L’ENCYCLOPÉDIE – AG

AG

* AGE, (Myth.) Les Poëtes ont distribué le tems qui suivit la formation de l’homme en quatre âges. L’âge d’or, sous le regne de Saturne au ciel, & sous celui de l’innocence & de la justice en terre. La terre produisoit alors sans culture, & des fleuves de miel & de lait couloient de toutes parts. L’âge d’argent, sous lequel ces hommes commencerent à être moins justes & moins heureux. L’âge d’airain, où le bonheur des hommes diminua encore avec leur vertu; & l’âge de fer, sous lequel, plus méchans que sous l’âge d’airain, ils furent plus malheureux. On trouvera tout ce système exposé plus au long dans l’ouvrage d’Hésiode, intitulé Opera & dies; ce Poëte fait à son frère l’histoire des siècles écoulés, & lui montre le malheur constamment attaché à l’injustice, afin de le détourner d’être méchant [?]. Cette allégorie des âges est très-philosophique & très-instructive; elle étoit très-propre à apperendre aux peuples à estimer la vertu ce qu’elle vaut.

Les Historiens, ou plûtôt les Chronologistes, ont divisé l’age du Monde en six époques principales, entre lesquelles ils laissent plus ou moins d’intervalles, selon qu’ils font le monde plus ou moins vieux. Ceux qui placent la création six mille ans avant Jesus-Christ, comptent pour l’âge d’Adam jusqu’au déluge, 2.262 ans; depuis le déluge jusqu’au partage des Nations, 738; depuis le partage des Nations jusqu’à Abraham, 460; depuis Abraham jusqu’à la pâque des Israëlites, 645; depuis la pâque des Israëlites jusqu’à Saül, 774; depuis Saül jusqu’à Cyrus, 583; & depuis Cyrus jusqu’à Jesus-Christ, 538.

Ceux qui ne font le monde âgé que de 4 mille ans, comptent de la création au déluge, 1.656; du déluge à la vocation d’Abraham, 426; depuis Abraham jusqu’à la sortie d’Egypte, 430; depuis la sortie d’Egypte jusqu’à la fondation du Temple, 480; depuis la fondation du Temple jusqu’à Cyrus, 476; depuis Cyrus jusqu’à Jesus-Christ, 532.

D’autres comptent de la création à la prise de Troie, 2.830 ans; & à la fondation de Rome, 3.250; de Carthage vaincue par Scipion à Jesus-Christ, 200; de Jesus-Christ à Constantin, 312, & au rétablissement de l’Empire d’Occident, 808.”

TRADUÇÃO COMPLETA DO VERBETE:

IDADES, (Mitologia) Os Poetas dividiram o tempo que sucedeu à criação do homem em 4 partes. A idade de ouro, sob o reinado de Saturno nos Céus, e da Inocência e da Justiça na Terra. A própria terra dava de comer sem precisar ser cultivada, pois era excessivamente fértil, e havia favos de mel e leite jorrando de todas as partes. A idade de prata, em que os homens principiaram a ser menos justos e felizes. A idade de bronze, quando a felicidade do homem decaía mais e mais, em proporção ao rebaixamento da virtude. E finalmente a idade de ferro, a idade mais infeliz dos homens, quando já eram mais maus que na idade de bronze. Esse sistema é meticulosamente descrito na obra de Hesíodo Os Trabalhos e Os Dias. Esse poeta dedica a seu irmão caçula a história dos séculos passados, mostrando a desgraça inexoravelmente ligada à injustiça, como uma espécie de educação sentimental ao menino: não sejas cruel! Essa alegoria das idades é bastante filosófica e intuitiva; nenhuma melhor a fim de transmitir ao homem o real valor da virtude.

Os Historiadores, ou melhor diria Cronologistas, dividiram as épocas do mundo em 6 principais, de forma geral, mas discordando, entre si, a respeito da duração de cada época, e dos marcos que representaram as transições, explicando-se assim a variação nas teorias acerca da idade total do mundo:

Aqueles que optam pela criação do mundo a 6.000 a.C. contam, de Adão ao Dilúvio, 2.262 anos; do dilúvio à partilha das nações pelos Eleitos de Jeová, 738; da divisão das tribos até Abraão, decorreram mais 460 anos; de Abraão ao Êxodo, outros 645; do exílio no deserto ao reinado de Saul, temos 774 anos; de Saul a Ciro, 583; de Ciro a Jesus, 538.”¹

¹ Perceba que a soma dos 6 períodos, tão irregulares entre si, dá exatamente 6.000. Mas se o mundo tem 6.000 anos, e esta Enciclopédia é do século XVIII, provavelmente esses historiadores eram contemporâneos de Cristo, ou muito maus matemáticos!

Outros, partidários da teoria de que a Terra não tem mais do que 4 mil anos de existência, computam da Criação ao Dilúvio 1.656 anos; do Dilúvio ao pacto monoteísta de Abraão, 426; do aparecimento de Abraão à fuga do Egito, 430; entre o grande expurgo e a fundação do Templo de Salomão, mais 480; a partir da fundação do templo até o reinado de Ciro, 476; e de Ciro a Jesus 532.”¹

¹ Outra vez a mágica: as 6 parcelas totalizam 4 mil.

Um terceiro grupo contabiliza do Gênese à destruição de Tróia precisamente 2.830 anos; daí à fundação de Roma, mais 3.250 anos; de quando Cipião¹ venceu Cartago até Jesus Cristo, dois séculos exatos; até Constantino surgir, transcorreram-se mais 312 anos; o reestabelecimento do Império do Ocidente ter-se-ia dado, por fim, 808 anos após.”²

¹ Públio Cornélio Cipião Africano, cônsul e general romano. Com uma margem de erro de uma ou duas décadas, a contagem desse intervalo segue muito provável, segundo os dados da historiografia contemporânea, aperfeiçoada desde o tempo dos Enciclopedistas.

² Essa conta, que fecha em 7.400, é a mais particular das 3, e além de escolher “menos datas bíblicas” se estende até quase a época de Diderot. Curioso, no entanto, é a uniformidade das perspectivas sobre as dimensões da “idade do universo” então: nunca mais antigo do que um punhadinho de milênios que se contam nos dedos.

AGITATEURS, s. m. (Hist. mod.) nom que l’on donna en Angleterre vers le milieu du siecle passé à certains Agens ou Solliciteurs que l’armée créa pour veiller à ses intérêts. Cromwel se ligua avec les Agitateurs, trouvant qu’ils étoient plus écoutés que le Conseil de guerre même. Les Agitateurs commencerent à proposer la réforme de la Religion & de l’État, & contribuerent plus que tous les autres factieux à l’abolition de l’Épiscopat & de la Royauté: mais Cromwel parvenu à ses fins par leur moyen, vint à bout de les faire casser.

AGLIBOLUS.png* AGLIBOLUS, (Myth.) Dieu des Palmyréniens. Ils adoroient le soleil sous ce nom: ils le représentoient sous la figure d’un jeune homme vêtu d’une tunique relevée par la ceinture, & qui ne lui descendoit que jusqu’au genou, & ayant à sa main gauche un petit bâton en forme de rouleau; ou selon Hérodien, sous la forme d’une grosse pierre ronde par enbas, & finissant en pointe; ou sous la forme d’un homme fait, avec les cheveux frisés, la figure de la lune sur l’épaule, des cothurnes aux piés, & un javelot à la main.”

AGON, s. m. (Hist. anc.) chez les Anciens étoit une dispute ou combat pour la supériorité dans quelqu’exercice du corps ou de l’esprit.

Il y avoit de ces combats dans la plupart des fêtes anciennes en l’honneur des Dieux ou des Héros. V. Fête, Jeu.

Il y en avoit aussi d’institués exprès, & qui ne se célébroient pas simplement pour rendre quelque fête plus solemnelle. Tels étoient à Athenes l’agon gymnicus, l’agon nemeus, institué par les Argiens dans la 53e Olympiade; l’agon olympius, institué par Hercule 430 ans avant la premiere Olympiade. Voyez Néméen, Olympique, &c.

Les Romains, à l’imitation des Grecs, instituerent aussi de ces sortes de combats. L’Empereur Aurélien en établit un sous le nom d’agon solis, combat du soleil; Diocletien un autre, sous le nom d’agon capitolinus, qui se célébroit tous les quatre ans à la maniere des jeux Olympiques. C’est pourquoi au lieu de compter les années par lustres, les Romains les ont quelquefois comptées par agones.

Agon se disoit aussi du Ministre dans les sacrifices dont la fonction étoit de frapper la victime. Voyez Sacrifice, Victime.

On croit que ce nom lui est venu de ce que se tenant prêt à porter le coup, il demandoit: agon ou agone, frapperai-je?

L’agon en ce sens s’appelloit aussi pona cultr arius & victimarius. (G)”

AGRANIES, AGRIANIES ou AGRIONIES, (Hist. anc. Myth.) fête instituée à Argos en l’honneur d’une fille de Proëtus. Plutarque décrit ainsi cette fête. Les femmes y cherchent Bacchus, & ne le trouvant pas elles cessent leurs poursuites, disant qu’il s’est retiré près des Muses. Elles soupent ensemble, & après le repas elles se proposent des énigmes: mystere qui signifioit que l’érudition & les Muses doivent accompagner la bonne chere; & si l’ivresse y survient, sa fureur est cachée par les Muses qui la retiennent chez elles, c’est-à-dire, qui en répriment l’excès. On célébroit ces fêtes pendant la nuit, & l’on y portoit des ceintures & des couronnes de lier[r]e, arbuste consacré à Bacchus & aux Muses. (G)”

* AGRÉABLE, GRACIEUX, “On aime la rencontre d’un homme gracieux; il plaît. On recherche la compagnie d’un homme agréable; il amuse. Les personnes polies sont toûjours gracieuses. Les personnes enjoüées sont ordinairement agréables. Ce n’est pas assez pour la société d’être d’un abord gracieux, & d’un commerce agréable. On fait une réception gracieuse. On a la conversation agréable. Il semble que les hommes sont gracieux par l’air, & les femmes par les manières.”

AGRICULTURE. “Les Egyptiens faisoient honneur de son invention à Osiris; les Grecs à Cerès & à Triptoleme son fils; les Italiens à Saturne ou à Janus leur Roi, qu’ils placerent au rang des Dieux en reconnoissance de ce bienfait. L’agriculture fut presque l’unique emploi des Patriarches, les plus respectables de tous les hommes par la simplicité de leurs moeurs, la bonté de leur ame, & l’élevation de leurs sentimens. Elle a fait les délices des plus grands hommes chez les autres peuples anciens. Cyrus le jeune avoit planté lui-même la plûpart des arbres de ses jardins, & daignoit les cultiver; & Lisandre de Lacédemone, & l’un des chefs de la République, s’écrioit à la vûe des jardins de Cyrus: O Prince, que tous les hommes vous doivent stimer heureux, d’avoir sü joindre ainsi la vertu à tant de grandeur & de dignité! Lisandre dit la vertu, comme si l’on eût pensé dans ces tems qu’un Monarque agriculteur ne pouvoit manquer d’être un homme vertueux; & il est constant du moins qu’il doit avoir le goût des choses utiles & des occupations innocentes. Hiéron de Syracuse, Attalus, Philopator de Pergame, Archelaüs de Macédoine, & une infinité d’autres, sont loüés par Pline & par Xénophon, qui ne loücient pas sans connoissance, & qui n’étoient pas leurs sujets, de l’amour qu’ils ont eu pour les champs & pour les travaux de la campagne. La culture des champs fut le premier objet du Législateur des Romains; & pour en donner à ses sujets la haute idée qu’il en avoit lui-même, la fonction des premiers Prêtres qu’il institua, fut d’offrir aux Dieux les prémices de la terre, & de leur demander des recoltes abondantes. Ces Prêtres étoient au nombre de douze; ils étoient appellés Arvals, de arva, champs, terres labourables. Un d’entr’eux étant mort, Romulus lui-même prit sa place; & dans la suite on n’accorda cette dignité qu’à ceux qui pouvoient prouver une naissance illustre. Dans ces premiers tems, chacun faisoit valoir son héritage, & en tiroit sa subsistance. Les Consuls trouverent les choses dans cet état, & n’y firent aucun changement. Toute la campagne de Rome fut cultivée par les vainqueurs des Nations. On vit pendant plusieurs siecles, les plus célebres d’entre les Romains, passer de la campagne aux premiers emplois de la République, &, ce qui est infiniment plus digne d’être observé, revenir des premiers emplois de la République aux occupations de la campagne. Ce n’étoit point indolence; ce n’étoit point dégoût des grandeurs, ou éloignement des affaires publiques: on retrouvoit dans les besoins de l’État nos illustres agriculteurs, toujours prêts à devenir les défenseurs de la patrie. Serranus semoit son champ, quand on l’appella à la tête de l’Armée Romaine: Quintius Cincinnatus la bouroit une piece de terre qu’il possédoit au-delà du Tibre, quand il reçut ses provisions de Dictateur; Quintius Cincinnatus quitta ce tranquille exercice; prit le commandement des armées; vainquit les ennemis; fit passer les captifs sous le joug; reçut les honneurs du triomphe, & fut à son champ au bout de 16 jours. Tout dans les premiers tems de la République & les plus beaux jours de Rome, marqua la haute estime qu’on y faisoit de l’agriculture: les gens riches, locupletes, n’étoient autre chose que ce que nous appellerions aujourd’hui de gros Laboureurs & de riches Fermiers. La premiere monnoie, pecunia à pecu, porta l’empreinte d’un mouton ou d’un boeuf, comme symboles principaux de l’opulence: les registres des Questeurs & des Censeurs s’appellerent pascua. Dans la distinction des citoyens Romains, les premiers & les plus considérables furent ceux qui formoient les tribus rustiques, rusticoe tribus: c’étoit une grande ignominie, d’être réduit, par le défaut d’une bonne & sage oeconomie de ses champs, au nombre des habitans de la ville & de leurs tribus, in tribu urbana. On prit d’assaut la ville de Carthage: tous les livres qui remplissoient ses Bibliotheques furent donnés en présent à des Princes amis de Rome; elle ne se réserva pour elle que les 28 livres d’agriculture du Capitaine Magon. Decius Syllanus fut chargé de les traduire; & l’on conserva l’original & la traduction avec un très-grand soin. Le vieux Caton étudia la culture des champs, & en écrivit: Ciceron la recommande à son fils, & en fait un très bel éloge: Omnium rerum, lui dit-il, ex quibus aliquid exquisitur, nihil est agriculturâ melius, nihil uberius, nihil dulcius, nihil homine libero dignius. Mais cet éloge n’est pas encore de la force de celui de Xénophon. L’agriculture naquit avec les lois & la société; elle est contemporaine de la division des terres. Les fruits de la terre furent la premiere richesse: les hommes n’en connurent point d’autres, tant qu’ils furent plus jaloux d’augmenter leur félicité dans le coin de terre qu’ils occupoient, que de se transplanter en différens endroits pour s’instruire du bonheur ou du malheur des autres: mais aussitôt que l’esprit de conquête eut agrandi les sociétés & enfanté le luxe, le commerce, & toutes les autres marques éclatantes de la grandeur & de la méchanceté des peuples; les métaux devinrent la représentation de la richesse, l’agriculture perdit de ses premiers honneurs; & les travaux de la campagne abandonnés à des hommes subalternes, ne conserverent leur ancienne dignité que dans les chants des Poëtes. Les beaux esprits des siecles de corruption, ne trouvant rien dans les villes qui prêtât aux images & à la peinture, se répandirent encore en imagination dans les campagnes, & se plurent à retracer les moeurs anciennes, cruelle satyre de celles de leur tems: mais la terre sembla se venger elle-même du mépris qu’on faisoit de sa culture. «Elle nous donnoit autrefois, dit Pline, ses fruits avec abondance; elle prenoit, pour ainsi dire, plaisir d’être cultivée par des charrues couronnées par des mains triomphantes; & pour correspondre à cet honneur, elle multiplioit de tout son pouvoir ses productions. Il n’en est plus de même aujourd’hui; nous l’avons abandonnée à des Fermiers mercenaires; nous la faisons cultiver par des esclaves ou par des forçats; & l’on seroit tenté de croire qu’elle a ressenti cet affront.» [Je] ne sai[s] quel est l’état de l’agriculture à la Chine: mais le Pere du Halde nous apprend que l’Empereur, pour en inspirer le goût à ses sujets, met la main à la charrue tous les ans une fois; qu’il trace quelques sillons; & que les plus distingués de sa Cour lui succèdent tour à tour au même travail & à la même charrue.”

Constantin le Grand défendit à tout créancier de saisir pour dettes civiles les esclaves, les boeufs, & tous les instrumens du labour. «S’il arrive aux créanciers, aux cautions, aux Juges mêmes, d’enfreindre cette loi, ils subiront une peine arbitraire à laquelle ils seront condamnés par un Juge supérieur.» Le même Prince étendit cette défense par une autre loi, & enjoignit aux Receveurs de ses deniers [denários], sous peine de mort, de laisser en paix le Laboureur indigent. Il concevoit que les obstacles qu’on apporteroit à l’agriculture diminueroient l’abondance des vivres & du commerce, & par contrecoup l’étendue de ses droits. Il y eut un tems où l’habitant des provinces étoit tenu de fournir des chevaux de poste aux couriers, & des boeufs aux voitures publiques; Constantin eut l’attention d’excepter de ces corvées le cheval & le boeuf servant au labour.”

Mais les lois qui protegent la terre, le Laboureur & le boeuf, ont veillé à ce que le Laboureur remplît son devoir. L’Empereur Pertinax voulut que le champ laissé en friche appartînt à celui qui le cultiveroit; que celui qui le défricheroit fût exempt d’imposition pendant dix ans; & s’il étoit esclave, qu’il devînt libre. Aurelien ordonna aux Magistrats municipaux des villes d’appeller d’autres citoyens à la culture des terres abandonnées de leur domaine, & il accorda trois ans d’immunité à ceux qui s’en chargeroient. Une loi de Valentinien, de Théodose & d’Arcade met le premier occupant en possession des terres abandonnées, & les lui accorde sans retour, si dans l’espace de deux ans personne ne les réclame: mais les Ordonnances de nos Rois ne sont pas moins favorables à l’agriculture que les Lois Romaines.”

Cet article n’auroit point de fin, si nous nous proposions de rapporter toutes les Ordonnances relatives à la conservation des grains depuis la semaille jusqu’à la récolte. Mais ne sont-elles pas toutes bien justes? Est-il quelqu’un qui voulût se donner les fatigues & faire toutes les dépenses nécessaires à l’agriculture, & disperser sur la terre le grain qui charge son grenier, s’il n’attendoit la récompense d’une heureuse moisson?”

«Si quelque voleur de nuit dépouille un champ qui n’est pas à lui, il sera pendu, s’il a plus de 14 ans; il sera battu de verges, s’il est plus jeune, est livré au propriétaire du champ, pour être son esclave jusqu’à ce qu’il ait réparé le dommage, suivant la taxe du Préteur. Celui qui mettra le feu à un tas de blé, sera fouetté & brûlé vif. Si le feu y prend par sa négligence, il payera le dommage, ou sera battu de verges, à la discrétion du Préteur».

AGRIPPA, (Hist. anc.) nom que l’on donnoit anciennement aux enfans qui étoient venus au monde dans une attitude autre que celle qui est ordinaire & naturelle, & specialement à ceux qui étoient venus les piés en devant.”

ce mot a été à Rome un nom, puis un surnom d’hommes, qu’on a féminisé en Agrippina. (G)”

* AGUAS, (Géogr.) peuple considérable de l’Amérique méridionale, sur le bord du fleuve des Amazones. Ce sont, dit-on dans l’excellent Dictionnaire portatis de M. Vosgien, les plus raisonnables des Indiens: ils serrent la tête entre deux planches à leurs enfans aussitôt qu’ils sont nés.”

HISTORY  OF THE DECLINE AND FALL OF THE ROMAN EMPIRE: Subterfúgio: Polêmicas Agostinianas e Maometanas

Edward Gibbon

 

Vol. III

CHAPTER 33

A Conquista da África pelos Vândalos

 

Consta que Maomé praticava o incesto com sua filha Fátima.

 

“the terrible Genseric [Gizericus]; a name, which, in the destruction of the Roman empire, has deserved an equal rank with the names of Alaric and Attila. The king of the Vandals [território espanhol] is described to have been of a middle stature, with a lameness in one leg, which he had contracted by an accidental fall from his horse. His slow and cautious speech seldom declared the deep purposes of his soul”

 

Abraão teria nascido em 2015 a.C. Quem segue seu calendário está em 4032 d.A.

 

“and the fair complexions of the blue-eyed warriors of Germany [vândalos] formed a very singular contrast with the swarthy [trigueiro] or olive hue which is derived from the neighborhood of the torrid zone [mouros].” Aqui devemos acrescentar os importantes parênteses: no caso específico dos “genseritas”, eram guerreiros cristianizados; no entanto, sua “cruzada pessoal” africana não era religiosa, e podia contar com aliados pagãos ou heresiarcas; e ajudou a ruir o Grande Império do Resíduo Católico.

 

“the calendar of martyrs received on both sides a considerable augmentation.” Belo eufemismo.

 

No fim da vida Santo Agostinho se tornou piedoso e deixou de combater belicamente cismáticos como os masdeístas ou maniqueus. O “santo” se demonstrava bastante ativo em termos de correspondência política (principalmente na tentativa de dissuadir qualquer confronto letal entre cristãos).

 

“Careless of the distinctions of age, or sex, or rank, they employed every species of indignity and torture, to force from the captives a discovery of their hidden wealth. The stern policy of Genseric justified his frequent examples of military execution: he was not always the master of his own passions, or of those of his followers; and the calamities of war were aggravated by the licentiousness of the Moors, and the fanaticism of the Donatists [ordem de padres excomungados].”

 

A África, próspero continente que alimentava a megalópole da Antiguidade Roma com trigo a perder de vista, começou a parecer o cenário desolado que é hoje muito também devido a lendas e exagerações cristãs, que depreciavam o trabalho dos Vândalos na conquista da região e até lhes atribuíam a deliberada falta de assepsia e “empilhamento arbitrário de cadáveres” que gerava pestes negras em cada cidade dominada…

 

“The youth of Augustin had been stained by the vices and errors which he so ingenuously [artfully!] confesses; but from the moment of his conversion to that of his death, the manners of the bishop of Hippo were pure and austere: and the most conspicuous of his virtues was an ardent zeal against heretics of every denomination; the Manichaeans, the Donatists, and the Pelagians [“não somos afetados pelo Pecado Original; o livre-arbítrio de cada qual permite chegar de forma autônoma ao Bem Supremo…”], against whom he waged a perpetual controversy. When the city [Hippo], some months after his death, was burnt by the Vandals, the library was [un]fortunately saved, which contained his voluminous writings; 232 separate books or treatises on theological subjects,[*] besides a complete exposition of the psalter and the gospel, and a copious magazine of epistles and homilies. According to the judgment of the most impartial critics, the superficial learning of Augustin was confined to the Latin language; and his style, though sometimes animated by the eloquence of passion, is usually clouded by false and affected rhetoric. But he possessed a strong, capacious, argumentative mind; he boldly sounded the dark abyss of grace, predestination, free will, and original sin; and the rigid system of Christianity which he framed or restored, has been entertained, with public applause, and secret reluctance, by the Latin church.”

 

[*] “Such, at least, is the account of Victor Vitensis (de Persecut. Vandal. 50. 1. 100. 3); though Gennadius seems to doubt whether any person had read, or even collected, all the works of St. Augustin (see Hieronym. Opera, tom. I p. 319, in Catalog. Scriptor. Eccles.). They have been repeatedly printed; and Dupin (Bibliotheque Eccles. tom. III p. 158-257) has given a large and satisfactory abstract of them as they stand in the last edition of the Benedictines. My personal acquaintance with the bishop of Hippo does not extend beyond the Confessions, and the City of God [ao fim e ao cabo as duas obras que realmente importam].

 

Cada vez mais vejo que o verbete do Wikipédia estava repleto de razão: a influência de Gibbon se faz sentir principalmente a partir de suas fantásticas notas de rodapé, cheias de “spoilers” sobre a vida particular das personalidades que cunharam o mundo!

 

“In his early youth (Confess. i. 14) St. Augustin disliked and neglected the study of Greek; and he frankly owns that he read the Platonists in a Latin version, (Confes. vii. 9) Some modern critics have thought that his ignorance of Greek disqualified him from expounding the Scriptures; and Cicero or Quintilian would have required the knowledge of that language in a professor of rhetoric.”

 

The church of Rome has canonized Augustin, and reprobated Calvin. Yet as the real difference between them is invisible even to a theological microscope, the Molinists are oppressed by the authority of the saint, and the Jansenists are disgraced by their resemblance to the heretic. In the mean while, the Protestant Arminians stand aloof, and deride the mutual perplexity of the disputants (see a curious Review of the Controversy, by Le Clerc, Bibliotheque Universelle, tom. XIV pp. 144-398.) Perhaps a reasoner still more independent may smile in his turn, when he peruses an Arminian Commentary on the Epistle to the Romans.”

 

Bonifácio e Aécio, os dois maiores generais de então (e os últimos grandes de Roma), decidiram num duelo o destino da África: ganhou Bonifácio, mas o estrago feito pelo sublevado e amigo dos bárbaros, Aécio, era já irreparável. Cartago, a “capital” africana, cairia em 8 anos. Uma verdadeira Babilônia no coração do continente negro, aliás: “The streets of Carthage were polluted by effeminate wretches, who publicly assumed the countenance, the dress, and the character of women. If a monk appeared in the city, the holy man was pursued with impious scorn and ridicule”

 

Pére Jobert – Science des Medailles

 

Prosper – Chronicle, A.D. 442. (Sobre as crueldades de Genseric.)

 

* * *

 

OS SETE DORMINHOCOS

 

“Among the insipid legends of ecclesiastical history, I am tempted to distinguish the memorable fable of the Seven Sleepers; whose imaginary date corresponds with the reign of the younger Theodosius, and the conquest of Africa by the Vandals. When the emperor Decius persecuted the Christians, seven noble youths of Ephesus concealed themselves in a spacious cavern in the side of an adjacent mountain; where they were doomed to perish by the tyrant, who gave orders that the entrance should be firmly secured by a pile of huge stones. They immediately fell into a deep slumber, which was miraculously prolonged without injuring the powers of life, during a period of 187 years. At the end of that time, the slaves of Adolius, to whom the inheritance of the mountain had descended, removed the stones to supply materials for some rustic edifice: the light of the sun darted into the cavern, and the Seven Sleepers were permitted to awake. After a slumber, as they thought of a few hours, they were pressed by the calls of hunger; and resolved that Jamblichus, one of their number, should secretly return to the city to purchase bread for the use of his companions. The youth (if we may still employ that appellation) could no longer recognize the once familiar aspect of his native country; and his surprise was increased by the appearance of a large cross, triumphantly erected over the principal gate of Ephesus. His singular dress, and obsolete language, confounded the baker, to whom he offered an ancient medal of Decius as the current coin of the empire; and Jamblichus, on the suspicion of a secret treasure, was dragged before the judge. Their mutual inquiries produced the amazing discovery, that two centuries were almost elapsed since Jamblichus and his friends had escaped from the rage of a Pagan tyrant. The bishop of Ephesus, the clergy, the magistrates, the people, and, as it is said, the emperor Theodosius himself, hastened to visit the cavern of the Seven Sleepers; who bestowed their benediction, related their story, and at the same instant peaceably expired.

 

The origin of this marvellous fable cannot be ascribed to the pious fraud and credulity of the modern Greeks, since the authentic tradition may be traced within half a century of the supposed miracle. James of Sarug, a Syrian bishop, who was born only two years after the death of the younger Theodosius, has devoted one of his 230 homilies to the praise of the young men of Ephesus. Their legend, before the end of the 6th century, was translated from the Syriac into the Latin language, by the care of Gregory of Tours. The hostile communions of the East preserve their memory with equal reverence; and their names are honorably inscribed in the Roman, the Abyssinian, and the Russian calendar. Nor has their reputation been confined to the Christian world. This popular tale, which Mahomet might learn when he drove his camels to the fairs of Syria, is introduced as a divine revelation, into the Koran. The story of the Seven Sleepers has been adopted and adorned by the nations, from Bengal to Africa, who profess the Mahometan religion; and some vestiges of a similar tradition have been discovered in the remote extremities of Scandinavia. This easy and universal belief, so expressive of the sense of mankind, may be ascribed to the genuine merit of the fable itself. We imperceptibly advance from youth to age, without observing the gradual, but incessant, change of human affairs; and even in our larger experience of history, the imagination is accustomed, by a perpetual series of causes and effects, to unite the most distant revolutions. But if the interval between two memorable aeras could be instantly annihilated; if it were possible, after a momentary slumber of 200 years, to display the new world to the eyes of a spectator, who still retained a lively and recent impression of the old, his surprise and his reflections would furnish the pleasing subject of a philosophical romance.

 

The scene could not be more advantageously placed, than in the two centuries which elapsed between the reigns of Decius and of Theodosius the Younger. During this period, the seat of government had been transported from Rome to a new city on the banks of the Thracian Bosphorus; and the abuse of military spirit had been suppressed by an artificial system of tame and ceremonious servitude. The throne of the persecuting Decius was filled by a succession of Christian and orthodox princes, who had extirpated the fabulous gods of antiquity: and the public devotion of the age was impatient to exalt the saints and martyrs of the Catholic church, on the altars of Diana and Hercules. The union of the Roman empire was dissolved; its genius was humbled in the dust; and armies of unknown Barbarians, issuing from the frozen regions of the North, had established their victorious reign over the fairest provinces of Europe and Africa.” Outras evocações: Schopenhauer, Platão, Vanilla Sky, um coma dentre tantos possíveis, o sonho de criogenia enfermiço de Walt Disney (Baudrillard)…

 

“Two Syriac writers, as they are quoted by Assemanni (Bibliot. Oriental. tom. I pp. 336, 338), place the resurrection of the Seven Sleepers in the year 736 (A.D. 425) or 748 (A.D. 437), of the aera of the Seleucides. Their Greek acts, which Photius had read, assign the date of the 38th year of the reign of Theodosius, which may coincide either with A.D. 439, or 446. The period which had elapsed since the persecution of Decius is easily ascertained; and nothing less than the ignorance of Mahomet, or the legendaries [hagiólogos], could suppose an interval of 300 or 400 years.”

 

…welcome to the seat of madness

                         the sea of madman

                                   & mermaids!