L’ENCYCLOPÉDIE – AD

Ad

* ADAD ou ADOD, s. m. (Myth.) divinité des Assyriens, que les uns prennent pour le soleil, d’autres pour cet Adad qui fut étouffé par Azael qui lui succéda, & qui fut adoré ainsi qu’Adad par les Syriens, & surtout à Damas, au rapport de Josephe. Antiq. Judaïq.

ADAM. “Ce n’est pas précisément comme nom propre, mais comme nom appellatif, que nous plaçons dans ce Dictionnaire le nom d’Adam, qui désigne tout homme en général, & répond au grec A’NTRWPO; qui répond au Grec PURRO\, & au Latin rufus [rubro; vermelho], à cause de la couleur roussâtre de la terre, dont, selon les Interpretes, Adam avoit été tiré.”

Il faut nécessairement en revenir à ce double état de félicité & de misère, de foiblesse & de grandeur, pour concevoir comment l’homme, même dans l’état présent, est un composé si étrange de vices & de vertus, si vivement porté vers le souverain bien, si souvent entraîné vers le mal, & suet à tant de maux qui paroissent à la raison seule les châtimens d’un crime commis anciennement. Les Payens même avoient entrevû les ombres de cette vérité, & elle est la base fondamentale de leur métempsycose, & la clé unique de tout le système du Christianisme.”

S. Augustin est le premier qui les ait développés à fond, & prouvé solidement l’un & l’autre dans ses écrits contre les Manichéens & les Pélagiens; persuadé que pour combattre avec succès ces deux Sectes opposées, il ne pouvoit trop insister sur l’extrème différence de ces deux états, relevant contre les Manichéens le pouvoir du libre arbitre dans l’homme innocent, & après sa chûte, la force toute-puissante de la grace pour combattre les maximes des Pélagiens”

On demande, 1°, combien de tems Adam & Eve demeurerent dans le jardin de délices. Quelques-uns les y laissent plusieurs années, d’autres quelques jours, d’autres seulement quelques heures. Dom Calmet pense qu’ils y pûrent demeurer 10 ou 12 jours, & qu’ils en sortirent vierges.

2°. Plusieurs auteurs Juifs ont prétendu que l’homme & la femme avoient été créés ensemble & collés par les épaules ayant quatre piés, quatre mains & deux têtes semblables en tout, hors le sexe, & que Dieu, leur ayant envoyé un profond sommeil, les sépara & en forma deux personnes: idée qui a beaucoup de rapport aux Androgynes de Platon. Voyez Androgyne. Eugubin [Agostino Steuco, italiano do séc. XVI, dono de antiquário e contra-reformista], in Cosmopoeia, veut qu’ils aient été unis, non par le dos, mais par les côtés; ensorte que Dieu, selon l’Écriture, tira la femme du côté d’Adam: mais cette opinion ne s’accorde pas avec le texte de Moyse, dans lequel on trouveroit encore moins de traces de la vision extravagante de la fameuse Antoinette Bourignon [misticista do séc. XVII], qui prétendoit q’Adam avoit été créé hermaphrodite, & qu’avant sa chûte il avoit engendré seul le corps de Jesus-Christ.

JOÃO E O PÉ-DE-ADÃO: “3°. On n’a pas moins débité de fables sur la beauté & la taille d’Adam. On a avancé qu’il étoit le plus bel homme qui ait jamais été, & que Dieu, pour le former, se revêtit d’un corps humain parfaitement beau. D’autres ont dit qu’il étoit le plus grand géant qui eût jamais été, & ont prétendu prouver cette opinion par ces paroles de la Vulgate, Josué, ch. XIV: Nomen Hebron ante vocabatur Cariath-Arbé, Adam maximus ibi inter Enachim situs est; mais dans le passage le mot Adam n’est pas le nom propre du premier homme, mais un nom appellatif qui a rapport à arbé; ensorte que le sens de ce passage est: cet homme (Arbé) étoit le plus grand ou le père des Enachims. Sur ce fondement, & d’autres semblables, les Rabbins ont enseigné que le premier homme étoit d’une taille si prodigieuse, qu’il s’étendoit d’un bout du monde jusqu’à l’autre, & qu’il passa des isles Atlantiques dans notre continent sans avoir au milieu de l’Océan de l’eau plus haut que la ceinture: mais que depuis son péché Dieu appesantit sa main sur lui, & le réduisit à la mesure de 100 aunes [medida francesa antiga =~ 73m]. D’autres lui laissent la hauteur de 900 coudées, c’est-à-dire, de plus de 1.300 piés [circa 400m], & disent que ce fut à la prière des Anges effrayés de la première hauteur d’Adam, que Dieu le réduisit à celle-ci.”

Ísis e o Pé-d’Aquiles

C’est sans fondement qu’on lui attribue l’invention des lettres hébraïques, le Pseaume XCI & quelques ouvrages supposés par les Gnostiques & d’autres Novateurs.”

ADAMITES ou ADAMIENS. “ils prirent le nom d’Adamites, parce qu’ils prétendoient avoir été rétablis dans l’état de nature innocente, être tels qu’Adam au moment de sa création, & par conséquent devoir imiter sa nudité. Ils détestoient le mariage, soûtenant que l’union conjugale n’auroit jamais eu lieu sur la terre sans le péché, & regardoient la joüissance des femmes en commun comme un privilége de leur prétendu rétablissement dans la Justice originelle. Quelqu’incompatibles que fussent ces dogmes infames avec une vie chaste, quelques-uns d’eux ne laissoient pas que de se vanter d’être continens, & assûroient que si quelqu’un des leurs tomboit dans le péché de la chair, ils le chassoient de leur assemblée, comme Adam & Eve avoient été chassés du Paradis terrestre pour avoir mangé du fruit défendu; qu’ils se regardoient comme Adam & Eve, & leur Temple comme le Paradis. Ce Temple après tout n’étoit qu’un soûterrain, une caverne obscure, ou un poële dans lequel ils entroient tout nuds, hommes & femmes [mangá Berserk!]; & là tout leur étoit permis, jusqu’à l’adultère & à l’inceste, dès que l’ancien ou le chef de leur société avoit prononcé ces paroles de la Genese 1:22: Crescite & multiplicamini. Théodoret ajoûte que, pour commettre de pareilles actions, ils n’avoient pas même d’égard à l’honnêteté publique, & imitoient l’impudence des Cyniques du paganisme. Tertullien assûre qu’ils nioient avec Valentin l’unité de Dieu, la nécessité de la prière, & jaitoient le martyre de folie & d’extravagance. Saint Clément d’Alexandrie dit qu’ils se vantoient d’avoir des livres secrets de Zoroastre, ce qui a fait conjecturer à M. de Tillemont qu’ils étoient adonnés à la magie. Epiph. hoers. 52. Théodoret, liv. I. hicar. fabular. Tertull. contr. Prax. c. 3. & in Scorpiac. c. 15. Clem. Alex. Strom. lib. 1. Tillemont, ome Il. page 280.

Tels furent les anciens Adamites. Leur secte obscure & détestée ne subsista pas apparemment longtems, puisque Saint Epiphane doute qu’il y en eût encore, lorsqu’il écrivoit: mais elle fut renouvellée dans le XIIe siècle par un certain Tandème connu encore sous le nom de Tanchelin, qui sema ses erreurs à Anvers sous le regne de l’Empereur Henri V. Les principales étoient qu’il n’y avoit point de distinction entre les Prêtres & les laïcs, & que la fornication & l’adultere étoient des actions saintes & méritoires. Accompagné de 3000 scélérats armés, il accrédita cette doctrine par son éloquence & par ses exemples; sa secte lui survécut peu, & fut éteinte par le zele de Saint Norbert.

D’autres Adamites reparurent encore dans le XIVe siecle sous le nom de Turlupins & de pauvres Frères, dans le Dauphiné & la Savoie. Ils soûtenoient que l’homme arrivé à un certain état de perfection, étoit affranchi de la loi des passions, & que bien loin que la liberté de l’homme sage consistât à n’être pas soûmis à leur empire, elle consistoit au contraire à secouer [romper] le joug des Lois divines. Ils alloient tous nuds, & commettoient en plein jour les actions les plus brutales. Le Roi Charles V secondé par le zele de Jacques de Mora, Dominicain & Inquisiteur à Bourges, en fit périr plusieurs par les flammes [que interessante contraste…]; on brûla aussi quelques-uns de leurs livres à Paris dans la Place du marché aux pourceaux, hors la rue Saint Honoré.”

Picard trompoit les peuples par ses prestiges, & se qualifioit fils de Dieu: il prétendoit que comme un nouvel Adam il avoit été envoyé dans le monde pour y rétablir la loi de nature, qu’il faisoit surtout consister dans la nudité de toutes les parties du corps, & dans la communauté des femmes. Il ordonnoit à ses disciples d’aller nuds par les rues & les places publiques, moins réservé à cet égard que les anciens Adamites, qui ne se permettoient cette licence que dans leurs assemblées. Quelques Anabaptistes tenterent en Hollande d’augmenter le nombre des sectateurs de Picard: mais la séverité du Gouvernement les eut bientôt dissipés. Cette secte a aussi trouvé des partisans en Pologne & en Angleterre: ils s’assemblent la nuit; & l’on prétend qu’une des maximes fondamentales de leur société est contenue dans ce vers,

Jura, perjura, secretum prodere noli.

Quelques Savans sont dans l’opinion que l’origine des Adamites remonte beaucoup plus haut que l’établissement du Christianisme: ils se fondent sur ce que Maacha mère d’Asa, Roi de Juda, étoit grande Prêtresse de Priape, & que dans les sacrifices nocturnes que les femmes faisoient à cette idole obscène, elles paroissoient toutes nues. Le motif des Adamites n’étoit pas le même que celui des adorateurs de Priape; & l’on a vû par leur Théologie qu’ils n’avoient pris du Paganisme que l’esprit de débauche, & non le culte de Priape. Voyez Priape. (G)”

* ADARGATIS ou ADERGATIS ou ATERGATIS, (Myth.) divinité des Syriens, femme du dieu Adad. Selden prétend qu’Adargatis vient de Dagon par corruption. C’est presqu’ici le cas de l’épigramme: Mais il faut avouer aussi qu’en venant de-là jusqu’ici elle a bien changé sur la roue. On la prend pour la Derecto des Babyloniens & la Venus des Grecs.”

* ADONAÏ, s. m. (Théol.) est, parmi les Hébreux, un des noms de Dieu, & signifie Seigneur. Les Massoretes ont mis sous le nom que l’on lit aujourd’hui Jehova, les points qui conviennent aux consonnes du mot Adonaï, parce qu’il étoit défendu chez les Juifs de prononcer le nom propre de Dieu, & qu’il n’y avoit que le Grand-Prêtre qui eût ce privilége, lorsqu’il entroit dans le Sanctuaire. Les Grecs ont aussi mis le mot Adonaï à tous les endroits où se trouve le nom de Dieu. Le mot Adonaï est dérivé d’une racine qui signifie base & fondement, & convient à Dieu, en ce qu’il est le soûtien de toutes les créatures, & qu’il les gouverne. Les Grecs l’ont traduit par XURIO, & les Latins par Dominus. Il s’est dit aussi quelquefois des hommes, comme dans ce verser du Pseaume 104. Constituit eum Dominum doms suoe, en parlant des honneurs auxquels Pharaon éleva Joseph, où le texte hébreu porte: Adonaï. Genebrard, le Clerc, Cappel, de nomine Dei Tetragramm. (G)”

* ADONÉE, (Myth.) nom que les Arabes donnoient au Soleil & à Bacchus, qu’ils adoroient. Ils offroient au premier tous les jours de l’encens & des parfums.”

ADOPTIENS, s. m. pl. (Théolog.) hérétiques du huitieme siecle, qui prétendoient que Jesus-Christ, en tant qu’Homme, n’étoit pas fils propre ou fils naturel de Dieu, mais seulement son fils adoptif.”

* ADRAMELECH, s. m. (Myth.) faux Dieu des Sépharraïmites, peuples que les Rois d’Assyrie envoyerent dans la Terre-sainte après que Salmanazar eut détruit le Royaume d’Israël. Les adorateurs d’Adramelech faisoient brûler leurs enfans en son honneur. On dit qu’il étoit représenté sous la forme d’un mulet [mula], d’autres disent sous celle d’un paon [pavão].”

* ADRASTÉE ou ADRASTIE, s. f. (Myth.) Divinité autrement appellée Nemesis, fille de Jupiter & de la Nécessité, ou, selon Hésiode, de la Nuit: c’étoit la vangeresse des crimes. Elle examinoit les coupables du haut de la sphere de la lune où les Egyptiens l’avoient reléguée.”

ADULTÈRE. “Les anciens Romains n’avoient point de loi formelle contre l’adultere; l’accusation & la peine en étoient arbitraires. L’Empereur Auguste fut le premier qui en fit une, qu’il eut le malheur de voir exécuter dans la personne de ses propres enfans: ce fut la loi Julia, qui portoit peine de mort contre les coupables: mais, quoiqu’en vertu de cette loi, l’accusation du crime d’adultere fût publique & permise à tout le monde, il est certain néanmoins que l’adultere a toûjours été consideré plûtôt comme un crime domestique & privé, que comme un crime public; ensorte qu’on permettoit rarement aux étrangers d’en poursuivre la vengeance, surtout si le mariage étoit paisible, & que le mari ne se plaignît point.

A présent, dans la plûpart des contrées de l’Europe, l’adultere n’est point réputé crime public; il n’y a que le mari seul qui puisse accuser sa femme: le Ministère public même ne le pourroit pas, à moins qu’il n’y eùt un grand scandale”

Lycurgue punissoit un homme convaincu d’adultere comme un parricide; les Locriens lui crevoient les yeux; & la plûpart des peuples orientaux punissent ce crime très-séverement.” “En Espagne on punissoit le coupable par le retranchement des parties qui avoient été l’instrument du crime.” “En Pologne, avant que le Christianisme y fût établi, on punissoit l’adultere & la fornication d’une façon bien singuliere. On conduisoit le criminel dans la place publique; là on l’attachoit avec un crochet [gancho] par les testicules, lui laissant un rasoir [lâmina] à sa portée; de sorte qu’il falloit de toute nécessité qu’il se mutilât lui-même pour se dégager; à moins qu’il n’aimât mieux périr dans cet état.”

Les lois concernant l’adultere sont à présent bien mitigées. Toute la peine qu’on inflige à la femme convaincue d’adultere, c’est de la priver de sa dot & de toutes ses conventions matrimoniales, & de la reléguer dans un monastere. On ne la fouette [chicoteia] même pas, de peur que si le mari se trouvoit disposé à la reprendre, cet affront public ne l’en détournât.”

Il y eut un tems où les Lacédemoniens, loin de punir l’adultere, le permettoient, ou au moins le toléroient, à ce que nous dit Plutarque.

L’adultere rend le mariage illicite entre les deux coupables, & forme ce que les Theologiens appellent impedimentum criminis.”

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L’ENCYCLOPÉDIE – AC – Action

ACTION (Moral). “une femme qui a été violée passe pour coupable, en partie, lorsquelle s’est exposée imprudemment à aller dans les lieux où elle pouvoit prévoir qu’elle couroit risque d’être forcée.” (X)

ACTION (Physique). “M. de Maupertuis a cherché à concilier l’explication de M. Newton avec les principes métaphysiques. Au lieu de supposer avec MM. de Fermat & Leibnitz qu’un corpuscule de lumiere va d’un point à un autre dans le plus court tems possible, il suppose qu’un corpuscule de lumiere va d’un point à un autre, de maniere que la quantité d’action soit la moindre qu’il est possible. Cette quantité d’action, dit-il, est la vraie dépense que la nature ménage. Par ce principe philosophique, il trouve que non-seulement les sinus [senos, relações dos raios com as perpendiculares das figuras geométricas] sont en raison constante, mais qu’ils sont en raison inverse des vitesses, (ce qui s’accorde avec l’explication de M. Newton) & non pas en raison directe, comme le prétendoient MM. de Fermat & Leibnitz.”

ACTION (Belles-Lettres). “L’action des nôtres, quoique plus modérée que celle des Italiens, est infiniment plus vive que celle des Anglois, dont les Sermons se réduisent à lire froidement une dissertation Théologique sur quelque point de l’Écriture, sans aucun mouvement.”

ACTION (Poësie). “Ainsi dans l’Eneïde un Héros échappé des ruines de sa patrie, erre longtems avec les restes de ses Concitoyens qui l’ont choisi pour Roi; & malgré la colere de Junon qui le poursuit sans relâche, il arrive dans un pays que lui promettoient les destins, y défait des ennemis redoutables; & après mille traverses surmontées avec autant de sagesse que de valeur, il y jette les fondemens d’un puissant Empire. Ainsi la conquête de Jérusalem par les Croisés; celle des indes par les Portugais; la réduction de Paris par Henri le Grand, malgré les efforts de la Ligue, sont le sujet des Poëmes du Tasse, du Camoens, & de M. de Voltaire; d’où il est aisé de conclurre qu’une historiette, une intrigue amoureuse, ou telle autre aventure qui fait le fonds de nos romans, ne peut jamais devenir la matiere d’un Poëme Epique, qui veut dans le sujet de la noblesse & de la majesté.”

Il y a deux manieres de rendre l’action épique intéressante: la premiere par la dignité & l’importance des personnages. C’est la seule dont Homere fasse usage, n’y ayant rien d’ailleurs d’important dans ses modeles, & qui ne puisse arriver à des personnages ordinaires. La seconde est l’importance de l’action en elle-même, comme l’établissement ou l’abolition d’une Religion ou d’un Etat, tel qu’est le sujet choisi par Virgile, qui en ce point l’emporte sur Homere. L’action de la Henriade réunit dans un haut degré ce double intérêt.”

L’Iliade n’est que l’histoire de la colere d’Achille, & l’Odyssée, que celle du retour d’Ulysse à Itaque. Homere n’a voulu décrire ni toute la vie de ce dernier, ni toute la guerre de Troie. Stace au contraire dans son Achilléide, & Lucain dans sa Pharsale, ont entassé trop d’évenemens décousus pour que leurs ouvrages méritent le nom de Poëmes Epiques. On leur donne celui d’héroïques, parce qu’il s’y agit de Héros. Mais il fant prendre garde que l’unité du Héros ne fait pas l’unité de l’action. La vie de l’homme est pleine d’inégalités; il change sans cesse de dessein, ou par l’inconstance de ses passions, ou par les accidens imprévûs de la vie. Qui voudroit décrire tout l’homme, ne formeroit qu’un tableau bisarre, un contraste de passions opposées sans liaison & sans ordre. C’est pourquoi l’épopée n’est pas la loüange d’un Héros qu’on se propose pour modele, mais le récit d’une action grande & illustre qu’on donne pour exemple.”

P. le Bossu – Traité du Poëme Epique

L’action de l’Epopée doit être merveilleuse, c’est-à-dire, pleine de fictions hardies, mais cependant vraissemblables. Telle est l’intervention des divinités du paganisme dans les Poëmes des Anciens, & dans ceux des Modernes celle des passions personnifiées. Mais quoique le Poëte puisse aller quelquefois au-delà de la nature, il ne doit jamais choquer la raison. Il y a un merveilleux sage & un merveilleux ridicule. On trouvera sous les mots Machines & Merveilleux cette matiere traitée dans une juste étendue.”

Le P. le Bossu donne pour regle que plus les passions des principaux personnages sont violens, & moins l’action doit durer: qu’en conséquence l’action de l’Iliade, dont le courroux d’Achille est l’ame, ne dure que 47 jours; au lieu que celle de l’Odyssée, où la prudence est la qualité dominante, dure huit ans & demi; & celle de l’Ende, où le principal personnage est un Héros pieux & humain, près de sept ans.”

Il est vrai qu’Ulysse chez Alcinoüs, & Enée chez Didon, racontent leurs aventures passées, mais ces récits n’entrent que comme récits dans la durée de l’action principale; & le cours des années qu’ont pour ainsi dire consumé ces évenemens, ne fait en aucune maniere partie de la durée du Poëme. Comme dans la Tragédie, les évenemens racontés dans la Protase, & qui servent à l’intelligence de l’action dramatique, n’entrent point dans sa durée; ainsi l’erreur du P. le Bossu est manifeste.”

ACTION (Peinture & Sculpture). C’est l’attitude ou la position des parties du visage & du corps des figures représentées, qui fait juger qu’elles sont agitées de passions. On dit: cette figure exprime bien par son action les passions dont elle est agitée; cette action est bien d’un homme effrayé. L’on se sert également de ce terme pour les animaux; l’on dit: voilà un chien dont l’action exprime bien la fureur; d’un cerf aux abois [berros]: voilà un cerf qui par son action exprime sa douleur, &c.” (R)

ANTÍGONA DE SÓFOCLES (2.0)

Reextraído de https://seclusao.art.blog/2018/02/15/a-trilogia-tebana/, comprimido em prosa e com ligeiras alterações (apenas a terceira peça da trilogia).

“ISMENE

Pobre de mim! Pensa primeiro em nosso pai, em seu destino, abominado e desonrado, cegando os próprios olhos com as frementes mãos ao descobrir os seus pecados monstruosos; também, valendo-se de um laço retorcido, matou-se a mãe e esposa dele – era uma só – e, num terceiro golpe, nossos dois irmãos num mesmo dia entremataram-se (coitados!), fraternas mãos em ato de extinção recíproca. Agora que restamos eu e tu, sozinhas, pensa na morte inda pior que nos aguarda se contra a lei desacatarmos a vontade do rei e a sua força. E não nos esqueçamos de que somos mulheres e, por conseguinte, não poderemos enfrentar, só nós, os homens. Enfim, somos mandadas por mais poderosos e só nos resta obedecer a essas ordens e até a outras inda mais desoladoras. Peço indulgência aos nossos mortos enterrados mas obedeço, constrangida, aos governantes; ter pretensões ao impossível é loucura.

ANTÍGONA

(…) e santo é o meu delito, pois terei de amar aos mortos muito, muito tempo mais que aos vivos. Eu jazerei eternamente sob a terra e tu, se queres, foge à lei mais cara aos deuses.

“(…) Se calares, se não contares minhas intenções a todos, meu ódio contra ti será maior ainda!”

“ISMENE

Se houvesse meios… Mas desejas o impossível.

ANTÍGONA

Quando sentir faltar-me a força, pararei.

ISMENE

Mas o impossível não se deve nem tentar.”

“o estrondo de Ares oponente invicto dos inimigos do dragão tebano.¹

¹ Dragão tebano: alusão à suposta origem dos primeiros habitantes de Tebas, que teriam nascido dos dentes de um dragão morto por Cadmo, fundador da cidade, ao chegar ao local onde ela se situaria. Dos dentes semeados teriam nascido soldados inteiramente armados, os primeiros tebanos.”

“Nas sete portas, enfrentando os nossos, seus sete chefes foram derrotados, deixando as armas de maciço bronze como tributo a Zeus – árbitro único da decisão de todas as batalhas –

“Não é possível conhecer perfeitamente um homem e o que vai no fundo de sua alma, seus sentimentos e seus pensamentos mesmos, antes de o vermos no exercício do poder, senhor das leis. Se alguém, sendo o supremo guia do Estado, não se inclina pelas decisões melhores e, ao contrário, por algum receio mantém cerrados os seus lábios, considero-o e sempre o considerarei a mais ignóbil das criaturas; e se qualquer um tiver mais consideração por um de seus amigos que pela pátria, esse homem eu desprezarei.”

“fique insepulto o seu cadáver e o devorem cães e aves carniceiras em nojenta cena. São estes os meus sentimentos e jamais concederei aos homens vis maiores honras que as merecidas tão-somente pelos justos.”

“E estou aqui, contra teu gosto e contra o meu, pois ninguém aprecia quem dá más notícias.”

“Se a Zeus ainda agrada a minha reverência, escuta e dize aos outros guardas: juro agora que se não descobrirdes o real autor desse sepultamento e não o conduzirdes à frente de meus olhos, simplesmente a morte não há de ser pena bastante para vós; sereis dependurados todos, inda vivos, até que alguém confesse o crime!”

“Ah! é terrível quando, embora preparado para ser bom juiz, um homem julga mal!…”

“É bom livrarmo-nos de males mas é triste lançar amigos nossos na infelicidade. Mas, isso tudo para mim neste momento importa menos do que a minha salvação.”

“(…) e não me pareceu que tuas determinações tivessem força para impor aos mortais até a obrigação de transgredir normas divinas, não escritas, inevitáveis; não é de hoje, não é de ontem, é desde os tempos mais remotos que elas vigem, sem que ninguém possa dizer quando surgiram. E não seria por temer homem algum, nem o mais arrogante, que me arriscaria a ser punida pelos deuses por violá-las. Eu já sabia que teria de morrer (e como não?) antes até de o proclamares, mas, se me leva a morte prematuramente, digo que para mim só há vantagem nisso.

Pois homem não serei – ela será o homem! – se esta vitória lhe couber sem punição!

(…)

nem ela nem a irmã conseguirão livrar-se do mais atroz destino, pois acuso a outra de cúmplice na trama desse funeral.”

“(…) Muitas vezes o íntimo de quem não age retamente, na sombra, indica a traição antes do feito.”

“CREONTE

Nem morto um inimigo passa a ser amigo.

ANTÍGONA

Nasci para compartilhar amor, não ódio.

CREONTE

Se tens de amar, então vai para o outro mundo, ama os de lá. Não me governará jamais mulher alguma enquanto eu conservar a vida!

“CREONTE

Afirmo que uma destas moças neste instante nos revelou sua demência; a outra é insana, sabidamente, desde o dia em que nasceu.

ISMENE

É, rei, mas a razão inata em todos nós está sujeita a mutações nos infelizes.

CREONTE

Isto se deu com a tua, quando preferiste ser má em companhia de pessoas más.

ISMENE

Sem ela, que prazer teria eu na vida?

CREONTE

Não digas <ela>; não existe mais.

ISMENE

Irás matar, então, a noiva de teu filho?

CREONTE

Ele pode lavrar outras terras mais férteis.

ISMENE

Isso não foi o que ele e ela pactuaram.

CREONTE

Detesto, para os filhos meus, mulheres más.”

“mesmo as pessoas corajosas tentam fugir se ameaçadas pela morte.”

“CORO

(…)

as gerações mais novas não resgatam as gerações passadas. Um dos deuses agarra-se insaciável a elas todas e as aniquila; não há salvação. O pálido lampejo de esperança que sobre o último rebento de Édipo surgira, esvai-se agora na poeira dos deuses infernais, ensangüentada pelo arrebatamento das palavras e por corações cheios de furor. Que orgulho humano, Zeus, será capaz de opor limites ao poder só teu, que nem o Sono precursor do fim de todos vence, nem o perpassar infatigável do tempo divino [Cronos]? Governas o fulgor maravilhoso do Olimpo como soberano único, imune ao tempo que envelhece tudo. E no porvir, tal como no passado a lei para os mortais será mantida: nada haverá de realmente grande em suas vidas sem desgraças juntas. É um conforto para muitos homens a instável esperança; para outros é uma ilusão de seus desejos frívolos insinuando-se junto aos ingênuos até que aos pés lhes chegue o fogo ardente. Pois com sabedoria alguém falou as célebres palavras: <cedo ou tarde, o mal parecerá um bem àquele que os deuses resolveram desgraçar>.”

“Desejam para isso os homens em seus lares crianças obedientes que eles engendraram para mais tarde devolver aos inimigos dos pais o mal que lhes fizeram, e também honrar, como seus pais honraram, os amigos. Mas, de quem teve apenas filhos imprestáveis, só poderíamos dizer que semeou muitos motivos de aflição para si mesmo e muitas gargalhadas para os inimigos. Jamais deves perder o senso, filho meu, pela volúpia de prazeres, por mulheres, ciente de que tal satisfação esfria quando a mulher com quem convives é perversa. Existirá, então, ferida mais pungente que uma esposa má? Deves repudiá-la como inimiga; deixa a moça desposar alguém lá no outro mundo. (…) Mas a anarquia é o mal pior; é perdição para a cidade e faz desertos onde existiam lares; ela é causadora de defecções entre as fileiras aliadas, levando-as à derrota. A submissão, porém, é a salvação da maioria bem mandada. Devemos apoiar, portanto, a boa ordem, não permitindo que nos vença uma mulher. Se fosse inevitável, mal menor seria cair vencido por um homem, escapando à triste fama de mais fraco que as mulheres!

“HÊMON

(…) o teu cenho inspirador de medo impede os homens simples de pronunciar palavras que firam teus ouvidos. Eu, porém, na sombra, ouço o murmúrio, escuto as queixas da cidade por causa dessa moça: <Nenhuma mulher>, comentam, <mereceu jamais menos que ela <essa condenação – nenhuma, em tempo algum, <terá por feitos tão gloriosos quanto os dela <sofrido morte mais ignóbil; ela que, <quando em sangrento embate seu irmão morreu <não o deixou sem sepultura, para pasto <de carniceiros cães ou aves de rapina, <não merece, ao contrário, um áureo galardão?> Este é o rumor obscuro ouvido pelas ruas. Com relação a mim, meu pai, nenhum dos bens é mais precioso que tua satisfação. (…) Não tenhas, pois, um sentimento só, nem penses que só tua palavra e mais nenhuma outra é certa, pois se um homem julga que só ele é ponderado e sem rival no pensamento e nas palavras, em seu íntimo é um fútil. Não há vergonha alguma, mesmo sendo sábio, em aprender cada vez mais, sem presunções. Não vês, ao lado das torrentes engrossadas pelas tormentas, como as árvores flexíveis salvam-se inteiras, e as que não podem dobrar-se são arrancadas com a raiz? Da mesma forma, aquele que mantém as cordas do velame Sempre esticadas, sem às vezes afrouxá-las, faz emborcar a nau e finaliza a viagem com a quilha para cima.”

CREONTE

Posso, na minha idade, receber lições de sensatez de alguém da natureza dele?

HÊMON

Se houver razões. Sou jovem? Olha mais, então, para os meus atos que para os meus poucos anos.

(…)

CREONTE

Discutes com teu pai, pior das criaturas?

HÊMON

Porque agindo assim ofendes a justiça.

CREONTE

Ofendo-a por impor respeito ao meu poder?

HÊMON

Tu mesmo o desrespeitas ultrajando os deuses.

CREONTE

Caráter sórdido, submisso a uma mulher!

HÊMON

Não me verás submisso diante de baixezas!

CREONTE

A tua fala toda, ao menos, é por ela!

HÊMON

Por ti, por mim e pelos deuses dos finados!

CREONTE

Jamais te casarás com ela ainda viva!

HÊMON

Pois ela morrerá levando alguém na morte!

CREONTE

O atrevimento leva-te a tais ameaças?

HÊMON

É atrevimento refutar idéias vãs?

CREONTE

Chorando aprenderás que vão é o teu saber!

HÊMON

Queres falar apenas, sem ouvir respostas?

CREONTE

Não tagareles tanto, escravo de mulher!

HÊMON

Não fosses tu meu pai, dir-te-ia um insensato!

CREONTE

Isto é verdade? Pelos céus, fica sabendo: essas censuras torpes não te alegrarão!”

O apedrejamento é um ato puro, pois não se maculam as mãos tocando-se no criminoso: “Acaso não sabeis que hinos e lamúrias na hora de morrer jamais acabariam se houvesse o mínimo proveito em entoá-los? Ides, ou não, levá-la imediatamente? E quando a houverdes encerrado, como eu disse, em sua cavernosa sepultura, só, abandonada para, se quiser, morrer ou enterrar-se ainda viva em tal abrigo, estarão puras nossas mãos: não tocarão nesta donzela. Mas há uma coisa certa: ela será privada para todo o sempre da convivência com habitantes deste mundo.”

“Nossos altares todos e o fogo sagrado estão poluídos por carniça do cadáver do desditoso filho de Édipo, espalhada pelas aves e pelos cães; por isso os deuses já não escutam nossas preces nem aceitam os nossos sacrifícios, nem sequer as chamas das coxas; nem os pássaros dão sinais claros com seus gritos estrídulos, pois já provaram gordura e sangue de homem podre. Pensa, então, em tudo isso, filho. Os homens todos erram mas quem comete um erro não é insensato, nem sofre pelo mal que fez, se o remedia em vez de preferir mostrar-se inabalável; de fato, a intransigência leva à estupidez. Cede ao defunto, então! Não firas um cadáver! Matar de novo um morto é prova de coragem?”

“negociai, se for vossa vontade, o electro lá de Sardes ou da Índia o ouro, mas aquele cadáver não enterrareis; nem se quiserem as próprias águias de Zeus levar pedaços de carniça até seu trono, nem mesmo por temor de tal profanação concordaria eu com o funeral, pois sei que homem nenhum consegue profanar os deuses. Mostram sua vileza os homens mais astutos, velho Tirésias, ao tentar dissimular pensamentos indignos com belas palavras, preocupados tão-somente com mais lucros.

“Ceder é duro, mas só por intransigência deixar que a cólera me arruíne, é também duro.”

“1º MENSAGEIRO

Hêmon morreu; matou-o mão ligada a ele.

CORIFEU

A mão paterna? Ou terá sido a dele mesmo?

1º MENSAGEIRO

Foi ele, em fúria contra o crime de seu pai.

CORIFEU

Ah! Adivinho! Era verdade o que dizias!

1º MENSAGEIRO

Isso é passado. Cumpre-nos pensar no resto.

CORIFEU

Mas, vejo aproximar-se a infeliz Eurídice, esposa de Creonte; ela vem do palácio para saber do filho, ou, talvez, por acaso.”

“vimos pendente a moça, estrangulada em laço improvisado com seu próprio véu de linho; Hêmon, cingindo-a num desesperado abraço estreitamente, lamentava a prometida que vinha de perder, levada pela morte, e os atos de seu pai, e as malsinadas núpcias. Quando este o viu, entre gemidos horrorosos aproximou-se dele e com a voz compungida chamou-o: <Ah! Infeliz! Que estás fazendo aí? Que idéia te ocorreu? Qual a calamidade que assim te faz perder o senso? Sai, meu filho! Eu te suplico! Imploro!> O moço, todavia, olhando-o com expressão feroz, sem responder cuspiu-lhe em pleno rosto e o atacou sacando a espada de dois gumes; mas o pai desviou-se e recuou, fazendo-o errar o golpe; então, com raiva de si mesmo, o desditoso filho com todo o peso de seu corpo se deitou sobre a aguçada espada que lhe traspassou o próprio flanco; no momento derradeiro de lucidez, inda enlaçou a virgem morta num languescente abraço, e em golfadas súbitas lançou em suas faces lívidas um jato impetuoso e rubro de abundante sangue. E jazem lado a lado agora morto e morta, cumprindo os ritos nupciais – ah! infelizes! – não nesta vida, mas lá na mansão da Morte, mostrando aos homens que, dos defeitos humanos, a irreflexão é incontestavelmente o máximo.”

“Não sei… Silêncios excessivos me parecem tão graves quanto o exagerado, inútil pranto.”

“É o fim sangrento de minha mulher, caída nesta sucessão de mortes?”

“Levai-me imediatamente, escravos, para bem longe, pois não sou mais nada!

“A desmedida empáfia nas palavras reverte em desmedidos golpes contra os soberbos que, já na velhice, aprendem afinal prudência.

FIM”

comentário de prefácio:

“O tema principal da Antígona é um choque do direito natural, defendido pela heroína, com o direito positivo, representado por Creonte. Ao longo da peça, porém, surgem ainda os temas do amor, que leva Hêmon (filho de Creonte) ao suicídio; do orgulho, que leva Creonte ao desespero; do protesto dos jovens contra a prepotência dos pais.”

PARMÊNIDES II: “DA NATUREZA” (O DÉJÀ-VU DO UM & CONSIDERAÇÕES LINGÜÍSTICAS)

Edição do texto grego, tradução e comentários por Fernando Santoro (UFRJ)

Projeto OUSIA

2009

PREFÁCIO

Parm. (Pm.) inaugura a Filosofia como Ontologia. Por isso, é o filósofo que lança, em palavras e pensamentos, as bases que sempre voltarão a servir de questionamento ao longo de toda a metafísica ocidental.”

Platão (Pt.) vai dedicar ao Poema 2 dos seus mais importantes diálogos, o Sofista e Parmênides (…) ainda vai citá-lo em outros 2, o Banquete e o Teeteto. Aristóteles (A.), por sua vez, dedica à discussão com o Eleata o 1º livro de sua Física, para ter condições de falar da Natureza como princípio de movimento; também discutirá suas palavras na demonstração de teses metafísicas como o princípio de não-contradição, entre outros.”

Mais de 30 autores antigos citaram Pm. em mais de 40 diferentes obras. Os fragmentos mais extensos são os mais recentes, sobretudo os de Sexto Empírico, em sua obra contra o dogmatismo (Adversus Mathematicos) (…) Simplício explica que, devido à raridade da obra em seu tempo, precisaria citá-la de forma mais extensa, para que seu comentário fosse compreendido.”

Data de 1526 a 1ª publicação do Poema Da Natureza. Supostamente, foi retraduzida a partir da versão latina de Guilherme de Moerbecke (séc. XIII). A 1ª ed. com preocupações filológicas data de 1573, empreendida por Henri Estienne, buscando recolher a obra dos primeiros filósofos: Poesis Philosophica (…) A reconstituição do Poema é continuada por Joseph J. Scaliger (…) seu texto foi encontrado por Néstor Cordero em 1980, na Biblioteca da Univ. de Leyde. (…) Somente em 1835, temos a 1ª reconstituição com os 19 fragmentos considerados autênticos, feita por S. Karsten. (…) A obra de Karsten foi o ponto de partida para as versões publicadas por Hermann Diels, desde 1897 até a última ed. dos Fragmente der Vorsokratiker, em 1951, sob Kranz (DK.) (…) Esta é a versão considerada <ortodoxa> por todos os estudiosos e editores do Poema, desde o séc. XX. (…) Coxon (1986) também teria reconstituído o texto grego a partir da consulta de diversos manuscritos, mas seu cuidado filológico é bastante contestado.” “O texto original é um objeto, para nós, tão perdido quanto o paraíso de Adão.” “Um texto como o de Pm. já não pode aspirar a uma identidade única” “Qual é o texto verdadeiro desse pensamento originário sobre a Verdade? Parece uma armadilha armada propositadamente pela História da Filosofia”

http://www.greekphilosophy.com – a internet é rápida para aposentar colossos e criar elefantes invisíveis…

DA NATUREZA

Quem é esta Deusa? Heidegger propõe que seja a própria Verdade”

B11 (1-4):

“…como Terra e Sol e ainda Lua

e também Éter agregador e Láctea celeste e Olimpo

extremo e ainda força quente dos astros impeliram-se

para vir a ser.”

B12 (1-6):

Umas são mais estreitas, repletas de fogo sem mistura,

outras, face àquelas, de noite; ao lado jorra um lote de flama;

no meio destas <há> uma divindade, que tudo dirige:

pois de tudo governa o terrível parto e a cópula,

enviando a fêmea para unir-se ao macho e de volta

o macho à fêmea.”

B13:

De todos os deuses que concebeu, Amor foi o primeiro.”

B14:

Brilho noturno de luz alheia vagando entorno à Terra.(*)

(*) Plutarco diz que Pm. designa a natureza da Lua. Dos mais belos versos gregos, Mourelatos faz uma análise de suas anfibologias. A palavra <phôs>, <luz>, tem um homônimo que significa <homem>; conforme este homônimo, existe a fórmula homérica <allótrios phós>, que significa <um estranho>.”

B18 (frag. 4-6):

…, se as potências lutam na mistura seminal,

então não fazem uma unidade no corpo misturado e, furiosas,

atormentam pela dupla seara o sexo nascente.”

Explicação deste mito em http://xtudotudo6.zip.net/arch2015-11-01_2015-11-30.html.

OS NOMES DOS DEUSES

A. chamou os que 1º se espantaram com o mundo de theológoi, <os que falam de deuses>, em seguida, oriundos do mesmo espanto, o filósofo apresentou os physiológoi, <os que falam da natureza>.”

Quem sabe não foi justamente para reforçar suas interpretações alegóricas sobre a poesia que fala dos deuses que os gramáticos alexandrinos inventaram essa distinção entre minúsculas e MAIÚSCULAS.”

Pelo tratamento próximo, pela descrição antropomórfica, pela retratação dos crimes humanos nos deuses é que os filósofos vão querer expulsar dos concursos e das cidades, a bastonadas, estes Homeros, e também Arquílocos e outros quantos. Mas o povo, ainda por muito tempo, iria tomar as dores dos poetas, mandando ao exílio e condenado (sic) à cicuta aqueles novos porta-vozes da verdade.” “O Sócrates d’As Nuvens é a síntese cômica desses novos homens altivos e irreverentes à tradição. O prenúncio do livre-pensador laico da modernidade.” “Aristófanes percebe o declínio do Sol, a passagem de uma era em que os deuses dominavam o quotidiano dos homens e assumiam a imagem das forças constituidoras do real, para uma era em que o homem começa a erigir o discurso conceitual para falar também das forças do real como natureza autônoma.

No Poema de Pm., estamos num desses lugares textuais, em que ganha clareza a transição da teogonia mítica para a ontologia filosófica; a transição da celebração dos deuses em suas gestas para os conceitos em sua determinação.”

terão esses nomes o estatuto de conceitos abstratos ou lhes daremos as maiúsculas iniciais, com que caracterizamos hoje a condição personificada de deuses? Optamos, na tradução, pelas maiúsculas, mesmo anacrônicas, para realçar estes nomes” “Nem sempre, porém, usamos as traduções ortodoxas, como em nossa tradução de moîra por Partida em vez de Destino, porque sempre buscamos um nome que expressasse um sentido integrado a uma interpretação total do Poema – princípio 1º da arte hermenêutica.”

A proximidade entre ser e dever ser, na expressão da indicação do caminho da verdade, é um traço decisivo do Poema. (…) Thémis, Norma, é a expressão de uma ordem primordial, de uma lei fundada na postulação divina. Não se trata de uma lei convencionada pelos homens, mas uma prescrição transcendente do que deve ser e do que é conforme à ordem dos deuses. (…) Sem dúvida, ainda é a tragédia Antígona de Sófocles a melhor exposição da diferença entre a lei divina dos laços de sangue e a lei proclamada pela palavra do governante. (…) Se fôra abrir mão de valores estéticos para uma tradução puramente conceitual, em vez de Norma, diria Imposição. Os homens podem agir conforme ou não a esta imposição primordial, isto lhes confere boa ou má partida no desempenho da vida.”

Providência [Oh, Robin Crusoe!] e Envio também são nomes aproximados para a Moîra.” “É preciso compreender que a Moîra não é essencialmente a determinação incontornável de um desfecho, como se todo o traçado de uma vida já estivesse predestinado em seu desígnio. Não, nenhuma Moîra é a consumação prévia do que está por vir. A Moîra é incontornável sim, e nem os deuses podem fugir aos seus limites, mas estes limites definem um campo do possível do qual não se pode escapar (…) Os limites da Moîra são os limites essenciais do ente”

DESTINO-PARTIDA:

Você já chegou, mas não partiu.

Enquanto isso, joga e se joga.

A Moîra tem como representação a experiência concreta do lote de terra próprio, a parte que cabe a cada um neste mundo. Depois que Zeus e os deuses olímpicos vencem a guerra contra os Titãs, vem a hora da partilha.”

O nome ‘Moîra’ significa a ‘parte’ móros, que fazemos ressoar no nome ‘Partida’. A partida é, de um lado, a parte separada de cada um, seu lote; por outro lado, é o momento da separação: o parto, a individuação – neste sentido, é também o envio à vigência e à vida, o início. (…) E, de certo modo, é o momento da despedida, em que é superada cada etapa da uma viagem (sic).”

Depois do discurso da Deusa acerca da Verdade, as descrições tendem claramente a um discurso sobre a natureza, não há sagas nem gestas como na Teogonia de Hesíodo” “Conhecerás a natureza do Éter e também todos os sinais que há no Éter” “Nestes poucos e curtos fragmentos temos o testemunho de uma visão astronômica resplendente e flamejante do Éter, do Olimpo, do Céu, da Via Láctea, do Sol, da Lua, da Terra.”

Nietzsche – Da Retórica (tradução de T.C. Cunha) – obra misteriosa?!

VARIAÇÕES DO VERBO EIMÍ

Talvez, uma das principais contribuições dos gregos na fundação do conhecimento como filosofia tenha sido a elaboração de um questionamento universal por meio da tematização de um único verbo em algumas modalidades específicas de conjugação. Todos sabemos que este verbo fundamental é o verbo eimí, que traduzimos usualmente pelo verbo ser em conjugações que gostaríamos que fossem mais ou menos equivalentes. Assim, temos a questão central da chamada <Filosofia Primeira> nomeada, desde o séc XVII, a partir deste verbo: é a Ontologia, ao pé da letra: o desdobramento compreensivo – a palavra – do ente, ‘ente’ que é, gramaticalmente, o particípio presente do verbo ser e, filosoficamente: a visada mais universalizante sobre a realidade. Visada determinada justamente pelo sentido que se dá a este verbo ser e ao seu particípio ente.

Acontece que o verbo grego eimí e seus sucessores nas línguas ocidentais, justamente por serem o lugar desta visada universalizante, carregam em suas costas séculos de metafísica a torná-los cada vez mais abstratos e mais vazios semanticamente, a ponto de toda sua significação vir a restringir-se a uma mera função copulativa entre sujeito e predicado. O verbo grego, contudo, tem uma gama de articulações modais, espectuais e relacionais de uma variedade e riqueza tais que não podem deixar de ser significativas, gama que ultrapassa o alcance da quase totalidade de suas traduções em línguas modernas. A ontologia grega, desenvolvida como questionamento fundamental da realidade e sua relação com o pensamento e a linguagem, soube explorar diversas dessas riquezas significativas e realçá-las de modo extraordinário (…)

Um dos mais ricos estudos sobre as variações do verbo ‘ser’ em grego (o verbo eimí) foi empreendido por Charles Kahn e publicado em 1973, The verb ‘Be’ in Ancient Greek [O verbo grego ‘ser’ e o conceito de ser], uma análise meticulosa dos vários usos do verbo eimí em Homero. Os estudos de Kahn sobre o verbo ‘ser’ incluem ainda numerosos artigos, vários deles traduzidos para o português e editados nos Cadernos de Tradução da PUC-RJ, em 1997, entre os quais ‘Ser em Parmênides e Platão’, originalmente publicado em 1988. Kahn explorou de modo sistemático a variedade das funções sintáticas do verbo eimí e elaborou uma classificação funcional dos seus usos extremamente útil para toda abordagem do problema do <ser> que se apóie em observações e considerações lingüísticas. Ainda que cheguemos a conclusões radicalmente diferentes e até mesmo opostas no que diz respeito ao sentido essencial e às interpretações genealógicas, as suas categorias aspectuais e modais nos serão indispensáveis.

particípio ón (estado/ente)

à força de uma língua não exprimir um problema, esse fica velado ou parece irrisório ou mesmo falso.”

Está provado que o verbo sein é mais filosófico!

É no mínimo curioso que Pm., o filósofo da unidade do Ser, 2º todos os manuais de História da Filosofia, seja o autor de um texto exemplar para mostrar as variações no aspecto sintático da linguagem que gestam, no séc. V a.C., o padrão ocidental de conhecimento. Não obstante, encontrarmos no seu Poema, pelo menos 4 modos distintos do verbo eimí. Espantosamente, não estão esses modos dispersos no texto, mas em situações bem demarcáveis, como em etapas de uma especial transformação. Será possível encontrar uma unidade que suporte a transformação dessas diferenças? É precisamente esse problema que gostaríamos de investigar neste estudo introdutório sobre a diversidade sintática de eimí no P. de Pm..”

O acompanhamento da passagem pelos diversos momentos dá-nos a impressão ilusória de que é o próprio verbo que está sofrendo transformações, mas o sistema verbal de eimí ‘ser’ ao tempo de Pm. já é um conjunto sincrônico em suas possibilidades. Contudo, há um sentido em que é mais apropriado pensar numa transformação diacrônica.”

Quando Júlio César quis condensar sua rápida vitória sobre Farnaces, no Bósforo, usou 3 verbos dissilábicos no pretérito perfeito, coordenados assindeticamente apenas pela posição sucessiva e por vírgulas: <Veni, vidi, vici.> (há, também, uma sub-articulação tônica <ve-vi-vi>, da vogal fechada <e> até a mais fechada <i>, (sic) isto confere uma forma – literalmente – mais pungente à frase, mais dinâmica, como um dardo sonoro). São 3 ações sucessivas que resumem a campanha do general: vim – empreendi, vi – analisei, venci – derrotei. Não faz, sentido usar o verbo ser – não estão sendo articulados atributos de um sujeito. Se J.C. atribuísse os predicados a si e não a suas ações, a frase ficaria assim: <Imperator sui, et videns et victor>, <sou um empreendedor, um homem de visão, um vencedor>. Seria um vaidoso, não um chefe militar. Teria escrito um auto-retrato e não uma narrativa épica como o De Bello Gallico. A narrativa de ações prescinde muito facilmente do verbo ‘ser’, ao passo que explora toda a gama dos verbos transitivos e de significado dinâmico.”

Somente a descrição do portal introduz uma imagem mais estática.”

(1) “Articulado com o advérbio de lugar aí, lá, o verbo ‘ser’ marca que em tal lugar estão situadas, estão presentes e permanecem firmes as portas dos cursos da Noite e do Dia. Kahn denomina essa classe de usos de valor <locativo-existencial>. Este sentido 1º do verbo ser, sentido de existência e presença, aparece em várias línguas ocidentais associado a um advérbio de lugar: esser-ci, da-sein, y-être. ´como se <existir> fosse originalmente percebido como <ter lugar no mundo>.”

(2) “Enquanto a narrativa tende a ser mimética, o discurso pretende ser efetivo, prático.”

Lingüisticamente, a diferença entre narrativa e discurso aparece sobretudo nos modos verbais e nas pessoas envolvidas na ação verbal. O modo por excelência da narrativa é o indicativo, que retrata o acontecimento. A terceira pessoa – que pode ser todo o mundo fora da relação emissor-receptor – é a que mais aparece.

No Proêmio, são usados o presente e o aoristo do indicativo – os tempos por excelência da narrativa. A pessoa verbal mais usada é a terceira – isto, apesar de a personagem que mais aparece ser o próprio narrador! O narrador, em vez de aparecer como sujeito dos verbos, aparece quase sempre como objeto direto ou, no máximo, como um sujeito de um verbo na voz passiva (vs. 4).”

No discurso, por outro lado, aparecem os demais modos verbais: optativo, subjuntivo, imperativo etc. (…) As principais pessoas usadas são a primeira (eu – nós), para desejos, pedidos, preces; e a segunda (tu – vós), para orientações, persuasões, comandos”

A verdade, como a fala da Deusa, justamente por abrir-se de forma discursiva, revela um tom prescritivo, prático e ético. Não é à toa que os caminhos que levam até a entrega da lição verdadeira são promovidos por Thémis (Norma, Lei divina) e Díke (Justiça)”

Este infinitivo usado para completar expressões modais é chamado por Chantraine de infinitivo <completivo>; nessas expressões, os verbos que o precedem são auxiliares modais de necessidade, possibilidade e outras modulações do real e das intenções sobre o real.”

presença dos pronomes pessoais sujeitos, fato que, no grego, só acontece para marcar uma ênfase na presença, na diferença e na relação interpessoal:

(…)

Pois bem, agora vou eu falar, e tu, presta atenção ouvindo a palavra.

Poderíamos antever até mesmo os primeiros passos para chegar à estrutura discursiva dos Diálogos de Pl., onde o conhecimento é tratado na interlocução viva das personagens, se não fosse aqui somente a Deusa quem fala e o homem quem apenas escuta.”

para o viajante iluminado, a transposição da ação primeira de narrador para a seguinte de ouvinte já insinua a atitude de <philía amorosa> do filósofo ante a verdade e o conhecimento, do filósofo como amante atento e obediante ao saber”

São a pensar”

(3) “fórmula exortativa equivalente a <é preciso que…>” “Os caminhos não <existem> simplesmente e estão <disponíveis>, mas <devem> ser pensados!”

Há um deslocamento do peso semântico para a força sintática, esta se torna mais concreta enquanto aquele tende a se abstrair.”

Estamos no campo de um discurso que não tem uma sintaxe normativa a obedecer, que está a falar de coisas novas, de um modo que também acaba por ser inaudito”

Wrublewski:

<…necessariamente não ser é.>

Bornheim:

<…o não-ser é necessário> [neSERsário]

Cavalcante de Souza:

<…e portanto…é preciso não ser.>

Mourão:

<…ser proibido>

Trindade Santos:

<…não é para não ser

tem de não ser>

A tradução de Wrublewski como também a de Bornheim conferem às sentenças aquela frieza tautológica de que fala Nie. em seu comentário sobre o caráter de Pm..”

Mourão (…) é paráfrase (…) Cavalcante de Souza introduz um sentido de inferência lógica (…) A tradução de Trindade Santos é a única que atenta para o tom exortativo da deusa.”

onde está o verbo enunciativo? A maioria das traduções tende a acrescentar este verbo nos versos em que ele não existe”

Estamos, de fato, diante de um momento decisivo para a instauração da ontologia, em que as formas do verbo eimí estão se mostrando em uma intensidade de possibilidades realmente ímpar.”

pois o mesmo é pensar e ser”

O mesmo é a pensar e portanto ser”

denn dasselbe ist Denken und Sein”

O mesmo está-aí para ser pensado

O infinitivo grego, por não declinar, deixa bastante aberto o campo de possibilidades”

a sintaxe do Poema é sempre originariamenteprovedora de espanto e perplexidade”

o que queremos observar é como o contexto discursivo vai deslocando o sentido primeiro existencial do verbo eimí ‘ser’, passando por sua forma auxiliar na construção modal, até possibilitar a estrutura da proposição categorial, como aquela que se tornará a forma do dizer verdadeiro” “toda análise frmal da sintaxe de uma fala é sempre tardia e dependente dos desempenhos efetivos da linguagem.”

O sujeito da frase torna-se um objeto, a ação verbal desaparece numa função de cópula, o predicado torna-se simplesmente um atributo. E assim chegamos à objetividade inerte da proposição <S é P>.” “A forma semelhante entre o <é> exortativo e o <é> categorial trai uma relação íntima entre os 2 – relação, provavelmente, de parentesco em 1º grau.”

A identidade entre ser e pensar não é um dado simples, mas o valor, o peso e até o critério do caminho verdadeiro.” “hoje estamos, cartesianamente, imersos na dúvida e preocupados em justificar o conhecimento e a verdade, enquanto para os primeiros filósofos muito mais estranho e preocupante não era o conhecimento do real e verdadeiro, mas a possibilidade indevida de dizer o não ser e o falso. Como algum dizer do ente pode dizer o não ente? Toda a tradição ático-eleata, de Pm. até seus sucessores mais <traidores>, como Górgias, Pl. e A. vão debruçar-se sobre este problema.”

As coisas que, embora <ausentes>, estão, <no entanto, presentes firmemente em pensamento> não estão em certo aí, quando se afastam do ser; mas não estar aí simplesmente é, no entanto, revelado como um já sempre estar aí

Isto que nós chamamos de predicados ou categorias, a Deusa do Poema chama de <sinais>”

O caminho da Verdade mostra o real.” < < < MENTIRA! A verdade é uma coquette

A. é bastante coerente ao designar as múltiplas formas de dizer o ente com o termo ‘categoria’ kategoría. O que é uma categoria no uso coloquial da língua grega no tempo de Pm.? É uma acusação. A palavra ‘categoria’ é a realização, no grego coloquial clássico do séc. V, da ação de acusar: kategoreîn, feita por um promotor acusador: ho kategorós.”

Outro texto não por acaso igualmente exemplar é o diálogo Parmênides, entre outros de Pl.. Aliás, os diálogos de Pl. são um campo fertilíssimo para colher as mais diversas formas de linguagem tratadas com o maior refinamento. É por esta sua riqueza, ainda que para depreciá-la, que Nie. o chamou de filósofo de <caráter misto>. Dir-se-ia que Pl. quis competir, sempre à altura, com todos os demais gregos, em todas as possibilidades da palavra, em todos os seus gêneros – evidentemente, com sucesso.

Este uso presencial ou existencial, associado a um advérbio de lugar, não traz apenas o verbo eimí (ser), mas também o verbo ékho (ter), e seus correlatos em outras línguas. Daí expressões como <y avoir> no francês ou <i há> [!] no português arcaico. ‘Ser’ e ‘ter’, neste uso, são, de modo equivalente, verbos de estado. Cf. Benveniste, É., Problèmes de linguistique générale, 1966.”

<der eine Weg, dass IST ist und dass Nichtsein nicht ist, […], der andere aber, dass NICHT IST ist und dass Nichtsein erforderlich ist> 28, B, 2 (DK)”

[…] la première – comment il est et qu’il n’est pas possible qu’il ne soit pas […] La seconde, à savoir qu’il n’est pas et que le non-être est nécessaire […]Beaufret, 1996

APROFUNDAMENTO

Bailly, Anatole – Dictionnaire Grec-Français, 1950

Bernabé, Alberto – Textos órficos y filosofía presocrática

Bertrand, Joëlle – Nouvelle grammaire grecque, 2000

Chantraine – Dictionnaire étymologique de la langue grecque, 1999

______. – Grammaire Homérique

Clemente de Alexandria – Stromata

Cordero – L’Invention de l’école éléatique

Harris, Zellig – Structures mathématiques du langage, 1971

Hjelmslev, Louis – Le verbe et la phrase nominale, 1948

Kahn – The Art and Thought of Heraclitus

Liddell, Henry George & Scott, Robert – A Greek-Englich Lexicon, 1940 (1968)

Nestle – Historia de la Literatura Griega

Ragon – Grammaire Grecque, 1986

FILOCTETES

Sófocles (trad. lusitana José Ribeiro Ferreira, 3ª ed., 1997 [ex. da BCE-UnB digitalizado].)

 

DIC:

roaz: dilacerante;

            toninha (mamífero marinho embora dessemelhante ao golf.);

            o próprio golfinho.

“Neoptólemo, filho de Aquiles, que foste criado pelo mais valente dos Helenos” ??? – explicação mais adiante nas notas, em vermelho negrito

“É preciso que iludas com as tuas palavras o espírito de Filoctetes. (…) acrescenta que (…) dos Aqueus (…) concebeste um ódio mortal (…) não consentiram em dar-te as armas de Aquiles, quando legitimamente as pedias, mas pelo contrário as entregaram a Ulisses [eu].” “Eu sei, meu filho, que não é da tua natureza falar assim, nem tecer armadilhas. Mas tem coragem, porque é agradável alcançar a vitória.”

“Estou resolvido a levar o nosso homem pela força e não pela astúcia. (…) prefiro falhar, agindo honestamente, a vencer, procedendo como um vilão.”

“entre os mortais, são as palavras e não as ações que conduzem tudo.”

“Apenas o seu arco pode conquistar Tróia.”

“Estranho em terra estranha, que devo eu ocultar ou dizer perante esse homem desconfiado?”

“Os que me repeliram tão criminosamente riem-se de mim em silêncio, enquanto a minha chaga se desenvolve e aumenta.”

“Infeliz de mim, aqui estou a morrer de fome e de sofrimento há já dez anos, alimentando esta chega que jamais se sacia.”

“Nobre é quem matou, nobre também quem morreu.”

“Salve, deusa, que tens por assento

leões devoradores de touros!”

“a tal ponto sintonizais comigo que eu reconheço em tudo isso a obra dos Atridas e de Ulisses. Sei muito bem que esse homem seria capaz de urdir toda a espécie de calúnias e de astúcias, com aquela língua que nada de justo leva a cabo.”

“FILOCTETES:

Tinha de ser. Nenhum malvado pereceu. A esses rodeiam-nos todos os cuidados os deuses e até sentem satisfação em trazer do Hades o que há de velhaco e matreiro(*); ao contrário, enviam para lá quanto é justo e virtuoso. Como se hão-de entender tais coisas? E como aplaudi-las, se quando quero louvar as ações divinas, descubro que os deuses são maus?

(*) Trata-se, com certeza, de uma referência velada a Sísifo que, segundo o mito, depois de morto, teria conseguido convencer Hades a permitir que regressasse ao mundo dos vivos, com a desculpa de castigar a mulher que lhe não havia prestado as honras fúnebres devidas. Obtida a permissão, na terra teria continuado até idade avançada.”

“Ai, infeliz de mim! Então esse homem, que é a maldade em pessoa, jurou convencer-me e levar-me aos Aqueus?! Seria mais fácil persuadir-me a voltar, depois de morto, do Hades à luz do dia, como fez o pai dele.”

“O vento é sempre bom, quando se foge à desgraça.”

“Ouvi contar, mas não o presenciei,

como ao que se abeirou um dia do leito de Zeus,

a uma roda sempre a girar o amarrou

o todo poderoso filho de Cronos(*).

De nenhum outro mortal

eu sei, nem de outiva, nem por o ter visto,

de homem que tenha encontrado sorte mais adversa do que este

(*) Trata-se de uma referência ao conhecido castigo de Ixíon que, acolhido no Olimpo como suplicante de Zeus, tenta seduzir Hera. Aquele, como castigo da sua insolência e ingratidão, ata-o a uma roda em contínuo movimento.”

“Oh! triste vida

a do homem que de vinho

não provou o gosto ao longo de dez anos”

“Filho, nobre coração, vá, agarra-me e queima-me neste fogo de Lemnos que invoco, meu nobre amigo. Foi o que eu próprio um dia julguei dever fazer ao filho de Zeus, em troca dessas armas que agora guardas.”

“Em todos os enfermos, vígil

e insone é o sono: sabe prescrutar.”

“Tudo é repugnância, quando alguém, traindo a sua natureza, adota um procedimento que lhe não convém.”

“quando é preciso certa espécie de homens, eu sou um deles. E se algures houver um concurso entre varões justos e honrados, não encontrarás pessoa mais escrupulosa do que eu.”

“Nem que o tonitruante Zeus que lança o raio

me fulmine com o lampejar do trovão.

Pereça Ílion, e vós que cercais seus muros:

todos os que tiveram a ousadia de, pelo meu pé

doente, abandonar-me.”

“A morte, a morte imediata, é o que eu desejo.”

“NEOPTÓLEMO

(…) Os homens vêem-se forçados a suportar as desgraças que os deuses lhes dão. Mas quantos, como tu, persistem nos sofrimentos voluntariamente, não merecem que se sinta por eles indulgência, nem que alguém os lastime. Ora tu tornaste-te um selvagem e não aceitas conselhos. E se alguém, com boas intenções, o faz, tu ganhas-lhe ódio e nele vês um adversário e um inimigo. (…)

Fica a saber que, enquanto este mesmo Sol continuar a levantar-se de um lado e a pôr-se no outro, jamais obterás o fim desta tua cruel enfermidade, sem que primeiro, de tua livre vontade, partas para as planícies troianas, onde, junto de nós, encontrarás um dos dois Asclepíades que te curará desse mal, e onde te tornarás famoso, ao destruíres a cidadela com o teu arco e a minha ajuda.

Agora vou dizer-te como soube que as coisas se vão passar assim. Temos junto de nós um prisioneiro troiano, o famoso adivinho Heleno. Foi ele que nos profetizou claramente que tudo se há-de passar deste modo. Acrescentou ainda que, no verão que decorre, Tróia tem de ser impreterivelmente tomada. Oferece-se de livre vontade à morte, se forem mentiras o que diz. Agora que já sabes tudo, cede de bom grado.”

“Ó meu caro, aprende a não ser insolente na desgraça.”

“HÉRACLES

(…) depois, eleito pelo teu valor como o mais valoroso de todo o exército, com as minhas flechas despojarás da vida Páris, que foi o causador de todas as desgraças, e arrasarás Tróia.”

“o respeito pelos deuses não perece com os mortais.” Não é isso que guarda Prometeu…

Notas (P. 108)

“Foi mordido por uma víbora guardiã do santuário da ninfa Crise – segundo a lenda, como castigo pelo perjúrio de ter revelado o local da sepultura de Héracles –, quando, único a conhecer a sua localização, a indicava aos Atridas que aí necessitavam de sacrificar.”

“Após a morte de Aquiles, Ájax e Ulisses disputaram a honra de possuir as suas armas. O exército concedeu-as a Ulisses, o que levou Ájax, no seu descontentamento e revolta, a conceber o projeto de atacar os chefes dos Aqueus. É o tema que Sófocles aproveita para compor o Ájax.

            A tradição concorda em que Ulisses, após a chegada de Neoptólemo a Tróia, lhe entregou as armas do pai. E uma taça ática de figuras vermelhas de Dúris de cerca de 490 a.C., atualmente no museu de Viena (Beazley, Attic Red-Figure Vase-Painters, Oxford, 1963, vol. I, p. 429, n. 26; E. Pfuhl, Masterpieces of Greek Drawing and Painting, Londres, 1955, figs. 61-63), mostra, na parte interior, Uli. a entregar as armas a Neop., enquanto no exterior representa a disputa delas entre Uli. e Ájax e a votação que as concede àquele.”

O SIMPLIFICADO DE ÉDIPO: “Tudo bem pai, pode comer a minha mãe.”

“Os heróis gregos pretendentes à mão de Helena, por sugestão de Ulisses que era um deles, fizeram a Tíndaro, seu pai, o juramento de prestar ajuda àquele que ela escolhesse para esposo, sempre que este a reclamasse. Ulisses refere-se a esse juramento, que o obrigou, bem contra a vontade, a fazer parte da expedição a Tróia para castigar Páris.”

Podemos dizer, com razão, que os gregos não entendiam UMA VÍRGULA de heroísmo?

“o coro está na orquestra e não na gruta” Curioso como nas peças gregas o coro é um(a alcatéia de) personagem(ns), interagindo com o elenco principal, e não apenas ao público como ser invisível, que sirva como narrador e entreato.

“De uma das filhas de Licomedes, Deidamia, e de Aquiles, nasce Neoptólemo que, deste modo, é neto de Licomedes e natural de Ciros, apesar de Aquiles ser originário da Ftia.”

“Desde a Ilíada que os habitantes do reino de Ulisses – constituído por 3 ilhas, Ítaca, Cefalênia e Zacinto – são designados pelo nome de Cefalênios.”

“Embora exista uma versão que atribui a morte de Aquiles a uma seta lançada por Páris (cf. Eurípides, Andrómaca 655, Hécuba 387-388), a mais espalhada – já nos aparece em Homero – é a que atribui a Apolo papel preponderante no fim de Aquiles, quer o deus agisse sozinho, quer juntamente com Páris (cf. Ilíada 19:408-…, 21:277-278, 22:355-…). Para outras ocorrências da lenda, vide o meu trabalho Eurípides – Andrómaca, Coimbra, 1971, pp. 179-180, nota 54. [José Ribeiro Ferreira]”

“Fênix, preceptor de Aquiles”

“Segundo a Odisséia 24:63, o funeral de Aquiles realizou-se 16 dias depois da morte do herói.” Só a carniça…

ESSAS ESPECULAÇÕES CAPITUANAS E BENTINIANAS REMONTAM À IDADE ANTIGA: “Segundo uma versão da lenda, sobretudo divulgada pelos inimigos de Ulisses, Anticléia, sua mãe, quando casou com Laertes, já estava grávida de Sísifo, rei de Corinto, conhecido pelo castigo que lhe foi infligido no Hades e em que Camus se baseou para compor o seu ensaio Le mythe de Sisyphe.”

Heleno, adivinho tão reputado quanto o mais célebre Tirésias?

DO “PRÊMIO” DADO A HÉRCULES NO PÓS-VIDA: “Como era filho de Zeus, o suicídio redunda em apoteose: os deuses recebem-no no Olimpo e concedem-lhe a imortalidade.”

“Em Lemnos havia um vulcão e o mito colocava na ilha as oficinas de Hefesto. (…) Segundo Cícero, Tusculanas, 2:10, 2:23, foi de Lemnos que Prometeu roubou o fogo para o dar aos mortais.”

“Ulisses ter-se-ia mesmo fingido de louco para se eximir ao juramento feito a Tíndaro e que ele próprio tinha sugerido. Palamedes, contudo, teve artes de provar que a loucura era fictícia, pelo que Ulisses se viu obrigado a cumprir o juramento e a integrar-se na expedição.”

A peça apresenta um conflito que poderíamos resumir como Maquiavel Contra Buda. No fim, só um FANTASMA consegue convencer um monge a ser budista (ou um budista a ser monge?). Para ser maquiavélico, basta escutar a voz da razão. Nada de extraordinário (talvez hoje?).

Pelo menos Filoctetes não pode reclamar de que os aqueus (atridas) pegam no seu pé!

“Estas palavras deviam trazer aos espectadores lembranças tristes: a destruição da frota, quando regressava de Tróia, como castigo dos deuses, por os (sic) Aqueus não terem respeitado, na altura do saque a Tróia, os vencidos que se haviam refugiado nos templos e altares – p.ex., o rapto de Cassandra no templo de Atena e a morte de Príamo junto ao altar de Zeus, às mãos de Neoptólemo, que depois recebe em Delfos o conseqüente castigo (Eurípedes aproveita esta parte do mito na sua Andrómaca). Sófocles termina a cada passo as suas peças por uma alusão – irônica por vezes – ao futuro das figuras: neste caso Nept.. Vide Winnington-Ingram, Sophocles cit., pp. 302-303.”

Blundell – The Moral Character of Odysseus in Philoctetes

L’ENCYCLOPÉDIE – AB (compilado-5)

ABREGÉ, s. m. épitome, sommaire, précis, raccourci. Un abregé est un discours dans lequel on réduit en moins de paroles, la substance de ce qui est dit ailleurs plus au long & plus en détail.

« Les Critiques, dit M. Baillet, & généralement tous les Studieux qui sont ordinairement les plus grands ennemis des abregés, prétendent que la coûtume de les faire ne s’est introduite que long-tems après ces siecles heureux où fleurissoient les Belles-Lettres & les Sciences parmi les Grecs & les Romains. C’est à leur avis un des premiers fruits de l’ignorance & de la fainéantise, où la barbarie a fait tomber les siecles qui ont suivi la décadence de l’Empire. Les Gens de Lettres & les Savans de ces siecles, disent-ils, ne cherchoient plus qu’à abreger leurs peines & leurs études, sur-tout dans la lecture des Historiens, des Philosophes, & des Jurisconsultes, soit que ce fût le loisir, soit que ce fût le courage qui leur manquât ».

Les abregés peuvent, selon le même Auteur, se réduire à six especes differentes; 1°, les épitomes où l’on a réduit les Auteurs en gardant régulierement leurs propres termes & les expressions de leurs originaux, mais en tâchant de renfermer tout leur sens en peu de mots; 2°. les abrégés proprement dits, que les Abréviateurs ont faits à leur mode, & dans le style qui leur étoit particulier; 3°. les centons ou rhapsodies, qui sont des compilations de divers morceaux; 4°. les lieux communs ou classes sous lesquelles on a rangé les matieres relatives à un même titre; 5°. les Recueils faits par certains Lecteurs pour leur utilité particuliere, & accompagnés de remarques; 6°. les extraits qui ne contiennent que des lambeaux [pedaços] transcrits tout entiers dans les Auteurs originaux, la plûpart du tems sans suite & sans liaison les uns avec les autres. [Conclui-se que meu blog é um grande breviário!] « Toutes ces manieres d’abreger les Auteurs, continue-t-il, pouvoient avoir quelque utilité pour ceux qui avoient pris la peine de les faire, & peut-être n’étoient-elles point entierement inutiles à ceux qui avoient lû les originaux. Mais ce petit avantage n’a rien de comparable à la perte que la plûpart de ces abregés ont causée à leurs Auteurs, & n’a point dédommagé la République des Lettres ».

En effet, en quel genre ces abregés n’ont-ils pas fait disparoître une infinité d’originaux? Des Auteurs ont crû que quelques-uns des Livres saints de l’ancien Testament n’étoient que des abregés des Livres de Gad, d’Iddo, de Nathan, des Mémoires de Salomon, de la Chronique des Rois de Juda, &c. Les Jurisconsultes se plaignent qu’on a perdu par cet artifice plus de deux mille volumes des premiers Écrivains dans leur genre, tels que Papinien, les trois Scevoles, Labéon, Ulpien, Modestin, & plusieurs autres dont les noms sont connus. On a laissé périr de même un grand nombre des ouvrages des Peres Grecs depuis Origene ou S. Irenée, même jusqu’au schisme, tems auquel on a vû toutes les chaînes d’Auteurs anonymes sur divers Livres de l’Ecriture. Les extraits que Constantin Porphyrogenete fit faire des excellens Historiens Grecs & Latins sur l’histoire, la Politique, la Morale, quoique d’ailleurs très-loüables, ont occasionné la perte de l’Histoire Universelle de Nicolas de Damas, d’une bonne partie des Livres de Polybe, de Diodore de Sicile, de Denys d’Halicarnasse, &c. On ne doute plus que Justin ne nous ait fait perdre le Trogue Pompée entier par l’abregé qu’il en a fait, & ainsi dans presque tous les autres genres de littérature.

Il faut pourtant dire en faveur des abregés, qu’ils sont commodes pour certaines personnes qui n’ont ni le loisir de consulter les originaux, ni les facilités de se les procurer, ni le talent de les approfondir, ou d’y démêler ce qu’un compilateur habile & exact leur présente tout digéré. D’ailleurs, comme l’a remarqué Saumaise, les plus excellens ouvrages des Grecs & des Romains auroient infailliblement & entierement péri dans les siecles de barbarie, sans l’industrie de ces Faiseurs d’abregés qui nous ont au moins sauvé quelques planches du naufrage: ils n’empêchent point qu’on ne consulte les originaux quand ils existent.”

* * *

Abregé ou Abréviation, lorsqu’on veut écrire avec diligence, ou pour diminuer le volume, ou en certains mots faciles à deviner, on n’écrit pas tout au long. Ainsi au lieu d’écrire Monsieur&Madame, on écrit Mr ou Me par abréviation ou par abrégé. Ainsi les abréviations sont des lettres, notes, caracteres, qui indiquent les autres lettres qu’il faut suppléer. D. O. M. c’est-à-dire, Deo optimo, maximo. A. R. S. H.Anno reparatoe salutis humanoe. Au commencement des Epîtres latines, on trouve souvent S. P. D. c’est-à-dire, Salutem plurimam dicit. Aux Inscriptions, D. V. C. c’est-à-dire, Dicat, vovet, consecrat. Sertorius Ursatus a fait une collection des explications De Notis Romanorum. (F)”

ABRÉVIATION. “Les Jurisconsultes, les Medecins &c. se servent fréquemment d’abréviations, tant pour écrire avec plus de diligence, que pour donner à leurs écrits un air mystérieux.”

ABUS. “Le Ministere public est la véritable partie dans l’appel comme d’abus; de sorte que les parties privées, l’appel une fois interjetté, ne peuvent plus transiger sur leurs intérêts au préjudice de l’appel, si ce n’est de l’avis & du consentement du Ministere public, lequel peut rejetter l’expédient proposé s’il y reconnoît quelque collusion préjudiciable au bien public.”

THE TRACHINIAE

Tradução de R.C. Jebb

“DEIANEIRA

There is a saying among men, put forth of old, that thou canst not rightly judge whether a mortal’s lot is good or evil, ere he die. But I, even before I have passed to the world of death, know well that my life is sorrowful and bitter (…) But finally the Zeus of battles ordained well, – if well indeed it be: for since I have been joined to Heracles as his chosen bride, fear after fear hath haunted me on his account; one night brings a trouble, and the next night, in turn, drives it out. And then children were born to us; whom he has seen only as the husbandman sees his distant field, which he visits at seedtime, and once again at harvest. Such was the life that kept him journeying to and fro, in the service of a certain master.

But now, when he hath risen above those trials, – now it is that my anguish is sorest. Ever since he slew the valiant Iphitus, we have been dwelling here in Trachis, exiles from our home, and the guests of stranger; but where he is, no one knows; I only know that he is gone, and hath pierced my heart with cruel pangs for him. I am almost sure that some evil hath befallen him; it is no short space that hath passed, but ten long months, and then five more, – and still no message from him.”

“NURSE

(…)

why, when thou art so rich in sons, dost thou send no one of them to seek thy lord; – Hyllus, before all, who might well go on that errand, if he cared that there should be tidings of his father’s welfare?”

“this woman is a slave, but hath spoken in the spirit of the free.”

“HYLLUS

Last year, they say, through all the months, he toiled as bondman to Lydian woman.”

“Thou dost not well, I say, to kill fair hope by fretting; remember that the son of Cronus himself, the all-disposing king, hath not appointed a painless lot for mortals. Sorrow and joy come round to all, as the Bear moves in his circling paths.”

Yes, the tender plant grows in those sheltered regions of its own! and the Sun-god’s heat vexes it not, nor rain, nor any wind; but it rejoices in its sweet, untroubled being, til such time as the maiden is called a wife, and finds her portion of anxious thoughts in the night, brooding on danger to husband or to children. Such an one could understand the burden of my cares; she could judge them by her own. (…) He had always departed as if to conquer, not to die. But now, as if he were a doomed man, he told me what portion of his substance I was to take for my dower, and how he would have his sons share their father’s land amongst them. And he fixed the time; saying that, when a year and three months should have passed since he had left the country, then he was fated to die; or, if he should have survived that term, to live thenceforth an untroubled life.

Such, he said, was the doom ordained by the gods to be accomplished in the toils of Heracles; as the ancient oak at Dodona had spoken of yore, by the mouth of the two Peleiades.”

“MESSENGER

Queen Deianeira, I shall be the first of messengers to free thee from fear. Know that Alcmena’s son lives and triumphs, and from battle brings the first-fruits to the gods of this land.”

“So he passed a whole year, as he himself avows, in thraldom to Omphale the barbarian. And so stung was he by that reproach, he bound himself by a solemn oath that he would one day enslave, with wife and child, the man who had brought that calamity upon him. (…) So those men, who waxed so proud with bitter speech, are themselves in the mansions of the dead, all of them, and their city is enslaved; while the women whom thou beholdest, fallen from happiness to misery, come here to thee; for such was thy lord’s command, which I, his faithful servant, perform. He himself, thou mayest be sure, – so soon as he shall have offered holy sacrifice for his victory to Zeus from whom he sprang, – will be with thee.”

“A strange pity hath come over me, friends, at the sight of these ill-fated exiles, homeless and fatherless in a foreign land; once the daughters, perchance, of free-born sires, but now doomed to the life of slaves.”

“MESSENGER

I heard this man declare, before many witnesses, that for this maiden’s sake Heracles overthrew Eurytus and the proud towers of Oechalia; Love, alone of the gods, wrought on him to do those deeds of arms, – not the toilsome servitude to Omphale in Lydia, nor the death to which Iphitus was hurled. But now the herald has thrust Love out of sight, and tells different tale.

Well, when he could not persuade her sire [amo] to give him the maiden for his paramour [amante], he devised some petty [insignificante] complaint as a pretext, and made war upon her land, – that in which, as he said, this Eurytus bore sway, – and slew the prince her father, and sacked her city. And now, as thou seest, he comes sending her to this house not in careless fashion, lady, nor like slave: – no, dream not of that, – it is not likely, if his heart is kindled with desire.”

“Hapless that I am!”

“MESSENGER

Nay, illustrious by name as by birth; she is the daughter of Eurytus, and was once called Iole”

for Love rules the gods as he will, and me; and why not another woman, such as I am? So I am mad indeed, if I blame my husband, because that distemper hath seized him; or this woman, his partner in a thing which is no shame to them, and no wrong to me. Impossible! No; if he taught thee to speak falsely, ‘tis not a noble lesson that thou art learning; or if thou art thine own teacher in this, thou wilt be found cruel when it is thy wish to prove kind. Nay, tell me the whole truth. To a free-born man, the name of liar cleaves as a deadly brand. If thy hope is to escape detection, that, too, is vain; there are many to whom thou hast spoken, who will tell me.

(…) Hath not Heracles wedded others ere now, – ay, more than living man, – and no one of them hath bad harsh word or taunt from me; nor shall this girl, though her whole being should be absorbed in her passion; for indeed I felt a profound pity when I beheld her, because her beauty hath wrecked her life, and she, hapless one, all innocent, hath brought her fatherland to ruin and to bondage. Well, those things must go with wind and stream.”

“And now we twain are to share the same marriage-bed, the same embrace. Such is the reward that Heracles hath sent me, – he whom I called true and loyal, – for guarding his home through all that weary time. I have no thought of anger against him, often as he is vexed with this distemper. But then to live with her, sharing the same union – what woman could endure it? For I see that the flower of her age is blossoming, while mine is fading; and the eyes of men love to cull the bloom of youth, but they turn aside from the old. (…) <If thou gatherest with thy hands the blood clotted round my wound, at the place where the Hydra, Lerna’s monstrous growth, hath tinged the arrow with black gall, – this shall be to thee a charm for the soul of Heracles, so that he shall never look upon any woman to love her more than thee.>”

“thou shouldest take for me this long robe, woven by mine own hand, a gift to mine absent lord.

(…)

For thus had I vowed, – that if I should ever see or hear that he had come safely home, I would duly clothe him in this robe, and so present him to the gods, newly radiant at their altar in new garb.”

“DEIANEIRA

Friends, how I fear that I may have gone too far in all that I have been doing just now!

LEADER

What hath happened, Deianeira, daughter of Oeneus?

DEIANEIRA

I know not; but feel a misgiving that I shall presently be found to have wrought a great mischief, the issue of a fair hope.

LEADER

It is nothing, surely, that concerns thy gift to Heracles?

DEIANEIRA

Yea, even so. And henceforth I would say to all, act not with zeal, if ye act without light.”

“I neglected no part of the precepts which the savage Centaur gave me, when the bitter barb was rankling in his side: they were in my memory, like the graven words which no hand may wash from a tablet of bronze. Now these were his orders, and I obeyed them: – to keep this unguent in secret place, always remote from fire and from the sun’s warm ray, until I should apply it, newly spread, where I wished. So had I done. And now, when the moment for action had come, I performed the anointing privily in the house, with a tuft of soft wool which I had plucked from a sheep of our home-flock; then I folded up my gift, and laid it, unvisited by sunlight, within its casket, as ye saw.

But as I was going back into the house, I beheld a thing too wondrous for words, and passing the wit of man to understand. I happened to have thrown the shred of wool, with which I bad been preparing the robe, into the full blaze of the sunshine. As it grew warm, it shrivelled all away, and quickly crumbled to powder on the ground, like nothing so much as the dust shed from a saw’s teeth where men work timber. In such a state it lies as it fell. And from the earth, where it was strewn, clots of foam seethed up, as when the rich juice of the blue fruit from the vine of Bacchus is poured upon the ground.

(…) Why or wherefore should the monster, in his death-throes, have shown good will to me, on whose account he was dying? Impossible! No, he was cajoling me, in order to slay the man who had smitten him: and I gain the knowledge of this too late, when it avails no more. Yes, I alone – unless my foreboding prove false – I, wretched one, must destroy him! For I

know that the arrow which made the wound did scathe even to the god Cheiron; and it kills all beasts that it touches. And since ‘tis this same black venom in the blood that hath passed out through the wound of Nessus, must it not kill my lord also? I ween [suponho] it must.

Howbeit, I am resolved that, if he is to fall, at the same time I also shall be swept from life; for no woman could bear to live with an evil name, if she rejoices that her nature is not evil.

“HYLLUS

O mother, would that one of three things had befallen thee! Would that thou wert dead, – or, if living, no mother of mine, – or that some new and better spirit had passed into thy bosom.

DEIANEIRA

Ah, my son, what cause have I given thee to abhor me?

HYLLUS

I tell thee that thy husband – yea, my sire – bath been done to death by thee this day.

DEIANEIRA

Oh, what word hath passed thy lips, my child!

HYLLUS

A word that shall not fail of fulfilment; for who may undo that which bath come to pass?

DEIANEIRA

What saidst thou, my son? Who is thy warranty for charging me with a deed so terrible?

HYLLUS

I have seen my father’s grievous fate with mine own eyes; I speak not from hearsay.”

“At first, hapless one, he prayed with serene soul, rejoicing in his comely garb. But when the blood-fed flame began to blaze from the holy offerings and from the resinous pine, a sweat broke forth upon his flesh, and the tunic clung to his sides, at every joint, close-glued, as if by a craftsman’s hand; there came a biting pain that racked his bones; and then the venom, as of some deadly, cruel viper, began to devour him.”

“But when he was spent with oft throwing himself on the ground in his anguish, and oft making loud lament, – cursing his fatal marriage with thee, the vile one, and his alliance with Oeneus, – saying how he had found in it the ruin of his life, – then from out of the shrouding altar-smoke, he lifted up his wildly-rolling eyes, and saw me in the great crowd, weeping. He turned his gaze on me, and called me: <O son, draw near; do not fly from my trouble, even though thou must share my death. Come, bear me forth, and set me, if thou canst, in a place where no man shall see me; or, if thy pity forbids that, at least convey me with all speed out of this land, and let me not die where I am>.”

“May avenging justice and the Erinys visit thee for them! Yes, if it be right, that is my prayer: and right it is, – for I have seen thee trample on the right, by slaying the noblest man in all the world, whose like thou shalt see nevermore!” “Why should the name of mother bring her a semblance of respect, when she is all unlike a mother in her deeds?”

“how can he look upon tomorrow’s sun, – when that appalling Hydra-shape holds him in its grip, and those murderous goads, prepared by the wily words of black-haired Nessus, have started into fury, vexing him with tumultuous pain? (…) alas, a plague is upon him more piteous than any suffering that foemen ever brought upon that glorious hero. (…) But the Cyprian goddess, ministering in silence, hath been plainly proved the doer of these deeds.”

“At that sight, her son uttered a great cry; for he knew, alas, that in his anger he had driven her to that deed; and he had learned, too late, from the servants in the house that she had acted without knowledge, by the prompting of the Centaur. And now the youth, in his misery, bewailed her with all passionate lament; he knelt, and showered kisses on her lips; he threw himself at her side upon the ground, bitterly crying that he had rashly smitten her with a slander,- weeping that he must now live bereaved of both alike”

“HERACLES (awaking)

O Zeus, to what land have I come? Who are these among whom I lie, tortured with unending agonies? Wretched, wretched that I am! Oh, that dire pest is gnawing me once more! (…) Where is the charmer, where is the cunning healer, save Zeus alone, that shall lull this plague to rest?”

“I wore out my troublous days in ridding Greece of pests, on the deep and in all forests; and now, when I am stricken, will no man succour me with merciful fire of sword?

Oh, will no one come and sever the head, at one fierce stroke, from this wretched body? Woe, woe is me!

Not the warrior on the battle-field, not the Giants’ earth-born host, nor the might of savage beasts, hath ever done unto me thus, – not Hellas, nor the land of the alien, nor any land to which I have come as a deliverer: no, a woman, a weak woman, born not to the strength of man, all alone hath vanquished me, without stroke of sword.

Son, show thyself my son indeed, and do not honour a mother’s name above a sire’s: bring forth the woman that bare thee, and give her with thine own hands into my hand, that I may know of a truth which sight grieves thee most, – my tortured frame, or hers, when she suffers her righteous doom!

Go, my son, shrink not – and show thy pity for me, whom many might deem pitiful, – for me, moaning and weeping like a girl; – and the man lives not who can say that he ever saw me do thus before; no, without complaining I still went whither mine evil fortune led. But now, alas, the strong man hath been found a woman. Approach, stand near thy sire, and see what a fate it is that hath brought me to this pass; for I will lift the veil. Behold! Look, all of you, on this miserable body; see how wretched, how piteous is my plight!

Ah, woe is me!”

“Ah, hapless Greece, what mourning do I forsee for her, if she must lose this man”

“Say what thou wilt, and cease; in this my pain I understand nought of all thy riddling words.”

“HERACLES

Well, thou knowest the summit of Oeta, sacred to Zeus?

HYLLUS

Ay; I have often stood at his altar on that height.

HERACLES

Thither, then, thou must carry me up with thine own hands, aided by what friends thou wilt; thou shalt lop many a branch from the deep-rooted oak, and hew many a faggot also from the sturdy stock of the wild-olive; thou shalt lay my body thereupon, and kindle it with flaming pine-torch.

And let no tear of mourning be seen there; no, do this without lament and without weeping, if thou art indeed my son. But if thou do it not, even from the world below my curse and my wrath shall wait on thee for ever.

HYLLUS

Alas, my father, what hast thou spoken? How hast thou dealt with me!

HERACLES

I have spoken that which thou must perform; if thou wilt not, then get thee some other sire, and be called my son no more!

HYLLUS

Woe, woe is me! What a deed dost thou require of me, my father, – that I should become thy murderer, guilty of thy blood!

HERACLES

Not so, in truth, but healer of my sufferings, sole physician of my pain!

HYLLUS

And how, by enkindling thy body, shall I heal it?

HERACLES

Nay, if that thought dismay thee, at least perform the rest.

HYLLUS

The service of carrying thee shall not be refused.

HERACLES

And the heaping of the pyre, as I have bidden?

HYLLUS

Yea, save that I will not touch it with mine own hand. All else will I do, and thou shalt have no hindrance on my part.

HERACLES

Well, so much shall be enough. – But add one small boon [bênção] to thy large benefits.

HYLLUS

Be the boon never so large, it shall be granted.

HERACLES

Knowest thou, then, the girl whose sire was Eurytus?

HYLLUS

It is of Iole that thou speakest, if I mistake not.

HERACLES

Even so. This, in brief, is the charge that I give thee, my son. When am dead, if thou wouldest show a pious remembrance of thine oath unto thy father, disobey me not, but take this woman to be thy wife. Let no other espouse her who hath lain at my side, but do thou, O my son, make that marriage-bond thine own. Consent: after loyalty in great matters, to rebel in less is to cancel the grace that had been won.

HYLLUS

Ah me, it is not well to be angry with a sick man: but who could bear to see him in such a mind?

HERACLES

Thy words show no desire to do my bidding.

HYLLUS

What! When she alone is to blame for my mother’s death, and for thy present plight besides? Lives there the man who would make such choice, unless he were maddened by avenging fiends?

Better were it, father, that I too should die, rather than live united to the worst of our foes!

HERACLES

He will render no reverence, it seems, to my dying prayer. – Nay, be sure that the curse of the gods will attend thee for disobedience to my voice.

HYLLUS

Ah, thou wilt soon show, methinks, how distempered thou art!

HERACLES

Yea, for thou art breaking the slumber of my plague.

HYLLUS

Hapless that I am! What perplexities surround me!

HERACLES

Yea, since thou deignest not to hear thy sire.

HYLLUS

But must I learn, then, to be impious, my father?

HERACLES

Tis not impiety, if thou shalt gladden my heart.

HYLLUS

Dost thou command me, then, to do this deed, as a clear duty?

HERACLES

I command thee, – the gods bear me witness!

HYLLUS

Then will I do it, and refuse not, – calling upon the gods to witness thy deed. I can never be condemned for loyalty to thee, my father.

“mark the great cruelty of the gods in the deeds that are being done. They beget children, they are hailed as fathers, and yet they can look upon such sufferings.”