoit point de distinction entre les Prêtres & les laïcs, & que la fornication & l’adultere étoient des actions saintes & méritoires. Accompagné de 3000 scélérats armés, il accrédita cette doctrine par son éloquence & par ses exemples; sa secte lui survécut peu, & fut éteinte par le zele de Saint Norbert.

D’autres Adamites reparurent encore dans le XIVe siecle sous le nom de Turlupins & de pauvres Frères, dans le Dauphiné & la Savoie. Ils soûtenoient que l’homme arrivé à un certain état de perfection, étoit affranchi de la loi des passions, & que bien loin que la liberté de l’homme sage consistât à n’être pas soûmis à leur empire, elle consistoit au contraire à secouer [romper] le joug des Lois divines. Ils alloient tous nuds, & commettoient en plein jour les actions les plus brutales. Le Roi Charles V secondé par le zele de Jacques de Mora, Dominicain & Inquisiteur à Bourges, en fit périr plusieurs par les flammes [que interessante contraste…]; on brûla aussi quelques-uns de leurs livres à Paris dans la Place du marché aux pourceaux, hors la rue Saint Honoré.”

Picard trompoit les peuples par ses prestiges, & se qualifioit fils de Dieu: il prétendoit que comme un nouvel Adam il avoit été envoyé dans le monde pour y rétablir la loi de nature, qu’il faisoit surtout consister dans la nudité de toutes les parties du corps, & dans la communauté des femmes. Il ordonnoit à ses disciples d’aller nuds par les rues & les places publiques, moins réservé à cet égard que les anciens Adamites, qui ne se permettoient cette licence que dans leurs assemblées. Quelques Anabaptistes tenterent en Hollande d’augmenter le nombre des sectateurs de Picard: mais la séverité du Gouvernement les eut bientôt dissipés. Cette secte a aussi trouvé des partisans en Pologne & en Angleterre: ils s’assemblent la nuit; & l’on prétend qu’une des maximes fondamentales de leur société est contenue dans ce vers,

Jura, perjura, secretum prodere noli.

Quelques Savans sont dans l’opinion que l’origine des Adamites remonte beaucoup plus haut que l’établissement du Christianisme: ils se fondent sur ce que Maacha mère d’Asa, Roi de Juda, étoit grande Prêtresse de Priape, & que dans les sacrifices nocturnes que les femmes faisoient à cette idole obscène, elles paroissoient toutes nues. Le motif des Adamites n’étoit pas le même que celui des adorateurs de Priape; & l’on a vû par leur Théologie qu’ils n’avoient pris du Paganisme que l’esprit de débauche, & non le culte de Priape. Voyez Priape. (G)”

* ADARGATIS ou ADERGATIS ou ATERGATIS, (Myth.) divinité des Syriens, femme du dieu Adad. Selden prétend qu’Adargatis vient de Dagon par corruption. C’est presqu’ici le cas de l’épigramme: Mais il faut avouer aussi qu’en venant de-là jusqu’ici elle a bien changé sur la roue. On la prend pour la Derecto des Babyloniens & la Venus des Grecs.”

* ADONAÏ, s. m. (Théol.) est, parmi les Hébreux, un des noms de Dieu, & signifie Seigneur. Les Massoretes ont mis sous le nom que l’on lit aujourd’hui Jehova, les points qui conviennent aux consonnes du mot Adonaï, parce qu’il étoit défendu chez les Juifs de prononcer le nom propre de Dieu, & qu’il n’y avoit que le Grand-Prêtre qui eût ce privilége, lorsqu’il entroit dans le Sanctuaire. Les Grecs ont aussi mis le mot Adonaï à tous les endroits où se trouve le nom de Dieu. Le mot Adonaï est dérivé d’une racine qui signifie base & fondement, & convient à Dieu, en ce qu’il est le soûtien de toutes les créatures, & qu’il les gouverne. Les Grecs l’ont traduit par XURIO, & les Latins par Dominus. Il s’est dit aussi quelquefois des hommes, comme dans ce verser du Pseaume 104. Constituit eum Dominum doms suoe, en parlant des honneurs auxquels Pharaon éleva Joseph, où le texte hébreu porte: Adonaï. Genebrard, le Clerc, Cappel, de nomine Dei Tetragramm. (G)”

* ADONÉE, (Myth.) nom que les Arabes donnoient au Soleil & à Bacchus, qu’ils adoroient. Ils offroient au premier tous les jours de l’encens & des parfums.”

ADOPTIENS, s. m. pl. (Théolog.) hérétiques du huitieme siecle, qui prétendoient que Jesus-Christ, en tant qu’Homme, n’étoit pas fils propre ou fils naturel de Dieu, mais seulement son fils adoptif.”

* ADRAMELECH, s. m. (Myth.) faux Dieu des Sépharraïmites, peuples que les Rois d’Assyrie envoyerent dans la Terre-sainte après que Salmanazar eut détruit le Royaume d’Israël. Les adorateurs d’Adramelech faisoient brûler leurs enfans en son honneur. On dit qu’il étoit représenté sous la forme d’un mulet [mula], d’autres disent sous celle d’un paon [pavão].”

* ADRASTÉE ou ADRASTIE, s. f. (Myth.) Divinité autrement appellée Nemesis, fille de Jupiter & de la Nécessité, ou, selon Hésiode, de la Nuit: c’étoit la vangeresse des crimes. Elle examinoit les coupables du haut de la sphere de la lune où les Egyptiens l’avoient reléguée.”

ADULTÈRE. “Les anciens Romains n’avoient point de loi formelle contre l’adultere; l’accusation & la peine en étoient arbitraires. L’Empereur Auguste fut le premier qui en fit une, qu’il eut le malheur de voir exécuter dans la personne de ses propres enfans: ce fut la loi Julia, qui portoit peine de mort contre les coupables: mais, quoiqu’en vertu de cette loi, l’accusation du crime d’adultere fût publique & permise à tout le monde, il est certain néanmoins que l’adultere a toûjours été consideré plûtôt comme un crime domestique & privé, que comme un crime public; ensorte qu’on permettoit rarement aux étrangers d’en poursuivre la vengeance, surtout si le mariage étoit paisible, & que le mari ne se plaignît point.

A présent, dans la plûpart des contrées de l’Europe, l’adultere n’est point réputé crime public; il n’y a que le mari seul qui puisse accuser sa femme: le Ministère public même ne le pourroit pas, à moins qu’il n’y eùt un grand scandale”

Lycurgue punissoit un homme convaincu d’adultere comme un parricide; les Locriens lui crevoient les yeux; & la plûpart des peuples orientaux punissent ce crime très-séverement.” “En Espagne on punissoit le coupable par le retranchement des parties qui avoient été l’instrument du crime.” “En Pologne, avant que le Christianisme y fût établi, on punissoit l’adultere & la fornication d’une façon bien singuliere. On conduisoit le criminel dans la place publique; là on l’attachoit avec un crochet [gancho] par les testicules, lui laissant un rasoir [lâmina] à sa portée; de sorte qu’il falloit de toute nécessité qu’il se mutilât lui-même pour se dégager; à moins qu’il n’aimât mieux périr dans cet état.”

Les lois concernant l’adultere sont à présent bien mitigées. Toute la peine qu’on inflige à la femme convaincue d’adultere, c’est de la priver de sa dot & de toutes ses conventions matrimoniales, & de la reléguer dans un monastere. On ne la fouette [chicoteia] même pas, de peur que si le mari se trouvoit disposé à la reprendre, cet affront public ne l’en détournât.”

Il y eut un tems où les Lacédemoniens, loin de punir l’adultere, le permettoient, ou au moins le toléroient, à ce que nous dit Plutarque.

L’adultere rend le mariage illicite entre les deux coupables, & forme ce que les Theologiens appellent impedimentum criminis.”

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VII. LE FOND ET LA FORME DU DISCOURS – Vinay

“Il faut en outre que l’expression ne soit ni plate, ni enflée, mais convenable” Aristote – Rhétorique [tomo 3, 1980]

“La convenance (τὸ πρέπον) est en toutes choses la qualité à respecter, c’est-à-dire qu’il faut s’exprimer de manière convenable: dire petitement les petites choses (τὰ μὲνμικρὰ μικρῶς), et les grandes choses avec grandeur (τὰ μεγᾶλα δὲ μεγάλως).” Démétrius de Phalère – Du style [1993]

“Tout ornement tire moins ses effets de sa propre nature que de la nature du sujet auquel on l’applique, et le plus important n’est pas ce que l’on dit, mais l’endroit où on le dit. Du reste, tout cet art de parler avec convenance ne concerne pas seulement l’élocution, mais touche aussi l’invention.” Quintilien – Institution oratoire [tomo 6, 1979]

J.-L. Ferri de Saint-Constant – Rudimens de la traduction, ou l’art de traduire le latin en français

“il y a uniformité dans l’essentiel de la pensée, et variété dans le tour de l’expression.” du Marsais

“De nos jours, cette conception des trois modifications possibles du discours est niée par tous ceux, partisans de l’indissociabilité du fond et de la forme, qui affirment qu’à toute modification de la forme correspond nécessairement toujours une modification du contenu.”

“Aussi fausse que soit, à mon sens, cette conception de l’indissociabilité du signe et de l’idée, il n’en est pas moins vrai que de tous les discours qu’un auteur aurait pu produire avec les mêmes idées ou, avec d’autres idées, en utilisant les mêmes termes, seul  est évidemment à traduire celui qui a été effectivement constitué.”

“on pourrait même dire que le meilleur traducteur est précisément celui qui s’accorde le moins de libertés à l’égard de son original.” Pourrait-on?

“L’Auteur conduit par une sorte d’instinct toujours libre, et par sa matiere qui lui présente des idées qu’il peut accepter ou rejeter à son gré, est maître absolu de ses pensées, et de ses expressions. Le Traducteur n’est maître de rien; il est obligé de se plier à toutes les variations de son Auteur avec une souplesse infinie.” Charles Batteux – De la construction oratoire [1763]

“Le traducteur est donc, si l’on veut, un écrivain, mais c’est un écrivain considérablement entravé.”

“Il y a des esprits, si je l’ose dire, inférieurs et subalternes. […] Ils sont plagiaires, traducteurs, compilateurs; ils ne pensent point, ils disent ce que les auteurs ont pensé.” La Bruyère – Les Caractères ou les moeurs de ce siècle [1688] / “Há caracteres, ousaria dizer, inferiores e subalternos […] eles são plagiadores, tradutores, compiladores; eles não pensam, eles só dizem o que os autores pensaram.” La Bruyére – Os caracteres ou os costumes deste século (1688)

“Il y a vingt ans que je m’occupe à faire des traductions. — Quoi ! Monsieur, dit le géomètre, il y a vingt ans que vous ne pensez pas? Vous parlez pour les autres, et ils pensent pour vous?” Montesquieu – Lettres persanes [1721] / “Faz 20 anos que me ocupo de fazer traduções. – O quê?! Amigo, diz o geômetra, faz 20 anos que você não pensa? Você fala pelos autores, e eles pensam por você?” Montesquieu – Cartas persas (1721)

“La foule des mauvais traducteurs a sans doute contribué à établir un injuste préjugé contre l’art de traduire. Mais ce qui a dû multiplier les mauvaises traductions, c’est que les hommes à talent ont dédaigné de traduire. Ils croiraient se dégrader et étouffer leurs talens, s’ils travaillaient à rendre dans leur langue les pensées des anciens. Ils voient que les grands peintres ne copient point, mais peignent de génie et d’après nature. Ils abandonnent à des écrivains subalternes et sans talent la traduction des grands modèles.” Jean-Louis Ferri de Saint-Constant – Rudiments de la traduction [1808]

“Un groupe de mots a été oublié, sans doute à cause de sa ressemblance avec son antécédent: comme si, dans une copie de peinture, à un certain endroit, le copiste avait laissé un blanc.”

“Mais parfois ce sont des phrases entières, voire des paragraphes entiers qui sont sautés par les traducteurs, alors que le lecteur a l’illusion d’avoir à faire à la version intégrale de l’oeuvre qu’il a en mains.”

“quand un homme fait du bruit, ce sont les femmes qui en sont la cause.” Cervantes

“Si on laisse de côté les effets de l’étourderie et de la censure, on doit malheureusement constater que les règles de l’art de traduire, telles qu’elles ont été fixées il y a plus deux siècles, ne sont pas toujours respectées par les traducteurs, même les plus attentifs et les plus honnêtes.”

VILA VELHA: “Dans son roman intitulé Die Leiden des jungen Werthers (1774), le jeune Goethe écrit: <Sie ist nicht von hier, und wohnt bei einer Tante im Hause.> Dans sa version des Souffrances du jeune Werther (1886), Joséphine Bachellery traduit: <Elle n’est pas de cette ville et demeure chez une vieille tante.> On peut lui reprocher deux adjonctions, celui du substantif cette ville et de celui de l’aduectif vieille, mais le retranchement du complément im Hause était une nécessité.”

Valéry Larbaud – Sous l’invocation de saint Jérôme

Um catadão inútil de erros feito por um rigorista.

“L’étoffement ne mérite son nom que s’il est absolument nécessaire pour la correction grammaticale ou phraséologique de la langue de traduction” Correção gramatical é meu zovo.

“J’ignore si une étude comparative a uamais été faite sur la différence de structure des propositions elliptiques en allemand et en français: si cela n’a pas été fait, il est évident que cette comparaison serait extrêmement instructive non seulement en ce qui concerne les phrases elliptiques, mais aussi pour ce qui est de la syntaxe comparée de deux langues en général.” Des problèmes sans fin!

“La faute qu’on appelle traditionnellement le barbarisme a le défaut de l’imprécision: désignant une forme inconnue de la langue de traduction, il peut aller de la simple faute d’orthographe à l’invention d’un néologisme critiquable pour sa laideur, son inconvenance ou son inutilité.”

“Dans le premier cas, les deux langues énoncent la même pensée dans un agencement grammatical et sémantique semblable et il peut alors y avoir une traduction directe de la langue originale dans la langue de traduction. Dans le second cas, les deux langues énoncent la même pensée dans un agencement grammatical et sémantique dissemblable et il ne peut alors y avoir qu’une traduction indirecte de la langue originale dans la langue de traduction.”

L’ENCYCLOPÉDIE – AC – Action

ACTION (Moral). “une femme qui a été violée passe pour coupable, en partie, lorsquelle s’est exposée imprudemment à aller dans les lieux où elle pouvoit prévoir qu’elle couroit risque d’être forcée.” (X)

ACTION (Physique). “M. de Maupertuis a cherché à concilier l’explication de M. Newton avec les principes métaphysiques. Au lieu de supposer avec MM. de Fermat & Leibnitz qu’un corpuscule de lumiere va d’un point à un autre dans le plus court tems possible, il suppose qu’un corpuscule de lumiere va d’un point à un autre, de maniere que la quantité d’action soit la moindre qu’il est possible. Cette quantité d’action, dit-il, est la vraie dépense que la nature ménage. Par ce principe philosophique, il trouve que non-seulement les sinus [senos, relações dos raios com as perpendiculares das figuras geométricas] sont en raison constante, mais qu’ils sont en raison inverse des vitesses, (ce qui s’accorde avec l’explication de M. Newton) & non pas en raison directe, comme le prétendoient MM. de Fermat & Leibnitz.”

ACTION (Belles-Lettres). “L’action des nôtres, quoique plus modérée que celle des Italiens, est infiniment plus vive que celle des Anglois, dont les Sermons se réduisent à lire froidement une dissertation Théologique sur quelque point de l’Écriture, sans aucun mouvement.”

ACTION (Poësie). “Ainsi dans l’Eneïde un Héros échappé des ruines de sa patrie, erre longtems avec les restes de ses Concitoyens qui l’ont choisi pour Roi; & malgré la colere de Junon qui le poursuit sans relâche, il arrive dans un pays que lui promettoient les destins, y défait des ennemis redoutables; & après mille traverses surmontées avec autant de sagesse que de valeur, il y jette les fondemens d’un puissant Empire. Ainsi la conquête de Jérusalem par les Croisés; celle des indes par les Portugais; la réduction de Paris par Henri le Grand, malgré les efforts de la Ligue, sont le sujet des Poëmes du Tasse, du Camoens, & de M. de Voltaire; d’où il est aisé de conclurre qu’une historiette, une intrigue amoureuse, ou telle autre aventure qui fait le fonds de nos romans, ne peut jamais devenir la matiere d’un Poëme Epique, qui veut dans le sujet de la noblesse & de la majesté.”

Il y a deux manieres de rendre l’action épique intéressante: la premiere par la dignité & l’importance des personnages. C’est la seule dont Homere fasse usage, n’y ayant rien d’ailleurs d’important dans ses modeles, & qui ne puisse arriver à des personnages ordinaires. La seconde est l’importance de l’action en elle-même, comme l’établissement ou l’abolition d’une Religion ou d’un Etat, tel qu’est le sujet choisi par Virgile, qui en ce point l’emporte sur Homere. L’action de la Henriade réunit dans un haut degré ce double intérêt.”

L’Iliade n’est que l’histoire de la colere d’Achille, & l’Odyssée, que celle du retour d’Ulysse à Itaque. Homere n’a voulu décrire ni toute la vie de ce dernier, ni toute la guerre de Troie. Stace au contraire dans son Achilléide, & Lucain dans sa Pharsale, ont entassé trop d’évenemens décousus pour que leurs ouvrages méritent le nom de Poëmes Epiques. On leur donne celui d’héroïques, parce qu’il s’y agit de Héros. Mais il fant prendre garde que l’unité du Héros ne fait pas l’unité de l’action. La vie de l’homme est pleine d’inégalités; il change sans cesse de dessein, ou par l’inconstance de ses passions, ou par les accidens imprévûs de la vie. Qui voudroit décrire tout l’homme, ne formeroit qu’un tableau bisarre, un contraste de passions opposées sans liaison & sans ordre. C’est pourquoi l’épopée n’est pas la loüange d’un Héros qu’on se propose pour modele, mais le récit d’une action grande & illustre qu’on donne pour exemple.”

P. le Bossu – Traité du Poëme Epique

L’action de l’Epopée doit être merveilleuse, c’est-à-dire, pleine de fictions hardies, mais cependant vraissemblables. Telle est l’intervention des divinités du paganisme dans les Poëmes des Anciens, & dans ceux des Modernes celle des passions personnifiées. Mais quoique le Poëte puisse aller quelquefois au-delà de la nature, il ne doit jamais choquer la raison. Il y a un merveilleux sage & un merveilleux ridicule. On trouvera sous les mots Machines & Merveilleux cette matiere traitée dans une juste étendue.”

Le P. le Bossu donne pour regle que plus les passions des principaux personnages sont violens, & moins l’action doit durer: qu’en conséquence l’action de l’Iliade, dont le courroux d’Achille est l’ame, ne dure que 47 jours; au lieu que celle de l’Odyssée, où la prudence est la qualité dominante, dure huit ans & demi; & celle de l’Ende, où le principal personnage est un Héros pieux & humain, près de sept ans.”

Il est vrai qu’Ulysse chez Alcinoüs, & Enée chez Didon, racontent leurs aventures passées, mais ces récits n’entrent que comme récits dans la durée de l’action principale; & le cours des années qu’ont pour ainsi dire consumé ces évenemens, ne fait en aucune maniere partie de la durée du Poëme. Comme dans la Tragédie, les évenemens racontés dans la Protase, & qui servent à l’intelligence de l’action dramatique, n’entrent point dans sa durée; ainsi l’erreur du P. le Bossu est manifeste.”

ACTION (Peinture & Sculpture). C’est l’attitude ou la position des parties du visage & du corps des figures représentées, qui fait juger qu’elles sont agitées de passions. On dit: cette figure exprime bien par son action les passions dont elle est agitée; cette action est bien d’un homme effrayé. L’on se sert également de ce terme pour les animaux; l’on dit: voilà un chien dont l’action exprime bien la fureur; d’un cerf aux abois [berros]: voilà un cerf qui par son action exprime sa douleur, &c.” (R)

FIORIN, A PRAGMÁTICA & O LOUCO BRASIL DOS ANOS 90

Certa ocasião, perguntaram a Sérgio Buarque de Holanda se o Chico Buarque era filho dele e ele respondeu:

– Não, o Chico não é meu filho, eu é que sou pai dele.”

A Pragmática é a ciência do uso e da prática lingüísticas.

Papa(i)s da Pragmática: John Austin & Paul Grice

Você tem fogo, Prometeu?

Você tem promessa, candidato?

ENUNCIAÇÕES

a) dêiticas: eu, tu, aqui, lá, este, agora, ontem

Um dêitico só pode ser entendido dentro da situação de comunicação e, quando aparece, num texto escrito, a situação enunciativa deve ser explicitada.”

b) performativas: juro que, peço desculpas

c) conectivas: mas, porque

d) negativas: não gosto, adoro! (pseudo-paradoxo); ruim não, péssimo! (enfático)…

e) adverbiais: sinceramente, infelizmente, francamente

INFERÊNCIAS

A frase é um fato lingüístico caracterizado por uma estrutura sintática e uma significação calculada com base na significação das palavras que a compõem, enquanto o enunciado é uma frase a que se acrescem as informações retiradas da situação em que é produzida. A mesma frase pode estar vinculada a diferentes enunciados.”

INSTRUÇÕES

Nos anos 1970, a Pragmática era considerada por muitos a <lata de lixo da Linguística>” BENZADEUS

PRAGMÁTICA VS. SEMÂNTICA OU PRAGMÁTICA & SEMÂNTICA

um enunciado será performativo quando puder transformar-se em outro enunciado que tenha um verbo performativo na primeira pessoa do singular do presente do indicativo da voz ativa. Os enunciados que não contêm um verbo performativo na pessoa, no tempo, no modo e na voz indicados serão chamados performativos implícitos”

Vai me perdoar, mas você está demitido – é para o seu bem!!!

Austin: “quando se diz algo, realizam-se 3 atos: o ato locucionário (ou locucional), o ato ilocucionário (ou ilocucional) e o ato perlocucionário (ou perlocucional).”

ato locucionário: dizer (1)

a. iloc.: realização (interna) (2)

a. perloc.: realização (efeito, impacto sobre o interlocutor/ouvinte) (3)

(1) Digo isto; (2) isto é uma advertência (dou sinais suficientes para que você perceba); (3) você entendeu (captou) a advertência, seja lá como foi que reagiu.

Lembrar da “marcação” funcionalista: o ato ilocucional está marcado (sensível na língua, ato de comunicação), o ato perlocucional não.

a t o d e s c r i a t i v o

Searle: reformulação: ato ilocucional + conteúdo proposicional

atos de fala indiretos

súcubente de seaman de naranja

suckumbent for leather

– E esse cigarro aí, cumpadi…

– É um Camel com 0.8mg de alcatrão, conhece?

teoria interacionista

Na sociedade brasileira da primeira metade do séc. XX, como se lê nos manuais de etiqueta, não se agradecia aos criados, aos garçons, etc. Hoje, agradece-se a eles por qualquer serviço que nos prestam. (…) Por outro lado, fórmulas religiosas de agradecimento, como Que Deus lhe dê em dobro ou Que Deus lhe abençoe só subsistem nas áreas menos modernas do país.”

Austin mostrou que dizer é fazer; os interacionistas, na fórmula de Orecchioni, mostram que dizer é fazer fazer. Isso significa que os atos de linguagem têm um efeito muito grande nas relações interpessoais, o que abriu um novo campo para a Linguística, o estudo da polidez lingüística.” Infelizmente já tiramos o chapéu para o próximo cabide humano que nos “força” a falar e gesticular: como sinaleiros de trânsito que alternam do vermelho para o verde.

O mero caráter da ode “c” e a e lhe a “dá”.

OLHO NO LINCEEEEE

ÉÉÉ

do camisa 10 foi foi foi

ERATÓSTENES

OLÊ OLÊ OLÁ

A LINGUAGEM AOS 60 VAI VIRÁ

Essas regras de polidez articulam-se sobre a teoria das faces, desenvolvida por Brown e Levinson, na seqüência dos trabalhos de Goffman. Face é o amor-próprio do sujeito.”

Eu pequei contra o Espírito Santo Comteano

O Campeão Absoluto Nietzsche-ano

EcceHomodoAno2.018

atualização antivirótica

Acorda.

No aeroporto de Viracopos

Todo re-virado

no Jirinoraiya

dará, faz-se

AO DEUS DAR-A-FACE

aqui se face aqui se apaga

À qui? Ao cu de praxe

É que se mete a vara

O conselheiro teclava em seu ordenador pedindo ameaças gentis.

Faça uma ordem de pizza agora!

Sua exigência foi atendida com sucesso.

Dando conselhos a esmo.

Deposite sua proibição na caixinha de recepções januárias.

não se critica um trabalho, sem fazer uma série de preliminares que mostram que ele está bom.” Aos mal-educados basta argumentar “eu não nasci inclinado para essas falas rituais”. Isso salva a falta de educação: eu sou assim, não escolhi ser assim, os padrões impostos pela sociedade ferem minha espontaneidade que me é cara, amem-me!

tenta-se evitar o excesso de atos valorizadores da face, pois o falante poderia parecer hipócrita ou bajulador, bem como a falta de minimização de atos ameaçadores da face, pois o falante poderia parecer grosseiro.”

UMA CONVERSA MUDERNA

– Ou, você tem que mudar esse seu jeito!…

– Eu tô logada, véi!

quem diz a verdade só chama a-tensão

divulga fatos

Paulo o espalhafatoso

testemunha de Jeovaia

testículo de Jeová

DATAÇÃO DE CARBONO-14 DO TEXTO ELEVADA, QUANDO NÃO SE INCORRIA EM RISCO DE SER APEDREJADO PELOS “HOMENS DE BEM” AO ILUSTRAR CONTEÚDOS IMPLÍCITOS DESTA FORMA: “Quando se sabe que o PT é um partido que denuncia sistematicamente a corrupção nos diversos escalões do governo e se diz Certos deputados do PT são corruptos, o que se está significando é que o PT é um partido como qualquer outro e, portanto, não se pode considerar ao abrigo da corrupção.” “P.ex., é uma informação banal no Brasil dizer que o PT não ocupa a Presidência da República nem ministérios.”

versão pura 10ntada e recatada

O replicante 10rd

NEOLOGISMAR É A ULTRATRANSMITIDA MISSÃO: “Grice não usa o termo implicação, porque a noção de implicatura é mais ampla do que a de implicação, já que esta só pode ser provocada por uma expressão lingüística, enquanto aquela pode ser suscitada por expressões lingüísticas e pelo contexto ou pelos conhecimentos prévios do falante.”

LOGO SE ESTARÁ SUSPEITANDO DA PRÓPRIA SOMBRA CAÇANDO SUBENTENDIDOS A CADA VÍRGULA HONESTA (O SEGUNDO GRAU DO PARENTESCO DA SENHORA DESCONFIANÇA): “Em Ele é aluno de Letras, mas sabe escrever, há uma implicatura desencadeada pela conexão entre as duas orações com a conjunção mas: os alunos de Letras não sabem escrever. É uma implicatura convencional. No enunciado A defesa da tese de Mário correu bem, não o reprovaram, há uma implicatura de que a tese não presta. É uma implicatura conversacional, pois não advém da significação de nenhuma palavra da frase, mas dos conhecimentos prévios do interlocutor. No caso, sabe-se que dificilmente uma tese é reprovada, portanto a menção ao fato de que ele não foi reprovado significa que o falante está dizendo, implicitamente, que a tese não é boa.”

MENTE POLUÍDA (VIRGENS DA ACADEMIA): “Quando se diz André vai encontrar uma mulher à noite, a implicatura é que a mulher com quem vai encontrar-se não é sua mãe, sua irmã, sua esposa, etc., mas que esse encontro é de natureza sexual.”

princípio da cooperação

penso nos esquizos que não sabem conversar (T. & M.)

máximas conversacionais multivetoriais

what about nonsense¿

Samuel boquete

uniconversascórniocórneasfecheosolhosclimatempo

O que comprova a existência da máxima da qualidade é a impossibilidade de produzir enunciados como Comprei um revólver, mas não acredito que o tenha comprado.”

Quando no conto <A negrinha>, de Monteiro Lobato, o narrador diz A excelente Dona Inácia era mestra na arte de judiar de crianças, não se pode inferir a implicatura de que ele acredite que Dona Inácia era excelente, pois a ironia obriga a entender o contrário do que foi dito.”

Quando um falante diz A mulher de João o está traindo e o interlocutor percebe que João está ouvindo a conversa e diz Onde você comprou esta camisa?, a resposta não é incoerente, mas apresenta a implicatura Mudemos de assunto.”

Gosto de dois tipos de homens: os que têm bigode e os que não têm.”

Mae West

Quando dois amigos estão discutindo se vão a um jogo de futebol ou a um restaurante e um deles diz O Morumbi é muito desconfortável, infere-se que ele está dizendo que não quer ir ao jogo.”

O discurso poético cultiva a ambivalência, o discurso eufêmico infringe a máxima da quantidade, o discurso irônico viola a máxima da qualidade.”

Não se pode ser irônico o tempo todo, ou se pode?

Pode-se ser poeta a noite toda.

Principalmente dormindo.

eu-feminado à flor da pele

Quando se toma o exemplo clássico Pedro parou de fumar, nota-se que há um conteúdo explícito, Pedro não fuma atualmente, e dois conteúdos implícitos, Pedro fumava antes e Que isso sirva de exemplo para você.”

Quando alguém diz Minha mulher gastou neste ano 100 mil reais, o verdadeiro objeto do dizer não é Sou casado (pressuposto), mas Gastou neste ano 100 mil reais (posto).”

Enquanto a Linguística que tem por objeto o sistema ou o conhecimento dirá que a célebre frase de Chomsky As verdes idéias incolores dormem furiosamente é agramatical, a Pragmática afirmará que, num contexto em que se discorre sobre as idéias dos ecologistas (verdes idéias) que perderam o apelo que tinham (incolores), mas que continuam a atuar ativamente no substrato da sociedade (dormem furiosamente), ela pode perfeitamente ser usada, pois a Pragmática explica o uso real.”

APROFUNDAMENTO

Austin – Quando dizer é fazer. Palavra e ação, 1990.

Ducrot – Princípios de semântica lingüística: dizer e não dizer, 1977. (considerada uma obra clássica da pré-Pragmática)

Grice – Lógica e conversação (capítulo, disponível em diferentes coletâneas)

Ottoni – Visão performativa da linguagem, 1998. (revisão de Austin e seu legado)

Searle – Os actos de fala: um ensaio de filosofia da linguagem, 1991.

CHOMSKYNTESSENCIAL

O CONHECIMENTO DA LÍNGUA: Sua Natureza, Origem e Uso, 1986 (ed. brasileira)

PREFÁCIO (P. 15)

SÃO OS BRAINSTORMS DE MARÇO BAGUNÇANDO O VERÃO

Problema de Platão X Problema de Orwell X Problema de Freud

sistemas cognitivos

equipamento inato           <faculdade da linguagem> como caso particular de sistema cognitivo

princípios da faculdade da linguagem

foco > > > solução do Problema de Platão (P.P.)

O P.P. consiste em explicar como sabemos tanto quando a evidência que nos é acessível é tão escassa.” P.O.: seu oposto exato

P.F.: almoço bom se come em família (brincadeirinha)

engenharia do consentimento”

RASCUNHO DO DIABO (shitstorm)

Já discuti estas questões noutras obras, e espero fazê-lo de novo, mas o contexto de uma investigação sobre a natureza da linguagem não é, provavelmente, o local apropriado [SIM, PROVAVELMENTE], não obstante a crença comum, que pessoalmente apenas partilho em parte [como pessoa você compartilha pessoalmente?], de que o abuso ou o controle da linguagem é um aspecto fundamental do problema [o problema de você ser tão prolixo assim?]. Incluí, contudo, um breve apêndice que aborda esta questão, uma versão revista de um artigo que apareceu na … [nome da revista, foda-se], que espero vir a publicar numa versão mais extensa e documentada. [Não li, não leio, não lerei.]”

Se eu fosse um tradutor do estilo abreviador:

Já discuti estas questões antes. Neste contexto, investigaremos apenas a natureza da linguagem. Partilho da crença de que o abuso político da linguagem é uma discussão necessária. Para os interessados, incluí material relacionado no apêndice.”

Eu bato sempre na mesma tecla, eu faço o sistema operacional rodar, eu previno as catástrofes, meu nome é Desmond, o operário. Lubrificado, eu não durmo. Meus colegas morreram de subdosagem (de seiva vital). Quando alguém virá me substituir? Você é Ele?

* * *

CAPÍTULO I – O QUE OS OUTROS DIZEM ANTES DO QUE EU VOU DIZER QUE É A FACULDADE DA LINGUAGEM (P. 18)

A <gramática particular> não é uma verdadeira <ciência>, no sentido desta tradição racionalista, porque não se baseia unicamente em leis necessárias universais; é uma <arte> ou técnica que mostra o modo como certas línguas realizam os princípios gerais da razão humana.”

instruções genéticas”

“efeitos deflagrador e modelador de fatores ambientais”

<gramática genera[l]tiva> (nenhuma relação com a gênese),

na contra-mão de Saussure – atual GRAMÁTICA UNIVERSAL (G.U.)

O seu ponto de referência é o da psicologia individual.”

mecanismo de aquisição

nomenclaturas incognoscíveis ou vazias como “sistema de conhecimento” e “experiência vivida” – já não basta sistemas cognitivos (supra)? Experiência ideada? Como seria?

o objeto de investigação deixou de ser o comportamento lingüístico ou os produtos deste comportamento para passar a ser os estados da mente/cérebro que fazem parte de tal comportamento.”

gramática universal particular

parabéns aos envolvidos!

quando mente e experiência se entrecruzam

o concreto do abstrato

A G.U. é uma teoria do <estado inicial> da faculdade da linguagem, anterior a qualquer experiência lingüística” CHATOVSKY

questões clássicas

Não se trata de tópicos para especulação ou para uma reflexão a priori, mas sim para uma pesquisa empírica” irônico…

EUREKA: “Não está em questão que o Homem possa atingir o conhecimento do Inglês, do Japonês e de outras línguas, enquanto as rochas, os pássaros ou os símios não o atingem, sob as mesmas condições”

sistemas computacionais

COMO EU ODEIO OS ANOS 50! Se bem que esse homem transportou a tara pelas maravilhas da computação até os estertores dos 80!

teoria da regência e da ligação (TRL)

A gramática tradicional e a estruturalista não trataram do objeto do conhecimento da ciência lingüística, a primeira pela sua confiança implícita, a segunda pelo seu escopo limitado.” “uma boa gramática tradicional ou pedagógica apresenta uma lista completa de exceções (verbos irregulares, etc.), paradigmas [aparentemente, no sentido saussureano: possibilidades de associações por jogos de palavras, etc.] e exemplos de construções regulares e observações com vários níveis de pormenor e de generalidade acerca da forma e do significado das expressões. Sem exagerar demasiado, poder-se-ia descrever uma tal gramática como uma versão estruturada e organizada dos dados apresentados a uma criança que aprende uma língua, com alguns comentários gerais e, por vezes, algumas observações criteriosas.”

Mas nós, os generativistas, nós não subestimos a inteligência do leitor, e tratamo-lo como autêntico homem adulto que é! – Chomsky político

As teorias estruturalistas, tanto na tradição americana como na européia, ocupam-se dos processos analíticos para derivar dos dados alguns aspectos da gramática”

pobreza do estímulo”

sabemos demais ou sabemos de menos ou não sabemos que tudo sabemos que nada sabemos só não sabemos que sábado somos banidos da existência – sabemos na medida o que é o peso da balança conveniente e oportuno o interesse do filósofo é público eu digo em todas as línguas

o problema está na burrice dos teus olhos – meu caro watch-son

O ESTUDO DA PELUGEM OVÓIDE

(belo título para um livro)

O que tem a ver com a Teoria das Idéias o fato de crianças serem muito espertas para aprender a língua?

DE LUA: “Duas pessoas podem partilhar exatamente o mesmo conhecimento da língua, mas podem diferir marcadamente na capacidade para pôr em uso tal conhecimento. A capacidade para usar a língua pode progredir ou regredir, sem que se registre qualquer alteração no conhecimento. A mesma capacidade pode também diminuir, em parte ou de um modo geral, sem perda de conhecimento, fato que se torna claro se os danos que provocam essa diminuição desaparecerem e a capacidade perdida for recuperada. Muitas destas considerações suportam a assunção do senso comum de que o conhecimento não pode ser descrito adequadamente como uma capacidade prática.

capacidade é uma coisa, conhecimento é outra”

<mecanismos de aprendizagem generalizada>

Deveríamos pensar no conhecimento da língua como um <módulo> da mente.”

* * *

CAPÍTULO II – LÍNGUAS E LETRAS SEM SENTIDO! (P. 25)

Falamos do Neerlandês e do Alemão como sendo duas línguas separadas, apesar de alguns dialectos do Alemão estarem muito próximos de dialectos a que chamamos <Neerlandês> e não serem mutuamente inteligíveis com outros a que chamamos <Alemão>. Um aviso habitual em cursos de introdução à linguística é que uma língua é um dialecto com um exército e com uma marinha (Max Weinreich).”

Da perspectiva social ou cognitivista, sempre se trata, no final, de idealizações: “É plausível supor que, com exceção de casos patológicos (provavelmente uma importante área de investigação), uma tal variação seja marginal e possa ser ignorada com segurança numa vasta área de investigação lingüística.”

No uso convencional, uma gramática é uma descrição ou uma teoria de uma língua, um objeto construído por um linguista.”

No estruturalismo saussuriano, a noção de frase foi deixada numa espécie de limbo, talvez a ser integrada no estudo do uso da língua.”

LINGUA EXTERNA (LÍNGUA-E)

uma gramática é uma coleção de afirmações descritivas que dizem respeito à língua-E, a atos linguísticos reais ou potenciais.” “caráter ilimitado”

a teoria da GU consiste em asserções que são verdadeiras em relação a muitas ou mesmo todas as línguas humanas, constituindo um conjunto de condições satisfeito por todas as línguas-E.”

P. 40: Franz Boas e novamente a afirmação da infinitude de cada língua particular, e impossibilidade de efetuarem-se comparações científicas, calcadas em Whitney e Sapir – “tendência relativista que denegriu o estudo da GU”

foi desenvolvido por Joseph Greenberg um trabalho no domínio dos universais linguísticos, que conduziu à formulação de uma generalização: uma língua que tenha a ordem sujeito-objeto-verbo manifesta tendência para ter posposições em vez de preposições, etc.”

LÍNGUA INTERNA (LÍNGUA-I)

noção de estrutura na mente (Jespersen)

a gramática seria então uma teoria da língua-I” – gramáticas podem ser contestadas

Neuronal prescriptions: “Conhecer a língua L é uma propriedade de uma pessoa H; uma das tarefas das ciências do cérebro é a de determinar aquilo que existe no cérebro de H que é responsável pela existência desta propriedade. Sugerimos que dizer que H conhece a língua L significa que a mente/cérebro de H está num certo estado EL.” “é como uma teoria do séc. XIX acerca de valências ou de propriedades expressas na tabela periódica.”

as línguas-I que são humanamente acessíveis em condições normais. Estas são as línguas-I L, tal que R(H, L) pode ser verdadeira (para um H normal, em circunstâncias normais).”

É claro que não há garantias de que esta maneira de abordar os problemas apresentados seja correta. Esta abordagem pode tornar-se completamente disparatada, mesmo que obtenha um sucesso substancial – tal como uma teoria de valências, ou outra, pode ter acabado por ficar completamente fora do caminho, apesar do seu grande sucesso na química do séc. XIX.” VTNC, PALHAÇO!

PREFERÊNCIA PELA INCERTA LÍNGUA-I

Uma gramática generativa pretende representar exatamente aquilo que uma pessoa sabe quando sabe uma língua, ou seja, aquilo que foi aprendido, porque complementado por princípios inatos.”

a GU é um estudo desses princípios inatos que é um componente da faculdade da linguagem.”

A língua-E que foi objeto de estudo na maior parte das gramáticas tradicionais ou estruturalistas ou na psicologia comportamental é agora encarada como um epifenômeno, na melhor das hipóteses.”

P. 44: “Resumindo, a faculdade da linguagem é um sistema distinto da mente/cérebro, com um estado inicial E0 comum à espécie (numa primeira aproximação). Dada experiência apropriada, esta faculdade passa de um estado inicial E0 para um estado final relativamente estável EE, que sofre apenas modificações periféricas (ex: aquisição de vocabulário). O estado atingido incorpora uma língua-I. A GU é a teoria do E0; as gramáticas particulares são teorias das várias línguas-I. As línguas-I que podem ser atingidas com o E0 fixo e a experiência linguística variável são as línguas humanas atingíveis, em que <língua> significa agora língua-I. O estado estável [ou limite] de uma língua particular é a combinação do que é <aprendido> com o que já se sabe de modo inato (E0). As línguas-E são meros artefatos.”

A linguística torna-se parte da psicologia e, em última análise, da biologia. A linguística será incorporada nas ciências naturais à medida que forem descobertos mecanismos que tenham as propriedades reveladas nestes estudos mais abstratos.”

EXPONDO OS PRÓPRIOS PARADOXOS (MEA CULPA)

No meu livro de 1965, Aspects of the Theory of Syntax, p.ex., não há qualquer entrada no índice para <língua>, mas há muitas entradas para <gramática>, que se referem geralmente à língua-I. Desconfio que o debate do passado acerca dos alegados problemas respeitantes aos conceitos da gramática e de conhecimento de gramática pode em parte ter sido originado por estas escolhas terminológicas infelizes, que reforçaram analogias inadequadas com as ciências formais e deram origem à idéia errônea de que o estudo da língua coloca questões filosóficas novas, complexas e talvez impossíveis de ser tratadas quando comparadas com o estudo da língua-E.

O estudo da gramática generativa desenvolveu-se a partir da confluência de duas tradições intelectuais: a da gramática tradicional e estruturalista [iguais?] e a do estudo de sistemas formais. Embora tenha havido precursores importantes, foi apenas em meados dos anos 50 que estas correntes se fundiram verdadeiramente (…) Tornou-se assim possível dar algum conteúdo ao aforismo de Humboldt, segundo o qual a língua envolve <o uso infinito de meios finitos>”

ANTI-SAUSSURE: “É de notar que as caracterizações familiares de <língua> como um código ou como um jogo apontam corretamente para a <língua-I> e não para a construção artificial que é a língua-E.”

Um código não é um conjunto de representações, mas antes um sistema específico de regras que atribui representações codificadas ao par mensagem-representações.” Um código é um sistema de códigos? Acho que não!

O estruturalismo saussuriano colocou as observações de Jespersen acerca das <expressões livres> fora do escopo do estudo da língua”

Bloomfield afirmou que, quando um falante produz formas linguísticas que nunca ouviu, <dizemos que ele as produz por analogia com formas semelhantes que ouviu>, uma posição adotada mais tarde por Quine, C.F. Hockett, etc.”

MAYON-EGGS-TRIP: “Por vezes tem sido sugerido que o conhecimento da língua deve ser compreendido por analogia com o conhecimento da aritmética, sendo esta considerada como uma entidade <platônica> abstrata que existe separadamente de quaisquer estruturas mentais. O que está presente aqui não é a idéia de que existe aquilo a que chamamos uma língua interna (descrito por aquilo a que Thomas Bever chama <uma psicogramática>) e de que descobri-la é a tarefa das ciências naturais. O que se afirma aqui é que, para além das línguas-I, existe algo mais, algo a que poderemos chamar línguas-P (Inglês-P, Japonês-P, etc.), que vivem num céu platônico ao lado da aritmética e (talvez) da teoria dos conjuntos.”

É perfeitamente legítimo desenvolver o tema da mecânica racional, um ramo da matemática abstraído da física que trata os planetas como pontos de massa que obedecem a certas leis, ou desenvolver teorias que consideram aspectos da língua-I fazendo abstração da sua realização física ou de outras propriedades; de fato, esta é a prática generalizada. Mas não se é por isso levado erradamente a acreditar que o objeto da mecânica racional é uma entidade de um céu platônico”

EMPIRISMO (OU I-MPIRISMO?)

Em geral, os juízos dos informantes não refletem diretamente a estrutura da língua; os juízos de aceitabilidade, p.ex., podem falhar no que se refere a fornecer evidência direta quanto ao estatuto de gramaticalidade, devido à intromissão de muitos outros fatores. O mesmo se pode dizer acerca de outros juízos que dizem respeito à forma e ao significado. Estes são, ou deviam ser, truísmos.”

O estudo da estrutura da língua, tal como é atualmente praticado [o do próprio Chomsky?], devia eventualmente desaparecer como disciplina, à medida que novos tipos de evidência vão ficando disponíveis. Só deveria permanecer distinto porque o seu objeto é uma faculdade particular da mente, em última instância o cérebro: o seu estado inicial e os vários estados de maturação que pode atingir.”

esta ideologia relativista de certas variedades da linguística descritiva tem de ser abandonada”

a interdependência das ciências do cérebro [neurologia] e do estudo da mente [psicolinguística] é recíproca. [??] A teoria da mente visa a determinar as propriedades do estado inicial E0 e de cada um dos estados EL da faculdade da linguagem; e as ciências do cérebro procuram descobrir os mecanismos [coisa-em-si, hehehe!] do cérebro que são realizações físicas desses estados. (…) Na medida em que tais conexões possam ser estabelecidas, o estudo da mente – em particular, da língua-I – será assimilado à corrente principal das ciências naturais.” O engraçado é por que não se poderia assimilar a neurologia ao estudo da língua…

Embora resultados deste tipo sejam remotos no atual estado de conhecimento, eles são possíveis.” São?

Resumindo, a faculdade da linguagem parece ser, no seu âmago, um sistema computacional rico, restritivo na estrutura e rígido nas suas operações essenciais, não se parecendo em nada com um complexo de disposições ou com um sistema de hábitos e de analogias.” “a mudança em direção a uma teoria computacional da mente contém também uma parte substancial daquilo a que se tem chamado <semântica>, conclusão que só é fortalecida se considerarmos abordagens manifestamente mais <conceitualistas> destes tópicos.” É fortalecida apenas na hipótese conceitualista ou é MUITO FORTALECIDA neste caso?

Achar uma língua-I correta para cada língua até formarem uma GU (com umas 6.000 líguas-I)? Como é tolo!

Notas

Considerem-se objeções involuntariamente cômicas, como a acusação feita pelo professor Roy Harris, em 1983, segundo quem a idealização-padrão (que ele atribui a Saussure-Bloomfield-Chomsky) reflete <um conceito fascista de língua, se é que alguma vez existiu algum>”

Whitney, que teve uma grande influência sobre Saussure e sobre a linguística americana, criticava a abordagem humboldtiana de Steinthal

Se se quiser considerar a questão do realismo, a psicologia e a linguística parecem ser escolhas pobres; a questão devia colocar-se relativamente às ciências mais avançadas, onde há muito mais esperança de se conseguir descobrir algo sobre essa matéria.”

Por meio de um procedimento similar, poderíamos estabelecer a <biologia platonista>, que se ocuparia, p.ex., daquilo a que Katz chama a <propriedade essencial> de um coração (que é uma bomba), fazendo, portanto, abstração das leis físicas que o fazem bater (uma propriedade não-essencial). Então, talvez pudéssemos descobrir que a melhor teoria biológica é diferente da melhor teoria da biologia platonista” “Katz insiste na idéia de que disciplinas como a química, a biologia e outras têm fronteiras inerentes, conceitualmente determinadas. De fato, para ele, esta afirmação não é controversa, sendo a alternativa uma forma de <niilismo> que transformaria num caos o espectro das disciplinas acadêmicas com um objeto bem-definido.” “Katz apresenta também uma descrição da história da gramática generativa e de documentos que cita, gravemente inexata, como é muitas vezes evidente, mesmo em nível fundamental”

Vultus Vociferus Divinus Absurdum

As mesmas cicatrizes são motivos de orgulho em um e desprezo no outro (sua cicatriz é um troféu: você sofreu para obtê-la e recebeu algo em troca; a do seu conviva, ainda que tivesse sido obtida de forma análoga, a não ser que ambos tenham sofrido juntos no momento e compartilhado a dor, será olhada por terceiros como uma patifaria ou infantilidade risível). Exemplo pessoal: Fabiano Vultos se gabando de que passou fome várias vezes porque seu pai era um bêbado que deixava a casa vazia; ele tinha de comer biscoito recheado na vizinha. Como se isso fosse muito diferente do que eu mesmo – o riquinho – passei! Como se adultos da vizinhança fossem deixar uma criança definhar de fome… Tolo, crendo-se em maior aflição do que estava – e conseqüentemente mais sortudo, quando “salvo milagrosamente” do apuro!…

HISTÓRIA DA LINGÜÍSTICA – Joaquim Mattoso Camara Jr.

Introdução geral

A invenção da escrita

divisão em classes

norma culta. A Gramática nasce da distinção social.

estudo de “segundos idiomas” (comparações espaciais)

comparações temporais, línguas mortas

Estudo formal da Literatura antiga (linguagem em forma de Arte). Nascimento da filologia. Primeira ciência da linguagem.

{Porém, todos os campos acima citados são generalizados como Pré-Lingüística.}

* * *

Filosofia e língua (esqueceram-se da Matemática?). Gênese da Lógica.

Biologia x Antropologia

{Estudos “paralingüísticos”}

* * *

Historicismo e linguagem: evolução dos câmbios linguísticos.

metaplasmo: modificação das palavras

Comunicação Social (séc. XX)

{Aproximamo-nos finalmente do cerne da Lingüística p.d.!}

“Não há qualquer tipo de lingüística na cultura oriental, mesmo nos países mais adiantados então, ou seja, a China e a Índia antigas. O estudo filológico e o estudo filosófico da linguagem foram lá oferecidos, algumas vezes, com eficiência brilhante. A lingüística, porém, não evoluiu desses esforços.”

Antiguidade

a) Oriental

A Filologia Indiana e os Vedanta. Viãkarana, sânscrito para Análise.

“O mais antigo tratado sobre a linguagem preservado até hoje, na Índia, é o de Yãska, um autor que viveu no séc. IV a.C., e tem por nome <Nirukta>, que significa <Explanação>. É, na realidade, uma explanação das palavras do <Rigveda> que já se haviam tornado obscuras.”

Pãnini (não é um álbum de figurinhas da Copa!) formula a primeira Gramática do Sânscrito. Gramática, diga-se, poética. Ênfase na FONÉTICA (LORENA, 2018).

Exegese da gramática simbólica de Pãnini: Pantañjali – Mahãbhãsya [Grande Comentário] (séc. II a.C.)

“Tarefa semelhante foi conduzida no prakrits, isto é, os vários dialetos do Médio Hindu falado na Í. Antiga ao lado do sânscrito, uma língua escrita essencialmente para trabalhos religiosos e literários e para uso das classes superiores.” SANTOscrito

~séc. VI/VII: primeiros <Kosas> ou dicionários sânscritos.

Kaccãyana – Vyãkarana

“tara orientalista” dos acadêmicos ocidentais: explosão no nosso interesse e curiosidade comparativos no séc. XIX.

b) Ocidental

Heráclito, o Logos, realidade e aparência.

Platão – Crátilo (estudo analítico rudimentar): “Nessas discussões etimológicas, Platão não demonstra convicção mas é, antes, inconstante e volúvel. (…) Parece que o filósofo estava bastante seguro da adequação de tal investigação, mas também cônscio da fragilidade do método.”

O pós-aristotelismo: o estoicismo

Analogistas (Deus, Idéia, perfeição) x Anomalistas (anomalia = arbitrariedade dos signos, antropomorfismo)

Aristarco x Crates & Mallos

Etimologia: estudo do verdadeiro. A “Semiótica” dos Antigos.

“Em vez de uma explicação sobre a origem de um vocábulo colocada numa perspectiva histórica, a filosofia grega visava a uma compreensão da idéia original que dera lugar a esse vocábulo e ainda mantém sua verdadeira significação”

bellum quod res bela not sit”

“A gramática grega chegou ao seu auge no período helenístico. Suas formulações foram resumidas no pequeno trabalho de Dionísio da Trácia do séc. II a.C., cuja influência sobre todas as gramáticas subseqüentes é incalculável.”

“As primeiras investigações fonéticas na Grécia relacionavam-se à música e, no começo, aqueles que as realizavam eram chamados tanto de músicos como de gramáticos.”

* * *

Filologia homérica: “Como a antiga literatura grega usava dialetos locais e velhas formas do discurso que tinham se tornado obsoletas em face da expansão do dialeto ático como língua comum a toda a Grécia, os filólogos alexandrinos eram levados a estudar as antigas fases da língua e os traços distintivos dos dialetos gregos.”

O dicionário poliglota ou multilíngüe de Hesíquio.

Língua e unificação do Império

Culto do clássico e puro X expansão plebéia

Paradoxo da normatização da escrita

Varrão – De Língua Latina (24 vol.!)

Elio Donato – Arte Menor

Santo Isidoro de Sevilha – Etimologia (20 vol.!)

O Limbo: Pós-Antiguidade, Pré-Lingüística p.d.

Alexandre de Villedieu – Doctrinale Puerorum

Noção de cópula: A cópula É o verbo na oração, literalmente!

Thomas de Erfurt – De Modis Significandi Sive Grammatica Speculativa

O Latim sempre foi a língua nativa da intelligentsia. A língua sagrada do registro escrito. Um país metafísico. A nação ecumênica dos sábios de todos os confins telúricos.

Nascem os primeiro híbridos: Aelfric, abade de Eynsham – De Grammatica Latino-Saxonica / Glossarium (Dicionário Latino-Anglo-Saxão)

Lorenzo Valla – Elegantiarum Linguae Latinae Sive de Linguae Latinae Elegantia

Francis Bacon – De dignitate et Augmentis Scientiarum

Scaliger – De Causis Linguae Latinae

Francisco Sanchez – Minerva

“No século XVII a orientação lógica nas asserções gramaticais chegou ao seu auge com a Gramática de Port-Royal, de autoria de Lancelot e Arnaud.”

António de Nebrija: gramática castelhana do séc. XV.

Miège: inglês para franceses.

Percywall: espanhol para ingleses.

Palsgrave: francês para ingleses.

Oudin: espanhol para franceses.

“A fonética não era forte entre os gregos e os romanos e, na Idade Média, deparamo-nos com uma completa confusão entre som e letra.”

“A gramática portuguesa, por Fernão de Oliveira (séc. XVI), é notável por suas asserções fonéticas.”

Estudo comparativo de fonética precursor: Joan Dafydd Rhys (autor galês) – De Italica Pronunciatione

John Wilkins – Philosophical Language, livro ilustrado com representações dos movimentos das articulações bucais do falante

Maquetes de um Futuro Estruturalismo: Em busca da Pedra do Gênese

“Era pensamento comum considerar-se o hebraico a língua original da humanidade.”

ODIN

adonai ianoda anódino

língua morta-

dinossauro

O-ruas-orangotango-urbano

“Por ser o hebraico escrito da direita para a esquerda, pensava-se ser justificável inverter as letras em hebraico a fim de se chegar ao grego, latim e europeu modernos.”

Ghichard – A Harmonia Etimológica do Hebraico, Sírio, Grego, Latim, Francês, Italiano, Espanhol, Alemão, Flamengo e Inglês

Leibniz – Brevis Designatio Meditationum de Originibus Gentium Ductis Potissimum Ex Indiciis Linguarum (1710)

Pallas – Linguarum Totius Orbis Vocabularia Comparativa

Catalogo de Las Lenguas de las Naciones Conocidas

Mithridates oder allgemeine Sprachenkunde

Johann Gottfried Herder – A Origem da Linguagem

Vico – Scienza Nuova

Hard Science – Language as Process

Wilhelm von Humboldt (…) De seus trabalhos, o mais importante é o estudo da língua kawi da ilha de Java” Recomenda-se ler a Introdução deste belo libelo, canonizada pela Lingüística. “Não é muito fácil captar-se as idéias de Humboldt devido a seu estilo impenetrável.” “a orientação de Humboldt permaneceu isolada no mundo cultural de seu tempo. Possui um único seguidor, Heymann Steinthal, que procurou esclarecer os conceitos de seu Mestre e insistir no aspecto psicológico da linguagem, como adiantara H. ao afirmar que a língua é uma <energia>, uma atividade incessante do pensamento humano.”

W.v.Hbt. – Dual

Steinthal – Abriss der Sprachwissenschaft [Manual de Lingüística]

“A classificação tipológica existente até aquela época, devida a Schleicher (A Evolução de Darwin e a Linguagem(*)), distinguia as línguas isolantes¹, aglutinantes² e flexionais³, partindo do chinês, o modelo do tipo isolante, para chegar à riqueza das flexões do sânscrito, do grego e do latim.” A unidade essencial é o vocábulo. Noção de raiz e afixos.

(*) Ler A evolução das espécies primeiro.

¹ IDEOGRAMAS. Ex: chinês, línguas ágrafas.

² AGLUTINAÇÃO DE PALAVRAS. Zum Beispiel: Sie-wissen-wer

³ LÍNGUAS EMINENTEMENTE VERBAIS. Ex: Latim, Português…

“Humboldt considera o chinês como uma língua sem qualquer forma gramatical”

Rask, que era um devotado aluno do islandês, considerada a mais antiga língua escandinava, ganhou o prêmio com seu trabalho intitulado Investigação sobre a Origem do Antigo Nórdico ou Islandês. O livro, escrito em dinamarquês, uma língua pouco conhecida fora da Dinamarca, não foi publicado durante muito tempo. Por essa razão, Franz Bopp, cujo trabalho surgiu um pouco mais tarde, é considerado o fundador da Ciência Histórico-Comparativa da Linguagem.”

“O grande impulso, entretanto, para a elaboração de estudo histórico da linguagem teve início depois da descoberta do sânscrito e da cultura da Índia pelos estudiosos europeus no começo do século XIX. A Marcha para a lingüística, que começara desde o século XVIII, na Europa, recebeu da gramática do sânscrito e da gramática hindu um estímulo inesperado, que foi decisivo para o estabelecimento da lingüística.”

Os Hinduístas (mas não só): Quando a Lingüística nascente engoliu a Filologia

Schlegel – Sobre a Língua e Filosofia dos Hindus (1808)

Observations sur la langue et la littérature provençale (1818)

“gramática comparativa” – cunhou o termo, mas não foi tão longe quanto Rask

“Schlegel aprendera sânscrito em Paris através de Sir Alexander Hamilton, antigo governador inglês da Índia que estava internado em Paris em conseqüência da guerra napoleônica.” “Não sendo especialista em estudos de língua, mas antes um grande erudito interessado em problemas de linguagem, teve um público muito maior do que de qualquer especialista em estudos de língua e contribuiu muito para vulgarizar a idéia do estudo das línguas”

A ascensão do Biologismo

Romantismo x Classicismo

“[Uma geração após Schlegel] Os Vedas, antigos hinos religiosos do povo hindu, o Mahabharata e o Ramayana, tradicionais epopéias, as obras dramáticas da literatura hindu e os tratados filosóficos e religiosos do Bramanismo e do Budismo passaram a ser comentados e debatidos do mesmo modo que a filologia clássica procedia em relação a Homero e aos grandes autores antigos da Grécia e de Roma.”

Bohtling & Roth – dicionário sânscrito (7 vol.)

Du Perron, o etnógrafo dos Parsis.

Desvendando o Zend-Avesta: Burnouf, Westergaard, Bartholomae

Madurez do Indo-Europeísmo

Bopp (op. cit.), o genealogista metódico. Busca babélica: “estava convencido de que podia chegar à língua original da humanidade.” Enfoque exagerado na MORFOLOGIA.

Bopp: línguas semíticas x indo-européias

“grande família lingüística indo-européia”

Jacob & Wilhelm Grimm

A curiosa evolução biográfica de Jacob (o “mais proeminente” dos irmãos):

Direito → Poesia teutônica medieval → Contista → Lingüista

Eis que a humanidade não lamenta “menos um advogado no mundo”…

P. 22: “Grimm deu especial atenção ao gótico, a antiga língua dos Godos Orientais, preservada até nós numa tradução parcial da Bíblia pelo bispo Wulfilas, que viveu no século IV de nossa era. O gótico teve, para o estudo histórico de Grimm, a mesma significação que para Bopp tivera o sânscrito.” “Foi o primeiro lingüista a desevolver um tratamento sistemático da mudança fonética em face do estudo comparado das línguas germânicas.”

“No que diz respeito às vogais cometeu o erro de dizer que a, i e u são vogais verdadeiras e que e e o são modificações de a. Como já vimos, esta visão errônea foi sugerida aos primeiros lingüistas pelo sistema vocálico do sânscrito. Grimm tinha uma segunda razão para aderir a este ponto de vista dentro do âmbito germânico, pois o e indo-europeu mudara para i no gótico.”

Umlaut / Ablaut

“O sânscrito, tendo reduzido o primitivo e e o para a, não preservou qualquer traço deste tipo de Ablaut.”

Lei fonética de Grimm (divisão dos verbos do Alemão em duas principais famílias)

[#offtopic] O tronco da árvore da vida está podre

Pós-Grimm

P. 24: “O estudo das línguas antigas desta família, principalmente o sânscrito, o persa antigo, o grego e o latim, era o interesse primordial nos começos da lingüística. Podemos dizer que os primeiros lingüistas eram como aqueles generais que visam a uma vitória local e pouco a pouco a transformam em uma batalha total e decisiva. Por muitos anos, todavia, até os meados do séc. XIX, a lingüística comparativa do indo-europeu era a principal preocupação da lingüística e, através deste estudo comparado, os lingüistas fizeram progressos e observações acerca da linguagem em geral.”

Von Klaproth – Asia Polyglotta

Gyarmathi – húngaro&finlandês

Rask – lapão&finlandês

Benfrey – línguas semíticas&egípcias

Nessa busca pelo Pecado Original (ou pela pureza?), tudo é conspurcado: “A princípio o camítico [grande grupo de línguas] era visto como bem afastado do semítico, assim chamado porque o árabe e as línguas com ele relacionadas eram atribuídas a Sem, o outro filho de Noé.”

Dobrovsky – Institutiones Linguae Slavicae

O ERRO CÉLTICO: “Na França, particularmente, havia um grupo de estudiosos sem qualquer conhecimento de lingüística, advogando o celta como a língua-mãe da Europa.”

John “o reparador” Zeuss – Grammatica Celtica

Friedrich Diez – línguas românicas

Pott – Pesquisas Etimológicas no Campo das Línguas Indo-Germânicas (1833-1836)

(estudos fonéticos e de derivação vocabular)

“paralelismo etimológico das letras”

é necessário distinguir quando há parentesco e relação entre diferentes línguas e quando há apenas evoluções coincidentes

“o persa moderno scvahar e a palavra inglesa sister (irmã), sem semelhança aparente, são aparentadas porque as diferenças no aspecto fonológico podem ser explicadas por leis fixas de mudança fonética em cada uma dessas línguas. Por outro lado, o persa moderno bad e o inglês bad, que têm o mesmo significado (mau) e cuja semelhança de letras é absoluta, não possuem qualquer relação de parentesco, como podemos provar facilmente através das antigas formas do iraniano.”

“durante os primeiros trinta anos do séc. XIX a lingüística fizera realmente grandes progressos em relação ao estabelecimento de um método científico de investigação histórica.”

“Podemos citar o estudo de Pott da língua dos ciganos (gypsies) que, a princípio, se pensou ser de origem egípcia (daí seu nome), mas o trabalho de Pott e seus seguidores provaram ser um dialeto da Índia, pertencendo ao ramo hindo do indo-europeu.”

Curtius e as “leis-fonéticas”

Curtius x os neo-gramáticos

desmistificador de visões equívocas que circundavam as vogais a/i/u

“Provou que o alemão tivera a vogal e, tal como o latim e o grego, mas que no gótico o e se assimilara no i.”

Bredsdorff

“indolência” como motor das modificações linguísticas

“A Teoria do Menor Esforço”

De volta a Schleicher

O lingüista botânico! O vírus do século XIX: “tudo é planta”. Não é exato?

A lingüística no limbo entre as Humanidades e a Natureza.

glottik

O Anti-Humboldt

“E associou a língua à raça de maneira indissolúvel.” Tava demorando para o jagunço das Exatas vir com uma Pérola! Vá estudar a bio-química do cérebro do cara que comeu a sua mãe.

Sch. – Manual de Gramática Comparativa das Línguas Indo-Germânicas (1861-62)

“Era um bom foneticista, livre da tirania das formas escritas, como demonstrou ao estudar o lituano falado, anotando muitas canções e lendas diretamente da boca dos camponeses. Dessa maneira ele prosseguiu na direção já tomada por Pott e Curtius de separar os sons vocais das letras e descobrir os processos articulatórios e as passagens regulares na mudança fonética.”

“a tentativa [infindável] de reconstruir a protolíngua do indo-europeu (que ele chamou em alemão Indoger-manischen Ursprache)”

“A classificação da árvore genealógica de Schleicher é considerada hoje em dia como uma simplificação extrema [e já é complexa o bastante] do desenvolvimento linguístico do indo-europeu.” “primeira afirmação clara e bem-delineada sobre o assunto” “É impossível traçar a história da lingüística sem uma exposição cuidadosa das idéias de Sch.”

“Lingüistas de épocas posteriores chegaram à conclusão de que nunca houve uma língua unitária proto-indo-européia. Sabe-se hoje que o método de reconstrução nos oferece traços linguísticos pré-históricos de épocas e lugares distintos, sendo inadequado reuni-los como o sistema hipotético da fala de um determinado povo, em uma dada época e lugar, como fôra a idéia de uma Ursprache [protolíngua; língua-mãe] no sentido proposto de Schleicher.”

O ciclo da vida de uma língua (isolante>aglutinante>flexional)

“Com sua tendência para afirmações claras e chocantes, Sch. exprimia esta classificação tríplice por meio de fórmulas algébricas. Chamou R de raiz, p o prefixo, s qualquer sufixo e x como expoente do R, a qualquer modificação interna da raiz.

1º estágio: R R R

2º e.: pRs pRs pRs

3ªe: pRxs pRxs pRxs

[4e: barafunda da decadência de uma língua (agonizante)”

língua-para-a-morte

Consolidação: Müller, Whitney, Fick

Depois de Schleicher, a Lingüística é mais européia do que alemã.

Max Müller e a instituição catedrática da lingüística na Inglaterra, sob o nome de FILOLOGIA COMPARADA.

“Seu primeiro trabalho na Inglaterra foi a edição crítica do Rig-Veda, a parte dos Vedas contendo os mais antigos e os mais genuínos hinos religiosos do Índico. Também escreveu uma História da Antiga Literatura Sânscrita.”

M. – Introdução à Ciência da Religião

Palestras sobre a Ciência da Linguagem

“por ser sua exposição atraente e fácil, teve magistral maneira de tratar os labirintos da gramática comparativa a fim de obter simplicidade e clareza.”

“A grande significação do trabalho lingüístico de Max Müller é ter desenvolvido uma teoria geral da linguagem, sob seu aspecto histórico, na base das aquisições da gramática comparativa indo-européia.”

teorias sobre a causa da existência da língua:

  • Bow wow – imitações literais

  • Pooh-pooh – exclamações de dor, alegria, sentimentos fortes

  • Ding-dong – harmonia mística entre som e sentido

  • Yo-he-ho – alívio sob tensão muscular

William Whitney: “Sua Gramática do Sânscrito é adotada até hoje como livro-texto para o estudo descritivo dessa língua.” O mais SOCIÓLOGO dentre os lingüistas do período.

“Tal como Müller, tinha como objetivo uma ciência geral da linguagem, explicitamente separada da gramática comparativa do indo-europeu.”

apanhados geral de grupos de línguas X leis e princípios gerais

“tara pelo passado” X comprovações presentes

W.W. – Vida e Crescimento da Linguagem (1874)

Linguagem e o Estudo da Língua (1867)

“É um perene antagônico de M. Müller e a oposição entre os 2 mestres ficou famosa.”

“levou às últimas consequências a explanação sobre afixos e desinências como antigas raízes que perderam seus significados primitivos e se tornaram, através da aglutinação, meros elementos formais.” Toda língua existente participa indubitavelmente de uma família lingüística, deve ser um dialeto derivado de uma língua anterior única.”

“sua concepção da aglutinação como processo morfológico dominante”

Fick – Dicionário Comparativo das Línguas Indo-Europérias (1868)

“Deixou de fora o ramo celta, por ser muito difícil trabalha-lo num tratamento lexical”

Para Fick as línguas são como células, vão se dividindo em 2 para se replicar sobre a face da Terra (o organismo?).

Nascimento da Fonética p.d.

“Na Idade Média a fonética foi posta de lado e incompreendida, pois todo o interesse dos estudiosos se concentrava no latim escrito.”

“Mostram os primeiros lingüistas, não obstante, muitas falhas nas suas afirmações sobre fonética. Eram muitas vezes levados a confundir os sons vocais com as letras que os representavam (na escrita). Uma chocante ilustração deste tipo de confusão é a afirmação feita por Grimm a respeito da estrutura fonética da palavra alemã Schrift: diz-nos que nela há 8 sons, mas apenas 7 letras, por identificar a fricativa labial f, com a oclusiva ph (que era o som primitivo para o grego) e não perceber que as três letras iniciais da palavra formavam um único som vocal, a fricativa palatal do inglês ship.”

“os primeiros anos do séc. XIX assistiram ao decifrar da escrita cuneiforme das antigas inscrições persas.” “Na decifração das escritas cuneiformes da Mesopotâmia e países vizinhos, podemos mencionar Friedrich Delitzsch; Westergaard, sanscritista dinamarquês; e, na Inglaterra, Archibald Sayse.” “A decrifração dos hieróglifos egípcios, como sabemos, foi iniciada pelo francês François Champollion, que ressaltou o parentesco do egípcio antigo com o egípcio moderno ou copta.”

Richard Lepsius – Alfabeto Padrão (1863)

Liskovius – Fisiologia da Voz Humana

Brücke – Fundamentos da Fisiologia dos Sons da Fala e seu Estudo Sistemático

Alexander Bell (pai de Graham Bell) – Fala Visível

Eduard Sievers – Fundamentos da Fisiologia Vocal (1876) – OBRA SEMINAL DA FONÉTICA

Gonçalves Viana

Estamos sempre a meio-caminho de alguma coisa: “Por serem os sons vocais encarados como produções fisiológicas e como fenômenos físicos, havia um sentimento de desconforto no absurdo de excluir da linguagem os elementos da fala que estruturavam as formas linguísticas. Nenhuma solução, porém, foi sugerida a esta contradição interna, com a qual se deparava a lingüística; e até a segunda década do século XX, a fonética encontrava-se a meio caminho entre as ciências naturais e a lingüística.”

transcrição fonética

Pós-Schleicher (ainda!)

Os 3 autores-motivos da queda de Schleicher como esteio da Lingüística (num espaço de 6 anos):

Johannes SchmidtOs Parentescos das Línguas Indo-Européias (1872), cunhando a famosa “Teoria das Ondas” (sobre a propagação lingüística)

Karl VernerUma Exceção à Primeira Mudança Consonantal (1875) (sobre a exceção que conforma a Lei de Grimm)

Graziadio AscoliCurso de Glotologia(*) (1870), “Lei das Palatais”

(*) Lingüística na Itália

oclusivo / fricativo [???]

mapa inteiramente novo das vogais do proto-indo-europeu”

Finalmente a entrada na história de de Saussure. (p. 39): Memoir sobre o Primitivo Sistema Vocálico das Línguas Indo-Européias (1878)

vogais líquidas” x “vogais nasais”

“A idéia de Schleicher acerca da protolíngua como a realização máxima do impulso lingüístico criativo foi completamente abandonada.”

Os Neogramáticos

A ALTA PRETENSÃO DOS NEOGRAMÁTICOS: “A regularidade da mudança fonética foi explicitamente apresentada por Verner: <Deve haver uma regra para a irregularidade; o problema é encontrá-la.>”

Scherer – A respeito da História da Língua Alemã (1868)

Brugmann – Investigações Morfológicas (revista, 1ª ed. – Préfacio) – serviu como manifesto do movimento dos jovens gramáticos / “Jovens” – pejorativo contra Curtius, o decano do departamento de Leipzig

neogrammatici” fora da Alemanha – alcunha de Ascoli

“Este novo quadro do indo-europeu primitivo desenvolveu-se em um mais amplo sob o título de Fundamentos da Gramática Comparativa das Línguas Indo-Germânicas, por Brugmann e Delbrück, em 3 vol., incluindo fonética, morfologia e sintaxe (a partir de 1886). A parte sobre sintaxe, uma inovação nos estudos indo-europeus, ausente dos trabalhos de Bopp e Schleicher, deveu-se a Delbrück, que pode ser considerado o fundador da sintaxe histórico-comparativa do indo-europeu.”

“Necessidades cegas” respeitam leis fonéticas, absolutas.

“criaram uma oposição entre os processos mecânicos da mudança fonética e a atividade mental da analogia que agia em oposição a eles.” Recorriam ao irracional (evasão da lógica) a fim de confirmar suas regras primas.

Hermann Paul – Princípios de História Lingüística (1880)

metonímias, metáforas e transformações temporais das línguas

o resgate da “língua interna” do pensamento de Humboldt (psicologismo em voga)

A Contra-Neogramática

Wundt e sua psicologia coletiva

“De acordo com o ponto de vista esposado por Paul, o indivíduo pensa em um sujeito e depois lhe junta um predicado. Wundt, ao contrário, advogava a síntese na mente do falante, a representação de um todo que, num segundo estágio, a mente dissociava em um sujeito e um predicado.”

“Na verdade, Wundt não era um lingüista, mas um psicólogo tratando com linguagem. Nem ele se considerava um lingüista. Seu objetivo era lançar as bases da psicologia da linguagem, como disciplina auxiliar da lingüística. Ele diz isso claramente em seu artigo intitulado <História e Psicologia da Linguagem>, em resposta à crítica de Delbrück.”

Schuchardt – Manual de Lingüística Geral

não há leis fonéticas”

“Aplicou este método [investigações etimológicas com foco na importância individual nas mutações de palavras] em suas inquirições acerca da origem do verbo francês trouver: em vez de um étimo tropare, obtido pela aplicação das leis fonéticas, estabeleceu a origem do vocábulo francês no latim turbare, seguindo as vicissitudes deste verbo latino na gíria usada pelos pescadores.”

“Schuchardt não se dedicou à lingüística indo-européia. Seus objetivos mais importantes eram: as línguas românicas e suas origens de um aspecto popular do latim e as línguas ibéricas antes da conquista romana da península hispânica.”

Schuc. – Vocalismo do Latim Vulgar (1870)

Ascoli – Duas Cartas Glóticas, explicitando a Teoria do Substrato

Marty: “Há uma geografia científica ao lado da Geologia, uma Anatomia e Histologia ao lado da Fisiologia, uma Psicologia Descritiva ao lado da Psicologia Genética e, da mesma maneira, devemos ter uma Semasiologia Descritiva [Lingüística semiótica] ao lado de uma Genética [Lingüística hiper-histórico-comparativa ou neo-gramática]”

Mais um Round: Indo-Europeu vs./ou &/ Línguas Românicas

“Uma grande e bem-elaborada Gramática Comparativa das Línguas Célticas foi afinal publicada pelo lingüista dinamarquês Holger Pedersen nos começos do séc. XX (1913).”

Fortunatov – lituano&grego

Miklosich – Gramática Comparativa das Línguas Eslavas (1875) (4 vol.)

Leskien – Manual Búlgaro Antigo

Meyer – Estudos Albaneses (1892)

Hübschmann – Etimologia Armênia (1895)

Hermann Paul – Grundriss [Esboço] de Filologia Germânica

Behagel – História do Alemão

Streitberg – Gramática do Protogermânico

Boisacq – Dicionário Etimológico Grego

Kretschmer – Introdução à História da Língua Grega (1896)

Stols – Gramática Histórica da Língua Latina (1894)

Sommer – Manual de Fonética e Morfologia Latina (1902)

Buck – Gramática do Osco e do Úmbrio

“A lingüística românica, isto é, o estudo histórico comparativo das línguas românicas, derivadas do latim, é da maior importância na História da Lingüística. [Espanhol, Português, Francês, Italiano, Romeno…]”

Se a busca inicial era pela língua-mãe do latim conhecido, indecifrável, incognoscível, ora, bastava aplicar o método ao universo românico: a protolíngua destas línguas contemporâneas é o Latim, a língua-mãe deste cosmo. Teste da teoria comparativa. O arquiteto projetara Babel – chegou a hora do engenheiro executar a obra, tantas vezes adiada… O péssimo gramático é sempre o inventor de mil coisas, inclusive idiomas. Eis que a “teoria orgânica” ganha validade, pelo menos no seguinte aspecto: nós somos o produto da degenerescência do Latim Perfeito e Ideal!

método literário x método hipotético

análise dos documentos populares sobreviventes x reconstrução da língua “perdida” com base em inferências lógicas das línguas que conhecemos bem, ou seja com a ajuda do indo-europeu (engenharia gramatical, tentativa e erro)

Meyer-Lübke – Gramática das Línguas Românicas (1900)

Dicionário Etimológico de Línguas Românicas (1935)

Introdução ao Estudo da Lingüística Românica (1901)

A NÊMESE CHAMADA ANTROPOLOGIA: Gramáticas Comparativas de Fora do Indo-Europeu & O Golpe de Misericórdia no Evolucionismo de Schleicher (ainda!!)

Os três (quatro!) principais motivos para o fracasso dos neogramáticos:

  • O problema da gênese utópica;

  • Raízes não são facilmente determináveis;

  • Povos ágrafos.

Os defeitos acima se aplicam sobretudo ao não-indo-europeu (tentativa de universalização do estudo da língua).

Quarto motivo:

  • O papel dos antropólogos e dos missionários no estudo das línguas de difícil acesso.

“a lingüística se dissolveu na antropologia e perdeu o aspecto característico de uma ciência particular.”

Pedersen – História da Ciência Lingüística (1924)

“abordagem descritiva”

Brockelmann – Gramática Comparativa das Línguas Semíticas

“O dravídico é um grupo de línguas não muito diferenciadas, anterior à invasão da Índia.”

“Westermann tentou construir um proto-sudanês, partindo de umas poucas línguas do grupo.”

“Um resultado muito louvável do estudo comparativo foi a descoberta de que a estrutura isolante do chinês é o resultado de uma longa evolução lingüística de um estágio mais complexo com palavras flexivas.”

Karlgren – Estudos de Filologia Chinesa

Codringten – As Línguas Melanésicas

“O trabalho de Friedrich Müller oferece um levantamento genealógico de todas as línguas e apresenta, também, resumos históricos de muitas línguas típicas.”

Finck – Famílias Lingüísticas do Mundo

critério antropológico, que praticamente destrói a classificação por famílias”

“raça é um ponto indiscutível em antropologia” Em que sentido, cara parda?

Padre Schmidt – As Famílias Lingüísticas da Terra

Trombetti – Elementos de Glotologia

monogênese

Geografia Lingüística

Dialetologia

Gaston Paris

linha isoglóssica

Ah, os suíços! Sem papas na língua?!

Gilliéron – Átlas Lingüístico da França

“proclamou o fracasso da etimologia fonética”

homonímia, paronímia, choques fonéticos, terapêutica da língua, empréstimo (mudança lingüística)…

Daugat – La Géographie Linguistique (1922)

Jaberg & Jud – Átlas Lingüístico da Itália e da parte sul da Suíça (1928)

* * *

ÉDIPO CAI NA REAL E DESISTE DA LÍNGUA-MÃE.

Escreve que eu te escuto

O homem das cavernas não xilografava

Papagaio tem sotaque aquilino!

A Rodoviária européia são as Tulherias.

A HISTÓRIA TERMINA SEMPRE NA GEOGRAFIA.

Infelizmente, a sucessão de geografias recria a História.