L’ENCYCLOPÉDIE – AC – Acephale & Achor

ACEPHALE, s. m. AXEFALO, qui n’a point de chef ou de tête, mot formé du grec, savoir d’<A> privatif & de XEFALH\, tête. On l’emploie dans le sens propre pour exprimer des êtres vivans sans tête, s’il en existe; car il paroît que c’est sans fondement que les anciens Naturalistes ont avancé qu’il y avoit des peuples entiers agissans sans cette partie du corps humain. Pline les nomme les Blemmyes. Borel, savant Medecin, a refuté cette fable, sur la relation d’un Voyageur, son parent. Mais on trouve souvent des insectes & des vers qui vivent sans tête.” ACÉFALO, s. m. AXEFALO, aquele que não tem líder ou cabeça, palavra formada do grego, a saber, do <A> privativo e de XEFALH\, cabeça. Emprega-se no sentido próprio para exprimir os seres vivos sem cabeça, se é que existem; já que, ao que parece, foi sem fundamento que os antigos Naturalistas defendiam a existência de povos inteiros sem essa parte do corpo. Plínio os denomina Blemmyae. Borel, sábio médico, refutou esta fábula, sobre o testemunho de um viajante, parente seu. Mas acham-se amiúde na natureza insetos e vermes que vivem sem cabeça.”

L’Histoire Ecclésiastique fait mention de plusieurs Sectes désignées par le nom d’acéphales. De ce nombre sont, 1°. ceux qui ne voulurent adhérer ni à Jean, Patriarche d’Antioche, ni à S. Cyrille d’Alexandrie, dans la dispute qu’ils eurent après l’Assemblée du Concile d’Ephese; 2°. certains Hérétiques du cinquieme siecle, qui suivirent d’abord les erreurs de Pierre Mongus, Evêque d’Alexandrie, puis l’abandonnerent, parce qu’il avoit feint de souscrire aux décisions du Concile de Chalcedoine; ils soûtenoient les erreurs d’Eutychés; (V. Eutychien) 3°. les Sectateurs de Severe, Evêque d’Antioche, & généralement tous ceux qui refusoient d’admettre le Concile de Chalcedoine. Voyez Severiens.”

* ACHOR, s. m. (Myth.) Dieu Chasse-Mouche, ou Dieu des Mouches. Pline dit que les habitans de Cyrene lui sacrifioient, pour en obtenir la délivrance de ces insectes, qui occasionnoient quelquefois dans leur pays des maladies contagieuses. Cet Auteur ajoûte qu’elles mouroient aussitôt qu’on avoit sacrifié. Un savant Moderne remarque que Pline auroit pû se contenter de dire, pour l’honneur de la vérité, que c’étoit l’opinion vulgaire; pour moi, il me semble qu’il ne faut pas exiger une vérité qui peut être dangereuse à dire, d’un Auteur qu’on accuse d’avoir menti en tant d’occasions où il eût été véridique sans conséquence; & que Pline qui vraissemblablement ne croyoit gueres à la divinité de Chasse-Mouche, mais qui se proposoit de nous instruire du préjugé des habitans de Cyrene, sans exposer sa tranquillité, ne pouvoit s’exprimer autrement. Voilà, je crois, une de ces occasions où l’on ne peut tirer aucune conséquence du témoignage d’un Auteur ni contre lui-même, ni pour le fait qu’il atteste.”

Anúncios

Deixe um comentário

Preencha os seus dados abaixo ou clique em um ícone para log in:

Logotipo do WordPress.com

Você está comentando utilizando sua conta WordPress.com. Sair /  Alterar )

Foto do Google+

Você está comentando utilizando sua conta Google+. Sair /  Alterar )

Imagem do Twitter

Você está comentando utilizando sua conta Twitter. Sair /  Alterar )

Foto do Facebook

Você está comentando utilizando sua conta Facebook. Sair /  Alterar )

w

Conectando a %s