LA(LES) FEMME(S) DE TRENTE ANS OU DA FRIGIDEZ E DA AUTO-REALIZAÇÃO NA MESMA ÁRVORE GENEALÓGICA – Balzac

“– L’on te croit ma femme, dit-il à l’oreille de la jeune personne en se redressant et marchant avec une lenteur qui la désespéra.

Il semblait avoir de la coquetterie pour sa fille et jouissait peut-être plus qu’elle des oeillades que les curieux lançaient sur ses petits pieds chaussés de brodequins en prunelle puce, sur une taille délicieuse dessinée par une robe à guimpe, et sur le cou frais qu’une collerette brodée ne cachait pas entièrement.”

Ce dimanche était le treizième de l’année 1813. Le surlendemain, Napoléon partait pour cette fatale campagne pendant laquelle il allait perdre successivement Bessières et Duroc, gagner les mémorables batailles de Lutzen et de Bautzen, se voir trahi par l’Autriche, la Saxe, la Bavière, par Bernadotte, et disputer la terrible bataille de Leipsick. La magnifique parade commandée par l’empereur devait être la dernière de celles qui excitèrent si longtemps l’admiration des Parisiens et des étrangers. La vieille garde allait exécuter pour la dernière fois les savantes manoeuvres dont la pompe et la précision étonnèrent quelquefois jusqu’à ce géant lui-même, qui s’apprêtait alors à son duel avec l’Europe. Un sentiment triste amenait aux Tuileries une brillante et curieuse population. Chacun semblait deviner l’avenir, et pressentait peut-être que plus d’une fois l’imagination aurait à retracer le tableau de cette scène, quand ces temps héroïques de la France contracteraient, comme aujourd’hui, des teintes presque fabuleuses.”

Son amour pour cette belle créature lui faisait autant admirer le présent que craindre l’avenir. Il semblait se dire : – Elle est heureuse aujourd’hui, le sera-telle toujours? Car les vieillards sont assez enclins à doter de leurs chagrins l’avenir des jeunes gens.

“– Restons, mon père. D’ici je puis encore apercevoir l’empereur. S’il périssait pendant la campagne, je ne l’aurais jamais vu.”

Le cordon de sentinelles, établi pour laisser un passage libre à l’empereur et à son état-major, avait beaucoup de peine à ne pas être débordé par cette foule empressée et bourdonnant comme un essaim.”

La France allait faire ses adieux à Napoléon, à la veille d’une campagne dont les dangers étaient prévus par le moindre citoyen. Il s’agissait, cette fois, pour l’Empire Français, d’être ou de ne pas être.” “Entre la plupart des assistants et des militaires, il se disait des adieux peut-être éternels ; mais tous les coeurs, même les plus hostiles à l’empereur, adressaient au ciel des voeux ardents pour la gloire de la patrie. Les hommes les plus fatigués de la lutte commencée entre l’Europe et la France avaient tous déposé leurs haines en passant sous l’arc de triomphe, comprenant qu’au jour du danger Napoléon était toute la France. L’horloge du château sonna une demi-heure. En ce moment les bourdonnements de la foule cessèrent, et le silence devint si profond, que l’on eût entendu la parole d’un enfant.”

Des cris de: Vive l’empereur! furent poussés par la multitude enthousiasmée. Enfin tout frissonna, tout remua, tout s’ébranla. Napoléon était monté à cheval. Ce mouvement avait imprimé la vie à ces masses silencieuses, avait donné une voix aux instruments, un élan aux aigles et aux drapeaux, une émotion à toutes les figures. Les murs des hautes galeries de ce vieux palais semblaient crier aussi: Vive l’empereur! Ce ne fut pas quelque chose d’humain, ce fut une magie, un simulacre de la puissance divine, ou mieux une fugitive image de ce règne si fugitif. L’homme entouré de tant d’amour, d’enthousiasme, de dévouement, de voeux, pour qui le soleil avait chassé les nuages du ciel, resta sur son cheval, à trois pas en avant du petit escadron doré qui le suivait, ayant le grand-maréchal à sa gauche, le maréchal de service à sa droite. Au sein de tant d’émotions excitées par lui, aucun trait de son visage ne parut s’émouvoir.”

Le colonel Victor d’Aiglemont à peine âgé de trente ans, était grand, bien fait, svelte; et ses heureuses proportions ne ressortaient jamais mieux que quand il employait sa force à gouverner un cheval dont le dos élégant et souple paraissait plier sous lui.”

Je pense, Julie, que vous avez des secrets pour moi. – Tu aimes, reprit vivement le vieillard en s’apercevant que sa fille venait de rougir. Ah! j’espérais te voir fidèle à ton vieux père jusqu’à sa mort, j’espérais te conserver près de moi heureuse et brillante! t’admirer comme tu étais encore naguère. En ignorant ton sort, j’aurais pu croire à un avenir tranquille pour toi ; mais maintenant il est impossible que j’emporte une espérance de bonheur pour ta vie, car tu aimes encore plus le colonel que tu n’aimes le cousin. Je n’en puis plus douter.

Julie, j’aimerais mieux te savoir amoureuse d’un vieillard que de te voir aimant le colonel. Ah! si tu pouvais te placer à dix ans d’ici dans la vie, tu rendrais justice à mon expérience. Je connais Victor: sa gaieté est une gaieté sans esprit, une gaieté de caserne, il est sans talent et dépensier. C’est un de ces hommes que le ciel a créés pour prendre et digérer quatre repas par jour, dormir, aimer la première venue et se battre. Il n’entend pas la vie. Son bon coeur, car il a bon coeur, l’entraînera peut-être à donner

sa bourse à un malheureux, à un camarade ; mais il est insouciant, mais il n’est pas doué de cette délicatesse de coeur qui nous rend esclaves du bonheur d’une femme ; mais il est ignorant, égoïste… Il y a beaucoup de mais.”

Mais, ma pauvre Julie, tu es encore trop jeune, trop faible, trop délicate pour supporter les chagrins et les tracas du mariage. D’Aiglemont a été gâté par ses parents, de même que tu l’as été par ta mère et par moi. Comment espérer que vous pourrez vous entendre tous deux avec des volontés différentes dont les tyrannies seront inconciliables? (…) Je connais les militaires, ma Julie; j’ai vécu aux armées. Il est rare que le coeur de ces gens-là puisse triompher des habitudes produites ou par les malheurs au sein desquels ils vivent, ou par les hasards de leur vie aventurière.

Épouse Victor, ma Julie. Un jour tu déploreras amèrement sa nullité, son défaut d’ordre, son égoïsme, son indélicatesse, son ineptie en amour, et mille autres chagrins qui te viendront par lui. Alors, souviens-toi que, sous ces arbres, la voix prophétique de ton vieux père a retenti vainement à tes oreilles!”

* * *

Un an après…

À travers le tendre feuillage des îles, au fond du tableau, Tours semble, comme Venise, sortir du sein des eaux.”

En plus d’un endroit il existe trois étages de maisons, creusées dans le roc et réunies par de dangereux escaliers taillés à même la pierre. Au sommet d’un toit, une jeune fille en jupon rouge court à son jardin. La fumée d’une cheminée s’élève entre les sarments et le pampre naissant d’une vigne. Des closiers labourent des champs perpendiculaires.”

Cette partie de la France, la seule que les armées étrangères ne devaient point troubler, était en ce moment la seule qui fût tranquille, et l’on eût dit qu’elle défiait l’Invasion.”

Julie d’Aiglemont ne ressemblait déjà plus à la jeune fille qui courait naguère avec joie et bonheur à la revue des Tuileries. Son visage, toujours délicat, était privé des couleurs roses qui jadis lui donnaient un si riche éclat. Les touffes noires de quelques cheveux défrisés par l’humidité de la nuit faisaient ressortir la blancheur mate de sa tête, dont la vivacité semblait engourdie. Cependant ses yeux brillaient d’un feu surnaturel; mais au-dessous de leurs paupières, quelques teintes violettes se dessinaient sur les joues fatiguées. Elle examina d’un oeil indifférent les campagnes du Cher, la Loire et ses îles, Tours et les longs rochers de Vouvray; puis, sans vouloir regarder la ravissante vallée de la Cise, elle se rejeta promptement dans le fond de la calèche, et dit d’une voix qui en plein air paraissait d’une extrême faiblesse: – Oui, c’est

admirable. Elle avait comme on le voit pour son malheur triomphé de son père.

Julie, n’aimerais-tu pas à vivre ici?

Oh! là ou ailleurs, dit-elle avec insouciance.

Souffres-tu? lui demanda le colonel d’Aiglemont.

Pas du tout, répondit la jeune femme avec une vivacité momentanée. Elle contempla son mari en souriant et ajouta : – J’ai envie de dormir.”

Elle eut un air aussi stupide que peut l’être celui d’un paysan breton écoutant le prône de son curé.”

Il y a beaucoup d’hommes dont le coeur est puissamment ému par la seule apparence de la souffrance chez une femme: pour eux la douleur semble être une promesse de constance ou d’amour.”

Chargé par l’empereur de porter des ordres au maréchal Soult, qui avait à défendre la France de l’invasion faite par les Anglais dans le Béarn, le colonel d’Aiglemont profitait de sa mission pour soustraire sa femme aux dangers qui menaçaient alors Paris, et la conduisait à Tours chez une vieille parente à lui.”

Ma Julie n’est ni coquette ni jalouse, elle a une douceur d’ange…”

il était bien difficile à une femme amie de Duclos et du maréchal de Richelieu de ne pas chercher à deviner le secret de ce jeune ménage.”

Après avoir échangé quelques mots avec cette tante, à laquelle elle avait écrit naguère une lettre de nouvelle mariée, elle resta silencieuse comme si elle eût écouté la musique d’un opéra.”

Ma chère petite, nous connaissons la douleur des veuves, répondit la tante.

Aussi, malgré l’envie qu’avait la vieille dame de promener orgueilleusement sa jolie nièce, finit-elle par renoncer à vouloir la mener dans le monde. La comtesse avait trouvé un prétexte à sa solitude et à sa tristesse dans le chagrin que lui avait causé la mort de son père, de qui elle portait encore le deuil. Au bout de huit jours, la douairière admira la douceur angélique, les grâces modestes, l’esprit indulgent de Julie, et s’intéressa, dès lors, prodigieusement à la mystérieuse mélancolie qui rongeait ce jeune coeur. (…) Un mois suffit pour établir entre elles une éternelle amitié.”

Elle devina que ni le souvenir paternel ni l’absence de Victor n’étaient la cause de la mélancolie profonde qui jetait un voile sur la vie de sa nièce; puis elle eut tant de mauvais soupçons, qu’il lui fut difficile de s’arrêter à la véritable cause du mal, car nous ne rencontrons peut-être le vrai que par hasard. Un jour, enfin, Julie fit briller aux yeux de sa tante étonnée un oubli complet du mariage, une folie de jeune fille étourdie, une candeur d’esprit, un enfantillage digne du premier âge, tout cet esprit délicat, et parfois si profond, qui distingue les jeunes personnes en France. Madame de Listomère résolut alors de sonder les mystères de cette âme dont le naturel extrême équivalait à une impénétrable dissimulation.”

La tante, bien convaincue que sa nièce n’aimait pas son neveu, fut stupéfaite en découvrant qu’elle n’aimait personne. Elle trembla d’avoir à reconnaître en Julie un coeur désenchanté, une jeune femme à qui l’expérience d’un jour, d’une nuit peut-être, avait suffi pour apprécier la nullité de Victor.”

Elle se proposait alors de convertir Julie aux doctrines monarchiques du siècle de Louis XV; mais, quelques heures plus tard, elle apprit, ou plutôt elle devina la situation assez commune dans le monde à laquelle la comtesse devait sa mélancolie.”

Confusão nesta edição entre os títulos de “comtesse” e “marquise”, que parecem se referir alternadamente à jovem “sobrinha” recém-casada com o coronel da era bonapartista e a “tia”, não de sangue, tia do coronel, a velha que a acolhe no campo devido à guerra estourando na capital. Erro de revisão ou de redação de Balzac?

Tu vas te marier, Louisa. Cette pensée me fait frémir. Pauvre petite, marie-toi; puis, dans quelques mois, un de tes plus poignants regrets viendra du souvenir de ce que nous étions naguère, quand un soir, à Écouen, parvenues toutes deux sous les plus grands chênes de la montagne, nous contemplâmes la belle vallée que nous avions à nos pieds, et que nous y admirâmes les rayons du soleil couchant dont les reflets nous enveloppaient. Nous nous assîmes sur un quartier de roche, et tombâmes dans un ravissement auquel succéda la plus douce mélancolie. Tu trouvas la première que ce soleil lointain nous parlait d’avenir. Nous étions bien curieuses et bien folles alors! Te souviens-tu de toutes nos extravagances? Nous nous embrassâmes comme deux amants, disions-nous. Nous nous jurâmes que la première mariée de nous deux raconterait fidèlement à l’autre ces secrets d’hyménée, ces joies que nos âmes enfantines nous peignaient si délicieuses. Cette soirée fera ton désespoir, Louisa. Dans ce temps, tu étais jeune, belle, insouciante, sinon heureuse; un mari te rendra, en peu de jours, ce que je suis déjà, laide, souffrante et vieille. Te dire combien j’étais fière, vaine et joyeuse d’épouser le colonel Victor d’Aiglemont, ce serait une folie! Et même comment te le dirai-je? je ne me souviens plus de moi-même. En peu d’instants mon enfance est devenue comme un songe. La contenance pendant la journée solennelle qui consacrait un lien dont l’étendue m’était cachée n’a pas été exempte de reproches. Mon père a plus d’une fois tâché de réprimer ma gaieté, car je témoignais des joies qu’on trouvait inconvenantes, et mes discours révélaient de la malice, justement parce qu’ils étaient sans malice. Je faisais mille enfantillages avec ce voile nuptial, avec cette robe et ces fleurs. Restée seule, le soir, dans la chambre où j’avais été conduite avec apparat, je méditai quelque espièglerie [faceirice] pour intriguer Victor ; et, en attendant qu’il vînt, j’avais des palpitations de coeur semblables à celles qui me saisissaient autrefois en ces jours solennels du 31 décembre, quand, sans être aperçue, je me glissais dans le salon où les étrennes [embrulhos de Natal] étaient entassées. Lorsque mon mari entra, qu’il me chercha, le rire étouffé que je fis entendre sous les mousselines qui m’enveloppaient a été le dernier éclat de cette gaieté douce qui anima les jeux de notre enfance…

depuis Ève jusqu’à nous, le mariage a paru chose si excellente – Vous n’avez plus de mère?”

Parfois ne pensez-vous point que l’amour légitime est plus dur à porter que ne le serait une passion criminelle?”

Enfin, mon ange, vous adorez Victor, n’est-ce pas? mais vous aimeriez mieux être sa soeur que sa femme, et le mariage enfin ne vous réussit point.

Hé! bien, oui, ma tante. Mais pourquoi sourire?”

“– Enfim, meu anjo, você adora o Victor, não é? mas você amaria ainda mais ser sua irmã que sua mulher, e o casamento, portanto, em nada lhe apraz!

É… é isso mesmo, minha tia! Mas por que a gargalhada?”

Sous le règne de notre bien-aimé Louis XV, une jeune femme qui se serait trouvée dans la situation où vous êtes aurait bientôt puni son mari de se conduire en vrai lansquenet. L’égoïste ! Les militaires de ce tyran impérial sont tous de vilains ignorants. Ils prennent la brutalité pour de la galanterie, ils ne connaissent pas plus les femmes qu’ils ne savent aimer; ils croient que d’aller à la mort le lendemain les dispense d’avoir, la veille, des égards et des attentions pour nous. Autrefois, l’on savait aussi bien aimer que mourir à propos. Ma nièce, je vous le formerai. Je mettrai fin au triste désaccord, assez naturel, qui vous conduirait à vous haïr l’un et l’autre, à souhaiter un divorce, si toutefois vous n’étiez pas morte avant d’en venir au désespoir.” “Sob o reinado de nosso adorado Luís XV, uma jovem na sua situação cedo saberia punir seu marido por agir como um militarzinho destemperado¹. O egoísta! Os militares desse tirano imperial são todos uns vilães ignorantes. Confundem brutalidade com charme, são incapazes de compreender as mulheres, não sabem mais amá-las; eles crêem piamente que por terem, em média, uma vida curta, devotada ao campo de batalha, isso lhes dá licença de, antes de partirem deste mundo, ser prestativos e atenciosos. Antigamente, sabia-se tanto morrer pelo seu país quanto amar dignamente. Ah, sobrinha, eu tomarei os cuidados de formá-la! Porei fim a esse triste desacordo, tão natural, afinal, que condu-la, e ao seu marido, ao mútuo ódio e desprezo; se não ao divórcio, à morte precoce, de tanta tristeza, ou quem sabe à loucura, principalmente da fêmea, a sofredora-mor.”

¹ Escolha difícil de tradução. Lansquenet se refere, de modo geral, a três significados diferentes: 1. soldado alemão, de onde veio a palavra; 2. soldado de infantaria francês; 3. tornou-se, ainda, um jogo de azar (de cartas). O termo adquiriu ar pejorativo na França, conotando “brutalidade”, “falta de espírito”. Poderíamos dizer que um lansquenet é um mero tratante. É conhecida a rivalidade histórica entre a França e a Alemanha. Um lansquenet da época de Napoleão, para quem vive na era pós-napoleônica, sintetiza tudo de repulsivo que havia na classe militar do tempo imperial; arrogantes como o mestre das guerras Napoleão Bonaparte, seu venerado chefe militar, esta(s) geração(ões) de soldados se transformou(aram) em homens absolutamente faltos de caráter e incapazes de constituir uma família feliz nos tempos de paz. Ou seja, a tia admoesta a sobrinha: antigamente, quando havia os valores aristocratas, as mulheres saberiam maltratar um mau marido, devolver o tratamento na mesma moeda. E os maus maridos eram escassos. Hoje, que os valores estão degenerados, falta às esposas o vigor, e quase todos os maridos militares são uns pulhas insensíveis.

“– Soyez ma mère! La tante ne pleura pas, car la Révolution a laissé aux femmes de

l’ancienne monarchie peu de larmes dans les yeux.” Seja minha mãe! A tia não chorou, porque a Revolução deixou às mulheres da antiga monarquia poucas, quase nada de lágrimas nos olhos.”

Ne serait-ce pas lui donner à penser qu’il est dangereux? Et d’ailleurs pouvez-vous empêcher un homme d’aller et venir où bon lui semble? Demain nous ne mangerons plus dans cette salle; quand il ne nous y verra plus, le jeune gentilhomme discontinuera de vous aimer par la fenêtre. Voilà, ma chère enfant, comment se comporte une femme qui a l’usage du monde.

Victor, qui avait quitté l’empereur, annonçait à sa femme la chute du régime impérial, la prise de Paris, et l’enthousiasme qui éclatait en faveur des Bourbons sur tous les points de la France; mais ne sachant comment pénétrer jusqu’à Tours, il la priait de venir en toute hâte à Orléans où il espérait se trouver avec des passeports pour elle. Ce valet de chambre, ancien militaire, devait accompagner Julie de Tours à Orléans, route que Victor croyait libre encore.

Madame, vous n’avez pas un instant à perdre, dit le valet de chambre, les Prussiens, les Autrichiens et les Anglais vont faire leur jonction à Blois ou à Orléans…”

Comme la plupart des jeunes femmes réellement innocentes et sans expérience, elle voyait une faute dans un amour involontairement inspiré à un homme. Elle ressentait une terreur instinctive, que lui donnait peut-être la conscience de sa faiblesse devant une si audacieuse agression. Une des plus fortes armes de l’homme est ce pouvoir terrible d’occuper de lui-même une femme dont l’imagination naturellement mobile s’effraie ou s’offense d’une poursuite.

Cependant, au milieu des fêtes qui marquèrent le retour des Bourbons, un malheur bien profond, et qui devait influer sur sa vie, assaillit la pauvre Julie : elle perdit la comtesse de Listomère-Landon. La vieille dame mourut de joie et d’une goutte remontée au coeur, en revoyant à Tours le duc d’Angoulême. Ainsi, la personne à laquelle son âge donnait le droit d’éclairer Victor, la seule qui, par d’adroits conseils, pouvait rendre l’accord de la femme et du mari plus parfait, cette personne était morte.”

Ne se rencontre-t-il pas beaucoup d’hommes dont la nullité profonde est un secret pour la plupart des gens qui les connaissent? Un haut rang, une illustre naissance, d’importantes fonctions, un certain vernis de politesse, une grande réserve dans la conduite, ou les prestiges de la fortune sont, pour eux, comme des gardes qui empêchent les critiques de pénétrer jusqu’à leur intime existence. Ces gens ressemblent aux rois dont la véritable taille, le caractère et les moeurs ne peuvent jamais être ni bien connus ni justement appréciés, parce qu’ils sont vus de trop loin ou de trop près. Ces personnages à mérite factice interrogent au lieu de parler, ont l’art de mettre les autres en scène pour éviter de poser devant eux; puis, avec une heureuse adresse, ils tirent chacun par le fil de ses passions ou de ses intérêts, et se jouent ainsi des hommes qui leur sont réellement supérieurs, en font des marionnettes et les croient petits pour les avoir rabaissés jusqu’à eux. Ils obtiennent alors le triomphe naturel d’une pensée mesquine, mais fixe, sur la mobilité des grandes pensées. Aussi pour juger ces têtes vides, et peser leurs valeurs négatives, l’observateur doit-il posséder un esprit plus subtil que supérieur, plus de patience que de portée dans la vue, plus de finesse et de tact que d’élévation et grandeur dans les idées. Néanmoins, quelque habileté que déploient ces usurpateurs en détendant leurs côtés faibles, il leur est bien difficile de tromper leurs femmes, leurs mères, leurs enfants ou l’ami de la maison; mais ces personnes leur gardent presque toujours le secret sur une chose qui touche, en quelque sorte, à l’honneur commun; et souvent même elles les aident à en imposer au monde. (…) Songez maintenant au rôle que doit jouer une femme d’esprit et de sentiment en présence d’un mari de ce genre, n’apercevez-vous pas des existences pleines de douleurs et de dévouement dont rien ici-bas ne saurait récompenser certains coeurs pleins d’amour et de délicatesse?”

Tant que Napoléon resta debout, le comte d’Aiglemont, colonel comme tant d’autres, bon officier d’ordonnance, excellant à remplir une mission dangereuse, mais incapable d’un commandement de quelque importance n’excita nulle envie, passa pour un des braves que favorisait l’empereur, et fut ce que les militaires nomment vulgairement un bon enfant. La Restauration, qui lui rendit le titre de marquis, ne le trouva pas ingrat: il suivit les Bourbons à Gand.” itálicos: mistério dos títulos esclarecidos; conde ‘ilegítimo’ cassado pela nobreza, devolveram-lhe um biscoito, bom consolo, à meia-altura.

son instinct si délicatement féminin lui disait qu’il est bien plus beau d’obéir à un homme de talent que de conduire un sot, et qu’une jeune épouse, obligée de penser et d’agir en homme, n’est ni femme ni homme, abdique toutes les grâces de son sexe en en perdant les malheurs, et n’acquiert aucun des privilèges que nos lois ont remis aux plus forts. Son existence cachait une bien amère dérision. N’était-elle pas obligée d’honorer une idole creuse, de protéger son protecteur, pauvre être qui, pour salaire d’un dévouement continu, lui jetait l’amour égoïste des maris, ne voyait en elle que la femme, ne daignait ou ne savait pas, injure toute aussi profonde, s’inquiéter de ses plaisirs, ni d’où venaient sa tristesse et son dépérissement?”

La marquise, chargée de tous les malheurs de cette triste existence, devait sourire encore à son maître imbécile, parer de fleurs une maison de deuil, et afficher le bonheur sur un visage pâli par de secrets supplices. Cette responsabilité d’honneur, cette abnégation magnifique donnèrent insensiblement à la jeune marquise une dignité de femme, une conscience de vertu qui lui servirent de sauvegarde contre les dangers du monde. (…) elle attendit avec résignation la fin de ses peines en espérant mourir jeune.” “souffrance élégante d’ailleurs, maladie presque voluptueuse en apparence, et qui pouvait passer aux yeux des gens superficiels pour une fantaisie de petite maîtresse. Les médecins avaient condamné la marquise à rester couchée sur un divan, où elle s’étiolait au milieu des fleurs qui l’entouraient, en se fanant comme elle. Sa faiblesse lui interdisait la marche et le grand air; elle ne sortait qu’en voiture fermée. Sans cesse environnée de toutes les merveilles de notre luxe et de notre industrie modernes, elle ressemblait moins à une malade qu’à une reine indolente. Quelques amis, amoureux peut-être de son malheur et de sa faiblesse, sûrs de toujours la trouver chez elle, et spéculant sans doute aussi sur sa bonne santé future, venaient lui apporter les nouvelles et l’instruire de ces mille petits événements qui rendent à Paris l’existence si variée. Sa mélancolie, quoique grave et profonde, était donc la mélancolie de l’opulence. La marquise d’Aiglemont ressemblait à une belle fleur dont la racine est rongée par un insecte noir.”

Son mari n’aimait pas la musique. Enfin, elle se trouvait presque toujours gênée dans les salons où sa beauté lui attirait des hommages intéressés. Sa situation y excitait une sorte de compassion cruelle, une curiosité triste. Elle était atteinte d’une inflammation assez ordinairement mortelle, que les femmes se confient à l’oreille, et à laquelle notre néologie n’a pas encore su trouver de nom. Malgré le silence au sein duquel sa vie s’écoulait, la cause de sa souffrance n’était un secret pour personne. Toujours jeune fille, en dépit du mariage, les moindres regards la rendaient honteuse. Aussi, pour éviter de rougir, n’apparaissait-elle jamais que riante, gaie; elle affectait une fausse joie, se disait toujours bien portante, ou prévenait les questions sur sa santé par de pudiques mensonges. Cependant, en 1817, un événement contribua beaucoup à modifier l’état déplorable dans lequel Julie avait été plongée jusqu’alors. Elle eut une fille, et voulut la nourrir. Pendant deux années, les vives distractions et les inquiets plaisirs que donnent les soins maternels lui firent une vie moins malheureuse. Elle se sépara nécessairement de son mari. Les médecins lui pronostiquèrent une meilleure santé ; mais la marquise ne crut point à ces présages hypothétiques. Comme toutes les personnes pour lesquelles la vie n’a plus de douceur, peut-être voyait-elle dans la mort un heureux dénouement.”

Quoiqu’elle fût certaine de conserver un grand empire sur Victor et d’avoir obtenu son estime pour toujours, elle craignait l’influence des passions sur un homme si nul et si vaniteusement irréfléchi.”

Les prévoyantes paroles de son père retentissaient derechef à son oreille”

Dans le tableau que sa mémoire lui traçait du passé, la candide figure d’Arthur s’y dessinait chaque jour plus pure et plus belle, mais rapidement; car elle n’osait s’arrêter à ce souvenir. Le silencieux et timide amour du jeune Anglais était le seul événement qui, depuis le mariage, eût laissé quelques doux vestiges dans ce coeur sombre et solitaire.”

dores latentes e lactantes

À qui se serait-elle plainte? de qui pouvait-elle être entendue? Puis, elle avait cette extrême délicatesse de la femme, cette ravissante pudeur de sentiment qui consiste à taire une plainte inutile, à ne pas prendre un avantage quand le triomphe doit humilier le vainqueur et le vaincu. Julie essayait de donner sa capacité, ses propres vertus à monsieur d’Aiglemont, et se vantait de goûter le bonheur qui lui manquait. Toute sa finesse de femme était employée en pure perte à des ménagements ignorés de celui-là même dont ils perpétuaient le despotisme. Par moments, elle était ivre de malheur, sans idée, sans frein ; mais, heureusement, une piété vraie la ramenait toujours à une espérance suprême: elle se réfugiait dans la vie future, admirable croyance qui lui faisait accepter de nouveau sa tâche douloureuse. Ces combats si terribles, ces déchirements intérieurs étaient sans gloire, ces longues mélancolies étaient inconnues; nulle créature ne recueillait ses regards ternes, ses larmes amères jetées au hasard et dans la solitude.”

Quand deux époux se connaissent parfaitement et ont pris une longue habitude d’eux-mêmes, lorsqu’une femme sait interpréter les moindres gestes d’un homme et peut pénétrer les sentiments ou les choses qu’il lui cache, alors des lumières soudaines éclatent souvent après des réflexions ou des remarques précédentes, dues au hasard, ou primitivement faites avec insouciance. Une femme se réveille souvent tout à coup sur le bord ou au fond d’un abîme. Ainsi la marquise, heureuse d’être seule depuis quelques jours, devina le secret de sa solitude. Inconstant ou lassé, généreux ou plein de pitié pour elle, son mari ne lui appartenait plus. En ce moment, elle ne pensa plus à elle, ni à ses souffrances, ni à ses sacrifices; elle ne fut plus que mère, et vit la fortune, l’avenir, le bonheur de sa fille; sa fille, le seul être d’où lui vînt quelque félicité; son Hélène, seul bien qui l’attachât à la vie.”

Jusqu’alors, sûre d’être aimée par Victor, autant qu’il pouvait aimer, elle s’était dévouée à un bonheur qu’elle ne partageait pas; mais, aujourd’hui, n’ayant plus la satisfaction de savoir que ses larmes faisaient la joie de son mari, seule dans le monde, il ne lui restait plus que le choix des malheurs. Au milieu du découragement qui, dans le calme et le silence de la nuit, détendit toutes ses forces; au moment où, quittant son

divan et son feu presque éteint, elle allait, à la lueur d’une lampe, contempler sa fille d’un oeil sec, monsieur d’Aiglemont rentra plein de gaieté. Julie lui fit admirer le sommeil d’Hélène; mais il accueillit l’enthousiasme de sa femme par une phrase banale.

À cet âge, dit-il, tous les enfants sont gentils.”

Elle n’eut plus aucun remords de lui imposer une vie difficile. D’un seul bond, elle s’élança dans les froids calculs de l’indifférence. Pour sauver sa fille, elle devina tout à coup les perfidies, les mensonges des créatures qui n’aiment pas, les tromperies de la coquetterie, et ces ruses atroces qui font haïr si profondément la femme chez qui les hommes supposent alors des corruptions innées. À l’insu de Julie, sa vanité féminine, son intérêt et un vague désir de vengeance s’accordèrent avec son amour maternel pour la faire entrer dans une voie où de nouvelles douleurs l’attendaient. Mais elle avait l’âme trop belle, l’esprit trop délicat, et surtout trop de franchise pour être longtemps complice de ces fraudes. Habituée à lire en elle-même, au premier pas dans le vice, car ceci était du vice, le cri de sa conscience devait étouffer celui des passions et de l’égoïsme. En effet, chez une jeune femme dont le coeur est encore pur, et où l’amour est resté vierge, le sentiment de la maternité même est soumis à la voix de la pudeur. La pudeur n’est-elle pas toute la femme? Mais Julie ne voulut apercevoir aucun danger, aucune faute dans sa nouvelle vie. Elle vint chez madame de Sérizy. Sa rivale comptait voir une femme pâle, languissante; la marquise avait mis du rouge, et se présenta dans tout l’éclat d’une parure qui rehaussait encore sa beauté.”

Lorsque Julie se leva pour aller au piano chanter la romance de Desdémone, les hommes accoururent de tous les salons pour entendre cette célèbre voix, muette depuis si longtemps, et il se fit un profond silence. La marquise éprouva de vives émotions en voyant les têtes pressées aux portes et tous les regards attachés sur elle. Elle chercha son mari, lui lança une oeillade pleine de coquetterie, et vit avec plaisir qu’en ce moment son amour-propre était extraordinairement flatté. Heureuse de ce triomphe, elle ravit l’assemblée dans la première partie d’al piu salice. Jamais ni la Malibran, ni la Pasta n’avaient fait entendre des chants si parfaits de sentiment et d’intonation; mais, au moment de la reprise, elle regarda dans les groupes, et aperçut Arthur dont le regard fixe ne la quittait pas. Elle tressaillit vivement, et sa voix s’altéra.” “Elle lut sur le visage presque féminin du jeune anglais les pensées profondes, les mélancolies douces, les résignations douloureuses dont elle-même était la victime. Elle se reconnut en lui.”

La malade et son médecin marchaient du même pas sans être étonnés d’un accord qui paraissait avoir existé dès le premier jour où ils marchèrent ensemble, ils obéissaient à une même volonté, s’arrêtaient, impressionnés par les mêmes sensations, leurs regards, leurs paroles correspondaient à des pensées mutuelles.”

Oh! Mon Dieu, combien j’aime ce pays, répéta Julie avec un enthousiasme croissant et naïf. Vous l’avez habité longtemps ? reprit-elle après une pause.

À ces mots, lord Grenville tressaillit.

C’est là, répondit-il avec mélancolie en montrant un bouquet de noyers sur la route, là que prisonnier je vous vis pour la première fois…

Les femmes ont un inimitable talent pour exprimer leurs sentiments sans employer de trop vives paroles; leur éloquence est surtout dans l’accent, dans le geste, l’attitude et les regards. Lord Grenville se cacha la tête dans ses mains, car des larmes roulaient dans ses yeux. Ce remerciement était le premier que Julie lui fît depuis leur départ de Paris. Pendant une année entière, il avait soigné la marquise avec le dévouement le plus entier. Secondé par d’Aiglemont, il l’avait conduite aux eaux d’Aix, puis sur les bords de la mer à La Rochelle. Épiant à tout moment les changements que ses savantes et simples prescriptions produisaient sur la constitution délabrée de Julie, il l’avait cultivée comme une fleur rare peut l’être par un horticulteur passionné. La marquise avait paru recevoir les soins intelligents d’Arthur avec tout l’égoïsme d’une Parisienne habituée aux hommages, ou avec l’insouciance d’une courtisane qui ne sait ni le coût des choses ni la valeur des hommes, et les prise au degré d’utilité dont ils lui sont. L’influence exercée sur l’âme par les lieux est une chose digne de remarque. Si la mélancolie nous gagne infailliblement lorsque nous sommes au bord des eaux, une autre loi de notre nature impressible fait que, sur les montagnes, nos sentiments s’épurent: la passion y gagne en profondeur ce qu’elle paraît perdre en vivacité. L’aspect du vaste bassin de la Loire, l’élévation de la jolie colline où les deux amants s’étaient assis, causaient peut-être le calme délicieux dans lequel ils savourèrent d’abord le bonheur qu’on goûte à deviner l’étendue d’une passion cachée sous des paroles insignifiantes en apparence. Au moment où Julie achevait la phrase qui avait si vivement ému lord Grenville, une brise caressante agita la cime des arbres, répandit la fraîcheur des eaux dans l’air, quelques nuages couvrirent le soleil, et des ombres molles laissèrent voir toutes les beautés de cette jolie nature. Julie détourna la tête pour dérober au jeune lord la vue des larmes qu’elle réussit à retenir et à sécher, car l’attendrissement d’Arthur l’avait promptement gagnée. Elle n’osa lever les yeux sur lui dans la crainte qu’il ne lût trop de joie dans ce regard. Son instinct de femme lui faisait sentir qu’à cette heure dangereuse elle devait ensevelir son amour au fond de son coeur. Cependant le silence pouvait être également redoutable. En s’apercevant que lord Grenville était hors d’état de prononcer une parole, Julie reprit d’une voix douce : – Vous êtes touché de ce que je vous ai dit, milord. Peut-être cette vive expansion est-elle la manière que prend une âme gracieuse et bonne comme l’est la vôtre pour revenir sur un faux jugement. Vous m’aurez crue ingrate en me trouvant froide et réservée, ou moqueuse et insensible pendant ce voyage qui heureusement va bientôt se terminer. Je n’aurais pas été digne de recevoir vos soins, si je n’avais su les apprécier. Milord, je n’ai rien oublié. Hélas! je n’oublierai rien, ni la sollicitude qui vous faisait veiller sur moi comme une mère veille sur son enfant, ni surtout la noble confiance de nos entretiens fraternels, la délicatesse de vos procédés; séductions contre lesquelles nous sommes toutes sans armes. Milord, il est hors de mon pouvoir de vous récompenser…

À ce mot, Julie s’éloigna vivement, et lord Grenville ne fit aucun mouvement pour l’arrêter, la marquise alla sur une roche à une faible distance, et y resta immobile; leurs émotions furent un secret pour eux-mêmes; sans doute ils pleurèrent en silence ; les chants des oiseaux, si gais, si prodigues d’expressions tendres au coucher du soleil, durent augmenter la violente commotion qui les avait forcés de se séparer: la nature se chargeait de leur exprimer un amour dont ils n’osaient parler.”

L’oiseau n’oisais pas parler

J’ai plusieurs fois calculé trop habilement les moyens de tuer cet homme pour pouvoir y toujours résister, si je restais près de vous.”

Les lois du monde, reprit-elle, exigent que je lui rende l’existence heureuse, j’y obéirai; je serai sa servante; mon dévouement pour lui sera sans bornes, mais d’aujourd’hui je suis veuve. Je ne veux être une prostituée ni à mes yeux ni à ceux du monde; si je ne suis point à monsieur d’Aiglemont, je ne serai jamais à un autre. Vous n’aurez de moi que ce que vous m’avez arraché. Voilà l’arrêt que j’ai porté sur moi-même, dit-elle en regardant Arthur avec fierté. Il est irrévocable, milord. Maintenant, apprenez que si vous cédiez à une pensée criminelle, la veuve de monsieur d’Aiglemont entrerait dans un cloître, soit en Italie, soit en Espagne. Le malheur a voulu que nous ayons parlé de notre amour. Ces aveux étaient inévitables peut-être; mais que ce soit pour la dernière fois que nos coeurs aient si fortement vibré. Demain, vous feindrez de recevoir une lettre qui vous appelle en Angleterre, et nous nous quitterons pour ne plus nous revoir.”

“– Voici, certes, le plus beau site que nous ayons vu, dit-elle. Je ne l’oublierai jamais. Voyez donc, Victor, quels lointains, quelle étendue et quelle variété. Ce pays me fait concevoir l’amour.

Riant d’un rire presque convulsif, mais riant de manière à tromper son mari, elle sauta gaiement dans les chemins creux, et disparut.”

La noble et délicate conduite que lord Grenville tenait pendant ce voyage avait détruit les soupçons du marquis, et depuis quelque temps il laissait sa femme libre, en se confiant à la foi punique du lord-docteur.”

Telle femme incapable de se rappeler les événements les plus graves, se souviendra pendant toute sa vie des choses qui importent à ses sentiments. Aussi, Julie eut-elle une parfaite souvenance de détails même frivoles. Elle reconnut avec bonheur les plus légers accidents de son premier voyage, et jusqu’à des pensées qui lui étaient venues à certains endroits de la route. Victor, redevenu passionnément amoureux de sa femme depuis qu’elle avait recouvré la fraîcheur de la jeunesse et toute sa beauté, se serra près d’elle à la façon des amants. Lorsqu’il essaya de la prendre dans ses bras, elle se dégagea doucement, et trouva je ne sais quel prétexte pour éviter cette innocente caresse. Puis, bientôt, elle eut horreur du contact de Victor de qui elle sentait et partageait la chaleur, par la manière dont ils étaient assis. Elle voulut se mettre seule sur le devant de la voiture; mais son mari lui fit la grâce de la laisser au fond. Elle le remercia de cette attention par un soupir auquel il se méprit, et cet ancien séducteur de garnison, interprétant à son avantage la mélancolie de sa femme, la mit à la fin du jour dans l’obligation de lui parler avec une fermeté qui lui imposa.”

Mais qui donc oserait blâmer les femmes? Quand elles ont imposé silence au sentiment exclusif qui ne leur permet pas d’appartenir à deux hommes, ne sont-elles pas comme des prêtres sans croyance?”

* * *

Deux ans se passèrent, pendant lesquels monsieur et madame d’Aiglemont menèrent la vie des gens du monde, allant chacun de leur côté, se rencontrant dans les salons plus souvent que chez eux; élégant divorce par lequel se terminent beaucoup de mariages dans le grand monde.”

Madame de Wimphen était cette Louisa à laquelle jadis madame d’Aiglemont voulait conseiller le célibat. Les deux femmes se jetèrent un regard d’intelligence qui prouvait que Julie avait trouvé dans son amie une confidente de ses peines, confidente précieuse et charitable, car madame de Wimphen était très heureuse en mariage ; et, dans la situation opposée où elles étaient, peut-être le bonheur de l’une faisait-il une garantie de son dévouement au malheur de l’autre. En pareil cas, la dissemblance des

destinées est presque toujours un puissant lien d’amitié.”

Je suis une femme très vertueuse selon les lois: je lui rends sa maison agréable, je ferme les yeux sur ses intrigues, je ne prends rien sur sa fortune, il peut en gaspiller les revenus à son gré, j’ai soin seulement d’en conserver le capital. À ce prix, j’ai la paix. Il ne s’explique pas, ou ne veut pas s’expliquer mon existence.”

Croirais-tu, ma chère, que je lis les journaux anglais, dans le seul espoir de voir son nom imprimé.”

Ceci est un secret, répondit la marquise en laissant échapper un geste de naïveté presque enfantine. Écoute. Je prends de l’opium. L’histoire de la duchesse de…, à Londres, m’en a donné l’idée. Tu sais, Mathurin en a fait un roman. Mes gouttes de laudanum sont très faibles. Je dors. Je n’ai guère que sept heures de veille, et je les donne à ma fille…

Un mari, nous pouvons l’abandonner même quand il nous aime. Un homme est un être fort, il a des consolations. Nous pouvons mépriser les lois du monde. Mais un enfant sans mère!

Vous épousez une jolie femme, elle enlaidit; vous épousez une jeune fille pleine de santé, elle devient malingre; vous la croyez passionnée, elle est froide; ou bien, froide en apparence, elle est réellement si passionnée qu’elle vous tue ou vous déshonore. Tantôt la créature la plus douce est quinteuse, et jamais les quinteuses ne deviennent douces; tantôt, l’enfant que vous avez eue niaise et faible, déploie contre vous une volonté de fer, un esprit de démon. Je suis las du mariage.”

À propos, veux-tu venir à Saint-Thomas-d’Aquin avec moi voir l’enterrement de lord Grenville?”

Il lui était si difficile de supporter le moindre bruit que toute voix humaine, même celle de son enfant, l’affectait désagréablement. Les gens du pays s’occupèrent beaucoup de ces singularités; puis, quand toutes les suppositions possibles furent faites, ni les petites villes environnantes, ni les paysans ne songèrent plus à cette femme malade.

La marquise, laissée à elle-même, put donc rester parfaitement silencieuse au milieu du silence qu’elle avait établi autour d’elle, et n’eut aucune occasion de quitter la chambre tendue de tapisseries où mourut sa grand-mère, et où elle était venue pour y mourir doucement, sans témoins, sans importunités, sans subir les fausses démonstrations des égoïsmes fardés d’affection qui, dans les villes, donnent aux mourants une double agonie. Cette femme avait 26 ans. À cet âge, une âme encore pleine de poétiques illusions aime à savourer la mort, quand elle lui semble bienfaisante. Mais la mort a de la coquetterie pour les jeunes gens; pour eux, elle s’avance et se retire, se montre et se cache; sa lenteur les désenchante d’elle, et l’incertitude que leur cause son lendemain finit par les rejeter dans le monde où ils rencontreront la douleur, qui, plus impitoyable que ne l’est la mort, les frappera sans se laisser attendre. Or, cette femme qui se refusait à vivre allait éprouver l’amertume de ces retardements au fond de sa solitude, et y faire, dans une agonie morale que la mort ne terminerait pas, un terrible apprentissage d’égoïsme qui devait lui déflorer le coeur et le façonner au monde.

La marquise souffrait véritablement pour la première et pour la seule fois de sa vie peut-être. En effet, ne serait-ce pas une erreur de croire que les sentiments se reproduisent? Une fois éclos, n’existent-ils pas toujours au fond du coeur? Ils s’y apaisent et s’y réveillent au gré des accidents de la vie ; mais ils y restent, et leur séjour modifie nécessairement l’âme. Ainsi, tout sentiment n’aurait qu’un grand jour, le jour plus ou moins long de sa première tempête. Ainsi, la douleur, le plus constant de nos sentiments, ne serait vive qu’à sa première irruption; et ses autres atteintes iraient en s’affaiblissant, soit par notre accoutumance à ses crises, soit par une loi de notre nature qui, pour se maintenir vivante, oppose à cette force destructive une force égale mais inerte, prise dans les calculs de l’égoïsme. La perte des parents est un chagrin auquel la nature a préparé les hommes; le mal physique est passager, n’embrasse pas l’âme; et s’il persiste, ce n’est plus un mal, c’est la mort. Qu’une jeune femme perde un nouveau-né, l’amour conjugal lui a bientôt donné un successeur. Cette affliction est passagère aussi. Enfin, ces peines et beaucoup d’autres semblables sont, en quelque sorte, des coups, des blessures; mais aucune n’affecte la vitalité dans son essence, et il faut qu’elles se succèdent étrangement pour tuer le sentiment qui nous porte à chercher le bonheur. La grande, la vraie douleur serait donc un mal assez meurtrier pour étreindre à la fois le passé, le présent et l’avenir, ne laisser aucune partie de la vie dans son intégrité, dénaturer à jamais la pensée, s’inscrire inaltérablement sur les lèvres et sur le front, briser ou détendre les ressorts du plaisir, en mettant dans l’âme un principe de dégoût pour toute chose de ce monde. Encore, pour être immense, pour ainsi peser sur l’âme et sur le corps, ce mal devrait arriver en un moment de la vie où toutes les forces de l’âme et du corps sont jeunes, et foudroyer un coeur bien vivant.”

O TRISTE CREPÚSCULO DA DOR DE VIVER

Os novos sofrimentos são apenas lembranças dos dias concretamente pungentes. Vivo apenas na nostalgia de euforias e lutos já para mim perdidos, em perpétuo déjà vu à l’écran. Ainda que seja uma tela que dá para a alma, não passa de uma tela, de um sofrimento mediado no tempo e no espaço, indireto. Reflexo do reflexo do reflexo da coisa em si, paredes de espelhos infinitos sem quinas nem esquinas nem inclinações, perfeitamente paralelos e reluzentes. Mas é um corredor particular, cerrado ao público.

et nul être ne peut sortir de cette maladie sans quelque poétique changement : ou il prend la route du ciel, ou, s’il demeure ici-bas, il rentre dans le monde pour mentir au monde, pour y jouer un rôle; il connaît dès lors la coulisse où l’on se retire pour calculer, pleurer, plaisanter. Après cette crise solennelle, il n’existe plus de mystères dans la vie sociale qui dès lors est irrévocablement jugée. Chez les jeunes femmes qui ont l’âge de la marquise, cette première, cette plus poignante de toutes les douleurs, est toujours causée par le même fait. La femme et surtout la jeune femme, aussi grande par l’âme qu’elle l’est par la beauté, ne manque jamais à mettre sa vie là où la nature, le sentiment et la société la poussent à la jeter tout entière. Si cette vie vient à lui faillir et si elle reste sur terre, elle y expérimente les plus cruelles souffrances, par la raison qui rend le premier amour le plus beau de tous les sentiments. Pourquoi ce malheur n’a-t-il jamais eu ni peintre ni poète? Mais peut-il se peindre, peut-il se chanter? Non, la nature des douleurs qu’il engendre se refuse à l’analyse et aux couleurs de l’art. D’ailleurs, ces souffrances ne sont jamais confiées: pour en consoler une femme, il faut savoir les deviner; car, toujours amèrement embrassées et religieusement ressenties, elles demeurent dans l’âme comme une avalanche qui, en tombant dans une vallée, y dégrade tout avant de s’y faire une place.”

Un homme aimé, jeune et généreux, de qui elle n’avait jamais exaucé les désirs afin d’obéir aux lois du monde, était mort pour lui sauver ce que la société nomme l’honneur d’une femme.”

Non, cette pauvre affligée ne pouvait pleurer à son aise que dans un désert, y dévorer sa souffrance ou être dévorée par elle, mourir ou tuer quelque chose en elle, sa conscience peut-être.”

Il y avait en elle une femme qui raisonnait et une femme qui sentait, une femme qui souffrait et une femme qui ne voulait plus souffrir. Elle se reportait aux joies de son enfance, écoulée sans qu’elle en eût senti le bonheur, et dont les limpides images revenaient en foule comme pour lui accuser les déceptions d’un mariage convenable aux yeux du monde, horrible en réalité. À quoi lui avaient servi les belles pudeurs de sa jeunesse, ses plaisirs réprimés et les sacrifices faits au monde?”

Sa beauté même lui était insupportable, comme une chose inutile. Elle entrevoyait avec horreur que désormais elle ne pouvait plus être une créature complète.”

Neuf neuves

Après l’enfance de la créature vient l’enfance du coeur. Or, son amant avait emporté dans la tombe cette seconde enfance. Jeune encore par ses désirs, elle n’avait plus cette entière jeunesse d’âme qui donne à tout dans la vie sa valeur et sa saveur.”

Puis, en soulevant toutes les questions, en remuant tous les ressorts des différentes existences que nous donnent les natures sociale, morale et physique, elle relâchait si bien les forces de l’âme, qu’au milieu des réflexions les plus contradictoires elle ne pouvait rien saisir. Aussi parfois, quand le brouillard tombait, ouvrait-elle sa fenêtre, en y restant sans pensée, occupée à respirer machinalement l’odeur humide et terreuse épandue dans les airs, debout, immobile, idiote en apparence, car les bourdonnements [murmúrios] de sa douleur la rendaient également sourde aux harmonies de la nature et aux charmes de la pensée.”

La marquise avait perdu sa mère en bas âge, et son éducation fut naturellement influencée par le relâchement qui, pendant la révolution, dénoua les liens religieux en France. La piété est une vertu de femme que les femmes seules se transmettent bien, et la marquise était un enfant du dix-huitième siècle dont les croyances philosophiques furent celles de son père. Elle ne suivait aucune pratique religieuse. Pour elle, un prêtre était un fonctionnaire public dont l’utilité lui paraissait contestable. Dans la situation où elle trouvait, la voix de la religion ne pouvait qu’envenimer ses maux; puis, elle ne croyait guère aux curés de village, ni à leurs lumières, elle résolut donc de mettre le sien à sa place, sans aigreur, et de s’en débarrasser à la manière des riches, par un bienfait. Le curé vint, et son aspect ne changea pas les idées de la marquise. Elle vit un gros petit homme à ventre saillant, à figure rougeaude, mais vieille et ridée, qui affectait de sourire et qui souriait mal; son crâne chauve et transversalement sillonné de rides nombreuses retombait en quart de cercle sur son visage et le rapetissait; quelques cheveux blancs garnissaient le bas de la tête au-dessus de la nuque et revenaient en avant vers les oreilles. Néanmoins, la physionomie de ce prêtre avait été celle d’un homme naturellement gai. Ses grosses lèvres, son nez légèrement retroussé, son menton, qui disparaissait dans un double pli de rides, témoignaient d’un heureux caractère. La marquise n’aperçut d’abord que ces traits principaux; mais, à la première parole que lui dit le prêtre, elle fut frappée par la douceur de cette voix; elle le regarda plus attentivement, et remarqua sous ses sourcils grisonnants des yeux qui avaient pleuré; puis le contour de sa joue, vue de profil, donnait à sa tête une si auguste expression de douleur, que la marquise trouva un homme dans ce curé.”

Nous périssons moins par les effets d’un regret certain que par ceux des espérances trompées. J’ai connu de plus intolérables, de plus terribles douleurs qui n’ont pas donné la mort.”

Puis elle éprouva cette espèce de satisfaction qui réjouit le prisonnier quand, après avoir reconnu la profondeur de sa solitude et la pesanteur de ses chaînes, il rencontre un voisin qui frappe à la muraille en lui faisant rendre un son par lequel s’expriment des pensées communes.”

Le mariage, institution sur laquelle s’appuie aujourd’hui la société, nous en fait sentir à nous seules tout le poids: pour l’homme la liberté, pour la femme des devoirs. Nous vous devons toute notre vie, vous ne nous devez de la vôtre que de rares instants. Enfin l’homme fait un choix là où nous nous soumettons aveuglément. Oh! monsieur, à vous je puis tout dire. Hé bien, le mariage, tel qu’il se pratique aujourd’hui, me semble être une prostitution légale. De là sont nées mes souffrances. Mais moi seule parmi les malheureuses créatures si fatalement accouplées je dois garder le silence! moi seule suis l’auteur du mal, j’ai voulu mon mariage.”

Monsieur, rien de rien ou rien pour rien est une des plus justes lois de la nature et morale et physique.” “Il existe deux maternités, monsieur. J’ignorais jadis de telles distinctions; aujourd’hui je les sais. Je ne suis mère qu’à moitié, mieux vaudrait ne pas l’être du tout. Hélène n’est pas de lui! Oh! ne frémissez pas! Saint-Lange est un abîme où se sont engloutis bien des sentiments faux, d’où se sont lancées de sinistres lueurs, où se sont écroulés les frêles édifices des lois antinaturelles. J’ai un enfant, cela suffit; je suis mère, ainsi le veut la loi. (…) S’il ne tient pas à toutes les fibres du corps comme à toutes les tendresses du coeur; s’il ne rappelle pas de délicieuses amours, les temps, les lieux où ces deux êtres furent heureux, et leur langage plein de musiques humaines, et leurs suaves idées, cet enfant est une création manquée. Oui, pour eux, il doit être une ravissante miniature où se retrouvent les poèmes de leur double vie secrète; il doit leur offrir une source d’émotions fécondes, être à la fois tout leur passé, tout leur avenir. Ma pauvre petite Hélène est l’enfant de son père, l’enfant du devoir et du hasard”

l’amour m’a fait rêver une maternité plus grande, plus complète. J’ai caressé dans un songe évanoui l’enfant que les désirs ont conçu avant qu’il ne fût engendré, enfin cette délicieuse fleur née dans l’âme avant de naître au jour.”

Pour moi le jour est plein de ténèbres, la pensée est un glaive, mon coeur est une plaie, mon enfant est une négation. Oui, quand Hélène me parle, je lui voudrais une autre voix; quand elle me regarde, je lui voudrais d’autres yeux. Elle est là pour m’attester tout ce qui devrait être et tout ce qui n’est pas. Elle m’est insupportable! Je lui souris, je tâche de la dédommager des sentiments que je lui vole. Je souffre! oh! monsieur, je souffre trop pour pouvoir vivre. Et je passerai pour être une femme vertueuse! Et je n’ai pas commis de fautes! Et l’on m’honorera! J’ai combattu l’amour involontaire auquel je ne devais pas céder; mais, si j’ai gardé ma foi physique, ai-je conservé mon coeur? Ceci, dit-elle en appuyant la main droite sur son sein, n’a jamais été qu’à une seule créature. (…) Parfois je tremble de trouver en elle un tribunal où je serai condamnée sans être entendue. Fasse le ciel que la haine ne se mette pas un jour entre nous! Grand Dieu! ouvrez-moi plutôt la tombe, laissez-moi finir à Saint-Lange! Je veux aller dans le monde où je retrouverai mon autre âme, où je serai tout à fait mère! oh ! pardon, monsieur, je suis folle. Ces paroles m’étouffaient, je les ai dites. Ah! vous pleurez aussi! vous ne me mépriserez pas. – Hélène ! Hélène ! ma fille, viens! s’écria-t-elle avec une sorte de désespoir en entendant son enfant qui revenait de sa promenade.”

Le sourire est l’apanage, la langue, l’expression de la maternité. La marquise ne pouvait pas sourire. Elle rougit en regardant le prêtre: elle avait espéré se montrer mère, mais ni elle ni son enfant n’avaient su mentir. En effet, les baisers d’une femme sincère ont un miel divin qui semble mettre dans cette caresse une âme, un feu subtil par lequel le coeur est pénétré. Les baisers dénués de cette onction savoureuse sont âpres et secs. Le prêtre avait senti cette différence: il put sonder l’abîme qui se trouve entre la maternité de la chair et la maternité du coeur.”

Mon corps a été lâche quand mon âme était forte, et quand ma main ne tremblait plus, mon âme vacillait! J’ignore le secret de ces combats et de ces alternatives. Je suis sans doute bien tristement femme, sans persistance dans mes vouloirs, forte seulement pour aimer. Je me méprise! Le soir, quand mes gens dormaient, j’allais à la pièce d’eau courageusement; arrivée au bord, ma frêle nature avait horreur de la destruction. Je vous confesse mes faiblesses. Lorsque je me retrouvais au lit, j’avais honte de moi, je redevenais courageuse. Dans un de ces moments j’ai pris du laudanum; mais j’ai souffert et ne suis pas morte. J’avais cru boire tout ce que contenait le flacon et je m’étais arrêtée à moitié.”

Quel sera le sort d’Hélène? le mien sans doute. Quels moyens ont les mères d’assurer à leurs filles que l’homme auquel elles les livrent sera un époux selon leur coeur? Vous honnissez de pauvres créatures qui se vendent pour quelques écus à un homme qui passe, la faim et le besoin absolvent ces unions éphémères; tandis que la société tolère, encourage l’union immédiate bien autrement horrible d’une jeune fille candide et d’un homme qu’elle n’a pas vu trois mois durant; elle est vendue pour toute sa vie. Il est vrai que le prix est élevé! Si en ne lui permettant aucune compensation à ses douleurs vous l’honoriez; mais non, le monde calomnie les plus vertueuses d’entre nous! Telle est notre destinée, vue sous ses deux faces: une prostitution publique et la honte, une prostitution secrète et le malheur. Quant aux pauvres filles sans dot, elles deviennent folles, elles meurent; pour elles aucune pitié ! La beauté, les vertus ne sont pas des valeurs dans votre bazar humain et vous nommez Société ce repaire d’égoïsme. Mais exhérédez les femmes! au moins accomplirezvous ainsi une loi de nature en choisissant vos compagnes en les épousant au gré des voeux du coeur.”

Le philosophisme et l’intérêt personnel ont attaqué votre coeur; vous êtes sourde à la voix de la religion comme le sont les enfants de ce siècle sans croyance! Les plaisirs du monde n’engendrent que des souffrances. Vous allez changer de douleurs voilà tout.

Je ferai mentir votre prophétie, dit-elle en souriant avec amertume, je serai fidèle à celui qui mourut pour moi.

La douleur, répondit-il, n’est viable que dans les âmes préparées par la religion.”

* * *

Quatre ans après…

les jouissances de Paris, à cette vie rapide, à ce tourbillon de pensées et de plaisirs que l’on calomnie assez souvent, mais auquel il est si doux de s’abandonner. Habitué depuis trois ans à saluer les capitales européennes, et à les déserter au gré des caprices de sa destinée diplomatique, Charles de Vandenesse avait cependant peu de chose à regretter en quittant Paris. Les femmes ne produisaient plus aucune impression sur lui, soit qu’il regardât une passion vraie comme tenant trop de place dans la vie d’un homme politique, soit que les mesquines occupations d’une galanterie superficielle lui parussent trop vides pour une âme forte. Nous avons tous de grandes prétentions à la force d’âme. En France, nul homme, fût-il médiocre, ne consent à passer pour simplement spirituel. Ainsi, Charles, quoique jeune (à peine avait-il trente ans), s’était déjà philosophiquement accoutumé à voir des idées, des résultats, des moyens, là où les hommes de son âge aperçoivent des sentiments, des plaisirs et des illusions. Il refoulait la chaleur et l’exaltation naturelle aux jeunes gens dans les profondeurs de son âme que la nature avait créée généreuse. Il travaillait à se faire froid, calculateur; à mettre en manières, en formes aimables, en artifices de séduction, les richesses morales qu’il tenait du hasard; véritable tâche d’ambitieux; rôle triste, entrepris dans le but d’atteindre à ce que nous nommons aujourd’hui une belle position. Il jetait un dernier coup d’oeil sur les salons où l’on dansait. Avant de quitter le bal, il voulait sans doute en emporter l’image, comme un spectateur ne sort pas de sa loge à l’opéra sans regarder le tableau final. Mais aussi, par une fantaisie facile à comprendre, monsieur de Vandenesse étudiait l’action tout française, l’éclat et les riantes figures de cette fête parisienne, en les rapprochant par la pensée des physionomies nouvelles, des scènes pittoresques qui l’attendaient à Naples, où il se proposait de passer quelques jours avant de se rendre à son poste. Il semblait comparer la France si changeante et sitôt étudiée à un pays dont les moeurs et les sites ne lui étaient connus que par des ouï-dires contradictoires, ou par des livres, mal faits pour la plupart. Quelques réflexions assez poétiques, mais devenues aujourd’hui très vulgaires, lui passèrent alors par la tête, et répondirent, à son insu peut-être, aux voeux secrets de son coeur, plus exigeant que blasé, plus inoccupé que flétri.

Voici, se disait-il, les femmes les plus élégantes, les plus riches, les plus titrées de Paris. Ici sont les célébrités du jour, renommées de tribune, renommées aristocratiques et littéraires: là, des artistes; là, des hommes de pouvoir. Et cependant je ne vois que de petites intrigues, des amours mort-nés, des sourires qui ne disent rien, des dédains sans cause, des regards sans flamme, beaucoup d’esprit, mais prodigué sans but. Tous ces visages blancs et roses cherchent moins le plaisir que des distractions. Nulle émotion n’est vraie. Si vous voulez seulement des plumes bien posées, des gazes fraîches, de jolies toilettes, des femmes frêles; si pour vous la vie n’est qu’une surface à effleurer, voici votre monde. Contentez-vous de ces phrases insignifiantes, de ces ravissantes grimaces, et ne demandez pas un sentiment dans les coeurs. Pour moi, j’ai horreur de ces plates intrigues qui finiront par des mariages, des sous-préfectures, des recettes générales, ou, s’il s’agit d’amour, par des arrangements secrets, tant l’on a honte d’un semblant de passion. Je ne vois pas un seul de ces visages éloquents qui vous annonce une âme abandonnée à une idée comme à un remords. Ici, le regret ou le malheur se cachent honteusement sous des plaisanteries. Je n’aperçois aucune de ces femmes avec lesquelles j’aimerais à lutter, et qui vous entraînent dans un abîme. Où trouver de l’énergie à Paris? Un poignard est une curiosité que l’on y suspend à un clou doré, que l’on pare d’une jolie gaine. Femmes, idées, sentiments, tout se ressemble. Il n’y existe plus de passions, parce que les individualités ont disparu. Les rangs, les esprits, les fortunes ont été nivelés, et nous avons tous pris l’habit noir comme pour nous mettre en deuil de la France morte. Nous n’aimons pas nos égaux. Entre deux amants, il faut des différences à effacer, des distances à combler. Ce charme de l’amour s’est évanoui en 1789! Notre ennui, nos moeurs fades sont le résultat du système politique. Au moins, en Italie, tout y est tranché. Les femmes y sont encore des animaux malfaisants, des sirènes dangereuses, sans raison, sans logique autre que celle de leurs goûts, de leurs appétits, et desquelles il faut se défier comme on se défie des tigres…”

Le mérite d’une rêverie est tout entier dans son vague, n’est-elle pas une sorte de vapeur intellectuelle?”

Une femme de qui vous vous êtes, certes, entretenu plus d’une fois pour la louer ou pour en médire, une femme qui vit dans la solitude, un vrai mystère.

Si vous avez jamais été clémente dans votre vie, de grâce, dites-moi son nom?

La marquise d’Aiglemont.

Je vais aller prendre des leçons près d’elle: elle a su faire d’un mari bien médiocre un pair de France, d’un homme nul une capacité politique. Mais, dites-moi, croyez-vous que lord Grenville soit mort pour elle, comme quelques femmes l’ont prétendu?

Peut-être.

C’est quelque chose, à Paris, qu’une constance de quatre ans.”

Quatro anos sem trair o marido em plena Paris é um feito e tanto.”

Charles resta pendant un moment immobile, le dos légèrement appuyé sur le chambranle de la porte, et tout occupé à examiner une femme devenue célèbre sans que personne pût rendre compte des motifs sur lesquels se fondait sa renommée. Le monde offre beaucoup de ces anomalies curieuses. La réputation de madame d’Aiglemont n’était pas, certes, plus extraordinaire que celle de certains hommes toujours en travail d’une oeuvre inconnue: statisticiens tenus pour profonds sur la foi de calculs qu’ils se gardent bien de publier; politiques qui vivent sur un article de journal; auteurs ou artistes dont l’oeuvre reste toujours en portefeuille; gens savants avec ceux qui ne connaissent rien à la science, comme Sganarelle est latiniste avec ceux qui ne savent pas le latin; hommes auxquels on accorde une capacité convenue sur un point, soit la direction des arts, soit une mission importante. Cet admirable mot: c’est une spécialité, semble avoir été créé pour ces espèces d’acéphales politiques ou littéraires. Charles demeura plus longtemps en contemplation qu’il ne le voulait, et fut mécontent d’être si fortement préoccupé par une femme; mais aussi la présence de cette femme réfutait les pensées qu’un instant auparavant le jeune diplomate avait conçues à l’aspect du bal.”

MULHER CENTRÍPETA

centopéia

fugaz

tout homme supérieur se sentait-il curieusement attiré vers cette femme douce et silencieuse. Si l’esprit cherchait à deviner les mystères de la perpétuelle réaction qui se faisait en elle du présent vers le passé, du monde à sa solitude, l’âme n’était pas moins intéressée à s’initier aux secrets d’un coeur en quelque sorte orgueilleux de ses souffrances. En elle, rien d’ailleurs ne démentait les idées qu’elle inspirait tout d’abord. Comme presque toutes les femmes qui ont de très longs cheveux, elle était pâle et parfaitement blanche.”

ces sortes de cous sont les plus gracieux, et donnent aux têtes de femmes de vagues affinités avec les magnétiques ondulations du serpent. S’il n’existait pas un seul des mille indices par lesquels les caractères les plus dissimulés se révèlent à l’observateur, il lui suffirait d’examiner attentivement les gestes de la tête et les torsions du cou, si variées, si expressives, pour juger une femme. Chez madame d’Aiglemont, la mise était en harmonie avec la pensée qui dominait sa personne.”

À un certain âge seulement, certaines femmes choisies savent seules donner un langage à leur attitude. Est-ce le chagrin, est-ce le bonheur qui prête à la femme de trente ans, à la femme heureuse ou malheureuse, le secret de cette contenance éloquente? Ce sera toujours une vivante énigme que chacun interprète au gré de ses désirs, de ses espérances ou de son système.”

l’insouciance de sa pose, ses mouvements pleins de lassitude, tout révélait une femme sans intérêt dans la vie, qui n’a point connu les plaisirs de l’amour (…) une femme inoccupée qui prend le vide pour le néant.”

vocação: vazio:

voto: de silêncio

em branco

paz

silêncio

branco chiado

O que eu não obtive não existe!

Ass: Napoleão,

que nega a Europa.

NA VELOCIDADE DA MEDULA ESPINHAL (OU DE UM METEORO SENTIMENTAL): “Une conversation s’établit alors entre la marquise et le jeune homme, qui, suivant l’usage, abordèrent en un moment une multitude de sujets: la peinture, la musique, la littérature, la politique, les hommes, les événements et les choses. Puis ils arrivèrent par une pente insensible au sujet éternel des causeries françaises et étrangères, à l’amour, aux sentiments et aux femmes.

Nous sommes esclaves.

Vous êtes reines.

Les phrases plus ou moins spirituelles dites par Charles et la marquise pouvaient se réduire à cette simple expression de tous les discours présents et à venir tenus sur cette matière. Ces deux phrases ne voudront-elles pas toujours dire dans un temps donné : – Aimez-moi. – Je vous aimerai.”

Il existe des pensées auxquelles nous obéissons sans les connaître: elles sont en nous à notre insu. Quoique cette réflexion puisse paraître plus paradoxale que vraie, chaque

personne de bonne foi en trouvera mille preuves dans sa vie. En se rendant chez la marquise, Charles obéissait à l’un de ces textes préexistants dont notre expérience et les conquêtes de notre esprit ne sont, plus tard, que les développements sensibles.”

L’une [la jeune femme] cède, l’autre choisit.”

en se donnant, la femme expérimentée semble donner plus qu’elle-même”

Pour qu’une jeune fille soit la maîtresse, elle doit être trop corrompue, et on l’abandonne alors avec horreur; tandis qu’une femme a mille moyens de conserver tout à la fois son pouvoir et sa dignité. L’une, trop soumise, vous offre les tristes sécurités du repos; l’autre perd trop pour ne pas demander à l’amour ses mille métamorphoses. L’une se déshonore toute seule, l’autre tue à votre profit une famille

entière. La jeune fille n’a qu’une coquetterie, et croit avoir tout dit quand elle a quitté son vêtement; mais la femme en a d’innombrables et se cache sous mille voiles; enfin elle caresse toutes les vanités, et la novice n’en flatte qu’une. Il s’émeut d’ailleurs des indécisions, des terreurs, des craintes, des troubles et des orages chez la femme de trente ans, qui ne se rencontrent jamais dans l’amour d’une jeune fille. Arrivée à cet âge, la femme demande à un jeune homme de lui restituer l’estime qu’elle lui a sacrifiée; elle ne vit que pour lui, s’occupe de son avenir, lui veut une belle vie, la lui ordonne glorieuse; elle obéit, elle prie et commande, s’abaisse et s’élève, et sait consoler en mille occasions, où la jeune fille ne sait que gémir. Enfin, outre tous les avantages de sa position, la femme de trente ans peut se faire jeune fille, jouer tous les rôles, être pudique, et s’embellir même d’un malheur. Entre elles deux se trouve l’incommensurable différence du prévu à l’imprévu, de la force à la faiblesse.”

La sainteté des femmes est inconciliable avec les devoirs et les libertés du monde. Émanciper les femmes, c’est les corrompre. En accordant à un étranger le droit d’entrer dans le sanctuaire du ménage, n’est-ce pas se mettre à sa merci? mais qu’une femme l’y attire, n’est-ce pas une faute, ou, pour être exact, le commencement d’une faute? Il faut accepter cette théorie dans toute sa rigueur, ou absoudre les passions. Jusqu’à présent, en France, la Société a su prendre un mezzo termine: elle se moque des malheurs. Comme les Spartiates qui ne punissaient que la maladresse, elle semble admettre le vol. Mais peut-être ce système est-il très sage. Le mépris général constitue le plus affreux de tous les châtiments, en ce qu’il atteint la femme au coeur.” “La plus corrompue d’entre elles exige, même avant tout, une absolution pour le passé, en vendant son avenir, et tâche de faire comprendre à son amant qu’elle échange contre d’irrésistibles félicités, les honneurs que le monde lui refusera.”

Brunne marquise-né

Mais la marquise prit bientôt cet air affectueux, sous lequel les femmes s’abritent contre les interprétations de la vanité.”

Les femmes se tiennent alors aussi longtemps qu’elles le veulent dans cette position équivoque, comme dans un carrefour qui mène également au respect, à l’indifférence, à l’étonnement ou à la passion. À trente ans seulement une femme peut connaître les ressources de cette situation. Elle y sait rire, plaisanter, s’attendrir sans se compromettre. Elle possède alors le tact nécessaire pour attaquer chez un homme toutes les cordes sensibles, et pour étudier les sons qu’elle en tire. Son silence est aussi dangereux que sa parole. Vous ne devinez jamais si, à cet âge, elle est franche ou fausse, si elle se moque ou si elle est de bonne foi dans ses aveux. Après vous avoir donné le droit de lutter avec elle, tout à coup, par un mot, par un regard, par un de ces gestes dont la puissance leur est connue, elles ferment le combat, vous abandonnent, et restent maîtresses de votre secret, libres de vous immoler par une plaisanterie, libres de s’occuper de vous, également protégées par leur faiblesse et par votre force. Quoique la marquise se plaçât, pendant cette première visite, sur ce terrain neutre, elle sut y conserver une haute dignité de femme. Ses douleurs secrètes planèrent toujours sur sa gaieté factice comme un léger nuage qui dérobe imparfaitement le soleil. Vandenesse sortit après avoir éprouvé dans cette conversation des délices inconnus; mais il demeura convaincu que la marquise était de ces femmes dont la conquête coûte trop cher pour qu’on puisse entreprendre de les aimer.”

En France l’amour-propre mène à la passion. Charles revint chez madame d’Aiglemont et crut s’apercevoir qu’elle prenait plaisir à sa conversation. Au lieu de se livrer avec naïveté au bonheur d’aimer, il voulut alors jouer un double rôle. Il essaya de paraître passionné, puis d’analyser froidement la marche de cette intrigue, d’être amant et diplomate; mais il était généreux et jeune, cet examen devait le conduire à un amour sans bornes; car, artificieuse ou naturelle, la marquise était toujours plus forte que lui. Chaque fois qu’il sortait de chez madame d’Aiglemont, Charles persistait dans sa méfiance et soumettait les situations progressives par lesquelles passait son âme à une sévère analyse, qui tuait ses propres émotions.

Or, je ne suis ni son frère ni son confesseur, pourquoi m’a-t-elle confié ses chagrins? Elle m’aime.”

L’amour prend la couleur de chaque siècle. En 1822 il est doctrinaire. Au lieu de se prouver, comme jadis, par des faits, on le discute, on le disserte, on le met en discours de tribune. Les femmes en sont réduites à trois moyens: d’abord elles mettent en question notre passion, nous refusent le pouvoir d’aimer autant qu’elles aiment. Coquetterie! véritable défi que la marquise m’a porté ce soir. Puis elles se font très malheureuses pour exciter nos générosités naturelles ou notre amour-propre. Un jeune homme n’est-il pas flatté de consoler une grande infortune? Enfin elles ont la manie de la virginité! Elle a dû penser que je la croyais toute neuve. Ma bonne foi peut devenir une excellente spéculation.

elle vivait dans une solitude profonde, et dévorait en silence des chagrins qu’elle laissait à peine deviner par l’accent plus ou moins contraint d’une interjection. Dès ce moment Charles prit un vif intérêt à madame d’Aiglemont. Cependant, en venant à un rendez-vous habituel qui leur était devenu nécessaire l’un à l’autre, heure réservée par un mutuel instinct, Vandenesse trouvait encore sa maîtresse plus habile que vraie, et sondernier mot était : – Décidément, cette femme est très adroite. Il entra, vit la marquise dans son attitude favorite, attitude pleine de mélancolie; elle leva les yeux sur lui sans faire un mouvement, et lui jeta un de ces regards pleins qui ressemblent à un sourire. Madame d’Aiglemont exprimait une confiance, une amitié vraie, mais point d’amour. Charles s’assit et ne put rien dire. Il était ému par une de ces sensations pour lesquelles il manque un langage.

Qu’avez-vous? lui dit-elle d’un son de voix attendrie.”

elle n’imaginait pas que le bonheur pût apporter deux fois à une femme ses enivrements, car elle ne croyait pas seulement à l’esprit, mais à l’âme, et, pour elle, l’amour n’était pas une séduction, il comportait toutes les séductions nobles. En ce moment Charles redevint jeune homme, il fut subjugué par l’éclat d’un si grand caractère, et voulut être initié dans tous les secrets de cette existence flétrie par le hasard plus que par une faute.”

Si je n’ai pas su mourir, je dois être au moins fidèle à mes souvenirs.”

les larmes d’un deuil de trois ans fascinèrent Vandenesse qui resta silencieux et petit devant cette grande et noble femme: il n’en voyait plus les beautés matérielles si exquises, si achevées, mais l’âme si éminemment sensible. Il rencontrait enfin cet être idéal si fantastiquement rêvé, si vigoureusement appelé par tous ceux qui mettent la vie dans une passion, la cherchent avec ardeur, et souvent meurent sans avoir pu jouir de tous ses trésors rêvés.”

Raisonner là où il faut sentir est le propre des âmes sans portée.”

à ce bel âge de trente ans, sommité poétique de la vie des femmes, elles peuvent en embrasser tout le cours et voir aussi bien dans le passé que dans l’avenir. Les femmes connaissent alors tout le prix de l’amour et en jouissent avec la crainte de le perdre: alors leur âme est encore belle de la jeunesse qui les abandonne, et leur passion va se renforçant toujours d’un avenir qui les effraie.”

Cette triste réflexion, due au découragement et à la crainte de ne pas réussir, par lesquels commencent toutes les passions vraies, fut le dernier calcul de sa diplomatie expirante. Dès lors il n’eut plus d’arrière-pensées, devint le jouet de son amour et se perdit dans les riens de ce bonheur inexplicable qui se repaît d’un mot, d’un silence, d’un vague espoir. Il voulut aimer platoniquement, vint tous les jours respirer l’air que respirait madame d’Aiglemont, s’incrusta presque dans sa maison et l’accompagna partout avec la tyrannie d’une passion qui mêle son égoïsme au dévouement le plus absolu. L’amour a son instinct, il sait trouver le chemin du coeur comme le plus faible insecte marche à sa fleur avec une irrésistible volonté qui ne s’épouvante de rien. Aussi, quand un sentiment est vrai, sa destinée n’est-elle pas douteuse.”

Or, il est impossible à une femme, à une épouse, à une mère, de se préserver contre l’amour d’un jeune homme ; la seule chose qui soit en sa puissance est de ne pas continuer à le voir au moment où elle devine ce secret du coeur qu’une femme devine toujours. Mais ce parti semble trop décisif pour qu’une femme puisse le prendre à un âge où le mariage pèse, ennuie et lasse, où l’affection conjugale est plus que tiède, si déjà même son mari ne l’a pas abandonnée. Laides, les femmes sont flattées par un amour qui les fait belles; jeunes et charmantes, la séduction doit être à la hauteur de leurs séductions, elle est immense; vertueuses, un sentiment terrestrement sublime les porte à trouver je ne sais quelle absolution dans la grandeur même des sacrifices qu’elles font à leur amant et de la gloire dans cette lutte difficile. Tout est piège. Aussi nulle leçon n’est-elle trop forte pour de si fortes tentations. La réclusion ordonnée autrefois à la femme en Grèce, en orient, et qui devient de mode en Angleterre, est la seule sauvegarde de la morale domestique; mais, sous l’empire de ce système, les agréments du monde périssent: ni la société, ni la politesse, ni l’élégance des moeurs ne sont alors possibles. Les nations devront choisir.”

Não há sociedade, não há etiqueta, não há modos, não há chifres.

Avait-elle pris les idées de Vandenesse, ou Vandenesse avait-il épousé ses moindres caprices? elle n’examina rien. Déjà saisie par le courant de la passion, cette adorable femme se dit avec la fausse bonne foi de la peur: – Oh! non! je serai fidèle à celui qui mourut pour moi.”

Pascal a dit: Douter de Dieu, c’est y croire. De même, une femme ne se débat que quand elle est prise. Le jour où la marquise s’avoua qu’elle était aimée, il lui arriva de flotter entre mille sentiments contraires. Les superstitions de l’expérience parlèrent leur langage. Serait-elle heureuse? pourrait-elle trouver le bonheur en dehors des lois dont la Société fait, à tort ou à raison, sa morale? Jusqu’alors la vie ne lui avait versé que de l’amertume. Y avait-il un heureux dénouement possible aux liens qui unissent deux êtres séparés par des convenances sociales? Mais aussi le bonheur se paie-t-il jamais trop cher? Puis ce bonheur si ardemment voulu, et qu’il est si naturel de chercher, peut-être le rencontrerait-elle enfin! La curiosité plaide toujours la cause des amants. Au milieu de cette discussion secrète, Vandenesse arriva. Sa présence fit évanouir le fantôme métaphysique de la raison. Si telles sont les transformations successives par lesquelles passe un sentiment même rapide chez un jeune homme et chez une femme de trente ans, il est un moment où les nuances se fondent, où les raisonnements s’abolissent en un seul, en une dernière réflexion qui se confond dans un désir et qui le corrobore. Plus la résistance a été longue, plus puissante alors est la voix de l’amour.”

A curiosidade sempre ajuda a causa dos amantes.

Je suis déjà vieille, dit-elle, rien ne m’excuserait donc de ne pas continuer à souffrir comme par le passé. D’ailleurs il faut aimer, dites-vous? Eh! bien, je ne le dois ni ne le puis. Hors vous, dont l’amitié jette quelques douceurs sur ma vie, personne ne me plaît, personne ne saurait effacer mes souvenirs. J’accepte un ami, je fuirais un amant.

Ces paroles, empreintes d’une horrible coquetterie, étaient le dernier effort de la sagesse.

S’il se décourage, eh! bien, je resterai seule et fidèle. Cette pensée vint au coeur de cette femme, et fut pour elle ce qu’est la branche de saule trop faible que saisit un nageur avant d’être emporté par le courant.”

…Essas palavras, impregnadas de um charme horrendo, foram o esforço final da sabedoria.

– Bem, se ele se desencoraja agora, seguirei, como sempre, solitária e fiel! Esse foi o pensamento que iluminou o coração dessa mulher, comparável a um nadador na forte correnteza, que agarra inutilmente um galho fraco, sem poder se prender ao próprio tronco, na iminência da perdição.”

La passion fait un progrès énorme chez une femme au moment où elle croit avoir agi peu généreusement, ou avoir blessé quelque âme noble. Jamais il ne faut se défier des sentiments mauvais en amour, ils sont très salutaires, les femmes ne succombent que sous le coup d’une vertu. L’enfer est pavé de bonnes intentions n’est pas un paradoxe de prédicateur.”

Le ciel et l’enfer sont deux grands poèmes qui formulent les deux seuls points sur lesquels tourne notre existence: la joie ou la douleur. Le ciel n’est-il pas, ne sera-t-il pas

toujours une image de l’infini de nos sentiments qui ne sera jamais peint que dans ses détails, parce que le bonheur est un, et l’enfer ne représente-t-il pas les tortures infinies de nos douleurs dont nous pouvons faire oeuvre de poésie, parce qu’elles sont toutes dissemblables?”

En ce moment le général d’Aiglemont entra.

Le ministère est changé, dit-il. Votre oncle fait partie du nouveau cabinet. Ainsi, vous avez de bien belles chances pour être ambassadeur, Vandenesse.”

Pour moi, je ne connais maintenant rien de plus horrible qu’une pensée de vieillard sur un front d’enfant le blasphème aux lèvres d’une vierge est moins monstrueux encore. Aussi l’attitude presque stupide de cette fille déjà pensive, la rareté de ses gestes, tout m’intéressa-t-il. Je l’examinai curieusement. Par une fantaisie naturelle aux observateurs, je la comparais à son frère, en cherchant à surprendre les rapports et les différences qui se trouvaient entre eux. La première avait des cheveux bruns, des yeux noirs et une puissance précoce qui formaient une riche opposition avec la blonde chevelure, les yeux vert de mer et la gracieuse faiblesse du plus jeune. L’aînée pouvait avoir environ sept à huit ans, l’autre six à peine. Ils étaient habillés de la même manière.”

Le beau jeune homme, blond comme lui, le faisait danser dans ses bras, et l’embrassait en lui prodiguant ces petits mots sans suite et détournés de leur sens véritable que nous adressons amicalement aux enfants. La mère souriait à ces jeux, et, de temps à autre, disait, sans doute à voix basse, des paroles sorties du coeur; car son compagnon s’arrêtait, tout heureux, et la regardait d’un oeil bleu plein de feu, plein d’idolâtrie. Leurs voix mêlées à celle de l’enfant avaient je ne sais quoi de caressant. Ils

étaient charmants tous trois. Cette scène délicieuse, au milieu de ce magnifique paysage, y répandait une incroyable suavité. Une femme, belle, blanche, rieuse, un enfant d’amour, un homme ravissant de jeunesse, un ciel pur, enfin toutes les harmonies de la nature s’accordaient pour réjouir l’âme. Je me surpris à sourire, comme si ce bonheur était le mien.”

En voyant son frère sur le penchant du talus, Hélène lui lança le plus horrible regard qui jamais ait allumé les yeux d’un enfant, et le poussa par un mouvement de rage. Charles glissa sur le versant rapide, y rencontra des racines qui le rejetèrent violemment sur les pierres coupantes du mur; il s’y fracassa le front; puis, tout sanglant, alla tomber dans les eaux boueuses de la rivière.” “L’eau noire bouillonnait sur un espace immense. Le lit de la Bièvre a, dans cet endroit, dix pieds de boue. L’enfant devait y mourir, il était impossible de le secourir. À cette heure, un dimanche, tout était en repos. La Bièvre n’a ni bateaux ni pêcheurs. Je ne vis ni perches pour sonder le ruisseau puant, ni personne dans le lointain. Pourquoi donc aurais-je parlé de ce sinistre accident, ou dit le secret de ce malheur? Hélène avait peut-être vengé són père. Sa jalousie était sans doute le glaive [épée] de Dieu.”

L’enfance a le front transparent, le teint diaphane; et le mensonge est, chez elle, comme une lumière qui lui rougit même le regard.”

Le père était parti sans attendre le dessert, tant sa fille et son fils l’avaient tourmenté pour arriver au spectacle avant le lever du rideau.”

O Vale da Torrente

Foi d’homme d’honneur, dit le notaire, les auteurs de nos jours sont à moitié fous! La

Vallée du torrent! Pourquoi pas le Torrent de la vallée? il est possible qu’une vallée n’ait pas de torrent, et en disant le Torrent de la vallée, les auteurs auraient accusé quelque chose de net, de précis, de caractérisé, de compréhensible. Mais laissons cela. Maintenant comment peut-il se rencontrer un drame dans un torrent et dans une vallée? Vous me répondrez qu’aujourd’hui le principal attrait de ces sortes de spectacles gît dans les décorations, et ce titre en indique de fort belles. Vous êtes-vous bien amusé, mon petit compère? ajouta-t-il en s’asseyant devant l’enfant.

Au moment où le notaire demanda quel drame pouvait se rencontrer au fond d’un torrent, la fille de la marquise se retourna lentement et pleura. La mère était si violemment contrariée qu’elle n’aperçut pas le mouvement de sa fille.”

Il y avait dans la pièce un petit garçon bien gentil qu’était seul au monde, parce que son papa n’avait pas pu être son père. Voilà que, quand il arrive en haut du pont qui est sur le torrent, un grand vilain barbu, vêtu tout en noir, le jette dans l’eau. Hélène s’est mise alors à pleurer, à sangloter; toute la salle a crié après nous, et mon père nous a bien vite, bien vite emmenés…

Monsieur de Vandenesse et la marquise restèrent tous deux stupéfaits, et comme saisis par un mal qui leur ôta la force de penser et d’agir.

Gustave, taisez-vous donc, cria le général. Je vous ai défendu de parler sur ce qui s’est passé au spectacle, et vous oubliez déjà mês recommandations.”

Assez, Hélène, lui dit-elle, allez sécher vos larmes dans le boudoir.

Qu’a-t-elle donc fait, cette pauvre petite? dit le notaire, qui voulut calmer à la fois la colère de la mère et les pleurs de la fille. Elle est si jolie que ce doit être la plus sage créature du monde; je suis bien sûr, madame, qu’elle ne vous donne que des jouissances; pas vrai, ma petite?

Hélène regarda sa mère en tremblant, essuya ses larmes, tâcha de se composer un visage calme, et s’enfuit dans le boudoir.

Et certes, disait le notaire en continuant toujours, madame, vous êtes trop bonne mère pour ne pas aimer également tous vos enfants. Vous êtes d’ailleurs trop vertueuse pour avoir de ces tristes préférences dont les funestes effets se révèlent plus particulièrement à nous autres notaires. La société nous passe par les mains. Aussi en voyons-nous les passions sous leur forme la plus hideuse, l’intérêt. Ici, une mère veut déshériter les enfants de son mari au profit des enfants qu’elle leur préfère; tandis que, de son côté, le mari veut quelquefois réserver as fortune à l’enfant qui a mérité la haine de la mère. Et c’est alors des combats, des craintes, des actes, des contre-lettres, des ventes simulées, des fidéicommis; enfin, un gâchis pitoyable, ma parole d’honneur, pitoyable! Là, des pères passent leur vie à déshériter leurs enfants em volant le bien de leurs femmes… Oui, volant est le mot. Nous parlions de drame, ah! je vous assure que si nous pouvions dire le secret de certaines donations, nos auteurs pourraient en faire de terribles tragédies bourgeoises. Je ne sais pas de quel pouvoir usent les femmes pour faire ce qu’elles veulent: car, malgré les apparences et leur faiblesse, c’est toujours elles qui l’emportent. Ah! par exemple, elles ne m’attrapent pas, moi. Je devine toujours la raison de ces prédilections que dans le monde on qualifie poliment d’indéfinissables! Mais les maris ne la devinent jamais, c’est une justice à leur rendre. Vous me répondrez à cela qu’il y a des grâces d’ét…–

Un ancien officier d’ordonnance de Napoléon, que nous appellerons seulement le marquis ou le général, et qui sous la restauration fit une haute fortune, était venu passer les beaux jours à Versailles, où il habitait une maison de campagne située entre l’église et la barrière de Montreuil, sur le chemin qui conduit à l’avenue de Saint-Cloud. Son service à la cour ne lui permettait pas de s’éloigner de Paris.”

Il contemplait le plus petit de ses enfants, un garçon à peine âgé de cinq ans, qui, demi-nu, se refusait à se laisser déshabiller par sa mère.” “La petite Moïna, son aînée de deux ans, provoquait par des agaceries déjà féminines d’interminables rires, qui partaient comme des fusées et semblaient ne pas avoir de cause”

Âgée d’environ trente-six ans, elle conservait encore une beauté due à la rare perfection des lignes de son visage, auquel la chaleur, la lumière et le bonheur prêtaient en ce moment un éclat surnaturel.”

N’y a-t-il pas toujours un peu d’amour pour l’enfance chez les soldats qui ont assez expérimenté les malheurs de la vie pour avoir su reconnaître les misères de la force et les privilèges de la faiblesse? Plus loin, devant une table ronde éclairée par des lampes astrales dont les vives lumières luttaient avec les lueurs pâles des bougies placées sur la cheminée, était un jeune garçon de treize ans qui tournait rapidement les pages d’un gros livre. (…) Il restait immobile, dans une attitude méditative, un coude sur la table et la tête appuyée sur l’une de ses mains, dont les doigts blancs tranchaient au moyen d’une chevelure brune.” “Entre cette table et la marquise, une grande et belle jeune fille travaillait, assise devant un métier à tapisserie sur lequel se penchait et d’où s’éloignait alternativement sa tête, dont les cheveux d’ébène artistement lissés réfléchissaient la lumière. À elle seule Hélène était un spectacle.” “Les deux aînés étaient en ce moment complètement oubliés par le mari et par la femme.”

La vie conjugale est pleine de ces heures sacrées dont le charme indéfinissable est dû peut-être à quelque souvenance d’un monde meilleur. Des rayons célestes jaillissent sans doute sur ces sortes de scènes, destinées à payer à l’homme une partie de ses chagrins, à lui faire accepter l’existence. Il semble que l’univers soit là, devant nous, sous une forme enchanteresse, qu’il déroule ses grandes idées d’ordre, que la vie sociale plaide pour ses lois en parlant de l’avenir.

          Cependant, malgré le regard d’attendrissement jeté par Hélène sur Abel et Moïna quand éclatait une de leurs joies; malgré le bonheur peint sur sa lucide figure lorsqu’elle contemplait furtivement son père, un sentiment de profonde mélancolie était empreint dans ses gestes, dans son attitude, et surtout dans ses yeux voilés par de longues paupières.” “Ces deux femmes se comprirent alors par un regard terne, froid, respectueux chez Hélène, sombre et menaçant chez la mère. Hélène baissa promptement sa vue sur le métier, tira l’aiguille avec prestesse, et de longtemps ne releva sa tête, qui semblait lui être devenue trop lourde à porter. La mère était-elle trop sévère pour sa fille, et jugeait-elle cette sévérité nécessaire? Était-elle jalouse de la beauté d’Hélène, avec qui elle pouvait rivaliser encore, mais en déployant tous les prestiges de la toilette? Ou la fille avait-elle surpris, comme beaucoup de filles quand elles deviennent clairvoyantes, des secrets que cette femme, en apparence si religieusement fidèle à ses devoirs, croyait avoir ensevelis dans son coeur aussi profondément que dans une tombe?”

Dans certains esprits, les fautes prennent les proportions du crime; l’imagination réagit alors sur la conscience; souvent alors les jeunes filles exagèrent la punition en raison de l’étendue qu’elles donnent aux forfaits. Hélène paraissait ne se croire digne de personne. Un secret de sa vie antérieure, un accident peut-être, incompris d’abord, mais développé par les susceptibilités de son intelligence sur laquelle influaient les idées religieuses, semblait l’avoir depuis peu comme dégradée romanesquement à ses propres yeux. Ce changement dans sa conduite avait commencé le jour où elle avait lu, dans la récente traduction des théâtres étrangers, la belle tragédie de Guillaume Tell, par Schiller.” “Devenue humble, pieuse et recueillie, Hélène ne souhaitait plus d’aller au bal. Jamais elle n’avait été si caressante pour son père, surtout quand la marquise n’était pas témoin de ses cajoleries de jeune fille. Néanmoins, s’il existait du refroidissement dans l’affection d’Hélène pour sa mère, il était si finement exprimé, que le général ne devait pas s’en apercevoir, quelque jaloux qu’il pût être de l’union qui régnait dans sa famille. Nul homme n’aurait eu l’oeil assez perspicace pour sonder la profondeur de ces deux coeurs féminins: l’un jeune et généreux, l’autre sensible et fier; le premier, trésor d’indulgence; le second, plein de finesse et d’amour. Si la mère contristait sa fille par un adroit despotisme de femme, il n’était sensible qu’aux yeux de la victime. Au reste, l’événement seulement fit naître ces conjectures toutes insolubles. Jusqu’à cette nuit, aucune lumière accusatrice ne s’était échappée de ces deux âmes; mais entre elles et Dieu certainement il s’élevait quelque sinistre mystère.

Gustave, ajouta-t-il en se tournant vers son fils, je ne t’ai donné ce livre qu’à la condition de le quitter à dix heures; tu aurais dû le fermer toi-même à l’heure dite et t’aller coucher comme tu me l’avais promis. Si tu veux être un homme remarquable, il faut faire de ta parole une seconde religion, et y tenir comme à ton honneur. Fox, un des plus grands orateurs de l’Angleterre, était surtout remarquable par la beauté de son caractère. La fidélité aux engagements pris est la principale de ses qualités.”

(…) Je ne reconnais à personne le droit de me plaindre, de m’absoudre ou de me condamner. Je dois vivre seul. Allez, mon enfant, ajouta-t-il avec un geste de souverain, je reconnaîtrais mal le service que me rend le maître de cette maison, si je laissais une seule des personnes qui l’habitent respirer le même air que moi. Il faut me soumettre aux lois du monde.

Cette dernière phrase fut prononcée à voir basse. En achevant d’embrasser par sa profonde intuition les misères que réveilla cette idée mélancolique, il jeta sur Hélène un regard de serpent, et remua dans le coeur de cette singulière jeune fille un monde de pensées encore endormi chez elle. Ce fut comme une lumière qui lui aurait éclairé des pays inconnus. Son âme fut terrassée, subjuguée, sans qu’elle trouvât la force de se défendre contre le pouvoir magnétique de ce regard, quelque involontairement lancé qu’il fût.

Honteuse et tremblante, elle sortit et ne revint au salon qu’un instant avant le retour de son père, en sorte qu’elle ne put rien dire à sa mère.

Le marquis et sa fille, certains d’avoir enfermé l’assassin de monsieur de Mauny, attribuèrent ces mouvements à une des femmes, et ne furent pas étonnés d’entendre

ouvrir les portes de la pièce qui précédait le salon. Tout à coup le meurtrier apparut au milieu d’eux. La stupeur dans laquelle le marquis était plongé, la vive curiosité de la mère et l’étonnement de la fille lui ayant permis d’avancer presque au milieu du salon, il dit au général d’une voix singulièrement calme et mélodieuse: – Monseigneur, les deux heures vont expirer.”

Au mot d’assassin, la marquise jeta un cri. Quant à Hélène, ce mot sembla décider de sa vie, son visage n’accusa pas le moindre étonnement. Elle semblait avoir attendu cet homme. Ses pensées si vastes eurent un sens. La punition que le ciel réservait à ses fautes éclatait. Se croyant aussi criminelle que l’était cet homme, la jeune fille le regarda d’un oeil serein : elle était sa compagne, sa soeur. Pour elle, un commandement de Dieu se manifestait dans cette circonstance. Quelques années plus tard, la raison aurait fait justice de ses remords ; mais en ce moment ils la rendaient insensée. L’étranger resta immobile et froid. Un sourire de dédain se peignit dans ses traits et sur ses larges lèvres rouges.”

Ah ! ma fille?… dit la marquise à voix basse mais de manière à ce que son mari l’entendît. Hélène, vous mentez à tous les principes d’honneur, de modestie, de vertu, que j’ai tâché de développer dans votre coeur. Si vous n’avez été que mensonge jusqu’à cette heure fatale, alors vous n’êtes point regrettable. Est-ce la perfection morale de cet inconnu qui vous tente? serait-ce l’espèce de puissance nécessaire aux gens qui commettent un crime?… Je vous estime trop pour supposer…

Oh! supposez tout, madame, répondit Hélène d’un ton froid.

(…) Voyons, es-tu jalouse de notre affection pour tes frères ou ta jeune soeur? As-tu dans l’âme un chagrin d’amour? Es-tu malheureuse ici? Parle? explique-moi les raisons qui te poussent à laisser ta famille, à l’abandonner, à la priver de son plus grand charme, à quitter ta mère, tes frères, ta petite soeur.

Mon père, répondit-elle, je ne suis ni jalouse ni amoureuse de personne, pas même de votre ami le diplomate, monsieur de Vandenesse.”

Savons-nous jamais, dit-elle en continuant, à quel être nous lions nos destinées? Moi, je crois en cet homme.

Enfant, dit le général en élevant la voix, tu ne songes pas à toutes les souffrances qui vont t’assaillir.

Je pense aux siennes…

Quelle vie! dit le père.

Une vie de femme, répondit la fille en murmurant.

Vous êtes bien savante, s’écria la marquise en retrouvant la parole.

Madame, les demandes me dictent les réponses ; mais, si vous le désirez, je parlerai plus clairement.

Dites tout, ma fille, je suis mère. Ici la fille regarda la mère, et ce regard fit faire une pause à la marquise.

Soit! mon père, répondit-elle avec un calme désespérant, j’y mourrai. Vous n’êtes comptable de ma vie et de son âme qu’à Dieu.

Que seja, papai!, respondeu Helèna, com uma calma que soava desesperante para seus pais: eu definharei. Você não é responsável por minha vida nem pela alma dele senão perante o Senhor.

L’hospitalité que je vous ai donnée me coûte cher, s’écria le général en se levant. Vous n’avez tué, tout à l’heure, qu’un vieillard; ici, vous assassinez toute une famille. Quoi qu’il arrive, il y aura du malheur dans cette maison.

Et si votre fille est heureuse? demanda le meurtrier en regardant fixement le militaire.

Vous qu’un meurtrier n’épouvante pas, ange de miséricorde, dit-il, venez, puisque vous persistez à me confier votre destinée.

Par où vont-ils? s’écria le général en écoutant les pas des deux fugitifs. – Madame, reprit-il en s’adressant à sa femme, je crois rêver: cette aventure me cache un mystère. Vous devez le savoir.

La marquise frissonna.

À sept heures du matin, les recherches de la gendarmerie, du général, de ses gens et des voisins avaient été inutiles. Le chien n’était pas revenu. Harassé de fatigue, et déjà vieilli par le chagrin, le marquis rentra dans son salon, désert pour lui, quoique ses trois autres enfants y fussent.”

* * *

La terrible nuit de Noël, pendant laquelle le marquis et sa femme eurent le malheur de perdre leur fille aînée sans avoir pu s’opposer à l’étrange domination exercée par son ravisseur involontaire, fut comme un avis que leur donna la fortune. La faillite d’un agent de change ruina le marquis. Il hypothéqua les biens de sa femme pour tenter une spéculation dont les bénéfices devaient restituer à sa famille toute sa première fortune; mais cette entreprise acheva de le ruiner. Poussé par son désespoir à tout tenter, le général s’expatria. Six ans s’étaient écoulés depuis son départ. Quoique sa famille eût rarement reçu de ses nouvelles, quelques jours avant la reconnaissance de l’indépendance des républiques américaines par l’Espagne, il avait annoncé son retour.”

Un beau jour, un vent frais, la vue de la patrie, une mer tranquille, un bruissement mélancolique, un joli brick solitaire, glissant sur l’océan comme une femme qui vole à un rendez-vous, c’était un tableau plein d’harmonies, une scène d’où l’âme humaine pouvait embrasser d’immuables espaces, en partant d’un point où tout était mouvement. Il y avait une étonnante opposition de solitude et de vie, de silence et de bruit, sans qu’on pût savoir où était le bruit et la vie, le néant et le silence; aussi pas une voix humaine ne rompait-elle ce charme céleste. Le capitaine espagnol, ses matelots, les Français restaient assis ou debout, tous plongés dans une extase religieuse pleine de souvenirs.” “Cependant, de temps en temps, le vieux passager, appuyé sur le bastingage, regardait l’horizon avec une sorte d’inquiétude. Il y avait une défiance du sort écrite dans tous ses traits, et il semblait craindre de ne jamais toucher assez vite la terre de France. Cet homme était le marquis. La fortune n’avait pas été sourde aux cris et aux efforts de son désespoir. Après 5 ans de tentatives et de travaux pénibles, il s’était vu possesseur d’une fortune considérable. Dans son impatience de revoir son pays et d’apporter le bonheur à sa famille, il avait suivi l’exemple de quelques négociants français de la Havane, en s’embarquant avec eux sur un vaisseau espagnol en charge pour Bordeaux. Néanmoins son imagination, lassée de prévoir le mal, lui traçait les images les plus délicieuses de son bonheur passé. En voyant de loin la ligne brune décrite par la terre, il croyait contempler sa femme et ses enfants. Il était à sa place, au foyer, et s’y sentait pressé, caressé. Il se figurait Moïna, belle, grandie, imposante comme une jeune fille. Quand ce tableau fantastique eut pris une sorte de réalité, des larmes roulèrent dans ses yeux; alors, comme pour cacher son trouble, il regarda l’horizon humide, opposé à la ligne brumeuse qui annonçait la terre.

C’est lui, dit-il, il nous suit.

Qu’est-ce? s’écria le capitaine espagnol.

Un vaisseau, reprit à voix basse le général.

Je l’ai déjà vu hier, répondit le capitaine Gomez. Il contempla le Français comme pour l’interroger. – Il nous a toujours donné la chasse, dit-il alors à l’oreille du général.

Et je ne sais pas pourquoi il ne nous a jamais rejoints, reprit le vieux militaire, car il est meilleur voilier que votre damné Saint-Ferdinand.

Il aura eu des avaries, une voie d’eau.

Il nous gagne, s’écria le Français.

C’est un corsaire colombien, lui dit à l’oreille le capitaine. Nous sommes encore à 6 lieues de terre, et le vent faiblit.

Il ne marche pas, il vole, comme s’il savait que dans 2 heures sa proie lui aura échappé. Quelle hardiesse!

Lui? s’écria le capitaine. Ah! il ne s’appelle pas l’Othello sans raison. Il a dernièrement coulé bas une frégate espagnole, et n’a cependant pas plus de 30 canons! Je n’avais peur que de lui, car je n’ignorais pas qu’il croisait dans les Antilles… – Ah! ah! reprit-il après une pause pendant laquelle il regarda les voiles de son vaisseau, le vent s’élève, nous arriverons. Il le faut, le Parisien serait impitoyable.

Lui aussi arrive! répondit le marquis.”

Pourquoi vous désoler? reprit le général. Tous vos passagers sont Français, ils ont frété votre bâtiment. Ce corsaire est un Parisien, dites=vous; hé bien, hissez pavillon blanc, et…

Et il nous coulera, répondit le capitaine. N’est-il pas, suivant les circonstances, tout ce qu’il faut être quand il veut s’emparer d’une riche proie?

Ah! si c’est un pirate!

Pirate! dit le matelot d’un air farouche. Ah! il est toujours en règle, ou sait s’y mettre.

Le Saint-Ferdinand portait en piastres 4 millions, qui composaient la fortune de 5 passagers, et celle du général était de 1,1 million francs. Enfin l’Othello, qui se trouvait alors à 10 portées de fusil, montra distinctement les gueules menaçantes de 12 canons prêts à faire feu.”

Il avait sur la tête, pour se garantir du soleil, un chapeau de feutre à grands bords, dont l’ombre lui cachait le visage.”

Le général se croyait sous la puissance d’un songe, quand il se trouva les mains liées et jeté sur un ballot comme s’il eût été lui-même une marchandise. Une conférence avait lieu entre le corsaire, son lieutenant et l’un des matelots qui paraissait remplir les fonctions de contremaître. Quand la discussion, qui dura peu, fut terminée, le matelot

siffla ses hommes, sur un ordre qu’il leur donna, ils sautèrent tous sur le Saint-Ferdinand, grimpèrent dans les cordages, et se mirent à le dépouiller de ses vergues, de ses voiles, de ses agrès, avec autant de prestesse qu’un soldat déshabille sur le champ de bataille un camarade mort dont les souliers et la capote étaient l’objet de sa convoitise.”

Les corsaires regardaient avec une curiosité malicieuse les différentes manières dont ces hommes tombaient, leurs grimaces, leur dernière torture; mais leurs visages ne trahissaient ni moquerie, ni étonnement, ni pitié. C’était pour eux un événement tout simple, auquel ils semblaient accoutumés.”

Ah! brigands, vous ne jetterez pas à l’eau comme une huître un ancien troupier de Napoléon.

En ce moment le général rencontra l’oeil fauve du ravisseur de sa fille. Le père et le gendre se reconnurent tout à coup.”

C’est le père d’Hélène, dit le capitaine d’une voix claire et ferme. Malheur à qui ne le respecterait pas!

Enfin Hélène semblait être la reine d’un grand empire au milieu du boudoir dans lequel son amant couronné aurait rassemblé les choses les plus élégantes de la terre.”

Écoutez, mon père, répondit-elle, j’ai pour amant, pour époux, pour serviteur, pour maître, un homme dont l’âme est aussi vaste que cette mer sans bornes, aussi fertile en douceur que le ciel, un dieu enfin! Depuis sept ans, jamais il ne lui est échappé une parole, un sentiment, un geste, qui pussent produire une dissonance avec la divine harmonie de ses discours, de ses caresses et de son amour. Il m’a toujours regardée en ayant sur les lèvres un sourire ami et dans les yeux un rayon de joie. Là-haut sa voix tonnante domine souvent les hurlements de la tempête ou le tumulte des combats; mais ici elle est douce et mélodieuse comme la musique de Rossini, dont les oeuvres m’arrivent. Tout ce que le caprice d’une femme peut inventer, je l’obtiens. Mes désirs sont même parfois surpassés. Enfin je règne sur la mer, et j’y suis obéie comme peut l’être une souveraine. – Oh! heureuse! reprit-elle en s’interrompant elle-même, heureuse n’est pas un mot qui puisse exprimer mon bonheur. J’ai la part de toutes les femmes! Sentir un amour, un dévouement immense pour celui qu’on aime, et rencontrer dans son coeur, à lui, un sentiment infini où l’âme d’une femme se perd, et toujours! dites, est-ce un bonheur? j’ai déjà dévoré mille existences. Ici je suis seule, ici je commande. Jamais une créature de mon sexe n’a mis le pied sur ce noble vaisseau, où Victor est toujours à quelques pas de moi. – Il ne peut pas aller plus loin de moi que de la poupe à la proue, reprit-elle avec une fine expression de malice. Sept ans! un amour qui résiste pendant sept ans à cette perpétuelle joie, à cette épreuve de tous les instants, est-ce l’amour? Non! oh! non, c’est mieux que tout ce que je connais de la vie… le langage humain manque pour exprimer un bonheur céleste.

Un torrent de larmes s’échappa de ses yeux enflammés. Les quatre enfants jetèrent alors un cri plaintif, accoururent à elle comme des poussins à leur mère, et l’aîné frappa le général en le regardant d’un air menaçant.

Abel, dit-elle, mon ange, je pleure de joie.

(…)

Tu ne t’ennuies pas? s’écria le général étourdi par la réponse exaltée de sa fille.

Si, répondit-elle, à terre quand nous y allons; et encore ne quitté-je jamais mon mari.

Mais tu aimais les fêtes, les bals, la musique!

La musique, c’est sa voix; mes fêtes, c’est les parures que j’invente pour lui. Quand une toilette lui plaît, n’est-ce pas comme si la terre entière m’admirait! Voilà seulement pourquoi je ne jette pas à la mer ces diamants, ces colliers, ces diadèmes de pierreries, ces richesses, ces fleurs, ces chefs-d’oeuvre des arts qu’il me prodigue en me disant: – Hélène, puisque tu ne vas pas dans le monde, je veux que le monde vienne à toi.

Mais sur ce bord il y a des hommes, des hommes audacieux, terribles, dont les passions…

Je vous comprends, mon père, dit-elle em souriant. Rassurez-vous. Jamais impératrice n’a été environnée de plus d’égards que l’on ne m’en prodigue. Ces gens-là sont superstitieux, ils croient que je suis le génie tutélaire de ce vaisseau, de leurs entreprises, de leurs succès. Mais c’est lui qui est leur dieu! Un jour, une seule fois, un matelot me manqua de respect… em paroles, ajouta-t-elle en riant. Avant que Victor eût pu l’apprendre, les gens de l’équipage le lancèrent à la mer malgré le pardon que je lui accordais. Ils m’aiment comme leur bon ange, je les soigne dans leurs maladies, et j’ai eu le bonheur d’en sauver quelques-uns de la mort em les veillant avec une persévérance de femme. Ces pauvres gens sont à la fois des géants et des enfants.

(…)

Et tes enfants?

Ils sont fils de l’Océan et du danger, ils partagent la vie de leurs parents… Notre existence est une, et ne se scinde pas. Nous vivons tous de la même vie, tous inscrits sur la même page, portés par le même esquif, nous le savons.

Le vieux militaire sentit toutes ces choses, et comprit aussi que sa fille n’abandonnerait jamais une vie si large, si féconde en contrastes, remplie par un amour si vrai; puis, si elle avait une fois goûté le péril sans en être effrayée, elle ne pouvait plus revenir aux petites scènes d’un monde mesquin et borné.”

Général, dit le corsaire d’une voix profonde, je me suis fait une loi de ne jamais rien distraire du butin. Mais il est hors de doute que ma part sera plus considérable que ne l’était votre fortune. Permettez-moi de vous la restituer en autre monnaie…

Il prit dans le tiroir du piano une masse de billets de banque, ne compta pas les paquets, et présenta un million au marquis.”

Or, à moins que vous ne soyez séduit par les dangers de notre vie bohémienne, par les scènes de l’Amérique méridionale, par nos nuits des tropiques, par nos batailles, et par le plaisir de faire triompher le pavillon d’une jeune nation, ou le nom de Simon Bolivar, il faut nous quitter… Une chaloupe et des hommes dévoués vous attendent. Espérons une troisième rencontre plus complètement heureuse…

Victor, je voudrais voir mon père encore un moment, dit Hélène d’un ton boudeur.”

Hélène, reprit le vieillard en la regardant avec attention, ne dois-je plus te revoir? Ne saurai-je donc jamais à quel motif ta fuite est due?

Ce secret ne m’appartient pas, dit-elle d’un ton grave. J’aurais le droit de vous l’apprendre, peut-être ne vous le dirais-je pas encore. J’ai souffert pendant dix ans des maux inouïs…

Soyez toujours heureux! s’écria le grandpère en s’élançant sur le tillac.

L’Othello était loin; la chaloupe s’approchait de terre; le nuage s’interposa entre cette frêle embarcation et le brick. La dernière fois que le général aperçut sa fille, ce fut à travers une crevasse de cette fumée ondoyante. Vision prophétique! Le mouchoir blanc, la robe se détachaient seuls sur ce fond de bistre. Entre l’eau verte et le ciel bleu, le brick ne se voyait même pas. Hélène n’était plus qu’un point imperceptible, une ligne déliée, gracieuse, un ange dans le ciel, une idée, un souvenir.”

* * *

Et aussitôt la marquise monta chez l’inconnue sans penser au mal que sa vue pouvait faire à cette femme dans un moment où on la disait mourante, car elle était encore en deuil. La marquise pâlit à l’aspect de la mourante. Malgré les horribles souffrances qui avaient altéré la belle physionomie d’Hélène, elle reconnut sa fille aînée. À l’aspect d’une femme vêtue de noir, Hélène se dressa sur son séant, jeta un cri de terreur, et retomba lentement sur son lit, lorsque, dans cette femme, elle retrouva sa mère.

Ma fille! dit madame d’Aiglemont, que vous faut-il? Pauline!… Moïna!…

elle oublia qu’Hélène était un enfant conçu jadis dans les larmes et le désespoir, l’enfant du devoir, un enfant qui avait été cause de ses plus grands malheurs; elle s’avança doucement vers sa fille aînée, en se souvenant seulement qu’Hélène la première lui avait fait connaître les plaisirs de la maternité. Les yeux de la mère étaient pleins de larmes; et, em embrassant sa fille, elle s’écria: – Hélène! ma fille…”

Exaspérée par le malheur, la veuve du marin, qui venait d’échapper à un naufrage en ne sauvant de toute sa belle famille qu’un enfant, dit d’une voix horrible à sa mère: – Tout ceci est votre ouvrage! si vous eussiez été pour moi ce que…”

Tout est inutile, reprit Hélène. Ah! pourquoi ne suis-je pas morte à seize ans, quand je voulais me tuer! Le bonheur ne se trouve jamais en dehors des lois…

* * *

LA FEMME DE SOIXANTE ANS (Epílogo)

La vieille dame si matinale était la marquise d’Aiglemont, mère de madame de Saint-Héreen, à qui ce bel hôtel appartenait. La marquise s’en était privée pour sa fille, à qui elle avait donné toute sa fortune, en ne se réservant qu’une pension viagère. La comtesse Moïna de Saint-Héreen était le dernier enfant de madame d’Aiglemont. Pour lui faire épouser l’héritier d’une des plus illustres maisons de France, la marquise avait tout sacrifié. Rien n’était plus naturel: elle avait successivement perdu deux fils; l’un, Gustave marquis d’Aiglemont, était mort du choléra; l’autre, Abel, avait succombé devant Constantinople. Gustave laissa des enfants et une veuve. Mais l’affection assez tiède que madame d’Aiglemont avait portée à ses deux fils s’était encore affaiblie en passant à ses petitsenfants. Elle se comportait poliment avec madame d’Aiglemont la jeune: mais elle s’en tenait au sentiment superficiel que le bon goût et les convenances nous prescrivent de témoigner à nos proches. La fortune de ses enfants morts ayant été parfaitement réglée, elle avait réservé pour sa chère Moïna ses économies et ses biens propres. Moïna, belle et ravissante depuis son enfance, avait toujours été pour madame d’Aiglemont l’objet d’une de ces prédilections innées ou involontaires chez les mères de famille; fatales sympathies qui semblent inexplicables, ou que les observateurs savent trop bien expliquer. La charmante figure de Moïna, le son de voix de cette fille chérie, ses manières, sa démarche, sa physionomie, ses gestes, tout en elle réveillait chez la marquise les émotions les plus profondes qui puissent animer, troubler ou charmer le coeur d’une mère. Le principe de sa vie présente, de sa vie du lendemain, de sa vie passée, était dans le coeur de cette jeune femme, où elle avait jeté tous ses trésors. Moïna avait heureusement survécu à 4 enfants, ses aînés. Madame d’Aiglemont avait en effet perdu, de la manière la plus malheureuse, disaient les gens du monde, une fille charmante dont la destinée était presque inconnue, et un petit garçon, enlevé à cinq ans par une horrible catastrophe [pas Gustave?].

Le monde aurait pu demander à la marquise un compte sévère de cette insouciance et de cette prédilection; mais le monde de Paris est entraîné par un tel torrent d’événements, de modes, d’idées nouvelles, que toute la vie de madame d’Aiglemont devait y être en quelque sorte oubliée. Personne ne songeait à lui faire un crime d’une froideur, d’un oubli qui n’intéressait personne, tandis que sa vive tendresse pour Moïna intéressait beaucoup de gens, et avait toute la sainteté d’un préjugé.”

que ne pardonne-t-on pas aux vieillards lorsqu’ils s’effacent comme des ombres et ne veulent plus être qu’un souvenir?”

Enfin, peut-être ne doit-on jamais prononcer qui a tort ou raison de l’enfant ou de la mère. Entre ces deux coeurs, il n’y a qu’un seul juge possible. Ce juge est Dieu! Dieu qui, souvent, assied sa vengeance au sein des familles, et se sert éternellement des enfants contre les mères, des pères contre les fils, des peuples contre les rois, des princes contre les nations, de tout contre tout; remplaçant dans le monde moral les sentiments par les sentiments comme les jeunes feuilles poussent les vieilles au printemps; agissant en vue d’un ordre immuable, d’un but à lui seul connu. Sans doute, chaque chose va dans son sein, ou, mieux encore, elle y retourne.”

Elle était un de ces types qui, entre mille physionomies dédaignées parce qu’elles sont sans caractère, vous arrêtent un moment, vous font penser (…) Le visage glacé de madame d’Aiglemont était une de ces poésies terribles, une de ces faces répandues par milliers dans la divine Comédie de Dante Alighieri.”

La figure d’une jeune femme a le calme, le poli, la fraîcheur de la surface d’un lac. La physionomie des femmes ne commence qu’à trente ans.”

une tête de vieille femme n’appartient plus alors ni au monde qui, frivole, est effrayé d’y apercevoir la destruction de toutes les idées d’élégance auxquelles il est habitué ni aux artistes vulgaires qui n’y découvrent rien; mais aux vrais poètes, à ceux qui ont le sentiment d’un beau indépendant de toutes les conventions sur lesquelles reposent tant de préjugés en fait d’art et de beauté.”

Les peintres ont des couleurs pour ces portraits, mais les idées et les paroles sont impuissantes pour les traduire fidèlement”

Ces souffrances sans cesse refoulées avaient produit à la longue je ne sais quoi de morbide en cette femme. Sans doute quelques émotions trop violentes avaient physiquement altéré ce coeur maternel, et quelque maladie, un anévrisme peut-être, menaçait lentement cette femme à son insu. Les peines vraies sont en apparence si tranquilles dans le lit profond qu’elles se sont fait, où elles semblent dormir, mais où elles continuent à corroder l’âme comme cet épouvantable acide qui perce le cristal! En ce moment deux larmes sillonnèrent les joues de la marquise, et elle se leva comme si quelque réflexion plus poignante que toutes les autres l’eût vivement blessée. Elle avait sans doute jugé l’avenir de Moïna. Or, en prévoyant les douleurs qui attendaient sa fille, tous les malheurs de as propre vie lui étaient retombés sur le coeur.

          La situation de cette mère sera comprise em expliquant celle de sa fille.”

Elle savait d’avance que Moïna n’écouterait aucun de ses sages avertissements; elle n’avait aucun pouvoir sur cette âme, de fer pour elle et toute moelleuse pour les autres. Sa tendresse l’eût portée à s’intéresser aux malheurs d’une passion justifiée par les nobles qualités du séducteur, mais sa fille suivait un mouvement de coquetterie; et la marquise méprisait le comte Alfred de Vandenesse, sachant qu’il était homme à considérer sa lutte avec Moïna comme une partie d’échecs.” “le marquis de Vandenesse, père d’Alfred”

Le sentiment maternel est si large dans les coeurs aimants qu’avant d’arriver à l’indifférence une mère doit mourir ou s’appuyer sur quelque grande puissance, la religion ou l’amour.”

Ce sourire prouvait à cette jeune parricide que le coeur d’une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon.”

14 anos investidos no livro

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PAIDEIA

Por que será que nos outonos tropicais sempre me sinto em primaveras e nas primaveras pareço estar em pleno e solene outono europeu? Vosso verão seria meu inverno, meu retiro gelado o vosso calor e fastio existencial? Rafael O Europeu. Será que o índio e o negro, falando sério, homericamente falando, e não como eugenista, têm mesmo algum valor e pesam nessa balança? Em poucas palavras, o meu destino é o mesmo do homem branco autêntico? Então por que eu só nasci depois que ele já havia morrido há alguns séculos? Arianismos não passam de circos turbulentos e charlatães a invadirem a cidade que, languescente, implora por qualquer horror ou alvoroço.

Ah, sinceramente!… O que é o Homem, sr. Drácula? Que são Reis, um Rei pode responder? Não, porque não és homem, és pálido demais para isso. O homem só entra para a História se se torna rei. Para tanto, não pode nascer coroado. O rei não está nu, pois nu adveio o homem. Um homem, um homem, não dois, é um amontoado, não dois, de educação. Sheroísmo, Xintoísmo… Pílula de encolher. Botão para crescer. Tudo começa no enxame de abelhas. Com operários e zangões, zero Ziegfrieds… Até despontarem os primeiros HérculesAquiles escolhidos… Se eles se vão – e eles se vão – a humanidade também (es)vai…

Aqui salta. Onde é Ítaca?

Por que me ludibriaste e me fascinaste esse tempo todo?

Tu és drone para meus ouvidos, eu, porém, reafirmo: embora alguém me tenha por filho, sou originariamente o Ser-sem-Pai.

Vai com Férias, meu amigo pederasta, pois temos muitos verões-invernos e trabalhos de cigarra pela frente!

“AS NOVAS AVENTURAS DE ROBINSON CRUSOE; Sendo a Segunda e Última Parte de Sua Vida, E Contando as Estranhezas e Surpresas de Suas Viagens por Três Cantos do Mundo.” – VERSÃO CONDENSADA EM 177 (183) PARÁGRAFOS – Tradução inédita para o português, com a adição de comentários e notas explicativas, de Rafael A. Aguiar

Confira a 1ª parte das atribulações do marinheiro Robinson Crusoe pela América Central, também de modo condensado e em português, no post do Seclusão de 06-06-18 em https://seclusao.art.blog/2018/06/06/a-vida-e-as-aventuras-de-robinson-crusoe-em-291-293-paragrafos-traducao-inedita-para-o-portugues-com-a-adicao-de-comentarios-e-notas-de-rafael-a-aguiar/.

Edição-base: Seeley, Service & Co., David Price, 1919. Original grátis em Gutenberg.org. O escritor original do livro chama-se Daniel Defoe. Esta é, como deixei explícito acima, a continuação de “A Vida e As Aventuras de Robinson Crusoe”.

DISCRETO GLOSSÁRIO DE UMA PALAVRA, ÚNICO PARÁGRAFO EM INGLÊS QUE VOCÊS LERÃO NESTE ARTIGO

Huguenots: “a French Protestant of the 16th and 17th centuries. Largely Calvinist, the Huguenots suffered severe persecution at the hands of the Catholic majority, and many thousands emigrated from France. ORIGIN: French, alteration (by association with the name of a Geneva burgomaster, Besançon Hugues) of eiguenot, from Dutch eedgenot, from Swiss German Eidgenoss <confederate>, from Eid <oath> + Genoss <associate>.” Oxford Dictionary of English

TRADUÇÃO DOS PRINCIPAIS TRECHOS DA OBRA

1

Aquele provérbio natal, que não cansam de repetir na Grã-Bretanha, a saber, <Gênio e figura, até à sepultura>¹, nunca fez tanto sentido quanto em minha própria Biografia.

Qualquer um admitiria que depois de 35 anos de aflições, e uma seqüência de circunstâncias infelizes, que poucos homens, se é que algum antes, vieram a sofrer, e depois de quase 8 anos de paz e tranqüilidade em sua plenitude; amadurecido, e à ocasião justamente em que tudo me era ponderável graças a minha experiência de vida, cônscio do que é que constitui verdadeiramente a existência e a rotina de um homem feliz e qual é o lugar do homem devoto; eu dizia, qualquer um sabedor desses detalhes admitiria que aquele meu temperamento nômade descrito no meu primeiro livro e a propensão a aventuras inconseqüentes deviam estar agora cortados pela raiz, sem qualquer reminiscência, permitindo a este corpo velho, de 61, repousar no seu lar, podendo contar mas não reviver tais histórias e peripécias.

Aliás, vou além ainda, e digo que mesmo sem o peso da idade meus motivos para aventuras estavam extintos, agora que não tinha mais riquezas que caçar; não havia nada que eu não pudesse obter mais facilmente: se ganhasse 10 mil libras, isso não me tornaria mais rico; eu já possuía mais do que o suficiente para mim e meus entes queridos; fora que o que eu já tinha crescia sozinho, a olhos vistos; sem uma prole numerosa, fato é que eu nem mesmo conseguia gastar tudo que lucrava mesmo se eu tentasse viver da forma mais luxuriosa possível, porque só pessoas de famílias numerosas e cheias de serviçais o conseguem com alto grau de certeza; também não era materialista nem hedonista, aliás, nunca tivera essas inclinações; em suma, eu não tinha o que fazer da vida senão descansar e ficar ocioso, desfrutando de tudo o que eu tinha, contemplando, enquanto isso, toda essa riqueza se multiplicar diariamente ainda mais. (…) portanto, se esse impulso vital de querer ir para o exterior ainda existia em mim, é porque não passava de um mal crônico, de uma doença. Se tenho de justificar de forma mais mundana, talvez fosse minha ânsia de rever minha plantation inaugurada na ilha, e o estado da colônia equatorial, o que atormentava minha cabeça. Sonhava muitas vezes com isso, e me perdia em especulações e exercícios imaginativos, ao longo do dia: era minha obsessão predominante, e todo meu pensar se exercitava tão ativamente nessa <gestão do negócio da ilha> que, me diziam, eu falava dormindo; duvido que esse mal tivesse cura: na verdade ele passou a se manifestar de forma tão violenta que minhas intenções prorrompiam sem aviso em meus discursos, a princípio ocasionalmente, depois amiúde; a ponto de fazer-me soar cansativo e monótono, porque qualquer conversação acabava sempre tomando a mesma direção; eu me tornara um impertinente, a contragosto! E, o pior de tudo, podia percebê-lo claramente…”

¹ Optei por uma tradução mais conservadora do provérbio. Outras alternativas poderiam ser: “Pau que nasce torto morre torto”; “Mania de moço, uma vez velho, não se conserta mais”, “Caráter e aparência são um só, desde o nascimento até o dia da nossa morte”, “Do destino não se escapa”, etc.

2

minha esposa, que obviamente notou o fato, uma vez chamou minha atenção com severidade, e disse que por trás desse comportamento involuntário e incontrolável devia haver algo maior, um segredo, um poder sobrenatural ou da Providência sobre minha pessoa, que me determinara de antemão a seguir meu caminho, i.e., voltar; e ela confessou que, a despeito do desagrado pessoal, nada me obstava de cumprir meus desígnios, que se Deus chamava, eu não tinha por que recusar por conta de ter mulher e filhos.”

3

<Seja franca, querida,> tomei coragem para dizer; <você deseja minha partida?> – <Não,> retrucou ela visivelmente alterada, <É a última coisa que eu desejaria; mas se você estiver determinado a ir,> emendou, <e se eu constituir o único obstáculo a sua viagem, não tema, pois irei consigo: mesmo que considere isso muito precipitado para alguém da sua idade, e da sua condição, se tiver de ser, será,> começando a chorar, <mas não consigo deixá-lo; porque se for um decreto dos Céus e uma missão que você tem de cumprir, não há o que fazer; e se os Céus decretam-no, Ele também fará da sua missão a minha, e me aproveitará como bem entender, porque somos um só>.

Esse desabafo sensibilizante de minha mulher me trouxe de volta à razão, e comecei a considerar lucidamente o que estava prestes a fazer; corrigi de pronto meus modos dispersos e irrequietos, e empreendi uma luta encardida comigo mesmo para retomar o controle; depois de quase 3 décadas, eu não tinha a menor obrigação de voltar lá, e não foram anos dourados, devo relembrar, mas de tédio e dor, e desastres, e Deus direcionou tudo para acabar bem, a despeito de tudo; quão louco tem de ser um idoso rico para, depois do sonhado regresso, ir de novo de encontro a Caríbdis, coisa que até se perdoa em corações jovens e na mente ambiciosa dos pobretões?

4

comprei uma pequena fazenda no condado de Bedford, no Leste da Inglaterra, decidido a viver ali toda minha aposentadoria. Minha casa era cômoda o suficiente, e a terra era do jeito que eu queria: se cultivada, podia ser bem melhorada; o que eu queria era algo que me fizesse me sentir ocupado e ativo, administrando plantações e culturas (…) pois bem, alojei-me, trouxe comigo minha família, comprei arados, rastelos, carroça, bestas de carga, vacas, ovelhas, e, doando-me com compromisso, logo me tornei <senhor desta terra>, como se não fosse um bilionário, em não mais do que meio ano. Minha mentalidade se tornou a mentalidade de um perfeito homem do campo, sem espaço para mais cogitações que lidar com meus empregados, aperfeiçoar a terra, cercá-la, preparar mudas, fazer podas, etc.; e eu vivia, pelo menos assim pensava, a mais deliciosa das existências que a natureza era capaz de oferecer, ou que um homem, nascido para as desgraças do mundo lá fora, podia finalmente encontrar.”

5

Agora sim eu me achava enquadrado naquela condição mediana de vida de que meu pai tanto falava, algo parecido com o que o poeta bucólico descreve como o ideal campesino:–

<Livre de vícios, livre de preocupações,

A velhice não traz dores, nem a mocidade tentações.>

Mas, no meio de toda essa felicidade, um golpe da invisível Providência me desarranjou de novo”

6

Esse golpe, essa porrada, foi a perda da minha mulher. (…) Ela fez mais por mim e pelo meu gênio errante do que as lágrimas de uma mãe, os conselhos de um pai, os alertas de amigos, ou do que minha própria razão poderiam ter feito.”

7

Quando ela se foi, o mundo todo me pareceu esquisito. Eu era nesse novo mundo tão forasteiro quanto eu fui nos Brasis, quando lá desembarquei pela primeira vez; e me sentia na mesma solidão, exceto pela assistência dos meus servos, da minha remota ilha. Não sabia mais o que pensar ou fazer. Via o mundo ocupado demais em outras coisas: uma parte batalhando o próprio pão, outra esbanjando-o em vis excessos ou prazeres vãos, mas sem dúvida ambas as partes no mesmo nível de miséria, posto que no fim ninguém conseguia cumprir seus objetivos; os hedonistas sofriam diariamente de seus vícios; e só o que faziam era acumular material para novas tristezas e futuros arrependimentos; e os trabalhadores gastavam toda sua energia na labuta cotidiana pela manutenção da energia vital, que ironia: todos vivendo num círculo sem-fim de tristeza, tarefas inúteis, sem recompensas que justificassem os próprios esforços.”

8

certamente havia alguma razão e um propósito superior na vida para tudo isso que ocorria, fosse algo que se devesse possuir, ou algo que fizesse sentido almejar continuamente, desse lado de cá da cova.”

9

todos os entretenimentos pueris da minha fazenda, do meu jardim, do meu rebanho, e da minha família, que anteriormente me possuíam completamente, já nada eram para mim, haviam se tornado insípidos, e eram enfim como música para um homem surdo, ou como comida para alguém sem o sentido do paladar. Eu simplesmente me resolvi a deixar minha casa e o sedentarismo, abandonar minha fazendinha e regressar a Londres; mesmo demorando alguns meses, prometi-o e cumpri-o.”

10

Nada pode ser uma prova mais cabal de um Além, de uma outra vida num mundo invisível, do que a coincidência entre causas materiais secundárias e a idéia principal das coisas conforme a formamos ao longo dos anos em nossa mente, relação essa patente somente para nós mesmos, perfeitamente selada em nosso espírito e incomunicável.”

11

Apuramos se tratar de um navio mercante francês de 300 toneladas, partindo de Québec de volta à França. O capitão nos deu um relato detalhado dos apuros de seu navio; como o incêndio principiou na sala do leme pela negligência do condutor; que após o primeiro alerta se imaginou que o problema houvesse sido inteiramente contido; mas não demoraram a descobrir que algumas fagulhas do primeiro fogo atingiram uma parte do navio tão difícil de alcançar que havia se tornado impossível combater as chamas”

12

O luto e o medo são facilmente descritos: suspiros, lágrimas, gemidos, movimentos típicos da cabeça e das mãos, entre outros detalhes fisiológicos que sintetizam suas muitas faces; mas o excesso de alegria, a surpresa causada pela súbita felicidade, encerra milhares de extravagâncias difíceis de captar. Alguns se encontravam às lágrimas; alguns em rompantes de aparente fúria, golpeando-se a si próprios, como se tivessem acabado de escapar da suprema agonia; alguns deliravam, pareciam meros lunáticos; outros corriam pelo navio fazendo muito barulho com os pés, outros crispando as mãos; alguns dançavam, alguns cantavam, alguns davam risada, muitos outros choravam, outros estavam tão perplexos e atônitos que não conseguiriam falar; outros ainda enfermiços, vomitando; muitos estonteados, prestes a desmaiar a qualquer momento; uns poucos, vi ainda, ajoelhavam-se fazendo o sinal da cruz e dando graças a Deus.”

13

Sem dúvida os franceses têm licença para demonstrar maior volatilidade nos nervos, povo mais apaixonado e espirituoso que é, sendo mais vivazes e transparentes que a gente de tantas nações. Não sou filósofo o suficiente para determinar a causa; mas nada do que tenha visto antes se equiparava a isso. Os êxtases sofridos pelo pobre Sexta-Feira, meu confiável selvagem, seriam a segunda cena mais memorável que posso evocar; e a surpresa do capitão e seus dois escudeiros, que resgatei das mãos dos vilões que aportaram na ilha, eis o <bronze> desse pódio; mas, como eu digo, nada pode se comparar a esse momento, nem as expressões de Sexta-Feira nem nada ulterior que me ocorreu.

Essas extravagâncias todas que enumerei, as mais díspares inclusive, não só se reuniam num espaço reduzido num intervalo de tempo realmente curto em todos os rostos que eu podia contemplar como de momento a momento levavam cada qual a um transporte diferente; o mesmo homem que testemunhávamos agora abatido, quase sem sentidos, no instante seguinte deixava a estupidez e a confusão de lado e se punha a dançar e fazer histrionices de bobo-da-côrte; só para, em seguida, ser visto arrancando os cabelos e rasgando as próprias roupas, reunindo os pedaços da veste rasgada sob os próprios pés, e em seguida pulando feito um maníaco; não acabava aí o ciclo, e víamo-lo expulsar as lágrimas comprimidas, depois estontear e nausear, e, caso não prestassem socorros, provavelmente este mesmo homem estaria hoje na cova. E não digo que isso ocorreu com um ou dois, com dez ou 20, mas com a grande maioria desses homens, e, se me lembro bem, nosso cirurgião foi obrigado a fazer a sangria em aproximadamente 30 marinheiros.”

14

se o excesso de contentamento pode desprover o homem da razão num grau tão elevado, o que não poderão as extravagâncias da mente raivosa, irada e instigada?”

15

quiçá o português não pode ser melhor capitão que o turco, se é que não é sempre alguém pior.”

16

Nosso cirurgião ordenou que os homens fervessem a carne enquanto eles permanecessem, mantendo sob vigilância a cozinha, prevenindo que qualquer vítima esfomeada se atirasse sobre alguma carne crua, ou ainda aquém do ponto, e ordenou que fosse dada uma ração módica de cada vez: essas precauções eram necessárias para salvar a vida desses homens, que doutra forma teriam se matado através dessa mesma comida da qual ficaram privados por tantos dias.”

17

Mas foi tudo em vão; se eu não tivesse subido a bordo, e comigo seus próprios comandante e oficiais, com bons conselhos na ponta da língua, e até algumas ameaças de cortar-lhes as refeições, creio que eles teriam arrombado a cozinha de tanto desespero, tirando a carne das brasas impacientemente—“

18

Acontece que a miséria dos pobres passageiros da cabine era de outra natureza, e ainda pior que as outras; no princípio, a companhia náutica tinha tão pouca ração até para si própria que a racionavam ainda mais para essas outras pessoas, nos primeiros dias, até simplesmente negligenciarem-nas totalmente passado algum tempo: o que significa que por 6 ou 7 dias essas pessoas das cabines não tiveram uma migalha de comida, afora que já nos dias da véspera essa alimentação era muito rala. A pobre mãe, que, como os homens relataram, era uma mulher de bom senso e bem-educada, dividiu tudo que podia com tanta afeição por seu filho que por fim não lhe restou nada a não ser jejuar por completo para ainda dar-lhe de comer; quando o nosso colega do navio alcançou o alojamento, ela se encontrava no chão do convés, com as costas contra a parede, entre duas cadeiras, que haviam sido firmemente atadas, e sua cabeça estava mergulhada entre seus ombros como se fôra um cadáver, embora ainda conservasse a vida.”

19

ela morreu na mesma noite. O jovem, que foi salvo ao preço da vida de sua amável genitora, não estava muito afastado dali; estava deitado num leito, estirado, nas últimas. Ele tinha um pedaço de luva velha na boca, tendo devorado o restante do tecido; porém, sendo mais moço e tendo ainda mais energia que sua mãe, o rapaz foi ressuscitado com algum líquido; pouco depois, com 2 ou 3 colheres de sopa de qualquer coisa, ele adoeceu terrivelmente, vindo a vomitar.

Ele já estava sob cuidados e sabíamos que sobreviveria; a questão agora era a coitada da doméstica dessa família: ela também estava estirada sobre o convés, fielmente ao lado de sua senhora, parecendo alguém que sucumbiu a um surto de apoplexia, lutando contra a morte. Seus lábios tinham se desconjuntado; uma de suas mãos estava grudada a uma das pernas da cadeira, e foi incrivelmente difícil fazê-la se soltar; o outro braço estava cruzado sobre a cabeça, os pés juntos, espremidos contra as pernas da mesa da cabine: em síntese, a moça não parecia mais que um cadáver, uma moribunda em transição para o estado vegetativo. Além da fome além da imaginação, a criatura só conseguia delirar sobre a morte, mas o pior era, como nos contaram depois, que sentia um grande pesar pela sua patroa, falecida, que ela vira definhar vagarosamente diante de seus olhos, já há coisa de 2 ou 3 dias, que ela muito amava. Não sabíamos o que fazer com esta pobre garota; quando nosso cirurgião, homem de conhecimento e competência indiscutíveis, com muita aplicação, pô-la fora de perigo, ela ainda precisou ficar acamada e sob observação um bom número de dias.”

20

excursões marítimas não eram como temporadas no campo. Nossa missão era trazer alívio a essa tripulação estropiada, mas não seguir doravante com eles; e embora eles estivessem inclinados a seguir viagem conosco, isto é, percorrendo o mesmo trajeto durante dias, não podíamos atrasar nossa própria viagem por causa de outra embarcação, sem mastros. Como o capitão solicitara nossa ajuda para providenciar um novo mastro principal, e qualquer arremedo que fosse possível para servir de mastro frontal, acabamos por reter nosso avanço 3 ou 4 dias; tendo-lhes oferecido cinco tambores repletos de carne de boi, outro com carne de porco, dois com biscoitos, além de uma boa quantidade de ervilha, farinha e outros suprimentos que podíamos doar; bem como 3 tonéis de açúcar, algum rum e um pouco de dinheiro, despedimo-nos e partimos para nossas próprias aventuras, levando conosco, graças à insistência deles, o jovem e a doméstica, junto com todos os seus pertences.

O rapaz de que se fala tinha lá seus 17 e era um sujeito humilde mas sensível e cheio de viço, embora muito abalado pela morte da mãe, sem contar que tinha perdido o pai poucos meses antes, em Barbados. Com efeito, ainda a bordo do navio francês, ele implorara ao cirurgião para vir ter comigo, e me pediu para levá-lo, explicando que sua mãe ter morrido foi culpa dos marinheiros cruéis, que o que eles fizeram foi assassinato. (…) a fome não conhece amigos, não há para ela conhecidos, próximos, não se ouve a justiça nem o direito, ela não padece de remorso e é incapaz de compaixão. O cirurgião contou como estávamos viajando para bem longe, ressaltando que lá ele não veria nenhum conhecido, e que talvez isso fosse deixá-lo numa situação tão delicada e precária quanto aquela em que o encontráramos, ou seja, a passar fome.”

21

os selvagens que chegaram a minha ilha não eram propriamente aqueles que chamamos Caribes, mas <ilheiros>, isto é, nativos de alguma outra pequena ilha dos entornos, e outros bárbaros da mesma estirpe, que habitavam realmente mais perto de nossa localização geográfica do que aqueles.”

22

<Ora, Sexta,> eu disse, <você acha que acharemos alguém aqui ou não? e acha que encontraremos seu pai?> O rapaz ficou estatelado como um tronco pensando na morte da bezerra um bom intervalo; mas quando nomeei seu pai, a pobre e sensível criatura sentiu-se abatido, e pude ver lágrimas rolarem abundantemente por sua face.”

23

<ele muito tempo morreu, muito tempo; ele velho demais.>

24

Faria qualquer homem chorar, em que pese a mais dura continência, assistir as primeiras reações de Sexta-feira ao reencontrar seu pai (…) suporiam o sujeito enfeitiçado. Mas, no dia seguinte, até um cachorro riria ao testemunhar como se manifestou sua paixão: de manhãzinha, caminhando com seu pai pela praia várias horas a fio, sempre segurando respeitosamente a mão do velho, como se fosse uma dama; e com freqüência ele corria até o barquinho para regalar seu pai com alguma coisa, fosse um cubo de açúcar, um trago de whisky, um biscoito ou qualquer petisco similar.”

25

Para resumir, se a mesma afeição filial se achasse entre os cristãos da nossa civilização, não haveria necessidade do quinto mandamento¹.”

¹ Não matarás.

26

O primeiro espanhol que, como eu disse, eu conhecia muito bem, foi aquele mesmo cuja vida eu salvara. Ele se aproximou do barco, acompanhado por mais um, segurando ele também uma bandeira de trégua; e não só ele não me reconheceu a princípio como ele não teria reconhecido, ou não demonstrou nenhum sinal de reconhecimento, até que eu abrisse minha boca. <Senhor,> disse-lhe eu em Português, <vosmecê não me conhece?> Diante do quê ele não respondeu um <a>, mas, entregando sua espingarda a seu acompanhante, ergueu os braços, gritando algo em Espanhol que eu não pude distinguir completamente; então se adiantou e me abraçou, me contando que era inexcusável não reconhecer a face do anjo enviado para salvar sua vida; ele proferiu uma abundância de elogios com muita elegância, como um espanhol bem-educado sempre sabe fazer, e, em seguida, chamando a atenção de seu companheiro, que esperava, instou-o a ir e chamar todos os seus camaradas. Depois me perguntou se eu gostaria de fazer uma visita a minha antiga habitação, onde espontaneamente me retransmitiria minha soberania sobre tudo, sem deixar de me mostrar as <acanhadas> melhorias que realizaram nas cavernas durante esse período.”

27

Quanto aos três bárbaros (assim o espanhol os denominava) que foram deixados para trás, e dos quais, ele confidenciou, tinha uma longa história que contar, os espanhóis diziam se sentir mais à vontade entre os canibais que entre os britânicos, ou talvez se sentissem, se seu número não fosse tão modesto: <E,> continuou, <se eles fossem mais fortes estaríamos faz tempo no purgatório;> e ao dizê-lo ele fez o sinal da cruz sobre o peito. <Mas, señor, creio que não o desagradará saber como, forçados pela pura necessidade, fomos obrigados, em prol de nossa preservação, a desarmá-los todos, e torná-los reféns, uma vez que eles jamais se submeteriam a uma chefia minimamente razoável, preferindo ser facínoras que governar com bom senso.”

28

<Esses, señor, são alguns dos señores que devem suas próprias vidas a você;> e, virando-se para eles, e me apontando, me apresentaram com toda a pompa; eles ficaram muito alegres e todos se aproximaram, um a um, não como marinheiros, ou sujeitos da plebe, ou gentalha, mas realmente como embaixadores ou nobres, e eu um monarca ou grande conquistador”

29

seu pavor foi como o dos irmãos de José, quando ele contou-lhes quem ele era de verdade, e a história de sua exaltação na corte do Faraó”

30

Eles evitaram se aproximar por 3 semanas; nesse ínterim, para azar deles, apresentou-se a ocasião para minha fuga, como mencionei na primeira parte de minhas prodigiosas aventuras, minha retirada completa da ilha, que eu pensava definitiva, aliás; deixando, assim, três dos mais impudentes, brutos, insubmissos e repelentes vilões para trás, figuras com que nenhum homem de bem gostaria de cruzar em toda sua vida – isso tudo para a desgraça e o desalento dos pobres espanhóis deixados na ilha para sofrer.”

31

não que eles houvessem recusado acomodar os espanhóis em seus domínios nem fornecer suprimentos, porque de começo eles se deram diplomaticamente bem.”

32

os ingleses não faziam nada a não ser expedições vadias pela ilha, assassinando papagaios, capturando tartarugas; e, quando regressavam à noite, os espanhóis ainda por cima lhes davam de comer.

Os espanhóis não teriam dado importância alguma a essa tentativa de humilhação, caso isolado, mesmo que considerassem-no um péssimo proceder; porém, os ingleses eram incapazes de deixá-los sozinhos por muito tempo, com o temperamento mau que eles tinham. E como miseráveis com inclinações diabólicas, cheios de maldades gratuitas, não comeriam eles mesmos se com isso os outros não pudessem comer também. (…) não demorou para que esse clima ruim estourasse em guerra franca: e começou com a insolência e a grosseria que se pode imaginar – sem qualquer razão, sem provocação do lado hostilizado, contrária mesmo à natureza, e mesmo ao senso comum das gentes; e embora o relato do conflito tenha me sido dado inicialmente só pelos espanhóis, que considero aqui como os acusadores (supostas vítimas), nada do que eles me disseram foi depois desmentido por nenhum inglês.”

33

Os espanhóis, desprezando sua ameaça, disseram aos britânicos para tomar cuidado sobre como atacavam suas plantações e rebanhos; porque caso o fizessem seriam alvejados como não mais que simples bestas ferozes, para onde quer que tentassem escapar depois do ato; e se por um acaso sucedesse de um dos agressores ser capturado vivo, decerto seria enforcado como exemplo geral. E, no entanto, a voz do juízo não os alcançou ainda assim, e deram as costas aos espanhóis, espumando e praguejando como Fúrias.”

34

e é bizarro que podia haver circunstâncias em que 3 homens praticassem assédio contra 19, e ainda assim receber clemência em retaliação.”

35

esses 3 insubordinados nunca se deram ao trabalho de… trabalhar – isto é, ao menos para eles próprios – exceto o mínimo possível, sazonalmente, quando dava-lhes na veneta. Contudo, os compreensivos e tolerantes espanhóis disseram que, se eles aceitassem viver socialmente, amistosamente, vigiando pelas plantações dos companheiros estrangeiros, mesmo que não cultivassem nada e que não produzissem nada, estavam convidados a se servir das porções amealhadas pelo árduo e sistemático trabalho dos espanhóis, que não deixariam 3 homens semi-nômades perecerem de fome enquanto pudessem ajudar de alguma forma. Que eles fossem, portanto, itinerantes e vadios o quanto quisessem, desde que não frontalmente prejudiciais; então, convivendo, ao menos, bem durante 1 ou 2 meses, os espanhóis decidiram que eles poderiam reaver suas armas, e deram-lhes liberdade para vaguear pelas matas armados, como dantes.

Menos de uma semana depois dessa diminuição das restrições, o trio de ingleses já se exibia tão insolente e tão hostil quanto antes. Contudo, um incidente ocorreu presentemente que evitou que novo desentendimento estourasse, porque algo externo passaria a ameaçar a integridade de todos os residentes na ilha sem exceção. Fizeram uma trégua.”

36

Ficou decidido que se todos os selvagens fossem vistos num só exército, e longe o bastante de suas canoas, eles seriam atacados, em que pese se tratasse de 100 soldados inimigos; mas esse plano não foi colocado em prática, porque muitos grupos pequenos se dispersaram mais de duas milhas um do outro, se espalhando pela ilha; e, como ficou mais claro logo depois, tratava-se de um concerto – agonístico, é verdade – de duas nações distintas.

Depois de discutirem um bom tempo sobre que curso as ações deviam tomar, decidiram-se afinal, enquanto ainda estava escuro, por enviar o velho, o pai de Sexta-feira, como espião, para que descobrisse, se possível, informações destes visitantes indesejados, como qual era o objetivo deles na ilha, o que eles fariam na seqüência, etc. O velho não pestanejou; deixando-se ficar praticamente nu (o melhor disfarce nessa ocasião), igualando-se fisionomicamente a seus rivais, ele partiu. Depois de uma ou duas horas, voltou e relatou que esteve entre eles e passou despercebido, e concluiu que eram dois grupos separados, de duas grandes nações, que estavam em guerra e já haviam tido grandes batalhas em seus próprios territórios; como ambos os lados tiveram muitos prisioneiros, cada tribo se empenhou no próprio banquete antropofágico, mas por mera casualidade acabaram aportando na mesma ilha para realizar duas cerimônias independentes, embora iguais, do nosso ponto de vista. Essa coincidência como que aguou a cerveja de cada lado, para usar uma expressão bem européia. Ficou implícito entre os chefes militares de ambas as partes que o desempate, em campo neutro, desta guerra estalaria logo ao nascer do sol; afora isso, o velho espião não notou qualquer desconfiança, em ambos os lados, da existência de moradores na ilha cerimonial.”

37

O pai de Sexta-feira utilizou todos os argumentos à mão para persuadir sua gente a permanecer reunida, escondida, para não ser vista de forma alguma; ele garantiu que a segurança de todos dependia dessa discrição; que os selvagens acabariam se matando sozinhos, sendo que os poucos sobreviventes ainda por cima usariam os barcos para voltar sem outras ações potencialmente perigosas; que só nos cabia assistir a mútua destruição diante de nossos narizes.”

38

me confessaram que a perspectiva de serem devorados como carne de gado e de carneiro, mesmo que isso só acontecesse depois que fossem completamente abatidos, guardava em si algo de tão horripilante que chegava a nausear o pensar nisso, enchendo suas mentes com os piores presságios; a ponto de que os espíritos desses homens se sentiram derrotados e cabisbaixos por semanas a fio. Essa extraordinária comoção serviu até para abrandar a natureza dos 3 mandriões ingleses; por muito tempo eles foram pessoas tratáveis, laboriosas e solidárias – plantavam, semeavam, aravam, colhiam, e foram se <espanholizando> ao longo das semanas. Mas com o decorrer do tempo e a degradação natural da mente vil, esquecedora dos perigos, voltaram a se comportar como bárbaros incivis, o que os conduziu ao maior dilema desde que pisaram nesta ilha.

39

os aborígenes capturados na última batalha nunca se tornaram bons assistentes e guerreiros, como eu tive a felicidade de encontrar em meu querido amigo Sexta-feira, que me queria tão bem quanto minha carne queria aos meus ossos.”

40

Mas o governador espanhol persistiu no Não; foi um inglês que salvou-lhes a vida a todos, e ele jamais consentiria em condenar um inglês à morte, ainda que um inglês houvera matado metade dos espanhóis; mais: ele disse que se ele mesmo fôra assassinado por um inglês, e tivesse tempo para falar antes de expirar por completo, conceder-lhe-ia o perdão.”

41

Eles viveram nessa espécie de apartheid por volta de 6 meses, e finalmente tiveram o produto de sua primeira colheita, embora pequena fosse, conseqüência natural de ter sido reservada a eles uma porção diminuta de terra. Partindo do zero, eles tiveram muitos trabalhos a realizar; e na hora de confeccionar louça e utensílios que-tais, sentiram enorme dificuldade, e não podiam executar a tarefa”

42

Os espanhóis disseram, as suas costas, Bon voyajo; e ninguém esperava revê-los nessa vida.

43

Não existe nação cristã sob o sol capaz de propagar o bem ao invés do mal.”

44

Qual teria sido o problema, e o quê tê-los-ia feito voltar?”

45

os espanhóis e o pai de Sexta-feira viviam no meu antigo lar, que eles haviam ampliado sensivelmente. Mais três servos, capturados à última batalha contra os selvagens, viviam com eles; estes cuidavam das principais plantações da colônia, proviam a barriga de todos na ilha e cooperavam com tudo que podiam, ou no que julgavam necessário.

Mas o mais incrível da história é como sujeitos tão refratários e brigões entrariam em acordo tão rápido quanto às mulheres, sem que dois indivíduos escolhessem a mesma mulher para si, ainda mais tendo em conta que duas ou três delas eram incomparáveis, isto é, tratava-se visivelmente das mais bonitas do bando; mas seja como for eles trilharam o bom caminho da razão e evitaram querelas inúteis entre si”

46

minha ilha era habitada em três lugares diferentes, ou, como eu deveria dizer, três cidades começavam a se configurar.

E é interessante observar que, como sói acontecer no mundo (o que a Providência divina, onisciente e benéfica, pretende com essa disposição das coisas eu não me aventuro a cogitar), os dois sujeitos mais honestos acabaram com as duas piores esposas (…) já aqueles nascidos para procurar sempre levar vantagem em tudo, esses obtiveram três esposas ponderadas e muito sábias; não que as duas primeiras de que falo fossem ruins no sentido do temperamento ou humor, porque as 5 eram realmente criaturas agradáveis, discretas, contidas e submissas, esposas ideais, mais para escravas que para mulheres ocidentais; o problema era sua falta de capacidade e engenho, ou indústria, para o trabalho e certa falta de asseio.”

47

um dos companheiros mais recorrentes da mente pródiga nunca abandonava essas duas mulheres, quer seja, o instinto da preguiça. É verdade, elas plantavam milho e sabiam cercar o terreno; mas nunca o dito de Salomão coube melhor que nessa situação: <Andei pelas vinhas dos preguiçosos, e elas abundavam em espinhos>

48

Depois da ida das canoas cheias de selvagens, os espanhóis espreitaram mais uma vez; e alguns inclusive se dirigiram ao local onde os aborígenes haviam desembarcado, para descobrir qual era seu negócio na praia. Aqui, para sua grande surpresa, encontraram 3 selvagens deixados para trás, caídos em sono profundo. Devia ser a sesta pós-banquete com restos humanos praticado por essas bestas”

49

sejam quais forem os relatos sobre a crueldade espanhola no México e no Peru, fato é que eu nunca me deparei com um grupo de 17 homens, antes, de qualquer nação estrangeira que fosse, tão coesamente modesto, ponderado, virtuoso e tão bem-disposto, leve e cortês, como o desses espanhóis!”

50

<eles encontraram minha plantação no caramanchão e arrancaram todos os pés sem dó>

51

Os índios eram extremamente civis para com eles, e eles retribuíam a cordialidade fazendo-os visitas; mas proibiram, sob pena de morte, qualquer índio desse novo acampamento de fazer o inverso, ou seja, visitar o acampamento dos homens brancos, porque a última coisa que queriam era serem traídos novamente. (…) eles ensinaram os selvagens a trabalhar o vime para confeccionar cestas e que-tais, mas o curioso é que cedo os próprios mestres foram superados pelos alunos: eles passaram a criar uma abundância de variedades de objetos com seus conhecimentos artesanais recém-adquiridos, peneiras, gaiolas de pássaro, prateleiras, além das cestas de costume; não só: cadeiras, bancos, camas, sofás, cada vez coisas mais elaboradas. E bastou um primeiro empurrão.”

52.0

In trouble to be troubled,

Is to have your trouble doubled.”

52a

Quem em aflição se aflige, os apuros se duplica.”

52b

O aflito que se aflige, fica duas vezes mais aflito.”

52c

O aflito que anda em círculos é um aflito ao quadrado.

52d

Quem está mal e se preocupa, fica muito pior.”

52e

Quem cai num poço e pára pra pensar no fundo, pede pra afundar.

52f

Se estiver no inferno, NÃO abrace o capeta!

53

Ele me disse como era notável que ingleses possuíssem a maior firmeza de espírito no meio das atribulações, maior que a de qualquer outro indivíduo dentre os povos conhecidos; e que seu infeliz império, a Coroa Espanhola, e seus vizinhos os portugueses, eram os menos indicados para lutar contra as desgraças; seu primeiro reflexo, sentido o baque, era desesperar, sucumbir, estrebuchar e morrer, sem se deter meditando em possíveis remédios para o mal.”

54

Depois me relataram como os selvagens que viviam entre eles nutriam expectativas de que o homem branco participasse com eles em suas guerras; e, é verdade, como estes possuíam armas de fogo consigo, se não tivessem administrado pessimamente as munições e acabado completamente sem pólvora, teriam sido uma grande mão na roda para os selvagens, e além disso poderiam estar seguros contra qualquer eventual traição futura”

55

eu os presenteei com dez garrafas de claret¹ e outras 10 de cerveja inglesa; coisas que os espanhóis e os ingleses não provavam há uma porção de anos, e que estavam decerto agradecidos por receber.”

¹ Vinho tinto de Bordeaux.

56

<é sabido que na história dos filhos de Israel, um Acã¹, do acampamento, removeu-lhes as bênçãos de Jeová, fazendo a Mão do Criador se voltar contra os judeus de uma forma tal que 63 dos descendentes, embora não envolvidos no crime, foram objeto de Sua vingança, e tiveram de arcar com o peso do julgamento divino.> Padre ingresso na ilha

¹ Ver Josué 6, 7; esse anátema e castigo se passam em Jericó.

57

<É um grande serviço ser um instrumento da Mão convertendo 37 pagãos à palavra de Cristo: porém, como você é um eclesiástico, e muito laborioso por sinal, não seria mais natural cair sobre suas costas essa responsabilidade? sendo assim, por que eu e não você para desempenhar essa tarefa?>

58

como eu eduquei Sexta-feira no Protestantismo, seria muito confuso fazê-lo agora abraçar uma outra religião”

59

<Senhor, eu sou um católico apostólico romano, um padre da ordem de São Benedito, e me subordino a todos os princípios da fé romana; contudo, se ainda assim o senhor quiser me escutar, ignorando que eu possa ferir seus sentimentos e suas crenças, de forma que eu pareça ingrato e incivil; digo que não deixo de manifestar caridade ao contemplar vocês, os reformados. Não chegaria a dizer (embora saiba ser sua opinião no geral) que vocês não podem ser salvos; quem sou eu para limitar a misericórdia de Cristo a um tal ponto, em que Ele não os poderia receber no seio de Sua Igreja, duma maneira e dum modo para nós incognoscível? E espero encontrar de sua parte idêntica tolerância>

60

eu lhe contei que acreditava que, se todos os católicos possuíssem sua moderação, todos se converteriam brevemente em Protestantes. E aí interrompíamos nossas saudáveis discussões; porque elas nunca saíam do terreno dos argumentos amigáveis.”

61

O DIÁLOGO ENTRE ROBINSON CRUSOÉ E WILL ATKINS, COM A INTERVENÇÃO DA ESPOSA, SELVAGEM, DE WILL ATKINS – Fragmentos

R.C. – (…) Entre eles, eles não conhecem essas coisas, e se casam de qualquer jeito, sem se importar com parentesco, hierarquia, consangüinidade, nem família; irmão e irmã, aliás, como me contaram, até pai e filha, e filho e mãe. [CONTRA-EXEMPLO DE ANTROPOLOGIA DO SÉC. XVII]

W.A. – Eu acredito, senhor, que você está mal-informado, e minha mulher me assegura o contrário, pois que eles abominam o incesto; concedo que sobre parentesco, eles podem não ser tão exatos e estritos como nós somos; mas ela nunca me contou que relações tão sórdidas como as que você enumerou acontecessem.

R.C. – Então, o que foi que ela disse quando você a indagou?

(…)

Esposa – Não seu Deus em país meu; meu país ter grande velho Benamuckee Deus.

W.A. – Criança, eu não sou o mais indicado para descrever-lhe como Deus é; Deus está no Céu e criou o Céu e a Terra, o Mar, e tudo que há neles.

Esposa – Não criar terra; não seu Deus fazer todo terra; não fazer país meu.

(…)

Esposa – O quê? ter você grande Deus em país seu, você não saber Ele? Não falar O? Não fazer boa coisa pr’Ele? Isso não possível.

(…)

Esposa – Seu Deus não Deus; não achar eu, acreditar Ele ser assim, grande grande poder, forte: não fazer matar você, mas Ele zangado assim com você.

(…)

Esposa – Mas não fazer matar você ‘inda; aí Ele falar você, talvez, que Ele não fazer você matar: então você barganhar com Ele, você fazer coisa ruim. Ele não ficar zangado com você quando ficar zangado com outro homens.

(…)

Esposa – Eu não entender isso; onde estar livro?

W.A. – Ai de mim! minha pobre criatura, eu não possuo esse livro; mas eu espero um dia poder trazer-lhe um, e ensiná-la a lê-lo.”

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os pais nunca devem ceder sua função de ensinar e instruir a outrem, nem desesperar de seus esforços se os resultados demoram a aparecer, mesmo se a criança tem a aparência de máxima refratária, de insensível a qualquer educação; porque assim que a Providência tocar a consciência dessas crianças bem-ensinadas, a força latente da educação que receberam finalmente estalará de uma vez só, e aqueles anos precoces terão mostrado sua utilidade, a despeito de anos e anos de estagnação mental no sujeito; os escolhidos uma hora acordam para a vida.”

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<No decorrer da manhã voltei a dormir, e quando despertei me senti premida a cair em prantos, e depois desse surto tive novo frêmito faminto violento. Me levantei alucinada, e na mais pavorosa das condições; uma ou duas vezes estive para morder meu próprio braço. Ao fim, percebi a bacia com o sangue que escorrera do meu nariz no dia anterior; me precipitei até ela, engoli o líquido desesperadamente, com toda a gula e a avidez de que um ser humano deve ser capaz, como se alguém fosse tomar minha sopa eflúvia primeiro, ou como se o sangue fosse evaporar de uma hora para a outra.>

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<Isso foi no quarto dia; e nesses transportes eu segui até de noite, quando, num período de menos de 3h, senti tudo de novo, com alternâncias mais rápidas e intensas, como num ciclo maldito: sinto-me doente, depois apenas sonolenta, em seguida faminta e nada mais, depois sucumbo à dor de estômago, depois estou louca, depois moribunda, depois lunática, depois desabo em choro, depois arregalo os olhos e sou uma maníaca, e de 15 em 15 minutos me torno ainda outra pessoa, e minhas reservas energéticas decaem cada vez mais>

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<Era nessa situação terrível que nos achávamos quando vocês irromperam na embarcação para nos salvar.>

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Esse foi seu relato fiel, e foi um relatório tão preciso e marcante do que é estar para morrer de fome que, confesso, nunca poderia imaginar que assim fosse; eu, que vivi tantas aventuras, aprendi algo novo e em nada desprezível.”

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O dia seguinte, dando 5 saraivadas de tiro em sua honra, à hora da despedida, partimos, atingindo a Baía de Todos os Santos nos Brasis dentro de 22 dias, mais ou menos”

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fomos retirados de nossa rota, e uma ou duas vezes nossos homens gritaram, <Terra a leste!>, mas se eram ilhas ou o continente, àquela altura não podíamos dizer¹”

¹ Poderia estar falando Robinson do arquipélago de Fernando de Noronha?

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Nesse ritmo ficamos à espera, até que eles tomaram a iniciativa; mas nunca nenhum cristão viu algo tão tenebroso; embora meu companheiro estivesse muito enganado nos seus cálculos, ao se aproximarem vimos que remontavam a 126 canoas; algumas chegavam a conter 16 ou 17 homens, senão mais, e as mais vazias tinham não menos do que 6 ou 7.”

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Logo vi que vinham da parte de amigos, pelo menos dos amigos de outrora, aquele tipo de selvagem com que estava acostumado a lidar.”

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chegando perto a ponto de ser escutado, fiz Sexta-feira subir no convés e gritar em seu idioma, a fim de saber como reagiriam. Fato é que, tendo entendido meu escudeiro ou não, 6 ou 7, os mais adiantados, viraram-se de costas para nossa gente com suas canoas, mantendo-se na posição inusitada; não podíamos afirmar se era este um sinal de provocação ou mero desprezo, por exemplo, nem se era parte da tática de guerra deles (a emissão de alguma instrução oblíqua ou coisa do gênero); sei que Sexta-feira percebeu antes de todos que eles iriam atirar mas, desgraçadamente para ele, ó, pobre Sexta!, vieram 300 de suas setas, e para meu inexprimível pesar, assassinaram meu Sexta-feira, porque era o único ao alcance dos disparos. Pelo menos 3 o acertaram em cheio, outras 3 passaram raspando; diante do tanto de flechas que haviam atirado, me parece que tinham uma péssima mira!

Eu fiquei tão perturbado à perda do meu servo mais do que fiel, que veio a se tornar um camarada e companheiro inseparável durante todos esses anos, que eu imediatamente comandei que carregassem 5 pistolas com a carga simples de pólvora, além de outras 4 com a pólvora composta, e dei-lhes uma <acolhida> de que eles nunca iriam se esquecer, com toda a certeza. A distância era de uns 100m, e nossa mira tão precisa que cada tiro, eu calculo, afundou pelo menos 3 ou 4 de suas canoas.”

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Mal posso dizer quantos assassinamos ou sequer quantos nós ferimos nessa batida, mas é indiscutível que esses aborígenes nunca devem ter sentido tanto pânico e agitação em suas vidas; 13 ou 14 de suas canoas estavam completamente despedaçadas, por isso víamos muitos fugindo a nado: o resto, acovardado à loucura, remou até fatigar os braços e sumir de nossos horizontes, sendo que não vi nenhuma embarcação parando ou se atrasando para ajudar algum de seus companheiros que estavam em alto-mar, à deriva”

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Nós até tínhamos conosco um prisioneiro, mas a criatura era tão matuta que não servia nem para dedurar seus conterrâneos nem era capaz de falar; só podíamos imaginar que ele acabaria preferindo se entregar à inanição que nos ser útil de alguma forma.”

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sua fala era muito esquisita, completamente gutural, funda, de forma que não entendíamos sequer suas vogais direito”

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Ele acabou contando, algum tempo depois, quando o ensinamos a falar um pouco do Inglês, que eles partiam em expedição com seus reis para ter uma grande batalha. Quando ele falou em reis, perguntamos de quantos se tratavam, e ele respondeu que havia 5 país(es) em seu povo (ele não conseguiu apreender o conceito de plural) e todo(s) estava(m) confederado(s) contra outro(s) dois povo(s) inimigo(s).”

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Devo observar, neste ponto, apropriadamente, que todos esses locais, bem como os da África, quando aprendiam o Inglês, sempre acrescentavam dois <e> ou <a> ao fim de cada palavra em que acrescentamos apenas um, e eles mudam a pronúncia para uma oxítona. Exemplos seriam fazêê [makéé], tomáá [takée], e assim por diante. Nem com muita insistência conseguira eu demover Sexta-feira de seus hábitos mais arraigados, pelo menos até os últimos anos e nossa excursão final.

E agora que menciono o saudoso Sexta-feira uma vez mais, os ritos fúnebres precisavam ser à altura. E o luto se condensará em minh’alma. Tão íntegra e de destino tão funesto! Enterramo-lo com toda a decência e solenidade permitidas, depositando-o num caixão e arremessando-o ao mar, esse cemitério de bestas e heróis mitológicos

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Uma corrente de ar favorável nos empurrou diretamente para a costa brasileira; em 12 dias avistamos terra, na latitude de 5 graus abaixo da linha do Equador, sendo uma das extremidades nordestes daquela parte da América. Seguimos o curso sudeste 4 dias a fio, até atingir o Cabo Santo Agostinho, e depois de mais 3 dias já estávamos ancorando na baía de Todos os Santos, um lugar de tantas memórias agradáveis”

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O pessoal da alfândega foi tão estrito quanto a desembarcar mercadorias, que foi com muita dificuldade que conseguimos transportar para o cais três contêineres com artigos ingleses, tais quais tecidos de excepcional qualidade, comestíveis e muito linho, que era, particularmente, um presente para meu vizinho e sócio de plantation.”

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Eu finalizei meus negócios com a Ilha, e nada mais me resta a discursar sobre ela: quem continuar a ler minhas memórias deve desde já deslocar seu pensamento para alhures, e esperar tão-só ler sobre as doidices de um velho, que nunca aprende com os perigos que ele atravessa, muito menos com os que outros que ele testemunha atravessam; inconvertível ao repouso após 40 anos de estripulias e misérias, além de calejado na arte de acumular decepções – não saciado, ainda, com a prosperidade econômica além de toda a expectativa de um comum mortal, nem tornado mais prudente à causa de qualquer aflição ou agonia sobrenatural, este velho segue sua sina, produzindo histórias.”

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Eu me regozijava em ser o patrono das pessoas que pus ali, dispondo de seus destinos de forma todo-poderosa, como um velho patriarca, sendo o responsável pelas provisões de uma grande família como se fosse o Pai de todos, bem como o dono de todo o solo em volta. Mas eu nunca pretendi ser o donatário de qualquer administração ou nação, ou jurar lealdade a qualquer príncipe, ou submeter minha população ao domínio de qualquer nacionalidade em detrimento de outra; nunca me preocupei sequer em dar um nome ao local, apenas deixei-o como o encontrei”

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Dos Brasis nós seguimos direto pelo Atlântico ao Cabo da Boa Esperança, e tivemos uma viagem razoável, sem contratempos, em curso sudeste, pegando de vez em quando uma tormenta ou ventos contrários”

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Não vou importunar o leitor com uma descrição entediante dos lugares, fazer disso um diário de bordo ou guia turístico, relatar as variações da bússola, minhas precisas latitudes, o tipo de correntes atmosféricas com que defrontamos, etc.; basta com nomear os portos e pelo menos as cidades que chegamos a tocar (…) tocamos o continente na ilha de Madagascar, onde, muito embora os nativos sejam arredios e tratantes, além de belicosos, cheios de lanças e arcos, com os quais esbanjam em habilidade, nos demos bem com os residentes por um tempo.”

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e me parece que ninguém aqui tinha pavor de armas de fogo como os selvagens da América.”

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Devo confessar: nunca estive no saque duma cidade antes, ou num arrastão. Ouvira falar de Oliver Cromwell tomando Drogheda, na Irlanda, e matando homem, mulher, crianças; e lera sobre o Conde de Tilly saqueando a cidade de Magdeburgo e cortando a garganta de 22.000 de qualquer dos dois sexos, indiscriminadamente; mas nunca tivera uma idéia prática da coisa até então, e nem me atrevo a tentar descrever com exatidão o que vi e senti, todo o horror que passou por nossas cabeças.”

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Fomos um pouco além, e flagramos, para nosso espanto, três mulheres nuas, nos prantos os mais horríficos, vindo em nossa direção como se possuíssem asas, pois corriam, quase voavam rasante na verdade, de 16 ou 17 marmanjos, habitantes locais; não, não, eles, eles também corriam apavorados, essa é a verdade, com o mesmo horror e incompreensão no olhar, porque havia, agora eu reparava melhor, 3 ou 4 carniceiros ingleses a suas costas, chacinando o povoado. Eu vi um cair já como cadáver. E quando os fugitivos nos viram, pensando que éramos também seus inimigos, pensando que íamos matá-los sem hesitação, eles emanaram a mais assombrosa das lamentações. Arrepiava sobretudo a estridência do grito feminil; duas se jogaram em terra, como que já mortas e paralisadas de tanto medo.”

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<Capitão,> ele me disse, <nobre capitão! Que bom que você está aqui; temos ainda muito que fazer. Malditos cães do inferno! Matarei tantos deles quantos fios de cabelo tinha Tom na cabeça: juramos não poupar ninguém; vamos arrancar a raiz dessas vidas da terra e trucidá-los sem deixar vestígios!”

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Confesso que em outros momentos ter-me-ia visto na pele deste homem, com reações similares; mas eu só conseguia pensar que esses homens levaram sua ira longe demais, e à memória vinham as palavras de Jacó dirigida a seus filhos Simeão e Levi: <Amaldiçoada seja sua ira, porque ela foi abominável; e sua fúria, porque foi cruel.>¹ Mas eu tinha uma nova missão a meus cuidados; porque quando os homens que trouxera comigo viram a situação, tive tanto trabalho para refreá-los quanto teria com os homens que já estavam mergulhados na orgia de sangue; não exagero quando digo que mesmo meu sobrinho ficou hipnotizado pela cólera, e que só não se comoveu com o discurso dos homens porque temia ainda mais o número e o poder de fogo do inimigo desconhecido do que o não poder vingar-se pelo amigo.”

¹ Gênesis 49:7a

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Vendo-me incapaz de segurá-los, fui embora pensativo e triste; eu não teria suportado a visão, nem o barulho e os gritos dos desgraçados vitimados.”

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Nossos homens divergiam quanto a quantos homens haviam chacinado; mas de acordo com a mais <otimista> de suas conclusões, teriam exterminado, juntos, cerca de 150 pessoas, mulheres, crianças, velhos, sem deixar um único muro em pé na vila inteira.”

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O primeiro desastre que se nos acometeu foi no Golfo da Pérsia, onde 5 dos nossos, se arriscando do lado árabe da praia, foram cercados e ou mortos ali mesmo ou levados como escravos; o restante da tripulação não fôra capaz de resgatá-los, e mal teve tempo para salvar-se a si próprio. Comecei a censurá-los com justeza no coração por sua conduta, pregando que fôra esta uma retribuição divina; o contramestre, meu inferior hierárquico, declarou-se, num primeiro momento o mais aberta e civilmente que pôde, contrário a meus métodos, dizendo que eu havia me excedido com os homens. Nada do que eu dizia podia ser apoiado nas Escrituras para que eu dissesse que o destino deles estava selado, e que aquilo era um justo Castigo. E até citou Lucas 13:4, onde nosso Messias admoesta que aqueles soterrados pela Torre de Siloé não eram mais pecadores que os galileus; e que o que mais depunha contra mim no caso era que nenhum desses 5 que foi capturado ou pereceu na praia pertencia ao grupo dos mais exaltados de Madagascar, protagonistas dos incidentes horrendos – que eu chamava incessantemente de massacre, o que já vinha atraindo ódio contra mim no navio – daquela noite fatídica.

E prosseguiu o contramestre, se exaltando mais e mais: Meus contínuos discursos contra os homens nesse tocante teriam piores conseqüências do que eu poderia imaginar; e, pesando tudo, eu fazia reflexões injustas sobre o acontecido, acusava sem provas, e desonrava a tripulação, incluindo ele próprio; e, como eu era um mero passageiro, e não exercia comando fático, quanto aos propósitos oficiais da viagem, ninguém era obrigado a ser, ainda, paciente comigo; e pelo que tudo indicava eu tinha alguma intenção maldosa, por exemplo a de relatar tudo às autoridades assim que desembarcássemos na Inglaterra; e, portanto, a menos que eu baixasse de uma vez com meu tom, e que eu parasse de me meter nas coisas do navio, ele abandonaria a embarcação e seu trabalho; porque ele já não considerava seguro continuar a viagem comigo a bordo.

Eu o ouvi em silêncio até ele terminar, e admiti que desde o início condenei o massacre em Madagascar, e que aproveitei toda ocasião propícia para dar livre curso a minhas idéias, muito embora sem fazer disso uma perseguição pessoal contra ninguém, como ele imaginava estar acontecendo consigo mesmo, por ser o contramestre; que, sobre não ter voz de comando no navio, isso lá era verdade; mas que não era por eão ter autoridade oficial que eu não podia ou não devia me dar a liberdade de me expressar publicamente em assuntos de interesse público; e que meu objetivo na viagem não lhe dizia respeito, idem, como o trabalho deles não dizia respeito a mim; que dos que estavam no navio eu era um dos maiores proprietáros. E que tendo em vista essa particularidade eu me via no direito de falar até mais asperamente do que havia falado, e não prestaria contas nem a ele nem a ninguém; e fui me exaltando na mesma medida em que ele se exaltou em seu próprio discurso. Àquela vez ele pouco se incomodou em dar uma resposta além de algo mais evasivo, e pensei que panos quentes tinham sido colocados sobre a controvérsia. Estávamos a caminho de Bengala; com disposição para ver o lugar a pé e distrair a cabeça, desci com o comissário num dos barcos; pela noitinha me preparava para voltar a bordo, quando um dos homens veio a mim, e disse para eu não me dignar a subir, porque os homens tinham ordens para não me levar na viagem um dia a mais sequer. Qualquer um pode imaginar meu espanto diante dessa mensagem insolente; e perguntei que homem mandou que ele me dissesse isso. Ele respondeu: fôra o piloto.

Imediatamente fui atrás do comissário e contei-lhe o ocorrido, acrescentando que previa um motim; instei-o a subir logo a bordo e ter uma séria conversa com o capitão. Mas eu devia ter me poupado o trabalho e não ter menosprezado a situação, porque antes de nossa conversa na praia o navio já estava todo mobilizado contra mim. O contramestre, o canhoneiro, o carpinteiro, todos os sub-oficiais, assim que desci do navio, haviam se reunido com o capitão, se antecipando e muito a meus planos emergenciais; e o contramestre, fazendo uma arenga daquelas, repetindo tudo quanto me dissera na véspera, relatou ao capitão que eu me havia ido pacificamente, e que isso era muito bom, porque eles detestariam usar de força e violência para comigo, o que se sentiriam obrigados a fazer, é claro, se a situação se prolongasse… Eles acharam conveniente, portanto, deixar claro que como estavam a serviço dele, do capitão, executariam tudo de bom grado e com dedicação; mas que se eu não saísse do navio, ou pelo menos o capitão não me obrigasse a fazê-lo, todos eles se insubordinariam e abandonariam seus postos; e ao dizer todos ele virou o rosto para o mastro principal, o que era, a parecer, um sinal combinado com os conspiradores já de antemão; os marujos, num corpo só, bradaram: <Todos e cada um! Um por todos, todos por um!>

Meu sobrinho, o capitão do navio, era um homem de espírito, e de mente muito perspicaz; embora pego de surpresa, pôde civilmente responder-lhes que consideraria o problema, mas que não podia concordar antes que conversasse comigo a respeito. Ele lançou alguns argumentos, expondo a desrazão da tropa, a injustiça da coisa toda, mas tudo em vão; eles juraram, de palmas estendidas, que desceriam no mesmo instante do navio, se houvesse qualquer chance de eu subir a bordo de novo.

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em suma, eu me encontrava agora em apuros piores do que quando me achei de repente sozinho na Ilha.”

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ele subiu a bordo outra vez, e satisfez seus homens, dizendo que seu tio cedeu a sua importunidade, e que mandaria virem buscar meus pertences para serem desembarcados; e que assim a questão estaria resolvida em poucas horas, todos estariam de volta a suas funções e eu estaria isolado, pensando no que fazer e que rumo tomar.

Eu me encontrava só, numa parte remota da Terra, 15.000km mais afastado do meu país do que eu estaria, se ainda na Ilha”

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Ainda tive a visão mortificante de ver o navio partir do cais, sem mim; ao menos, meu sobrinho me deixou dois servos, ou antes diria, um acompanhante e um empregado; o primeiro era um representante do dono do navio, que ele convencera a me acompanhar, e o outro era seu próprio servente no navio. O que fiz primeiro foi me hospedar num quadrante confortável, na casa duma inglesa, por onde também passavam muitos mercadores, atualmente alguns franceses, dois italianos, ou judeus, e um britânico. Eu viria a permanecer por aqui 9 meses, meditando profundamente no meu futuro. Tinha alguns bens de valor comigo, e uma quantia vultosa em espécie também.”

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Comprei-me excelentes diamantes, que, para quem não sabe, eram neste fim de mundo a melhor forma de transportar dinheiro, já que significaria que eu poderia levar grandes riquezas num só bolso.

Durante minha estadia, recebi muitas propostas para um retorno à Inglaterra, mas como nenhuma me agradasse o mercador inglês que dividia as acomodações comigo, e com quem adquiri intimidade ao longo desses meses, certa manhã me inquiriu: <Compatriota, tenho cá algo em mente, um projeto que está conforme minhas idéias e que, quiçá, também estará conforme as suas, após considerar detidamente o que irei dizer. Aqui viemos parar, você acidentalmente, eu pelo meu próprio arbítrio, num recanto do mundo remotíssimo de nossa terra-natal; é, porém, um lugar muito propício para nós que entendemos de compra e venda, certeza líquida de muito lucro. Se você adicionar mil libras esterlinas às minhas mil libras esterlinas, fretamos um navio, o primeiro que avaliarmos adequado. Você fica como capitão, eu mercador, e nós navegamos à China; do que mais precisamos, e o que estamos esperando? O mundo todo fervilha; por que nós permaneceríamos inertes?>.

Confesso ter aprovado sem dificuldades essa proposta; ainda mais porque não havia sequer espaço para interesse egoísta em seu enredo. Nas minhas circunstâncias lamentáveis, eu mesmo é que estaria no lugar de propor uma aventura que-tal, ou qualquer outra expedição que me tirasse dali. Devo admitir ainda mais, que se o comércio não é minha especialidade, certamente o turismo errante o é; com efeito, nenhuma proposta que incluísse a visita a um continente jamais por mim explorado seria por mim recusada. A questão foi arranjar o navio, o que demorou mais do que esperávamos; depois de providenciar uma embarcação grandiosa o bastante para nossos intentos, foi ainda laborioso contratar homens, navegantes de nossa nacionalidade – isto é, havia poucos ingleses nestes domínios; não precisava ser a tripulação inteira, é claro, mas pelo menos alguns sujeitos entendidos para os postos de comando e para exercer profissionalmente a viagem. Após algum tempo de procura, providenciamos nosso oficial de convés, um contramestre e um canhoneiro, todos ingleses; além de um carpinteiro holandês, afora três homens para o mastro dianteiro. Com pelo menos esses 7, concluímos ser viável, com marinheiros indianos, empreender a missão.”

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Nossa gente na Inglaterra sempre se admira das riquezas auferidas pelos oficiais que passam pela Índia, e pelos mercadores que lá permanecem, voltando algum tempo depois com 60 ou 70 mil libras esterlinas de um golpe só; não seria nada para admiração se considerassem os inumeráveis portos e estabelecimentos de livre comércio presentes”

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Eu obtive tanto dinheiro na minha primeira aventura, e tanta experiência sobre como maximizar os ganhos, que se fôra 20 anos mais novo ficaria tentado a lá ficar”

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Uma disposição incansável essa minha: quando estava em casa, era premido a ir ao estrangeiro; e, enquanto no estrangeiro, só pensava em voltar.”

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meu olho, como aquele de que Salomão comenta, nunca se cansava de olhar.”

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uma impaciência indefinida me guiava a tentar estar mais próximo de casa, mas uma indecisão onipresente me proibia escolher um caminho.”

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vaguei 6 anos por esse país, negociando de porto em porto, aqui e acolá”

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Eu estava muito desconfortável, na verdade pensei estar na situação mais problemática de toda a minha vida; antes, por maior que fosse a sensação de perigo, eu nunca tinha me passado por um bandido em fuga; justamente por nunca ter feito algo que merecesse essa condição, desonesto ou fraudulento, quanto mais ilegal ou criminoso. Até este momento eu mesmo tinha sido meu pior inimigo, ou, melhor dizendo, nunca fizera mal a ninguém, senão a mim; agora, não obstante, eu estava ignominiosamente desgraçado: muito embora eu fosse um perfeito inocente, não havia a menor brecha para essa inocência ser comprovada; e se eu fosse capturado havia certeza de punição. Não era estranha, portanto, minha ânsia pela fuga, mas por que rota, isso eu ignorava. Que porto ou cidade nos receberia? Meu novo companheiro, conhecedor das imediações, me estimulou nesse momento terrível, descrevendo os inúmeros estabelecimentos de cada porção daquela costa, e me encorajou a tomar o rumo do litoral da Cochinchina¹, ou do Golfo de Tonquim,² visando chegar, depois, a Macau, habitada por várias famílias européias, em particular por padres missionários, que usavam o município como entreposto para localidades chinesas mais remotas.”

¹ Parece o fim do mundo, como diz um célebre ditado popular, mas não é tanto, é quase: região setentrional do Vietnã.

² Rota alternativa, pois culminaria no noroeste do dito país, tangendo a atual capital, Hanói.

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Estávamos no meio do povo mais bárbaro de todas as populações costeiras; entre outros costumes, eles possuíam o seguinte: se qualquer navio naufragava nas imediações de sua tribo, todos os sobreviventes achados eram convertidos em prisioneiros e escravos”

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considero um estilo de vida triste, ser sempre obrigado a tirar a vida do próximo a fim de preservar a sua”

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continuamos a nordeste. Perto de Formosa, tínhamos tanto receio de sermos alvejados por navios mercantes holandeses ou ingleses quanto os próprios ingleses e holandeses se sentem receosos de cruzar com corsários argelinos no Mediterrâneo.”

105

A religião cristã sempre civiliza as pessoas, e reformula suas maneiras, onde quer que seja doutrinada, quer deixe ou não frutos para as próximas gerações.”

106

Ele nos confidenciou que o melhor seria pararmos em Macau, onde os carregamentos de ópio poderiam ser vendidos, fora que haveria mercadorias chinesas tão baratas quanto se as poderia achar em Nanquim.”

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nosso pior pesadelo agora seria um navio holandês, tanto que preferiríamos topar com o diabo em pessoa, isto é, pelo menos se ele não se apresentasse num de seus avatares mais horrendos”

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<Senhor, não tema os holandeses; deduzo que eles não estejam em guerra com seu país?> — <Não>, repliquei, <isso é verdade; mas nunca se sabe que formas pode tomar o livre-arbítrio daqueles que estão distantes da jurisdição de seus próprios territórios.> — <Ora, mas vocês não são corsários! O que têm a temer? Eles não mexeriam com mercadores civis, com certeza!> (…) <Senhor, gostaria de objetar com todo o respeito, acho que o senhor não está conseguindo raciocinar friamente e processar meu discurso: sinta-se à vontade para seguir a direção que lhe convier, e não importa sua decisão, estarei a seu lado.> Isso foi o bastante para prosseguirmos calorosamente a conversa. Para minha surpresa, ele descreveu em minúcias os feitos supostamente maquiavélicos de uma certa embarcação pirata, feitos que já estavam disseminados por conversas de marinheiros em todos os mares; ele não estava descrevendo senão o próprio navio do qual estava a bordo! e que compramos num negócio muito azarado… Vi que não chegaríamos a lugar nenhum se não lhe disséssemos a verdade cristalina, explicitando o perigo e a aflição que sofremos durante todo esse mal-entendido da perseguição. Só nos interessava abandonar esse navio e encontrar segurança nalgum lugar; foi esse estratagema que nos guiou até Nanquim.

O velho ficou admirado, e disse que o mais correto era mesmo ter seguido o rumo norte; e que, se ele pudesse nos ajudar de alguma forma, o melhor a fazer agora seria vender o navio na China, e comprar, no lugar, ou construir com o dinheiro, outro no mesmo país.”

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O nome do porto eu confesso que não sei soletrar mais, tendo perdido o registro que tomei, bem como o de inúmeras outras instâncias, num livro de bolso, que caiu na água e se deteriorou, por acidente; mas do que recordo vivamente é que os mercadores chineses com quem travamos contato chamavam o local de forma diferente do meu piloto português, que falava <Quinchang>.”

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Do alto de minha extensa experiência de vida, posso dizer que nada torna a vida humana mais degradante e desconfortável do que a sensação constante de medo e temor. Não à toa as Escrituras dizem: <O medo do homem enreda em ciladas>¹; é uma morte em vida, e nossa cabeça vive oprimida e pesada, incapaz de sossego.”

¹ Provérbios 29:25a. Tradução pessoal. Confrontar com uma das traduções disponíveis em Português, que compreendem o versículo inteiro, mas não mudam o sentido essencial: “O temor do homem armará laços, mas o que confia no Senhor será posto em alto retiro.”

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O ópio e outros bens estocados a bordo com certeza fariam pensar que o navio veio de Bengala. Os holandeses, que, diziam, tinham todos os nomes da tripulação, veriam com naturalidade como éramos uma mistura de ingleses, portugueses e indianos, e aliás tínhamos até 2 holandeses a bordo.”

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Mas o medo, ah!, o medo!, essa paixão cega e inútil, fez-nos conduzir-nos de outra forma, irracional; nossa imaginação criou mil monstruosidades e destinos fatídicos possíveis, e também cogitamos o impossível.”

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a história de Amboyna1 me veio à mente, e pensei como os holandeses podiam nos torturar, como fizeram com os ingleses àquela ocasião, fazendo com que os menos resilientes de nós, em meio às desgraças da tortura, confessassem crimes nunca cometidos”

1 O Massacre de Amboyna ocorreu em 1623 na atual localidade de Maluku, Indonésia e estremeceu as relações diplomáticas entre Inglaterra e Países Baixos por várias décadas.

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Nem considerávamos, àquela altura, que capitães de navios não possuem autoridade para agir assim; e que se nos rendêssemos como prisioneiros, não seria justificável nos agredirem ou nos assassinarem; pelo contrário, responderiam a um processo uma vez em terra firme, em seu país. Contudo, se, no extremo dos extremos, assim eles agissem, como monstros desalmados, o que era até concebível no horizonte de possibilidade, o que adiantaria para nós se eles fossem punidos no longo prazo?”

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Não posso deixar de fazer constar, nesse momento frio de condensação do relato da viagem, sobretudo após tantas reflexões sobre minhas circunstâncias, como foi árduo para mim, depois de 40 anos solitário e enfrentando dificuldade após dificuldade, chegar a este porto ou retiro universal para os velhos da humanidade que significa, em outras palavras, o repouso e a paz interior; mas justamente por não ter me adaptado a isso cá estava eu, em novíssimos apuros. Voluntariamente. Seria degradante que eu, tendo escapado às vezes milagrosamente das piores tragédias, tivesse meu fim na forca, idoso, num lugar remoto da Terra, por um crime que eu não cometi nem nunca pensara em cometer. Depois de refletir dessa maneira, um pouco de religião despertava em minha consciência: estava claro que tudo isso era uma disposição da Providência, e que eu devia baixar a cabeça e me submeter. Mesmo sendo perfeitamente inocente no caso, perante outros homens, o fato é que eu era um transgressor diante do meu Criador; e era tempo de reavaliar minha vida e enumerar de que outros crimes espirituais eu não poderia ter sido o autor, despertando portanto a necessidade de retribuição por parte da Providência

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A coragem instintiva se apoderava de mim ciclicamente, e cedo eu já me revia vislumbrando a tomada de resoluções vigorosas e drásticas para retomar o eixo da minha vida; de súbito, eu já não admitia, sem retaliação, esse tratamento bárbaro e a sangue frio por parte de uns belos duns mercenários; já considerava que teria sido muito melhor cair nas mãos dos selvagens canibais, muito embora a certeza de ser devorado fosse quase total, do que ser carcomido pouco a pouco pelo odioso procedimento de brancos bárbaros e inumanos

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sempre que esses pensamentos tomavam a dianteira, previa os surtos e agitações febris, que sente aquele que está prestes a guerrear, me acometendo; meu sangue fervia, meus olhos faiscavam, como se eu tivesse atingido uma definição e firmeza de propósito, e tudo que eu queria era antecipar esse momento e abreviar-lhes as vidas; se esse frenesi continuasse por mais tempo, eu deixaria de fazer qualquer esforço para resistir: estaria disposto a achar o navio dos desafetos e explodi-lo com tudo que estivesse em seu interior. Não me importava sequer com nenhum butim de vencedor!”

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Admito que a conversão, como eles a chamam, dos chineses ao Cristianismo está tão distante de uma verdadeira conversão, a que é requerida para preencher os corações dos pagãos com o amor de Cristo, que para resumi-la basta dizer que era como que fazer-lhes ouvir o nome <Jesus Cristo>, além de repassar-lhes uma ou outra oração à Virgem e sua Boa Nova – e, para completar, numa língua absolutamente desconhecida desses rudes camponeses; não esqueçamos também do habitual sinal da cruz e que-tais”

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Pequim, a maior cidade do mundo: <Uma cidade,> disse ele, <que sua Londres e nossa Paris, juntas, não podem igualar>.”

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os japoneses, que são um povo falso, cruel e traiçoeiro; bem como os espanhóis das Filipinas, mais falsos, cruéis e traiçoeiros ainda.”

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Um dos meus mordomos fez a viagem a Acapulco de bom contento, e lá ele vendeu seu navio: e, uma vez tendo obtido a permissão para viajar por terra a Porto Bello, encontrou uma forma de chegar à Jamaica, com todas as suas jóias; e 8 anos depois regressou à Inglaterra imensamente rico.”

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Se eu me sentia banido e isolado de meu país-natal em Bengala, onde tinha muitos recursos a fim de regressar, e acesso ao meu dinheiro, o que diria agora, mais de 5 mil km ainda mais distante, destituído no presente de toda esperança de retorno? A única luz no fim do túnel era a seguinte: em 4 meses mais ou menos deveria se suceder outro festival local, onde teríamos a chance de comprar uma variedade de manufaturas do país, dentre as quais poderia haver algum trambolho de Tonquim suficiente para velejarmos em alto-mar o quanto desejássemos.”

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No entanto, para nos distrair, viajamos 2 ou 3 vezes pelo interior do país. § Primeiro, fomos a Nanquim, a dez dias de viagem de onde estávamos, uma cidade que valia a pena mesmo ver; dizem que havia 1 milhão de habitantes: e é bem-construída, toda de linhas retas, suas ruas interseccionando-se em coordenadas precisas. Uma cidade planejada. Mas quando ouso comparar os miseráveis nativos dessas localidades com os nossos conterrâneos, seus modos de ganhar a vida, seus bens, seu governo, sua religião, sua riqueza, e seu senso de honra, como alguns ainda dizem, uma certa <aura>, sou compungido a admitir que me dá desgosto descrever essa gentinha em meu livro.”

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Londres tem mais comércio que metade de seu temível império: um pirata inglês, holandês ou francês, dono de uma frota com 80 subordinados e o mesmo número de canhões poderia guerrear sozinho contra toda a marinha chinesa: mas o supremo de suas riquezas, i.e., o volume do comércio, e o absolutismo de seu governo, e o número absurdo de seus soldados, pode até ser que nos peguem de surpresa num primeiro momento, porque, como eu disse antes, considerando que não passam de uma nação de bárbaros pagãos, não muito superiores a meros selvagens autóctones, não se é de esperar tanta coisa vinda deles. Porém, toda essa força imperial, embora capaz de reunir 2 milhões de homens em suas tropas terrestres, de nada mais é capaz além de arruinar a própria população; um milhão de chineses a pé não resistiriam ao assédio de um bom regimento de nossa infantaria, que saberia se postar de forma a não ser rodeado, mesmo que a proporção fosse de 1 para 20; eu não me gabo quando digo que até 15 mil alemães ou ingleses, desde que com pelo menos 10 mil cavalos, bem-treinados, poderiam dizimar a China inteira. Não vejo nenhuma cidade-fortaleza na China que suportasse um mês de cerco de um exército europeu. Eles têm armas de fogo, bom pra eles, mas são hesitantes e irregulares em habilidades e tática militar; e sua pólvora é vagabunda. Suas tropas não têm disciplina, não sabem esperar e também não têm a sabedoria de quando recuar; era, portanto, estranho para mim, quando voltei à Grã-Bretanha, ouvir pessoas dizerem maravilhas do poder, da glória, da magnificência, do comércio, enfim, da <aura> chineses”

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não fôra a distância da China a Moscou inconcebível, esse último império, rude como é, impotente e mal-governado pelo Czar, expulsá-los-ia com a maior facilidade de seu imenso território, conquistando a China numa só campanha; e se o Czar, no lugar de perecer tentando atacar a Suécia, povo guerreiro, arregimentasse suas tropas e, supondo que não fosse nesse ínterim incomodado por nenhuma nação européia, empreendesse a sério essa inusitada conquista, poderia ao fim da vida estar gozando também do título de Imperador da China além de Imperador da Rússia (uma vez que o incauto último Czar que chegou à maioridade, pelo que eu sei, se fizesse o que eu digo, e a criança que é hoje mero regente poderia me escutar, no lugar de morrer para os suecos em Narva¹, com 6 vezes mais homens que os escandinavos, teria vencido nesta outra guerra, mais ousada se bem que mais simples).”

¹ Atual Estônia; muito perto, portanto, da própria fronteira russa.

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quando o sol sofre um eclipse, eles acham que um grande dragão o engoliu, e está prestes a se escafeder com ele no estômago; então eles começam a batucar todos os tambores e panelas que há no país, com o objetivo de amedrontar a criatura, igual fazemos quando queremos afugentar um enxame de abelhas! Mas chega de relatos do folclore local: não devo me desviar do meu itinerário de viagem.”

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Não tenho muito o que dizer, logo o bom leitor irá adivinhar, desses lugares tão majestosos, de todas essas nações desérticas para lá de Bagdá, extremamente povoadas e populosas, ironicamente. Só devo mesmo relatar o que concerne a minha própria pessoa, e aos locais, só e quando estão diretamente envolvidos nos acontecimentos.

Eu estava agora, pelo que podia precisar, no coração da China, uns 30 graus ao norte da linha, regressado de Nanquim.”

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nossa viagem na caravana do mandarim, em que pese refletisse uma grandiosa benevolência por parte do anfitrião, não era a quinta maravilha do mundo; era mais um ato exibicionista e, por que não?, pragmático, pois havia 30 pessoas viajando da mesma maneira conosco, sob a proteção de sua caravana; e o que isso significava? Bem, o mandarim pegava tudo que queria por onde passava, tinha licença oficial para se servir de toda a produção agrícola e mantimentos, mas ainda assim terceirizava seus serviços, i.e., nos cobrava pelo seu consumo!

Viajamos dessa maneira por 25 dias até Pequim, remando num mar de gente, e em campos mal-cultivados e grosseiros.”

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O orgulho dos indigentes é infinitamente superior, e não é excedido por nada a não ser sua pobreza.”

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Num primeiro exame, penso que o selvagem americano é muito mais frugal e alegre que os necessitados desta parte do globo, porque quem nada possui nada cobiça; ao passo que seus colegas orientais são orgulhosos e insolentes, não passando em sua quase totalidade de uns pedintes e uns peões, buchas de canhão da aristocracia. A que grau eles ostentam o pouquíssimo que têm é até inexprimível; se podem, mesmo os mais humildes destes coitados mantêm sob seu império uma multidão de servos e escravos, o que é o cume do ridículo”

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Viajei, em verdade, muito mais prazenteiramente pelos desertos e vastas estepes da Grande Tartária que por aqui, por mais que aqui as ruas fossem bem-pavimentadas e conservadas, convidativas a todo tipo de turista ou viandante. Nada me soava mais fora do lugar que essa seborréia humana desdenhosa e tirânica, áspera, no meio da simplicidade material mais grosseira imaginável e da mais cristalina ignorância; e meu amigo de caravana, o Padre Simão, e eu, costumávamos rir de um para o outro, achando graça dessa vaidade dos mendicantes!”

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Eu sentia meu coração leve e desoprimido, após as tensões e perplexidades da véspera, quando da súbita e forçada aterrissagem neste novo continente. Não sentia mais aquela ansiedade contaminante, nem vontade de me vingar dos malfeitores, o que tornou esta jornada, em especial, muito agradável aos meus sentidos; a situação mais gravosa que me perturbou esses dias foi durante uma travessia dum riacho, quando meu cavalo caiu e me fez comer lama, por assim dizer. Não era uma corrente d’água nada expressiva, a profundidade era ridícula, mas me ensopei na queda. Por que menciono essa circunstância tão banal? Porque nesse incidente meu livrinho de bolso estragou; a agenda onde eu tomava notas, registrando os nomes próprios de residentes notáveis e dos lugares que atravessava; com as folhas apodrecidas e a letra tornada ilegível após alguns dias (pois não pude tratar de conservar este artigo, que ficou mofado), perdi algumas informações valiosas que a memória de um velho por si só jamais saberia recuperar.

Por fim, aterrissamos em Pequim. Neste ponto da viagem ninguém me acompanhava a não ser um jovem dado a mim pelo meu sobrinho à guisa de desculpas pelo péssimo tratamento da tripulação a minha pessoa, no desembarque infame, para me auxiliar na extenuante viagem que me aguardava. Este jovem se mostrou bastante leal e diligente.”

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Combinamos que, se o piloto português fosse com a gente, transportaríamos suas mercadorias a Moscou, ou à Inglaterra, bastando seu assentimento”

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ele não só foi nosso piloto no oceano como em terra firme justificou o epíteto de nosso corretor; ter-nos apresentado o mercador japonês foi o mesmo que colocar centenas de libras em nossos bolsos. Desejando, pois, recompensá-lo por tudo, ou seja, promovendo a mínima justiça que o caso permitia, me deleitando ainda com sua companhia para o resto da viagem, pois tratava-se de um sujeito polivalente, pau para toda obra, concordamos em dar-lhe como <salário> uma boa quantia em moedas d’ouro, que, numa estimativa, por alto, montava a 175 libras esterlinas”

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as caravanas do Oriente estão sempre sujeitas a assaltos dos árabes; mas não podemos esquecer também dos bandidos tártaros.”

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A estrada desse lado do país é muito povoada, repleta de oleiros e cozedores de terra – i.e., trabalhadores que temperam a terra para a fabricação da porcelana chinesa. Enquanto andávamos e víamos vários desses profissionais de beira de estrada, nosso português, sempre muito engraçado e falando coisas que nos divertiam, me garantiu que mostraria a maior preciosidade do país inteiro, e que eu teria o que dizer da China uma vez regresso à pátria, pelo menos uma aventura digna de me gabar nesse paisinho tão grosseiro e tosco, uma coisa que, poder-se-ia afirmar, só existe ali e em mais nenhum outro canto do mundo. Eu fiquei muito agitado para saber do que se tratava; por fim, ele contou que era a casa dum aristocrata, feita toda de porcelana chinesa. <Bom, mas não é toda a porcelana chinesa ou exportada ou consumida no mercado interno? Não é a obra-prima mais abundante, o barro com o qual erguem todas as casas e edifícios?> — <Nãão, você entendeu errado: é uma casa inteirinha feita só com porcelanato chinês, essa mesma que vocês já conhecem pronta na Inglaterra, e de que tanto falam; não me refiro à simples cerâmica rústica.> — <Ora, vejamos, me parece curioso. E de que tamanho é? Poderíamos transportá-la numa caixa, sobre uma das corcovas de um camelo? Se for viável, compremo-la!> — “Sobre um camelo?, você disse!”, e o velho espremia as mãos: <uma família de 30 pessoas mora nesta casa!>.”

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O lado de fora era todo iluminado, diria, do filtro mais branco, cheio de adornos azuis, pequenas figuras pintadas à mão, como qualquer porcelana chinesa vista na Inglaterra, dura na aparência como se tivesse sido toda cozida previamente. Quanto ao seu interior, todas as paredes, ao invés de forradas em madeira, eram revestidas de azulejos rígidos e coloridos, como os pequenos azulejos quadriculados chamados por nós na Inglaterra de <forro de piso de galé>, só que da melhor qualidade, isto é, da mais refinada porcelana¹, fora que a arte da superfície era primorosa, com uma extraordinária variedade de cores, com camadas de ouro, e no fim de contas todas as pedras de azulejo formavam uma só grande figura, sendo que inclusive a argamassa que tudo unia era feita do mesmo barro, sendo difícil, a olho nu, sem se aproximar e prestar muita atenção, precisar onde um azulejo se colava a outro. Os pisos dos cômodos eram compostos da mesma maneira, duros e resistentes como os chãos de terra das casas inglesas; duros como pedra, com efeito, lisos, mas sem pintura nem cozimento, exceto pelo piso de alguns cômodos menores, que serviam de closets, que apresentavam uniformidade em todos os seus lados interiores; o teto e todo o acabamento da casa não vinham de matéria diferente; o teto mesmo era recoberto de azulejos idênticos, só que de um preto densamente brilhante. Essa era literalmente uma casa chinesa de porcelana, digna do nome, e, não estivesse eu em viagem, me permitiria o luxo de ficar por mais alguns dias e examinar cada pormenor da construção. Me relataram haver fontes e tanques de peixes no jardim, cimentados da mesmíssima forma, na base e nas laterais; quanto ao cimo, eram adornados por estátuas; era uma galeria cheia delas, alinhadas, enfileiradas ao longo de um enorme espaço; e as estátuas em si eram de cerâmica, ou seja, basicamente terra cozida, como tudo o mais!”

¹ Não posso deixar de citar aqui que “porcelana” em Inglês é “china”.

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Me contaram ainda sobre um artesão que construiu um navio com bote auxiliar, mastros, velas e tudo, em porcelana, grande o bastante para levar 50. Se me dissessem que o lançou em alto-mar, e que chegou ao Japão em segurança, talvez eu me rendesse ao extraordinário do conto; mas eu sabia que não passava de mentira das grossas: limitei-me a sorrir, sem mais comentários. Essa imagem bizarra, a contemplação desse monumento inútil mas incrível, me deixou 2 horas atrás da caravana, atraso pelo qual o líder do bando me multou em 3 xelins.”

139

Dois dias depois, cruzamos a Muralha da China, que nasceu como fortificação contra os tártaros: um trabalho monumental, que atravessa colinas e montanhas sem-fim, mesmo onde as rochas parecem impenetráveis, e precipícios que nenhum inimigo ousaria sondar, e, de qualquer forma, qualquer um que o tentasse seria impedido a tempo, antes de escalar a muralha, porque o campo de visão favorecia inteiramente a defesa. Nos disseram que o comprimento da muralha era de aproximadamente mil milhas inglesas (algo como 2.900km), mas que o próprio país não ultrapassa as 500 em linha reta, e que essa extensão se deve às curvas que a muralha precisa fazer para contornar os obstáculos naturais; sua altura varia, mas seria de, em média, 7.2m, e em alguns trechos a espessura era comparável.”

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<Ah, Seignior Inglés,> disse, <você fala em todas as cores.> — <Em cores!>, respondi; <o que isso quer dizer?> <Quero dizer que você fala uma coisa que parece branca desse lado e preta do outro – oportuna dum jeito e idiota doutro! Você me diz que é uma excelente parede para manter os tártaros afastados; com isso você quer dizer que ela não serve pra nada a não ser para isso! Eu entendo, eu entendo, Seignior Inglés! mas o Seignior Chinés entendeu você do jeito dele!> — <Imagina você que esta muralha agüentaria uma horda de camponeses europeus, com uma artilharia pesada; ou nossos engenheiros, com duas companhias de mineiros? Acha que não derrubariam isso aqui em 10 dias, que um exército, em guerra franca, não pulverizaria toda essa espessa linha de defesa, sem deixar vestígios, se assim quisesse?> — <Ééééé, eu concordo com o seignior!>”

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Depois de passarmos por esse grande nada, chamado Muralha, algo tão famoso quanto as Muralhas de Adriano¹, tão célebres na nossa Britânia, erguida nos tempos dos romanos, julgamos que por onde passávamos não se via quase gente nenhuma, e a pouca que havia estava geralmente confinada em cidades-fortalezas, único meio de se proteger das excursões de bandidas de estrada e das depredações tártaras, povo belicoso que não hesita em juntar-se em grandes números para empreender a desordem e o caos, constituindo seus víveres pelo saque das riquezas alheias, tornando impossível que civis isolados, num país tão amplo e aberto, resistissem pela simples força.”

¹ Vallum Aellium, projeto começado em 122 d.C. Subsistem trechos dessa grande muralha na Inglaterra, percorríveis a pé. São pouco mais de 100km, o que a torna irrisória perto da Muralha da China. Atração e monumento tombado pela Unesco em 1987. Quase 100% de seus muros se encontram do lado inglês, enquanto que um pedaço, de mais ou menos 1km, é escocês. Mas não se trata de uma divisa territorial entre as duas nações (Inglaterra e Escócia). Foi inspiração declarada de George Martin em seu épico Crônicas de Gelo e Fogo (Game of Thrones).

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em coisa de 5 dias nós ingressamos num vasto e agreste deserto, que nos engoliu, por assim dizer, três dias e três noites de nossas vidas; fomos forçados a carregar nossa água em grandes recipientes de couro, revezando para vigiar o acampamento à noite, como sempre ouvi falar que faziam nos desertos da Arábia. Perguntei a nossos guias em que nação estávamos, e me responderam que essa era uma espécie de zona mista ou <terra de ninguém>, sendo ao mesmo tempo da Grande Karakathy, ou Grande Tartária; mas também reconhecidamente uma posse chinesa, se bem que nenhum dos lados achava vantajoso tomar providências contra os ladrões de estrada; esse lugar tinha a fama, portanto, de pior trecho desértico em todo o percurso da caravana, muito embora não fosse o mais extenso.

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os covardes são sempre valentões quando não há perigo algum.”

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A cidade de Naum, da qual nos aproximávamos, é uma das fronteiras do império chinês, e possui fortificações à chinesa. Estávamos a dois dias de viagem da cidade quando batedores vieram de encontro a nós mandando-nos parar até que socorro militar fosse enviado; era a mensagem geral para qualquer andarilho que fosse encontrado nas estradas da região. Um agrupamento anômalo de tártaros, 10 mil ao todo, fez-se perceber no horizonte, distando naquele momento 50km da entrada de Naum.

Eram péssimas novas, mas o governador da província foi muito sábio em suas precauções; ficamos muito satisfeitos em saber que contaríamos com uma guarda designada. Dois dias depois, efetivamente chegaram 200 soldados desviados de um batalhão, pela esquerda da caravana, mais 300 de Naum, o lado oposto, e com esses avançamos impávidos. Os 300 à frente, os 200 na retaguarda, e nossos próprios homens nas laterais, guarnecendo os camelos com as provisões e os turistas sem condições de lutar; com essa formação, nos achávamos páreo duro para qualquer tipo de exército de bandidos tártaros aos milhares, se ousassem se mostrar; no dia seguinte, quando apareceram de fato, tudo se deu de forma bem diferente…”

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Os soldados chineses do pelotão de frente, que falavam tão altivamente ontem, começaram a bambear; toda hora olhavam para trás, signo certeiro, num soldado, da intenção de fugir. Nosso velho piloto era da mesma opinião; próximo o suficiente para ser ouvido, entabulou: <Seignior Inglés, ou encorajamos esses rapazes, ou serão nossa ruína, é o que eu te digo; os tártaros são osso duro.> <Concordo em absoluto, mas o que podemos fazer?> <O quê?!… deixar 50 dos nossos avançarem, flanqueá-los pelos dois lados, simplesmente entusiasmá-los. Eles lutarão como gente brava em companhia de bravos colegas; sem esse empurrão, no entanto, certamente tratarão de dar no pé para se salvar.> Imediatamente me virei para o líder da caravana e participei nossas condições; felizmente ele concordava em cada pingo no <i> conosco. Então, 50 de nós marcharam para a direita, 50 cobriram a ala esquerda, o resto compôs uma linha de força; assim prosseguimos, deixando os 200 da retaguarda agir como quisessem, desde que protegessem nossos camelos; se algo desse errado, eles deveriam enviar 100 dos homens para ajudar os últimos 50.”

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dia 13 de abril atingimos a fronteira dos domínios moscovitas. Se não me engano, a primeira cidade fortificada pertencente ao czar com que nos deparamos se chamava Arguna, estando na margem ocidental do rio Arguna.

Não podia omitir meu contentamento ao atravessar a fronteira e finalmente me pôr num país governado por cristãos; porque, por mais que os moscovitas mal mereçam o epíteto de cristãos, é patente sua intenção de sê-los, e eles são muito devotos, a seu modo.

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onde quer que chegássemos, mesmo que nessas cidadezinhas e estações a guarda e os governantes fossem russos, e cristãos confessos, os habitantes se mostravam meros pagãos, sacrificavam a ídolos, veneravam o sol, a lua, e as estrelas, se é que não cada corpo celeste; e não só, mas constituíam o corpo pagão mais bárbaro com que já me defrontei na minha vida, talvez exceto pela circunstância de que não comessem carne humana.”

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Admito, ainda, ter-me admirado mais de sua estupidez e de sua veneração tola e pateta por um monumento gigante de duende do que de qualquer outro fato precedente em minha vida. Contaminado pela ira, me dirigi até a estátua odiosa, e com minha espada cortei-lhe bem no chapéu, despedaçando-o em dois; neste momento, um dos homens que estavam comigo puxou a pele de carneiro que revestia o ídolo, quando um dos clamores de comoção mais hediondos que podem sair da garganta humana foi ouvido, e, num átimo, de 200 a 300 residentes locais foram atraídos pelo barulho, se aproximando em roda; no que aproveitei para encarar e examinar de perto aquela população rústica; alguns tinham arco e flecha; mas minha resolução já estava tomada: eu ainda iria pregar-lhes mais uma peça!”

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eu contei o que vi, e com que indignação me pus a refletir sobre o grau de degeneração a que pode chegar a raça humana; e expus que, podendo pegar pelo menos 4 ou 5 homens da caravana para excursionar comigo, bemarmados, estaria disposto a voltar lá e terminar de destruir aquele ídolo repugnante e maligno, a fim de provar-lhes como aquela coisa não tinha poder nenhum para se proteger a si mesma, quanto mais merecimento para ser idolatrada, ou ser objeto de preces, muito menos ajudar qualquer crente herético que lhe oferecesse sacrifícios.”

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Imaginava, antes de aqui chegar, que aproximando-nos da Europa, acharíamos povos mais cultivados, cidades mais pujantes; porém, vi-me duplamente equivocado: teríamos de atravessar pelos povos Tonguses, onde vimos mais daqueles ídolos infames, demonstrativos da barbárie em que estava mergulhada essa gente.”

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(VictorianWeb.org – esta ilustração acompanha a edição ilustrada da obra.)

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Se os tártaros tinham seus Cham Chi-Thaungu grandes o bastante para a adoração de cidades inteiras, esses tinham ídolos menores, mas em todas as cabanas ou cavernas. Em relação ao último deserto que descrevi, esse vilarejo distava pelo menos 600km, sendo metade desse caminho simplesmente um ermo, que levamos 12 dolorosos dias para cruzar.”

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Já fazia 7 meses que estávamos viajando, e o inverno veio chegando lentamente; eu e meu principal companheiro de caravana entramos em debate: como nossa meta era a Inglaterra, qual seria a melhor forma de proceder em conjunto? Falaram-nos de trenós e duma rena como meio de transporte nessa estação do ano, forma, por incrível que pareça, mais rápida de viajar, no inverno, que a cavalo no verão, porque a neve e o gelo formam um liso tapete, evitando as escarpas e irregularidades do terreno. Nem mesmo os rios são obstáculos palpáveis, já que nada permanece líquido em tamanho frio. E não são camadas finas e perigosas de gelo: é um gelo rígido e profundo, uniforme.”

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ou eu deveria partir com a caravana, aportando em Yaroslavl¹, depois seguindo com ela a oeste rumo a Narva e o Golfo da Finlândia, e dali até Dantzic, onde poderia vender minha carga chinesa com boas margens de lucro; ou eu deixaria a caravana na pequena cidade de Dwina, que me separava, pela água, de Arkhangelsk¹ apenas 6 dias. Porto comercial movimentado, ali eu estaria certo de conseguir passagens tanto para a Inglaterra quanto para os Países Baixos ou para Hamburgo, por exemplo.

O problema era: iniciar qualquer uma dessas jornadas em pleno inverno seria precipitado; quanto a Dantzic, o Báltico estaria congelado e eu ficaria retido; e viajar por terra nessas paragens remotas seria mais alarmante do que nossa travessia pelos tártaros mongóis; da mesma forma, Arkhangelsk em outubro estaria deserta em termos de navios; todos já teriam partido mais cedo, e mesmo os mercadores que se fixam por ali a maior parte do ano migram sazonalmente para o sul de Moscou nessa estação mais que severa, sem possibilidade nenhuma de traficar; eu só me depararia com paredes de gelo e muita ventania, escassez de provisões de subsistência e uma cidade-fantasma com que me deleitar por um trimestre inteiro! Então, por mim, considerei muito mais sábio esperar a caravana partir e me abastecer para o inverno aqui mesmo onde eu estava, em Tobolski, na Sibéria, na latitude de aproximadamente 60 graus.”

¹ Ambas as cidades estão a nordeste de Moscou.

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Eu estava num clima um pouquinho diferente do da minha saudosa ilha, onde jamais senti frio um dia na vida, exceto quando tive febre; pelo contrário, nos trópicos era imperativo usar roupas as mais leves, com o único intuito de proteger-se das queimaduras do sol, e fogueiras só eram suportáveis ao ar livre, onde só eram necessárias mesmo para propósitos alimentícios ou cozer meus jarros. Agora eu tinha três mudas de frio, com bainha ou tecido adicional, capaças que iam até meus pés, sem falar que as mangas estavam firmemente abotoadas até o fim dos punhos. Peles de animais revestiam essas roupas de frio para aquecerem o corpo em seu interior o mais possível. Sobre a calefação caseira à disposição, confesso que desaprovo com veemência nossa forma inglesa de planejar uma lareira por cômodo nas casas com chaminés abertas, que, quando o fogo se esmorece, sempre deixa, como resultado, o ar dos quartos tão frio quanto o do clima lá fora. Tomei, portanto, a precaução de alugar um bom quarto nesta vilazinha, e meses antes do inverno empreendi uma reforma; as lareiras seriam como fornalhas, na verdade uma fornalha só, central, feita expressamente para aquecer adequadamente os 6 aposentos disponíveis (bem amplos, devo dizer), sem perda de calor; o conducto para transporte da fumaça fazia-a sair dum lado, enquanto que a portinhola para entrar na chaminé, quando preciso, foi projetada do lado oposto. Esse arranjo era o mais inteligente possível; a temperatura nos seis quartos era simplesmente constante, sem nem mesmo a visão do fogo queimando; é nesse esquema que funcionam as saunas inglesas, mas não as casas.”

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O mais agradável desse tempo todo foi que era possível encontrar e conviver com boas pessoas e companhias saudáveis, incrivelmente, para um país tão bárbaro – um dos extremos setentrionais da Europa. Sendo esta a província para onde são enviados os criminosos de Moscou, os exilados ficam sem acesso à Rússia do czar, o que significa que essa cidade de banidos estava repleta de aristocratas, gentis-homens, soldados e cortesãos que haviam deixado de ser benquistos na côrte.

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ele, ponderado e sensato, disse que jamais trocaria seu modo de vida que estabeleceu aqui pela oportunidade de ser o próprio czar na capital; ele se sentia realmente mais contente nessa aposentadoria forçada, porém calma e serena, do que nas agitações que são inerentes aos altos cargos do Império; segundo ele, o supremo da sabedoria humana se encontrava na feliz adaptação às circunstâncias, empregar a moderação no cotidiano, ainda que se estivesse rodeado pela tempestade mais caótica lá fora. Quando chegou ao lugar de exílio, pensava diferente, puxava os próprios fios de cabelo da cabeça, de desespero e agonia, até rasgava suas vestes suntuosas, como não é inusual para alguém em sua situação; com o tempo e a ponderação de espírito, refletindo e apercebendo-se de sua riqueza interior, e a conseqüente cegueira dos negócios públicos, tudo mudou”

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Despojado agora de toda a pretensa felicidade de que se desfruta ao ser um dos poderosos, nosso homem podia ver claramente o lado obscuro presente em todos os prazeres mundanos, e só conseguia enxergar, agora, deformidade em todo o circuito da vaidade”

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Permaneci 8 meses, e me pareceram todos eles um inverno ininterrupto, sombrio, apavorante; o frio, tão intenso que não se podia botar os coturnos-altos fora de casa sem afundar-se em casacos de pele, até na cara, que nos isolavam da inospitalidade exterior salvo por dois furinhos para a vista e um outro para a respiração; durante 3 meses a luz do sol não durava mais do que 5 horas diárias

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Nossos cavalos, para se ter idéia, eram confinados, ou deixados ao léu, melhor dizendo, no subterrâneo; nossos servos, pessoas expressamente contratadas para cuidar de nosso conforto e das nossas montarias, estavam vira-e-mexe com as extremidades dos dedos seriamente congelados, exigindo cuidados médicos, do contrário necrosariam e morreriam.”

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Todas as provisões para o inverno são acumuladas e diligentemente armazenadas durante o verão, deixadas bem secas: nossa bebida usual era água misturada com aqua vitae¹ no lugar de brandy. Ocasionalmente, para nos livrarmos do tédio, nossa escolha era o mead², no lugar do que ficaria o vinho nos países ocidentais. Mas não reclamo, porque essa bebida era saborosíssima! Os caçadores profissionais, que não se importam de se aventurar nos climas mais hostis, vez ou outra apareciam pelo vilarejo com amostras das melhores carnes imagináveis, às vezes até a mais infreqüente, de urso, mas essa, sinceramente, não entendo como pode ser apontada como iguaria por estas bandas. Tínhamos montes e montes de chá, com os quais recebíamos as visitas, os moradores nativos, ou os forasteiros ocasionais, e tudo isso nos bastava, sinceramente.”

¹ Basicamente uma bebida alcoólica atenuada, como um licor.

² Mel fermentado com água e etanol. Também conhecida entre os holandeses, alemães, hindus e na antiguidade greco-romana, que inclusive a empregava com fins terapêuticos.

161

Testemunhei quase toda a população provisória daquele local se escafeder, e eu ficava e ficava por último.”

162

Foi aí que em maio eu iniciei minhas preparações para dar o fora; enquanto ajeitava minha bagagem, me dava conta de que (sendo esse um distrito de exílio, pertencente ao estado da Sibéria, estranha punição ou <prisão a céu aberto>, sem gendarmes ou restrições quanto ao que os punidos pudessem fazer, desde que não procurassem meios de extrapolar geograficamente esses confins) era realmente muito fácil, sendo um castigado, ir embora sem ser flagrado fazendo-o. Perguntei a algumas dessas pessoas por que elas não se iam, o que elas temiam tanto!”

163

<Pense direito, estrangeiro: estamos rodeados por coisas muito mais fortes que barras ou correntes; não é preciso nos ameaçar com armas; ao norte, um oceano inavegável, virgem de seres humanos; nas outras três direções, seriam uns 2 mil km de deserto até que saíssemos da jurisdição do czar. Desertos do tipo que pune severamente seus habitantes pela escassez de qualquer meio de subsistência ou de clemência natural, a não ser seguindo pelas estradas. Mas as estradas são reais, e bem-vigiadas, não se engane com a extensão do território! Ao desembocar em qualquer cidade que não seja uma cidade-exílio, as tropas que servem de vigias e porteiros saberão os nossos rostos, o que indagar, de quem ir atrás. Ou seja: nossa única maneira de subsistir, utilizando as estradas, seria o mesmo que ser pêgo. Qualquer um tentaria em vão.>

164

Ainda assim, maquinei cá comigo que eu poderia ter sido escolhido por Deus para ser o instrumento de redenção dessas excelentes pessoas”

165

poderíamos passar sem contratempos até Arkhangelsk, onde eu imediatamente o alojaria num navio inglês.”

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eu podia ver pela expressão de seu rosto que o que eu disse o punha em efervescência de espírito”

167

Ele confessou, nos termos mais ternos, que estava muito mais inclinado a permanecer onde e como se encontrava do que procurar uma maneira de retornar a sua <abundância miserável> de outrora, como ele mesmo a batizou”

168

<eu não passo de carne; um homem, apenas um homem; e tenho paixões e afetos capazes de possuir e desnortear como qualquer outro>

169

Estávamos nas primícias de junho quando finalmente deixei este lugar. Nossa caravana agora era um <arremedo de gente>, com 32 cavalos e camelos ao todo, que nominalmente eram todos meus, se bem que 11 deles pertencessem a meu mais novo convidado ilustre. Previsivelmente, eu levava comigo agora mais criados do que na primeira metade dessa viagem de caravana, e o homem que eu levava disfarçado e à revelia do governo russo se passava pelo meu mordomo pessoal”

170

Tínhamos acabado de ingressar na Europa, atravessando o rio Kama¹, que, nestas coordenadas, é a fronteira entre a Europa e a Ásia, sendo o nome da primeira cidade do lado europeu Soloy Kamaskoy, que literalmente queria dizer a grande cidade do rio Kama.”

¹ Com 1.800km de extensão, é o principal afluente ocidental do grande rio Volga.

171

O povo é majoritariamente pagão; suas casas e cidades repletas de ídolos; e seu modo de vida inteiramente bárbaro, salvo nas cidades e vilarejos próximos, onde foram batizados cristãos, como eles dizem, da Igreja Grega: mas nestas paragens seu credo é uma mescla de relíquias de superstição e fé indistinguível; não duvido que muitos cristãos ortodoxos, ao testemunharem seus costumes, denominassem-nos simplesmente bruxos ou nigromantes.”

172

a perda dos meus pertences nem de longe me parecia a principal preocupação, embora não viesse a ser menos do que considerável; o meu pior pensamento era ter de cair como presa nas mãos desses bárbaros de rapina tão perto do fim das minhas viagens, depois de tantas dificuldades e azares superados; justo quando nosso último porto já era visível no horizonte, onde o que nos esperava eram a segurança e a tranqüilidade. Quanto ao meu parceiro nº 1, ele estava borbulhando de ódio, alegando que a hipótese de perder suas posses inexistia: seria sinônima da ruína completa e irreversível; e que ele preferiria morrer de uma vez, de modo vil e violento que fosse, que passar fome dali em diante em sua existência, submisso às circunstâncias da vida, e que iria lutar até o fim para se manter dono de tudo que era seu.

O jovem de berço aristocrata, dândi como poucos que já vi em tão tenra idade, o terceiro que enumero de nossa diminuta caravana (contando comigo), não era menos bravo por ser sangue-azul, e também lutaria até a última gota, logo o percebi; o velho piloto português compartilhava da mesma força de espírito dos outros dois comparsas. Segundo seu ponto de vista experiente e calejado, estávamos em condição, mesmo em menor número, de resistir-lhes. O dia transcorreu enquanto debatíamos como proceder; até o cair da noite fomos percebendo que o número dos inimigos só aumentava, e nesse ritmo não saberíamos o que esperar da próxima manhã; que poderiam estar em números tão superiores que qualquer esperança estaria perdida”

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assim que escureceu, e podíamos ver as estrelas (porque nosso guia não simpatizava com um plano mais ousado e explícito), tendo todos os nossos cavalos e camelos posicionados como queríamos, seguimos a estratégia de, na penumbra, nos orientarmos pela estrela polar, cientes de que para o norte havia uma planície nivelada por muitos e muitos quilômetros.”

174

às 6 da manhã seguinte já tínhamos subido quase 50km, quase que estafando por completo nossas montarias. Nas proximidades jazia a cidade de Kermazinskoy, onde pernoitamos, e nada ouvimos dos tártaros de Kalmuck esse dia. Duas horas antes de escurecer voltamos à marcha, e não descansamos até as oito da manhã do dia seguinte, embora tenhamos progredido mais lentamente desta vez; era mais ou menos 7 horas quando atravessamos um riacho, Kirtza, e chegamos a uma cidade de tamanho considerável habitada por russos mesmo, chamada Ozomys”

175

Mais 5 dias de caminhada e atingimos Veussima, às margens do rio Witzogda, que deságua no Dwina: lá estávamos nós, próximos ao final de nosso périplo a pé, sendo o Dwina um rio navegável, levando-nos, ao cabo de 7 dias, a Arkhangelsk. De lá, fomos para Lawremskoy, em 3 de julho; alugando 2 barcos para as provisões, e uma barca para nós próprios, embarcamos dia 7, chegando em segurança a Arkhangelsk dia 18. O total dessa caravana foi de 1 ano, 5 meses e 3 dias, incluindo, obviamente, nossa estadia de 8 meses em Tobolski.

Fomos obrigados a fixar pousada 6 semanas neste sítio até a chegada dos navios, e esse período poderia ter sido maior, não fosse a antecipação de 1 mês de um dos cargueiros de Hamburgo em relação à frota mercante inglesa.”

176

O jovem aristocrata se despediu de nós neste ponto da viagem, se dirigindo, através do rio Elba, à côrte de Viena, onde se incumbiria de buscar proteção e poderia estabelecer contato com vários dos amigos de seus pais ainda vivos.”

177

Para fechar a história: tendo permanecido mais 4 meses em Hamburgo, viajei por terra até Hague, onde mais uma vez peguei um navio, chegando – já não era tempo! – a Londres dia 10 de janeiro de 1705, tendo estado ausente de meu país-natal por não menos do que 10 anos e 9 meses. Aqui, uma vez decidido a deixar a vida nômade de lado de uma vez para sempre, minha preparação passou a ser para a maior viagem de nossas vidas¹, após ter vivido 72 anos os mais ecléticos de que já tive notícia…”

¹ Refere-se ao Além.

A MEGERA DOMADA: Uma comédia educativa

trad. por Nélson Jahr Garcia

GLOSSARINHO:

bufarinheiro: vendedor ambulante

marafona: puta

megera: bruxa, perversa – de forma mais nuançada, a Catarina de “O Cravo e a Rosa” // shrew

sly: manhoso, perspicaz, sub-reptício (origem nórdica, “able to slay”), difícil de ler, furtivo

taful: janota, pobretão

* * *

NOBRE

(…) Vamos fazer uma experiência, amigos, com este bêbedo. Que tal a idéia de o pormos numa cama e de o cobrirmos com lençóis bem macios, colocarmos-lhe anéis nos dedos, um banquete opíparo [faustoso] junto ao leito, lhe pormos solícitos serventes ao redor, quando ele a ponto estiver de acordar? Não esquecerá sua própria condição de mendigo?”

“Já quero ver o instante em que ele o nome der de esposo ao borracho, e em que os criados procurarem conter-se, por não rirem, quando mostrarem reverência ao rústico.”

“Nunca na minha vida bebi xerez, e se quereis oferecer-me conserva, que seja de carne de vaca.” “Sim, algumas vezes chego a ter mais pés do que sapatos, ou apenas desses sapatos que deixam ver os dedos pelos furos do couro.”

“Vamos deitar-te num colchão mais macio do que o leito voluptuoso arranjado de propósito para Semíramis.” “Gostas da falcoaria? Teus falcões mais alto pairam do que as cotovias madrugadoras.”

Segundo criado

Se preferes quadros, arranjaremos sem demora o retrato de Adônis repousando nas margens de um regato, ou Citeréia velada pelos juncos, parecendo que brinca com o próprio hálito e se move como os juncos que os ventos embalançam.”

(…)

Terceiro criado

Ou Dafne a errar por entre os espinheiros, as pernas a arranhar de fazer sangue, a cuja vista Apolo chora, tal o primor com que pintadas foram as lágrimas e o sangue.”

Terceiro criado

Não conheceis, senhor, essa taberna, nem criada nenhuma desse nome, como não conheceis ninguém chamado Estêvão Sly, Henrique Pimpernell, Pedro Turf e João Naps, o velho grego e outros 20 sujeitos desse tipo.

SLY

Graças a Deus, agora estou curado.

“Madame esposa, acabam de contar-me que eu dormi e sonhei mais de 15 anos.”

Expediente freqüente da metalinguagem: “Da loucura sendo a melancolia a nutridora, acharam bom que ouvísseis uma peça que a dor expulsa e a vida deixa longa.”

* * *

“O mundo que escorregue, que com isso mais moços nós ficamos.”

“O filho de Vicêncio, que educado foi em Florença, às esperanças deve do pai dar cumprimento, ornamentando sua fortuna com virtuosos feitos.” “Que pensas? Para Pádua vim de Pisa como alguém que deixasse uma lagoa não muito funda, para projetar-se no mar, sequioso de estancar a sede.”

“não devemos virar estóicos – penso – ou mesmo estacas, nem ficar tão devotos de Aristóteles que a Ovídio reneguemos como a réprobo. Com vossas relações falai de lógica mas na prática usual sede retórico. Animai-vos com música e poesia; quanto pedir o estômago, servi-vos de matemática ou de metafísica. Onde não há prazer não há proveito.”

Hortênsio, Petrucchio, Batista, Bianca e Catarina inspiraram O Cravo e a Rosa.

“HORTÊNSIO – De uma demônia dessas, Deus nos livre!

GRÊMIO – E a mim também, bom Deus!”

“Bonequinha mimada! Melhor fôra nos olhos dela enfiar os dedos logo. Saberia por quê.”

“Como eu sei que a maior delícia dela consiste em música, instrumentos, versos, vou chamar professores que lhe possam instruir a mocidade. Signior Grêmio, ou vós, Hortênsio, caso conheçais algum, mandai que me procure logo. Sou sempre amigo das pessoas cultas, nada poupando para dar às filhas gentil educação.”

“Ora, Grêmio! há muitos rapazes bons no mundo – a dificuldade está em sabermos encontrá-los”

“entre batatas podres não há o que escolher.”

3 para 1

0 para 1

“ó Trânio! abraso-me, definho, morro, Trânio, se não casar com esta meiga jovem.”

“não é com ralhos que a afeição se expulsa.”

Redime te captum, quam queas minimo

Melhor comprar um escravo que deixá-lo morrer de fome.

Ame e sofra, mas sorva do amor!

“Acordai, meu caro amo! O caso é este: a irmã mais velha é tão maligna e bruta que enquanto o pai não se vir livre dela, mestre, solteira vossa amada fica. Por isso ele a trancou a 7 chaves, porque dos importunos se livrasse.”

“Basta; tenho um plano. Não fomos vistos em nenhuma casa; pelo rosto ninguém nos reconhece como patrão e criado. Assim faremos: vais ter criados e casa, como eu próprio; vou ser outra pessoa, um florentino, napolitano ou cidadão de Pisa. Já está chocado o plano, vai ser isso. (…)

(Trocam as respectivas roupas.)

TRÂNIO

apraz-me ser Lucêncio, por amor de Lucêncio.”

“passarei a ser escravo, para vir a alcançar essa donzela que me feriu os olhos extasiados.”

Uma peça dentro de uma peça dentro de uma peça que é uma peça tão pequena que não pode ser vista.

* * *

(Saem. Falam as personagens do prólogo.)

PRIMEIRO CRIADO

Estais cochilando, senhor; não estais prestando atenção à peça.”

* * *

“HORTÊNSIO – Alla nostra casa ben venuto, molto honorato signior mio Petrucchio.

“PETRUCCHIO – (…) Resumindo, signior Hortênsio, a coisa é como segue: morreu meu pai, Antônio, tendo agora saído eu sem destino, tencionando casar bem e vencer do melhor modo. Ouro tenho na bolsa; bens, na pátria. Assim, viajo para ver o mundo.”

“PETRUCCHIO – Entre amigos, signior Hortênsio, não se fala muito. Se conheces alguém bastante rica para que esposa de Petrucchio seja – pois o ouro tilintar na dança deve do casamento dele – embora seja tão feia como a amada de Florêncio, velha como a Sibila, tão maligna e impertinente como a própria esposa de Sócrates, Xantipa, ou mesmo pior: não poderá deixar-me transformado nem embotar de meu afeto o gume, embora seja como o mar Adriático, quando se altera. Vim para casar-me, para uma noiva rica achar em Pádua; sendo rica, feliz serei em Pádua.

“Seu único defeito – e que defeito! – é ser intoleravelmente brava, teimosa e cabeçuda sem medida, a tal ponto que, embora meus haveres fossem menores, não a desposara por uma mina de ouro.”

“GRÚMIO – (…) Ela poderá, talvez, chamá-lo umas 10x de biltre ou coisa assim. Não lhe fará mossa nenhuma. Uma vez entrado na dança, ele recorrerá ao vocabulário próprio. Vou dizer-vos uma coisa, senhor: por pouco que ela lhe resista, ele lhe marcará o rosto com uma figura que a deixará tão desfigurada como um gato sem olhos. Não o conheceis, senhor.”

“HORTÊNSIO – (…) Por julgar impossível – em virtude dos defeitos há pouco relatados – que a Catarina alguém escolher possa, determinou Batista deste modo: que ninguém tenha acesso à bela Bianca sem que venha a casar-se Catarina.

GRÚMIO – Catarina goela: o pior nome para uma donzela.”

“Não há nenhuma velhacaria nisso. Vede como os moços sabem juntar as cabeças para enganarem os velhos.”

GRÚMIO & GRÊMIO

“GRÊMIO – Oh! que coisa é a ciência!

GRÚMIO – Oh! que animal é esta galinhola!”

Morreu meu pai; mas vive meu dinheiro; viver pretendo agora prazenteiro.”

“Ora! Espantalho é só para criança.”

“A filha da formosa Leda teve um milhão de pretendentes. Logo, mais um vai ter a bela Bianca. Assim será. Lucêncio não desiste, mesmo que venha Páris, lança em riste.”

“PETRUCCHIO – A primeira, senhor, soltai; é minha.

GRÊMIO – Pois não; deixo o trabalho para esse Hércules; que lhe seja maior que os outros 12.”

“Como advogados procedamos nisso, os quais, embora com calor discutam, depois comem e bebem como amigos.”

Batista, das tuas filhas tenho a lista. Por favor, não as peça que se vista’, simplesmente não insista!

(Entra Grêmio, com Lucêncio vestido pobremente, Petrucchio, com Hortênsio, como professor de música, e Trânio, com Biondello, que traz um alaúde e livros.)”

“Ao se encontrarem, duas chamas violentas aniquilam quanto a fúria lhes tenha alimentado. Conquanto o fogo brando se embraveça com pouco vento, os furacões terríveis levam diante de si o fogo e tudo.”

“CATARINA – Muito leve para ser apanhada por um rústico. Sou tão pesada quanto devo sê-lo.

PETRUCCHIO – Pesada, não; preada.

CATARINA – Ave de preia só conheço gavião.

PETRUCCHIO – Ó vagarosa rolinha, um gavião irá apanhar-te?

CATARINA – Bruto seria para uma rolinha.

PETRUCCHIO – Vamos, vespa; ferina sois bastante.

CATARINA – Sendo eu vespa, cuidado com o ferrão.

PETRUCCHIO – Há remédio para isso: arranco-o logo.

CATARINA – Sim, no caso de o tolo vir a achá-lo.

PETRUCCHIO – Quem não sabe onde as vespas o têm sempre? No corpinho.

CATARINA – Na língua.

PETRUCCHIO – Como! língua? Língua de quem?

CATARINA – Na vossa, se em corpinho vindes falar-me. Adeus.

PETRUCCHIO – Como! Com minha língua em vosso corpinho? Não, Quetinha; voltai; sou um cavalheiro.

CATARINA – Vou ver isso. (Bate-lhe)

PETRUCCHIO – Se me bateres novamente, juro que te darei um murro.

CATARINA – Nesse caso, perderíeis as armas; pois, batendo-me, não seríeis em nada cavalheiro, e, não o sendo, não teríeis armas.”

“PETRUCCHIO – Nem um pouquinho; acho-vos mui gentil. Tinham-me dito que éreis selvagem, áspera e estouvada; e ora vejo que o boato é mentiroso, pois és muito cortês, encantadora, de gênio divertido; um pouco tarda para falar, mas suave como as flores da primavera. Os lábios tu não mordes, tal como as raparigas irritadas. Não contradizes nunca outras pessoas; é sempre branda que manténs conversa com teus cortejadores, sempre afável, com gentis ademanes. Por que o mundo diz que Quetinha é manca? Oh mundo infame! Quetinha é reta e esbelta como galho de aveleira, de tez amorenada como a avelã, tão doce quanto a fruta. Oh! anda um pouco; sei que não claudicas.

CATARINA – Vai dar ordem, cretino, aos teus criados.”

eu nasci para domar-te, para transformar a Quetinha rezingueira numa Quetinha mansa, e tão amável como as Quetinhas donas de seus lares.”

“Em paciência é Griselda rediviva; a romana Lucrécia, em castidade.”

“Oh! sois noviços. É uma maravilha verificar, quando a mulher e o homem ficam sós, como pode um mariquinhas dominar a megera mais rebelde. Quetinha, dá-me a mão. Vou a Veneza comprar a roupa para o casamento.”

“- Sai desmiolado! Brilha a meia-idade.

– Mas às jovens apraz a mocidade.”

“BATISTA – (…) De vós ambos o que firmar a minha filha dote mais opulento, o amor terá de Bianca. Dizei-me, signior Grêmio, que importância podeis assegurar-lhe?”

“Não nego que já sou um tanto idoso. Se eu morrer amanhã tudo isso é dela, caso, enquanto eu viver, ela for minha.”

“2 mil ducados anuais de terra? Minhas terras não dão tamanha renda. Mas prometo também que será dela minha carraca [grande navio] que ancorada se acha no porto de Marselha.”

“- Isso é um sofisma; ele está velho; eu, moço.

– E não morrem os moços como os velhos?”

“Não há motivo – não o vejo – para que um Lucêncio falso não tenha um pai Vicêncio também falso. Eis o estranho do caso: os pais, de regra, dão vida aos filhos; mas neste noivado pelo filho vai ser o pai gerado.”

“Asno atrasado, que não leu bastante para entender por que é que existe música: não é para aliviar o entendimento depois do estudo e do trabalho diário? Deixai-me ler, assim, filosofia, e, ao descansar, servi vossa harmonia.”

“BIANCA – Traduzi.

LUCÊNCIO – Hac ibat, como já voz disse, Simois, eu me chamo Lucêncio, hic est, filho de Vicêncio de Pisa, Sigeia teilus, disfarçado para alcançar vosso amor. Hic steterat e o Lucêncio que se apresentou para vos fazer a côrte, Priami, é meu criado Trânio, regia, que tomou o meu nome, celsa senis, para melhor enganarmos o velho pantalão.”

“BIONDELLO – Ora, Petrucchio vem vindo aí com um chapéu novo e um casaco velho; uns calções de 3x revirados; um par de botas que já serviram de candelabro, uma de fivela e a outra de amarrar com cordão; uma espada enferrujada e sem bainha, tirada do arsenal da cidade, com o punho quebrado e com as duas correias arrebentadas. O cavalo em que ele vem é manco e traz uma sela bichada e velha, com estribos desaparelhados, além de sofrer de mormo e gosma, de sarna, de escorbuto; está cheio de tumores nas juntas, de esparavão caloso; a icterícia o deixou listado, tem escrófula a mais não poder, vive morto de apoplexia, comido de lombrigas; a espinha, arrebentada; as pás, fora do lugar; as pernas da frente são mais curtas, o freio, de um lado só, com cabeçada de couro de carneiro que de tanto ser puxado para impedi-lo de tropeçar, já arrebentou em muitas partes, ficando cheio de nós. A silha é de 6 variedades de pano; o selim é de mulher, com duas iniciais indicadoras do nome da dona primitiva, desenhadas com tachas e aqui e ali costuradas com barbante.”

“um monstro, um verdadeiro monstro nos trajes, não se parecendo em nada com um pajem cristão ou com o criado de um gentil-homem.”

“Aposto um bom vintém em que um cavalo só e um homem, mais ninguém, se eu junto os colocar não formarão um par.”

“Ela se casa comigo apenas, não com minha roupa.”

“Ao perguntar-lhe o padre se por esposa ele aceitava a noiva, <Sim, pelo raio!> disse, de tal modo gritando que, de medo, o sacerdote deixou cair o livro, e, ao abaixar-se para apanhá-lo, o noivo tresloucado deu-lhe tamanho murro que rolaram pelo chão padre e livro, livro e padre. <Quem quiser>, disse, <que os levante agora>. (…) Nunca houve casamento tão maluco.”

“Quero ser dono do que me pertence; ela é minha fazenda, meus bens móveis, a mobília, o celeiro, a casa, o campo, meu burro, meu cavalo, minha vaca, meu tudo, enfim.”

“Petrucchio está catarinado, juro-o.”

“Com um tempo destes, um homem mais alto do que eu se resfriaria facilmente.”

“CURTIS – E ela, é a megera furibunda de que todos falam?

GRÚMIO – Foi, Curtis, antes desta geada. Mas, como sabes, o inverno amansa o homem, a mulher e o animal, pois assim o fez com meu velho amo, com minha nova patroa e comigo mesmo”

“Será melhor para ambos jejuarmos – sendo por natureza tão coléricos – do que carne ingerirmos tão assada.”

“Tenho também outro processo para deixar manso o gavião, fazer que volte e habituá-lo ao meu grito, i.e., forçá-lo a ficar acordado, como é de hábito fazer com esses milhanos indomáveis que se debatem muito.” “Essa é a maneira de matar com carícias uma esposa. Dobrarei desse modo o gênio dela, opinoso e violento. Se alguém sabe como amansar melhor uma megera, venha ensinar-me, que aqui fico à espera.”

Bianca Indomada

“BIANCA – Como! Aulas de domar? Há escola disso?

TRÂNIO – Sim, senhor; e Petrucchio é o professor. Meios conhece de amansar a bruxa, deixando-a mui discreta e não perluxa [presumida].”

“Fico acordada com pragas; alimento-me de gritos. E o que mais me magoa nisso tudo é fazer ele tudo sob a capa do amor mais atencioso, parecendo que, se eu viesse a dormir ou a alimentar-me cairia logo doente, ou perecera sem maiores delongas.”

“Só com o nome dos pratos me alimentas? Sejas maldito, e assim toda essa súcia que com meu sofrimento se empavona.”

Ergo me, logo ando.

“Não posso ficar mais tempo. Conheço uma rapariga que se casou numa tarde, ao ir à horta apanhar salsa para encher um coelho. O mesmo podereis fazer, meu senhor.”

“PROFESSOR [O Vicêncio farsante] – Quem é que bate como se quisesse derrubar a porta?

VICÊNCIO – O signior Lucêncio está, meu senhor?

PROFESSOR – Está, sim senhor; mas não pode atender a ninguém.

VICÊNCIO – Como! E se alguém lhe trouxesse 100 ou 200 libras, para maior animação de seus divertimentos?

PROFESSOR – Guardai para vós mesmos vossas 200 libras; enquanto eu tiver vida ele não precisará disso.”

“VICÊNCIO – Vinde cá, meu velhaco. Então, já vos esquecestes de quem eu sou?

BIONDELLO – Se já me esqueci de vós? Não, senhor; não poderia ter-me esquecido de vós, porque nunca vos vi em toda a vida.

VICÊNCIO – Como, notório biltre! Nunca viste o pai de teu amo, nunca viste Vicêncio?”

“Estou arruinado! Estou arruinado! Enquanto em casa eu faço o papel de marido econômico, meu filho e meu criado esbanjam tudo na universidade.”

“BATISTA – Que fizeste? Onde ficou Lucêncio?

LUCÊNCIO – Aqui está ele, o verdadeiro filho do Vicêncio verdadeiro, que pelo casamento fez dele a tua filha, enquanto os olhos uns mistificadores te enganavam.”

“VIÚVA – Quem tem vertigens diz que o mundo roda.

PETRUCCHIO – Resposta bem redonda.

CATARINA – Explicai-me, vos peço, essa sentença.

VIÚVA – Que tendo vosso esposo uma megera, julga a mulher do próximo uma fera.”

“Paz, amor, vida tranqüila, máxima respeitada e uma legítima supremacia. Em suma: tudo quanto torna doce e feliz nossa existência.”

A mulher irritada é como fonte remexida: limbosa, repulsiva, privada da beleza; e assim mantendo-se, não há ninguém, por mais que tenha sede, que se atreva a encostar os lábios nela, a sorver uma gota.” “Por que motivo temos o corpo delicado e fraco, pouco afeito aos trabalhos e experiências do mundo, se não for apenas para que nossas qualidades delicadas e nossos corações de acordo fiquem com nosso hábito externo? Deixai disso, vermezinhos teimosos e impotentes! agora vejo que nossas lanças são de palha, apenas. Nossa força é fraqueza; somos criança que muito ambicionando logo cansa.”

L’ENCYCLOPÉDIE – AD

Ad

* ADAD ou ADOD, s. m. (Myth.) divinité des Assyriens, que les uns prennent pour le soleil, d’autres pour cet Adad qui fut étouffé par Azael qui lui succéda, & qui fut adoré ainsi qu’Adad par les Syriens, & surtout à Damas, au rapport de Josephe. Antiq. Judaïq.

ADAM. “Ce n’est pas précisément comme nom propre, mais comme nom appellatif, que nous plaçons dans ce Dictionnaire le nom d’Adam, qui désigne tout homme en général, & répond au grec A’NTRWPO; qui répond au Grec PURRO\, & au Latin rufus [rubro; vermelho], à cause de la couleur roussâtre de la terre, dont, selon les Interpretes, Adam avoit été tiré.”

Il faut nécessairement en revenir à ce double état de félicité & de misère, de foiblesse & de grandeur, pour concevoir comment l’homme, même dans l’état présent, est un composé si étrange de vices & de vertus, si vivement porté vers le souverain bien, si souvent entraîné vers le mal, & suet à tant de maux qui paroissent à la raison seule les châtimens d’un crime commis anciennement. Les Payens même avoient entrevû les ombres de cette vérité, & elle est la base fondamentale de leur métempsycose, & la clé unique de tout le système du Christianisme.”

S. Augustin est le premier qui les ait développés à fond, & prouvé solidement l’un & l’autre dans ses écrits contre les Manichéens & les Pélagiens; persuadé que pour combattre avec succès ces deux Sectes opposées, il ne pouvoit trop insister sur l’extrème différence de ces deux états, relevant contre les Manichéens le pouvoir du libre arbitre dans l’homme innocent, & après sa chûte, la force toute-puissante de la grace pour combattre les maximes des Pélagiens”

On demande, 1°, combien de tems Adam & Eve demeurerent dans le jardin de délices. Quelques-uns les y laissent plusieurs années, d’autres quelques jours, d’autres seulement quelques heures. Dom Calmet pense qu’ils y pûrent demeurer 10 ou 12 jours, & qu’ils en sortirent vierges.

2°. Plusieurs auteurs Juifs ont prétendu que l’homme & la femme avoient été créés ensemble & collés par les épaules ayant quatre piés, quatre mains & deux têtes semblables en tout, hors le sexe, & que Dieu, leur ayant envoyé un profond sommeil, les sépara & en forma deux personnes: idée qui a beaucoup de rapport aux Androgynes de Platon. Voyez Androgyne. Eugubin [Agostino Steuco, italiano do séc. XVI, dono de antiquário e contra-reformista], in Cosmopoeia, veut qu’ils aient été unis, non par le dos, mais par les côtés; ensorte que Dieu, selon l’Écriture, tira la femme du côté d’Adam: mais cette opinion ne s’accorde pas avec le texte de Moyse, dans lequel on trouveroit encore moins de traces de la vision extravagante de la fameuse Antoinette Bourignon [misticista do séc. XVII], qui prétendoit q’Adam avoit été créé hermaphrodite, & qu’avant sa chûte il avoit engendré seul le corps de Jesus-Christ.

JOÃO E O PÉ-DE-ADÃO: “3°. On n’a pas moins débité de fables sur la beauté & la taille d’Adam. On a avancé qu’il étoit le plus bel homme qui ait jamais été, & que Dieu, pour le former, se revêtit d’un corps humain parfaitement beau. D’autres ont dit qu’il étoit le plus grand géant qui eût jamais été, & ont prétendu prouver cette opinion par ces paroles de la Vulgate, Josué, ch. XIV: Nomen Hebron ante vocabatur Cariath-Arbé, Adam maximus ibi inter Enachim situs est; mais dans le passage le mot Adam n’est pas le nom propre du premier homme, mais un nom appellatif qui a rapport à arbé; ensorte que le sens de ce passage est: cet homme (Arbé) étoit le plus grand ou le père des Enachims. Sur ce fondement, & d’autres semblables, les Rabbins ont enseigné que le premier homme étoit d’une taille si prodigieuse, qu’il s’étendoit d’un bout du monde jusqu’à l’autre, & qu’il passa des isles Atlantiques dans notre continent sans avoir au milieu de l’Océan de l’eau plus haut que la ceinture: mais que depuis son péché Dieu appesantit sa main sur lui, & le réduisit à la mesure de 100 aunes [medida francesa antiga =~ 73m]. D’autres lui laissent la hauteur de 900 coudées, c’est-à-dire, de plus de 1.300 piés [circa 400m], & disent que ce fut à la prière des Anges effrayés de la première hauteur d’Adam, que Dieu le réduisit à celle-ci.”

Ísis e o Pé-d’Aquiles

C’est sans fondement qu’on lui attribue l’invention des lettres hébraïques, le Pseaume XCI & quelques ouvrages supposés par les Gnostiques & d’autres Novateurs.”

ADAMITES ou ADAMIENS. “ils prirent le nom d’Adamites, parce qu’ils prétendoient avoir été rétablis dans l’état de nature innocente, être tels qu’Adam au moment de sa création, & par conséquent devoir imiter sa nudité. Ils détestoient le mariage, soûtenant que l’union conjugale n’auroit jamais eu lieu sur la terre sans le péché, & regardoient la joüissance des femmes en commun comme un privilége de leur prétendu rétablissement dans la Justice originelle. Quelqu’incompatibles que fussent ces dogmes infames avec une vie chaste, quelques-uns d’eux ne laissoient pas que de se vanter d’être continens, & assûroient que si quelqu’un des leurs tomboit dans le péché de la chair, ils le chassoient de leur assemblée, comme Adam & Eve avoient été chassés du Paradis terrestre pour avoir mangé du fruit défendu; qu’ils se regardoient comme Adam & Eve, & leur Temple comme le Paradis. Ce Temple après tout n’étoit qu’un soûterrain, une caverne obscure, ou un poële dans lequel ils entroient tout nuds, hommes & femmes [mangá Berserk!]; & là tout leur étoit permis, jusqu’à l’adultère & à l’inceste, dès que l’ancien ou le chef de leur société avoit prononcé ces paroles de la Genese 1:22: Crescite & multiplicamini. Théodoret ajoûte que, pour commettre de pareilles actions, ils n’avoient pas même d’égard à l’honnêteté publique, & imitoient l’impudence des Cyniques du paganisme. Tertullien assûre qu’ils nioient avec Valentin l’unité de Dieu, la nécessité de la prière, & jaitoient le martyre de folie & d’extravagance. Saint Clément d’Alexandrie dit qu’ils se vantoient d’avoir des livres secrets de Zoroastre, ce qui a fait conjecturer à M. de Tillemont qu’ils étoient adonnés à la magie. Epiph. hoers. 52. Théodoret, liv. I. hicar. fabular. Tertull. contr. Prax. c. 3. & in Scorpiac. c. 15. Clem. Alex. Strom. lib. 1. Tillemont, ome Il. page 280.

Tels furent les anciens Adamites. Leur secte obscure & détestée ne subsista pas apparemment longtems, puisque Saint Epiphane doute qu’il y en eût encore, lorsqu’il écrivoit: mais elle fut renouvellée dans le XIIe siècle par un certain Tandème connu encore sous le nom de Tanchelin, qui sema ses erreurs à Anvers sous le regne de l’Empereur Henri V. Les principales étoient qu’il n’y avoit point de distinction entre les Prêtres & les laïcs, & que la fornication & l’adultere étoient des actions saintes & méritoires. Accompagné de 3000 scélérats armés, il accrédita cette doctrine par son éloquence & par ses exemples; sa secte lui survécut peu, & fut éteinte par le zele de Saint Norbert.

D’autres Adamites reparurent encore dans le XIVe siecle sous le nom de Turlupins & de pauvres Frères, dans le Dauphiné & la Savoie. Ils soûtenoient que l’homme arrivé à un certain état de perfection, étoit affranchi de la loi des passions, & que bien loin que la liberté de l’homme sage consistât à n’être pas soûmis à leur empire, elle consistoit au contraire à secouer [romper] le joug des Lois divines. Ils alloient tous nuds, & commettoient en plein jour les actions les plus brutales. Le Roi Charles V secondé par le zele de Jacques de Mora, Dominicain & Inquisiteur à Bourges, en fit périr plusieurs par les flammes [que interessante contraste…]; on brûla aussi quelques-uns de leurs livres à Paris dans la Place du marché aux pourceaux, hors la rue Saint Honoré.”

Picard trompoit les peuples par ses prestiges, & se qualifioit fils de Dieu: il prétendoit que comme un nouvel Adam il avoit été envoyé dans le monde pour y rétablir la loi de nature, qu’il faisoit surtout consister dans la nudité de toutes les parties du corps, & dans la communauté des femmes. Il ordonnoit à ses disciples d’aller nuds par les rues & les places publiques, moins réservé à cet égard que les anciens Adamites, qui ne se permettoient cette licence que dans leurs assemblées. Quelques Anabaptistes tenterent en Hollande d’augmenter le nombre des sectateurs de Picard: mais la séverité du Gouvernement les eut bientôt dissipés. Cette secte a aussi trouvé des partisans en Pologne & en Angleterre: ils s’assemblent la nuit; & l’on prétend qu’une des maximes fondamentales de leur société est contenue dans ce vers,

Jura, perjura, secretum prodere noli.

Quelques Savans sont dans l’opinion que l’origine des Adamites remonte beaucoup plus haut que l’établissement du Christianisme: ils se fondent sur ce que Maacha mère d’Asa, Roi de Juda, étoit grande Prêtresse de Priape, & que dans les sacrifices nocturnes que les femmes faisoient à cette idole obscène, elles paroissoient toutes nues. Le motif des Adamites n’étoit pas le même que celui des adorateurs de Priape; & l’on a vû par leur Théologie qu’ils n’avoient pris du Paganisme que l’esprit de débauche, & non le culte de Priape. Voyez Priape. (G)”

* ADARGATIS ou ADERGATIS ou ATERGATIS, (Myth.) divinité des Syriens, femme du dieu Adad. Selden prétend qu’Adargatis vient de Dagon par corruption. C’est presqu’ici le cas de l’épigramme: Mais il faut avouer aussi qu’en venant de-là jusqu’ici elle a bien changé sur la roue. On la prend pour la Derecto des Babyloniens & la Venus des Grecs.”

* ADONAÏ, s. m. (Théol.) est, parmi les Hébreux, un des noms de Dieu, & signifie Seigneur. Les Massoretes ont mis sous le nom que l’on lit aujourd’hui Jehova, les points qui conviennent aux consonnes du mot Adonaï, parce qu’il étoit défendu chez les Juifs de prononcer le nom propre de Dieu, & qu’il n’y avoit que le Grand-Prêtre qui eût ce privilége, lorsqu’il entroit dans le Sanctuaire. Les Grecs ont aussi mis le mot Adonaï à tous les endroits où se trouve le nom de Dieu. Le mot Adonaï est dérivé d’une racine qui signifie base & fondement, & convient à Dieu, en ce qu’il est le soûtien de toutes les créatures, & qu’il les gouverne. Les Grecs l’ont traduit par XURIO, & les Latins par Dominus. Il s’est dit aussi quelquefois des hommes, comme dans ce verser du Pseaume 104. Constituit eum Dominum doms suoe, en parlant des honneurs auxquels Pharaon éleva Joseph, où le texte hébreu porte: Adonaï. Genebrard, le Clerc, Cappel, de nomine Dei Tetragramm. (G)”

* ADONÉE, (Myth.) nom que les Arabes donnoient au Soleil & à Bacchus, qu’ils adoroient. Ils offroient au premier tous les jours de l’encens & des parfums.”

ADOPTIENS, s. m. pl. (Théolog.) hérétiques du huitieme siecle, qui prétendoient que Jesus-Christ, en tant qu’Homme, n’étoit pas fils propre ou fils naturel de Dieu, mais seulement son fils adoptif.”

* ADRAMELECH, s. m. (Myth.) faux Dieu des Sépharraïmites, peuples que les Rois d’Assyrie envoyerent dans la Terre-sainte après que Salmanazar eut détruit le Royaume d’Israël. Les adorateurs d’Adramelech faisoient brûler leurs enfans en son honneur. On dit qu’il étoit représenté sous la forme d’un mulet [mula], d’autres disent sous celle d’un paon [pavão].”

* ADRASTÉE ou ADRASTIE, s. f. (Myth.) Divinité autrement appellée Nemesis, fille de Jupiter & de la Nécessité, ou, selon Hésiode, de la Nuit: c’étoit la vangeresse des crimes. Elle examinoit les coupables du haut de la sphere de la lune où les Egyptiens l’avoient reléguée.”

ADULTÈRE. “Les anciens Romains n’avoient point de loi formelle contre l’adultere; l’accusation & la peine en étoient arbitraires. L’Empereur Auguste fut le premier qui en fit une, qu’il eut le malheur de voir exécuter dans la personne de ses propres enfans: ce fut la loi Julia, qui portoit peine de mort contre les coupables: mais, quoiqu’en vertu de cette loi, l’accusation du crime d’adultere fût publique & permise à tout le monde, il est certain néanmoins que l’adultere a toûjours été consideré plûtôt comme un crime domestique & privé, que comme un crime public; ensorte qu’on permettoit rarement aux étrangers d’en poursuivre la vengeance, surtout si le mariage étoit paisible, & que le mari ne se plaignît point.

A présent, dans la plûpart des contrées de l’Europe, l’adultere n’est point réputé crime public; il n’y a que le mari seul qui puisse accuser sa femme: le Ministère public même ne le pourroit pas, à moins qu’il n’y eùt un grand scandale”

Lycurgue punissoit un homme convaincu d’adultere comme un parricide; les Locriens lui crevoient les yeux; & la plûpart des peuples orientaux punissent ce crime très-séverement.” “En Espagne on punissoit le coupable par le retranchement des parties qui avoient été l’instrument du crime.” “En Pologne, avant que le Christianisme y fût établi, on punissoit l’adultere & la fornication d’une façon bien singuliere. On conduisoit le criminel dans la place publique; là on l’attachoit avec un crochet [gancho] par les testicules, lui laissant un rasoir [lâmina] à sa portée; de sorte qu’il falloit de toute nécessité qu’il se mutilât lui-même pour se dégager; à moins qu’il n’aimât mieux périr dans cet état.”

Les lois concernant l’adultere sont à présent bien mitigées. Toute la peine qu’on inflige à la femme convaincue d’adultere, c’est de la priver de sa dot & de toutes ses conventions matrimoniales, & de la reléguer dans un monastere. On ne la fouette [chicoteia] même pas, de peur que si le mari se trouvoit disposé à la reprendre, cet affront public ne l’en détournât.”

Il y eut un tems où les Lacédemoniens, loin de punir l’adultere, le permettoient, ou au moins le toléroient, à ce que nous dit Plutarque.

L’adultere rend le mariage illicite entre les deux coupables, & forme ce que les Theologiens appellent impedimentum criminis.”

THE TRAGEDY OF (MARCIUS) CORIOLANUS

For the dearth [escassez],

The gods, not the patricians, make it, and

Your knees to them, not arms, must help.”

MENENIUS

There was a time when all the body’s members

Rebell’d against the belly, thus accused it:

That only like a gulf it did remain

I’ the midst o’ the body, idle and unactive,

Still cupboarding the viand, never bearing

Like labour with the rest, where the other instruments

Did see and hear, devise, instruct, walk, feel,

And, mutually participate, did minister

Unto the appetite and affection common

Of the whole body. The belly answer’d–

First Citizen

Well, sir, what answer made the belly?

MENENIUS

Sir, I shall tell you. With a kind of smile,

Which ne’er came from the lungs, but even thus–

For, look you, I may make the belly smile

As well as speak–it tauntingly replied

To the discontented members, the mutinous parts

That envied his receipt; even so most fitly

As you malign our senators for that

They are not such as you.

First Citizen

Your belly’s answer? What!

The kingly-crowned head, the vigilant eye,

The counsellor heart, the arm our soldier,

Our steed the leg, the tongue our trumpeter.

With other muniments and petty helps

In this our fabric, if that they–

MENENIUS

What then?

Fore me, this fellow speaks! What then? what then?

First Citizen

Should by the cormorant belly be restrain’d,

Who is the sink o’ the body,–

MENENIUS

Well, what then?

First Citizen

The former agents, if they did complain,

What could the belly answer?

MENENIUS

I will tell you

If you’ll bestow a small–of what you have little–

Patience awhile, you’ll hear the belly’s answer.

First Citizen

Ye’re long about it.

MENENIUS

Note me this, good friend;

Your most grave belly was deliberate,

Not rash like his accusers, and thus answer’d:

<True is it, my incorporate friends,> quoth he,

<That I receive the general food at first,

Which you do live upon; and fit it is,

Because I am the store-house and the shop

Of the whole body: but, if you do remember,

I send it through the rivers of your blood,

Even to the court, the heart, to the seat o’ the brain;

And, through the cranks and offices of man,

The strongest nerves and small inferior veins

From me receive that natural competency

Whereby they live: and though that all at once,

You, my good friends,>–this says the belly, mark me,–”

BRUTUS

The present wars devour him: he is grown

Too proud to be so valiant.”

VOLUMNIA

had I a dozen sons, each in my love

alike and none less dear than thine and my good

Marcius, I had rather had eleven die nobly for their

country than one voluptuously surfeit out of action.”

VOLUMNIA

the breasts of Hecuba,

When she did suckle Hector, look’d not lovelier

Than Hector’s forehead when it spit forth blood

At Grecian sword, contemning.”

MARCIUS

(…) You souls of geese,

That bear the shapes of men, how have you run

From slaves that apes would beat! Pluto and hell!

All hurt behind; backs red, and faces pale

With flight and agued fear! Mend and charge home,

Or, by the fires of heaven, I’ll leave the foe

And make my wars on you

LARTIUS

(…) Thou wast a soldier

Even to Cato’s wish, not fierce and terrible

Only in strokes; but, with thy grim looks and

The thunder-like percussion of thy sounds,

Thou madst thine enemies shake, as if the world

Were feverous and did tremble.”

MARCIUS

If any think brave death outweighs bad life

And that his country’s dearer than himself;

Let him alone, or so many so minded,

Wave thus, to express his disposition,

And follow Marcius.

They all shout and wave their swords, take him up in their arms, and cast up their caps

Not Afric owns a serpent I abhor

More than thy fame and envy. Fix thy foot.”

CAIUS MARCIUS CORIOLANUS! Bear

The addition nobly ever!

Flourish. Trumpets sound, and drums

LARTIUS

Marcius, his name?

CORIOLANUS

By Jupiter! forgot.

I am weary; yea, my memory is tired.

Have we no wine here?”

Five times, Marcius,

I have fought with thee: so often hast thou beat me,

And wouldst do so, I think, should we encounter

As often as we eat. By the elements,

If e’er again I meet him beard to beard,

He’s mine, or I am his: mine emulation

Hath not that honour in’t it had; for where

I thought to crush him in an equal force,

True sword to sword, I’ll potch at him some way

Or wrath or craft may get him.”

SICINIUS

Nature teaches beasts to know their friends.

MENENIUS

Pray you, who does the wolf love?

SICINIUS

The lamb.

MENENIUS

Ay, to devour him; as the hungry plebeians would the noble Marcius.

BRUTUS

He’s a lamb indeed, that baes like a bear.”

MENENIUS

I know you can do very little alone; for your helps are many, or else your actions would grow wondrous single: your abilities are too infant-like for doing much alone. You talk of pride: O that you could turn your eyes toward the napes of your necks, and make but an interior survey of your good selves! O that you could!”

one that converses more with the buttock of the night than with the forehead of the morning”

BRUTO

Ora, ora, Menênio, você é bastante conhecido por ser, como senador do Capitólio, um excelso histrião e bufão na mesa de jantar!”

VOLUMNIA

He had, before this last expedition, twenty-five wounds upon him.

MENENIUS

Now it’s twenty-seven: every gash was an enemy’s grave.

A shout and flourish

Hark! the trumpets.

VOLUMNIA

These are the ushers of Marcius: before him he

carries noise, and behind him he leaves tears:

Death, that dark spirit, in ‘s nervy arm doth lie;

Which, being advanced, declines, and then men die.”

VOLUMNIA

Nay, my good soldier, up;

My gentle Marcius, worthy Caius, and

By deed-achieving honour newly named,–

What is it?–Coriolanus must I call thee?–

Messenger

You are sent for to the Capitol. ‘Tis thought

That Marcius shall be consul:

I have seen the dumb men throng to see him and

The blind to bear him speak: matrons flung gloves,

Ladies and maids their scarfs and handkerchers,

Upon him as he pass’d: the nobles bended,

As to Jove’s statue, and the commons made

A shower and thunder with their caps and shouts:

I never saw the like.”

Second Officer

Faith, there had been many great men that have flattered the people, who ne’er loved them; and there be many that they have loved, they know not wherefore: so that, if they love they know not why, they hate upon no better a ground: therefore, for Coriolanus neither to care whether they love or hate him manifests the true knowledge he has in their disposition; and out of his noble carelessness lets them plainly see’t.

First Officer

(…) he seeks their hate with greater devotion than can render it him; and leaves nothing undone that may fully discover him their opposite. Now, to seem to affect the malice and displeasure of the people is as bad as that which he dislikes, to flatter them for their love.

he covets less

Than misery itself would give; rewards

His deeds with doing them, and is content

To spend the time to end it.”

Ingratitude is monstrous, and for the multitude to be ingrateful, were to make a monster of the multitude: of the which we being members, should bring ourselves to be monstrous members.”

visissytudes da democrashia:

We have been called so of many; not that our heads are some brown, some black, some auburn, some bald, but that our wits are so diversely coloured: and truly I think if all our wits were to issue out of one skull, they would fly east, west, north, south, and their consent of one direct way should be at once to all the points o’ the compass.”

Lá vem ele desfilando com a toga da humildade…

O preço do presente do mendigo eu não digo

A ESCULTURA DE PERSEU

Minhas feridas falam por mim.

Se cicatrizes fossem serpentes

Eu seria a Górgona, mas com mais cabeças, até os pés.

Melhor morrer, melhor agonizar,

do que conseguir o que tanto queríamos…”

Mas sabe, é de costume seguir os costumes…

POSIÇÃO OBJETÁVEL

Eu sou um coitado sem as vantagens do coitado

É como se tivessem praticado o coito

em mim

E eu na pior posição possível

Decididamente acharam que eu era uma espécie

de

Ralo da Fonte

God save the Consul

Go say “V.D.” Cone Sul

Mean man or mean men? Methinks it’s a mean beam machine…

First Citizen

No,’tis his kind of speech: he did not mock us.

Second Citizen

Not one amongst us, save yourself, but says

He used us scornfully: he should have show’d us

His marks of merit, wounds received for’s country.”

WHONCE UPON A TAME LAND

Lend me a hand and contest my remarks:

Would you wound my waves of wuthering whores?

Who wore that woody garment?

Who were them?

Brutos sabe boas maneiras

Come espinafre de boca fechada.

Também se amacome quieto.

E de barrigacheia.

CICLÃO

O cão que é espancado ao latir

É criado para latir

Inclusive ao ser espancado

HERE-ARE-KEY

Vouchsafe thy voice

There ain’t be nothing outrageous

Travel must ‘em

to reach your domains!

Only their voices are

foreseen, ‘fore-heard

Like herd

groaning

Eating daily grass

Oh, your Grace

Excuse Me

I am too ice hotter than you.

GILBER-TO GILL

Rate your hate: for whom would you not

take your hat?

Ate your 8 (s)corns

And be not a bait

Be keen as a kin’

A fault in the asfault

A QUE DUTOS EU VOO

BRUTUS

(…)

How youngly he began to serve his country,

How long continued, and what stock he springs of,

The noble house o’ the Marcians, from whence came

That Ancus Marcius, Numa’s daughter’s son,

Who, after great Hostilius, here was king;

Of the same house Publius and Quintus were,

That our beat water brought by conduits hither;

And (Censorinus,) nobly named so,

Twice being (by the people chosen) censor,

Was his great ancestor.”

PAÍS CONFUSO DE MALICE

Ditador escolhido

Presidente imposto

Duas coisas são certas

Só-negar

e Vivenciar

Still the steel plays a sound

a song

music

in the harps and the harpsichord

Oh no too soon!

To the Terpsic[h]ore

Herps and hemp is

on the shore

DON.E KICK-SHOT

Will you be willingly weening and whining to the windmill

of the Wheel?

Well-done Walrus!

Wretches!

For whom the rebels capitulate

and claims the Capitol?

Run!

REVOLUÇÃO A ESTIBORDO

Orquestrar um mo(n)tim

Deve ser mais difícil que desbaratar

A ordem

universal

Sir, answer

Oi, Sir!

I swear

I saw the sire

and it (she!) was awkward!

Wake!

Streamdberg

Mountains will move

Before you decide

What t’do!

Goad!

Incite!

Good-god!

In site…

In time..

Intimidate!

Date!

Apollogize

Come on, coma profound!

Se vira nos 47’ do segundo tempo, faustop gordão!

CORIOLANUS

Whoever gave that counsel, to give forth

The corn o’ the storehouse gratis, as ‘twas used

Sometime in Greece,–

MENENIUS

Well, well, no more of that.

CORIOLANUS

Though there the people had more absolute power,

I say, they nourish’d disobedience, fed

The ruin of the state.

BRUTUS

Why, shall the people give

One that speaks thus their voice?

CORIOLANUS

I’ll give my reasons,

More worthier than their voices. They know the corn

Was not our recompense, resting well assured

That ne’er did service for’t: being press’d to the war,

Even when the navel of the state was touch’d,

They would not thread the gates. This kind of service

Did not deserve corn gratis. Being i’ the war

Their mutinies and revolts, wherein they show’d

Most valour, spoke not for them: the accusation

Which they have often made against the senate,

All cause unborn, could never be the motive

Of our so frank donation. Well, what then?

How shall this bisson multitude digest

The senate’s courtesy? Let deeds express

What’s like to be their words: <we did request it;

We are the greater poll, and in true fear

They gave us our demands.> Thus we debase

The nature of our seats and make the rabble

Call our cares fears; which will in time

Break ope’ the locks o’ the senate and bring in

The crows to peck the eagles.

MENENIUS

Come, enough.

BRUTUS

Enough, with over-measure.

CORIOLANUS

No, take more:

What may be sworn by, both divine and human,

Seal what I end withal! This double worship,

Where one part does disdain with cause, the other

Insult without all reason, where gentry, title, wisdom,

Cannot conclude but by the yea and no

Of general ignorance,–it must omit

Real necessities, and give way the while

To unstable slightness: purpose so barr’d,

it follows,

Nothing is done to purpose. Therefore, beseech you,–

You that will be less fearful than discreet,

That love the fundamental part of state

More than you doubt the change on’t, that prefer

A noble life before a long, and wish

To jump a body with a dangerous physic

That’s sure of death without it, at once pluck out

The multitudinous tongue; let them not lick

The sweet which is their poison: your dishonour

Mangles true judgment and bereaves the state

Of that integrity which should become’t,

Not having the power to do the good it would,

For the in which doth control’t.

BRUTUS

Has said enough.

SICINIUS

Has spoken like a traitor, and shall answer

As traitors do.

CORIOLANUS

Thou wretch, despite o’erwhelm thee!

What should the people do with these bald tribunes?

On whom depending, their obedience fails

To the greater bench: in a rebellion,

When what’s not meet, but what must be, was law,

Then were they chosen: in a better hour,

Let what is meet be said it must be meet,

And throw their power i’ the dust.

BRUTUS

Manifest treason!

SICINIUS

This a consul? no.”

CORIOLANO

Quem quer que seja que teve a idéia de distribuir grãos dos depósitos de graça aos pobres, como era às vezes de usança na Grécia,–

MENÊNIO

Já não há mais disso!

CORIOLANO

–muito embora naqueles tempos os plebeus tivessem mais poder, esse poder não lhes saía melhor do que o poder de um Estado em ruínas, como terminam todos os alimentados pela discórdia.

BRUTO

E quê, então? Devia o povo ceder sua soberania a pelintras que gastam assim a saliva?

CORIOLANO

Eu estou do lado da razão, o que vale muito mais que discursos vazios. O povo sabe muito bem que jamais receberia comida à boca, por ser uma multidão de ingratos! Instados a defender o Estado na guerra, até se o umbigo de Roma fosse corrompido, eles nem por isso atravessariam armados os portões da cidade! Essa conduta não merece pão! Isso quando não iam à guerra, só para se amotinar e revoltar, o que não lhes concede, idem, muito valor! Antes de acusarem o senado, sem qualquer prerrogativa, deviam se arranjar um bom advogado! Como acabaria esse gado ingrato, esse cão infiel, digerindo nossa cortesia?! Eles pensam não estar em falta quando dizem: “Exigimi-lo; nós somos a razão de ser da aristocracia, então ela terá de ceder!” É assim que a degradação enfim invade o Capitólio e que viramos reféns da ralé! Nossa temperança se torna medo; cedo desmorona o púlpito, e a Águia de Zeus acaba devorada às bicadelas por corvos desprezíveis – o mais inverossímil contra-senso!

MENÊNIO

Vamos, Coriolano, já chega.

BRUTO

Não só já chega como já passou muito da conta!

CORIOLANO

Não, ouçam mais estas razões: que os homens e que o Olimpo testemunhem este perjúrio: onde uns menosprezam justificadamente, e outros insultam gratuitamente, onde nobreza, honra, sabedoria, já não podem prosperar senão segundo o Sim e o Não de uma massa ignara;– o que é importante já se perdeu, só restou a mais inconstante vileza: sociedade despropositada, significa que nada mais faz sentido! Prostrem-se, pois!– Vocês, que antes agem temerariamente que com discrição, que amam em primeiro lugar o topo, sem se perguntar o que se deve fazer para lá chegar, virtuosamente!– Vocês, sequiosos da boa-vida mas não da vida longa, sedentos pela incontinência, isentos de saúde e auto-controle, vocês jogam o corpo fora; assim como vocês fazem com a seiva do governo, drenando-a, façam de uma vez com que acabe o falatório! Arranquem fora suas línguas! Não permitam que esse órgão tão sensível, com donos tão torpes, prove do doce que é na verdade puro veneno: sua degenerescência desfigura o juízo e deprava o Estado! Toda a unidade esfarelaria nas mãos de quem não tem o poder de fazer o bem!

BRUTO

Ele já disse o bastante.

SICÍNIO

E falou como um traidor, e agora deve responder como os traidores respondem!

CORIOLANO

Celerados! Passam da medida no despeito! O que faz o populacho confiando nesses dois tribunos da plebe de cabeça oca? Se o povo só se contenta ao se revoltar, como pode ter arautos, arlequins, que assim como eles são incapazes de obedecer qualquer princípio? Na desordem, em que o mais necessário, mas o mais ausente, é a lei, foram esses dois eleitos: em boa hora, façamos o Direito prevalecer e arremessemo-los na lama do olvido!

BRUTO

É um traidor descarado!

SICÍNIO

Não, por Zeus, que isto é um cônsul!

Confúcio passa pela confusão, mas sereno não!

Valentia é conhecida como tolice, quando é dirigida de peito aberto ao maior número!”

BRUTUS

Or let us stand to our authority,

Or let us lose it. We do here pronounce,

Upon the part o’ the people, in whose power

We were elected theirs, Marcius is worthy

Of present death.

SICINIUS

Therefore lay hold of him;

Bear him to the rock Tarpeian, and from thence

Into destruction cast him.

BRUTUS

Aediles, seize him!

Citizens

Yield, Marcius, yield!

MENENIUS

Hear me one word;

Beseech you, tribunes, hear me but a word.

Aedile

Peace, peace!

MENENIUS

[To BRUTUS] Be that you seem, truly your

country’s friend,

And temperately proceed to what you would

Thus violently redress.

BRUTUS

Sir, those cold ways,

That seem like prudent helps, are very poisonous

Where the disease is violent. Lay hands upon him,

And bear him to the rock.

CORIOLANUS

No, I’ll die here.

Drawing his sword

There’s some among you have beheld me fighting:

Come, try upon yourselves what you have seen me.

MENENIUS

Down with that sword! Tribunes, withdraw awhile.

BRUTUS

Lay hands upon him.

COMINIUS

Help Marcius, help,

You that be noble; help him, young and old!

Citizens

Down with him, down with him!

In this mutiny, the Tribunes, the Aediles, and the People, are beat in

MENENIUS

Go, get you to your house; be gone, away!

All will be naught else.

Second Senator

Get you gone.

COMINIUS

Stand fast;

We have as many friends as enemies.

MENENIUS

Sham it be put to that?

First Senator

The gods forbid!

I prithee, noble friend, home to thy house;

Leave us to cure this cause.

MENENIUS

For ‘tis a sore upon us,

You cannot tent yourself: be gone, beseech you.

COMINIUS

Come, sir, along with us.

CORIOLANUS

I would they were barbarians–as they are,

Though in Rome litter’d–not Romans–as they are not,

Though calved i’ the porch o’ the Capitol–

MENENIUS

Be gone;

Put not your worthy rage into your tongue;

One time will owe another.

CORIOLANUS

On fair ground

I could beat forty of them.

COMINIUS

I could myself

Take up a brace o’ the best of them; yea, the two tribunes:

But now ‘tis odds beyond arithmetic;

[As chances estão contra nós, não vê?!]

And manhood is call’d foolery, when it stands

Against a falling fabric. Will you hence,

Before the tag return? whose rage doth rend

Like interrupted waters and o’erbear

What they are used to bear.

MENENIUS

Pray you, be gone:

I’ll try whether my old wit be in request

With those that have but little: this must be patch’d

With cloth of any colour.

COMINIUS

Nay, come away.

Exeunt CORIOLANUS, COMINIUS, and others

Seu coração é sua boca; o que forjam seus pulmões, é forçoso sua língua ventilar!”

O verdadeiro indignado esquece já ter ouvido aquele nome — o da Morte”

A víbora, deixada ser o que é, despovoaria a cidade e seria no lugar dos homens.”

Aquele que sabe o valor de um homem sabe também as suas falhas.”

Somos ingratos com o pé gangrenado, e esquecemos por quantas sendas ele já nos levou…”

Proceed by process”

MENENIUS

Consider this: he has been bred i’ the wars

Since he could draw a sword, and is ill school’d

In bolted language; meal and bran together

He throws without distinction. Give me leave,

I’ll go to him, and undertake to bring him

Where he shall answer, by a lawful form,

In peace, to his utmost peril.”

Ele não é Zeus, mas bem sabe a língua do Trovão!

VOLUMNIA

You might have been enough the man you are,

With striving less to be so; lesser had been

The thwartings of your dispositions, if

You had not show’d them how ye were disposed

Ere they lack’d power to cross you.”

(…)

Pray, be counsell’d:

I have a heart as little apt as yours,

But yet a brain that leads my use of anger

To better vantage.

(…)

You are too absolute;

Though therein you can never be too noble,

But when extremities speak. I have heard you say,

Honour and policy, like unsever’d friends,

I’ the war do grow together: grant that, and tell me,

In peace what each of them by the other lose,

That they combine not there.

(…)

Because that now it lies you on to speak

To the people; not by your own instruction,

Nor by the matter which your heart prompts you,

But with such words that are but rooted in

Your tongue, though but bastards and syllables

Of no allowance to your bosom’s truth.

Now, this no more dishonours you at all

Than to take in a town with gentle words,

Which else would put you to your fortune and

The hazard of much blood.

(…)

Action is eloquence, and the eyes of the ignorant

More learned than the ears–waving thy head,

Which often, thus, correcting thy stout heart,

Now humble as the ripest mulberry

That will not hold the handling: or say to them,

Thou art their soldier, and being bred in broils

Hast not the soft way which, thou dost confess,

Were fit for thee to use as they to claim,

In asking their good loves, but thou wilt frame

Thyself, forsooth, hereafter theirs, so far

As thou hast power and person.”

(…)

Go, and be ruled: although I know thou hadst rather

Follow thine enemy in a fiery gulf

Than flatter him in a bower.

To the market-place!

You have put me now to such a part which never

I shall discharge to the life.”

VOLUMNIA

I prithee now, sweet son, as thou hast said

My praises made thee first a soldier, so,

To have my praise for this, perform a part

Thou hast not done before.”

Away, my disposition, and possess me

Some harlot’s spirit! my throat of war be turn’d,

Which quired with my drum, into a pipe

Small as an eunuch, or the virgin voice

That babies lulls asleep! the smiles of knaves

Tent in my cheeks, and schoolboys’ tears take up

The glasses of my sight! a beggar’s tongue

Make motion through my lips, and my arm’d knees,

Who bow’d but in my stirrup, bend like his

That hath received an alms! I will not do’t,

Lest I surcease to honour mine own truth

And by my body’s action teach my mind

A most inherent baseness.”

let thy mother rather feel thy pride than fear thy dangerous stoutness, for I mock at death with as big heart as thou. Do as thou list thy valiantness was mine, thou suck’dst it from me, but owe thy pride thyself.”

CORIOLANUS

The word is <mildly>. Pray you, let us go:

Let them accuse me by invention, I

Will answer in mine honour.

MENENIUS

Ay, but mildly.

CORIOLANUS

Well, mildly be it then. Mildly!

Exeunt

BRUTUS MARIANNUS CAROLINGIUS

Put him to choler straight: he hath been used

Ever to conquer, and to have his worth

Of contradiction: being once chafed, he cannot

Be rein’d again to temperance; then he speaks

What’s in his heart; and that is there which looks

With us to break his neck.”

The fires i’ the lowest hell fold-in the people!

Call me their traitor! Thou injurious tribune!

Within thine eyes sat 20.000 deaths,

In thy hand clutch’d as many millions, in

Thy lying tongue both numbers, I would say

<Thou liest> unto thee with a voice as free

As I do pray the gods.”

SICINIUS

And in the power of us the tribunes, we,

Even from this instant, banish him our city,

In peril of precipitation

From off the rock Tarpeian never more

To enter our Rome gates: i’ the people’s name,

I say it shall be so.

Citizens

It shall be so, it shall be so; let him away:

He’s banish’d, and it shall be so.”

Despising, for you, the city, thus I turn my back: there is a world elsewhere.”

Our enemy is banish’d! he is gone! Hoo! hoo!

Shouting, and throwing up their caps

CORIOLANUS

What, what, what!

I shall be loved when I am lack’d. Nay, mother.

Resume that spirit, when you were wont to say,

If you had been the wife of Hercules,

Six of his labours you’ld have done, and saved

Your husband so much sweat. Cominius,

Droop not; adieu. Farewell, my wife, my mother:

I’ll do well yet. Thou old and true Menenius,

Thy tears are salter than a younger man’s,

And venomous to thine eyes. My sometime general,

I have seen thee stem, and thou hast oft beheld

Heart-hardening spectacles; tell these sad women

Tis fond to wail inevitable strokes,

As ‘tis to laugh at ‘em. My mother, you wot well

My hazards still have been your solace: and

Believe’t not lightly–though I go alone,

Like to a lonely dragon, that his fen [pântano, covil insalubre]

Makes fear’d and talk’d of more than seen–your son

Will or exceed the common or be caught

With cautelous baits and practise.”

While I remain above the ground, you shall

Hear from me still, and never of me aught

But what is like me formerly.”

SICINIUS

Are you mankind?

VOLUMNIA

Ay, fool; is that a shame? Note but this fool.

Was not a man my father? Hadst thou foxship

To banish him that struck more blows for Rome

Than thou hast spoken words?

SICINIUS

O blessed heavens!

VOLUMNIA

More noble blows than ever thou wise words;

And for Rome’s good. I’ll tell thee what; yet go:

Nay, but thou shalt stay too: I would my son

Were in Arabia, and thy tribe before him,

His good sword in his hand.

SICINIUS

What then?

VIRGILIA

What then!

He’ld make an end of thy posterity.

VOLUMNIA

Bastards and all.

Good man, the wounds that he does bear for Rome!

MENENIUS

Come, come, peace.

SICINIUS

I would he had continued to his country

As he began, and not unknit himself

The noble knot he made.

BRUTUS

I would he had.

VOLUMNIA

<I would he had>! ‘Twas you incensed the rabble:

Cats, that can judge as fitly of his worth

As I can of those mysteries which heaven

Will not have earth to know.

BRUTUS

Pray, let us go.

VOLUMNIA

Now, pray, sir, get you gone:

You have done a brave deed. Ere you go, hear this:–

As far as doth the Capitol exceed

The meanest house in Rome, so far my son–

This lady’s husband here, this, do you see–

Whom you have banish’d, does exceed you all.

BRUTUS

Well, well, we’ll leave you.

SICINIUS

Why stay we to be baited

With one that wants her wits?

VOLUMNIA

Take my prayers with you.

Exeunt Tribunes

I would the gods had nothing else to do

But to confirm my curses! Could I meet ‘em

But once a-day, it would unclog my heart

Of what lies heavy to’t.”

SICÍNIO

Está lúcida você?

VOLÚMNIA

É, covarde… Que vergonha! Olhem para este tolo!

Não foi um homem lúcido meu pai? Tem instintos de raposa

Alguém que, como você, tem a coragem de banir aquele que

Distribuiu mais golpes contra os bárbaros

Do que você jamais distribuiu palavras!

SICÍNIO

Pelo Olimpo!

VOLÚMNIA

Muito mais estocadas do que palavras sábias suas;

e para a sorte de Roma. Direi mais, antes que se vá:

Não vá tão depressa, fique: quisera meu filho

Estivera na Arábia, e sua legião diante dele,

Sua espada em sua destra mão.

SICÍNIO

Sim, e depois?

VIRGÍNIA

E depois!!

Ele extinguiria sua posteridade.

VOLÚMNIA

Bastardos e o restolho.

Homem de valor, todas as cicatrizes que ele adquiriu por Roma!

MENÊNIO

Ei, ei, calma!

SICÍNIO

Eu gostaria que ele seguisse em sua cidade

Como começou, e não desatasse deliberadamente

O nobre laço que ele atara.

BRUTO

Eu também gostaria.

VOLÚMNIA

<Eu também gostaria…>! Você, o inflamador das massas:

Gatunos, que podem avaliar alguém da estatura de meu filho

Tão bem quant’eu poss’avaliar dos mistérios qu’os Céus

Proíbem aos mortais desvelar.

BRUTO

Ora, com licença!

VOLÚMNIA

Senhor, pode ir embora:

Saiba que fez algo bem corajoso!

Antes de ir, porém, ouça isto:–

Enquanto o Capitólio exceder

Em valor a menor das casas romanas,

Enquanto isso, meu filho—

O marido desta que está’o meu lado, olhe bem—

meu filho que você baniu, ele excederá vocês todos!

BRUTO

Pois muito bem, hora de ir-me.

SICÍNIO

E para quê permanecer aqui,

Para ser ofendido

Por quem carece de juízo?

VOLÚMNIA

Vão com Hades, cachorros!

Saem os tribunos da plebe.

Bem desejara que em primeiro lugar os deuses

Confirmaram duma vez minhas imprecações!

Pudera eu vê-los uma vez por dia que fosse,

Descarregaria todo o peso qu’ora oprime

meu coração.”

A raiva é a minha janta. Digiro-me a mim mesma e me devoro no processo. Morro, portanto, de fome ao comer. Hera de se esperar a vingança contra o homem caluniador!”

Volsce

You had more beard when I last saw you; but your favour is well approved by your tongue. What’s the news in Rome? I have a note from the Volscian state, to find you out there: you have well saved me a day’s journey.”

Roman

The day serves well for them now. I have heard it said, the fittest time to corrupt a man’s wife is when she’s fallen out with her husband. Your noble

Tullus Aufidius will appear well in these wars, his great opposer, Coriolanus, being now in no request of his country.”

O dia é propício. Dizem que a hora mais indicada para corromper a esposa é quando ela acaba de botar o marido para fora de casa. Seu nobre Túlio Aufídio aparecerá para cortejar a cidadela e seu maior opositor, o dono da casa, Coriolano, não será encontrado.”

O world, thy slippery turns! Friends now fast sworn,

Whose double bosoms seem to wear one heart,

Whose house, whose bed, whose meal, and exercise,

Are still together, who twin, as ‘twere, in love

Unseparable, shall within this hour,

On a dissension of a doit, break out

To bitterest enmity: so, fellest foes,

Whose passions and whose plots have broke their sleep,

To take the one the other, by some chance,

Some trick not worth an egg, shall grow dear friends

And interjoin their issues. So with me:

My birth-place hate I, and my love’s upon

This enemy town. I’ll enter: if he slay me,

He does fair justice; if he give me way,

I’ll do his country service.

– Ei, você quer briga com o meu patrão?

– É, melhor do que querer algo com sua mulher, palerma!

AUFIDIUS

(…) thou hast beat me out

Twelve several times, and I have nightly since

Dreamt of encounters ‘twixt thyself and me;

We have been down together in my sleep,

Unbuckling helms, fisting each other’s throat,

And waked half dead with nothing. Worthy Marcius,

Had we no quarrel else to Rome, but that

Thou art thence banish’d, we would muster all

From twelve to seventy, and pouring war

Into the bowels of ungrateful Rome,

Like a bold flood o’er-bear. O, come, go in,

And take our friendly senators by the hands;

Who now are here, taking their leaves of me,

Who am prepared against your territories,

Though not for Rome itself.

CORIOLANUS

You bless me, gods!”

Let me have war, say I; it exceeds peace as far as day does night; it’s spritely, waking, audible, and full of vent. Peace is a very apoplexy, lethargy; mulled, deaf, sleepy, insensible; a getter of more bastard children than war’s a destroyer of men.” “A guerra é preferível; ela excele a paz como o dia excele a noite; é espirituosa, revigorante, sonora, promissora como o orvalho e a brisa refrescante da manhã. A paz é uma grande apoplexia e letargia; ensimesmada, surda, sonolenta, insensível; é mais capaz de gerar infantes bastardos que a guerra de destruir o homem. Se a guerra é um estupro, a paz é uma convenção de cornos. Sem falar que na paz é quando e onde o ódio entre os homens floresce! Porque quando não se precisa do outro, o outro é o inferno e o mal. Se eu fosse rico e guerras fossem um bem à venda, eu compraria todas! A arquitetura da destruição é a mais bela das artes. Não devemos tentar interromper o curso natural da natureza. Esta é a verdadeira harmonia do reino animal!”

Onde há paz, há comércio e concórdia! Quem discorda, pegue seu banquinho e suas trouxas… No triunfo do pacifismo, não há lugar para o amor-próprio! Não há tiranos no comando. A cidade dourada, abençoada pelos deuses, diz adeus aos canhões e às espadas! Eh, e quem ousa falar em guerra deve ser chicoteado! Eh, deixem os belicosos se matarem! Nenhum estuprador de donzelas em nossos portões! Sacrifícios nos templos, e não nas ruas. A verdade é que disparate tal é tão antinatural e improfícuo quanto caçar-se borboletas! Só o fruto delicado é doce. Lobos não consomem ovelhas nestes quadrantes! Concedo que é contra nossa vontade que enfraquecemos os fortes. Eles seriam bons trabalhadores. Mas temos de aceitar viver na mediocridade benfazeja. Nada como esquentar os pés na lareira, ler um livro na poltrona, ao lado da patroa, do cachorro e das crianças. Ah, e quantos quitutes para beliscar! Bem que ter fome é avidez guerreira, e longe de mim este cálice! Além do mais, sendo prósperos e diplomáticos, não há nenhum negócio que não consigamos fazer, para o bem de todos! Ninguém aqui é bombeiro, para lutar com fogo contra fogo!”

When, Caius, Rome is thine, thou art poorest of all; then shortly art thou mine.”

CORIOLANUS

Wife, mother, child, I know not. My affairs

Are servanted to others: though I owe

My revenge properly, my remission lies

In Volscian breasts. That we have been familiar,

Ingrate forgetfulness shall poison, rather

Than pity note how much. Therefore, be gone.

Mine ears against your suits are stronger than

Your gates against my force. Yet, for I loved thee,

Take this along; I writ it for thy sake

Gives a letter

And would have rent it. Another word, Menenius,

I will not hear thee speak. This man, Aufidius,

Was my beloved in Rome: yet thou behold’st!

AUFIDIUS

You keep a constant temper.

Aquele que desejaria se suicidar não receia sua morte por outrem. Portanto, não há quem possa pará-lo além das próprias leis da Física. Sejamos o que somos, enquanto durar o mundo; crescendo, com a idade, a miséria, ou, com a miséria, a idade. Como me disseram um dia, digo a vocês: Adeus, que Deus tenha piedade de nós!

Let it be virtuous to be obstinate.

What is that curt’sy worth? or those doves’ eyes,

Which can make gods forsworn? I melt, and am not

Of stronger earth than others. My mother bows;

As if Olympus to a molehill should

In supplication nod: and my young boy

Hath an aspect of intercession, which

Great nature cries <Deny not>. Let the Volsces

Plough Rome and harrow Italy: I’ll never

Be such a gosling to obey instinct, but stand,

As if a man were author of himself

And knew no other kin.”

Que ser obstinado seja o cume da virtude.

Do que valem essas súplicas? Os olhos de vítima imolada,

que fariam até os deuses recuarem? Eu derreto por dentro,

e não sou de chama superior a Prometeu. Minha mãe se ajoelha;

Como se o Olimpo reunido tivesse direito de venerar um inseto!

Se rende em súplicas, traz no colo meu caçula

A modos de interceder favoravelmente,

porque meu calcanhar berra: <Aquiles!>;

é contra a Mãe-Natureza e os instintos dizer <Não!>

a toda essa cena. E quer saber?

Que os volscos deitem Roma, minha excomungadora, e a Itália abaixo:

nunca irei ser um homem-gazela, obedecer à lei natural

e escutar o sangue que borbulha em minhas veias;

prefiro resistir, fazendo a abstração:

a de um homem que é autor de si mesmo

E não podia agir diferente. Não tenho família, não tenho pátria.

VITÓRIA DE PIRRO

Sou um títere da política

Um ator sem sentimentos no palco

Na verdade mesmo como ator

Sou um perfeito incompetente

O ator sente alguma coisa, dúvida, hesitação,

incorpora um personagem. Eu esqueci o texto,

começo agora do zero e a nada nem ninguém

devo minhas ações. Isso é ser deus!

É amargo, diferente do que pensam:

mas melhor do que desobedecer seu destino!

Sou tirano, mas não sou romano!

Sou a vitória, e a vitória é uma coisa bárbara!

Caia Capitólio!

Preferia botar a cabeça no chão, no subsolo,

Como perfeito avestruz,

Mas já que à realidade seu olhar me seduz,

Mulher te digo,

O beijo de despedida que te dei antes do exílio

foi o Beijo da Morte, da largada de minha corrida

contra o tempo para me vingar, e núpcias

de sangue que comparo à Lua de Mel

mais terna.

Whereto we are bound, together with thy victory,

Whereto we are bound? alack, or we must lose

The country, our dear nurse, or else thy person,

Our comfort in the country. We must find

An evident calamity, though we had

Our wish, which side should win: for either thou

Must, as a foreign recreant, be led

With manacles thorough our streets, or else

triumphantly tread on thy country’s ruin,

And bear the palm for having bravely shed

Thy wife and children’s blood. For myself, son,

I purpose not to wait on fortune till

These wars determine: if I cannot persuade thee

Rather to show a noble grace to both parts

Than seek the end of one, thou shalt no sooner

March to assault thy country than to tread–

Trust to’t, thou shalt not–on thy mother’s womb,

That brought thee to this world.

Dance no seu berço, meu filho,

Meu túmulo, minha buceta!

if thou conquer Rome, the benefit

Which thou shalt thereby reap is such a name,

Whose repetition will be dogg’d with curses;

Whose chronicle thus writ: <The man was noble,

But with his last attempt he wiped it out;

Destroy’d his country, and his name remains

To the ensuing age abhorr’d.>

CORIOLANUS

O mother, mother!

What have you done? Behold, the heavens do ope,

The gods look down, and this unnatural scene

They laugh at. O my mother, mother! O!

You have won a happy victory to Rome;

But, for your son,–believe it, O, believe it,

Most dangerously you have with him prevail’d,

If not most mortal to him. But, let it come.

Aufidius, though I cannot make true wars,

I’ll frame convenient peace. Now, good Aufidius,

Were you in my stead, would you have heard

A mother less? or granted less, Aufidius?”

This Marcius is grown from man to dragon: he has wings; he’s more than a creeping thing.”

Esta é uma centopéia alada e temo que não tenhamos magos para combatê-la.

when he walks, he moves like an engine, and the ground shrinks before his treading: he is able to pierce a corslet with his eye; talks like a knell, and his hum is a battery. He sits in his state, as a thing made for Alexander. What he bids be done is finished with his bidding. He wants nothing of a god but eternity and a heaven to throne in.”

there is no more mercy in him than there is milk in a male tiger”

SICINIUS

The gods be good unto us!

MENENIUS

No, in such a case the gods will not be good unto us. When we banished him, we respected not them; and, he returning to break our necks, they respect not us.”

A merrier day did never yet greet Rome,

No, not the expulsion of the Tarquins.”

This Volumnia is worth of consuls, senators, patricians, a city full; of tribunes, such as you, a sea and land full.”

I raised him, and I pawn’d

Mine honour for his truth: who being so heighten’d,

He water’d his new plants with dews of flattery,

Seducing so my friends; and, to this end,

He bow’d his nature, never known before

But to be rough, unswayable and free.

(…) till, at the last,

I seem’d his follower, not partner, and

He waged me with his countenance, as if

I had been mercenary.

(…)

At a few drops of women’s rheum [coriza], which are

As cheap as lies, he sold the blood and labour

Of our great action: therefore shall he die,

And I’ll renew me in his fall.”

Second Conspirator

And patient fools,

Whose children he hath slain, their base throats tear

With giving him glory.”

Third Conspirator

Ere he express himself, or move the people

With what he would say, let him feel your sword,

Which we will second. When he lies along,

After your way his tale pronounced shall bury

His reasons with his body.”

Hail, lords! I am return’d your soldier,

No more infected with my country’s love

Than when I parted hence, but still subsisting

Under your great command. You are to know

That prosperously I have attempted and

With bloody passage led your wars even to

The gates of Rome. Our spoils we have brought home

Do more than counterpoise a full third part

The charges of the action. We have made peace

With no less honour to the Antiates

Than shame to the Romans: and we here deliver,

Subscribed by the consuls and patricians,

Together with the seal o’ the senate, what

We have compounded on.”

The Conspirators draw, and kill CORIOLANUS: AUFIDIUS stands on his body”

My rage is gone;

And I am struck with sorrow. Take him up.

Help, three o’ the chiefest soldiers; I’ll be one.

Beat thou the drum, that it speak mournfully:

Trail your steel pikes. Though in this city he

Hath widow’d and unchilded many a one,

Which to this hour bewail the injury,

Yet he shall have a noble memory.”

A dead march sounded”

THE COUNT OF MONTE CRISTO

Dumas [pai]

25/01/16-24/09/16

GLOSSÁRIO

Frascati: vinho branco italiano, procedente da região de mesmo nome

mazzolata: também mazzatello. Punição capital extremamente cruel empregada pela Igreja no século XVIII. A arma usada pelo carrasco era um enorme martelo ou um machado. O executor, no caso da 1ª arma, embalava a arma para pegar impulso no único golpe que desferia e acertava na cabeça do condenado, que se não morria caía desmaiado no chão e depois tinha a garganta cortada. Reservado a crimes hediondos.

singlestick: foi modalidade olímpica em 1904

I have a partner, and you know the Italian proverb – Chi ha compagno ha padrone – <He who has a partner has a master.>”

<but you were right to return as soon as possible, my boy.>

<And why?>

<Because Mercedes is a very fine girl, and fine girls never lack followers; she particularly has them by dozens.>

<Really?> answered Edmond, with a smile which had in it traces of slight uneasiness.”

Believe me, to seek a quarrel with a man is a bad method of pleasing the woman who loves that man.”

Why, when a man has friends, they are not only to offer him a glass of wine, but moreover, to prevent his suwallowing 3 or 4 pints [2 litros] of water unnecessarily!”

<Well, Fernand, I must say,> said Caderousse, beginning the conversation, with that brutality of the common people in which curiosity destroys all diplomacy, <you look uncommonly like a rejected lover;> and he burst into a hoarse laugh”

<they told me the Catalans were not men to allow themselves to be supplanted by a rival. It was even told me that Fernand, especially, was terrible in his vengeance.>

Fernand smiled piteously. <A lover is never terrible,> he said.”

pricked by Danglars, as the bull is pricked by the bandilleros”

<Unquestionably, Edmond’s star is in the ascendant, and he will marry the splendid girl – he will be captain, too, and laugh at us all unless.> – a sinister smile passed over Danglars’ lips – <unless I take a hand in the affair,> he added.”

happiness blinds, I think, more than pride.”

That is not my name, and in my country it bodes ill fortune, they say, to call a young girl by the name of her betrothed, before he becomes her husband. So call me Mercedes if you please.”

We are always in a hurry to be happy, Mr. Danglars; for when we have suffered a long time, we have great difficulty in believing in good fortune.”

<I would stab the man, but the woman told me that if any misfortune happened to her betrothed, she would kill herself>

<Pooh! Women say those things, but never do them.>”

<you are 3 parts drunk; finish the bottle, and you will be completely so. Drink then, and do not meddle with what we are discussing, for that requires all one’s wit and cool judgement.>

<I – drunk!> said Caderousse; <well that’s a good one! I could drink four more such bottles; they are no bigger than cologne flanks. Pere Pamphile, more wine!>”

and Caderousse rattled his glass upon the table.”

Drunk, if you like; so much the worse for those who fear wine, for it is because they have bad thoughts which they are afraid the liquor will extract from their hears;”

Tous les mechants sont beuveurs d’eau; C’est bien prouvé par le deluge.”

Say there is no need why Dantes should die; it would, indeed, be a pity he should. Dantes is a good fellow; I like Dantes. Dantes, your health.”

<Absence severs as well as death, and if the walls of a prison were between Edmond and Mercedes they would be as effectually separated as if he lay under a tombstone.>

<Yes; but one gets out of prison,> said Caderousse, who, with what sense was left him, listened eagerly to the conversation, <and when one gets out and one’s name is Edmond Dantes, one seeks revenge>-“

<I say I want to know why they should put Dantes in prison; I like Dantes; Dantes, our health!>

and he swallowed another glass of wine.”

the French have the superiority over the Spaniards, that the Spaniards ruminate, while the French invent.”

Yes; I am supercargo; pen, ink, and paper are my tools, and whitout my tools I am fit for nothing.” “I have always had more dread of a pen, a bottle of ink, and a sheet of paper, than of a sword or pistol.”

<Ah,> sighed Caderousse, <a man cannot always feel happy because he is about to be married.>”

Joy takes a strange effect at times, it seems to oppress us almost the same as sorrow.”

<Surely,> answered Danglars, <one cannot be held responsible for every chance arrow shot into the air>

<You can, indeed, when the arrow lights point downward on somebody’s head.>”

<That I believe!> answered Morrel; <but still he is charged>-

<With what?> inquired the elder Dantes.

<With being an agent of the Bonapartist faction!>

Many of our readers may be able to recollect how formidable such and accusation became in the period at which our story is dated.”

the man whom 5 years of exile would convert into a martyr, and 15 of restoration elevate to the rank of a god.”

glasses were elevated in the air à l’Anglais, and the ladies, snatching their bouquets from their fair bossoms, strewed the table with their floral treasures.”

yes, yes, they could not help admitting that the king, for whom we sacrificed rank, wealth and station was truly our <Louis the well-beloved,> while their wretched usurper has been, and ever wil be, to them their evil genius, their <Napoleon the accursed.>”

Napoleon is the Mahomet of the West and is worshipped as the personification of equality.”

one is the quality that elevantes [Napoleon], the other is the equality that degrades [Robespierre]; one brings a king within reach of the guillotine, the other elevates the people to a level with the throne.”

9 Termidor: degolação de Robespierre, num 27/7

4/4/14 – Queda de Napoleão

<Oh, M. de Villefort,>, cried a beautiful young creature, daughter to the Comte de Salvieux, and the cherished friend of Mademoiselle de Saint-Meran, <do try and get up some famous trial while we are at Marseilles. I never was in a law-cout; I am told it is so very amusing!>

<Amusing, certainly,> replied the young man, <inasmuch as, instead of shedding tears as at a theatre, you behold in a law-court a case of real and genuine distress – a drama of life. The prisoner whom you there see pale, agitated, and alarmed, instead of – as is the case when a curtain falls on a tragedy – going home to sup peacefully with his family, and then retiring to rest, that he may recommence his mimic woes on the morrow, – is reconducted to his prison and delivered up to the executioner. I leave you to judge how far your nerves are calculated to bear you through such a scene. Of this, however, be assured, that sould any favorable apportunity present itself, I will not fail to offer you the choice of being present.>

I would not choose to see the man against whom I pleaded smile, as though in mockery of my words. No; my pride is to see the accused pale, agitated and as though beaten out of all composure by the fire of my eloquence.”

Why, that is the very worst offence they could possibly commit, for, don’t you see, Renée, the king is the father of his people, and he who shall plot or contrive aught against the life and safety of the parent of 32 millions of souls, is a parricide upon a fearfully great scale.>”

It was, as we have said, the 1st of March, and the prisoner was soon buried in darkness.” 01/03/16

But remorse is not thus banished; like Virgil’s wounded hero, he carried the arrow in his wound, and, arrived at the salon, Villefort uttered a sigh that was almost a sob, and sank into a chair.”

Danglars was one of those men born with a pen behind the ear, and an inkstand in place of a heart. Everything with him was multiplication or subtraction. The life of a man was to him of far less value than a numeral, especially when, by taking it away, he could increase the sum total of his own desires. He went to bed at his usual hour, and slept in peace.”

A BARCA DO INFERNO QUE ARCA COM AS CONSEQÜÊNCIAS DO PE(S)CADO

desejos desejados no mar infinito

despojos desejosos de ser entregues aos derrotados

de consolo

que nojo

dessa raça

em desgraça

perpétua

que a maré a leve

para o fundo

do abismo

pesadâncora

pesadume

pesado cardume

proa perdeu o lume

popa nasceu sem gume

mastro adubado de petróleo

fóssil agora

apagado e insolente

eu sou experiente, experimente!

um louco que está sempre no lucro

das questões eu chego ao fulcro

por mais que não seja inteligente,

seja só uma compulsão demente

ser verdadeiro

se ver como herdeiro

de uma civilização

legada ao esquecimento

divino

o trem metafísico e seu lote de vagãos pagãos

levando à conclusão

de que o choque é elétrico

e anafilático

nada de milagre nada de intangível

só cobramos e debitamos o crível

(02/03/16)

said Louis XVIII, laughing; <the greatest captains of antiquity amused themselves by casting pebbles [seixos] into the ocean – see Plutarch’s Scipio Africanus.>”

<So then,> he exclaimed, turning pale with anger, <seven conjoined and allied armies overthrew that man. A miracle of heaven replaced me on the throne of my fathers after five-and-twenty years of exile. I have, during those 5-&-20 years, spared no pains to understand the people of France and the interests which were confided to me; and now when I see the fruition of my wishes almost within reach, the power I hold in my hands bursts, and shatters me to atoms!>”

Really impossible for a minister who has an office, agents, spies, and fifteen hundred thousand [1,5 million] francs for secret service money, to know what is going on at 60 leagues from the coast of France!”

Why, my dear boy, when a man has been proscribed by the mountaineers, has escaped from Paris in a hay-cart, been hunted over the plains of Bordeaux by Robespierre’s bloodhounds, he becomes accustomed to most things.”

<Come, come,> said he, <will the Restoration adopt imperial methods so promptly? Shot, my dear boy? What an idea! Where is the letter you speak of? I know you too well to suppose you would allow such a thing to pass you.>”

Quando a polícia está em débito, ela declara que está na pista; e o governo pacientemente aguarda o dia em que ela vem para dizer, com um ar fugitivo, que perdeu a pista.”

The king! I thought he was philosopher enough to allow that there was no murder in politics. In politics, my dear fellow, you know, as well as I do, there are no men, but ideas – no feelings, but interests; in politics we do not kill a man, we only remove an obstacle, that is all. Would you like to know how matters have progressed? Well, I will tell you. It was thought reliance might be placed in General Quesnel; he was recommended to us from the Island of Elba; one of us went to him, and visited him to the Rue Saint-Jacques, where he would find some friends. He came there, and the plan was unfolded to him for leaving Elba, the projected landing, etc. When he had heard and comprehended all to the fullest extent, he replied that he was a royalist. Then all looked at each other, – he was made to take an oath, and did so, but with such an ill grace that it was really tempting Providence to swear him, and yet, in spite of that, the general allowed to depart free – perfectly free. Yet he did not return home. What could that mean? why, my dear fellow, that on leaving us he lost his way, that’s all. A murder? really, Villefort, you surprise me.”

<The people will rise.>

<Yes, to go and meet him.>

Ring, then, if you please, for a second knife, fork, and plate, and we will dine together.”

<Eh? the thing is simple enough. You who are in power have only the means that money produces – we who are in expectation, have those which devotion prompts.>

<Devotion!> said Villefort, with a sneer.

<Yes, devotion; for that is, I believe, the phrase for hopeful ambition.>

And Villefort’s father extended his hand to the bell-rope to summon the servant whom his son had not called.”

Say this to him: <Sire, you are deceived as to the feeling in France, as to the opinions of the towns, and the prejudices of the army; he whom in Paris you call the Corsican ogre, who at Nevers is styled the usurper, is already saluted as Bonaparte at Lyons, and emperor at Grenoble. You think he is tracked, pursued, captured; he is advancing as rapidly as his own eagles. The soldiers you believe to be dying with hunger, worn out with fatigue, ready to desert, gather like atoms of snow about the rolling ball as it hastens onward. Sire, go, leave France to its real master, to him who acquired it, not by purchase, but by right of conquest; go, sire, not that you incur any risk, for your adversary is powerful enough to show you mercy, but because it would be humiliating for a grandson of Saint Louis to owe his life to the man of Arcola Marengo, Austerlitz.> Tell him this, Gerard; or, rather, tell him nothing. Keep your journey a secret; do not boast of what you have come to Paris to do, or have done; return with all speed; enter Marseilles at night, and your house by the back-door, and there remain quiet, submissive, secret, and, above all, inoffensive”

Every one knows the history of the famous return from Elba, a return which was unprecedented in the past, and will probably remain without a counterpart in the future.”

Napoleon would, doubtless, have deprived Villefort of his office had it not been for Noirtier, who was all powerful at court, and thus the Girondin of ‘93 and the Senator of 1806 protected him who so lately had been his protector.” “Villefort retained his place, but his marriage was put off until a more favorable opportunity.” “He made Morrel wait in the antechamber, although he had no one with him, for the simple sreason that the king’s procureur always makes every one wait, and after passing a quarter of an hour in reading the papers, he ordered M. Morrel to be admitted.”

<Edmond Dantes.>

Villefort would probably have rather stood opposite the muzzle of a pistol at five-and-twenty paces than have heard this name spoken; but he did not blanch.”

<Monsieur,> returned Villefort, <I was then a royalist, because I believed the Bourbons not only the heirs to the throne, but the chosen of the nation. The miraculous return of Napoleon has conquered me, the legitimate monarch is he who is loved by his people.>”

<There has been no arrest.>

<How?>

<It is sometimes essential to government to cause a man’s disappearance without leaving any traces, so that no written forms or documents may defeat their wishes.>

<It might be so under the Bourbons, but at present>-

<It has always been so, my dear Morrel, since the reign of Louis XIV. The emperor is more strict in prison discipline than even Louis himself>”

As for Villefort, instead of sending to Paris, he carefully preserved the petition that so fearfully compromised Dantes, in the hopes of an event that seemed not unlikely, – that is, a 2nd restoration. Dantes remained a prisoner, and heard not the noise of the fall of Louis XVIII’s throne, or the still more tragic destruction of the empire.” “At last there was Waterloo, and Morrel came no more; he had done all that was in his power, and any fresh attempt would only compromise himself uselessly.”

But Fernand was mistaken; a man of his disposition never kills himself, for he constantly hopes.”

Old Dantes, who was only sustained by hope, lost all hope at Napoleon’s downfall. Five months after he had been separated from his son, and almost at the hour of his arrest, he breathed his last in Mercedes’ arms.”

The inspector listened attentively; then, turning to the governor, observed, <He will become religious – he is already more gentle; he is afraid, and retreated before the bayonets – madmen are not afraid of anything; I made some curious observations on this at Charenton.> Then, turning to the prisoner, <What is it you want?> said he.”

<My information dates from the day on which I was arrested,> returned the Abbé Faria; <and as the emperor had created the kingdom of Rome for his infant son, I presume that he has realized the dream of Machiavelli and Caesar Borgia, which was to make Italy a united kingdom.>

<Monsieur,> returned the inspector, <providence has changed this gigantic plan you advocate so warmly.>

<It is the only means of rendering Italy strong, happy, and independent.>

<Very possibly; only I am not come to discuss politics, but to inquire if you have anything to ask or to complain of.>

<The food is the same as in other prisons, – that is, very bad, the lodging is very unhealthful, but, on the whole, passable for a dungeon; but it is not that which I wish to speak of, but a secret I have to reveal of the greatest importance.>

<It is for that reason I am delighted to see you,> continued the abbé, <although you have disturbed me in a most important calculation, which, if it succeded, would possibly change Newton’s system. Could you allow me a few words in private.>”

<On my word,> said the inspector in a low tone, <had I not been told beforehand that this man was mad, I should believe what he says.>”

A new governor arrived; it would have been too tedious to acquire the names of the prisoners; he learned their numbers instead. This horrible place contained 50 cells; their inhabitants were designated by the numbers of their cell, and the unhappy young man was no longer called Edmond Dantes – he was now number 34.”

Prisioneiros de segurança máxima não devem adoecer – que bactéria ou vírus cosmopolita os visitaria? Que mudança que fosse mais forte e sensível que o supertédio?

he addressed his supplications, not to God, but to man. God is always the last resource. Unfortunates, who ought to begin with God, do not have any hope in him till they have exhausted all other means of deliverance.”

Dantes spoke for the sake of hearing his own voice; he had tried to speak when alone, but the sound of his voice terrified him.”

in prosperity prayers seem but a mere medley of words, until misfortune comes and the unhappy sufferer first understands the meaning of the sublime language in which he invokes the pity of heaven!”

<Yes, yes,> continued he, <’Twill be the same as it was in England. After Charles I, Cromwell; after Cromwell, Charles II, and then James II, and then some son-in-law or relation, some Prince of Orange, a stadtholder¹ who becomes a king. Then new concessions to the people, then a constitution, then liberty. Ah, my friend!> said the abbé, turning towards Dantes, and surveying him with the kindling gaze of a prophet, <you are young, you will see all this come to pass.>”

¹ Magistrado de província holandesa

<But wherefore are you here?>

<Because in 1807 I dreamed of the very plan Napoleon tried to realize in 1811; because, like Napoleon, I desired to alter the political face of Italy, and instead of allowing it to be split up into a quantity of petty principalities, each held by some weak or tyrannical ruler, I sought to form one large, compact and powerful empire; and lastly, because I fancied I had found Caesar Borgia in a crowned simpleton, who feigned to enter into my views only to betray me. It was the plan of Alexander VI, but it will never succeed now, for they attempted it fruitlessly, and Napoleon was unable to complete his work. Italy seems fated to misfortune.> And the old man bowed his head.

Dantes could not understand a man risking his life for such matters. Napoleon certainly he knew something of, inasmuch as he had seen and spoken with him; but of Clement VII and Alexander VI he knew nothing.

<Are you not,> he asked, <the priest who here in the Chateau d’If is generally thought to be – ill?>

<Mad, you mean, don’t you?>

<I did not like to say so,> answered D., smiling.”

In the 1st place, I was 4 years making the tools I possess, and have been 2 years scraping and digging out earth, hard as granite itself; then what toil and fatigue has it not been to remove huge stones I should once have deemed impossible to loosen.”

Another, other and less stronger than he, had attempted what he had not had sufficient resolution to undertake, and had failed only because of an error in calculation.”

<When you pay me a visit in my cell, my young friend,> said he, <I will show you an entire work, the fruits of the thoughts and reflections of my whole life; many of them meditated over in the Colosseum at Rome, at the foot of St. Mark’s columm at Venice, little imagining at the time that they would be arranged in order within the walls of the Chateau d’If. The work I speak is called ‘A Treatise on the Possibility of a General Monarchy in Italy,’ and will make one large quarto volume.>”

I had nearly 5.000 volumes in my library at Rome; but after reading them over many times, I found out that with 150 well-chosen books a man possesses if not a complete summary of all human knowledge, at least all that a man need really know. I devoted 3 years of my life to reading and studying these 150 volumes, till I knew them nearly by heart; so that since I have been in prison, a very slight effort of memory has enabled me to recall their contents as readily as though the pages were open before me. I could recite you the whole of Thucidides, Xenophon, Plutarch, Titus Livius, Tacitus, Strada, Jornandes [Jordanes], Dante, Montaigne, Shakespeare, Spinoza, Machiavelli, and Bossuet.”

Yes, I speak 5 of the modern tongues – that is to say, German, French, Italian, English and Spanish; by the aid of ancient Greek I learned modern Greek – I don’t speak so well asI could wish, but I am still trying to improve myself.” “Improve yourself!” repeated Dantes; “why, how can you manage to do so?”

This last explanation was wholly lost upon Dantes, who had always imagined, from seeing the sun rise from behind the mountains and set in the Mediterranean, that it moved, and not the earth. A double movement of the globo he inhabited, and of which he could feel nothing, appeared to him perfectly impossible.”

Should I ever get out of prison and find in all Italy a printer courageous enough to publish what I have composed, my literary reputation is forever secured.”

What would you not have accomplished if you had been free?”

Possibly nothing at all; the overflow of my brain would probably, in a state of freedom, have evaporated in a 1,000 follies; misfortune is needed to bring to light the treasure of the human intellect. Compression is needed to explode gunpowder. Captivity has brought my mental faculties to a focus”

<if you visit to discover the author of any bad action, seek first to discover the person to whom the perpetration of that bad action could be in any way advantageous. Now, to apply it in your case, – to whom could your disappearance have been serviceable?>

<To no one, by heaven! I was a very insignificant person.>

<Do not speak thus, for your reply evinces neither logic nor philosophy; everything is relative, my dear young friend, from the king who stands in the way of his successor, to the employee who keeps his rival out of a place. Now, in the event of the king’s death, his successor inherits a crown, – when the employee dies, the supernumerary steps into his shoes, and receives his salary of 12.000 livres. Well, these 12.000 livres are his civil list, and are as essential to him as 12.000.000 of a king. Every one, from the highest to the lowest degree, has his place on the social ladder, and is beset by stormy passions and conflicting interests, as in Descartes’ theory of pressure and impulsion.” efeito borboleta parte I “But these forces increase as we go higher, so that we have a spiral which in defiance of reason rests upon the apex and not on the base.”

<Simply because that accusation had been written with the left hand, and I have noticed that> –

<What?>

<That while the writing of different persons done with the right hand varies, that performed with the left hand is invariably uniform.>”

That is in strict accordance with the Spanish character; an assassination they will unhesitatingly commit, but an act of cowardice never.”

Pray ask me whatever questions you please; for, in good truth, you see more clearly into my life than I do myself.”

<About six or seven and twenty years of age, I should say.>

<So,> anwered the abbé. <Old enough to be ambitious, but too young to be corrupt. And how did he treat you?>”

<That alters the case. Tis man might, after all, be a greater scoundrel than you have thought possible>

<Upon my word,> said Dantes, <you make me shudder. Is the world filled with tigers and crocodiles?>

<Yes; and remember that two-legged tigers and crocodiles are more dangerous than the others.>

Had a thunderbolt fallen at the feet of D., or hell opened its yawining gulf before him, he could not have been more completely transfixed with horror than he was at the sound of these unexpected words. Starting up he clasped his hands around his head as though to prevent his very brain from bursting, and exclaimed, <His father! his father!>”

D. was at lenght roused from his revery by the voice of Faria, who, having also been visited by his jailer, had come to invite his fellow-sufferer to share his supper. The reputation of being out of his mind though harmlessly and even amusingly so, had procured for the abbé unusual privileges. He was supplied with bread of a finer whiter quality than the usual prison fare, and even regaled each Sunday with a small quantity of wine.”

The elder prisoner was one of those persons whose conversation, like that of all who have experienced many trials, contained many usefel and important hints as well as sound information; but it was never egotistical, for the unfortunate man never alluded to his own sorrows. D. listened with admiring attention to all he said; some of his remarks corresponded with what he already knew, or applied to the sort of knowledge his nautical life had enabled him to acquire.”

I can well believe that so learned a person as yourself would prefer absolute solitude to being tormented with the company of one as ignorant and uninformed as myself.”

The abbé smiled: <Alas, my boy,> said he, <human knowledge is confined within very narrow limits; and when I have taught you mathematics, physics, history, and the 3 or 4 modern languages with which I am acquainted, you will know as much as I do myself. Now, it will scarcely require 2 years for me to communicate to you the stock of learnings I possess.>”

<Not their application, certainly, but their principles you may; to learn is not to know; there are the learners and the learned. Memory makes the one, philosophy the other.>

<But cannot one learn philosophy?>

<Philosophy cannot be taught; it is the application of the sciences to truth; it is like the golden cloud in which the Messiah went up into heaven.>”

An that very evening the prisoners sketched a plan of education, to be entered upon the following day. D. possessed a prodigious memory, combined with an astonishing quickness and readiness of conception; the mathematicla turn of his mind rendered him apt at al all kinds of calculation, while his naturally poetical feelings threw a light and pleasing veil over the dry reality of arithmetical computation, or the rigid severity of geometry. He already knew Italian, and had also picked up a little of the Romaic dialect during voyages to the East; and by the aid of these 2 languages he easily comprehended the construction of all the others, so that at the end of 6 months he began to speak Spanish, English, and German. In strict accordance with the promise made to the abbé, D. spoke no more of escape. Perhaps the delight his studies afforded him left no room for such thoughts; perhaps the recollection that he had pledged his word (on which his sense of honor was keen) kept him from referring in any way to the possibilities of flight. Days, even months, passed by unheeded in one rapid and instructive course. At the end of a year D. was a new man. D. observed, however, that Faria, in spite of the relief his society afforded, daily grew sadder; one thought seemed incessantly to harass and distract his mind. Sometimes he would fall into long reveries, sigh heavily and involuntarily, then suddenly rise, and, with folded arms, begin pacing the confined space of his dungeon. One day he stopped all at once, and exclaimed, <Ah, if there were no sentinel!>”

Esse tesouro, que deve corresponder a dois… de coroas romanas no mais afastado a… da segunda abertura co… declara pertencer a ele som… herdeiro. <25 de Abril, 149-”

Eu ouvi freqüentemente a frase <Tão rico como um Spada.>” “Ali, no 20º capítulo de a Vida do Papa Alexandre VI, constavam as seguintes linhas, que jamais poderei esquecer: – <As grandes guerras da Romagna terminaram; César Bórgia, que completou suas conquistas, precisava de dinheiro para adquirir a Itália inteira. O papa também precisava de dinheiro para liquidar seus problemas com Luís XII, Rei da França, que ainda era formidável a despeito de seus recentes reveses; e era necessário, portanto, recorrer a algum esquema rentável, o que era um problema de grande dificuldade nas condições de pauperização de uma exausta Itália. Sua santidade teve uma idéia. Ele resolveu fazer dois cardeais.

Ao escolher duas das maiores personagens de Roma, homens especialmente ricos – esse era o retorno pelo qual o pai santíssimo esperava. Primeiramente, ele poderia vender as grandes posições e esplêndidos ofícios que os cardeais já possuíam; e depois ele teria ainda dois chapéus para vender. Havia um terceiro ponto em vista, que logo aparecerá na narrativa. O papa e César Bórgia primeiro acharam os dois futuros cardeais; eles eram Giovanni Rospigliosi, que portava 4 das mais altas dignidades da Santa Sé; e César Spada, um dos mais nobres e ricos da nobreza romana; ambos sentiram a alta honraria de tal favor do papa. Eles eram ambiciosos, e César Bórgia logo encontrou compradores para suas posições. O resultado foi que Rospigliosi e Spada pagaram para ser cardeais, e 8 outras pessoas pagaram pelos ofícios que os cardeais tinham ante sua elevação; destarte 800.000 coroas entraram nos cofres dos especuladores.

É tempo agora de proceder à última parte da especulação. O papa encheu Rospigliosi e Spada de atenções, conferiu-lhes a insígnia do cardinalato, e os induziu a organizar seus negócios de forma a se mudarem para Roma. É aí que o papa e César Bórgia convidam os dois cardeais para jantar. Esse era um problema de disputa entre o santo pai e seu filho. César pensava que eles poderiam se utilizar de um dos meios que ele sempre tinha preparado para os amigos, i.e., em primeiro lugar, a famosa chave que era dada a certas pessoas com o pedido de que fossem e abrissem o armário equivalente. Essa chave era dotada de uma pequena ponta de ferro, – uma negligência da parte do chaveiro. Quando ela era pressionada a fim de abrir-se o armário, do qual a fechadura era complicada, a pessoa era picada por essa pontinha, e morria no dia seguinte. Havia também o anel com a cabeça de leão, que César usava quando queria cumprimentar seus amigos com um aperto de mão. O leão mordia a mão do assim favorecido, e ao cabo de 24h, a mordida se mostrava mortal. César propôs ao seu pai, que ou eles deveriam pedir aos cardeais para abrir o armário, ou apertar suas mãos; mas Alexandre VI respondeu: <Quanto aos valongos cardeais, Spada e Rospigliosi, convidemo-los para jantar, algo me diz que conseguiremos esse dinheiro de volta. Além disso, esquece-te, ó César, que uma indigestão se declara imediatamente, enquanto uma picada ou uma mordida ocasionam um atraso de um dia ou dois.> César recuou de tão convincente raciocínio, e os cardeais foram conseqüentemente chamados para jantar.

A mesa foi servida num vinhedo pertencente ao papa, perto de San Pierdarena, um retiro encantador que os cardeais conheciam de ouvir falar. Rospigliosi, bem disposto graças a suas novas dignidades, chegou com um bom apetite e suas maneiras mais obsequiosas. Spada, um homem prudente, e muito apegado a seu único sobrinho, um jovem capitão da mais alta promessa, pegou papel e caneta, e redigiu seu testamento. E depois mandou avisar o seu sobrinho para esperá-lo próximo ao vinhedo; mas aparentemente o servo não foi capaz de encontrá-lo.

Spada sabia o que esses convites significavam; desde a Cristandade, tão eminentemente civilizada, se alastrou por toda Roma, não era mais um centurião que vinha da parte do tirano com uma mensagem, <César quer que você morra.> mas era um núncio apostólico a latere, que vinha com um sorriso nos lábios para dizer, pelo papa, que <Sua santidade solicita sua presença num jantar.>

Spada se dirigiu lá pelas 2 a San Pierdarena. O papa o esperava. A primeira imagem a atrair a atenção de Spada foi a do seu sobrinho, todo paramentado, e César Bórgia cativando-o com as atenções mais marcadas. Spada empalideceu quando César o fitou com ar irônico, o que provava que ele havia antecipado tudo, e que a armadilha já estava em funcionamento.

Eles começaram a jantar e Spada foi capaz de indagar, somente, de seu sobrinho se ele tinha recebido sua mensagem. O sobrinho respondeu que não; compreendendo perfeitamente o significado da pergunta. Era tarde demais, já que ele já tinha tomado um copo de um excelente vinho, selecionado para ele expressamente pelo copeiro do papa. Spada testemunhou ao mesmo tempo outra garrafa, vindo a si, que ele foi premido a provar. Uma hora depois um médico declarou que ambos estavam envenenados por comer cogumelos. Spada morreu no limiar do vinhedo; o sobrinho expirou na sua própria porta, fazendo sinais que sua mulher não pôde compreender.

A seguir César e o papa se apressaram para botar as mãos na herança, sob o disfarce de estarem à procura de papéis do homem morto. Mas a herança consistia disso somente, um pedaço de papel em que Spada escreveu: -<Eu lego a meu amado sobrinho meus cofres, meus livros, e, entre outros, meu breviário com orelhas de ouro, que eu espero que ele preserve em consideração de seu querido tio.>

Os herdeiros procuraram em todo lugar, admiraram o breviário, se apropriaram dos móveis, e se espantaram grandemente de que Spada, o homem rico, era de fato o mais miserável dos tios – nenhum tesouro – e não ser que fossem os da ciência, contidos na biblioteca e laboratórios. Isso era tudo. César e seu pai procuraram, examinaram, escrutinaram, mas nada acharam, ou pelo menos muito pouco; nada que excedesse alguns milhares de coroas em prata, e aproximadamente o mesmo em dinheiro corrente; mas o sobrinho teve tempo de dizer a sua esposa, antes de morrer: <Procure direito entre os papéis do meu tio; há um testamento.>

Eles procuraram até mais meticulosamente do que os augustos herdeiros o fizeram, mas foi infrutífero. Havia dois palácios e um vinhedo atrás da Colina Palatina; mas nesses dias a propriedade da terra não tinha assim tanto valor, e os 2 palácios e o vinhedo continuaram com a família já que estavam abaixo da rapacidade do papa e seu filho. Meses e anos se passaram. Alexandre VI morreu, envenenado, – você sabe por qual erro. César, envenenado também, escapou desfolhando sua pele como a de uma cobra; mas a pele de baixo ficou marcada pelo veneno até se parecer com a de um tigre. Então, compelido a deixar Roma, ele acabou morto obscuramente numa escaramuça noturna; quase sem registros históricos. Depois da morte do papa e do exílio de seu filho, supôs-se que a família Spada voltaria ao esplendor dos tempos anteriores aos do cardeal; mas não foi o caso. Os Spada permaneceram em um conforto duvidoso, um mistério seguiu pairando sobre esse tema escuso, e o rumor público era que César, um político mais talentoso que seu pai, havia retirado do papa a fortuna dos 2 cardeais. Eu digo dos 2, porque o Cardeal Rospigliosi, que não tomara nenhuma precaução, foi completamente espoliado.”

Eu estava então quase certo de que a herança não ficara nem para os Bórgias nem para a família, mas se mantivera sem dono como os tesouros das 1001 Noites, que dormiam no seio da terra sob os olhos do gênio.”

esses caracteres foram traçados numa tinta misteriosa e simpática, que só aparecia ao ser exposta ao fogo; aproximadamente 1/3 do papel foi consumido pelas chamas.”

<2 milhões de coroas romanas; quase 13 milhões, no nosso dinheiro.” [*]

[*] $2.600.000 em 1894.”

Then an invincible and extreme terror seized upon him, and he dared not again press the hand that hung out of bed, he dared no longer to gaze on those fixed and vacant eyes, which he tried many times to close, but in vain – they opened again as soon as shut.”

<They say every year adds half a pound to the weight of the bones,> said another, lifting the feet.”

The sea is the cemetery of the Chateau d’If.”

It was 14 years day for day since Dantes’ arrest.”

At this period it was not the fashion to wear so large a beard and hair so long; now a barber would only be surprised if a man gifted with such advantages should consent voluntarily to deprive himself of them.”

The oval face was lengthened, his smiling mouth had assumed the firm and marked lines which betoken resolution; his eyebrows were arched beneath a brow furrowed with thought; his eyes were full of melancholy, and from their depths ocasionally sparkled gloomy fires of misanthropy and hatred; his complexion, so long kept from the sun, had now that pale color which produces, when the features are encircled with black hair, the aristocratic beauty of the man of the north; the profound learning he had acquired had besided diffused over his features a refined intellectual expression; and he had also acquired, being naturally of a goodly stature, that vigor which a frame possesses which has so long concentrated all its force within himself.”

Moreover, from being so long in twilight or darkness, his eyes had acquired the faculty of distinguishing objects in the night, common to the hyena and the wolf.”

it was impossible that his best friend – if, indeed, he had any friend left – could recognize him; he could not recognize himself.”

Fortunately, D. had learned how to wait; he had waited 14 years for his liberty, and now he was free he could wait at least 6 months or a year for wealth. Would he not have accepted liberty without riches if it had been offered him? Besides, were not those riches chimerical? – offspring of the brain of the poor Abbé Faria, had they not died with him?”

The patron of The Young Amelia proposed as a place of landing the Island of Monte Cristo, which being completely deserted, and having neither soldiers nor revenue officers, seemed to have been placed in the midst of the ocean since the time of the heathen Olympus by Mercury, the god of merchants and robbers, classes of mankind which we in modern times have separated if not made distinct, but which antiquity appears to have included in the same category” Tal pai, tal filho: vejo que um Dumas citou o outro, cf. o destino me comandou saber, por estar lendo A Dama das Camélias em simultaneidade – Jr. dissera a dado ponto, também inicial, de sua narrativa que era bom e inteligente que ladrões e comerciantes possuíssem antigamente o mesmo Deus, e que isso não era simples contingência histórica… Até aí, pensava tratar-se de Mammon, comentando o espúrio estilo de vida judio.

e qual solidão é mais completa, ou mais poética, que a de um navio flutuando isolado sobre as águas do mar enquanto reina a obscuridade da noite, no silêncio da imensidão, e sob o olhar dos Céus?”

Nunca um viciado em jogo, cuja fortuna esteja em jogo num lance de dados, chegou a experimentar a angústia que sentiu Edmundo em meio a seus paroxismos de esperança.”

<Em 2h,> ele disse, <essas pessoas vão partir mais ricas em 50 piastres cada, dispostas a arriscar novamente suas vidas só para conseguir outros 50; então retornarão com uma fortuna de 600 francos e desperdiçarão esse tesouro nalgum vilarejo, com aquele orgulho dos sultões e a insolência dos nababos.”

a providência, que, ao limitar os poderes do homem, gratifica-o ao mesmo tempo com desejos insaciáveis.”

<E agora,> ele exclamou, relembrando o conto do pescador árabe, que Faria relatou, <agora, abre-te sésamo!>”

o pavor – aquele pavor da luz do dia que mesmo no deserto nos faz temer estarmos sendo vigiados e observados.”

dentes brancos como os de um animal carnívoro”

seu marido mantinha sua tocaia diária na porta – uma obrigação que ele executava com tanta mais vontade, já que o salvava de ter de escutar os murmúrios e lamentos da companheira, que nunca o viu sem dirigir amargas invectivas contra o destino”

<And you followed the business of a tailor?>

<True, I was a tailor, till the trade fell off. It is so hot at Marseilles, that really I believe that the respectable inhabitants will in time go without any clothing whatever. But talking of heat, is there nothing I can offer you by way of refreshment?>”

<Too true, too true!> ejaculated Caderousse, almost suffocated by the contending passions which assailed him, <the poor old man did die.>”

Os próprios cães que perambulam sem abrigo e sem casa pelas ruas encontram mãos piedosas que oferecem uma mancheia de pão; e esse homem, um cristão, deviam permitir perecer de fome no meio de outros homens que se autodenominam cristãos? é terrível demais para acreditar. Ah, é impossível – definitivamente impossível!”

Eu não consigo evitar ter mais medo da maldição dos mortos que do ódio dos vivos.”

Hold your tongue, woman; it is the will of God.”

Happiness or unhappiness is the secret known but to one’s self and the walls – walls have ears but no tongue”

<Com isso então,> disse o abade, com um sorriso amargo, <isso então dá 18 meses no total. O que mais o mais devoto dos amantes poderia desejar?> Então ele murmurou as palavras do poeta inglês, <Volubilidade, seu nome é mulher.>

<no doubt fortune and honors have comforted her; she is rich, a countess, and yet–> Caderousse paused.”

Maneiras, maneiras de dizer asneiras…

Memorial de Buenos Aires

O aras à beira…

Bonaire de mademoiselle

Gastão amável que me acende o fogo!

ENCICLOPÉDIA DE UM FUTURO REMOTO

 

(…)

 

V

 

(…)

 

VANIGRACISMO [s.m., origem desconhecida; suspeita-se que guarde relação com vanitas, do latim <vaidade>]: espécie de atavismo do mal; inclinação ou tendência à reprise na crença de dogmas ultrapassados, como a pregação extremada do amor de Cristo ou o apego a regimes e práticas totalitários de forma geral. Duas faces do mesmo fenômeno. Nostalgia do Líder Supremo ou de coletivismos tornados impossíveis ou inexistentes nas democracias de massa, capitalismo avançado ou fase agônica do Ocidente.

        Adeptos são identificados sob a alcunha de vanigra.

Ex:

        Os vanigras brasileiros da década de 10 desejavam a conclamação de Bolsonaro como o Pai Nacional.

        O vanigra praguejou seu semelhante com a condenação ao Inferno no seu pós-vida, graças a suas condutas imorais.

 

vanigger – Corruptela de vanigra, utilizada para designar negros conservadores que insultavam a memória e o passado histórico de seus ancestrais escravos, ao professarem  credos como os supracitados (cristianismo, fascismo, etc.), invenções do homem branco europeu.

* * *

In business, sir, said he, one has no friends, only correspondents”

the tenacity peculiar to prophets of bad news”

It was said at this moment that Danglars was worth from 6 to 8 millions of francs, and had unlimited credit.”

Her innocence had kept her in ignorance of the dangers that might assail a young girl of her age.”

And now, said the unknown, farewell kindness, humanity and gratitude! Farewell to all the feelings that expand the heart! I have been heaven’s substitute to recompense the good – now the god of vengeance yields me his power to punish the wicked!”

in 5 minutes nothing but the eye of God can see the vessel where she lies at the bottom of the sea.”

He was one of those men who do not rashly court danger, but if danger presents itself, combat it with the most unalterable coolness.”

The Italian s’accommodi is untranslatable; it means at once <Como, enter, you are welcome; make yourself at home; you are the master.>”

he was condemned by the by to have his tongue cut out, and his hand and head cut off; the tongue the 1st day, the hand the 2nd, and the head the 3rd. I always had a desire to have a mute in my service, so learning the day his tongue was cut out, I went to the bey [governador otomano], and proposed to give him for Ali a splendid double-barreled gun which I knew he was very desirous of having.”

I? – I live the happiest life possible, the real life of a pasha. I am king of all creation. I am pleased with one place, and stay there; I get tired of it, and leave it; I am free as a bird and have wings like one; my attendants obey my slightest wish.”

What these happy persons took for reality was but a dream; but it was a dream so soft, so voluptuous, so enthralling, that they sold themselves body and soul to him who have it to them, and obedient to his orders as to those of a deity, struck down the designated victim, died in torture without a murmur, believing that the death they underwent was but a quick transtion to that life of delights of which the holy herb, now before you, had given them a slight foretaste.”

<Then,> cried Franz, <it is hashish! I know that – by name at least.>

<That it is precisely, Signor Aladdin; it is hashish – the purest and most unadulterated hashish of Alexandria, – the hashish of Abou-Gor, the celebrated maker, the only man, the man to whom there should be built a palace, inscribed with these words, <A grateful world to the dealer in happiness.>

Nature subdued must yield in the combat, the dream must succeed [suck-seed] to reality, and then the dream reigns supreme, then the dream becomes life, and life becomes the dream.”

When you return to this mundane sphere from your visionary world, you would seem to leave a Neapolitan spring for a Lapland winter – to quit paradise for earth – heaven for hell! Taste the hashish, guest of mine – taste the hashish.”

Tell me, the 1st time you tasted oysters, tea, porter, truffles, and sundry other dainties which you now adore, did you like them? Could you comprehend how the Romans stuffed their pheasants [faisões] with assafoetida (sic – asafoetida) [planta fétida, mas saborosa], and the Chinese eat swallow’s nests? [ninhos de andorinhas] Eh? no! Well, it is the same with hashish; only eat for a week, and nothing in the world will seem to you equal the delicacy of its flavor, which now appears to you flat and distasteful.”

there was no need to smoke the same pipe twice.”

that mute revery, into which we always sink when smoking excellent tobacco, which seems to remove with its fume all the troubles of the mind, and to give the smoker in exchange all the visions of the soul. Ali brought in the coffee. <How do you take it?> inquired the unknown; <in the French or Turkish style, strong or weak, sugar or none, coal or boiling? As you please; it is ready in all ways.>”

it shows you have a tendency for an Oriental life. Ah, those Orientals; they are the only men who know how to live. As for me, he added, with one of those singular smiles which did not escape the young man, when I have completed my affairs in Paris, I shall go and die in the East; and should you wish to see me again, you must seek me at Cairo, Bagdad, or Ispahan.”

Well, unfurl your wings, and fly into superhuman regions; fear nothing, there is a watch over you; and if your wings, like those of Icarus, melt before the sun, we are here to ease your fall.”

o tempo é testemunha

1001 Noites

The Count of Sinbad Cristo

Oh, ele não teme nem Deus nem Satã, dizem, e percorreria 50 ligas fora de seu curso só para prestar um favor a qualquer pobre diabo.”

em Roma há 4 grandes eventos todos os anos, – o Carnaval, a Semana Santa, Corpus Christi, o Festival de São Pedro. Durante todo o resto do ano a idade está naquele estado de apatia profunda, entre a vida e a morte, que a deixa parecida com uma estação entre esse mundo e o próximo”

<Para São Pedro primeiro, e depois o Coliseu,> retorquiu Albert. Mas Albrto não sabia que leva um dia para ver [a Basílica de] S. Pedro, e um mês para estudá-la. O dia foi todo passado lá.”

Quando mostramos a um amigo uma cidade que já visitamos, sentimos o mesmo orgulho de quando apontamos na rua uma mulher da qual fomos o amante.”

mulher amantizada”, aliás (livro de Dumas Filho) é o melhor eufemismo de todos os tempos!

<em Roma as coisas podem ou não podem ser feitas; quando se diz que algo não pode ser feito, acaba ali>

<É muito mais conveniente em Paris, – quando qualquer coisa não pode ser feita, você paga o dobro, e logo ela está feita.>

<É o que todo francês fala,> devolveu o Signor Pastrini, que acusou o golpe; <por essa razão, não entendo por que eles viajam.> (…)

<Homens em seu juízo perfeito não deixam seu hotel na Rue du Helder, suas caminhadas no Boulevard de Grand, e Café de Paris.>”

<Mas se vossa excelência contesta minha veracidade> – <Signor Pastrini,> atalhou Franz, <você é mais suscetível que Cassandra, que era uma profetisa, e ainda assim ninguém acreditava nela; enquanto que você, pelo menos, está seguro do crédito de metade de sua audiência [a metade de 2 é 1]. Venha, sente-se, e conte-nos tudo que sabe sobre esse Signor Vampa.>”

<O que acha disso, Albert? – aos 2-e-20 ser tão famoso?>

<Pois é, e olha que nessa idade Alexandre, César e Napoleão, que, todos, fizeram algum barulho no mundo, estavam bem detrás dele.>”

Em todo país em que a independência tomou o lugar da liberdade, o primeiro desejo dum coração varonil é possuir uma arma, que de uma só vez torna seu dono capaz de se defender e atacar, e, transformando-o em alguém terrível, com freqüência o torna temido.”

O homem de habilidades superiores sempre acha admiradores, vá onde for.”

MÁFIA: SEQÜESTRO, ESTUPRO, MORTE & A SUCESSÃO DO CLÃ

As leis dos bandidos [dos fora-da-lei] são positivas; uma jovem donzela pertence ao primeiro que levá-la, então o restante do bando deve tirar a sorte, no que ela é abandonada a sua brutalidade até a morte encerrar seus sofrimentos. Quando seus pais são suficientemente ricos para pagar um resgate, um mensageiro é enviado para negociar; o prisioneiro é refém pela segurança do mensageiro; se o resgate for recusado, o refém está irrevogavelmente perdido.”

Os mensageiros naturais dos bandidos são os pastores que habitam entre a cidade e as montanhas, entre a vida civilizada e a selvagem.”

<Tiremos a sorte! Tiremos a sorte!> berraram todos os criminosos ao verem o chefe. Sua demanda era justa e o chefe reclinou a cabeça em sinal de aprovação. Os olhos de todos brilharam terrivelmente, e a luz vermelha da fogueira só os fazia parecer uns demônios. O nome de cada um incluído o de Carlini, foi colocado num chapéu, e o mais jovem do bando retirou um papel; e ele trazia o nome de Diovolaccio¹. Foi ele quem propôs a Carlini o brinde ao chefe, e a quem Carlini reagiu quebrando o copo na sua cara. Uma ferida enorme, da testa à boca, sangrava em profusão. Diovolaccio, sentindo-se favorecido pela fortuna, explodiu em uma gargalhada. <Capitão,> disse, <ainda agora Carlini não quis beber à vossa saúde quando eu propus; proponha a minha a ele, e veremos se ele será mais condescendente consigo que comigo.> Todos aguardavam uma explosão da parte de Carlini; mas para a surpresa de todos ele pegou um copo numa mão e o frasco na outra e, enchendo o primeiro, – <A sua saúde, Diavolaccio²,> pronunciou calmamente, e ele entornou tudo, sem que sua mão sequer tremesse. (…) Carlini comeu e bebeu como se nada tivesse acontecido. (…) Uma faca foi plantada até o cabo no peito esquerdo de Rita. Todos olharam para Carlini; a bainha em seu cinto estava vazia. <Ah, ah,> disse o chefe, <agora entendo por que Carlini ficou para trás.> Todas as naturezas selvagens apreciam uma ação desesperada. Nenhum outro dos bandidos, talvez, fizesse o mesmo; mas todos entenderam o que Carlini fez. <Agora, então,> berrou Carlini, levantando-se por sua vez, aproximando-se do cadáver, sua mão na coronha de uma de suas pistolas, <alguém disputa a posse dessa mulher comigo?> – <Não,> respondeu o chefe, <ela é tua.>”

¹ Corruptela de demônio em Italiano

² Aqui o interlocutor, seu inimigo desde o sorteio, pronuncia o nome como o substantivo correto: diabo, demônio.

<Cucumetto violentou sua filha,> disse o bandido; <eu a amava, destarte matei-a; pois ela serviria para entreter a quadrilha inteira.> O velho não disse nada mas empalideceu como a morte. <Então,> continuou, <se fiz mal, vingue-a;>”

Mas Carlini não deixou a floresta sem saber o paradeiro do pai de Rita. Foi até o lugar onde o deixara na noite anterior. E encontrou o homem suspenso por um dos galhos, do mesmo carvalho que ensombreava o túmulo de sua filha. Então ele fez um amargo juramento de vingança sobre o corpo morto de uma e debaixo do corpo do outro. No entanto, Carlini não pôde cumprir sua promessa, porque 2 dias depois, num encontro com carabineiros romanos, Carlini foi assassinado. (…) Na manhã da partida da floresta de Frosinone Cucumetto seguiu Carlini na escuridão, escutou o juramento cheio de ódio, e, como um homem sábio, se antecipou a ele. A gente contou outras dez histórias desse líder de bando, cada uma mais singular que a anterior. Assim, de Fondi a Perusia, todo mundo treme ao ouvir o nome de Cucumetto.”

Cucumetto era um canalha inveterado, que assumiu a forma de um bandido ao invés de uma cobra nesta vida terrana. Como tal, ele adivinhou no olhar de Teresa o signo de uma autêntica filha de Eva, retornando à floresta, interrompendo-se inúmeras vezes sob pretexto de saudar seus protetores. Vários dias se passaram e nenhum sinal de Cucumetto. Chegava a época do Carnaval.”

4 jovens das mais ricas e nobres famílias de Roma acompanhavam as 3 damas com aquela liberdade italiana que não tem paralelo em nenhum outro país.”

Luigi sentia ciúmes! Ele sentiu que, influenciada pela sua disposição ambiciosa e coquete, Teresa poderia escapar-lhe.”

Por que, ela não sabia, mas ela não sentia minimamente que as censuras de seu amado fossem merecidas.”

<Teresa, o que você estava pensando enquanto dançava de frente para a jovem Condessa de San-Felice?> – <Eu estava pensando,> redargüiu a jovem, com toda a franqueza que lhe era natural, <que daria metade da minha vida por um vestido como o dela.>

<Luigi Vampa,> respondeu o pastor, com o mesmo ar daquele que se apresentasse Alexandre, Rei da Macedônia.

<E o seu?> – <Eu,> disse o viajante, <sou chamado Sinbad, o Marinheiro.>

Franz d’Espinay fitou surpreso.”

Sim, mas eu vim pedir mais do que ser vosso companheiro.> – <E o que poderia ser isso?> inquiriram os bandidos, estupefatos. – <Venho solicitar ser vosso capitão,> disse o jovem. Os bandidos fizeram uma arruaça de risadas. <E o que você fez para aspirar a essa honra?> perguntou o tenente. – <Matei seu chefe, Cucumetto, cujo traje agora visto; e queimei a fazenda San-Felice para pegar o vestido-de-noiva da minha prometida.> Uma hora depois Luigi Vampa era escolhido capitão, vice o finado Cucumetto.”

* * *

Minha casa não seria tão boa se o mundo lá fora não fosse tão ruim.

A vingança tem de começar nalgum lugar: a minha começa no cyberrealm, aqui.

nem é possível, em Roma, evitar essa abundante disposição de guias; além do ordinário cicerone, que cola em você assim que pisa no hotel, e jamais o deixa enquanto permanecer na cidade, há ainda o cicerone especial pertencente a cada monumento – não, praticamente a cada parte de um monumento.”

só os guias estão autorizados a visitar esses monumentos com tochas nas mãos.”

Eu disse, meu bom companheiro, que eu faria mais com um punhado de ouro numa das mãos que você e toda sua tropa poderiam produzir com suas adagas, pistolas, carabinas e canhões incluídos.”

E o que tem isso? Não está um dia dividido em 24h, cada hora em 60 minutos, e todo minuto em 60 segundos? Em 86.400 segundos muita coisa pode acontecer.”

Albert nunca foi capaz de suportar os teatros italianos, com suas orquestras, de onde é impossível ver, e a ausência de balcões, ou camarotes abertos; todos esses defeitos pesavam para um homem que tinha tido sua cabine nos Bouffes, e usufruído de um camarote baixo na Opera.”

Albert deixou Paris com plena convicção de que ele teria apenas de se mostrar na Itáia para ter todos a seus pés, e que em seu retorno ele espantaria o mundo parisiano com a recitação de seus numerosos casos. Ai dele, pobre Albert!”

e tudo que ele ganhou foi a convicção dolorosa de que as madames da Itália têm essa vantagem sobre as da França, a de que são fiéis até em sua infidelidade.”

mas hoje em dia ão é preciso ir tão longe quanto a Noé ao traçar uma linhagem, e uma árvore genealógica é igualmente estimada, date ela de 1399 ou apenas 1815”

A verdade era que os tão aguardados prazeres do Carnaval, com a <semana santa> que o sucederia, enchia cada peito de tal forma que impedia que se prestasse a menor atenção aos negócios no palco. Os atores entravam e saíam despercebidos e ignorados; em determinados momentos convencionais, os expectadores paravam repentinamente suas conversas, ou interrompiam seus divertimentos, para ouvir alguma performance brilhante de Moriani, um recitativo bem-executado por Coselli, ou para aplaudir em efusão os maravilhosos talentos de La Specchia”

<Oh, she is perfectly lovely – what a complexion! And such magnificent hair! Is she French?>

<No, Venetian.>

<And her name is–>

<Countess G——.>

<Ah, I know her by name!> exclaimed Albert; <she is said to possess as much wit and cleverness as beauty. I was to have been presented to her when I met her at Madame Villefort’s ball.>”

believe me, nothing is more fallacious than to form any estimate of the degree of intimacy you may suppose existing among persons by the familiar terms they seem upon”

Por mais que o balé pudesse atrair sua atenção, Franz estava profundamente ocupado com a bela grega para se permitir distrações”

Graças ao judicioso plano de dividir os dois atos da ópera com um balé, a pausa entre as performances é muito curta, tendo os cantores tempo de repousar e trocar de figurino, quando necessário, enquanto os dançarinos executam suas piruetas e exibem seus passos graciosos.”

Maioria dos leitores está ciente [!] de que o 2º ato de <Parisina> abre com um celebrado e efetivo dueto em que Parisina, enquanto dorme, se trai e confessa a Azzo o segredo de seu amor por Ugo. O marido injuriado passa por todos os paroxismos do ciúme, até a firmeza prevalecer em sua mente, e então, num rompante de fúria e indignação, ele acordar sua esposa culpada para contar-lhe que ele sabe de seus sentimentos, e assim infligir-lhe sua vingança. Esse dueto é um dos mais lindos, expressivos e terríveis de que jamais se ouviu emanar da pena de Donizetti. Franz ouvia-o agora pela 3ª vez.”

<Talvez você jamais tenha prestado atenção nele?>

<Que pergunta – tão francesa! Não sabe você que nós italianas só temos olhos para o homem que amamos?>

<É verdade,> respondeu Franz.”

<he looks more like a corpse permitted by some friendly grave-digger to quit his tomb for a while, and revisit this earth of ours, than anything human. How ghastly pale he is!>

<Oh, he is always as colorless as you now see him,> said Franz.

<Then you know him?> almost screamed the countess. <Oh, pray do, for heaven’s sake, tell us all about – is he a vampire, or a ressuscitated corpse, or what?>

<I fancy I have seen him before, and I even think he recognizes me.>”

Vou dizer-lhe, respondeu a condessa. Byron tinha a mais sincera crença na existência de vampiros, e até assegurou a mim que os tinha visto. A descrição que ele me fez corresponde perfeitamente com a aparência e a personalidade daquele homem na nossa frente. Oh, ele é a exata personificação do que eu poderia esperar. O cabelo cor-de-carvão, olhos grandes, claros e faiscantes, em que fogo selvagem, extraterreno parece queimar, — a mesma palidez fantasmal. Observe ainda que a mulher consigo é diferente de qualquer uma do seu sexo. Ela é uma estrangeira – uma estranha. Ninguém sabe quem é, ou de onde ela vem. Sem dúvida ela pertence à mesma raça que ele, e é, como ele, uma praticante das artes mágicas.”

Pela minha alma, essas mulheres confundiriam o próprio Diabo que quisesse desvendá-las. Porque, aqui – elas lhe dão sua mão – elas apertam a sua em correspondência – elas mantêm conversas em sussurros – permitem que você as acompanhe até em casa. Ora, se uma parisiense condescendesse com ¼ dessas coqueterias, sua reputação estaria para sempre perdida.”

Ele era talvez bem pálido, decerto; mas, você sabe, palidez é sempre vista como uma forte prova de descendência aristocrática e casamentos distintos.”

e, a não ser que seu vizinho de porta e quase-amigo, o Conde de Monte Cristo, tivesse o anel de Gyges, e pelo seu poder pudesse ficar invisível, agora era certo que ele não poderia escapar dessa vez.”

O Conde de Monte Cristo é sempre um levantado cedo da cama; e eu posso assegurar que ele já está de pé há duas horas.”

You are thus deprived of seeing a man guillotined; but the mazzuola still remains, which is a very curious punishment when seen for the 1st time, and even the 2nd, while the other, as your must know, is very simple.” [Ver glossário acima.]

do not tell me of European punishments, they are in the infancy, or rather the old age, of cruelty.”

As for myself, I can assure you of one thing, — the more men you see die, the easier it becomes to die yourself” opinion opium onion

do you think the reparation that society gives you is sufficient when it interposes the knife of the guillotine between the base of the occiput and the trapezal muscles of the murderer, and allows him who has caused us years of moral sufferings to escape with a few moments of physical pain?”

Dr. Guillotin got the idea of his famous machine from witnessing an execution in Italy.”

We ought to die together. I was promissed he should die with me. You have no right to put me to death alone. I will not die alone – I will not!”

Oh, man – race of crocodiles, cried the count, extending his clinched hands towards the crowd, how well do I recognize you there, and that at all times you are worthy of yourselves! Lead two sheep to the butcher’s, 2 oxen to the slaughterhouse, and make one of them understand that his companion will not die; the sheep will bleat for pleasure, the ox will bellow with joy. But man – man, whom God has laid his first, his sole commandment, to love his neighbor – man, to whom God has given a voice to express his thoughts – what is his first cry when he hears his fellowman is saved? A blasphemy. Honor to man, this masterpiece of nature, this king of creation! And the count burst into a laugh; a terrible laugh, that showed he must have suffered horribly to be able thus to laugh.”

The bell of Monte Citorio, which only sounds on the pope’s decease and the opening of the Carnival, was ringing a joyous peal.”

On my word, said Franz, you are wise as Nestor and prudent as Ulysses, and your fair Circe must be very skilful or very powerful if she succeed in changing you into a beast of any kind.”

Come, observed the countess, smiling, I see my vampire is only some millionaire, who has taken the appearance of Lara in order to avoid being confounded with M. de Rothschild; and you have seen her?”

without a single accident, a single dispute, or a single fight. The fêtes are veritable pleasure days to the Italians. The author of this history, who has resided 5 or 6 years in Italy, does not recollect to have ever seen a ceremony interrupted by one of those events so common in other countries.”

Se alle sei della mattina le quattro mile piastre non sono nelle mie mani, alla sette il conte Alberto avra cessato di vivere.

Luigi Vampa.

There were in all 6.000 piastres, but of these 6.000 Albert had already expended 3.000. As to Franz, he had no better of credit, as he lived at Florence, and had only come to Rome to pass 7 or 8 days; he had brought but a 100 louis, and of these he had not more than 50 left.”

Well, what good wind blows you hither at this hour?”

I did, indeed.”

Be it so. It is a lovely night, and a walk without Rome will do us both good.”

<Excellency, the Frenchman’s carriage passed several times the one in which was Teresa.>

<The chief’s mistress?>

<Yes. The Frenchman threw her a bouquet; Teresa returned it – all this with the consent of the chief, who was in the carriage.>

<What?> cried Franz, <was Luigi Vampa in the carriage with the Roman peasants?>”

Well, then, the Frenchman took off his mask; Teresa, with the chief’s consent, did the same. The Frenchman asked for a rendez-vous; Teresa gave him one – only, instead of Teresa, it was Beppo who was on the steps of the church of San Giacomo.”

<do you know the catacombs of St. Sebastian?>

<I was never in them; but I have often resolved to visit them.>

<Well, here is an opportunity made to your hand, and it would be difficult to contrive a better.>”

remember, for the future, Napoleon’s maxim, <Never awaken me but for bad news;> if you had let me sleep on, I should have finished my galop [dança de salão], and have been grateful to you all my life.”

<Has your excellency anything to ask me?> said Vampa with a smile.

<Yes, I have,> replied Franz; <I am curious to know what work you were perusing with so much attention as we entered.>

<Caesar’s ‘Commentaries,’> said the bandit, <it is my favorite work.>”

não há nação como a francesa que possa sorrir mesmo na cara da terrível Morte em pessoa.”

Apenas pergunte a si mesmo, meu bom amigo, se não acontece com muitas pessoas de nosso estrato que assumam nomes de terras e propriedades em que nunca foram senhores?”

a vista do que está acontecendo é necessária aos homens jovens, que sempre estão dispostos a ver o mundo atravessar seus horizontes, mesmo se esse horizonte é só uma via pública.”

foils, boxing-gloves, broadswords, and single-sticks – for following the example of the fashionable young men of the time, Albert de Morcerf cultivated, with far more perseverance than music and drawing, the 3 arts that complete a dandy’s education, i.e., fencing [esgrima], boxing, and single-stick”

In the centre of the room was a Roller and Blanchet <baby grand> piano in rosewood, but holding the potentialities of an orchestra in its narrow and sonorous cavity, and groaning beneath the weight of the chefs-d’oeuvre of Beethoven, Weber, Mozart, Haydn, Gretry, and Porpora.”

There on a table, surrounded at some distance by a large and luxurious divan, every species of tobacco known, – from the yellow tobacco of Petersburg to the black of Sinai, and so on along the scale from Maryland and Porto-Rico, to Latakia, – was exposed in pots of crackled earthenware [cerâmica] of which the Dutch are so fond; beside them, in boxes of fragrant wood, were ranged, according to their size and quality, pueros, regalias, havanas, and manillas; and, in an open cabinet, a collection of German pipes, of chibouques [cachimbo turco], with their amber mouth-pieces ornamented with coral, and of narghilés, with their long tubes of morocco, awaiting the caprice of the sympathy of the smokers.”

after coffee, the guests at a breakfast of modern days love to contemplate through the vapor that escapes from their mouths, and ascends in long and fanficul wreaths to the ceiling.”

A única diferença entre Jesus Cristo e eu é que uma cruz o carregava – eu é que carrego a minha cruz.

<Are you hungry?>

<Humiliating as such a confession is, I am. But I dined at M. de Villefort’s, and lawyers always give you very bad dinners. You would think they felt some remorse; did you ever remark that?>

<Ah, depreciate other persons’ dinners; you ministers give such splendid ones.>”

<Willingly. Your Spanish wine is excellent. You see we were quite right to pacify that country.>

<Yes, but Don Carlos?>

<Well, Don Carlos will drink Bordeaux, and in years we will marry his son to the little queen.>”

Recollect that Parisian gossip has spoken of a marriage between myself and Mlle. Eugenie Danglars”

<The king has made him a baron, and can make him a peer [cavalheiro], but he cannot make him a gentleman, and the Count of Morcerf is too aristocratic to consent, for the paltry sum of 2 million francs to a mesalliance [‘desaliança’, casamento com um malnascido]. The Viscount of Morcerf can only wed a marchioness.>

<But 2 million francs make a nice little sum,> replied Morcerf.”

<Nevermind what he says, Morcerf,> said Debray, <do you marry her. You marry a money-bag label, it is true; well but what does that matter? It is better to have a blazon less and a figure more on it. You have seven martlets on your arms; give 3 to your wife, and you will still have 4; that is 1 more than M. de Guise had, who so nearly became King of France, and whose cousin was emperor of Germany.>”

além do mais, todo milionário é tão nobre quanto um bastardo – i.e., ele pode ser.”

<M. de Chateau-Renaud – M. Maximilian Morrel,> said the servant, announcing 2 fresh guests.”

a vida não merece ser falada! – isso é um pouco filosófico demais, minha palavra, Morrel. Fica bem para você, que arrisca sua vida todo dia, mas para mim, que só o fez uma vez—“

<No, his horse; of which we each of us ate a slice with a hearty appetite. It was very hard.>

<The horse?> said Morcerf, laughing.

<No, the sacrifice,> returned Chateau-Renaud; <ask Debray if he would sacrifice his English steed for a stranger?>

<Not for a stranger,> said Debray, <but for a friend I might, perhaps.>”

hoje vamos encher nossos estômagos, e não nossas memórias.”

<Ah, this gentleman is a Hercules killing Cacus, a Perseus freeing Andromeda.>

<No, he is a man about my own size.>

<Armed to the teeth?>

<He had not even a knitting-needle [agulha de tricô].>”

He comes possibly from the Holy Land, and one of his ancestors possessed Calvary, as the Mortemarts(*) did the Dead Sea.”

(*) Wiki: “Anne de Rochechouart de Mortemart (1847-1933), duchess of Uzès, held one of the biggest fortunes in Europe, spending a large part of it on financing general Boulanger’s political career in 1890. A great lady of the world, she wrote a dozen novels and was the 1st French woman to possess a driving licence.”

Motto: “Avant que la mer fût au monde, Rochechouart portait les ondes”

<he has purchased the title of count somewhere in Tuscany?>

<He is rich, then?>

<Have you read the ‘Arabian Nights’?>

<What a question!>”

he calls himself Sinbad the Sailor, and has a cave filled with gold.”

<Pardieu, every one exists.>

<Doubtless, but in the same way; every one has not black salves, a princely retinue, an arsenal of weapons that would do credit to an Arabian fortress, horses that cost 6.000 francs apiece, and Greek mistresses.>”

<Did he not conduct you to the ruins of the Colosseum and suck your blood?> asked Beauchamp.

<Or, having delivered you, make you sign a flaming parchment, surrendering your soul to him as Esau did his birth-right?>”

The count appeared, dressed with the greatest simplicity, but the most fastidious dandy could have found nothing to cavil [escarnecer] at in his toilet. Every article of dress – hat, coat, gloves, and boots – was from the 1st makers. He seemed scarcely five-and-thirty. But what struck everybody was his extreme resemblance to the portrait Debray had drawn.”

Punctuality,> said M. Cristo, <is the politeness of kings, according to one of your sovereings, I think; but it is not the same with travellers. However, I hope you will excuse the 2 or 3 seconds I am behindhand; 500 leagues are not to be accomplished without some trouble, and especially in France, where, it seems, it is forbidden to beat the postilions [cocheiros].”

a traveller like myself, who has successively lived on maccaroni at Naples, polenta at Milan, olla podrida¹ at Valencia, pilau at Constantinople, karrick in India, and swallow’s nests in China. I eat everywhere, and of everything, only I eat but little”

¹ olla podrida: cozido com presunto, aves e embutidos.a

a embutido: carne de tripa

<But you can sleep when you please, monsieur?> said Morrel.

<Yes>

<You have a recipe for it?>

<An infallible one.>

(…)

<Oh, yes, returned M.C.; I make no secret of it. It is a mixture of excellent opium, which I fetched myself from Canton in order to have it pure, and the best hashish which grows in the East – that is, between the Tigris and the Euphrates.>”

he spoke with so much simplicity that it was evident he spoke the truth, or that he was mad.”

<Perhaps what I am about to say may seem strange to you, who are socialists, and vaunt humanity and your duty to your neighbor, but I never seek to protect a society which does not protect me, and which I will even say, generally occupies itself about me only to injure me; and thus by giving them a low place in my steem, and preserving a neutrality towards them, it is society and my neighbor who are indebted to me.>

(…) <you are the 1st man I ever met sufficiently courageous to preach egotism. Bravo, count, bravo!>” “vocês assumem os vícios que não têm, e escondem as virtudes que possuem.”

France is so prosaic, and Paris so civilized a city, that you will not find in its 85 departments – I say 85, because I do not include Corsica – you will not find, then, in these 85 departments a single hill on which there is not a telegraph, or a grotto in which the comissary of polie has not put up a gaslamp.”

<But how could you charge a Nubian to purchase a house, and a mute to furnish it? – he will do everything wrong.>

<Undeceive yourself, monsieur,> replied M.C.; <I am quite sure, that o the contrary, he will choose everything as I wish. He knows my tastes, my caprices, my wants. He has been here a week, with the instinct of a hound, hunting by himself. He will arrange everything for me. He knew, that I should arrive to-day at 10 o’clock; he was waiting for me at 9 at the Barrière de Fontainebleau. He gave me this paper; it contains the number of my new abode; read it yourself,> and M.C. passed a paper to Albert. <Ah, that is really original.> said Beauchamp.”

The young men looked at each other; they did not know if it was a comedy M.C. was playing, but every word he uttered had such an air of simplicity, that it was impossible to suppose what he said was false – besides, why whould he tell a falsehood?”

<Eu, em minha qualidade de jornalista, abro-lhe todos os teatros.>

<Obrigado, senhor,> respondeu M.C., <meu mordomo tem ordens para comprar um camarote em cada teatro.>

<O seu mordomo é também um núbio?> perguntou Debray.

<Não, ele é um homem do campo europeu, se um córsico for considerado europeu. Mas você o conhece, M. de Morcerf.>

<Seria aquele excepcional Sr. Bertuccio, que entende de reservar janelas tão bem?>

<Sim, você o viu o dia que eu tive a honra de recebê-lo; ele tem sido soldado, bandido – de fato, tudo. Eu não teria tanta certeza de que nesse meio-tempo ele não teve problemas com a polícia por alguma briguinha qualquer – uma punhalada com uma faca, p.ex.>”

Eu tenho algo melhor que isso; tenho uma escrava. Vocês procuram suas mulheres em óperas, o Vaudeville, ou as Variedades; eu comprei a minha em Constantinopla; me custa mais, mas não tenho do que reclamar.”

It was the portrait of a young woman of 5-or-6-and-20, with a dark complexion, and light and lustrous eyes, veiled beneath long lashes. She wore the picturesque costume of the Catalan fisher-women, a red and black bodice and golden pins in her hair. She was looking at the sea, and her form was outlined on the blue ocean and sky. The light was so faint in the room that Albert did not perceive the pallor that spread itself over the count’s visage, or the nervous heaving of his chest and shoulders. Silence prevailed for an instant, during which M.C. gazed intently on the picture. § <You have there a most charming mistress, viscount,> said the count in a perfectly calm tone”

Ah, monsieur, returned Albert, You do not know my mother; she it is whom you see here. She had her portrait painted thus 6 or 8 years ago. This costume is a fancy one, it appears, and the resemblance is so great that I think I still see my mother the same as she was in 1830. The countess had this portrait painted during the count’s absence.”

The picture seems to have a malign influence, for my mother rarely comes here without looking at it, weeping. This disagreement is the only one that has ever taken place between the count and countess, who are still as much united, although married more than 20 years, as on the 1st day of their wedding.”

Your are somewhat blasé. I know, and family scenes have not much effect on Sinbad the Sailor, who has seen so much many others.”

These are our arms, that is, those of my father, but they are, as you see, joined to another shield, which has gules, a silver tower, which are my mother’s. By her side I am Spanish, but the family of Morcerf is French, and, I have heard, one of the oldest of the south of France.”

<Yes, you are at once from Provence and Spain; that explains, if the portrait you showed me be like, the dark hue I so much admired on the visage of the noble Catalan.> It would have required the penetration of Oedipus or the Sphinx to have divined the irony the count concealed beneath these words, apparently uttered with the greatest politeness.”

A gentleman of high birth, possessor of an ample fortune, you have consented to gain your promotion as an obscure soldier, step by step – this is uncommon; then become general, peer of France, commander of the Legion of Honor, you consent to again commence a 2nd apprenticeship, without any other hope or any other desire than that of one day becoming useful to your fellow-creatures”

Precisely, monsieur, replied M.C. with ne of those smiles that a painter could never represent or a physiologist analyze.”

He was even paler than Mercedes.”

<And what do you suppose is the coun’s age?> inquired Mercedes, evidently attaching great importance to this question.

<35 or 36, mother.>

<So young, – it is impossible>”

The young man, standing up before her, gazed upon her with that filial affection which is so tender and endearing with children whose mothers are still young and handsome.”

I confess, I am not very desirous of a visit from the commisary of police, for, in Italy, justice is only paid when silent – in France she is paid only when she speaks.”

he has smitten with the sword, and he has perished by the sword”

while he stamped with his feet to remove all traces of his occupation, I rushed on him and plunged my knife into his breast, exclaiming, – <I am Giovanni Bertuccio; thy death for my brother’s; thy treasure for his widow; thou seest that my vengeance is more complete than I had hoped.> I know not if he heard these words; I think he did not for he fell without a cry.”

that relaxation of the laws which always follows a revolution.”

he who is about to commit an assassination fancies that he hears low cries perpetually ringing in his ears. 2 hours passed thus, during which I imagined I heard moans repeatedly.”

too great care we take of our bodies is the only obstacle to the success of those projects which require rapid decision, and vigorous and determined execution.”

No, no; but philosophy at half-past ten at night is somewhat late; yet I have no other observation to make, for what you say is correct, which is more than can be said for all philosophy.”

<heaven will bless you.>

<This, said M.C., is less correct than your philosophy, – it is only faith.>”

red is either altogether good or altogether bad.”

I do not like open doors when it thunders.”

the ocean called eterny”

For all evils there are 2 remedies – time and silence.”

Eu não tenho medo de fantasmas, e nunca ouvi falar de mortos terem causado tanto dano em 6 mil anos quanto os vivos num só dia.”

<It seems, sir steward,> said he <that you have yet to learn that all things are to be sold to such as care to pay the price.>

<His excellency is not, perhaps, aware that M. Danglars gave 16.000 francs for his horses?>

<Very well. Then offer him double that sum; a banker never loses an opportunity of doubling his capital.>”

you have been in my service 1 year, the time I generally give myself to judge of the merits or demerits of those about me.”

I am rich enough to know whatever I desire to know, and I can promise you I am not wanting in curiosity.”

<I assure your excellency,> said he, <that at least it shall be my study to merit your approbation in all things, and I will take M. Ali as my model.>

<By no means,> replied the count in the most frigid tones; <Ali has many faults mixed with most excellent qualities. He cannot possibly serve you as a pattern for your conduct, not being, as you are, a paid servant, but a mere slave – a dog, who, should he fail in his duty towards me, I should not discharge from my service, but kill.> Baptistin opened his eyes with astonishment.”

<Does the sum you have for them make the animals less beautiful,> inquired the count, shrugging his shoulders.”

I see; to your domestics you are <my lord,> the journalists style you <monsieur,> while your constituents call you <citizen>. These are distinctions very suitable under a constitutional government. I understand perfectly.”

I have acquired the bad habit of calling peorsons by their titles from living in a country where barons are still barons by right of birth.”

<My dear sir, if a trifle [ninharia] like that could suffice me, I should never have given myself the trouble of opening an account. A million? Excuse my smiling when you speak of a sum I am in the habit of carrying in my pocket-book or dressing-case.> And with these words M.C. took from his pocket a small case cantaining his visiting-cards and drew forth 2 orders on the treasury for 500.000 francs each, payable at sight to the bearer.”

I must confess to you, count, said Danglars, that I have hitherto imagined myself acquainted with the degree of all the great fortunes of Europe, and still wealth such as yours has been wholly unknown t me. May I presume to ask whether you have long possessed it?”

I have passed a considerable part of my life in the East, madame, and you are doubtless aware that the Orientals value only two things – the fine breeding of their horses and the beauty of their women.”

a woman will often, from mere wilfulness, prefer that which is dangerous to that which is safe. Therefore, in my opinion, my dear baron, the best and easiest way is to leave them to their fancies, and allow them to act as they please, and then, if any mischief follows, why, at least, they have no one to blame but themselves.”


“Debray, who perceived the gathering clouds, and felt no desire to witness the explosion of Madame Danglars’ rage, suddenly recollected an appointment, which compelled him to take his leave”

How grateful will M. de Villefort be for all your goodness; how thanfully will he acknowledge that to you alone he owes the existence of his wife and child!”

hated by many, but warmly supported by others, without being really liked by anybody, M. de Villefort held a high position in the magistracy, and maintened his eminence like a Harley or a Mole.” “A freezing politeness, a strict fidelity to government principles, a profound comtempt for theories and theorists, a deep-seated hatred of ideality, – these were the elements of private and public life displayed by M. de Villefort.”

<Finja pensar bem de si mesmo, e o mundo pensará bem de você,> um axioma 100x mais útil na sociedade hoje que aquele dos gregos, <Conhece-te a ti mesmo,> uma sabedoria que, em nosso dias, nós substituímos pela ciência menos complicada e mais vantajosa de conhecer os outros.”

4 revoluções sucessivas construíram e cimentaram o pedestal sobre o qual sua fortuna se baseia”

Ele deu bailes todos os anos, nos quais não aparecia por mais que ¼ de hora, – ou seja, 45min a menos do que o rei é visível em seus bailes. Nunca fôra visto em teatros, em concertos ou em qualquer lugar público de divertimento. Ocasionalmente, aliás raramente, chegava a jogar Whist, e ainda assim cuidado era tomado para selecionar os jogadores corretos – certas vezes se tratavam de embaixadores, outras, arcebispos; ou quem sabe um príncipe, ou um presidente, talvez alguma duquesa pensionista.”

From being slender he had now become meagre; once pale he was now yellow; his deep-set eyes were hollow, and the gold spectacles shielding his eyes seemed to be an integral portion of his face.”

<well sir, really, if, like you, I had nothing else to do, I should seek a more amusing occupation.>

<man is but an ugly caterpillar for him who studies him through a solar microscope; but you said, I think, that I had nothing else to do. Now, really, let me ask, sir, have you? – do you believe you have anything to do? or to speak in plain terms, do you really think that what you do deserves being called anything?>

It was a long time since the magisrate had heard a paradox so strong, or rather, to say the truth more exactly, it was the 1st time he had ever heard of it.”

it is with the justice of all countries especially that I have occupied myself – it is with the criminal procedure of all nations that I have compared natural justice, and I must say, sir, that it is the law of primitive nations, that is, the law of retaliation, that I have most frequently found to be according to the law of God.” “The English, Turkish, Japanese, Hindu laws, are as familiar to me as the French laws, and thus I was right, when I said to you, that relatively (you know that everything is relative, sir) – that relatively to what I have done, you have very little to do; but that relatively to all I have learned, you have yet a great deal to learn.”

I see that in spite of the reputation which you have acquired as a superior man, you look at everything from the material and vulgar view of society, beginning with man, and ending with man – that is to say, in the most restricted, most narrow view which it is possible for human understanding to embrace.”

Tobias took the angel who restored him to light for an ordinary young man. The nations took Attila, who was doomed to destroy them, for a conqueror similar to other conquerors, and it was necessary for both to reveal their missions, that they might be known and acknowledged”

It is not usual with us corrupted wretches of civilization to find gentlemen like yourself, possessors, as you are, of immense fortune – at least, so it is said – and I beg you to observe that I do not inquire, I merely repeat; – it is not usual, I say, for such privileged and wealthy beings to waste their time in speculations on the state of society, in philosophical reveries, intended at best to console those whom fate has disinherited from the goods of this world.”

The domination of kings are limited either by mountains or rivers, or a change of manners, or an alteration of language. My kingdom is bounded only by the world, for I am not an Italian, or a Frenchman, or a Hindu, or an American, or a Spaniard – I am a cosmopolite. No country can say it saw my birth. God alone knows what country will see me die. I adopt all customs, speak all languages. You believe me to be a Frenchman, for I speak French with the same facility and purity as yourself. Well, Ali, my Nubian, believes me to be an Arab; Bertuccio, my steward, takes me for a Roman; Haidée, my slave, thinks me a Greek. You may, therefore, comprehend, that being of no country, asking no protection from any government, acknowledging no man as my brother, not one of the scruples that arrest the powerful, or the obstacles which paralyze the weak, paralyzes or arrests me. I have only 2 adversaries – I will not say 2 conquerors, for with perseverance I subdue even them, – they are time and distance. There is a 3rd, and the most terrible – that is my condition asa mortal being, this alone can stop me in my onward career, before I have attained the goal at which I aim, for all the rest I have reduced to mathematical terms. What men call the chances of fate – namey, ruin, change, circumstances – I have fully anticipated, and if any of these should overtake me, yet it will not overwhelm me. Unless I die, I shall always be what I am, and therefore it is that I utter the things you have never heard, even from the mouths of kings – for kings have need, and oher persons have fear of you. For who is there who does not say to himself, in a society as incongruously organized as ours, <Perhaps some day I shall have to do with the king’s attorney>?”

we no longer talk, we rise to dissertation.” Engraçada inversão de sentido em relação ao Prefácio da Enciclopédia francesa, que vê nisso o fato de um monólogo cego, nada nobre.

Eu desejo ser a Providência eu mesmo, porque eu sinto que a coisa mais bela, nobre, mais sublime de todas no mundo, é recompensar e punir.”

o filho de Deus é tão invisível quanto o pai.”

<(…) Tudo o que eu posso fazer por você é torná-lo um dos agentes dessa Providência.> A barganha estava concluída. Devo sacrificar minh’alma, mas que importa afinal? Se fosse para fazer tudo de novo, faria de novo.” Villefort olhou o Conde de Monte Cristo admiradíssimo. “Conde, você tem parentes?”

Não, senhor, estou só no mundo.”

Oh, tanto pior.”

há algo que temer além da morte, da velhice e da loucura. P.ex., existe a apoplexia – aquele raio que atinge-o mas sem destruir, mas que de certo modo leva tudo a um fim.” “a ruptura de uma veia no lobo cerebral destruiu tudo isso, não num dia, não numa hora, mas num segundo. Noirtier, que, na noite anterior, era o velho jacobino, o velho senador, o velho Carbonaro, gargalhando à guilhotina, ao canhão, e à adaga – este Noirtier, jogando com revoluções – Monsieur Noirtier, para quem a França era um vasto tabuleiro de xadrez, de onde peões, bispos, cavaleiros e rainhas eram contìnuamente varridos, até o xeque-mate do rei – M.N., o formidável, era, na manhã seguinte, <o pobre N.,> o velho frágil, sob os ternos cuidados da mais fraca das criaturas da casa, i.e., sua neta, Valentina” Nunca chame uma mulher de fraca antes d’a vingança estar completada!

Cem escriores desde Sócrates, Sêneca, St. Agostinho,e Gall, fizeram, em verso e prosa, a comparação que você fez, e ainda assim eu posso mui bem deduzir que os sofrimentos paternos devem causar grandes transformações na mente de um filho.”

Valentina, a filha do meu primeiro casamento – com senhorita Renée de St.-Meran – e Eduardo, o garoto que você hoje salvou.”

<Meu palpite é,> respondeu V., <que meu pai, conduzido por suas paixões; cometeu algumas faltas desconhecidas para a justiça humana, mas marcadas na justiça de Deus. Esse Deus, desejoso em sua misericórdia de punir uma pessoa e mais ninguém, fez justiça nele tão-somente.> O Conde de Monte Cristo, com um sorriso nos lábios, emitiu, das profundezas de sua alma, um grunhido que teria feito V. voar se ao menos tivesse escutado.”

Sua atitude, embora natural para uma mulher oriental, seria, numa européia, confundida com algo emanando luxúria demais.” “E, para completar o quadro, Haidée se encontrava em plena primavera e no auge dos charmes da juventude – ela ainda não tinha ultrapassado os 20 verões.”

Nunca vi ninguém que eu preferisse a você, e nunca amei qualquer um, exceto você e meu pai.”

não é a árvore que abandona a flor – é a flor que cai da árvore.”

Meu pai tinha uma grande barba branca, mas eu o amava; ele tinha 60, mas para mim era mais bonito que qualquer jovem que já tivesse contemplado.”

Acredite: quando 3 grandes paixões, tristeza, amor e gratidão, preenchem o coração, ennui não tem lugar.”

Juventude é a flor da qual amor é o fruto; feliz é aquele que, depois de assistir seu silencioso crescimento, é o felizardo a pegar o fruto e chamá-lo seu.” Píndaro

Havia um estúdio para Emmanuel, que nunca estudava, e uma sala de concertos para Júlia, que nunca tocava.”

Morrel, ao morrer, deixou 500 mil francos, que foram partilhados entre mim e minha irmã, seus únicos descendentes.”

Oh, it was touching superstition, monsieur, and although I did not myself believe it, I would not for the world have destroyed my father’s faith. How often did he muse over it and pronounce the name of a dear friend – a friend lost to him forever; and on his death-bed, when the near approach of eternity seemed to have illumined his mind with supernatural light, this thought, which had until then been but a doubt, became a conviction and his last words were, <Maximilian, it was Edmond Dantes!> At these words the count’s paleness, which had for some time been increasing, became alarming; he could not speak”

M. Franz is not expected to return home for a year to come, I am told; in that time many favorable and unforeseen chances may befriend us.”

Valentine, while reproaching me with selfishness, think a little what you have been to me – the beautiful but cold resemblance of a marble Venus. What promise of future reward have you made me for all the submission and obedience I have evinced? – none whatever.”

The general remark is, <Oh, it cannot be excepcted that one of so stern a character as M. Villefort could lavish the tenderness some fathers do on their daughters. What though she has lost her own mother at a tender age, she has had tha happiness to find a 2nd mother in Madame de Ville.” “my father abandons me from utter indifference, while my mother-in-law detests me with a hatred so much the more terrible because it is veiled beneath a continual smile.”

I do not know; but, though unwilling to introduce money matters into our present conversation, I will just say this much – that her extreme dislike to me has its origin there; and I much fear she envies me the fortime I enjoy in right of my mother, and wich will be more than doubled at the death of M. and Mme. de Saint-Meran, whose sole heiress I am.”

no one could oppose him; he is all-powerful even with the king; he would crush you at a word.”

I am, for many reasons, not altogether so much beneath your alliance. The days when such distinctions were so nicely weighed and considered no longer exist in France, and the 1st families of the monarchy have intermarried with those of the empire. The aristocracy of the lance has allied itself with the nobility of the cannon.”

Don’t speak of Marseilles, I beg of your, Maximilian; that one word brings back my mother to my recollection – my angel mother, who died too soon for myself, and all who knew her.”

<Tell me truly, Maximilian, wether in former days, when our fathers dwelt at Marseilles, there was ever any misunderstanding between them?>

<Not that I am aware of,> replied the young man, <unless; indeed, any ill-feeling might have arisen from their being of opposite parties – your father was, as you know, a zealous partisan of the Bourbons, while mine was wholly devoted to the emperor>”

How singular, murmured Maximilian; your father hates me, while your grandfather, on the contrary – What strange feelings are aroused by politics.”

<And Monsieur de Monte Cristo, King of China, Emperor of Cochin-China,> said the young im[p][ertinent]”

And that is the case, observed Count of Monte Cristo. I have seen Russians devour, without being visibly inconvenienced, vegetable substances which would infallibly have killed a Neapolitan or an Arab.”

Well, supose that this poison was brucine, and you were to take a milligramme the 1st day, 2mg the 2nd, and so on. Well, at the end of 10 days you would have taken a centigramme [+40mg, cumulativamente], at the end of 20 days, increasing another mg, you would have taken 300 centigrammes [?]; that is to say, a dose which you would support without inconvenience, and which would be very dangerous for any other person who had not taken the same precautions as yourself. Well, then, at the end of a month, when drinking water from the same carafe, you would kill the person who drank with you, without your perceiving, otherwise than from slight inconvenience, that there was any poisonous substance mingles with this water.”

<I have often read, and read again, the history of Mithridates,> said Mme. de Villefort in a tone of reflection, <and had always considered it a fable.>

<No, madame, contrary to most history, it is true (…)>

<True, sir. The 2 favorite studies of my youth were botany and mineralogy, and subsequently when I learned the use of simple frequency explained the whole history of a people, and the entire life of individuals in the East, as flowers betoken and symbolize a love affair, I have regretted, that I was not a man, that I might have been a Flamel¹, a Fontana², or a Cabanis³.>

<And the more, madame,> said Counf of Monte Cristo, <as the Orientals do not confine themselves, as did Mithridates, to make a cuirass [escudo; proteção; couraça] of the poisons, but they also made them a dagger.>”

¹ Alquimista dos séc. XIV-XV.

² Médico italiano do séc. XVIII, autor, nas décadas 60, 70 e 80, de tratados pioneiros em toxicologia, como Ricerche fisiche sopra il veleno della vipera.

³ Médico e filósofo francês, contemporâneo de Fontana. De saúde frágil, era um médico que pesquisava muito e não clinicava, sendo portanto quase um metafísico da fisiologia. Suas idéias podem ser consideradas de uma amplitude tal que é, ainda, um psicólogo pré-Psicologia. Seu conceito de Vontade vital influenciaria fortemente Schopenhauer. Magnum opus: Lettre sur les causes premières (1824).

With opium, belladonna, brucaea, snake-wood¹, and the cherry-laurel², they put to sleep all who stand in their way. There is not one of those women, Egyptian, Turkish, or Greek, whom here you call <good women>, who do not know how, by means of chemistry, to stupefy a doctor, and in psychology to amaze a confessor.”

¹ Planta do gênero acácia comum em desertos do Oriente Médio e Austrália.

² Planta originária da vegetação costeira do Mar Morto.

the secret dramas of the East begin with a love philtre and end with a death potion – begin with paradise and end with – hell. There are as many elixirs of every kind as there are caprices and peculiarities in the physical and moral nature of humanity”

A man can easily be put out of the way there, then; it is, indeed, The Bagdad and Bassora of the <Thousand and One Nights>.”

at your theatres, by what at least I could judge by reading the pieces they play, they see persons swallow the contents of a phial, or suck the button of a ring, and fall dead instantly. 5 minutes afterwards the curtain falls, and the spectators depart. They are ignorant of the consequences of the murder; they see neither the police commissary with his badge of office, nor the corporal with his 4 men; and so the poor fools believe that the whole thing is as easy as lying. But go a little way from France – go either to Aleppo or Cairo, or only to Naples or Rome, and you will see people passing by you in the streets – people erect, smiling, and fresh-colored, of whom Asmodeus, if you were holding on by the skirt of his mantle, would say, <That man was poisoned 3 weeks ago; he will be a dead man in a month.>”

Ah, but madame, does mankind ever lose anything? The arts change about and make a tour of the world; things take a different name, and the vulgar do not follow them (…) Poisons at particularly on some organ or another – one on the stomach, another on the brain, another on the intestines. Well, the poison brings on a cough, the cough an inflammation of the lungs, or some other complaint catalogued in the book of science, which, however, by no means precludes it from being decidedly mortal; and if it were not, would be sure to become so, thanks to the remedies applied by foolish doctors, who are generally bad chemists, and which will act in favor of or against the malady, as you please; and then there is a human being killed according to all the rules of art and skill, and of whom justice learns nothing, as was said by a terrible chemist of my acquaintance, the worthy Abbé Adelmonte of Taormina, in Sicily, who has studied these national phenomena very profoundly.”

I thought, I must confess, that these tales, were inventions of the Middle Ages.”

What procureur has ever ventured to draw up an accusation against M. Magendie or M. Flourens², in consequence of the rabbits, cats, and guinea-pigs they have killed? – not one. So, then, the rabbit dies, and justice takes no notice. This rabbit dead, the Abbé Adelmonte has its entrails taken out by his cook and thrown on the dunghill; on this dunghill is a hen, who, pecking these intestines, is in her turn taken ill, and dies next day. At the moment when she is struggling in the convulsions of death, a vulture [espécie de urubu ou abutre] is flying by (there are a good many vultures in Adelmonte’s country); this bird darts on the dead fowl, and carries it away to a rock, where it dines off its prey. Three days afterwards, this poor vulture, which has been very much indisposed since that dinner, suddenly feels very giddly while flying aloft in the clouds, and falls heavily into a fish-pond. The pike, eels, and carp eat greedily always, as everybody knows – well, they feast on the vulture. Now suppose that next day, one of these eels, or pike, or carp, poisoned the fourth remove, is served up at your table. Well, then, your guest will be poisoned at fifth remove, and die, at the end of 8 or 10 days, of pains in the intestines, sickness, or abscess of the pylorus [piloro; músculo entre o estômago e o duodeno]. The doctors open the body and say with an air of profound learning, <The subject has died of a tumor on the liver, or of typhoid fever!>”

¹ Médico do XIX, vivisseccionista célebre pela radicalidade de seus experimentos, que chocaram até mesmo a comunidade científica de um período ainda não tão eticamente regulamentado quanto hoje.

² Médico do XIX especialista em anestesia; diferente de Gall, seu precursor em frenologia, utilizou animais como cobaias para fazer detalhadas comprovações.

But, she exclaimed, suddenly, arsenic is indelible, indestructible; in whatsoever way it is absorbed it will be found again in the body of the victim from the moment when it has been taken in sufficient quantity to cause death.”

<The fowl has not been poisoned – she had died of apoplexy. Apoplexy is a rare disease among fowls, I believe, but very commong among men.> Madame de Villefort appeared more and more thoughtful.

<It is very fortunate,> she observed, <that such substances could only be prepared by chemists; otherwise, all the world would be poisoning each other.>

<By chemists and persons who have a taste for chemistry,> said the Count of Monte Cristo caressly.”

The Orientals are stronger than we are in cases of conscience, and, very prudently, have no hell – that is the point.”

O lado ruim do pensamento humano vai ser sempre definido pelo paradoxo de Jean Jacques Rousseau – você deve saber, – o mandarim que é morto a 200km de distância por erguer a ponta do dedo. A vida inteira o homem passa fazendo essas coisas, e seu intelecto se exaure refletindo sobre elas. Você achará pouquíssimas pessoas que irão e enfiarão uma faca brutalmente no coração de seu companheiro ou irmão, ou que administrariam nele, para fazê-lo sumir da face da terra tão animada de vida, essa quantidade de arsênico de que falamos agora há pouco. Uma coisa dessas está realmente fora do normal – é excêntrico ou estúpido. Para chegar a esse ponto, o sangue deve ferver a 36º, o pulso deve estar, pelo menos, a 90, e os sentimentos, excitados além do limite ordinário.”

Thus Richard III, for instance, was marvellously served by his conscience after the putting away of the 2 children of Edward IV; in fact, he could say, <These 2 children of a cruel and persecuting king, who have inherited the vices of their father, which I alone could perceive in their juvenile propensities – these 2 children are impediments in my way of promoting the happiness of the English people, whose unhappiness they (the children) would infallibly have caused.> Thus was Lady Macbeth served by her conscience, when she sought to give her son, and not her husband (whatever Shakespeare may say), a throne. Ah, maternal love is a great virtue, a powerful motive – so powerful that it excuses a multitude of things, even if, after Duncan’s death, Lady Macbeth had been at all pricked by her conscience.”

Madame de Villefort listened with avidity to these appaling maxims and horrible paradoxes, delivered by the count with that ironical simplicity which was peculiar to him.”

As for me, so nervous, and so subject to fainting fits, I should require a Dr. Adelmonte to invent for me some means of breathing freely and tranquilizing my mind, in the fear I have of dying some fine day of suffocation.”

Only remember 1 thing – a small dose is a remedy, a large one is poison. 1 drop will restore life, as you have seen; 5 or 6 will inevitably kill, and in a way the more terrible inasmuch as, poured into a glass of wine, it would not in the slightest degree affect its flavor.”

He is a very strange man, and in my opinion is himself the Adelmonte he talks about.”

* * *

To no class of persons is the presentation of a gratuitous opera-box more acceptable than to the wealthy millionaire, who still hugs economy while boasting of carrying a king’s ransom in his waistcoat pocket.”

No, for that very ressemblance affrights me; I should have liked something more in the manner of the Venus of Milo or Capua; but this chase-loving Diana continually surrounded by her nymphs gives me a sort of alarm lest she should some day bring on me the fate of Acteon.” “she was beautiful, but her beauty was of too marked and decided a character to please a fastidious taste; her hair was raven black, but its natural waves seemed somewhat rebellious; her eyes of the same color as her hair, were surmounted by well-arched bows, whose great defect, however, consisted in an almost habitual frown, while her whole physiognomy wore that expression of firmness and decision so little in accordance with the gentler attributes of her sex”

But that which completed the almost masculine look Morcerf found so little to his taste, was a dark mole, of much larger dimensions than these freaks of nature generally are, placed just at the corner of her mouth” “She was a perfect linguist, a 1st-rate artist, wrote poetry, professed to be entirely devoted, following it with an indefatigable perseverance, assisted by a schoolfellow” “It was rumored that she was an object of almost paternal interest to one of the principal composers of the day, who excited her to spare no pains in the cultivation of her voice, which might hereafter prove a source of wealth and independence.”

Why, said Albert, he was talked about for a week; then the coronation of the queen of England took place, followed by the theft of Mademoiselle Mars’ diamonds; and so people talked of something else.”

He seems to have a mania for diamonds, and I verily believe that, like Potenkin, he keeps his pockets filled, for the sake of strewing them along the road, as Tom Thumb did his flint stones.”

No, no! exclaimed Debray; that girl is not his wife: he told us himself she was his slave. Do you not recollect, Morcerf, his telling us so at your breakfast?”

Ah, essa música, como produção humana, cantada por bípedes sem penas, está boa o bastante, para citar o velho Diógenes”

<quando eu desejo ouvir sons mais requintadamente consoantes com a melodia do que o ouvido mortal seria capaz de escutar, eu vou dormir.>

<Então durma aqui, meu querido conde. As condições são favoráveis; para o que mais inventaram a ópera?>

<Não, obrigado. Sua orquestra é muito barulhenta. Para dormir da maneira de que falo, calma e silêncio absolutos são precisos, e ainda certa preparação>–

<Eu sei – o famoso haxixe!>

<Precisamente. Destarte, meu querido visconde, sempre que quiser ser regalado com música de verdade, venha e jante comigo.>”

Haidée, cujo espírito parecia centrado nos negócios do palco, como todas as naturezas sem sofisticação, se deliciava com qualquer coisa que se insinuasse aos olhos ou aos ouvidos.”

Você observou, disse a Condessa G—— a Albert, que voltou para o seu lado, esse homem não faz nada como as outras pessoas; ele escuta com grande devoção o 3º ato de <Robert le Diable>, e quando começa o 4º ato, sai de contínuo.”

desinteresse é o raio mais rilhante em que uma espada nobre pode refletir.”

Ah, Haitians, – that is quite another thing! Haitians are the écarte of French stock-jobbing. We may like bouillote, delight in whist, be enraptured with boston, and yet grow tired of them all; but we always come back to écarte – it’s not only a game, it is a hors-d’oeuvre! M. Danglars sold yesterday at 405, and pockets 300.000 francs. Had he but waited till to-day, the price would have fallen to 205, and instead of gaining 300.000 francs, he would have lost 20 or 25.000.”

Você sabe que com banqueiros nada a não ser um documento escrito será válido.”

é cansativo bancar sempre o Manfredo. Eu desejo que minha vida seja livre e aberta.”

Você ouviu – Major Bartolomeo Cavalcanti – um homem que figura entre os nobres mais antigos de Itália, cujo nome foi celebrado no 10º canto do <Inferno> por Dante”

The acquaintances one makes in travelling have a sort of claim on one, they everywhere expect to receive the attention which you once paid them by chance, as though the civilities of a passing hour were likely to awaken any lasting interest in favor of the man in whose society you may happen to be thrown in the course of your journey.”

<Yes, he is to marry Mademoiselle de Villefort.>

<Indeed?>

<And you know I am to marry Mademoiselle Danglars,> said Albert, laughing.

<You smile.>

<Yes.>

<Why do you do so?>

<I smile because there appears to me to be about as much inclination for the consummation of the engagement in question as there is for my own. But really, my dear count, We are talking as much of women as they do of us; it is unpardonable>”

My servants seem to imitate those you sometimes see in a play, who, because they have only a word to say, aquit themselves in the most awkward manner possible.”

I should like you 100x better if, by your intervention, I could manage to remain a bachelor, even were it only for 10 years.”

Lucullus dines with Lucullus” ou o banquete-para-um.

Você deve saber que na França são muito particulares nesses pontos; não é o bastante, como na Itália, ir até o padre e dizer <Nós amamos 1 ao outro, e queremos que você nos case.> Casamento é um negócio civil na França, e a fim de se casar da maneira ortodoxa você precisa de papéis que estabeleçam inegavelmente sua identidade.”

<But what shall I wear?>

<What you find in your trunks.>

<In my trunks? I have but one portmanteau [mala].>

<I dare say you have nothing else with you. What is the use of losing one’s self with so many things? Besides an old soldier always likes to march with as little baggage as possible.>”

<Exactly so. Now, as I have never known any Sinbad, with the exception of the one celebrated in the ‘1001 Nights’>–

<Well, it is one of his descendants, and a great friend of mine; he is a very rich Englishman, eccentric almost to insanity, and his real name is Lord Wilmore.>”

I have, therefore, received a very good education, and have been treated by those kidnappers very much as the slaves were treated in Asia Minor, whose masters made them grammarians, doctors, and philosophers, in order that they might fetch a higher price in the Roman market.”

Você não pode controlar as circunstâncias, meu caro; <o homem propõe, e Deus dispõe>.”

<Does Mademoiselle Danglars object to this marriage with Monsieur de Morcerf on account of loving another?>

<I told you I was not on terms of strict intimacy with Eugenie.>

<Yes, but girls tell each other secrets without being particularly intimate; own, now, that you did question her on the subject. Ah, I see you are smiling.>”

She told me that she loved no one, said Valentine; that she disliked the idea of being married; that she would infinitely prefer leading an independent and unfettered life; and that she almost wished her father might lose his fortune; that she might become an artist, like her friend, Mademoiselle Louise d’Armilly.”

I never saw more simple tastes united to greater magnificence. His smile is so sweet when he addresses me, that I forget it ever can be bitter to others. Ah, Valentine, tell me, if he ever looked on you with one of those sweet smiles?”

Has the sun done anything for me? No, he warms me with his rays, and it is by his light that I see you – nothing more. Has such and such a perfume done anything for me? No; its odors charms one of my senses – that is all I can say when I am asked why I praise it. My friendship for him is as strange and unaccountable as his for me.”

A man who accustoms himself to live in such a world of poetry and imagination must find far too little excitement in a common, every-day sort of attachment such as ours.”

O que você está me dizendo? 900 mil francos? Essa é uma soma que poderia ser lamentada mesmo por um filósofo!”

Flora, a jovial e sorridente deusa dos jardineiros”

O Conde de Monte Cristo tinha visto o bastante. Todo homem tem uma paixão arrebatadora em seu coração, como cada fruta tem seu verme; a do homem-do-telégrafo era a horticultura.”

these Italians are well-named and badly dressed.”

I have only heard that an emperor of China had an oven built expressly, and that in this oven 12 jars like this were successively baked. 2 broke, from the heat of the fire; the other 10 were sunk 300 fathoms deep into the sea. The sea, knowing what was required of her, threw over them her weeds, encircled them with coral, and encrusted them with shells; the whole was cemented by 200 years beneath these almost impervious depths, for a revolution carried away the emperor who wished to make the trial, and only left the documents proving the manufacture of the jars and their descent into the sea. At the end of 200 years the documents were found, and they thought of bringing up the jars. Divers descended in machines, made expressly on the discovery, into the bay where they were thrown; but of 10 3 only remained, the rest having been broken by the waves.”

<Stop! You are in a shocking hurry to be off – you forget one of my guests. Lean a little to the left. Stay! look at M. Andrea Cavalcanti, the young man in a black coat, looking at Murillo’s Madonna; now he is turning.> This time Bertuccio would have uttered an exclamation had not a look from the Count of Monte Cristo silenced him. <Benedetto?> he muttered; <fatality!>”

you will admit that, when arrived at a certain degree of fortune, the superfluities of life are all that can be desired; and the ladies will allow that, after having risen to a certain eminence of position, the ideal alone can be more exalted.”

For example, you see these 2 fish; 1 brought from 50 leagues beyond St. Petersburg, the other 4 leagues from Naples. Is it not amusing to see them both on the same table?”

<Exactly: 1 comes from the Volga, and the other from Lake Fusaro.>

<Impossible!> cried all the guests simultaneously.

<Well, this is just what amuses me,> said the Count of Monte Cristo. <I am like Nero – cupitor impossibilium; and that is what is amusing you at this moment. This fish which seems so exquisite to you is very likely no better than perch or salmon; but it seemed impossible to procure it, and here it is.>”

<Pliny relates that they sent slaves from Ostia to Rome, who carried on their heads fish which he calls the muslus, and which, from the description, must probably be the goldfish. It was also considered a luxury to have them alive, it being an amusing sight to see them die, for, when dying, they chance color 3 or 4 times, and like the rainbow when it disappears, pass through all the prismatic shades, after which they were sent to the kitchen. Their agony formed part of their merit – if they were not seen alive, they were despised when dead.>

<Yes,> said Debray, <but then Ostia is only a few leagues from Rome.>

<True,> said the Count of Monte Cristo; <but what would be the use of living 18×100 years after Lucullus, if we can do no better than he could?>”

Elisabeth de Rossan, Marquise de Ganges, was one of the famous women of the court of Louis XIV where she was known as <La Belle Provençale>. She was the widow of the Marquise de Castellane when she married de Ganges, and having the misfortune to excite the enmity of her new brothers-in-law, was forced by them to take poison; and they finished her off with pistol and dagger.”

<Can you imagine>, said the Count of Monte Crisato, <some Othello or Abbé de Ganges, one stormy night, descending these stairs step by step, carrying a load, which he wishes to hide from the sight of man, if not from God?> Madame Danglars half fainted on the arm of Villefort, who was obliged to support himself against the wall.”

<What is done to infanticides in this country?> asked Major Cavalcanti innocently.

<Oh, their heads are soon cut off>, said Danglars.

<Ah, indeed?> said Cavalcanti.

<I think so, am I not right, M. de Villefort?> asked the Count of Monte Cristo.

<Yes, count>, replied Villefort, in a voice now scarcely human.”

Simpleton symptons

Melancholy in a capitalist, like the appearance of a comet, presages some misfortune to the world.”

She dreamed Don Carlos had returned to Spain; she believes in dreams. It is magnetism, she says, and when she dreams a thing it is sure to happen, she assures me.”

I make three assortments in fortune—first-rate, second-rate, and third-rate fortunes. I call those first-rate which are composed of treasures one possesses under one’s hand, such as mines, lands, and funded property, in such states as France, Austria, and England, provided these treasures and property form a total of about a hundred millions; I call those second-rate fortunes, that are gained by manufacturing enterprises, joint-stock companies, viceroyalties, and principalities, not drawing more than 1,500,000 francs, the whole forming a capital of about fifty millions; finally, I call those third-rate fortunes, which are composed of a fluctuating capital, dependent upon the will of others, or upon chances which a bankruptcy involves or a false telegram shakes, such as banks, speculations of the day—in fact, all operations under the influence of greater or less mischances, the whole bringing in a real or fictitious capital of about fifteen millions. I think this is about your position, is it not?”

We have our clothes, some more splendid than others,—this is our credit; but when a man dies he has only his skin; in the same way, on retiring from business, you have nothing but your real principal of about five or six millions, at the most; for third-rate fortunes are never more than a fourth of what they appear to be, like the locomotive on a railway, the size of which is magnified by the smoke and steam surrounding it. Well, out of the five or six millions which form your real capital, you have just lost nearly two millions, which must, of course, in the same degree diminish your credit and fictitious fortune; to follow out my s[i]mile, your skin has been opened by bleeding, and this if repeated three or four times will cause death—so pay attention to it, my dear Monsieur Danglars. Do you want money? Do you wish me to lend you some?

I have made up the loss of blood by nutrition. I lost a battle in Spain, I have been defeated in Trieste, but my naval army in India will have taken some galleons, and my Mexican pioneers will have discovered some mine.”

to involve me, three governments must crumble to dust.”

Well, such things have been.”

That there should be a famine!”

Recollect the seven fat and the seven lean kine.”

Or, that the sea should become dry, as in the days of Pharaoh, and even then my vessels would become caravans.”

So much the better. I congratulate you, my dear M. Danglars,” said Monte Cristo; “I see I was deceived, and that you belong to the class of second-rate fortunes.”

the sickly moons which bad artists are so fond of daubing into their pictures of ruins.”

But all the Italians are the same; they are like old Jews when they are not glittering in Oriental splendor.”

my opinion, I say, is, that they have buried their millions in corners, the secret of which they have transmitted only to their eldest sons, who have done the same from generation to generation; and the proof of this is seen in their yellow and dry appearance, like the florins of the republic, which, from being constantly gazed upon, have become reflected in them.”

Oh, that depends upon circumstances. I know an Italian prince, rich as a gold mine, one of the noblest families in Tuscany, who, when his sons married according to his wish, gave them millions; and when they married against his consent, merely allowed them thirty crowns a month. Should Andrea marry according to his father’s views, he will, perhaps, give him one, two, or three millions. For example, supposing it were the daughter of a banker, he might take an interest in the house of the father-in-law of his son; then again, if he disliked his choice, the major takes the key, double-locks his coffer, and Master Andrea would be obliged to live like the sons of a Parisian family, by shuffling cards or rattling the dice.”

Well, when I was a clerk, Morcerf was a mere fisherman.”

And then he was called——”

Fernand.”

Only Fernand?”

Fernand Mondego.”

You are sure?”

Pardieu! I have bought enough fish of him to know his name.”

Then, why did you think of giving your daughter to him?”

Because Fernand and Danglars, being both parvenus, both having become noble, both rich, are about equal in worth, excepting that there have been certain things mentioned of him that were never said of me.”

What?”

Oh, nothing!”

Ah, yes; what you tell me recalls to mind something about the name of Fernand Mondego. I have heard that name in Greece.”

In conjunction with the affairs of Ali Pasha?”

Exactly so.”

This is the mystery,” said Danglars. “I acknowledge I would have given anything to find it out.”

It would be very easy if you much wished it?”

How so?”

Probably you have some correspondent in Greece?”

I should think so.”

At Yanina?”

Everywhere.”

Well, write to your correspondent in Yanina, and ask him what part was played by a Frenchman named Fernand Mondego in the catastrophe of Ali Tepelini.”

You are right,” exclaimed Danglars, rising quickly, “I will write today.”

business-like persons pay very little attention to women, and Madame Danglars crossed the hall without exciting any more attention than any other woman calling upon her lawyer.”

it is true that every step in our lives is like the course of an insect on the sands;—it leaves its track! Alas, to many the path is traced by tears.”

 “Besides the pleasure, there is always remorse from the indulgence of our passions, and, after all, what have you men to fear from all this? the world excuses, and notoriety ennobles you.”

It is generally the case that what we most ardently desire is as ardently withheld from us by those who wish to obtain it, or from whom we attempt to snatch it. Thus, the greater number of a man’s errors come before him disguised under the specious form of necessity; then, after error has been committed in a moment of excitement, of delirium, or of fear, we see that we might have avoided and escaped it. The means we might have used, which we in our blindness could not see, then seem simple and easy, and we say, <Why did I not do this, instead of that?> Women, on the contrary, are rarely tormented with remorse; for the decision does not come from you,—your misfortunes are generally imposed upon you, and your faults the results of others’ crimes.

Chance?” replied Villefort; “No, no, madame, there is no such thing as chance.”

Oh, the wickedness of man is very great,” said Villefort, “since it surpasses the goodness of God. Did you observe that man’s eyes while he was speaking to us?”

No.”

But have you ever watched him carefully?”

did you ever reveal to anyone our connection?”

Never, to anyone.”

You understand me,” replied Villefort, affectionately; “when I say anyone,—pardon my urgency,—to anyone living I mean?”

Yes, yes, I understand very well,” ejaculated the baroness; “never, I swear to you.”

Were you ever in the habit of writing in the evening what had transpired in the morning? Do you keep a journal?”

No, my life has been passed in frivolity; I wish to forget it myself.”

Do you talk in your sleep?”

I sleep soundly, like a child; do you not remember?” The color mounted to the baroness’s face, and Villefort turned awfully pale.

It is true,” said he, in so low a tone that he could hardly be heard.

It was a strange thing that no one ever appeared to advance a step in that man’s favor. Those who would, as it were, force a passage to his heart, found an impassable barrier.”

And what is the news?”

You should not ask a stranger, a foreigner, for news.”

One may forsake a mistress, but a wife,—good heavens! There she must always be”

You are difficult to please, viscount.”

Yes, for I often wish for what is impossible.”

What is that?”

To find such a wife as my father found.” Monte Cristo turned pale, and looked at Albert, while playing with some magnificent pistols.

For any other son to have stayed with his mother for four days at Tréport, it would have been a condescension or a martyrdom, while I return, more contented, more peaceful—shall I say more poetic!—than if I had taken Queen Mab or Titania as my companion.”

That is what I call devoted friendship, to recommend to another one whom you would not marry yourself.”

I love everyone as God commands us to love our neighbor, as Christians; but I thoroughly hate but a few. Let us return to M. Franz d’Epinay. Did you say he was coming?”

those who remain in Paris in July must be true Parisians.”

That is very well before one is over forty. No, I do not dance, but I like to see others do so.”

One of his peculiarities was never to speak a word of French, which he however wrote with great facility.”

I am told it is a delightful place?”

It is a rock.”

And why has the count bought a rock?”

For the sake of being a count. In Italy one must have territorial possessions to be a count.”

Are you not his confessor?”

No, sir; I believe he is a Lutheran.”

He is a Quaker then?”

Exactly, he is a Quaker, with the exception of the peculiar dress.”

Has he any friends?”

Yes, everyone who knows him is his friend.”

But has he any enemies?”

One only.”

What is his name?”

Lord Wilmore.”

A investigação circular de Monsieur Villefaible…

Now, sir, I have but one question more to ask, and I charge you, in the name of honor, of humanity, and of religion, to answer me candidly.”

What is it, sir?”

Do you know with what design M. de Monte Cristo purchased a house at Auteuil?”

Certainly, for he told me.”

What is it, sir?”

To make a lunatic asylum of it, similar to that founded by the Count of Pisani at Palermo. Do you know about that institution?”

As the envoy of the prefect of police arrived ten minutes before ten, he was told that Lord Wilmore, who was precision and punctuality personified, was not yet come in, but that he would be sure to return as the clock struck.” (*) [VIDE MARCA POUCO ALÉM]

But as Lord Wilmore, in the character of the count’s enemy, was less restrained in his answers, they were more numerous; he described the youth of Monte Cristo, who he said, at ten years of age, entered the service of one of the petty sovereigns of India who make war on the English. It was there Wilmore had first met him and fought against him; and in that war Zaccone had been taken prisoner, sent to England, and consigned to the hulks, whence he had escaped by swimming. Then began his travels, his duels, his caprices; then the insurrection in Greece broke out, and he had served in the Grecian ranks. While in that service he had discovered a silver mine in the mountains of Thessaly, but he had been careful to conceal it from everyone. After the battle of Navarino, when the Greek government was consolidated, he asked of King Otho a mining grant for that district, which was given him. Hence that immense fortune, which, in Lord Wilmore’s opinion, possibly amounted to one or two millions per annum,—a precarious fortune, which might be momentarily lost by the failure of the mine.”

Hatred evidently inspired the Englishman, who, knowing no other reproach to bring on the count, accused him of avarice. “Do you know his house at Auteuil?”

Certainly.”

What do you know respecting it?”

Do you wish to know why he bought it?”

Yes.”

The count is a speculator, who will certainly ruin himself in experiments. He supposes there is in the neighborhood of the house he has bought a mineral spring equal to those at Bagnères, Luchon, and Cauterets. He is going to turn his house into a Badhaus, as the Germans term it. He has already dug up all the garden two or three times to find the famous spring, and, being unsuccessful, he will soon purchase all the contiguous houses. Now, as I dislike him, and hope his railway, his electric telegraph, or his search for baths, will ruin him, I am watching for his discomfiture, which must soon take place.”

I have already fought three duels with him,” said the Englishman, “the first with the pistol, the second with the sword, and the third with the sabre.”

Lord Wilmore, having heard the door close after him, returned to his bedroom, where with one hand he pulled off his light hair, his red whiskers, his false jaw, and his wound, to resume the black hair, dark complexion, and pearly teeth of the Count of Monte Cristo. It was M. de Villefort, and not the prefect, who returned to the house of M. de Villefort. (*) [???] He himself was the <envoy> [solução do miséterio], although the prefect was no more than an envoy of the King’s Attorney… Champsfort, consequently, continued his circularity with perfection & avidity…

You know that he has another name besides Monte Cristo?”

No, I did not know it.”

Monte Cristo is the name of an island, and he has a family name.”

I never heard it.”

Well, then, I am better informed than you; his name is Zaccone.”

It is possible.”

He is a Maltese.”

That is also possible.”

The son of a shipowner.”

Many men might have been handsomer, but certainly there could be none whose appearance was more significant, if the expression may be used. (…) Yet the Parisian world is so strange, that even all this might not have won attention had there not been connected with it a mysterious story gilded by an immense fortune.”

Albert,” she asked, “did you notice that?”

What, mother?”

That the count has never been willing to partake of food under the roof of M. de Morcerf.”

Yes; but then he breakfasted with me—indeed, he made his first appearance in the world on that occasion.”

But your house is not M. de Morcerf’s,” murmured Mercédès

Count,” added Mercédès with a supplicating glance, “there is a beautiful Arabian custom, which makes eternal friends of those who have together eaten bread and salt under the same roof.”

I know it, madame,” replied the count; “but we are in France, and not in Arabia, and in France eternal friendships are as rare as the custom of dividing bread and salt with one another.”

How can you exist thus without anyone to attach you to life?”

It is not my fault, madame. At Malta, I loved a young girl, was on the point of marrying her, when war came and carried me away. I thought she loved me well enough to wait for me, and even to remain faithful to my memory. When I returned she was married. This is the history of most men who have passed twenty years of age. Perhaps my heart was weaker than the hearts of most men, and I suffered more than they would have done in my place; that is all.” The countess stopped for a moment, as if gasping for breath. “Yes,” she said, “and you have still preserved this love in your heart—one can only love once—and did you ever see her again?”

MÍNIMA LISTA

Countless countesses

M. Count Comtempt

Countemporaneous

Aunt C.

instead of plunging into the mass of documents piled before him, M. Villefort opened the drawer of his desk, touched a spring, and drew out a parcel of cherished memoranda, amongst which he had carefully arranged, in characters only known to himself, the names of all those who, either in his political career, in money matters, at the bar, or in his mysterious love affairs, had become his enemies. § Their number was formidable, now that he had begun to fear, and yet these names, powerful though they were, had often caused him to smile with the same kind of satisfaction experienced by a traveller who from the summit of a mountain beholds at his feet the craggy eminences, the almost impassable paths, and the fearful chasms, through which he has so perilously climbed. When he had run over all these names in his memory, again read and studied them, commenting meanwhile upon his lists, he shook his head.

No,” he murmured, “none of my enemies would have waited so patiently and laboriously for so long a space of time, that they might now come and crush me with this secret. Sometimes, as Hamlet says—

Foul deeds will rise,

Though all the earth o’erwhelm them, to men’s eyes;’

Sujos feitos erguer-se-ão,

Muito embora toda a terra os soterre,

aos olhos dos homens

Hamlet

“—he cared little for that mene, mene, tekel upharsin, which appeared suddenly in letters of blood upon the wall;—but what he was really anxious for was to discover whose hand had traced them.” Referência bíblica. Segue explicação:

(source: Wiki)

Daniel reads the words, MENE, MENE, TEKEL, PARSIN, and interprets them for the king: MENE, God has numbered the days of your kingdom and brought it to an end; TEKEL, you have been weighed and found wanting; and PERES, the kingdom is divided and given to the Medes and Persians. <Then Belshazzar gave the command, and Daniel was clothed in purple, a chain of gold was put around his neck, and a proclamation was made … that he should rank third in the kingdom; [and] that very night Belshazzar the Chaldean (Babylonian) king was killed, and Darius the Mede received the kingdom.> (…) As Aramaic was written with consonants alone, they may have lacked any context in which to make sense of them. Daniel supplies vowels in two different ways, first reading the letters as nouns, then interpreting them as verbs. § The words Daniel reads are monetary weights: a mena, equivalent to a Jewish mina or 60 shekels, (several ancient versions have only one mena instead of two), a tekel, equivalent to a shekel, and parsin, meaning <half-pieces>. The last involves a word-play on the name of the Persians, suggesting not only that they are to inherit Belshazzar’s kingdom, but that they are two peoples, Medes and Persians. § Having read the words as nouns Daniel then interprets them as verbs, based on their roots: mina is interpreted as meaning <numbered>, tekel, from a root meaning to weigh, as meaning <weighed> (and found wanting), and peres, the singular form of dual parsin, from a root meaning to divide, as meaning the kingdom is to be <divided> and given to the Medes and Persians. (A curious point is that the various weights — a mina or sixty shekels, another shekel, and two half-shekels — add up to 62, which is noted in the last verse as the age of Darius the Mede).” RESUMO: “Seus dias estão contados…”

I cannot cry; at my age they say that we have no more tears,—still I think that when one is in trouble one should have the power of weeping.”

nothing frightens old people so much as when death relaxes its vigilance over them for a moment in order to strike some other old person.”

A stepmother is never a mother, sir. But this is not to the purpose,—our business concerns Valentine, let us leave the dead in peace.”

that theatrical formality invented to heighten the effect of a comedy called the signature of the contract”

It is an every-day occurrence for a gambler to lose not only what he possesses but also what he has not.”

I will, then, wait until the last moment, and when my misery is certain, irremediable, hopeless, I will write a confidential letter to my brother-in-law, another to the prefect of police, to acquaint them with my intention, and at the corner of some wood, on the brink of some abyss, on the bank of some river, I will put an end to my existence, as certainly as I am the son of the most honest man who ever lived in France.”

He shut himself in his room, and tried to read, but his eye glanced over the page without understanding a word, and he threw away the book, and for the second time sat down to sketch his plan (…) The garden became darker still, but in the darkness he looked in vain for the white dress, and in the silence he vainly listened for the sound of footsteps. The house, which was discernible through the trees, remained in darkness, and gave no indication that so important an event as the signature of a marriage-contract was going on. Morrel looked at his watch, which wanted a quarter to ten; but soon the same clock he had already heard strike two or three times rectified the error by striking half-past nine. § This was already half an hour past the time Valentine had fixed. It was a terrible moment for the young man. The slightest rustling of the foliage, the least whistling of the wind, attracted his attention, and drew the perspiration to his brow; then he tremblingly fixed his ladder, and, not to lose a moment, placed his foot on the first step. Amidst all these alternations of hope and fear, the clock struck ten. <It is impossible,> said Maximilian, <that the signing of a contract should occupy so long a time without unexpected interruptions. I have weighed all the chances, calculated the time required for all the forms; something must have happened.> And then he walked rapidly to and fro, and pressed his burning forehead against the fence. Had Valentine fainted? or had she been discovered and stopped in her flight? These were the only obstacles which appeared possible to the young man. (…) He even thought he could perceive something on the ground at a distance; he ventured to call, and it seemed to him that the wind wafted back an almost inarticulate sigh. (…) A light moved rapidly from time to time past three windows of the second floor. These three windows were in Madame de Saint-Méran’s room. Another remained motionless behind some red curtains which were in Madame de Villefort’s bedroom. Morrel guessed all this. So many times, in order to follow Valentine in thought at every hour in the day, had he made her describe the whole house, that without having seen it he knew it all.”

grief may kill, although it rarely does, and never in a day, never in an hour, never in ten minutes.”

Did you notice the symptoms of the disease to which Madame de Saint-Méran has fallen a victim?”

I did. Madame de Saint-Méran had three successive attacks, at intervals of some minutes, each one more serious than the former. When you arrived, Madame de Saint-Méran had already been panting for breath some minutes; she then had a fit, which I took to be simply a nervous attack, and it was only when I saw her raise herself in the bed, and her limbs and neck appear stiffened, that I became really alarmed. Then I understood from your countenance there was more to fear than I had thought. This crisis past, I endeavored to catch your eye, but could not. You held her hand—you were feeling her pulse—and the second fit came on before you had turned towards me. This was more terrible than the first; the same nervous movements were repeated, and the mouth contracted and turned purple.”

And at the third she expired.”

At the end of the first attack I discovered symptoms of tetanus; you confirmed my opinion.”

Yes, before others,” replied the doctor; “but now we are alone——“

What are you going to say? Oh, spare me!”

That the symptoms of tetanus and poisoning by vegetable substances are the same.” M. de Villefort started from his seat, then in a moment fell down again, silent and motionless.

Madame de Saint-Méran succumbed to a powerful dose of brucine or of strychnine, which by some mistake, perhaps, has been given to her.”

But how could a dose prepared for M. Noirtier poison Madame de Saint-Méran?”

Nothing is more simple. You know poisons become remedies in certain diseases, of which paralysis is one. For instance, having tried every other remedy to restore movement and speech to M. Noirtier, I resolved to try one last means, and for three months I have been giving him brucine; so that in the last dose I ordered for him there were six grains. This quantity, which is perfectly safe to administer to the paralyzed frame of M. Noirtier, which has become gradually accustomed to it, would be sufficient to kill another person.”

were you a priest I should not dare tell you that, but you are a man, and you know mankind.”

It cannot be wondered at that his mind, generally so courageous, but now disturbed by the two strongest human passions, love and fear, was weakened even to the indulgence of superstitious thoughts. Although it was impossible that Valentine should see him, hidden as he was, he thought he heard the shadow at the window call him; his disturbed mind told him so. This double error became an irresistible reality, and by one of the incomprehensible transports of youth, he bounded from his hiding-place, and with two strides, at the risk of being seen, at the risk of alarming Valentine, at the risk of being discovered by some exclamation which might escape the young girl, he crossed the flower-garden, which by the light of the moon resembled a large white lake, and having passed the rows of orange-trees which extended in front of the house, he reached the step, ran quickly up and pushed the door, which opened without offering any resistance. Valentine had not seen him. Her eyes, raised towards heaven, were watching a silvery cloud gliding over the azure, its form that of a shadow mounting towards heaven. Her poetic and excited mind pictured it as the soul of her grandmother. (…) Morrel was mad.”

A heart overwhelmed with one great grief is insensible to minor emotions.”

The weak man talks of burdens he can raise, the timid of giants he can confront, the poor of treasures he spends, the most humble peasant, in the height of his pride, calls himself Jupiter.”

It is said to have been a congestion of the brain, or apoplexy, which is the same thing, is it not?”

Nearly.”

You bend because your empire is a young stem, weakened by rapid growth. Take the Republic for a tutor; let us return with renewed strength to the battle-field, and I promise you 500,000 soldiers, another Marengo, and a second Austerlitz. Ideas do not become extinct, sire; they slumber sometimes, but only revive the stronger before they sleep entirely.” M. Noirtier a Napoleão

But tell me, said Beauchamp, what is life? Is it not a halt in Death’s anteroom?”

A moment later, Madame de Villefort entered the drawing-room with her little Edward. It was evident that she had shared the grief of the family, for she was pale and looked fatigued. She sat down, took Edward on her knees, and from time to time pressed this child, on whom her affections appeared centred, almost convulsively to her bosom.”

Old age is selfish, sir, and Mademoiselle de Villefort has been a faithful companion to M. Noirtier, which she cannot be when she becomes the Baroness d’Epinay. My father’s melancholy state prevents our speaking to him on any subjects, which the weakness of his mind would incapacitate him from understanding, and I am perfectly convinced that at the present time, although, he knows that his granddaughter is going to be married, M. Noirtier has even forgotten the name of his intended grandson.”

He was then informed of the contents of the letter from the Island of Elba, in which he was recommended to the club as a man who would be likely to advance the interests of their party. One paragraph spoke of the return of Bonaparte and promised another letter and further details, on the arrival of the Pharaon belonging to the shipbuilder Morrel, of Marseilles, whose captain was entirely devoted to the emperor.”

there was something awful in hearing the son read aloud in trembling pallor these details of his father’s death, which had hitherto been a mystery. Valentine clasped her hands as if in prayer. Noirtier looked at Villefort with an almost sublime expression of contempt and pride.”

The general fell, then, in a loyal duel, and not in ambush as it might have been reported. In proof of this we have signed this paper to establish the truth of the facts, lest the moment should arrive when either of the actors in this terrible scene should be accused of premeditated murder or of infringement of the laws of honor.”

<tell me the name of the president of the club, that I may at least know who killed my father.> Villefort mechanically felt for the handle of the door; Valentine, who understood sooner than anyone her grandfather’s answer, and who had often seen two scars upon his right arm, drew back a few steps. <Mademoiselle,> said Franz, turning towards Valentine, <unite your efforts with mine to find out the name of the man who made me an orphan at two years of age.> Valentine remained dumb and motionless.”

M, repeated Franz. The young man’s finger, glided over the words, but at each one Noirtier answered by a negative sign. Valentine hid her head between her hands. At length, Franz arrived at the word MYSELF.”

what is required of a young man in Paris? To speak its language tolerably, to make a good appearance, to be a good gamester, and to pay in cash.”

As for his wife, he bowed to her, as some husbands do to their wives, but in a way that bachelors will never comprehend, until a very extensive code is published on conjugal life.”

The two young ladies were seen seated on the same chair, at the piano, accompanying themselves, each with one hand, a fancy to which they had accustomed themselves, and performed admirably. Mademoiselle d’Armilly, whom they then perceived through the open doorway, formed with Eugénie one of the tableaux vivants of which the Germans are so fond. She was somewhat beautiful, and exquisitely formed—a little fairy-like figure, with large curls falling on her neck, which was rather too long, as Perugino sometimes makes his Virgins, and her eyes dull from fatigue. She was said to have a weak chest, and like Antonia in the Cremona Violin, she would die one day while singing. Monte Cristo cast one rapid and curious glance round this sanctum; it was the first time he had ever seen Mademoiselle d’Armilly, of whom he had heard much. <Well,> said the banker to his daughter, <are we then all to be excluded?> He then led the young man into the study, and either by chance or manœuvre the door was partially closed after Andrea, so that from the place where they sat neither the Count nor the baroness could see anything; but as the banker had accompanied Andrea, Madame Danglars appeared to take no notice of it.”

<Then you are wrong, madame. Fortune is precarious; and if I were a woman and fate had made me a banker’s wife, whatever might be my confidence in my husband’s good fortune, still in speculation you know there is great risk. Well, I would secure for myself a fortune independent of him, even if I acquired it by placing my interests in hands unknown to him.> Madame Danglars blushed, in spite of all her efforts. <Stay,> said Monte Cristo, as though he had not observed her confusion, <I have heard of a lucky hit that was made yesterday on the Neapolitan bonds.>”

<Yes,> said Monte Cristo, <I have heard that; but, as Claudius said to Hamlet, ‘it is a law of nature; their fathers died before them, and they mourned their loss; they will die before their children, who will, in their turn, grieve for them.’>”

How extraordinary! And how does M. de Villefort bear it?”

As usual. Like a philosopher.” Danglars returned at this moment alone. “Well,” said the baroness, “do you leave M. Cavalcanti with your daughter?”

And Mademoiselle d’Armilly,” said the banker; “do you consider her no one?” Then, turning to Monte Cristo, he said, “Prince Cavalcanti is a charming young man, is he not? But is he really a prince?”

HIERARQUIA DOS TÍTULOS DA NOBREZA-BURGUESIA OU CALEIDOSCÓPIO DA CLASSE ARISTOPLUTOCRÁTICA EUROPÉIA DOS “SÉCULOS DE OURO”:

Conde > Visconde > Duque > Barão > Baronete

OBS: A acepção Latina de <barão> é depreciativa.

it is so delightful to hear music in the distance, when the musicians are unrestrained by observation.”

He is a musician.”

So are all Italians.”

Come, count, you do not do that young man justice.”

Well, I acknowledge it annoys me, knowing your connection with the Morcerf family, to see him throw himself in the way.” Danglars burst out laughing.

What a Puritan you are!” said he; “that happens every day.”

But you cannot break it off in this way; the Morcerfs are depending on this union.”

Oh, my dear count, husbands are pretty much the same everywhere; an individual husband of any country is a pretty fair specimen of the whole race.”

Haydée—what an adorable name! Are there, then, really women who bear the name of Haydée anywhere but in Byron’s poems?”

Certainly there are. Haydée is a very uncommon name in France, but is common enough in Albania and Epirus; it is as if you said, for example, Chastity, Modesty, Innocence,—it is a kind of baptismal name, as you Parisians call it.”

Oh, that is charming,” said Albert, “how I should like to hear my countrywomen called Mademoiselle Goodness, Mademoiselle Silence, Mademoiselle Christian Charity! Only think, then, if Mademoiselle Danglars, instead of being called Claire-Marie-Eugénie, had been named Mademoiselle Chastity-Modesty-Innocence Danglars; what a fine effect that would have produced on the announcement of her marriage!”

How was it that Dionysius the Tyrant became a schoolmaster? The fortune of war, my dear viscount,—the caprice of fortune; that is the way in which these things are to be accounted for.”

Monte Cristo turned to Albert. <Do you know modern Greek,> asked he.

<Alas! no,> said Albert; <nor even ancient Greek, my dear count; never had Homer or Plato a more unworthy scholar than myself.>

Monte Cristo turned to Haydée, and with an expression of countenance which commanded her to pay the most implicit attention to his words, he said in Greek,—<Tell us the fate of your father; but neither the name of the traitor nor the treason.> Haydée sighed deeply, and a shade of sadness clouded her beautiful brow.”

that unsophisticated innocence of childhood which throws a charm round objects insignificant in themselves, but which in its eyes are invested with the greatest importance.”

things which in the evening look dark and obscure, appear but too clearly in the light of morning, and sometimes the utterance of one word, or the lapse of a single day, will reveal the most cruel calumnies.”

the breaking off of a marriage contract always injures the lady more than the gentleman.”

one must never be eccentric. If one’s lot is cast among fools, it is necessary to study folly.” “alguém nunca deve ser excêntrico. Se a alguém couber a mesma sorte que a dos loucos, é preciso estudar a loucura.”

Supposing the assertion to be really true?”

A son ought not to submit to such a stain on his father’s honor.”

Ma foi! we live in times when there is much to which we must submit.”

That is precisely the fault of the age.”

And do you undertake to reform it?”

Yes, as far as I am personally concerned.”

Well, you are indeed exacting, my dear fellow!”

Ah, but the friends of today are the enemies of tomorrow”

When you wish to obtain some concession from a man’s self-love, you must avoid even the appearance of wishing to wound it.”

It was a gloomy, dusty-looking apartment, such as journalists’ offices have always been from time immemorial.

I have heard it said that hearts inflamed by obstacles to their desire grew cold in time of security”

People die very suddenly in your house, M. de Villefort.”

Well, sir, you have in your establishment, or in your family, perhaps, one of the frightful monstrosities of which each century produces only one. Locusta and Agrippina, living at the same time, were an exception, and proved the determination of Providence to effect the entire ruin of the Roman empire, sullied by so many crimes. Brunhilda and Fredegund were the results of the painful struggle of civilization in its infancy, when man was learning to control mind, were it even by an emissary from the realms of darkness. All these women had been, or were, beautiful. The same flower of innocence had flourished, or was still flourishing, on their brow, that is seen on the brow of the culprit in your house.”

<Seek whom the crime will profit,> says an axiom of jurisprudence.”

Doctor,” cried Villefort, “alas, doctor, how often has man’s justice been deceived by those fatal words.

<Oh, man,> murmured d’Avrigny, <the most selfish of all animals, the most personal of all creatures, who believes the earth turns, the sun shines, and death strikes for him alone,—an ant cursing God from the top of a blade of grass!>

no one knows, not even the assassin, that, for the last twelve months, I have given M. Noirtier brucine for his paralytic affection, while the assassin is not ignorant, for he has proved that brucine is a violent poison.”

for when crime enters a dwelling, it is like death—it does not come alone.  (…) What does it signify to you if I am murdered? Are you my friend? Are you a man? Have you a heart? No, you are a physician!”

Ah, Caderousse,” said Andrea, “how covetous you are! Two months ago you were dying with hunger.”

The appetite grows by what it feeds on,” said Caderousse, grinning and showing his teeth, like a monkey laughing or a tiger growling.

That Count of Monte Cristo is an original, who loves to look at the sky even at night.”

those thieves of jewellers imitate so well that it is no longer worthwhile to rob a jeweller’s shop—it is another branch of industry paralyzed.”

From his past life, from his resolution to shrink from nothing, the count had acquired an inconceivable relish for the contests in which he had engaged, sometimes against nature, that is to say, against God, and sometimes against the world, that is, against the devil.”

The count felt his heart beat more rapidly. Inured as men may be to danger, forewarned as they may be of peril, they understand, by the fluttering of the heart and the shuddering of the frame, the enormous difference between a dream and a reality, between the project and the execution.” “and one might distinguish by the glimmering through the open panel that he wore a pliant tunic of steel mail, of which the last in France, where daggers are no longer dreaded, was worn by King Louis XVI, who feared the dagger at his breast, and whose head was cleft with a hatchet.”

So you would rob the Count of Monte Cristo?” continued the false abbé.

Reverend sir, I am impelled——”

Every criminal says the same thing.”

Poverty——”

Pshaw!” said Busoni disdainfully; “poverty may make a man beg, steal a loaf of bread at a baker’s door, but not cause him to open a secretary desk in a house supposed to be inhabited.”

Ah, reverend sir,” cried Caderousse, clasping his hands, and drawing nearer to Monte Cristo, “I may indeed say you are my deliverer!”

You mean to say you have been freed from confinement?”

Yes, that is true, reverend sir.”

Who was your liberator?”

An Englishman.”

What was his name?”

Lord Wilmore.”

I know him; I shall know if you lie.”

Ah, reverend sir, I tell you the simple truth.”

Was this Englishman protecting you?”

No, not me, but a young Corsican, my companion.”

What was this young Corsican’s name?”

Benedetto.”

Is that his Christian name?”

He had no other; he was a foundling.”

Then this young man escaped with you?”

He did.”

In what way?”

We were working at Saint-Mandrier, near Toulon. Do you know Saint-Mandrier?”

I do.”

In the hour of rest, between noon and one o’clock——”

Galley-slaves having a nap after dinner! We may well pity the poor fellows!” said the abbé.

Nay,” said Caderousse, “one can’t always work—one is not a dog.”

So much the better for the dogs,” said Monte Cristo.

While the rest slept, then, we went away a short distance; we severed our fetters with a file the Englishman had given us, and swam away.”

And what is become of this Benedetto?”

I don’t know.”

You ought to know.”

No, in truth; we parted at Hyères.” And, to give more weight to his protestation, Caderousse advanced another step towards the abbé, who remained motionless in his place, as calm as ever, and pursuing his interrogation. “You lie,” said the Abbé Busoni, with a tone of irresistible authority.

Reverend sir!”

You lie! This man is still your friend, and you, perhaps, make use of him as your accomplice.”

Oh, reverend sir!”

Since you left Toulon what have you lived on? Answer me!”

On what I could get.”

You lie,” repeated the abbé a third time, with a still more imperative tone. Caderousse, terrified, looked at the count. “You have lived on the money he has given you.”

True,” said Caderousse; “Benedetto has become the son of a great lord.”

How can he be the son of a great lord?”

A natural son.”

And what is that great lord’s name?”

The Count of Monte Cristo, the very same in whose house we are.”

Benedetto the count’s son?” replied Monte Cristo, astonished in his turn.

Well, I should think so, since the count has found him a false father—since the count gives him 4.000 francs a month, and leaves him 500.000 francs in his will.”

Ah, yes,” said the factitious abbé, who began to understand; “and what name does the young man bear meanwhile?”

Andrea Cavalcanti.”

Is it, then, that young man whom my friend the Count of Monte Cristo has received into his house, and who is going to marry Mademoiselle Danglars?”

Exactly.”

And you suffer that, you wretch—you, who know his life and his crime?”

Why should I stand in a comrade’s way?” said Caderousse.

You are right; it is not you who should apprise M. Danglars, it is I.”

Do not do so, reverend sir.”

Why not?”

Because you would bring us to ruin.”

And you think that to save such villains as you I will become an abettor of their plot, an accomplice in their crimes?”

Reverend sir,” said Caderousse, drawing still nearer.

I will expose all.”

To whom?”

To M. Danglars.”

By heaven!” cried Caderousse, drawing from his waistcoat an open knife, and striking the count in the breast, “you shall disclose nothing, reverend sir!” To Caderousse’s great astonishment, the knife, instead of piercing the count’s breast, flew back blunted. At the same moment the count seized with his left hand the assassin’s wrist, and wrung it with such strength that the knife fell from his stiffened fingers, and Caderousse uttered a cry of pain. But the count, disregarding his cry, continued to wring the bandit’s wrist, until, his arm being dislocated, he fell first on his knees, then flat on the floor. The count then placed his foot on his head, saying, “I know not what restrains me from crushing thy skull, rascal.”

Ah, mercy—mercy!” cried Caderousse. The count withdrew his foot. “Rise!” said he. Caderousse rose.

What a wrist you have, reverend sir!” said Caderousse, stroking his arm, all bruised by the fleshy pincers which had held it; “what a wrist!”

Silence! God gives me strength to overcome a wild beast like you; in the name of that God I act,—remember that, wretch,—and to spare thee at this moment is still serving him.”

Oh!” said Caderousse, groaning with pain.

Take this pen and paper, and write what I dictate.”

I don’t know how to write, reverend sir.”

You lie! Take this pen, and write!” Caderousse, awed by the superior power of the abbé, sat down and wrote:—

Sir,—The man whom you are receiving at your house, and to whom you intend to marry your daughter, is a felon who escaped with me from confinement at Toulon. He was Nº 59, and I Nº 58. He was called Benedetto, but he is ignorant of his real name, having never known his parents.

Sign it!” continued the count.

But would you ruin me?”

If I sought your ruin, fool, I should drag you to the first guard-house; besides, when that note is delivered, in all probability you will have no more to fear. Sign it, then!”

Caderousse signed it.

And you did not warn me!” cried Caderousse, raising himself on his elbows. “You knew I should be killed on leaving this house, and did not warn me!”

No; for I saw God’s justice placed in the hands of Benedetto, and should have thought it sacrilege to oppose the designs of Providence.”

God is merciful to all, as he has been to you; he is first a father, then a judge.”

Do you then believe in God?” said Caderousse.

Had I been so unhappy as not to believe in him until now,” said Monte Cristo, “I must believe on seeing you.” Caderousse raised his clenched hands towards heaven.

Help!” cried Caderousse; “I require a surgeon, not a priest; perhaps I am not mortally wounded—I may not die; perhaps they can yet save my life.”

Your wounds are so far mortal that, without the three drops I gave you, you would now be dead. Listen, then.”

Ah,” murmured Caderousse, “what a strange priest you are; you drive the dying to despair, instead of consoling them.”

I do not believe there is a God,” howled Caderousse; “you do not believe it; you lie—you lie!”

No,” said Caderousse, “no; I will not repent. There is no God; there is no Providence—all comes by chance.—”

Monte Cristo took off the wig which disfigured him, and let fall his black hair, which added so much to the beauty of his pallid features. <Oh?> said Caderousse, thunderstruck, <but for that black hair, I should say you were the Englishman, Lord Wilmore.>

<I am neither the Abbé Busoni nor Lord Wilmore,> said Monte Cristo; <think again,—do you not recollect me?> There was a magic effect in the count’s words, which once more revived the exhausted powers of the miserable man. <Yes, indeed,> said he; <I think I have seen you and known you formerly.>

<Yes, Caderousse, you have seen me; you knew me once.>

<Who, then, are you? and why, if you knew me, do you let me die?>

<Because nothing can save you; your wounds are mortal. Had it been possible to save you, I should have considered it another proof of God’s mercy, and I would again have endeavored to restore you, I swear by my father’s tomb.>

<By your father’s tomb!> said Caderousse, supported by a supernatural power, and half-raising himself to see more distinctly the man who had just taken the oath which all men hold sacred; <who, then, are you?> The count had watched the approach of death. He knew this was the last struggle. He approached the dying man, and, leaning over him with a calm and melancholy look, he whispered, <I am—I am——>

And his almost closed lips uttered a name so low that the count himself appeared afraid to hear it. Caderousse, who had raised himself on his knees, and stretched out his arm, tried to draw back, then clasping his hands, and raising them with a desperate effort, <O my God, my God!> said he, <pardon me for having denied thee; thou dost exist, thou art indeed man’s father in heaven, and his judge on earth. My God, my Lord, I have long despised thee!>”

<One!> said the count mysteriously, his eyes fixed on the corpse, disfigured by so awful a death.”

Bertuccio alone turned pale whenever Benedetto’s name was mentioned in his presence, but there was no reason why anyone should notice his doing so.”

the attempted robbery and the murder of the robber by his comrade were almost forgotten in anticipation of the approaching marriage of Mademoiselle Danglars to the Count Andrea Cavalcanti.”

some persons had warned the young man of the circumstances of his future father-in-law, who had of late sustained repeated losses; but with sublime disinterestedness and confidence the young man refused to listen, or to express a single doubt to the baron.”

With an instinctive hatred of matrimony, she suffered Andrea’s attentions in order to get rid of Morcerf; but when Andrea urged his suit, she betrayed an entire dislike to him. The baron might possibly have perceived it, but, attributing it to a caprice, feigned ignorance.”

in this changing age, the faults of a father cannot revert upon his children. Few have passed through this revolutionary period, in the midst of which we were born, without some stain of infamy or blood to soil the uniform of the soldier, or the gown of the magistrate. Now I have these proofs, Albert, and I am in your confidence, no human power can force me to a duel which your own conscience would reproach you with as criminal, but I come to offer you what you can no longer demand of me. Do you wish these proofs, these attestations, which I alone possess, to be destroyed? Do you wish this frightful secret to remain with us?”

he never interrogates, and in my opinion those who ask no questions are the best comforters.”

My papers, thank God, no,—my papers are all in capital order, because I have none”

do you come from the end of the world?” said Monte Cristo; “you, a journalist, the husband of renown? It is the talk of all Paris.”

Silence, purveyor of gossip”

Mademoiselle Eugénie, who appears but little charmed with the thoughts of matrimony, and who, seeing how little I was disposed to persuade her to renounce her dear liberty, retains any affection for me.”

I have told you, where the air is pure, where every sound soothes, where one is sure to be humbled, however proud may be his nature. I love that humiliation, I, who am master of the universe, as was Augustus.”

But where are you really going?”

To sea, viscount; you know I am a sailor. I was rocked when an infant in the arms of old Ocean, and on the bosom of the beautiful Amphitrite” “I love the sea as a mistress, and pine if I do not often see her.”

<Woman is fickle.> said Francis I; <woman is like a wave of the sea,> said Shakespeare; both the great king and the great poet ought to have known woman’s nature well.”

Woman’s, yes; my mother is not woman, but a woman.”

my mother is not quick to give her confidence, but when she does she never changes.”

You are certainly a prodigy; you will soon not only surpass the railway, which would not be very difficult in France, but even the telegraph.”

Precisely,” said the count; “six years since I bought a horse in Hungary remarkable for its swiftness. The 32 that we shall use tonight are its progeny; they are all entirely black, with the exception of a star upon the forehead.”

M. Albert. Tell me, why does a steward rob his master?”

Because, I suppose, it is his nature to do so, for the love of robbing.”

You are mistaken; it is because he has a wife and family, and ambitious desires for himself and them. Also because he is not sure of always retaining his situation, and wishes to provide for the future. Now, M. Bertuccio is alone in the world; he uses my property without accounting for the use he makes of it; he is sure never to leave my service.”

Why?”

Because I should never get a better.”

Probabilities are deceptive.”

But I deal in certainties; he is the best servant over whom one has the power of life and death.”

Do you possess that right over Bertuccio?”

Yes.”

There are words which close a conversation with an iron door; such was the count’s “yes.”

There, as in every spot where Monte Cristo stopped, if but for two days, luxury abounded and life went on with the utmost ease.”

Poor young man,” said Monte Cristo in a low voice; “it is then true that the sin of the father shall fall on the children to the third and fourth generation.”

Five minutes had sufficed to make a complete transformation in his appearance. His voice had become rough and hoarse; his face was furrowed with wrinkles; his eyes burned under the blue-veined lids, and he tottered like a drunken man. <Count,> said he, <I thank you for your hospitality, which I would gladly have enjoyed longer; but I must return to Paris.>

<What has happened?>

<A great misfortune, more important to me than life. Don’t question me, I beg of you, but lend me a horse.>

<My stables are at your command, viscount; but you will kill yourself by riding on horseback. Take a post-chaise or a carriage.>”

The Count of Morcerf was no favorite with his colleagues. Like all upstarts, he had had recourse to a great deal of haughtiness to maintain his position. The true nobility laughed at him, the talented repelled him, and the honorable instinctively despised him. He was, in fact, in the unhappy position of the victim marked for sacrifice; the finger of God once pointed at him, everyone was prepared to raise the hue and cry.”

Moral wounds have this peculiarity,—they may be hidden, but they never close; always painful, always ready to bleed when touched, they remain fresh and open in the heart.”

He thought himself strong enough, for he mistook fever for energy.”

I, El-Kobbir, a slave-merchant, and purveyor of the harem of his highness, acknowledge having received for transmission to the sublime emperor, from the French lord, the Count of Monte Cristo, an emerald valued at 800.000 francs; as the ransom of a young Christian slave of 11 years of age, named Haydée, the acknowledged daughter of the late lord Ali Tepelini, pasha of Yanina, and of Vasiliki, his favorite; she having been sold to me 7 years previously, with her mother, who had died on arriving at Constantinople, by a French colonel in the service of the Vizier Ali Tepelini, named Fernand Mondego. The above-mentioned purchase was made on his highness’s account, whose mandate I had, for the sum of 400.000 francs.

Given at Constantinople, by authority of his highness, in the year 1247 of the Hegira.

Signed El-Kobbir.

I am ignorant of nothing which passes in the world. I learn all in the silence of my apartments,—for instance, I see all the newspapers, every periodical, as well as every new piece of music; and by thus watching the course of the life of others, I learned what had transpired this morning in the House of Peers, and what was to take place this evening; then I wrote.”

Then,” remarked the president, “the Count of Monte Cristo knows nothing of your present proceedings?”—“He is quite unaware of them, and I have but one fear, which is that he should disapprove of what I have done. But it is a glorious day for me,” continued the young girl, raising her ardent gaze to heaven, “that on which I find at last an opportunity of avenging my father!”

Gentlemen,” said the president, when silence was restored, “is the Count of Morcerf convicted of felony, treason, and conduct unbecoming a member of this House?”—“Yes,” replied all the members of the committee of inquiry with a unanimous voice.

leave Paris—all is soon forgotten in this great Babylon of excitement and changing tastes. You will return after 3 or years with a Russian princess for a bride, and no one will think more of what occurred yesterday than if it had happened 16 years ago.”

Yes; M. Danglars is a money-lover, and those who love money, you know, think too much of what they risk to be easily induced to fight a duel. The other is, on the contrary, to all appearance a true nobleman; but do you not fear to find him a bully?”

I only fear one thing; namely, to find a man who will not fight.”

The count had, indeed, just arrived, but he was in his bath, and had forbidden that anyone should be admitted. “But after his bath?” asked Morcerf.

My master will go to dinner.”

And after dinner?”

He will sleep an hour.”

Then?”

He is going to the Opera.”

You know, mother, M. de Monte Cristo is almost an Oriental, and it is customary with the Orientals to secure full liberty for revenge by not eating or drinking in the houses of their enemies.”

Well,” cried he, with that benevolent politeness which distinguished his salutation from the common civilities of the world, “my cavalier has attained his object. Good-evening, M. de Morcerf.” 

Display is not becoming to everyone, M. de Morcerf.”

Wild, almost unconscious, and with eyes inflamed, Albert stepped back, and Morrel closed the door. Monte Cristo took up his glass again as if nothing had happened; his face was like marble, and his heart was like bronze. Morrel whispered, <What have you done to him?>”

listen how adorably Duprez is singing that line,—

<O Mathilde! idole de mon âme!>

I was the first to discover Duprez at Naples, and the first to applaud him. Bravo, bravo!” Morrel saw it was useless to say more, and refrained.

Doubtless you wish to make me appear a very eccentric character. I am, in your opinion, a Lara, a Manfred, a Lord Ruthven; then, just as I am arriving at the climax, you defeat your own end, and seek to make an ordinary man of me. You bring me down to your own level, and demand explanations! Indeed, M. Beauchamp, it is quite laughable.”

the Count of Monte Cristo bows to none but the Count of Monte Cristo himself. Say no more, I entreat you. I do what I please, M. Beauchamp, and it is always well done.”

It is quite immaterial to me,” said Monte Cristo, “and it was very unnecessary to disturb me at the Opera for such a trifle. In France people fight with the sword or pistol, in the colonies with the carbine, in Arabia with the dagger. Tell your client that, although I am the insulted party, in order to carry out my eccentricity, I leave him the choice of arms, and will accept without discussion, without dispute, anything, even combat by drawing lots, which is always stupid, but with me different from other people, as I am sure to gain.”

the music of William Tell¹ is so sweet.”

¹ Herói lendário, ligado à formação da Suíça. Está mais para um Robin Hood que para um Aquiles, no entanto.

Monte Cristo waited, according to his usual custom, until Duprez had sung his famous <Suivez-moi!> then he rose and went out.”

Edmond, you will not kill my son?” The count retreated a step, uttered a slight exclamation, and let fall the pistol he held.

Fernand, do you mean?” replied Monte Cristo, with bitter irony; “since we are recalling names, let us remember them all.”

Listen to me, my son has also guessed who you are,—he attributes his father’s misfortunes to you.”

Madame, you are mistaken, they are not misfortunes,—it is a punishment.”

What are Yanina and its vizier to you, Edmond? What injury has Fernand Mondego done you in betraying Ali Tepelini?”

Ah, sir!” cried the countess, “how terrible a vengeance for a fault which fatality made me commit!—for I am the only culprit, Edmond, and if you owe revenge to anyone, it is to me, who had not fortitude to bear your absence and my solitude.”

But,” exclaimed Monte Cristo, “why was I absent? And why were you alone?”

Because you had been arrested, Edmond, and were a prisoner.”

And why was I arrested? Why was I a prisoner?”

I do not know,” said Mercédès.

You do not, madame; at least, I hope not. But I will tell you. I was arrested and became a prisoner because, under the arbor of La Réserve, the day before I was to marry you, a man named Danglars wrote this letter, which the fisherman Fernand himself posted.”

Monte Cristo went to a secretary desk, opened a drawer by a spring, from which he took a paper which had lost its original color, and the ink of which had become of a rusty hue—this he placed in the hands of Mercédès. It was Danglars’ letter to the king’s attorney, which the Count of Monte Cristo, disguised as a clerk from the house of Thomson & French, had taken from the file against Edmond Dantes, on the day he had paid the two hundred thousand francs to M. de Boville. Mercédès read with terror the following lines:—

The king”s attorney is informed by a friend to the throne and religion that one Edmond Dantes, second in command on board the Pharaon, this day arrived from Smyrna, after having touched at Naples and Porto-Ferrajo, is the bearer of a letter from Murat to the usurper, and of another letter from the usurper to the Bonapartist club in Paris. Ample corroboration of this statement may be obtained by arresting the above-mentioned Edmond Dantès, who either carries the letter for Paris about with him, or has it at his father’s abode. Should it not be found in possession of either father or son, then it will assuredly be discovered in the cabin belonging to the said Dantes on board the Pharaon.”

You well know, madame, was my arrest; but you do not know how long that arrest lasted. You do not know that I remained for fourteen years within a quarter of a league of you, in a dungeon in the Château d’If. You do not know that every day of those fourteen years I renewed the vow of vengeance which I had made the first day; and yet I was not aware that you had married Fernand, my calumniator, and that my father had died of hunger!”

Can it be?” cried Mercédès, shuddering.

That is what I heard on leaving my prison fourteen years after I had entered it; and that is why, on account of the living Mercédès and my deceased father, I have sworn to revenge myself on Fernand, and—I have revenged myself.”

besides, that is not much more odious than that a Frenchman by adoption should pass over to the English; that a Spaniard by birth should have fought against the Spaniards; that a stipendiary of Ali should have betrayed and murdered Ali. Compared with such things, what is the letter you have just read?—a lover’s deception, which the woman who has married that man ought certainly to forgive; but not so the lover who was to have married her.” 

Not crush that accursed race?” murmured he; “abandon my purpose at the moment of its accomplishment? Impossible, madame, impossible!”

Revenge yourself, then, Edmond,” cried the poor mother; “but let your vengeance fall on the culprits,—on him, on me, but not on my son!”

It is written in the good book,” said Monte Cristo, “that the sins of the fathers shall fall upon their children to the third and fourth generation. Since God himself dictated those words to his prophet, why should I seek to make myself better than God?”

Listen; for ten years I dreamed each night the same dream. I had been told that you had endeavored to escape; that you had taken the place of another prisoner; that you had slipped into the winding sheet of a dead body; that you had been thrown alive from the top of the Château d’If, and that the cry you uttered as you dashed upon the rocks first revealed to your jailers that they were your murderers. Well, Edmond, I swear to you, by the head of that son for whom I entreat your pity,—Edmond, for ten years I saw every night every detail of that frightful tragedy, and for ten years I heard every night the cry which awoke me, shuddering and cold.”

What I most loved after you, Mercédès, was myself, my dignity, and that strength which rendered me superior to other men; that strength was my life. With one word you have crushed it, and I die.”

it is melancholy to pass one’s life without having one joy to recall, without preserving a single hope; but that proves that all is not yet over. No, it is not