L’ENCYCLOPÉDIE – AM – compilado (3)

AMPHITHÉATRE, s. m. Ce terme est composé de A’MFI\, & de QEATRON, théatre; & théatre vient de QEAOMAI, regarder, contempler; ainsi amphithéatre signifie proprement un lieu d’où les spectateurs rangés circulairement voyoient également bien. Aussi les Latins le nommoient-ils visorium. C’étoit un bâtiment spacieux, rond, plus ordinairement ovale, dont l’espace du milieu étoit environné de siéges élevés les uns au-dessus des autres, avec des portiques en-dedans & en-dehors. Cassiodore dit que ce bâtiment étoit fait de deux théatres conjoints. Le nom de cavea qu’on lui donnoit quelquefois, & qui fut le premier nom des théatres, n’exprimoit que le dedans, ou ce creux formé par les gradins, en cone tronqué, dont la surface la plus petite, celle qui étoit au-dessous du premier rang de gradins & du podium, s’appelloit l’arene, parce qu’avant que de commencer les jeux de l’amphithéatre, on y répandoit du sable; nous disons encore aujourd’hui, l’arene de Nîmes, les arenes de Tintiniac. Au lieu de sable, Caligula fit répandre dans le cirque de la chrysocolle; Néron ajoûta à la chrysocolle du cinabre broyé.

Dans les commencemens, les amphithéatres n’étoient que de bois. Celui que Statilius Taurus fit construire à Rome dans le champ de Mars, sous l’empire d’Auguste, fut le premier de pierre. L’amphithéatre de Statilius Taurus fut brûlé & rétabli sous Néron. Vespasien en bâtit un plus grand & plus superbe, qui fut souvent brûlé & relevé: il en reste encore aujourd’hui une grande partie. (…) Parmi les amphithéatres entiers ou à demi-détruits, qui subsistent, il n’y en a point de comparable au colisée. Il pouvoit contenir, dit Victor, 87.000 spectateurs. Le fond ou l’enceinte la plus basse étoit ovale. Autour de cette enceinte étoient des loges ou voûtes, qui renfermoient les bêtes qui devoient combattre; ces loges s’appelloient caveoe.” Quem disse que só nós derrubamos obras públicas para sair construindo novos Maracanãs sem a mínima necessidade?

Au dessus des loges appellées caveoe, dont les portes étoient prises dans un mur qui entouroit l’arene, & sur ce mur, étoit pratiquée une avance en forme de quai, qu’on appelloit podium. Rien ne ressemble tant au podium qu’une longue tribune, ou qu’un grand peristyle circulaire. Ce podium étoit orné de colonnes & de balustrades. C’étoit la place des Sénateurs, des Magistrats, des Empereurs, de l’Editeur du spectacle, & des vestales [vestais, donzelas], qui avoient aussi le privilége du podium. Quoiqu’il fût élevé de 12 à 15 piés, cette hauteur n’auroit pas suffi pour garantir des éléphans, des lions, des léopards, des panthères, & autres bêtes féroces. C’est pourquoi le devant en étoit garni de rets, de treillis, de gros troncs de bois ronds & mobiles qui tournoient verticalement, sous l’effort des bêtes qui vouloient y monter: quelques-unes cependant franchirent ces obstacles; & ce fut pour prevenir cet accident à l’avenir, qu’on pratiqua des fossés ou euripes tout autour de l’arene, pour écarter les bêtes du podium.”

Chaque ville avoit le sien, mais tout est détruit; les matériaux ont été employés à d’autres bâtimens; & ces sortes d’édifices étoient si méprisés dans les siècles barbares, qu’il n’y a que la difficulté de la démolition, qui en ait garanti quelques-uns.”

Mais l’usage des amphithéatres n’étoit pas borné à l’Italie; il y en avoit dans les Gaules, on en voit des restes à Fréjus & à Arles. Il en subsiste un presqu’entier à Nîmes. Celui de Nîmes est d’ordre dorique à deux rangs de colonnes, sans compter un autre ordre plus petit qui le termine par le haut. Il y a des restes d’amphithéatres à Saintes; ceux d’Autun donnent une haute idée de cet édifice; la face extérieure étoit à quatre étages, comme celle du Colisée, ou de l’amphithéatre de Vespasien.”

C’est sur l’arene des amphithéatres que se faisoient les combats de gladiateurs & les combats des bêtes; elles combattoient ou contre d’autres de la même espece, ou contre des bêtes de différente espece, ou enfin contre des hommes. Les hommes exposés aux bêtes étoient ou des criminels condamnés au supplice, ou des gens qui se loüoient pour de l’argent, ou d’autres qui s’y offroient par ostentation d’adresse ou de force. Si le criminel vainquoit la bête, il étoit renvoyé absous. C’étoit encore dans les amphithéatres que se faisoient quelquefois les naumachies & autres jeux, qu’on trouvera décrits à leurs articles.

L’amphithéatre parmi nous, c’est la partie du fond d’une petite salle de spectacle, ronde ou quarrée, opposée au théatre, à sa hauteur, & renfermant des banquettes paralleles, & placées les unes devant les autres, auxquelles on arrive par un espace ou une allée vide qui les traverse depuis le haut de l’amphithéatre jusqu’en bas; les banquettes du fond sont plus élevées que celles de devant d’environ un pied & demi, en supposant la profondeur de tout l’espace de 18 piés.”

AMPHITRITE, (Myth.) fille de l’Océan & de Doris, qui consentit à épouser Neptune, à la persuasion d’un dauphin, qui pour sa récompense fut placé parmi les astres. Spanheim dit qu’on la représentoit moitié femme & moitié poisson. § Il y avoit aussi deux Néréides du même nom.”

AMPHORITES. On y accordoit un boeuf, pour récompense, au Poëte qui avoit le mieux célebré Bacchus en vers dithyrambiques.

AMPLIFICATION. Rhétorique (…) La définition que nous avons donnée de l’amplification, est celle d’Isocrate & même d’Aristote; & à ne la considérer que dans ce sens, elle seroit plûtôt l’art d’un Sophiste & d’un Déclamateur, que celui d’un véritable Orateur. Aussi Cicéron la définit-il une argumentation véhémente; une affirmation énergique qui persuade en remuant les passions. Quintilien & les autres maîtres d’éloquence font de l’amplification l’âme du discours: Longin en parle comme d’un des principaux moyens qui contribuent au sublime, mais il blâme ceux qui la définissent un discours qui grossit les objets, parce que ce caractère convient au sublime & au pathétique, dont il distingue l’amplification en ce que le sublime consiste uniquement dans l’élevation des sentimens & des mots, & l’amplification dans la multitude des uns & des autres. Le sublime peut se trouver dans une pensée unique, & l’amplification dépend du grand nombre. Ainsi ce mot de l’Écriture, en parlant d’Alexandre, siluit terra in conspectu ejus, est un trait sublime; pourroit-on dire que c’est une amplification?”

Cicéron lui-même, dans un âge plus mûr, condamna cette longue amplification qu’il avoit faite sur le supplice des parricides dans son oraison pour Roscius d’Amerie, qui lui attira cependant de grands applaudissemens. Il impute au caractere bouillant de la jeunesse l’affectation qu’il eut alors de s’étendre avec complaisance sur des lieux communs qui n’alloient pas directement à la justification de sa partie.”

< out of context > Esse estádio possui um estádio de largura!

Tudo que tem forma de dinheiro hispânico pode ser pulado pelo Mario. Ã? Plata-forma.

tema do campo de pomar < /out of context >

AMPUTATION. “Les fracas d’os considérables, par coups de fusils, éclats de bombe & de grenade, & autres corps contondans, exigent l’amputation” “J’ai fait avec succès plusieurs amputations dans la partie attaquée d’inflammation, qui sépare la partie saine de la gangrenée. (…) On sait aussi qu’il ne se fait jamais de suppuration sans fièvre, & que la fièvre est causée par l’inflammation: la fièvre sera donc plus violente si l’on coupe le membre dans la partie saine, puisque sans calmer celle que produisoit l’inflammation qui séparoit le sain du gangrené, on en excite encore une nouvelle.” “Si l’on doit couper le bras ou la cuisse, le Chirurgien se mettra extérieurement, & si c’est la jambe ou l’avant bras, il se placera à la partie interne, parce que dans cette situation, il sciera plus facilement les os.” “Lorsque le membre est fracturé en plusieurs pièces, il doit être sur une planche ou dans une espece de caisse; sans cette précaution, le moindre mouvement causeroit au malade des douleurs très-aiguës, aussi cruelles que l’opération. On peut mettre immédiatement au-dessus du lieu où l’on va faire l’incision une ligature circulaire un peu serrée; elle sert à affermir les chairs & diriger l’incision. Il faut avoir soin de retrousser la peau & les chairs avant l’application de cette ligature.” “il est inutile de poser fortement les 4 doigts de la main gauche sur le dos du coûteau; car ce n’est point en appuyant que les instrumens tranchans sont capables de couper, mais en sciant pour ainsi dire.” “Lorsqu’il y a deux os, il faut faire ensorte de finir par le plus solide, de crainte d’occasionner des tiraillemens & des dilacérations par la secousse de l’os le plus foible: ainsi à la jambe on fait les premieres impressions sur le tibia, on scie ensuite les os conjointement, & on finit par le tibia. A l’avant-bras on finit par le cubitus. L’aide qui soutient doit appuyer fortement le péroné contre le tibia, ou le radius contre le cubitus, lorsqu’on scie ces parties.”

On sait que plusieurs personnes sont mortes après la guérison parfaite d’une amputation, par l’abondance du sang, qui ne leur étoit point nécessaire, ayant alors moins de parties à nourrir. La suppuration peut empêcher cette formation surabondante des liqueurs, & les accidens subits qu’elle occasionneroit comme on le voit quelquefois dans les amputations de cuisse, où les malades sont tourmentés de coliques violentes qui ne cedent qu’aux saignées, parce qu’elles sont l’effet de l’engorgement des vaisseaux mésentériques produit par l’obstacle que le sang trouve à sa circulation dans le membre amputé.”

Em Português:

AMPUTAÇÃO. “As fraturas de ossos consideráveis, por tiros de fuzil, explosões de bomba e de granada, e outros artefatos contundentes, exigem a amputação.” “Eu realizei com sucesso várias amputações através da parte atacada de inflamação, que separa a parte sã da gangrenada. (…) Sabe-se ainda que não se faz jamais a supuração sem febre, e que a febre é causada pela inflamação: a febre será então mais violenta se se cortar o membro na parte sã, já que sem acalmar aquela que produzia a inflamação que separava o saudável da gangrena, produzir-se-á, ainda mais, uma nova febre.” “Se se deve cortar o braço ou a canela, o cirurgião deverá se posicionar exteriormente, e se for a coxa ou o ante-braço, se posicionará na parte interna, uma vez que, dessa posição, serrará mais facilmente os ossos.” “Quando o membro está fraturado em vários pedaços, deve ser posicionado sobre uma prancha ou numa espécie de caixa; sem essa precaução, o menor movimento causaria ao paciente dores superagudas, tão cruéis quanto a operação em si. Pode-se colocar imediatamente sobre o lugar onde será feita a incisão uma ligadura circular mais ou menos apertada; ela serve para compactar os tecidos carnudos e guiar a incisão. É necessário o cuidado de erguer a pele e os músculos antes da aplicação dessa ligadura.” “É inútil deixar os quatro dedos da mão esquerda para fazer força sobre o verso do bisturi; não é apoiando-os que os instrumentos cortantes são capazes de cortar, mas apenas serrando mesmo, por assim dizer.” “Quando houver dois ossos, deve-se terminar pelo mais sólido, para não ocasionar contraturas e dilacerações devido ao tremor do osso mais fraco: no caso da perna, começa-se o trabalho pela tíbia, serra-se os ossos da perna conjuntamente, e encerra-se a operação pela tíbia. No ante-braço, termina-se pelo cúbito. O enfermeiro que sustenta o membro deverá apoiar fortemente o perônio contra a tíbia, ou o rádio contra o cúbito, enquanto serram-se as partes.”

“Sabe-se que diversas pessoas morrem mesmo depois da recuperação perfeita de uma amputação, devido à abundância de sangue, que não lhes era mais necessária, já que há menos partes do corpo a ser irrigadas pelo fluido. A supuração pode impedir essa formação superabundante do líquido, e os acidentes súbitos que esta última ocasionaria, verificados principalmente nas amputações de perna, em que as vítimas são atormentadas por violentas cólicas que não cessam senão com sangrias, posto que são o efeito do entupimento dos vasos mesentéricos [intestinais], produzido em decorrência da impossibilidade do sangue de circular nas regiões inferiores, recém-amputadas.”

O quanto destes procedimentos ainda é atual?

AMULETE. s. m. (Divinat.) image ou figure qu’on porte pendue au cou ou sur soi, comme un préservatif contre les maladies & les enchantemens. Les Grecs appelloient ces sortes de préservatifs TERIA’PA, PERIAMATA, A’POTROWAIA, A’SAENTA, FULAKHRIA. Les Latins leur donnoient les noms de probra, servatoria, amolimenta, quia mala amoliri dicebantur, parce qu’on prétendoit qu’ils avoient la vertu d’écarter les maux; & amoleta, d’où nous avons fait amulete. Les Romains les appelloient aussi phylacteria, phylacteres, & étoient dans cette persuasion que les athletes qui en portoient, ou remportoient la victoire sur leurs antagonistes, ou empêchoient l’effet des charmes que ceux-ci pouvoient porter sur eux.

Les Juifs attribuoient aussi les mêmes vertus à ces phylacteres ou bandes de parchemin qu’ils affectoient de porter, par une fausse interprétation du précepte qui leur odonnoit d’avoir continuellement la loi de Dieu devant les yeux”

Les Chrétiens n’ont pas été exempts de ces superstitions, puisque S. Jean Chrysostôme reproche à ceux de son tems de se servir de charmes, de ligatures, & de porter sur eux des pièces d’or qui représentoient Alexandre le grand, & qu’on regardoit comme des préservatifs. Quid vero diceret aliquis de his qui carminibus & ligaturis utuntur, & de circumligantibus aurea Alexandri Macedonis numismata capiti vel pedibus? Homil. 25. ad pop. Antioch.

Les Arabes aussi bien que les Turcs ont beaucoup de foi aux talismans & aux amuletes. Les Negres les appellent des gris-gris; ces derniers sont des passages de l’Alcoran, écrits en petits caracteres sur du papier ou du parchemin. Quelquefois au lieu de ces passages, les Mahométans portent de certaines pierres auxquelles ils attribuent de grandes vertus.”

On trouve des livres d’anciens Medecins qui contiennent plusieurs descriptions de ces remedes, qui sont encore pratiqués aujourd’hui par des empiriques, des femmes, ou d’autres personnes [mulheres ou pessoas; isto é, bichos e humanos, nesta ordem] crédules & superstitieuses. (G)”

AMYGDALES, en Anatomie, est le nom de deux glandes du gosier, appellées en Latin tonsilloe.” “Elles ont chacune une grande sinuosité ovale qui s’ouvre dans le gosier, & dans laquelle répondent des conduits plus petits, qui versent dans le gosier, dans le larynx, & dans l’oesophage, une liqueur mucilagineuse & onctueuse, pour humecter & lubrifier ces parties.” “Lorsque les muscles des demi-arcades agissent, ils compriment les amygdales; & comme elles sont fort sujettes à s’enflammer, elles occasionnent souvent ce qu’on appelle mal de gorge.”

Pour y parvenir, il faut entretenir la fluidité dans cette humeur, par les remèdes incisifs atténuans, les béchiques expectorans, les emplâtres résolutives & fondantes, telles que le diachylon gommé & autres.”

Trechos em Português:

Elas possuem, cada uma, uma grande sinuosidade oval que se abre dentro da garganta, e dentro da qual respondem conduítes minúsculos que transportam pela garganta, atravessando ainda a laringe e o esôfago, um líquido mucilaginoso e untuoso, responsável pela lubrificação e umidificação destas regiões.” “Quando agem os músculos das demi-arcades [tradução pendente – ?], eles comprimem as amígdalas; e como elas são muito sujeitas à inflamação, ocasionam o que se chama amiúde dor de garganta.”

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