LECTURES EN TRADUCTOLOGIE – Evaine Le Calvé Ivičević (Org.), 2015. –OU: UM MERGULHO AERODINÂMICO NA LINGÜÍSTICA–

DA POSSIBILIDADE DA TRADUÇÃO

Trechos de Mounin, Les problèmes théoriques de la traduction

« Cette notion de langue-répertoire, ajoute Martinet, se fonde sur l’idée simpliste que le monde tout entier s’ordonne, antérieurement à la vision qu’en ont les hommes, en catégories d’objets parfaitement distinctes, chacune recevant nécessairement une désignation dans chaque langue »

« à Paris, il ne savait pas nommer chaque céréale par son nom; parce qu’il n’était pas en situation d’avoir besoin de la nommer. (Son système risque encore de lui faire nommer blé un champ de riz jeune en Camargue, ou de jeune maïs en Dordogne ou de sorgho dans le Vaucluse.) Maintenant, son pouvoir de nomination différentielle des céréales correspond à sa pratique sociale de petit citadin en vacances au nord de Lyon, capable de nommer ce qu’il voit. Mais le même système des céréales, ou des herbes, est susceptible, selon le même processus, de se compliquer encore, pour des gens – ce petit garçon devenant ingénieur agronome, ou vendeur de semences – dont la pratique sociale est liée à une détermination différentielle plus poussée du même champ de réalité à nommer. De ce filet à une seule maille du petit citadin qui débarque à la campagne, ils feront un filet à dizaines de mailles, de formes et de tailles différentes, qui couvrira la même surface sémantique; c’est-à-dire qui désignera la même quantité de réalité dans le monde extérieur, mais connue, c’est-à-dire organisée, ou qualifiée autrement, – ordonnée de plus en plus, selon des différenciations de plus en plus poussées. Saussure a pleinement raison quand il définit la valeur d’un terme comme étant ce que tous les autres termes (du système) ne sont pas. Là où le petit citadin dit: de l’herbe, le producteur distingue et nomme 53 variétés de 23 espèces (…), par le processus génétique qui vient d’être analysé: système dont tous les termes se tiennent, car si le spécialiste ne sait pas distinguer les 7 variétés de flouves, par exemple, 6 mailles sautent dans son système à 53 mailles, mais la maille unique restante couvre la même surface sémantique que les 7 noms de flouve qui seraient possibles. »

« Notion traditionnelle qui remontait peut-être à la Bible, décrivant la nomination des choses comme une attribution de noms propres: ‘Et Dieu nomma la lumière Jour, et les ténèbres, Nuit […]. Et Dieu nomma l’étendue, Cieux […] Et Dieu nomma le sec, Terre; il nomma l’amas des eaux, Mers’ (Genèse, I, 5-8-10). ‘Or l’Éternel Dieu avait formé de la terre toutes les bêtes des champs, et tous les oiseaux des cieux: puis il les avait fait venir vers Adam, afin qu’il vît comment il les nommerait: et que le nom qu’Adam donnerait à tout animal vivant fût son nom. Et Adam donna les noms à tous les animaux domestiques, et aux oiseaux des cieux, et à toutes les bêtes des champs…’ (Genèse, II, 19-20). A ce propos, quelle que soit l’intention finale de Platon dans le Cratyle, il faut aussi souligner la place énorme, dans ce dialogue, des exemples tirés des noms propres (49 exemples sur 139, plus du tiers) pour exposer une théorie des noms communs, c’est-à-dire de la nomination des choses en général; et plus important que le nombre d’exemples, le fait que Platon parte du nom propre, base tout son exposé sur le nom propre, passe indifféremment du nom propre au nom commun, comme si ces deux operations de nomination pouvaient être assimilées. La Bible et le Cratyle, qui tiennent une grande place dans l’origine de notre notion traditionnelle de langue-répertoire, illustrent aussi le processus mental archaïque par lequel l’assignation des noms aux choses (et des sens aux mots), se voyait conçue comme un baptême et comme un recensement. »

« Voulant donc éviter toute définition mentaliste de la notion de sens, il a recours à la définition behaviouriste: le sens d’un énoncé linguistique est <la situation dans laquelle le locuteur émet cet énoncé, ainsi que le comportement-réponse que cet énoncé tire de l’auditeur> (Bloomfield, Language, p. 139). » « La définition de Bloomfield se trouve matérialisée dans le fait que nous pouvons lire certaines langues mortes sans pouvoir les traduire parce que toutes les situations qui pouvaient nous donner le sens de ces langues ont disparu avec les peuples qui les parlaient. Mais sa définition, de l’aveu de Bloomfield lui-même, amène à dire que la saisie du sens des énoncés linguistiques est scientifiquement impossible, puisqu’elle équivaut, reconnaît-il, à postuler <guère moins que l’omniscience> » « La théorie bloomfieldienne en matière de sens impliquerait donc une négation, soit de la légitimité théorique, soit de la possibilité pratique, de toute traduction. Le sens d’un énoncé restant inaccessible, on ne pourrait jamais être certain d’avoir fait passer ce sens d’une langue dans une autre. »

« Il existe un véritable postulat de Bloomfield (jamais assez mis en relief au cours des discussions) qui justifie la possibilité de la science linguistique en dépit de la critique bloomfieldienne de la notion de sens, postulat qu’on doit toujours remettre au centre de la doctrine bloomfieldienne après l’avoir critiquée: <Comme nous n’avons pas de moyens de définir la plupart des significations, ni de démontrer leur constance, nous devons adopter comme un postulat de toute étude linguistique, ce caractère de spécificité et de stabilité de chaque forme linguistique, exactement comme nous les postulons dans nos rapports quotidiens avec les autres hommes. Nous pouvons formuler ce postulat comme l’hypothèse fondamentale de la linguistique, sous cette forme: Dans certaines communautés (communautés de langue), il y a des énoncés linguistiques qui sont les mêmes quant à la forme et quant au sens> (Bloomfield, ouvr. cit. p. 144). »

« Jusqu’à ce jour, 40 ans après l’enseignement de Saussure, les linguistes n’ont pas encore réussi à découvrir une méthode qui permettrait de délimiter les monèmes sans tenir compte du signifié » (Frei, Critères de délimitation, p. 136)

« L’analyse distributionnelle, ainsi réduite à sa dimension théorique correcte, apparaît comme une formulation trop extrême de la vieille méthode combinatoire, proposée, dès le XVIIIème siècle, par l’abbé Passeri et employée pour accéder aux langues non déchiffrées. C’est sur des cas comme l’étrusque qu’on pourrait vérifier si cette théorie fonctionne, car toutes les fois qu’on l’applique à des langues dont le linguiste connaît les significations par ailleurs, il est établi qu’il ne peut pas se comporter comme s’il ignorait ces significations. L’analyse distributionnelle appliquée au corpus connu de textes étrusques, permettrait de vérifier si, en conclusion, nous nous retrouverions ou non devant un formulaire impeccable de combinaisons, mais dont nous ne saurions toujours pas à quoi appliquer les formules – ou devant une description de l’étrusque qui soit utilisable (à la lettre, il faut imaginer un volume rempli de signes et de calculs algébriques, dont nous restituerions toute la logique, mais dont nous ne posséderions pas les valeurs, de sorte qu’il serait impossible de deviner si elles concernent le cubage du bois, la résistance du ciment vibré, le débit des liquides dans des conduites, etc… sauf si nous avions, d’autre part, des notions en ces matières). »

« Pour Hjelmslev, le langage offre à notre observation deux substances; 1) la substance de l’expression, généralement considérée comme physique, matérielle, analysable en sons par la physique et la physiologie, mais étudiée par Hjelmslev uniquement dans sa valeur abstraite: les relations entre les différences élémentaires qui font que ces sons deviennent utilisés comme éléments de signaux (nous n’en parlerons plus ici); 2) la substance sémantique, ou substance du sens, ou substance du contenu. »

É IMPRESSÃO MINHA OU A INGENUIDADE DOS LINGÜISTAS AINDA OS SITUA ANTES DE KANT? “«la substance (du contenu, du sens), étant par elle-même, avant d’être ‘formée’, une masse amorphe, échappe à toute analyse, et, par là, à toute connaissance». (Il n’envisage même pas la possibilité, théoriquement concédée par Bloomfield, d’une connaissance du sens par référence à la situation correspondante.)”

« L’étude linguistique de l’expression ne sera donc pas une phonétique, ou étude des sons, et l’étude du contenu ne sera pas une sémantique, ou étude des sens. La science linguistique sera une sorte d’algèbre… (Martinet, Au sujet des fondements, p. 31) conclut-il [Hjelmslev], en ce sens qu’elle étudiera uniquement les formes, vides, des relations des éléments linguistiques entre eux. »

SUNS A’XÉDOLLS

sons sens

sans sons

nonsens

sins&pins

sinsao

k b Ludotec4

« L’analyse hjelmslévienne, elle non plus, ne détruit donc pas la notion de signification en linguistique. Pour des raisons de méthode, elle écarte tout recours au sens comme substance du contenu, elle veut éviter le cercle vicieux qui consiste à fonder l’analyse des structures (phonétiques, morphologiques, lexicales, syntaxiques) d’une langue en s’appuyant implicitement sur le postulat qu’on connaît (sens exact des énoncés linguistiques qu’on analyse) – pour ensuite établir la connaissance du sens de ces mêmes énoncés d’après l’emploi des structures qu’on en aura tirées. Hjelmslev comme Saussure, comme Bloomfield et comme Harris, essaie de mettre la connaissance du sens au-delà du point d’arrivée de la linguistique descriptive, au lieu de la mettre (sans le dire) au point de départ. Tous quatre ne visent qu’à fournir des méthodes plus scientifiques pour approcher finalement le sens. En attendant que ces méthodes plus scientifiques soient définitivement construites, acceptées, prouvées – puis qu’elles aient permis d’analyser scientifiquement la substance du contenu – Hjelmslev écrit des livres et des articles dont chaque phrase, comme celles de Saussure, de Bloomfield et de Harris, est empiriquement fondée sur le postulat fondamental de Bloomfield lui-même: l’existence d’une signification relativement spécifique et relativement stable (dans certaines limites chaque jour mieux connues), pour chaque énoncé linguistique distinct. Mais ce postulat qui soutient, empiriquement sans doute, aussi provisoirement qu’on le voudra, la légitimité de toute recherche linguistique, soutient également – sous les mêmes reserves – la légitimité de l’opération traduisante. »

Em suma, a Tradução é um hóspede que você deixou entrar e acabou se tornando o dono da casa.

« Cette façon de concevoir les rapports entre l’univers de notre expérience (ou notre expérience de l’univers), d’une part, et les langues, d’autre part, a été lentement mais complètement bouleversée depuis cent ans, c’est-à-dire depouis les thèses philosophiques sur le langage exposées par Wilhelm von Humboldt, et surtout ses descendants, dits néo-kantians ou néo-humboldtiens. »

« Les anciens Grec n’étudièrent que leur propre langue; ils considérèrent comme évident que la strucuture de cette langue incarnait les formes universelles de la pensée humaine ou, peut-être, de l’ordre du cosmos. En conséquence, ils firent des observations grammaticales, mais les limitèrent à une seule langue, et les formulèrent em termes de philosophie. » Bloomfield

« <‘Le capitalisme de tout le monde’, qui traduit assez mal une terminologie américaine plus concise, ‘people’s capitalism’ […], qu’on a également baptisé parfois ‘capitalisme démocratique’ ou ‘capitalisme populaire’ et que nous appellerons pour plus de commodité, au cours de cet article, tout simplement, le ‘capitalisme américain’.> (Nida) Indiscutiblement, le lecteur français, même moyennement nourri d’économie politique, reconnaîtra que les 4 équivalents proposés (du terme américain) ne donnent pas une idée claire de la structure économique que veut distinguer et que semble distinguer – pour un locuteur américan – l’étiquette anglo-saxonne <people’s capitalism>. »

« überfragen, poser des questions auxquelles l’autre ne peut répondre, <coller> » Philippe Forget

Não existe masculino de imbécile em francês!

* * *

Trechos de Charles Zaremba, “Traduction – Traductions”, in: La traduction: problèmes théoriques et pratiques

« Toutes les mythologies réservent une place de choix au «paradis perdu», à «l’âge d’or», c’est-à dire à un temps et un lieu perdus (provisoirement puisqu’ils doivent revenir «à la fin destemps»), qui se caractérisent non seulement par le bien-être et l’abondance, mais aussi par um statut linguistique particulier: il n’y a qu’une seule langue.

La nostalgie de l’avant-Babel, ou si l’on préfère, d’une langue originelle et universelle, impregne profondément notre civilisation qui essaie, plus ou moins consciemment, de revenir àcet état idéal en s’efforçant de rompre les barrières linguistiques.

En effet, dans un premier temps mythique, la diversité des langues est un châtiment (aumême titre que le travail): seul Dieu possède l’entendement universel et peut le conférer »

Todas as mitologias reservam um espaço para o <paraíso perdido>, um tempo para a <idade de ouro>, isto é, um tempo e um lugar literalmente perdidos (provisoriamente, já que eles deverão retornar <no final dos tempos>), que se caracterizam não somente pelo bem-estar e abundância, mas também por um estatuto lingüístico singular: nele só há um idioma.

A nostalgia pré-babélica ou, se se preferir, duma língua seminal e universal, impregna profundamente nossa civilização, que ensaia, mais ou menos conscientemente, desde que é civilização, o retorno a esse estado de coisas com mil propostas de derrubada das barreiras lingüísticas.

Com efeito, num primeiro tempo mítico, a pluralidade das línguas é sempre um castigo (como sempre se define o trabalho): só Deus possui o dom do entendimento universal e portanto estaria autorizado distribuí-lo a um reduzido número de porta-vozes.”

Se tão perfeita por que te degradas com o uso, ó Una?! Mas cá entre nós só o que me interessa seria o exercício perfeitamente contrário: um concurso em que o campeão seria o autor do idioma mais imperfeito concebível. É mais difícil do que parece, já que teria que ser muito superior a qualquer seqüência de grunhidos animais, embora tenha de ser feia e abjeta como uma sinfonia de black metal velha guarda tocada por orcs irremediáveis! Quase sempre criaríamos minúcias de beleza sem notarmos, querendo apenas produzir nojo e aversão – como somos ingênuos, parnasianos e asseados, apesar de tudo!

« Villon ou Rutebeuf tels quels sont incompréhensibles, de même qu’un grand nombre de fabuleux; le problème devient épineux avec Rabelais, qu’on hésite à traduire. La langue de Rabelais exige tant de notes qu’elle devient difficilement lisible – mais même dans ce cas, on préfère parler de transposition que de traduction en français moderne. Le subterfuge est cousu de fil blanc: la transposition est bel et bien une traduction d’um texte dont on n’ose pas vraiment avouer qu’il est écrit dans une langue qui n’est plus la nôtre, car cela pourrait suggérer que Rabelais n’est pas vraiment français… Cependant, le travail du traducteur de Rabelais est, me semble-t-il, en tout point comparable au travail du traducteur français d’un auteur italien ou espagnol. Là encore, on a un passage d’une langue A (état ancien de la langue) à une langue B (état moderne de la même langue).

Le voyage inverse, c’est-à-dire dans le temps linguistique, a intrigué plus d’un auteur – mais rarement à ma connaissance les auteurs de science-fiction, pour qui les voyages dans le temps sont souvent étrangement atemporels, des individus distants de plusieurs siècles discourant à loisir (ainsi Pierre Boulle dans La planète des singes fait-il lire à la guenon Phyllis, vivant dans um futur très éloigné, un manuscrit rédigé par un homme). Stanislaw Lem a échappé à cette naïve commodité dans ses Mémoires trouvés dans une baignoire (Pamietnik znaleziony w wannie, 1961, Trad. D. Sila et A. Labedzka Mémoires trouvés dans une baignoire, Calmann-Lévy, 1974) où l’intrigue repose en partie sur la quasi-impossibilité pour un homme du futur de comprendre notre civilisation à partir d’un vieux manuscrit trouvé justement dans une baignoire. Le voyage dans le temps linguistique est plutôt le fait d’auteurs qui ne pratiquent pas la science-fiction. »

A viagem inversa, i.e., do presente para o futuro (lingüístico), já intrigou mais de um autor, mas raramente, que eu saiba, os de ficção científica. Para eles, a viagem temporal é estranhamente atemporal, indivíduos de vários séculos de diferença conversam entre si sem qualquer tipo de problema (sucede, por exemplo, no Planeta dos Macacos de Pierre Boulle: o autor faz a macaca Phyllis, dum futuro longínquo, achar, ler e compreender perfeitamente um manuscrito de um humano, parisiense do século XX). Stanislaw Lem soube se subtrair dessa comodidade ingênua em suas Memórias encontradas numa Banheira (original polonês, Pamiętnik znaleziony w wannie, de 1961; tradução francesa por Dominique Sila e Labedzka de 1974 [edição em português de Portugal – tradução indireta – de 1984 por Manuela Alves – quem sabe o Cila não é o primeiro a traduzir, um dia, direto do Polonês para o Português brasileiro?]). O mote da trama é a incompreensão da humanidade de um futuro distante diante de um tempo histórico muito mais antigo, que historiadores tentam decifrar com base num só vestígio, um manuscrito encontrado curiosamente dentro de uma banheira. A viagem no tempo lingüístico é muito mais para o escritor que não redige ficção científica.”

« Remarquons à ce propos que G. Karski conseille de styliser les textes ‘sans logique’, pour ne donner qu’une coloration archaïque. » …brutO

On ne traduit pas Ronsard en français modeme mais on retraduit les auteurs étrangers en français moderne, justement.”

« Des générations de Français se sont nourris de Kafka dans la traduction d’Alexandre Vialatte – et comprenaient le monde de l’auteur. Une nouvelle traduction a quand même été nécessaire. Et c’est une différence fondamentale entre l’original et la traduction: cette dernière est caduque. ‘Les traductions supportent mal le temps et mis à part de rares exceptions, elles ne deviendront jamais des chefs-d’oeuvres éternels.’ (Géher) »

polisistema intralinguistico

Poli-sistema intralingüístico de M. Wandruszka

PATOIS: « structures grammaticales différentes » (Associado ao camponês – como o Provençal ou a Langue d’oc são patoás e muito próximos do Catalão, isso só aumenta minha razão naquele debate com a catalunha [?] estúpida no twitter.)

« Toutefois, il est difficile de traduire d’une «sous-langue» dans une autre (on peut parler ici de pluriglossie et non de plurilinguisme): les passages d’un technolecte à un dialecte, par exemple, sont difficiles à imaginer. »

Les études de traduction (ou encore: les textes de traductologie) distinguent souvent deux types de textes: les textes littéraires et les textes scientifiques (les textes de traductologie littéraire font souvent preuve de mépris pour la traduction technique, cette dernière étant ravalée au rang de simple transcodage; en outre le traducteur technique est en général mieux rémunéré que son homologue littéraire).”

Os estudos de tradução (ou ainda: os textos de Tradutologia) distinguem, no mínimo, dois tipos de textos: os literários e os científicos (os tradutores literários comumente desprezam a tradução técnica, i.e., científica, limitando-se esta última, o mais das vezes, a uma simples transcodificação; se bem que o tradutor técnico-científico é em geral mais bem-pago que seu homólogo literário.)”

NICHO DO NICHO DO NICHO: “Le «mépris» va dans les deux sens, les traducteurs techniques reprochant aux littéraires leur manque de précision… Le texte littéraire possède des qualités esthétiques que ne possède pas, en principe, le texte scientifique. Le traducteur littéraire doit faire oeuvre non plus de simple transcodage, ou encore de traduction de langue à langue, mais de traduction de milieu à milieu, de texte à texte, la composante purement linguistique de son travail passant presque au second plan. Le traducteur littéraire doit être coauteur, faire preuve de «congénialité», suivant l’expression de B. Lortholary. Et là encore, on distingue la prose de la poésie, la première étant à la portée de tout traducteur, la seconde étant réservée aux poètes. On reviendra sur ce point quand on abordera la personnalité du traducteur.Falso déjà vu ou a Jéssica B***** é realmente uma TECNOCRATA da Tradução? Papo muito antigo… Vergonha da classe… (É sempre horrível quando lembramos dos piores praticantes de nossas artes e ofícios!)

Il me semble nécessaire de distinguer les textes sacrés (bibliques) des textes non-sacrés, qu’on peut aussi appeler ecclésiastiques, qui sont l’oeuvre d’hommes d’Église (gloses, commentaires, vies de saints) et ne posent pas les mêmes problèmes philosophiques de traduction, puisqu’il ne s’agit pas de la «parole de Dieu» (je ne prends en considération que la tradition chrétienne dans sa version catholique romaine – c’est-à-dire que je limite mon champ de réflexion à l’Europe qui a connu la Renaissance).” “la traduction avait été «officialisée» par le miracle de la Pentecôte qui confirme le bien-fondé de la traduction des Septantes, à savoir qu’il n’y a pas de langue sacrée. Au IVe siècle, Saint Jérôme traduit la Bible en latin (la Vulgate) mais il faudra attendre le concile de Trente (1545-1563) pour que cette version soit déclarée authentique et devant servir de base à toute traduction ultérieure. Durant une dizaine de siècles, la question n’avait été ni posée ni tranchée.”

Au siècle suivant apparaissent des traductions de la Vulgate et surtout des originaux hébreux et grecs. En 1532 est imprimé un psautier traduit au XIIIe siècle et connu sous le nom de Psalterzflorianski; en 1552, Stanislaw Murzynowski publie une traduction du Nouveau Testament, suivie de plusieurs autres. Ce siècle est donc marqué par une intense activité de traduction qui se fixe 2 buts: d’une part, faire mieux connaître la Bible au peuple, d’autre part, mieux traduire la Bible.”

le mot plagiaire n’est attesté en français qu’en 1555, plagiat date de 1697 et plagier de 1801 et qu’il vient du latin plagiarus «débaucheur et receleur des esclaves d’autrui», lui-même venant de plagium «détournement», cf. Nouveau Dictionnaire Étymologique et historique, par A. Dauzat, J. Dubois et H. Mitterand, Larousse, 1971. Remarquons d’ailleurs que la première loi sur la propriété littéraire en France, championne de l’administration, date de 1866.” SESQUICENTENÁRIO DE MERDA!

On comprend l’importance de la déclaration d’authenticité de la Vulgate: c’est, en quelque sorte, le premier copyright de l’Histoire moderne.”

L’auteur devient propriétaire de son texte et ce dernier se sacralise en quelque sorte: tout texte a droit à une traduction fidèle, au même titre que la Bible. La traduction proprement dite, opposée à la libre adaptation, devient non seulement possible, mais peu à peu souhaitable et philosophiquement obligatoire.”

La lecture de quelques ouvrages et articles de traductologie, montre d’une part que c’est un discours extrêmement répétitif et, d’autre part, que plusieurs discours coexistent qui pretendent chacun à la traductologie. On distingue très nettement deux types d’études: les textes de linguistes (très souvent, ce sont des approches théoriques) et les textes de littéraires (dans l’ensemble plus pratiques).”

Il illustre son propos par l’anglais worker qu’il faut traduire en russe par robotnik ou robotnica, c’est-à-dire que la langue russe impose la précision du genre, ce qui n’est pas le cas em anglais pour ce mot-là. De tels exemples sont légion et de nombreux ouvrages y sont consacrés, principalement écrits par des linguistes structuralistes, comme Z. Klemensiewicz.”

Jakobson ilustra seu argumento pelo inglês worker, que deve ser traduzido em russo por robotnik ou robotnica, i.e., a língua russa impõe a determinação do gênero, o que passa longe de ser o caso do inglês, pelo menos para esta palavra. Inumeráveis exemplos num sem-fim de livros foram esmiuçados século XX adentro, campo no qual se destacam os lingüistas estruturalistas, como Z. Klemensiewicz.”

Le discours des littéraires a les limites qu’ont les récits d’expériences personnelles. Il est souvent peu généralisable – mais, par la précision de certaines remarques, il est soouvent une mine de renseignements pour le linguiste comparatiste.”

Pode-se comparar o tradutor a um artesão, a meio caminho entre o artista (o autor) e o técnico (o lingüista).” Há um texto meu que já virou um clássico: https://www.recantodasletras.com.br/artigos-de-literatura/5827201 (originalmente de 2006, republicado neste link em 2016).

Eu-tradutor sou eu menos inspirado. Eu-cientista sou eu em crise.

Pour résumer, on peut dire que: 1. les linguistes disent – voici ce qu’il faut faire! 2. les littéraires disent – voilà ce que nous avons fait! et 3. les philosophes disent – comment diable pouvez-vous faire?”

Resumindo, pode-se dizer que: 1. Os lingüistas dizem – eis o que se deve fazer! 2. Os literatos dizem: eis o que nós fizemos! 3. E os filósofos dizem: como diabos podeis fazê-lo?

A VERDADEIRA REVOLUÇÃO UNIVERSAL (Altivez, loquacidade e dignidade): Alexander F. Tytler – Essay on the Principles of Translation (1791)

deux courants de traducteurs: les «fidèles» (sans doute proches des linguistes) et les auteurs de «belles infidèles» (plus proches des littéraires).”

En effet, la plupart des textes de traductologie prennent des exemples «nobles»:traduction de philosophes ou de grands auteurs comme Shakespeare, Cervantès, Corneille,etc. Je n’ai pas trouvé d’auteurs «mineurs» ou d’auteurs de best-sellers (comme, par exempleP.L. Sulitzer qui affirme dans l’un de ses livres que la Tchéka était la police secrète du tsar,qui nomme son héros polonais Taddeuz, alors que l’orthographe correcte est Tadeusz, etc).Le style des «grands écrivains» n’est pas critiquable: nous n’avons pas le droit de les juger,nous devons nous en inspirer, éventuellement les imiter – en tout cas, les respecter. Dans lestextes de traductologie, les exemples «non nobles» sont considérés froidement: ce sont destechnolectes ou des sociolectes, déviant par rapport à la langue standard mais respectablesen eux-mêmes. C’est là qu’on trouve le problème du discours politique, souvent réduit à sonaspect purement terminologique (voir à ce propos J.B. Neveux, La traduction du vocabulairepolitique, dans La traduction, 1979).

Or, il y a des textes littéraires «de moindre importance» et des textes ni littéraires ni techniques,c’est-à-dire le texte journalistique, le reportage et surtout les Mémoires et entretiens de toutesorte qu’on trouve en abondance dans les librairies – ce qu’on peut appeler la littérature de témoignage.Que faire, par exemple, avec un texte où un personnage déclare tout à fait sérieusementque «les liens» qui le lient à une certaine organisation sont «éteints»? Si on applique à lalettre les principes de Tytler, à mauvais texte en langue-source doit correspondre un mauvaistexte en langue-cible. Ou bien faut-il améliorer? C’était le point de vue de la plupart des traducteursdu XVIIème siècle, mais on en a aussi de nombreux exemples dans les traductions plusrécentes. Le discours traductologique du XXème siècle a tendance à critiquer ces améliorationsqui sont, en fait, de véritables déformations du texte.”

A maior parte dos textos de Tradutologia utiliza exemplos <nobres>: tradução de filósofos ou de grandes autores como Shakespeare, Cervantes, Corneille, etc. Não encontro, neles, os chamados <autores menores> ou de best-sellers (como, p.ex., P.L. Sulitzer, que afirma em um de seus livros que a Tcheka era a polícia secreta do czar, e batiza seu herói polonês de Taddeuz, ao passo que a grafia correta seria Tadeusz, etc.). O estilo dos <grandes escritores> não é criticável, evidentemente: não temos o direito de julgá-los, devemos sim nos inspirar neles, eventualmente imitá-los – em todo caso, respeitá-los. Nos textos de Tradutologia, exemplos <plebeus> são olhados com desconfiança: estes são classificáveis como tecnoletos ou socioletos, desvios da língua-padrão ainda respeitáveis em si mesmo, regulares o bastante, porém não têm um <estilo>, portanto não merecem grande atenção.

Daí deriva o conhecido problema do discurso político, com frequência reduzido a seu aspecto puramente terminológico (ver, a respeito, J.B. Neveux, La traduction, capítulo <A tradução do vocabulário político>, 1979).

Ademais, há sempre os textos literários <de menor importância> e os textos que não são tampouco literários ou técnicos, i.e., textos jornalísticos, a reportagem, memórias e entrevistas de todo gênero, encontrados em abundância nas bibliotecas e livrarias – o que se passou a denominar literatura de testemunho ou biográfica. O que fazer, p.ex., dum texto onde o personagem declara, de forma séria, que <les liens> (as relações) que o ligam a uma determinada organização são <éteints> (apagadas, nulas, opacas – termo difícil de traduzir)? Se se aplicam à letra os princípios de Tytler, aos textos mal-feitos da língua de partida deveria corresponder um mau texto na língua de chegada. Ou seria lícito melhorá-lo? O auge deste ponto de vista foi no século XVII, mas essa tendência nunca esmoreceu de verdade entre os tradutores (sendo aliás a obsessão por excelência dos editores). Nos discursos tradutológicos do século XX vemos uma pronunciada tendência à crítica desses <melhoramentos>, que são considerados agora deformações do texto original.”

Qui est traducteur (je ne prends en considération que les traducteurs littéraires et je n’aborderaidonc pas les problèmes des traducteurs jurés, techniques ou interprétes dont la traduction estla principale source de revenus)? A priori, toute personne connaissant bien une langue étrangèreet sa langue maternelle, sans être nécessairement «parfaitement bilingue» – les dictionnairesle sont suffisamment – peut être traductrice.Cependant, le traducteur est avant tout um lecteur: sans goût pour la littérature (ou même simplement la chose écrite), il est peu probableque quelqu’un se mette à traduire, puisque cet acte nécessite une première lecture (en termeslinguistiques: un premier décodage). Le nombre des traducteurs est tout de même inférieur aunombre de lecteurs connaissant plus d’une langue, car en plus, il faut savoir écrire (être capablede faire le ré-encodage) – c’est-à-dire avoir au moins un peu de talent littéraire, ainsi que le remarquefort justement G. Karski et même le structuraliste Z. Klemensiewicz qui parle de congénialité:la traduction ne doit être «ni une réécriture, ni une transécriture, mais une co-écriture». C’est d’ailleurs un métier qui ne s’enseigne pas: les écoles de traducteurs forment des interprèteset des traducteurs techniques, non des traducteurs littéraires.”

ANATOMIA DO TRADUTOR – Quem é tradutor? (Daqui para a frente, me eximo da responsabilidade de considerar os tradutores não-literários, isto é, NÃO ABORDAREMOS EM ABSOLUTO OS PROBLEMAS DAS TRADUÇÕES JURAMENTADAS, TÉCNICAS OU DE INTÉRPRETES, PROFISSÕES BASICAMENTE DE DEDICAÇÃO EXCLUSIVA)

RESPOSTA: A priori, qualquer bom conhecedor de ao menos uma língua estrangeira e da própria língua materna, sem ser necessariamente <um bilíngue perfeito> – de modo que os dicionários já lhe são ajuda suficiente.

Acima de tudo, o tradutor é um leitor. Sem tesão pela literatura (ou simplesmente pela <coisa escrita>), é muito pouco provável que qualquer um se meta a traduzir. Trata-se dum ato que exige no mínimo uma primeira leitura (o que na Lingüística se chamaria de primeira decodificação). Segunda implicação: o número de tradutores é sempre inferior ao de leitores conhecedores de mais de um idioma, porque, afora a <decodificação inicial>, é preciso saber fazer a re-codificação (em termos leigos, saber (re)escrever).

O que é esse <saber ler-reescrever>? Possuir um mínimo de talento literário (este mínimo não é <mensurável>), o que lingüistas como Karski e Klemensiewicz definem como a posse da cogenialidade, isto é, menos que a genialidade mas mais do que a banalidade, além de ser sempre uma espécie de <parceria diacrônica> com um outro co-gênio que precede ao tradutor.¹ Resumindo, é uma atividade impassível de ensino: as escolas de tradutores formam intérpretes e tradutores técnicos, não tradutores literários.”

¹ Matizes kardecistas, até!

Os vilões do meu universo encastelado: os assessores, os sociólogos não-marxianos, os pré-existencialistas e, finalmente, os tradutores juramentados ou leigos que solicitam ou falam em “tradução livre” (verdadeira abominação em forma de binômio). Trocando em miúdos, estes são os péssimos profissionais das minhas áreas ou ex-áreas de atuação (respectivamente, Jornalismo, Sociologia, Filosofia, Letras), tudo que eu jamais seria ou jamais tomaria como modelo.

Rares sont les traducteurs littéraires dont la traduction est la principale (ou seule) source derevenus: la plupart du temps, ils exercent des métiers intellectuels, sont souvent des universitaires- mais rarement des écrivains. Il suffit de consulter les bibliographies d’auteurs pour levoir: les écrivains écrivent «pour leur propre compte». Quant aux traducteurs, s’ils ont assez detalent pour traduire, il leur en manque pour créer. Remarquons toutefois que le travail de traductionest ingrat : il demande un effort considérable, est plus ou moins bien rémunéré – mais lestraducteurs passés à la postérité sont rares, si l’on excepte les premiers traducteurs de la Bible.Comme le remarque I. Géher, on ne lit jamais un texte parce qu’il a été traduit par X, mais parcequ’il a été écrit par Y. Les grands traducteurs sont donc peu nombreux: en France, Baudelairen’est un traducteur célèbre que parce qu’il était par ailleurs un immense poète, en Pologne TadeuszBoy-Zelenski n’est célèbre que parce qu’il a, à lui seul, traduit énormément de littératurefrançaise (dont Montaigne, Descartes, Pascal, Rabelais, tout Molière, Chateaubriand, Stendhal,Proust, Gide, tout Balzac, etc.) alors que lui-même n’était qu’un écrivain-créateur médiocre.

Donc, les écrivains ne sont pas des traducteurs – sauf les poètes. Cependant, il est remarquableque les poètes signent quelquefois des traductions de langues qu’ils ne connaissent pas. En fait, ils ne sont pas traducteurs, mais «poétisateurs» de textes précédemment traduits par destraducteurs non poètes (dans la terminologie de H. Meschonnic, l’un parle «langue» et l’autreparle «texte». L’auteur s’insurge avec raison, contre cette pratique qui pose des problèmesphilosophiques et méthodologiques sur lesquels je ne m’attarderai pas).”

O PARADOXO DO POETA NÃO-ESCRITOR E DO ESCRITOR NÃO-POETA (ALÉM DO LIMBO CHAMADO TRADUTOR)

Raros são os tradutores literários para quem traduzir é a principal (ou única) fonte de renda: a maior parte do tempo, eles exercem qualquer outra função intelectual, comumente nas universidades – salvo que raramente são escritores. Basta consultar as bibliografias dos autores para atestá-lo: os escritores <escrevem por conta própria>. Quanto aos tradutores, malgrado tenham o talento imprescindível à tradução, falta-lhes o talento para criar. Observemos quão ingrato é o ofício do tradutor: traduções demandam um esforço considerável e são mais ou menos bem-remuneradas, dependendo do contexto – mas o notável da carreira é quão poucos dentre os tradutores gravam seu nome na posteridade. As maiores exceções foram os primeiros tradutores da Bíblia, por motivos óbvios. Como lembra Géher, ninguém lê um livro <porque foi traduzido por Fulano>, mas sim <porque foi escrito por Cicrano>. Os grandes tradutores são, desta feita, pouco numerosos: na França, Baudelaire só se tornou um tradutor de renome porque além de traduzir era também um enorme poeta; na Polônia, Tadeusz Boy-Zelenski só atingiu fama imortal por ter sido quem traduziu sozinho quase toda a Literatura francesa que realmente interessa: Montaigne, Descartes, Pascal, Rabelais, Molière (a obra completa), Chateaubriand, Stendhal, Proust, Gide, Balzac (a obra completa), e ainda outros! Fora isso, o próprio Tadeusz nada era senão um escritor autoral medíocre.

Sendo assim, os escritores não são tradutores – isto é, com a exceção dos poetas. O insólito da situação do poeta é que ele assina traduções de línguas que não conhece (conhece muito mal, comparado com os tradutores por vocação). Na verdade, quando poetas se aventuram a traduzir, não são tradutores, são <poetizadores> de textos anteriormente traduzidos por tradutores não-poetas (na terminologia de Meschonnic, o poeta fala uma língua, o tradutor fala um texto). O autor (escritor) se insurge (com razão?) contra esta prática, que encerra uma vasta gama de problemas filosóficos e metodológicos, os quais por si só já mereceriam livros e mais livros.”

Tudo já foi escrito” é a desculpa esfarrapada do primeiro dos últimos pós-modernos!

Já traduzi até Heine… Não sei nem mais que(m) sou…

Quem

Queim

Queime

Queimei

Quem

Ei!

Quem queimou

Quem queimou meu queijo?

#IdéiadeTítulodeLivro

UÉ?!

E quem disse que o filósofo é mais escritor do que poeta e tradutor?

Qual é o TAMANHO da sua escrita? Imortal e milenar ou 500 páginas sem margens e espaçamento 1?

Le traducteur est doublement dépendant: en amont, de l’auteur, en aval de l’éditeur.”

L’éditeur est une invention récente que toutefois on trouve à l’état embryonnaire dès l’invention de l’imprimerie. Avant, chaque livre était unique et le copiste devait posséder un savoir (la lecture et l’écriture) et maîtriser une technique (la calligraphie). L’imprimerie introduit une technique lourde et extérieure au copiste et donc, qui plus est, à l’auteur. L’imprimeur devient l’intermédiaire obligatoire (monopolistique) entre auteur et lecteur. Cette situation dure très longtemps: l’éditeur, c’est l’imprimeur, c’est-à-dire un technicien qui se double rapidement d’un commerçant (dans des cas extrêmes, l’imprimeur peut être analphabète, comme le père Séchard dans les Illusions perdues de Balzac). Voulant connaître la nature de sa marchandise, il se met à lire et à juger ce qu’il imprime, pour décider peut-être de ne pas le faire, et devient éditeur à proprement parler. Le statut de l’éditeur est ambigu: il est à la fois connaisseur littéraire et commerçant. Suivant le cas, c’est l’une ou l’autre facette qui l’emporte. Son double jugement (littéraire et/ou commercial) n’est pas infaillible, loin de là. Actuellement, l’éditeur délègue les travaux d’impression (le côté technique) et assume les rôles de commerçant et de juge, quitte, bien sûr, à s’entourer de «commerciaux» et d’un «comité de lecture».”

Lorsqu’un auteur propose (soumet) um texte à un éditeur et que ce dernier accepte de le publier, il accepte par là-même de faire un investissement correspondant aux frais d’impression, de diffusion et éventuellement de publicité. Les revenus de l’auteur dépendent alors étroitement de ceux de l’éditeur. La démarche du traducteur est différente, encore qu’il faille distinguer deux cas de figure: 1. le traducteur propose un texte à l’éditeur, 2. l’éditeur commande une traduction. La différence entre les deux s’inscrit dans la durée. Dans le second cas, le traducteur reçoit un travail pour lequel il sera rétribué. Il n’a donc aucune démarche – au sens propre du terme – à accomplir. Dans le premier cas, le traducteur commence en général par convaincre longuement l’éditeur de l’intérêt littéraire d’un texte, échantillon à l’appui. En cas de refus, il aura travaillé pour rien. Dans les deux cas de figure, si l’éditeur accepte de publier la traduction, son investissement est important: il doit racheter les droits d’auteurs s’ils n’appartiennent pas encore au domaine public, il doit payer le traducteur et, bien sûr, veiller à l’impression, etc.

Le contrat de traduction est signé et, quelques temps après, le manuscrit (ou plutôt le «tapuscrit») est remis à l’éditeur qui va le lire, ou le faire lire. Ce lecteur (qu’il soit l’éditeur lui-même ou une personne tierce, on l’appellera le correcteur) ne connaît pas nécessairement le milieu-source: il ne fera donc que veiller au respect du 3ème principe de Tytler, c’est-à-dire la lisibilité. L’intermédiaire du correcteur est une bonne chose en soi: quel traducteur n’a pas remarqué une baisse affligeante de sa compétence linguistique en langue-cible, qui est en général sa langue maternelle, pendant l’acte de traduction? Les relectures que l’on fait «à froid» sont nécessaires pour se débarrasser du modèle contraignant de la langue-source, mais même là, il arrive que des phrases sonnent juste seulement pour le traducteur, hélas! C’est ce qu’exprime clairement G. Mounin (cité par J.R. Ladmiral), quand il parle de la «richesse merveilleuse de toutes les langues de départ, pauvreté incurable de toutes les langues d’arrivée». Encore faut-il que le correcteur soit effectivement compétent…

C’est là que se pose le problème du «mauvais» texte de départ, ou, si l’on préfere, des maladresses stylistiques qui peuvent s’y trouver. Si on applique le principe de fidélité, à mauvais original doit correspondre mauvais texte en traduction (et ce sera justement cela la bonne traduction) – la première réaction du correcteur sera de considérer que la traduction est mauvaise, et non le texte original, et il se dépêchera de corriger, d’améliorer le texte en langue-cible, pratique autrefois courante, aujourd’hui plutôt critiquée. Il faut cependant faire une distinction entre «petites» et «grosses» maladresses. Voyons un exemple de petite maladresse.

Dans La légende de Pendragon, Antal Szerb répète très souvent le mot különös, quelquefois à l’intérieur d’un même paragraphe. Ce mot signifie «singulier, bizarre, étrange». La stricte fidélité à l’original demanderait de choisir l’un de ces adjectifs – de préférence «singulier» – et de l’employer systématiquement, comme un terme technique. Or, pour la traduction, nous avons choisi de varier les équivalents français pour éviter des répétitions qui, tout en alourdissant le style, n’apportent pas d’information particulière et – surtout – nous auraient fait passer pour de mauvais traducteurs… Nous avons donc prévenu les critiques du correcteur, d’autant plus qu’il s’agissait effectivement d’une maladresse de la part d’Antal Szerb: c’était un éminent historien de la littérature qui écrivait des romans en dilettante, vite et sûrement sans se relire, ce que le lecteur français ne sait pas, alors que le personnage de Szerb est très connu en Hongrie. On a ici un problème non de langue, mais de milieu. Ce roman est passionnant de bout en bout – il n’en est pas pour autant exempt de ce type de maladresses qu’on peut corriger sans porter atteinte au texte.”

Escrita, a anti-bosta: quanto mais mexe, menos fede?! Há um momento, no entanto, em que ela petrifica, para o bem ou para o mal…

Il arrive cependant que la «maladresse» (en particulier, la répétition) soit voulue et significative. C’est le cas du roman du Polonais Julian Kawalec intitulé W sloncu où la répétition de mots ou de membres de phrase crée un effet lancinant comparable à la poésie de Gertrude Stein. Dans ce cas, il faut conserver cet aspect de l’original – et il ne sera guère aisé de convaincre l’éditeur qu’il doit en être ainsi. L’éditeur est un être soupçonneux: il met en doute les compétences linguistiques du traducteur aussi bien en langue-source qu’en langue-cible – ce qui n’est d’ailleurs qu’une manifestation de son souci du lecteur.”

¹ E mais uma vez o dia foi salvo graças ao poder deveras oportuno da… NOTA DE RODAPÉ!!!

Prancha de salvação que leva direto aos tubarões. Conversas off-topic gravadas. Quando a nota é do editor, o “tradutor venceu” a guerra, e o Ed. se vinga. Quando a nota é do tradutor, o “editor venceu” a guerra, e o Trad. quita dalgum modo a dívida e restabelece o equilíbrio. Isso supondo que não se trate só de mea culpas baratas…

Remarquons que la plupart des «notes du traducteur» sont des informations portant sur le milieu-source.”

Quelle frustration de voir écrit en bas de page «calembour intraduisible». La responsabilité repose entièrement sur les épaules du traducteur; et comme la plupart des calembours sont intraduisibles, le traducteur essaie de compenser comme il peut, éventuellement en plaçant un bon mot à un autre endroit du texte. Ces deux types d’exemples sont peu importants – même s’ils donnent quelquefois des nuits blanches aux traducteurs – si l’on pense qu’ils ne concernent la plupart du temps que des mots et expressions éparpillés dans un texte par ailleurs normalement traduisible. Le problème se pose plus gravement quand c’est le texte tout entier qui nécessite une note du traducteur – qui alors peut choisir de se taire ou de se manifester par une introduction. Je ne citerai qu’un seul exemple: l’introduction à la traduction française de Trans-Atlantique de W. Gombrowicz. Il s’agit d’une longue introduction historico-littéraire ainsi que traductologique. C. Jelenski & G. Serreau, les traducteurs, expliquent que le roman, écrit en 1948, s’inscrit dans une convention littéraire du XVIIIème siècle – j’en ai parlé au début, à propos du «voyage dans le temps». La traduction est stylisée, archaïsée au point qu’elle crée une impression aussi étrange et grotesque que l’original. On a un «style fonctionnellement équivalent» (Taber). De ce point de vue, et du point de vue des libraires aussi, c’est une réussite et pourtant… Le texte français est beaucoup plus long que l’original polonais. On observe, pour employer la terminologie de J.R. Ladmiral une incrémentialisation et une péri-paraphrase généralisées – en d’autres termes, c’est une traduction explicative.”

Mais C. Jelenski n’a-t-il pas dit lui-même à propos de ce travail qu’on ne comprenait vraiment une oeuvre qu’en la traduisant? Cette traduction illustre l’application stricte du second principe de Tytler, au détriment du premier – à cela près, qu’il n’y a pas déperdition, mais excès. Ce phénomène est constant dans tout le roman – en fait de traduction, on a presque une adaptation.”

HAHA: “adaptation, appelée quelquefois traduction libre (…) L’apparition des notions de propriété littéraire et de plagiat oblige l’adaptateur à citer son modèle – quitte à se faire passer pour un traducteur.” Bom menino-mau: Em nome da Honra – Chapeuzinho Vermelho; O Orfanato & O Senhor-Robô – Dalá-gonu Borô Zeta; Do Caos ao Barro, da Lama ao Caos: Lisboa, 1755 – Moonspell & Nação Zumbi & Chico Science… O Andarilho Triclope… …. ….. Sofrimentos do Jovem Ed…itor

* * *

Trechos de Marianne Lederer, “La traduction aujourd’hui”

Même à un stade très avancé de l’acquisition d’une langue étrangère, on entend encore des étudiants demander comment traduire tel mot ou tel mot. Comment dit-on <préposé> en anglais? ou <pronouncement> en français? Ils espèrent une réponse qui ferait apparaître une forme sonore différente dans uns signification inchangée.”

Les mots anglais <control>, <region>, <opportunity> ont tout d’abord été compris au sens français de <contrôle> (vérification), <région> (partie d’un pays), <opportunité> (qui vient à propos). (…) Aujourd’hui <contrôle> a perdu en grande partie sa signification initiale pour prendre le sens anglais de <maîtriser>, <commander>, <diriger>; <région> englobe plusieurs pays et <opportunités> remplace de plus en plus <occasion>. Les déformations sémantiques de <global>, <rampant>, <attractif>, etc., ont suivi ce processus à des degrés divers. <Global>, à l’instar de l’anglais, signifie aujourd’hui <universel> en plus de sa signification de <entier>, <total>. <Rampant> a gardé sa signification française mais est utilisé avec une fréquence qui lui vient de l’anglais. <Attractif> a la forme de l’anglais tout en gardant la signification de <attrayant>, <attirant>, etc.”

La stylistique comparée du français et de l’anglais, cependant, malgré toutes ses qualités, n’est pas une méthode de traduction des textes, contrairement à ce que laisse entendre son sous-titre, <Méthode de traduction>. Elle ne peut l’être car, observant les désignations différentes de situations identiques, elle ne va pas, sauf pour en analyser le résultat, jusqu’à expliquer la traduction par équivalences.”

J. Delisle écrit: L’analyse de la langue que pratiquent les stylisticiens comparatistes reste en deçà de l’analyse du discours sur lequel se fonde toute vraie traduction.

Les 7 procédés techniques si célèbres de La stylistique comparée (…) (l’emprunt, le calque, la traduction littérale, la transposition, la modulation, l’équivalence, l’adaptation) ne peuvent contribuer à la traduction, qui est essentiellement un exercice d’interprétation car, ne facilitant ni l’analyse d’un message ni sa restitution, ils ne peuvent pas avoir valeur de règles pratiques de traduction.”

La stylistique (et d’autres <manuels de traduction>) peuvent rendre de grands services aux étudiants dans leur auto-perfectionnement linguistique. L’apprenant peut puiser à la source du comparatisme pour perfectionner ses connaissances.”

* * *

La polémique “Cibliste vs. Sourciste”.

Trechos de Pierre Baccheretti, “Traduire ou interpréter”, in: La traduction: problèmes théoriques et pratiques

Dans la pluplart de cas, c’est la réalité décrite qui se refuse à la traduction, pour la simples raison qu’elle n’a point d’équivalent dans le pays où est parlée l’autre langue. Se pose alors le problème, bien connu, de la traduction des <réalia>.”

Nous traduirons donc filosofija trëx vesëlyx kombinatorov P’enikle. Nous soulignerons, en qualifiant cette philosophie de mudrënaja et en recourant à un verbe noble:

A brotik Pol’, zabrosiv azbuku, po veceram, lëza v krovatke, vnikal v mudrenuju filosofiju <Trëx vesëlyx Kombinatorov P’enikle>”

E meu irmão Paulinho, em sua cama, penetrava nos segredos da sábia filosofia dos três fanfarrões vigaristas Pieds Nickelés, menos três patetas que uma espécie de Cebolinha arquitetando um de seus Planos Infalíveis…

Um dia só é bom quando o próximo é um feriado.

le français montagne se verra-t-il attribuer comme équivalent le russe gora. C’est du moins ce que recommandent, à l’unanimité, tous les dictionnaires bilingues. Et, pourtant, un examen, même superficiel, des emplois de gora en russe montre à l’évidence que la réalité recouverte ressemble souvent, à s’y méprendre, à une simple colline de Provence.”

Il est évident que l’imagination des parents ne connaît point de bornes lorsqu’il s’agit de toruver un nom zoologique gentil à ces chers petits, et, dans l’intimité du nid familial, tout est permis. Mais les assimilations être humain/animal sont loin d’avoir une valeur universelle immuable, et dans le domaine de la traduction, il est, sans aucun doute, souhaitable d’éviter des équivalences au mot à mot qui, dans la langue d’arrivée, risquent d’avoir une valeur comique qui n’était certainement pas recherchée au départ.”

Je frappai le mulet sous le ventre […] tandis que le paysan l’appelait: <carcan, carogne> et l’accusait de se nourrir d’excréments.

Pagnol fait là allusion à une injure fort prisée dans le Midi et dont le sens laisserait à supposer que votre interlocuteur, pour se sustentar, mange autre chose que de la fougasse et des olives. Malgré la richesse de son vocabulaire dans ce domaine, le russe ne possède pas d’équivalent terme à terme qui soit couramment utilisé. Et, difficulté supplémentaire, tout cet aspect de la langue parlée est totalement tabou dans la langue écrite: le bon citoyen russe peut être, dans la vie de chaque jour, tout aussi mal embouché que le plus grossier des charretiers de France, mais l’usage littéraire jette un voile pudique sur les expressions qui sortent des sentiers battus, et les dictionnaires – à l’exception d’un ouvrage anglais (Beyond the Russian dictionary, 1973, London, Flegon Press) restent étrangement muets sur le sujet.”

Le grossier personnage n’hésitera pas à compléter nos points de suspension en recourant à un verbe précis que conférera à la phrase le sens approximatif de tu sais ce qu’on lui fait à ta mère? L’injure est à ce point vivante en russe que la langue en arrive à renoncer à employer à l’accusatif le mot mat’ précedé du possessif, de façon à éviter toute réminiscence mal venue.”

ryba, le poisson, est, en russe, de genre féminin”

De la même façon, dans la traduction du Petit Prince, le traducteur soviétique a été amené à traduire le renard et la Fleur respectivement pas lis, masculin, quasiment inemployé en russe, à côté du très courant lisa de genre féminin, et roza (la rose, et non la fleur cvetok masculin) de façon à respecter la répartition féminin/masculin, essentielle dans le texte original.”

En effet, alors qu’en français, le mâle donne habituellement son non à l’espèce (un chat, une chatte, le chat), le russe préférera d’ordinaire la forme féminine pour désigner l’espèce (kot, koska). Le canard sera ainsi utka de genre féminin, ce qui saurait convenir à un exemplaire, défini comme le vieux père canard, et, plus loin dans le texte, le vieux dur-à-cuire.”

Le locuteur français (qui dit ) reste, en quelque sorte, à distance, immobile, considère le mouvement d’un point fixe, depuis l’endroit d’où il observe, et il n’est qu’observateur. Le locuteur russe (qui dit ici) se déplace en même temps que son personnage, participe au mouvement, est, d’une certaine façon, acteur de la scène.”

On pourrait expliquer l’implicite du français par le fait d’une capacité d’abstraction plus grande, le contexte étant suffisamment clair pour donner à comprendre la succession chronologique de divers mouvements sous-entendus.”

Jacques entra dans le café, avisa une table libre à l’écart, et commanda une bière.

=

Zak vosël v kafe, primetil svobodnyj stolik v storone, sel i zakazal pivo

=

Jacques entra dans le café, avisa une table libre à l’écart, s’assit et commanda une bière.

Là oú le locuteur français, du seul fait du cheminement de la logique interne de l’énoncé, distingue sans ambiguïté les divers personnages, tous nommés <il>, le russe ne reconnait pour <il> (on) que la personne qui était déjà le sujet de la proposition précédente, et si la personne, sujet de la nouvelle proposition, est autre, doit impérativement la nommer, ou recourir au démonstratif tot qui désigne la personne ou l’objet éloigné, par opposition à étot réservé à l’objet de la personne proche.”

nous avions la triste impression de lire un autre livre qui parlait la même chose, mais ne disait rien.”

il n’y a qu’un pas entre l’abattoir, skotobojnja, et bojnja, la tuerie, la boucherie, la guerre.”

En effet, on peut constater dans l’usage russe une tendance marquée à préciser ce que le français se contentait de suggérer, et, sur un certain nombre de points, la langue dispose d’une série de moyens techniques pour le faire, moyens que le français, soit ne possède pas, soit répugne à utiliser”

En français, le contexte éclaire la mimique, donne leur signification aux gestes, alors qu’en russe ce sont les gestes qui contribuent à créer le contexte.”

Ainsi l’expression zadrav nos, littéralement <le nez en l’air> marque, en russe, l’attitude hautaine, l’air conquérant de celui qui est trop content de soi, et non, comme en français, une certaine insouciance, un manque évident d’attention.”

Cabeça na lua, nariz empinado, olhando sempre pra baixo, boca tesa, ouvido surdo concentrado, pêlos eriçados, cabelo sem viço, derrubado.

O russo precisa incluir muitos travessões num diálogo, certo, Dosto?

…dit ma mère, répliqua vivement mon père, précisa tante Rose, dit, dubitatif, mon pére, etc. Bien entendu, tous ces verbes auraient été possibles dans le texte français, mais telle ne semble pas être la tendance de la langue.”

Le verbe de parole en fraçais répond essentiellement à la question: qui parle? Le russe va, souvent, plus loin: qui parle, et comment?

c’est la vi(ll)e désertes amis

Trechos de Françoise Flamant, “Pour en venir au texte lui-même”, in: La traduction: problèmes théoriques et pratiques

O artigo de Pierre Baccheretti Traduire ou interpréter, que se funda sobre uma prática assídua da tradução, incita com naturalidade todo tradutor a refletir sobre sua própria prática. Constatamos imediatamente que os tradutores, que se comprazem, em geral, em debater e confrontar pares, repugnam, o mais das vezes, comunicar suas experiências por escrito. Esta repugnância – ou essa negligência – (que o próprio P. Baccheretti decerto não reprova em alguns contextos) não seria reveladora da inquietude que acompanha o tradutor incontinenti ao longo da elaboração de seu texto, e desse resíduo de insatisfação que persiste nele ao contemplar o resultado de seu trabalho? Angústia e insatisfação que não são sanadas pela leitura de nenhuma obra teórica sobre tradução. Com efeito, a atividade do tradutor não se caracteriza como uma posta em prática de teorias e princípios, quaisquer que sejam, estabelecidos pelo tradutor mesmo ou consagrados muito antes dele – se caracteriza, sim, como uma tensão irredutível entre dois pólos: duma parte a convicção de que a estrangeiridade dum texto compõe um de seus atributos primordiais; doutra, a necessidade imperiosa de comunicar essa estrangeiridade, i.e., esse algo insólito e inefável, convertendo-o nalgo familiar para o receptor, e, afinal, redigido na língua natal deste último! A tradução se realiza num vaivém permanente entre estes 2 pólos, percorrendo uma infinidade de escolhas, uma mais insatisfatória que a outra, caso fossem examinadas em separado, mas que tendem a se equilibrar, se compensar, consideradas como um todo mais que a soma das partes.”

O tradutor moderno perdeu a tranqüila confiança de seus predecessores franceses do século passado, intimamente convencidos da supremacia de sua própria língua vernacular e de sua civilização. (…) Viardot alcançava o denominador comum (do gosto francês) entre a prosa de um Cervantes e a de um Turgueniev.”

<tradutor de Arte> (é assim que os russos denominam o <tradutor literário>)”

Veja-se o exemplo da palavra muzik, transcrita geralmente como moujik em francês (definição: <camponês russo>). Em sua obra Tolstoï et Dostoïevski (1901), o escritor e filósofo Mérejkovski consagra um capítulo à religião de Dostoïevski, para a qual duas palavras diferentes conotam o <camponês> a depender da situação: muzik ou krest’janin. Mérejkovski defende a idéia de que o apego de Dostoïevski a um cristianismo do terror que ele associa intimamente ao camponês russo (o krest’janin) teve sua origem num episódio da infância do escritor, contado aliás por ele próprio: aterrorizado pelo uivo dum lobo, Dostoïevski-criança sai correndo e se joga nos braços fortes e protetores do camponês (muzik) Maréï, que trabalha nos campos das proximidades de sua casa, o que o conforta e o alivia de sua crise. O sentido do <texto em si mesmo> indica aqui, ao tradutor, que deve se servir da palavra moujik toda vez que fizer referência ao <moujik Maréï>, e da palavra paysan [a tradução literal, i.e., camponês, o pobre, o povo, e não mujique, dicionarizada em português, inclusive] sempre que a questão for traduzir krest’janin. A palavra muzik, formação diminutiva pela qual se auto-designava o camponês-servo na sociedade feudal russa, é a que Dostoïevski aplica em seu relato da lembrança de infância. Ao conservar a denominação, o tradutor permite ao leitor francês identificar a citação – tão rapidamente quanto o próprio leitor russo. Ao traduzir o camponês médio ou o camponês em geral pela outra palavra, krest’janin, distingue-se, na prática, o evento-concreto fundador (de feição particular, historicamente datado, de caráter patriarcal, a relação, em suma, do <jovem mestre> com um de seus servos) do conceito universal ressignificado ulteriormente na visão teológica de Dostoïevski que gira em torno do arquétipo do camponês (o krest’janin).

A mesma palavra no plural, Muziki, é o título de uma longa novela de Tchékhov datada de 1897, cujo enredo se passa no mesmo ano. A tradução de um título é sempre perigosa: sua formulação geralmente lacônica (o mais lacônica possível, aliás) tem como meta representar, ou ao menos sugerir, a idéia primordial contida na obra. Mas, ao mesmo tempo, um título deve ser chamativo, despertar a vontade de ler. Daí que não nos pareça recomendável traduzir a obra como Les moujiks: a estranheza da palavra – estranheza que, em si mesma, não impede a palavra de ser utilizada, e até pode ser um critério para preferi-la, como já indicamos – não ajuda em tornar o título atrativo para o potencial leitor de ficção (muito embora o caráter de estranho possa ser sempre atrativo para aficionados em relatos de viagens, por exemplo). E, ademais, a palavra muziki passa longe de ser neutra, uma vez que designa os camponeses russos do fim do séc. XIX aproximadamente 40 anos após a abolição da servidão. Em que pese esse período coincidir com a infância de Dostoïevski, não podemos assinalá-la como bom sinônimo de krest’jane. Na verdade quem não lê a novela obviamente não pode entender o sentido do título Muziki: a estória da decadência inelutável duma família camponesa e de toda uma vila, em meio a uma sociedade que não libertou os camponeses senão para abandoná-los a eles mesmos, figuras ontologicamente irresponsáveis pela própria existência. Sendo assim, Muziki aqui é um misto de termo carregado de compaixão com leve depreciação ou crítica nuançada. Agora, em nosso tempo, essa palavra, ainda empregada, se tornou muito mais – abertamente – pejorativa. Quanto à melhor sugestão de tradução, seria Paysans, sem artigo, preferível a Les Paysans, que vem a ser a escolha mais freqüente.”

a neutralidade estilística está para o texto como o silêncio está para a peça musical e o plano de fundo para a pintura.”

* * *

L’autre forme de l’interprétation de conférence est l’interprétation simultanée, introduite dans la pratique professionnelle à partir du procès de Nuremberg: l’interprète est isolé dans une cabine vitrée qui lui permet de voir les participants. Il reçoit le son grâce à des écouteurs et traduit ainsi dans un micro les propos entendus, non pas simultanément, mais avec un léger décalage dont la durée varie en fonction de la nature du discours. C’est à Marianne Lederer (op. cit.), ancienne directrice de l’EST, que la traductologie doit l’ouvrage majeur sur l’interprétation simultanée: La traduction simultanée, expérience et théorie, paru en 1981. Les recherches de Seleskovitch se poursuivent par toute una série d’articles qui élargissent peu à peu le champ de son étude de l’interprétation à la traduction en général. Le texte qui suit retrace le cheminement de son analyse et ses notions clés”

Trechos de Colette Laplace, Théorie du langage et théorie de la traduction

on pense mieux en parlant qu’au stade de la pensée non formulée. Toute parole est donc en même temps expression de la pensée et génératrice de pensée.” Selesk.

Selon l’interprète, la langue signale par le pluriel même auquel elle se prête (les langues), qu’elle a un caractère instrumental” “L’impression retirée de la lecture de L’interprète dans les conférences internationales se trouve immédiatement confirmée: en 20 ans de recherche, Seleskovitch ne s’est jamais lancée dans une étude analytique de la langue, elle s’est toujours tenue volontairement à l’écart des grands courants de la linguistique contemporaine, distributionnalisme bloomfieldien, strucuturalisme saussurien, glossématique de Hjelmslev, fonctionnalisme d’un Jakobson ou d’un Martinet, etc.” “Quel musicologue se contenterait d’étudier le bois dont est fait un stradivarius pour s’expliquer une musique? Ainsi les recherches d’un Chomsky sur la structure profonde ne sauraient trouver grâce à ses yeux, car elles ne permettent pas de <sortir de la langue>.”

Les idées doivent se couler dans les catégories que leur impose la langue, mais elles ne se confondent pas plus avec ces catégories qu’elles ne se confondent avec la langue.

Toute conception de la langue de Seleskovitch est dans cette phrase et ses différentes publications fourmillent d’illustrations de cette thèse.”

O KEYHOLE PRINCIPLE DE SELESK.: “un Anglais et un Français ont certainement la même représentation mentale, le même concept, d’un trou de serrure [buraco de fechadura, ‘lock-hole’], pourtant l’un utilise le terme <trou de serrure> et l’autre celui de <keyhole> (trou pour la clef).”

L’anglais dit outlet, le français dit prise (de courant)” Uma queima de estoque ligada no 220V!

a língua não diz, ela permite dizer”

Le vouloir-dire est la cause du discours, le sens en est la finalité.”

Dans les conférences internationales, les orateurs se succèdent, abordant des sujets politiques, écnonomiques, techniques ou scientifiques, que leurs auditeurs, délégués de même langue ou interprètes, sont supposés comprendre à la vitesse du débit oral, sans jamais disposer de la possibilité d’opérer un retour en arrière, alors que le lecteur a, lui, toujours loisir de le faire. C’est donc la situation idéale pour observer le jeu des mécanismes de compréhension, sans que rien ne le fausse.”

Il est certes plus difficile de dégager le sens d’un poème d’Hölderlin ou de René Char que d’un discours de Margaret Thatcher, et le travail d’exégèse n’est sans doute pas encore achevé mais il n’en reste pas moins que ce sens a une entité objective.”

The chickens are ready to eat! est ambiguë car nul ne peut opter à partir de la seule signification de la phrase: Les poulets sont cuits à point ou plutôt pour on peut maintenant donner à manger aux poulets.”

Nul besoin d’aller chercher des mots comme Gemüt et Schadenfreude pour affirmer que certains mots sont intraduisibles.”

on conserve le mot étranger come on l’a fait pour l’isba des romans russes ou pour le software des ensembles électroniques ou bien l’on crée un mot nouveau comme on l’a fait pour cybernétique, ou une acception nouvelle comme satellite qui a vite perdu son épithète d’artificiel.”

Bread pour l’Américain c’est une matière spongieuse, coupée en tranches et enveloppée de cellophane; pour le Français, le pain c’est une longue baguette croustillante et dorée” “nous serions tentée de demander si le soleil est bien la même chose pour un esquimo qui, pendant une partie de l’année seulement voit un astre pâle décrire une courbe molle au-dessus de l’horizon en difusant de la lumière 24 heures sur 24 et pour un Africain, qui identifie le soleil à une pluie de feu qui tombe du ciel et contre laquelle il convient de se protéger.”

«Ainsi les chiffres qui sont traduisibles par excellence puisqu’il y a une parfaite correspondance entre le référent et les signifiés des différentes langues, peuvent dans certaines circonstances devenir contextuels. Seleskovitch cite l’exemple des <15 jours> en français qui se traduisent par <14 Tage> en allemand. On pourrait également citer la signification attachée au chiffre 13 dans certains pays occidentaux (signification de malheur) qui se traduirait dans certains pays asiatiques par le chiffre 4.»

«Pour nous en convaincre, il suffit d’ouvrir le dictionnaire bilingue au hasard. Voici ce que propose le dictionnaire bilingue français-allemand de Sachs et Villatte: Kern: noyau, pépin, amande, coeur, puis des expressions diverses telles que der Kern der Sache: le vif do sujet; des Pudels Kern: le fin mot de l’affaire. Nous constatons que le terme allemand a un champ sémantique très large, plus large serait-on tenté de dire que celui de ces correspondants français. Mais est-ce bien vrai? Vérifions maintenant les équivalents proposés pour l’un des termes français. Coeur: Herz, Gefühl, Gemüt, Mut, etc. et d’innonbrables expressions: par coeur: auswendig; loin des yeux, loin du coeur: aus den Augen aus dem Sinn; faire à contre coeur: widerwillig machen; coeur d’un arbre: Kern, etc. Nous constatons que le champ sémantique du terme français est lui aussi très vaste, mais qu’il n’est nullement superposable au champ sémantique du terme allemand.»

Can you give me a lift? : Tu es en voiture? / Tu peux me déposer quelque part? / Vous êtes motorisé?

Trechos de Philippe Forget, Il faut bien traduire

«ces représentantes du vouloir-dire, de la parole vivante, de la conscience maîtresse du sens sont ici en train de pratiquer le spiritisme: elles convoquent le sens, donc l‘esprit, le font apparaître en dehors de sa forme matérielle pour, identifique à lui-même (insensible aux contextes, donc) le rematérialiser ensuite!»

* * *

ELEMENTOS CULTURAIS, CONOTAÇÃO, ESTILÍSTICA

Trechos de Ladmiral (op. cit.)

«D’un point de vue historique, le concept de connotation a été remis à l’honneur par la linguistique américaine, dans le sillage de Bloomfield, avant d’être repris ensuite et thématisé surtout par les linguistes européens (cf. Mounin, 1963). Au-delà de l’héritage bloomfieldien, c’est donc essentiellement à l’apport de linguistes européens comme Martinet, Mounin, Guiraud, Lyons, Hjelmslev, voire Barthes… que nous serons conduit à faire réferérence.»

«On trouve le mot déjà chez Littré, qui consacre à la notion 3 entrées dans son dictionnaire – où connotation est définie comme ‘l’idée particulière que comporte un terme abstrait à côté du sens général’, où connoter signifie ‘faire une connotation, c’est-à-dire, indiquer, en même temps que l’idée principale, une idée secondaire qui s’y rattache’, et où connotatif a aussi une adresse qui luit est propre.»

* * *

O CROATA APRESENTA INCRÍVEIS PARALELOS COM O PORTUGUÊS!

«C’est ici que se situe la grande majorité des cas. Notons que ces termes relèvent souvent de sphères où le français faisait jadis figure de langue de communication internationale: les lettres et les arts: esej, rezime, portret, revija, feljton, vodvilj, gvas; la politique: portfelj, revans, alijansa; les sciences et techniques: emalj, rezervoar, freza; la médecine: celulit; les finances: financije, akreditirati, garancija; l’art militaire: kampanja, bajuneta; la mode: dekolte, drapirati; l’art culinaire: blansirati, rulada, desert, fondan, frikase, et puis le savoureux frape, qu’en bon français nous préférons appeler milk-shake.

(…) interpolacija [interpolação] (…) bizuterija – désignant uniquement les bijoux de pacotille; frizura – la coiffure en général [cabelo frisado]; bombonijera – désignant une boîte de bonbons ou bien une confiserie [confeito]); soit avec una acception très pointue du mot source (apartman – qui le plus souvent désigne un logement locatif dans un lieu de villégiature); soit, et c’est beaucoup plus rare, avec une notion plus large que dans la langue d’origine (goblen, à partir de Gobelins, aboutit à l’idée de tapisserie en général).»

«avantura, butik, degutantan, dekadansa, impozantan»

TRADUZIR POESIA

Trechos de Inês Oseki-Dépré, Théories et pratiques de la traduction littéraire

«‘La Traduction-Allusion se propose seulement d’ébranler l’imagination du lecteur qui n’aura qu’à achever l’esquisse.’ Ainsi, selon Etkind, ‘n’est-il pas rare de voir les traducteurs ne faire rimer que les 4 ou les 8 premiers vers comme dans l’original, comme pour orienter l’esprit du lecteur dans la bonne direction’»

«recréer un poème dans son indivisible unité, dans sa totalité est un miracle qui ne serait accessible qu’à un poète.»

O que aconteceria se se esperasse de uma tradução poética que atendesse à lei formal das traduções, que é serem mais longas que o original?

« les Allemands et les Russes ont admirablement traduit dans leurs langues Homère, Eschyle, Sapho, Alcée, Virgile, Catulle, Horace, Juvénal. Il y a, entre la versification russe, tonique, et la versification polonaise, syllabique, une différence de principe fondamentale: elle n’a pas empêché Julian Tuwim de faire une excellente tradution d’Eugéne Onéguine de Pouchkine, ni Severin Pollack de recréer, de manière trèssatisfaisante, la poésie d’Anna Akmatova, de Maldelstam, de Tsvetaieva, de Pasternak.

De leur côté, la différence entre le système syllabique et le système tonique n’a pas empêché les poètes russes de traduire André Chénier, Évariste Parny (Pouchhine[?]), Auguste Barbier (Benediktov, Antokolski), Baudelaire, Verlaine, Rimbaud. »

«Le vers classique croule sous le poids des connotations livresques: impossible d’écrire une ligne, et encore moins une phrase, sans qu’aussitôt se présentent à l’esprit de longues séries de réminiscences scolaires, de citations et de commentaires transmis de génération en génération. Cet héritage s’est accumulé pendant plus de 4 siècles: on est fatigué par tant de liens culturels, la réalité vivante en est occultée. Libérer la vie des alluvions culturelles qui la recouvrent, telle est l’aspiration essentielle du vers libre. Paul Valéry, qui y avait tenu sa part, évoque ce refus total de l’ancienne tradition classique à partir des années 1890.»

* * *

INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

BALLARD, Michel. Qu’est-ce que la traductologie?, 2006.

BENJAMIN, Walter. La tâche du traducteur in: Oeuvres I.

ECO, Umberto. Dire presque la même chose.

LADMIRAL, Théorèmes pour la traduction.

TYTLER, op. cit.

GRAMÁTICA DE LA LENGUA ALEMANA (seleção de tópicos) – Andreu Castell

.

.

.

2.14. OS VERBOS HABEN, SEIN E WERDEN

2.14.1. HABEN

a) sem “nur” e sentenças afirmativas (+):

HABEN+ZU = obrigação = MÜSSEN

b) com “nur” (sentenças afirmativas (+) + sentenças negativas (-):

HABEN+ZU = obrigação/exortação/proibição = MÜSSEN/DÜRFEN

Ex1: Du hast nur zu unterschreiben / Du musst nur unterschreiben / Du brauchst nur zu unterschreiben todas querem dizer a mesma coisa: O Diabo termina de convencer o pecador: “Só tem que assinar aqui e fechamos o negócio d’alma!”

Ex2: Ich habe es nicht zu entscheiden

(eu não tenho que decidi-lo)

Ex3: Du hast es niemandem zu erzählen

(deves guardar segredo)

2.14.2. SEIN

A mesma função (com zu) de OBRIGAÇÃO, porém sempre no passivo (verbo que auxilia no PARTICÍPIO).

Ex: Der Brief ist sofort abzuschicken. / Der Brief muss sofort abgeschickt werden.

(segundo caso – suprime o zu do Trembar mas agrega 1 verbo:

1ª expressão – sein no presente do indicativo + passivo com zu “interposto”;

2ª expressão – muss no presente do indicativo + passivo com sein no infinitivo (futuro).

(outros exemplos na p. 182 do PDF)

2.14.3. WERDEN P.D.

Ex: Er ist sehr nervös geworden. / Er ist von allen gelobt worden.

(A partícula –worden perde o ge- quando o outro verbo da frase assume a voz passiva.)

Er will Arzt werden. (quer tornar-se)

Er wird nicht alt werden. (não tornar-se-á)

Jahre danach wurde er Minister. (tornou-se)

Er ist sehr reich geworden.

Ich werde alt. (estou ficando velho)

Bald wird es Tag. (logo tornar-se-á/será dia)

Er ist sehr wütend geworden. (ficou ‘p’ da vida)

Als er krank wurde,… (quando se pôs enfermo; ao ficar doente…)

Bist du verrückt geworden? (tu ficaste louco?)

Mit der Zeit wurde Hitler zum wichtigsten Mann der Partei.

Ich werde sehr schnell müde.

Als sie wach wurde… (Quando despertou, ela…)

Er wird es wohl gekauft haben. (É provável que o tenha comprado)

2.16. VERBOS DE MODALIDADE

Subcategoria dos “verbos modais” que exige sempre o zu.

Verbos de modalidade mais usuais:

drohen (ameaçar)

pflegen (costumar/soer|cuidar)

scheinen (parecer/brilhar)

vermögen (conseguir/lograr/obter êxito)

versprechen (prometer)

verstehen (saber/compreender)

wissen (saber/ser capaz de)

Todos os verbos de preto possuem autonomia (são verbos em si, e a semântica é alterada quando não são apenas verbos de modalidade). O mesmo não se diz do verbo assinalado, pois ele é culto/está em desuso.

Ex:

Das Projekt droht ein Misserfolg zu werden.

(O projeto ameaça/promete ser um fracasso. / O projeto tem tudo pra dar errado.)

Die Brücke drohte einzustürzen.

(A ponte ameaçava ceder. / A ponte parecia que ia cair a qualquer momento…)

Vê-se que o significado do verbo de modalidade listado acima é bem alegórico, ou seja, não precisa estar verificado numa tradução.

USO CLÁSSICO: Sie drohten mir, mich zu entlassen.

(Ameaçaram me despedir.) Neste caso as duas “versões” do verbo são relativamente próximas.

Er pflegt zu Hause zu essen. (Costuma comer em casa.)

Sie pflegten Karten zu spielen. (De hábito, jogavam as cartas.)

USO CLÁSSICO: Er pflegte sie sehr liebevoll. (Cuidava dela mui ternamente.)

Er scheint daran interessiert zu sein.

(Me parece que ele está bastante interessado. / Tudo indica que o interesse dele é grande.)

Er schien alle zu kennen. (Parece que ele conhece todo mundo. / Me dá a impressão de que…)

Das scheint einfach zu sein. / Das sieht einfach aus. (Parece bem fácil.)

USO CLÁSSICO: Heute scheint die Sonne. (Hoje o sol brilha.)

Wer vermag das zu verstehen? (Quem entenderia [sobressairia em entender] algo assim?)

Er vermochte es nicht zu verstehen. (Ele não conseguia entender de jeito nenhum.)

Er hat uns nicht zu überzeugen vermocht. (Não conseguiu nos convencer)

(Sem USO CLÁSSICO.)

Das Buch verspricht ein Bestseller zu werden.

(Esse livro promete ser um best-seller.)

Schon als Kind versprach er es weit zu bringen.

(Desde criança demonstrava um enorme potencial.)

USO CLÁSSICO:

Er versprach, uns zu helfen. (Ele prometeu nos ajudar)

Er versteht (es,) die Sachen einfach und klar zu erklären. (É capaz de explicar [explicá-lo] de forma simples e clara)

(quando o verbo principal da oração é usado no infinitivo, a vírgula é obrigatória, se o objeto não for omitido)

Mais exemplos para deixar klar:

Er hat die Sachen einfach und klar zu erklären verstanden. (Soube explicar tranquilamente/sem problemas.)

Er hat es verstanden, die Sachen einfach und klar zu erklären. (Soube explicar [VÍRGULA][AS COISAS] de forma um tanto quanto clara.)

(Quando o complemento do verbo é “pesado” no sentido da frase, a vírgula também é compulsória (difícil de transmitir a noção sem recorrer a exemplos:)

Er verstand es trotzdem, sie zu überzeugen. (Apesar de tudo, soube convencê-los.)

Er verstand es nicht, uns zu überzeugen. (Infelizmente, ao cabo, não pôde convencer-nos.)

USO CLÁSSICO: Hast du die Erklärung verstanden? (Por acaso você entendeu a explicação?)

Er weiss die Leute zu überzeugen. (funcionamento idêntico ao verbo anterior)

Er hatte sie nicht zu überzeugen gewusst.

USO CLÁSSICO: Ich weiss, wie man es macht. (Eu sei fazer como deve ser feito – atenção com a vírgula!)

2.17. OS VERBOS HÖREN, SEHEN E LASSEN

Ich liess ihn kommen.

Verbos que não tem forma particípia se acompanhados de infinitivo:

Ich habe ihn singen hören.

Wir hatten ihn kommen sehen.

Ich habe ihn sofort rufen lassen.

Sie hatten ihn gehen heissen. (Ela o mandou ir, Ela mandou-lhe que fosse)

Situações outras:

Ich habe ihn gehört/gesehen.

Ich habe die Koffer zu Hause gelassen.

Damals hat er anders geheissen.

2.17.1. A POLISSEMIA DO VERBO “LASSEN”

deixar, to lay

Lass den Mantel im Schrank.

Wo hast du die Schlüssel gelassen?

deixar, to leave

Lass mich nicht allein.

let in/out, deixar passar -dentro/fora- (Como seria aquele famoso ditado liberal em Alemão? Pelo visto, deixaram como estrangerismo!)

Warum hast du Fremde ins Haus gelassen?

Er liess mich nicht hinaus.

permitir

fazer (com que) – fez o técnico vir; fez com que o técnico viesse

tenho que fazer uns reparos

Ich liess den Techniker die alte Schreibmaschine reparieren.

Nestes casos de frases mais complexas com 2 objetos (o técnico e a velha máquina de escrever, etc.), o acusativo (pessoa/coisa) será objetificado pela partícula von a depender da ordem frasal, obrigatória ou facultativamente conforme a relação:

(1) Ich werde meinen Bruder die Koffer meines Freundes zum Bahnof bringen lassen.

Farei meu irmão levar as malas de meu amigo à estação.

(2) Ich werde die Koffer meines Freundes von meinem Bruder zum Bahnhof bringen lassen.

Farei com que meu irmão leve as malas de meu amigo à estação.

(3) Ich werde meinen Freund von meinem Bruder zum Bahnhof bringen lassen.

Farei meu irmão levar meu amigo.

Nótese que cuando la perífrasis española hacer + infinitivo expresa una acción que no depende de la voluntad del sujeto, no cabe utilizar lassen, sino que debe acudirse al verbo machen (hacer). A diferencia del primero, éste forma el Perfekt con el participio II:

Er wollte uns glauben machen, dass er es nicht gewesen sei.

Nos quería hacer creer que no había sido él.

Das hat mich lachen gemacht.

Esto me ha hecho reír. (bom, se esse ato é ou não voluntário, daria toda uma tese metafísica…)

Das lässt sich machen. = Das kann gemacht werden.

Isso pode(-) se fazer.

b.4) En cuanto al uso de lassen como alternativa al imperativo en exhortaciones directas, véase 2.6.2.

2.18. COMPARAÇÕES E PRINCIPAIS DIFICULDADES

2.18.1. DEZ CASOS LISTADOS DE EQUIVALÊNCIAS AO GERÚNDIO LATINO

a) PARTIZIP I

regra de utilização: para ações simultâneas

Er ging pfeifend über dis Strasse.

Cruzó la calle silbando.

Der Mann kam lachend zu uns.

El hombre vino riendo hacia nosotros.

b) PRÄSENS

regra de utilização: imediaticidade (auxiliar gerade) – equivale ao estar+gerúndio do português: estou lendo; está caminhando, etc.

Ich lese gerade ein Buch.

Estoy leyendo un libro.

c) PRÄTERITUM

Ich habe zwei Stunden lang auf dich gewartet.

Estive te esperando por duas horas!

(casos de demarcações temporais pontuais aceitam o gerade🙂

Wir haben gerade Karten gespielt. / Wir spielten gerade Karten.

(Era então que) jogávamos/estávamos jogando/a jogar cartas.

Wir hatten gerade mit Peter gesprochen.

Acabamos de falar com o Pedro!

Estávamos justamente falando com o Pedro (ainda agora)!

d) AÇÕES NÃO-CONCLUÍDAS (COM DABEI)

Wir sind/waren (gerade)(*) dabei, die Koffer zu packen.

Estávamos fazendo as malas…

(*) a partícula gerade é facultativa.

e) PARTÍCULAS WEITER E (IMMER) NOCH (QUALQUER TEMPO VERBAL)

Sprich weiter!

Continue falando!

Trotz des Regens spielten wir weiter.

Em que pese a chuva, continuávamos jogando.

Es regnet (immer) noch.

Continua chovendo. / Chove ainda.

Sie diskutierten (immer) noch, als ich ging.

Quando eu parti, ainda estavam discutindo. / Até eu ir embora não havia(m) acabado a discussão.

f) ADVÉRBIOS DE VELOCIDADE DA AÇÃO

Mein Vater wird lagnsam älter.

Meu pai envelhece cada vez mais / vai envelhecendo mais e mais.

Die Zahl der Arbeitslosen nimmt allmählich zu.

A taxa de desemprego não pára de subir. / O número de desempregados segue aumentando.

g) VIR + ___NDO & JÁ

Das mache ich schon seit Jahren so.

(Já) Faz anos que venho fazendo isso.

Er arbeitete schon vier Jahre lang in dem selben Betrieb.

Já vinha trabalhando há 4 anos na mesma firma.

h) IDEM (VER 12.2.3.)

Sie können die Maschine in Gang setzen, in dem Sie diesen Hebel betätigen.

Pode-se colocar a máquina para funcionar movendo/ao mover esta alavanca.

i) ORAÇÕES SUBORDINADAS (via de regra COM AUXÍLIO DAS PREPOSIÇÕES)

Da wir nicht das wartete Ziel erreicht haben, müssen wir wieder von vor ne anfangen.

Sem que obtivéssemos o (resultado) que desejávamos / Não obtendo/tendo obtido aquilo q…, só nos resta voltar ao começo/recomeçar.

Já que não deu certo…

Wenn du soviel isst, wirst du krank.

Se você ficar comendo assim, logo, logo ficará doente.

Obwohl er wusste, dass der Zug mit Verspätung kam, wartete er nicht auf uns.

Mesmo sabendo/Embora soubesse que o trem atrasaria, não nos esperou.

Ich habe mir das Bein gebrochen, als ich versuchte, über die Mauer zu springen.

Quando tentava pular o muro, quebrei a perna.

caso especial: Ich habe mich beim Rasieren geschnitten.

Me cortei fazendo/enquanto fazia a barba.

j) CASOS AVANÇADOS (PARTIZIP I&II)

In Barcelona angekommen, rief er sofort seine Eltern an.

Logo que chegou/Havendo chegado em Barcelona, ligou para seus pais.

2.18.2. QUANDO NO ALEMÃO SE EVITA O INFINITIVO (E DEVIDAS EXCEÇÕES)

a) O infinitivo como complemento frasal é bastante restrito em Alemão, sendo caso excepcional nos seguintes contextos: comparação; seqüência lógica; finalidade; restrição; vicariedade…

zB:

…als…zu…

(an)sttat…zu

ausser um…zu

ausser…zu

ohne…zu

um…zu

Er hat sich beim Spülen geschnitten. / Cortou-se lavando a louça. / ao lavar a…

Agora, exemplos de frases que encontram outras soluções no Alemão:

1. Sie bestraften mich, weil ich unpünktlich gewesen war. : Me castigaram por ter sido impontual. (…porque eu me atrasei./porque eu dei mole.)

2. Wenn das stimmt, wird er Probleme haben. : Sendo certo isso daí (esp: De ser cierto eso), haverá problema. / Se isso se confirma…

3. Obwohl er viel Geld hatte, fühlte er sich unglücklich. : Apesar de ter muito dinheiro, se sentia desgraçado. / Embora tivesse bastante grana, sentia-se infeliz.

4. Als ihr Vater starb, mussten sie das Haus verkaufen. : Al morir su padre, tuvieron que vender la casa.

5. Nachdem wir die Kinder zu ihren Grosseltern gebracht hatten, gingen wir ins Kino. : Después de llevar a los niños con (a?)(chez) sus abuelos, fuimos al cine.

6. Gleich nachdem sie gegessen hatten, begannen sie den Aufstieg. : Nada más haber comido, emprendieron la subida. : Mal haviam comido, mal acabaram de comer…

ESTRUTURAS USUAIS DO INFINITIVO EM ALEMÃO

b.1) acabar, vir de + inf

= Perkect mit gerade

(mais-que-perfeito, idéia de exatidão)

zB:

Ich habe gerade Klaus gesehen. : Acabo de ver o Klaus.

Ich hatte gerade die Koffer ausgepackt. : Justo no instante em que acabava (tinha acabado) de desfazer as malas.

b.2) ir + inf

= Futur I oder Präsens

(presente com idéia de futuro ou futuro do pretérito)

zB:

Wir sprechen morgen darüber. : Vamos falar sobre isso amanhã.

Ich werde mir einen Wagen kaufen. : Comprar-me-ei um carrinho!

b.3) começar, pôr-se a + inf

= Präteritum

(passado imediato com complemento)

zB:

Es hat angefangen zu regnen. : Começou a chover.

Dann began er zu schreien. : Pôs-se, então, a gritar.

b.4) soer, costumar + inf

= Präsens/Präteritum (pflegen)

(idéia de hábito)

zB:

Er flegt spazieren zu gehen. : Sói passear.

Er ist (für) gewöhnlich netter. : Ele costuma ser mais acessível.

Der Bus hatte meistens Verspätung. : O mais das vezes o ônibus chegava atrasado.

b.5) verbo + wieder/nochmal/… + inf

= Alles Zeites

(repetição)

zB:

Hast du ihn wieder gesehen? : Voltaste a vê-lo?

Als ich ihn wieder sah,… : Quando nos reencontramos (Ao nos reencontrarmos…)

Ich muss wieder anrufen. : Tenho que ligar outra vez.

2.18.3. QUESTÕES RESIDUAIS

2.18.3.1. ENTRAR, SAIR, DESCER, SUBIR…

a) entrar|sair ir|vir + preposições espaciais (trenbare)

zB:

Geh hinein/hinaus.

Komm herein/heraus.

Willst du nicht hereinkommen?

OBS: “Sin embargo, debe tenerse en cuenta que cuando es el propio hablante quien se dirige hacia donde está su interlocutor, para comunicárselo no utiliza, como se haría en español, gehen (ir), sino kommen (venir).” Como se fôramos nos expressar assim: Calma! Já estou vindo!

Ich komme sofort. / Voy en seguida.

Politesse (entrando na casa de alguém):

Darf ich hin einkommen? / Posso entrar?

b) descer|subir

Para a maioria dos casos o Alemão usa steigen com a ajuda de preposições de prefixo.

zB:

Steig ein! Ich fahr dich nach Hause.

Steig aus dem Wagen/vom Fahrrad!

Steig in den Wagen/aufs Fahrrad!

2.18.3.2. SCHMECKEN, MÖGEN E DERIVADOS

Nótese que schmecken funciona sintácticamente como gustar, siendo su sujeto la cosa que gusta y su complemento dativo la persona, mientras que con mögen, la persona se convierte en sujeto y la cosa, que aparece sin determinante, en complemento acusativo.”

zB:

Schmeckt (dir) das Fleisch? = Magst du Fleisch? = Isst du gern Fleisch?

Objetos “iningeríveis”:

Gefällt dir die Musik?

Magst du Musik? : Você gostou DA música?; e não “você gosta de música”

Hörst du gern klassische Musik?

Liest du gern Krimis?

2.18.3.3. HAVER & TER

Cuando el complemento directo de hay lo constituyen objetos de ubicación fija y el enunciado contiene un complemento circunstancial de lugar, cabe, según la situación concreta, la posibilidad de utilizar es gibt o ist/sind. Esta segunda se utiliza sistemáticamente cuando el objeto se halla en el campo visual del hablante y preferentemente cuando la localización es muy concreta. En caso contrario se suele optar mayormente por la primera [es gibt: teor mais ‘filosófico’]” “Cuando el complemento directo de hay lo constituyen seres animados, cabe el uso de ambas formas. Se utiliza es gibt para expresar que se encuentran habitualmente en el lugar indicado (…) Un enunciado como <Am Banhof ist ein Mann, der Vögel verkauft.> significaría que el hombre en cuestión se halla efectivamente allí en ese momento, lo cual no comporta que su presencia sea habitual. El mismo enunciado con es gibt, en cambio, implica que el hombre suele estar allí.”

Distâncias espaciais exigem o sein. zB:

Wie weit ist es bis zum Zoo?

Von Bonn nach Köln sind es 30km.

2.18.3.4. AFINAL: MÜSSEN, SOLLEN OU DÜRFEN? (+ KÖNNEN)

A) müssen: é necessário, é inevitável

Alle Menschen müssen sterben.

Ich muss gehen, sonst verpasse den Zug.

Du must Schokolade esse, wenn du zunehmen willst. (dúbio?) – não vejo por que esse sentido de necessidade impreterível seria tão objetivo quanto os acima (que são fisicamente certos – claro, a menos que o trem atrase, p.ex.)

NEGAÇÃO DO MÜSSEN:

Du musst keine Schokolade essen, wenn du nich willst. [?]

Der Tisch muss nicht sehr breit [larga] sein.

b) “Mientras que el propio emisor de la prohibición acude preferentemente a dürfen, al referirla una persona distinta puede utilizar indistintamente dürfen y sollen.”

Sie dürfen keine Schokolade essen, wenn Sie abnehmen wollen. [??]

Gramático é o pior filósofo que existe.

Der Tisch darf nicht sehr breit sein.

Der Arzt sagt, ich darf/soll keine Schokolade essen. [agora faz um pouco mais de sentido…] (sonst du sterben willst!)

Der Chef sagt, der Tisch darf/sol nicht zu breit [demasiado ampla] sein.

c) “Obrigação pessoal” e “imposição” (sinceramente nunca entenderei essa matéria)

Ich soll morgen nach Paris (me mandaram ir a Paris)

Ich muss morgen nach Paris (eu tenho que ir a Paris, estou me obrigando a isso)

d) KÖNNEN/DÜRFEN (volição e probabilidade / permissão legal)

Hier kann man nicht parken. Die Strasse ist zu eng. / Não DÁ para estacionar. A rua é muito estreita.

Hier darf man nicht parken. Es ist verboten. / Aqui não se estaciona. A lei proíbe.

Lo cierto es, sin embargo, que en la lengua hablada es cada vez mayor la tendencia a utilizar können en lugar de dürfen

A clássica:

Darf man hier rauchen?

Darf ich das Buch mitnehmen?

2.18.3.5. KÖNNEN, WISSEN OU VERSTEHEN?

saber não é poder, ao contrário do que dizem! ao menos quando o verbo é transitivo, ainda que implicitamente:

Er kann viele Gedichte (aufsagen). : Ele sabe muitos poemas. Ele os pode recitar.

Er weiss es nicht.

a) Saber como aprendizagem:

Sie kann sehr gut schwimmen.

Er kann noch nicht lesen.

Er kann nicht tanzen.

Können nur die Vögel fliegen? (dúbio)

expressão usual:

Kannst du English (sprechen)?

b) A complicada regra para usar, de vez em quando, wissen ou verstehen (envolvendo zu), e exceções.

Er kann sich nitch benehmen. : Ele não pode/sabe/CONSEGUE se comportar. (tem mais a ver com um gênio inato)

Er weiss sich zu benehmen. / Ele sabe se portar. (não se usa kann sich zu benehmen)

Er versteht mit Kindern umzugehen. / Sabe lidar com crianças.

Er kann nicht mit Kindern umgehen. / Ele não sabe lidar com crianças. (ausência do zu)

Er kann sehr nett sein, wenn er will. / Sabe ser simpático quando quer. (aqui a questão não é não haver zu, mas que o verbo sein sempre prefere o kann)

* * *

3.2.5. SUBSTANTIVOS DE GÊNERO OSCILANTE

3.2.5.1. SEM ALTERAÇÃO DE SIGNIFICADO

Substantivos “unissex” mas com alguma predominância no uso cotidiano para algum dos gêneros “arbitrários” (enfatizada em CAPS LOCK – quando todos os artigos estão em CAPS, significa que não há uma preferência detectável na população):

(uma língua verdadeiramente machista!)

DER/die Abscheu (aversão)

DER/das Abszess

DER/DAS Argot (provavelmente a palavra foi importada do léxico francês)

DER/DAS Barock

DER/das Bereich (âmbito)

DER/DAS Bonbon (caramelo)

DER/das Curry

DER/das Dschungel (selva)

DER/DAS Episkopat

DER/DAS Filter

DER/DAS Gelee

DAS/der Gulasch (prato de carne apimentada)

DER/das Gummi (goma)

DER/DAS Joghurt

DER/DAS Keks (cookie)

DER/DAS Knäuel (novelo)

DER/DAS Liter

DER/DAS Meteor

DER/DAS Meter

DER/DAS Poster

DER/das Pyjama

DER/DAS Radar

DER/das Cilo

DIE/DAS Soda

DER/DAS Traktat

DAS/der Virus

DAS/der Zölibat (Assim Falou o Z(C)elibata!)

3.2.5.2. COM ALTERAÇÃO DE SIGNIFICADO

der Alp

(pesadelo)

die Alp

(pasto alpino)

pesadelo de queijo suíço…

der Balg

(pele)

das Balg

(traquinas)

der Band

(volume, tomo)

das Band

(cordão, literal ou metafórico, como algo que ata ou une)

desliga a TV e vai ler um Band!

der Bauer

(camponês) De fato, o Bruno atacado por Nietzsche em uma de suas reações intempestivas era um servo humilde do Senhorio Filosofia!

das Bauer

(jaula) O contrário da liberdade rural…

der Bund

(união) Bundesliga

das Bund

(conjunto, molho de chaves) Bundesliga auch?!

der Ekel

(asco coisa!)

das Ekel

(alguém antipático, asqueroso, asco humano!…)

der Erbe

(herdeiro)

das Erbe

(herança)

A herança é neutra, quem faz o estrago é o dono…

der Gefallen

(favor)

das Gefallen

(bajulação)

der Gehalt

(conteúdo)

das Gehalt

(salário)

der Golf

(golfo geográfico)

das Golf

(esporte, carro)

der Heide

(pagão)

die Heide

(plano, páramo)

der Hut

(sombreiro)

die Hut

(precaução)

The hut seria ainda outra coisa que guarda a cabeça!

der Junge

(jovem humano)

das Junge

(animal filhote)

der Kiefer

(mandíbula)

die Kiefer

(pinheiro)

.

.

.

der See

(lago)

die See

(mar)

der Stift

(lápis)

die Stift

(convento)

der Tor

(idiota)

das Tor

(porta, gol)

der Verdienst

(ganância)

das Verdienst

(mérito!)

der Weise

(sábio)

die Weise

(melodia, maneira)

As musas sabem o que fazem e cantam…

3.3.3.6. CASOS EXCEPCIONAIS DE FORMAÇÃO DO PLURAL

3.3.3.6.1. NOMES COM 2 PLURAIS

a) Plurais compulsórios de singular único

zB: das Band, die Bank, der Bau, die Mutter, der Strauss, das Tuch, das Wasser, das Wort. Comento abaixo alguns desses casos:

DIE BANK

die Bänke – os móveis de sentar

die Banken – as instituições financeiras

DIE MUTTER

die Mütter – as mães

die Muttern – as porcas (peça mecânica)

DER STRAUSS

die Sträusse – buquês

die Strausse – avestruzes

DAS WASSER

die Wässer – tipos de águas

die Wasser – massas de água

DAS WORT

die Wörter – palavras, enquanto “coisa”

die Worte – palavras, enquanto “abstração”

Seine Worte beruhigten mich : Suas palavras me tranquilizam.

b) Plurais de múltiplos singulares (conotação dada pelo artigo)

Estes casos são poucos na língua e elenca-se uma lista exaustiva deles:

(SINGULAR 1º significado / 2º significado PLURAL 1º significado / 2º significado)

DER/DAS BAND die Bände, die Bande / die Bänder

DER/DAS BAUER die Bauern / die Bauer

DER/DAS BUND die Bünde / die Bunde

(CURIOSIDADE NOTÁVEL: “cinta-liga” é uma vestimenta feminina (une meias e calcinhas numa peça só Em Alemão, der Bund/die Bünde é “liga/associação”, e das Bund/die Bunde, “fita/faixa/cinta”. Bundesliga parece um pleonasmo!)

DER/DIE KIEFER die Kiefer / die Kiefern

DER/DIE LEITER die Leiter / die Leitern

DER/DIE MANGEL die Mängel / die Mangeln

DER/DIE OTTER die Otter / die Ottern

DER/DAS SCHILD die Schilde / die Schilder

DAS/DIE STEUER die Steuer / die Steuern

DER/DAS TOR die Toren / die Tore (origem da expressão “idiota como uma porta”?)

3.3.3.6.2. ESTRANGEIRISMOS

zB:

DAS GENUS / DIE GENERA

DAS MAXIMUM / DIE MAXIMA

DAS EXAMEN / DIE EXAMINA oder DIE EXAMEN

DAS LEXIKON / DIE LEXIKA oder DIE LEXIKEN

DAS NOMEN / DIE NOMINA oder DIE NOMEN

DAS TEMPUS / DIE TEMPORA

DAS VISUM / DIE VISA oder DIE VISEN

DER CARABINIERE / DIE CARABINIERI

DAS CELLO / DIE CELLI oder DIE CELLOS

DER GONDOLIERE / DIE GONDOLIERI

DER MODUS / DIE MODI

DER TERMINUS / DIE TERMINI

DAS APPENDIX / DIE APPENDIZES

DAS INDEX / DIE INDIZES oder DIE INDEXE

DER KODEX / DIE KODIZES oder DIE KODEXE

DIE MATRIX / DIE MATRIZES oder DIE MATRIZEN

faz tempo que minhas têmporas doem.

tempest

tem peste tem

testa de ferro

tempo de aço

o tempo é um teste

um homem à testa do seu tempo

3.3.3.6.3. PLURAIS DE NOMES TERMINADOS EM -MANN

Usa-se -männer ou -leute. Discricionário, porém o 2º é mais indicado para enfatizar neutralidade de gênero.

Eheleute : cônjuges (singular Ehemann ou Ehefrau)

Fachmänner : especialistas

Fachleute

Geschäftsmänner : comerciantes

Bergmänner : mineirxs

Feuerwehrmänner : bombeirxs

3.3.3.6.4. PLURAIS COMPOSTOS

DAS ERBE/DIE ERBSCHAFT DIE ERBSCHAFTEN : herdade

DAS LOB/DER LOBSPRUCH DIE LOBSPRÜCHE

DER RAT/DER RATSCHLAG DIE RATSCHLÄGE : conselho

DAS UNGLÜCK/DER UNGLÜCKSFALL DIE UNGLÜCKSFÄLLE : desgraça

DER REGEN/DER REGENFALL DIE REGENFÄLLE : chuva

3.3.3.7. PLURAIS DE NOMES PRÓPRIOS

A forma é facultativa, mas uma proibição é o uso do trema quando não existia:

  • manter (quando o singular já termina em –s para mulheres + quando o singular já termina em –er e –en para homens + -chen, -el e –lein, diminutivos unissex.);

  • s (–a –o –i –y);

  • e –es (-e para gênero masculino terminado em consoante);

  • n –en (feminino terminado em –e ou consoante)

zB:

Rudolf die Rudolfe

Rafael die Rafaele

Marianne Mariannen

Mathilde Mathilden

Gertrude Gertruden

Peter die Peter

Jürgen die Jürgen

Agnes die Agnes

Gretel die Gretel

Anna Annas

Otto Ottos

Mari Maris

Betty Bettys

Para sobrenome a regra é específica:

igual, –s ou –ens

zB: Schmitts; Kunzens; Schulzens; die Schlegel; die Althausen; die Berger

.

.

.

3.4.3. GENTÍLICOS E NOMES DE IDIOMAS

Onde diríamos: espanhol (nacionalidade, subst. gentílico), Espanhol (idioma) e espanhol (adjetivo, p.ex., vinho espanhol), o Alemão emprega:

  • Spanier (masc.) (as terminações mais comuns são -er e -en)

  • Spanisch

  • spanisch

Há, naturalmente, as declinações.

zBS:

ein Spanier, die Spanier (plural invariável)

eines Spaniers (de um espanhol)

mit einigen Spaniern (com alguns espanhóis)

Feminino:

sing.: masc. + -in; pl.: sing.+ -nen

eine Spanierin

einer Spanierin (de uma)

die Spannierinnen (as espanholas)

mit einigen Spanierinnen

3.4.3.1. PAÍSES CUJO GENTÍLICO TERMINA COM -ER

PAÍS

NACIONALIDADE (masc.)

IDIOMA

ADJETIVO

Irak

Iraker

irakisch

Iran

Iraner

iranisch

Italien

Italiener

Italienisch

italienisch

Japan

Japaner

Japanisch

japanisch

Österreich

Österreicher

österreichisch

Pakistan

Pakistaner / Pakistani

pakistanisch

Panama

Panamaer

panamaisch

Paraguay

Paraguayer

paraguayisch

Schweiz

Schweizer

schweizerisch / Schweizer

Uruguay

Uruguayer

uruguayisch

3.4.3.2. PAÍSES CUJO GENTÍLICO TERMINA COM -ER E EM QUE HÁ ACRÉSCIMO DO TREMA

PAÍS/CONTINENTE

NACIONALIDADE (masc.)

IDIOMA

ADJETIVO

England

Engländer

Englisch

englisch

Europa

Europäer

europäisch

Holland

Holländer

Holländisch

holländisch

Island

Isländer

Isländisch

isländisch

Thailand

Thailänder

thailändisch

3.4.3.3. GENTÍLICOS ACRESCIDOS DE -NER

PAÍS/CONTINENTE

NACIONALIDADE (masc.)

IDIOMA

ADJETIVO

Afrika

Afrikaner

afrikanisch

Amerika

Amerikaner

amerikanisch

Kenia

Kenianer

kenianisch

Kuba

Kubaner

kubanisch

Nicaragua

Nicaraguaner

nicaraguanisch

3.4.3.4. LOCAL -EN SE TORNA GENTÍLICO -ER

PAÍS

NACIONALIDADE (masc.)

IDIOMA

ADJETIVO

Ägypten

Ägypter

ägyptisch

Algerien

Algerier

algerisch

Argentinien

Argentinier

argentinisch

Äthiopen

Äthioper

äthiopisch

Australien

Australier

australich

Belgien

Belgier

belgisch

Bolivien

Bolivier / Bolivianer

bolivish / bolivianisch

Indonesien

Indonesier

indonesisch

Kolumbien

Kolumbier / Kolumbianer

kolumbisch / kolumbianisch

Libyen

Libyer

libysch

Mauretanien

Mauretanier

mauretanisch

Norwegen

Norweger

Norwegisch

norwegisch

Spanien

Spanier

Spanisch

spanisch

Syrien

Syrier / Syrer

syrisch

Tunesien

Tunesier / Tuneser

tunesisch

3.4.3.5. CASOS ESPECIAIS

PAÍS

NACIONALIDADE (masc.)

IDIOMA

ADJETIVO

Brasilien

Brasilianer(*)

brasilianisch

Ecuador

Ecuadorianer

ecuadorianisch

Haiti

Haitianer / Haitier

haitianisch / haitisch

Honduras

Honduraner

honduranisch

Indien

Inder

indisch

Kanada

Kanadier

kanadisch

Marokko

Marokkaner

marokkanisch

Mexiko

Mexikaner

mexikanisch

Venezuela

Venezueler / Venezolaner

venezuelisch / venezolanisch

(*) O “e” vira “a”, por isso não se adéqua à primeira regra.

zBS declinações:

ein Pole / ein Franzose

eines Polen / eines Franzosen

für einen Polen / Franzosen

die Polen / Franzosen

mit den Polen / Franzosen

fem.

eine Polin / Französin

einer Polin / Französin

für eine Polin / Französin

die Polinnen / Französinnen

mit den Polinnen / Französinnen

3.4.3.6. TABELA DE MAIS CASOS ESPECIAIS (COM REGRAS ESPECÍFICAS)

PAÍS / CONTINENTE

NACIONALIDADE (masc.)

IDIOMA

ADJETIVO

EXPLICAÇÃO DA REGRA (PAÍS→NACION.)

Rumänien

Rumäne

Rumänisch

rumänisch

-ien se converte em -e

Slowenien

Slowene

Slowenisch

slowenisch

Polen

Pole

Polnisch

polnisch

-en vira -e

Schweden

Schwede

Schwedisch

schwedisch

Slowakei

Slowake

Slowakisch

slowakisch

-ei vira -e

Türkei

Türke

Türkisch

türkisch

Dänemark

Däne

Dänisch

dänisch

-e ao fim da primeira sílaba

Finnland

Finne

Finnisch

finnisch

Griechenland

Grieche

Griechisch

griechisch

Irland

Ire

irisch

Russland

Russe

Russisch

russisch

Afghanistan

Afghane

Afghanisch

afghanisch

Outros casos

Asien

Asiat

asiatisch

Chile

Chilene

chilenisch

China

Chinese

Chinesisch

chinesisch

Frankreich

Franzose

Französisch

französisch

Guatemala

Guatemalteke

guatemaltekisch

Portugal

Portugiese

Portugiesisch

portugiesisch

Ungarn (Hungria)

Ungar

Ungarisch

ungarisch

3.4.3.7. OUTROS GENTÍLICOS (CIDADES, POVOS, ETNIAS…)

Berlin Berliner

Thüringen Thüringer

Venedig Venezianer

Hessen Hesse

Sachsen Sachse

Bayern Bayer (des Bayern…)

3.4.3.8. DA IMPOSSIBILIDADE DO GENTÍLICO QUANDO O NOME É COMPOSTO

Die Einwohner von Los Angeles/Rio de Janeiro

Os habitantes de(o) L…

3.4.3.9. GENTÍLICOS ESTRANGEIROS NÃO-TERMINADOS EM -E SE CONSERVAM EXCETO EM POUCAS DECLINAÇÕES

Bantu Bantu

Eskimo Eskimo

Papua Papua

Zulu Zulu

Declinação (zBS):

Israeli – ein Israeli, eines Israelis, die Israelis, mit den Israelis.

3.4.3.10. DECLINAÇÃO PRÓPRIA DO GENTÍLICO ALEMÃO

der/die Deutsche

ein Deutscher, eine Deutsche

3.4.4. NOMES PRÓPRIOS

3.4.4.1. NOMES DE PESSOAS

Via de regra, inalteráveis, a não ser em sentenças peculiares (com função subordinada).

Peters/Marias Bruder (o irmão de Pedro/Maria)

die Musik Wagners (a música de Wagner)

Exceções são nomes terminados em:

-s -ss -x -y -z,

que ganham apóstrofo

Klaus’/Max’/Fritz’ Schwester

Sokrates’/Horaz’ Werke (péssimo exemplo!)

oder…

Die Schwester von Klaus.

Die Werke von Horaz.

Der Tod des Sokrates

Die Satiren des Horaz

Die Memoiren der Piaf

prevalece o último nome na declinação:

Anna Marias Bruder

Heinrich Heines Werke

Professor Meyers Vorlesungen

Exceções (para desambiguação):

die Werke Wolframs von Echenbach //

Wolfram von Echenbachs Werke

das Leben Friedrichs des Grossen (A vida de Frederico o Grande)

die Frauen des Königs Henrich des Achten (as esposas do rei Henrique VIII)

Herrn Wegeners Auto

Onkel Ludwigs Frau

die Frau meines Onkels Ludwig

3.4.4.2. NOMES GEOGRÁFICOS

Primeiro deve-se diferenciar nomes que exigem o artigo e os que prescindem dele (neutros).

3.4.4.2.1. SEM ARTIGO

Os neutros se declinam com -s:

Italiens hauptstadt

die Gechichte Frankreichs

ausserhalb Spaniens

Nos exemplos abaixo o -s é facultativo:

die Macht des wieder vereinigten Deutschland(s): o poder da Alemanha reunificada

die Gechichte des einst mächtigen Spanien(s) : a história da outrora poderosa Espanha

A mesma regra para terminações específicas dos nomes próprios se aplica, quando possível:

Paris’ Einwohner.

3.4.4.2.2. COM ARTIGO

am Ufer des Rheins (às margens do Reno)

die Besiedlung des Mondes (a colonização da Lua)

am Ufer des Nil(s) (às margens do Nilo)

der Ausbruch des Ätna(s) (a erupção do vulcão Etna)

die Entdeckung des Mars (o descobrimento de Marte)

im Innerern des Taunus (o interior do Taunus)

die Schönheiten des Harzes (as belezes do Harz)

die Gechichte des Elsass(es) (a história da Alsácia)

in die Niederlanden

die Hauptstadt der Niederlande

die Hauptstadt der Schweiz

die Reise in die Türkei

3.4.4.3. NOMES DE EDIFÍCIOS, REVISTAS, EMPRESAS, ETC.

vor dem Weissen Haus (diante da Casa Branca)

die Redakteure des “Spiegels” (os redatores do jornal “Spiegel”)

die Stipendien des Goethe-Instituts (as bolsas do Instituto Goethe, hehe)

die Partitur des “Rosenkavaliers” von Strauss (a partitura do “Cavaleiro da Rosa” de Strauss // mas:

die Partitur der Oper “Der Rosenkavalier” von Strauss

3.5. COMPLEMENTOS NOMINAIS

Seine Angst vor Hunden ist krankhaft. : Seu medo a cães é mórbido.

Er ist ein guter Mensch.

No primeiro caso se trata de um complemento específico, concretamente de um complemento preposicional em que a preposição que encabeça o sintagma variará em função do nome complementado. No segundo, trata-se de um complemento inespecífico, já que um adjetivo atributivo pode complementar qualquer nome.”

Enfim, a posição na frase e a função gramatical desempenhada interferem nas considerações.

3.5.1. DETERMINANTES

Via de regra, os determinantes precedem seu complemento.

Der Tisch, mein Vater, dieses Buch

Vamos aos determinantes excepcionais:

Os indefinidos all- e beid- (ver 4.8.1.) podem vir depois do nome, sempre que este se ache em função de sujeito, complemento acusativo ou complemento dativo, adotando, em tal caso, um determinante adicional:”

Alle Experten sind sich darin einig. : Todos os especialistas coincidem nisso.

Darin sind sich alle Experten einig. : Nisso coincidem todos os especialistas.

Darin sind sich die Experten alle einig. : Nisso, os especialistas coincidem todos.

Die Experten sind sich alle darin einig. : Os especialistas estão todos em consenso.

Os indefinidos einig-, viel- e -wenig (4.8.1.) só podem se separar do nome e pospô-lo quando este se situe apenas no campo anterior de uma oração enunciativa e se ache em função de sujeito, complemento acusativo ou complemento dativo sem determinante adicional algum:”

Ich habe viele Freunde.

Freunde habe ich viele.

Bekannte waren nur einige auf dem Fest.

Finalmente onde o Alemão começa a se tornar palatável para um escritor…

O artigo de negação kein- pode se separar e pospor-se ao nome sob as mesmas condições que os elementos descritos anteriormente, adotando em tal caso as formas de pronome indefinido kein- (4.8.1.):”

Wir haben kein Brot.

Brot haben wir keins.

3.5.2. ADJETIVOS E FORMAS DO PARTICÍPIO I E II

Os adjetivos e as formas de particípio 1 e 2 podem atuar como complemento atributivo ou predicativo do nome. Sua posição relativa, assim como sua declinação, dependerão de qual seja a função desempenhada.”

3.5.2.1. ENQUANTO COMPLEMENTO ATRIBUTIVO

der grosse Wagen, eine staatliche Schule : o carro grande, uma escola pública

der weinende Junge, die verbotene Frucht : a criança que chora, o fruto proibido

ein sehr schöner Tag

ein auf seine Tochter stolzer Vater : um pai que se orgulha de sua filha

der vor Angst weinende Junge : o garoto chorando de medo

3.5.2.1. ENQUANTO COMPLEMENTO PREDICATIVO

Enquanto exercem função de compl. pred. os adjetivos e as formas de particípio aparecem sem declinar e não podem preceder o nome. À diferença da grande maioria de complementos do nome, os compl. pred. se caracterizam pelo fato de poder aparecer separados do mesmo (sua colocação é regida pelos mesmos critérios dos complementos circunstanciais modais do verbo – 1.5.3.6.):”

Ich möchte das Bier sehr kalt.

Das Bier möchte ich sehr kalt.

Das Kind ging weinend in Haus. : O garoto entrou chorando em casa.

Verärgert verliess er die Besprechung. : Com raiva, foi embora da reunião.

Wir fanden unseren Freund verletzt im Wald. : Encontramos nosso amigo ferido no bosque.

Unseren Freud fanden wir verletzt im Wald.

3.5.3. NUMERAIS

drei Männer

die dritte Tür rechts

allerlei Sachen

A única exceção são os famosos ordinais não-obrigatórios (que poderiam ser substituídos sem prejuízo por um n. cardinal)

Kapitel vier : capítulo QUARTO

.

.

.

3.5.5. SINTAGMAS PREPOSICIONAIS

3.5.5.1. ENQUANTO COMPLEMENTOS CIRCUNSTANCIAIS

ein Hemd ihne Kragen : camisa sem colarinho

das Restaurant neben dem Bahnhof : o restaurante perto da estação

eine Pizza zum Mitnehmen : pizza para viagem

der Film von gestern : o filme de ontem

As preposições de direção são mais restritas, não podendo acompanhar qualquer substantivo:

die Reise nach Berlin

ein Sprung ins Wasser : um salto n’água

der Zug aus Köln

der Weg nach oben

3.5.5.2. ENQUANTO COMPLEMENTOS PREPOSICIONAIS

Achtung vor com respeito a

Ähnlichkeit mit parecido com

Beziehung zu relação com

Drang/Gier nach afã ou ânsia de

Eifersucht auf ciúme de

Fähigkeit zu capacidade de

Glaube an fé em

Mangel an falta de

Neid auf inveja de

Neugier auf curiosidade por

Sorge um preocupação por

Stolz auf orgulho por

Treue zu fidelidade a

Zweiful an dúvida quanto a

zBS:

Er war sich seiner Abhängigkeit vom Tabak bewusst. : Ele estava ciente de seu vício por cigarro.

Ihre Sorge um ihn war gerechtfertigt. : Sua preocupação por ele estava plenamente justificada.

Der Mangel an Lebensmitteln ist gross. : A escassez de alimentos é séria.

Sie konnten seine Teilnahme an dem Banküberfall nicht beweisen. : Não foram capazes de associar sua participação ao roubo ao banco.

3.5.6. SINTAGMAS NOMINAIS EM GENITIVO

3.5.6.1. O GENITIVO POSSESSIVO

das Haus meiner Eltern

der Bruder meines Vaters

Madrids Bürgermeister

3.5.6.2. O GENITIVO DE AUTORIA

die Werke dieses Schriftstellers

Goyas Bilder

die Bücher meines Vaters (Obviamente, o contexto será sempre essencial: será meu pai um escritor ou terá ele uma biblioteca, por exemplo?)

3.5.6.3. O GENITIVO DO PRODUTO

der Regisseur des Filmes

3.5.6.4. O GENITIVO SUBJETIVO

das Geschrei der Kinder / Die Kinder schreien.

die Reise des Ministers

Monikas Besuch

3.5.6.5. O GENITIVO OBJETIVO

die Verhaftung des Mörders. : A detenção do assassino.

Der Mörder ist verhaftet worden. : O assassino foi preso.

Die Polizei hat den Mörder verhaftet. : A polícia prendeu o assassino.

3.5.6.6. O GENITIVO PARTITIVO

Expressões consagradas:

die Hälfte des Geldes(*)

ein Teil des Buches

zwei Drittel der Bevölkerung : 2/3 da população

eine Tasse Kaffee

(*) die Hälfte von diesem Geld (hoje em dia essas expressões podem ser invertidas por von/vom, etc.)

Não se aplica o genitivo partitivo a lugares geográficos, por exemplo.

3.5.6.7. O GENITIVO QUALITATIVO

eine Frau mittleren Alters : uma mulher de meia-idade

eine Fahrkarte zweiter Klasse

ein Mensch guten Willens

Munition grossen Kalibers

ein Mensch von grosser Intelligenz : A MAN OF CULTURE AS WELL!

3.5.6.8. O GENITIVO EXPLICATIVO

das Problem der Arbeitslosigkeit : o problema do desemprego

die Möglichkeit einer Lösung : a possibilidade de uma solução

die Gefahr einer Konfrontation

die Utopie des Friedens

(Não aceita inversão por von…)

3.5.6.9. SOBRE A POSIÇÃO DO COMPLEMENTO GENITIVO

die Wiedervereinigung Deutschlands = Deutschlands Wiedervereinigung

das Haus meines Vaters = meines Vaters Haus

die Entdeckung Amerikas = Amerikas Entdeckung : descobriu a América, Vespúcio!

3.5.6.10. A NOBREZA DO VON

Situação em que o emprego do von é compulsório:

der Konsum von Alkohol

die Produktion von Kohle : A produção de carvão

der Verkauf von Lebensmitteln :A venda de víveres

die Hilfe von fünf Kollegen

die Hilfe (von) zweier, dreier Kollegen (de uns 2 ou 3 – von facultativo)

3.5.7. SINTAGMAS NOMINAIS INTRODUZIDOS POR ALS

seine Anstellung als Portier

Sie haben ihn als Portier angestellt.

seine Tätigkeit als Kellner

Er ist als Lehrer tätig. : Ele exerce a profissão de professor.

sein Ruf als Trinker : sua fama de bebedor

das Fleisch als Nahrungsmittel =

Das Fleisch ist ein Nahrungsmittel. : A carne é um alimento.

mein Vater als Fachmann auf diesem Gebiet =

Mein Vater ist ein Fachmann auf diesem Gebiet. : Meu pai é especialista neste campo.

3.5.8. SINTAGMAS INTRODUZIDOS POR WIE

Quanto à partícula wie, conector que corresponde sistematicamente à forma portuguesa do como (e não só por analogia ao de, como com als), ela estabelece uma comparação entre o expressado pelo nome complementado e o que expressa ela própria, constituindo, assim, orações subordinadas comparativas reduzidas. O núcleo de tais sintagmas, cuja posição é sempre anterior ao nome que complementam, é majoritariamente composto por substantivos e pronomes:”

eine Frau wie Michaela

ein Mann wie du

ein Tag wie jeder andere

ein Vortrag wie der von gestern

A declinação pode ser em nominativo, acusativo ou dativo. Exemplos das 3, às vezes podendo haver opção entre 2 delas:

für Leute wie uns/wir : para gente como nós – como “nosco”, se existisse uma tradução literal para esta particularidade!

mit Leuten wie ihnen/sie : com gente como eles

an einem Tag wie jedem anderen/jeder andere

DIQUINHA: Associar o ALS a um RPG (assunção dum papel – por isso se aplica muito à categoria profissional – enquanto isso, tal pessoa blábláblá – impersonalização de certas características, poder-se-ia dizer impessoalização temporária)

4.13. CONSIDERAÇÕES COMPARATIVAS E PRINCIPAIS DIFICULDADES

allí donde el español no establece diferenciación morfológica entre el complemento directo (acusativo) y el indirecto (dativo), la lengua alemana posee, por regla general, formas diferenciadas, por lo que siempre debe tenerse en cuenta la función que desempeña el elemento en cuestión:

Ich suche den Chef. (akk) : Busco o chefe.

Bring dem Chef die Schlüssel. (dat) : Leve as chaves ao chefe.

Weck mich um acht. (akk) : Desperte-me às 8.

Gib mir die Schlüssel (dat) : Dê-me as chaves.

Dê a mim as chaves.

Dê-mas.

Wen hast du eingeladen? (akk) : (A) Quem convidaste? (fac.)

Wem schreibst du? (dat) : A(Para) quem escreves? (obr.)”

GENUG & ZIEMLICH VIEL

Haben wir genug Bier? : Temos cerveja o bastante?

– Sammelst du Müzen? : – Colecionas moedas?

– Ja, ich habe schon ziemlich viele. – Ó, sim, já tenho muitas (bastantes) (várias)!

El determinante español cada se corresponde con la forma alemana jed-, excepto en los casos en que precede a indicaciones cuantitativas de espacio o de tiempo en plural, en cuyo caso encuentra su equivalencia en el acusativo plural de all-:

Jeder Mensch hat seine eigenen Sorgen. : Cada um com seus problemas…

Alle zehn Minuten machten sie eine Pause. : De 10 em 10min faziam uma pausa.”

GANZ & ALL- (ARBRITRÁRIO)

Nótese que, p.e., con la palabra Brot (pan), el uso de ganz sólo resulta obligatorio si con ella se designa una pieza de pan, mientras que si se utiliza de forma genérica, también es posible el uso de all-:

Hast du das ganze Brot gegessen? : Comeu todo o pão?

Sie haben alles Brot gegessen, das wir hatten. : Comeram todo o pão que havia.”

Er hat all sein Geld verloren.

Er hat sein ganzes Geld verloren.

Er hatte alle Arbeit allein gemacht.

Er hatte die ganze Arbeit allein gemacht.

La forma española un par únicamente se corresponde con la alemana ein paar, cuando se utiliza con el significado de dos o tres, ya que la forma alemana citada se utiliza siempre en el sentido de uno(a)s cuanto(a)s. De ahí que deba diferenciarse estrictamente el determinante ein para con minúscula y el sintagma nominal ein Paar (pareja, par, subst.) con mayúscula. Este último se refiere siempre a un conjunto de 2 elementos de una misma clase, fundamentalmente a personas o animales que conforman una pareja, así como a cosas a las que se aplica el mismo nombre y que se complementan (principalmente prendas de vestir). Son declinables sus 2 partes y la nominal puede ser complementada mediante un adjetivo calificativo.”

Paar é invariável no pl., i.e.:

Ich habe ihm zwei Paar Socken geschenkt.

.

.

.

5.2.e. Um caso de declinação de adjetivo

As palavras que designam idiomas adotam o gênero neutro e se declinam como adjetivos quando aparecem com o artigo determinado e sem nenhum outro complemento:

Das Englische ist nicht meine Muttersprache.

Ich habe es aus dem Deutschen ins Spanische übersetzt.”

.

.

.

7.10. ADVÉRBIOS: CONSIDERAÇÕES COMPARATIVAS E PRINCIPAIS DIFICULDADES

Sinônimos de ANTES:

Früher studierten nur die Männer. : Antigamente, só os homens estudavam.

Das hättest du früher sagen müssen. : Por que não disse isso antes?!

Wer hat vorhin angerufen? : Quem acaba de chamar?

Ich helfe dir sofort, aber vorher muss ich Maria anrufen. : Já te ajudo, mas primeiro (antes disso) tenho que ligar para a Maria.

Drei Monate vorher/davor/zuvor war sein Vater gestorben. : Três meses antes foi quando morreu teu pai.

Sinônimos de MUITO:

zu: demais, além da conta.

zu sehr, zu viel: muito.

Sinônimos de DEPOIS:

Nachher gehen wir essen. : Depois (temporal simples) vamos comer.

Willst du mitkommen? : Quer vir conosco?

Wir gehen zuerst ins Kino und nachher/dann/danach in die Disco. : Primeiro vamos ao cinema, depois (só então)(a seguir) [seqüência complexa] à discoteca.

Kurz danach wurde er entlassen. : Pouco demais foi demitido.

NICHT ODER KEIN-

Wir haben kein Brot.

Möchtest du keinen Wein?

Ich möchte keine Oliven.

Hast du (k)ein Wörterbuch?

Kein Arzt würde dir das raten.

Sie haben kein Recht darauf.

Er hat nicht angerufen

Er ist nicht dumm.

Ich komme nicht heute, sondern morgen.

Trinkst du den Kaffee nicht?

Ich kenne deinen Bruder nicht.

Er hat mir nicht sein Auto geliehen.

Exceções (facultativo):

Ich habe kein Auto

Ich habe nicht ein Auto

Ich möchte kein Bier

Ich möchte nicht Bier (cerveja é inquantificável; copo de cerveja seria diferente)

Ich bin kein Arzt. (!)

Ich bin nicht Arzt. (!)

Es war noch kein Sommer.

Es war noch nicht Sommer.

Er will kein Schauspieler werdern.

Er will nicht Schauspieler werden.

Exceções (depende do contexto):

Das war keine voraussehbare Komplikation. : Aquela complicação não estava prevista.

Das war eine nicht voraussehbare Komplikation. : Aquela era uma complicação imprevista.

Sinônimos de NUNCA:

Ich werde dir nie verzeihen.

Ich habe diesen Mann nie gesehehn.

Hast du jemals Avocados gegessen?

Ich weiss nicht, ob ich dir jemals verzeihen werde.

Das ist die grösste Dummheit, die ich je gehört habe! : Jamais ouvi semelhante tolice!

Er spielt jetzt besser als je zuvor. : Está jogando melhor do que nunca!

Sinônimos de SOMENTE:

Er war bloss etwas müde. : Encontrava-se apenas um pouco cansado.

Ich will lediglich, dass sie mich in Ruhe lassen. : Só quero que me deixem em paz.

Ich habe bis jetzt erst drei Seiten geschrieben. : Até agora só escrevi 3 páginas.

Als er starb, war er erst 23.

Ich habe nur 20 Mark.

Ich habe erst die Hälfte des Buches gelesen (exprime intenção de ler mais)

Ich habe nur die Hälfte des Buches gelesen (comunica que abandonou a leitura)

Es ist erst zwei Uhr. (Ainda são 2pm – sempre com horas se usa erst)

Allein/Schon die Idee war wertvoll. : a idéia era valiosa. (entusiasmo, exaltação)

SO VIEL X SO SEHR

Liebst du ihn so sehr?

.

.

.

10.2.3.2. APARIÇÃO CONJUNTA DO ACUSATIVO E DATIVO

Com os verbos de movimento, ao lado do sintagma preposicional em acusativo que indica a meta da mudança de lugar (complemento direcional), pode aparecer outro em dativo que situa localmente a ação verbal (complemento local):

In unserem Land gehen wir sehr oft ins Kino. (dat/akk) : Em nosso país nós vamos com freqüência ao cinema.”

.

.

.

12.2.3. SIGNIFICADO E USO DAS CONJUNÇÕES SUBORDINANTES

Consulta ao PDF quando necessitar (pp. 551-588).