ODIN NUNCA FOI ZEUS

Tribos vikings eram conglomerados de retardados. E ainda que, antropologicamente falando, você os considere em nível de equivalência com as tribos pré-colombianas ou outros povos nômades totalmente aniquilados pelo “homem branco civilizado” (e depreciados post mortem como “sociedades inferiores”), basta ver o que é a Europa hoje (essa flor fedida) para entender que pau que nasce torto, só podia mesmo morrer torto. (RESSALVA IMPORTANTE: os vikings não “evoluíram paulatinamente rumo ao Estado de Direito”; esse conceito permaneceria completamente desconhecido pelas gerações seguintes, na Europa Ocidental, não fosse a influência do direito romano, quer seja, no fundo, não fosse a SINGULARIDADE MIRACULOSA chamada “gregos”, que em poucos séculos de organização que tenha deixado rastros transmutaram para sempre o devir do homem, criatura sórdida que rasteja e vegeta há dezenas de milhares de milênios, apesar dos esforços de alguns gênios esporádicos.) (RESSALVA 2: Digam o que disserem dos judeus – há quem pense que eles arruinaram o mundo -, Jeová continuaria sendo um culto periférico e irrelevante para os povos da Terra, não fosse a injeção espiritual de Sócrates, Platão & cia. que transformou uma religião de seita em crença ecumênica – mesmo o Cristianismo, esse inimigo-mor dos vikings, o autêntico Ragnarok da besta-loira, é, também, herança – trágica herança – grega.)

L’ENCYCLOPÉDIE – AM – compilado (1)

* AMANUS, s. m. (Myth.) Dieu des anciens Perses. C’étoit, à ce qu’on croit, ou le soleil ou le feu perpétuel qui en étoit une image. Tous les jours les Mages alloient dans son temple chanter leurs hymnes pendant une heure devant le feu sacré, tenant de la vervaine en main [planta medicinal], & la tête couronnée de tiares dont les bandelettes [bandagens] leur tomboient sur les joues.”

Não há fogo sagrado que não seja apagado por um temporal.

AMAUTAS, s. m. (Hist. mod.) Philosophes du Pérou sous le regne des Incas. On croit que ce fut l’Inca Roca qui fonda le premier des écoles à Cusco, afin que les Amautas y enseignassent les Sciences aux Princes & aux Gentils-hommes; car il croyoit que la science ne devoit être que pour la Noblesse. Le devoir des Amautas étoit d’apprendre à leurs disciples les cérémonies & les préceptes de leur religion; la raison, le fondement & l’explication des lois; la politique & l’Art Militaire; l’Histoire & la Chronologie; la Poësie même, la Philosophie, la Musique & l’Astrologie. Les Amautas composoient des comédies & des tragédies qu’ils représentoient devant leurs Rois & les Seigneurs de la Cour aux fêtes solemnelles. Les sujets de leurs tragédies étoient des actions militaires, les triomphes de leurs Rois ou d’autres hommes illustres. Dans les comédies ils parloient de l’agriculture, des affaires domestiques, & des divers évenemens de la vie humaine. On n’y remarquoit rien d’obscene ni de rampant; tout au contraire y étoit grave, sententieux, conforme aux bonnes moeurs & à la vertu. Les acteurs étoient des personnes qualifiées; & quand la piece étoit joüée, ils venoient reprendre leur place dans l’assemblée, chacun selon sa dignité. Ceux qui avoient le mieux réussi dans leur rôle recevoient pour prix des joyaux ou d’autres présens considérables. La poësie des Amautas étoit composée de grands & de petits vers où ils observoient la mesure des syllabes. On dit néanmoins qu’au tems de la conquête des Espagnols ils n’avoient pas encore l’usage de l’écriture, & qu’ils se servoient de signes ou d’instrumens sensibles pour exprimer ce qu’ils entendoient dans les Sciences qu’ils enseignoient. Garcilasso de la Vega, Hist. des Incas, liv. II. & IV.

AMAZONE, s. f. (Hist. anc.) femme courageuse & hardie, capable de grands exploits.

Amazone, dans un sens plus particulier, est le nom d’une nation ancienne de femmes guerrieres, qui, dit-on, fonderent un Empire dans l’Asie mineure, près du Thermodon, le long des côtes de la mer Noire.

Il n’y avoit point d’hommes parmi elles; pour la propagation de leur espece, elles alloient chercher des étrangers; elles tuoient tous les enfans mâles qui leur naissoient, & retranchoient aux filles la mammelle droite pour les rendre plus propres à tirer de l’arc. C’est de cette circonstance qu’elles furent appellées Amazones, mot composé d’<A> privatif, & de MAO, mammelle, comme qui diroit sans mammelle, ou privées d’une mammelle.

Não havia homens entre elas; para a propagação da espécie elas procuravam estrangeiros; elas matavam todas as crianças macho que lhes nasciam, e decepavam nas mulheres a mama direita para torná-las mais aptas no exercício do tiro de arco. Provém dessa circunstância o chamarem-nas Amazonas, palavra composta do ‘A’ privativo, e de MAO, mama, como que dizendo sem mamas, ou privadas de uma das mamas.

Les Auteurs ne sont pas tous d’accord qu’il y ait eu réellement une nation d’Amazones. Strabon, Paléphate, & plusieurs autres le nient formellement: mais Hérodote, Pausanias, Diodore de Sicile, Trogue Pompée, Justin, Pline, Pomponius Mela, Plutarque, & plusieurs autres, l’assurent positivement. Hippocrate dit qu’il y avoit une loi chez elles, qui condamnoit les filles à demeurer vierges, jusqu’à ce qu’elles eussent tué trois des ennemis de l’État. Il ajoûte que la raison pour laquelle elles amputoient la mammelle droite à leurs filles, c’étoit afin que le bras de ce côté-là profitât davantage, & devînt plus fort.

Quelques Auteurs disent qu’elles ne tuoient pas leurs enfans mâles; qu’elles ne faisoient que leur tordre les jambes, pour empêcher qu’ils ne prétendissent un jour se rendre les maîtres.

M. Petit Medecin de Paris, a publié en 1681, une dissertation latine, pour prouver qu’il y a eu réellement une nation d’Amazones; cette dissertation contient quantité de remarques curieuses & intéressantes sur leur maniere de s’habiller, leurs armes, & les villes qu’elles ont fondées. Dans les médailles le buste des Amazones est ordinairement armé d’une petite hache d’armes appellée bipennis, ou securis, qu’elles portoient sur l’épaule, avec un petit bouclier en croissant que les Latins appelloient pelta, à leur bras gauche: c’est ce qui a fait dire à Ovide, de Ponto.

Non tibi amazonia est pro me sumenda securis, Aut excisa levi pelta gerenda manu.

Des Géographes & voyageurs modernes prétendent qu’il y a encore dans quelques endroits des Amazones. Le P. Jean de Los Sanctos, Capucin Portugais, dans sa description de l’Éthiopie, dit qu’il y a en Afrique une République d’Amazones; & AEnéas Sylvius rapporte qu’on a vû subsister en Boheme pendant 9 ans, une République d’Amazones fondée par le courage d’une fille nommée Valasca [Popazuda].”

AMAZONES. riviere des Amazones; elle traverse toute l’Amérique méridionale d’occident en orient, & passe pour le plus grand fleuve du monde. On croît communément que le premier Européen qui l’a reconnu fut François d’Orellana, Espagnol; ce qui a fait nommer cette riviere par quelques-uns Orellana: mais avant lui, elle étoit connue sous le nom de Maranon (qu’on prononce Maragnon) nom qu’elle avoit reçû, à ce qu’on croit, d’un autre Capitaine Espagnol ainsi appellé. Orellana dans sa relation dit avoir vû en descendant cette riviere, quelques femmes armées dont un cacique Indien lui avoit dit de se défier: c’est ce qui l’a fait appeller riviere des Amazones.

La carte très-défectueuse du cours de la riviere des Amazones dressée par Sanson sur la relation purement historique d’un voyage de cette riviere que fit Texeira, accompagné du P. d’Acunha Jésuite, a été copiée par un grand nombre de Géographes, & on n’en a pas eû de meilleure jusqu’en 1717 qu’on en publia une du P. Fritz Jésuite, dans les lettres édifiantes & curieuses.

Enfin M. de la Condamine, de l’Académie Royale des Sciences, a parcouru toute cette riviere en 1743; & ce voyage long, pénible, & dangereux, nous a valu une nouvelle carte de cette riviere plus exacte que toutes celles qui avoient précédé. Le célebre Académicien que nous venons de nommer a publié une relation de ce voyage très-curieuse & très-bien écrite, qui a été aussi insérée dans le volume de l’Académie Royale des Sciences pour 1745. Nous y renvoyons nos Lecteurs, que nous exhortons fort à la lire. M. de la Condamine dit qu’il n’a point vû dans tout ce voyage d’Amazones, ni rien qui leur ressemble; il paroît même porté à croire qu’elles ne subsistent plus aujourd’hui; mais en rassemblant les témoignages, il croit assez probable qu’il y a eu en Amérique des Amazones, c’est-à-dire une société de femmes qui vivoient sans avoir de commerce [bom eufemismo!] habituel avec les hommes.”

AMAZONIUS, nom donné au mois de Décembre par les flateurs de l’Empereur Commode, en l’honneur d’une courtisanne qu’il aimoit éperdument, & qu’il avoit fait peindre en Amazone: ce Prince par la même raison prit aussi le surnom d’Amazonius.” Êta amor mais brega!

AMBA. Manga!

AMBAGES, s. m. (Belles-Lettres.) mot purement Latin adopté dans plusieurs langues, pour signifier un amas confus de paroles obscures & entortillées dont on a peine à démêler le sens; ou un long verbiage [verborragia], qui, loin d’éclaircir les choses dont il s’agit, ne sert qu’à les embrouiller. V. Circonlocution.

encyclopedie AMbaiba

* AMBAIBA [foto], arbre qui croît au Brésil; il est très-élevé; son écorce ressemble à celle du figuier; elle couvre une peau mince, épaisse, verte & gluante; son bois est blanc, comme celui du bouleau, mais plus doux & plus facile à rompre; son tronc est de grosseur ordinaire, mais creux depuis la racine jusqu’au sommet; sa feuille est portée sur un pédicule épais, long de deux ou trois piés, d’un rouge foncé en dehors, & spongieux au-dedans; elle est large, ronde, découpée en neuf ou dix lanieres, & chaque laniere a sa côte, d’où partent des nervures en grand-nombre; elle est verte en dessus, cendrés en dessous, & bordée d’une ligne grisârre; le haut du creux donne une espece de moelle que les Negres mettent sur leurs blessures; les fleurs sortent de la partie supérieure du tronc, & pendent à un pédicule fort court, au nombre de 4 ou 5; leur forme est cylindrique; elles ont 7 à 9 pouces de long, sur un pouce d’épaisseur; leur cavité est pleine de duvet; il y a aussi des amandes [amêndoas] qui sont bonnes à manger, quand les fleurs sont tombées; les habitans du Brésil font du feu avec sa racine seche sans caillou ni acier [sem aço nem pedra]; ils pratiquent un petit trou; ils sichent dans ce trou un morceau de bois dur & pointu qu’ils agitent avec beaucoup de vitesse; le bois percé est sous leurs piés, & le bois pointu est perpendiculaire entre leurs jambes: l’agitation suffit pour allumer l’écorce.

On attribue à sa racine, à son écorce, à sa moelle, à sa feuille, au suc de ses rejettons, une si grande quantité de propriétés, que les hommes ne devroient point mourir dans un pays où il y auroit une douzaine de plantes de cette espece, si on en savoit faire usage. Mais je ne doute point que ceux qui habitent ces contrées éloignées ne portent le même jugement de nos plantes & de nous, quand ils lisent les vertus merveilleuses que nous leur attribuons [muito bem-percebido].

AMBASSADE. (…) L’histoire nous parle aussi d’ambassadrices; Mme la Maréchale de Guebriant a été, comme dit Wicquefort, la premiere femme, & peut-être la seule, qui ait été envoyée par aucune Cour de l’Europe en qualité d’ambassadrice. Matth. liv. IV. Vie d’Henri IV. dit que le Roi de Perse envoya une Dame de sa Cour en ambassade vers le Grand Seigneur pendant les troubles de l’Empire.”

AMBASSADEUR. (…) Ils croient donc que chez les Barbares qui inonderent l’Europe, ambascia signifioit le discours d’un homme qui s’humilie ou s’abaisse devant un autre, & qu’il vient de la même racine qu’abaisser, c’est-à-dire de an ou am & de bas.

(…)

Les ambassadeurs ordinaires sont d’institution moderne; ils étoient inconnus il y a 200 ans: avant ce tems-là tous les ambassadeurs étoient extraordinaires, & se retiroient sitôt qu’ils avoient achevé l’affaire qu’ils avoient à négocier. (…) A la vérité il n’y a nulle différence essentielle entre ambassadeur ordinaire & ambassadeur extraordinaire [ambos são perfeitamente inúteis]”

(…)

Le nom d’ambassadeur, dit Ciceron, est sacré & inviolable: non modo inter sociorum jura, sed etiam inter hostium tela incolume versatur. In Verr. Orat. VI. Nous lisons que David fit la guerre aux Ammonites pour venger l’injure faite à ses ambassadeurs, liv. II. Rois, 10. Alexandre fit passer au fil de l’épée les habitans de Tyr, pour avoir insulté ses ambassadeurs. La jeunesse de Rome ayant outragé les ambassadeurs de Vallonne [?], sut [fut?] livrée entre leurs mains pour les en punir à discrétion.

(…)

Dans toutes les autres Cours de l’Europe l’ambassadeur de France a le pas sur celui d’Espagne, comme cette Couronne le reconnut publiquement au mois de Mai 1662, dans l’audience que le Roi Louis XIV donna à l’ambassadeur d’Espagne, qui, en présence de 27 autres tant ambassadeurs que, envoyés des Princes, protesta que le Roi son maître ne disputeroit jamais le pas à la France. Ce fut en réparation de l’insulte faite à Londres l’année précédente par le Baron de Batteville, ambassadeur d’Espagne, au Comte d’Estrades, ambassadeur de France: on frappa à cette occasion une médaille.”

AMBIDEXTRE. “Hippocrate dans ses Aphorismes prétend qu’il n’y a point de femme ambidextre: plusieurs Modernes cependant soûtiennent le contraire, & citent des exemples en faveur de leur sentiment: mais s’il y a des femmes ambidextres, il faut avoüer du moins qu’il y en a beaucoup moins que d’hommes.”

AMBLYOPIE, s. f. est une offuscation ou un obscurcissement de la vûe, qui empêche de distinguer clairement l’objet, à quelque distance qu’il soit placé. Cette incommodité vient d’une obstruction imparfaite des nerfs optiques, d’une suffusion légere, du défaut ou de l’épaisseur des esprits, &c. Quelques-uns comptent 4 espèces d’amblyopies; savoir, la myopie, la presbytie, la nyctalopie, & l’amaurosis. Voyez chacune à son article. Blanchard. (N)

AMBRE-GRIS. “autrefois l’ambre étoit à la mode en France: combien ne voit-on pas encore de coupes, de vases & d’autres ouvrages faits de cette matiere avec un travail infini? mais les métaux précieux, les pierres fines & les pierreries l’ont emporté sur l’ambre-jaune dès qu’ils ont été assez communs pour fournir à notre luxe.”

AMBROSIA, nom que les Grecs donnoient à une fête que l’on célebroit à Rome le 24 Novembre en l’honneur de Bacchus. Romulus l’avoit instituée, & les Romains l’appelloient brumalia.”

AMBROSIE, s. f. dans la Théologie des payens, étoit le mets dont ils supposoient que leurs dieux se nourrissoient. Voyez Dieu & Autel. Ce mot est composé d’A’ privatif & de BROTO\, mortel; ou parce que l’ambrosie rendoit immortels ceux qui en mangeoient, ou parce qu’elle étoit mangée par des immortels.”

O BANQUETE OU DO HOMOSSEXUALISMO SUPREMO

Tradução de trechos de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego por Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

Além da tradução ao Português, providenciei notas de rodapé, numeradas, onde achei que devia tentar esclarecer alguns pontos polêmicos ou obscuros demais quando se tratar de leitor não-familiarizado com a obra platônica. Quando a nota for de Azcárate, haverá um (*) antecedendo as aspas.

ESCLARECIMENTO INICIAL

O sufixo pejorativo –ismo, entenda-se, não é o aqui utilizado. Para o filósofo grego, a condição homossexual é a característica do homem superior, o único apto a chefiar a sociedade. Portanto, é nesse sentido que o “Homossexualismo” do título deverá ser compreendido: como no Aristocratismo a classe dos aristocratas é a líder, no Homossexualismo platônico os homossexuais detêm o poder soberano e prescrevem as Leis a si mesmos e aos demais. Obviamente, a conotação de “doença” ou “enfermidade” subjacente ao homônimo mais infeliz desaparece, assim, por completo – a homoafetividade masculina é, ao contrário da visão deturpada moderna, o suprassumo do são e do saudável. Tampouco o sufixo –idade seria adequado para expressar essa idéia, uma vez que a Homossexualidade como a entendemos hoje no Ocidente é apenas uma “escolha livre e individual”, nem melhor nem pior que as outras preferências de gênero possíveis no amor; ao passo que, em Platão e nos mestres do saber grego que conhecemos, não havia o que “escolher” ou alteridade(s) a respeitar ou considerar: todo o demais (a mulher, o escravo de ambos os sexos – meros objetos – e o homem hetero ou bissexual – “sujeitos”, porém degenerados) estava sempre escalões abaixo. Não havia traço da noção de isonomia compartilhada pelas democracias contemporâneas.

(*) “Fedro fala como um jovem, mas jovem cujas paixões foram purificadas pelo estudo da filosofia; Pausânias como homem maduro, a quem a idade e a filosofia ensinaram aquilo que a juventude não sabe; Erixímaco se aplica como médico; Aristófanes tem a eloqüência do poeta cômico, ocultando, por debaixo de uma forma festiva pensamentos profundos; Agaton/Agatão se expressa como poeta. Por fim, depois de todos os demais da roda, e quando a teoria já se elevara por graus, Sócrates completa-a, expressando-se numa linguagem maravilhosa, própria de um sábio ou inspirado.”

* * *

APOLODORO¹ – (…) Sinto imenso prazer e julgo proveitoso o filosofar e o ouvir filosofar, como nada no mundo; já ouvir-vos tratar de vossos interesses, dos ricos e dos negociantes, me mata de fastio.”

¹ Na verdade, O Banquete é um diálogo entre Apolodoro e seu amigo. Ele, que apenas ouviu o relato do banquete de um dos participantes, reconta o ocorrido, revivendo os personagens daquela noite de apologia discursiva do amor. Esta testemunha ocular é Aristodemo. Não confundir este Aristodemo com o descendente de Hércules e herói mitológico. Trata-se de um filósofo pré-socrático, pouco notório. Nunca é demais lembrar que a denominação “pré-socrático”, embora quase sempre proceda cronologicamente, neste caso nos induz a erro. Pré-socráticos podem ter existido mais jovens que Sócrates e contemporâneos de Platão; poderiam ser filósofos de menor repercussão e que insistiam na interpretação cosmogônica ou cosmológica do mundo. Este Aristodemo, mais jovem ou mais velho que Sócrates (não sabemos), venera-o como a um mestre.

O AMIGO DE APOLODORO – (…) Desconheço por que te deram o apelido de Furioso; conquanto possa ver que algo disso se capta em teus discursos. Sempre te mostras áspero contigo mesmo e com todos, exceto com Sócrates.”

–Aqui inicia o relato do banquete em si e as transcrições das falas das personagens–

SÓCRATES – Aristodemo, vou me banquetear à casa de Agaton. Recusei-me a comparecer à festa que dava ontem para celebrar sua vitória no concurso, por desagradarem-me salões repletos.”

SÓCRATES – Segue-me, então, e invertamos o provérbio, provando que um homem de bem pode comer à casa de outro homem de bem sem ser convidado. Com prazer acusaria Homero de haver na verdade adulterado este ditado, e ademais de ter feito dele pouco caso, quando depois de representar Agamenon como grande guerreiro e Menelau como combatente débil faz com que este esteja no festim daquele, sem ao menos ter sido convidado; ou seja, Homero retrata um homem de condição inferior que sem cerimônia se apresenta à mesa do homem superior.”

lá, já estavam todos à mesa, esperando apenas que fossem servidos.”

Neste momento, um criado anunciou que encontrara Sócrates de pé no umbral de uma casa vizinha, e que, havendo-o convidado ao banquete, este se recusou.”

Começamos a comer, e Sócrates não aparecia. A cada momento Agaton instava algum escravo a ir buscá-lo. Eu o preveni de que Sócrates acabaria por cumprir sua palavra, que não tivesse pressa. Enfim, Sócrates entrou, depois de nos fazer esperar, segundo seu hábito, e nós já havíamos comido metade de nossa refeição. Agaton estava só, sobre uma cama no extremo da mesa, e o convidou a sentar-se junto de si.”

ERIXÍMACO – (…) Uma vez que ninguém aqui deseja exceder-se na bebida, serei menos importuno, ao relatar-vos umas quantas verdades sobre a embriaguez.”

FEDRO – Ó, Erixímaco! não é admirável que, de tantos poetas que compuseram hinos e cânticos em honra da maior parte dos deuses, nenhum fez o elogio do Amor, que, não obstante, é um deus importante? (…) Li um livro, intitulado Elogio do sal, em que o sábio autor exagerava as maravilhosas qualidades do sal e os grandes serviços que ele presta ao homem. Noutros termos, é raro encontrares coisa que não conste dum panegírico.”

ERIXÍMACO – Cada um, pois, improvisará da melhor forma que lhe couber um discurso em honra do Amor. A ordem será da esquerda para a direita. Desta forma, Fedro falará primeiro, ainda mais porque era sua intenção desde o início, e toda a idéia deste jogo foi dele. Escutemo-lo!”

(*) Eumelo e Acusilau, historiadores antigos, segundo refere Clemente de Alexandria, transcreveram em prosa os versos de Hesíodo, publicando-os como obra sua.”

O DISCURSO DE FEDRO

Na Grécia temos o brilhante exemplo da amorosa Alceste, filha de Pélias: só ela quis morrer por seu esposo; até os pais dele se negaram.”

Orfeu, filho de Eagro, foi arrojado dos ínferos sem conseguir o que fôra pedir. No lugar de lhe devolverem sua mulher, apresentaram-lhe um fantasma, mera sombra de Eurídice, porque apesar de músico excepcional, faltava algum valor a Orfeu. Porque, longe de imitar Alceste, morrendo por quem amava, meteu-se a descer vivo ao submundo. Os deuses, indignados diante de tamanha petulância, castigaram-lhe a covardia, fazendo-o ter uma morte vexatória nas mãos de várias mulheres. Já vês que, pelo contrário, Aquiles muito fôra honrado, este filho de Tétis, recompensado com a ida às Ilhas Bem-Aventuradas.¹ Acontece que, mesmo sua mãe prevenindo-o de que, assim que matasse Heitor seria ele também morto, e de que caso não combatesse voltaria são e salvo à casa paterna, vivendo uma vida muito longa e pacífica, Aquiles não hesitou, preferindo vingar Pátroclo, provando que dava mais valor à amizade que a sua própria vida. Escolheu morrer sobre o cadáver do amigo.”

¹ Homero retrata Aquiles apenas no Hades (Odisséia).

Ésquilo está de troça quando afirma que o amado era Pátroclo. Aquiles era mais belo, não apenas que Pátroclo, mas que todos os demais heróis. Não tinha ainda barba e era muito mais jovem, conforme Homero mesmo.” “Quem ama possui um não sei quê de mais divino que quem é amado, porque em sua alma habita um deus”

* * *

O DISCURSO DE PAUSÂNIAS

se não houvesse mais que uma Vênus,¹ não haveria mais que um Amor; mas como há duas Vênus, há necessariamente dois Amores. Quem duvida que existam duas Vênus? Uma, a mais velha, filha do céu, que não tem mãe, que chamaremos simplesmente Vênus Celeste; a outra, mais jovem, filha de Zeus e Dione, que chamaremos de a Vênus popular.”

¹ Azcárate sempre traduz conforme a mitologia romana. Também Afrodite. Nas outras traduções, dei prioridade à nomenclatura grega.

O amor da Vênus popular é popular (vulgar) também, e só inspira ações baixas”

uma vez que a Vênus Celeste não nascera de mulher, mas tão-só de varão, o amor que a acompanha só busca aos jovens. Ligados a uma deusa de mais idade, e que, por conseguinte, não tem a sensualidade fogosa da juventude, os inspirados por este Amor só desejam o sexo masculino, naturalmente mais forte e mais inteligente.”

Seria verdadeiramente desejável uma lei que proibisse amar os demasiado jovens, evitando-se assim gastar tempo com coisa tão incerta; porque quem sabe o que resultará um dia de tão terna juventude? que giro tomarão o corpo e o espírito, e até que ponto se dirigirão? ao vício? à virtude?”

Não é difícil compreender as leis que regem o amor em outros países, por serem precisas e bem simples. Só mesmo os costumes de Atenas e de Esparta necessitam de explicação. Nas Élides, por exemplo, e na Beócia, onde se cultiva pouco a arte da palavra, diz-se, puerilmente, que é bom dar nossos amores a quem nos ama, e ninguém acha-o um mau conselho, jovem ou velho. É preciso crer que nesses países o amor assim é autorizado para resolver as dificuldades e para se fazer amar sem ter de recorrer aos artifícios da língua, desconhecidos para essa gente. Mas na Jônia e em todos os países submetidos à dominação dos bárbaros tem-se este comércio por infame; proíbe-se igualmente tanto a filosofia quanto a ginástica, os tiranos não suportam ver surgirem, entre os súditos, paixões e amizades nem relações vigorosas, que é o que o amor melhor sabe criar. Os tiranos de Atenas já experimentaram esse tipo de lei em tempos antanhos. A paixão de Aristogíton e a fidelidade de Harmódio transtornaram esse estado de coisas. É claro que, nesses Estados em que é vergonhoso amar a quem nos ama, toda esta severidade nasce da iniqüidade dos que a estabeleceram, da pura tirania dos governantes e da covardia dos governados; e que nos países em que simplesmente se diz que é bom corresponder a quem nos ama, esta indulgência é uma prova de grosseria. Tudo isso é bem sabido pelos atenienses. Mas, como já disse, não é fácil compreender nossos princípios nessa matéria. Por um lado, diz-se que é melhor amar às claras que às furtadelas, e que é preciso amar com preferência os mais generosos e virtuosos, por mais que estes se afigurem menos belos.”

o mais estranho é que se quer que os amantes sejam os únicos perjuros que os deuses deixem de castigar, porque, diz-se, os juramentos não obrigam nos assuntos amorosos.”

Há entre nós a crença de que se um homem se submete a servir a um outro com a esperança de aperfeiçoar-se por intermédio dele numa ciência ou em qualquer virtude particular, esta servidão voluntária não é vergonhosa e não se chama adulação.”

* * *

Aqui, tendo feito Pausânias uma pausa (e eis aqui um jogo de palavras que vossos sofistas ensinam), seria a vez de Aristófanes começar, mas este não o pôde em virtude de uma crise de soluços que lhe sobreveio, não sei se por haver comido em excesso, ou outra razão. Então se dirigiu ao médico Erixímaco que estava sentado ao seu lado e lhe disse:

– É preciso, Erixímaco, que ou me livres desse soluço (hic)… ou que fales no meu lugar até que ele tenha cessado.

– Farei um e outro – respondeu Erixímaco –, porque vou falar em teu lugar, e tu falarás no meu, quando tua incomodidade já tiver passado. Passará rápido se, enquanto eu discurso, prenderes a respiração um pouco, e, não tendo curado o soluço, terás de gargarejar com água. Se o soluço, ainda assim, persistir, por ser demasiado violento, apanha qualquer instrumento com que consiga fazer cócegas no nariz; a isto se seguirá o espirro; e se o repetires uma ou duas vezes, o soluço cessará infalivelmente, por mais grave que seja.”

* * *

O DISCURSO DE ERIXÍMACO

Também é belo e necessário ceder ao que há de bom e de são em cada temperamento, e nisto consiste a medicina; pelo contrário, é vergonhoso comprazer ao que há de depravado e de enfermiço, e é preciso combatê-lo, se é que se fala de um médico hábil. Porque, para dizer em poucas palavras, a medicina é a ciência do amor corporal com relação à repleção e evacuação¹”

¹ O encher e esvaziar.

Esculápio¹, nosso patriarca, encontrou um meio de introduzir o amor e a concórdia entre os elementos contrários, e por isso é reputado o inventor da medicina, segundo os poetas e como penso eu mesmo. Me atrevo a assegurar que o Amor preside à medicina, e assim também à ginástica e à agricultura. Sem necessidade de fixar a atenção por muito tempo, descobre-se-o na música, e acho que foi o que Heráclito quis dizer, se bem que não soube colocá-lo em palavras. O que ele falou, em forma de enigma, foi: A unidade que se opõe a si mesma concorda consigo mesma (…) A harmonia é impossível se grave e agudo permanecem sem interagir; a harmonia é uma consonância; a consonância um acordo; e não pode haver um acordo entre partes opostas enquanto no fundo já não forem mais opostas (…) Analogamente, também as sílabas longas e as breves, que são opostas entre si, compõem o ritmo, assim que entram em acordo.”

¹ Lendário fundador da arte médica.

A adivinhação é a criadora da amizade que existe entre os deuses e os homens, pois sabe tudo o que há de santo e de ímpio nas inclinações humanas.”

* * *

– Cabe a ti, Aristófanes, suprir o que eu houver omitido. Portanto, se tens o projeto de honrar ao deus doutra maneira, fá-lo e começa, de contínuo, agora que teu soluço já passou.

Aristófanes respondeu:

– Passou, em efeito. Só me ressinto do espirro. Me admira que para restabelecer a ordem na economia do corpo seja preciso um movimento como este, acompanhado de ruídos e agitações tão ridículas; porque realmente este método da pena foi o único eficaz o bastante comigo.

– Olha como te portas, Aristófanes! Estás a ponto de iniciar teu discurso e parece que já zombas as minhas custas. Agora saibas que não terás paz, pois estou cá atento, de vigia, para ver se não vais é passar o tempo a ridicularizar o amor com piadas.”

* * *

O DISCURSO DE ARISTÓFANES

Quando desejavam caminhar depressa, apoiavam-se sucessivamente sobre seus 8 membros, e avançavam com rapidez mediante um movimento circular, como o que desempenha a roda, com os pés ao vento.”

A solução não carecia de dificuldades; não queriam os deuses aniquilar os homens, como noutros tempos aos titãs, fulminando-os com seus raios, pois aí então desapareceriam o culto e os sacrifícios que os homens lhes prestavam; no entanto, era certo que não deixariam esta insolência passar impune.” “e se depois deste castigo ainda conserveis vossa audácia monstruosa, recusando-vos ao repouso, dividi-los-ei mais uma vez, e ver-vos-ei precisados de andar sobre um só pé, como os que dançam sobre os odres de vinho na festa de Caco.¹”

¹ Caco, Cacus ou Kakos, filho de Vulcano ou Hefesto, deus olímpico. Teria uma aparência monstruosa e força sobre-humana, sendo, ademais, canibal. Arquétipo do ladrão ominoso que aterroriza as populações pastoris. Na mitologia é morto por Hércules durante seus Doze Trabalhos. O próprio Hércules teria iniciado seu tributo anual, construindo um altar, para aplacar a fúria dos deuses pelo seu ato.

Quando uma das duas metades perecia, aquela que sobrevivia buscava outra, à qual se unia novamente, fosse a metade de uma mulher inteira, o que agora se chama propriamente mulher, fosse uma metade de homem; e dessa forma ia-se extinguindo a raça. Zeus, tomado de compaixão, imaginou outro expediente: pôs à frente os órgãos da geração, que antes estavam atrás, gerando-se e derramando-se, outrora, o sêmen, não um no outro, mas no chão, como fazem as cigarras. Com esta providência de Zeus, a concepção passou a ser feita mediante a união do varão e da fêmea. Desde então, o produto da união do homem e da mulher são os filhos; se acaso o varão se unia ao varão, a saciedade os separava logo depois, restituindo-os aos trabalhos e demais cuidados da vida.”

Da mesma forma, os homens atuais, que provêm da separação dos homens primitivos, buscam o sexo masculino. Enquanto são jovens, amam aos homens; se comprazem em dormir com eles e estar em seus braços; são os melhores dentre os adolescentes e os adultos, como que oriundos de uma constituição mais varonil. (…) com a passagem do tempo, revelam-se mais capacitados que os demais para servir ao Estado. Uma vez em idade madura, passam a amar aos jovens (…) Do que eles mais gostam é passar a vida uns com os outros em celibato.”

Quando aquele que ama aos jovens ou outros homens em geral chega a encontrar sua metade, a simpatia, a amizade, o amor os unem de uma maneira tão maravilhosa que ambos não desejam, sob circunstância alguma, separar-se por um momento que seja. Estes mesmos homens, que passam toda a vida juntos, não podem dizer o que anelam, exatamente, um do outro, porque, se sentem tanto prazer ao viver dessa forma, claro está que a causa não são os sentidos corporais. É evidente que é a própria alma de cada qual que deseja algo além, inexprimível, mas que de certa forma pressente e atina. À hipótese de Hefesto em pessoa aparecer justo quando estivessem abraçados, com os instrumentos de sua arte de ferreiro, perguntando-lhes: Ó, meus caros! Que é aquilo que exigis reciprocamente?, e ao não obter nenhuma resposta, perplexo, continuar interpelando-os: O que quereis, afinal, não é encontrar-vos unidos de tal maneira que nem de dia nem de noite estejais segregados um do outro? Se é isso mesmo que quereis, vou fundir-vos e mesclar-vos para que sejais uma só pessoa e não mais duas, tanto na vida como na morte. Apenas dizei-me, e realizá-lo-ei!… Se, dizia eu, nessa hipótese, ouvissem a proposta de Hefesto, é absolutamente certo que os casais não a recusariam jamais”

Originalmente, como já disse, éramos um só; mas depois nossa iniquidade foi castigada e Zeus nos separou, como o foram os arcádios pelos espartanos(*)”

(*) “Os espartanos invadiram a Arcádia, destruíram os muros da Mantinéia e deportaram os habitantes a quatro ou cinco pontos diferentes. Cf. Xenofonte, Helênicas, 5:2.”

Que Erixímaco não critique estas minhas últimas palavras, como se fizessem alusão a Pausânias e a Agaton, porque quiçá estes dois são deste pequeno número, e pertencem ambos à natureza originalmente masculina.”

* * *

ainda não discursaram Agaton nem Sócrates.”

FEDRO – Meu querido Agaton, se continuas respondendo a Sócrates, isto não acabará; ele, quando tem com quem conversar, fica contente ao máximo e não pensa em nada mais – sobretudo se seu interlocutor é formoso.”

* * *

O DISCURSO DE AGATON

Estando de acordo com Fedro acerca de todo o demais, não posso convir com ele quanto a que o Amor seja mais antigo que Cronos e Jápeto.¹ Sustento, pelo contrário, que é o mais jovem dos deuses, e que sempre se conserva jovem. Essas velhas querelas dos deuses, que nos remetem a Hesíodo e Parmênides, se é que têm algo de verdadeiro, tiveram lugar no império da Necessidade, e não sob o reino do Amor; porque não teria havido qualquer desentendimento entre os deuses, castrações e mutilações, correntes, violências que-tais, se o Amor presidisse desde o início. A paz e a amizade, como sucede no presente, são a ordem do dia. É certo que o Amor é jovem e extremamente delicado, mas foi necessário um poeta – como Homero – para expressar a delicadeza deste deus sublime. Homero refere que Ate é deusa e delicada. Seus pés, diz ele, são tão leves que nunca os pousa em terra, mas pisa sobre a cabeça dos homens.”

¹ Titã primordial – filho de Urano e Gaia (como o próprio Cronos) e pai dos titãs Átlas e Prometeu, entre outros.

Só por livre e espontânea vontade se submete alguém ao Amor. Bem como a todo tipo de acordo, destes que não nascem da violência: quando a lei é justa. E o Amor não só é justo como moderado no mais alto grau, porque consiste a temperança em triunfar dos prazeres e das paixões; e há prazer superior ao Amor? Se todos os prazeres e todas as paixões estão abaixo do Amor, é que ele os domina; e se os domina, é de precisão que esteja dotado de um equilíbrio incomparável. Quanto à força, Marte não pode igualá-lo. Não é Marte que possui ao Amor, mas o Amor que possui a Marte, o Amor de Vênus, como dizem os poetas; porque aquele que possui é mais forte que o objeto possuído; e superar o que supera aos demais, não seria ser o mais forte de todos?”

o Amor é um poeta tão entendido que converte em poeta àquele que quer; e isto sucede até aos que são estranhos às Musas, logo que se sentem inspirados pelo Amor; o que prova que o Amor é notável nisto de consumar as obras que são da competência das Musas; afinal, não se ensina aquilo que não se conhece, bem como não se dá aquilo que não se tem”

Antes do Amor, como disse ao princípio, aconteceram entre os deuses muitas coisas deploráveis, durante o reinado da Necessidade.”

* * *

Sinto-me tão incapaz de dizer algo tão belo que, repleto de vergonha, de bom grado abandonaria o posto, se realmente pudera, porque a eloquência de Agaton me recordou a de Górgias, até se passar comigo o que diz Homero: temia eu que Agaton, ao arrematar, lançasse sobre meu discurso a cabeça de Górgias, este orador terrível, petrificando minha língua!”

Permita-me ainda, Fedro, proceder a algumas perguntas a Agaton, a fim de que com seu auxílio possa falar com mais segurança.”

desejo possuir no futuro aquilo que tenho neste instante.

(…)

E não seria isso amar o que não se tem certeza de possuir, aquilo que ainda não se possui, e desejar conservar para o dia de amanhã aquilo que se possui no momento presente?”

* * *

(*) “Por um artifício de composição que parece uma espécie de protesto implícito contra o papel tão inferior que a mulher desempenhou até este momento na conversação sobre o amor, Platão expõe suas opiniões pela boca de uma, a estrangeira de Mantinéia, que faz o prólogo¹ de Sócrates no famoso discurso.”

¹ Um prólogo tão extenso que chega a ser a metade do discurso socrático na obra!

* * *

SÓCRATES – Que é afinal o Amor, Diotima, se não é mortal nem tampouco imortal?

DIOTIMA – Um grande demônio,¹ Sócrates; porque todo demônio ocupa um lugar intermédio entre os deuses e os homens.”

¹ Daimon

DIOTIMA – (…) Como a natureza divina nunca entra em comunicação direta com o homem, ela se vale de demônios para se relacionar e conversar conosco, seja enquanto estamos acordados ou sonhando. (…) Os demônios são muitos e de muitas classes, e o Amor é um deles.”

DIOTIMA – Quando do nascimento de Vênus, houve entre os deuses um banquete, no qual se encontrava Poros,¹ filho de Métis,² em particular. Depois da refeição, Pênia³ pôs-se à porta, para mendigar migalhas e sobras. Nesta hora, Poros, embriagado pelo néctar dos deuses (ainda não haviam inventado o vinho) saiu da sala, entrando no jardim de Zeus, onde o sono não tardou a fechar suas pálpebras cada vez mais pesadas. Pênia, premida por seu estado de miséria, aproveitou para conceber um filho de Poros. Deitou-se com ele enquanto estava inconsciente, e como resultado dessa união nasceu o Amor. É por esta razão que o Amor se tornou o companheiro e serviçal número 1 de Vênus, porque foi concebido no mesmo dia de seu nascimento; sem falar que o Amor ama naturalmente a beleza, e Vênus é bela.”

¹ A Abundância.

² A Prudência.

³ A Penúria.

Tudo o que adquire, dissipa sem cessar, de sorte que nunca é rico nem pobre. Ocupa um posto intermediário entre a sabedoria e a ignorância, porque nenhum deus filosofa, nem deseja fazer-se sábio, posto que a natureza divina já contém a sabedoria. Sabeis, pois, que o sábio não filosofa. Idem para os ignaros: nenhum deles filosofa nem deseja fazer-se sábio, porque a ignorância produz precisamente o péssimo efeito de persuadir os feios, os maus e os estúpidos de que são belos, bons e sábios. E ninguém deseja as coisas de que já se crê portador.” “A sabedoria é uma das coisas mais belas do mundo, e, como o Amor ama o que é belo, é preciso concluir que o Amor é amante da sabedoria, i.e., filósofo”

DIOTIMA – distinguimos uma espécie particular de amor, e chamamo-la amor, usando o nome que corresponderia na verdade ao gênero inteiro; enquanto isso, para as demais espécies empregamos termos diferentes.”

é preciso unir ao desejo do bom o desejo da imortalidade, posto que o amor consiste em aspirar a que o bom nos pertença sempre.”

DIOTIMA – Os que são fecundos com relação ao corpo amam as mulheres, e se inclinam com preferência a elas, crendo assegurar, mediante a procriação dos filhos, a imortalidade e a perpetuidade do seu nome, e a felicidade que se imaginam no curso dos tempos. Mas aqueles que são fecundos com relação ao espírito…”

Sólon mesmo é honrado por vós como pai das leis, assim como outros grandes homens o são também em diversos países, seja na Grécia, seja entre os bárbaros, porque produziram uma infinidade de obras admiráveis e criaram toda classe de virtudes. Estes filhos lhes valeram templos, enquanto que os filhos carnais dos homens, aqueles que saem das entranhas da mulher, jamais engrandeceram ninguém.”

o caminho reto do amor, já se guie por si mesmo, já seja guiado por outro, é começar pelas belezas inferiores e elevar-se até a beleza suprema, passando, por assim dizer, por todos os graus da escala de um só corpo belo a dois, de dois a todos os demais, dos corpos belos às ocupações belas e às ciências belas, até que, de ciência em ciência, chegue-se à ciência por excelência, a ciência do belo mesmo, finalizando-se por conhecer esta ciência tal como ela é em si.”

* * *

(*) “Depois do discurso de Sócrates, parece que nada resta a dizer sobre o amor, e que o Banquete deve ser concluído. Mas Platão achou conveniente ressaltar, quando menos se esperava, a elevação moral de sua teoria mediante o contraste que apresenta frente à baixeza das inclinações ordinárias dos homens. É por esta razão que, neste instante, aparecem de improviso Alcibíades¹, embriagado, com a cabeça coroada de hera e violetas, acompanhado de tocadores de flauta e de uma porção de seus companheiros de bebedeira. Que representa essa orgia em meio a estes filósofos? Não faz saltar à vista a eterna diferença, para usar o próprio jargão platônico, entre a Vênus popular e a Vênus celeste? Mas o engenhoso autor do Banquete faz derivar daí outro resultado importante. A orgia, que ameaçava tornar-se contagiosa, cessa como por encanto no momento em que Alcibíades reconhece Sócrates entre os convivas.

¹ A eterna chacota de Platão. Como péssimo aluno de Sócrates, que se tornou um político tirânico e traidor da polis, nada mais justo que sempre figure assim nos diálogos que foram preservados para a posteridade.

* * *

Um instante após, ouvimos no pátio a voz de Alcibíades, meio ébrio e gritando”

ALCIBÍADES – Rides de mim porque estou bêbado? Ride o quanto quiserdes! Sei que digo a verdade. Mas vejamos, respondeis: entrarei sob esta condição ou não entrarei? Bebereis comigo ou não?”

ALCIBÍADES – Por Hércules! Que é isto? Sócrates, vejo-te cá à espera a fim de surpreender-me, segundo teus costumes, aparecendo de repente quando menos te esperava! Que vieste fazer aqui hoje?! Por que ocupas este lugar no banquete? Como é que, em vez de te pores ao lado de Aristófanes ou de qualquer outro mais complacente contigo, ou que ao menos se esforce em sê-lo, tu soubeste colocar-te tão bem que te encontro, afinal, junto do mais formoso da reunião?

SÓCRATES – Imploro teu socorro, Agaton. O amor deste homem não é para mim um embaraço pequeno. Desde a época em que comecei a amá-lo, eu não posso mais contemplar ou conversar com nenhum outro jovem, sem que, agitado e ciumento, ele se entregue a incríveis excessos, enchendo-me de injúrias, e por pouco é que não transforma em agressões físicas suas ameaças! Tendes cuidado, convivas, para que não vos deixeis levar por um arrebatamento do gênero nesta hora tão delicada; procura, Agaton, assegurar meu sossego, ou protege-me, enfim, se estás disposto a alguma violência; receio este seu amor e seus ciúmes furiosos!”

ALCIBÍADES – Pois bem, amigos, que fazemos? Me pareceis excessivamente comedidos e nisso não posso consentir; é preciso beber; este é o trato que fizemos! (…) Agaton, por favor, que me tragam uma taça grande, se a tiveres; senão, ó escravo!, dá-me cá aquele cântaro! Porque aquele cântaro já leva bem uns dois litros.”

ALCIBÍADES – Que não levem para o lado malicioso aquilo que vou fazer na seqüência, porque Sócrates poderá beber o quanto queira, e nem por isso vós o vereis embriagado!

O cântaro preenchido pelo escravo, Sócrates o bebeu. Então Erixímaco, tomando a palavra:

ERIXÍMACO – Que faremos, Alcibíades? Seguiremos bebendo, sem falar nem cantar, e nos contentaremos com o mesmo que os beberrões que só sabem matar a sede?

ALCIBÍADES – Saúde, Erixímaco, digno filho do melhor e mais sábio dos pais!

ERIXÍMACO – Também te saúdo. Mas: que faremos?

(…)

ERIXÍMACO – Então escuta! Antes de tua chegada tínhamos convindo em que cada um de nós, seguindo um turno rigoroso, faria elogios ao Amor, o melhor que pudesse, começando pela direita. Todos cumprimos com nossa obrigação, e é, pois, justo que tu, que nada disseste e que não por isso bebeste menos, cumpras por tua vez com tua parte do negócio. Quando houveres concluído, elegerás um tema a Sócrates, de tua preferência; este a teu vizinho da direita, e assim sucessivamente.

ALCIBÍADES – (…) querer que um bêbado dispute em eloquência com gente comedida e de sangue frio é desigual em demasia!”

* * *

O DISCURSO DE ALCIBÍADES

Que outro fale, ainda que seja o orador mais hábil, e não causará impressão alguma sobre nós; mas tu, Sócrates – ou alguém que repita teus dizeres, por pouco versado que seja na arte da palavra –, fazes todos os ouvintes, homens, mulheres, crianças, se sentirem convencidos e hipnotizados.”

Ao ouvir Péricles e tantos de nossos grandes oradores, apreendi que são eloqüentes, mas nada de semelhante me fizeram experimentar. Minha alma não se turbava nem se indignava contra si mesma devido a sua escravidão. Mas, quando escuto esse Marsias,¹ a vida que levo me parece de repente insuportável!”

¹ Sátiro mitológico, um encantador nato. Punido por Apolo por sua vaidade, acaba, na posteridade, dando seu nome a um rio da Frígia.

vejo-me obrigado a dele fugir tapando meus ouvidos, como se se tratasse das sereias. Não fosse esse proceder, creio que permaneceria sentado a seu lado até o fim dos meus dias. Este homem desperta em mim um sentimento de que não se me creria capaz, isto é, o do pudor. É verdade, apenas Sócrates consegue me ruborizar, porque estou bem ciente de nada poder opor a seus conselhos! (…) Fujo-lhe, procuro evitá-lo; mas, quando volto a vê-lo, me envergonho, em sua presença, de haver desmentido minhas palavras com minha conduta; às vezes preferiria que ele não existisse; no entanto, se isso acontecera, estou convencido de que seria eu ainda mais desgraçado; de maneira que este homem é para mim um enigma!

Tamanha é a impressão que ele produz sobre minha pessoa, e a que a flauta deste sátiro produz sobre os outros! Mas talvez minhas palavras não dêem o termo exato do poder extraordinário que este homem exerce sobre quem o escuta; estejais convencidos de que nenhum de nós compreende a Sócrates. Já que comecei, continuo…

Sabeis do ardor que manifesta Sócrates pelos jovens formosos; com que empenho os busca, e até que ponto deles está enamorado; vedes, outrossim, o quanto a sociedade como um todo o menospreza, que ele nada sabe, ou, pelo menos, dissimula não saber. Tudo isso não é coisa de um Sileno¹?

Até mesmo na aparência ele lembra a fisionomia das estátuas de Sileno. Mas, convivas de banquete, abri-o, e que tesouros não vereis dentro dele! Sabei que a beleza de um homem é para ele o aspecto mais indiferente. É inconcebível imaginar até que ponto a desdenha, bem como a riqueza e as demais vantagens cobiçadas pelo vulgo. Sócrates as enxerga sem qualquer valor, e a nós mesmos, aliás, como se nada fôramos. Passa toda sua existência a zombar e a debochar de todo mundo! Porém, quando fala a sério e deixa ver seu interior–ignoro mesmo se outros chegaram a ver o que vi, vista tão divina, preciosa, majestosa, encantadora! Sócrates é simplesmente irresistível! Crendo ao princípio que ele se apaixonava por minha beleza, me vangloriava de minha grande sorte, e pensava em sua conquista como um meio certo a fim de receber em troca toda sua sabedoria! Sim, sempre me admirei muito ao espelho… Manifestei meus desejos a meu aio, que logo providenciou um encontro nosso, a sós. Agora é preciso que eu conte tudo, portanto atenção! E tu, Sócrates, se acaso incorro em erro, me adverte. A sós com Sócrates, esperava sempre que a conversação chegasse àqueles temas que só são desenvolvidos quando o amante não encontra testemunhas que possam atrapalhar seu discurso com o objeto amado! Nesta expectativa me auto-lisonjeava e somente dela já usufruía prazer. Mas minhas esperanças foram morrendo pouco a pouco. Sócrates passou o dia inteiro conversando comigo da sua forma usual, e depois se recolheu ao leito. Depois disso, desafiei-lhe a fazer exercícios ginásticos, esperando, por este método, ganhar algum terreno. Exercitamo-nos e lutamos muitas vezes, sem testemunhas. Que poderei atestar-lhes? Que nem assim obtive qualquer avanço! Sem poder conquistá-lo dessa forma velada, decidi-me ao ataque franco. Uma vez tendo começado, não seria lícito abandoná-lo sem ir às últimas conseqüências! Convidei-o para comer, como fazem os amantes que estendem um laço àqueles que amam; de chofre recusou, mas aos poucos foi cedendo e enfim resolveu-se por aceitar. Veio e comeu; mas quando terminou, fez menção de ir-se. Uma espécie de pudor me impediu de retê-lo. Mas logo lancei-lhe mais um laço; e depois de mais uma vez banquetearmos juntos, prolonguei desta vez a conversação até avançada a noite; e quando quis ir embora, intimei-o a dormir sob meu teto, sob o pretexto de que já era muito tarde. Deitou-se no mesmo banco em que comera; este banco estava próximo ao meu, e éramos só nós dois na casa.”

¹ Discípulo mitológico do deus Dionísio. Wikipédia: “Sileno era descrito como o mais velho, o mais sábio e o mais beberrão dos seguidores de Dioniso, e era descrito como tutor do jovem deus nos hinos órficos.”

as crianças e os bêbados dizem a verdade”

estou mordido e ferido pelos raciocínios da filosofia, cujos tiros são mais inclementes e afiados que o dardo duma víbora, assim que atingem uma alma jovem e bem-nascida. Fazem-na, enfim, dizer ou fazer mil coisas extravagantes; e vendo aqui neste banquete o ferro que me acutilou tantas vezes, Agaton, Erixímaco, Pausânias, Aristodemo, Aristófanes, deixando Sócrates de lado, e os demais, atacados todos como eu dessa mania e desse frenesi filosóficos, me dou por vencido e, mesmo que pouco inclinado a prosseguir minha história, diante de tantos ouvidos e olhares, fá-lo-ei, porque sabereis excusar minhas ações de então, e minhas palavras de agora. Mas quanto aos escravos e a todo profano sem cultura, ponde-os daqui para fora, e cerrem-lhes três portas para que nada ouçam!

Continuando, amigos: logo que acabou a luz do crepúsculo, e se retiraram os escravos de minha habitação, cri que não devia mais dar rodeios com Sócrates, e devia ser o mais direto possível. Toquei-o e disse-lhe:

– Sócrates, dormes tu?

– Não – respondeu.

– Pois bem, sabes o que eu penso?

– O quê?

– Que tu és o único amado digno de mim, e me parece que não te atreves a revelar teus sentimentos. E eu me julgaria sem razão se, a partir de minha descoberta, não procurasse comprazer-te em todas as ocasiões que pudesse. Faço isso porque só tenho a ganhar em nobreza, e assim também meus amigos, indiretamente. Neste momento nenhum pensamento me fustiga tanto quanto o de me aperfeiçoar o quanto puder, e ninguém vejo que pudesse ser de mais auxílio do que tu. Temeria mil vezes mais o ser criticado pelos sábios ao recusar algo a um homem como tu, que sê-lo pelo vulgo e pelos ignaros ao conceder-te tudo.

A tudo isto que eu disse, Sócrates respondeu com sua ironia habitual”

SÓCRATES – (…) Os olhos do espírito não começam a se fazer proféticos até que os do corpo comecem a se debilitar, e tu ainda não estás neste estágio.”

no fim, vedes que Sócrates nada me dedicou, senão desdém e desprezo a minha beleza, não fazendo mais do que insultá-la; e pensava eu que ela tinha bastante mérito, amigos! Sim, sede juízes da insolência de Sócrates; os deuses e as deusas serão testemunhas; àquela noite, saí de seu lado, no leito, como se despertasse após dormir com meu pai ou com meu irmãos mais novo!”

Mais submisso a esse homem do que um escravo o pode estar a seu dono, andava eu errante aqui e ali, sem saber que rumo tomar. Essas foram minhas primeiras relações com Sócrates. Depois nos encontramos de novo, no exército, na expedição contra a Potidéia, e fomos companheiros de quarto. Nos combates, vi Sócrates sobressair, não só a mim, mas também a todos os demais. Ele tinha a maior paciência para suportar todas as fadigas. Se faltava comida, coisa comum em campanha, Sócrates não dava sinais de sofrer de fome e de sede. Se nos encontrávamos na abundância, sabia desfrutar dela mais que qualquer um. Sem sequer apreciar a bebida, bebia mais que os demais se lhe estendiam a taça! (…) Naquele país o inverno é muito rigoroso, e a maneira como Sócrates resistia ao frio não era menos do que prodigiosa. Em tempos de grandes geadas, quando ninguém se atrevia a sair, ou, pelo menos, ninguém saía sem ir-se bem encasacado e calçado, e com os pés envoltos em feltro e peles de cordeiro, ele ia e vinha com a mesma capa que soía levar, caminhava com os pés nus com a facilidade típica de quem usava botas, ao ponto dos soldados olharem-no com despeito, achando-se por isso humilhados. Assim se conduzia Sócrates no exército.”

Mas o que faz de meu Sócrates digno de uma admiração particular é que não se acha outro que se lhe pareça, nem entre os antigos, nem entre nossos contemporâneos. Poder-se-ia, p.ex., comparar-se Brásidas¹ com Aquiles, Péricles com Nestor ou Antenor; e há ainda personagens que, contrastados, dão azo a semelhanças. Mas, repito, ninguém, antigo ou moderno, se aproxima, nem remotamente, a este homem, ou a seus discursos, nem a sua originalidade, a não ser que se comparassem ele e seus discursos não a um homem, como já o disse, mas aos silenos e aos sátiros; porque até esqueci de dizer, quando principiei meu discurso, que os discursos deste homem se parecem também, perfeitamente, com os dos silenos quando se expandem. Com efeito, apesar do desejo que se tem de ouvir Sócrates, o que disse parece, à primeira vista, inteiramente grotesco. As expressões com que ele veste seu pensamento são grosseiras, como a pele de um sátiro impudente. Não vos fala mais que de asnos com selas, de ferreiros, sapateiros, peliceiros, e aparenta sempre dizer uma mesma coisa nos mesmos termos; de sorte que não há ignorante ou néscio que não sinta a tentação de rir-se. Mas, como eu venho dizendo, abri seus discursos e examinai seu interior: encontrar-se-á de imediato que não há nada mais coerente e cheio de sentido; concedais só um pouco mais, e logo direis que são de natureza divina, encerrando em si as imagens mais nobres da virtude; numa só palavra, tudo quanto aquele que quer fazer-se um homem de bem deve ter em vista. (…) E não falo só por mim; outros recusados por Sócrates são Cármides, filho de Glauco; Eutidemo, filho de Díocles, e tantos mais, a quem enganou, simulando querer ser seu amante, quando não representou para com eles senão o papel da pessoa muito amada. Sendo assim, Agaton, aproveita-te destes exemplos e não te deixes enganar por este homem! Que minha triste experiência te ilumine, e não imites o insensato que, segundo o provérbio, não se faz sábio senão as suas custas.”

¹ General espartano na época da Guerra do Peloponeso.

* * *

Havendo cessado Alcibíades seu discurso, todos começaram a rir ao testemunhar sua franqueza, e percebendo que ainda estava muito apaixonado por Sócrates.

Este, tomando a palavra, disse então:

SÓCRATES – Imagino que hoje estiveste pouco expansivo, meu caro Alcibíades; doutra forma, não poderias, artificiosamente, e com amplo vocábulo e talento verbal, haver ocultado o verdadeiro motivo do teu discurso, o que só revelaste justo ao final, fazendo parecer que não era teu único objetivo colocar Agaton e eu em maus lençóis! Tens a pretensão de que eu devo amar-te, e não amar a mais ninguém, e que Agaton deve ser amado exclusivamente por ti. Mas teu artifício não passou despercebido; logo intuímos aonde ia a fábula dos sátiros e dos silenos; assim, meu querido Agaton, desfaçamos o projeto de Alcibíades, e faz de sorte que ninguém possa nos separar um do outro.

AGATON – Ó, creio que tens razão, Sócrates; estou certo de que seu esquema de se interpor entre mim e tu foi todo pensando com vistas a nossa separação! Mas de nada serviu, porque agora mesmo irei pôr-me a teu lado!

SÓCRATES – Ótimo, senta-te a minha direita!

ALCIBÍADES – Por Zeus! Quanto não me faz sofrer este homem! Imagina-se no direito de dar-me sua lei em tudo! Permite-me, pelo menos, ó maravilho Sócrates, que Agaton se ponha entre nós dois (a sua esquerda).”

SÓCRATES – Impossível! Tu acabas de fazer minha apologia, e agora me toca fazer a do meu vizinho da direita. (…) Deixa que venha este jovem, Alcibíades, e não o invejes as lisonjas que com impaciência desejo prestar-lhe!

AGATON – Não há modo de que eu permaneça aqui, Alcibíades. Quero resolutamente mudar de sítio, para ser elogiado por Sócrates!

ALCIBÍADES – Isto é o que sempre sucede! Onde quer que esteja Sócrates, somente ele tem lugar garantido ao lado dos jovens formosos. E agora mesmo, vede que pretexto simples e plausível encontrara a fim de que Agaton sentasse a seu lado!”

(*) “Após Alcibíades arrematar sua fala, a taça começa a circular entre os convidados, até que não resta um que não sucumbe por seu turno à embriaguez. Sócrates, único impassível, pois seu pensamento, estranho às desordens, faz seu corpo imune a elas, conversa sobre diversas temáticas com os restantes, os que resistem até os primeiros albores do dia. Finalmente, quando todos ali se entregam ao sono, abandona a casa do anfitrião do banquete Agaton, para ir dedicar-se a suas ocupações rotineiras: última manifestação desta alma forte, que a filosofia tinha tornado invulnerável às paixões.”

que o mesmo homem deve ser poeta trágico e poeta cômico, e que, quando se sabe tratar a tragédia segundo as regras da arte, deve-se saber por igual tratar a comédia. Obrigados a convir com as afirmações de Sócrates, e estando como que embotados pela longa noite de discussões, começaram a sentir sono. Aristófanes adormeceu primeiro, depois Agaton, com o sol já bastante alto; Sócrates, vendo ambos já inconscientes, levantou-se e saiu acompanhado, como de costume, por Aristodemo; dali foi-se ao Liceu, banhou-se, e passou o restante do dia em suas ocupações habituais, de modo que não regressou a sua casa até de tarde, quando enfim foi descansar.”

GÓRGIAS OU DA RETÓRICA

Tradução de trechos de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego por Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

Além da tradução ao Português, providenciei notas de rodapé, numeradas, onde achei que devia tentar esclarecer alguns pontos polêmicos ou obscuros demais quando se tratar de leitor não-familiarizado com a obra platônica. Quando a nota for de Azcárate, haverá um (*) antecedendo as aspas.

SÓCRATES – Preferirias, Górgias, continuar, ora interrogando, ora respondendo, desta mesma forma de agora há pouco, e deixar proutra ocasião os discursos longos, tais como o que Pólux havia principiado? Rogo-te que mantenhas tua promessa e limites-te a responder cada questão com concisão.

GÓRGIAS – Sócrates, respostas há que exigem alguma extensão. Atendendo a tua solicitação, contudo, procurarei lançar mão das respostas mais lacônicas possíveis. Afinal, uma das coisas de que me jacto é que ninguém há que consiga ser mais sucinto do que eu.”

GÓRGIAS – Vou tentar desenvolver, Sócrates, toda a virtude da Retórica, iniciado que fui por tuas palavras. Mas não deves ignorar que os arsenais dos atenienses, bem como suas muralhas e seus portos, foram construídos seguindo, em parte, os conselhos de Temístocles, em parte, os de Péricles, e não os dos operários.

SÓCRATES – Conheço, Górgias, esta reputação de Temístocles. Quanto a Péricles, não só de boca, pois escutei-o pessoalmente exortando os atenienses a erguer as muralhas que hoje separam Atenas do Pireu.”

Visitei muitos doentes, em companhia de meu irmão e outros médicos, que se recusavam a tomar as beberagens ou a submeter-se aos tratamentos dolorosos que requerem o fogo e o ferro; o médico nada podia quanto a esses teimosos pacientes, ocasião em que eu intervinha. Com a ajuda da Retórica, conseguia que anuíssem.”

se tens a mesma disposição de caráter que a minha, interrogar-te-ei com satisfação, Górgias. Porém, em caso contrário, pararei por aqui. Perguntas então: qual meu caráter? Sou daqueles que gostam de ser refutados, se acaso não incorrem pela verdade.”

Afirmas, pois, que te consideras apto a instruir e formar um homem na arte oratória, se ele desejar ser teu aluno?”

E, se estou certo, acrescentaste, ainda, que quanto à saúde do corpo, o orador é mais confiável que o médico?”

Quando dizes <multidão>, certamente queres dizer os ignorantes; uma vez que seria inconcebível que o orador levasse vantagem sobre o médico diante de uma platéia instruída!”

Esta superioridade do orador e da Retórica não seria análoga, comparada às demais artes? Em suma, fica claro que a Retórica prescinde da necessidade de instruir quanto à natureza de cada assunto; basta, na verdade, ser persuasiva, não importa o meio, contanto que pareça, aos olhos dos ignaros, mais sábia que qualquer outro ofício.”

Avaliemos se o aprendiz da Retórica necessita saber e se tornar hábil em tudo isso antes de principiar suas lições; ou, desconhecendo o tema, tu, que és mestre de Retórica, poderá por ti só ensinar-lhe? Acontece que tu tampouco és versado no tema. Mas prometes, asseguras mesmo, ensinar-lhe de maneira tal que, tu mesmo sendo um não-especialista, teu aluno passará perfeitamente por um legítimo especialista.¹”

¹ A expressão original era “hombre de bien”. Em que pese logo ser impossível prescindir das noções de bem e bom neste (e noutros) diálogo(s) platônico(s), como veremos adiante, julguei impraticável, neste trecho, a tradução “homem de bem”, até pelas conotações pejorativas que o termo ganhou no Brasil recente. Seria a maior banalização jamais vista do pai-dos-filósofos!

GÓRGIAS – Penso, Sócrates, que ainda quando tal discípulo não saiba nada de tudo isso, aprendê-lo-ia a meu lado.

SÓCRATES – Basta, Górgias, suplico-te! Interrompe um pouco teu belo discurso! Tu falas demasiado bem, com efeito! Mas fazer de outro um bom falador requer que se conheça o que é justo ou injusto, seja tendo aprendido tal distinção noutra escola ou seja de tua própria boca.”

Pensas, acaso, que haja alguém no mundo que confesse não possuir qualquer conhecimento da justiça, e que não se ache, a despeito de sua ignorância, em posição de ensiná-la aos demais?”

SÓCRATES – Seria portar-se muito mal para contigo, meu caro, se, tendo tu vindo a Atenas, ponto da Grécia onde se gabam da maior liberdade de expressão, fôras, então, o único interdito de pronunciar teus discursos. Mas põe-te também em meu lugar! Se discorres amplamente e te recusas a responder com precisão àquilo que se te propõe, não terei eu motivo de queixa, isso, claro, se não me fosse permitido, ao invés disso, simplesmente ir-me embora, deixando-o falar só?”

SÓCRATES – Me parece, Górgias, que em certos ofícios nenhuma receita pode ajudar, mas tão-somente um tato, uma audácia e uma grande disposição natural a diálogos, inerentes à alma. Chamo um destes ofícios de adulação; e dentro desse gênero me parece haver múltiplos subgêneros, dentre os quais o da cozinha. Diz-se que se trata de uma arte, a arte culinária; eu, de minha parte, não lhe concedo este benefício. Antes, trata-se de costume ou rotina.”

A Retórica é, em minha opinião, o arremedo de uma parte da Política.”

Muitos possuem uma boa constituição corporal, mas é difícil perceber quem não possui uma, não sendo um médico ou um professor de ginástica.”

Digo, então, que há no corpo e na alma um não-sei-quê que faz com que se julgue que ambos vão bem, até quando de fato não o vão.”

a ginástica está para a medicina como a legislatura está para os tribunais, porque cada par se exerce sobre um mesmo objeto, correto?”

A adulação não se ocupa do bem, e fitando apenas o prazer envolve em sua teia os insensatos, ludibriando-os; não à toa consideram-na de grande valor. A cozinha, ou arte culinária, se orna do véu da medicina, que é capaz de discernir quais os alimentos mais saudáveis para o corpo. Mas se um belo dia um médico e um cozinheiro se pusessem a disputar diante de crianças e de homens tão néscios quanto crianças, a fim de se decidir qual dos dois conhece melhor as qualidades boas e ruins dos alimentos, creia-me, Górgias, nesse dia os médicos morreriam de fome!

como está a cozinha em relação à medicina, assim também está a Retórica em relação à arte jurídica. (…) os sofistas e os oradores se confundem com os legisladores e os juízes, e se consagram aos mesmos objetos; donde deriva que nem eles mesmos sabem com exatidão qual profissão exercem, nem os demais sabem para que são bons tais homens.

PÓLUX – Como é? Estás dizendo que a Retórica é o mesmo que a adulação?

SÓCRATES – Só disse que era uma parte dela. Ah, Pólux! Na tua idade e já ruim da memória? Que dirá quando fores um idoso!

PÓLUX – A ti te parece que nas cidades se enxerga os oradores de reputação como vis aduladores?

SÓCRATES – Perguntas-me a sério ou apenas inicias mais um discurso?”

Para ti os homens aspiram às próprias ações de sempre, ou querem algo que resulta dessas ações? P.ex., quem toma algo prescrito por um médico, quer, segundo tu, tragar a bebida e sentir dor? Ou quereria a saúde, o fim de um meio, que é a bebida?”

SÓCRATES – O maior dos males é cometer injustiças.

PÓLUX – É este o mal maior? Sofrer uma injustiça não seria muito pior?

SÓCRATES – De forma alguma.

PÓLUX – Preferirias ser vítima de uma injustiça que cometê-la?

SÓCRATES – Eu não preferiria nem um nem outro. Mas se fosse absolutamente necessário cometer uma injustiça ou sofrê-la, ficaria com o segundo ato.

PÓLUX – Tu não aceitarias ser um tirano?

SÓCRATES – Não, se por tirano tomas o mesmo que eu.

PÓLUX – Entendo que um tirano é aquele que tem o poder de fazer numa cidade tudo o que julgue oportuno: matar, desterrar, numa só palavra, agir sempre conforme seu desejo.

SÓCRATES – Meu querido amigo, escuta bem agora. Se quando a praça pública está apinhada de gente, e tendo eu um punhal às escondidas na manga te dissesse: encontro-me revestido neste momento, Pólux, de um poder maravilhoso e idêntico ao de um tirano; de todos esses homens que tu vês, aquele que eu quiser que morra, morrerá; se me parece que devo fender o crânio de alguém, já está feito! se quero despedaçar suas roupas, estão despedaçadas! ah, tão grande é o poder que tenho nesta cidade! Se te recusaras a crer-me, e te mostrasse meu punhal, talvez dissesses: Sócrates, qualquer um em teu caso seria dono de um grande poder. Também afirmo que poderias queimar a casa de quem te viesse à cabeça; pôr fogo ao arsenal dos atenienses, em todos os navios e barcos pertencentes ao público e ao privado. Mas o supremo, no poder, não consiste no fazer o que se considera oportuno. Concordas comigo?”

PÓLUX – P.ex., Arquelau, filho de Pérdicas, rei da Macedônia.

SÓCRATES – Nem sei como ele é, mas sim, já ouvi falar dele.

PÓLUX – Mas que te parece, é ditoso ou desgraçado?

SÓCRATES – Nada sei sobre isso, Pólux; nunca conversei com ele.”

Muito me admira ver que tentas refutar-me usando da Retórica, como os advogados nos julgamentos. Ali, um advogado crê ter refutado seu colega, quando apresenta o número suficiente de testemunhas; ou seja, quando tem mais depoimentos a favor de sua tese que contra ela. Mas esta espécie de refutação não concerne à busca pela verdade; porque algumas vezes um acusado é condenado injustamente, graças a depoimentos consideráveis.”

O homem injusto e criminoso é desgraçado de todos os pontos de vista; e ainda o é mais, caso não sofra nenhum castigo e seus crimes permaneçam impunes; mas é-o menos, se recebe dos homens e dos deuses a justa retribuição por seus crimes.”

PÓLUX – Não consigo crer no que afirmas! Um homem que, surpreendido em seu intento de chegar a ser tirano, submetido à tortura, decepado, com sua vista queimada, padecendo um sofrimento para o qual não há medida, repetido diariamente, dividido em infinitas partes, submetido à dor pelos mais incríveis métodos; e que ainda por cima tem de ver sua mulher e filhos padecendo de forma semelhante; e que então morre crucificado, ou empapado em resina; ou é queimado vivo; dizes, Sócrates, que um tal homem será mais afortunado que se, escapando a esses suplícios indizíveis, se fizesse tirano absoluto, fosse durante toda sua vida o dono da cidade, praticando todo tipo de ação, despertando a inveja dos concidadãos e estrangeiros, sendo tomado, enfim, como o mais feliz dos mortais? E crês que é possível refutar semelhantes absurdos?”

Qual é a graça, Pólux? Veja um belo método de refutação: rir na cara de um homem sem alegar nada!”

Eu não saberia apresentar mais que um argumento em favor do que digo; e esse argumento não muda, não importa se falo a um sábio ou com a multidão.”

Imagino que não consideras o belo e o bom, o mau e o feio, como a mesma coisa, não é exato?”

Com efeito, a felicidade não consiste em se ver curado do mal, mas em nunca tê-lo padecido.”

Cometer a injustiça não passa do segundo mal quando o critério é a magnitude; mas cometê-la e não ser castigado, isso sim ocupa o primeiro lugar no ranking dos males.”

Consideravas Arquelau um modelo de felicidade, isso porque depois de acusado dos maiores crimes não fôra castigado; já eu sustentava, pelo contrário, que Arquelau, ou um outro qualquer que porventura não se veja castigado após o cometimento de injustiças, devem ser tidos como infinitamente mais desgraçados que qualquer um; que o autor de uma injustiça é sempre mais desgraçado que quem a padece; e o homem mau que se mantém impune, mais que o homem castigado.”

A Retórica, caro Pólux, não nos serve para nos defendermos no caso de uma injustiça, como tampouco serviria para nossos pais, amigos, filhos ou nossa pátria; eu não vejo como ela pode ser útil senão para acusar-se a si mesmo acima de tudo; e logo depois aos parentes e amigos.”

SÓCRATES – Uma vez que o objetivo seja causar mal a outrem, inimigo ou quem quer que seja, observar-se-á uma conduta diametralmente oposta. É preciso prevenir-se contra as investidas inimigas. Mas se o tirano comete uma injustiça contra um terceiro, é preciso não medir esforços em palavras e ações para livrá-lo do castigo, e impedir que compareça perante os juízes; e, no caso de que compareça, que se faça o possível para absolvê-lo da pena; de maneira que, tendo roubado uma quantidade apreciável de dinheiro, não precise devolvê-la, retendo-a para gastar de forma ímpia e injusta, para si mesmo e para seus amigos; e se um crime merece a morte, que ele não a sofra; e se assim fosse possível, que ele jamais morresse, e que subsistisse mais e mais malvado, eternamente; e não apenas: mas que vivesse no crime pelo máximo de tempo que lhe coubesse. Ei-lo, Pólux, o útil que enxergo na tua Retórica! Porque para aquele que não deseja cometer injustiças, não vejo ocasião de empregá-la. Já vimos por tempo bastante que a Retórica não é boa para nada!

CÁLICLES – Querefonte, sabes me dizer se Sócrates acredita no que diz ou é apenas um bufo?”

SÓCRATES – (…) Alcibíades, filho de Clínias, discursa como quer quando quer; mas a filosofia discursa sempre da mesma maneira. (…) Preferiria muito mais uma lira mal-feita e desarranjada; um coro desafinado; e um séquito de homens que, cada um, pensasse diferente de mim mesmo; preferiria tudo isso antes de entrar em desacordo comigo mesmo e ver-me obrigado a contradizer-me.”

CÁLICLES – Me parece, Sócrates, que sais triunfante de teus discursos, tal qual um declamador popular. Toda tua declamação funda-se no fato de que com Pólux sucedeu o mesmo que, dizia ele, deu-se a Górgias, quando discursavam contigo. Ele me relatou que, quando perguntaste a Górgias, supondo-se que alguém fosse seu aluno em Retórica sem ter qualquer conhecimento da justiça, se ensinar-lhe-ia o que era a justiça. Górgias, não se atrevendo a confessar a verdade, respondeu-te que lhe ensinaria, mas por pura etiqueta, pois não é de uso entre as gentes responder negativamente a esse tipo de pergunta capciosa. E como essa resposta deixou Górgias na situação de contradizer-se a si mesmo, tu muito te comprouveste. Numa palavra, a queixa de Pólux me parece assaz justa. Mas eis que Pólux se encontra enredado na mesma armadilha. Confesso-te que Pólux me decepcionou ao dar brechas, fazendo-te a concessão de que é mais feio cometer uma injustiça que sofrê-la. Ao dar-te esta resposta, comprometeu-se na disputa, e agora calaste-lhe a boca, porque não pode mais falar o que opina sem se demonstrar contraditório e vulnerável a teus ataques.

Sob o pretexto da busca da verdade, Sócrates, tu mesmo o afirmas, enreda teus interlocutores como faria um bom declamador, que não se interessa pela verdade, mas unicamente pelo belo; não o belo segundo a natureza, mas o belo segundo a lei. (…) Se alguém fala do que pertence à lei, tu o interrogas visando à natureza; e se fala do que pertence à natureza, tu o interrogas visando à lei. (…) Segundo a natureza, todo aquele que é mais mau é igualmente mais feio. Deste ponto de vista, sofrer uma injustiça é mais feio do que praticá-la; mas, à ótica da lei, é mais feio praticá-la. (…)

Quanto às leis, Sócrates, como estas são obra dos mais débeis e do maior número, a meu ver, não pensaram senão em si mesmos no momento de formulá-las. (…) é injusto e feio, no tocante à lei, hipostasiar-se como superior aos demais, o que se passou a denominar injustiça. (…) Com que direito fez Xerxes a guerra contra a Grécia, bem como seu pai contra os citas? (…) se aparecesse um homem, dotado de grandes qualidades, que, sacudindo e rompendo todas estas travas, encontrasse o meio de delas se desembaraçar; que, deitando por terra vossos escritos, vossas fascinações, vossos encantamentos e vossas leis, contrários sem dúvida à natureza; que aspirasse a se elevar acima de todos, convertendo-se de vosso escravo em vosso senhor; brilharia assim a justiça, conforme à natureza. Píndaro, me parece, é da minha opinião quando recita que <a lei é a rainha dos mortais e dos imortais>. (…) Hércules levou os bois de Gerião, sem havê-los comprado, e sem o consentimento de ninguém, dando a entender que esta ação era justa de acordo com a natureza, e que os bois e todos os demais bens dos débeis e dos pequenos pertencem de direito ao mais forte e ao melhor. A verdade é tal como eu a digo; tu mesmo o reconhecerás, caso, deixando à parte a filosofia, te apliques a assuntos mais augustos. Confesso, Sócrates, que a filosofia é uma coisa que tem lá seu encanto quando se a estuda com moderação, em nossa juventude; mas, se explorada por tempo demais, é o látego de todo homem. Por mais talento que um indivíduo tenha, se continua filosofando até uma idade avançada, parece que o tempo todo as coisas antigas se tornam novas para ele, que a dúvida de se ele é ou não um homem de bem ou <do mundo> continua a acossá-lo sem remorso. Os filósofos são completamente leigos em legislação da polis; ignoram completamente como se portar em público, seja nas relações que concernem ao Estado, seja nas relações interpessoais; são neófitos nas questões dos prazeres e paixões humanos, enfim, são inexperientes na vida. Quando encomendas algum negócio a um filósofo, de natureza doméstica ou civil, não deixam nunca de cair no ridículo, exatamente como os políticos, quando se os observa de alguma distância, porque tudo para estas duas classes são controvérsias e disputas ensimesmadas! Nada mais certo que este ditado de Eurípides: <Cada um se aplica com gosto naquilo em que descobriu ter mais aptidão; é a isso que consagra a maior parte do seu dia, a fim de fazer-se superior a si mesmo.> Pois pelo contrário – embora ele esteja certo –, vejo da seguinte forma, um enunciado oculto: distancia-se um homem de todo negócio em que suas ações produzem um mau resultado, passando a tratá-los com desprezo; mas, por amor-próprio, exalta justamente sua especialidade, de modo que, no fim, se exalta a si mesmo. Diante deste cenário, Sócrates, creio que o melhor seja ter algum conhecimento tanto dumas quanto doutras coisas, as práticas e as espirituais. É bom ter algumas tinturas de filósofo, pois a filosofia cultiva e refina o caráter, e nunca é vergonhoso ser um jovem filósofo. Mas quando se entra na idade da decadência, nos anos do amadurecimento, prosseguir filosofando seria patético, Sócrates. Considero-os, os filósofos de meia-idade ou idosos, uns tontos, tartamudos, resmungões, traquinas, teimosos. Crianças grandes! (…)

Como disse, pois, por mais talento que possua, um homem desses não pode evitar de se degradar ao fugir contìnuamente da praça pública, onde os homens adquirem, segundo o Poeta [Homero], celebridade

Tu deprecias, Sócrates, aquela que deveria ser tua principal ocupação e, fazendo o papel duma criança, rebaixas uma alma de tanto valor como a tua. Tu não poderias dar a palavra final acerca da justiça, nem penetrar a probabilidade e a plausibilidade dos negócios públicos, como tampouco instruir os demais com conselhos edificantes. (…) Se neste instante te deitassem a mão, ou aos que seguem tua conduta, te conduzindo à prisão, alegando que causaste dano à pólis, ainda que falsamente, sabes bem o quão embaraçado te verias. Apesar de teu valor, faltar-te-iam as idéias, e palavras não sairiam de tua boca. Se te apresentasses diante dos juízes, não importa quão vil e depreciável teu acusador, serias inevitavelmente condenado à morte, se para isso o adversário não medisse esforços. Que estima poderia ter a filosofia, Sócrates, quando reduz à nulidade os que a ela se dedicam com suas melhores qualidades, arte esta que os desguarnece de socorro, deixando os próprios filósofos indefesos? Se alguém não se pode salvar, quem dirá salvaria a outrem! Um filósofo está completamente exposto ao inimigo, sem ter como proteger seus bens, condenado a uma existência sem honra em sua própria pátria. É penoso dizê-lo, mas a um homem em tuas condições pode-se acossar impunemente. O que disse deve bastar, meu caro, para que abandones teus argumentos – cultiva outros assuntos no lugar! Exercita-te no que poderá conceder-te a reputação de homem hábil! Abandona estas sutilezas, consideradas por terceiros meras extravagâncias e puerilidades, conducentes à miséria! Propõe-te novos modelos, não esses que disputam sobre frivolidades, mas aqueles que possuem bens, crédito na praça e que gozam de todas as vantagens da vida.”

SÓCRATES – Tenho certeza de que se tu assentes comigo nas opiniões que tenho vincadas na alma, estas opiniões são, então, verdadeiras! (…) Quanto a estes dois estrangeiros, Górgias e Pólux, ambos são hábeis, e ambos amigáveis; falta-lhes, entretanto, firmeza para discursar; são mais circunspectos do que convém. Como não o seriam, se, por uma reserva indevida, encontram-se a tal ponto atados que, na presença de tantos outros, acabam por contradizer-se mùtuamente, mesmo nos assuntos mais importantes? (…) sois quatro os que estudaram filosofia juntos: tu, Tisandro de Afidne, Andrão (Ândron), filho de Androtião (Androtion) e Nausícides (Nausicides) de Colargo. Ouvi-os um dia em que debatiam até que ponto era conveniente cultivar a sabedoria, e tenho para mim que a opinião que prevaleceu foi que nenhum de vós devia chegar a se tornar filósofo consumado; e que uns vigiariam aos outros, a fim de que nenhum perdesse a medida e se tornasse <filósofo demais>; precaução muito apropriada, já que vosso fito era não acabar por vos prejudicardes involuntariamente.”

Se o gênero de vida que levo é repreensível em certos conceitos, tem tu certeza, ó Cálicles, que isso ocorre independente de mim. Isso se deve a minha ignorância inata. Não te acanhaste em dar-me bons conselhos; e percebi que começaste muito bem. Só me explica a fundo qual é a profissão que devo abraçar, e qual é a conduta de quem a exerce”

é possível ser a um só tempo o melhor e o menor e mais débil; o mais poderoso e o mais mau?¹ Ou bem ser o melhor e o mais poderoso seriam uma e a mesma coisa, inconciliável com ser o menor e o mais mau?”

¹ A expressão “pior” seria a mais correta gramaticalmente; no entanto, quis recalcar o aspecto da filosofia platônica ligado ao cultivo da arete, isto é, a perpétua busca do Bem: o melhor (superlativo de bom, aquele que visa ao bem, substantivo) se encontra em oposição ao pior, é certo; mas num sentido moderno poderíamos crer que “pior” se referisse à pura incompetência do sujeito, e não à distância de sua conduta moral no que respeita a si mesmo (trata-se do político mau ou tirano, neste caso – aquele que visa ao mal, substantivo), isto é, quando alguém acaba por agir de uma forma muito inferior ao que realmente poderia atingir (seu eu-ideal). Ora, de um ponto de vista moderno (ou retórico grego), ser tirano (ser o mais poderoso e o pior) é ser competente no que faz; ao passo que a Ciência Política se preocupa em evitar a aparição de figuras tirânicas, a noção vulgar que se tem é a de que a melhor condição da vida seria poder ser um tirano irrefreável e terrível, sagaz, maquiavélico, impune, astuto como uma raposa. Em outras palavras, aquele que não concorda com Sócrates não sentiria vergonha ou remorso ao vestir o anel de Giges e ser como os parlamentares da democracia moderna que tanto critica. Sócrates (re)unifica a Política e a Ética, eliminando essa nossa contradição tão banal, aporia insolúvel do nosso Estado e do nosso tempo. Já segundo o homem das ruas (hoje em dia ou na Grécia Antiga, tanto faz), o “pior político” é aquele que tenta roubar e cometer crimes, mas é pego e punido; não quem consegue sê-lo, permanecendo imaculado ou, ao menos, livrando-se das penas previstas (este é o <melhor canalha>).

CÁLICLES – Declaro terminantemente que estas três palavras (mais poderoso, melhor e mais forte) expressam a mesma idéia.

SÓCRATES – Segundo a natureza, a multidão não é mais poderosa que um só? Essa mesma multidão que, conforme dizias anteriormente, elabora as leis contra o indivíduo?

CÁLICLES – Sem objeções.”

Este homem jamais cessará de dizer extravagâncias! Sócrates, responda-me: não te é constrangedor, na tua idade, andar à caça de palavras, crendo, assim, que triunfas nas disputas, distorcendo o sentido das expressões?”

Provavelmente não crês que 2 sejam melhores que 1, nem teus escravos melhores que tu, por serem mais fortes.”

CÁLICLES – Gatuno!

SÓCRATES – Não, Cálicles, não é verdade! Por Zeto,¹ que utilizaste para me ridicularizar ainda há pouco! Mas não percamos tempo com acusações: diga, quem consideras teus melhores?”

¹ Monarca tebano mitológico.

SÓCRATES – Desta maneira, muitas vezes um sábio é melhor, em teu juízo, que 10 mil homens médios; ele é quem deve mandar, e cabe aos demais obedecer. Todo chefe sabe mais que seus súditos. Eis aqui o que queres dizer, segundo interpreto, ao menos enquanto 10 mil for um número maior que um e minha audição não estiver comprometida. Em todo caso, confirmarás se distorço tuas palavras…

CÁLICLES – É isso mesmo o que eu digo, Sócrates, e a natureza me corrobora: o melhor e mais sábio deve sem sombra de dúvidas comandar; igualmente, deve possuir mais que os sem-mérito.”

SÓCRATES – (…) [segundo teu raciocínio] o sapateiro deve andar pelas ruas com mais sapatos, e sapatos melhores, que qualquer outro.

CÁLICLES – Sapatos?! Lá vens de chacota de novo!

SÓCRATES – (…) o lavrador entendido, sábio e hábil no cultivo das terras deve ter mais sementes e semear em seus campos muito mais que os demais.

CÁLICLES – Estás sempre a repetir os mesmos silogismos e comparações disparatadas!

SÓCRATES – Contanto que o disparate nos esclareça acerca das coisas e dos homens, Cálicles, tomo-o como elogio.

CÁLICLES – Ah, Sócrates, pelo Olimpo! Não páras de aduzir a sapateiros, a alfaiates, a cozinheiros, a médicos, como se a discussão não se apartasse por completo destes ofícios!”

Tu zombas de mim porque estou sempre a dizer o mesmo, como cantilenas adivinháveis; dizes até que isto é um crime! E eu tenho motivos para queixar-me de ti por não usares nunca as mesmas palavras ainda que discorras sobre os mesmos objetos repetidas vezes – p.ex., por <melhores> e <mais poderosos> entendes ora os mais fortes ora os mais sábios. E não pára por aí! Acabaste de nos brindar com uma terceira definição: eis que, no momento, os mais poderosos e os melhores são, para ti, os mais valentes!”

SÓCRATES – (…) Não seria necessário exercer esse império sobre si mesmo, além de sobre os demais?”

CÁLICLES – O que entendes por <mandar em si mesmo>?

SÓCRATES – Nada inconcebível, mas apenas a definição vulgar: ser moderado, dono de si, refrear suas paixões e desejos.

CÁLICLES – Ah, me encantas deveras, Sócrates! Os moderados são justamente os imbecis!

SÓCRATES – Como? Não há quem não compreenda que não é nesse sentido que o digo.

CÁLICLES – Mas é nesse sentido, Sócrates. Não existe felicidade na submissão. Nem quando a submissão se encontra dentro de si. Mas vou dizer-te, com toda liberalidade, no que consiste o belo e o justo naturais. Para ser feliz não há outra forma senão deixando expandir-se o quanto quiserem nossas paixões – nada de moderação! (…) Alguns dizem que a intemperança é uma coisa feia; lhes parece ser um obstáculo a mais na vida dos que nasceram mais propensos a ela em relação aos mais contidos de berço. Mas é a frustração destes imodestos quando fracassam em regular suas paixões que enseja que, como subterfúgio, elogiem a temperança e a justa medida — isso não passa de covardia! (…) Como essa pretensa beleza da <justeza e moderação dos homens> não haveria de desgraçar a vida do intemperante (e todos os reis são intemperantes!), sendo que ela o privaria de distribuir mais a seus amigos que a seus inimigos, contrariando seu título de soberano?

Este homem dizia, querido Cálicles, contrariando tua opinião, que, de todos os que estão nos ínferos, os mais desafortunados são estes campeões da avidez e incontinência, eternos sedentos, que de um tonel furado tentam retirar, com uma taça igualmente furada, a água com que desejam aplacar sua sede. (…) [E por que é que repetem sem cessar esse suplício agoniante? Porque] a desconfiança e o esquecimento não lhes permite reter nada.”

a doçura da vida se encontra no êxtase e no transbordamento, Sócrates.”

Então diga-me: quem tem sarna e comichão, coça-se e arranha-se a ponto de abrir chagas (pois a coceira não cessa), vive feliz?”

SÓCRATES – (…) Cálicles da Acarnânia sustenta que o agradável e o bom são uma mesma coisa, e que a ciência e o valor são diferentes, não só entre si, como também em relação ao bom. Sócrates de Alópece convém ou não com isto? Não convém.”

Não acabam ao mesmo tempo a sede e o prazer de beber?”

CÁLICLES – Sócrates é sempre o mesmo, Górgias. Lança mão de perguntas ligeiras, sem significância, para no fim refutar-vos.

GÓRGIAS – Mas por que te deixas levar àsperamente, Cálicles? Tu mesmo concordaste, no início, com que Sócrates argumentasse a sua maneira.”

Segue daí, meu caro amigo, que o bom e o agradável, o mau e o doloroso, não são a mesma coisa, posto que ambos saem de cena ao mesmo tempo, o que prova sua diferença.”

na hora em que se faz a primeira concessão a Sócrates, leviana que seja, à guisa de recreio, ele se apodera dessa brecha com a mesma animação obcecada da criança.”

Ah! Ah! Cálicles, és astutíssimo! Tratas-me como criança, dizendo-me que as coisas são dessa e dessa maneira, ou então daquela e daquela, conforme o contexto; enganas-me como enganas um pequeno. Não cria, na minha ingenuidade, antes de nossa conversação, que eras mal-intencionado dessa forma! Para mim, Cálicles, tu não eras mais que um amigo! Admito meu erro. Resignar-me-ei, citando o velho provérbio, com as coisas como elas são. E elas são como tu mas representa. Dizes, então, retomando o raciocínio, segundo o que eu entendi, que uns prazeres são bons, e outros maus, é verdade?”

Crês que Cinésias, filho de Meles, deseja que seus cantos sirvam para melhorar os homens que o escutam, aspirando a mais do que simplesmente agradar à multidão de espectadores?” “E a tragédia, este poema imponente e admirável, a que conduz? Todos os seus esforços, todos os seus cuidados, não estão dirigidos unicamente ao agrado do público?”

SÓCRATES – A poesia, doravante, é uma espécie de declamação popular.

CÁLICLES – Justo.

SÓCRATES – Uma declamação popular é uma Retórica; afinal, não te parece que os poetas desempenham no teatro o mesmo papel que os oradores?

CÁLICLES – Concedo-o.

SÓCRATES – Encontramos, finalmente, uma Retórica para o povo, i.e., para as crianças, as mulheres, os homens livres e também os escravos, reunidos todos. Ninguém parece prestar muita atenção a esta Retórica, afinal, como todas as outras, ela é mera adulação.

CÁLICLES – Correto.

SÓCRATES – (…) A ti te parece que os oradores visam a produzir o maior bem e despertar a virtude nos cidadãos, através de seus discursos? Ou será que, buscando agradá-los, bajulá-los, desprezam o interesse público mais alto, priorizando os interesses particulares, falando como que para crianças, para que seja mais certo que acabem por se sentir agradados? Estaria fora de questão qualquer aspiração a longo prazo, sobre se o que falam irá torná-los melhores ou piores dali em diante!

CÁLICLES – Aqui tens de fazer uma distinção. Alguns oradores visam ao interesse público; outros são esses de que tu falaste.

SÓCRATES – Bom, não faço objeções a tua distinção, Cálicles. Se há duas, e somente duas, maneiras de disputar com palavras, uma delas é a adulação, prática vergonhosa; e a outra, o debate honesto, virtuoso, visando ao melhoramento das almas dos concidadãos. Esta segunda maneira de disputar não se importa com desagradar ou não seus ouvintes, contanto que atenda seu objetivo principal. Mas me atrevo a dizer que nunca viste uma Retórica assim. Se puderas nomear algum orador desta segunda classe, fá-lo-ias, decerto?

CÁLICLES – Por Zeus, Sócrates! Ninguém entre os atuais oradores.

SÓCRATES – Nem dentre os antigos, nem um só, de quem se diga que fez dos atenienses pessoas melhores desde que começou a discursar a eles?! Ou, menos, que fez com que os atenienses conservassem a virtude e permanecessem tão bons quanto antes? Eu não sei dizer nenhum nome, caro Cálicles!

CÁLICLES – Deveras, Sócrates? Então nunca soubeste da fama de Temístocles, tão homem de bem quanto os reputados Címon, Milcíades e, por fim, Péricles, falecido há pouco, cujos discursos tu mesmo ouviste em vida?”

Os médicos geralmente permitem que quem está sadio dê livre curso a sua dieta, deixando que comam o que quiserem quando bater-lhes a fome, que bebam, idem. Mas não permitem o mesmo aos enfermos.”

SÓCRATES – (…) Responde agora estas dúvidas finais, para que ao menos arrematemos este assunto!

CÁLICLES – És insuportavelmente teimoso, Sócrates! Se me cresses só uma vez, renunciarias a continuar esta disputa e acabá-la-ias com outra pessoa.

SÓCRATES – Mas quem há de querer?! Por favor, te peço mais uma vez, só mais um pouco!

CÁLICLES – Tenho uma idéia: por que não a terminas sozinho, seja discursando sem interrupção ou respondendo-te a ti mesmo?”

o mau é o que está em oposição ao homem temperante; é o libertino, cuja condição não cessas de louvar. (…) um homem desta categoria não pode ser amigo dos demais homens nem dos deuses; porque é impossível que tenha qualquer relação com eles; e, onde não existe relação, não pode ter lugar a amizade. (…) era preciso, em caso de injustiça, acusar-se a si mesmo, ao próprio filho, ao amigo; e servir-se da Retórica com este fim. (…) não é o mais feio testemunhar uma agressão injusta, uma mutilação injusta, um confisco de bens injusto? Não, pior ainda é que me espanquem e que me retirem o que me pertence, injustamente. (…) não estou certo de que o que digo seja verdadeiro; porém, o que sei é que, de todos os que conversaram comigo, dessa forma como nós dois estamos fazendo, ninguém deixou de cair no ridículo, e por culpa de si mesmo, tentando defender uma opinião contrária a minha.”

SÓCRATES – (…) Pergunto se, para não sofrer injustiças, basta querê-lo. Seria necessário buscar poder suficiente para pôr-se ao abrigo de toda e qualquer injustiça?

CÁLICLES – É claro que a única saída é obter poder.

SÓCRATES – Agora, quanto a cometer injustiças, seria bastante não querer cometê-las para que não fossem cometidas — ou, considerando tudo, seria preciso adquirir certo poder, isto é, uma certa arte, de modo que, sem aprender esta arte e sem adquirir este poder, e sem pô-los, em seguida, em prática, incorrer-se-ia, necessariamente, em injustiças?”

SÓCRATES – Se algum dos jovens desta cidade dissesse a si mesmo: como hei de alcançar um grande poder e pôr-me ao abrigo de toda injustiça?, o caminho para aí chegar, ao meu ver, é criar o hábito, o quanto antes, de bajular e vituperar as mesmas coisas que o tirano bajula e vitupera, e esforçar-se por adquirir a mais perfeita similaridade com ele. Não concorda?

CÁLICLES – Sim.”

Ignoro qual seja o segredo de sua arte, para virar e revirar os raciocínios mais díspares em todos os sentidos, Sócrates! Ignoras tu que este homem, que se modela pelo tirano da cidade, fará morrer, desde que o julgue conveniente, e despojará de seus bens, qualquer um que não o imite?”

SÓCRATES – (…) Crês que o homem deve tentar viver o maior tempo possível, e aprender as artes que nos salvem dos maiores perigos nas mais variadas situações da vida, como a Retórica prega? Ou seja, crês que o melhor é aprender Retórica, sinônimo de segurança nos tribunais?

CÁLICLES – Sim, por Zeus! E – pela milésima vez – este é o melhor conselho que hei de dar-te.

SÓCRATES – Caro Cálicles, que achas da arte de nadar?

CÁLICLES – Não me agrada, decerto.

SÓCRATES – E no entanto… por saberem nadar, muitos homens já evitaram a morte. Mas, já que consideras a arte de nadar algo desprezível, mencionarei outra mais importante: a de conduzir navios, que não só salva muitas almas, como corpos, e os bens, de grandes perigos, igual faz a Retórica. É uma arte modesta, sem pompa; não é presumida, não faz ostentação de si mesma, não se julga a panacéia universal; e, mesmo produzindo a quantidade equivalente de vantagens da arte oratória, não demanda mais que 2 óbolos caso queiramos, p.ex., ir de Egina a Atenas sãos e salvos. Mas se o ponto de partida for o Egito ou o Ponto, ou seja, um percurso muito mais extenso, ainda assim é uma arte maravilhosa: pela conservação de nossa vida e de todos os nossos bens, nossos filhos, nossas mulheres, esta arte não cobra mais do que 2 dracmas, e isso apenas após estarmos já em terra firme, no porto de desembarque. Quanto àquele que principalmente exerce essa arte, que nos prestou um serviço tão elevado, após o desembarque, não se parecerá com um príncipe soberbo, nem mesmo às margens das águas onde atracou seu navio. A verdade é que, em circunstâncias banais, ele mesmo ignora o bem que realizou, e a quem realizou. Afinal, sabe o praticante desta arte, por experiência, que, no fim, não melhorou nem piorou ninguém por exercer o ofício que exerce. A alma e o corpo dos seus passageiros permanecem tais quais à entrada, no momento de sua saída da embarcação. Mas creio que, continuando a refletir, aquele que conduz naves chegaria a estas conclusões: um enfermo que padece de males graves e incuráveis, passageiro meu, bem que gostaria de morrer em sua travessia pelo mar; se não morreu afogado e continua enfermo e sôfrego após a viagem, tanto pior para ele! Decerto, não seria este a me agradecer uma vez entregue ao destino combinado. Nada fiz-lhe de bom. E alguém saudável de corpo, porém incurável de alma, o que é muito pior, por um acaso julgaria de forma diferente o serviço que eu lhe presto?! Obviamente que não, pois estaria muito melhor afogado no oceano. Para uma alma corrompida e perdida, afogar-se seria receber justiça. O piloto de navio sabe, pois, instintivamente, que não é vantajoso para o homem mau viver, porque este há, necessariamente, de viver em desgraça. (…) Pretenderias, acaso, compará-lo ao advogado? Porém, Cálicles, se ele quisesse usar a mesma linguagem que tu, e exaltar a própria arte, oprimir-te-ia com suas razões, provando-te que devias tornar-te maquinista, exortando-te a seguir esta profissão, já que os demais ofícios não são nada cotejados com o dele, e vejo uma multitude de argumentos que ele poderia empregar. Tu, por tua vez, depreciarias seu ofício, dizendo-lhe, provavelmente para irritá-lo, que ele não passa de um maquinista; e que jamais darias a mão de tua filha a um filho de maquinista, nem a do teu filho a sua filha. Fixando-te sobre as razões que tens para estimar em tão alto grau tua própria arte, com que direito depreciarias a arte do maquinista e a dos demais de que te falei? Já sei que dirás que és melhor que eles e de melhor família.”

De fato, o verdadeiro homem na acepção da palavra não deve desejar viver pelo tempo que imaginar ser mais adequado nem ser muito apegado à vida, senão que, deixando a Deus o cuidado de tudo isto, confiando nos discursos das mulheres, que dizem: Jamais alguém se livrou de seu destino –, do que um homem necessita é saber de que maneira desfrutará o tempo que lhe resta. E isto deve coadunar com os costumes do país em que vive? Se sim, é preciso então que, desde este momento, te esforces o máximo para parecer com o povo de Atenas, se é que queres ser por ele estimado e dispor de crédito na cidade. Avalia se não é uma postura vantajosa para ti e também para mim! Mas previne-te, amigo, para que não se nos suceda o mesmo que às mulheres da Tessália, rematadas supersticiosas, que acreditavam ficar completamente impotentes assim que a lua se punha. Serve de alerta para que não percamos o alento, imaginando que não possamos alcançar toda essa estima senão sacrificando nossa pureza e nossas maiores qualidades. (…) porque não basta imitar os atenienses; é preciso ter nascido com seu caráter; só assim sua amizade será mais que mera afetação, e o mesmo (para) com o filho de Pirilampo.¹”

¹ É um adorno espirituoso e ao mesmo tempo enigmático de Platão, principalmente por vir da boca de Sócrates. Uma das interpretações é que é apenas um jogo de linguagem inocente, visto que Pirilampo (pai adotivo de Platão) teve um filho com sua mãe biológica a que deu o nome de Demos, isto é, “povo”. Outra interpretação não impossível é que Sócrates se referiria ao próprio Platão, posto que é filho de Pirilampo, no final das contas, mas não faz muito sentido. Por fim, outra interpretação, igualmente menos provável que a primeira, seria uma crítica a Pirilampo e seu filho, numa de duas acepções: 1) Que o nome de alguém não define verdadeiramente quem se é; logo, Pirilampo, dando o nome de Demos a seu filho, quis apenas bajular o espírito democrático ateniense (agindo como um orador astuto), sendo sua ação inócua e vã; 2) Mas pode ser também que seja uma crítica (nem que apenas preventiva, pois pode ser que Demos fosse então apenas um menino) dirigida tão-só a Demos, que seria um protótipo do tipo que Sócrates gostaria de evitar, e que gostaria que Cálicles, se pudesse mudar sua maneira de ser, também evitasse: um imitador barato, um homem de maneiras afetadas. De todo modo, não é possível precisar que idade teria o cidadão Demos no contexto deste diálogo de um já idoso Sócrates (na Grécia alguém se tornava oficialmente cidadão e responsável pelos próprios atos políticos igualmente aos 18 anos). Como o sentido é ambíguo, embora acredite que a primeira interpretação é a mais próxima da verdade, deixei o “para” entre parênteses: se se inclui a preposição na fala de Sócrates, significaria: “e o mesmo se aplica quando fores te dirigir ao filho de Pirilampo (para conservar sua amizade, tu tens de ter o caráter ateniense)”; caso não seja nesse sentido que Sócrates se expressa, mas no sentido de achincalhar Pirilampo/Demos, a preposição não seria usada.

SÓCRATES – (…) Os homens, com efeito, Cálicles, se comprazem mais com aqueles discursos que se moldam a seu caráter; tudo que lhes soa estranho parecerá ofensivo. Ou discordas de mim? Que possíveis objeções interporias?

CÁLICLES – Não sei dizer como tens razão, Sócrates, mas me parece que tens, neste particular! Em que pese isso, Sócrates, sigo pertencendo à maioria dos que te escutam: não me convences.”

Já ouvi dizer que Péricles fez dos atenienses preguiçosos, covardes, tagarelas e interesseiros, ao profissionalizar o exército.”

SÓCRATES – (…) Eu presenciei a época e sei, e tu também sabes muito bem, Cálicles, que Péricles granjeou-se uma enorme reputação no começo de seu governo; os atenienses, quando eram mais maus,¹ não ousaram acusá-lo nem infamá-lo nenhuma só vez; porém, no fim da vida de Péricles, quando já se haviam tornado bons e virtuosos,² condenaram-no pelo delito de peculato, e pouco faltou, em verdade, para que o condenassem à morte, de modo que, no final de sua tirania, Péricles havia caído no conceito do povo, e terminou reputado um mau cidadão.³,4

CÁLICLES – E só porque era tido por mau pelo povo, haveria de sê-lo?”

¹ Menos molengas, ou seja, mais aptos a combater um tirano – não seriam, portanto, com o mesmo direito, melhores?

² Sócrates escancara a ironia que era mais leve e ainda incerta no começo da frase.

³ De duas uma: ou Péricles foi um excelente governante e o povo foi ingrato com ele, ou Péricles foi tirano, logo, um homem ruim, um demagogo, e recebeu sua paga ao final. E pouco importa, no caso presente, que Péricles seja exaltado ainda hoje como o maior governante da época áurea de Atenas. Com efeito, a primeira alternativa contradiz a si mesma: se o critério de Cálicles fosse válido, Péricles teria escapado da condenação e morrido querido pelo povo. Subjaz sempre a possibilidade de que Péricles fôra justo mas não um orador no sentido calicliano, e que, portanto, indefeso contra a cegueira de maus cidadãos, terminou em desgraça, mas isso ainda corroboraria Sócrates, quem crê que é menos pior sofrer uma injustiça que cometê-la. De todo modo, que Péricles tenha sido um modelo de político, não é o que conclui Sócrates em momento algum do diálogo. Se só o poder nu e cru salva o homem e deve ser a meta suprema, como Cálicles poderia explicar que o maior político da esplendorosa Atenas tenha se emaranhado em maus lençóis, tendo sido tão poderoso e incontestável? Além disso, foi Cálicles que citou exemplos passados como os de políticos que deveriam ser imitados.

4 DA PÓLIS MODELO AO BRASIL DA LAVA-JATO

Um povo decadente querela por nada; busca pretextos para escaramuças; não tem tempo para refletir com seriedade sobre os riscos que assume para si próprio ao se lançar no que julgaria, de cabeça fria, as empresas mais temerárias. É inevitável que quão mais corrompida se vê uma democracia, mais viciados se mostrarão seus representantes. Quando subsistia ainda um naco do espírito democrático, de cidadania, no povo, este se guardava até de punir os demagogos e autoritários, por mais que fosse por mero acanhamento ou impotência, se não era por falta de desejos destrutivos e pelo cultivo da clemência; certo é que vislumbravam-se esperanças a partir do estado de coisas que o povo vivenciava, e confiava-se na boa intenção dos melhores que existiam para exercer a política. Uma vez que a decadência já era acentuada, após algum intervalo de tempo, nem mesmo o mais honrado político poderia se julgar a salvo do público, tornado voraz. Ao contrário, talvez fosse mais fácil prosperar, na nova pólis, sendo verdadeiramente mau.

Pense-se então no Brasil: Quem foi punido, e por que acusações, e quem deixou de sê-lo, nos últimos anos? Como se deu essa transição, tão rápida, entre dois estados (o de um povo conformado que se torna um povo sublevado)? A explicação está na fórmula: Quando o povo não quer mais, no íntimo, seguir sua Lei, cumpri-la apenas acelera a própria destruição da mesma Lei. A Constituição de 1988 jamais foi tão frágil quanto quando esteve mais próxima de ser cumprida em seus enunciados fundamentais. Enquanto não passava de um papel, paradoxalmente, havia um interesse popular pela sua aplicação no mundo real, e paciência na espera, embora a população fosse relativamente impotente. A corrupção nos altos escalões era encoberta. O Estado marchava lento e claudicante, conquanto marchasse em linha reta. Quando as circunstâncias se mostraram finalmente favoráveis, as instituições melhoraram, o povo se viu contemplado em suas demandas mais básicas, a máquina pública perdera a hesitação. Em poucos anos, a maior divulgação de casos de corrupção inverteu toda a ordem imediatamente anterior: uma cruzada contra a corrupção, apoiada por uma população dia a dia mais indignada, promoveu ao poder a própria corrupção e trancafiou seus inimigos. A exigência popular tornou-se: Caia a Lei antiga! Não só consideraram-se poucas e insuficientes as conquistas anteriores, como demandas outrora secundárias foram elevadas à prioridade da nação. As próprias conquistas anteriores, o atendimento de demandas básicas previstas na “Lei antiga”, passaram a ser malvistas e empreendeu-se sua supressão diuturna, o desmanche sistemático de várias garantias cidadãs. A sanha dos políticos no comando se tornou a sanha dos próprios cidadãos, convertidos em macaqueadores. O descontentamento com a classe política, tão presente há não mais do que duas décadas, tornou-se sua apologia, uma vez que a classe política eleita pelo povo após a mudança de opinião súbita que tomou conta das ruas e dos lares é considerada inédita e comprometida com novos ideais, a exata negação dos odiados políticos antigos. É uma classe anti-política, à qual foi dada a oportunidade de cumprir promessas que iam muito além dos tímidos acenos da velha guarda de políticos que se propunham apenas a conceder aos cidadãos o que ditava o texto de 88. Mal se pode intuir quão cobiçoso era o povo, outrora, de que os parágrafos desta lei do agora longínquo 1988, a sua promulgação, se tornassem realidade. Os velhos de hoje, jovens daqueles anos, e a juventude de hoje, que não os viveram, não podem conceber nada mais contrário aos anseios da moda, uns esquecidos e mudados, outros que não viveram e não procuraram conhecer uma época agora superada: Realidade aquela Lei não devera ser; e, se acaso por alguma infelicidade ela tiver se tornado real, que essa realidade seja, então, destruída e recriada a partir do zero.

SÓCRATES – (…) Diga-me agora, quanto a Címon: não o condenaram à pena do ostracismo, para que ficassem 10 anos sem ouvir a sua voz? Não aconteceu o mesmo a Temístocles, que ainda por cima foi desterrado? E Milcíades, o vencedor da batalha de Maratona, não foi sentenciado a ser trancado num calabouço, destino que teria sofrido, sem dúvida, não fosse a intervenção do primeiro prítane? (…) É natural que os hábeis condutores de carruagem caiam de seus cavalos ao princípio, enquanto aprendem, mas não depois, quando já sabem ser dóceis e desempenham bem o ofício de cocheiros. Não concordas que o mesmo que acontece com a condução dos carros se aplica a qualquer outro assunto?

CÁLICLES – Ora, concordo.

SÓCRATES – (…) agora vês que estes figurões do passado não levam nenhuma vantagem sobre os políticos de nossos dias. (…)

CÁLICLES – Ainda assim, Sócrates, muito falta aos políticos de hoje para que consigam levar a cabo ações tão grandiosas quanto as de qualquer um dos citados por ti.”

Um homem à cabeça do Estado jamais pode ser oprimido injustamente pelo próprio Estado que governa. Com os políticos é como com os sofistas. Os sofistas, hábeis no que lhes concerne, observam, contudo, até certo ponto, uma conduta desprovida de bom senso. Enquanto professam ensinar a virtude, acusam, por outro lado, muitos de seus discípulos de injustos, por não lhes pagarem o dinheiro que lhes é devido pelo ensino da virtude. Em suma, acusam os seus alunos de ingratidão diante de seus serviços.

SÓCRATES – (…) Ó, querido Cálicles, em nome de Zeus, que preside sobre a amizade, diga-me: não achas absurdo que um homem que se gaba de ter feito de outro um virtuoso se queixe dele como de um malvado qualquer, quando está patente que foi instruído e é virtuoso?

CÁLICLES – É, me soa absurdo.

SÓCRATES – Mas não é este discurso que ouves de quem professa ensinar a virtude?

CÁLICLES – Exato. Mas que outra atitude se poderia esperar de gente desprezível como os sofistas?

SÓCRATES – E tu, que me dizes: estes que, gabando-se de compor a cabeça do Estado e de consagrar todos os seus cuidados a fim de torná-lo virtuoso, têm razão em sair acusando o Estado de estar corrompido? Crês por um acaso que estes homens se encontram em caso diferente dos sofistas? São o sofista e o orador, meu querido, uma mesma coisa ou, ao menos, duas coisas bem parecidas, como eu disse a Pólux.”

SÓCRATES – Se, portanto, alguém destruísse este princípio de maldade, isto é, a injustiça, este alguém jamais teria de temer que se conduzissem para com ele de modo injusto; e seria ele o único que, com toda certeza, poderia dispensar gratuitamente seus talentos, se era realmente seu dom ensinar a virtude. Não convéns?

CÁLICLES – Sim.

SÓCRATES – Provavelmente é em virtude disto que não é vergonhoso receber um salário por outros tipos de conselhos, p.ex., sobre arquitetura, e artes que-tais.

CÁLICLES – De acordo.”

SÓCRATES – Agora me explica claramente a qual destas duas maneiras de buscar o bem do Estado me convidas; combatendo as inclinações dos atenienses, para fazer deles excelentes cidadãos, como se eu fôra um médico da alma; ou alimentando suas paixões, buscando apenas ser prazenteiro. Não hesites, Cálicles, pois, como começaste a dialogar comigo com franqueza, deves continuar até o fim dizendo exatamente aquilo que pensa, sem omitir nada.

CÁLICLES – Digo, Sócrates, que meu convite é para que sejas o fomentador das paixões dos atenienses.

SÓCRATES – Ah, meu mui generoso Cálicles, quer dizer então que me incentivas a ser seu adulador.”

serei julgado como sê-lo-ia um médico acusado por crianças e um cozinheiro. Examina, com efeito, o que um médico, no meio de semelhantes juízes, teria de dizer em sua defesa, se se o acusasse nestes termos: jovens, este homem faz-vos muito mal; desperdiça vossa juventude, e ainda a dos mais jovens que vós; torna vossa vida inconsolável, cortando-vos, queimando-vos, debilitando-vos e sufocando-vos; dá-vos bebidas muito amargas, faz-vos quase morrer de fome e de sede; não vos serve, como eu, alimentos de todas as classes em grande quantidade, e agradáveis ao paladar.

Se sou acusado de corromper a juventude, provocando a dúvida em seu espírito; ou de falar mal de cidadãos anciãos, pronunciando, a seu respeito, discursos mordazes, seja em particular, seja em praça pública, não poderei dizer, como é certo, que se obro e falo assim é com justiça, tendo em conta vosso poder anômalo, ó juízes! Mas exclusivamente por essa razão. Dessa forma, creio que, seguindo firme, me submeterei à sorte.”

O temível é cometer injustiças; porque o maior dos males é descer aos ínferos com uma alma carregada de crimes.”

Nos tempos de Cronos, regia entre os homens uma lei que sempre subsistira, e que subsiste ainda, entre os deuses, segundo a qual aquele que observou uma vida justa e santa é encaminhado, após a morte, às Ilhas Bem-Aventuradas, onde goza duma felicidade perfeita, ao abrigo de todos os males; na outra mão, quem viveu na injustiça e na impiedade é dirigido ao lugar do castigo e do suplício, que se chama Tártaro. Sob o reinado de Cronos e nos primeiros anos de Zeus, estes homens eram julgados em vida por juízes vivos que pronunciavam sua sorte no mesmo dia em que deviam morrer. (…) <o que faz com que hoje os julgamentos não sejam justos é que se julga os homens com base na roupa que vestem, se os julga quando seu futuro ainda está em aberto. Daqui resulta que muitos de alma corrompida possuem um corpo bem-formado e belos trajes, achando-se muitos testemunhos favoráveis no tribunal, pois a sentença que dão é que ‘viveram bem’. (…) Que se comece por vedar aos homens a presciência de suas horas finais, porque, me parece, por ora eles já as conhecem de antemão.> E Zeus continuou: <Comandei Prometeu a destituí-los desse privilégio. Ademais, desejo que eles sejam julgados em uma nudez absoluta, livres de tudo que os rodeia, o que requer que sejam julgados depois de morrerem. Também é preciso que o próprio juiz esteja nu, isto é, morto, e que examine, com base em sua própria alma, a alma do julgado (…) eu nomeei três de meus filhos como juízes: dois de Ásia, Minos e Radamanto, e um de Europa,¹ Éaco. (…) Radamanto julgará os mortos da Ásia, Éaco os europeus; darei a Minos a autoridade suprema para decidir em última instância sobre casos controversos tanto da parte de uma jurisdição como da parte da outra (…)

¹ Observe que se fala aqui de duas mães de filhos de Zeus, e não dos continentes em si.

Se teve em vida algum membro deslocado ou fraturado, os mesmos defeitos aparecerão depois da morte. Numa palavra, tal como se quisera ser durante a vida, no reino do corpo e da carne, assim também será a imagem da morte.”

Quanto a Tersites, e a qualquer outro mau, esses que sempre viveram com egoísmo, nenhum poeta os representou sofrendo os tormentos mais terríveis. (…) É muito difícil, ó Cálicles, digno mesmo dos maiores louvores, não sair da justiça, quando é-se plenamente livre para agir mal, e são bem poucos os que se encontram nestas condições. (…) Desse pequeno número foi Aristides, filho de Lisímaco, que tem uma justa reputação no mundo grego (…) quando algum destes tiranos cai nas mãos de Radamanto, tem certeza, Cálicles, este juiz desconhece identidades, parentes, tudo; em verdade, só sabe de uma coisa: que ele é mau; e depois de reconhecê-lo como tal deposita-o no Tártaro, não sem marcá-lo com certo sinal, que denuncia se esta alma é passível ou não de cura.”

Vós vedes muito bem, vós 3, os mais sábios da Grécia, Cálicles, Pólux e Górgias: não podeis provar que se deva adotar, aqui, outra vida senão aquela que nos será útil lá embaixo.”

é uma vergonha para nós presumirmos que valemos grande coisa, sendo que mudamos o tempo inteiro de opinião sobre os mesmos objetos de sempre”

Marchemos pelo caminho que nos traça a justiça, e comprometamos os demais a nos imitar. Não demos ouvido ao discurso que te seduziu e que me suplicavas que eu admitisse como bom; porque não vale nada, meu querido Cálicles.”

L’ENCYCLOPÉDIE – AM – Amant, Amoureux, Amour & Dieux Amour (Cupidon)

AM

* AMANT, AMOUREUX, adj. (Gramm.) Il suffit d’aimer pour être amoureux; il faut témoigner qu’on aime pour être amant. On est amoureux de celle dont la beauté touche le coeur; on est amant de celle dont on attend du retour. On est souvent amoureux sans oser paroître amant; & quelquefois on se déclare amant sans être amoureux.”

AMOUR. Amor e amizade são vizinhos de janela?

Nó no nosso núcleo

Je suppose que plusieurs hommes s’attachent à la même femme: les uns l’aiment pour son esprit, les autres pour sa vertu, les autres pour ses défauts, &c. & il se peut faire encore que tous l’aiment pour des choses qu’elle n’a pas, comme lorsque l’on aime une femme légère que l’on croit solide.”

DA HOMOSSEXUALIDADE NATURAL MASCULINA: “les hommes ne pouvant se défendre de trouver un prix aux choses qui leur plaisent, leur coeur en grossit le mérite; ce qui fait qu’ils se préferent les uns aux autres, parce que rien ne leur plaît tant qu’eux-mêmes.

Le chêne est un grand arbre près du cerisier; ainsi les hommes à l’égard les uns des autres.” “O carvalho é uma grande árvore perto da cerejeira; assim os homens uns para os outros.”

Amour des Sciences et des Lettres. La passion de la gloire, & la passion des sciences, se ressemblent dans leur principe; car elles viennent l’une & l’autre du sentiment de notre vide & de notre imperfection. Mais l’une voudroit se former comme un nouvel être hors de nous; & l’autre s’attache à étendre & à cultiver notre fonds: ainsi la passion de la gloire veut nous aggrandir au-dehors, & celle des sciences au-dedans.”

On ne peut avoir l’ame grande, ou l’esprit un peu pénétrant, sans quelque passion pour les Lettres. Les Arts sont consacrés à peindre les traits de la belle nature; les Arts & les Sciences embrassent tout ce qu’il y a dans la pensée de noble ou d’utile; desorte qu’il ne reste à ceux qui les rejettent, que ce qui est indigne d’être peint ou enseigné. C’est très-faussement qu’ils prétendent s’arrêter à la possession des mêmes choses que les autres s’amusent à considérer. Il n’est pas vrai qu’on possede ce qu’on discerne si mal, ni qu’on estime la réalité des choses, quand on en méprise l’image: l’expérience fait voir qu’ils mentent, & la réflexion le confirme.”

La plûpart des hommes honorent les Lettres, comme la religion & la vertu, c’est-à-dire, comme une chose qu’ils ne peuvent, ni connoître, ni pratiquer, ni aimer.”

Personne néanmoins n’ignore que les bons Livres sont l’essence des meilleurs esprits, le précis de leurs connoissances & le fruit de leurs longues veilles: l’étude d’une vie entiere s’y peut recueillir dans quelques heures; c’est un grand secours.”

rarement l’étude est utile lorsqu’elle n’est pas accompagnée du commerce du monde. Il ne faut pas séparer ces deux choses: l’une nous apprend à penser, l’autre à agir, l’une à parler, l’autre à écrire; l’une à disposer nos actions, & l’autre à les rendre faciles. L’usage du monde nous donne encore l’avantage de penser naturellement, & l’habitude des Sciences, celui de penser profondément.”

BABOSEIRISMO: “Amour du Prochain. L’amour du prochain est de tous les sentimens le plus juste & le plus utile: il est aussi nécessaire dans la société civile, pour le bonheur de notre vie, que dans le christianisme pour la félicité éternelle.”

Lorsque les amans se demandent une sincérité réciproque pour savoir l’un & l’autre quand ils cesseront de s’aimer, c’est bien moins pour vouloir être avertis quand on ne les aimera plus, que pour être mieux assûrés qu’on les aime lorsqu’on ne dit point le contraire. § Comme on n’est jamais en liberté d’aimer ou de cesser d’aimer, l’amant ne peut se plaindre avec justice de l’inconstance de sa maîtresse, ni elle de la légereté de son amant. § L’amour, aussi-bien que le feu, ne peut subsister sans un mouvement continuel, & il cesse de vivre dès qu’il cesse d’espérer ou de craindre.”

interrogez les yeux de la personne qui vous tient dans ses chaînes. Si sa présence intimide vos sens & les contient dans une soûmission respectueuse, vous l’aimez. Le véritable amour interdit même à la pensée toute idée sensuelle, tout essor de l’imagination dont la délicatesse de l’objet aimé pourroit être offensée, s’il étoit possible qu’il en fut instruit: mais si les attraits qui vous charment font plus d’impression sur vos sens que sur votre âme; ce n’est point de l’amour, c’est un appétit corporel.”

Un amour vrai, sans feinte & sans caprice,

Est en effet le plus grand frein du vice;

Dans ses liens qui sait se retenir,

Est honnête-homme, ou va le devenir.”

Voltaire, L’Enfant Prodigue, Comédie en Vers Dissillabes.

Quiconque est capable d’aimer est vertueux: j’oserois même dire que quiconque est vertueux est aussi capable d’aimer; comme ce seroit un vice de conformation pour le corps que d’être inepte à la génération, c’en est aussi un pour l’âme que d’être incapable d’amour.

Je ne crains rien pour les moeurs de la part de l’amour, il ne peut que les perfectionner; c’est lui qui rend le coeur moins farouche, le caractère plus liant, l’humeur plus complaisante. On s’est accoûtumé en aimant à plier sa volonté au gré de la personne chérie; on contracte par-là l’heureuse habitude de commander à ses desirs, de les maîtriser & de les réprimer; de conformer son goût & ses inclinations aux lieux, aux tems, aux personnes”

le véritable amour est extrèmement rare. Il en est comme de l’apparition des esprits; tout le monde en parle, peu de gens en ont vû.” Maximes de la Rochefoucauld.

o verdadeiro amor é extremamente raro. Ele é como a aparição de fantasmas; todo mundo deles fala, pouca gente os viu.”

Máximas de La Rochefoucauld.

Un amant, dupe de lui-même, peut croire aimer sans aimer en esset[?]: un mari sait au juste s’il aime.” “Um namorado, enganando-se a si mesmo, pode acreditar que ama sem amar de verdade: um marido sabe com precisão se ama ou não.”

NUNCA O DIVÓRCIO, NO MUNDO CATÓLICO: “S’il est possible, substituez l’amitié à l’amour: mais je n’ose même vous flatter que cette ressource vous reste. L’amitié entre deux époux est le fruit d’un long amour, dont la joüissance & le tems ont calmé les bouillans transports. Pour l’ordinaire sous le joug de l’hymen, quand on ne s’aime point on se hait, ou tout au plus les génies de la meilleure trempe se renferment dans l’indifférence.”

Se for possível, substitua o amor pela amizade no casamento que não está dando certo: mas nem ouso iludi-lo com a certeza de que ainda resta este recurso. A amizade entre dois esposos é o fruto de um longo amor, em que o prazer e o tempo acalmaram, juntos, as explosões mais ardentes. De ordinário, sob o jugo do himeneu, quando não se ama se odeia, ou então, no caso dos gênios mais bem-constituídos, impera a mais tácita indiferença.

On ne conserve un coeur que par les mêmes moyens qu’on a employés pour le conquérir.” “Não se conserva um coração senão pelos mesmos métodos empregados para conquistá-lo.”

mèrecenaire

elle est d’un état trop honnête pour allaiter son propre enfant. (…) Ce lait qu’il a sucé n’étoit point fait pour ses organes: ç’a donc été pour lui un aliment moins profitable que n’eût été le lait maternel. Qui sait si son tempérament robuste & sain dans l’origine n’en a point été altéré? qui sait si cette transformation n’a point influé sur son coeur? l’âme & le corps sont si dépendans l’un de l’autre! s’il ne deviendra pas un jour, précisément par cette raison, un lâche, un fourbe, un malfaiteur? Le fruit le plus délicieux dans le terroir qui lui convenoit, ne manque guère à dégénérer, s’il est transporté dans un autre.”

Le premier qui fut Roi, fut un soldat heureux, dit un de nos grands Poëtes (Mèrope, Tragédie de M. de Voltaire)”

Un père qui n’aime point ses enfans est un monstre: un roi qui n’aime point ses sujets est un tyran. Le père & le roi sont l’un & l’autre des images vivantes de Dieu, dont l’empire est fondé sur l’amour.”

Dieu lui-même ne commande rien, sans effrayer par des menaces, & inviter par des promesses.” Deus mesmo nada comanda, sem amedrontar com ameaças, e encorajar com promessas.”

IRMÃO ALOÍSIO, PAS DIOGO: “Mais quel est donc le noeud de l’amitié des frères? Une fortune, un nom commun, même naissance & même éducation, quelquefois même caractère; enfin l’habitude de se regarder comme appartenant les uns aux autres, & comme n’ayant qu’un seul être; voilà ce qui fait que l’on s’aime, voilà l’amour propre, mais trouvez le moyen de séparer des frères d’intérêt, l’amitié lui survit à peine; l’amour propre qui en étoit le fond se porte vers d’autres objets.”

Avec l’amour de nous-mêmes, disent-ils, on cherche hors de soi son bonneur; on s’aime hors de soi davantage, que dans son existence propre; on n’est point soi-même son objet. L’amour-propre au contraire subordonne tout à ses commodités & à son bien-être: il est à lui-même son objet & sa fin; desorte qu’au lieu que les passions qui viennent de l’amour de nous-mêmes nous donnent aux choses, l’amour-propre veut que les choses se donnent à nous, & se fait le centre de tout.”

nous aimons nos enfans parce qu’ils sont nos enfans; s’ils étoient les enfans d’un autre, ils nous seroient indifféréns. Ce n’est donc pas eux que nous aimons, c’est la proximité qui nous lie avec eux”

La proximité de profession produit presque toûjours plus d’aversion que d’amitié, par la jalousie qu’elle inspire aux hommes les uns pour les autres: mais celle des conditions est presque toûjours accompagnée de bienveillance.”

Le vulgaire qui déclame ordinairement contre l’amitié intéressée, ne sait ce qu’il dit. Il se trompe en ce qu’il ne connoît, généralement parlant, qu’une sorte d’amitié intéressée, qui est celle de l’avarice; au lieu qu’il y a autant de sortes d’affections intéréssées, qu’il y a d’objets de cupidité.”

quelle différence y a-t-il au fond entre l’intérêt & la reconnoissance?C’est que le prémier a pour objet le bien à venir, au lieu que la dernière a pour objet le bien passé.”

persone ne veut être ridicule; on aimerai mieux être haïssable; ainsi on ne veut jamais de bien aux copies dont le ridicule réjaillit sur l’original.”

les vices qui sont au-dedans de nous, font l’amour que nous avons pour les vertus des autres”

Chercher son bonheur, ce n’est point vertu, c’est nécessité: car il ne dépend point de nous de vouloir être heureux; & la vertu est libre. L’amour propre, à parler exactement, n’est point une qualité qu’on puisse augmenter ou diminuer. On ne peut cesser de s’aimer: mais on peut cesser de se mal aimer.”

notre corps n’est pas à nous; il est à Dieu, il est à l’Etat, à notre famille, à nos amis: nous devons le conserver dans sa force, selon l’usage que nous sommes obligés d’en faire”

* AMOUR ou CUPIDON (Myth.) Dieu du Paganisme, dont on a raconté la naissance de cent manieres différentes, & qu’on a représenté sous cent formes diverses, qui lui conviennent presque toutes également. L’amour demande sans cesse, Platon a donc pû le dire fils de la pauvreté; il aime e trouble & semble être né du chaos comme le prétend Hésiode: c’est un mélange de sentimens sublimes, & de desirs grossiers, c’est ce qu’entendoit apparemment Sapho, quand elle faisoit l’amour, fils du ciel & de la terre. Je crois que Simonide avoit en vûe le composé de force & de foiblesse qu’on remarque dans la conduite des amans, quand il pensa que l’amour étoit fils de Venus & de Mars. Il naquit selon Alcmeon, de Flore & de Zéphire, symboles de l’inconstance & de la beauté. Les uns lui mettent un bandeau sur les yeux, pour montrer combien il est aveugle; & d’autres un doigt sur la bouche, pour marquer qu’il veut de la discrétion. On lui donne des ailes, symboles de légereté; un arc, symbole de puissance; un flambeau allumé, symbole d’activité: dans quelques Poëtes, c’est un dieu ami de la paix, de la concorde, & de toutes vertus; ailleurs, c’est un dieu cruel, & père de tous les vices: & en effet, l’amour est tout cela, selon les âmes qu’il domine. Il a même plusieurs de ces caractères successivement dans la même âme: il y a des amans qui nous le montrent dans un instant, fils du ciel; & dans un autre, fils de l’enfer. L’amour est quelquefois encore représenté, tenant par les ailes un papillon, qu’il tourmente & qu’il déchire: cette allégorie est trop claire pour avoir besoin d’explication.”

FÉDON OU DA ALMA

Tradução de trechos de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego por Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

Além da tradução ao Português, providenciei notas de rodapé, numeradas, onde achei que devia tentar esclarecer alguns pontos polêmicos ou obscuros demais quando se tratar de leitor não-familiarizado com a obra platônica. Quando a nota for de Azcárate, haverá um (*) antecedendo as aspas.

(*) “Ao redor de seus 40 anos, após regressar a Atenas de uma viagem à Sicília (Carta VII, 324a), Platão funda a academia e redige o Fédon, o Banquete, a República e o Fedro, aproximadamente nesta ordem. Isto se sucede aproximadamente no ano 387 a.C. O autor chega não só a forjar e expressar, nestas obras consideradas de <período intermediário>, suas principais idéias de maneira cabal, como também atinge o epítome de seu estilo e capacidade de composição.”

EQUÉCRATES – Fédon, estiveste tu ao lado de Sócrates no dia em que bebeu da cicuta na prisão, ou sabes somente de ouvido tudo aquilo que se passou?

FÉDON – Eu fui testemunha dos acontecimentos, Equécrates.”

FÉDON – Não soubestes nada do processo nem das coisas que se sucederam após?

EQUÉCRATES – Sim, sim; soubemo-lo, porque há muitos que nos contam desse dia; só achamos estranho que a sentença tenha demorado tanto para ser executada. Sabes o motivo disso, Fédon?

FÉDON – Uma circunstância bem particular. É que justo na véspera do julgamento os atenienses haviam coroado a popa do navio que enviam ritualmente a Delos.

EQUÉCRATES – Que navio é esse?

FÉDON – Pelo que ouvi dizer, trata-se do mesmo navio em que supostamente Teseu navegou até Creta, acompanhado dos 7 jovens de cada sexo, que iam para sacrifício, mas que ele acabou por salvar, e a si junto. Dizem, ainda, que quando o navio partiu os atenienses juraram fazer oferendas anuais a Apolo, caso a expedição regressasse bem-sucedida; e desde então esse voto foi sempre respeitado. Quando é chegada a época, a lei ordena que a cidade esteja pura, proibindo-se execuções antes da chegada do navio a Delos e de seu pronto retorno à cidade; e não é de estranhar que dadas algumas contingências o navio possa demorar um bocado para estar de volta, como no caso de muitos ventos contrários. (…)

EQUÉCRATES – E que foi que sucedeu, pois? O que Sócrates disse e fez? Quem esteve a seu lado até o fim? Talvez os magistrados não tenham permitido que Sócrates fosse acompanhado em seus momentos finais, e ele tenha morrido privado da companhia de seus mais próximos?

FÉDON – Não; muitos de seus amigos estavam presentes; era realmente uma procissão invejável!”

FÉDON – (…) te enganas, Equécrates, estou ocioso o bastante para entrar nos mais ínfimos detalhes; não há memória mais agradável que essa das últimas horas de Sócrates, seja eu o interlocutor ativo ou esteja eu apenas calado ouvindo quem sobre esses momentos discurse. Pois acima de tudo sou grato a este filósofo, que mediante súplicas a Alcibíades¹ me libertara da escravidão.”

¹ Outros dizem que foi Críton quem pagou pela liberdade de Fédon.

FÉDON – Para dizer a verdade, este espetáculo deixou impressões imperecíveis em minha alma. Ao lado daquele homem, nem sequer podia sentir a compaixão e o aperto no coração naturais de alguém que estava prestes a experienciar a morte dum amigo íntimo. Ao contrário, Equécrates: ao vê-lo e escutá-lo, só conseguia entrever nele felicidade; a firmeza e a dignidade que sustivera até os estertores foram invejáveis. Naquele momento concebi, no íntimo, que Sócrates só deixava esse mundo com a permissão e o beneplácito dos deuses”

FÉDON – De nossos compatriotas, lá estavam: Apolodoro, Critóbulo e seu pai, Críton, Hermógenes, Epígenes, Ésquines e Antístenes. Além destes, Ctesipo – de Peânia¹ –, Menexeno e outros helenos. Creio que nesse dia seu discípulo e favorito Platão se encontrava doente e de cama.”

¹ Como se fosse um subúrbio ou periferia, municipalidade vizinha ou considerada “anexa” a Atenas, pois havia uma conurbação entre as duas cidades. Distava 11km do centro de Atenas. Outra famosa figura antiga que provém desta localidade é Demóstenes, orador que ainda não havia nascido na época do julgamento de Sócrates.

– Sócrates! – ela gritou –, é hoje o último dia em que teus amigos te falarão e em que tu falar-lhes-ás!

Porém Sócrates, dirigindo a vista a Críton, disse-lhe: levam-na para casa. E num instante alguns escravos de Críton conduziram Xantipa, que não cessava de gritar e espernear, batendo-se no rosto. Foi então que Sócrates, tomando assento, dobrou a perna, já livre dos grilhões, esfregou-a com a mão e nos dirigiu a palavra:

– (…) Pressinto que Esopo sequer considerou a idéia, caso contrário a teria retratado numa fábula, mostrando-nos que Deus quis um dia reconciliar estes dois inimigos, mas, sem conseguir, atou-os à mesma corrente; eis a razão por que quando um chega logo atrás vem o outro. Acabo de comprovar eu mesmo; vede que à dor, provocada pela corrente atada a esta perna, sucede agora o prazer.

– [Cebes] (…) por que, Sócrates, tens-te dedicado a compor versos desde que estás confinado, sendo que nunca o fizeste em toda tua vida?

– (…) A verdade é que fi-lo a fim de interpretar alguns sonhos e conseqüentemente tranqüilizar minha consciência (…) um mesmo sonho teima em sobrevir-me, numa forma ou noutra, querendo dizer a mesma coisa: ó, Sócrates, cultiva as belas-artes!

– [cont.] Até agora interpretava esta <ordem> como uma simples sugestão, e imaginava que, como tantas exortações dadas a amigos e que realmente nada querem dizer, só buscava, eu mesmo, indicar a mim que o certo seria manter-me em minhas ocupações de hábito, sem pestanejar nem esmorecer. Isso porque a filosofia é a primeira das belas-artes, e sempre me dediquei por inteiro a ela! O que mudou depois de minha sentença, tendo em vista este longo intervalo propiciado pela festa do Deus, foi que, se por um acaso meus sonhos falam de outras belas-artes, as de sentido estrito e literal, seria preciso dar logo curso à ordem, antes que fosse tarde demais! (…) refletindo que um poeta, para ser um autêntico poeta, não deve, por assim dizer, discursar em verso, e sim ficcionalizar, uma vez que nunca enxerguei em mim este talento, decidi-me então a trabalhar exclusivamente sobre as fábulas de Esopo”

– Pois bem – disse Sócrates –, Eveno será meu sucessor, bem como todo homem digno de praticar a filosofia. Que ele blefe, pois – não se suicidará, isto não seria nada lícito!

(…)

Cebes perguntou-lhe:

– Por que, Sócrates, seria proibido o suicídio, sendo que acabaste de afirmar que Eveno deveria ser seu sucessor?

– E essa agora, caro Cebes! – replicou – Nem tu nem Símias teriam ouvido falar do parecer de Filolau acerca disso?”

Não há uma ocupação melhor para um homem que logo irá partir que a de examinar e procurar conhecer a fundo acerca da viagem que fará; é de interesse apurar que pensam dela os outros homens. Em que atividade gastaríamos melhor o tempo até o pôr-do-sol?”

[Cebes] Pois escutei de Filolau, mas não só dele, que isto era ruim; mas ainda não me dou por satisfeito neste assunto.”

[Sócrates] o viver é para todos os homens uma necessidade absoluta e invariável, até para aqueles para quem a morte seria preferível à vida; considerarás estranho que mesmo nesta última hipótese seja um tabu que o homem procure tirar a própria vida, decerto. Pois a vida é um bem, e devemos esperar que outro libertador no-la saque!”

Não quero defender aqui a máxima, ensinada nas iniciações, de que cada qual está no papel que lhe cabe e que merece por justiça, sendo proibido abdicar deste papel sem permissão especial. Esta máxima é por demais nobre, e não é tão fácil abarcar tudo que por ela é pensável. Vamos então, com passos mais seguros, aproveitar uma outra máxima, que ainda me soa inconteste: os deuses cuidam de nosso destino, e somos seus objetos. Tu mesmo, Cebes, pensa comigo: se um de teus escravos se suicidasse sem tua permissão, tu não te porias zangado, a ponto de submetê-lo a um castigo, claro, se isso fosse possível, dadas as circunstâncias?”

como podem os filósofos desejar não existir, eximindo-se da tutela dos deuses, isto é, abandonando voluntariamente uma vida submetida aos cuidados dos melhores governantes do mundo?”

[Cebes] Mas um homem sábio deve desejar permanecer sempre sob a dependência dalguém melhor do que ele próprio. Donde concluo pelo oposto do que disseste; para mim, os sábios temem a morte, e os mentecaptos a apreciam.”

Ah, Símias e Cebes, se eu não acreditasse que no outro mundo me depararia com deuses tão bons e tão sábios, e homens melhores que os que aqui deixo, seria eu um néscio, no caso de não sentir pesar diante da idéia de morrer! Mas sabei que espero encontrar-me com os justos. Pode ser que esteja enganado neste tocante; mas quanto a me deparar com deuses que seriam senhores excepcionais, não me resta a menor dúvida.”

[Críton] (…) Disse o homem que há de dar-te o veneno, reiteradamente, que não deves falar muito, posto que o falar muito acalora, e isso faz com que o veneno demore a agir. Quando alguém se acalora tanto, disse ainda que é necessário tomar duas ou três doses!

– Então deixa que fale – respondeu Sócrates –; e que prepare a cicuta, se necessário na quantidade suficiente para a terceira dose.

– Rá, pois eu tinha certeza que dirias isso mesmo!”

Os homens ignoram que os verdadeiros filósofos não trabalham durante sua vida senão com o fito de preparar-se para deixar este mundo; sendo assim, seria ridículo que, depois de perseguir sem trégua este fim único, um homem desta marca hesitasse e tremesse, quando finalmente a hora se apresenta!”

– …Creio que os tebanos, principalmente, consentiriam de bom grado que os filósofos todos aprendessem a morrer; diriam mais: diriam que esta é a justa paga para eles.

– E estariam sendo honestos, Símias – respondeu Sócrates –; salvo que ignoram o motivo do filósofo desejar morrer, que tem a ver com a dignidade do ato.”

NIILISMO CONSUMADO: O NASCER COMO NÃO SÓ ABSURDO MAS TAMBÉM CONDENÁVEL

Existe algum outro sentido corpóreo mediante o qual percebeste antes estes objetos, de que falamos, como a magnitude, a saúde, a força; numa só palavra, a essência de todas as coisas, ou seja, aquilo que elas são em si mesmas? É por meio do corpo que se conhece a realidade de todas essas coisas? Ou seria ainda mais certo que qualquer um de nós que quisesse examinar através do pensamento o mais profundamente possível aquilo que quer conhecer, sem a mediação do corpo, aproximar-se-ia mais do objeto, chegando assim a conhecê-lo melhor?” “de onde é que nascem as guerras, as sedições e os combates? Do corpo com todas as suas paixões. Com efeito, todas as guerras não procedem senão da ânsia de amontoar riquezas, e nos vemos obrigados a amontoá-las por causa do corpo; para servir como escravos a suas necessidades.” “Está demonstrado que se queremos saber verdadeiramente alguma coisa, é preciso que abandonemos o corpo, e que a alma unicamente examine os objetos que quer conhecer. Só então gozamos da sabedoria, da qual corremos atrás com tanto zelo; isto é, depois da morte, e não em vida. A razão mesma é que o dita: se é impossível o conhecimento puro enquanto não nos desembaraçarmos do corpo, é preciso que suceda uma de duas coisas: ou que deixemos a verdade para lá, ou que a conheçamos depois da morte, porque então a alma, livre desta carga, pertencerá a si mesma”

Muitos homens, por haver perdido seus amigos, suas esposas, seus filhos, desceram voluntariamente aos ínferos, conduzidos pela única esperança de voltar a ver os que perderam, e viver dentre eles; e um homem que ama verdadeiramente a sabedoria e que tem a firme esperança de encontrá-la, nem que seja nos infernos, temerá a morte? não irá ele cheio de contentamento àqueles reinos sombrios, onde gozará do que tanto ama?”

os homens são fortes por causa do medo, exceto os filósofos: e não é lá muito ridículo que um homem seja valente exatamente por tibieza?”

há muitos indícios para crermos que os que estabeleceram as purificações não eram personagens desprezíveis, mas sim grandes gênios, que desde os primórdios(*) quiserem nos fazer compreender, por meio destes enigmas, que aquele que viajar aos infernos sem preparação (iniciado e purificado) será precipitado no humo”

(*) “Ver o segundo livro da República.”

Perguntemo-nos, de imediato, se as almas dos mortos estão ou não nos infernos. Segundo uma opinião muito antiga¹, as almas, ao abandonar este mundo, descem aos infernos, e dali voltam ao mundo e à vida, depois de passarem pelos estágios da morte. Se isso é certo, e os homens ressuscitam, é natural esperar que as almas passem esse intervalo entre a morte e a volta à vida nos infernos, pois o que não existisse não poderia voltar ao mundo, e é prova suficiente do que digo minha afirmação de que os vivos só nascem dos mortos; não fôra assim, teríamos de buscar novas evidências.”

¹ “Muito antiga” não parece se referir a Pitágoras, que não viveu tantos anos antes de Platão, mas aqui não sabemos a gradação e a noção de tempo que vigoravam na mentalidade dos gregos para descartar a referência ao fundador do Pitagorismo, ao invés de atribuir a crença da metempsicose a entidades ainda anteriores.

– É isto, Cebes: todas as coisas advêm de suas contrárias; isto já está demonstrado.

– Com certeza, caro Sócrates.

– Mas entre estas duas contrárias, não haveria um ponto médio, uma dupla operação, um mediador encarregado de levar desta àquela e daquela de volta a esta? Entre uma coisa maior e uma coisa menor, o <meio> da viagem não seriam o <crescimento> e a <diminuição>? Um movimento chamamos de crescer; o outro, de diminuir.

– Com efeito.

– O mesmo sucede-se com aquilo que se chama mesclar-se, separar-se, aquecer-se, esfriar-se e tudo o demais. E ainda que em certas circunstâncias não tenhamos vocábulos para expressar uma mudança de estado determinada, vemos, não obstante, por experiência, que é sempre por necessidade absoluta que as coisas nasçam umas das outras, e que passem de uma a outra com o auxílio de um meio.

– Isso é inquestionável.

– Mas então vê! – redargüiu Sócrates –, a vida não possui ela também sua contrária, como a vigília tem o sono?

– Ora, sem dúvida – disse Cebes.

– Qual é esta contrária?

– A morte.”

Digo, pois, tomando o sono e a vigília como exemplos: do sono nasce a vigília, e da vigília nasce o sono; o caminho da vigília ao sono é o adormecimento, e o do sono à vigília o ato de despertar.”

– O que é que nasce, em decorrência, da vida?

– A morte.

– O que nasce da morte?

– É preciso confessar: a vida.

– Do que morre – replicou Sócrates – nasce, por conseguinte, tudo o que vive e tem vida.

– É razoável.

– Doravante – respondeu Sócrates –, nossas almas se encontram nos infernos após a morte.”

– (…) Não é necessário, em absoluto, que o morrer tenha seu contrário?

– É sim.

– E qual é este contrário?

– Reviver.”

NIILISMO & APOCALIPSE

– (…) Se todos esses contrários não se gerassem reciprocamente, girando, por assim dizer, em círculo; e se não houvesse mais que uma produção direta de um por outro, sem nenhum regresso desse último ao primeiro contrário que o produzira, então, neste caso, compreendes que todas as coisas seriam imagens iguais, teriam a mesma forma, e que toda a produção cessaria?

(…)

– (…) Se nada existisse além do sono, sem o ato de despertar (que ele mesmo é que produz), todas as coisas seriam representantes de uma fábula de Endimião, sem se diferenciarem entre si, sendo todas elas como Endimião; submergidas eternamente num sono profundo. Se tudo estivesse mesclado sem que essa mescla produzisse jamais separação alguma, logo o mundo seria aquilo que Anaxágoras pregava: todas as coisas estariam juntas. Meu querido Cebes, quer dizer que se tudo o que recebera o dom da vida chegasse a morrer e, uma vez morto, assim permanecesse, ou, o que dá no mesmo, nunca revivesse… Não está aí a chave para pensarmos que as coisas chegariam a um fim, após o que nada restaria?”

– Aquilo que dizes é um resultado necessário doutro princípio que ouvi de ti como certo muitas vezes antes: que nosso saber não é mais que uma reminiscência. Se este princípio for verdadeiro, é absolutamente necessário que tenhamos aprendido aquilo de que agora podemos nos lembrar em tempos mais arcaicos; e se nossa alma não existisse antes de que assumíssemos esta forma humana, significa que isto seria impossível. Trata-se, portanto, de uma prova irrefutável da imortalidade da alma.

Símias, interrompendo Cebes, disse:

– Prova? Mas como se pode demonstrar esse princípio? Seria necessário que me despertassem essas reminiscências!

– Conheço uma demonstração muito valiosa – respondeu Cebes –: que todos os homens, quando se os interroga bem o bastante, podem de tudo se lembrar sem mesmo saírem do lugar ou de seus corpos para tal, o que seria impraticável se dentro de si mesmos não possuíssem desde já as luzes da reta razão. Nada mais tens de fazer, a fim de testar minhas palavras, senão mostrar-lhes figuras geométricas e enumerar suas diversas leis e incontestes relações; a verdade torna-se então cristalina.”

– Pois bem – continuou Sócrates –: não sabes o que se dá com os amantes, quando se deparam com uma lira, uma roupa ou qualquer outro objeto que esteja associado ao sujeito amado? Assim que reconhece a lira, vem logo a sua mente a imagem do dono da lira. Isto é o que se chama de reminiscência; freqüentemente, quando vemos Símias, nos lembramos de Cebes. E eu poderia citar milhões de exemplos análogos.”

a reminiscência é basicamente este poder de voltar a ter presentes, mentalmente, coisas que, devido ao curso do tempo, haviam sido longamente esquecidas ou deixadas de lado.”

– Qual será tua escolha, Símias? Nascemos dotados de conhecimentos, ou será que apenas nos recordamos, depois de algum intervalo de tempo, de que tínhamos nos esquecido de que sabíamos das coisas?

– Sócrates, deixaste-me confuso e não me atrevo a te responder.”

A Grécia é grande, Cebes – retrucou Sócrates –; e nela podereis encontrar muitas pessoas sábias. Por outro lado, há além da Grécia inumeráveis povos estrangeiros, e é preciso investigar todos eles, e interrogá-los, a fim de encontrar o encantador de que falamos, sem medir esforços ou energia; se pensar bem, em nada podereis aspirar a ser mais afortunados. Não nego que ele poderá estar dentro de vosso círculo restrito, afinal, pode muito bem ser que não encontreis ninguém mais capaz que vós mesmos para levar estes encantamentos a efeito neste vasto mundo.”

– Observa que, depois que o homem morre, sua parte visível, o corpo, a única exposta a nossas perscrutadas, que chamamos neste estado de cadáver, e que não cessa agora de dissolver-se e dissipar-se, não sofre tão rapidamente nenhum destes acidentes; dura, até, um tempo considerável antes da decomposição. Diria até que se conserva mais tempo conforme o morto, em vida, era mais belo e se encontrava na flor da idade. Os corpos que se envolvem e embalsamam, como no Egito, duram, em sua integridade, um número absurdo de anos; mas mesmo nos cadáveres que se corrompem há sempre tecidos mais resistentes, tais como os ossos, os nervos e outros membros, que guardam qualquer similitude com o que denominaríamos <imortal>. Não crês que digo a verdade?

– Sim, Sócrates.

– Mas a alma, este ser invisível que se move a um domínio próprio, também invisível, necessariamente excelente, puro, tanto quanto inefável, digo, esta alma, que percorre sua trilha aos infernos, aproximando-se de um Deus repleto de bondade e sabedoria, sítio em que espero que minha alma também esteja um dia, com a bênção de Deus; pois então, crês que realmente uma alma, de natureza dita incorruptível, dissipar-se-ia, aniquilar-se-ia, instantes depois de abandonar seu corpo, assim como crê a maioria dos mortais? De forma alguma!” Ah, isso sim seria desabonador, correto, meu caro?

crês tu que uma alma que se encontra em tal estado possa sair do corpo assim, pura e livre?”

como se diz por aí, meu querido Cebes, a alma anda errante pelos cemitérios que existem ao redor das tumbas, onde se viram muitos fantasmas tenebrosos”

– Digo, p.ex., Cebes, que aqueles que deificaram seu próprio ventre, amando a intemperança, sem qualquer pudor, sem qualquer cautela, provavelmente reencarnam em asnos e outros animais semelhantes quando chega a hora; isso não te parece exato?

– De fato.

– E as almas que se dedicaram a amar a injustiça, a tirania e as rapinas, terminam por animar os corpos dos lobos, dos gaviões, dos falcões. Almas assim constituídas poderiam ir para algum outro lugar?

– Não tenho dúvida que isso seria impossível, Sócrates.”

– Como os virtuosos podem ser os mais felizes?

– Porque é provável que suas almas entrem em corpos de animais pacíficos e doces, como as abelhas, as vespas [!], as formigas; ou pode acontecer, ainda, que voltem a ocupar corpos humanos, constituindo homens de bem.

– É condizente.”

a alma jamais crerá que a filosofia queira desligá-la, para que, vivendo livre, o filósofo¹ se abandone aos prazeres e às tristezas, deixando-se acorrentar por eles, preso a um ciclo improdutivo, como a mortalha de Penélope. (…) a alma do filósofo contempla incessantemente o verdadeiro, o divino, o imutável, que sobrepuja o senso comum dos mortais²”

¹ Ou, antes, o homem que se diz filósofo. O pseudo-filósofo.

² O reino das opiniões, estas mortalhas vivas de Penélope, se se permite o trocadilho.

Supões-me, Símias, ao que parece, muito inferior aos cisnes, quanto à capacidade premonitória e à adivinhação. Os cisnes, quando pressentem que vão morrer, cantam, no último dia, um canto ainda mais belo do que nunca, devido à alegria que sentem por estarem prestes a se unir ao deus que servem. Mas o temor que os homens têm à morte faz com que caluniem os cisnes, alegando que choram porque sabem que vão morrer, e que seu canto final é de tristeza. Não consideram que não há ave que cante quando tem fome ou frio, ou simplesmente sofre, nem mesmo nos casos do rouxinol¹, da andorinha e da poupa, cujos talentos melodiosos as pessoas sempre atribuíram à capacidade de exprimir a dor.”

¹ Luscinia megarhynchos, popularmente, o “pássaro-das-cem-línguas”.

Depois que a lira está em pedaços ou estão arrebentadas suas cordas, alguém poderia continuar sustentando, com argumentos iguais aos teus, que é preciso que a harmonia subsista, necessariamente, e nunca pereça; porque é impossível que a lira subsista, uma vez despedaçadas as cordas; que as cordas, que são coisas deste mundo, subsistam depois de quebrada a lira; e que a harmonia, que é da mesma natureza do ser imortal e divino, pereça antes do que é mortal e terreno.”

Fédon, amanhã cortarás estes teus lindos cabelos, não é verdade?”(*)

(*) “Os gregos costumavam cortar os cabelos quando morria um amigo, oferecendo-os em seu túmulo.”

Não vês que é raro encontrar um homem muito grande ou um homem muito pequeno? Também é assim com os cachorros e as demais coisas; com tudo que é rápido e tudo que é lento; com o belo e o feio; o branco e o preto.”

A única semelhança que há entre idéias e homens é esta: quando se admite um raciocínio por verdadeiro, sem se conhecer a arte da dialética, mais tarde ele parecerá falso, sendo-o ou não de fato, e diferente e contraditório consigo próprio; já quando alguém tem de há muito o hábito de disputar enumerando as vantagens e as desvantagens das coisas, crê-se, ao fim, habilíssimo, o único ser capaz de compreender que nem nas coisas nem nas proposições há algo que seja intrinsecamente verdadeiro ou certo, e que, por conseguinte, tudo está em fluxo e refluxo perpétuos, como as águas do Euripo.¹”

¹ Estreito marítimo no Mediterrâneo que separa as regiões gregas centrais da Eubéia e da Beócia. Há, nessas coordenadas, fortes flutuações da maré, implicando em súbitas inversões no vetor da correnteza, várias vezes ao dia. É provável que este e outros fenômenos, conhecidos desde a mais remota antiguidade, tenham influenciado na concepção de criaturas mitológicas que causavam naufrágios, como Caríbdis.

meu principal objetivo é convencer-me a mim mesmo.”

Quando eu era jovem, sentia um vivo desejo de aprender essa ciência chamada Física; porque me parecia uma coisa sublime saber as causas de todos os fenômenos, de todas as coisas; o que as faz nascer, o que as faz morrer, o que as faz existir; e não havia sacrifícios que eu omitisse a fim de examinar, em primeiro lugar, se era do quente ou do frio, depois de sofrerem alguma espécie de corrupção, como alguns alegam, donde procedem os animais (…) Minha curiosidade sondava dos céus às entranhas da terra, para descobrir o que produz todos os fenômenos; e no fim me vi tão incapacitado quanto se pode ser para responder a estas indagações. (…) qual é a causa de que o homem cresça? Pensava eu que era muito claro para todo mundo que o homem não cresce senão porque come e bebe; posto que, por meio do alimento, unindo-se à carne a carne, aos ossos os ossos, e a todos os demais elementos os seus semelhantes, o que, no princípio, não é mais que um pequeno volume aumenta e cresce” “Me encontro tão longe de acreditar que conheço as causas de qualquer uma das coisas, que nem ao menos presumo saber se, quando a um se agrega mais um, é este um de que falei primeiro, ao qual se acrescentou outro, que faz-se dois; porque poderia bem ser que não só o <acrescentado> mas também o <acrescentador> constituam juntos o dois, em virtude do princípio da adição! O que mais me surpreende nisso tudo é que, enquanto estavam separados, cada um dos termos era um e não eram dois! (…) E mais: não acredito saber por que o um é um; tampouco, fisicamente falando, como uma coisa, por menor que seja, nasce, perece ou existe”

Adoraria cruzar com um mestre como Anaxágoras, que com certeza me explicaria, atendendo a meu desejo, a causa de todas as coisas; depois de me haver dito, p.ex., se a terra é plana ou redonda, ele certamente dir-me-ia qual a causa ou a necessidade por trás disso; e me diria ainda qual é o melhor no caso, e por que razão. Pois não bastaria que dissesse que crê que a terra é o centro do mundo, não! Esperaria, ainda, que me ensinasse por que se trataria da melhor disposição das coisas que a terra fosse o centro. Ah, se eu ouvisse tudo o que ele tivesse a dizer sobre isso, garanto-vos que estaria decidido a nunca, daí em diante, partir em busca de novas explicações ou causas primeiras. É claro que eu estaria disposto, antes disso, a perguntar-lhe, ainda, acerca do sol, da lua e dos demais astros, a fim de conhecer os motivos de suas revoluções (…) eu mal concebo que, depois de dizer que a inteligência os havia assim disposto, ele pudesse insinuar que a causa desta ordem das coisas seria outra afora esta: não é possível nada melhor (…) E, com efeito, nada, naquele instante, enfraqueceria minhas esperanças.

Como eu dizia, dediquei-me, pois, com vivacidade a estes livros, lendo-os com toda a voracidade, até aprender de uma vez o bom e o mau de todas as coisas; mas logo perdi minhas esperanças, porque conforme progredia nas leituras percebia que meu mestre nunca fazia intervir a inteligência, não tratando de explicar a ordem das coisas, e que meu mestre situava, ora o ar, ora o éter, ora a água, ora outras coisas igualmente absurdas, no lugar da inteligência como princípio de tudo. É como se me dissesse: Sócrates faz, mediante a inteligência, tudo aquilo que faz; mas logo em seguida, tentando ser mais minucioso em suas explicações: hoje Sócrates está sentado em sua cama, porque seu corpo se compõe de ossos e de nervos; sendo os ossos duros e sólidos, estão separados por ligamentos; os nervos, podendo esticar-se ou encolher-se, unem os ossos com a carne e com a pele, que encerra e envolve tanto uns como outros (…) Seria o mesmo, aliás, que se eu vos dissesse, à guisa de explicar a causa de nossa presente conversação, que as causas são a voz, o ar, o ouvido e outras coisas similares, sem no entanto pronunciar uma só palavra acerca da verdadeira causa, que é os atenienses haverem decidido que o melhor para eles era condenar-me à morte, o que eu, por minha vez, assumi como causa correta e verdadeira para que eu me encontrasse agora sentado nesta cama, aguardando tranqüilamente a pena que se me hão imposto. (…) agora, se é para dizer que estes ossos e estes nervos são a causa do que faço, e não a eleição do que é o melhor para mim, para que é que me serviria a inteligência? isso é o maior absurdo, porque equivaleria a desconhecer a seguinte distinção: uma coisa é a causa, e outra a coisa, e sem a coisa jamais a causa seria causa”

#IdeiadeTítulodeLivro AS CAUSAS E AS COUSAS

Eis por que é que uns consideram ser a terra rodeada por um turbilhão, supondo-se-a em estado fixo no centro do universo; outros já a concebem como uma mesa retangular, cuja base seria o ar; mas não dão atenção ao problema da causa que a dispôs desse modo, o necessário para que fosse o melhor possível; não crêem na existência de nenhum poder divino, salvo pelo fato, é claro, de imaginarem haver encontrado um Átlas ainda mais forte que o mitológico, mais imortal também, e capaz de sustentar todas as coisas como nenhum outro”

Cansado de examinar todas as coisas, cri que deveria estar prevenido para que não me sucedesse o mesmo que aos que observam um eclipse solar; estes perdem a vista caso não tomem a precaução de fazer uma observação indireta, pelo reflexo da água ou mediante qualquer outra superfície que reflita a imagem do astro. Algo análogo se passou em meu espírito; temi perder a profundidade do olhar caso contemplasse os objetos com os olhos do corpo, servindo-me de meus sentidos para tocá-los e conhecê-los. (…) mas eu mesmo discordo de que quem vê as coisas com os olhos da razão as vê mais e melhor que quem enxerga apenas os fenômenos (…) Vou explicar com mais clareza, porque parece que ainda não me entendes bem.”

continuo dizendo o que já manifestei em mil ocasiões pretéritas, e aquilo que acaso já afirmei na discussão imediatamente anterior. Para explicar-te o método de que me hei servido quanto à indagação das causas, necessito fazer esse recuo; vou começar de novo, tomando o afirmado como fundamento. Digo, então, que há algo que é bom, que é belo, que é grande por si só. Se me concedes este postulado, espero te demonstrar que a alma é imortal.

caso alguém me afirme que o que constitui a beleza de uma coisa é a vivacidade das cores, ou a proporção das partes ou coisas assim, abandono completamente todos esses argumentos que só servem para turvar minha vista; respondo, como que por instinto, sem artifícios, com simplicidade – reconheço – até demasiada, que nada torna algo belo mais do que a presença ou a comunicação de uma beleza primitiva, não importa como seja essa comunicação; este é o limite de minhas convicções.”

Vejo que já chegamos a um acordo: nunca um contrário pode se converter no contrário de si mesmo.”

não te parece que o número 3 deva sempre ser chamado pelo seu nome, e ao mesmo tempo pelo nome ímpar, ainda que ímpar não seja o mesmo que o número 3?”

– E no entanto – disse Sócrates –, o 2 não é contrário ao 3.

– Não mesmo.

– Logo, as contrárias não são as únicas coisas que não consentem com suas contrárias, senão que há ainda outras coisas igualmente incompatíveis.”

Pensa-o muito bem, pois não se perde tempo em repeti-lo muitas vezes. O 5 não será nunca compatível com a idéia de par; como o 10, que é 2 vezes aquele, não o será nunca com a idéia de ímpar; e este 2, ainda que seu contrário não seja a idéia de ímpar, não admitirá jamais a idéia do ímpar, como também não consentirão com a idéia do inteiro os três quartos, o um terço, nem qualquer outra fração”

– A alma consente com a morte?

– Não.

– Então a alma é imortal!”

– Quando a morte surpreende o homem, o que há nele de mortal morre, e o que há de imortal se retira, são e incorruptível, cedendo seu posto.

– É lógico.

– Destarte, se há algo imortal e imperecível, meu querido Cebes, esse algo deve ser a alma; com isso, sabemos de antemão: nossas almas existirão em outro mundo.”

– Diz-se que, depois da morte, o daemon, que o conduzira durante toda a vida, leva a alma a certo sítio, onde todos os mortos se reúnem para serem julgados, a fim de irem, depois, aos ínferos com a ajuda de um guia, que é o encarregado de deslocar toda e qualquer alma dentro do submundo; e, uma vez que a alma já tenha recebido, naqueles recessos, todos os bens e males de que era tributária segundo a divindade, permanecendo pelo tempo previamente designado, outro condutor, diferente do primeiro, fá-la reencarnar neste mundo, num processo que deve durar muitos séculos terrestres. Mas esta via não é aquela que Telefo descreveu em Ésquilo; <um caminho simples conduz aos ínferos>. Não é nem único nem simples; se o fôra, não haveria a necessidade de um guia, porque ninguém pode se extraviar quando o caminho é um só; tem, ao contrário, muitos rodopios e encruzilhadas, como infiro dos nossos ritos sagrados. A alma em posse de sabedoria e temperança segue seu guia por vontade própria, pois sabe que é afortunada; mas as almas que estão por demais apegadas ao corpo mortal e pelas paixões carnais, como antecipei, fazendo de tudo para não se desvincularem do mundo visível enquanto podem, têm de encarar muitos sofrimentos e pôr sua resistência à prova, antes do daemon escolhido para conduzi-la conseguir movê-la a bel prazer. Quando as almas do segundo tipo chegam ao sítio onde se reúnem todas as almas sem exceção, no caso das almas ainda mais impuras que a mediania (isto é, manchadas por crimes atrozes como o assassinato), todas as demais lhes fogem, de asco; ali, as piores dentre as almas se encontram sem companhia e sem guia; andam errantes e abandonadas, sendo a necessidade seu guia subjacente, até as aflições a que fazem jus. Mas dizia eu, a alma que viveu guiada pela moderação e pela pureza tem nos próprios deuses companhia e orientação. Há uma infinita variedade de lugares diferentes nos ínferos, tal qual mal se pode imaginar. Seria perda de tempo tentar descrever essas regiões inacessíveis para nossos sentidos.

Então Símias disse:

– Mas que dizes, Sócrates? Já ouvi muitas histórias a respeito destes confins, mas nenhuma delas se assemelha a tua descrição. Continuarei a te ouvir, com bastante antecipação.

– Para contar-lhe mais a respeito, meu caro, creio não haver a necessidade da arte de Glauco.” (*)

(*) “Glauco foi um ferreiro muito hábil. Esta comparação era um ditado popular na época de Platão. Dizia-se sempre que a intenção do interlocutor era expressar como alguém fazia com excelência algo muito difícil.” Portanto, descrever o ciclo da alma não era coisa tão difícil quanto se imaginava: Sócrates não se gabava de poder contar acerca destes mistérios, como se fôra algo de miraculoso. Não é preciso saber o moonwalk para elevar-se, dançante, aos astros!

– Em primeiro lugar – continuou Sócrates –, estou persuadido de que se a terra está em meio ao céu e é esférica, não tem necessidade seja do ar ou de qualquer outro apoio, como se sem ele fôra cair; senão que o céu mesmo, que a rodeia por todos os lados, e seu próprio equilíbrio, bastam para que se sustenha, já que tudo o que se encontra em equilíbrio, submetido a uma pressão que é semelhante em todos os espaços, não pode tender a uma direção ou outra, nem estar em movimento. Acredite, disso estou convicto.

– E parece que com razão – redargüiu Símias.

– Por outro lado, estou também convencido de que a terra é muito grande, e que nós só habitamos a parte que se estende desde o rio Fásis, além da Cólquida, a leste,¹ até as colunas de Hércules, a oeste, sendo nossa situação parelha à de um formigueiro sediado na beira da praia ou de rãs habitantes das margens de um lago. Há mais povos, nativos de regiões de nós incógnitas, porque creio que a superfície da terra seja habitada mais ou menos uniformemente, havendo cavernas de todas as formas e dimensões, preenchidas de vapores e densos ares, como também de águas que para ali afluem de inumeráveis partes. Mas a terra mesma está no alto, nesse céu mais puro,² mais perto dos astros, espaço que a maior parte dos físicos designa como Éter, sendo o ar que respiramos mero sedimento, pequena porção mais grosseira, do éter total. Como que alojados no fundo de uma caverna relativamente muito pequena, que julgamos gigantesca, nós cremos resolutamente habitar o sítio mais elevado da terra. Comparo esta prepotência com a de um morador das profundezas do oceano que se julgasse sobreaquático [!!!]; este ignorante, vendo o sol e as estrelas através da difração das águas, pensaria se tratar o próprio mar do elevado firmamento. Mas como alguém pesado e débil para subir e constatar outra coisa poderia pensar de modo diferente, sem ter ao menos quem lhe ensinasse o mais correto? Repito: nossa situação não é muito distinta. Confinados no fundo duma gruta, cremos habitar os píncaros do mundo. Julgamos que este ar que respiramos é emanação do céu mais puro, o verdadeiro céu, o mesmo céu em que os astros, perfeitos, praticam suas revoluções imorredouras. Vê-se bem que a causa de nosso erro é que nosso peso e nossa fraqueza nos impedem de nos elevarmos por sobre o ar, pois se um homem pudesse planar e investigar essas alturas, dotado de asas, logo que metesse a cabeça para fora de nosso espesso e impuro ar se daria conta de como a próxima estância é radicalmente diversa, como o próprio habitante das profundezas oceânicas, na hipótese de poder boiar até a superfície, acharia o mundo fora d’água muito mais maravilhoso que o seu de origem. Mas ele se enganaria pomposamente ao pensar que nossa caverna tão rebaixada seria o real firmamento máximo! A terra que pisamos, as pedras, as cercanias donde habitamos, está tudo corroído e degenerado, como o está ainda mais tudo que sofre a ação erosiva das águas salinas. No mar as coisas nascem repletas de imperfeições e feias; tudo não passa de cavernas informes e desajeitadas, areia, limo; o mais puro deste <terceiro mundo>³, portanto, é comparável ao esterco de nosso microcosmo. Quem poderá dizer, por conseguinte, o quanto as dejeções do mundo mais alto não superam nossas maiores maravilhas?

¹ Atual Rússia ocidental.

² Acima do nível do mar.

³ Neste parágrafo (tão extenso) recorri a uma tradução bastante livre!

…Habitada por toda classe de animais e por homens espalhados uns pelos campos, outros ao redor do ar, assim como nós estamos situados circundando o mar. Há quem habite em ilhas, que o ar forma próximo à terra, isto é, ao continente da morada mais alta, a verdadeira terra; o ar (falo do nosso ar) é para eles o que a água é para nós; útil, de alguma forma, inútil, de tantos outros ângulos, mas, como quer que seja, pesado demais para que vivam dentro dele ou que nele afundem em explorações vãs”

* * *

Homero e a maior parte dos poetas chamam este lugar de o Tártaro. Ali é aonde a água de todos os rios de nossa superfície conflui”

há quem corra em círculos, e que depois de haver dado uma ou mais voltas na terra explorável, tal qual as serpentes que se enroscam sobre si próprias, descendendo o máximo de que são capazes nos buracos, penetram, por assim dizer, o abismo, até, quando muito, pela metade”

Quanto às águas que contornam este mundo subterrâneo e servem de fronteiras inexpugnáveis entre seus moradores e nós próprios, são de 4 classes: a mais ampla e mais exterior de todas é o Oceano, o Grande Rio do mundo. Depois vem o Aqueronte, de corrente contrária, percorrendo ermos, em passagens subterrâneas, despejando-se finalmente na lagoa Aquerúsia, região habitada por grande parte das almas dos mortos, não eternamente, é claro, como já o expliquei. Mas olvidei-me de explicar que entre o Aqueronte e o Oceano na verdade há um terceiro rio, que não muito longe de sua nascente deságua num local banhado em fogo, ali formando um lago maior que o próprio Oceano que nos envolve”

Vejam que já é tempo das minhas abluções, porque me parece que é melhor não beber o veneno até estar completamente limpo; assim pouparei as mulheres do trabalho de lavarem meu cadáver.

(…)

– Bem, Sócrates, não tens nada que nos recomendar no que se refere a teus filhos ou qualquer outro negócio que deixas para trás?

– Nada, Críton, além do que sempre vos recomendei, ou seja, cuidar de vós mesmos, o que é um serviço também a mim, a minha família e sumamente a vós próprios; mas chega de palavrório, não é preciso promessas! Vede que por mais que me prometêsseis seguir pelas mais justas das veredas, se acabáreis por abandonar o caminho da justiça, abandonando assim a vós mesmos, de nada terá adiantado dardes a palavra.

– Te asseguro que pelo menos nos esforçaremos ao máximo – respondeu Críton – para agir conforme teus preceitos; agora, como queres que te enterremos?

– Como quiserdes – atalhou Sócrates –; contanto que se satisfaça a lei.

E, sorrindo de si para si e nos olhando atentamente ao mesmo tempo, tratou de dizer:

– (…) E todo esse longo discurso que acabo de vos dirigir a fim de que saibais que após beber a cicuta já não estarei convosco, mas que ao fazer isso rumarei à felicidade dos bem-aventurados – eu estava prestes a dizer, Críton, por vossas reações: parece que disse tudo isso em vão!

Depois que terminou seu banho, levaram-lhe seus filhos; tinha 3, dois mui jovens e um já crescido. Com eles entraram todas as mulheres da família.”

MACHACAR, EMPODERAR

Nós somos cicutas ambulantes, precisamos ser esmagados a fim de demonstrarmos todo nosso potencial.

– Muito bem, meu amigo; é preciso que me digas agora que tenho eu de fazer; porque só tu podes dizê-lo.

– Nada mais – disse-lhe este homem da polis –, além de te pores a passear pela tua cela, depois de beberes a cicuta, até que sintas que teus membros inferiores estão fracos; aí então, te deitarás.

Ao mesmo tempo, estendeu-lhe a taça. Sócrates tomou-a, Equécrates! sem expressar nenhuma emoção, tranqüilo, sem mudar de cor nem semblante; e, fitando o homem do qual falei, o ateniense encarregado da execução, com olhos firmes e serenos, como de costume, disse-lhe: é permitido fazer a libação usual com o que resta desta beberagem?”

Que fazeis, amigos? Não foi o temor dessas debilidades inconvenientes que motivou a retirada das mulheres deste aposento? Por que é que sempre ouvi dizer que se deve morrer escutando palavras lisonjeiras? Mantende-vos tranqüilos e dai provas de mais firmeza.

(…)

Sócrates, que estava caminhando de lá para cá, disse que já sentia desfalecerem-lhe as pernas, então se pôs de costas no leito, justo como fôra ordenado. Neste ínterim, o homem que lhe instruíra e lhe dera o veneno havia se aproximado do condenado, para examinar os pés e as pernas. Apertou um de seus pés com força, perguntando se sentia o apertão. Sócrates replicou que não. Estirou as duas pernas e, levando suas mãos mais acima, fez-nos ver que o corpo já gelava e endurecia. Ao depositar as mãos sobre seu coração, disse que no momento em que o veneno atingisse o órgão, Sócrates deixaria de existir.”

Críton, devemos um galo a Esculápio; não te esqueças do tributo.” (*)

(*) “Sacrifício em ação de graças ao deus da medicina, que, no momento da morte, livrava o finado de todas os males da vida.”

Eis, Equécrates, as últimas horas de nosso amigo, do melhor homem, é seguro dizer, que Atenas conheceu em nossa geração; não só isso, mas o mais sábio e o mais justo de todos os homens conhecidos.”

TROILUS AND CRESSIDA

TROILUS

(…)

Each Trojan that is master of his heart,

Let him to field; Troilus, alas! hath none.”

I am weaker than a woman’s tear,

Tamer than sleep, fonder than ignorance,

Less valiant than the virgin in the night

And skilless as unpractised infancy.”

“Sou mais fraco que as lágrimas de uma mulher,

Mais inofensivo que o sono, e vaidoso que a ignorância,

Menos valoroso do que uma virgem na noite escura

E menos habilidoso que uma criança que nunca guerreou.”

Quem não tem um pingo de paciência não deveria se atrever a assar bolos.

TROILUS

(…)

I tell thee I am mad

In Cressid’s love: thou answer’st <she is fair;>

Pour’st in the open ulcer of my heart

Her eyes, her hair, her cheek, her gait, her voice,

Handlest in thy discourse, O, that her hand,

In whose comparison all whites are ink,

Writing their own reproach, to whose soft seizure

The cygnet’s down is harsh and spirit of sense

Hard as the palm of ploughman: this thou tell’st me,

As true thou tell’st me, when I say I love her;

But, saying thus, instead of oil and balm,

Thou lay’st in every gash that love hath given me

The knife that made it.

PANDARUS

I speak no more than truth.

TROILUS

Thou dost not speak so much.”

TROILUS

(…)

Devo dizer-te, estou ficando louco

De tanto amar Créssida: tu respondes <ó, bela ela é!>;

Jorras teus discursos inflamados sobre meu coração ulcerado!

Seus olhos, seu cabelo, seu rosto, sim, seus modos, sua voz,

Tu manejas, tu descreves fielmente, tu pintas, ó pintor,

Em teus discursos-quadros! Ah, que sua mão branca como a neve

Faz das outras donzelas umas falsificadas, com mãos cheias de manchas,

Que toda página em branco parece já toda escrita em comparação,

Que tod’outra mão, em contraste, é delicada tanto quanto

A dum bruto serviçal de fazenda,

Que o cisne mais resplandecente, ao seu lado, não passa de criatura amuada e cinzenta—

Tudo isto não precisas reiterar, pois é obviedade!

Em vez de bálsamo confortador,

cada palavra tua, meu amigo,

é uma facada a mais que me porta este sentimento!

PÂNDARO

Nada mais falo que a verdade.

TROILUS

Então não fale tanto!”

“Olha, ela é minha irmã, então nunca será bela como

Helena; se ela não fosse minha parenta, podia ser tão bela

às sextas quanto Helena em pleno domingo; mas que me importa?

Que ela fosse etíope, olhos-puxados ou quem é, para mim dá na mesma,

percebes?

Ademais, deixa que te fale: ela é uma tola que se esconde atrás do pai,

Deixemo-la com os gregos, se isso vai decidir a guerra!”

“Tell me, Apollo, for thy Daphne’s love,

What Cressid is, what Pandar, and what we?

Her bed is India; there she lies, a pearl:

Between our Ilium and where she resides,

Let it be call’d the wild and wandering flood,

Ourself the merchant, and this sailing Pandar

Our doubtful hope, our convoy and our bark.”

AENEAS

How now, Prince Troilus! wherefore not a-field?

TROILUS

Because not there: this woman’s answer sorts,

For womanish it is to be from thence.

What news, AEneas, from the field to-day?

AENEAS

That Paris is returned home and hurt.

TROILUS

By whom, AEneas?

AENEAS

Troilus, by Menelaus.

TROILUS

Let Paris bleed; ‘tis but a scar to scorn;

Paris is gored with Menelaus’ horn.”

ALEXANDER

(…) there is among the Greeks

A lord of Trojan blood, nephew to Hector;

They call him Ajax.”

“Dizem que ele é muito macho,

e se agüenta em pé sozinho.

Como todo homem, é lá verdade

crescido,

se é que não é um bebum, arde em febre

ou nasceu sem membros ou

pernas não mais tem.”

“time must friend or end”

PANDARUS

I swear to you. I think Helen loves him better than Paris.

CRESSIDA

Then she’s a merry Greek indeed.”

Things won are done; joy’s soul lies in the doing.

That she beloved knows nought that knows not this:

Men prize the thing ungain’d more than it is:

That she was never yet that ever knew

Love got so sweet as when desire did sue.

Therefore this maxim out of love I teach:

Achievement is command; ungain’d, beseech:

Then though my heart’s content firm love doth bear,

Nothing of that shall from mine eyes appear.”

“O que foi conquistado já foi perdido;

O fim da ação está na ação em si, não no passado evocado.

Quem houver amado, é ignaro, se não pensa:

Os homens enaltecem a mulher do vizinho, a amiga do amigo,

a cunhada, a nora, a sogra ou a madrasta mais do que qualquer esposa.

Só é doce a presa que custou muito sal e transpiração;

Em suma: entregar-se é espoliar-se; fazer doce é ver o homem em

genuflexão:

Destarte por mais resolvido e inclinado que esteja meu peito,

mais submissa sej’essa égua ao seu senhor ao cabo,

não vai me assediar, romper meus muros,

nem o melhor soldado.”

ULYSSES

(…)

Strength should be lord of imbecility,

And the rude son should strike his father dead:

Force should be right; or rather, right and wrong,

Between whose endless jar justice resides,

Should lose their names, and so should justice too.

Then every thing includes itself in power,

Power into will, will into appetite;

And appetite, an universal wolf,

So doubly seconded with will and power,

Must make perforce an universal prey,

And last eat up himself. Great Agamemnon,

This chaos, when degree is suffocate,

Follows the choking.

And this neglection of degree it is [ausência de nobreza]

That by a pace goes backward, with a purpose

It hath to climb. The general’s disdain’d

By him one step below, he by the next,

That next by him beneath; so every step,

Exampled by the first pace that is sick

Of his superior, grows to an envious fever

Of pale and bloodless emulation:

And ‘tis this fever that keeps Troy on foot,

Not her own sinews [tendões]. To end a tale of length,

Troy in our weakness stands, not in her strength.”

Esse fraco e astuto inimigo se alimenta de nossa covardia diuturna disfarçada de bravura.

AENEAS

(…)

Hector, in view of Trojans and of Greeks,

Shall make it good, or do his best to do it,

He hath a lady, wiser, fairer, truer,

Than ever Greek did compass in his arms,

And will to-morrow with his trumpet call

Midway between your tents and walls of Troy,

To rouse a Grecian that is true in love:

If any come, Hector shall honour him;

If none, he’ll say in Troy when he retires,

The Grecian dames are sunburnt and not worth

The splinter of a lance. Even so much.”

“we are soldiers;

And may that soldier a mere recreant prove,

That means not, hath not, or is not in love!

If then one is, or hath, or means to be,

That one meets Hector; if none else, I am he.”

ULYSSES

This challenge that the gallant Hector sends,

However it is spread in general name,

Relates in purpose only to Achilles.”

“Estaríamos melhor sob o sol da África

do que sob a prepotência e a amarga vista desdenhosa de Aquiles”

ULYSSES

(…)

No, make a lottery;

And, by device, let blockish Ajax draw

The sort to fight with Hector: among ourselves

Give him allowance for the better man

(…)

If the dull brainless Ajax come safe off,

We’ll dress him up in voices: if he fail,

Yet go we under our opinion still

That we have better men.”

Dois vira-latas devem conseguir roer o osso juntos.

THERSITES

I shall sooner rail thee into wit and holiness: but, I think, thy horse [Ajax’] will sooner con an oration than thou learn a prayer without book.”

THERSITES

Thou grumblest and railest every hour on Achilles, and thou art as full of envy at his greatness as Cerberus is at Proserpine’s beauty, ay, that thou barkest at him.”

“thou art here but to thrash Trojans; and thou art bought and sold among those of any wit, like a barbarian slave. If thou use to beat me, I will begin at thy heel, and tell what thou art by inches, thou thing of no bowels, thou!”

AJAX

[Beating him] You cur!

THERSITES

Mars his idiot! do, rudeness; do, camel; do, do.”

ACHILLES

Peace, fool!

THERSITES

I would have peace and quietness, but the fool will not: he there: that he: look you there.”

THERSITES

I will see you hanged, like clotpoles, ere I come any more to your tents: I will keep where there is wit stirring and leave the faction of fools.

Exit

PATROCLUS

A good riddance.”

Nay, if we talk of reason, let’s shut our gates and sleep: manhood and honour should have hare-hearts, would they but fat their thoughts with this cramm’d reason” “se é pra usar a cabeça, melhor fechar nossos portões e ir dormir: valentia e honra devem ter corações de lebre, se engordam se alimentando desses pensamentos produzidos pela razão cultivada”

razão e reverência demais só servem pra nos tornar pálidos e embotar nosso fígados

– Ela não vale o que ela custa!

– O que é o custo, senão o que vale?

Não devolvemos o tecido ao mercador depois de estragá-lo, por que achas que aceitariam a mulher que já está corrompida? Por acaso devolves a carne estropiada e mastigada ao açougueiro?

A manhã empalidece, Apolo fica ofuscado — diante desta pele jovial e macia, beleza mais que divina, quando nos abre as portas de sua cidadela doce

Nunca vi ladrão ter medo da mercadoria que já é sua!

“Cry, Trojans, cry! practise your eyes with tears!

Troy must not be, nor goodly Ilion stand;

Our firebrand brother, Paris, burns us all.

Cry, Trojans, cry! a Helen and a woe:

Cry, cry! Troy burns, or else let Helen go.

Exit

Paris vai ser tomado, graças a sua vaidade mulheril, pelo Cavalo Nazi.

Aristóteles condenará o hedonismo de vocês, caros jovens!

Prazeres e vinganças têm orelhas de decoro.

“If Helen then be wife to Sparta’s king,

As it is known she is, these moral laws

Of nature and of nations speak aloud

To have her back return’d: thus to persist

In doing wrong extenuates not wrong,

But makes it much more heavy.”

THERSITES

How now, Thersites! what lost in the labyrinth of thy fury! Shall the elephant Ajax carry it thus? He beats me, and I rail at him: O, worthy satisfaction! would it were otherwise; that I could beat him, whilst he railed at me.”

“The common curse of mankind, folly and ignorance, be thine in great revenue! heaven bless thee from a tutor, and discipline come not near thee! Let thy blood be thy direction till thy death!”

ACHILLES

Come, what’s Agamemnon?

THERSITES

Thy commander, Achilles. Then tell me, Patroclus, what’s Achilles?

PATROCLUS

Thy lord, Thersites: then tell me, I pray thee, what’s thyself?

THERSITES

Thy knower, Patroclus: then tell me, Patroclus, what art thou?

PATROCLUS

Thou mayst tell that knowest.

ACHILLES

O, tell, tell.

THERSITES

I’ll decline the whole question. Agamemnon commands Achilles; Achilles is my lord; I am Patroclus’ knower, and Patroclus is a fool.

PATROCLUS

You rascal!”

THERSITES

Agamemnon is a fool; Achilles is a fool; Thersites is a fool, and, as aforesaid, Patroclus is a fool.

ACHILLES

Derive this; come.

THERSITES

Agamemnon is a fool to offer to command Achilles; Achilles is a fool to be commanded of Agamemnon; Thersites is a fool to serve such a fool, and Patroclus is a fool positive.”

A amizade que a sabedoria não forja, pode a tolice tolher.

Alguns homens parecem elefantes: possuem pernas, mas não as juntas: cortesia não é seu forte, os membros não dobram.

Ele é um virtuose sem virtude.

Antes um anão agitado que um gigante dorminhão.

AJAX

Why should a man be proud? How doth pride grow? I know not what pride is.”

Quem só se lisonja na ruína, devora a ruína na lisonja.

Odeio mais o homem orgulhoso do que um conluio de sapos.

O corvo só sabe exalar escuridão.

Music within

PANDARUS

What music is this?

Servant

I do but partly know, sir: it is music in parts.”

PANDARUS

Who play they to?

Servant

To the hearers, sir.

PANDARUS

At whose pleasure, friend?

Servant

At mine, sir, and theirs that love music.

PANDARUS

Command, I mean, friend.

Servant

Who shall I command, sir?

PANDARUS

Friend, we understand not one another: I am too courtly and thou art too cunning. At whose request do these men play?

Servant

That’s to ‘t indeed, sir: marry, sir, at the request of Paris my lord, who’s there in person; with him, the mortal Venus, the heart-blood of beauty, love’s invisible soul,–

PANDARUS

Who, my cousin Cressida?

Servant

No, sir, Helen: could you not find out that by her attributes?

PANDARUS

It should seem, fellow, that thou hast not seen the Lady Cressida. I come to speak with Paris from the Prince Troilus: I will make a complimental assault upon him, for my business seethes.”

PANDARUS

Fair be to you, my lord, and to all this fair company! fair desires, in all fair measure, fairly guide them! especially to you, fair queen! fair thoughts be your fair pillow!

HELEN

Dear lord, you are full of fair words.

PANDARUS

You speak your fair pleasure, sweet queen. Fair prince, here is good broken music.

PARIS

You have broke it, cousin: and, by my life, you shall make it whole again; you shall piece it out with a piece of your performance. Nell, he is full of harmony.”

PANDARUS

My niece is horribly in love with a thing you have, sweet queen.

HELEN

She shall have it, my lord, if it be not my lord Paris.

PANDARUS

He! no, she’ll none of him; they two are twain.

HELEN

Falling in, after falling out, may make them three.

PANDARUS

Come, come, I’ll hear no more of this; I’ll sing you a song now.

HELEN

Ay, ay, prithee now. By my troth, sweet lord, thou hast a fine forehead.

PANDARUS

Ay, you may, you may.

HELEN

Let thy song be love: this love will undo us all.

O Cupid, Cupid, Cupid!”

[a song]

“These lovers cry Oh! oh! they die!

Yet that which seems the wound to kill,

Doth turn oh! oh! to ha! ha! he!

So dying love lives still:

Oh! oh! a while, but ha! ha! ha!

Oh! oh! groans out for ha! ha! ha!

Heigh-ho!”

PANDARUS

Is this the generation of love? hot blood, hot thoughts, and hot deeds? Why, they are vipers: is love a generation of vipers? Sweet lord, who’s a-field to-day?”

“what will it be,

When that the watery palate tastes indeed

Love’s thrice repured nectar? death, I fear me,

Swooning destruction, or some joy too fine,

Too subtle-potent, tuned too sharp in sweetness,

For the capacity of my ruder powers:

I fear it much; and I do fear besides,

That I shall lose distinction in my joys;

As doth a battle, when they charge on heaps

The enemy flying.”

“This is the monstruosity in love, lady, that the will is infinite and the execution confined, that the desire is boundless and the act a slave to limit.”

“They say all lovers swear more performance than they are able and yet reserve an ability that they never perform, vowing more than the perfection of ten and discharging less than the tenth part of one. They that have the voice of lions and the act of hares, are they not monsters?”

“no perfection in reversion shall have a praise in present”

CRESSIDA

Boldness comes to me now, and brings me heart.

Prince Troilus, I have loved you night and day

For many weary months.

TROILUS

Why was my Cressid then so hard to win?”

“Why have I blabb’d? who shall be true to us,

When we are so unsecret to ourselves?

But, though I loved you well, I woo’d you not;

And yet, good faith, I wish’d myself a man,

Or that we women had men’s privilege

Of speaking first.”

CRESSIDA

(…) stop my mouth.

(…)

My lord, I do beseech you, pardon me;

‘Twas not my purpose, thus to beg a kiss:

I am ashamed. O heavens! what have I done?

For this time will I take my leave, my lord.”

but you are wise,

Or else you love not, for to be wise and love

Exceeds man’s might; that dwells with gods above.”

“Eu sou mais verdadeiro que a simplicidade da verdade

E mais simples que a transparência da verdade.”

O virtuous fight,

When right with right wars who shall be most right!”

“Ó, combate virtuoso,

Quando o veraz com o veraz guerreia, quem deverá ser mais veraz!”

CALCHAS

You have a Trojan prisoner, call’d Antenor,

Yesterday took: Troy holds him very dear.

Oft have you–often have you thanks therefore–

Desired my Cressid in right great exchange,

Whom Troy hath still denied: but this Antenor,

I know, is such a wrest in their affairs

That their negotiations all must slack,

Wanting his manage (…)

let him be sent, great princes,

And he shall buy my daughter; and her presence

Shall quite strike off all service I have done,

In most accepted pain.”

ULYSSES

Achilles stands i’ the entrance of his tent:

Please it our general to pass strangely by him,

As if he were forgot; and, princes all,

Lay negligent and loose regard upon him:

I will come last. ‘Tis like he’ll question me

Why such unplausive eyes are bent on him:

If so, I have derision medicinable,

To use between your strangeness and his pride,

Which his own will shall have desire to drink:

It may be good: pride hath no other glass

To show itself but pride, for supple knees

Feed arrogance and are the proud man’s fees.”

“perseverance, dear my lord,

Keeps honour bright: to have done is to hang

Quite out of fashion”

“For time is like a fashionable host

That slightly shakes his parting guest by the hand,

And with his arms outstretch’d, as he would fly,

Grasps in the comer: welcome ever smiles,

And farewell goes out sighing.”

“The present eye praises the present object.

Then marvel not, thou great and complete man,

That all the Greeks begin to worship Ajax;

Since things in motion sooner catch the eye

Than what not stirs. The cry went once on thee,

And still it might, and yet it may again,

If thou wouldst not entomb thyself alive

And case thy reputation in thy tent;

Whose glorious deeds, but in these fields of late,

Made emulous missions ‘mongst the gods themselves

And drave great Mars to faction.”

ULYSSES

But ‘gainst your privacy

The reasons are more potent and heroical:

‘Tis known, Achilles, that you are in love

With one of Priam’s daughters.

ACHILLES

Ha! known!

ULYSSES

Is that a wonder?

The providence that’s in a watchful state

Knows almost every grain of Plutus’ gold,

Finds bottom in the uncomprehensive deeps,

Keeps place with thought and almost, like the gods,

Does thoughts unveil in their dumb cradles.

There is a mystery–with whom relation

Durst never meddle–in the soul of state;

Which hath an operation more divine

Than breath or pen can give expressure to:

All the commerce that you have had with Troy

As perfectly is ours as yours, my lord;

And better would it fit Achilles much

To throw down Hector than Polyxena:

But it must grieve young Pyrrhus now at home,

When fame shall in our islands sound her trump,

And all the Greekish girls shall tripping sing,

<Great Hector’s sister did Achilles win,

But our great Ajax bravely beat down him.>

Farewell, my lord: I as your lover speak;

The fool slides o’er the ice that you should break.

Exit

A woman impudent and mannish grown

Is not more loathed than an effeminate man

In time of action. I stand condemn’d for this;

They think my little stomach to the war

And your great love to me restrains you thus:

Sweet, rouse yourself; and the weak wanton Cupid

Shall from your neck unloose his amorous fold”

“danger, like an ague, subtly taints even then when we sit idly in the sun.”

THERSITES

The man’s undone forever; for if Hector break not his neck i’ the combat, he’ll break ‘t himself in vain-glory. He knows not me: I said <Good morrow, Ajax;> and he replies <Thanks, Agamemnon.> What think you of this man that takes me for the general? He’s grown a very land-fish, language-less, a monster. A plague of opinion!”

“If to-morrow be a fair day, by eleven o’clock it will go one way or other: howsoever, he shall pay for me ere he has me.”

THERSITES

(…)

What music will be in him when Hector has knocked out his brains, I know not; but, I am sure, none, unless the fiddler Apollo get his sinews to make catlings on.

ACHILLES

Come, thou shalt bear a letter to him straight.

THERSITES

Let me bear another to his horse; for that’s the more capable creature.”

AENEAS

(…)

Welcome, indeed! By Venus’ hand I swear,

No man alive can love in such a sort

The thing he means to kill more excellently.

DIOMEDES

We sympathize: Jove, let AEneas live,

If to my sword his fate be not the glory,

A thousand complete courses of the sun!

But, in mine emulous honour, let him die,

With every joint a wound, and that to-morrow!

AENEAS

We know each other well.

DIOMEDES

We do; and long to know each other worse.

PARIS

This is the most despiteful gentle greeting,

The noblest hateful love, that e’er I heard of.

What business, lord, so early?”

AENEAS

That I assure you:

Troilus had rather Troy were borne to Greece

Than Cressid borne from Troy.”

ENÉIAS

Isso asseguro-te eu:

Troilo preferiria que Tróia tivesse nascido para ser dos gregos

que ver Créssida fora de Tróia.”

PARIS

And tell me, noble Diomed, faith, tell me true,

Even in the soul of sound good-fellowship,

Who, in your thoughts, merits fair Helen best,

Myself or Menelaus?

DIOMEDES

Both alike:

He merits well to have her, that doth seek her,

Not making any scruple of her soilure,

With such a hell of pain and world of charge,

And you as well to keep her, that defend her,

Not palating the taste of her dishonour,

With such a costly loss of wealth and friends:

He, like a puling cuckold, would drink up

The lees and dregs of a flat tamed piece;

You, like a lecher, out of whorish loins

Are pleased to breed out your inheritors:

Both merits poised, each weighs nor less nor more;

But he as he, the heavier for a whore.”

TROILUS

How now! what’s the matter?

AENEAS

My lord, I scarce have leisure to salute you,

My matter is so rash: there is at hand

Paris your brother, and Deiphobus,

The Grecian Diomed, and our Antenor

Deliver’d to us; and for him forthwith,

Ere the first sacrifice, within this hour,

We must give up to Diomedes’ hand

The Lady Cressida.”

PANDARUS

Is’t possible? no sooner got but lost? The devil take Antenor! the young prince will go mad: a plague upon Antenor! I would they had broke ‘s neck!”

CRESSIDA

O the gods! what’s the matter?

PANDARUS

Prithee, get thee in: would thou hadst ne’er been born! I knew thou wouldst be his death. O, poor gentleman!

CRESSIDA

I will not, uncle: I have forgot my father;

I know no touch of consanguinity;

No kin no love, no blood, no soul so near me

As the sweet Troilus. O you gods divine!

Make Cressid’s name the very crown of falsehood,

If ever she leave Troilus! Time, force, and death,

Do to this body what extremes you can;

But the strong base and building of my love

Is as the very centre of the earth,

Drawing all things to it. I’ll go in and weep,–”

“Injurious time now with a robber’s haste

Crams his rich thievery up, he knows not how:

As many farewells as be stars in heaven,

With distinct breath and consign’d kisses to them,

He fumbles up into a lose adieu,

And scants us with a single famish’d kiss,

Distasted with the salt of broken tears.”

TROILUS

Hear while I speak it, love:

The Grecian youths are full of quality;

They’re loving, well composed with gifts of nature,

Flowing and swelling o’er with arts and exercise:

How novelty may move, and parts with person,

Alas, a kind of godly jealousy–

Which, I beseech you, call a virtuous sin–

Makes me afeard.

CRESSIDA

O heavens! you love me not.”

AGAMEMNON

Most dearly welcome to the Greeks, sweet lady.

NESTOR

Our general doth salute you with a kiss.

ULYSSES

Yet is the kindness but particular;

‘Twere better she were kiss’d in general.

NESTOR

And very courtly counsel: I’ll begin.

So much for Nestor.

ACHILLES

I’ll take what winter from your lips, fair lady:

Achilles bids you welcome.

MENELAUS

I had good argument for kissing once.

PATROCLUS

But that’s no argument for kissing now;

For this popp’d Paris in his hardiment,

And parted thus you and your argument.

ULYSSES

O deadly gall, and theme of all our scorns!

For which we lose our heads to gild his horns.

PATROCLUS

The first was Menelaus’ kiss; this, mine:

Patroclus kisses you.

MENELAUS

O, this is trim!

PATROCLUS

Paris and I kiss evermore for him.

MENELAUS

I’ll have my kiss, sir. Lady, by your leave.

CRESSIDA

In kissing, do you render or receive?

PATROCLUS

Both take and give.

CRESSIDA

I’ll make my match to live,

The kiss you take is better than you give;

Therefore no kiss.

MENELAUS

I’ll give you boot, I’ll give you three for one.

CRESSIDA

You’re an odd man; give even or give none.

MENELAUS

An odd man, lady! every man is odd.

CRESSIDA

No, Paris is not; for you know ‘tis true,

That you are odd, and he is even with you.

MENELAUS

You fillip me o’ the head.

CRESSIDA

No, I’ll be sworn.

ULYSSES

It were no match, your nail against his horn.

May I, sweet lady, beg a kiss of you?

CRESSIDA

You may.

ULYSSES

I do desire it.

CRESSIDA

Why, beg, then.

ULYSSES

Why then for Venus’ sake, give me a kiss,

When Helen is a maid again, and his.

CRESSIDA

I am your debtor, claim it when ‘tis due.

ULYSSES

Never’s my day, and then a kiss of you.

DIOMEDES

Lady, a word: I’ll bring you to your father.

Exit with CRESSIDA

NESTOR

A woman of quick sense.

ULYSSES

Fie, fie upon her!

There’s language in her eye, her cheek, her lip,

Nay, her foot speaks; her wanton spirits look out

At every joint and motive of her body.”

AENEAS

If not Achilles, sir,

What is your name?

ACHILLES

If not Achilles, nothing.”

ULYSSES

(…)

Not soon provoked nor being provoked soon calm’d:

(…)

Manly as Hector, but more dangerous;

For Hector in his blaze of wrath subscribes

To tender objects, but he in heat of action

Is more vindicative than jealous love:

They call him Troilus, and on him erect

A second hope, as fairly built as Hector.

Thus says AEneas”

AENEAS

Princes, enough, so please you.

AJAX

I am not warm yet; let us fight again.

DIOMEDES

As Hector pleases.

HECTOR

Why, then will I no more:

Thou art, great lord, my father’s sister’s son,

A cousin-german to great Priam’s seed;

The obligation of our blood forbids

A gory emulation ‘twixt us twain:

Were thy commixtion Greek and Trojan so

That thou couldst say <This hand is Grecian all,

And this is Trojan; the sinews of this leg

All Greek, and this all Troy; my mother’s blood

Runs on the dexter cheek, and this sinister

Bounds in my father’s>; by Jove multipotent,

Thou shouldst not bear from me a Greekish member

Wherein my sword had not impressure made

Of our rank feud: but the just gods gainsay

That any drop thou borrow’dst from thy mother,

My sacred aunt, should by my mortal sword

Be drain’d! Let me embrace thee, Ajax:

By him that thunders, thou hast lusty arms;

Hector would have them fall upon him thus:

Cousin, all honour to thee!

AJAX

I thank thee, Hector

Thou art too gentle and too free a man:

I came to kill thee, cousin, and bear hence

A great addition earned in thy death.”

ULYSSES

Sir, I foretold you then what would ensue:

My prophecy is but half his journey yet;

For yonder walls, that pertly front your town,

Yond towers, whose wanton tops do buss the clouds,

Must kiss their own feet.

HECTOR

I must not believe you:

There they stand yet, and modestly I think,

The fall of every Phrygian stone will cost

A drop of Grecian blood: the end crowns all,

And that old common arbitrator, Time,

Will one day end it.”

HECTOR

O, like a book of sport thou’lt read me o’er;

But there’s more in me than thou understand’st.

Why dost thou so oppress me with thine eye?

ACHILLES

Tell me, you heavens, in which part of his body

Shall I destroy him? whether there, or there, or there?

That I may give the local wound a name

And make distinct the very breach whereout

Hector’s great spirit flew: answer me, heavens!

HECTOR

It would discredit the blest gods, proud man,

To answer such a question: stand again:

Think’st thou to catch my life so pleasantly

As to prenominate in nice conjecture

Where thou wilt hit me dead?

ACHILLES

I tell thee, yea.

HECTOR

Wert thou an oracle to tell me so,

I’d not believe thee. Henceforth guard thee well;

For I’ll not kill thee there, nor there, nor there;

But, by the forge that stithied Mars his helm,

I’ll kill thee every where, yea, o’er and o’er.

You wisest Grecians, pardon me this brag;

His insolence draws folly from my lips;

But I’ll endeavour deeds to match these words,

Or may I never–”

sweet love is food for fortune’s tooth”

“as delícias do amor são comida para o dente chamado azar”

PATROCLUS

Well said, adversity! and what need these tricks?

THERSITES

Prithee, be silent, boy; I profit not by thy talk: thou art thought to be Achilles’ male varlet.

PATROCLUS

Male varlet, you rogue! what’s that?

THERSITES

Why, his masculine whore. Now, the rotten diseases of the south, the guts-griping, ruptures, catarrhs, loads o’ gravel i’ the back, lethargies, cold palsies, raw eyes, dirt-rotten livers, wheezing lungs, bladders full of imposthume, sciaticas, limekilns i’ the palm, incurable bone-ache, and the rivelled fee-simple of the tetter, take and take again such preposterous discoveries!

PATROCLUS

Why thou damnable box of envy, thou, what meanest thou to curse thus?

THERSITES

Do I curse thee?

PATROCLUS

Why no, you ruinous butt, you whoreson indistinguishable cur, no.”

Os monólogos do interessantíssimo Tersites:

“To an ass, were nothing; he is both ass and ox: to an ox, were nothing; he is both ox and ass. To be a dog, a mule, a cat, a fitchew [furão], a toad, a lizard, an owl, a puttock [ave de rapina], or a herring without a roe [peixe assexuado], I would not care; but to be Menelaus, I would conspire against destiny. Ask me not, what I would be, if I were not Thersites; for I care not to be the louse of a lazar [um inseto que transmite a lepra], so I were not Menelaus! Hey-day [auge, era dourada]! spirits and fires!

(…)

the sun borrows of the moon, when Diomed keeps his word. I will rather leave to see Hector, than not to dog him: they say he keeps a Trojan drab, and uses the traitor Calchas’ tent: I’ll after. Nothing but lechery! all incontinent varlets!

Exit

MEDIADOR “FABULOSO” DE ZEUS

Quando Diomedes, o Pernas-Curtas, diz a verdade, o sol rouba a luz da lua.

DIOMEDES

I shall have it.

CRESSIDA

What, this?

DIOMEDES

Ay, that.

CRESSIDA

O, all you gods! O pretty, pretty pledge!

Thy master now lies thinking in his bed

Of thee and me, and sighs, and takes my glove,

And gives memorial dainty kisses to it,

As I kiss thee. Nay, do not snatch it from me;

He that takes that doth take my heart withal.

DIOMEDES

I had your heart before, this follows it.”

CRESSIDA

Well, well, ‘tis done, ‘tis past: and yet it is not;

I will not keep my word.

DIOMEDES

Why, then, farewell;

Thou never shalt mock Diomed again.

CRESSIDA

You shall not go: one cannot speak a word,

But it straight starts you.

DIOMEDES

I do not like this fooling.

THERSITES

Nor I, by Pluto: but that that likes not you pleases me best.

DIOMEDES

What, shall I come? the hour?

CRESSIDA

Ay, come:–O Jove!–do come:–I shall be plagued.

DIOMEDES

Farewell till then.

CRESSIDA

Good night: I prithee, come.

Exit DIOMEDES

Troilus, farewell! one eye yet looks on thee

But with my heart the other eye doth see.

Ah, poor our sex! this fault in us I find,

The error of our eye directs our mind:

What error leads must err; O, then conclude

Minds sway’d by eyes are full of turpitude.

Exit

THERSITES

A proof of strength she could not publish more,

Unless she said <My mind is now turn’d whore>.

ULYSSES

All’s done, my lord.

TROILUS

It is.

ULYSSES

Why stay we, then?

TROILUS

To make a recordation to my soul

Of every syllable that here was spoke.

But if I tell how these two did co-act,

Shall I not lie in publishing a truth?

Sith yet there is a credence in my heart,

An esperance so obstinately strong,

That doth invert the attest of eyes and ears,

As if those organs had deceptious functions,

Created only to calumniate.

Was Cressid here?

ULYSSES

I cannot conjure, Trojan.

TROILUS

She was not, sure.

ULYSSES

Most sure she was.

TROILUS

Why, my negation hath no taste of madness.

ULYSSES

Nor mine, my lord: Cressid was here but now.

TROILUS

Let it not be believed for womanhood!

Think, we had mothers; do not give advantage

To stubborn critics, apt, without a theme,

For depravation, to square the general sex

By Cressid’s rule: rather think this not Cressid.

ULYSSES

What hath she done, prince, that can soil our mothers?

TROILUS

Nothing at all, unless that this were she.

THERSITES

Will he swagger himself out on’s own eyes?

TROILUS

This she? no, this is Diomed’s Cressida:

If beauty have a soul, this is not she;

If souls guide vows, if vows be sanctimonies,

If sanctimony be the gods’ delight,

If there be rule in unity itself,

This is not she. O madness of discourse,

That cause sets up with and against itself!

Bi-fold authority! where reason can revolt

Without perdition, and loss assume all reason

Without revolt: this is, and is not, Cressid.

Within my soul there doth conduce a fight

Of this strange nature that a thing inseparate

Divides more wider than the sky and earth,

And yet the spacious breadth of this division

Admits no orifex for a point as subtle

As Ariachne’s broken woof to enter.

Instance, O instance! strong as Pluto’s gates;

Cressid is mine, tied with the bonds of heaven:

Instance, O instance! strong as heaven itself;

The bonds of heaven are slipp’d, dissolved, and loosed;

And with another knot, five-finger-tied,

The fractions of her faith, orts of her love,

The fragments, scraps, the bits and greasy relics

Of her o’er-eaten faith, are bound to Diomed.

ULYSSES

May worthy Troilus be half attach’d

With that which here his passion doth express?

TROILUS

Ay, Greek; and that shall be divulged well

In characters as red as Mars his heart

Inflamed with Venus: never did young man fancy

With so eternal and so fix’d a soul.

Hark, Greek: as much as I do Cressid love,

So much by weight hate I her Diomed:

That sleeve is mine that he’ll bear on his helm;

Were it a casque composed by Vulcan’s skill,

My sword should bite it: not the dreadful spout

Which shipmen do the hurricano call,

Constringed in mass by the almighty sun,

Shall dizzy with more clamour Neptune’s ear

In his descent than shall my prompted sword

Falling on Diomed.

THERSITES

He’ll tickle it for his concupy.

TROILUS

O Cressid! O false Cressid! false, false, false!

Let all untruths stand by thy stained name,

And they’ll seem glorious.

ULYSSES

O, contain yourself

Your passion draws ears hither.

Enter AENEAS

still, wars and lechery; nothing else holds fashion”

guerra e concupiscência, em qualquer contexto, em qualquer cenário, a ordem do dia, suprimindo tudo o mais…

“guerra, sangue e putaria: nada mais importa!”

HECTOR

Be gone, I say: the gods have heard me swear.

CASSANDRA

The gods are deaf to hot and peevish vows:

They are polluted offerings, more abhorr’d

Than spotted livers in the sacrifice.”

TROILUS

For the love of all the gods,

Let’s leave the hermit pity with our mothers,

And when we have our armours buckled on,

The venom’d vengeance ride upon our swords,

Spur them to ruthful work, rein them from ruth.”

PRIAM

Come, Hector, come, go back:

Thy wife hath dream’d; thy mother hath had visions;

Cassandra doth foresee; and I myself

Am like a prophet suddenly enrapt

To tell thee that this day is ominous:

Therefore, come back.

HECTOR

AEneas is a-field;

And I do stand engaged to many Greeks,

Even in the faith of valour, to appear

This morning to them.

PRIAM

Ay, but thou shalt not go.”

TROILUS

This foolish, dreaming, superstitious girl

Makes all these bodements.

CASSANDRA

O, farewell, dear Hector!

Look, how thou diest! look, how thy eye turns pale!

Look, how thy wounds do bleed at many vents!

Hark, how Troy roars! how Hecuba cries out!

How poor Andromache shrills her dolours forth!

Behold, distraction, frenzy and amazement,

Like witless antics, one another meet,

And all cry, Hector! Hector’s dead! O Hector!

TROILUS

Away! away!

CASSANDRA

Farewell: yet, soft! Hector! take my leave:

Thou dost thyself and all our Troy deceive.

Exit

“Proud Diomed, believe, I come to lose my arm, or win my sleeve.”

PANDARUS

(…) What says she there?

TROILUS

Words, words, mere words, no matter from the heart:

The effect doth operate another way.”

“and now is the cur Ajax prouder than the cur Achilles, and will not arm to-day; whereupon the Grecians begin to proclaim barbarism, and policy grows into an ill opinion.”

Enter HECTOR

HECTOR

What art thou, Greek? art thou for Hector’s match?

Art thou of blood and honour?

THERSITES

No, no, I am a rascal; a scurvy railing knave: a very filthy rogue.

HECTOR

I do believe thee: live.

Exit

What’s become of the wenching rogues? I think they have swallowed one another: I would laugh at that miracle: yet, in a sort, lechery eats itself. I’ll seek them.” “Onde foram parar aqueles dois vigaristas, aqueles dois cafetões? É, eu acho que um engoliu o outro: eu riria demasiado desse desfecho inusitado: de certa forma, é verdade que a luxúria se devora a si mesma, então não seria impossível! É, vou procurá-los!…”

AGAMEMNON

(…) the dreadful Sagittary

Appals our numbers: haste we, Diomed,

To reinforcement, or we perish all.

Enter NESTOR

NESTOR

Go, bear Patroclus’ body to Achilles;

And bid the snail-paced Ajax arm for shame.

There is a thousand Hectors in the field:

Now here he fights on Galathe his horse,

And there lacks work; anon he’s there afoot,

And there they fly or die, like scaled sculls

Before the belching whale; then is he yonder,

And there the strawy Greeks, ripe for his edge,

Fall down before him, like the mower’s swath:

Here, there, and every where, he leaves and takes,

Dexterity so obeying appetite

That what he will he does, and does so much

That proof is call’d impossibility.

Enter ULYSSES

ULYSSES

O, courage, courage, princes! great Achilles

Is arming, weeping, cursing, vowing vengeance:

Patroclus’ wounds have roused his drowsy blood,

Together with his mangled Myrmidons,

That noseless, handless, hack’d and chipp’d, come to him,

Crying on Hector. Ajax hath lost a friend

And foams at mouth, and he is arm’d and at it,

Roaring for Troilus, who hath done to-day

Mad and fantastic execution,

Engaging and redeeming of himself

With such a careless force and forceless care

As if that luck, in very spite of cunning,

Bade him win all.”

Enter ACHILLES

ACHILLES

Where is this Hector?

Come, come, thou boy-queller, show thy face;

Know what it is to meet Achilles angry:

Hector? where’s Hector? I will none but Hector.

Exeunt

TROILUS

Ajax hath ta’en AEneas: shall it be?

No, by the flame of yonder glorious heaven,

He shall not carry him: I’ll be ta’en too,

Or bring him off: fate, hear me what I say!

I reck not though I end my life to-day.

Exit

Enter MENELAUS and PARIS, fighting: then THERSITES

THERSITES

The cuckold and the cuckold-maker are at it. Now, bull! now, dog! ‘Loo, Paris, ‘loo! now my double-henned sparrow! ‘loo, Paris, ‘loo! The bull has the game: ware horns, ho!

Exeunt PARIS and MENELAUS

Enter MARGARELON

MARGARELON

Turn, slave, and fight.

THERSITES

What art thou?

MARGARELON

A bastard son of Priam’s.

THERSITES

I am a bastard too; I love bastards: I am a bastard begot, bastard instructed, bastard in mind, bastard in valour, in every thing illegitimate. One bear will not bite another, and wherefore should one bastard? Take heed, the quarrel’s most ominous to us: if the son of a whore fight for a whore, he tempts judgment: farewell, bastard.

Exit

MARGARELON

The devil take thee, coward!

Exit

Bastardos me mordam!

Um Aquiles canalha que manda matar:

Enter ACHILLES and Myrmidons

ACHILLES

Look, Hector, how the sun begins to set;

How ugly night comes breathing at his heels:

Even with the vail and darking of the sun,

To close the day up, Hector’s life is done.

HECTOR

I am unarm’d; forego this vantage, Greek.

ACHILLES

Strike, fellows, strike; this is the man I seek.

HECTOR falls

So, Ilion, fall thou next! now, Troy, sink down!

Here lies thy heart, thy sinews, and thy bone.

On, Myrmidons, and cry you all amain,

<Achilles hath the mighty Hector slain.>

A retreat sounded

Hark! a retire upon our Grecian part.”

Sheathes his sword

Come, tie his body to my horse’s tail;

Along the field I will the Trojan trail.

Exeunt

“TROILUS

(…)

Sit, gods, upon your thrones, and smile at Troy!

I say, at once let your brief plagues be mercy,

And linger not our sure destructions on!

AENEAS

My lord, you do discomfort all the host!”

PANDARUS

(…)

why should our endeavour be so loved and the performance so loathed?”

“Por que com diligência fazemos o bem e somos retribuídos com o puro mal?”

LA(LES) FEMME(S) DE TRENTE ANS OU DA FRIGIDEZ E DA AUTO-REALIZAÇÃO NA MESMA ÁRVORE GENEALÓGICA – Balzac

“– L’on te croit ma femme, dit-il à l’oreille de la jeune personne en se redressant et marchant avec une lenteur qui la désespéra.

Il semblait avoir de la coquetterie pour sa fille et jouissait peut-être plus qu’elle des oeillades que les curieux lançaient sur ses petits pieds chaussés de brodequins en prunelle puce, sur une taille délicieuse dessinée par une robe à guimpe, et sur le cou frais qu’une collerette brodée ne cachait pas entièrement.”

Ce dimanche était le treizième de l’année 1813. Le surlendemain, Napoléon partait pour cette fatale campagne pendant laquelle il allait perdre successivement Bessières et Duroc, gagner les mémorables batailles de Lutzen et de Bautzen, se voir trahi par l’Autriche, la Saxe, la Bavière, par Bernadotte, et disputer la terrible bataille de Leipsick. La magnifique parade commandée par l’empereur devait être la dernière de celles qui excitèrent si longtemps l’admiration des Parisiens et des étrangers. La vieille garde allait exécuter pour la dernière fois les savantes manoeuvres dont la pompe et la précision étonnèrent quelquefois jusqu’à ce géant lui-même, qui s’apprêtait alors à son duel avec l’Europe. Un sentiment triste amenait aux Tuileries une brillante et curieuse population. Chacun semblait deviner l’avenir, et pressentait peut-être que plus d’une fois l’imagination aurait à retracer le tableau de cette scène, quand ces temps héroïques de la France contracteraient, comme aujourd’hui, des teintes presque fabuleuses.”

Son amour pour cette belle créature lui faisait autant admirer le présent que craindre l’avenir. Il semblait se dire : – Elle est heureuse aujourd’hui, le sera-telle toujours? Car les vieillards sont assez enclins à doter de leurs chagrins l’avenir des jeunes gens.

“– Restons, mon père. D’ici je puis encore apercevoir l’empereur. S’il périssait pendant la campagne, je ne l’aurais jamais vu.”

Le cordon de sentinelles, établi pour laisser un passage libre à l’empereur et à son état-major, avait beaucoup de peine à ne pas être débordé par cette foule empressée et bourdonnant comme un essaim.”

La France allait faire ses adieux à Napoléon, à la veille d’une campagne dont les dangers étaient prévus par le moindre citoyen. Il s’agissait, cette fois, pour l’Empire Français, d’être ou de ne pas être.” “Entre la plupart des assistants et des militaires, il se disait des adieux peut-être éternels ; mais tous les coeurs, même les plus hostiles à l’empereur, adressaient au ciel des voeux ardents pour la gloire de la patrie. Les hommes les plus fatigués de la lutte commencée entre l’Europe et la France avaient tous déposé leurs haines en passant sous l’arc de triomphe, comprenant qu’au jour du danger Napoléon était toute la France. L’horloge du château sonna une demi-heure. En ce moment les bourdonnements de la foule cessèrent, et le silence devint si profond, que l’on eût entendu la parole d’un enfant.”

Des cris de: Vive l’empereur! furent poussés par la multitude enthousiasmée. Enfin tout frissonna, tout remua, tout s’ébranla. Napoléon était monté à cheval. Ce mouvement avait imprimé la vie à ces masses silencieuses, avait donné une voix aux instruments, un élan aux aigles et aux drapeaux, une émotion à toutes les figures. Les murs des hautes galeries de ce vieux palais semblaient crier aussi: Vive l’empereur! Ce ne fut pas quelque chose d’humain, ce fut une magie, un simulacre de la puissance divine, ou mieux une fugitive image de ce règne si fugitif. L’homme entouré de tant d’amour, d’enthousiasme, de dévouement, de voeux, pour qui le soleil avait chassé les nuages du ciel, resta sur son cheval, à trois pas en avant du petit escadron doré qui le suivait, ayant le grand-maréchal à sa gauche, le maréchal de service à sa droite. Au sein de tant d’émotions excitées par lui, aucun trait de son visage ne parut s’émouvoir.”

Le colonel Victor d’Aiglemont à peine âgé de trente ans, était grand, bien fait, svelte; et ses heureuses proportions ne ressortaient jamais mieux que quand il employait sa force à gouverner un cheval dont le dos élégant et souple paraissait plier sous lui.”

Je pense, Julie, que vous avez des secrets pour moi. – Tu aimes, reprit vivement le vieillard en s’apercevant que sa fille venait de rougir. Ah! j’espérais te voir fidèle à ton vieux père jusqu’à sa mort, j’espérais te conserver près de moi heureuse et brillante! t’admirer comme tu étais encore naguère. En ignorant ton sort, j’aurais pu croire à un avenir tranquille pour toi ; mais maintenant il est impossible que j’emporte une espérance de bonheur pour ta vie, car tu aimes encore plus le colonel que tu n’aimes le cousin. Je n’en puis plus douter.

Julie, j’aimerais mieux te savoir amoureuse d’un vieillard que de te voir aimant le colonel. Ah! si tu pouvais te placer à dix ans d’ici dans la vie, tu rendrais justice à mon expérience. Je connais Victor: sa gaieté est une gaieté sans esprit, une gaieté de caserne, il est sans talent et dépensier. C’est un de ces hommes que le ciel a créés pour prendre et digérer quatre repas par jour, dormir, aimer la première venue et se battre. Il n’entend pas la vie. Son bon coeur, car il a bon coeur, l’entraînera peut-être à donner

sa bourse à un malheureux, à un camarade ; mais il est insouciant, mais il n’est pas doué de cette délicatesse de coeur qui nous rend esclaves du bonheur d’une femme ; mais il est ignorant, égoïste… Il y a beaucoup de mais.”

Mais, ma pauvre Julie, tu es encore trop jeune, trop faible, trop délicate pour supporter les chagrins et les tracas du mariage. D’Aiglemont a été gâté par ses parents, de même que tu l’as été par ta mère et par moi. Comment espérer que vous pourrez vous entendre tous deux avec des volontés différentes dont les tyrannies seront inconciliables? (…) Je connais les militaires, ma Julie; j’ai vécu aux armées. Il est rare que le coeur de ces gens-là puisse triompher des habitudes produites ou par les malheurs au sein desquels ils vivent, ou par les hasards de leur vie aventurière.

Épouse Victor, ma Julie. Un jour tu déploreras amèrement sa nullité, son défaut d’ordre, son égoïsme, son indélicatesse, son ineptie en amour, et mille autres chagrins qui te viendront par lui. Alors, souviens-toi que, sous ces arbres, la voix prophétique de ton vieux père a retenti vainement à tes oreilles!”

* * *

Un an après…

À travers le tendre feuillage des îles, au fond du tableau, Tours semble, comme Venise, sortir du sein des eaux.”

En plus d’un endroit il existe trois étages de maisons, creusées dans le roc et réunies par de dangereux escaliers taillés à même la pierre. Au sommet d’un toit, une jeune fille en jupon rouge court à son jardin. La fumée d’une cheminée s’élève entre les sarments et le pampre naissant d’une vigne. Des closiers labourent des champs perpendiculaires.”

Cette partie de la France, la seule que les armées étrangères ne devaient point troubler, était en ce moment la seule qui fût tranquille, et l’on eût dit qu’elle défiait l’Invasion.”

Julie d’Aiglemont ne ressemblait déjà plus à la jeune fille qui courait naguère avec joie et bonheur à la revue des Tuileries. Son visage, toujours délicat, était privé des couleurs roses qui jadis lui donnaient un si riche éclat. Les touffes noires de quelques cheveux défrisés par l’humidité de la nuit faisaient ressortir la blancheur mate de sa tête, dont la vivacité semblait engourdie. Cependant ses yeux brillaient d’un feu surnaturel; mais au-dessous de leurs paupières, quelques teintes violettes se dessinaient sur les joues fatiguées. Elle examina d’un oeil indifférent les campagnes du Cher, la Loire et ses îles, Tours et les longs rochers de Vouvray; puis, sans vouloir regarder la ravissante vallée de la Cise, elle se rejeta promptement dans le fond de la calèche, et dit d’une voix qui en plein air paraissait d’une extrême faiblesse: – Oui, c’est

admirable. Elle avait comme on le voit pour son malheur triomphé de son père.

Julie, n’aimerais-tu pas à vivre ici?

Oh! là ou ailleurs, dit-elle avec insouciance.

Souffres-tu? lui demanda le colonel d’Aiglemont.

Pas du tout, répondit la jeune femme avec une vivacité momentanée. Elle contempla son mari en souriant et ajouta : – J’ai envie de dormir.”

Elle eut un air aussi stupide que peut l’être celui d’un paysan breton écoutant le prône de son curé.”

Il y a beaucoup d’hommes dont le coeur est puissamment ému par la seule apparence de la souffrance chez une femme: pour eux la douleur semble être une promesse de constance ou d’amour.”

Chargé par l’empereur de porter des ordres au maréchal Soult, qui avait à défendre la France de l’invasion faite par les Anglais dans le Béarn, le colonel d’Aiglemont profitait de sa mission pour soustraire sa femme aux dangers qui menaçaient alors Paris, et la conduisait à Tours chez une vieille parente à lui.”

Ma Julie n’est ni coquette ni jalouse, elle a une douceur d’ange…”

il était bien difficile à une femme amie de Duclos et du maréchal de Richelieu de ne pas chercher à deviner le secret de ce jeune ménage.”

Après avoir échangé quelques mots avec cette tante, à laquelle elle avait écrit naguère une lettre de nouvelle mariée, elle resta silencieuse comme si elle eût écouté la musique d’un opéra.”

Ma chère petite, nous connaissons la douleur des veuves, répondit la tante.

Aussi, malgré l’envie qu’avait la vieille dame de promener orgueilleusement sa jolie nièce, finit-elle par renoncer à vouloir la mener dans le monde. La comtesse avait trouvé un prétexte à sa solitude et à sa tristesse dans le chagrin que lui avait causé la mort de son père, de qui elle portait encore le deuil. Au bout de huit jours, la douairière admira la douceur angélique, les grâces modestes, l’esprit indulgent de Julie, et s’intéressa, dès lors, prodigieusement à la mystérieuse mélancolie qui rongeait ce jeune coeur. (…) Un mois suffit pour établir entre elles une éternelle amitié.”

Elle devina que ni le souvenir paternel ni l’absence de Victor n’étaient la cause de la mélancolie profonde qui jetait un voile sur la vie de sa nièce; puis elle eut tant de mauvais soupçons, qu’il lui fut difficile de s’arrêter à la véritable cause du mal, car nous ne rencontrons peut-être le vrai que par hasard. Un jour, enfin, Julie fit briller aux yeux de sa tante étonnée un oubli complet du mariage, une folie de jeune fille étourdie, une candeur d’esprit, un enfantillage digne du premier âge, tout cet esprit délicat, et parfois si profond, qui distingue les jeunes personnes en France. Madame de Listomère résolut alors de sonder les mystères de cette âme dont le naturel extrême équivalait à une impénétrable dissimulation.”

La tante, bien convaincue que sa nièce n’aimait pas son neveu, fut stupéfaite en découvrant qu’elle n’aimait personne. Elle trembla d’avoir à reconnaître en Julie un coeur désenchanté, une jeune femme à qui l’expérience d’un jour, d’une nuit peut-être, avait suffi pour apprécier la nullité de Victor.”

Elle se proposait alors de convertir Julie aux doctrines monarchiques du siècle de Louis XV; mais, quelques heures plus tard, elle apprit, ou plutôt elle devina la situation assez commune dans le monde à laquelle la comtesse devait sa mélancolie.”

Confusão nesta edição entre os títulos de “comtesse” e “marquise”, que parecem se referir alternadamente à jovem “sobrinha” recém-casada com o coronel da era bonapartista e a “tia”, não de sangue, tia do coronel, a velha que a acolhe no campo devido à guerra estourando na capital. Erro de revisão ou de redação de Balzac?

Tu vas te marier, Louisa. Cette pensée me fait frémir. Pauvre petite, marie-toi; puis, dans quelques mois, un de tes plus poignants regrets viendra du souvenir de ce que nous étions naguère, quand un soir, à Écouen, parvenues toutes deux sous les plus grands chênes de la montagne, nous contemplâmes la belle vallée que nous avions à nos pieds, et que nous y admirâmes les rayons du soleil couchant dont les reflets nous enveloppaient. Nous nous assîmes sur un quartier de roche, et tombâmes dans un ravissement auquel succéda la plus douce mélancolie. Tu trouvas la première que ce soleil lointain nous parlait d’avenir. Nous étions bien curieuses et bien folles alors! Te souviens-tu de toutes nos extravagances? Nous nous embrassâmes comme deux amants, disions-nous. Nous nous jurâmes que la première mariée de nous deux raconterait fidèlement à l’autre ces secrets d’hyménée, ces joies que nos âmes enfantines nous peignaient si délicieuses. Cette soirée fera ton désespoir, Louisa. Dans ce temps, tu étais jeune, belle, insouciante, sinon heureuse; un mari te rendra, en peu de jours, ce que je suis déjà, laide, souffrante et vieille. Te dire combien j’étais fière, vaine et joyeuse d’épouser le colonel Victor d’Aiglemont, ce serait une folie! Et même comment te le dirai-je? je ne me souviens plus de moi-même. En peu d’instants mon enfance est devenue comme un songe. La contenance pendant la journée solennelle qui consacrait un lien dont l’étendue m’était cachée n’a pas été exempte de reproches. Mon père a plus d’une fois tâché de réprimer ma gaieté, car je témoignais des joies qu’on trouvait inconvenantes, et mes discours révélaient de la malice, justement parce qu’ils étaient sans malice. Je faisais mille enfantillages avec ce voile nuptial, avec cette robe et ces fleurs. Restée seule, le soir, dans la chambre où j’avais été conduite avec apparat, je méditai quelque espièglerie [faceirice] pour intriguer Victor ; et, en attendant qu’il vînt, j’avais des palpitations de coeur semblables à celles qui me saisissaient autrefois en ces jours solennels du 31 décembre, quand, sans être aperçue, je me glissais dans le salon où les étrennes [embrulhos de Natal] étaient entassées. Lorsque mon mari entra, qu’il me chercha, le rire étouffé que je fis entendre sous les mousselines qui m’enveloppaient a été le dernier éclat de cette gaieté douce qui anima les jeux de notre enfance…

depuis Ève jusqu’à nous, le mariage a paru chose si excellente – Vous n’avez plus de mère?”

Parfois ne pensez-vous point que l’amour légitime est plus dur à porter que ne le serait une passion criminelle?”

Enfin, mon ange, vous adorez Victor, n’est-ce pas? mais vous aimeriez mieux être sa soeur que sa femme, et le mariage enfin ne vous réussit point.

Hé! bien, oui, ma tante. Mais pourquoi sourire?”

“– Enfim, meu anjo, você adora o Victor, não é? mas você amaria ainda mais ser sua irmã que sua mulher, e o casamento, portanto, em nada lhe apraz!

É… é isso mesmo, minha tia! Mas por que a gargalhada?”

Sous le règne de notre bien-aimé Louis XV, une jeune femme qui se serait trouvée dans la situation où vous êtes aurait bientôt puni son mari de se conduire en vrai lansquenet. L’égoïste ! Les militaires de ce tyran impérial sont tous de vilains ignorants. Ils prennent la brutalité pour de la galanterie, ils ne connaissent pas plus les femmes qu’ils ne savent aimer; ils croient que d’aller à la mort le lendemain les dispense d’avoir, la veille, des égards et des attentions pour nous. Autrefois, l’on savait aussi bien aimer que mourir à propos. Ma nièce, je vous le formerai. Je mettrai fin au triste désaccord, assez naturel, qui vous conduirait à vous haïr l’un et l’autre, à souhaiter un divorce, si toutefois vous n’étiez pas morte avant d’en venir au désespoir.” “Sob o reinado de nosso adorado Luís XV, uma jovem na sua situação cedo saberia punir seu marido por agir como um militarzinho destemperado¹. O egoísta! Os militares desse tirano imperial são todos uns vilães ignorantes. Confundem brutalidade com charme, são incapazes de compreender as mulheres, não sabem mais amá-las; eles crêem piamente que por terem, em média, uma vida curta, devotada ao campo de batalha, isso lhes dá licença de, antes de partirem deste mundo, ser prestativos e atenciosos. Antigamente, sabia-se tanto morrer pelo seu país quanto amar dignamente. Ah, sobrinha, eu tomarei os cuidados de formá-la! Porei fim a esse triste desacordo, tão natural, afinal, que condu-la, e ao seu marido, ao mútuo ódio e desprezo; se não ao divórcio, à morte precoce, de tanta tristeza, ou quem sabe à loucura, principalmente da fêmea, a sofredora-mor.”

¹ Escolha difícil de tradução. Lansquenet se refere, de modo geral, a três significados diferentes: 1. soldado alemão, de onde veio a palavra; 2. soldado de infantaria francês; 3. tornou-se, ainda, um jogo de azar (de cartas). O termo adquiriu ar pejorativo na França, conotando “brutalidade”, “falta de espírito”. Poderíamos dizer que um lansquenet é um mero tratante. É conhecida a rivalidade histórica entre a França e a Alemanha. Um lansquenet da época de Napoleão, para quem vive na era pós-napoleônica, sintetiza tudo de repulsivo que havia na classe militar do tempo imperial; arrogantes como o mestre das guerras Napoleão Bonaparte, seu venerado chefe militar, esta(s) geração(ões) de soldados se transformou(aram) em homens absolutamente faltos de caráter e incapazes de constituir uma família feliz nos tempos de paz. Ou seja, a tia admoesta a sobrinha: antigamente, quando havia os valores aristocratas, as mulheres saberiam maltratar um mau marido, devolver o tratamento na mesma moeda. E os maus maridos eram escassos. Hoje, que os valores estão degenerados, falta às esposas o vigor, e quase todos os maridos militares são uns pulhas insensíveis.

“– Soyez ma mère! La tante ne pleura pas, car la Révolution a laissé aux femmes de

l’ancienne monarchie peu de larmes dans les yeux.” Seja minha mãe! A tia não chorou, porque a Revolução deixou às mulheres da antiga monarquia poucas, quase nada de lágrimas nos olhos.”

Ne serait-ce pas lui donner à penser qu’il est dangereux? Et d’ailleurs pouvez-vous empêcher un homme d’aller et venir où bon lui semble? Demain nous ne mangerons plus dans cette salle; quand il ne nous y verra plus, le jeune gentilhomme discontinuera de vous aimer par la fenêtre. Voilà, ma chère enfant, comment se comporte une femme qui a l’usage du monde.

Victor, qui avait quitté l’empereur, annonçait à sa femme la chute du régime impérial, la prise de Paris, et l’enthousiasme qui éclatait en faveur des Bourbons sur tous les points de la France; mais ne sachant comment pénétrer jusqu’à Tours, il la priait de venir en toute hâte à Orléans où il espérait se trouver avec des passeports pour elle. Ce valet de chambre, ancien militaire, devait accompagner Julie de Tours à Orléans, route que Victor croyait libre encore.

Madame, vous n’avez pas un instant à perdre, dit le valet de chambre, les Prussiens, les Autrichiens et les Anglais vont faire leur jonction à Blois ou à Orléans…”

Comme la plupart des jeunes femmes réellement innocentes et sans expérience, elle voyait une faute dans un amour involontairement inspiré à un homme. Elle ressentait une terreur instinctive, que lui donnait peut-être la conscience de sa faiblesse devant une si audacieuse agression. Une des plus fortes armes de l’homme est ce pouvoir terrible d’occuper de lui-même une femme dont l’imagination naturellement mobile s’effraie ou s’offense d’une poursuite.

Cependant, au milieu des fêtes qui marquèrent le retour des Bourbons, un malheur bien profond, et qui devait influer sur sa vie, assaillit la pauvre Julie : elle perdit la comtesse de Listomère-Landon. La vieille dame mourut de joie et d’une goutte remontée au coeur, en revoyant à Tours le duc d’Angoulême. Ainsi, la personne à laquelle son âge donnait le droit d’éclairer Victor, la seule qui, par d’adroits conseils, pouvait rendre l’accord de la femme et du mari plus parfait, cette personne était morte.”

Ne se rencontre-t-il pas beaucoup d’hommes dont la nullité profonde est un secret pour la plupart des gens qui les connaissent? Un haut rang, une illustre naissance, d’importantes fonctions, un certain vernis de politesse, une grande réserve dans la conduite, ou les prestiges de la fortune sont, pour eux, comme des gardes qui empêchent les critiques de pénétrer jusqu’à leur intime existence. Ces gens ressemblent aux rois dont la véritable taille, le caractère et les moeurs ne peuvent jamais être ni bien connus ni justement appréciés, parce qu’ils sont vus de trop loin ou de trop près. Ces personnages à mérite factice interrogent au lieu de parler, ont l’art de mettre les autres en scène pour éviter de poser devant eux; puis, avec une heureuse adresse, ils tirent chacun par le fil de ses passions ou de ses intérêts, et se jouent ainsi des hommes qui leur sont réellement supérieurs, en font des marionnettes et les croient petits pour les avoir rabaissés jusqu’à eux. Ils obtiennent alors le triomphe naturel d’une pensée mesquine, mais fixe, sur la mobilité des grandes pensées. Aussi pour juger ces têtes vides, et peser leurs valeurs négatives, l’observateur doit-il posséder un esprit plus subtil que supérieur, plus de patience que de portée dans la vue, plus de finesse et de tact que d’élévation et grandeur dans les idées. Néanmoins, quelque habileté que déploient ces usurpateurs en détendant leurs côtés faibles, il leur est bien difficile de tromper leurs femmes, leurs mères, leurs enfants ou l’ami de la maison; mais ces personnes leur gardent presque toujours le secret sur une chose qui touche, en quelque sorte, à l’honneur commun; et souvent même elles les aident à en imposer au monde. (…) Songez maintenant au rôle que doit jouer une femme d’esprit et de sentiment en présence d’un mari de ce genre, n’apercevez-vous pas des existences pleines de douleurs et de dévouement dont rien ici-bas ne saurait récompenser certains coeurs pleins d’amour et de délicatesse?”

Tant que Napoléon resta debout, le comte d’Aiglemont, colonel comme tant d’autres, bon officier d’ordonnance, excellant à remplir une mission dangereuse, mais incapable d’un commandement de quelque importance n’excita nulle envie, passa pour un des braves que favorisait l’empereur, et fut ce que les militaires nomment vulgairement un bon enfant. La Restauration, qui lui rendit le titre de marquis, ne le trouva pas ingrat: il suivit les Bourbons à Gand.” itálicos: mistério dos títulos esclarecidos; conde ‘ilegítimo’ cassado pela nobreza, devolveram-lhe um biscoito, bom consolo, à meia-altura.

son instinct si délicatement féminin lui disait qu’il est bien plus beau d’obéir à un homme de talent que de conduire un sot, et qu’une jeune épouse, obligée de penser et d’agir en homme, n’est ni femme ni homme, abdique toutes les grâces de son sexe en en perdant les malheurs, et n’acquiert aucun des privilèges que nos lois ont remis aux plus forts. Son existence cachait une bien amère dérision. N’était-elle pas obligée d’honorer une idole creuse, de protéger son protecteur, pauvre être qui, pour salaire d’un dévouement continu, lui jetait l’amour égoïste des maris, ne voyait en elle que la femme, ne daignait ou ne savait pas, injure toute aussi profonde, s’inquiéter de ses plaisirs, ni d’où venaient sa tristesse et son dépérissement?”

La marquise, chargée de tous les malheurs de cette triste existence, devait sourire encore à son maître imbécile, parer de fleurs une maison de deuil, et afficher le bonheur sur un visage pâli par de secrets supplices. Cette responsabilité d’honneur, cette abnégation magnifique donnèrent insensiblement à la jeune marquise une dignité de femme, une conscience de vertu qui lui servirent de sauvegarde contre les dangers du monde. (…) elle attendit avec résignation la fin de ses peines en espérant mourir jeune.” “souffrance élégante d’ailleurs, maladie presque voluptueuse en apparence, et qui pouvait passer aux yeux des gens superficiels pour une fantaisie de petite maîtresse. Les médecins avaient condamné la marquise à rester couchée sur un divan, où elle s’étiolait au milieu des fleurs qui l’entouraient, en se fanant comme elle. Sa faiblesse lui interdisait la marche et le grand air; elle ne sortait qu’en voiture fermée. Sans cesse environnée de toutes les merveilles de notre luxe et de notre industrie modernes, elle ressemblait moins à une malade qu’à une reine indolente. Quelques amis, amoureux peut-être de son malheur et de sa faiblesse, sûrs de toujours la trouver chez elle, et spéculant sans doute aussi sur sa bonne santé future, venaient lui apporter les nouvelles et l’instruire de ces mille petits événements qui rendent à Paris l’existence si variée. Sa mélancolie, quoique grave et profonde, était donc la mélancolie de l’opulence. La marquise d’Aiglemont ressemblait à une belle fleur dont la racine est rongée par un insecte noir.”

Son mari n’aimait pas la musique. Enfin, elle se trouvait presque toujours gênée dans les salons où sa beauté lui attirait des hommages intéressés. Sa situation y excitait une sorte de compassion cruelle, une curiosité triste. Elle était atteinte d’une inflammation assez ordinairement mortelle, que les femmes se confient à l’oreille, et à laquelle notre néologie n’a pas encore su trouver de nom. Malgré le silence au sein duquel sa vie s’écoulait, la cause de sa souffrance n’était un secret pour personne. Toujours jeune fille, en dépit du mariage, les moindres regards la rendaient honteuse. Aussi, pour éviter de rougir, n’apparaissait-elle jamais que riante, gaie; elle affectait une fausse joie, se disait toujours bien portante, ou prévenait les questions sur sa santé par de pudiques mensonges. Cependant, en 1817, un événement contribua beaucoup à modifier l’état déplorable dans lequel Julie avait été plongée jusqu’alors. Elle eut une fille, et voulut la nourrir. Pendant deux années, les vives distractions et les inquiets plaisirs que donnent les soins maternels lui firent une vie moins malheureuse. Elle se sépara nécessairement de son mari. Les médecins lui pronostiquèrent une meilleure santé ; mais la marquise ne crut point à ces présages hypothétiques. Comme toutes les personnes pour lesquelles la vie n’a plus de douceur, peut-être voyait-elle dans la mort un heureux dénouement.”

Quoiqu’elle fût certaine de conserver un grand empire sur Victor et d’avoir obtenu son estime pour toujours, elle craignait l’influence des passions sur un homme si nul et si vaniteusement irréfléchi.”

Les prévoyantes paroles de son père retentissaient derechef à son oreille”

Dans le tableau que sa mémoire lui traçait du passé, la candide figure d’Arthur s’y dessinait chaque jour plus pure et plus belle, mais rapidement; car elle n’osait s’arrêter à ce souvenir. Le silencieux et timide amour du jeune Anglais était le seul événement qui, depuis le mariage, eût laissé quelques doux vestiges dans ce coeur sombre et solitaire.”

dores latentes e lactantes

À qui se serait-elle plainte? de qui pouvait-elle être entendue? Puis, elle avait cette extrême délicatesse de la femme, cette ravissante pudeur de sentiment qui consiste à taire une plainte inutile, à ne pas prendre un avantage quand le triomphe doit humilier le vainqueur et le vaincu. Julie essayait de donner sa capacité, ses propres vertus à monsieur d’Aiglemont, et se vantait de goûter le bonheur qui lui manquait. Toute sa finesse de femme était employée en pure perte à des ménagements ignorés de celui-là même dont ils perpétuaient le despotisme. Par moments, elle était ivre de malheur, sans idée, sans frein ; mais, heureusement, une piété vraie la ramenait toujours à une espérance suprême: elle se réfugiait dans la vie future, admirable croyance qui lui faisait accepter de nouveau sa tâche douloureuse. Ces combats si terribles, ces déchirements intérieurs étaient sans gloire, ces longues mélancolies étaient inconnues; nulle créature ne recueillait ses regards ternes, ses larmes amères jetées au hasard et dans la solitude.”

Quand deux époux se connaissent parfaitement et ont pris une longue habitude d’eux-mêmes, lorsqu’une femme sait interpréter les moindres gestes d’un homme et peut pénétrer les sentiments ou les choses qu’il lui cache, alors des lumières soudaines éclatent souvent après des réflexions ou des remarques précédentes, dues au hasard, ou primitivement faites avec insouciance. Une femme se réveille souvent tout à coup sur le bord ou au fond d’un abîme. Ainsi la marquise, heureuse d’être seule depuis quelques jours, devina le secret de sa solitude. Inconstant ou lassé, généreux ou plein de pitié pour elle, son mari ne lui appartenait plus. En ce moment, elle ne pensa plus à elle, ni à ses souffrances, ni à ses sacrifices; elle ne fut plus que mère, et vit la fortune, l’avenir, le bonheur de sa fille; sa fille, le seul être d’où lui vînt quelque félicité; son Hélène, seul bien qui l’attachât à la vie.”

Jusqu’alors, sûre d’être aimée par Victor, autant qu’il pouvait aimer, elle s’était dévouée à un bonheur qu’elle ne partageait pas; mais, aujourd’hui, n’ayant plus la satisfaction de savoir que ses larmes faisaient la joie de son mari, seule dans le monde, il ne lui restait plus que le choix des malheurs. Au milieu du découragement qui, dans le calme et le silence de la nuit, détendit toutes ses forces; au moment où, quittant son

divan et son feu presque éteint, elle allait, à la lueur d’une lampe, contempler sa fille d’un oeil sec, monsieur d’Aiglemont rentra plein de gaieté. Julie lui fit admirer le sommeil d’Hélène; mais il accueillit l’enthousiasme de sa femme par une phrase banale.

À cet âge, dit-il, tous les enfants sont gentils.”

Elle n’eut plus aucun remords de lui imposer une vie difficile. D’un seul bond, elle s’élança dans les froids calculs de l’indifférence. Pour sauver sa fille, elle devina tout à coup les perfidies, les mensonges des créatures qui n’aiment pas, les tromperies de la coquetterie, et ces ruses atroces qui font haïr si profondément la femme chez qui les hommes supposent alors des corruptions innées. À l’insu de Julie, sa vanité féminine, son intérêt et un vague désir de vengeance s’accordèrent avec son amour maternel pour la faire entrer dans une voie où de nouvelles douleurs l’attendaient. Mais elle avait l’âme trop belle, l’esprit trop délicat, et surtout trop de franchise pour être longtemps complice de ces fraudes. Habituée à lire en elle-même, au premier pas dans le vice, car ceci était du vice, le cri de sa conscience devait étouffer celui des passions et de l’égoïsme. En effet, chez une jeune femme dont le coeur est encore pur, et où l’amour est resté vierge, le sentiment de la maternité même est soumis à la voix de la pudeur. La pudeur n’est-elle pas toute la femme? Mais Julie ne voulut apercevoir aucun danger, aucune faute dans sa nouvelle vie. Elle vint chez madame de Sérizy. Sa rivale comptait voir une femme pâle, languissante; la marquise avait mis du rouge, et se présenta dans tout l’éclat d’une parure qui rehaussait encore sa beauté.”

Lorsque Julie se leva pour aller au piano chanter la romance de Desdémone, les hommes accoururent de tous les salons pour entendre cette célèbre voix, muette depuis si longtemps, et il se fit un profond silence. La marquise éprouva de vives émotions en voyant les têtes pressées aux portes et tous les regards attachés sur elle. Elle chercha son mari, lui lança une oeillade pleine de coquetterie, et vit avec plaisir qu’en ce moment son amour-propre était extraordinairement flatté. Heureuse de ce triomphe, elle ravit l’assemblée dans la première partie d’al piu salice. Jamais ni la Malibran, ni la Pasta n’avaient fait entendre des chants si parfaits de sentiment et d’intonation; mais, au moment de la reprise, elle regarda dans les groupes, et aperçut Arthur dont le regard fixe ne la quittait pas. Elle tressaillit vivement, et sa voix s’altéra.” “Elle lut sur le visage presque féminin du jeune anglais les pensées profondes, les mélancolies douces, les résignations douloureuses dont elle-même était la victime. Elle se reconnut en lui.”

La malade et son médecin marchaient du même pas sans être étonnés d’un accord qui paraissait avoir existé dès le premier jour où ils marchèrent ensemble, ils obéissaient à une même volonté, s’arrêtaient, impressionnés par les mêmes sensations, leurs regards, leurs paroles correspondaient à des pensées mutuelles.”

Oh! Mon Dieu, combien j’aime ce pays, répéta Julie avec un enthousiasme croissant et naïf. Vous l’avez habité longtemps ? reprit-elle après une pause.

À ces mots, lord Grenville tressaillit.

C’est là, répondit-il avec mélancolie en montrant un bouquet de noyers sur la route, là que prisonnier je vous vis pour la première fois…

Les femmes ont un inimitable talent pour exprimer leurs sentiments sans employer de trop vives paroles; leur éloquence est surtout dans l’accent, dans le geste, l’attitude et les regards. Lord Grenville se cacha la tête dans ses mains, car des larmes roulaient dans ses yeux. Ce remerciement était le premier que Julie lui fît depuis leur départ de Paris. Pendant une année entière, il avait soigné la marquise avec le dévouement le plus entier. Secondé par d’Aiglemont, il l’avait conduite aux eaux d’Aix, puis sur les bords de la mer à La Rochelle. Épiant à tout moment les changements que ses savantes et simples prescriptions produisaient sur la constitution délabrée de Julie, il l’avait cultivée comme une fleur rare peut l’être par un horticulteur passionné. La marquise avait paru recevoir les soins intelligents d’Arthur avec tout l’égoïsme d’une Parisienne habituée aux hommages, ou avec l’insouciance d’une courtisane qui ne sait ni le coût des choses ni la valeur des hommes, et les prise au degré d’utilité dont ils lui sont. L’influence exercée sur l’âme par les lieux est une chose digne de remarque. Si la mélancolie nous gagne infailliblement lorsque nous sommes au bord des eaux, une autre loi de notre nature impressible fait que, sur les montagnes, nos sentiments s’épurent: la passion y gagne en profondeur ce qu’elle paraît perdre en vivacité. L’aspect du vaste bassin de la Loire, l’élévation de la jolie colline où les deux amants s’étaient assis, causaient peut-être le calme délicieux dans lequel ils savourèrent d’abord le bonheur qu’on goûte à deviner l’étendue d’une passion cachée sous des paroles insignifiantes en apparence. Au moment où Julie achevait la phrase qui avait si vivement ému lord Grenville, une brise caressante agita la cime des arbres, répandit la fraîcheur des eaux dans l’air, quelques nuages couvrirent le soleil, et des ombres molles laissèrent voir toutes les beautés de cette jolie nature. Julie détourna la tête pour dérober au jeune lord la vue des larmes qu’elle réussit à retenir et à sécher, car l’attendrissement d’Arthur l’avait promptement gagnée. Elle n’osa lever les yeux sur lui dans la crainte qu’il ne lût trop de joie dans ce regard. Son instinct de femme lui faisait sentir qu’à cette heure dangereuse elle devait ensevelir son amour au fond de son coeur. Cependant le silence pouvait être également redoutable. En s’apercevant que lord Grenville était hors d’état de prononcer une parole, Julie reprit d’une voix douce : – Vous êtes touché de ce que je vous ai dit, milord. Peut-être cette vive expansion est-elle la manière que prend une âme gracieuse et bonne comme l’est la vôtre pour revenir sur un faux jugement. Vous m’aurez crue ingrate en me trouvant froide et réservée, ou moqueuse et insensible pendant ce voyage qui heureusement va bientôt se terminer. Je n’aurais pas été digne de recevoir vos soins, si je n’avais su les apprécier. Milord, je n’ai rien oublié. Hélas! je n’oublierai rien, ni la sollicitude qui vous faisait veiller sur moi comme une mère veille sur son enfant, ni surtout la noble confiance de nos entretiens fraternels, la délicatesse de vos procédés; séductions contre lesquelles nous sommes toutes sans armes. Milord, il est hors de mon pouvoir de vous récompenser…

À ce mot, Julie s’éloigna vivement, et lord Grenville ne fit aucun mouvement pour l’arrêter, la marquise alla sur une roche à une faible distance, et y resta immobile; leurs émotions furent un secret pour eux-mêmes; sans doute ils pleurèrent en silence ; les chants des oiseaux, si gais, si prodigues d’expressions tendres au coucher du soleil, durent augmenter la violente commotion qui les avait forcés de se séparer: la nature se chargeait de leur exprimer un amour dont ils n’osaient parler.”

L’oiseau n’oisais pas parler

J’ai plusieurs fois calculé trop habilement les moyens de tuer cet homme pour pouvoir y toujours résister, si je restais près de vous.”

Les lois du monde, reprit-elle, exigent que je lui rende l’existence heureuse, j’y obéirai; je serai sa servante; mon dévouement pour lui sera sans bornes, mais d’aujourd’hui je suis veuve. Je ne veux être une prostituée ni à mes yeux ni à ceux du monde; si je ne suis point à monsieur d’Aiglemont, je ne serai jamais à un autre. Vous n’aurez de moi que ce que vous m’avez arraché. Voilà l’arrêt que j’ai porté sur moi-même, dit-elle en regardant Arthur avec fierté. Il est irrévocable, milord. Maintenant, apprenez que si vous cédiez à une pensée criminelle, la veuve de monsieur d’Aiglemont entrerait dans un cloître, soit en Italie, soit en Espagne. Le malheur a voulu que nous ayons parlé de notre amour. Ces aveux étaient inévitables peut-être; mais que ce soit pour la dernière fois que nos coeurs aient si fortement vibré. Demain, vous feindrez de recevoir une lettre qui vous appelle en Angleterre, et nous nous quitterons pour ne plus nous revoir.”

“– Voici, certes, le plus beau site que nous ayons vu, dit-elle. Je ne l’oublierai jamais. Voyez donc, Victor, quels lointains, quelle étendue et quelle variété. Ce pays me fait concevoir l’amour.

Riant d’un rire presque convulsif, mais riant de manière à tromper son mari, elle sauta gaiement dans les chemins creux, et disparut.”

La noble et délicate conduite que lord Grenville tenait pendant ce voyage avait détruit les soupçons du marquis, et depuis quelque temps il laissait sa femme libre, en se confiant à la foi punique du lord-docteur.”

Telle femme incapable de se rappeler les événements les plus graves, se souviendra pendant toute sa vie des choses qui importent à ses sentiments. Aussi, Julie eut-elle une parfaite souvenance de détails même frivoles. Elle reconnut avec bonheur les plus légers accidents de son premier voyage, et jusqu’à des pensées qui lui étaient venues à certains endroits de la route. Victor, redevenu passionnément amoureux de sa femme depuis qu’elle avait recouvré la fraîcheur de la jeunesse et toute sa beauté, se serra près d’elle à la façon des amants. Lorsqu’il essaya de la prendre dans ses bras, elle se dégagea doucement, et trouva je ne sais quel prétexte pour éviter cette innocente caresse. Puis, bientôt, elle eut horreur du contact de Victor de qui elle sentait et partageait la chaleur, par la manière dont ils étaient assis. Elle voulut se mettre seule sur le devant de la voiture; mais son mari lui fit la grâce de la laisser au fond. Elle le remercia de cette attention par un soupir auquel il se méprit, et cet ancien séducteur de garnison, interprétant à son avantage la mélancolie de sa femme, la mit à la fin du jour dans l’obligation de lui parler avec une fermeté qui lui imposa.”

Mais qui donc oserait blâmer les femmes? Quand elles ont imposé silence au sentiment exclusif qui ne leur permet pas d’appartenir à deux hommes, ne sont-elles pas comme des prêtres sans croyance?”

* * *

Deux ans se passèrent, pendant lesquels monsieur et madame d’Aiglemont menèrent la vie des gens du monde, allant chacun de leur côté, se rencontrant dans les salons plus souvent que chez eux; élégant divorce par lequel se terminent beaucoup de mariages dans le grand monde.”

Madame de Wimphen était cette Louisa à laquelle jadis madame d’Aiglemont voulait conseiller le célibat. Les deux femmes se jetèrent un regard d’intelligence qui prouvait que Julie avait trouvé dans son amie une confidente de ses peines, confidente précieuse et charitable, car madame de Wimphen était très heureuse en mariage ; et, dans la situation opposée où elles étaient, peut-être le bonheur de l’une faisait-il une garantie de son dévouement au malheur de l’autre. En pareil cas, la dissemblance des

destinées est presque toujours un puissant lien d’amitié.”

Je suis une femme très vertueuse selon les lois: je lui rends sa maison agréable, je ferme les yeux sur ses intrigues, je ne prends rien sur sa fortune, il peut en gaspiller les revenus à son gré, j’ai soin seulement d’en conserver le capital. À ce prix, j’ai la paix. Il ne s’explique pas, ou ne veut pas s’expliquer mon existence.”

Croirais-tu, ma chère, que je lis les journaux anglais, dans le seul espoir de voir son nom imprimé.”

Ceci est un secret, répondit la marquise en laissant échapper un geste de naïveté presque enfantine. Écoute. Je prends de l’opium. L’histoire de la duchesse de…, à Londres, m’en a donné l’idée. Tu sais, Mathurin en a fait un roman. Mes gouttes de laudanum sont très faibles. Je dors. Je n’ai guère que sept heures de veille, et je les donne à ma fille…

Un mari, nous pouvons l’abandonner même quand il nous aime. Un homme est un être fort, il a des consolations. Nous pouvons mépriser les lois du monde. Mais un enfant sans mère!

Vous épousez une jolie femme, elle enlaidit; vous épousez une jeune fille pleine de santé, elle devient malingre; vous la croyez passionnée, elle est froide; ou bien, froide en apparence, elle est réellement si passionnée qu’elle vous tue ou vous déshonore. Tantôt la créature la plus douce est quinteuse, et jamais les quinteuses ne deviennent douces; tantôt, l’enfant que vous avez eue niaise et faible, déploie contre vous une volonté de fer, un esprit de démon. Je suis las du mariage.”

À propos, veux-tu venir à Saint-Thomas-d’Aquin avec moi voir l’enterrement de lord Grenville?”

Il lui était si difficile de supporter le moindre bruit que toute voix humaine, même celle de son enfant, l’affectait désagréablement. Les gens du pays s’occupèrent beaucoup de ces singularités; puis, quand toutes les suppositions possibles furent faites, ni les petites villes environnantes, ni les paysans ne songèrent plus à cette femme malade.

La marquise, laissée à elle-même, put donc rester parfaitement silencieuse au milieu du silence qu’elle avait établi autour d’elle, et n’eut aucune occasion de quitter la chambre tendue de tapisseries où mourut sa grand-mère, et où elle était venue pour y mourir doucement, sans témoins, sans importunités, sans subir les fausses démonstrations des égoïsmes fardés d’affection qui, dans les villes, donnent aux mourants une double agonie. Cette femme avait 26 ans. À cet âge, une âme encore pleine de poétiques illusions aime à savourer la mort, quand elle lui semble bienfaisante. Mais la mort a de la coquetterie pour les jeunes gens; pour eux, elle s’avance et se retire, se montre et se cache; sa lenteur les désenchante d’elle, et l’incertitude que leur cause son lendemain finit par les rejeter dans le monde où ils rencontreront la douleur, qui, plus impitoyable que ne l’est la mort, les frappera sans se laisser attendre. Or, cette femme qui se refusait à vivre allait éprouver l’amertume de ces retardements au fond de sa solitude, et y faire, dans une agonie morale que la mort ne terminerait pas, un terrible apprentissage d’égoïsme qui devait lui déflorer le coeur et le façonner au monde.

La marquise souffrait véritablement pour la première et pour la seule fois de sa vie peut-être. En effet, ne serait-ce pas une erreur de croire que les sentiments se reproduisent? Une fois éclos, n’existent-ils pas toujours au fond du coeur? Ils s’y apaisent et s’y réveillent au gré des accidents de la vie ; mais ils y restent, et leur séjour modifie nécessairement l’âme. Ainsi, tout sentiment n’aurait qu’un grand jour, le jour plus ou moins long de sa première tempête. Ainsi, la douleur, le plus constant de nos sentiments, ne serait vive qu’à sa première irruption; et ses autres atteintes iraient en s’affaiblissant, soit par notre accoutumance à ses crises, soit par une loi de notre nature qui, pour se maintenir vivante, oppose à cette force destructive une force égale mais inerte, prise dans les calculs de l’égoïsme. La perte des parents est un chagrin auquel la nature a préparé les hommes; le mal physique est passager, n’embrasse pas l’âme; et s’il persiste, ce n’est plus un mal, c’est la mort. Qu’une jeune femme perde un nouveau-né, l’amour conjugal lui a bientôt donné un successeur. Cette affliction est passagère aussi. Enfin, ces peines et beaucoup d’autres semblables sont, en quelque sorte, des coups, des blessures; mais aucune n’affecte la vitalité dans son essence, et il faut qu’elles se succèdent étrangement pour tuer le sentiment qui nous porte à chercher le bonheur. La grande, la vraie douleur serait donc un mal assez meurtrier pour étreindre à la fois le passé, le présent et l’avenir, ne laisser aucune partie de la vie dans son intégrité, dénaturer à jamais la pensée, s’inscrire inaltérablement sur les lèvres et sur le front, briser ou détendre les ressorts du plaisir, en mettant dans l’âme un principe de dégoût pour toute chose de ce monde. Encore, pour être immense, pour ainsi peser sur l’âme et sur le corps, ce mal devrait arriver en un moment de la vie où toutes les forces de l’âme et du corps sont jeunes, et foudroyer un coeur bien vivant.”

O TRISTE CREPÚSCULO DA DOR DE VIVER

Os novos sofrimentos são apenas lembranças dos dias concretamente pungentes. Vivo apenas na nostalgia de euforias e lutos já para mim perdidos, em perpétuo déjà vu à l’écran. Ainda que seja uma tela que dá para a alma, não passa de uma tela, de um sofrimento mediado no tempo e no espaço, indireto. Reflexo do reflexo do reflexo da coisa em si, paredes de espelhos infinitos sem quinas nem esquinas nem inclinações, perfeitamente paralelos e reluzentes. Mas é um corredor particular, cerrado ao público.

et nul être ne peut sortir de cette maladie sans quelque poétique changement : ou il prend la route du ciel, ou, s’il demeure ici-bas, il rentre dans le monde pour mentir au monde, pour y jouer un rôle; il connaît dès lors la coulisse où l’on se retire pour calculer, pleurer, plaisanter. Après cette crise solennelle, il n’existe plus de mystères dans la vie sociale qui dès lors est irrévocablement jugée. Chez les jeunes femmes qui ont l’âge de la marquise, cette première, cette plus poignante de toutes les douleurs, est toujours causée par le même fait. La femme et surtout la jeune femme, aussi grande par l’âme qu’elle l’est par la beauté, ne manque jamais à mettre sa vie là où la nature, le sentiment et la société la poussent à la jeter tout entière. Si cette vie vient à lui faillir et si elle reste sur terre, elle y expérimente les plus cruelles souffrances, par la raison qui rend le premier amour le plus beau de tous les sentiments. Pourquoi ce malheur n’a-t-il jamais eu ni peintre ni poète? Mais peut-il se peindre, peut-il se chanter? Non, la nature des douleurs qu’il engendre se refuse à l’analyse et aux couleurs de l’art. D’ailleurs, ces souffrances ne sont jamais confiées: pour en consoler une femme, il faut savoir les deviner; car, toujours amèrement embrassées et religieusement ressenties, elles demeurent dans l’âme comme une avalanche qui, en tombant dans une vallée, y dégrade tout avant de s’y faire une place.”

Un homme aimé, jeune et généreux, de qui elle n’avait jamais exaucé les désirs afin d’obéir aux lois du monde, était mort pour lui sauver ce que la société nomme l’honneur d’une femme.”

Non, cette pauvre affligée ne pouvait pleurer à son aise que dans un désert, y dévorer sa souffrance ou être dévorée par elle, mourir ou tuer quelque chose en elle, sa conscience peut-être.”

Il y avait en elle une femme qui raisonnait et une femme qui sentait, une femme qui souffrait et une femme qui ne voulait plus souffrir. Elle se reportait aux joies de son enfance, écoulée sans qu’elle en eût senti le bonheur, et dont les limpides images revenaient en foule comme pour lui accuser les déceptions d’un mariage convenable aux yeux du monde, horrible en réalité. À quoi lui avaient servi les belles pudeurs de sa jeunesse, ses plaisirs réprimés et les sacrifices faits au monde?”

Sa beauté même lui était insupportable, comme une chose inutile. Elle entrevoyait avec horreur que désormais elle ne pouvait plus être une créature complète.”

Neuf neuves

Après l’enfance de la créature vient l’enfance du coeur. Or, son amant avait emporté dans la tombe cette seconde enfance. Jeune encore par ses désirs, elle n’avait plus cette entière jeunesse d’âme qui donne à tout dans la vie sa valeur et sa saveur.”

Puis, en soulevant toutes les questions, en remuant tous les ressorts des différentes existences que nous donnent les natures sociale, morale et physique, elle relâchait si bien les forces de l’âme, qu’au milieu des réflexions les plus contradictoires elle ne pouvait rien saisir. Aussi parfois, quand le brouillard tombait, ouvrait-elle sa fenêtre, en y restant sans pensée, occupée à respirer machinalement l’odeur humide et terreuse épandue dans les airs, debout, immobile, idiote en apparence, car les bourdonnements [murmúrios] de sa douleur la rendaient également sourde aux harmonies de la nature et aux charmes de la pensée.”

La marquise avait perdu sa mère en bas âge, et son éducation fut naturellement influencée par le relâchement qui, pendant la révolution, dénoua les liens religieux en France. La piété est une vertu de femme que les femmes seules se transmettent bien, et la marquise était un enfant du dix-huitième siècle dont les croyances philosophiques furent celles de son père. Elle ne suivait aucune pratique religieuse. Pour elle, un prêtre était un fonctionnaire public dont l’utilité lui paraissait contestable. Dans la situation où elle trouvait, la voix de la religion ne pouvait qu’envenimer ses maux; puis, elle ne croyait guère aux curés de village, ni à leurs lumières, elle résolut donc de mettre le sien à sa place, sans aigreur, et de s’en débarrasser à la manière des riches, par un bienfait. Le curé vint, et son aspect ne changea pas les idées de la marquise. Elle vit un gros petit homme à ventre saillant, à figure rougeaude, mais vieille et ridée, qui affectait de sourire et qui souriait mal; son crâne chauve et transversalement sillonné de rides nombreuses retombait en quart de cercle sur son visage et le rapetissait; quelques cheveux blancs garnissaient le bas de la tête au-dessus de la nuque et revenaient en avant vers les oreilles. Néanmoins, la physionomie de ce prêtre avait été celle d’un homme naturellement gai. Ses grosses lèvres, son nez légèrement retroussé, son menton, qui disparaissait dans un double pli de rides, témoignaient d’un heureux caractère. La marquise n’aperçut d’abord que ces traits principaux; mais, à la première parole que lui dit le prêtre, elle fut frappée par la douceur de cette voix; elle le regarda plus attentivement, et remarqua sous ses sourcils grisonnants des yeux qui avaient pleuré; puis le contour de sa joue, vue de profil, donnait à sa tête une si auguste expression de douleur, que la marquise trouva un homme dans ce curé.”

Nous périssons moins par les effets d’un regret certain que par ceux des espérances trompées. J’ai connu de plus intolérables, de plus terribles douleurs qui n’ont pas donné la mort.”

Puis elle éprouva cette espèce de satisfaction qui réjouit le prisonnier quand, après avoir reconnu la profondeur de sa solitude et la pesanteur de ses chaînes, il rencontre un voisin qui frappe à la muraille en lui faisant rendre un son par lequel s’expriment des pensées communes.”

Le mariage, institution sur laquelle s’appuie aujourd’hui la société, nous en fait sentir à nous seules tout le poids: pour l’homme la liberté, pour la femme des devoirs. Nous vous devons toute notre vie, vous ne nous devez de la vôtre que de rares instants. Enfin l’homme fait un choix là où nous nous soumettons aveuglément. Oh! monsieur, à vous je puis tout dire. Hé bien, le mariage, tel qu’il se pratique aujourd’hui, me semble être une prostitution légale. De là sont nées mes souffrances. Mais moi seule parmi les malheureuses créatures si fatalement accouplées je dois garder le silence! moi seule suis l’auteur du mal, j’ai voulu mon mariage.”

Monsieur, rien de rien ou rien pour rien est une des plus justes lois de la nature et morale et physique.” “Il existe deux maternités, monsieur. J’ignorais jadis de telles distinctions; aujourd’hui je les sais. Je ne suis mère qu’à moitié, mieux vaudrait ne pas l’être du tout. Hélène n’est pas de lui! Oh! ne frémissez pas! Saint-Lange est un abîme où se sont engloutis bien des sentiments faux, d’où se sont lancées de sinistres lueurs, où se sont écroulés les frêles édifices des lois antinaturelles. J’ai un enfant, cela suffit; je suis mère, ainsi le veut la loi. (…) S’il ne tient pas à toutes les fibres du corps comme à toutes les tendresses du coeur; s’il ne rappelle pas de délicieuses amours, les temps, les lieux où ces deux êtres furent heureux, et leur langage plein de musiques humaines, et leurs suaves idées, cet enfant est une création manquée. Oui, pour eux, il doit être une ravissante miniature où se retrouvent les poèmes de leur double vie secrète; il doit leur offrir une source d’émotions fécondes, être à la fois tout leur passé, tout leur avenir. Ma pauvre petite Hélène est l’enfant de son père, l’enfant du devoir et du hasard”

l’amour m’a fait rêver une maternité plus grande, plus complète. J’ai caressé dans un songe évanoui l’enfant que les désirs ont conçu avant qu’il ne fût engendré, enfin cette délicieuse fleur née dans l’âme avant de naître au jour.”

Pour moi le jour est plein de ténèbres, la pensée est un glaive, mon coeur est une plaie, mon enfant est une négation. Oui, quand Hélène me parle, je lui voudrais une autre voix; quand elle me regarde, je lui voudrais d’autres yeux. Elle est là pour m’attester tout ce qui devrait être et tout ce qui n’est pas. Elle m’est insupportable! Je lui souris, je tâche de la dédommager des sentiments que je lui vole. Je souffre! oh! monsieur, je souffre trop pour pouvoir vivre. Et je passerai pour être une femme vertueuse! Et je n’ai pas commis de fautes! Et l’on m’honorera! J’ai combattu l’amour involontaire auquel je ne devais pas céder; mais, si j’ai gardé ma foi physique, ai-je conservé mon coeur? Ceci, dit-elle en appuyant la main droite sur son sein, n’a jamais été qu’à une seule créature. (…) Parfois je tremble de trouver en elle un tribunal où je serai condamnée sans être entendue. Fasse le ciel que la haine ne se mette pas un jour entre nous! Grand Dieu! ouvrez-moi plutôt la tombe, laissez-moi finir à Saint-Lange! Je veux aller dans le monde où je retrouverai mon autre âme, où je serai tout à fait mère! oh ! pardon, monsieur, je suis folle. Ces paroles m’étouffaient, je les ai dites. Ah! vous pleurez aussi! vous ne me mépriserez pas. – Hélène ! Hélène ! ma fille, viens! s’écria-t-elle avec une sorte de désespoir en entendant son enfant qui revenait de sa promenade.”

Le sourire est l’apanage, la langue, l’expression de la maternité. La marquise ne pouvait pas sourire. Elle rougit en regardant le prêtre: elle avait espéré se montrer mère, mais ni elle ni son enfant n’avaient su mentir. En effet, les baisers d’une femme sincère ont un miel divin qui semble mettre dans cette caresse une âme, un feu subtil par lequel le coeur est pénétré. Les baisers dénués de cette onction savoureuse sont âpres et secs. Le prêtre avait senti cette différence: il put sonder l’abîme qui se trouve entre la maternité de la chair et la maternité du coeur.”

Mon corps a été lâche quand mon âme était forte, et quand ma main ne tremblait plus, mon âme vacillait! J’ignore le secret de ces combats et de ces alternatives. Je suis sans doute bien tristement femme, sans persistance dans mes vouloirs, forte seulement pour aimer. Je me méprise! Le soir, quand mes gens dormaient, j’allais à la pièce d’eau courageusement; arrivée au bord, ma frêle nature avait horreur de la destruction. Je vous confesse mes faiblesses. Lorsque je me retrouvais au lit, j’avais honte de moi, je redevenais courageuse. Dans un de ces moments j’ai pris du laudanum; mais j’ai souffert et ne suis pas morte. J’avais cru boire tout ce que contenait le flacon et je m’étais arrêtée à moitié.”

Quel sera le sort d’Hélène? le mien sans doute. Quels moyens ont les mères d’assurer à leurs filles que l’homme auquel elles les livrent sera un époux selon leur coeur? Vous honnissez de pauvres créatures qui se vendent pour quelques écus à un homme qui passe, la faim et le besoin absolvent ces unions éphémères; tandis que la société tolère, encourage l’union immédiate bien autrement horrible d’une jeune fille candide et d’un homme qu’elle n’a pas vu trois mois durant; elle est vendue pour toute sa vie. Il est vrai que le prix est élevé! Si en ne lui permettant aucune compensation à ses douleurs vous l’honoriez; mais non, le monde calomnie les plus vertueuses d’entre nous! Telle est notre destinée, vue sous ses deux faces: une prostitution publique et la honte, une prostitution secrète et le malheur. Quant aux pauvres filles sans dot, elles deviennent folles, elles meurent; pour elles aucune pitié ! La beauté, les vertus ne sont pas des valeurs dans votre bazar humain et vous nommez Société ce repaire d’égoïsme. Mais exhérédez les femmes! au moins accomplirezvous ainsi une loi de nature en choisissant vos compagnes en les épousant au gré des voeux du coeur.”

Le philosophisme et l’intérêt personnel ont attaqué votre coeur; vous êtes sourde à la voix de la religion comme le sont les enfants de ce siècle sans croyance! Les plaisirs du monde n’engendrent que des souffrances. Vous allez changer de douleurs voilà tout.

Je ferai mentir votre prophétie, dit-elle en souriant avec amertume, je serai fidèle à celui qui mourut pour moi.

La douleur, répondit-il, n’est viable que dans les âmes préparées par la religion.”

* * *

Quatre ans après…

les jouissances de Paris, à cette vie rapide, à ce tourbillon de pensées et de plaisirs que l’on calomnie assez souvent, mais auquel il est si doux de s’abandonner. Habitué depuis trois ans à saluer les capitales européennes, et à les déserter au gré des caprices de sa destinée diplomatique, Charles de Vandenesse avait cependant peu de chose à regretter en quittant Paris. Les femmes ne produisaient plus aucune impression sur lui, soit qu’il regardât une passion vraie comme tenant trop de place dans la vie d’un homme politique, soit que les mesquines occupations d’une galanterie superficielle lui parussent trop vides pour une âme forte. Nous avons tous de grandes prétentions à la force d’âme. En France, nul homme, fût-il médiocre, ne consent à passer pour simplement spirituel. Ainsi, Charles, quoique jeune (à peine avait-il trente ans), s’était déjà philosophiquement accoutumé à voir des idées, des résultats, des moyens, là où les hommes de son âge aperçoivent des sentiments, des plaisirs et des illusions. Il refoulait la chaleur et l’exaltation naturelle aux jeunes gens dans les profondeurs de son âme que la nature avait créée généreuse. Il travaillait à se faire froid, calculateur; à mettre en manières, en formes aimables, en artifices de séduction, les richesses morales qu’il tenait du hasard; véritable tâche d’ambitieux; rôle triste, entrepris dans le but d’atteindre à ce que nous nommons aujourd’hui une belle position. Il jetait un dernier coup d’oeil sur les salons où l’on dansait. Avant de quitter le bal, il voulait sans doute en emporter l’image, comme un spectateur ne sort pas de sa loge à l’opéra sans regarder le tableau final. Mais aussi, par une fantaisie facile à comprendre, monsieur de Vandenesse étudiait l’action tout française, l’éclat et les riantes figures de cette fête parisienne, en les rapprochant par la pensée des physionomies nouvelles, des scènes pittoresques qui l’attendaient à Naples, où il se proposait de passer quelques jours avant de se rendre à son poste. Il semblait comparer la France si changeante et sitôt étudiée à un pays dont les moeurs et les sites ne lui étaient connus que par des ouï-dires contradictoires, ou par des livres, mal faits pour la plupart. Quelques réflexions assez poétiques, mais devenues aujourd’hui très vulgaires, lui passèrent alors par la tête, et répondirent, à son insu peut-être, aux voeux secrets de son coeur, plus exigeant que blasé, plus inoccupé que flétri.

Voici, se disait-il, les femmes les plus élégantes, les plus riches, les plus titrées de Paris. Ici sont les célébrités du jour, renommées de tribune, renommées aristocratiques et littéraires: là, des artistes; là, des hommes de pouvoir. Et cependant je ne vois que de petites intrigues, des amours mort-nés, des sourires qui ne disent rien, des dédains sans cause, des regards sans flamme, beaucoup d’esprit, mais prodigué sans but. Tous ces visages blancs et roses cherchent moins le plaisir que des distractions. Nulle émotion n’est vraie. Si vous voulez seulement des plumes bien posées, des gazes fraîches, de jolies toilettes, des femmes frêles; si pour vous la vie n’est qu’une surface à effleurer, voici votre monde. Contentez-vous de ces phrases insignifiantes, de ces ravissantes grimaces, et ne demandez pas un sentiment dans les coeurs. Pour moi, j’ai horreur de ces plates intrigues qui finiront par des mariages, des sous-préfectures, des recettes générales, ou, s’il s’agit d’amour, par des arrangements secrets, tant l’on a honte d’un semblant de passion. Je ne vois pas un seul de ces visages éloquents qui vous annonce une âme abandonnée à une idée comme à un remords. Ici, le regret ou le malheur se cachent honteusement sous des plaisanteries. Je n’aperçois aucune de ces femmes avec lesquelles j’aimerais à lutter, et qui vous entraînent dans un abîme. Où trouver de l’énergie à Paris? Un poignard est une curiosité que l’on y suspend à un clou doré, que l’on pare d’une jolie gaine. Femmes, idées, sentiments, tout se ressemble. Il n’y existe plus de passions, parce que les individualités ont disparu. Les rangs, les esprits, les fortunes ont été nivelés, et nous avons tous pris l’habit noir comme pour nous mettre en deuil de la France morte. Nous n’aimons pas nos égaux. Entre deux amants, il faut des différences à effacer, des distances à combler. Ce charme de l’amour s’est évanoui en 1789! Notre ennui, nos moeurs fades sont le résultat du système politique. Au moins, en Italie, tout y est tranché. Les femmes y sont encore des animaux malfaisants, des sirènes dangereuses, sans raison, sans logique autre que celle de leurs goûts, de leurs appétits, et desquelles il faut se défier comme on se défie des tigres…”

Le mérite d’une rêverie est tout entier dans son vague, n’est-elle pas une sorte de vapeur intellectuelle?”

Une femme de qui vous vous êtes, certes, entretenu plus d’une fois pour la louer ou pour en médire, une femme qui vit dans la solitude, un vrai mystère.

Si vous avez jamais été clémente dans votre vie, de grâce, dites-moi son nom?

La marquise d’Aiglemont.

Je vais aller prendre des leçons près d’elle: elle a su faire d’un mari bien médiocre un pair de France, d’un homme nul une capacité politique. Mais, dites-moi, croyez-vous que lord Grenville soit mort pour elle, comme quelques femmes l’ont prétendu?

Peut-être.

C’est quelque chose, à Paris, qu’une constance de quatre ans.”

Quatro anos sem trair o marido em plena Paris é um feito e tanto.”

Charles resta pendant un moment immobile, le dos légèrement appuyé sur le chambranle de la porte, et tout occupé à examiner une femme devenue célèbre sans que personne pût rendre compte des motifs sur lesquels se fondait sa renommée. Le monde offre beaucoup de ces anomalies curieuses. La réputation de madame d’Aiglemont n’était pas, certes, plus extraordinaire que celle de certains hommes toujours en travail d’une oeuvre inconnue: statisticiens tenus pour profonds sur la foi de calculs qu’ils se gardent bien de publier; politiques qui vivent sur un article de journal; auteurs ou artistes dont l’oeuvre reste toujours en portefeuille; gens savants avec ceux qui ne connaissent rien à la science, comme Sganarelle est latiniste avec ceux qui ne savent pas le latin; hommes auxquels on accorde une capacité convenue sur un point, soit la direction des arts, soit une mission importante. Cet admirable mot: c’est une spécialité, semble avoir été créé pour ces espèces d’acéphales politiques ou littéraires. Charles demeura plus longtemps en contemplation qu’il ne le voulait, et fut mécontent d’être si fortement préoccupé par une femme; mais aussi la présence de cette femme réfutait les pensées qu’un instant auparavant le jeune diplomate avait conçues à l’aspect du bal.”

MULHER CENTRÍPETA

centopéia

fugaz

tout homme supérieur se sentait-il curieusement attiré vers cette femme douce et silencieuse. Si l’esprit cherchait à deviner les mystères de la perpétuelle réaction qui se faisait en elle du présent vers le passé, du monde à sa solitude, l’âme n’était pas moins intéressée à s’initier aux secrets d’un coeur en quelque sorte orgueilleux de ses souffrances. En elle, rien d’ailleurs ne démentait les idées qu’elle inspirait tout d’abord. Comme presque toutes les femmes qui ont de très longs cheveux, elle était pâle et parfaitement blanche.”

ces sortes de cous sont les plus gracieux, et donnent aux têtes de femmes de vagues affinités avec les magnétiques ondulations du serpent. S’il n’existait pas un seul des mille indices par lesquels les caractères les plus dissimulés se révèlent à l’observateur, il lui suffirait d’examiner attentivement les gestes de la tête et les torsions du cou, si variées, si expressives, pour juger une femme. Chez madame d’Aiglemont, la mise était en harmonie avec la pensée qui dominait sa personne.”

À un certain âge seulement, certaines femmes choisies savent seules donner un langage à leur attitude. Est-ce le chagrin, est-ce le bonheur qui prête à la femme de trente ans, à la femme heureuse ou malheureuse, le secret de cette contenance éloquente? Ce sera toujours une vivante énigme que chacun interprète au gré de ses désirs, de ses espérances ou de son système.”

l’insouciance de sa pose, ses mouvements pleins de lassitude, tout révélait une femme sans intérêt dans la vie, qui n’a point connu les plaisirs de l’amour (…) une femme inoccupée qui prend le vide pour le néant.”

vocação: vazio:

voto: de silêncio

em branco

paz

silêncio

branco chiado

O que eu não obtive não existe!

Ass: Napoleão,

que nega a Europa.

NA VELOCIDADE DA MEDULA ESPINHAL (OU DE UM METEORO SENTIMENTAL): “Une conversation s’établit alors entre la marquise et le jeune homme, qui, suivant l’usage, abordèrent en un moment une multitude de sujets: la peinture, la musique, la littérature, la politique, les hommes, les événements et les choses. Puis ils arrivèrent par une pente insensible au sujet éternel des causeries françaises et étrangères, à l’amour, aux sentiments et aux femmes.

Nous sommes esclaves.

Vous êtes reines.

Les phrases plus ou moins spirituelles dites par Charles et la marquise pouvaient se réduire à cette simple expression de tous les discours présents et à venir tenus sur cette matière. Ces deux phrases ne voudront-elles pas toujours dire dans un temps donné : – Aimez-moi. – Je vous aimerai.”

Il existe des pensées auxquelles nous obéissons sans les connaître: elles sont en nous à notre insu. Quoique cette réflexion puisse paraître plus paradoxale que vraie, chaque

personne de bonne foi en trouvera mille preuves dans sa vie. En se rendant chez la marquise, Charles obéissait à l’un de ces textes préexistants dont notre expérience et les conquêtes de notre esprit ne sont, plus tard, que les développements sensibles.”

L’une [la jeune femme] cède, l’autre choisit.”

en se donnant, la femme expérimentée semble donner plus qu’elle-même”

Pour qu’une jeune fille soit la maîtresse, elle doit être trop corrompue, et on l’abandonne alors avec horreur; tandis qu’une femme a mille moyens de conserver tout à la fois son pouvoir et sa dignité. L’une, trop soumise, vous offre les tristes sécurités du repos; l’autre perd trop pour ne pas demander à l’amour ses mille métamorphoses. L’une se déshonore toute seule, l’autre tue à votre profit une famille

entière. La jeune fille n’a qu’une coquetterie, et croit avoir tout dit quand elle a quitté son vêtement; mais la femme en a d’innombrables et se cache sous mille voiles; enfin elle caresse toutes les vanités, et la novice n’en flatte qu’une. Il s’émeut d’ailleurs des indécisions, des terreurs, des craintes, des troubles et des orages chez la femme de trente ans, qui ne se rencontrent jamais dans l’amour d’une jeune fille. Arrivée à cet âge, la femme demande à un jeune homme de lui restituer l’estime qu’elle lui a sacrifiée; elle ne vit que pour lui, s’occupe de son avenir, lui veut une belle vie, la lui ordonne glorieuse; elle obéit, elle prie et commande, s’abaisse et s’élève, et sait consoler en mille occasions, où la jeune fille ne sait que gémir. Enfin, outre tous les avantages de sa position, la femme de trente ans peut se faire jeune fille, jouer tous les rôles, être pudique, et s’embellir même d’un malheur. Entre elles deux se trouve l’incommensurable différence du prévu à l’imprévu, de la force à la faiblesse.”

La sainteté des femmes est inconciliable avec les devoirs et les libertés du monde. Émanciper les femmes, c’est les corrompre. En accordant à un étranger le droit d’entrer dans le sanctuaire du ménage, n’est-ce pas se mettre à sa merci? mais qu’une femme l’y attire, n’est-ce pas une faute, ou, pour être exact, le commencement d’une faute? Il faut accepter cette théorie dans toute sa rigueur, ou absoudre les passions. Jusqu’à présent, en France, la Société a su prendre un mezzo termine: elle se moque des malheurs. Comme les Spartiates qui ne punissaient que la maladresse, elle semble admettre le vol. Mais peut-être ce système est-il très sage. Le mépris général constitue le plus affreux de tous les châtiments, en ce qu’il atteint la femme au coeur.” “La plus corrompue d’entre elles exige, même avant tout, une absolution pour le passé, en vendant son avenir, et tâche de faire comprendre à son amant qu’elle échange contre d’irrésistibles félicités, les honneurs que le monde lui refusera.”

Brunne marquise-né

Mais la marquise prit bientôt cet air affectueux, sous lequel les femmes s’abritent contre les interprétations de la vanité.”

Les femmes se tiennent alors aussi longtemps qu’elles le veulent dans cette position équivoque, comme dans un carrefour qui mène également au respect, à l’indifférence, à l’étonnement ou à la passion. À trente ans seulement une femme peut connaître les ressources de cette situation. Elle y sait rire, plaisanter, s’attendrir sans se compromettre. Elle possède alors le tact nécessaire pour attaquer chez un homme toutes les cordes sensibles, et pour étudier les sons qu’elle en tire. Son silence est aussi dangereux que sa parole. Vous ne devinez jamais si, à cet âge, elle est franche ou fausse, si elle se moque ou si elle est de bonne foi dans ses aveux. Après vous avoir donné le droit de lutter avec elle, tout à coup, par un mot, par un regard, par un de ces gestes dont la puissance leur est connue, elles ferment le combat, vous abandonnent, et restent maîtresses de votre secret, libres de vous immoler par une plaisanterie, libres de s’occuper de vous, également protégées par leur faiblesse et par votre force. Quoique la marquise se plaçât, pendant cette première visite, sur ce terrain neutre, elle sut y conserver une haute dignité de femme. Ses douleurs secrètes planèrent toujours sur sa gaieté factice comme un léger nuage qui dérobe imparfaitement le soleil. Vandenesse sortit après avoir éprouvé dans cette conversation des délices inconnus; mais il demeura convaincu que la marquise était de ces femmes dont la conquête coûte trop cher pour qu’on puisse entreprendre de les aimer.”

En France l’amour-propre mène à la passion. Charles revint chez madame d’Aiglemont et crut s’apercevoir qu’elle prenait plaisir à sa conversation. Au lieu de se livrer avec naïveté au bonheur d’aimer, il voulut alors jouer un double rôle. Il essaya de paraître passionné, puis d’analyser froidement la marche de cette intrigue, d’être amant et diplomate; mais il était généreux et jeune, cet examen devait le conduire à un amour sans bornes; car, artificieuse ou naturelle, la marquise était toujours plus forte que lui. Chaque fois qu’il sortait de chez madame d’Aiglemont, Charles persistait dans sa méfiance et soumettait les situations progressives par lesquelles passait son âme à une sévère analyse, qui tuait ses propres émotions.

Or, je ne suis ni son frère ni son confesseur, pourquoi m’a-t-elle confié ses chagrins? Elle m’aime.”

L’amour prend la couleur de chaque siècle. En 1822 il est doctrinaire. Au lieu de se prouver, comme jadis, par des faits, on le discute, on le disserte, on le met en discours de tribune. Les femmes en sont réduites à trois moyens: d’abord elles mettent en question notre passion, nous refusent le pouvoir d’aimer autant qu’elles aiment. Coquetterie! véritable défi que la marquise m’a porté ce soir. Puis elles se font très malheureuses pour exciter nos générosités naturelles ou notre amour-propre. Un jeune homme n’est-il pas flatté de consoler une grande infortune? Enfin elles ont la manie de la virginité! Elle a dû penser que je la croyais toute neuve. Ma bonne foi peut devenir une excellente spéculation.

elle vivait dans une solitude profonde, et dévorait en silence des chagrins qu’elle laissait à peine deviner par l’accent plus ou moins contraint d’une interjection. Dès ce moment Charles prit un vif intérêt à madame d’Aiglemont. Cependant, en venant à un rendez-vous habituel qui leur était devenu nécessaire l’un à l’autre, heure réservée par un mutuel instinct, Vandenesse trouvait encore sa maîtresse plus habile que vraie, et sondernier mot était : – Décidément, cette femme est très adroite. Il entra, vit la marquise dans son attitude favorite, attitude pleine de mélancolie; elle leva les yeux sur lui sans faire un mouvement, et lui jeta un de ces regards pleins qui ressemblent à un sourire. Madame d’Aiglemont exprimait une confiance, une amitié vraie, mais point d’amour. Charles s’assit et ne put rien dire. Il était ému par une de ces sensations pour lesquelles il manque un langage.

Qu’avez-vous? lui dit-elle d’un son de voix attendrie.”

elle n’imaginait pas que le bonheur pût apporter deux fois à une femme ses enivrements, car elle ne croyait pas seulement à l’esprit, mais à l’âme, et, pour elle, l’amour n’était pas une séduction, il comportait toutes les séductions nobles. En ce moment Charles redevint jeune homme, il fut subjugué par l’éclat d’un si grand caractère, et voulut être initié dans tous les secrets de cette existence flétrie par le hasard plus que par une faute.”

Si je n’ai pas su mourir, je dois être au moins fidèle à mes souvenirs.”

les larmes d’un deuil de trois ans fascinèrent Vandenesse qui resta silencieux et petit devant cette grande et noble femme: il n’en voyait plus les beautés matérielles si exquises, si achevées, mais l’âme si éminemment sensible. Il rencontrait enfin cet être idéal si fantastiquement rêvé, si vigoureusement appelé par tous ceux qui mettent la vie dans une passion, la cherchent avec ardeur, et souvent meurent sans avoir pu jouir de tous ses trésors rêvés.”

Raisonner là où il faut sentir est le propre des âmes sans portée.”

à ce bel âge de trente ans, sommité poétique de la vie des femmes, elles peuvent en embrasser tout le cours et voir aussi bien dans le passé que dans l’avenir. Les femmes connaissent alors tout le prix de l’amour et en jouissent avec la crainte de le perdre: alors leur âme est encore belle de la jeunesse qui les abandonne, et leur passion va se renforçant toujours d’un avenir qui les effraie.”

Cette triste réflexion, due au découragement et à la crainte de ne pas réussir, par lesquels commencent toutes les passions vraies, fut le dernier calcul de sa diplomatie expirante. Dès lors il n’eut plus d’arrière-pensées, devint le jouet de son amour et se perdit dans les riens de ce bonheur inexplicable qui se repaît d’un mot, d’un silence, d’un vague espoir. Il voulut aimer platoniquement, vint tous les jours respirer l’air que respirait madame d’Aiglemont, s’incrusta presque dans sa maison et l’accompagna partout avec la tyrannie d’une passion qui mêle son égoïsme au dévouement le plus absolu. L’amour a son instinct, il sait trouver le chemin du coeur comme le plus faible insecte marche à sa fleur avec une irrésistible volonté qui ne s’épouvante de rien. Aussi, quand un sentiment est vrai, sa destinée n’est-elle pas douteuse.”

Or, il est impossible à une femme, à une épouse, à une mère, de se préserver contre l’amour d’un jeune homme ; la seule chose qui soit en sa puissance est de ne pas continuer à le voir au moment où elle devine ce secret du coeur qu’une femme devine toujours. Mais ce parti semble trop décisif pour qu’une femme puisse le prendre à un âge où le mariage pèse, ennuie et lasse, où l’affection conjugale est plus que tiède, si déjà même son mari ne l’a pas abandonnée. Laides, les femmes sont flattées par un amour qui les fait belles; jeunes et charmantes, la séduction doit être à la hauteur de leurs séductions, elle est immense; vertueuses, un sentiment terrestrement sublime les porte à trouver je ne sais quelle absolution dans la grandeur même des sacrifices qu’elles font à leur amant et de la gloire dans cette lutte difficile. Tout est piège. Aussi nulle leçon n’est-elle trop forte pour de si fortes tentations. La réclusion ordonnée autrefois à la femme en Grèce, en orient, et qui devient de mode en Angleterre, est la seule sauvegarde de la morale domestique; mais, sous l’empire de ce système, les agréments du monde périssent: ni la société, ni la politesse, ni l’élégance des moeurs ne sont alors possibles. Les nations devront choisir.”

Não há sociedade, não há etiqueta, não há modos, não há chifres.

Avait-elle pris les idées de Vandenesse, ou Vandenesse avait-il épousé ses moindres caprices? elle n’examina rien. Déjà saisie par le courant de la passion, cette adorable femme se dit avec la fausse bonne foi de la peur: – Oh! non! je serai fidèle à celui qui mourut pour moi.”

Pascal a dit: Douter de Dieu, c’est y croire. De même, une femme ne se débat que quand elle est prise. Le jour où la marquise s’avoua qu’elle était aimée, il lui arriva de flotter entre mille sentiments contraires. Les superstitions de l’expérience parlèrent leur langage. Serait-elle heureuse? pourrait-elle trouver le bonheur en dehors des lois dont la Société fait, à tort ou à raison, sa morale? Jusqu’alors la vie ne lui avait versé que de l’amertume. Y avait-il un heureux dénouement possible aux liens qui unissent deux êtres séparés par des convenances sociales? Mais aussi le bonheur se paie-t-il jamais trop cher? Puis ce bonheur si ardemment voulu, et qu’il est si naturel de chercher, peut-être le rencontrerait-elle enfin! La curiosité plaide toujours la cause des amants. Au milieu de cette discussion secrète, Vandenesse arriva. Sa présence fit évanouir le fantôme métaphysique de la raison. Si telles sont les transformations successives par lesquelles passe un sentiment même rapide chez un jeune homme et chez une femme de trente ans, il est un moment où les nuances se fondent, où les raisonnements s’abolissent en un seul, en une dernière réflexion qui se confond dans un désir et qui le corrobore. Plus la résistance a été longue, plus puissante alors est la voix de l’amour.”

A curiosidade sempre ajuda a causa dos amantes.

Je suis déjà vieille, dit-elle, rien ne m’excuserait donc de ne pas continuer à souffrir comme par le passé. D’ailleurs il faut aimer, dites-vous? Eh! bien, je ne le dois ni ne le puis. Hors vous, dont l’amitié jette quelques douceurs sur ma vie, personne ne me plaît, personne ne saurait effacer mes souvenirs. J’accepte un ami, je fuirais un amant.

Ces paroles, empreintes d’une horrible coquetterie, étaient le dernier effort de la sagesse.

S’il se décourage, eh! bien, je resterai seule et fidèle. Cette pensée vint au coeur de cette femme, et fut pour elle ce qu’est la branche de saule trop faible que saisit un nageur avant d’être emporté par le courant.”

…Essas palavras, impregnadas de um charme horrendo, foram o esforço final da sabedoria.

– Bem, se ele se desencoraja agora, seguirei, como sempre, solitária e fiel! Esse foi o pensamento que iluminou o coração dessa mulher, comparável a um nadador na forte correnteza, que agarra inutilmente um galho fraco, sem poder se prender ao próprio tronco, na iminência da perdição.”

La passion fait un progrès énorme chez une femme au moment où elle croit avoir agi peu généreusement, ou avoir blessé quelque âme noble. Jamais il ne faut se défier des sentiments mauvais en amour, ils sont très salutaires, les femmes ne succombent que sous le coup d’une vertu. L’enfer est pavé de bonnes intentions n’est pas un paradoxe de prédicateur.”

Le ciel et l’enfer sont deux grands poèmes qui formulent les deux seuls points sur lesquels tourne notre existence: la joie ou la douleur. Le ciel n’est-il pas, ne sera-t-il pas

toujours une image de l’infini de nos sentiments qui ne sera jamais peint que dans ses détails, parce que le bonheur est un, et l’enfer ne représente-t-il pas les tortures infinies de nos douleurs dont nous pouvons faire oeuvre de poésie, parce qu’elles sont toutes dissemblables?”

En ce moment le général d’Aiglemont entra.

Le ministère est changé, dit-il. Votre oncle fait partie du nouveau cabinet. Ainsi, vous avez de bien belles chances pour être ambassadeur, Vandenesse.”

Pour moi, je ne connais maintenant rien de plus horrible qu’une pensée de vieillard sur un front d’enfant le blasphème aux lèvres d’une vierge est moins monstrueux encore. Aussi l’attitude presque stupide de cette fille déjà pensive, la rareté de ses gestes, tout m’intéressa-t-il. Je l’examinai curieusement. Par une fantaisie naturelle aux observateurs, je la comparais à son frère, en cherchant à surprendre les rapports et les différences qui se trouvaient entre eux. La première avait des cheveux bruns, des yeux noirs et une puissance précoce qui formaient une riche opposition avec la blonde chevelure, les yeux vert de mer et la gracieuse faiblesse du plus jeune. L’aînée pouvait avoir environ sept à huit ans, l’autre six à peine. Ils étaient habillés de la même manière.”

Le beau jeune homme, blond comme lui, le faisait danser dans ses bras, et l’embrassait en lui prodiguant ces petits mots sans suite et détournés de leur sens véritable que nous adressons amicalement aux enfants. La mère souriait à ces jeux, et, de temps à autre, disait, sans doute à voix basse, des paroles sorties du coeur; car son compagnon s’arrêtait, tout heureux, et la regardait d’un oeil bleu plein de feu, plein d’idolâtrie. Leurs voix mêlées à celle de l’enfant avaient je ne sais quoi de caressant. Ils

étaient charmants tous trois. Cette scène délicieuse, au milieu de ce magnifique paysage, y répandait une incroyable suavité. Une femme, belle, blanche, rieuse, un enfant d’amour, un homme ravissant de jeunesse, un ciel pur, enfin toutes les harmonies de la nature s’accordaient pour réjouir l’âme. Je me surpris à sourire, comme si ce bonheur était le mien.”

En voyant son frère sur le penchant du talus, Hélène lui lança le plus horrible regard qui jamais ait allumé les yeux d’un enfant, et le poussa par un mouvement de rage. Charles glissa sur le versant rapide, y rencontra des racines qui le rejetèrent violemment sur les pierres coupantes du mur; il s’y fracassa le front; puis, tout sanglant, alla tomber dans les eaux boueuses de la rivière.” “L’eau noire bouillonnait sur un espace immense. Le lit de la Bièvre a, dans cet endroit, dix pieds de boue. L’enfant devait y mourir, il était impossible de le secourir. À cette heure, un dimanche, tout était en repos. La Bièvre n’a ni bateaux ni pêcheurs. Je ne vis ni perches pour sonder le ruisseau puant, ni personne dans le lointain. Pourquoi donc aurais-je parlé de ce sinistre accident, ou dit le secret de ce malheur? Hélène avait peut-être vengé són père. Sa jalousie était sans doute le glaive [épée] de Dieu.”

L’enfance a le front transparent, le teint diaphane; et le mensonge est, chez elle, comme une lumière qui lui rougit même le regard.”

Le père était parti sans attendre le dessert, tant sa fille et son fils l’avaient tourmenté pour arriver au spectacle avant le lever du rideau.”

O Vale da Torrente

Foi d’homme d’honneur, dit le notaire, les auteurs de nos jours sont à moitié fous! La

Vallée du torrent! Pourquoi pas le Torrent de la vallée? il est possible qu’une vallée n’ait pas de torrent, et en disant le Torrent de la vallée, les auteurs auraient accusé quelque chose de net, de précis, de caractérisé, de compréhensible. Mais laissons cela. Maintenant comment peut-il se rencontrer un drame dans un torrent et dans une vallée? Vous me répondrez qu’aujourd’hui le principal attrait de ces sortes de spectacles gît dans les décorations, et ce titre en indique de fort belles. Vous êtes-vous bien amusé, mon petit compère? ajouta-t-il en s’asseyant devant l’enfant.

Au moment où le notaire demanda quel drame pouvait se rencontrer au fond d’un torrent, la fille de la marquise se retourna lentement et pleura. La mère était si violemment contrariée qu’elle n’aperçut pas le mouvement de sa fille.”

Il y avait dans la pièce un petit garçon bien gentil qu’était seul au monde, parce que son papa n’avait pas pu être son père. Voilà que, quand il arrive en haut du pont qui est sur le torrent, un grand vilain barbu, vêtu tout en noir, le jette dans l’eau. Hélène s’est mise alors à pleurer, à sangloter; toute la salle a crié après nous, et mon père nous a bien vite, bien vite emmenés…

Monsieur de Vandenesse et la marquise restèrent tous deux stupéfaits, et comme saisis par un mal qui leur ôta la force de penser et d’agir.

Gustave, taisez-vous donc, cria le général. Je vous ai défendu de parler sur ce qui s’est passé au spectacle, et vous oubliez déjà mês recommandations.”

Assez, Hélène, lui dit-elle, allez sécher vos larmes dans le boudoir.

Qu’a-t-elle donc fait, cette pauvre petite? dit le notaire, qui voulut calmer à la fois la colère de la mère et les pleurs de la fille. Elle est si jolie que ce doit être la plus sage créature du monde; je suis bien sûr, madame, qu’elle ne vous donne que des jouissances; pas vrai, ma petite?

Hélène regarda sa mère en tremblant, essuya ses larmes, tâcha de se composer un visage calme, et s’enfuit dans le boudoir.

Et certes, disait le notaire en continuant toujours, madame, vous êtes trop bonne mère pour ne pas aimer également tous vos enfants. Vous êtes d’ailleurs trop vertueuse pour avoir de ces tristes préférences dont les funestes effets se révèlent plus particulièrement à nous autres notaires. La société nous passe par les mains. Aussi en voyons-nous les passions sous leur forme la plus hideuse, l’intérêt. Ici, une mère veut déshériter les enfants de son mari au profit des enfants qu’elle leur préfère; tandis que, de son côté, le mari veut quelquefois réserver as fortune à l’enfant qui a mérité la haine de la mère. Et c’est alors des combats, des craintes, des actes, des contre-lettres, des ventes simulées, des fidéicommis; enfin, un gâchis pitoyable, ma parole d’honneur, pitoyable! Là, des pères passent leur vie à déshériter leurs enfants em volant le bien de leurs femmes… Oui, volant est le mot. Nous parlions de drame, ah! je vous assure que si nous pouvions dire le secret de certaines donations, nos auteurs pourraient en faire de terribles tragédies bourgeoises. Je ne sais pas de quel pouvoir usent les femmes pour faire ce qu’elles veulent: car, malgré les apparences et leur faiblesse, c’est toujours elles qui l’emportent. Ah! par exemple, elles ne m’attrapent pas, moi. Je devine toujours la raison de ces prédilections que dans le monde on qualifie poliment d’indéfinissables! Mais les maris ne la devinent jamais, c’est une justice à leur rendre. Vous me répondrez à cela qu’il y a des grâces d’ét…–

Un ancien officier d’ordonnance de Napoléon, que nous appellerons seulement le marquis ou le général, et qui sous la restauration fit une haute fortune, était venu passer les beaux jours à Versailles, où il habitait une maison de campagne située entre l’église et la barrière de Montreuil, sur le chemin qui conduit à l’avenue de Saint-Cloud. Son service à la cour ne lui permettait pas de s’éloigner de Paris.”

Il contemplait le plus petit de ses enfants, un garçon à peine âgé de cinq ans, qui, demi-nu, se refusait à se laisser déshabiller par sa mère.” “La petite Moïna, son aînée de deux ans, provoquait par des agaceries déjà féminines d’interminables rires, qui partaient comme des fusées et semblaient ne pas avoir de cause”

Âgée d’environ trente-six ans, elle conservait encore une beauté due à la rare perfection des lignes de son visage, auquel la chaleur, la lumière et le bonheur prêtaient en ce moment un éclat surnaturel.”

N’y a-t-il pas toujours un peu d’amour pour l’enfance chez les soldats qui ont assez expérimenté les malheurs de la vie pour avoir su reconnaître les misères de la force et les privilèges de la faiblesse? Plus loin, devant une table ronde éclairée par des lampes astrales dont les vives lumières luttaient avec les lueurs pâles des bougies placées sur la cheminée, était un jeune garçon de treize ans qui tournait rapidement les pages d’un gros livre. (…) Il restait immobile, dans une attitude méditative, un coude sur la table et la tête appuyée sur l’une de ses mains, dont les doigts blancs tranchaient au moyen d’une chevelure brune.” “Entre cette table et la marquise, une grande et belle jeune fille travaillait, assise devant un métier à tapisserie sur lequel se penchait et d’où s’éloignait alternativement sa tête, dont les cheveux d’ébène artistement lissés réfléchissaient la lumière. À elle seule Hélène était un spectacle.” “Les deux aînés étaient en ce moment complètement oubliés par le mari et par la femme.”

La vie conjugale est pleine de ces heures sacrées dont le charme indéfinissable est dû peut-être à quelque souvenance d’un monde meilleur. Des rayons célestes jaillissent sans doute sur ces sortes de scènes, destinées à payer à l’homme une partie de ses chagrins, à lui faire accepter l’existence. Il semble que l’univers soit là, devant nous, sous une forme enchanteresse, qu’il déroule ses grandes idées d’ordre, que la vie sociale plaide pour ses lois en parlant de l’avenir.

          Cependant, malgré le regard d’attendrissement jeté par Hélène sur Abel et Moïna quand éclatait une de leurs joies; malgré le bonheur peint sur sa lucide figure lorsqu’elle contemplait furtivement son père, un sentiment de profonde mélancolie était empreint dans ses gestes, dans son attitude, et surtout dans ses yeux voilés par de longues paupières.” “Ces deux femmes se comprirent alors par un regard terne, froid, respectueux chez Hélène, sombre et menaçant chez la mère. Hélène baissa promptement sa vue sur le métier, tira l’aiguille avec prestesse, et de longtemps ne releva sa tête, qui semblait lui être devenue trop lourde à porter. La mère était-elle trop sévère pour sa fille, et jugeait-elle cette sévérité nécessaire? Était-elle jalouse de la beauté d’Hélène, avec qui elle pouvait rivaliser encore, mais en déployant tous les prestiges de la toilette? Ou la fille avait-elle surpris, comme beaucoup de filles quand elles deviennent clairvoyantes, des secrets que cette femme, en apparence si religieusement fidèle à ses devoirs, croyait avoir ensevelis dans son coeur aussi profondément que dans une tombe?”

Dans certains esprits, les fautes prennent les proportions du crime; l’imagination réagit alors sur la conscience; souvent alors les jeunes filles exagèrent la punition en raison de l’étendue qu’elles donnent aux forfaits. Hélène paraissait ne se croire digne de personne. Un secret de sa vie antérieure, un accident peut-être, incompris d’abord, mais développé par les susceptibilités de son intelligence sur laquelle influaient les idées religieuses, semblait l’avoir depuis peu comme dégradée romanesquement à ses propres yeux. Ce changement dans sa conduite avait commencé le jour où elle avait lu, dans la récente traduction des théâtres étrangers, la belle tragédie de Guillaume Tell, par Schiller.” “Devenue humble, pieuse et recueillie, Hélène ne souhaitait plus d’aller au bal. Jamais elle n’avait été si caressante pour son père, surtout quand la marquise n’était pas témoin de ses cajoleries de jeune fille. Néanmoins, s’il existait du refroidissement dans l’affection d’Hélène pour sa mère, il était si finement exprimé, que le général ne devait pas s’en apercevoir, quelque jaloux qu’il pût être de l’union qui régnait dans sa famille. Nul homme n’aurait eu l’oeil assez perspicace pour sonder la profondeur de ces deux coeurs féminins: l’un jeune et généreux, l’autre sensible et fier; le premier, trésor d’indulgence; le second, plein de finesse et d’amour. Si la mère contristait sa fille par un adroit despotisme de femme, il n’était sensible qu’aux yeux de la victime. Au reste, l’événement seulement fit naître ces conjectures toutes insolubles. Jusqu’à cette nuit, aucune lumière accusatrice ne s’était échappée de ces deux âmes; mais entre elles et Dieu certainement il s’élevait quelque sinistre mystère.

Gustave, ajouta-t-il en se tournant vers son fils, je ne t’ai donné ce livre qu’à la condition de le quitter à dix heures; tu aurais dû le fermer toi-même à l’heure dite et t’aller coucher comme tu me l’avais promis. Si tu veux être un homme remarquable, il faut faire de ta parole une seconde religion, et y tenir comme à ton honneur. Fox, un des plus grands orateurs de l’Angleterre, était surtout remarquable par la beauté de son caractère. La fidélité aux engagements pris est la principale de ses qualités.”

(…) Je ne reconnais à personne le droit de me plaindre, de m’absoudre ou de me condamner. Je dois vivre seul. Allez, mon enfant, ajouta-t-il avec un geste de souverain, je reconnaîtrais mal le service que me rend le maître de cette maison, si je laissais une seule des personnes qui l’habitent respirer le même air que moi. Il faut me soumettre aux lois du monde.

Cette dernière phrase fut prononcée à voir basse. En achevant d’embrasser par sa profonde intuition les misères que réveilla cette idée mélancolique, il jeta sur Hélène un regard de serpent, et remua dans le coeur de cette singulière jeune fille un monde de pensées encore endormi chez elle. Ce fut comme une lumière qui lui aurait éclairé des pays inconnus. Son âme fut terrassée, subjuguée, sans qu’elle trouvât la force de se défendre contre le pouvoir magnétique de ce regard, quelque involontairement lancé qu’il fût.

Honteuse et tremblante, elle sortit et ne revint au salon qu’un instant avant le retour de son père, en sorte qu’elle ne put rien dire à sa mère.

Le marquis et sa fille, certains d’avoir enfermé l’assassin de monsieur de Mauny, attribuèrent ces mouvements à une des femmes, et ne furent pas étonnés d’entendre

ouvrir les portes de la pièce qui précédait le salon. Tout à coup le meurtrier apparut au milieu d’eux. La stupeur dans laquelle le marquis était plongé, la vive curiosité de la mère et l’étonnement de la fille lui ayant permis d’avancer presque au milieu du salon, il dit au général d’une voix singulièrement calme et mélodieuse: – Monseigneur, les deux heures vont expirer.”

Au mot d’assassin, la marquise jeta un cri. Quant à Hélène, ce mot sembla décider de sa vie, son visage n’accusa pas le moindre étonnement. Elle semblait avoir attendu cet homme. Ses pensées si vastes eurent un sens. La punition que le ciel réservait à ses fautes éclatait. Se croyant aussi criminelle que l’était cet homme, la jeune fille le regarda d’un oeil serein : elle était sa compagne, sa soeur. Pour elle, un commandement de Dieu se manifestait dans cette circonstance. Quelques années plus tard, la raison aurait fait justice de ses remords ; mais en ce moment ils la rendaient insensée. L’étranger resta immobile et froid. Un sourire de dédain se peignit dans ses traits et sur ses larges lèvres rouges.”

Ah ! ma fille?… dit la marquise à voix basse mais de manière à ce que son mari l’entendît. Hélène, vous mentez à tous les principes d’honneur, de modestie, de vertu, que j’ai tâché de développer dans votre coeur. Si vous n’avez été que mensonge jusqu’à cette heure fatale, alors vous n’êtes point regrettable. Est-ce la perfection morale de cet inconnu qui vous tente? serait-ce l’espèce de puissance nécessaire aux gens qui commettent un crime?… Je vous estime trop pour supposer…

Oh! supposez tout, madame, répondit Hélène d’un ton froid.

(…) Voyons, es-tu jalouse de notre affection pour tes frères ou ta jeune soeur? As-tu dans l’âme un chagrin d’amour? Es-tu malheureuse ici? Parle? explique-moi les raisons qui te poussent à laisser ta famille, à l’abandonner, à la priver de son plus grand charme, à quitter ta mère, tes frères, ta petite soeur.

Mon père, répondit-elle, je ne suis ni jalouse ni amoureuse de personne, pas même de votre ami le diplomate, monsieur de Vandenesse.”

Savons-nous jamais, dit-elle en continuant, à quel être nous lions nos destinées? Moi, je crois en cet homme.

Enfant, dit le général en élevant la voix, tu ne songes pas à toutes les souffrances qui vont t’assaillir.

Je pense aux siennes…

Quelle vie! dit le père.

Une vie de femme, répondit la fille en murmurant.

Vous êtes bien savante, s’écria la marquise en retrouvant la parole.

Madame, les demandes me dictent les réponses ; mais, si vous le désirez, je parlerai plus clairement.

Dites tout, ma fille, je suis mère. Ici la fille regarda la mère, et ce regard fit faire une pause à la marquise.

Soit! mon père, répondit-elle avec un calme désespérant, j’y mourrai. Vous n’êtes comptable de ma vie et de son âme qu’à Dieu.

Que seja, papai!, respondeu Helèna, com uma calma que soava desesperante para seus pais: eu definharei. Você não é responsável por minha vida nem pela alma dele senão perante o Senhor.

L’hospitalité que je vous ai donnée me coûte cher, s’écria le général en se levant. Vous n’avez tué, tout à l’heure, qu’un vieillard; ici, vous assassinez toute une famille. Quoi qu’il arrive, il y aura du malheur dans cette maison.

Et si votre fille est heureuse? demanda le meurtrier en regardant fixement le militaire.

Vous qu’un meurtrier n’épouvante pas, ange de miséricorde, dit-il, venez, puisque vous persistez à me confier votre destinée.

Par où vont-ils? s’écria le général en écoutant les pas des deux fugitifs. – Madame, reprit-il en s’adressant à sa femme, je crois rêver: cette aventure me cache un mystère. Vous devez le savoir.

La marquise frissonna.

À sept heures du matin, les recherches de la gendarmerie, du général, de ses gens et des voisins avaient été inutiles. Le chien n’était pas revenu. Harassé de fatigue, et déjà vieilli par le chagrin, le marquis rentra dans son salon, désert pour lui, quoique ses trois autres enfants y fussent.”

* * *

La terrible nuit de Noël, pendant laquelle le marquis et sa femme eurent le malheur de perdre leur fille aînée sans avoir pu s’opposer à l’étrange domination exercée par son ravisseur involontaire, fut comme un avis que leur donna la fortune. La faillite d’un agent de change ruina le marquis. Il hypothéqua les biens de sa femme pour tenter une spéculation dont les bénéfices devaient restituer à sa famille toute sa première fortune; mais cette entreprise acheva de le ruiner. Poussé par son désespoir à tout tenter, le général s’expatria. Six ans s’étaient écoulés depuis son départ. Quoique sa famille eût rarement reçu de ses nouvelles, quelques jours avant la reconnaissance de l’indépendance des républiques américaines par l’Espagne, il avait annoncé son retour.”

Un beau jour, un vent frais, la vue de la patrie, une mer tranquille, un bruissement mélancolique, un joli brick solitaire, glissant sur l’océan comme une femme qui vole à un rendez-vous, c’était un tableau plein d’harmonies, une scène d’où l’âme humaine pouvait embrasser d’immuables espaces, en partant d’un point où tout était mouvement. Il y avait une étonnante opposition de solitude et de vie, de silence et de bruit, sans qu’on pût savoir où était le bruit et la vie, le néant et le silence; aussi pas une voix humaine ne rompait-elle ce charme céleste. Le capitaine espagnol, ses matelots, les Français restaient assis ou debout, tous plongés dans une extase religieuse pleine de souvenirs.” “Cependant, de temps en temps, le vieux passager, appuyé sur le bastingage, regardait l’horizon avec une sorte d’inquiétude. Il y avait une défiance du sort écrite dans tous ses traits, et il semblait craindre de ne jamais toucher assez vite la terre de France. Cet homme était le marquis. La fortune n’avait pas été sourde aux cris et aux efforts de son désespoir. Après 5 ans de tentatives et de travaux pénibles, il s’était vu possesseur d’une fortune considérable. Dans son impatience de revoir son pays et d’apporter le bonheur à sa famille, il avait suivi l’exemple de quelques négociants français de la Havane, en s’embarquant avec eux sur un vaisseau espagnol en charge pour Bordeaux. Néanmoins son imagination, lassée de prévoir le mal, lui traçait les images les plus délicieuses de son bonheur passé. En voyant de loin la ligne brune décrite par la terre, il croyait contempler sa femme et ses enfants. Il était à sa place, au foyer, et s’y sentait pressé, caressé. Il se figurait Moïna, belle, grandie, imposante comme une jeune fille. Quand ce tableau fantastique eut pris une sorte de réalité, des larmes roulèrent dans ses yeux; alors, comme pour cacher son trouble, il regarda l’horizon humide, opposé à la ligne brumeuse qui annonçait la terre.

C’est lui, dit-il, il nous suit.

Qu’est-ce? s’écria le capitaine espagnol.

Un vaisseau, reprit à voix basse le général.

Je l’ai déjà vu hier, répondit le capitaine Gomez. Il contempla le Français comme pour l’interroger. – Il nous a toujours donné la chasse, dit-il alors à l’oreille du général.

Et je ne sais pas pourquoi il ne nous a jamais rejoints, reprit le vieux militaire, car il est meilleur voilier que votre damné Saint-Ferdinand.

Il aura eu des avaries, une voie d’eau.

Il nous gagne, s’écria le Français.

C’est un corsaire colombien, lui dit à l’oreille le capitaine. Nous sommes encore à 6 lieues de terre, et le vent faiblit.

Il ne marche pas, il vole, comme s’il savait que dans 2 heures sa proie lui aura échappé. Quelle hardiesse!

Lui? s’écria le capitaine. Ah! il ne s’appelle pas l’Othello sans raison. Il a dernièrement coulé bas une frégate espagnole, et n’a cependant pas plus de 30 canons! Je n’avais peur que de lui, car je n’ignorais pas qu’il croisait dans les Antilles… – Ah! ah! reprit-il après une pause pendant laquelle il regarda les voiles de son vaisseau, le vent s’élève, nous arriverons. Il le faut, le Parisien serait impitoyable.

Lui aussi arrive! répondit le marquis.”

Pourquoi vous désoler? reprit le général. Tous vos passagers sont Français, ils ont frété votre bâtiment. Ce corsaire est un Parisien, dites=vous; hé bien, hissez pavillon blanc, et…

Et il nous coulera, répondit le capitaine. N’est-il pas, suivant les circonstances, tout ce qu’il faut être quand il veut s’emparer d’une riche proie?

Ah! si c’est un pirate!

Pirate! dit le matelot d’un air farouche. Ah! il est toujours en règle, ou sait s’y mettre.

Le Saint-Ferdinand portait en piastres 4 millions, qui composaient la fortune de 5 passagers, et celle du général était de 1,1 million francs. Enfin l’Othello, qui se trouvait alors à 10 portées de fusil, montra distinctement les gueules menaçantes de 12 canons prêts à faire feu.”

Il avait sur la tête, pour se garantir du soleil, un chapeau de feutre à grands bords, dont l’ombre lui cachait le visage.”

Le général se croyait sous la puissance d’un songe, quand il se trouva les mains liées et jeté sur un ballot comme s’il eût été lui-même une marchandise. Une conférence avait lieu entre le corsaire, son lieutenant et l’un des matelots qui paraissait remplir les fonctions de contremaître. Quand la discussion, qui dura peu, fut terminée, le matelot

siffla ses hommes, sur un ordre qu’il leur donna, ils sautèrent tous sur le Saint-Ferdinand, grimpèrent dans les cordages, et se mirent à le dépouiller de ses vergues, de ses voiles, de ses agrès, avec autant de prestesse qu’un soldat déshabille sur le champ de bataille un camarade mort dont les souliers et la capote étaient l’objet de sa convoitise.”

Les corsaires regardaient avec une curiosité malicieuse les différentes manières dont ces hommes tombaient, leurs grimaces, leur dernière torture; mais leurs visages ne trahissaient ni moquerie, ni étonnement, ni pitié. C’était pour eux un événement tout simple, auquel ils semblaient accoutumés.”

Ah! brigands, vous ne jetterez pas à l’eau comme une huître un ancien troupier de Napoléon.

En ce moment le général rencontra l’oeil fauve du ravisseur de sa fille. Le père et le gendre se reconnurent tout à coup.”

C’est le père d’Hélène, dit le capitaine d’une voix claire et ferme. Malheur à qui ne le respecterait pas!

Enfin Hélène semblait être la reine d’un grand empire au milieu du boudoir dans lequel son amant couronné aurait rassemblé les choses les plus élégantes de la terre.”

Écoutez, mon père, répondit-elle, j’ai pour amant, pour époux, pour serviteur, pour maître, un homme dont l’âme est aussi vaste que cette mer sans bornes, aussi fertile en douceur que le ciel, un dieu enfin! Depuis sept ans, jamais il ne lui est échappé une parole, un sentiment, un geste, qui pussent produire une dissonance avec la divine harmonie de ses discours, de ses caresses et de son amour. Il m’a toujours regardée en ayant sur les lèvres un sourire ami et dans les yeux un rayon de joie. Là-haut sa voix tonnante domine souvent les hurlements de la tempête ou le tumulte des combats; mais ici elle est douce et mélodieuse comme la musique de Rossini, dont les oeuvres m’arrivent. Tout ce que le caprice d’une femme peut inventer, je l’obtiens. Mes désirs sont même parfois surpassés. Enfin je règne sur la mer, et j’y suis obéie comme peut l’être une souveraine. – Oh! heureuse! reprit-elle en s’interrompant elle-même, heureuse n’est pas un mot qui puisse exprimer mon bonheur. J’ai la part de toutes les femmes! Sentir un amour, un dévouement immense pour celui qu’on aime, et rencontrer dans son coeur, à lui, un sentiment infini où l’âme d’une femme se perd, et toujours! dites, est-ce un bonheur? j’ai déjà dévoré mille existences. Ici je suis seule, ici je commande. Jamais une créature de mon sexe n’a mis le pied sur ce noble vaisseau, où Victor est toujours à quelques pas de moi. – Il ne peut pas aller plus loin de moi que de la poupe à la proue, reprit-elle avec une fine expression de malice. Sept ans! un amour qui résiste pendant sept ans à cette perpétuelle joie, à cette épreuve de tous les instants, est-ce l’amour? Non! oh! non, c’est mieux que tout ce que je connais de la vie… le langage humain manque pour exprimer un bonheur céleste.

Un torrent de larmes s’échappa de ses yeux enflammés. Les quatre enfants jetèrent alors un cri plaintif, accoururent à elle comme des poussins à leur mère, et l’aîné frappa le général en le regardant d’un air menaçant.

Abel, dit-elle, mon ange, je pleure de joie.

(…)

Tu ne t’ennuies pas? s’écria le général étourdi par la réponse exaltée de sa fille.

Si, répondit-elle, à terre quand nous y allons; et encore ne quitté-je jamais mon mari.

Mais tu aimais les fêtes, les bals, la musique!

La musique, c’est sa voix; mes fêtes, c’est les parures que j’invente pour lui. Quand une toilette lui plaît, n’est-ce pas comme si la terre entière m’admirait! Voilà seulement pourquoi je ne jette pas à la mer ces diamants, ces colliers, ces diadèmes de pierreries, ces richesses, ces fleurs, ces chefs-d’oeuvre des arts qu’il me prodigue en me disant: – Hélène, puisque tu ne vas pas dans le monde, je veux que le monde vienne à toi.

Mais sur ce bord il y a des hommes, des hommes audacieux, terribles, dont les passions…

Je vous comprends, mon père, dit-elle em souriant. Rassurez-vous. Jamais impératrice n’a été environnée de plus d’égards que l’on ne m’en prodigue. Ces gens-là sont superstitieux, ils croient que je suis le génie tutélaire de ce vaisseau, de leurs entreprises, de leurs succès. Mais c’est lui qui est leur dieu! Un jour, une seule fois, un matelot me manqua de respect… em paroles, ajouta-t-elle en riant. Avant que Victor eût pu l’apprendre, les gens de l’équipage le lancèrent à la mer malgré le pardon que je lui accordais. Ils m’aiment comme leur bon ange, je les soigne dans leurs maladies, et j’ai eu le bonheur d’en sauver quelques-uns de la mort em les veillant avec une persévérance de femme. Ces pauvres gens sont à la fois des géants et des enfants.

(…)

Et tes enfants?

Ils sont fils de l’Océan et du danger, ils partagent la vie de leurs parents… Notre existence est une, et ne se scinde pas. Nous vivons tous de la même vie, tous inscrits sur la même page, portés par le même esquif, nous le savons.

Le vieux militaire sentit toutes ces choses, et comprit aussi que sa fille n’abandonnerait jamais une vie si large, si féconde en contrastes, remplie par un amour si vrai; puis, si elle avait une fois goûté le péril sans en être effrayée, elle ne pouvait plus revenir aux petites scènes d’un monde mesquin et borné.”

Général, dit le corsaire d’une voix profonde, je me suis fait une loi de ne jamais rien distraire du butin. Mais il est hors de doute que ma part sera plus considérable que ne l’était votre fortune. Permettez-moi de vous la restituer en autre monnaie…

Il prit dans le tiroir du piano une masse de billets de banque, ne compta pas les paquets, et présenta un million au marquis.”

Or, à moins que vous ne soyez séduit par les dangers de notre vie bohémienne, par les scènes de l’Amérique méridionale, par nos nuits des tropiques, par nos batailles, et par le plaisir de faire triompher le pavillon d’une jeune nation, ou le nom de Simon Bolivar, il faut nous quitter… Une chaloupe et des hommes dévoués vous attendent. Espérons une troisième rencontre plus complètement heureuse…

Victor, je voudrais voir mon père encore un moment, dit Hélène d’un ton boudeur.”

Hélène, reprit le vieillard en la regardant avec attention, ne dois-je plus te revoir? Ne saurai-je donc jamais à quel motif ta fuite est due?

Ce secret ne m’appartient pas, dit-elle d’un ton grave. J’aurais le droit de vous l’apprendre, peut-être ne vous le dirais-je pas encore. J’ai souffert pendant dix ans des maux inouïs…

Soyez toujours heureux! s’écria le grandpère en s’élançant sur le tillac.

L’Othello était loin; la chaloupe s’approchait de terre; le nuage s’interposa entre cette frêle embarcation et le brick. La dernière fois que le général aperçut sa fille, ce fut à travers une crevasse de cette fumée ondoyante. Vision prophétique! Le mouchoir blanc, la robe se détachaient seuls sur ce fond de bistre. Entre l’eau verte et le ciel bleu, le brick ne se voyait même pas. Hélène n’était plus qu’un point imperceptible, une ligne déliée, gracieuse, un ange dans le ciel, une idée, un souvenir.”

* * *

Et aussitôt la marquise monta chez l’inconnue sans penser au mal que sa vue pouvait faire à cette femme dans un moment où on la disait mourante, car elle était encore en deuil. La marquise pâlit à l’aspect de la mourante. Malgré les horribles souffrances qui avaient altéré la belle physionomie d’Hélène, elle reconnut sa fille aînée. À l’aspect d’une femme vêtue de noir, Hélène se dressa sur son séant, jeta un cri de terreur, et retomba lentement sur son lit, lorsque, dans cette femme, elle retrouva sa mère.

Ma fille! dit madame d’Aiglemont, que vous faut-il? Pauline!… Moïna!…

elle oublia qu’Hélène était un enfant conçu jadis dans les larmes et le désespoir, l’enfant du devoir, un enfant qui avait été cause de ses plus grands malheurs; elle s’avança doucement vers sa fille aînée, en se souvenant seulement qu’Hélène la première lui avait fait connaître les plaisirs de la maternité. Les yeux de la mère étaient pleins de larmes; et, em embrassant sa fille, elle s’écria: – Hélène! ma fille…”

Exaspérée par le malheur, la veuve du marin, qui venait d’échapper à un naufrage en ne sauvant de toute sa belle famille qu’un enfant, dit d’une voix horrible à sa mère: – Tout ceci est votre ouvrage! si vous eussiez été pour moi ce que…”

Tout est inutile, reprit Hélène. Ah! pourquoi ne suis-je pas morte à seize ans, quand je voulais me tuer! Le bonheur ne se trouve jamais en dehors des lois…

* * *

LA FEMME DE SOIXANTE ANS (Epílogo)

La vieille dame si matinale était la marquise d’Aiglemont, mère de madame de Saint-Héreen, à qui ce bel hôtel appartenait. La marquise s’en était privée pour sa fille, à qui elle avait donné toute sa fortune, en ne se réservant qu’une pension viagère. La comtesse Moïna de Saint-Héreen était le dernier enfant de madame d’Aiglemont. Pour lui faire épouser l’héritier d’une des plus illustres maisons de France, la marquise avait tout sacrifié. Rien n’était plus naturel: elle avait successivement perdu deux fils; l’un, Gustave marquis d’Aiglemont, était mort du choléra; l’autre, Abel, avait succombé devant Constantinople. Gustave laissa des enfants et une veuve. Mais l’affection assez tiède que madame d’Aiglemont avait portée à ses deux fils s’était encore affaiblie en passant à ses petitsenfants. Elle se comportait poliment avec madame d’Aiglemont la jeune: mais elle s’en tenait au sentiment superficiel que le bon goût et les convenances nous prescrivent de témoigner à nos proches. La fortune de ses enfants morts ayant été parfaitement réglée, elle avait réservé pour sa chère Moïna ses économies et ses biens propres. Moïna, belle et ravissante depuis son enfance, avait toujours été pour madame d’Aiglemont l’objet d’une de ces prédilections innées ou involontaires chez les mères de famille; fatales sympathies qui semblent inexplicables, ou que les observateurs savent trop bien expliquer. La charmante figure de Moïna, le son de voix de cette fille chérie, ses manières, sa démarche, sa physionomie, ses gestes, tout en elle réveillait chez la marquise les émotions les plus profondes qui puissent animer, troubler ou charmer le coeur d’une mère. Le principe de sa vie présente, de sa vie du lendemain, de sa vie passée, était dans le coeur de cette jeune femme, où elle avait jeté tous ses trésors. Moïna avait heureusement survécu à 4 enfants, ses aînés. Madame d’Aiglemont avait en effet perdu, de la manière la plus malheureuse, disaient les gens du monde, une fille charmante dont la destinée était presque inconnue, et un petit garçon, enlevé à cinq ans par une horrible catastrophe [pas Gustave?].

Le monde aurait pu demander à la marquise un compte sévère de cette insouciance et de cette prédilection; mais le monde de Paris est entraîné par un tel torrent d’événements, de modes, d’idées nouvelles, que toute la vie de madame d’Aiglemont devait y être en quelque sorte oubliée. Personne ne songeait à lui faire un crime d’une froideur, d’un oubli qui n’intéressait personne, tandis que sa vive tendresse pour Moïna intéressait beaucoup de gens, et avait toute la sainteté d’un préjugé.”

que ne pardonne-t-on pas aux vieillards lorsqu’ils s’effacent comme des ombres et ne veulent plus être qu’un souvenir?”

Enfin, peut-être ne doit-on jamais prononcer qui a tort ou raison de l’enfant ou de la mère. Entre ces deux coeurs, il n’y a qu’un seul juge possible. Ce juge est Dieu! Dieu qui, souvent, assied sa vengeance au sein des familles, et se sert éternellement des enfants contre les mères, des pères contre les fils, des peuples contre les rois, des princes contre les nations, de tout contre tout; remplaçant dans le monde moral les sentiments par les sentiments comme les jeunes feuilles poussent les vieilles au printemps; agissant en vue d’un ordre immuable, d’un but à lui seul connu. Sans doute, chaque chose va dans son sein, ou, mieux encore, elle y retourne.”

Elle était un de ces types qui, entre mille physionomies dédaignées parce qu’elles sont sans caractère, vous arrêtent un moment, vous font penser (…) Le visage glacé de madame d’Aiglemont était une de ces poésies terribles, une de ces faces répandues par milliers dans la divine Comédie de Dante Alighieri.”

La figure d’une jeune femme a le calme, le poli, la fraîcheur de la surface d’un lac. La physionomie des femmes ne commence qu’à trente ans.”

une tête de vieille femme n’appartient plus alors ni au monde qui, frivole, est effrayé d’y apercevoir la destruction de toutes les idées d’élégance auxquelles il est habitué ni aux artistes vulgaires qui n’y découvrent rien; mais aux vrais poètes, à ceux qui ont le sentiment d’un beau indépendant de toutes les conventions sur lesquelles reposent tant de préjugés en fait d’art et de beauté.”

Les peintres ont des couleurs pour ces portraits, mais les idées et les paroles sont impuissantes pour les traduire fidèlement”

Ces souffrances sans cesse refoulées avaient produit à la longue je ne sais quoi de morbide en cette femme. Sans doute quelques émotions trop violentes avaient physiquement altéré ce coeur maternel, et quelque maladie, un anévrisme peut-être, menaçait lentement cette femme à son insu. Les peines vraies sont en apparence si tranquilles dans le lit profond qu’elles se sont fait, où elles semblent dormir, mais où elles continuent à corroder l’âme comme cet épouvantable acide qui perce le cristal! En ce moment deux larmes sillonnèrent les joues de la marquise, et elle se leva comme si quelque réflexion plus poignante que toutes les autres l’eût vivement blessée. Elle avait sans doute jugé l’avenir de Moïna. Or, en prévoyant les douleurs qui attendaient sa fille, tous les malheurs de as propre vie lui étaient retombés sur le coeur.

          La situation de cette mère sera comprise em expliquant celle de sa fille.”

Elle savait d’avance que Moïna n’écouterait aucun de ses sages avertissements; elle n’avait aucun pouvoir sur cette âme, de fer pour elle et toute moelleuse pour les autres. Sa tendresse l’eût portée à s’intéresser aux malheurs d’une passion justifiée par les nobles qualités du séducteur, mais sa fille suivait un mouvement de coquetterie; et la marquise méprisait le comte Alfred de Vandenesse, sachant qu’il était homme à considérer sa lutte avec Moïna comme une partie d’échecs.” “le marquis de Vandenesse, père d’Alfred”

Le sentiment maternel est si large dans les coeurs aimants qu’avant d’arriver à l’indifférence une mère doit mourir ou s’appuyer sur quelque grande puissance, la religion ou l’amour.”

Ce sourire prouvait à cette jeune parricide que le coeur d’une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon.”

14 anos investidos no livro

L’ENCYCLOPÉDIE – AL – compilado (1)

ALECTO, s.f. Uma das três fúrias; Tisífone e Megera são suas irmãs. São filhas de Acheron [Aqueronte; Caronte?] e da Noite. Também responde por Desejo [ou Inveja]. Que origem e que pintura do desejo! Me parece que para as pessoas e para as crianças, que devemos considerar como imaginosas, isso é mais admirável que se limitar a representar essa paixão como um grande mal. Dizer que o desejo é um mal, é como não fazer entender outra coisa, senão que o desejoso [senso também de invejoso] se importa com um outro homem: mas qual é o invejoso que não tem horror de si mesmo, quando ouve dizer que a Inveja é uma das três fúrias, e que ela é filha do Inferno e da Noite? Essa construção emblemática da teologia do paganismo não se dava sem razão; tudo se deve à invenção dos poetas: e o que seria mais capaz de mostrar aos outros homens a virtude como amável e o vício como odioso do que essas fortes imaginações?”

ALGOL ou tête de Meduse, étoile fixe de la troisieme grandeur, dans la constellation de Persée.”

Le pèché de la Perse de Persée.

ALILAT, nom sous lequel les Arabes adoraient la lune [já foi mais bonita – em Dragon Ball, até ela morre 2 vezes, coitada!], ou, selon d’autres, la planete de Vénus, que nous nommes hesperus le soir, et phosphorus le matin.”

PAIDEIA

Por que será que nos outonos tropicais sempre me sinto em primaveras e nas primaveras pareço estar em pleno e solene outono europeu? Vosso verão seria meu inverno, meu retiro gelado o vosso calor e fastio existencial? Rafael O Europeu. Será que o índio e o negro, falando sério, homericamente falando, e não como eugenista, têm mesmo algum valor e pesam nessa balança? Em poucas palavras, o meu destino é o mesmo do homem branco autêntico? Então por que eu só nasci depois que ele já havia morrido há alguns séculos? Arianismos não passam de circos turbulentos e charlatães a invadirem a cidade que, languescente, implora por qualquer horror ou alvoroço.

Ah, sinceramente!… O que é o Homem, sr. Drácula? Que são Reis, um Rei pode responder? Não, porque não és homem, és pálido demais para isso. O homem só entra para a História se se torna rei. Para tanto, não pode nascer coroado. O rei não está nu, pois nu adveio o homem. Um homem, um homem, não dois, é um amontoado, não dois, de educação. Sheroísmo, Xintoísmo… Pílula de encolher. Botão para crescer. Tudo começa no enxame de abelhas. Com operários e zangões, zero Ziegfrieds… Até despontarem os primeiros HérculesAquiles escolhidos… Se eles se vão – e eles se vão – a humanidade também (es)vai…

Aqui salta. Onde é Ítaca?

Por que me ludibriaste e me fascinaste esse tempo todo?

Tu és drone para meus ouvidos, eu, porém, reafirmo: embora alguém me tenha por filho, sou originariamente o Ser-sem-Pai.

Vai com Férias, meu amigo pederasta, pois temos muitos verões-invernos e trabalhos de cigarra pela frente!

CRÁTILO OU DA PROPRIEDADE DOS NOMES

Tradução de trechos de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego por Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

Além da tradução ao Português, providenciei notas de rodapé, numeradas, onde achei que devia tentar esclarecer alguns pontos polêmicos ou obscuros demais quando se tratar de leitor não-familiarizado com a obra platônica. Quando a nota for de Azcárate, haverá um (*) antecedendo as aspas.


#títuloLivro

INSPIRAÇÃO DEMONÍACA


GLOSSÁRIO:

enjambre: enxame


(*) “Hermógenes quer dizer <filho de Mercúrio>, deus da ganância. No contexto deste diálogo, ele deveria ser rico, se fizesse sentido levar esse nome. Mercúrio representa ainda a Eloqüência, o Diálogo [metalinguagem], o mensageiro dos decretos divinos. É muito mais complexo este nome, este nomen [sentido de sobrenome ou etimologia], omen [presságio ou signo].”

SÓCRATES – (…) E a ti, te parece que os seres são de uma natureza tal, que a essência de cada um dentre eles seja relativa a cada um de nós, segundo a proposição de Protágoras, quem afirma que o homem é a medida de todas as coisas? (…)

HERMÓGENES – Noutro tempo, Sócrates, não sabendo o que pensar, cheguei até a adotar a proposição de Protágoras; mas hoje eu não admito que as coisas se passem completamente(*) assim como ele fala.”

(*) “Para obter conhecimento das opiniões dos filósofos antigos sobre este ponto, uma boa referência é a crítica sucinta de Proclo [séc V d.C.] sobre o Crátilo, citada por Victor Cousin [Duvick, mais recente, em Inglês].” Este foi o único ensaio antigo acerca do Crátilo que sobreviveu à deterioração das obras e chegou até nós.

SÓCRATES – (…) é completamente impossível que Protágoras tenha razão. Com efeito, um homem não poderia nunca ser mais sábio do que outro, se a verdade não fôra para cada qual mais do que a aparência.”

SÓCRATES – O meio mais indicado para atingir este resultado, meu querido amigo, é o seguinte: dirigir-se aos homens hábeis, pagar-lhes bem, e até mais que sobre seu salário, reverenciar-lhes bastante. Os homens hábeis são os sofistas. Seu irmão Cálias, que lhes concedeu somas generosas, tem reputação de sábio. E, posto que tu não possuis nada das propriedades de tua família, seria necessário que lisonjeasses a teu irmão, e lhe suplicasses que te participasse este conhecimento dos nomes, que Protágoras ensinou de fato a Cálias.”

(*) “A doutrina de Protágoras é o exato contrário da doutrina sofística da explorada por Platão no Eutidemo, onde Eutidemo e Dionisodoro sustentam que todas as coisas são iguais. As principais teses de Protágoras estão n’A verdade, que enuncia ser a sensação a chave de todas as verdades, possuindo a verdade valor estritamente individual.”

SÓCRATES – Pensemos assim: se eu te perguntasse: os sábios são os que dão os nomes com maior adequação, ou seriam os menos sábios?

HERMÓGENES – Evidentemente que os mais sábios, eu responderia.

SÓCRATES – Falando de maneira geral, quem te parece os mais sábios da cidade, as mulheres ou os homens?

HERMÓGENES – Os homens.

SÓCRATES – Agora atenta a isto: Homero relata que o jovem filho de Heitor era chamado Astíanax¹ pelos troianos; mas para as mulheres, este era Escamandro², porque não é possível que fosse chamado por um e por outro sexo pelo mesmo nome.

HERMÓGENES – Se tu o dizes.

SÓCRATES – Mas para Homero eram os troianos mais sábios que as troianas?

HERMÓGENES – Creio que sim!”

¹ É necessário contextualizar o leitor moderno pela análise etimológica: Heitor era o rei de Tróia; Astíanax significa “príncipe da cidade”. Um epíteto político e de sucessão, portanto. No tempo da Guerra de Tróia ele não passava de uma criança. Eurípides retrata a trágica morte do rebento ainda durante a invasão daquela cidade, atirado do alto de uma muralha por um dos aqueus. Outra versão da lenda diz que ele sobreviveria e fundaria, na idade adulta, uma outra Tróia em novo território, cumprindo o pedido do pai aos deuses antes de enfrentar Aquiles, tudo isso ao lado do filho do também troiano e guerreiro de elite derrotado no conflito, Enéias, semi-deus.

² Ou Escamândrio. Seu nome de batismo ou de berço, já que estamos falando de uma época pré-cristã. Este era também o nome de um rio que atravessava Tróia. Quer dizer que as mulheres não “se metem” em assuntos militares ou, mais amplamente, qualquer assunto da polis (política), por isso só lhes interessa pronunciar nomes que designam coincidências físicas, por exemplo, e não alusões a destinos heróicos como fundar uma cidade ou estar destinado a liderar um povo.

ele só defendia a cidade e seus elevados muros. (Homero) Portanto os homens daquela cidade tinham muita razão ao chamá-lo Astíanax, filho do salvador, e também salvo por ele.”¹

¹ Trecho confuso e difícil. Há ainda essa nota de rodapé, que só complica as coisas: “Victor Cousin desfaz o erro de Platão quando cita Homero: para aquele, Heitor chamava o filho de Escamandro, e não o contrário; e a população feminina, de Astíanax.”

SÓCRATES – Muito bem, meu amigo, mas não terá sido na verdade o próprio Homero a inventar este epíteto que Heitor e seus sequazes davam ao herói troiano na Ilíada? (…) Veja que Ánax e héktor significam ambos quase o mesmo, e ambos cabem bem como nomes reais.”

é preciso que sua descendência seja a de um homem, e não a duma outra espécie, a fim de merecer o nome de nome.”

De cada raça nasce outro ser da mesma raça; senão, tratar-se-ia de um monstro.”

Astíanax e Heitor não têm nenhuma letra em comum, e no entanto querem dizer o mesmo. E qual relação se pode traçar, quanto às letras, entre estes dois nomes e o de Arquepolis¹ (chefe da cidade)?”

¹ A primeira metade da palavra grega, a partícula arche-, lembra sabedoria e ancianidade. Ou ainda, o princípio aristocrático da precedência do melhor no comando.

O nome de seu pai, Zeus, me parece admiravelmente escolhido; mas seu sentido é obscuro. O nome de Zeus encerra por si só todo um discurso. Dividimo-lo em duas partes, das quais fazemos uso indistinto, dizendo tanto Zêna quanto Día; reunindo estes dois termos, encontramos a expressão da natureza do deus; como já vínhamos dizendo, tal deve ser o mérito e a vantagem do nome.” “Que Zeus seja o filho de Krónos, parecerá a princípio algo impróprio”¹

¹ A mesma palavra tem duplo sentido: tempo e ainda velho gagá!

o que há de puro e sem mescla na inteligência, nóos.”

Se eu me dedicasse a recordar agora a genealogia de Hesíodo, e os antepassados dos deuses que acabo de citar, não me cansaria de fazer ver que seus nomes são perfeitamente cabíveis¹”

¹ É dessa coincidência de “nome que representa um conceito, que combina com as características deste deus ou deste sujeito” que advém nossa designação de “nome próprio”. A nomenclatura apropriada daquele ente, o nome da coisa sendo a coisa, pois que sua correspondência é perfeita.

Creio acertadamente, meu querido Hermógenes, que semelhante virtude proveio-me da boca de Eutifrão de Prospaltos¹. Desde a manhã escutava-o sem interrupção, estando sempre atento. Em seu entusiasmo, natural que não tenha se contentado somente com locupletar meus ouvidos com sua divina sabedoria, mas se encarregou ainda de possuir meu espírito.”

¹ Um simples cocheiro

Os nomes dos heróis e dos homens poderiam nos induzir a erros. Muitos, com efeito, são apenas lembranças de seus antepassados, e não possuem relação com os novos sujeitos; outros são mera expressão de uma promessa ou expectativa de recompensa futura, p.ex., Eutiquides (abençoado, sortudo), Sósia (salvo¹), Teófilo (amado pelos deuses), e assim por diante.”

¹ Será que vem daí a expressão “meu sósia”? Pois o que seria ele a não ser um back-up meu (um arquivo salvo de mim mesmo)?

SÓCRATES – Não seria oportuno começar pelos deuses, e indagar por que raios receberam eles exatamente o nome de theoi?

HERMÓGENES – De acordo.

SÓCRATES – Eis minha teoria. Os primeiros homens, que habitaram a Grécia, não reconheceram, a meu ver, outros deuses senão os que hoje se admite entre os povos bárbaros, que são o Sol, a Lua, a Terra, os Astros e o Céu. Como todos eram vistos em movimento contínuo, jamais fatigados nas corridas, theonta, por causa desta propriedade do correr (thein), foram então denominados theoi. Com o passar do tempo, as novas divindades que os gregos conceberam foram sendo designadas ainda sob o mesmo rótulo geral.”

HERMÓGENES – Que tal agora analisarmos os demônios?

SÓCRATES – Bem lembrado, Hermógenes. Que é que pode significar este nome, <os demônios>? Escuta e vê se o que penso te parece razoável.

HERMÓGENES – Basta que fales.

SÓCRATES – Sabes a quem Hesíodo chama <demônios>?

HERMÓGENES – Não lembro.

SÓCRATES – Nem te lembras que ele diz que a primeira raça de homens era de ouro?

HERMÓGENES – Ah, disso sim eu lembro.

SÓCRATES – O poeta se explica assim:

Desde que a Moira extinguiu esta raça de homens,

Se os chama de demônios, habitantes sagrados da terra,

Benfeitores, tutores e guardiães dos homens mortais.

HERMÓGENES – Sócrates, não entendo nada!

SÓCRATES – Ora, não entendes? Estes versos querem dizer simplesmente que Hesíodo estava sendo alegórico quando disse que a raça de ouro era formada de ouro, pois com isso só queria dizer: era de homens excelentes; e o que prova meu argumento é que em seguida ele chamará nossa geração de raça de ferro.¹

HERMÓGENES – Ah, agora ficou claro.

SÓCRATES – Crês que se dentre os homens de hoje se encontrara um só bom homem, Hesíodo o classificaria na raça de ouro?

HERMÓGENES – Temo que sim.

SÓCRATES – E pensas que os bons são um sinônimo para <os sábios>?

HERMÓGENES – Com efeito, Sócrates, os sábios são os bons.

SÓCRATES – Isso basta, ao meu ver, para explicar o nome de demônios. Se Hesíodo os chamou de demônios, foi porque eram sábios e hábeis, daémones², palavra que pertence a nossa língua antiga.”

¹ Eu diria que “ferro” é um material muito nobre para nos descrever nos anos 2000: somos uma raça de sal!

² Em grego, a semântica é neutra: “divindade”. Nada há ainda da acepção cristão-pejorativa da palavra.

Afirmo ainda que todo aquele que é daemon, ou seja, homem de bem, é verdadeiramente demônio durante sua vida e depois de sua morte, e que este nome lhe convém em absoluto.”

SÓCRATES – Nada difícil de compreender. Esta palavra se modificou pouco; e fica patente que os heróis se originam do amor, éros.

HERMÓGENES – Que queres dizer com isso?

SÓCRATES – Não sabes que os heróis são semideuses¹?

HERMÓGENES – Como?

SÓCRATES – (…) Verás facilmente que o nome de amor, al qual devem os heróis seu nascimento, pouco mutou com o tempo também. Só pode derivar daqui a explicação para o termo herói, a não ser que argumentes que advém da raiz erotân, pois que seriam sábios oradores, versados em dialética, muito hábeis para interrogar. Vê que eírein é falar. Como dizíamos, na língua ática estes são os oradores e disputadores: erotetikoí. A família dos oradores e sofistas não é nada menos que a raça dos heróis! Isto é fácil de conceber. Mas o que é complicado é saber por que o homem se chama a si mesmo ánthropoi. Podes explicá-lo?”

¹ Alguns aforismos de Nietzsche fazem cada vez mais sentido!

Muitas vezes, quando queremos nomear algo, acrescentamos letras aos nomes preexistentes, ou as retiramos, ou mudamos o lugar dos acentos.”

SÓCRATES – (…) Formou-se um nome duma locução da qual suprimira-se uma letra, um <a>, e cuja sílaba final convertera-se em grave.

HERMÓGENES – Não te entendo, Sócrates.

SÓCRATES – É o seguinte: este nome ánthropos, significa que todos os demais animais enxergam as coisas sem examiná-las nem refletir, sem contemplação, anathrei; mas o homem, quando com algo se depara, coisa, eorake, sinônimo aliás de ópope, contempla-a e tenta racionalizá-la. O homem é o único animal que se pode chamar, propriamente, de ánthropos, i.e., contemplador do que vê, anathrôn hà opôpen.

HERMÓGENES – Hmmm… E agora, queres que te pergunte sobre os nomes que tenho curiosidade de conhecer em seu significado mais profundo?

SÓCRATES – Responder-te-ei com muito prazer!

HERMÓGENES – Notei uma coisa que parece derivar do que disseste. Há no homem aquilo que batizamos alma, psyché, e corpo, sôma.

SÓCRATES – Efetivamente.”

Alguns dizem que o corpo é a tumba, sêma, da alma, e que esta se encontra sepultada enquanto durar esta vida.”

o que chamamos de ousía, outros chamam de esía, e outros ainda osía. Ora, se pensássemos nas mudanças que sofrem as palavras, e sobretudo no segundo tipo de mudança, poderíamos cogitar que a essência das coisas fosse perfeitamente chamada de hestía; e se por hestía designássemos tudo aquilo que possui essência, Hestía (Vesta)¹ é efetivamente o melhor nome próprio”

¹ Deusa do lar (vida doméstica) e uma das mais antigas do Panteão. Foi adquirir na Roma Antiga ainda muito mais reputação e relevância.

Não nos espanta, diante de tamanha importância e centralidade, que a Hestía fosse invocada antes de qualquer deus nos sacrifícios. (…) Depois de Hestía convém examinar Rhea e Krónos (Réia e Cronos), se bem que já tocamos em Cronos neste diálogo.”

SÓCRATES – Creio observar que Heráclito expressou com sagacidade idéias muito antigas que verdadeiramente se referem a Krónos e a Rhea, e que Homero inclusive já havia também exposto.

HERMÓGENES – Que estás querendo dizer, Sócrates?

SÓCRATES – Heráclito afirma que tudo passa; que nada permanece; e compara os fenômenos com o curso dum mesmo rio, no qual não se entra duas vezes.

HERMÓGENES – Estou conforme.

SÓCRATES – E achas mera coincidência que o próprio Heráclito tenha opinado que Rhea e Krónos fossem os antepassados de todos os deuses correntes? Aliás, por falar em correntes, sabes que Heráclito apodou tanto um como outro de corredores(*)? E não é Homero quem recita:

O Oceano pai dos deuses e sua mãe Tétis?

Hesíodo me parece falar no mesmo sentido. Por fim, em certa passagem Orfeu assim se exprime:(**)

O Oceano com seu fluxo e refluxo majestoso é o primeiro a se unir em himeneu a sua irmã Tétis, nascida da mesma mãe.

Repara como todas estas citações concordam e se moldam à doutrina heraclítica.”

(*)Rhea deriva de rhéo, correr, fluir, Krónos de krounos, fonte. Platão havia explicado a etimologia de Cronos de forma diversa um pouco antes no diálogo.”

(**) Hermann (org.), Orfica

HERMÓGENES – (…) Mas e Tétis?

SÓCRATES – (…) Não é mais que o nome <manancial>, levemente dissimulado. Porque as palavras diattómenon, o que salta, e ethoúmenon, o que corre, dão-nos a idéia dum manancial. Da combinação de ambos os termos formou-se Tethýs, Tetís.

HERMÓGENES – Ora, ora, eis uma explicação muito rara!

SÓCRATES – E por que não haveria de sê-lo? E agora, quem tomamos na seqüência? Zeus já foi.

HERMÓGENES – Exato.

SÓCRATES – Falemos então sobre os irmãos, Poseidon (Netuno) e Plutão, e ainda do segundo nome com que este é conhecido.

HERMÓGENES – De acordo.

SÓCRATES – Creio que ao inventor da palavra Poseidôn se lhe ocorreu o seguinte: enquanto caminhava pela beira da praia, o mar deteve seus passos, e não o permitiu avançar, a água agindo como corrente de ferro sobre seus pés. Chamou então o deus que preside esse poder de Poseidôn, <corrente para os pés>, se bem que originalmente posidesmos ôn. O <ei> foi acrescentado para prestar elegância. Ou, hipoteticamente, no lugar do sigma [s], havia, primitivamente, dois lambdas [l], e daí derivamos outro significado do nome do deus: polla eidós, aquele que sabe tudo. Não nego que o sentido pode ter sido o de chamar por aquele que é capaz de comover (fazer vibrar, causar terremotos) a terra, hò seíon; e depois ter-se-á acrescentado um pi e um delta.

Mas quanto a Plutão, seu nome provém do fato de ele ser o concessor das riquezas, ploutos, uma vez que elas procedem do centro da terra. O outro nome desta divindade é Hades, que segundo opinião da maior parte dos homens expressa o invisível, tò aeidés,¹ e como este nome inspira terror preferem a designação Plutão.

HERMÓGENES – Mas isso é o que o povo fala; e quanto a ti, Sócrates?

SÓCRATES – Creio que os homens se enganam facilmente acerca dos poderes possuídos por Hades, e que não há fundamento para temê-lo tanto. O motivo desse temor é que, uma vez morto, o mortal desce às suas instâncias, sem esperança de regresso; neste momento, a alma abandona o corpo, e só ela segue viagem, para as cercanias deste deus. Eu creio haver uma incrível coincidência entre o poder deste deus e seu nome.”

¹ Com efeito, em Homero Hades possui um capacete que dota quem o veste da invisibilidade. Ele foi usado na Guerra de Tróia por quem foi apoiado pelo deus. Mas todos os deuses olímpicos têm o dom de se tornarem invisíveis aos meros mortais, se assim o desejarem. Talvez Plutão possa se ocultar até mesmo de todos os seus iguais, e além disso empresta este poder tão especial aos mortais, mesmo à distância, através de um objeto.

SÓCRATES – (…) Sabes que nenhum dos que partiram deste mundo aspiram a voltar? Nem mesmo as sereias o queriam, pois estas encantadoras estão como que encantadas, tragicamente, forçadas a permanecer por aqui. E a causa são os magníficos discursos de Hades. Eis o maior dos sofistas, grande bem-feitor para seus aconchegados (…) Por outro lado, refratário à sociedade dos homens (vivos), que são afinal uns entorpecidos pelos sentidos da carne, e barganhando exclusivamente com aqueles cuja alma está livre de todos os males (a prisão corpórea), não te parece que, contrariando o que acabei de dizer, Plutão não seja um filósofo excepcional? Compreendeu que lhe seria fácil reter homens dessa natureza aferrando-os à sua virtude, posto que a virtude emana da alma, enquanto que seria impossível manter o domínio sobre homens que conservassem seus corpos, pois seria o mesmo que comandar loucos e estúpidos voláteis, que não deixariam de se rebelar e fazer uma revolução, por mais que o próprio Cronos emprestasse as correntes mais fortes do universo a este deus do submundo. Sim, nem o tempo vence a luxúria da carne!

(…)

E o nome Hades, meu querido Hermógenes, não é dedutível, p.ex., de aeidés, tenebroso? O poder que tem essa divindade de conhecer tudo sobre a beleza, eidenai; com certeza foi isso que inclinou o legislador a chamá-lo precisamente Hades e não outra coisa!

HERMÓGENES – Que assim seja. Mas e quanto a Deméter (Ceres), Hera (Juno), Apóllon, Athéna (Minerva), Hefaistos (Vulcano), Ares (Marte)… têm alguma explicação?!

SÓCRATES – Deméter, segundo eu creio, se chama assim porque nos dá de comer como uma mãe (didoûsa hos méter); Hera é uma divindade amável (eraté tis), afinal, como dizem os mitos, foi amada pelo próprio Zeus. Preocupado também com as coisas do Céu o legislador talvez tenha querido ocultar sob esta alcunha a do ar, aer, decompondo-a em parte e transferindo a primeira letra para o final. Percebi isso assim que pronunciei Hera várias vezes consecutivas. Pherréphatta (Perséfone, Proserpina) é um nome que, como o de Apolo¹, inspira grande terror à maioria dos homens por causa de seu histórico. Mas isso só ocorre porque os homens são ignorantes. Veja que muito antigamente só se dizia, no lugar, Phersephóne², nomenclatura que parece realmente terrível a todos, da qual Pherréphatta, como eufemismo, lentamente evoluiu. Mas, de fato, o que o nome original expressa? A sabedoria. No movimento perpétuo de todas as coisas, a sabedoria é a capacidade de tocá-las, manejá-las, acompanhá-las sempre para onde quer que fujam. Pherépapha era um vocábulo próprio para designar esta sabedoria; repito: neste contexto, trata-se da capacidade de apanhar aquilo que corre, epaphé toû pheroménou. Nota tu que Perséfone-Proserpina sempre aparece associada a Hades, outro sábio. Mas, como sabes, hoje em dia altera-se seu nome para Pherréphatta, preferindo-se o agrado ao ouvido que a dura verdade.

¹ O mesmo em grego e em latim.

² Assim aparecia, por exemplo, em Homero. [Azcárate:] Phéro phoné, que traz a morte violenta.”

SÓCRATES – (…) Não há nome mais apropriado para expressar, simultaneamente, os 4 atributos deste deus; ou seja, a música, a profecia, a medicina e a arte de lançar flechas

(…)

SÓCRATES – Um nome tão harmônico, como convém a um deus músico! As evacuações e purificações, medicinais ou religiosas; as fumigação do enxofre² no tratamento das doenças e nas operações rituais; as abluções e aspersões; todas estas práticas não têm outro objeto senão tornar o homem puro, de alma e de corpo. Ou discordas?

HERMÓGENES – De modo algum.

SÓCRATES – Portanto, o deus que purifica, o deus que lava, apolouon, que liberta, apolyon, dos males da alma e do corpo, seria que outro além de Apolo?

¹ Para quem ainda não tiver desvendado: [Azcárate:] “Apóllumi, que faz perecer.

² Desinfetante comum à época.

Sabes que ele é quem sempre lança um tiro certeiro, aeì bal-lon?”

o movimento celeste uniforme, tèn homoû pólesin; quero dizer, que atravessa o ar puro sem alterações, as vibrações harmônicas do som – o movimento apolar, posto que não se inclina nem para o norte nem para o sul, nem para cima nem para baixo, mas se propaga indistintamente em todas as direções.”

O nome das musas, e em geral da música, parece provir de môsthai, designando a indagação, o filosofar; Letó (Latona)¹ expressa a doçura da deusa, sua boa vontade em ouvir súplicas, katà tò ethelémona eínai.”

¹ Mãe de Apolo.

Artemis (Diana) para mim significa integridade, tò artemés, e decência, aludindo ao amor de Artemis pela virgindade. Ou quem deu nome à deusa¹ quis ressaltar que ela possui a ciência da virtude, aretês hístora²; ou que detesta as relações heterossexuais, ároton misesases.”

¹ Em outros trechos Platão emprega o misterioso termo “legislador”, que, embora não esteja em maiúscula na tradução em espanhol, parece se referir a algo acima de Zeus, o Rei do Olimpo, o deus dos deuses. Porque é óbvio que toda lei justa, e sobretudo a primeira, dentre os homens, foi de inspiração divina.

² Noção fundamental para entender o helenismo e, portanto, o próprio homem e a existência.

HERMÓGENES – E sobre Diónysos (Baco)? E Aphrodite (Vênus)?

SÓCRATES – (…) Diónysos é aquele que dá o vinho (hò didoús tòn oînon), e em função de um trocadilho passou-se a chamá-lo também Didoinysos. (…) Sobre Aphrodite, não ouso contradizer Hesíodo; é preciso reconhecer que ela assim foi nomeada porque nascera da espuma do mar, to û aphroû.

HERMÓGENES – Mas Sócrates… como bom ateniense que és, seria um sacrilégio que esquecesses justo da deusa Athéna (Minerva); não passes batido também por Hephaistos (Vulcano) e Ares (Marte)…

SÓCRATES – Não, Hermógenes, não seria justo proceder assim!

(…)

SÓCRATES – O outro nome da deusa a que te referiste por último clarifica bastante sua origem.

HERMÓGENES – Qual nome?

SÓCRATES – Nós a chamamos de Palas, isto é, depois de muito tempo alguns ainda chamam.

HERMÓGENES – Sim, é verdade.

SÓCRATES – (…) A ação de qualquer um de se lançar a si mesmo, ou de lançar algum objeto, alçando-o da terra e brandido-o nas mãos, expressamo-la através dos vocábulos pal-lein y pal-lestai, orchein e orcheisthai.”

inteligência de Deus, theou noeesin, que parece hà theonóa, atenuando-se assim o eta pelo alfa, conforme proceder dum idioma estrangeiro [dialeto dórico].”

Ora, se queres, Ares procede de árren, varonil, e de andreîon, viril.”

andreia, o valor” “Andreia indica que o valor toma seu nome do combate. Porque o combate, se é mesmo exato que as coisas passam e correm, não pode representar mais que duas correntes, uma contra a outra, enantian rhoen. Se retirarmos o delta da palavra andreia, teremos então an-rheia, contracorrente, que expressa o que constitui propriamente o valor.”

HERMÓGENES – Se é que não estás já cansado, Sócrates, permita-me indagar por último ainda acerca de Hermes (Mercúrio), já que Crátilo nega que eu seja verdadeiramente Hermógenes. Examinemos então o sentido desta palavra, Hermes, para saber se Crátilo tem ou não a razão!”

o termo eírein expressa o uso da palavra; e temos ainda que a palavra emésato, empregada muitas vezes por Homero, tem o sentido de inventar. (…) Íris parece também derivar seu nome de eírein, em razão de sua qualidade de mensageira.

SÓCRATES – E Pan, meu querido amigo? Provavelmente é filho de Hermes, e tem uma dupla natureza.

HERMÓGENES – Como?

SÓCRATES – Sabes que o discurso expressa tudo, pan, e que roda e circula sem cessar, poleî aei. Sabes igualmente que circula de dois modos: verdadeiro e falso.

HERMÓGENES – Perfeitamente.”

SÓCRATES – O que enuncia tudo, pan, e que circula sem cessar, aei polon, filho de Hermes, com dupla natureza, liso e limpo na parte superior; peludo como uma cabra, na parte inferior. Por conseguinte, se Pan é filho de Hermes, é, ou o discurso, ou o irmão do discurso. (…) deixemos em paz aos deuses.”

SÓCRATES – A palavra Hélios fica mais clara quando se a estuda à luz do dialeto dórico. Os dórios dizem Halios. Halios poderia significar que este astro, no momento que nasce, reúne os homens, alíxein, ou que gira perpetuamente, aeí eílein, ao redor da terra; ou ainda, que se investe de cores diversas, poikíl-lei, em seu movimento, todos os produtos da terra; porque poikíl-lein e aioleîn têm o mesmo sentido.

HERMÓGENES – E a lua seléne?

SÓCRATES – Essa é uma palavra que mortifica Anaxágoras!

HERMÓGENES – Ah é? E por quê?

SÓCRATES – Porque parece atestar a antiguidade da doutrina, recentemente ensinada por este filósofo, de que a lua recebe a luz do sol.

HERMÓGENES – Mas como pode ser isso?

SÓCRATES – As palavras sélas e phôs têm o mesmo sentido (luz).

HERMÓGENES – Sem dúvida!

SÓCRATES – Então! a luz que recebe a lua é sempre nova e velha, néon kaì énon aeí, se os discípulos de Anaxágoras falam a verdade; porque girando o sol ao redor da lua, envia-lhe uma luz sempre renovada; enquanto que aquela que recebera o mês passado é já velha.

(…)

SÓCRATES – E, posto que a luz é sempre nova e velha, sélas néon kaì énon aeí, nenhum nome pode convir-lhe melhor que selaenoneoáeia, que abreviadamente dizemos: selanaía.

HERMÓGENES – Eis uma palavra autenticamente ditirâmbica, Sócrates! Mas o que me dizes de meis, meses, e dos àstra (astros)?

SÓCRATES – Mein de meioûsthai, diminuir, deveria dizer-se propriamente meies. Os astros parece que tomam o nome de seu brilho, astrapé; palavra que, ao vir de tà ôpa anastrophé, ou seja, que atrai os olhares, deveria, melhor, ser pronunciada anastropé; mas para se tornar ainda mais elegante diz-se astrapé.

HERMÓGENES – E as palavras pûr, fogo e húdor, água?

SÓCRATES – A palavra pûr me deixa sem saídas; Precisamente a musa de Eutifrão me abandonou, ou então esta questão é mesmo das mais complicadas. Mas observa de que expediente peço auxílio ao indagar sobre isso, quando me vejo assim enredado!

HERMÓGENES – Vejamo-lo.

SÓCRATES – Então lá vai: Responde-me: podias me dizer como raios se formou a palavra pûr?

HERMÓGENES – Por Zeus! Claro que não…

SÓCRATES – Examina, então, o que eu intuo. Creio que os gregos, principalmente os que vivem sob a dominação dos bárbaros, deles tomaram muitos nomes.

HERMÓGENES – E, bem, que é que decorre daí?

SÓCRATES – Que ao tentarmos interpretar estas palavras no âmbito do grego, e não dos idiomas forasteiros, é impossível não tropeçar em grandes obstáculos.

HERMÓGENES – Muito exato.

SÓCRATES – Observa, pois, se esta palavra, pûr, é de origem bárbara. É difícil fazê-la derivar da língua grega, percebe? os frígios empregam esta mesma palavra, sabes?, só que modificada. O mesmo acontece com as palavras húdor, e ainda kýon, cachorro, e tantas outras!

(…)

SÓCRATES – (…) Mas o ar, meu querido amigo Hermógenes, não se chama hoje aér porque é capaz de levantar, aírei, o que estava sobre a terra? Ou será então porque sempre se escorre, aeì rheî, ou porque o vento nasce do movimento do ar que passa? Os poetas denominam os ventos, às vezes, aétai. É como se se dissesse pneumatórroun, aetórroun. (…) A palavra éter, aithér, significa, a meu ver, que corre sempre, deslizando-se ao redor do ar, aeì theî perì tòn aéra rhéon, e seria mais preciso dizermos aeither. O sentido da palavra [lido gué], terra, seria muito mais claro se pronunciado gaia. Gaia, alias, significaria propriamente gennéteira, geradora, conforme expressão de Homero, que diz, na prática, gegáasi, ao escrever gegennêsthai.

SÓCRATES – É preciso pronunciar a palavra horai como se fazia noutros tempos, entre os atenienses, se se quer descobrir seu sentido provável. As estações chamam-se horai porque determinam, horízein, o inverno, o estio, a época dos ventos e dos frutos da terra. O que se denomina horai, bem poderia denominar-se horizousai. (…) E, como vimos dizendo, que o nome de Zeus fôra dividido em dois, alguns chamando-o Zêna, outros Dia; assim também, neste caso, alguns chamam o ano eniautós, derivado de en autô, enquanto outros o chamam etos, de etazei.”

atribuirão esta concepção a sua disposição interior como sua causa; preferem crer que as coisas nascem sem cessar; que não há uma que seja durável e fixa; que tudo passa, e que tudo está num movimento sem fim e em geração eterna. Esta reflexão eles generalizam para toda e qualquer palavra nomeável.”

Veja o caso de Phrónesis; significa, com efeito, a inteligência daquilo que se move e corre, phoras kai rhou noesis. Ou se referiria, antes, à vantagem que retira do mover-se, phoras onesin. (…) gnomé pode ser chamado de exame da geração, gones nomesin, pois que na verdade noman e skopein têm o mesmo sentido, que é o de examinar. Noesis, a inteligência, poderia ser o desejo de novidade, neou esis. (…) Outrora não se dizia noesis, mas neoesis. Sophrosýne, prudência, é a asseguradora do que acabamos de tratar, da sabedoria, phroneseos. Episteme, a ciência, simboliza a alma, que, de acordo com a razão, acompanha as coisas em seus movimentos, sem perdê-la de vista; não se adianta demais nem fica para trás. É preciso eliminar o épsilon [e] e chamar a ciência pistéme, fiel. Sýnesis parece formada anàlogamente a syl-logismos; embora quando se diga synienai, compreender, é como se se dissesse epistasthai, saber (…) o sentido da palavra Sophía, a sabedoria, é alcançar o movimento. (…) esýthe é se lançou. Não existiu entre os espartanos um sujeito famoso chamado Sous? Esta palavra entre os desta polis significa carreira, rápido arranque. Sophia significa, portanto, a ação de alcançar o movimento, phoras epaphen, em meio ao fluxo geral dos seres. A palavra agathon, o bem, convém ao que há de admirável, tô agastô, em toda a natureza. Os seres se movem, mas uns lenta, outros cèleremente. (…) agathon se aplica ao que é admirável justamente por sua rapidez, ton thoou tô agastô.”

Os que crêem que tudo está em movimento supõem que a maior parte do universo nada faz senão passar; mas que há, em contrapartida, um princípio que vai de uma a outra parte, nele, produzindo tudo o que passa, e em virtude do qual as coisas mudam como elas mudam; e que este princípio é de uma velocidade e de uma sutileza tremendas. Como este princípio poderia atravessar em seu movimento este universo móvel, se não fosse sutil o bastante, a ponto de nada detê-lo, e ao mesmo tempo rápido o bastante para que tudo em relação a ele parecesse estar meramente em repouso?”

o justo é também a causa (e por causa entende-se: o que dá a algo a faculdade do ser)” “o que é o justo? com efeito minhas perguntas parecem atrevidas, e crêem que eu já estou passando dos limites, como sói-se dizer.”

Este aqui diz que o justo é o sol. Não é o sol aquele que governa os seres, penetrando-lhes, diaionta kai kaonta? Apresso-me a revelar aos demais esta descoberta tão magnífica, e riem-se; outro me pergunta então: haverá ainda justiça entre os homens depois que o sol se põe? Pergunto eu mesmo a este debatedor o que ele pensa ser o justo, e ele me revela: é o fogo! Mas isto, confesso, não me é fácil conceber. Outro vem e diz: não é o fogo propriamente dito, mas o calor que reside no fogo. Outro ridiculariza todas estas explicações mirabolantes; pretende, no lugar, que o justo é aquilo que diz Anaxágoras: a inteligência. Ela em sua soberania é que ordenaria todas as coisas, sem fundir-se com nenhuma, mas simultaneamente penetrando-as em todos os sentidos concebíveis, dià (panton) ionta.”

Gyné, mulher, parece-me querer dizer geração; thély, fêmea, a meu ver deriva de thelé, teta.”

À força de intercalar letras nas palavras primitivas, elas foram alteradas a tal ponto que ninguém pode hoje apurar o que significam. P.ex., chamam esfinge sphigx no lugar de phix.”

Tudo aquilo que interpõe um obstáculo ao movimento e à corrida, ienai poreuesthai, é um mal: a covardia, a vacilação, aporía. Avançar aos percalços significa mover-se com lentidão e constrangimento; e quando a alma está assim, nela predomina a maldade, kakía. Se este for o sentido de kakía, a palavra areté deverá ser seu oposto, significando o movimento fácil, a euporía, ou o curso desimpedido, rhoen, de uma alma boa. O que não cessa de correr ou andar, aei rheon, sem coação ou obstáculo; eis aqui a conotação de areté.” “Mas já vejo: dirás que invento o que me dá na telha outra vez. E eu respondo: se meu sentido de kakía estiver correto, é impossível não haver bem-determinado o sentido de areté.

HERMÓGENES – Mas e a palavra kakón, mal, de que te serviste em inúmeras ocasiões donde vem?

SÓCRATES – Por Zeus!, essa é uma palavra estrangeira, é difícil descobrir isso. Vou pedir o auxílio da minha famosa tática.

HERMÓGENES – Que tática?

SÓCRATES – A de dizer que é uma palavra de origem bárbara, ora!

Sabemos que nossos antepassados faziam uso mais constante do iota e do delta, como se observa ainda hoje entre as mulheres, que conservam por mais tempo a linguagem arcaica.”

SÓCRATES – Já sabes que no lugar de zygón, jugo, os antigos diziam dyogón.

(…)

SÓCRATES – E zygón não significa nada; já dyogón expressa muito bem a união de dois animais para conduzir algo juntos, toin duoin eneka tes deseos es ten agogen.”

Lýpe, dor, é o nome dado à dissolução, diálysis, que produz no corpo. Anía, tristeza, é o que impede caminhar, iénai. Algedón, pena, parece-me que é uma palavra estrangeira derivada de algeinón, penoso.”

Com respeito a epithymía, paixão, não há dificuldade; pois evidentemente expressa um poder que penetra no coração, epi ton thymon iouse, e thymos, coração, valor, toma seu nome do ardor, thyseos, e da fervura da alma.”

nomeia-se póthos o que se chamava antes hímeros, quando o objeto desejado estava presente. O amor é éros, porque é uma corrente que se insinua, esrei, vindo de fora, que não é própria daquele que a experimenta, e se introduz efetivamente pelos olhos.

A mesma relação que há entre boulé, vontade, e bolé, tiro ou disparo. Boulesthai, querer, significa lançar-se até, o mesmo que bouleuesthai, deliberar. Todas estas palavras, que correspondem à mesma ordem de dóxa, não são mais que expressões diversas da idéia de tiro ou arranque. A palavra negativa aboulía, imprudência, falta de vontade, parece designar a desgraça daquele a quem se lhe frustra um propósito, ou bálontos

HERMÓGENES – (…) Por que se chama ónoma?

SÓCRATES – Sabes o que quer dizer maíesthai?

HERMÓGENES – Sim: indagar.

SÓCRATES – A palavra ónoma me parece o resumo de uma proposição, na qual se afirma que o ser é o objeto, cujo nome é a indagação. Mas isto é mais fácil de compreender pela palavra onomastón, o que se pode nomear. (…) Alétheia, verdade, me parece também uma palavra formada de muitas outras. Parece que quiseram designar, com ela, o divino movimento do ser, e que alétheia significa uma carreira divina, ale theia. Pseûdos, mentira, expressa o contrário do movimento. Nesta palavra encontramos também a reprovação imposta a tudo aquilo que se detém, a tudo o que obriga ao repouso, e este termo representa o estado das gentes que dormem, katheúdousi. (…) Quanto a ón, ser, e ousía, essência, são um tanto análogos ao verdadeiro, se se acrescentar um iota (…) o não-ser, ouk ón ou ouk ión.

HERMÓGENES – Vejo, então, Sócrates, que resolveste com firmeza estas dificuldades! Mas se neste exato instante te interpelassem quanto a estas expressões ión, andando, rhéon, correndo, doûn, ligando, e te perguntassem qual é a propriedade…

(…)

SÓCRATES – Há uma certa tática que já nos salvou antes, e que pode servir o suficiente como resposta.

HERMÓGENES – Que tática?

SÓCRATES – Ora, esqueceste? Dizer que as palavras, cujo sentido não compreendemos, são de origem bárbara!”¹

¹ Já é a terceira vez. Parece que Hermógenes estranhamente não grava uma idéia, que é exposta como inédita mesmo ao ser enunciada repetidamente. A mesma ironia platônica se encontra nas últimas aspas do Crátilo, com o outro interlocutor principal deste discurso.

se nós não tivéssemos nem voz nem língua, e quiséssemos, apesar disso, chamarmos uns aos outros e às coisas, não é certo que recorreríamos, como a gente muda, a sinais de mão, da cabeça e do resto do corpo?”

Me parece que, uma vez imitando-se essas qualidades, tal imitação não teria relação alguma com a arte de nomear. Quem se aproveita disso são os músicos e pintores.”

A própria cor e a voz, não têm, cada uma, sua essência, como todas as demais coisas que merecem o título de <seres>?”

Posto que a imitação da essência tem lugar mediante as sílabas e as letras, não seria mais conveniente distinguir a partir de agora as letras, como fazem os que estudam o ritmo?” “não devíamos, igualmente, fazer distinção, a partir deste momento, entre as vogais, e em seguida as demais sub-espécies de letras, sejam consoantes e mudas (como dizem os gramáticos); sejam intermediárias¹? Não é verdade, ainda, que as próprias vogais possuem subdivisões?”

¹ Distinção que soa estranha ao leitor moderno não-especialista: estamos acostumados com a classificação binária vogal/consoante. Em Lingüística, porém, particularmente no nível sintático e morfológico, nos deparamos com estratificações as mais díspares e complexas. Podemos classificar, na Fonética, os sons de algumas consoantes em oclusivos (as mudas de Platão), outros em nasais, fricativos, aproximantes (o que mais se assemelharia a um híbrido vocal-consonantal), vibrantes, etc.

É dessa forma que os pintores obtêm cores similares ou distintas, usando o púrpura puro ou matizes formados pela mescla dos tons primários, a fim de representar, por exemplo, o tom da carne ou objetos que-tais, guardando-se de representar a realidade infielmente.”

o discurso está para a arte dos nomes, a oratória, etc., como a representação de um ser animado está para a arte do pintar. Ah, deixo-me levar por meras palavras! Todas estas combinações não passam do trabalho hoje indiscernível de várias gerações de nossos antepassados. Quanto a nós, só nos resta adotar um método, e o da divisão é um a considerar. E com isso julgar, por fim, se as palavras, ou originárias ou derivadas, foram bem ou mal-aplicadas.”

A não ser que, pensando como os tragediógrafos, que recorrem recorrentemente a <máquinas> e fazem intervir os deuses, recorramos também, por nossa vez, a artifício análogo, afirmando que foram as divindades que instauraram os primeiros vocábulos da língua – eis a fonte!” “É, pois, evidente que aquele que se considera hábil na interpretação das derivadas deve estar em posição de dar explicações completas e claras sobre as primitivas, ou então limitar-se a nada dizer senão nescidades.”

enganar-se a si mesmo é sem dúvida o pior que pode haver; porque quando o enganador é o mesmo que o enganado, significa que o segue onde quer que ele vá. Imaginas-te algo mais tenebroso? Convém, doravante, retornar sobre o jáconcebido, sem cessar, sobre cada pequena idéia enunciada, esforçando-nos ao máximo, vendo para frente e para trás, abrangendo todas as direções em nosso olhar. Fixemo-nos no que dissemos até aqui.”

SÓCRATES – Diga-me, não te parecem as leis umas piores, outras melhores?

CRÁTILO – Não, Sócrates. Em verdade, todas as leis valem o mesmo, e não pode haver superioridade de umas sobre outras. Isso seria negar todas as leis, pois cada uma contribui com seu naco de perfeição para a harmonia geral e é igualmente imprescindível ao todo.

SÓCRATES – Muito bem! Neste caso, dirias que os nomes são todos iguais em valor ou que há uma hierarquia entre eles?

CRÁTILO – Não há tal hierarquia, como é evidente.

SÓCRATES – Todo nome convém à coisa?

CRÁTILO – Toda coisa nomeada convém ao nome que lhe foi dado.

(…)

CRÁTILO – Creio, assim, Sócrates, que o nome Hermógenes não pertence a nosso amigo, mesmo que as aparências enganem; creio que este nome caiba mais a um indivíduo cuja natureza difira da sua!

SÓCRATES – Dizer que nosso amigo, que está presente, é Hermógenes não seria dizer, pois então, uma mentira? A menos que não se considere impossível dizer que quem não é Hermógenes possa ser chamado de Hermógenes.

CRÁTILO – Desculpa-me, Sócrates, mas me confundiste.

(…)

CRÁTILO – (…) mentir não seria o equivalente a dizer o que não é?

SÓCRATES – Isto é sutil demais para mim nesta idade, caro Crátilo. Responde-me uma coisa só: teu juízo deve ser de que é impossível <não ser veraz>, mas que seja possível <ser veraz equivocadamente>, não é certo?

CRÁTILO – Não, não, Sócrates: tampouco isso.

SÓCRATES – Nem se expressar mal? Ser infeliz ao chamar alguém? Por exemplo, se ao encontrar-te no estrangeiro alguém que nunca te vira antes, te apanhasse pela mão e assim dissesse: <Saúdo-te, estrangeiro ateniense, Hermógenes, filho de Hipônico!¹>; tu mesmo, responde: parecer-te-ia que este homem diz, designa, expressa, interpela, não a ti mesmo, mas a Hermógenes? Ou está falando, na realidade, com ninguém?

CRÁTILO – Parecer-me-ia que não estaria fazendo mais do que articular sons.

SÓCRATES – Já é o bastante para confirmar meu ponto. Articulando sons, mente ou diz a verdade? Ou ambos ao mesmo tempo? Isto só exijo de ti saber.

CRÁTILO – Não me constrange dizer que aí só há ruído e movimento vão, como se esbarrássemos num vaso de metal.

(…)

SÓCRATES – Atenta para o seguinte, Crátilo: a imagem do homem pode comunicar ao homem, a imagem da mulher à mulher e assim por diante?

CRÁTILO – É óbvio que pode.

SÓCRATES – E se raciocinássemos de forma invertida? Pode-se referir à mulher através da imagem do homem e ao homem através da imagem da mulher?

CRÁTILO – Não nego a obviedade também desta afirmação.

SÓCRATES – E estas referências, estão em seu devido lugar, ou metade sim e metade não?

CRÁTILO – Sócrates, só metade delas se refere adequadamente.”

¹ Insiro o nome, embora desconfiado, pois encontro esta informação para pesquisas em Português; já no original, Azcárate menciona um tal Esmicrión.

SÓCRATES – Por Zeus! talvez a arte dos nomes seja como qualquer outra, e existam bons e maus legisladores; pelo menos, essa parece uma conclusão lógica depois de tudo o que acabamos de afirmar, e tu não discordas de mim.”

É preciso que a imagem não reproduza o modelo inteiro, se quiser ser imagem do modelo. Crátilo e a imagem de Crátilo são duas coisas distintas”

SÓCRATES (…) – Não conheces o princípio de que não é necessário que as imagens encerrem literalmente, ponto por ponto, os elementos e uma correspondência completa com as coisas que representam?

CRÁTILO – Sócrates, conheço este princípio.

SÓCRATES – Ah, Crátilo, estaríamos bem melhor se os nomes e as coisas que eles nomeiam se parecessem em absoluto! Tudo se faria duplo no devir, e não seria possível dizer: está é a coisaemsi, e este é apenas seu nome.

CRÁTILO – Seguramente.

SÓCRATES – (…) não exijas, assim, que uma palavra tenha todas as letras necessárias para representar aquilo, cuja imagem já é por excelência; consente que haja letras inúteis nas palavras; e já que começas por permitir letras impertinentes nas palavras, começa também a ser permissivo com palavras soltas em frases; e frases num longo discurso. Por mais que esta letra, esta palavra e até esta frase não sejam afins com as coisas, nem por isso deixarão as coisas de ser bem-nomeadas e enunciadas, desde que o caráter específico da coisa esteja assinalado

(…)

SÓCRATES – (…) assim livramo-nos por exemplo da absurda multa que se aplica em Egina¹, quando se encontra algum passante nas ruas, no que os legisladores chamam, muito vagamente, de muito tarde da noite!

¹ Ilha grega situada a 30km de Atenas.

SÓCRATES – (…) Quando dizemos que o rho¹ guarda relação com a mudança de lugar, o movimento e a rudeza, te parece que temos ou não razão?

CRÁTILO – Parece que tendes razão, Sócrates.

SÓCRATES – E quando dizemos que o lambda se refere ao liso, ao doce, e a qualidades análogas, temos ou não razão?

CRÁTILO – Também tendes.”

¹ Ao mesmo tempo que é uma letra do alfabeto grego (corresponderia ao nosso “r”), vê-se certa conexão etimológica entre rho e os atuais corrida, run, Lauf, marche!

Quanto ao uso, acredita que é algo diferente de um convênio?” “creio que só a utilização fática pode servir de critério para representar a coisa na hora de decidir se cabe ou não cabe usar tal ou qual nome”

SAUSSURE NA ANTIGUIDADE: “Onde a gente encontraria nomes que fossem semelhantes a cada número a fim de aplicá-los adequadamente, no caso de não se chegar a um acordo ou convenção? É sempre inevitável que o cidadão procure palavras que se pareçam com as coisas; mas, de fato, como dizia Hermógenes ainda há pouco, não há que deixar-se levar aos extremos, sendo violentado pelas palavras unicamente para estabelecer essa semelhança; muitas vezes a propriedade de algo só pode ser explicada pela convenção pura e simples.”

SÓCRATES – É evidente que o primeiro que usou nomes os formou segundo a maneira como concebia as coisas. Não é isso que concluímos?

CRÁTILO – Sim.

SÓCRATES – Por conseguinte, existe a possibilidade de esse alguém ter concebido as coisas mal e atribuído os nomes de maneira errada; crês tu que conosco pode acontecer igual? Como evitar isto?”

E se o inventor dos números houver se enganado desde o primeiro, significaria que todos os demais estariam errados, ao terem de forçosamente convir com aquele erro original. O mesmo com uma forma geométrica: se se erra desde o início, ainda que ligeira e imperceptivelmente, tende certeza que em todo o posterior as conseqüências se farão sentir!”

SÓCRATES – me surpreenderia, aliás, se todos os nomes estivessem de acordo com as coisas e fora de conflito com os outros nomes. Consideremos novamente apenas aqueles que já estudamos hoje; dizíamos que os nomes nos representam o mundo em movimento, em mudança e em fluxo perpétuos. (…)

SÓCRATES – (…) Mas revisemos a palavra epistéme. É sem dúvida equívoca; pois creio que a alma se detém sobre as coisas, conforme histesin epi, e não que se arrasta. (…) Bébaion parece significar a imagem de uma base, báseos, ou seja, de um estado estacionário; exatamente o oposto do movimento. <História> expressa o que detém a expansão, histesin ton rhoun. Pistão (tambor, válvula) expressa manifestamente a idéia de deter, histân. Mnéme indica para todos a permanência, moné, na alma, e não o movimento. Se é o que desejas, examinaremos também as palavras hamartía, erro, e xymphorá, acidente: encontraremos nelas uma grande analogia com xynésis, epistéme, e com todas as más palavras que se referem a coisas excelentes. Amathía, ignorância, e akolasía, intemperança, são palavras do mesmo gênero. Uma parece designar a marcha de um ser que anda conforme deus, hama theôi ióntos; a outra, akolasía, a ação de seguir as coisas, akolouthía. (…) Tenho convicção de que (…) o inventor dos nomes quisera expressar, antes de as coisas se moverem e passarem, que elas ficam e permanecem.

CRÁTILO – Mas Sócrates, a maioria mesmo das palavras expressa a primeira opinião.

SÓCRATES – Mas o quê importa, querido Crátilo? Podemos ficar contando nomes como se fosse o número de objetos dum todo, como as cabeças duma assembléia, fazendo todas as propriedades dos objetos nomeados decorrerem desta espécie de cálculo?

CRÁTILO – Não, e nem seria razoável.”

SÓCRATES – Quanto ao primeiro nomeador, cabe perguntar como e mediante que meios (que nomes!) aprendeu e encontrou as coisas, pois que não existiam ainda as primeiras palavras; como concluímos nesta conversação, é simplesmente impossível aprender ou encontrar as coisas sem antes haver aprendido ou encontrado por si mesmo alguns significados de nomes.”

CRÁTILO – Ao que parece, Sócrates, a melhor explicação a fim de sairmos desta imensa dificuldade seria: um poder superior ao do homem concedeu-lhe acesso aos primeiros nomes das coisas; não foram obtidos a princípio por nós mesmos.

SÓCRATES – Hmm, mas Crátilo, quem institui primeiro os nomes, segundo teu parecer, se deus ou demônio, o que presentemente ignoramos, por um acaso quis negar-se a si mesmo ao estipulá-los? Isso, claro, pressupondo que tu concordes com os significados dos nomes que acabamos de destrinchar…

(…)

SÓCRATES – Portanto, Crátilo, é possível aprender as coisas sem o auxílio dos nomes.

CRÁTILO – Me convenceste.”

Tudo aquilo que é inédito, alienígena, alheio, diverso, não pode evidenciar nada senão ineditismo, alienação, estranhamento, contraste; a coisaemsi nunca aparece.”

SÓCRATES – Que método dever-se-ia seguir a fim de se aprender ou descobrir a natureza dos seres? – eis uma questão, quem sabe, superior ao meu alcance, e ao de qualquer outro homem. O importante é reconhecer que não é nos nomes, e sim nas coisas propriamente ditas, que se deve buscar e estudar as coisas.

CRÁTILO – Concordo.

SÓCRATES – Não se trata de examinar se existe de fato um belo aspecto ou um belo isso ou um belo aquilo, já que tudo isto, ao que me parece, se encontra num perpétuo movimento. O que importa é saber se existe uma beleza fixa, eterna, em si.

CRÁTILO – Necessariamente.”

SÓCRATES – Como poderia existir algo, se esse algo nunca aparecesse sob a mesma capa? Se se seguem dois instantes distinguíveis em que vemos um só objeto, já não é. Ou seja, o que éé enquanto está congelado. Já, no extremo oposto, se algo subsistisse sempre sob a mesma capa, como poderia mudar de estado e de lugar, sendo sempre igual a si mesmo e a sua própria essência?”

Mas se, pelo contrário, o que conhece existe; se o que é conhecido existe; se todos estes seres existem; não vejo que relação possam ter todos os objetos que acabamos de nomear com o fluxo e o movimento. Estes objetos são, com efeito, desta natureza [estática], ou são de outra, isto é, como querem os partidários de Heráclito e muitos outros mais? Este ponto não é fácil de decidir. Não é próprio dum homem sensato submeter sua pessoa cegamente, e também a sua alma, ao império das palavras; dar-lhes fé total e incondicional, assim como a seus autores¹; nem afirmar que estes são os únicos a possuir a ciência perfeita, e conceber para si e para as coisas este maravilhoso juízo de que não há nada estável, mas que tudo está em mutação, como a argila úmida… (…) Bem, quiçá seja assim, meu querido Crátilo, quiçá doutra maneira…”

¹ Platão, como sempre, só critica grandes pensadores como Heráclito (ou Parmênides, em outros livros) por intermédio de seus discípulos.

CRÁTILO – Assim farei, Sócrates. É preciso, no entanto, que saibas que eu já pensei bastante sobre esta questão; e que, com tudo bem-pesado e examinado, parece-me que a verdade está do lado de Heráclito.

SÓCRATES – Querido amigo, aguardo-te na volta para que falemos disso outra vez. Agora, como vejo que te apressas ao campo, põe-te em marcha. Hermógenes te acompanhará.”

L’ENCYCLOPÉDIE – AG

AG

* AGE, (Myth.) Les Poëtes ont distribué le tems qui suivit la formation de l’homme en quatre âges. L’âge d’or, sous le regne de Saturne au ciel, & sous celui de l’innocence & de la justice en terre. La terre produisoit alors sans culture, & des fleuves de miel & de lait couloient de toutes parts. L’âge d’argent, sous lequel ces hommes commencerent à être moins justes & moins heureux. L’âge d’airain, où le bonheur des hommes diminua encore avec leur vertu; & l’âge de fer, sous lequel, plus méchans que sous l’âge d’airain, ils furent plus malheureux. On trouvera tout ce système exposé plus au long dans l’ouvrage d’Hésiode, intitulé Opera & dies; ce Poëte fait à son frère l’histoire des siècles écoulés, & lui montre le malheur constamment attaché à l’injustice, afin de le détourner d’être méchant [?]. Cette allégorie des âges est très-philosophique & très-instructive; elle étoit très-propre à apperendre aux peuples à estimer la vertu ce qu’elle vaut.

Les Historiens, ou plûtôt les Chronologistes, ont divisé l’age du Monde en six époques principales, entre lesquelles ils laissent plus ou moins d’intervalles, selon qu’ils font le monde plus ou moins vieux. Ceux qui placent la création six mille ans avant Jesus-Christ, comptent pour l’âge d’Adam jusqu’au déluge, 2.262 ans; depuis le déluge jusqu’au partage des Nations, 738; depuis le partage des Nations jusqu’à Abraham, 460; depuis Abraham jusqu’à la pâque des Israëlites, 645; depuis la pâque des Israëlites jusqu’à Saül, 774; depuis Saül jusqu’à Cyrus, 583; & depuis Cyrus jusqu’à Jesus-Christ, 538.

Ceux qui ne font le monde âgé que de 4 mille ans, comptent de la création au déluge, 1.656; du déluge à la vocation d’Abraham, 426; depuis Abraham jusqu’à la sortie d’Egypte, 430; depuis la sortie d’Egypte jusqu’à la fondation du Temple, 480; depuis la fondation du Temple jusqu’à Cyrus, 476; depuis Cyrus jusqu’à Jesus-Christ, 532.

D’autres comptent de la création à la prise de Troie, 2.830 ans; & à la fondation de Rome, 3.250; de Carthage vaincue par Scipion à Jesus-Christ, 200; de Jesus-Christ à Constantin, 312, & au rétablissement de l’Empire d’Occident, 808.”

TRADUÇÃO COMPLETA DO VERBETE:

IDADES, (Mitologia) Os Poetas dividiram o tempo que sucedeu à criação do homem em 4 partes. A idade de ouro, sob o reinado de Saturno nos Céus, e da Inocência e da Justiça na Terra. A própria terra dava de comer sem precisar ser cultivada, pois era excessivamente fértil, e havia favos de mel e leite jorrando de todas as partes. A idade de prata, em que os homens principiaram a ser menos justos e felizes. A idade de bronze, quando a felicidade do homem decaía mais e mais, em proporção ao rebaixamento da virtude. E finalmente a idade de ferro, a idade mais infeliz dos homens, quando já eram mais maus que na idade de bronze. Esse sistema é meticulosamente descrito na obra de Hesíodo Os Trabalhos e Os Dias. Esse poeta dedica a seu irmão caçula a história dos séculos passados, mostrando a desgraça inexoravelmente ligada à injustiça, como uma espécie de educação sentimental ao menino: não sejas cruel! Essa alegoria das idades é bastante filosófica e intuitiva; nenhuma melhor a fim de transmitir ao homem o real valor da virtude.

Os Historiadores, ou melhor diria Cronologistas, dividiram as épocas do mundo em 6 principais, de forma geral, mas discordando, entre si, a respeito da duração de cada época, e dos marcos que representaram as transições, explicando-se assim a variação nas teorias acerca da idade total do mundo:

Aqueles que optam pela criação do mundo a 6.000 a.C. contam, de Adão ao Dilúvio, 2.262 anos; do dilúvio à partilha das nações pelos Eleitos de Jeová, 738; da divisão das tribos até Abraão, decorreram mais 460 anos; de Abraão ao Êxodo, outros 645; do exílio no deserto ao reinado de Saul, temos 774 anos; de Saul a Ciro, 583; de Ciro a Jesus, 538.”¹

¹ Perceba que a soma dos 6 períodos, tão irregulares entre si, dá exatamente 6.000. Mas se o mundo tem 6.000 anos, e esta Enciclopédia é do século XVIII, provavelmente esses historiadores eram contemporâneos de Cristo, ou muito maus matemáticos!

Outros, partidários da teoria de que a Terra não tem mais do que 4 mil anos de existência, computam da Criação ao Dilúvio 1.656 anos; do Dilúvio ao pacto monoteísta de Abraão, 426; do aparecimento de Abraão à fuga do Egito, 430; entre o grande expurgo e a fundação do Templo de Salomão, mais 480; a partir da fundação do templo até o reinado de Ciro, 476; e de Ciro a Jesus 532.”¹

¹ Outra vez a mágica: as 6 parcelas totalizam 4 mil.

Um terceiro grupo contabiliza do Gênese à destruição de Tróia precisamente 2.830 anos; daí à fundação de Roma, mais 3.250 anos; de quando Cipião¹ venceu Cartago até Jesus Cristo, dois séculos exatos; até Constantino surgir, transcorreram-se mais 312 anos; o reestabelecimento do Império do Ocidente ter-se-ia dado, por fim, 808 anos após.”²

¹ Públio Cornélio Cipião Africano, cônsul e general romano. Com uma margem de erro de uma ou duas décadas, a contagem desse intervalo segue muito provável, segundo os dados da historiografia contemporânea, aperfeiçoada desde o tempo dos Enciclopedistas.

² Essa conta, que fecha em 7.400, é a mais particular das 3, e além de escolher “menos datas bíblicas” se estende até quase a época de Diderot. Curioso, no entanto, é a uniformidade das perspectivas sobre as dimensões da “idade do universo” então: nunca mais antigo do que um punhadinho de milênios que se contam nos dedos.

AGITATEURS, s. m. (Hist. mod.) nom que l’on donna en Angleterre vers le milieu du siecle passé à certains Agens ou Solliciteurs que l’armée créa pour veiller à ses intérêts. Cromwel se ligua avec les Agitateurs, trouvant qu’ils étoient plus écoutés que le Conseil de guerre même. Les Agitateurs commencerent à proposer la réforme de la Religion & de l’État, & contribuerent plus que tous les autres factieux à l’abolition de l’Épiscopat & de la Royauté: mais Cromwel parvenu à ses fins par leur moyen, vint à bout de les faire casser.

AGLIBOLUS.png* AGLIBOLUS, (Myth.) Dieu des Palmyréniens. Ils adoroient le soleil sous ce nom: ils le représentoient sous la figure d’un jeune homme vêtu d’une tunique relevée par la ceinture, & qui ne lui descendoit que jusqu’au genou, & ayant à sa main gauche un petit bâton en forme de rouleau; ou selon Hérodien, sous la forme d’une grosse pierre ronde par enbas, & finissant en pointe; ou sous la forme d’un homme fait, avec les cheveux frisés, la figure de la lune sur l’épaule, des cothurnes aux piés, & un javelot à la main.”

AGON, s. m. (Hist. anc.) chez les Anciens étoit une dispute ou combat pour la supériorité dans quelqu’exercice du corps ou de l’esprit.

Il y avoit de ces combats dans la plupart des fêtes anciennes en l’honneur des Dieux ou des Héros. V. Fête, Jeu.

Il y en avoit aussi d’institués exprès, & qui ne se célébroient pas simplement pour rendre quelque fête plus solemnelle. Tels étoient à Athenes l’agon gymnicus, l’agon nemeus, institué par les Argiens dans la 53e Olympiade; l’agon olympius, institué par Hercule 430 ans avant la premiere Olympiade. Voyez Néméen, Olympique, &c.

Les Romains, à l’imitation des Grecs, instituerent aussi de ces sortes de combats. L’Empereur Aurélien en établit un sous le nom d’agon solis, combat du soleil; Diocletien un autre, sous le nom d’agon capitolinus, qui se célébroit tous les quatre ans à la maniere des jeux Olympiques. C’est pourquoi au lieu de compter les années par lustres, les Romains les ont quelquefois comptées par agones.

Agon se disoit aussi du Ministre dans les sacrifices dont la fonction étoit de frapper la victime. Voyez Sacrifice, Victime.

On croit que ce nom lui est venu de ce que se tenant prêt à porter le coup, il demandoit: agon ou agone, frapperai-je?

L’agon en ce sens s’appelloit aussi pona cultr arius & victimarius. (G)”

AGRANIES, AGRIANIES ou AGRIONIES, (Hist. anc. Myth.) fête instituée à Argos en l’honneur d’une fille de Proëtus. Plutarque décrit ainsi cette fête. Les femmes y cherchent Bacchus, & ne le trouvant pas elles cessent leurs poursuites, disant qu’il s’est retiré près des Muses. Elles soupent ensemble, & après le repas elles se proposent des énigmes: mystere qui signifioit que l’érudition & les Muses doivent accompagner la bonne chere; & si l’ivresse y survient, sa fureur est cachée par les Muses qui la retiennent chez elles, c’est-à-dire, qui en répriment l’excès. On célébroit ces fêtes pendant la nuit, & l’on y portoit des ceintures & des couronnes de lier[r]e, arbuste consacré à Bacchus & aux Muses. (G)”

* AGRÉABLE, GRACIEUX, “On aime la rencontre d’un homme gracieux; il plaît. On recherche la compagnie d’un homme agréable; il amuse. Les personnes polies sont toûjours gracieuses. Les personnes enjoüées sont ordinairement agréables. Ce n’est pas assez pour la société d’être d’un abord gracieux, & d’un commerce agréable. On fait une réception gracieuse. On a la conversation agréable. Il semble que les hommes sont gracieux par l’air, & les femmes par les manières.”

AGRICULTURE. “Les Egyptiens faisoient honneur de son invention à Osiris; les Grecs à Cerès & à Triptoleme son fils; les Italiens à Saturne ou à Janus leur Roi, qu’ils placerent au rang des Dieux en reconnoissance de ce bienfait. L’agriculture fut presque l’unique emploi des Patriarches, les plus respectables de tous les hommes par la simplicité de leurs moeurs, la bonté de leur ame, & l’élevation de leurs sentimens. Elle a fait les délices des plus grands hommes chez les autres peuples anciens. Cyrus le jeune avoit planté lui-même la plûpart des arbres de ses jardins, & daignoit les cultiver; & Lisandre de Lacédemone, & l’un des chefs de la République, s’écrioit à la vûe des jardins de Cyrus: O Prince, que tous les hommes vous doivent stimer heureux, d’avoir sü joindre ainsi la vertu à tant de grandeur & de dignité! Lisandre dit la vertu, comme si l’on eût pensé dans ces tems qu’un Monarque agriculteur ne pouvoit manquer d’être un homme vertueux; & il est constant du moins qu’il doit avoir le goût des choses utiles & des occupations innocentes. Hiéron de Syracuse, Attalus, Philopator de Pergame, Archelaüs de Macédoine, & une infinité d’autres, sont loüés par Pline & par Xénophon, qui ne loücient pas sans connoissance, & qui n’étoient pas leurs sujets, de l’amour qu’ils ont eu pour les champs & pour les travaux de la campagne. La culture des champs fut le premier objet du Législateur des Romains; & pour en donner à ses sujets la haute idée qu’il en avoit lui-même, la fonction des premiers Prêtres qu’il institua, fut d’offrir aux Dieux les prémices de la terre, & de leur demander des recoltes abondantes. Ces Prêtres étoient au nombre de douze; ils étoient appellés Arvals, de arva, champs, terres labourables. Un d’entr’eux étant mort, Romulus lui-même prit sa place; & dans la suite on n’accorda cette dignité qu’à ceux qui pouvoient prouver une naissance illustre. Dans ces premiers tems, chacun faisoit valoir son héritage, & en tiroit sa subsistance. Les Consuls trouverent les choses dans cet état, & n’y firent aucun changement. Toute la campagne de Rome fut cultivée par les vainqueurs des Nations. On vit pendant plusieurs siecles, les plus célebres d’entre les Romains, passer de la campagne aux premiers emplois de la République, &, ce qui est infiniment plus digne d’être observé, revenir des premiers emplois de la République aux occupations de la campagne. Ce n’étoit point indolence; ce n’étoit point dégoût des grandeurs, ou éloignement des affaires publiques: on retrouvoit dans les besoins de l’État nos illustres agriculteurs, toujours prêts à devenir les défenseurs de la patrie. Serranus semoit son champ, quand on l’appella à la tête de l’Armée Romaine: Quintius Cincinnatus la bouroit une piece de terre qu’il possédoit au-delà du Tibre, quand il reçut ses provisions de Dictateur; Quintius Cincinnatus quitta ce tranquille exercice; prit le commandement des armées; vainquit les ennemis; fit passer les captifs sous le joug; reçut les honneurs du triomphe, & fut à son champ au bout de 16 jours. Tout dans les premiers tems de la République & les plus beaux jours de Rome, marqua la haute estime qu’on y faisoit de l’agriculture: les gens riches, locupletes, n’étoient autre chose que ce que nous appellerions aujourd’hui de gros Laboureurs & de riches Fermiers. La premiere monnoie, pecunia à pecu, porta l’empreinte d’un mouton ou d’un boeuf, comme symboles principaux de l’opulence: les registres des Questeurs & des Censeurs s’appellerent pascua. Dans la distinction des citoyens Romains, les premiers & les plus considérables furent ceux qui formoient les tribus rustiques, rusticoe tribus: c’étoit une grande ignominie, d’être réduit, par le défaut d’une bonne & sage oeconomie de ses champs, au nombre des habitans de la ville & de leurs tribus, in tribu urbana. On prit d’assaut la ville de Carthage: tous les livres qui remplissoient ses Bibliotheques furent donnés en présent à des Princes amis de Rome; elle ne se réserva pour elle que les 28 livres d’agriculture du Capitaine Magon. Decius Syllanus fut chargé de les traduire; & l’on conserva l’original & la traduction avec un très-grand soin. Le vieux Caton étudia la culture des champs, & en écrivit: Ciceron la recommande à son fils, & en fait un très bel éloge: Omnium rerum, lui dit-il, ex quibus aliquid exquisitur, nihil est agriculturâ melius, nihil uberius, nihil dulcius, nihil homine libero dignius. Mais cet éloge n’est pas encore de la force de celui de Xénophon. L’agriculture naquit avec les lois & la société; elle est contemporaine de la division des terres. Les fruits de la terre furent la premiere richesse: les hommes n’en connurent point d’autres, tant qu’ils furent plus jaloux d’augmenter leur félicité dans le coin de terre qu’ils occupoient, que de se transplanter en différens endroits pour s’instruire du bonheur ou du malheur des autres: mais aussitôt que l’esprit de conquête eut agrandi les sociétés & enfanté le luxe, le commerce, & toutes les autres marques éclatantes de la grandeur & de la méchanceté des peuples; les métaux devinrent la représentation de la richesse, l’agriculture perdit de ses premiers honneurs; & les travaux de la campagne abandonnés à des hommes subalternes, ne conserverent leur ancienne dignité que dans les chants des Poëtes. Les beaux esprits des siecles de corruption, ne trouvant rien dans les villes qui prêtât aux images & à la peinture, se répandirent encore en imagination dans les campagnes, & se plurent à retracer les moeurs anciennes, cruelle satyre de celles de leur tems: mais la terre sembla se venger elle-même du mépris qu’on faisoit de sa culture. «Elle nous donnoit autrefois, dit Pline, ses fruits avec abondance; elle prenoit, pour ainsi dire, plaisir d’être cultivée par des charrues couronnées par des mains triomphantes; & pour correspondre à cet honneur, elle multiplioit de tout son pouvoir ses productions. Il n’en est plus de même aujourd’hui; nous l’avons abandonnée à des Fermiers mercenaires; nous la faisons cultiver par des esclaves ou par des forçats; & l’on seroit tenté de croire qu’elle a ressenti cet affront.» [Je] ne sai[s] quel est l’état de l’agriculture à la Chine: mais le Pere du Halde nous apprend que l’Empereur, pour en inspirer le goût à ses sujets, met la main à la charrue tous les ans une fois; qu’il trace quelques sillons; & que les plus distingués de sa Cour lui succèdent tour à tour au même travail & à la même charrue.”

Constantin le Grand défendit à tout créancier de saisir pour dettes civiles les esclaves, les boeufs, & tous les instrumens du labour. «S’il arrive aux créanciers, aux cautions, aux Juges mêmes, d’enfreindre cette loi, ils subiront une peine arbitraire à laquelle ils seront condamnés par un Juge supérieur.» Le même Prince étendit cette défense par une autre loi, & enjoignit aux Receveurs de ses deniers [denários], sous peine de mort, de laisser en paix le Laboureur indigent. Il concevoit que les obstacles qu’on apporteroit à l’agriculture diminueroient l’abondance des vivres & du commerce, & par contrecoup l’étendue de ses droits. Il y eut un tems où l’habitant des provinces étoit tenu de fournir des chevaux de poste aux couriers, & des boeufs aux voitures publiques; Constantin eut l’attention d’excepter de ces corvées le cheval & le boeuf servant au labour.”

Mais les lois qui protegent la terre, le Laboureur & le boeuf, ont veillé à ce que le Laboureur remplît son devoir. L’Empereur Pertinax voulut que le champ laissé en friche appartînt à celui qui le cultiveroit; que celui qui le défricheroit fût exempt d’imposition pendant dix ans; & s’il étoit esclave, qu’il devînt libre. Aurelien ordonna aux Magistrats municipaux des villes d’appeller d’autres citoyens à la culture des terres abandonnées de leur domaine, & il accorda trois ans d’immunité à ceux qui s’en chargeroient. Une loi de Valentinien, de Théodose & d’Arcade met le premier occupant en possession des terres abandonnées, & les lui accorde sans retour, si dans l’espace de deux ans personne ne les réclame: mais les Ordonnances de nos Rois ne sont pas moins favorables à l’agriculture que les Lois Romaines.”

Cet article n’auroit point de fin, si nous nous proposions de rapporter toutes les Ordonnances relatives à la conservation des grains depuis la semaille jusqu’à la récolte. Mais ne sont-elles pas toutes bien justes? Est-il quelqu’un qui voulût se donner les fatigues & faire toutes les dépenses nécessaires à l’agriculture, & disperser sur la terre le grain qui charge son grenier, s’il n’attendoit la récompense d’une heureuse moisson?”

«Si quelque voleur de nuit dépouille un champ qui n’est pas à lui, il sera pendu, s’il a plus de 14 ans; il sera battu de verges, s’il est plus jeune, est livré au propriétaire du champ, pour être son esclave jusqu’à ce qu’il ait réparé le dommage, suivant la taxe du Préteur. Celui qui mettra le feu à un tas de blé, sera fouetté & brûlé vif. Si le feu y prend par sa négligence, il payera le dommage, ou sera battu de verges, à la discrétion du Préteur».

AGRIPPA, (Hist. anc.) nom que l’on donnoit anciennement aux enfans qui étoient venus au monde dans une attitude autre que celle qui est ordinaire & naturelle, & specialement à ceux qui étoient venus les piés en devant.”

ce mot a été à Rome un nom, puis un surnom d’hommes, qu’on a féminisé en Agrippina. (G)”

* AGUAS, (Géogr.) peuple considérable de l’Amérique méridionale, sur le bord du fleuve des Amazones. Ce sont, dit-on dans l’excellent Dictionnaire portatis de M. Vosgien, les plus raisonnables des Indiens: ils serrent la tête entre deux planches à leurs enfans aussitôt qu’ils sont nés.”

METAFÍSICA DE ARISTÓTELES (FÍSICA – VOL. II)

Traducción y prefacio de Iñaki Jarauta

GLOSSÁRIO

agobio: angústia

aloja: calandra, “espécie de grande cotovia de bico forte e vôo rasteiro” (Priberam)

“calhandra”, in Dicionário Priberam da Língua Portuguesa [em linha], 2008-2013, https://www.priberam.pt/dlpo/calhandra [consultado em 20-08-2018].

ESTUDIO PRELIMINAR (PREFACIO)

Grilo, Eudemo [Sobre a Alma], Protréptico, Sobre las ideas y Sobre el bien son obras de juventud, al estilo de los diálogos platónicos, estilo que luego abandonará al no tener el carácter imaginativo de Platón.

Conocido como <el lector>, por su gusto por la lectura (al punto que practicaba directamente sin la ayuda del esclavo lector como era costumbre)

De la filosofía como marco da independência teórica de Aristóteles.

Al no poder adquirir terreno por ser macedonio, se instala en un pórtico largo de un gimnasio público, fuera de las murallas, junto a un santuario dedicado a Apolo Licio. Por un lado, el nombre en griego, Perípatos, y por otro, el del héroe del santuario, dieron origen a las dos denominaciones con que históricamente se conoce a la escuela de Arist. [doravante apenas A.]: el Liceo e el Perípato.”

Tras la muerte del rey macedonio, se desató en Atenas una auténtica persecución contra todo sospechoso de haber pertenecido al bando de los que querían una Grecia unida y dominada por Macedonia.” “Se refugió en Calcis, en las posesiones heredadas de su madre, y murió al cabo de unos meses”

De hecho, muchas partes de sus obras quedaron agrupadas, desde su 1ª compilación, en tratados unitarios, ya clásicos, sin haberse reparado en la época en que dichas partes fueron escritas, invirtiendo a veces el ordenamiento cronológico de su redacción. Un ejemplo son los capítulos 9 y 10 del libro XIII y el libro XIV de la Metafísica, redactados en una época temprana, cuando todavía A. se consideraba platónico, que figuran como parte final de la propia obra, cuyos libros VII, VIII y IX, escritos muy posteriormente, ya consignan sin rodeos una radical independencia de Platón. [De fato, nos capítulos finais A. se dedica apenas à refutação negativa de concepções que já demonstrou serem absurdas através de seus próprios conceitos e novidades, apresentados nos primeiros livros desta obra-compêndio.]

A. nunca utilizó el término metafísica, ya que se refiere a la ubicación metodológica de este trabajo dentro de la edición de la obra total de A., el cual fue producido a continuación de Física. (…) Quizá, de acuerdo con la preocupación del filósofo, una denominación más correcta hubiese sido <Filosofía>

LIBRO PRIMERO

PREEMINÊNCIA DO OLHO: “Todos los hombres tienen, por naturaleza, el deseo de saber. El placer que nos causan las percepciones de nuestros sentidos es una prueba de esta verdad. Ellas nos agradan por si mismas, independientemente de su utilidad, sobre todo, las que corresponden a la vista.”

Los animales reciben de la naturaleza la facultad de conocer por los sentidos. Pero este conocimiento en unos no promueve la memoria, al tiempo que en otros la produce. Así, los primeros son simplemente inteligentes, mientras que los otros son más capaces de aprender que los que no poseen la facultad de recordar. La inteligencia, sin la capacidad de recordar, es patrimonio de los que no tienen la facultad de percibir los sonidos; por ejemplo, la abeja (…) la capacidad de aprender se encuentra en todos aquéllos que unen a la memoria el sentido del oído.

muchos recuerdos de una misma cosa constituyen la experiencia. Pero la experiencia, al parecer se asimila casi por completo a la ciencia y al arte.” “El arte comienza cuando de un gran número de nociones suministradas por la experiencia se forma una sola concepción general” “En la práctica, la experiencia no parece diferir del arte” “Esto es así porque la experiencia es el conocimiento de las cosas particulares; y el arte, por el contrario, el de lo general. Ahora bien, todos los actos, todos los hechos se dan en lo particular.” “si alguno posee la teoría sin la experiencia, y conociendo lo general ignora lo particular contenido en él, errará muchas veces en el tratamiento de la enfermedad.” “los hombres de arte pasan por ser más sabios que los hombres de experiencia (…) El motivo de esto es que los unos conocen la causa y los otros la ignoran.” “los operarios se parecen a esos seres inanimados que obran, pero sin conciencia de su acción, como el fuego” “En los seres animados, una naturaleza particular es la que produce cada una de estas acciones; en los operarios es el hábito. La superioridad de los jefes sobre los operarios no se debe a su habilidad práctica, sino al hecho de poseer la teoría y conocer las causas. (…) el carácter principal de la ciencia consiste en poder ser trasmitida por la enseñanza. (…) según la opinión común, el arte, más que la experiencia, es ciencia; porque los hombres de arte pueden enseñar y los hombres de experiencia, no.

inventores (…) su ciencia no tenía la utilidad por fin. (…) posibilidad del reposo. Las matemáticas fueron inventadas en Egipto, porque en este país se dejaba en gran solaz [ócio] a la casta de los sacerdotes.

la ciencia que se llama Filosofía consiste, según la idea que generalmente se tiene de ella, en el estudio de las causas y de los principios.” “concebimos al filósofo, principalmente, como conocedor del conjunto de las cosas, en tanto es posible, pero sin tener la ciencia de cada una de ellas en particular.” “un conocimiento que se adquiere sin esfuerzos no tiene nada de filosófico. Por último, el que tiene las nociones más rigurosas de las causas y quien mejor enseña estas nociones es más filósofo que todos los demás en todas las ciencias.” “El filósofo no debe recibir leyes, pero sí darlas”

la aritmética es más rigurosa que la geometría.”

que no es una ciencia práctica lo prueba el ejemplo de los primeros que han filosofado. Lo que en un principio movió a los hombres a hacer las primeras indagaciones filosóficas fue, como lo es hoy, la admiración.” //(ARENDT)

Ir en busca de una explicación y admirarse es reconocer que se ignora. (…) el amigo de la ciencia lo es en cierta manera de los mitos, porque el asunto de los mitos es lo maravilloso.” “Así como llamamos hombre libre al que se pertenece a sí mismo y no tiene dueño, de igual modo esta ciencia es la única entre todas que puede llevar el nombre de libre.”

no es posible que la divinidad sea envidiosa, y los poetas, como dice el proverbio, mienten muchas veces.”

La mayoría de los primeros que filosofaron no consideraron los principios de todas las cosas sino desde el punto de vista de la materia.” “Por lo que hace al número y al carácter propio de los elementos, estos filósofos no están de acuerdo.” “Estos elementos perduran siempre, y no se hacen o devienen” “Anaxágoras de Clazomenes, primogénito de Empédocles, no pudo presentar una teoría tan recomendable. Pretende que el nº de los principios es infinito.”

lo más antiguo que existe también es lo que hay de más sagrado, y lo más sagrado que hay es el juramento.”

Es inegable que toda destrucción y toda producción provienen de algún principio, ya sea único o múltiple. No obstante, ¿de dónde provienen estos efectos y cuál es la causa? Porque, en verdad, el sujeto mismo no puede ser autor de sus propios cambios.”

LAVOISIER, O RETARDATÁRIO: “Pretenden que la unidad es inmóvil y que no sólo nada nace ni muere en toda la naturaleza (opinión antigua y a la que todos se asociaron), sino que en la naturaleza es imposible todo otro cambio. (…) Ninguno de los que aceptan la unidad del todo ha llegado a la concepción de la causa que comentamos [o movimento], excepto, quizá, Parménides

cuando hubo un hombre que proclamó que en la naturaleza, al modo que sucedía con los animales, había una inteligencia, causa del concierto y del orden universal, pareció que este hombre era el único que estaba en el pleno uso de su razón, en compensación por las divagaciones de sus predecesores.”

El Amor, el más antiguo de todos los dioses.” Hesíodo

Si se dijese que Empédocles ha proclamado, y proclamado el primero, el bien y el mal como principios, no se caería en error”

estos filósofos en verdad no saben lo que dicen.”

PAI E FILHO: “Anaxágoras se sirve de la inteligencia como de una máquina, para la creación del mundo (…) pero en todos los demás casos a otra causa más bien que a la inteligencia es a la que atribuye la producción de los fenómenos. Empédocles se sirve de las causas más que Anaxágoras,es verdad, pero de un modo también insuficiente, y al servirse de ellas no sabe ponerse de acuerdo consigo mismo.”

según Leucippo y Demócrito, el no-ser existe lo mismo que el ser.”

Los números son, por su naturaleza, anteriores a las cosas (…) tal combinación de números les parecía ser la justicia, tal otra el alma y la inteligencia, tal otra la oportunidad; lo mismo, aproximadamente, hacían con todo lo demás. Por último, veían en los números las combinaciones de la música y sus acordes.” “Como la década parece ser un número perfecto, que reúne todos los números, pretendieron que los cuerpos en movimiento en el cielo son 10 en número. Pero no siendo visibles más que 9, han imaginado un 10º, el Antichtho [Contra-Terra]. Todo esto lo hemos explicado detenidamente en otra obra [Física].”

el impar es finito, el par es infinito”

Otros pitagóricos aceptan 10 principios, que colocan de 2 en 2, en el orden siguiente:

Finito e infinito.

Par e impar.

Unidad y pluralidad.

Derecha e izquierda.

Macho y hembra.

Reposo y movimiento.

Rectilíneo y curvo.

Luz y tinieblas.

Bien y mal.

Cuadrado y cuadrilátero irregular.”

Alcmeón de Crotona florecía cuando era anciano Pitágoras

según se dice, Parménides fue discípulo de Xenófanes

O LIQUIDIFICADOR ESTAGNADO (O 1º ZERO ABSOLUTO): “en el análisis que nos ocupa, debemos, como ya hemos dicho, prescindir de estos filósofos, por lo menos, de los dos últimos (Xenófanes y Melisso) cuyas concepciones son verdaderamente bastante ordinarias. Con respecto a Parménides, parece que reflexiona con un conocimiento más profundo de las cosas. Convencido de que fuera del ser, el no-ser es nada, acepta que el ser es necesariamente uno y que no hay ninguna otra cosa más que el ser; cuestión que hemos tratado detenidamente en la Física. Pero obligado a explicar las apariencias, a aceptar la pluralidad que nos ofrecen los sentidos, al mismo tiempo que la unidad concebida por la razón, sienta otras dos causas, otros dos principios: lo caliente y lo frío

los pitagóricos empezaron a ocuparse de la forma propia de las cosas y a definirlas; pero en este punto su teoría es demasiado imperfecta. (…) como si, p.ej., se creyese que lo doble y el nº 2 son una misma cosa, porque lo doble se encuentra desde luego en el nº 2. (…) porque entonces un ser único sería muchos seres, y ésta es la consecuencia de la teoría pitagórica.”

História é o que já morreu. O presente é fofoca.

Platón era partidario de la opinión de Heráclito, según la cual no hay ciencia posible de estos objetos. Más tarde conservó esta misma opinión. [*]

Por otro lado, fue discípulo de Sócrates, cuyos trabajos indudablemente no comprendieron más que la moral y de ningún modo el conjunto de la naturaleza, pero que al tratar la moral, se propuso lo general como objeto de sus investigaciones, siendo el primero que tuvo el pensamiento de dar definiciones. Platón creyó que sus definiciones debían recaer sobre otros seres que los seres sensibles, porque ¿cómo dar una definición común de los objetos sensibles que mudan continuamente? A estos seres los llamó Ideas, agregando que los objetos sensibles están fuera de las ideas y reciben de ellas su nombre (…) El único cambio que introdujo en la ciencia fue la palabra <participación>.

Los pitagóricos dicen, efectivamente, que los seres existen a imitación de los nºs (…) La diferencia es sólo de nombre. Con relación a investigar en qué consiste esta participación de las ideas, es algo de lo que no se ocuparon ni Platón ni los pitagóricos.” [*] “Platón consideró [que] las ideas son los números. (…) Platón está de acuerdo con los pitagóricos. [Recai em contradição, ou bem considera sua Dialética uma espécie de Poesia das Poesias?] (…) Pero reemplazar por una díada el infinito considerado como uno, y constituir el infinito de lo grande y de lo pequeño, esto es lo que le es propio. (…) mientras que los pitagóricos no aceptan a los seres matemáticos como intermedios. (…) sus precursores no conocían la Dialéctica.”

POESIA COM “P” DE “PARTICIPAÇÃO”, “PATAFÍSICA” E “PARA-A-MORTE”.

de una materia única sólo puede salir una sola mesa, mientras que él, que produce la idea, la idea única, produce muchas mesas.”

Unos dicen que es el fuego el principio de las cosas, otros el agua, otros el aire. ¿Y por qué no aceptan también, según la opinión común, la tierra como principio? Porque generalmente se dice que la tierra es todo.”

los seres matemáticos están privados de movimiento, a excepción de aquellos que trata la Astronomía.” “¿Pero cómo tendrá lugar el movimiento si no hay otras sustancias que lo finito y lo infinio, lo par y lo impar? Los pitagóricos nada dicen de esto ni explican tampoco cómo pueden operarse, sin movimiento y sin cambio, la producción y la destrucción, o las revoluciones de los cuerpos celestes.”

Dejemos ya a los pitagóricos y quedémonos con lo dicho en lo que respecta a ellos. [Platonismo]”

51 IDÉIAS, OU 50 TONS DE ESSÊNCIA: “Porque el nº de las ideas es casi tan grande o poco menos que el de los seres cuyas causas intentan descubrir y de los cuales han partido para llegar a las ideas. Cada cosa tiene su homónimo” “debería haber ideas de cosas en relación con las cuales no se acepta que las haya.” “de acuerdo con el argumento de la unidad en la pluralidad habrá hasta negaciones; y como se piensa en lo que ha desaparecido, habrá también ideas de los objetos que han desaparecido” “los razonamientos más rigurosos conducen ya a aceptar las ideas de lo que es relativo“la hipótesis del tercer hombre” “Las ciencias no recaen únicamente sobre la esencia, recaen también sobre otras cosas; y pueden obtenerse otras mil consecuencias de este género.” “una cosa participante de lo doble en sí, participaría al mismo tiempo de la eternidad” “Por lo tanto, idea significa esencia en este mundo y en el mundo de las ideas” “Si no hay comunidad de género, no habrá entre ellas más de común que el nombre: y será como si se diese el nombre de hombre a Callias y a un trozo de madera, sin haber observado ninguna relación entre ellos.” “Decir que las ideas son ejemplares y que las demás cosas participan de ellas es llenarse de palabras vacías de sentido y hacer metáforas poéticas.”

EL PROBLEMA DE LA MÓNADA: “aunque Sócrates exista o no, podría nacer un hombre como Sócrates.” “la misma cosa será a la vez modelo y copia.” “Se dice en Fedón que las ideas son las causas del ser y del devenir o llegar a ser, y no obstante, aun aceptando las ideas, los seres que de ellas participan no se producen si no hay un motor.” “Es indudable que de la reunión de muchos números resulta un número; no obstante, ¿cómo muchas ideas pueden formar una sola idea?”

Y no se diga que lo profundo es una especie de ancho, porque entonces el cuerpo sería una especie de plano.”

AVÔ DO PRINCÍPIO DE REALIDADE: “Platón negó la existencia del punto, suponiendo que es una concepción geométrica. Le daba el nombre de principio de la línea, siendo los puntos estas líneas indivisibles que trataba muchas veces.”

participar, como antes hemos dicho, no significa nada.”

Pero las matemáticas se han convertido hoy en filosofía, son toda la filosofía, por más que se diga que su estudio no debe hacerse sino en vista de otras cosas.”

Esto es a lo que viene a parar lo grande y lo pequeño. A esto se reduce la opinión de los físicos de que lo raro y lo denso son las primeras diferencias del objeto. Efectivamente, no es otra cosa que lo más y lo menos.”

Suponer na inmovilidad de las ideas es igual a eliminar todo estudio de la naturaleza. Una cosa que parece más fácil de explicar es que todo es uno; y no obstante, esta teoría no lo logra.”

buscar los elementos de todos los seres o imaginarse que se han encontrado es una verdadera locura.”

ANTI-KANT: “Quien aprende la geometría tiene, necesariamente, conocimientos previos, pero nada sabe de antemano de los objetos de la geometría y de lo que se trata de aprender. Las otras ciencias se encuentran en el mismo caso. Por lo tanto, si como se pretende, hay una ciencia de todas las cosas, se abordará esta ciencia sin poseer ningún conocimiento previo.” “Se discutirá sobre los verdaderos elementos como se discute con motivo de ciertas sílabas [//TEETETO]. Entonces, unos dicen que la sílaba xa se compone de c, de s y de a; otros pretenden que en ella entra otro sonido distinto de todos los que se reconocen como elementos.”

las investigaciones de todos los filósofos recaen sobre los principios que hemos enumerado en la Física, y no hay otros fuera de éstos.”

LIBRO SEGUNDO

La ciencia que tiene por finalidad la verdad es difícil desde un punto de vista y fácil desde otro. Lo evidencia la imposibilidad que hay de alcanzar la completa verdad, y la imposibilidad de que se oculte por entero. Cada filósofo expone algún secreto de la naturaleza. Lo que cada cual agrega en particular al conocimiento de la verdad no es nada, sin duda, o es muy poca cosa, pero, la reunión de todas las ideas presenta importantes resultados.”

¿quién no clava la flecha en una puerta?”

es justo reconocer no sólo a aquéllos cuyas opiniones compartimos, sino también a quienes han tratado las cuestiones de una manera un poco superficial, porque también han contribuido por su parte”

Es indudable que existe un primer principio y que no existe ni una serie infinita de causas ni una infinidad de especies de causas. Entonces, desde la perspectiva de la materia, es imposible que haya producción hasta el infinito; p.ej., que la carne provenga de la tierra, la tierra del aire, el aire del fuego, sin que esta cadena se termine nunca. Lo mismo debe entenderse del principio del movimiento (…) En igual forma, en relación con la causa final (…) Y finalmente, lo mismo puede decirse en relación con la causa esencial.”

lo mismo que entre el ser y el no-ser hay siempre el devenir, del mismo modo, entre lo que no existía y lo que existe, está lo que deviene. Entonces el que investiga, deviene o se hace sabio, y esto es lo que se quiere expresar cuando se dice que de aprendiz que era deviene o se hace maestro.”

Los que aceptan la producción hasta el infinito no ven que excluyen por este medio el bien. Porque ¿hay alguien que quiera emprender nada, sin proponerse llegar a un término? Esto sólo le ocurriría a un necio.”

Aquí no ocurre lo que con la línea, cuyas divisiones no acaban; el pensamiento tiene necesidad de puntos de parada. Entonces, si se recorre esta línea que se divide hasta el infinito, no se pueden contar todas las divisiones.”

Hay hombres que no aceptan más comprobaciones que las de las matemáticas; otros no quieren más que ejemplos; otros no encuentran mal que se apele al testimonio de los poetas. Los hay, por último, que reclaman que todo sea rigurosamente comprobado; mientras que otros encuentran insoportable este rigor, ya porque no pueden seguir la serie encadenada de los razonamientos, ya porque piensan que es perderse en insignificancias. Efectivamente, hay algo de esto en la afectación de rigurosidad en la ciencia. Así es que algunos consideran indigno que el hombre libre lo utilice, no sólo en la conversación, sino también en la discusión filosófica.”

sería absurdo confundir y mezclar la investigación de la ciencia y la del método“No debe requerirse rigor matemático en todo, sino tan sólo cuando se trata de objetos inmateriales. [Quão estranho era o mundo de A.!] Entonces, el método matemático no es el de los físicos, porque la materia es probablemente el fondo de toda la naturaleza.”

LIBRO TERCERO (ou: LIVRO DAS PERGUNTAS)

ANTI-DESCARTES: “Dudar en este caso es encontrarse en el estado del hombre encadenado, y, como a éste, es imposible seguir adelante.”

(1) “¿La investigación de las causas pertenece a una sola ciencia o a muchas?”

(2) “¿es posible o no afirmar y negar al mismo tiempo una sola y misma cosa?”

O ponto heideggeriano do princípio da não-contradição como limite ocidental.

los dialécticos, los cuales sólo razonan sobre lo probable”

(3) “¿hay o no hay alguna cosa que sea causa en sí?

(4) “¿Cuáles son en este caso los seres fuera de los cuales existe?”

(5) “¿Los principios de los seres mortales y los de los seres inmortales son los mismos o diferentes, son todos inmortales o son los principios de los seres mortales también mortales?

(6) “¿la unidad y el ser constituyen la sustancia de los seres, como pretendían los pitagóricos y Platón, o acaso hay algo que le sirva de sujeto, de sustancia, como la Amistad de Empédocles, el fuego, el agua, el aire de éste o aquel filósofo?

no hay acción sin movimiento, de modo que en las cosas inmóviles no se puede aceptar ni la existencia de este principio del movimiento ni la del bien en sí.

De esto se desprende que nada se comprueba en las ciencias matemáticas por medio de la causa del movimiento.” “Por esta razón, algunos sofistas, por ejemplo, Aristipo, rechazaban como infames las ciencias matemáticas.”

P. 49: “una cosa no puede ser y no ser al mismo tiempo” (2)

Toda comprobación debe partir de un principio, recaer sobre un objeto y comprobar algo de ese objeto. De esto se desprende que todo lo que se comprueba podría reducirse a un sólo género. Y efectivamente, todas las ciencias comprobatorias se sirven de axiomas. Y si la ciencia de los axiomas es distinta de la ciencia de la esencia, ¿cuál de las dos será la ciencia soberana, la ciencia primera? Los axiomas son lo más general que hay, son los principios de todas las cosas” “No es probable que haya una sola ciencia de todas las esencias. En este caso habría una sola ciencia comprobatoria de todos los accidentes esenciales de los seres” “la esencia, a lo que parece, no se comprueba”

Habrá otro cielo, otro Sol, otra Luna, además de los que podemos ver; y lo mismo en todo lo demás que aparece en el firmamento. No obstante, ¿cómo creeremos en su existencia? A este nuevo cielo no se lo puede hacer razonablemente inmóvil; y por otro lado, es por completo imposible que esté en movimiento. Lo mismo ocurre con los objetos que trata la Óptica, y con las relaciones matemáticas entre los sonidos musicales.”

Pero tampoco es exacto que la Geodesia [então, apenas uma subdivisão da Geografia com colaboração da Matemática – a gravidade não era conhecida pelos gregos, como na Geodésia Moderna] sea una ciencia de magnitudes sensibles y finitas, porque en este caso desaparecería ella cuando desapareciesen las magnitudes. La Astronomía misma, la ciencia del cielo que cae con el dominio de nuestros sentidos, no es una ciencia de magnitudes sensibles. Ni las líneas sensibles son las líneas del geómetra, porque los sentidos no nos dan ninguna línea recta, ninguna curva, que cumpla con la definición; el círculo no encuentra la tangente en un solo punto, sino en muchos, como observaba Protágoras en su polémica con los geómetras; ni los movimientos reales ni las revoluciones del cielo concuerdan completamente con los movimientos y las revoluciones que dan los cálculos astronómicos; últimamente, las estrellas no son de la misma naturaleza que los puntos.”

necesariamente en un mismo lugar se tendrán dos sólidos, y no serán inmóviles, ya que se darán en objetos sensibles que están en movimiento. ¿por qué aceptar seres intermedios para colocarlos en los seres sensibles? Los mismos absurdos de antes se reproducirán sin cesar. Entonces, habrá un cielo fuera del cielo que está sometido a nuestros sentidos, pero no estará separado de él, estará en el mismo lugar; lo cual es más inadmisible que el cielo separado.”

los principios de los seres no pueden ser al mismo tiempo los géneros y los elementos constitutivos. La esencia no acepta dos definiciones” “La unidad y el ser no son géneros, y por lo tanto, no son principios, ya que son los géneros los que constituyen los principios.” “Pero si las diferencias son principios, hay en cierto modo una infinidad de principios, sobre todo, si se toma como partida el género más elevado.”

la unidad debe aparecer más bien como individuo: el hombre, en efecto, no es el género de los hombres particulares.” “debe considerarse a los individuos como principios de los géneros. Pero por otro lado, ¿cómo concebir que los individuos sean principios?

Si no hay algo fuera de lo particular y si hay una infinidad de cosas particulares, ¿cómo es posible conseguir la ciencia de la infinidad de las cosas?”

Aceptemos que realente hay algo fuera del conjunto del atributo y de la sustancia, aceptemos que hay especies. No obstante, ¿la especie es algo que exite fuera de todos los objetos o sólo está fuera de algunos sin estar fuera de otros, o no está fuera de ninguno?

¿Entonces diremos que no hay nada fuera de las cosas particulares? En este caso no habría nada de inteligible, no habría más que objetos sensibles, no habría ciencia de nada, a menos que se llamase ciencia al conocimiento sensible. Tampoco habría nada eterno ni inmóvil” “Y si no hay nada eterno, la producción es imposible. Porque es imprescindible que lo que deviene o llega a ser sea algo, así como aquello que hace llegar a ser; y que la última de las causas productoras sea de todos los tiempos, ya que la cadena de las causas tiene un límite y es imposible que cosa alguna sea producida por el no-ser. (…) porque ningún movimiento es infinito: lo que deviene existe, necesariamente, antes de devenir o llegar a ser.

Asimismo, si la sustancia existe en todo tiempo, con mucha más razón es necesario aceptar la existencia de la esencia en el momento en que la sustancia deviene. En efecto, si no hay sustancia ni esencia, no existe absolutamente nada. (…) es necesario que la forma y la esencia sean algo fuera del conjunto de la sustancia y de la forma. (…) ¿En qué casos se aceptará esta existencia separada y en qué casos no se la aceptará? Porque es indudable que no en todos los casos se la aceptará. Efectivamente, no podemos decir que hay una casa fuera de las casas particulares.”

si los principios de los seres son reducidos a la unidad numérica, no quedará existente otra cosa que los elementos.

Numérica o individualmente son la misma cosa, ya que llamamos individual a lo que es uno por el nº

Hesíodo y todos los teósofos sólo han buscado lo que podía convencerlos, y no han pensado en nosotros. (…) luego agregan que los seres que no han gustado el néctar y la ambrosía están destinados a morir. Estas explicaciones tenían, sin duda, un sentido para ellos; pero nosotros ni siquiera comprendemos cómo han podido encontrar causas en esto.” “¿cómo estos seres podrán ser inmortales, ya que tendrían necesidad de alimentarse? Pero no tenemos necesidad de someter a un análisis profundo invenciones fabulosas.”

si se destruyen los principios, ¿cómo podrá haber seres mortales? Y si los principios son inmortales, ¿por qué entre estos principios inmortales hay unos que producen seres mortales y otros seres inmortales? (…) ningún filósofo ha aceptado que los seres tengan principios diferentes”

Platón y los pitagóricos pretenden, efectivamente, que el ser y la unidad no son otra cosa que ellos mismos y que tal es su carácter. La unidad en sí y el ser en sí; según estos filósofos, es lo que constituye la sustancia de los seres.

Los físicos son de otra idea. Empédocles explica que el ser es la Amistad. Otros pretenden que el fuego o el aire son esta unidad y este ser. Lo mismo ocurre con los que han aceptado la pluralidad de elementos”

Si no se establece que la unidad y el ser son una sustancia, se sigue que no hay nada general, ya que estos principios son lo más general que hay en el mundo, y si la unidad en sí y el ser en sí no son algo, con más fuerte razón no habrá ser alguno fuera de lo que se denomina lo particular. Asimismo, si la unidad no fuera una sustancia, es indudable que el nº mismo no podría existir como uma naturaleza separada de los seres.”

cómo puede haber más de un ser, ya que lo que es otra cosa que el ser no es. De lo cual, necesariamente, se sigue lo que decía Parménides: que todos los seres se reducían a uno y que la unidad es el ser.”

si la unidad fuese indivisible, no habría absolutamente nada, y esto es lo que piensa Zenón.” “No obstante, como la conclusión de Zenón es un poco rígida, y por otro lado, puede haber en ella algo de indivisible, se responde a la objeción de que en el caso de la mónada o el punto la adición no aumenta la extensión y sí el nº. Pero entonces, ¿cómo un solo ser, y si se quiere muchos seres de esta nauraleza, formarán una magnitud?”

Por lo tanto, si por un lado el cuerpo es la sustancia por excelencia; si por otro lado las superficies, las líneas y los puntos lo son más que el cuerpo mismo; y si, en otro concepto, ni las superficies, ni las líneas, ni los puntos son sustancias, en tal caso no sabemos ni qué es el ser ni cuál es la sustancia de los seres.” “con las superficies ocurre, aproximadamente, lo mismo que con el tiempo. Es imposible que devenga y muera; no obstante, como no es una sustancia, parece diferente sin cesar. En efecto, los puntos, las líneas y las superficies se encuentran en un caso semejante, porque se les puede aplicar los mismos razonamientos. Como el instante actual, no son ellos más que límites o divisiones.”

LIBRO CUARTO

investigar los elementos del ser, no como accidentes, sino como seres (…) debemos investigar las causas primeras del ser como ser.”

La unidad y el ser se subdividen en géneros, unos anteriores y otros posteriores; y habrá tantas partes de la filosofía como subdivisiones hay.” “Una sola ciencia se ocupa de los opuestos” “una sola ciencia debe tratar de la sustancia y sus diferentes modos; ésta era una de las cuestiones que nos habíamos planteado.”

Lo prueban las investigaciones de los dialécticos y de los sofistas, que se disfrazan con el traje del filósofo, porque la sofística no es otra cosa que la apariencia de la filosofía, y los dialécticos debaten sobre todo (…) Si se ocupan de estos modos del ser, es indudablemente porque son del dominio de la filosofía, como que la dialéctica y la sofística se mueven en el mismo círculo de ideas que la filosofía. Pero la filosofía se distingue de una por los efectos que produce, y de la otra por el género de vida que impone. La dialéctica trata de conocer, la filosofía conoce; en relación con la sofística, no es más que una ciencia aparente y sin realidad.”

casi todos los filósofos están de acuerdo en sostener que los seres y la sustancia están formados de contrarios. Todos dicen que los principios son contrarios, adoptando los unos el impar y el par, otros lo caliente y lo frío, otros lo finito y lo infinito, otros la Amistad y la Discordia.”

Por este motivo, ninguno de los que se ocupan de las ciencias parciales, ni el geómetra ni el aritmético, intenta exponer ni la verdad ni la falsedad de los axiomas; y sólo exceptúo algunos de los físicos, por entrar esta investigación en su propósito. En efecto, los físicos son los únicos que han querido comprender, en una sola ciencia, la naturaleza toda y el ser. Pero como hay algo superior a los seres físicos, porque los seres físicos son más que un género particular del ser, al que trate de lo universal y de la sustancia primera es a quien también pertenecerá investigar este algo. Verdaderamente, la física es una especie de filosofía, pero no es la filosofía primera.

Principio cierto por excelencia es aquél con relación al cual todo error es imposible. El principio cierto por excelencia debe ser el más conocido de los principios (porque siempre se cae en error en relación con las cosas que no se conocen) y un principio que no tenga nada de hipotético, ya que el principio, cuya posición es necesaria para comprender las cosas, no es una suposición. Finalmente, al principio que hay necesidad de conocer para conocer lo que quiera que sea, es también necesario poseerlo obvinculatoriamente [? – palavra não-dicionarizada], para realizar toda clase de estudios. No obstante, ¿cuál es este principio? Es el siguiente: es imposible que el mismo atributo pertenezca y no pertenezca al mismo sujeto, en un tiempo mismo, y en la misma relación, etc. (no olvidemos aquí, para precavernos de las sutilezas lógicas, ninguna de las condiciones esenciales que hemos establecido en otra parte).”

Según algunos, Heráclito es de otra idea; pero que se diga una cosa no hay que deducir necesariamente que se piensa.”

si dos pensamientos contrarios no son otra cosa que una afirmación que se niega a sí misma, mentiría quien afirmase tener esta concepción simultánea, sería necesario que tuviese al mismo tiempo los dos pensamientos contrarios.”

También hay filósofos que, dando una muestra de ignorancia, quieren comprobar este principio; porque es ignorancia no saber diferenciar lo que tiene necesidad de comprobación de lo que no la tiene. Es absolutamente imposible comprobarlo todo, porque seria necesario caminar hasta el infinito; de modo que no resultaría comprobación. Y si hay verdades que no deben comprobarse, dígasenos qué principio, como no sea el comprobado, se encuentra en semejante caso. § No obstante, se puede establecer, por vía de refutación, esta imposibilidad de los contrarios.” “Supuestamente, quien comprobase el principio incurriría en una petición de principio. Pero si se intenta dar otro principio como causa de éste que se trata, entonces habrá refutación, pero no comprobación.”

un hombre falto de razón se parece a una planta.”

VOCÊ ME DÁ SUA PALAVRA? “Pero quien comprueba no es la causa de la comprobación, sino aquél a quien ésta se dirige. Empieza por destruir todo lenguaje y acepta enseguida que se puede hablar. Por último, el que acepta que las palabras tienen un sentido también acepta que hay algo de verdadero, independiente de toda comprobación. De esto se desprende la imposibilidad de los contrarios.

si el animal de dos pies es el hombre y el hombre es una esencia, la esencia del hombre es el ser un animal de dos pies.” “la cuestión no es saber si es posible que la misma cosa sea y no sea al mismo tiempo el hombre nominalmente, sino si puede serlo realmente.”

Si el pensamiento no recae sobre un objeto uno, todo pensamiento es imposible. Para que el pensamiento sea posible, es necesario dar un nombre determinado al objeto del pensamiento.

esto es lo que distingue la esencia del accidente: la blancura, en el hombre, es un accidente; y la blancura es un accidente en el hombre, porque es blanco, pero no es la blancura.

Si se plantea que todo es accidente, ya no hay género primero, ya que siempre el accidente designa el atributo de un sujeto.”

El accidente no es nunca un accidente de accidente, sino cuando estos dos accidentes son los accidentes del mismo sujeto.”

Una nave, un muro y un hombre deben ser la misma cosa, si todo se puede afirmar o negar de todos los objetos, como se advierten obligados a aceptar los que adoptan la proposión de Protágoras. Si se cree que el hombre no es una nave, indudablemente, el hombre no será una nave. Y por lo tanto el hombre es una nave, ya que la afirmación contraria es verdadera. De esta manera llegamos a la proposición de Anaxágoras. Todas las cosas están confundidas. De modo que nada existe que sea verdaderamente uno.” “lo indeterminado es el ser en potencia y no en acto.” Sería absurdo que un ser tuviese en sí su propia negación y no tuviese la negación de otro ser que no está en él. P.ej., si es indudable que el hombre no es un hombre, por cierto también es indudable que el hombre no es una nave. Si aceptamos la afirmación también debemos aceptar la negación.” “Si es indudable que el hombre también es el no-hombre, es indudable que ni el hombre ni el no-hombre podrían existir, porque es necesario aceptar al mismo tiempo las dos negaciones de estas dos afirmaciones. Si de la doble afirmación de su existencia se forma una afirmación única, compuesta de estas dos afirmaciones, es necesario aceptar la negación única que es opuesta a aquélla.”

Sus palabras no tienen ningún sentido; porque no dicen que las cosas son así o que no son así, sino que son y no son así al mismo tiempo. Después viene la negación de estos dos términos; y dicen que no es así ni no así, sino que es así y no así. Si no fuera así, habría ya algo determinado.”

supuestamente, todos los hombres tienen la idea de la existencia real, si no de todas las cosas, por lo menos de lo mejor y de lo peor.

Pero aun cuando el hombre no tuviera la ciencia, aun cuando sólo tuviera opiniones, sería necesario que se aplicase mucho más todavía al estudio de la verdad; al igual que el enfermo se ocupa más de la salud que el hombre que está sano. Porque el que sólo tiene opiniones, si se lo compara con el que sabe, está en estado de enfermedad en relación con la verdad.”

según la teoría de Demócrito, aquello que parece a los sentidos es necesariamente en su opinión la verdad.” “en delirio los hombres también tienen razón, pero que ya no es la misma.” “si tales son las teorías que enseñan sobre la verdad, ¿cómo abordar sin desaliento los problemas filosóficos? Buscar la verdad ¿no sería ir en busca de sombras que desaparecen?” “la opinión que tienen es verosímil, pero no verdadera.” “De estas observaciones nacieron otras teorías que todavía van más lejos. Por ejemplo, la de los filósofos que se dicen de la escuela de Heráclito; la de Cratilo, que llegaba hasta creer que no es necesario decir nada.”

La cosa que cesa de ser aún participa de lo que ha dejado de ser, y necesariamente ya participa de aquello que deviene o se hace. si un ser muere, todavía en él habrá ser; y si deviene, es indispensable que aquello de donde sale y aquello que lo hace devenir tengan una existencia y que esto no continúe así hasta el infinito.”

FENOMENOLOGIA PURA!

¿por qué entonces han aplicado la teoría [do Não-Ser do Indivíduo] al mundo entero? Este espacio que nos rodea no es más que una porción nula del universo. hubiera sido más justo absolver a este bajo mundo en favor del mundo celeste, que condenar el mundo celeste a causa del primero. (…) Para rebatir a estos filósofos no hay más que comprobarles que existe una naturaleza inmóvil

pretender que el ser y el no-ser existen simultáneamente es aceptar el eterno reposo (…) no hay nada en que se puedan transformar los seres, ya que todo existe en todo.”

no todas las apariencias son verdaderas.”

No puede negarse el testimonio de un sentido porque en distintos tiempos esté en desacuerdo consigo mismo; la imputación debe dirigirse al ser que experimenta la sensación. P.ej., el mismo vino sea porque él haya cambiado, sea porque nuestro cuerpo haya cambiado, nos parecerá indudablemente dulce en un instante y lo contrario en otro. Pero no es lo dulce lo que deja de ser lo que es, nunca se despoja de su propiedad esencial; siempre es indudable que un sabor dulce es dulce, y lo que tenga un sabor dulce tendrá necesariamente para nosotros este carácter esencial.” “las teorías niegan toda esencia” “De modo que si hay algo necesario, los contrarios no podrían existir a la vez en el mismo ser. En general, si sólo existiera lo sensible, no habría nada, porque nada puede haber sin la existencia de los seres animados que pueden percibir lo sensible; y quizás entonces sería cierto decir que no hay objetos sensibles ni sensaciones, porque todo esto es en la hipótesis una modificación del ser que siente. Pero que los objetos que causan la sensación no existan, ni aun independientemente de toda sensación, es algo imposible.” “por su naturaleza, el motor es anterior al objeto en movimiento”

el principio de la comprobación no es una comprobación.”

decir que todo lo que aparece es verdadero es igual a decir que todo es relativo. Los que exigen una comprobación lógica deben tener en cuenta lo siguiente: es necesario que acepten, si quieren entrar en una discusión; no que lo que aparece es verdadero, sino que lo que aparece es verdadero para aquél a quien aparece cuando y como le aparece.”

REFUTAÇÃO FINAL DE SCHOPENHAUER: “Es facil contestar a los que, por las razones que ya hemos apuntado, pretenden que la apariencia es la verdad y, por lo tanto, que todo es verdadero y falso.”

si el hombre y lo que es pensado son la misma cosa, el hombre no es aquello que piensa, sino lo que es pensado.”

Y ya que es imposible que dos afirmaciones contrarias sobre el mismo objeto sean verdaderas al mismo tiempo, es indudable que tampoco es posible que los contrarios se encuentren al mismo tiempo en el mismo objeto, porque uno de los contrarios no es otra cosa que la privación, la privación de la esencia.”

También es imposible que haya un término medio entre dos proposiciones contrarias”

PREFÍSICA QUÂNTICA: “Por otro lado, todo lo que es inteligible o pensado, el pensamiento lo afirma o lo niega; y esto resulta indudablemente de acuerdo con la definición del caso en que se está en lo verdadero y de aquél en que se está en lo falso. Cuando el pensamiento pronuncia tal juicio afirmativo o negativo, está en lo verdadero. Cuando pronuncia tal otro juicio, está en lo falso.”

Hay más todavía: con los intermedios se llegará al infinito. Se tendrá no sólo tres seres en lugar de dos, sino muchos más. Efectivamente, además de la afirmación y negación primitivas, podrá haber una negación relativa al intermedio; este intermedio será alguna cosa, tendrá una sustancia propia. Y, por otro lado, cuando alguno, interrogado sobre si un objeto es blanco, responde <no>, no hace más que decir que no es blanco; y bien, no-ser es la negación.”

supuestamente, el pensamiento de Heráclito, cuando sostiene que todo es y no es, es que todo es verdadero; el de Anaxágoras, cuando pretende que entre los contrarios hay un intermedio, es que todo es falso. Ya que hay mezcla de los contrarios, la mezcla no es ni bien ni no-bien; nada se puede afirmar por lo tanto como verdadero.”

la relación de la diagonal con el lado del cuadrado es inconmensurable.”

Para polemizar es necesario empezar por una definición y establecer lo que significa lo verdadero y lo falso.”

El que dice que todo es verdadero también afirma la verdad de la afirmación contraria a la suya, de modo que la suya no es verdadera porque el que sienta la proposición contraria pretende que no está en lo verdadero. El que dice que todo es falso también afirma la falsedad de lo que él mismo dice.”

hay un motor eterno de todo lo que está en movimiento, y el primer motor es inmóvil.”

LIBRO QUINTO

las premisas son los principios de las comprobaciones” todas las causas son principios” la naturaleza es un principio” la causa de la octava es la relación de 2 a 1 y, en general, el número y las partes que entran en la definición de la octava.” La causa es también el finLa salud es causa del paseo.”

¿Por qué?” “Finalmente, se denominan causas todos los intermedios entre el motor y el objeto.”

No obstante, estas causas se distinguen entre sí, en la medida que unas son los instrumentos y otras operaciones.” causa material” X “causa de movimiento” la presencia y la privación, son ambas causas de movimiento.”

causa final significa, efectivamente, el bien por excelencia. Y poco importa que se diga que este fin es el bien real o que es sólo una apariencia del bien.”

Policletes es causa de la estatua de una manera y el estatuario de otra; sólo por accidente es el estatuario Policletes. (…) Así, el hombre, o ascendiendo más aún, el animal, es la causa de la estatua (…) Aceptamos decir que la causa de la estatua es el blanco, es el músico; y no Policletes o el hombre.”

Por último, las causas accidentales y las causas esenciales pueden encontrarse reunidas en la misma noción; p.ej., como cuando se dice no ya Policletes ni tampoco estatuario, sino Policletes estatuario.”

los modos de las causas son 6; y estos modos son opuestos 2 a 2[:]

particular X general

combinados X simples

en acto x en potencia”

las causas en acto, lo mismo que las causas particulares, comienzan y concluyen al mismo tiempo que los efectos que ellas producen” No siempre ocurre así con las causas en potencia; la casa y el arquitecto no mueren al mismo tiempo.”

Se denomina <elemento> a la materia prima que entra en la composición y que no puede ser dividida en partes heterogéneas. Así los elementos del sonido son lo que constituye el sonido, y las últimas partes en que se lo divide, partes que no se pueden dividir en otros sonidos de una especie diferente de la suya propia. Si se dividiesen, sus partes serían de la misma especie que ellas mismas: una partícula de agua, p.ej., es agua [H2O é H2O]; pero una parte de una sílaba no es una sílaba.”

a las comprobaciones primeras, que se encuentran en el fondo de muchas comprobaciones, se las llama elementos de las comprobaciones: éstos son los silogismos primeros, compuestos de 3 términos, uno de los cuales sirve de medio.”

los atributos más universales son elementos. Cada uno de ellos es uno y simple, y existe en gran número de seres, en todos o en la mayor parte. Por último, la unidad y el punto son, según algunos, elementos.” “algunos pretenden que los géneros son elementos más bien que la diferencia, porque el género es más universal. Efectivamente, ahí donde hay diferencia se muestra siempre el género; pero donde hay género, no siempre hay diferencia.”

ROMANTISMO ANTIGO: “(1) se denomina <naturaleza> a la generación de todo aquello que crece, p.ej., cuando se pronuncia larga la primera sílaba de la palabra griega, después la materia intrínseca de donde proviene lo que nace”

conexión [<fusão>] (pero no bajo la relación de la cualidad)” X “adjunción (simple contacto)”

(2) “sustancia bruta, inerte y sin acción” “el bronce es la naturaleza de la estatua y de los objetos de bronce, y la madera lo es de los objetos de madera (…) se entiende tambíen por naturaleza los elementos de las cosas naturales; entonces se explican los que aceptan por elemento el fuego, la tierra, el aire, el agua o cualquier otro principio análogo, y los que aceptan muchos de estos elementos o todos ellos a la vez.”

(3) “la naturaleza es la esencia de las cosas naturales. Esta acepción la toman los que dicen que la naturaleza es la composición primitiva (Empédocles).”

principio natural del devenir o del ser” “la reunión de la esencia y de la materia constituye la naturaleza de los seres.” “la forma y la esencia son también una naturaleza, porque son el fin de toda producción. (…) toda esencia en general toma el nombre de naturaleza, porque la naturaleza es también una especie de esencia.” “la naturaleza propiamente dicha es la esencia de los seres, que tienen en sí y por sí mismos el principio de su movimiento.”

Se denomina <necesario> a aquello que es la causa cooperante sin la cual es imposible vivir. Así, la respiración y el alimento son necesarios al animal.” “También constituyen lo necesario la violencia y la fuerza. Porque la violencia se denomina necesidad, y por lo tanto, la necesidad es una cosa que aflige, como dice Eveno:

<Toda necesidad es una cosa aflictiva>.”

la necesidad es a nuestros ojos aquello en cuya virtud es imposible que una cosa sea de otra manera.” “las comprobaciones de las verdades necesarias son necesarias, porque es imposible, si la comprobación es rigurosa, que la conclusión sea otra que la que es.” “la necesidad propiamente dicha, es la necesidad absoluta, porque es imposible que tenga muchos modos de existencia.” “Entonces, si hay seres eternos e inmutables, nada puede ejercer sobre ellos violencia o contrariar su naturaleza.”

Aceptemos que hombre y hombre músico sean idénticos entre sí. Esto se comprobará, o bien porque el hombre es una sustancia una, que tiene por accidente músico, o bien porque ambos son los accidentes de un ser particular, de Coriseo, p.ej. No obstante, en este último caso, los dos accidentes no son accidentes de la misma manera; uno representa, por así decirlo, el género, y existe en la esencia; el otro no es más que un estado, una modificación de la sustancia. Todo lo que se denomina unidad accidental es unidad tan sólo en el sentido que acabamos de decir.”

A linha, até a linha curva, sempre que seja contínua, é uma; assim como cada uma das partes do corpo, as pernas, os braços. Não obstante, podemos dizer que o que tem naturalmente a continuidade é mais uno que o que só tem uma continuidade artificial.

Observe que se denomina contínuo aquele cujo movimento é um basicamente e não pode ser outro.” “o movimento indivisível no tempo.”

DE LA HOMOGENEIDAD DEL OBJETO: “Las cosas básicamente continuas son unas, aun cuando tengan una flexión. Las que no tienen flexión lo son más: la canilla o el muslo, por ejemplo, lo son más que la pierna, la cual puede no tener un movimiento uno; y la línea recta tiene más que la curva el carácter de unidad. Decimos de la línea curva, así como de la línea angulosa, que es una y que no es una, porque es posible que no estén sus partes todas en movimiento, o que lo estén todas a la vez. Pero en la línea recta el movimiento es siempre simultáneo, y ninguna de las partes que tiene magnitud está en reposo.”

Se dice que el vino es uno y que el agua es una, son ambos genéricamente indivisibles; y que todos los líquidos juntos, el aceite, el vino, los cuerpos fusibles, no son más que una misma cosa, porque hay identidad entre los elementos primitivos de la materia líquida, ya que lo que constituye todos los líquidos es el agua y el aire.”

el caballo, el hombre, el perro, son una sola cosa, porque son animales.” “el triángulo isósceles y el equilátero son una sola y misma figura” “Efectivamente, toda definición puede dividirse.” “En general, la unidad de todos los seres es a unidad por excelencia

Para nosotros no constituirán una unidad las partes que constituyen el calzado colocadas una junto a otras de una manera cualquiera; y sólo cuando hay, no simplemente continuidad, sino partes colocadas de tal manera que constituyan un calzado y tengan una forma determinada, es cuando decimos que hay verdadera unidad. Por esta razón, la línea del círculo es la línea una por excelencia y es perfecta en todas sus partes.

O que é indivisível com relação à quantidade, e como quantidade, o que é absolutamente indivisível e não tem posição, se denomina mônada. O que o é em todos os sentidos mas que ocupa uma posição, é um ponto. O que não é divisível, senão num sentido, é uma linha. O que pode ser dividido em dois sentidos é uma superfície. O que pode sê-lo por todos os lados e em três sentidos, sob a relação da quantidade, é um corpo.”

Uno en número es aquello cuya materia es una; uno en forma es aquello que tiene unidad de definición; uno, genéricamente, es lo que tiene los mismos atributos; dondequiera que hay relación, hay unidad por analogía. Entonces, el uno en número también es uno en forma; pero lo que es uno en forma, no lo es siempre en número, etc.”

cuando se dice que una cosa es esto o aquello, significa que esto o aquello es el accidente de esta cosa; lo mismo que si se dice que el hombre es músico o el músico es hombre, o bien que el músico es blanco o el blanco es músico, porque uno y otro son accidentes del mismo ser (…) El músico no es hombre, sino porque el hombre es accidentalmente músico.” Pero el músico es ser sería pleonasmo. “El ser es designado accidental cuando el sujeto del accidente y el accidente son ambos accidentes de un mismo ser; cuando el accidente se da en un ser; o por último, cuando el ser en que se encuentra el accidente es tomado como atributo del accidente.”

Ser significa que una cosa es verdadera (…) decimos que la relación de la diagonal con el lado del cuadrado no es conmensurable, porque es falso que lo sea.

La guerra de Troya es anterior a las guerras médicas, porque está más lejana del instante actual. Después entra lo que está más próximo a este mismo instante actual. El porvenir está en este caso. La celebración de los juegos Nemeos será anterior al de los juegos Pythicos, porque está más próxima al instante actual, tomando el instante actual como principio, como cosa primera.”

El bailarín que sigue al corifeo es anterior al que figura en tercera fila; y la penúltima cuerda de la lira es anterior a la última. En el primer caso, el corifeo es el principio; en el segundo es la cuerda del medio.”

hay dos órdenes de conocimiento, el esencial y el sensible. Para el conocimiento esencial, lo universal es lo anterior, asi como lo particular para el conocimiento sensible. En la esencia misma, el accidente es anterior al todo; lo músico es anterior al hombre músico, porque no podría haber todo sin partes. Y no obstante, la existencia del músico es imposible si no hay alguien que sea músico.” “La anterioridad por naturaleza no tiene por condición la anterioridad accidental; pero ésta no puede nunca existir sin aquélla; distinción que Platón ha establecido. Por otro lado, el ser tiene muchas acepciones: lo que es anterior en el ser es el sujeto; entonces, la sustancia tiene la prioridad.”

Se denomina <poder> o <potencia> el principio del movimiento o del cambio, colocado en otro ser o en el mismo ser, pero como otro.”

Lo imposible es aquello cuyo contrario es absolutamente verdadero. Entonces, es imposible que la relación de la diagonal con el lado del cuadrado sea conmensurable

Una magnitud continua en un solo sentido, se denomina longitud; en dos sentidos, latitud, y en tres, profundidad. Una pluralidad finita es el número; una longitud finita es la línea. Lo que tiene latitud determinada es una superficie; lo que tiene profundidad determinada, un cuerpo.”

Lo grande y lo pequeño, lo mayor y lo menor, considerados ya en sí mismos, ya en sus relaciones, también son modos esenciales de la cantidad.”

el tiempo no es una cantidad, sino porque el movimiento lo es.”

<cualidad> se denomina a la diferencia que distingue la esencia”

La esencia del número es el ser producto de un número multiplicado por la unidad: la esencia de 6 no es 2x, 3x un número, sino 1x, porque 6 = 1*6.”

La cualidad primera es la diferencia en la esencia. La cualidad en los números forma parte de los números mismos” “en la segunda clase de cualidades se colocan los modos de los seres en movimiento (…) La virtud, el vicio, pueden considerarse como si formaran parte de estos modos, porque son la expresión de la diferencia de movimiento o de acción en los seres en movimiento que hacen o experimentan el bien y el mal. (…) El bien y el mal, sobre todo, reciben el nombre de cualidades que se dan en los seres animados, y entre éstos principalmente en los que tienen voluntad.”

la relación del más o del menos es una relación numérica completamente indeterminada. El número inferior es indudablemente conmensurable, pero se lo compara a un número inconmensurable.”

se denomina idéntico aquello cuya esencia es una; semejante, lo que tiene la misma cualidad; igual, lo que tiene la misma cantidad.”

lo que es conmensurable, científico, inteligible, se denomina relativo, porque se refiere a otra cosa. Decir que una cosa es inteligible, o sea, que se puede tener inteligencia de esta cosa, porque la inteligencia no es relativa al ser a la que pertenece, sería repetir 2x la misma cosa. De la misma manera, la vista es relativa a algún objeto, no al ser a quien pertenece la vista (…) La vista es relativa o al color o a otra cosa semejante. En la otra expresión, habría 2x la misma cosa; la vista es la vista del ser al que pertenece la vista.”

la medicina es una de las cosas relativas, porque la ciencia, de la que es ella una especie, parece una cosa relativa.”

lo igual es relativo; lo semejante también lo es. Finalmente, hay relaciones accidentales: en este concepto el hombre es relativo, porque accidentalmente es doble, y lo doble es una cosa relativa. También lo blanco puede ser relativo de la misma manera, si el mismo ser es accidentalmente doble y blanco.”

Se dice: un médico perfecto, un perfecto tocador de flauta, cuando no les falta ninguna de las cualidades proprias de su arte. Esta calificación se aplica metafóricamente al igual que a lo que es malo. Se dice: un perfecto mentiroso; un perfecto ladrón; y también se le suele dar el nombre de buenos: un buen ladrón, un buen mentiroso.” “De este modo, la palabra perfecta se aplica metafóricamente a la muerte: ambos son el último término.” “es indudable que la palabra término tiene tantos sentidos como principio, y más aún: el principio es un término, pero el término no es siempre un principio.”

en qué o por qué en su primera acepción significa en primer lugar la forma; en segundo, la materia, la sustancia primera de cada cosa; en resumen, tiene todas las acepciones del término causa.”

<en sí> y <por sí> también se entenderán necesariamente de muchas maneras. En sí significará la esencia de un ser, como Callias y la esencia propia de Callias. Expresará además todo lo que se encuentra en la noción del ser: Callias es en sí un animal; porque en la noción de Callias se encuentra el animal: Callias es un animal.” “Es verdad que el hombre tiene muchas causas, lo animal, lo bípedo; no obstante, el hombre es hombre en sí y por sí. Por último, se dice de lo que se encuentra sólo en un ser, como es solo; y en este sentido lo que está aislado se dice que existe en sí y por sí.”

Se denomina <pasión> a las cualidades que alternativamente pueden revestir un ser; como lo blanco y lo negro, lo dulce y lo amargo, la pesantez y la ligereza, y todas las demás de este género. (…) En fin, se denomina pasión a una gran y terrible desgracia.”

los helenos, los jonios. Estos nombres designan razas, porque son seres que tienen unos a Helen y otros a Jon [Íon, irmão de Aqueu] por autores de su existencia.”

Es falsa la proposición de Hippias de que el mismo ser es a la vez verídico y mentiroso.”

Se denomina <accidente> a lo que se encuentra en un ser y puede afirmarse con verdad, pero que no es, no obstante, ni necesario ni ordinario.”

LIBRO SEXTO

estas ciencias no dicen nada de la existencia o de la no existencia del género de seres de los que tratan (…) La Física: el principio del movimiento y del reposo; no es una ciencia práctica ni una ciencia creadora. (…) La voluntad es en el agente el principio de toda práctica” “la Física será una ciencia teórica, la ciencia de una sola esencia, inseparable de un objeto material.” “la forma determinada, la noción esencial de los seres físicos”

lo chato” X “lo romo”

Sucede que são sinônimos perfeitos, ainda mais aplicados ao exemplo do nariz!

También la ciencia matemática es teórica (…) Si hay algo que sea realmente inmóvil, eterno, independiente, a la ciencia teórica pertenece su conocimiento.”

Todas las causas son necesariamente eternas, y las causas inmóviles e independientes lo son por excelencia, porque son las causas de los fenómenos celestes.

Por lo tanto, hay 3 ciencias teóricas, la Matemática, la Física y la Teología. Efectivamente, si Dios existe en alguna parte, es en la naturaleza inmóvil e independiente donde es necesario reconocerlo. Por otro lado, la ciencia por excelencia debe tener por objeto el ser por excelencia. Las ciencias teóricas están a la cabeza de las demás ciencias, y ésta que comentamos, está a la cabeza de las ciencias teóricas.

Si entre las sustancias que tienen una materia, no hubiese alguna sustancia de otra naturaleza, entonces la Física sería la ciencia primera. Pero si hay una sustancia inmóvil, esta sustancia es anterior a las demás, y la ciencia primera es la Filosofía. Por su condición de ciencia primera, esta ciencia igualmente es la ciencia universal, y a ella pertenece investigar el ser como ser, la esencia, y las propiedades del ser como ser.”

no hay ninguna especulación que tenga por objeto el ser accidental” “porque el número de los accidentes es infinito.” “el accidente no tiene, en cierto modo, más que una existencia nominal. (…) desde cierta perspectiva, Platón ha puesto en la clase del no-ser el objeto de la Sofística.

El accidente es el que los sofistas han tomado, prefiriéndolo a todo, si así puedo decirlo, por texto de sus discursos. Se preguntan si hay diferencia o identidad entre música y gramática, entre Coriseo músico y Coriseo; si todo lo que existe, pero que no ha existido en todo tiempo, ha devenido o llegado a ser; y por lo tanto si el que es músico se ha hecho gramático, o el que es gramático, músico; y plantean otras cuestiones análogas. Ahora bien, el accidente parece que es algo que se distingue poco del no-ser, como se advierte en semejantes cuestiones. Todos los demás seres de diferente especie se hacen o devienen y se destruyen, lo cual no ocurre con el ser accidental.

Aun cuando el cocinero sólo atienda a satisfacer el gusto, puede ocurrir que sus comidas sean útiles a la salud; pero este resultado no proviene del arte culinario, entonces, decimos que es un resultado accidental que el cocinero llegue a conseguir algunas veces este resultado, pero no absolutamente.”

Una de dos: o no hay nada que exista siempre, ni ordinariamente; o esta suposición es imposible. Entonces, hay alguna otra cosa, que son los efectos del azar y los accidentes. No obstante, en los seres ¿tiene lugar sólo el <frecuentemente> y <de ninguna manera>, <el siempre> o bien hay seres eternos? Éste es un punto que más adelante discutiremos.

el agua con la miel es ordinariamente buena para la fiebre. Pero no se podrá establecer la excepción y decir, p.ej., que no es buen remedio en la luna nueva”

Todo lo que ocurrirá necesariamente ocurrirá. Así, es necesario que el ser que vive, muera; porque hay ya en él la condición necesaria (…) No obstante, ¿morirá de enfermedad o de muerte violenta? La condición necesaria aún no está cumprida, y no lo estará mientras eso no ocurra.”

LIBRO SÉPTIMO

la sustancia será el ser primero, no tal o cual modo del ser, sino el ser tomado en su sentido absoluto.”

el eterno objeto de todas las investigaciones pasadas y presentes; la pregunta que se manifiesta eternamente. ¿qué es el ser?, viene a reducirse a ésta: ¿qué es la sustancia?

Platón dice que las ideas y los seres matemáticos son por lo pronto dos sustancias, y que hay una tercera, la sustancia de los cuerpos sensibles. Speusippo acepta un número mucho mayor de ellas, siendo la primera, en su opinión, la unidad; después aparece un principio particular para cada sustancia, uno para los números, otro para las magnitudes, otra para el alma, y de esta manera multiplica el número de las sustancias.” “¿Quién está en lo cierto, quién no? ¿Cuáles son las verdaderas sustancias? ¿Hay o no otras sustancias que las sensibles? Y si hay otras, ¿cuál es su modo de existencia?”

sustancia tiene 4 sentidos principales. (…) la esencia, lo universal, el género, o el sujeto.” “El sujeto no es atributo de nada (…) [antes es] la materia, la forma, el conjunto de la materia y de la forma.” “de acuerdo con esta definición, la materia debería ser considerada como sustancia; porque si no es una sustancia, no vemos a qué otra cosa podrá aplicársela este carácter; si se quitan los atributos, no queda más que la materia.” “la cantidad no es una sustancia; sustancia es más bien el sujeto primero en el que se da la cantidad. Elimínese la longitud, la latitud y la profundidad, y no quedará nada absolutamente” “Considerada la cuestión desde esta perspectiva, la sustancia será la materia; sin embargo, por otro lado, esto es imposible. Porque la sustancia parece tener por carácter esencial el ser separable y el ser cierta cosa determinada. Entonces, la forma y el conjunto de la forma y de la materia parecen ser más bien sustancia que la materia.” “la materia cae, hasta cierto punto, bajo los sentidos. § Así, queda investigar la tercera, la forma. Esta ha dado lugar a prolongadas discusiones.” forma esencial” Ante todo, actuemos por vía de definición y digamos que la esencia de un ser es este ser en sí. Ser tú no es ser músico; tú no eres en tí músico y tu esencia es lo que eres tú en ti mismo.” “Para que haya definición de la esencia de una cosa es necesario que en la proposición que expresa su carácter no se encuentre el nombre de esta cosa.” “La definición es una expresión que designa un objeto primero

¿qué es la cualidad? La cualidad es un ser, pero no absolutamente; con la cualidad ocurre lo que con el no-ser, del cual algunos filósofos, para poder discurrir sobre él, dicen que es, no porque propiamente sea, sino que él es el no-ser.

Las investigaciones acerca de la definición de cada ser no deben trasponer las que se hagan sobre la naturaleza misma del ser.”

no hay definición primera. (…) no se desprende que toda expresión adecuada a la noción de un objeto sea una definición. Esto sólo es indudable en relación con ciertos objetos. P.ej., lo será si el objeto es uno (…) La unidad se entiende de tantas maneras como el ser, y el ser expresa, o tal cosa determinada, o la cantidad, o también la cualidad.

definiciones redundantes” “tampoco habrá definición que comprenda a la vez el atributo y el sujeto; p.ej., definición del número impar. Pero se dan definiciones de esta clase de objetos, sin advertir que estas son definiciones artificiales.”

Si se acepta la existencia de las ideas, entonces el bien en sí se distingue de la forma sustancial del bien, el animal en sí de la forma del animal, el ser en sí de la forma sustancial del ser “Si de este modo se separa el ser de la forma, ya no habrá ciencia posible del ser, y las formas, por su parte, no serán ya seres” “Digo que no hay ciencia porque la ciencia de un ser es el conocimiento de la forma sustancial de este ser.”

En efecto, las ideas necesariamente son sustancias y no atributos, de otra manera, participarían de su sujeto.” “por un lado, hay identidad entre el ser y la forma; por otro, no. No hay identidad entre la forma sustancial de hombre y la forma sustancial de hombre blanco, pero hay identidad en el sujeto, que experimenta la modificación.

Fácilmente se notará lo absurda que es la separación del ser y de la forma sustancial, si se da un nombre a toda forma sustancial. Fuera de este nombre habrá, en el caso de la separación, otra forma sustancial, entonces habrá una forma sustancial del caballo fuera de la forma sustancial del caballo en general. Y no obstante, ¿qué impide decir que algunos seres tienen inmediatamente en sí mismos su forma sustancial, ya que la forma sustancial es la esencia?” “no es accidental que la unidad y la forma sustancial de la unidad sean una misma cosa. Si son dos cosas diferentes, se irá así hasta lo infinito. Se tendrá por un lado la forma esencial de la unidad, y por otro, la unidad; y cada uno de estos dos términos, a su vez, estará en el mismo caso.”

En toda producción hay una causa, un sujeto, luego un ser producido

ser natural”: “Todos los seres que provienen de la naturaleza o del arte tienen una materia, porque todos pueden existir o no existir, y esta posibilidad depende de la materia, que se da en cada uno de ellos.”

CLONAR AINDA É FODER: “un hombre es el que produce un hombre.”

creaciones” “azar” “producciones colaterales” “hay en la naturaleza seres que se producen lo mismo por medio de una semilla que sin semilla.”

Las producciones del arte son aquéllas cuya forma está en el espíritu” “la salud es la idea misma que está en el alma, la noción científica; la salud viene de un pensamiento como éste: la salud es tal cosa, p.ej., si se quiere producirla, que haya otra cosa, p.ej., el equilibrio de las diferentes partes; ahora bien, para producir este equilibrio, es necesario el calor. De esta forma, sucesivamente, se llega por el pensamiento a una cosa última, que puede, de inmediato, producirse. El movimiento que realiza esta cosa se denomina operación, operación hecha con la mira de la salud. De manera que, desde una perspectiva, la salud viene de la saludPor esencia inmaterial entiendo la forma pura. § Entre las producciones y los movimientos hay unos que se denominan pensamientos y otros que se dicen operaciones; los que provienen de la causa productora y de la forma son los pensamientos; los que tienen por principio la última idea a que llega el espíritu, son operaciones.” “para que haya salud, es necesario que haya equilibrio; no obstante, ¿qué es el equilibrio? Es tal cosa: y esta cosa tendrá lugar, si hay calor. ¿Qué es calor? Tal cosa. El calor existe en potencia, y el médico puede realizarla. Por lo tanto, el principio productor, la causa motriz de la salud, si es fruto del arte, es la idea que está en el espíritu; si es fruto del azar, indudablemente, tendrá por principio la cosa misma, por medio de la cual la hubiera producido el que la produce por el arte. El principio de la curación, probablemente, es el calor; y se produce el calor por medio de fricciones. Ahora bien, el calor producido en el cuerpo es un elemento de la salud, o va seguido de otra cosa o de muchas que son elementos de la salud. Procediendo así, la última cosa a la que se llega es la causa eficiente

O MACACO FAZ O HOMEM: “es imposible que se produzca cosa alguna si no hay algo que preexista: sin duda, es absolutamente necesario la preexistencia de un elemento. La materia es un elemento, es el sujeto, y sobre ella tiene lugar na producción.”

INGLÊS, LÍNGUA DE AUSTRALOPITHECUS: “El objeto producido no toma nunca el nombre del sujeto de donde proviene; sólo se dice que es de la naturaleza de este sujeto, que es de esto, pero no esto. No se dice una estatua piedra, sino una estatua de piedra.” “el hombre sano proviene del hombre y del enfermo.” “Cuando una cosa proviene de otra, hay transformación de la una en la otra, y el sujeto no persiste en su estado. Ésta es la razón de esta locución.”

Producir un ser particular es hacer de un sujeto absolutamente indeterminado un objeto determinado. P.ej., digo que hacer el bronce redondo no es producir ni la redondez ni la esfera, sino que es producir un objeto en su totalidad diferente, es producir esta forma en otra cosa.” “De lo anterior se desprende que lo que se denomina la forma, la esencia, no se produce; la única cosa que deviene o se hace, es la reunión de la forma y de la materia, porque en todo ser que ha devenido, hay materia; por un lado, la materia; por otro, la forma.” “el ser realizado, Sócrates, Callias, tomados en forma individual, están en el mismo caso que una esfera particular de bronce. El hombre y el animal son como la esfera de bronce en general. § Entonces, es indudable que las ideas consideradas como causas, siendo ésta la perspectiva de los partidarios de las ideas y suponiendo que haya seres independientes de los objetos particulares, son inútiles para la producción de las esencias y que no son las ideas las que constituyen las esencias de los seres.” “el hombre produce al hombre. No obstante, puede haber una producción contra la naturaleza; el caballo engrendra al mulo; y aun la ley de la producción es en este caso la misma, porque la producción tiene lugar de acuerdo con un tipo común al caballo y al asno, de un género que se aproxima al uno y al otro, y que no ha recibido nombre. Probablemente, el mulo es un género indermedio.”

la materia se distingue, pero su forma es idéntica: la forma es indivisible.”

Una cantidad de seres tienen en sí mismos un principio de movimiento, y les es imposible tal movimiento particular; p.ej., no poder bailar al compás. Por lo tanto, todas las cosas que tienen una materia de este género, las piedras, p.ej., no pueden tomar tal movimiento particular, a menos que reciban un impulso exterior. No obstante, ellas tienen un movimiento que les es propio; así ocurre con el fuego. Por este motivo ciertas cosas no existirán independientemente del artista y otras, en cambio, podrán existir.”

En determinados casos, la definición de las partes entrará en la definición del todo, y en otros no entrará, como p.ej., cuando no haya definición del ser realizado.” “los seres inmateriales, como, p.ej., la forma considerada en sí misma, no pueden revolverse absolutamente en sus partes o se resuelven de otra manera. Ciertos seres tienen en sí mismos sus principios constitutivos, sus partes; pero la forma no tiene principios, ni partes de este género.”

se aplica igualmente el nombre de círculo a los círculos propiamente dichos y a los círculos particulares, porque no hay nombre propio para designar los círculos particulares.”

el alma es la esencia de los seres animados (…) hay prioridad de partes del alma, de todas o de algunas, con relación al conjunto del animal.” un dedo no es realmente un dedo en todo estado posible, sino tan sólo cuando tiene vida; no obstante, se denomina igual al dedo muerto.” el círculo y la esencia del círculo, el alma y la esencia del alma, son una sola y misma cosa.” si el alma no es el animal, si se distingue de él, habrá anterioridad para las partes.”

Es realmente difícil establecer qué partes pertenecen a la forma y qué partes pertenecen al conjunto de la forma y de materia; y no obstante, si este punto no es revisado, es imposible definir los individuos. (…) si no se nota qué partes son o no son materiales, tampoco se notará cuál deberá ser la definición del objeto.” “Aunque todos los círculos visibles fueran de bronce, no por esto el bronce sería una parte de la forma. No obstante, es difícil al pensamiento comprobar esta separación. Entonces, lo que a nuestros ojos constituye la forma es la carne, los huesos y las partes análogas. Por lo tanto, ¿serán éstas partes de la forma, las cuales entren en la definición, o es más bien la materia?”

pretenden que la definición de la línea es la noción misma de la dualidad. § Entre los que aceptan las ideas, unos dicen que la díada es la línea en si, otros que es la idea de la línea, porque si algunas veces hay identidad entre la idea y el objeto de la idea, p.ej., entre la díada y la idea de la díada, la línea no está en este caso.” “a este punto conducía ya la teoría de los pitagóricos; y por consecuencia última, la posibilidad de constituir una sola idea en sí de todas las ideas; o sea, el anonadamiento de las demás ideas y la reducción de todas las cosas a la unidad.

no tenemos necesidad de reducir de este modo todas las cosas y de eliminar la materia. Lo factible es que en algunos seres hay reunión de la materia y de la forma; en otros, de la sustancia y de cualidad. Y la comparación de la que ordinariamente se servía Sócrates, el joven con relación al animal no es exacta. Ella nos hace salir de la realidad y permite pensar que el hombre puede existir independientemente del bronce. Pero no hay paridad. El animal es un ser sensible y no lo puede definir sin el movimiento, por lo tanto, sin partes organizadas de cierta y determinada manera. (…) la mano inanimada no es una parte del hombre.”

¿por qué en los seres matemáticos las definiciones no entran como partes en las definiciones? ¿por qué no se define el círculo por los semicírculos? Se argumentará que los semicírculos no son objetos sensibles. Pero ¡que importa!, puede haber una materia hasta en seres no sensibles (…) todo lo que tiene una existencia real, tiene una materia. El círculo, que es la esencia de todos los círculos, no puede tenerla; pero los círculos particulares deben tener partes materiales

Por otro lado, es indudable que la sustancia primera en el animal es el alma, y que el cuerpo es la materia.”

las sustancias sensibles, sustancias cuyo estudio pertenece más bien a la física y a la segunda filosofía.” “las partes materiales no son partes de la sustancia y sí sólo de la sustancia total. Esta tiene una definición y no la tiene, según la perspectiva.” “sustancia primera” “sustancia realizada” “en relación con las sustancias primeras, hay identidad entre la curvatura y la forma sustancial de la curvatura, con tal que la curvatura sea primera; y entiendo por primero lo que no es atributo de otro ser, que no tiene sujeto, materia.”

¿por qué hay unidad en el ser definido, en el ser cuya noción es una definición? El hombre es un animal de dos pies. Aceptemos que ésta sea la noción del hombre. ¿Por qué este ser es un solo ser, y no varios: animal y bípedo? Si se dice hombre y blanco hay pluralidad de objetos cuando el uno no existe en el otro, pero hay unidad cuando el uno es atributo del otro, cuando el sujeto, el hombre, experimenta cierta modificación. En el último caso, los dos objetos se hacen uno solo y se tiene el hombre blanco” “supuestamente, el género no participa de las diferencias; de no ser así, la misma cosa participaría a la vez de los contrarios” “Hay pluralidad en las diferencias: animal, que anda, con dos pies, sin plumas. ¿por qué en este caso hay unidad y no pluralidad?” “porque la definición es una noción, es la noción de la esencia. La definición debe ser la noción de un objeto uno, ya que, como hemos dicho, esencia significa un ser determinado.”

género primero” “Los demás géneros no son más que el género primero y las diferencias reunidas al género primero. Entonces, el primer género es animal; el siguiente, animal de dos pies; y otro, animal de dos pies sin plumas. Lo mismo ocurre si la proposición contiene un número mayor de términos; y en general, poco importa que contenga un gran número de ellos o uno pequeño, o dos solamente.”

(el sonido es, p.ej., género y materia, y de esta materia derivan las diferencias, las especies y los elementos) (…) la definición es la noción proporcionada por las diferencias.”

es necesario indicar la diferencia en la diferencia.” “no se debe decir: entre los animales que tienen pies, hay unos que tienen pluma y otros que no las tienen; aunque esta proposición sea verdadera, no deberá emplearse este método, a no mediar la imposibilidad de dividir la diferencia. Se debe decir: unos tienen el pie dividido en dedos, otros no tienen el pie dividido en dedos. Éstas son las diferencias del pie: la división del pie en dedos es una manera de ser del pie. Y es necesario continuar de este modo hasta que se llegue a objetos entre los que no haya diferencias. En este concepto, habrá tantas especies de pies como diferencias (…) es indudable que la última diferencia debe ser la esencia” “Si se ha conseguido la diferencia de la diferencia, una sola, la última es la forma, la esencia del objeto.”

es imposible que ningún universal sea una sustancia. Por lo pronto, la sustancia primera de un individuo es aquélla que le es propia, que no es la sustancia de otro.” “¿De qué será sustancia el universal? Lo es de todos los individuos, o no lo es de ninguno” “la unidad de sustancia y la unidad de esencia constituyen la unidad del ser.”

¿el animal no puede ser la esencia del hombre y del caballo? Pero en este caso habría una definición del universal. Ahora bien, que la definición encierre o no todas las nociones que están en la sustancia, poco importa; el universal no por eso dejará de ser la sustancia de algo”

ninguno de los atributos generales indica la existencia determinada, sino que designan el modo de la existencia. Sin esto, prescindiendo de otras muchas consecuencias, se cae en la del tercer hombre.” “Es imposible que la sustancia sea un producto de sustancias contenidas en ella en acto. Dos seres en acto nunca se harán un solo ser en acto. Pero si los dos seres sólo existen en potencia, podrá haber unidad. En potencia, p.ej., el doble se compone de dos mitades.” “O la díada no es una unidad, o la mónada no existe en acto en la díada.”

toda sustancia debe ser simple. Por lo tanto, no podrá definirse ninguna sustancia. § No obstante, todo el mundo cree, y nosotros lo hemos dicho antes, que sólo la sustancia, o al menos ella principalmente, tiene una definición. Y ahora resulta que ni ella la tiene. ¿Será que es imposible la definición de absolutamente nada? ¿O bien lo será en un sentido y en otro no?

el hombre no es un accidente de lo animal.” “¿Cómo es posible que el animal, cuya sustancia es el animal en sí, exista fuera del animal en sí? § Las mismas consecuencias surgen en relación con los seres sensibles, y todavía más absurdas. (…) es indudable que no hay idea de los objetos sensibles, en el sentido en que lo entienden algunos filósofos.

Entiendo por conjunto la sustancia que se compone a partir de la reunión de la forma definida y de la materia (…) Todo lo que es sustancia en concepto de conjunción está sujeto a destrucción, porque hay producción de semejante sustancia. Por lo que hace a la forma definida, no está sujeta a la destrucción, porque no es producida; es el producto, no la forma sustancial de la casa, sino tal casa particular.”

Los seres mortales no se manifiestan al conocimiento cuando están fuera del alcance de los sentidos, y por lo tanto, aunque las nociones sustanciales se conserven en el alma, no puede haber definición ni comprobación de estos seres.” “ninguna idea es susceptible de definición.” “Esta observación necesariamente se aplica a los seres eternos. Son anteriores a todo, y son parte de lo compuesto (…) el hombre en sí es independiente; porque o ningún ser lo es o el hombre y el animal lo son ambos.” “ideas componentes”

En las articulaciones, existen principios de movimiento, principios producidos indudablemente por otro principio, pero que hacen que ciertos animales continúen viviendo aún después de ser divididos en partes. No obstante, no hay sustancia en potencia, sino cuando hay unidad y continuidad natural; cuando la unidad y la continuidad son resultado de la violencia o de una conexión arbitraria, entonces no es más que una mutilación.”

Cuando preguntamos: ¿cuál es el principio?, lo que queremos es referir el objeto en cuestión a un término más conocido. El ser y la unidad tienen más títulos a ser sustancia de las cosas que el principio, el elemento y la causa; y no obstante no lo son.

los que aceptan las ideas tienen razón en un sentido al darles una existencia independiente, ya que son sustancias. Pero en otro sentido no tienen razón en hacer de la idea una unidad en la pluralidad. El motivo del error es la imposibilidad en que están de decir cuál es la naturaleza de estas sustancias sensibles.”

…esta sustancia que existe separada de las sustancias sensibles.” “la sustancia es un principio y una causa. Preguntar el por qué es preguntar siempre porqué una cosa existe en otra.” “Investigar por qué una cosa es una cosa, es no investigar nada. Es necesario que el por qué de la cosa que se busca se manifieste realmente” “En los casos en que se pregunta por qué un ser es él mismo, por qué el hombre es hombre, o el músico es músico, no vale más que una respuesta a todas estas preguntas, no hay más que una razón que dar, es porque cada uno de estos seres es indivisible en sí mismo, o sea, porque es uno; respuesta que igualmente se aplica a todas las preguntas de este género, y que las resuelve en pocas palabras.” “¿Por qué truena?, porque se produce un ruido en las nubes. En este ejemplo lo que se busca es la existencia de una cosa en otra cosa, lo mismo que cuando se pregunta: ¿por qué estas piedras y estos ladrillos son una casa?” “lo que se busca es la esencia.” “si no se nota por qué el hombre es hombre, es porque el ser no es referido a cosa alguna” “Esto es una casa, ¿por qué?, porque se encuentra en ella tal carácter, que es la esencia de la casa. Por la misma causa, tal hombre, tal cuerpo es tal o cual cosa. Por lo tanto, lo que se busca es la causa de la materia. Y esta causa es la forma que determina el ser, es la esencia. Se nota que en relación con los seres simples no hay lugar para pregunta ni respuesta sobre este punto” “En la disolución, la carne, la sílaba, dejan de existir, mientras que las letras, el fuego y la tierra perduran. Por lo tanto, la sílaba es algo más que las letras; la vocal y la consonante es también otra cosa; y la carne, no es sólo el fuego y la tierra, lo caliente y lo frío, sino que es también otra cosa.”

sólo son sustancias los seres que existen por sí mismos y cuya naturaleza no está constituida por otra cosa que por ellos mismos.”

LIBRO OCTAVO

Entonces, los que definen una casa diciendo que es piedra, ladrillos, madera, tratan de la casa en potencia, porque todo esto es la materia; los que dicen que es un abrigo destinado para refugiarse los hombres y para guardar los muebles, o determinan algún otro carácter de este género, definen la casa en acto.” “la tercera sustancia, el conjunto de la materia y de la forma”

La esencia debe ser necesariamente eterna, o bien morir en un objeto, sin morir ella por esto; o producirse en un ser, sin estar ella misma sujeta a la producción. Anteriormente hemos probado y comprobado que nadie produce la forma; que no nace, y que solamente se realiza en un objeto. Lo que nace es el conjunto de la materia y de la forma.”

la definición es una especie de número (es divisible en partes indivisibles como el número, porque no hay una infinidad de nociones en la definición)”

¿cuál es la causa material del hombre? La menstruación. ¿Cuál es la causa motriz? Quizá la esperma. ¿Cuál es la causa formal? La esencia pura. ¿Cuál es la causa final? La finalidad. Quizás estas dos últimas causas son iguales.”

¿cuál es la causa, cuál es la materia del eclipse? No la hay, y sólo la Luna experimenta el eclipse. La causa motriz, la causa de la destrucción de la luz, es la tierra. En relación con la causa final, quizá no exista. La causa formal es la noción misma del objeto, pero esta noción es imprecisa, si no se le agrega la de la causa productora. Entonces, ¿qué es el eclipse? Es la falta de luz. Se agrega: esta falta es el resultado de la interposición de la tierra entre el Sol y la Luna”

No es lo blanco lo que deviene, es la madera que deviene o se hace blanca. Y todo lo que se produce proviene de algo y se hace o deviene algo. De esto se desprende que los contrarios no pueden provenir todos unos de otros. El hombre negro se hace un hombre blanco de otra manera que lo negro se hace blanco.”

O MISTÉRIO DA TRANSUBSTANCIAÇÃO AVANT LA LETTRE: “¿Es en potencia como el agua es vinagre y vino? (…) ¿Y el ser vivo es un cadáver en potencia, o bien no lo es? (…) El vinagre y el cadáver se originan del agua y del animal, como la noche se origina del día. En todos los casos en que hay, como en éste, transformación recíproca, es necesario que en la transformación los seres vuelvan a sus elementos materiales. Para que el cadáver se haga un animal, debe por lo pronto pasar de nuevo por el estado de materia; y después, gracias a esta condición, podrá hacerse un animal. Es necesario que el vinagre varíe en agua para luego volverse vino.”

¿Cuál es la causa de la unidad?” “¿Qué es lo que constituye la unidad del hombre y por qué es uno y no múltiple, animal y bípedo, p.ej., sobre todo si hay, como algunos pretenden, un animal en sí y un bípedo en sí? (…) En la hipótesis que tratamos, el hombre no puede absolutamente ser uno; es varios: (…) se nota que con esta forma de definir las cosas y de tratar la cuestión, es imposible mostrar la causa y zanjar el problema.” “no entran en las definiciones ni el ser ni la unidad.”

Hay algunos que aceptan la participación para zanjar este problema de la unidad; pero no saben ni cuál es la causa de la participación, ni lo que es participar. Según otros, lo que forma la unidad es el enlace con el alma; la ciencia, dice Licofrón [Licofrão]¹, es el enlace del saber con el alma. Por último, otros sostienen que la vida es la reunión, el encadenamiento del alma con el cuerpo. Lo mismo puede decirse de todas las cosas. La salud será en esto caso el enlace, el encadenamiento, la reunión del alma con la salud; el triángulo de metal, la reunión del metal y del triángulo; lo blanco, la reunión de la superficie y de la blancura.

La investigación de la causa es la que genera la unidad de la potencia y del acto, y el análisis de su diferencia es lo que ha engendrado estas opiniones. Ya lo hemos dicho: la materia inmediata y la forma son una sola y misma cosa, sólo que una es el ser en potencia, y la otra el ser en acto. Investigar cuál es la causa de la unidad, e investigar la de la forma sustancial de la unidad, es investigar lo mismo.

¹ Sofista. Também citado por A. na Política.

LIBRO NOVENO

ser primero” “la potencia, al igual que el acto, se aplica a otros seres que los que son susceptibles de movimiento.” “potencia motriz”

No tenemos que ocuparnos de las potencias que sólo son potencias en el nombre. En la geometría p.ej., algo parecido ha sido motivo de que se diera a algunos objetos el nombre de potencias; y a otras cosas se las ha supuesto potentes o impotentes a causa de una cierta manera de ser o de no ser.”

poder primero, el del cambio (…) La potencia de ser modificado es en el ser pasivo el principio del cambio, que es capaz de experimentar gracias a la acción de otro ser como otro. La otra potencia es el estado de ser.”

potencia de hacer bien”

desde una perspectiva, es indudable que la potencia activa y la potencia pasiva son una sola potencia, y desde otra son dos potencias.” “Cada potencia racional puede producir por sí sola efectos contrarios; pero cada una de las potencias irracionales produce un sólo y mismo efecto.” “Entonces, lo sano no origina más que la salud, lo caliente más que el calor, lo frío mas que la frialdad, mientras que el que sabe origina los dos contrarios.”

los objetos inanimados, lo frío, lo caliente, lo dulce; y en resumen, todos los objetos sensibles, no serán cosa alguna independientemente del ser que siente. Entonces, se llega a la teoría de Protágoras. (…) Si denominamos ciego al ser que no ve, cuando está en su naturaleza el ver y en la época en que debe por su naturaleza ver los mismos seres serán ciegos y sordos muchas veces al día.” “Semejante teoría elimina el movimiento y la producción.”

Es irrefutable que unas cosas pueden existir en potencia y no existir en acto, y que otras pueden existir realmente y no existir en potencia. Lo mismo ocurre con todas las demás categorías. Suele ocurrir que un ser que tiene el poder de caminar no ande; que camine un ser que tiene el poder de no andar. Digo que una cosa es posible cuando su tránsito de la potencia al acto no contiene ninguna imposibilidad.”

el movimiento parece ser el acto por excelencia. Por este motivo, no se atribuye el movimiento a lo que no existe (…) De las cosas que no existen ciertamente se dice que son inteligibles, apetecibles, pero no que están en movimiento.”

en acto (entelequia)” Desgina a condição de possibilidade

decir: la relación de la diagonal con el lado del cuadrado puede ser medida, pero no lo será, es no tener en cuanta lo que es la imposibilidad. Se dirá que nada se opone a que en relación con una cosa que existe o no existirá haya posibilidad de existir o de haber existido.” HOMEM: ANIMAL BÍPEDE VOADOR CASTRADO: “Pero aceptar esta proposición y suponer que no existe, pero que es posible, existe realmente o ha existido, es aceptar que no hay nada imposible. Pero hay cosas imposibles: es imposible medir la relación de la diagonal con el lado del cuadrado. No hay identidad entre lo falso y lo imposible. Es falso que ahora tú estés de pie, pero no es imposible.”

Un ser que tiene la potencia como tiene un poder de actuar, el cual no es absoluto sino sometido a ciertas condiciones, en las que va embebida la de que no habrá obstáculos exteriores. La eliminación de estos obstáculos es la consecuencia misma de algunos de los caracteres que entran en la definición de la potencia. Por esto la potencia no puede producir al mismo tiempo, aunque se quiera o se desee, dos efectos, o los efectos contrarios.

el acto significa tanto el movimiento en relación con la potencia, como la esencia en relación con una cierta materia.”

como la división se prolonga hasta el infinito, se dice que el acto de la división existe en potencia, pero nunca existe separado de la potencia.”

actos completos” “todo movimiento es incompleto, como la demarcación [emagrecimento], la investigación, la marcha, la construcción” “No se puede dar un paso y haberlo dado al mismo tiempo, construir y haber construido, devenir y haber devenido, imprimir o recibir un movimiento y haberlo recibido [?]. El motor se distingue del ser en movimiento; pero por el contrario, el mismo ser puede al mismo tiempo ver y haber visto, pensar y haber pensado; estos últimos hechos son los que designo como actos; los otros no son más que movimientos.”

¿la tierra es o no el hombre en potencia? Tendrá más bien esta condición cuando se haya hecho esperma, y quizá ni aun entonces será el hombre en potencia. Del mismo modo, la salud no lo recibe todo de la medicina y del azar; pero hay seres que tienen esta propiedad, y son los que se denominan sanos en potencia.”

A TERRA EM SI NÃO É FODIDA: “La esperma todavía no es el hombre en potencia; es necesario que esté en otro ser y que experimente un cambio. Cuando ya tenga esta condición, de acuerdo con la acción de producir, si nada exterior se opone a ello, entonces será el hombre en potencia; pero para esto es necesario la acción de otro principio. Así, la tierra no es todavía la estatua en potencia; es necesario que se convierta en bronce” “la materia que contiene un ser en potencia es aquélla en relación con la cual se dice: este ser es, no este otro, sino de este otro. La tierra no contendrá el ser en potencia sino de un modo secundario: entonces no se dice que el cofre es de tierra o que es tierra, sino que es de madera, porque la madera es el cofre en potencia.” “Cuando la música es una cualidad de tal sujeto, no se dice que él es música, sino músico; no se dice que el hombre es blancura, sino que es blanco; que es marcha o movimiento, sino que está en marcha o en movimiento, como se dice que el ser es de esto. Los seres que están en este caso, los seres primeros, son sustancias; los otros no son más que formas, el sujeto determinado

es indudable que el acto es anterior a la potencia.” “bajo la relación del tiempo, el acto es algunas veces anterior, otras veces no. Es indudable que el acto es anterior bajo la relación de la noción.” “Es necesario que la noción preceda; todo conocimiento debe apoyarse sobre un conocimiento.” “El ser que obra es anterior genéricamente, pero no con relación al número; la materia, la semilla, la facultad de ver, son anteriores bajo la relación del tiempo a este hombre que existe actualmente en acto, al trigo, al caballo, a la visión. (…) porque siempre es necesario que el acto provenga de la potencia a partir de la acción de un ser que existe en acto; entonces, el hombre viene del hombre, el músico se forma bajo la dirección del músico; siempre hay un primer motor, y el primer motor ya existe en acto.”

Escritor desde o berço… Velho e ainda “não sabe” escrever.

tocando la flauta es como se aprende a tocarla. (…) de esto se desprende este argumento sofístico: que el que no conoce una ciencia hará las cosas que son objeto de esta ciencia. Sí, indudablemente el que investiga no posee aún la ciencia; pero así como en toda producción ya existe alguna cosa producida, y en todo movimiento ya hay un movimiento realizado (y ya lo hemos comprobado en nuestra Física), así es necesario que el que investigue ya tenga algunos elementos de la ciencia.”

Efectivamente, los animales no ven por tener vista, sino que tienen la vista para ver; del mismo modo, se posee el arte de construir para construir y la ciencia especulativa para elevarse a la especulación (…) aun en este último caso, no hay realmente especulación, no hay más que un ejercicio; la especulación pura no tiene como fin la satisfacción de nuestras necesidades.”

el fin de la vista es la visión, y definitivamente la vista no produce otra cosa que la visión; por el contrario, en otros casos se produce otra cosa: así del arte de construir se deriva no sólo la construcción sino también la casa. No obstante, no hay realmente fin en el primer caso, y es sobre todo en el segundo donde la potencia tiene un fin.”

siempre que fuera del acto no hay algo producido, el acto existe en el sujeto mismo: p.ej., la visión está en el ser que ve; la teoría en el que hace la teoría, la vida en el alma, y por lo tanto, la felicidad misma es un acto del alma, porque también la felicidad es un tipo de vida.

Por lo tanto, es indudable que la esencia y la forma son actos; de lo que indudablemente se desprende que el acto, bajo la relación de la sustancia, es anterior a la potencia. (…) se asciende de acto en acto hasta que se llega al acto del motor primero y eterno.”

nada de lo que existe en potencia es eterno. (…) toda potencia supone al mismo tiempo el contrario; lo que no tiene la potencia de existir no existirá necesariamente nunca; pero todo lo que existe en potencia puede muy bien pasar al acto: lo que tiene la potencia de ser puede ser o no ser (…) Pero puede ocurrir que lo que tiene la potencia de no ser no sea. Pero lo que puede no ser es mortal, absolutamente mortal, o muy mortal desde la perspectiva de que puede no ser con relación al lugar, a la cantidad, a la cualidad; y absolutamente mortal significa mortal en relación con la esencia. Nada de lo que es absolutamente mortal existe absolutamente en potencia; pero puede existir en potencia desde ciertas perspectivas, como en relación con la cualidad y con relación al lugar.

Todo lo que es inmortal existe en acto, y lo mismo ocurre con los principios necesarios. Porque son principios primeros, y si no lo fuesen no existiría nada. (…) Y si hay algún objeto que esté en movimiento eterno, no se mueve en potencia, a no entenderse por esto el poder pasar de un lugar a otro. Nada se opone a que este objeto, sometido a un movimiento eterno, no sea eterno. Por esta razón, el Sol, los astros, el cielo, todo existe siempre en acto, y no hay que temer que se detengan nunca como lo temen los físicos; nunca se cansan en su andar, porque su movimiento no es como el de los seres mortales, la acción de una potencia que acepta los contrarios. Lo que hace que la continuidad del movimiento sea difícil para éstos últimos es que la sustancia de los seres mortales es la materia, y que la materia existe sólo en potencia y no en acto. No obstante, ciertos seres sometidos a cambio son, bajo esta relación, una imagen de los seres inmortales; en este caso están el fuego y la tierra. Efectivamente, ellos existen siempre en acto, porque tienen el movimiento por sí mismos y en sí mismos.”

potencias irracionales”

No hay, en los principios, en los seres eternos, ni mal, ni pecado, ni destrucción, porque la destrucción se cuenta también en el número de los males.”

¿Por qué la suma de los tres ángulos de un triángulo equivale a dos rectos? Porque la suma de los ángulos formados alrededor de un mismo punto, sobre una misma línea, es igual a dos ángulos rectos.” “¿Por qué él ángulo inscripto en el semicírculo es invariablemente un ángulo recto? Porque hay igualdad en estas tres líneas: las dos mitades de la base y la recta llevada del centro del círculo al vértice del ángulo opuesto a la base (…) Por lo tanto, es indudable que por medio de la reducción al acto se descubre lo que existe en la potencia; y la causa de esto es que la actualidad es la concepción misma.

Existe el ser según las distintas formas de las categorías; después el ser en potencia o el ser en acto de las categorías; existen los contrarios de estos seres. Pero el ser propiamente dicho es sobre todo lo verdadero; el no-ser, lo falso.” “Todo lo que se dice es verdadero o falso, porque es necesario que se reflexione lo que se dice.”

ser es estar reunido, es ser uno; no-ser es estar separado, ser muchos.”

Lo verdadero es percibir y decir lo que se percibe, y decir no es lo mismo que afirmar. Desconocer es no percibir, porque sólo se puede estar en lo falso accidentalmente cuando se trata de esencias. (…) no hay para el ser en sí producción ni destrucción: sin esto provendría de otro ser.”

Desde una perspectiva, el ser considerado como lo verdadero, y el no-ser como lo falso, significan lo verdadero cuando hay reunión, lo falso cuando no hay reunión. Desde otra, el ser es la existencia determinada, y la existencia indeterminada es el no-ser. En este caso, la verdad es el pensamiento que se tiene de estos seres, y entonces no hay falsedad ni error, no hay más que ignorancia, la cual no se parece al estado del ciego, porque el estado del ciego es igual a no tener absolutamente la facultad de concebir.”

LIBRO DÉCIMO

En en libro de las diferentes acepciones hemos establecido que la unidad se entiende de muchas maneras. Pero estos numerosos modos pueden reducirse en total a 4 principales que comprenden todo lo que es uno primitivamente y en sí y no accidentalmente.” “continuidad o el conjunto” “unidad de pensamiento”

por movimiento primero entiendo el movimiento circular

El pensamiento indivisible es el pensamiento de lo que es indivisible, ya bajo la relación de la forma, ya bajo la relación del número. El ser particular es indivisible numéricamente; lo indivisible bajo la relación de la forma es lo que es indivisible bajo la relación del conocimiento y de la ciencia. Por lo tanto, la unidad primitiva es la misma que es causa de la unidad de las sustancias.”

Son 4 los modos de la unidad: continuidad natural, conjunto, individuo, universal.” “es uno todo ser que tiene en sí uno de estos caracteres de la unidad.”

Fuego y elemento no son idénticos entre sí en la esencia; pero el fuego es un elemento porque indudablemente es un objeto, una determinada naturaleza. Por la palabra elemento se entiende que una cosa es la materia primitiva que constituye otra cosa.”

unidad de longitud, de latitud, de profundidad, de peso, de velocidad. Es que el peso y la velocidad se encuentran simultáneamente en los contrarios, porque ambos son dobles” “En resumen, lo que es lento tiene su velocidad; lo que es ligero tiene su pesantez.”

se llega a considerar el pie como una línea indivisible por la necesidad de encontrar en todos los casos una medida única e indivisible” “Una cosa a la que no se pueda quitar ni agregar nada, esa es la medida exacta. La del número es por lo tanto la más exacta de las medidas: efectivamente, se define la mónada, diciendo que es indivisible en todos sentidos. Las otras medidas no son más que imitaciones de la mónada.”

conoceremos cuál es nuestra talla [estatura] porque se ha aplicado muchas veces la medida del codo [unidade de medida antiga que, dependendo do país, podia ser de uns 38 a 64cm, sendo normalmente uma média ponderada desses valores extremos =~50cm] a nuestro cuerpo. Protágoras pretende que el hombre es la medida de todas las cosas. Por esto entiende indudablemente el hombre que sabe y el hombre que siente; o sea, el hombre que tiene la ciencia y el hombre que tiene el conocimiento sensible.” Interpretação correta.

Nada hay más maravilloso que la opinión de Protágoras, y no obstante su proposición tiene sentido.” O melhor meio-metro da cidade.

PRETO ZERO: “Aceptemos que los seres sean colores; entonces, los seres serían un número, ¿pero qué tipo de número? Indudablemente, un número de colores y la unidad, propiamente dicha, sería una unidad particular, p.ej., lo blanco.” “La unidad sería el triángulo, si los seres fueran figuras rectilíneas.”

se nota que la unidad es en cada género una naturaleza particular, y que la unidad no es básicamente la naturaleza de lo que se quiera; la unidad que es necesario buscar en las esencias es una esencia.” “la pluralidad cae más bien bajo los sentidos que la unidad; lo divisible más bien que lo indivisible; de manera que bajo la relación de la noción sensible la pluralidad es anterior a lo indivisible.” los modos de la unidad son la identidad, la semejanza, la igualdad; los de la pluralidad son la heterogeneidad, la desemejanza, la desigualdad.” “tú eres idéntico a ti mismo bajo la relación de la forma y de la materia.” “las líneas rectas iguales son idénticas. Y asimismo se designan idénticos a cuadriláteros iguales y que tiene sus ángulos iguales, aunque haya pluralidad de objetos: en este caso, la unidad consiste en la igualdad.” “Los seres son semejantes cuando son idénticos en relación con la forma: un cuadrilátero más grande es semejante a un cuadrilátero más pequeño” el estaño se parece más bien a la plata que al oro: el oro se parece al fuego por su color leonado y rojizo.” La diferencia es opuesta a la identidad: tú te distingues de tu vecino.”

No hay negación absoluta de la identidad; indudablemente, se emplea la expresión no-idéntico, pero nunca cuando se trata de lo que no existe” “La heterogeneidad y la diferencia no son lo mismo: lo que se distingue de alguna cosa, se distingue de ella en algún punto”

El género es aquello en lo que son idénticas dos cosas que se distinguen en relación con la esencia. (…) la contrariedad es una especie de diferencia. (…) en todos los contrarios hay diferencia, y no sólo heterogeneidad.” “la contrariedad es la diferencia extrema” “diferencia perfecta” “La diferencia de género es la mayor de todas las diferencias.” “contrariedad primera” “la oposición primera es la contradicción, y no puede haber intermedio entre la afirmación y la negación, mientras que los contrarios aceptan intermedios

Anaxágoras se ha equivocado al decir que todo era igualmente infinito en cantidad y en pequeñez. En lugar de y en pequeñez, debía decir y en pequeño número; y entonces hubiera visto que no había infinidad, porque lo poco no es, como algunos creen, la unidad, sino la díada.”

Es indudable que toda ciencia es un objeto de conocimiento; pero no todo objeto de conocimiento es una ciencia” “supóngase la ciencia un número, y el objeto de la ciencia será la unidad, la medida.” Los opuestos por contradicción no tienen intermedios. Efectivamente, la contradicción es la oposición de dos proposiciones entre las que no hay medio: uno de los dos términos necesariamente está en el objeto.”

LIBRO UNDÉCIMO

La filosofía es una ciencia de principios. Pero podría aparecer esta duda: ¿debe considerarse la filosofía como una sola ciencia o como muchas? Si se responde que es una sola ciencia, una sola ciencia sólo comprende los contrarios, y los principios no son contrarios. Si no es una sola ciencia, ¿cuáles son las diversas ciencias que es necesario aceptar como filosóficas?” “La ciencia comprobatoria es la de los accidentes; la ciencia de los principios es la ciencia de las esencias.” “el motor primero no se encuentra en los seres inmóviles.” En relación con las ideas, es indudable que no existen”

A los seres matemáticos se los convierte en intermedios entre las ideas y los objetos sensibles, formando una tercera especie de seres fuera de las ideas y de los seres sometidos a nuestros sentidos. Pero no hay un tercer hombre, ni un caballo fuera del caballo en sí y de los caballos particulares. Por el contrario, si no tiene esto lugar, ¿de qué seres debe decirse que se ocupan los matemáticos? Indudablemente, no es de los seres que conocemos por los sentidos, porque ninguno de ellos tiene los caracteres de los que investigan las ciencias matemáticas.” “¿a qué ciencia pertenece investigar la materia de los seres matemáticos?” “nuestra ciencia, la filosofía, es la que se ocupa de este estudio.”

En resumen, ¿es necesario aceptar, sí o no, que existe una esencia separada fuera de las sustancias sensibles, o bien que estas últimas son los únicos seres, y ellas el objeto de la filosofía? Indudablemente, nosotros buscamos alguna esencia distinta de los seres sensibles, y nuestro fin es ver si hay algo que exista separado en sí y que no se encuentre en ninguno de los seres sensibles, ¿fuera de qué sustancias sensibles es necesario aceptar que existe?”

siendo el principio el mismo, ¿cómo unos seres son eternos y otros no son eternos? Esto es absurdo.”

CAPÍTULO V – FULCRO DA OBRA

O SER: “es imposible que una misma cosa sea y no sea al mismo tiempo” “No hay comprobación real de este principio y, no obstante, se puede refutar al que lo niegue. Efectivamente, no hay otro principio más cierto que éste, al cual se lo pudiera deducir por el razonamiento, y sería necesario que fuera así para que hubiera realmente comprobación. Pero si se quiere comprobar que comete un error quien pretenda que las proposiciones opuestas son igualmente verdaderas, será necesario tomar un objeto que sea idéntico a sí mismo, que puede ser y no ser el mismo en un solo y mismo momento y, no obstante, el cual, de acuerdo con la teoría, no sea idéntico. Es la única forma de refutar al que pretende que es posible que la afirmación y la negación de una misma cosa sean verdaderas al mismo tiempo.” “Con relación al que dice que tal cosa es y no es, niega lo mismo que afirma, y por lo tanto afirma que la palabra no significa lo que significa. Pero esto es imposible; es imposible, si la expresión tal cosa es tiene un sentido, que la negación de la misma cosa sea verdadera.”

Por no haberse entendido a sí mismo, Heráclito adoptó esta opinión. Aceptemos por un momento que su teoría sea verdadera; en tal caso, su principio mismo no será verdadero: no será cierto que la misma cosa puede ser y no ser al mismo tiempo; porque así como se dice verdad, afirmando y negando separadamente cada una de estas dos cosas, el ser y el no ser; en igual manera, se dice verdad afirmando como una sola proposición, la afirmación y la negación reunidas, y negando esta proposición total, considerada como una sola afirmación. Por último, si no se puede afirmar nada con verdad, se cometerá un error al decir que ninguna afirmación es verdadera. Si puede afirmarse alguna cosa, entonces cae por su propio peso la teoría de los que refutan los principios, y que por lo mismo vienen a suprimir en absoluto toda discusión.”

* * *

Protágoras pretendía que el hombre es la medida de todas las cosas, lo cual quiere decir, simplemente, que todas las cosas son, en realidad, tales como a cada uno le parecen. Si así fuese, se desprendería que la misma cosa es y no es, es a la vez buena y mala, y que todas las demás afirmaciones opuestas son igualmente verdaderas, ya que muchas veces la misma cosa parece buena a éstos, mala a aquéllos, y que lo que a cada uno parece es la medida de las cosas.” “es necesario aceptar que unos son y otros no lo son la medida de las cosas.”

si todo es falso, no se estará en lo verdadero al afirmar que todo es falso; en fin, porque si todo es verdadero, el que diga que todo es falso, no dirá una falsedad.”

la existencia de lo que es al presente arrastrará necesariamente la producción de todo lo que deberá seguirse, y, por lo tanto, todo deviene necesariamente.” “El azar y el pensamiento se refieren al mismo objeto, no habiendo elección sin pensamiento. Pero las causas que producen los efectos atribuidos al azar son indeterminadas” “Aun aceptando que el cielo tiene por causa el azar o un concurso fortuito, habría todavía una causa anterior, la inteligencia y la naturaleza.”

Llamo movimiento a la actualidad de lo posible como posible.” “el movimiento es la actualidad de lo que existe en potencia, cuando la actualidad se manifiesta, no como el ser es, sino como móvil.” “El metal es la estatua en potencia; no obstante, la actualidad del metal como metal no es el movimiento que produce la estatua. La noción del metal no implica la noción de una potencia determinada.” “no hay identidad, como lo prueba el análisis de los contrarios.” La construcción es o la actualidad misma, o la casa. Pero cuando es una casa, la posibilidad de construir ya no existe”

La causa de que el movimiento parezca indefinido es que no se puede reducir ni a la potencia, ni al acto de los seres, porque ni la cantidad en potencia se mueve necesariamente, ni la cantidad en acto.” “el movimiento es una actualidad y no es una actualidad; cosa difícil de comprender, pero que por lo menos es posible.” “el movimiento es la actualidad del objeto móvil producida por el motor.”

El infinito es lo que no se puede recorrer. (…) También existe el infinito por adición o por sustracción, o por adición y sustracción a la vez. § El infinito no puede tener una existencia independiente, ser algo por sí mismo, y al mismo tiempo ser un objeto sensible.”

¿cómo es posible que el infinito exista en sí, cuando el número y la magnitud, de los cuales no es el infinito más que un modo, no existen por sí mismos? Por lo tanto, si el infinito es accidental, no podrá ser, como infinito, el elemento de los seres, así como lo invisible no es el elemento del lenguaje, no obstante la invisibilidad del sonido.” el infinito será o indivisible o divisible, susceptible de ser dividido en infinitos. Pero un gran número de infinitos no puede ser el mismo infinito, porque el infinito sería una parte del infinito como el aire es una parte del aire, si el infinito fuera una esencia y un principio.”

si el todo es homogéneo, o será inmóvil o estará en perpetuo movimiento; pero la última suposición es imposible.” “si hay heterogeneidad en el todo, los lugares están entre sí en la misma relación que las partes que ellos contienen. Por lo pronto, no hay unidad en el cuerpo que constituye el todo, sino unidad por contacto. Entonces, o el número de las especies de cuerpos que lo componen es finito, o es infinito. Es imposible que este número sea finito; sin esto habría cuerpos infinitos, otros que no lo serían, siendo el todo infinito; p.ej., lo sería el fuego o el agua. Pero semejante suposición es la destrucción de los cuerpos finitos. Pero si el número de las especies de cuerpos es infinito, y si son simples, habrá una infinidad de especies de lugares, una infinidad de especies de elementos; esto es imposible” “todo cuerpo sensible está en un lugar. hay seis especies de lugares. En resumen, si es imposible que el lugar sea infinito, es imposible que lo sea el cuerpo mismo.”

En los seres que cambian, el cambio es un tránsito, o de un sujeto a otro sujeto, o de lo que no es sujeto a lo que no es sujeto, o de un sujeto a lo que no es sujeto, o de lo que no es sujeto a un sujeto” “el cambio de lo que no es sujeto no es un verdadero cambio. El tránsito de lo que no es sujeto al estado del sujeto, en cuyo caso hay contradicción, este cambio es la producción” “El cambio de un sujeto en lo que no es sujeto es la destrucción“es imposible que el no-ser esté en movimiento. Por lo tanto, es imposible que la producción sea un movimiento, porque lo que deviene es el no-ser. Indudablemente, sólo accidentalmente es como el no-ser deviene; no obstante, es indudable que el no-ser es el fondo de lo que deviene o llega a ser, en el sentido propio de esta expresión.” “entonces, la misma destrucción no es un movimiento. (…) el contrario de la destrucción es la producción.” “no hay más que un solo cambio verdadero, que es el del sujeto en un sujeto.”

nunca hay movimiento de movimiento, producción de producción ni, en resumen, cambio de cambio.” “si hay cambio de cambio, producción de producción, será necesario ir hasta el infinito.” “No hay primer término en una serie infinita, no habrá primer cambio, ni tampoco cambio que se una al primero; por lo tanto, es imposible que nada devenga, o se mueva, o experimente un cambio. Y luego, el mismo ser experimentaría a la vez los dos movimientos contrarios, el reposo, la producción y la destrucción; de modo que lo que deviniese aún, porque no existe ya, ni en el instante mismo de este devenir, ni después de este devenir, y lo que muere debe existir. A su vez, es necesario que lo que deviene, así como lo que cambia, tenga una materia.”

¿Y cuál sería el fin del movimiento? El movimiento es el tránsito de un sujeto de un estado a otro estado; por lo tanto, el fin del movimiento no debe ser un movimiento. ¿Cómo debería ser un movimiento? La enseñanza no puede tener por fin la enseñanza; no hay producción de producción.

El consiguiente no está en contacto; pero lo que está en contacto es consiguiente. Si hay continuidad, hay contacto; pero si no hay más que contacto, no hay continuidad todavía. Con relación a los seres que no son susceptibles de contacto, no hay conexión. De esto se desprende que el punto no es lo mismo que la mónada, porque los puntos son susceptibles de tocarse, mientras que las mónadas no lo son; no hay con relación a ellas más que la sucesión; finalmente, hay un intermedio entre los puntos; no lo hay entre las mónadas.”

LIBRO DUODÉCIMO

los objetos que no son esenciales no son objetos propriamente dichos, sino cualidades y movimientos” “nada puede tener una existencia separada más que la esencia.”

O ATEMPORAL: Los filósofos de hoy prefieren considerar como esencia los universales, ya que los universales son esos géneros con los que forman los principios y esencias, preocupados como están con el punto de vista lógico [olha quem fala!]. Para los antiguos, la esencia era lo particular; era el fuego, la tierra, y no el cuerpo en general.

Existen tres esencias, dos sensibles, una de ellas inmortal y la otra mortal; no hay duda en relación con ésta última: son las plantas, los animales. En relación con la esencia sensible inmortal, es necesario asegurarse si sólo tiene un elemento o si tiene muchos. La tercera esencia es inmóvil (…) Unos la dividen en dos elementos; otros reducen las ideas y los seres matemáticos a una sola naturaleza” “Las dos esencias sensibles son objeto de la física” “Pero la esencia inmóvil es objeto de una ciencia diferente, ya que no tiene ningún principio que sea común a ella y a las dos primeras.”

Existe, necesariamente, un sujeto que experimenta el cambio del contrario al contrario, porque no son los contrarios mismos los que cambian. A su vez, este sujeto persiste después del cambio, mientras que el contrario no persiste. Por lo tanto, además de los contrarios hay un tercer término, la materia.” “no es siempre accidental el que una cosa provenga del no-ser. Todo proviene del ser; pero indudablemente del ser en potencia, o sea, del no-ser, en acto. Ésta es la unidade de Anaxágoras, porque este término expresa mejor su pensamiento que las palabras: todo estaba confundido; ésta es la mezcla de Empédocles y Anaximandro, y esto es lo que dice Demócrito: todo existía a la vez en potencia, pero no en acto. Estos filósofos tienen alguna idea de lo que es la materia.” “Podría preguntarse de qué no-ser provienen los seres, porque el no-ser tiene tres acepciones. Si hay realmente el ser en potencia, de él es de quien provienen los seres; no de todo ser en potencia, sino tal ser en acto de tal ser en potencia. No alcanza con decir que todas las cosas existían confundidas, porque se distinguen por su materia.” “La inteligencia en este sistema es única” “Por lo tanto, hay tres causas, tres principios: dos constituyen la contrariedad, por un lado, la noción sustancial y la forma, por otro, la privación; el tercer principio es la materia.”

El arte es un principio que reside en un ser diferente del objeto producido; pero la naturaleza reside en el objeto mismo (…) las demás causas, no son más que privaciones de estas dos.”

existen o no existen la casa imaterial y la salud, y todo lo que es producto del arte. Pero no ocurre lo mismo con las cosas naturales. Así, Platón estaba en lo cierto al sostener que no hay más ideas que las de las cosas naturales, si se acepta que puede haber otras ideas que los objetos sensibles”

un hombre engendra un hombre; el individuo engendra el individuo. Lo mismo ocurre en las artes: la medicina es la que contiene la noción de la salud.”

es absurdo aceptar la identidad de principios, porque entonces provendrían de los mismos elementos las relaciones y la esencia.” “Nunca podrá haber identidad entre un elemento y lo que se compone de elementos, entre B o A, p.ej., y BA. Tampoco hay un elemento inteligible, como la unidad o el ser, que pueda ser el elemento universal; éstos son caracteres que pertenecen a todo compuesto. Ni la unidad ni el ser pueden ser esencia ni relación, y no obstante, esto sería necesario.”

Por lo tanto, desde la perspectiva de la similitud, hay 3 elementos y 4 causas o 4 principios y, desde otra perspectiva, hay elementos diferentes para los seres diferentes, y una primera causa motriz también diferente para los diferentes seres.” “ya que en relación con los hombres, productos de la naturaleza, el motor es un hombre (…) se desprende que de una manera hay 3 causas, de la otra 4; porque el arte del médico es en cierto modo la salud; el del arquitecto la forma de la casa, y es un hombre el que engendra un hombre. Finalmente, fuera de estos principios está el primero de todos los seres, el motor de todos los seres.”

el alma o el cuerpo, o bien na inteligencia, el deseo y el cuerpo.” “el hombre tiene por causas los elementos: que son la materia; después su forma; después una causa externa, su padre; y además de estas causas, el sol y el círculo oblicuo” “la actualidad primera, o sea, la forma” “del hombre universal sólo podría salir un hombre universal; pero no hay hombre universal que exista por sí mismo: Peleo es el principio de Aquiles; tu padre es tu principio; esta B es el principio de esta sílaba, BA; las formas son los principios de las esencias.

es imposible que el movimiento haya comenzado o que concluya; el movimiento es eterno; lo mismo es el tiempo, porque si el tiempo no existiese, no habría antes ni después. Además, el movimiento y el tiempo tienen la misma continuidad. Efectivamente, o son idénticos el uno al otro, o el tiempo es un modo del movimiento. No hay más movimiento continuo que el movimiento en el espacio, no todo movimiento en el espacio, sino el movimiento circular.” “es necesario que haya un principio tal que su esencia sea el acto mismo.”

Tampoco son los menstruos ni la tierra los que se fecundarían ai sí mismos; son las semillas, el germen, los que los fecundan.” “algunos filósofos aceptan una acción eterna, como Leucippo y Platón (…) Pero no explican ni el porqué ni la naturaleza, ni el cómo, ni la causa.” “¿cuál es el movimiento primitivo? Esto es una cuestión de alta importancia que ellos tampoco explican.”

A RODA IDIOTA: No hay necesidad de decir que, durante un tiempo indefinido, el caos y la noche existían solos. El mundo de toda eternidad es lo que es (ya tenga regresos periódicos, ya tenga razón otra teoría) si el acto es anterior a la potencia.” “debe de haber un ser cuya acción subsista siendo eternamente la misma.” “Es absolutamente necesario que aquél del que tratamos siempre actúe de acuerdo con el primer principio” “¿Qué necesidad hay de buscar otros principios?” “el primer cielo debe ser eterno.” “es un ser que mueve sin ser movido” “Lo deseable y lo inteligible mueven sin ser movidos, y lo primero deseable es idéntico al primero inteligible. Porque el objeto del deseo es lo que parece bello, y el objeto primero de la voluntad es lo que es bello.”

el cambio primero es el movimiento de traslación” “Así, el motor inmóvil es un ser necesario” “la necesidad, que es la condición del bien” “Sólo por poco tiempo podemos disfrutar de la felicidad perfecta. Él la posee eternamente, lo cual es imposible para nosotros.” “La inteligencia se piensa a sí misma (…) este carácter supuestamente divino de la inteligencia se encuentra en el más alto grado de la inteligencia divina, y la contemplación es el placer supremo y la soberana felicidad.” “la acción de la inteligencia es una vida” “Dios es un animal eterno, perfecto.”

puede decirse que el hombre es anterior al semen, no sin duda el hombre que ha nacido del semen, sino aquél de donde la semilla proviene.”

La teoría de las ideas no proporciona ninguna reflexión que, directamente, se aplique a este problema. Los que aceptan la existencia de aquéllas dicen que las ideas son números, y se expresan sobre los números tanto como si hubiera una infinidad de ellos, tanto como si no fuesen más que diez. ¿Por qué razón reconocen precisamente diez números? No dan ninguna comprobación concluyente para probarlo.”

además del movimiento simples del Universo, movimiento que, como hemos dicho, imprime la esencia primera e inmóvil, observamos que existen también otros movimientos eternos, los de los planetas (porque todo cuerpo esférico es eterno e incapaz de reposo, como hemos comprobado en la Física)” “Efectivamente, la naturaleza de los astros es una esencia eterna” “cuantos tantos planetas hay, otras tantas esencias eternas de su naturaleza debe haber, inmóviles en sí y sin extensión, siendo esto una consecuencia que se desprende de lo que antes hemos dicho.” “Pero cuál es el nº de estos movimientos es lo que debemos preguntar a aquélla de las ciencias matemáticas que más se aproxima a la filosofía; quiero decir, a la astronomía; porque el objeto de la ciencia astronómica es una esencia sensible, es indudable, pero eterna; mientras que las otras ciencias matemáticas no tienen por objeto alguno ninguna esencia real, como lo manifiestan la aritmética y la geometría. § Es indudable hasta para quienes apenas están iniciados en estas materias que hay un nº de movimientos mayor que el de seres en movimiento. Efectivamente, cada uno de los planetas tiene más de un movimiento ¿pero cuál es este nº?”

COMEÇAMOS COM OS TRECHOS ASTROLÓGICOS E ASTRONÔMICOS (QUASE) ININTELIGÍVEIS DA OBRA:

Eudoxio¹ explicaba al movimiento del sol y de la luna aceptando 3 esferas² para cada uno de estos dos astros. La primeira era la de las estrellas fijas³; la seguía el círculo que pasa por medio del Zodíaco4; y la el que está inclinado a todo ancho del Zodíaco.5 El círculo que sigue la 3ª esfera de la luna está más inclinado que el de la 3ª esfera del sol.6 Colocaba el movimiento de cada uno de los planetas en 4 esferas.7 La primeira y la segunda eran las mismas que la 1ª e la 2ª del sol y de la luna,8 porque la esfera de las estrellas fijas imprime el movimiento a todas las esferas, y la esfera que está colocada por debajo de ella, y cuyo movimiento sigue el círculo que pasa por medio del Zodíaco, y el movimiento de la 9 seguía un círculo oblicuo al círculo del medio de la 3ª.10 La 3ª esfera tenía polos particulares para cada planeta; pero los de Venus y de Mercurio eran los mismos.11

¹ Eudoxo de Cnido, discípulo do pitagórico Arquitas; contemporâneo de Platão. Astrônomo, médico e matemático.

² Órbitas ou “céus”, na nomenclatura aristotélica.

³ O céu mais remoto, o horizonte que não se mexe para o observador. De fato, trata-se de deuses, por assim dizer, pois não se mexem, ao contrário do sol e da lua, “deuses inferiores”, na concepção astronômica peripatética.

4 Faixa estrelada do firmamento que contém todas as constelações de estrelas que associamos aos signos. Ao que tudo indica, estrelas muito mais próximas e partícipes do destino humano que as do “primeiro céu”.

5 Céu que ocupa toda a extensão visível do Zodíaco, ou seja, onde as mudanças são mais perceptíveis de acordo com as estações e mudanças de calendário.

6 As órbitas do sol e da lua não são paralelas.

7 Agora o assunto são os planetas, astros esféricos, e portanto “perfeitos e eternos”, porém que possuem diferenças de órbita em relação ao sol e à lua (inclusive no número de órbitas em si).

8 Quanto às primeiras órbitas, entretanto, planetas e sol e lua (que no fim não eram considerados mais do que planetas, também, caso contrário seriam estrelas, ou seja, entes exclusivos do primeiro céu) compartilhavam exatamente o mesmo “circuito”.

9 A diferença de nobreza está em que os planetas possuem um quarto firmamento (quanto mais firmamentos, e quão maior seu número designativo, menos nobre(s)). Eis uma órbita “corrupta” (em termos de matéria e mortalidade) a que não degeneram nem o sol nem a lua, mas sim Vênus, Marte, entre outros.

10 Mesma observação da nota 6: órbitas de planetas e do sol e da lua, e mesmo de planetas entre si, não são paralelas.

11 Desconhecemos por que Mercúrio e Vênus precisam “dividir uma órbita”. Talvez tenha relação com serem os planetas mais próximos da Terra e os mais vulgarmente observáveis (o que é estranho, porque não se menciona Marte). Talvez seja a exposição da adequação supersticiosa que faziam os filósofos até Platão, ainda por demais pitagóricos, e que A. critica: eles possuem uma fixação pelo número 10. Com as estrelas fixas, o sol e lua, sobram poucas órbitas para os planetas restantes, que não poderiam ser superiores ao número mágico 10. Eu mesmo estou ofendendo os deuses, chegando a minha décima-primeira nota explicativa do parágrafo, cof, cof!

Callippo¹ pretendía que era necesario agregar otras 2 esferas al sol y 2 a la luna, si se quería dar cuenta de estos fenómenos, y una a cada uno de los otros planetas.”

¹ Cálipo de Cízico, discípulo de Eudoxo, talvez multiplicando seus erros na tentativa de diminuí-los. Contemporâneo do próprio A. Talvez considerações cabalísticas como a soma de todos os números de órbitas (céus), podendo resultar num número “de bons augúrios”, primo ou mágico, influenciasse astrônomos da Antiguidade a “acrescentar casas” para determinados astros, arbitrariamente. Tudo isso era um nunca ter fim especulativo, como sabe o autor desta Metafísica.

PURO NONSENSE

ya que las esferas en que se mueven los astros son por un lado 8 y por otro 25 (…) habrá entonces para los 2 primeros astros 6 esferas que giran en sentido inverso, y 16 para las 4 siguientes; y el nº total de esferas, de las de movimiento directo y las de movimiento inverso, será de 55. Pero si no se agregan los movimientos de los que hemos tratado al Sol y a la Luna, no habrá en todo más que 47 esferas.

Aceptemos que éste es el nº de las esferas. Entonces habrá un nº igual de esencias y de principios inmóviles y sensibles. Así debe suponerse racionalmente; pero que por precisión haya de aceptarse, esto dejo a otros más hábiles el cuidado de comprobarlo.¹”

¹ Como filósofo mais hábil de sua época, e cônscio de sua superioridade e corretude inigualáveis, A. lança o desafio, apenas como um fecho retórico ou, antes, como carimbo de certificação de que tudo quanto disse anteriormente não passa de especulação inútil pela qual ele perpassa e a qual ele deslinda, não como parte necessária e imprescindível de seu tratado metafísico, mas como gentil concessão aos filosofastros de seu tempo.

es indudable que no hay más que un solo cielo. Si hubiese muchos cielos como hay muchos hombres, el principio de cada uno de ellos sería uno bajo la relación de la forma, pero múltiple con relación al . Todo lo que es múltiple numéricamente tiene materia, porque cuando se trata de muchos seres, no hay otra unidad ni otra identidad entre ellos que la de la noción sustancial, entonces se tiene la noción del hombre en general; pero Sócrates es realmente uno. En relación con la primera esencia, no tiene materia, porque es una entelequia.”

Una tradición proveniente de la más remota antigüedad, y transmitida a la posteridad bajo el velo de la leyenda, nos dice que los astros son los dioses y que la divinidad comprende toda la naturaleza; todo lo demás no es más que una relación fantasiosa, imaginada para persuadir al vulgo y para el servicio de las leyes y de los intereses comunes. Así se da a los dioses la forma humana; se los representa bajo la figura de ciertos animales, y se crean mil invenciones del mismo tipo que se relacionan con estas fábulas.” “Una explicación a la que no le falta verosimilitud es que las diversas artes y la filosofía fueron descubiertas muchas veces y perdidas muchas veces, lo cual es muy probable, y que estas creencias son, por así decirlo, restos de la sabiduría antigua conservados hasta nuestro tiempo.”

Supuestamente la inteligencia es la más divina de las cosas que conocemos. Pero para serlo efectivamente, ¿cuál debe ser su estado habitual? (…) § Si la inteligencia no pensase nada, si fuese como um hombre dormido, ¿dónde estaría su dignidad? Y si piensa, pero su pensamiento depende de otro principio, no siendo entonces su esencia el pensamiento, sino un simple poder de pensar, no puede ser la mejor esencia, porque lo que le da su valor es el pensar.” “o se piensa a sí misma, o piensa algún otro objeto. Y si piensa otro objeto, o es éste siempre el mismo, o cambia. (…) ¿no sería absurdo que tales y cuales cosas fueran objeto del pensamiento? Es indudable que piensa lo más divino y excelente que existe, y que no cambia de objeto, porque cambiar sería pasar de lo mejor a lo peor, sería un movimiento.”

hay cosas que es necesario no ver, más bien que verlas”

I AM THE TABLE: si pensar fuese distinto de ser pensado, ¿cuál de los dos constituiría la excelencia del pensamiento? (…) En las ciencias creadoras la esencia independiente de la materia y la forma determinada, la noción y el pensamiento en las ciencias teóricas, son el objeto mismo de la ciencia. En relación con los seres inmateriales, lo que es pensado no tiene una existencia diferente de lo que piensa; hay con ellos identidad, y el pensamiento es uno con lo que es pensado.”

la inteligencia humana no se apodera siempre sucesivamente del bien, sino que se apodera en un instante indivisible de su bien supremo.”

el bien de un ejército lo constituyen el orden que reina en él y su general, y sobre todo su general: no es el general obra del orden, sino que es el general causa del orden.”

todo está ordenado en vista de una existencia única. Ocurre con el Uni[-]verso lo que con una familia.” “En la misión de cada cosa en el Universo, el principio es su naturaleza misma: quiero decir, que todos los seres necesariamente van separándose los unos de los otros, y todos, en sus diferentes funciones, concurren a la armonía del conjunto.”

Según todos los filósofos, todas las cosas provienen de los contrarios. Todas las cosas, contrarios: o sea, dos términos que están los dos mal utilizados” “La materia prima no es el contrario de nada.” “Suponiendo que pueda ocurrir que la misma cosa exista a la vez en concepto de materia y de principio, y en concepto de causa motriz, siempre resultaría que no habría identidad en su ser. ¿Qué es lo que constituye la amistad? Otro absurdo es el haber considerado la Discordia inmortal, mientras que la Discordia es la esencia misma del mal.” “Si prestamos atención, se notará que todos los que proponen a los contrarios como principios no utilizan los contrarios. ¿Y por qué esto es mortal, aquello inmortal? Ninguno de ellos explica esto”

Los partidarios de las ideas también deben aceptar un principio superior a las ideas, porque ¿de acuerdo con qué ha habido y hay todavía participación de las cosas en las ideas? Y mientras los demás están forzados a aceptar un contrario de la sabiduría y de la ciencia por excelencia, nosotros nos libramos de esta situación, no aceptando contrario en lo que es primero,¹ porque los contrarios tienen una materia y son idénticos en potencia. La ignorancia, por ser el contrario de la ciencia, implicaría un objeto contrario al de la ciencia.”

¹ O gênio, de fato, não tem contrário. É único. O burro é o contrário apenas do filosofastro ou sofista (que vivem no erro). O contrário do gênio é o Não-ser. Mas, desta perspectiva, o contrário do não-ser não pode ser o Ser, que é genérico, mera potência e não ato (atributo do gênio – Sócrates era o homem da pura ação).

si no hay más seres que los sensibles, ya no puede haber principio, ni orden, ni producción, ni armonía celeste, sino sólo una serie infinita de principios, como la que pretenden los teólogos y físicos sin excepción. Pero si se acepta la existencia de las ideas o de los números, no se tendrá la causa de nada; por lo menos no se tendrá la causa del movimiento.”

El mando de muchos no es bueno, alcanza con un solo jefe, como ya lo señaló Homero.”

LIBRO DECIMOTERCERO

Y si por suerte encontrásemos puntos de las teorías que conviniesen con los nuestros, guardémonos de sentir por esto pena alguna. Es para nosotros un motivo de respeto el que sobre determinadas cosas tengan concepciones superiores a las nuestras, y que no sean en otros puntos inferiores a nosotros.” “casi todas las cuestiones que se refieren a este tema ya han sido refutadas en nuestros tratados exotéricos.

Se equivocan quienes pretenden que las ciencias matemáticas no tratan ni de lo bello ni del bien. De lo bello es de lo que principalmente tratan, y lo bello es lo que comprueban. No hay motivos pero indican sus efectos y sus relaciones. ¿El orden, la simetría y la limitación no son las formas más imponentes de lo bello?” “Acabamos de comprobar que los objetos matemáticos son seres, y cómo son seres, en qué concepto no tienen la prioridad, y en cuál son anteriores.”

La teoría de las ideas nació en los que la establecieron como consecuencia de este principio de Heráclito, que aceptaron como verdadero: todas las cosas sensibles están en un flujo perpetuo. De esto principio, se desprende que, si hay ciencia y razón de alguna cosa, debe haber, fuera del mundo sensible, otras naturalezas, naturalezas persistentes; porque no hay ciencia de lo que pasa perpetuamente.” “Sócrates se encerró en la especulación de las virtudes morales, y fue el primero que investigó las definiciones universales de estos objetos.” “Sócrates intentaba no sin motivo establecer la esencia de las cosas. La argumentación regular era el punto al que dirigía sus esfuerzos. Ahora bien, el principio de todo silogismo es la esencia. La dialéctica todavía no tenía un poder bastante fuerte en ese [silogismo?] entonces para razonar sobre los contrarios independientemente de la esencia (…) puede atribuirse a Sócrates el descubrimiento de estos dos principios: la inducción y la definición general. Estos dos principios son el punto de partida de la ciencia. § Sócrates no aceptaba una existencia separada, ni a los universales ni a las definiciones. Los que vinieron después de él¹ las separaron, y dieron a esta clase de seres el nombre de ideas.” “Se encontraron próximamente el caso del hombre que, queriendo contar un pequeño nº de objetos, y persuadido de que no podría conseguirlo, aumentase el nº para mejor contarlos.”

¹ A referência a Platão, mestre de A. e discípulo nº 1 de Sócrates, não poderia ser mais evidente.

Decir que las ideas son ejemplares, y que los demás seres participan de las ideas, es contentarse con palabras vacías de sentido, es formar metáforas poéticas.” Nenhum golpe poderia ferir mais o anti-homérico Platão!

Se dice en el Fedón que las ideas son las causas del ser y del devenir. Entonces, aun cuando hubiese ideas, no habría producción, si no hay una causa motriz.”

LIBRO DECIMOCUARTO

Efectivamente, no hay grande y pequeño, mucho y poco; en resumen, no hay relación que sea básicamente mucho y poco, grande y pequeño; solamente relación. § Una prueba basta para comprobar que la relación no es en manera alguna una sustancia y un ser determinado, y es porque no está sujeta ni al devenir, ni a la destrucción, ni al movimiento.”

Se creyó que todos los seres se reducirían a un solo ser, al ser en sí, si no se solucionaba un problema, si no se salía al encuentro de la argumentación de Parménides: <es imposible que haya en ninguna parte no seres>.” “si se entiende el ser en varios sentidos, el no-ser tiene también varios sentidos” “Se llega hasta pretender que lo falso es esta naturaleza, este no-ser que con el ser produce multiplicidad de los seres. Esta opinión es la que ha obligado a decir que es necesario aceptar desde luego una hipótesis falsa, como los geómetras, que suponen que lo que no es un pie es un pie.” “el no-ser, desde la perspectiva de la pérdida de la existencia, se entiende en tantos sentidos como categorías hay; luego viene el no-ser que significa lo falso, y después el no-ser que es el ser en potencia; de este último es del que provienen los seres. No es del no-hombre

¿cómo el ser es muchos?”

Los antiguos poetas, supuestamente, participaron de esta opinión. Efectivamente, lo que rige, lo que manda, según ellos, no son los primeros seres, no es la Noche, ni el Cielo, ni el Caos, ni el Océano, sino Júpiter. Pero a veces mudan los jefes del mundo, y dicen que la Noche, el Océano, son el principio de las cosas. Aun aquéllos que han mezclado la filosofía con la poesía, y que no encubren siempre su pensamiento bajo el velo de la fábula, p.ej., Ferecides¹, los Magos y algunos otros, dicen que el bien supremo es el principio productor de todos los seres.”

¹ Ferécides de Siro, suposto Sábio da Grécia, contemporâneo, ou quase, portanto, de Tales de Mileto, um dos outros 6 e reputado “fundador da filosofia ocidental” (se bem que há 22 citações como “um dos 7 sábios” e que a historiografia não pôde esclarecer – o que se sabe é que as referências mais confiáveis não apontam Ferécides como um dos 7 sábios consagrados, mas sim discípulo de um). Discípulo de Pítaco e potencial influenciador de Pitágoras, principalmente no que concerne à doutrina da transmigração das almas ou metempsicose. Autor do livro (perdido) de teogonia As cinco cavernas.

el principio, ¿es la unidad o es el bien? Ahora bien, sería extraño si hay un ser primero, eterno, si ante todo se basta a sí mismo, que no sea el bien el que constituye este privilegio, esta independencia.”

ANTE&ANTI-DARWIN: Así, un filósofo ha rehusado reunir en un solo principio la unidad y el bien, porque hubiera sido necesario decir que el principio opuesto, la pluralidad, era el mal, ya que la producción viene de los contrarios.” “Es imposible colocar a la vez el bien entre los principios, y no colocarlo. Entonces, es indudable que los principios, las primeras sustancias, no han sido convenientemente determinados. Tampoco están en lo cierto aquéllos que asimilan los principios del conjunto de las cosas a los de los animales y de las plantas, y que dicen que lo que es más perfecto viene siempre de lo que es indeterminado, imperfecto.”

Es absurdo plantear que los seres matemáticos ocupan el mismo lugar que los sólidos. Cada uno de los seres individuales tiene su lugar particular, y por este motivo se pretende que existen separados con relación al lugar; pero los seres matemáticos no ocupan lugar; y es absurdo sostener que lo ocupan sin aclarar este lugar.”

¿por qué el número será inmortal?” “Indudablemente, los números no son esencias ni causas de la figura.” “un nº de carne, de hueso, esto es lo que es: 3 partes de fuego, 2 de tierra.” “la esencia es la relación mutua de las cantidades que entran en la mezcla: pero esto no es un nº, es la razón misma de la mezcla de los números corporales o cualesquiera otros.”

la discordia es, verdaderamente, la destrucción de la mezcla.”

si todo participa necesariamente del nº, es necesario que muchos seres se hagan idénticos, y que el mismo nº sirva a la vez a muchos seres.” “El Sol tiene cierto nº de movimientos; la Luna igualmente; y como ellos los tiene la vida y desenvolvimiento de cada animal.”

habrá identidad entre el Sol y la Luna. § ¿por qué los números son causas? Hay 7 vocales¹, 7 cuerdas tiene la lira, 7 acordes; las Pléyades son 7; en los 7 primeros años pierdon los animales, salvo las excepciones, los primeros dientes; los Jefes que mandaban delante de Tebas eran 7. ¿Es porque el nº 7 es 7 el haber sido 7 los jefes, y que la Pléyade se compone de 7 estrellas, o bien sería, en relación con los jefes, a causa del nº de las puertas de Tebas, o por otra razón? Éste es el nº de estrellas que atribuimos a la Pléyade; pero sólo contamos 12 en la Osa, mientras que algunos distinguen más. Hay quien dice que xi, psi y dzeta son sonidos dobles, y que, por lo mismo que hay 3 acordes, hay 3 letras dobles; pero aceptada esta hipótesis, habría una gran cantidad de letras dobles.” “Nosotros responderemos que no hay más que 3 disposiciones del órgano de la voz proprias para la emisión de la sigma después de la 1ª consoante de la sílaba. Este es el único motivo de que no haya más que 3 letras dobles, y no porque hay 3 acordes, porque hay más de 3, mientras que no puede haber más de 3 letras dobles.”

¹ Esta nota eu preparei para comentar trecho do Teeteto de Platão, mas reaproveitei aqui, adaptada ao contexto, bastante similar:

Este é o número de vogais na cultura ou língua grega, ou pelo menos na concepção gramatical em vigor na época de Sócrates, Platão e Aristóteles. Usualmente, dizemos, para o Português, haver 5 vogais. Porém, o mais correto seria diferenciar: “A, É, Ê”: aqui temos 3 vogais (fonemas), não somente 2 (“A e E”, como responderiam os vestibulandos ou formalistas). O acento gráfico transforma a pronúncia, pode mudar radicalmente o sentido de um (semi-)homônimo (todos os demais elementos do vocábulo mantidos). Este é um recorte de conhecimento didático aceito e transmitido por Aristóteles nesta sua compilação de “coisas que se apresentam em 7 no universo”. Mas é, como vemos, uma percepção altamente relativa, no espaço e no tempo: nós, lusófonos (ou latinos?), não consideramos a vogal “Ü”. Não significa que temos um alfabeto mais imperfeito que o grego. Já outras culturas não reconhecem o “Ô, tão óbvio para nós (mesmo nações vizinhas não o apresentam na fala nem o “~” por escrito). Noutras culturas, ainda, maioria das ocorrências de “E” se dá numa zona proximal do “I” (ex: dois “E” consecutivos no Inglês). Muitas vezes, os acentos “caem” na ortografia oficial, mas a pronúncia segue inalterada, porque se tornaram redundantes para a média populacional (cfr. inúmeros casos no próprio Português e no Francês). Os gregos ou franceses pré-modernos possuíam sinais gráficos que nós nem mesmo estudamos ou conhecemos na escola, tal qual a vogal “O” ou “I” encimada por uma barra horizontal, indicadora do tempo empregado na pronúncia da palavra (vogal breve ou longa, etc.). Em suma, trata-se de um sistema reputado como verdadeiro neste contexto (há 7 vogais na Grécia, e isso não se contesta).

Las cuerdas intermedias son la una como 9, la otra como 8; entonces el verso heroico es de 17, nº que es la suma de los otros 2 números, apoyándose a la derecha sobre 9 y a la izquierda sobre 8 sílabas. La misma distancia hay entre el alpha y la omega, que entre el agujero [buraco, orifício] más grande de la flauta, el que da la nota más grave, y el pequeño, que da el más agudo; y el mismo nº es el que constituye la armonía completa del cielo.

Es necesario no preocuparse por semejantes pequeñeces. Éstas son relaciones que no deben buscarse ni encontrarse en los seres eternos, ya que ni siquiera es necesario buscarlas en los seres mortales.” Dedicado ao Rev. Renan

ningún ser matemático es causa en ninguno de los sentidos que hemos establecido al tratar de los principios.

No obstante, ellos nos revelan el bien que reside en las cosas, y a la clase de lo bello pertenecen lo impar, no recto, lo igual y ciertas potencias de los números [?]. Hay paridad numérica entre las estaciones del año y tal nº determinado, pero nada más.”

Las relaciones en cuestión se parecen mucho a coincidencias fortuitas: éstas son accidentes; pero estos accidentes pertenecen igualmente a 2 géneros de seres; tienen una unidad, la analogía. Porque en cada categoría hay algo análogo”

Digamos también que los números ideales tampoco pueden ser causas de los acordes de la música: aunque iguales bajo la relación de la especie, se distinguen entre sí porque las mónadas se distinguen unas de otras. De esto se desprende que no se pueden aceptar las ideas.” “Por lo tanto, los despreciables problemas que trae el querer exponer cómo los números producen, y la absoluta imposibilidad de contestar a todas las objeciones, son una prueba concluyente de que los seres matemáticos no existen, como algunos pretenden, separados de los objetos sensibles”

Próxima Leitura em Aristóteles:

Física Vol I

IO

Renan Crente

O SOFISTA OU DO SER

Tradução de trechos de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego de Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

Além da tradução ao Português, providenciei notas de rodapé onde achei que devia tentar esclarecer alguns pontos polêmicos ou obscuros demais se não analisados no contexto devido (lendo o diálogo integral, p.ex., ou comparando o que se lê n’O Sofista com outras obras de Platão).

SÓCRATES – Perfeitamente, meu querido amigo. Poderia muito bem ser que fosse mais difícil reconhecer essa raça de filósofos que à dos deuses mesmo. Esses homens, que a ignorância representa sob os mais diversos avatares, vão de cidade em cidade (não falo dos falsos filósofos, mas dos verdadeiros professantes da ciência) contemplando tudo em panorama, como que de cima, ou seja, a vida dos seres comuns e inferiores, sendo que alguns os consideram dignos do maior desprezo possível, já outros lhes prestam as maiores honras; aqui se os confunde com políticos, ali são chamados de sofistas, e ainda mais acolá não estão distantes do rótulo da loucura. Quereria saber da boca de nosso estrangeiro, se é que não se sentirá ofendido com a questão, que opinião se tem disso tudo no seu país-natal, e qual é o nome que se lhes dá.”

SÓCRATES – (…) Qual é tua maneira costumeira de discutir? Preferes explicar com a ajuda de longos discursos aquilo que propões demonstrar ou preferes, ao invés, proceder por perguntas e respostas, a exemplo de Parmênides, que ouvi dialogar, sendo eu ainda muito jovenzinho, e ele já um senhor avançado em idade?

ESTRANGEIRO – Se tropeço num interlocutor afável e receptível, dou primazia ao diálogo; mas, em caso contrário, o melhor é falar só.

SÓCRATES – Opta pelo que quiseres para nossa sessão filosófica. Estamos as tuas ordens. Mas, se é que consideras minha opinião, dirige-te a um jovem antes que a mim, por exemplo a nosso querido Teeteto, ou se quiseres a qualquer outro da assembléia, enfim.”

ESTRANGEIRO – Prosseguindo nossas classificações dicotômicas, a arte em que se fere o elemento pescado de maneira oposta à precedente, com o anzol, não na primeira parte do corpo que se apresenta, como é o caso de quando se usam arpões, mas privilegiando a cabeça e a garganta, recolhendo o instrumento de baixo para cima, ao invés de atingir o peixe de cima para baixo, sendo esse o proceder quando se trata de varas ou paus como é que se chama essa subespécie de pesca, meu querido Teeteto?”

ESTRANGEIRO – Quanto à caça dos animais, há subdivisões; uma se realiza no mar, nos rios e lagos;

TEETETO – Muito bem.

ESTRANGEIRO – –a outra modalidade é terrestre, aspirando a grandes e fecundas pradarias, com o intento de capturar ali o que sobrevive de bons alimentos.

TEETETO – Não entendi o que queres dizer.

ESTRANGEIRO – A caça terrestre compreende duas partes notáveis.

TEETETO – Quais são?

ESTRANGEIRO – A caça dos animais domesticados, e a dos animais silvestres.

TEETETO – Mas por um acaso animais domesticados são caçados?

ESTRANGEIRO – Sem dúvida, se é que o homem é um dos animais domesticados existentes. Mas te dou liberdade para pensar doutra forma: ou se diz que inexistem animais domesticados; ou que existem, mas que o homem é um animal selvagem; ou que o homem é realmente domesticado, mas que, ainda assim, conforme teu parecer, não há o que se poderia chamar de caça de homens. Diz-me agora qual desses cenários preferes.

TEETETO – Estou convencido, estrangeiro, de que nós mesmos somos animais domesticados e que há sim caça de homens.

ESTRANGEIRO – Na caça privada, há aquela que reclama uma remuneração ou recompensa utilitária e a que é praticada como passatempo ou antes altruísmo (a caça da conquista).

TEETETO – Não te entendo direito.

ESTRANGEIRO – Não pensaste, no momento em que discorria, na caça dos amantes.

TEETETO – Como é?

ESTRANGEIRO – Os amantes têm o costume de presentear aquele que almejam conquistar (o perseguido).

TEETETO – Ah sim, agora compreendo.”

ESTRANGEIRO – Quanto à caça interesseira de homens (a primeira caça privada enumerada acima, que tem por único objetivo a recompensa material), há uma primeira subdivisão, em que o caçador exerce a atração sobre o caçado por meio de carícias e afagos, ou então com iscas de comida, ou seja, armadilhas bem-planejadas a fim de dominar. O caçador dessa modalidade não exige nada em troca a não ser o próprio prêmio, isto é, a comida obtida, o prazer pelo prazer. Concordas que não falo aqui senão da arte da adulação ou do hedonismo?

TEETETO – A isto nada objeto.

ESTRANGEIRO – Mas a segunda subdivisão, aquela em que o caçador caça outros homens com o mero intuito de ser um educador da virtude, muito embora cobre uma indenização ao final do processo, de que nome é que poderíamos batizá-la?

TEETETO – Não sei de que nome, mas creio haver a necessidade de encontrá-lo.

ESTRANGEIRO – Pensa um pouco e me diz um nome.

TEETETO – A bem avaliar o caso, creio que nos deparamos com a arte dos sofistas. Dando esse nome ao último caçador que descrevemos, creio que fazemos justiça.

ESTRANGEIRO – (…) Destarte, a sofística é a arte de se apropriar, de adquirir, com violência, como se faz com os animais semoventes, terrestres, domesticados, enfim, uma caça à espécie humana, caça privada, que ou busca o salário no consumo do caçado em si, ou via moedas, isto é, um salário pelos seus ensinamentos professorais.1 Graças ao poder enganador da técnica e do conhecimento, este caçador ilustre se apodera dos jovens ricos e considerados distintos.”

1 Gostaria de deixar a tradução neste ponto menos confusa, mas sentiria essa atitude como uma traição ao original. Platão elabora o tema de forma muito mais competente em outros de seus diálogos; este é considerado secundário em sua obra. Aqui, há uma confusão ininterrupta, quase uma indistinção, entre as categorias (dicotomias) encontradas pelo Estrangeiro que visita Atenas – a ponto de muitas vezes nos sentirmos impelidos a trocar uma pela outra, voltar, reler e checar se não estamos confundindo a leitura. Mas a confusão está na própria fala do personagem. Talvez ciente disso é que Platão ponha o discurso na boca deste discursador anônimo ao invés de na de Sócrates, que conduziria o assunto com mais maestria e clareza. Eu diria que tudo que o Estrangeiro profere neste diálogo empalidece (ou será que se convertem em meras sombras?) se compararmos até as Idéias mais parecidas (pun intended) e já manifestadas aqui em germe com a exposição madura dos mesmos conceitos n’A República!

a arte do sofista, sob seu segundo avatar, se nos apresenta como a arte de adquirir pelo comércio; estabelecendo trocas de mercadorias”

ESTRANGEIRO – A luta entre dois inimigos, aquela corpo a corpo, não seria mais próprio denominá-la luta pela força?

TEETETO – Com certeza.

ESTRANGEIRO – A que opõe discurso a discurso, não denominamos essa luta, querido Teeteto, controvérsia, ou terias um nome melhor?

TEETETO – Não, este está apropriado.

ESTRANGEIRO – A controvérsia precisa, por sua vez, ser dividida em duas.

TEETETO – Como o faremos?

ESTRANGEIRO – Quando consiste na exposição de enormes discursos, que contrastam com outros iguais e recai a questão sobre o justo e o injusto, sendo realizada em público, chamá-la-emos controvérsia jurídica.

TEETETO – De acordo.

ESTRANGEIRO – Mas quando se dá entre particulares, e um e outro, a sua vez, é interrompido por perguntas e respostas, não seria mais uma disputa?

TEETETO – Precisamente.”

ESTRANGEIRO – Creio que, no tocante à discussão em que um (ou mais) se lança(m) por prazer e passatempo, deixando à parte seus próprios negócios, e que, devido à imperfeição de estilo, é escutada com tédio pela audiência a essa, creio, devíamos chamar de barraco.

TEETETO – Não há outro nome.

ESTRANGEIRO – Quanto à discussão que se difere desta, ou seja, montada sobre querelas particulares com o lucro em vista, vê se consegues dar tu mesmo um nome.

TEETETO – Respondo tranqüilamente, pois só diviso uma resposta: chegamos ao personagem que é tema de nossos colóquios, caro Estrangeiro, pois isto que descreveste não passa de sofistaria.1

1 Sofística; o registro de mofa me encorajou a mudar para um termo mais pejorativo.

Não creio que a arte da guerra proporcione uma caça mais nobre que a arte de destruir os insetos; pelo contrário, pois, de ordinário, é capaz de inspirar mais frivolidade e orgulho ainda. (…) o objetivo de nosso método é, se ainda não perdi o fio da meada, separar claramente as purificações do espírito de todas as demais.”

ESTRANGEIRO – De todo o precedente, meu querido Teeteto, preciso é concluir pela maior nobreza e prestígio do método de refutação como purificação da alma; quem não é jamais refutado, nem, digamos, um monarca, o magnânimo rei da Pérsia, por exemplo, nunca conserva pura a melhor parte de si mesmo; noutras palavras, é um mal-educado, torpe justamente na matéria em que o homem que aspira à suprema felicidade dever-se-ia mostrar o mais puro e belo do mundo.

ESTRANGEIRO – Separemos, pois, na arte de distinguir ou discernir, a de purificar; na arte de purificar, aquela referente à alma; nesta, o ensino; no ensino, a educação; e na educação, esta arte de refutar as opiniões vãs e a falsa sabedoria, tal como demonstramos em nossa trilha argumentativa. Declaremos, por fim, que não se trata duma arte menos refinada que a sofística.

TEETETO – Sim, declaremo-lo! Porém, confesso que estou perturbado com uma contradição: no meio de tantas formas diversas de distinção e purificação, e ensino e educação, não sei como descobrir o que é sofisma e o que não é.”

o provérbio é exato: não é simples percorrer todas as avenidas¹.”

¹ Alternativas: não é simples pôr-se no lugar do outro; não é fácil tomar todas as perspectivas num relance só; não é tarefa fácil suprimir os próprios pontos cegos; o mais difícil ofício é o de antropólogo e crítico imparcial; o mais raro e complicado é encontrarmos um homem capaz de ser perfeitamente justo.

ESTRANGEIRO – Eu te pergunto o seguinte: é possível que um homem saiba tudo?

TEETETO – Fala da nossa espécie, caro Estrangeiro?! Ah, se fosse possível seríamos uns abençoados!

ESTRANGEIRO – Se alguém se cresse capaz de fazer-nos, a ti e a mim, e de fazer todos os demais seres vivos…

TEETETO – Qual teu conceito de <fazer>? Aqui com certeza não citas um lavrador, porque falas de um homem que faz animais…

ESTRANGEIRO – Não tenhas dúvida, Teeteto, e assim o mar, como a terra, o céu, os deuses e tudo o mais; e suponho ainda que, depois de ter feito todas estas coisas num abrir e fechar de olhos as venderia por um preço ínfimo!

TEETETO – Ahh, Estrangeiro, estás a mangar!”

Parecer e assemelhar-se sem ser; falar sem dizer nada verdadeiro; são coisas contraditórias, e sempre foram.”

ESTRANGEIRO – Podemos associar ao não-ser algum número, ou a pluralidade ou a unidade em si?

TEETETO – Seria proceder bastante mal, tendo em conta nosso uso da razão.”

ESTRANGEIRO – Para ti, o que é o verdadeiro? Seria <o que existe realmente>?

TEETETO – Acertaste.

ESTRANGEIRO – E então, com base nisso, o que não é verdadeiro, é o oposto do que é?

TEETETO – Ora, claro.

ESTRANGEIRO – Portanto, como disseste, o que parece ser, não é realmente, uma vez que não é verdadeiro; mas como explicar então que exista??”

ESTRANGEIRO – Veja, o que chamamos <imagem> não seria um não-ser?

TEETETO – Me parece que neste caso se trata de uma espécie de mescla entre o ser e o não-ser; estranhamente, confundo-os numa mesma coisa, o que é até absurdo!

ESTRANGEIRO – Sim, sim, absurdo! Percebeste como, de pergunta em pergunta, o sofista, dentre as 100 cabeças¹, nos obrigou, finalmente, a escolher uma, ainda que a contragosto? Está provado, pois, que o não-ser, quer queira, quer não, existe!

¹ Outra versão, mais compreensiva: “Percorremos todas as veredas que imaginávamos possíveis, e ainda assim o que encontramos ao final foi o sorriso condescendente do sofista, que parece já ter trilhado todas estas sendas; parece ser impossível escapar dessa quimera. Fomos dominados! Se nem a negação de todo ponto de vista deixa de ser freqüentada e antecipada por nosso rival, como havemos de sair dessa emboscada?”

ESTRANGEIRO – Vou pedir-te um segundo favor.

TEETETO – E qual é?

ESTRAMGEIRO – Que não me consideres nenhuma espécie de parricida.

TEETETO – Mas o que tem isso a ver?

ESTRANGEIRO1 – Para nos defender neste impasse, nos vemos na obrigação de submeter o sistema de nosso mestre Parmênides a um exame severo, provando, ao acuá-lo contra a parede, para o nosso bem, que, sob certos ângulos, o não-ser é, e que sob certos ângulos o próprio ser não é.

1 Mais uma vez creio ter palpitado certo: Platão, discípulo de Sócrates, discípulo de Parmênides, não ousaria proferir da própria boca esse “ensaio de refutação” do “próprio mestre”. Em outras palavras, o Platonismo não sairia incólume de uma crítica abertamente devastadora da doutrina do Um e do Mesmo. Alternativamente, poderíamos pensar que é mais uma questão de epistemologia do que de guardar respeito:

P. X P.

Parmênides estava tão à frente de seu tempo que nem Platão o compreendeu!”

          Mas eu pessoalmente não acredito nesta hipótese! Isto é, já acreditei, mas de tanto reler Platão creio que mudei de idéia sobre o caso…

Se não começarmos por refutar ou confirmar o sistema de Parmênides, nada poderíamos discorrer sobre os falsos discursos, nem a opinião, nem as ficções, nem as imagens, nem as imitações, nem as artes a que se ligam todos estes temas; isto é: ao menos, sem nos prestarmos ao ridículo, tendo em vista os tombos que já levamos em nossas primeiras tentativas. Pois era inevitável, sem este exame apropriado!”

Todos parecem não nos recitar senão uma fábula, como se fôramos criancinhas. Segundo um deles, os seres são 3 em número; os quais tanto podem guerrear quanto ser amigos, se casar, procriar e alimentar sua prole. Segundo um segundo, não há mais que 2, o seco e o molhado, o quente e o frio, que, embora distintos e polarizados, aliás, por isso mesmo, se unem e estabelecem relação. Nossa escola de Eléia, desde os tempos de Xenófanes, e até antes, refere outras tantas fábulas. São capazes até de nos apresentar o universo como sendo Um só Ser!

ESTRANGEIRO – Considerando o nome como diferente da coisa, já aí temos duas coisas.

(…)

Ou bem, se se considera nome e coisa como idênticos, ainda é preciso reconhecer, como conseqüência, que o nome é redundante, nada nomeia; ou, querendo-se que realmente nomeie algo, resulta dessa disposição que o nome só pode ser o nome de um nome, e nada mais, o que não resolve o problema.”

ESTRANGEIRO – Eis aqui como o universo não se resume a um só princípio, pois o todo e o ser possuem naturezas distintas.

TEETETO – É verdade.

ESTRANGEIRO – E se o todo não existe, o mesmo terá de suceder com o ser, e não só ele não existirá, senão que não poderia existir jamais.”

Fazendo grosseira acepção das pedras e das árvores, afirmam que só existe aquilo que está submetido ao tato e aos demais sentidos; confundem, ao definir os objetos, corpo e saber; e se outro filósofo se atreve a corrigi-los, relatando a existência da alma (seres sem corpo), não só se recusam a ouvi-lo como o desdenham.¹”

¹ Acerba referência a três dos precursores de Sócrates: Anaximandro de Jônia; e Leucipo e Demócrito, ambos representantes do Atomismo.

          No fim, o diálogo é antes de tudo uma pesada crítica a gerações de pré-parmenidianos cheios de teses confusas ou de pós-parmenidianos que não souberam interpretar o Mestre.

Quanto aos corpos e a essa pretensa realidade, única realidade para esses filósofos, reduzem-nos a pó com seus argumentos, e no lugar da existência só admitem o moto perpétuo que a ela aspira, sem jamais alcançá-la.”

Defino o ser alegando que não é mais, nem menos, que a força.”

TEETETO – Parece, com efeito, que declaramos que o ser é um terceiro princípio, ao dizermos <tanto o movimento quanto o repouso existem>.

ESTRANGEIRO – Logo, o ser não é o movimento nem o repouso, considerados em conjunto; é um princípio diferente.”

no homem vulgar, os olhos da alma são demasiadamente débeis para se poderem fixar por muito tempo nas coisas divinas.”

ESTRANGEIRO – Poderemos, a seguir, empreender esforços a fim de formar uma idéia ainda mais clara do filósofo, se nossa vontade caprichosa ou algum azar nos levarem realmente a fazê-lo”

ESTRANGEIRO – Está claro, portanto, que o movimento é ilusório e não existe de fato, e que, por outro lado, existe sim, afinal ele participa do ser.

(…)

O não-ser, portanto, se encontra necessariamente no movimento e em todos os gêneros.”

a partícula <não>, ou negativa, serve apenas para expressar algo que difere dos nomes que se seguem a ela, nomes que também chamaríamos de coisas, pois os nomes foram feitos para se referir a elas (as coisas).”

Como o grande é grande e o belo é belo; como o não-grande é não-grande e o não-belo é não-belo; não acabamos de dizer, e não continuamos a dizer, que o não-ser é não-ser, e que ocupa seu lugar e seu ranking entre os seres, sendo uma de duas espécies diferentes de coisas?”

NAÏVETÉ?

ESTRANGEIRO – E em todo este nosso percurso dialético deixamos para trás o legado de Parmênides, do qual nos encontramos, já, tão distantes!

TEETETO – Confesso que não entendo!

ESTRANGEIRO – É que levamos nossas indagações e nossas demonstrações muito além dos limites que ele havia prefixado em sua época.

faz-se necessário estudar a natureza do discurso, do juízo e da imaginação, a fim de, conhecendo-os melhor, podermos constatar o que há de comum entre estas coisas e o não-ser”

ESTRANGEIRO – (…) Há, com efeito, duas espécies de signos que representam, vocàlicamente, o que existe.

TEETETO – Não entendo!

ESTRANGEIRO – Aquilo que chamamos <nomes>1 e também os <verbos>.”

1 Substantivos (verbos cristalizados). As outras classes gramaticais da Gramática Moderna (adjetivos, advérbios,…) não têm importância para o estudo lingüístico antigo. O Ser (ser e não-ser) só pode radicar na coisa, e verbos e nomes, neste cenário, são o suficiente para designar todas as coisas.

ESTRANGEIRO – Digo-te, Teeteto, que o juízo é: a faculdade da alma chegar a uma afirmação ou negação definitiva, após deliberar, em silêncio, acerca d’algo.

TEETETO – Muito bem.

ESTRANGEIRO – Mas quando esta maneira de ser é produzida mais pela sensação que pelo pensar em si, que nome lhe caberia melhor que o de imaginação?

TEETETO – Nenhum.”

UM FRAGMENTO DA COMÉDIA HUMANA – Honoré de Balzac (A VENDETA + A PAZ CONJUGAL)

Tradução de William Lagos, L&PM, 2006.

Comentários da edição inseridos após trechos das duas obras de Ivan Pinheiro Machado.

GLOSSÁRIO

ritornelo: “Do italiano ritornello, <estribilho> ou <pequeno retorno>. Passagem musical curta e recorrente no meio de uma composição maior, no caso uma suíte de danças.”

A VENDETA

(*) “O Palácio do Louvre transformou-se em museu em 1791, mas sua construção só foi completada sob Napoleão III.

Mas a fonte da bondade fugidia que caracteriza os parisienses se esgotava de imediato. Tão logo o desconhecido percebia ser objeto da atenção de qualquer transeunte, encarava-o com um ar tão feroz que o desocupado mais corajoso apressava o passo como se tivesse pisado em uma serpente.”

As pessoas que desejam intensamente alguma coisa são quase sempre bem atendidas pelo destino.”

Esse costume da vendeta é um preconceito que ainda vai impedir por muito tempo a aplicação das leis na Córsega”

Se você começar a brandir o punhal por estas bandas, não deverá esperar por qualquer misericórdia. Aqui a lei se destina a proteger todos os cidadãos e ninguém tem o direito de fazer justiça por suas próprias mãos.”

(*) “Os Cem Dias: O período entre o retorno de Napoleão da Ilha de Elba (no Meditarrâneo), em março de 1815, e sua abdicação definitiva a 18 de julho daquele ano, quando foi desterrado para a ilha de Santa Helena, no oceano Atlântico, ao largo da África, onde morreu, em 1821.”

As crianças, as mocinhas e os velhos compartilhavam da febre monárquica que dominava o governo.” “Incapaz de renegar sua fé política, até mesmo disposto a proclamá-la, o velho barão de Piombo permanecera em Paris no meio de seus inimigos. A própria Ginevra de Piombo poderia ser perfeitamente colocada na lista das pessoas suspeitas, porque ela não fazia o menor mistério da tristeza que a Segunda Restauração causava a sua família. Talvez as únicas lágrimas que ela havia derramado em sua vida até então lhe houvessem sido arrancadas pela dupla notícia do cativeiro de Bonaparte no Bellérophon e da prisão de Labédoyère.”

Por mesquinha e insignificante que pudesse parecer hoje em dia a iniciativa de Amélie Thirion, era então uma expressão de ódio perfeitamente natural.”

todos os artistas têm um lugar preferido para seu trabalho.”

O único defeito daquela criatura verdadeiramente poética derivava da própria pujança de uma beleza que se desenvolvera tanto: ela era claramente uma mulher. Até então ela se recusara a casar, por amor a seu pai e sua mãe e porque sentia que sua companhia lhes era necessária em sua velhice. Seu gosto pela pintura havia tomado o lugar das emoções que em geral manifestam as mulheres.”

Não existe nada mais mortificante para um bando de moças maldosas, como de resto para todo o mundo, do que perceber que uma picuinha, um insulto ou um gracejo de mau gosto não fizeram o menor efeito sobre a vítima pretendida, que, muito pelo contrário, mostra a maior indiferença. Segundo parece, o ódio contra um inimigo aumenta quanto mais ele demonstra estar acima de nosso rancor.” “os exemplos que ela dera anteriormente sobre sua natureza vingativa e sua firmeza em cobrar sempre uma retribuição por qualquer ofensa já haviam deixado uma impressão profunda no espírito de suas companheiras.”

girodet endymion

Endimião, como fôra representado na obra-prima de Girodet” (*) “Endimião é um personagem mitológico de grande beleza, um pastor por quem Selene, deusa da Lua, apaixonou-se. Ela o contemplava todas as noites enquanto ele dormia. A deusa conseguiu de Zeus a graça de que o rapaz conservasse eternamente sua beleza, ainda que mergulhado em um sono eterno. Anne-Louis Girodet de Roucy, chamado Girodet-Trioson (1767-1824), foi um pintor neoclássico francês.

nada escapa aos olhos aguçados pelo ódio”

Quando alguém se decide a morrer, o melhor é vender sua cabeça ao carrasco.”

a doce piedade que as mulheres encontram em seus corações pelos desgraçados que não trazem em si nada de ignóbil havia obscurecido no coração de Ginevra qualquer outro tipo de afeição; mas escutar um juramento de vingança, descobrir naquele proscrito uma alma italiana, um devotamento por Napoleão, de fato, uma alma de corso? Isso já era demais, e ela contemplou o jovem oficial com uma emoção cheia de respeito, mas que lhe agitava fortemente o coração.”

O Dio! Che non vorrei vivere dopo averla veduta!”

Ó, Deus!… Quem não quereria viver, depois de tê-la visto?…”

(*) “A frase está redigida em italiano, mas, somente na Córsega, existem 14 dialetos, e dificilmente dois corsos conversariam entre si no toscano da Itália central, que originou o italiano moderno.”

Durante um momento bastante curto, ela pareceu estar sonhando, como se estivesse imersa em um pensamento infinito”

O pobre soldado contou seus sofrimentos durante a derrota de Moscou, a forma como ele descobriu, depois da passagem do rio Berezina(*) e com apenas dezenove anos, ser o único sobrevivente de seu regimento, depois de ter visto morrer todos os seus camaradas de armas, os únicos homens que já haviam demonstrado interesse por um órfão.” (*) “Cenário de uma das maiores catástrofes da retirada de Napoleão da Rússia. A ponte sobre o rio Berezina fôra destruída sem conhecimento dos franceses, mas o passo implacável do Grande Exército forçou batalhões inteiros a se precipitarem nas águas geladas do rio, antes que finalmente conseguissem fazer parar as tropas, cujo avanço os empurrava para a morte sem perceber. A vanguarda inteira, composta por dezenas de milhares de soldados, morreu afogada ou congelada nessa ocasião.”

Nesse mesmo dia, ela ficou sabendo que o nome dele era Luigi.” (*) “Balzac chama o personagem alternadamente de <Luigi> e <Louis>, respectivamente, a forma italiana e francesa do mesmo nome.”

Logo Mlle. Roguin, a filha do porteiro do gabinete do rei, começou a achar que era pouco conveniente freqüentar o ateliê de um pintor cujas opiniões traziam uns respingos de patriotismo ou de <bonapartismo>, coisas que, naquela época, pareciam uma só e, desse modo, ela parou de ir às aulas de Servin.” “Um dia, Mathilde Roguin não apareceu mais; na lição seguinte, faltava outra moça; finalmente, 3 ou 4 garotas, que eram as últimas remanescentes freqüentando as aulas, pararam de ir também. Ginevra e mademoiselle Laure, sua amiga, foram durante 2 ou 3 dias de aulas as únicas habitantes do ateliê, agora deserto.”

Se as paixões somente nascem e crescem sob a influência de causas românticas, jamais tantas circunstâncias concorreram para ligar entre si 2 seres pelos laços do mesmo sentimento. A amizade de Ginevra por Louis e de Louis por ela fez assim maiores progressos em um único mês do que uma amizade normal se desenvolve durante dez anos de encontros em salões de festas. Pois não é a adversidade a pedra de toque que forja o caráter?” “Mais velha que Louis, Ginevra encontrou uma grande doçura em ver-se cortejada por um homem já tão grandioso, que já fôra provado tantas vezes pela sorte, mas que juntava ainda à experiência de um homem a graça de um adolescente. Do seu lado, Louis sentia um prazer indescritível em se deixar aparentemente proteger por uma jovem de 25 anos. Não era isso uma prova de amor a mais? A união da doçura com a ferocidade ou da força com a fraqueza demonstrava em Ginevra uma atração irresistível, a um ponto em que Louis sentiu-se inteiramente subjugado por ela.”

– A vida é longa e nos reencontraremos: as jovens acabam se casando… – disse Ginevra.”

Apesar das delicadas missões financeiras que confiavam à sua discrição, que alcançavam grande sucesso e se mostravam muito lucrativas, ele não possuía mais que 30 mil libras de renda em fundos de valores da bolsa. Se fosse comparadas com as grandes fortunas acumuladas sob o Império, caso se recordasse a liberalidade de Napoleão para aqueles de seus fiéis que sabiam pedir, é fácil perceber que o barão de Piombo era um homem de probidade severa.” “Bartholoméo sempre professou um ódio implacável pelos traidores e que se cercara Napoleão, que acreditava poder-lhes conquistar a fidelidade à força de vitória.” “A partir do retorno dos Bourbons, Bartholoméo deixou de usar a condecoração da Legião de Honra. Nunca outro homem ofereceu tão bela imagem dessas velhos republicanos, amigos incorruptíveis do Império, que permaneceram como destroços vivos dos dois governos mais enérgicos que o mundo já conheceu. Se o barão de Piombo desagradava a alguns dos cortesãos, seus amigos eram Daru, Drouot e Carnot.” (*) “Lazare-Nicolas-Marguerite, conde de Carnot (1753-1823), general e matemático francês.” Não se trata do Carnot da termodinâmica, um pouco mais jovem.

O mobiliário do tempo de Louis XIV era perfeitamente adequado a Bartholoméo e sua esposa, personagens dignos da Antiguidade. Sob o Império e durante os Cem Dias, ao exercer funções muito bem remuneradas, o velho corso mantivera muitos criados, mais com o objetivo de fazer honrar seu cargo do que pelo desejo de brilhar. Sua vida e a vida de sua esposa eram tão frugais e tranqüilas que sua modesta fortuna bastava para atender a suas necessidades. Para os dois, sua filha Ginevra valia mais que todas as riquezas do mundo. Desse modo, em maio de 1814, quando o barão de Piombo deixou seu cargo, demitindo igualmente a maior parte de seus criados e fechando as portas de sua estrebaria, Ginevra, simples e sem luxos, tal como seus pais, não sentiu a menor lástima: a exemplo das grandes almas, ela se revestia do luxo que vinha da força dos sentimentos, do mesmo modo que colocava sua felicidade na solidão e no trabalho. Além disso, esses 3 seres se amavam demais uns aos outros para que as coisas exteriores da existência tivessem qualquer valor a seus olhos. Freqüentemente, sobretudo depois da segunda e assustadora queda de Napoleão, Bartholoméo e sua esposa passavam noites deliciosas escutando Ginevra tocar piano ou cantar. Existia para eles um imenso prazer secreto na presença e na menor palavra da filha; eles a seguiam com os olhos, com uma preocupação cheia de ternura, e escutavam seus passos no pátio, por mais silenciosos que fossem. Do mesmo modo que amantes, eles podiam ficar os 3 em silêncio durante horas inteiras, assim escutando melhor a eloqüência de suas almas do que por meio de palavras. Esse sentimento profundo, que era a própria vida dos dois velhos, animava todos os seus pensamentos. Não eram três existências, mas uma única que, semelhante às chamas da lareira, divisava-se em três labaredas de fogo.”

Ginevra jogava-se inteira em qualquer coisa que lhe desse vontade, era tão vingativa e impulsiva como Bartholoméo havia sido em sua juventude.” “Mas, uma vez que esse aprendizado de vingança só podia ser realizado no interior do lar paterno, Ginevra nunca perdoava nada a seu pai, e era inevitável que ele cedesse perante ela.” “era quando se ameaçavam mutuamente que estavam mais perto de se abraçarem aos beijos.” “Ginevra vivia com seu pai e sua mãe um relacionamento de igualdade, o que sempre é funesto. Para terminar o relato de todas as mudanças que ocorreram a esses 3 personagens depois de sua chegada a Paris, Piombo e sua mulher, gente sem instrução, haviam deixado Ginevra estudar segundo sua própria vontade. Deixada ao léu de seus caprichos de mocinha, ela tinha aprendido um pouco de tudo e deixado de lado um pouco de tudo, retomando e abandonando de novo cada intenção uma após a outra, até que a pintura se transformou em sua paixão dominante; ela teria sido perfeita, caso sua mãe tivesse sido capaz de orientar seus estudos, de elucidar e harmonizar os dons que lhe dera a natureza: seus defeitos provinham da funesta educação que o velho corso sentira prazer em lhe transmitir.

(*) “Sra. Shandy: Mãe de Tristram Shandy, personagem fictício do escritor irlandês Laurence Sterne (1713-1768), cuja obra A vida e as opiniões do cavaleiro Tristram Shandy é citada com freqüência por Balzac.”

– Aqui está ela, Ginevra, Ginevrettina, Ginevrina, Ginevrola, Ginevretta, Ginevra bella!…

– Pai, o senhor está me machucando!…”

Os dois velhos ofereciam naquele momento a imagem exata dessas plantas sofredoras e sequiosas a que um pouco de água devolve a vida após um longo período de seca.

– Vamos jantar, vamos jantar!… – exclamou o Barão, oferecendo a mão larga a Ginevra, que chamou de signora Piombellina(*), um outro sintoma de felicidade a que sua filha respondeu com um sorriso.”

(*) “Senhora Chumbinho, trocadilho feito com o sobrenome Piombo, ou <chumbo>. Em italiano no original.”

Você está agindo mal, minha filha: é muito feio amar outro homem além de seu pai…”

Elisa – acrescentou ele, olhando para a esposa, que permanecera imóvel durante todo o tempo –, nós não temos mais filha: ela quer se casar!…”

Se ele te ama tanto quanto você merece ser amada, então vou me matar; mas se ele não te amar assim, então o apunhalarei!…”

– Vou viver por muito mais tempo que você!… Os filhos que não honram seus pais morrem em seguida!… – gritou seu pai, que havia chegado ao último grau da exasperação.

– Razão de sobra então para que eu me case em seguida e seja feliz, nem que seja por pouco tempo!… – gritou ela.”

– Este Noturno é a duas vozes: falta uma voz masculina!…

Ela era italiana, e não é preciso dizer mais nada.”

Era a segunda vez que o pobre oficial saía de seu esconderijo. As solicitações insistentes que Ginevra fizera ao duque de Feltre, na época ministro da Guerra, tinham sido coroadas de pleno sucesso. Louis acabara de ser reintegrado no exército, embora seu nome fosse incluído na relação dos oficiais da Reserva.” “Este homem tão corajoso em face da adversidade, tão bravo no campo de batalha, tremia só de pensar em sua entrada no salão dos Piombo.”

– Mas você está pálido!

– Ah, Ginevra! Pois minha vida inteira não depende disso?…”

– A semelhança do cavalheiro com Nina Porta é impressionante. Você não acha que o cavalheiro traz todos os traços fisionômicos dos Porta?

– Nada de mais natural – respondeu o jovem, sobre quem os olhos chamejantes do velho se fixaram. – Nina era minha irmã…

– Então você é Luigi Porta?… – indagou o velho.

– Sim.”

A EURÍDICE MODERNA: “Luigi Porta, estupefato, olhou para Ginevra, que ficou tão branca como uma estátua de mármore, mantendo os olhos fixos na porta por onde seu pai e sua mãe tinham desaparecido.”

– Meu pai – respondeu ela – nunca me falou de nossa deplorável história, e eu era pequena demais quando saímos da Córsega para saber como foi.

– Nós estaríamos em vendeta, então? – indagou Luigi, tremendo.

– Sim, é verdade. Perguntando a minha mãe, fiquei sabendo que os Porta tinham matado meus irmãos e queimado nossa casa. Em vingança, meu pai massacrou toda a sua família. Como foi que você conseguiu sobreviver? Meu pai pensou que o havia amarrado firmemente às colunas de uma cama, antes de pôr fogo à casa…”

– Vá embora, vá embora, Luigi – gritou Ginevra. – Não, não é possível, tenho de ir com você. Enquanto permanecer dentro da casa de meu pai, não terá nada a temer; mas assim que sair, tenha o maior cuidado!… Você vai sair de um perigo para cair noutro!… Meu pai tem dois empregados corsos e, se não for ele mesmo a ameaçar sua vida, então será um dos dois.”

Horror ao alimento é um dos sintomas que demonstram as grandes crises da alma.”

– Terá de escolher entre ele e nós. Nossa vendeta é parte de nós mesmos. Quem não ajuda em minha vingança, não faz parte de minha família.”

– …tenho um punhal e não sinto o menor temor da justiça dos homens. Nós, os corsos, só damos explicações a Deus.

– Pois eu sou Ginevra di Piombo e declaro que, dentro de 6 meses, serei esposa de Luigi Porta. O senhor não passa de um tirano, meu pai – acrescentou ela, calmamente, depois de uma pausa assustadora.”

Na verdade, o velho sentia-se cruelmente ressentido por aquela ofensa tácita, colhendo naquele instante um dos frutos amargos que a educação dada por ele mesmo à filha produzira. O respeito é uma barreira que protege tanto um pai ou mãe quanto seus filhos, evitando àqueles as tristezas e a estes os remorsos.”

Ceará, a Córsega Tropical

Não era difícil, nem mesmo para ela, adivinhar que jamais poderia gozar inteiramente de uma felicidade que causava tristeza a seus pais. Todavia, tanto em Bartholoméo como em sua filha, todas as irresoluções causadas pela bondade natural de suas almas eram logo afastadas pela ferocidade herdada do rancor particular dos corsos. Sua cólera mútua dava coragem à raiva sentida pelo outro e ambos fechavam os olhos para o futuro. Talvez ambos ainda se iludissem de que um dos dois acabaria por ceder.

Acostumados a fingir um grande interesse pelas pessoas com quem falam, os escrivães acabam por colar ao rosto uma espécie de careta, uma máscara que colocam e retiram como seu pallium(*) oficial.” (*) “Espécie de manto usado pelos magistrados.”

o instrumento público torna nula a resistência paterna… por meio de seu registro… além de que… conforme consta dos requisitos da lei civil… afirma-se que todo homem sensato… após expressar uma última exprobração a seu descendente… deve conceder-lhe liberdade para…”

Uma transformação extraordinária ocorrera na fisionomia de Bartholoméo: todas as suas rugas se haviam aprofundado, o que lhe dava um ar de crueldade indefinível, enquanto ele lançava sobre o notário o olhar de um tigre a ponto de dar o bote.”

– Existem ainda na França leis que destroem o poder paterno? – indagou o corso.”

Nada é mais horrível que o firme controle e o raciocínio legalmente exato dos notários públicos em meio às cenas apaixonadas em que eles estão acostumados a intervir.”

– Fuja, então!… – disse ele. – A mulher de Luigi Porta não poderá mais ser uma Piombo. (…) Minha Ginevra Piombo está enterrada aqui – gritou com voz profunda, apertando o peito à altura do coração.”

A alegria só se pode manifestar plenamente entre pessoas que se sentem iguais. O acaso determinou então que tudo fosse sombrio e grave ao redor dos noivos. Nada refletia a felicidade deles. Nem a igreja, nem a Prefeitura em que se localizava o cartório ficavam muito distantes do hotel. Os dois corsos, seguidos pelas 4 testemunhas que eram exigidas por lei, decidiram ir a pé, em uma simplicidade que despojou de qualquer pompa aquela grande cena da vida social.” “ali estavam, sozinhos no meio da multidão, tal como seria durante a vida que tinham pela frente.” “De um lado, a ostentação grosseira do prazer; do outro, o silêncio delicado das almas felizes: a terra e o céu.”

o mundo lhe reclamava a ausência de seus pais. Era como se a maldição paterna a perseguisse.”

O ódio entre os Porta e o Piombo e suas terríveis paixões foram escritos em uma página do registro de estado civil, assim como, sobre a lápide de um túmulo, são gravadas em poucas linhas os anais de um povo inteiro, muitas vezes em uma única palavra: Robespierre ou Napoleão.”

Os dois jovens corsos, cuja aliança continha toda a poesia atribuída tão genialmente a Romeu e Julieta, atravessaram duas alas de parentes alegres que não somente não tinham o menor interesse por eles, como já quase se impacientavam pelo atraso que lhes impunha aquele casamento aparentemente tão triste. Quando a jovem chegou ao pátio da subprefeitura e enxergou o céu, um suspiro de alívio escapou de seu seio.”

– Por que as pessoas se intrometem entre nós?”

(*) “Na época, os subprefeitos de cada arrondissement de Paris acumulavam as funções de juiz de paz.”

– Estamos começando a vida nos arruinando – disse ela, meio alegre, meio entristecida.

– Lá isso é verdade! Todos os meus soldos atrasados estão investidos aqui – respondeu Luigi. – Vendi o direito de cobrar os atrasados a um homem muito honesto, chamado Gigonnet¹.

– Mas por quê? – retorquiu ela, em um tom de reprovação em que se percebia uma satisfação secreta. – Você acha que eu seria menos feliz num sótão? Seja como for – continuou –, tudo isso é muito bonito e o melhor é que tudo é nosso…”

¹ Este personagem se encontra em outros livros da Comédia humana.

Pois o amor não é como o mar que, visto superficialmente ou às pressas, é acusado de monotonia pelas almas vulgares, enquanto certos entes privilegiados podem passar a vida inteira a admirá-lo, nele encontrando sem cessar fenômenos encantadores em perene mudança?”

Nunca a jovem artista havia pintado algo tão notável como esse auto-retrato.”

Ele também lutava contra concorrentes: o preço pago pelas cópias de escrituras tinha baixado a tal ponto que não lhe sobrava dinheiro para empregar quaisquer auxiliares e sentia-se obrigado a gastar muito mais tempo em seu labor para receber as mesmas somas de antes. Sua mulher tinha completado muitos quadros que não eram destituídos de mérito; mas naquela estação, os comerciantes quase nem compravam as obras de artistas que já gozavam de boa reputação; Ginevra passou a oferecê-los a preço vil e nem assim conseguia vender.”

No momento em que Ginevra se sentia a ponto de chorar por ver o sofrimento de Luigi, ela engolia as lágrimas e o recobria de carinhos. Do mesmo modo, era nos momentos em que Luigi sentia a mais negra desolação dentro de seu peito que expressava o mais terno amor a Ginevra. Eles buscavam uma compensação para seus males na exaltação de seus sentimentos, enquanto suas palavras, suas alegrias, suas brincadeiras se impregnavam de uma espécie de frenesi.”

A majestade da noite é realmente contagiosa, ela se impõe, ela nos inspira; existe alguma coisa muito poderosa na idéia de que, enquanto todos dormem, eu permaneço acordada.”

Luigi teve de tomar dinheiro emprestado para pagar as despesas do parto de Ginevra.”

Luigi a abraçou com um desses beijos desesperados que os amigos trocavam em 1793(*)” (*) “Em 1793, teve início o período do Terror da Revolução Francesa, que, com muitas execuções, durou até 1794, na tentativa de pôr fim à instabilidade política e assegurar a República.”

Minha morte é natural, eu sofria demais; além disso, uma felicidade tão grande como a que nós tivemos deveria ter um preço… Sim, meu Luigi, console-se… Fui tão feliz com você que, se eu recomeçasse a viver, aceitaria outra vez nosso destino. Mas eu sou uma mãe malvada: lastimo muito mais perder você do que perder o nosso filho… Meu filho…”

A PAZ CONJUGAL

Era como se uma embriaguez geral tivesse assumido o controle desse império que durou pouco mais de um dia. Todos os comandantes militares, sem exceção de seu chefe supremo, tinham-se transformado em novos-ricos e agiam como tal, gozando os tesouros conquistados por 1 milhão de homens que usavam simples divisas de lã e que se davam por satisfeitos ao serem recompensados com algumas fitas de lã vermelha.”

nessa época, tanto homens como mulheres se atiravam ao prazer com um abandono que parecia anunciar o fim do mundo. É preciso reconhecer que havia uma outra razão para essa libertinagem. A paixão das mulheres pelos militares se havia tornado uma espécie de frenesi e estava tão de acordo com os desejos do próprio imperador que este seria a última pessoa do mundo a tentar impedi-la.”

Assim, os corações tornaram-se tão errantes quanto os regimentos. Uma mulher tornava-se sucessivamente amante, esposa, mãe e viúva entre 5 relatórios de combate do Grande Exército. Seria a perspectiva de uma rápida viuvez, a de uma boa pensão ou a esperança de usar um sobrenome lembrado pela História que tornavam os militares tão sedutores?”

Nunca na história foram lançados tantos fogos de artifício, jamais os diamantes alcançaram tanto valor.” “Talvez fosse a necessidade de transformar os despojos de guerra na forma mais fácil de transportar que deu tanto valor a essas bugigangas entre os integrantes do exército.”

Murat, um homem de atitudes e temperamentos parecidos aos dos orientais, dava o exemplo de um tal luxo, que seria absurdo entre os militares modernos.”

Napoleão teria cumprido sua palavra, se não tivesse ocorrido uma cena desagradável entre ele e Joséphine naquela mesma noite, cena que anunciou o próximo divórcio desses augustos esposos.” (*) “Marie-Josèphe-Rose Tascher de La Pagerie (conhecida como Joséphine, 1763-1814), viscondessa viúva de Beauharnais, que foi guilhotinado em 1794. Em 1796, casou-se com Napoleão, 6 anos mais novo. Ele é quem decide mudar o nome da mulher para Joséphine, e logo após o casamento Napoleão é nomeado comandante da campanha militar na Itália. A vida do casal era conturbada, em parte devido às infidelidades da mulher. Joséphine tinha dois filhos do primeiro casamento, e Napoleão achava que a falta de prole do casal devia-se à sua própria esterilidade, até um dia em que uma camareira da imperatriz deu à luz um filho dele. Então ele se divorciou dela em 1809, com o intuito de formar uma dinastia, mas deixou que ela conservasse o título de imperatriz. Ela morre de pneumonia.”

As mulheres que tinham confiança suficiente na sedução de sua beleza vinham principalmente para experimentar a extensão de seus poderes. Ali, como aliás em toda parte, o prazer era apenas uma máscara.”

– Talvez seja uma viúva cujo marido está jogando bouilotte(*)! – replicou o belo couraceiro.

– É mesmo, agora que a paz foi assinada, muitas mulheres só ficam viúvas desse jeito! – respondeu Martial.”

(*) “Jogo de cartas derivado do pôquer inglês jogado entre 4 e 7 parceiros, embora o mais comum fossem 5.”

Veja só o vigor e a maciez da pele! As narinas mostram tanta juventude como as de uma colegial…”

– …Por que razão uma pessoa tão jovem estaria chorando?

– Ora, meu amigo, as mulheres choram por tão pouco… – disse o coronel.”

Ah, também!… Você está que nem uma panela de leite: vai ferver agora com a menor elevação da temperatura?…”

O senhor não é muito melhor em diplomacia do que eu, se primeiro imagina que essa garota é uma princesa alemã e, logo no instante seguinte, começa a sugerir que não passa de uma dama de companhia…”

Pouco me importa, que diferença faz se ela está nos olhando? Eu sou como o imperador: quando faço minhas conquistas, eu as conservo…”

E você ainda tem a pretensão de se portar como um verdadeiro Lovelace” (*) “Robert Lovelace é um personagem criado por Samuel Richardson (1689-1761) em seu romance Clarissa Harlowe e é citado freqüentemente por Balzac como um sedutor, embora seu nome tenha desaparecido da imaginação popular em favor de Don Juan ou de Casanova.”

– Escute, Martial – recomeçou o coronel-general. – Se você ficar rodopiando ao redor de minha jovem desconhecida, eu vou tentar conquistar madame de Vaudrémont…

– Pois então experimente, meu caro couraceiro, tenho certeza de que não obterá o menor sucesso com ela!… – disse o jovem desembargador”

– …fique sabendo que me desafiar assim é o mesmo que colocar um banquete em frente a Tântalo, porque você sabe muito bem que ele vai devorar tudo o que puder…

– Fffsssss!…”

Conforme a moda da época, era obrigatório que um homem usasse calças de casimira branca que lhe chegavam aos joelhos, completadas por meias de seda. Essa elegante vestimenta chamava a atenção para o físico perfeito de Montcornet, na época cm 35 anos, que atraía todos os olhares por sua elevada estatura, conforme era exigido para todos os couraceiros da Guarda Imperial, cujo belo uniforme realçava ainda mais seu aspecto, ainda jovem, embora tivesse engordado um pouco por andar sempre a cavalo.”

O coronel-general sorriu ao encarar o desembargador, que era um de seus melhores amigos desde o tempo em que haviam freqüentado a escola juntos”

essa eloqüência de salão e essa elegância de maneiras que substitui tão facilmente as qualidades mais duradouras, mas menos visíveis, que são demonstradas pelos homens de verdadeiro valor. Ainda que cheio de juventude e de vivacidade, seu rosto já apresentava o brilho imóvel de um busto de estanho cromado, uma das qualidades indispensáveis aos diplomatas, que lhes permite ocultar todas as suas emoções e disfarçar seus sentimentos, se é que essa impassibilidade já não anuncia neles a ausência de toda emoção e a morte dos sentimentos.” “escondia suas ambições sob a máscara de vaidade de um conquistador bem-sucedido e disfarçava seu talento sob uma aparência de mediocridade, depois de ter percebido claramente a rapidez com que avançavam na carreira justamente aquelas pessoas que faziam menos sombra a seus superiores.”

A maioria das perguntas e respostas desse tipo de conversação leve, característica dos bailes de então, era mais ou menos soprada no ouvido do vizinho por ambos os interlocutores. Não obstante, as girândolas e os archotes que enfeitavam a lareira derramavam uma luz tão clara sobre os dois amigos que seus rostos fortemente iluminados não tinham conseguido esconder, apesar de toda a sua discrição diplomática, a expressão imperceptível de seus sentimentos nem à esperta condessa, nem à cândida desconhecida. Tal habilidade de decifrar os pensamentos talvez seja para os ociosos um dos melhores prazeres que eles encontram na vida em sociedade, enquanto tantos tolos a ela atraídos pela influência das opiniões alheias ficam se aborrecendo durante a festa inteira, sem terem a coragem de confessar seu tédio nem mesmo a si próprios…

Madame de Vaudrémont nunca cometia o erro social de permanecer em uma festa a partir do momento em que as hastes das flores que a enfeitavam poderiam ser vistas meio penduradas, em que os cachos de seu cabelo começariam a se soltar, os enfeites a ficarem amarrotados e, acima de tudo, em que seu rosto começaria a se parecer com o das outras mulheres, a quem o sono começa a convocar imperiosamente, que se esforçam para resistir-lhe um pouco, mas que não conseguem enganá-lo por muito tempo.”

O oficial guardava na manga uma porção de frases irrelevantes, que podiam ser concluídas por um gancho do tipo; <e a senhora, madame, o que acha?>, que já lhe havia sido bastante útil no passado.”

Esta alegria, esta música, estes rostos estúpidos que riem sem motivo estão me assassinando…”

Em todas as festas existem algumas damas, semelhantes a madame de Lansac, iguais a velhos marujos parados à beira do cais, contemplando os jovens marinheiros em luta contra as tempestades.”

As almas que vivem muito e passam rapidamente de uma emoção a outra não sofrem menos que aquelas que se consomem em um único amor.”

A simpatia de madame de Vaudrémont por Martial tinha todos os motivos para crescer e frutificar no futuro, do mesmo modo que sua paixão anterior por Soulanges era um afeto sem esperança, envenenado desde o começo pelos remorsos que aquele sentia.”

o barão logo se entregou aos cálculos mesquinhos que costumam passar pela cabeça dos homens que têm habitualmente sorte com as mulheres: oscilava entre conservar a fortuna que estava ao alcance de sua mão e a satisfação de um capricho.”

Cometer erros aos 22 anos é a mesma coisa que rasgar o vestido que se pretende usar amanhã, vale dizer, comprometer o próprio futuro. Acredite, minha querida, quando aprendemos a maneira mais adequada de usar os trajes que melhor irão favorecer nosso futuro, em geral já é tarde demais.”

Você está pensando em casar-se com esse Martial, que não é nem bobo o suficiente para ser um bom marido, nem está apaixonado o bastante para tornar-se um bom amante… Ele tem dívidas, minha querida, é o tipo de homem capaz de devorar sua fortuna; mas isso não seria nada, caso ele fosse capaz de lhe trazer felicidade. Mas não vê como ele parece velho demais perto de você? No passado, esse homem deve ter sido consumido por muitas doenças e agora só lhe sobrou um restinho de energia. Daqui a 3 anos, vai estar fisicamente acabado. Talvez então se torne mais ambicioso, e é até mesmo possível que obtenha sucesso. (…) Afinal de contas, quem é ele? Não passa de um intrigante da côrte, que pode possuir grande domínio sobre as manobras sociais e até saber conversar muito bem, mas é pretensioso demais para que venha a desenvolver um verdadeiro talento. (…) Não consegue ler na sua testa que ele não vê em você uma mulher jovem e bonita, mas os 2 milhões de francos que você possui? Ele não a ama, minha querida, ele a avalia como se pretendesse fazer um bom negócio. (…) Uma viúva não deve considerar um 2º casamento como uma garotinha apaixonada. Por acaso já viu uma ratazana cair 2x na mesma armadilha? Não, minha cara, um novo contrato matrimonial deve ser para você como um investimento financeiro (…) recomendo encarecidamente que não se dê ao prazer de perturbar a paz conjugal, de destruir a união das famílias, de atrapalhar a felicidade das mulheres bem-casadas. No passado, eu representei muitas vezes este papel perigoso (…) Ai, meu Deus, só pelo prazer de aumentar a minha auto-estima, tantas vezes destruí a felicidade de algumas pobres criaturas virtuosas!… Porque existem, minha querida, realmente existem mulheres virtuosas, cujo ódio mortal é tão fácil de obter!… Um pouco tarde demais, aprendi que, para usar a expressão do duque de Alba, um salmão vale mais do que 1000 sapos!… (…) Antigamente, minha filha, a gente podia até levar um ator para o quarto, mas nunca se convidava essa gente para uma festa!… (…) Veja lá: aquela é minha jovem sobrinha-neta, a condessa de Soulanges, que finalmente aceitou meus freqüentes convites e consentiu em deixar o quarto de sofrimentos em que permanecia até hoje e no qual a visão de seu filhinho lhe trazia um consolo muito débil.”

O duplo quadro que apresentavam a esposa lacrimosa e o marido melancólico e sombrio, separados um do outro no meio da festa, tais como as duas metades do tronco de uma árvore que tivesse sido partida por um raio, despertou no coração da condessa algo que se assemelhava a uma profecia. Cresceu em seu peito o terror das vinganças que a aguardavam no futuro. Seu coração não se havia ainda pervertido o suficiente para que a sensibilidade e a indulgência fossem dele totalmente banidas”

Pode acreditar, minha filha, mulher alguma gosta de receber de volta o coração de seu marido das mãos de outra mulher. Ficará cem vezes mais feliz se acreditar que foi ela mesma quem o reconquistou.”

se o coronel se zangar só porque eu dancei com a esposa dele, depois de ter suportado estòicamente que eu tenha tirado dele a senhora…”

Nessa época, a moda era que as mulheres erguessem a cintura de seus vestidos para colocá-la justamente abaixo dos seios, à imitação das estátuas gregas, um estilo impiedoso para qualquer mulher cujo busto apresentasse o menor defeito.”

Para muitos homens, a dança em sociedade é uma maneira de ser; eles pensam que, ao exibir as habilidades de seu corpo, conseguem influenciar o coração das mulheres com muito mais eficiência que ao tentar seduzi-las pelo espírito.”

Quando as novas regras da contradança, que tinham sido inventadas pelo dançarino Trénis e que receberam por isso o nome de trenita, colocaram Martial frente a frente com o coronel, aquele murmurou sorridente:

– Ganhei seu cavalo…

– Pode ser, mas perdeu 80 mil libras de renda – replicou-lhe o coronel, indicando com a cabeça a sra. de Vaudrémont.

– E que me importa isso?… – sussurrou de volta Martial. – Madame de Soulanges vale milhões…”

Os homens não podiam compreender a sorte que tivera o pequeno desembargador, em cujo aspecto físico aparentemente insignificante não percebiam nada de encantador.”

(*) “Todos os alimentos eram servidos juntos e colocados à disposição dos convidados, com os pratos empilhados de antemão sobre a mesa ou sobre as mesinhas laterais, os buffets, de onde surgiu a expressão atual, <bufê> ou <bifê>.”

– Precisamente – respondeu ela, com um largo sorriso. – Mas meu marido me roubou esse anel, deu para ela, ela o deu de presente a você, ele viajou e agora voltou para mim, foi só isso. Talvez agora este anel me diga umas quantas coisas que ignoro e me ensinará o segredo de agradar sempre a todos… Cavalheiro – continuou ela –, se ele já não fosse meu, tenha certeza de que eu não teria corrido o risco de pagar tão caro por ele, porque, segundo dizem, qualquer jovem corre perigo ao lado do senhor… Olhe só!… – acrescentou, enquanto fazia saltar uma mola e mostrava um pequeno esconderijo por baixo da pedra – Os cabelos do sr. conde de Soulanges [peruca] ainda estão aqui dentro…

Ela saiu pelos salões com tal rapidez que parecia inútil querer alcançá-la. Além disso, Martial tinha ficado tão confuso e humilhado que não sentia a menor disposição para tentar a aventura.”

fôra com incrível repugnância que ela havia consentido no plano arquitetado por sua tia, a duquesa de Lansac, e, naquele momento, tinha grande receio de haver cometido um erro. O baile enchera de tristeza sua alma cândida. Inicialmente, horrorizara-se com o ar sombrio e sofredor do conde de Soulanges, depois se apavorara ainda mais ao ver a beleza de sua rival, ao passo que a visão da sociedade corrupta que a rodeava lhe havia partido o coração. (…) estremeceu mais de uma vez ao pensar como o dever das mulheres que desejam conservar a paz conjugal as obriga a ocultar no fundo do coração, sem proferir uma só queixa, angústias tão profundas como as que sentira.

– Hortense, o que é que você tem no dedo que me machucou tanto os lábios? – perguntou ele, ao mesmo tempo em que ria baixinho.

– Ora, é o meu diamante, que você disse ter perdido e que agora eu achei.”

Julho de 1829”

COMENTÁRIOS DA EDIÇÃO

A) SOBRE O LEGADO DA COMÉDIA HUMANA

A Comédia Humana é o título geral que dá unidade à obra máxima de Honoré de Balzac e é composta de 89 romances, novelas e histórias curtas.(*) Este enorme painel do séc. XIX foi ordenado pelo autor em 3 partes: Estudos de costumes, Estudos analíticos e Estudos filosóficos.”

(*) “A idéia de Balzac era que A comédia humana tivesse 137 títulos, segundo seu Catálogo do que conterá A comédia humana, de 1845. Deixou de fora, de sua autoria, apenas Les cent contes drolatiques, vários ensaios e artigos, além de muitas peças ficcionais sob pseudônimo e esboços que não foram concluídos.”

Trata-se de um monumental conjunto de histórias, considerado de forma unânime uma das mais importantes realizações da literatura mundial em todos os tempos. Cerca de 2,5 mil personagens se movimentam pelos vários livros de A comédia humana, ora como protagonistas, ora como coadjuvantes. Genial observador do seu tempo, Balzac soube como ninguém captar o <espírito> do séc. XIX. A França, os franceses e a Restauração têm nele um pintor magnífico e preciso.”

Clássicos absolutos da literatura mundial como Ilusões perdidas, Eugénie Grandet, O lírio do vale, O pai Goriot, Ferragus, Beatriz, A vendeta, Um episódio do terror, A pele de onagro, Mulher de trinta anos, A fisiologia do casamento, entre tantos outros, combinam-se com dezenas de histórias nem tão célebres, mas nem por isso menos deliciosas ou reveladoras. Tido como o inventor do romance moderno, Balzac deu tal dimensão aos seus personagens que já no séc. XIX mereceu do crítico literário e historiador francês Hippolyte Taine a seguinte observação: <Como William Shakespeare, Balzac é o maior repositório de documentos que possuímos sobre a natureza humana>.

Balzac nasceu em Tours em 20 de maio de 1799. Com 19 anos convenceu sua família – de modestos recursos – a sustentá-lo em Paris na tentativa de tornar-se um grande escritor. Obcecado pela idéia da glória literária e da fortuna, foi para a capital francesa em busca de periódicos e editoras que se dispusessem a publicar suas histórias – num momento em que Paris se preparava para a época de ouro do romance-folhetim, fervilhando em meio à proliferação de jornais e revistas. Consciente da necessidade do aprendizado e da sua própria falta de experiência e técnica, começou publicando sob pseudônimos exóticos, como Lord R’hoone e Horace de Saint-Aubin. Escrevia histórias de aventuras, romances policialescos, açucarados, folhetins baratos, qualquer coisa que lhe desse o sustento. Obstinado com seu futuro, evitava usar o seu verdadeiro nome para dar autoria a obras que considerava (e de fato eram) menores. Em 1829, lançou o primeiro livro a ostentar seu nome na capa – A Bretanha em 1800 –, um romance histórico em que tentava seguir o estilo de Sir Walter Scott (1771-1832), o grande romancista escocês autor de romances históricos clássicos, como Ivanhoé.“seus delírios de gradeza levaram-no a bolar negócios que vão desde gráficas e revistas até minas de prata. Mas fracassa como homem de negócios. Falido e endividado, reage criando obras-primas para pagar seus credores numa destrutiva jornada de trabalho de até 18h diárias.”

Saudai-me, pois estou seriamente na iminência de tornar-me um gênio.”

Aos 47 anos, massacrado pelo trabalho, pela péssima alimentação e pelo tormento das dívidas que não o abandonaram pela vida inteira, ainda que com projetos e esboços para pelo menos mais 20 romances, já não escrevia mais.”

A imensidão de um projeto que abarca a um só tempo a história e a crítica social, a análise de seus males e a discussão de seus princípios, autoriza-me, creio, a dar a minha obra o título que ela tem hoje: A comédia humana. É ambicioso? É o que, uma vez terminada a obra, o público decidirá.”

B) SOBRE A VENDETA

Publicada pela 1ª vez em abril de 1830, Vendetta abria a seleção de romances que faziam parte do primeiro volume de Cenas da vida privada, no qual Balzac iniciava seu estudo de costumes que desembocaria na monumental A comédia humana, título que ele concebeu dez anos depois, em 1840, e que unificaria toda a sua obra anterior e futura.”

EUTIDEMO OU DO DISPUTADOR, OU DA MENTIRA SOFÍSTICA FRENTE À VERDADE DIALÉTICA

Tradução de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego de Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

 

“SÓCRATES – (…) Com respeito a sua ciência, asseguro-te, Críton, que é uma maravilha, porque de tudo eles sabem. Eu ignorava o que fossem atletas consumados; mas aqui tens estes, que conhecem toda sorte de lutas, não como os dois irmãos acarnânios¹, que só se sobressaem nos exercícios físicos, mas que se destacam, além de nesse gênero corporal, mais mais, e sobretudo, nos duelos mentais, não cessando de combater até montarem por sobre seus adversários, que ficam irremediavelmente vencidos; e o mais admirável é que sabem manusear todos os tipos de armas, e por simples pagos transmitem ao mundo inteiro esse conhecimento, sem contar que são invencíveis em matéria jurídica, e ensinam a advogar e a compor defesas forenses. Até agora só me eram hábeis nessas poucas coisas, mas hoje descobri que retêm também o segredo universal das justas, inventando inclusive uma nova, onde é claro que são invictos, e, se não superam todos os adversários do mundo, ao menos não são tampouco superados por ninguém, e com os mais competentes se igualam. Tudo pode ser combatido, seja quimera ou realidade. Assim, Críton, confio em ti; e me disporei a servir-lhes, pois prometem transformar qualquer cidadão, em mui pouco tempo, nalguém tão sábio em sua própria arte disputatória quanto eles mesmos.”

¹ Da Acarnânia, região mais ou menos central e montanhosa da Grécia. Devia se referir a lutadores famosos da época, pois sua fama atravessava as cidades da Magna Grécia.

“O que temo é que um aluno da minha idade já não passe de alvo de chacotas, igual me acontece diante de Connos¹, o professor de cítara, filho de Metróbio², que até hoje me dá aulas, e na presença de quem, ao lado de muitos jovens, meus colegas de classe, sou tratado com motejos, e Connos chamado de <pedagogo de velhotes>. Temo, pois então, que estes estrangeiros também exponham o ridículo de minha situação e nem queiram me receber.”

¹ Não encontrei uma possível tradução, conservando o nome como está grafado na edição espanhola de Azcárate. Encontrei, porém, uma tradução alternativa em espanhol que grafa Cono.

² Tampouco esse é um nome sobre o qual seja fácil investigar, e quase não há referência segura sobre um Metróbio fora do cânon platônico. Acrescentei o acento à segunda sílaba do Metrobio de Azcárate.

“Eutidemo e Dionisidoro¹ entraram, seguidos de muitos jovens, que me pareciam ser seus discípulos.”

¹ Dionisiodoro em algumas fontes.

“Clínias, vendo, ao entrar, que estava eu sentado e sozinho, de mim se aproximou, e como observaste, sentou-se a minha direita. Havendo-o percebido Dionisidoro e Eutidemo, pararam por um instante e conversaram entre si. De tempos em tempos fixavam suas vistas em nós dois, porque eu os observava cauteloso, de minha parte, mas ao fim se aproximaram e também se sentaram, Eutidemo mais próximo de Clínias, e Dionisidoro a minha esquerda.”

“Aqui tens, meu querido Clínias, dois homens, Eutidemo e Dionisidoro, que não se ocupam de bagatelas e que têm um perfeito conhecimento da arte militar, e do que se deve praticar a fim de ter um bom e maleável exército.”

“Eutidemo e Dionisidoro como que se compadeceram ao ouvir-me falar nesse tom, e, entreolhando-se, caíram na risada. Eutidemo, conduzindo-se a mim, assim falou:

– Nós não levamos a sério estas coisas, Sócrates; são mero passatempo.”

“- Estamos convencidos, Sócrates – me disse –, de que ninguém pode ensinar tão fácil ou rapidamente a virtude quanto nós dois.

– Por Zeus! – exclamei –; que dizeis? Ó! Como haveis chegado a semelhante descoberta? Eu cria que só sobressaísseis na arte militar, como antes manifestei, e só nisso é que vos enaltecia; lembro-me ainda de que quando viestes à primeira vez a Atenas, vos apreciáveis, senhores, somente de dominar esta ciência, disso estou seguro. Mas se possuís ainda a de transmitir a virtude aos homens, sejais propícios, saúdo-vos em nome dos deuses, e peço-vos como já o pedi. Apenas atenção, Eutidemo e tu, Dionisidoro, para não nos enganardes; e não estranheis que a magnitude de vossas promessas me ponha um pouco incrédulo.”

“desejamos apaixonadamente que seja o melhor dos homens. É filho de Axíoco, neto do antigo Alcibíades, primo-irmão do Alcibíades agora vivo, chamado Clínias.”

“- Quem aprende, Clínias, é sábio ou ignorante?

O jovem, como se a pergunta fosse difícil, ficou vermelho, e me olhou, aturdido. Vendo sua vexação, acudi-o:

– Ânimo, Clínias! Responde com resolução aquilo que o melhor te pareça, porque esse é o melhor procedimento. Vamos.

            Não obstante, Dionisidoro, inclinando-se até mim, rindo-se, me disse em cochicho:

– Sócrates, responda ele o que responder, cairá no laço.”

“Eutidemo se preparava para desferir um terceiro golpe em Clínias, como se faz na luta, mas, vendo-o quase que encolhido, acuado à parede, cheio de discursos contraditórios reverberando na cabeça, tive eu compaixão deste ser, e intervim primeiro:

– Não te assustes, Clínias, nem esmoreça perante essa maneira de conduzir-se o debate, só por não se estar acostumado. Creio que ainda não desvendaste a real intenção destes dois estrangeiros; querem fazer contigo aquilo que os coribantes¹ promovem com os que estão apenas sendo batizados nestes mistérios. Não foste tu admitido neste culto, em cerimônia cheia de jogos e danças? De modo análogo, estes dois estrangeiros dançam e jogam ao teu redor, a fim de iniciar-te. Imagina-te que são prelúdios para os mistérios dos sofistas, porque, em primeiro lugar, como Pródico ordenara, é preciso saber a propriedade das palavras. Isto é o que estes dois estrangeiros te estão ensinando. Ignoravas até então que aprender significa adquirir um conhecimento que não se tinha antes, e o mesmo quando, depois de haver adquirido o conhecimento de uma coisa, se reflete por meio deste conhecimento sobre esta mesma coisa, não importa se um fato ou mera idéia.

¹ Os barulhentos e festeiros sacerdotes da deusa Cibele.

“chamo de jogo porque, ainda que se soubesse um número enorme desses objetos, ainda sabendo-os todos, aliás, nem por isso estar-se-ia isento de cair em ciladas ou ser-se-ia o mais hábil no quesito conhecer. Em verdade, fácil é surpreender as gentes, valendo-se de equívocos, como aqueles que passam uma banda para derrubar os passantes desprevenidos, ou que retiram furtivamente o assento de quem está prestes a sentar-se, dando ocasiões fortuitas de riso à multidão que assiste a cena. Considera, ó Clínias, tudo que se passou até agora como uma simples brincadeira destes dois estrangeiros. O sério virá depois, e nessa hora eu, primeiro, pedirei que cumpram a promessa que fizeram no começo.

“o desejo íntimo que tenho de aproveitar-me de vossos ensinamentos me impede de tratar-vos com a devida circunspecção. Reptio que tanto vós como vossos discípulos deveis ter paciência para escutar-me, e sem rirdes-vos!”

“não é garantido que quem menos trabalha menos erra? que quem menos erra, menos sofre? que quem menos sofre, em exata proporção, é o menos desgraçado?”

“- Então, Clínias é ou não é sábio?

– Diz ele não sê-lo ainda, porque é um raro jovem sem soberba.

– Quereis, pois, que Clínias seja sábio e não ignorante?

– Óbvio.

– Destarte, quereis que venha a ser o que não é, e que não mais seja o que agora é?”

“posto que quereis que Clínias não seja, em seu devir, o que agora é, quereríais que ele não mais fosse (e morresse)? Veja que grandes amigos e excelentes espécimes desejam o fim de uma pessoa, de um seu tão querido semelhante!”

“- As coisas que não existem, não existem de forma alguma?

– De forma alguma.

– Mas pode um homem agir sobre aquilo que não existe, ou fazer o que não existe sob qualquer forma?

– Eu não o creria – respondeu Ctesipo.

– Quando os oradores disputam com o povo, nada fazem?

– Fazem algo.

– Se fazem algo, então agem.

– Sim.

Disputar é agir, é fazer.

– Sem dúvida.

Ninguém diz o que não é, porque faria alguma coisa, e acabaste de me confessar que é impossível nada fazer, com respeito ao que nem sequer existe. Então, segundo tua própria opinião, ninguém pode dizer falsidades; e se Dionisidoro falou, falou então coisas verdadeiras, efetivamente existentes.

– Por Zeus! – respondeu Ctesipo –, Dionisidoro disse o que é, mas não disse como é.

– Que dizes? Ctesipo – respondeu de imediato Dionisidoro –; por um acaso alguém descreve as coisas como elas são?

– Sim – completou Ctesipo –, e estes são os homens de bem, os verazes.

– Mas – replicou Dionisidoro –, o bem não é bem, e o mal não é mal?

– Aham.

– Não acabaste de dizer que os homens de bem dizem as coisas como elas são?

– Disse-o.

– Portanto, os tais homens de bem não dizem o mal, posto que dizem as coisas como são?

– É isso mesmo, por Zeus! – replicou ainda Ctesipo –, e falam mal principalmente dos homens maus, e te policia para não seres deste número, a fim de evitar que falem mal de ti. Não és ingênuo a ponto de ignorar que os bons falam mal dos maus!

“é menor a perda dum velho que a de um jovem, e assim entrego-me a Dionisidoro como a uma segunda Medéia de Colcos. Que me mate, que me apoquente o quanto quiser, contanto que ao fim me faça homem de bem.”

“Então Dionisidoro tomou a palavra:

– Acreditas tu que haja alguma coisa que admita a contradição?

– Sim, creio-o; mas tu, Dionisidoro, não crês igualmente?

– Te desafio a me comprovar que já hajam existido dois homens que se contradiziam um ao outro.

“- Incorriríamos em contradição, quando um diz uma coisa como ela é, e o outro uma coisa distinta, resultando em que um fale duma coisa, e o outro de outra? Se houvesse neste caso contradição, aquele que não diz nada, contradiz o que diz algo?

            A isto Ctesipo não respondeu. E eu continuava estupefato diante do que meus ouvidos ouviam.”

“- (…) Não é o teu propósito fazer ver que é impossível dizer o falso, e que é preciso necessariamente que se diga a verdade quando se diz, ou então que se não diga nada?

            Dionisidoro confessou-o.

            Acrescentei:

– Isso quer dizer que não se pode dizer o falso, e que só se o pode pensar?

– Nem mesmo pensar – disse ele, convicto.

– Então é impossível formar juízos falsos?

“-…se alguém enganasse, seria por ignorância?

– Decerto.

– Mas isto é impossível!

– Decerto que não.

– Por favor, Dionisidoro, diz-me: quando assim falas, tu o fazes por divertimento, e para nos pregar uma peça, ou crês efetivamente que não há ignorantes no mundo?

– Prova que eu incorro em erro!

– Como se há de redargüir-te, se insistes em que não é possível o erro?”

“- Estás gagá, caro Sócrates – replicou Dionisidoro –, ao repetir nosso argumento de outrora! Neste ritmo, se eu dissesse tal e qual há um ano, agora é que tu mo jogaria na cara; percebe que o que convém é que te fixes no que discutimos no momento.”

“- Vamos, Dionisidoro, te exorto a responder.

– Por que não queres tu responder?

– Antes? Não é justo! – repliquei por minha vez.

– Pelo contrário, meu amigo; muito justo.

– Ah! e por quê?! Sem dúvida porque, sendo tu um homem versadíssimo na arte do falar, sabes perfeitamente quando se deve responder e quando não. Elegeste, pois, não me responder, porque segundo tu, seria um erro de cálculo agora.

– Estás gracejando – disse Dionisidoro –, pois isso não é resposta que se dê. Faz o que te digo, te suplico, pelo menos se és veraz quando dizes que sou mais habilidoso do que tu.”

“são estes discursos montados de tal forma que, destruindo todos os demais, destróem, não obstante, a si mesmos, e neste aspecto encontro-vos pouco precavidos, senhores, por mais que muito admire a sutileza de vossas palavras.”

“- (…) Os geômetras, os astrônomos, os aritméticos são também caçadores; não criam as figuras ou os números; encontram-nos já feitos, e quando não sabem deles se servir entregam-nos aos dialéticos para que estes façam bom proveito.

– Ó, Clínias, tu, o mais elegante e sábio dos jovens, estás seguro do que dizes?

– Mais impossível; tanto, pelo menos, quanto os generais de exército assim que terminam de se apossar de uma praça ou de um país inteiro, abandonando-o em seguida aos políticos”

“CRÍTON – Brincas então, Sócrates? É mesmo possível que Clínias tenha dito o que acabo de ouvir de tua boca?

SÓCRATES – Duvidas?

CRÍTON – Sim, por Zeus!, duvido, porque se assim se expressou não deveria se preocupar em buscar-se alguém como Eutidemo nem qualquer outro para mestre.”

“Mas, iguais àquele que, explorando o labirinto, crendo estar próximo à saída, vê-se de repente e novamente num beco, como ao princípio da exploração, e como se nenhum progresso tivesse na prática realizado — assim de fatigados e frustrados nos sentíamos.”

“Vendo que a arte militar e todas as demais ciências submetem suas realizações à Política, como única ciência capaz de manejá-las, críamos ser desta ciência que estávamos nas pegadas, sendo seu conhecer sinônimo de reter a causa da felicidade pública e até, como diz Ésquilo, de agradar a todos, pois que o cumprimento do interesse geral dela decorre como que automaticamente.”

“A arte de reinar, a que todos estão submetidos, exceto o rei, faz algo ou não faz nada?”

“A obra principal da Política parece ser a riqueza, a liberdade e a união dos cidadãos. No entanto, nós demonstramos que nenhuma dessas coisas é um bem, nem, em verdade, um mal em si. Por conseguinte, é preciso que a Política, se quiser ser uma ciência de fato útil, capaz de tornar o homem feliz, torne os homens sábios.”

“SÓCRATES – Mas a ciência de reinar, faz dos homens bons e sábios?

CRÍTON – Que teria eu a objetar, Sócrates?

SÓCRATES – Faz de todo mundo bom em tudo, proporcionando aos cidadãos todos os saberes, como por exemplo a arte de curtir o couro, ou a de carpir o solo, bem como todas as demais?

CRÍTON – Sócrates, estou convicto de que ela não faz tudo isso.”

“Mas então qual é a utilidade e qual a vantagem de haver homens virtuosos? Diremos que eles se fazem fonte de inspiração, espalhando imitadores por aí; e imitadores dos imitadores, por toda a polis? Mas como avaliar sua qualidade e utilidade total, se não sabemos todos os produtos derivados da Política? Vê como até aqui só nos repetimos sem cessar!”

“-…Estais dizendo-me que se eu sei uma coisa, logo é preciso que saiba todas elas, porque é impossível ser ao mesmo tempo sábio e ignorante, e que se eu sei todas as coisas, necessariamente, possuo também esta ciência? Assim raciocinais, e é isto aquilo que chamais <verdadeira sabedoria>?

(…)

-…Vamos com isso: quereis dizer que há coisas que sabeis, e coisas que não sabeis?

– Não – me respondeu Dionisidoro.

– Como é? – repliquei – então não sabeis nada?

– Sim.

– Uma vez que saibais alguma coisa, sabereis todas?

– Sim, nós sabemos todas as coisas, e tu as sabes igualmente, se é que sabe algumas.

(…)

– Diremos que todos os homens sabem tudo, desde que, é claro, saibam uma só coisa.

– Pelos deuses do Olimpo!, agora sinto que atendêsteis por fim minha súplica, e que falais a sério; mas voltando, é assim tão certo que vós sabeis todas as coisas? Sois tão bons carpinteiros quanto sois toneleiros?

(…)

– Não ignorais o número dos astros no céu, nem o de grãos de areia, quero crer?!

– Tudo isso abarca nosso imenso conhecimento. Crês que blefamos?”

“Isto me deu uma brecha para perguntar a Eutidemo se Dionisidoro sabia dançar.

– Eutidemo me assegurou que sim.

– E saltaria ele de ponta-cabeça sobre espadas desembainhadas? Faria o número da roda? É bem exigente segundo sua idade o exercício, mas não disseste que ele possui esta ciência?

Não há nada que Eutidemo ignore – respondeu.”

“- Como é que passas a bancar o inquisidor, Sócrates, quando és tu o interrogado?

– Confesso minha culpa, mas que queres que eu faça? Manda, e só me restará obedecer-te, ainda que não saiba bem com quê responder. É que exiges que eu responda e que nunca interrogue de volta.”

“- Não responderei, por Zeus! – exclamei –, sem que saiba aquilo que me é perguntado.

– Não respondes sempre de acordo com o que pensas de verdade, porque não fazes mais que jogar e bancar o néscio.”

“Me lembrei, na hora, de Connos, que sempre se aborrece comigo, porque nunca faço o que ele quer de mim”

“- Responde, então: o que sabes, sabes por meio de alguma coisa ou de nada mais?

– Sei-o mediante meu espírito.

– Ora, eis aqui um homem que responde sempre mais ainda do que se o pergunta! Não te havia perguntado por que o sabes, mas se o sabes mediante algo.

– Minha ignorância é o que me faz responder mais do que aquilo que me foi perguntado; mas te peço perdão; agora te responderei com exatidão, dizendo: sei-o por meio de algo.

– Mas sabes-lo sempre por um mesmo meio ou tanto por um meio quanto por outro meio qualquer?

Quando eu sei, é sempre por meio da coisa mesma pela qual eu sei.

– Nunca respondes nada sem acrescentar alguma coisa! – exclamou o homem, impaciente.

– Ora – fiz questão de objetar –, é por temor de que esse sempre que usaste nunca nos engane!

– Não digas <nos engane>, apenas <me engane>. Responde agora, sabes sempre pelo mesmo meio?

– Sempre, posto que é preciso extrair da resposta aquele quando.

(…)

Por este meio – continuei –, é como eu sei tudo o que eu sei.

(…)

– Com efeito, Eutidemo, eu sei tudo, ao que parece, se não levares em conta a parte da frase, daquilo que eu sei.

– …Disso se depreende, Sócrates, com toda a segurança, que, quando criança, quando nasceste, aliás, antes de nascer, inclusive, e antes do mundo ser mundo, sabias desde já todas as coisas, pois sabes sempre; e, em nome de Zeus no Olimpo, sabê-las-ás todas, e sempre, sempre que eu quiser.

(…)

– Faz muito tempo que disso eu já sabia, mas não foi isso que eu perguntei, e sim em que momento, eu aprendi que os homens de bem são injustos.

– Isso tu não aprendeste, replicou Dionisidoro.

– Logo eu não sei.

Neste ponto, Eutidemo interveio:

– Dionisidoro, assim tu pões tudo a perder; não vês que cedendo neste ponto fá-lo ao mesmo tempo sábio e ignorante?

            Dionisidoro ficou corado. E eu, dirigindo-me a Eutidemo:

– Que dizes tu? Como é que teu irmão respondeu tão mal, quando sabe todas as coisas?

            Dionisidoro replicou energicamente:

– Eu, dizes, irmão de Eutidemo?

(…)

– …Eu não sou tão forte quanto Hércules, que nem ele mesmo poderia resistir à Hidra, uma mulher sofista que apresentava muitas cabeças inauditas, sempre que se lhe cortava uma antiga; e nem a Câncer (Caranguejo¹), outro sofista, procedente do mar, que não desembarcou faz muito tempo, creio eu²; e Hércules, acossado tão de perto, não teria podido vencer sem o socorro de seu sobrinho Iolau, que veio tão a contento…

– ….Responde-me então: Iolau seria mais sobrinho de Hércules que teu mesmo?

(…)

– Quer dizer então que Pátroclo é o teu irmão?

– Sim, irmão de mãe mas não de pai.

– De maneira que é teu irmão e não é teu irmão?

– Isso; não é irmão paterno, porque seu pai se chamava Queredemo, e o meu, Sofronisco.”

– Queredemo era pai, e Sofronisco também??

– Sem dúvida; Queredemo era pai de Pátroclo e Sofronisco era meu pai.

– Queredemo era outra coisa senão pai?

– Sim, outra coisa, posto que não era meu pai.

– Era pai sendo outra coisa que pai? Ou és uma pedra, tu?

– Temo que me pareça excessivamente com uma pedra a teus olhos; por mais que uma eu não seja.

– Tu és algo mais que uma simples pedra?

– Ah, por Zeus! Sou!

– Se és algo mais que uma pedra, não és, portanto, uma pedra; e se és outra coisa que não o ouro, não és ouro.

¹ Animal que, na Grécia, representa a fecundidade.

² Alusão enigmática.

“Por conseguinte, Sócrates, tu não tens pai.”

“- Tem o cuidado, Eutidemo, de não misturar, como reza o provérbio, alhos com bugalhos.¹”

¹ Solução que julguei apropriada para o dificílimo original: “no mezclar, como dice el proverbio, cerros con estopas”.

“O cão é pai e teu, logo é teu pai, e portanto és irmão dos filhotinhos.”

“- Mas Eutidemo, vosso pai, que é pai de todos os cães da terra, tirou algum proveito de vossa incrível sabedoria?

– Nem ele nem tu, Ctesipo, tendes tanta necessidade assim do bem.”

– …Crês que será um bem ou um mal para um doente tomar uma bebida restabelecedora da saúde? E um homem que sai para guerrear, faz melhor em levar armas ou em não levá-las?

– Até aí bem o creio; mas daí imagino-me que darás um salto inconcebível…

– Assim tu julgas que farei, mas antes responde-me: uma vez que confessas que seria bom para um doente tomar uma bebida, quando dela tem precisão, faria ele bem em tragar o máximo de quantidade possível, e todo o suco proveniente de um carregamento inteiro de heléboro, chegando assim a proporcionar-se um bem extraordinário?

– Com a condição, Eutidemo, de que o doente fosse corporalmente tão grande como a estátua de Delfos.

– E uma vez que é conveniente armar-se quando se vai à guerra – continuou impassível Eutidemo –, não se deve transportar o maior número possível de lanças e broquéis¹?

– Estou plenamente convencido – disse Ctesipo –; mas tu, Eutidemo, não crês; contentar-te-ia, pelo contrário, em levar contigo uma só lança e um só broquel.

(…)

– …Eutidemo, sendo como sois vós mestres das armas, concebia-vos mais hábeis, teu irmão e tu.

¹ Escudos

Nada é, Eutidemo! Penso que tu mesmo em nada crês disso tudo; que teus sentidos possam ver. Em verdade, caro contendor, pode-se dizer, sonhas desperto, e se é que é possível falar e não dizer nada ao mesmo tempo, julgo-te perito em fazê-lo.”

“- E tu calas as coisas que falam? Porque entre todas as coisas estão aquelas que falam.

– Mas – Ctesipo interpôs –, calam todas as coisas?

– Não, decerto – atalhou Eutidemo.

– Logo, meu querido, todas as coisas falam.

As que falam.

– Não é isso que questiono – disse Ctesipo –, porém: se todas as coisas calam ou se todas as coisas falam.

– Nem um, nem outro, e um e outro de uma vez – disse Dionisidoro, imiscuindo-se precipitadamente na disputa –; e certamente nada tens a opor a esta resposta.

            Ctesipo, seguindo seu costume, começou a rir.

– Ah, Eutidemo! – exclamou –; teu irmão ignora o chão em que pisa, já perdeu a discussão por todos os lados.

            Clínias, comprazendo-se com o discurso de Ctesipo, olhou-o sorrindo, e Ctesipo, recompondo-se, pareceu ser 10 vezes maior do que fisicamente é.

            No que tange a mim, vi, logo que eclodiu a piada, que Ctesipo, empreendendo seu tempo utilmente em ouvi-los, aprendeu em pouco tempo, e voltava agora o feitiço contra os feiticeiros; porque, no mais, é preciso convir que a sabedoria de Eutidemo e de Dionisidoro não tem igual no mundo.

“- Não consideras animal ao dotado de ânima (alma)?

– Por evidente – respondi.”

“- Diz-me, Sócrates, não tens um Zeus paternal?

            Sem duvidar eu sobre onde queria chegar meu interlocutor, e onde acabou efetivamente por chegar, busquei um subterfúgio a fim de evitar cair no laço preparado para mim, então lhe disse:

– Não o tenho, Dionisidoro.

– …Tens certeza que és ateniense? Como assim não tens deuses, nem fazes sacrifícios familiares, nem participa destas belas coisas?

(…)

– Nem os jônios – foi minha resposta –, nem todos os que procedem de Atenas, conhecem semelhante nome. Temos um Apolo paterno, pai de Íon; mas nós não chamamos Zeus de pai, chamamos-lhe protetor de Atenas, guardião sobre nossas tribos, assim como Atena mesma é a guardiã.”

– Não são estes deuses animais? Têm anima, por certo, e tu convieste que tudo o que tem alma é animal.

– Sim, têm uma alma.

– Logo são animais.

– De acordo, animais.

– Dizias, porém, que eras dono dos teus animais, e que podias vendê-los e sacrificá-los.

– Não posso negar que confessei-o.

            Então, animado, Dionisidoro soltou:

– Posto que dizes que Zeus e os outros deuses são teus, é-te permitido vendê-los a teu próprio capricho ou doá-los como animais quaisquer que um cidadão possui?

(…)

– Ah, Poseidon! – exclamou Ctesipo, sem poder mais se conter –, abandono o ringue; estes homens são invencíveis.

            Daí em diante, amigo Críton, nenhuma das testemunhas presentes deixava de demonstrar surpresa e admiração diante do nível dos argumentos dos nossos adversários; no que Dionisidoro e Eutidemo gargalharam com tal vigor que temi até pela integridade física deles. Para dizer a verdade, muito antes dessa cena seus discípulos já haviam batido palmas várias vezes após suas bem-pensadas respostas, mas, nesta hora, cada coluna do Liceu parecia aplaudir junto. Quanto a mim, confessarei, ingenuamente, nunca haver conhecido personagens tão hábeis; tão apreciador me tornei de sua imensa sabedoria, fui pródigo em elogios.

 A dialética é um prato que se come ora quente, ora frio, mas ao cabo morno.

“sei, acho, que só os que se parecem convosco são capazes de estimar vossa ciência. Poderia assegurar-vos que o resto dos homens a deprecia a ponto de achar mais embaraçoso sair por aí ganhando discussões desta maneira que simplesmente se deixar ser convencido de uma vez. (…) Falai só entre vós e vossos amigos, e não ensineis essa ciência por outra razão que não a financeira; e, se quereis mesmo que prossiga em meus conselhos, preveni vossos discípulos de praticar com os de fora do vosso círculo, porque já sabeis que a escassez aumenta o preço da commodity. A água, como diz Píndaro, é excelente; mas por ser tão abundante não é devidamente valorizada. No demais, fazei-nos, a Clínias e a mim, o favor de receber-nos no número de vossos discípulos.

– Por que apreciável? Nenhum proveito se consegue tirar dela. Se tiveras comparecido a esta polêmica, compadecer-te-ias de teu amigo, porque é deveras ridículo, tendo ele tomado por mestres estes sofistas. Toda a suposta ciência desses <mestres> não é mais do que um imenso jogo de palavras; a essa altura do campeonato, já renunciaram completamente a chegar ao sentido das coisas. Qualquer um que resolva se consagrar a esta profissão, é forçoso que passe a vida entregue a tais sutilezas. Para ser sincero, Críton, a filosofia, como aqueles que a ela se consagram, é um conjunto de frivolidades e ridiculices.

– Eu não vejo como, caro Sócrates, se possa falar tão mal desses estudos, nem ele nem ninguém, ainda mais porque ele parece ter empregado muitos desses estudos a fim de criticar os próprios contendores de praça pública, estes que vivem em richas com os estrangeiros.

“Se a filosofia é uma coisa boa e o é também a ciência política¹, e ambas têm fins divergentes, os que participam de uma e da outra e que se encontram entre as duas não são nem tão bons quanto os filósofos, nem tão bons quanto os políticos; e se a filosofia é um bem e a política um mal, serão melhores que os primeiros, mas piores que os segundos; e se por um acaso trata-se de dois males, aí sim é que estarão certos, mas só assim. (…) Estes semi-políticos e semi-filósofos não podem tomar assento senão após os filósofos e após os políticos, mas ao invés de se resignarem com o terceiro posto, eles pretendem ter sempre o primeiro lugar.”

¹ Neste contexto, tem mais a acepção de “arte política”. No fundo, para Sócrates trata-se sempre do contraste: arte de conhecer X arte de reinar.

“CRÍTON – (…) quando avalio aqueles que têm por profissão educar a juventude, é verdade que muito me aterram, ao me parecerem tão indignos quanto incapazes da tarefa. Não vejo por que me daria ao trabalho de educar meu filho em filosofia.

SÓCRATES – Ah, meu querido Críton! Ignoras que meio-mundo é constituído de sujeitos que desconhecem o próprio ofício?

“Não consideres, daqui em diante, se os professores de filosofia são bons ou péssimos, mas fixa-te sobre a filosofia mesma. Se a julgares má, afasta dela não só teus filhos mas todo o povo; se a vires como eu mesmo a vejo e a vi desde sempre, então aplica teus filhos neste estudo, e a ti mesmo, com todas as forças de que és capaz.”

L’ENCYCLOPÉDIE – AE

Ae

AE. (Gramm.) Cette figure n’est aujourd’hui qu’une diphthongue aux yeux, parce que quoiqu’elle soit composée de a & de e, on ne lui donne dans la prononciation que le son de l’e simple ou commun, & même on ne l’a pas conservée dans l’orthographe Françoise: ainsi on écrit César, Enée, Enéide, Equateur, Equinoxe, Eole, Préfet, Préposition, &c. Comme on ne fait point entendre dans la prononciation le son de l’a & de l’e en une seule syllabe, on ne doit pas dire que cette figure soit une diphthongue.”

Nos anciens Auteurs ont écrit par oe le son de l’ai prononcé comme un ê ouvert: ainsi on trouve dans plusieurs anciens Poëtes l’oer au lieu de l’air, aer & de même oeles pour aîles; ce qui est bien plus raisonnable que la pratique de ceux qui écrivent par ai le son de l’é ouvert, Français, connaître. On a écrit connoître dans le tems que l’on prononçoit connoître; la prononciation a changé, l’orthographe est demeurée dans les Livres; si vous voulez réformer cette orthographe & la rapprocher de la prononciation présente, ne réformez pas un abus par un autre encore plus grand: car ai n’est point fait pour représenter ê. Par exemple, l’interjection hai, hai, hai, bail, mail, &c. est la prononciation du Grec TAI=MOUSAI.

Que si on prononce par ê la diphthongue oculaire ai en palais, &c. c’est qu’autrefois on prononçoit l’a & l’i en ces mots-là; usage qui se conserve encore dans nos Provinces méridionales: de sorte que je ne vois pas plus de raison de réformer François par Français, qu’il y en auroit à réformer palais par palois.”

Voyez la Méthode Latine de P. R. (F)”

AEDES, f. (Hist. anc.) chez les anciens Romains, pris dans un sens général, signifioit un bâtiment, une maison, l’intérieur du logis, l’endroit même où l’on mangeoit, si l’on adopte cette étymologie de Valafridus Strabon: potest enim fieri ut oedes ad edendum in eis, ut coenacula ad coenandum primo sint factoe.

Le même mot dans un sens plus étroit, signifie une Chapelle ou sorte de Temple du second ordre, non consacré par les augures comme l’étoient les grands édifices proprement appellés Temples. On trouve dans les anciennes descriptions de Rome, & dans les Auteurs de la pure Latinité: AEdes Fortunoe, AEdes Herculis, AEdes Juturnoe. Peut-être ces Temples n’étoient-ils affectés qu’aux dieux du second ordre ou demi-dieux. Le fond des Temples où se rencontroit l’autel & la statue du dieu, se nommoit proprement AEdicula, diminutif d’AEdes.”

* AELURUS, (Myth.) Dieu des chats. Il est réprésenté dans les antiques Egyptiennes, tantôt en chat, tantôt en homme à tête de chat.”

* AEON, (Myth.) la premiere femme créée, dans le système des Phéniciens. Elle apprit à ses enfans à prendre des fruits pour leur nourriture, à ce que dit Sanchoniathon.”

AÉROMANTIE, s. f. (Divin. Hist. anc.) sorte de divination qui se faisoit par le moyen de l’air & par l’inspection des phénomenes qui y arrivoient. Aristophane en parle dans sa Comédie des Nuées. Elle se subdivise en plusieurs especes, selon Delrio. Celle qui se fait par l’observation des météores, comme le tonnerre, la feudre, les éclairs, se rapporte aux augures. Elle fait partie de l’Astrologie, quand elle s’attache aux aspects heureux ou malheureux des Planetes; & à la Teratoscopie, quand elle tire des présages de l’apparition de quelques spectres qu’on a vûs dans les airs, tels que des armées, de valiers, & autres prodiges dont parlent les Historiens. L’aéromantie proprement dite étoit celle où l’on conjuroit l’air pour en tirer des présages. Cardan a écrit sur cette matiere.”

TEETETO OU DA NATUREZA DO SABER OU DO CONHECIMENTO – Ou: Acerca da noção de sílaba e sobre narizes achatados

Tradução de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego de Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

TERPSIÃO – (…) Não podíamos vê-la agora [o registro escrito de um diálogo entre Sócrates e o jovem Teeteto, mediados ainda pelo experiente Teodoro]? Como venho do campo, tenho absolutamente necessidade de descanso.

EUCLIDES – Como acompanhei Teeteto até o Erineon [em Dorida, célebre por seu oráculo], também necessito. Vamos, então, e um escravo nos lerá enquanto nós repousamos.”

TEODORO – (…) Se fosse bonito temeria falar dele, para que não te imaginasses que eu me deixava arrastar pela paixão; mas, seja dito sem te ofender, longe de ser bonito, se parece contigo, e tem, como tu, o nariz achatado e uns olhos que saem das órbitas, conquanto não tanto quanto os seus.¹ (…) Com efeito, a uma penetração de espírito pouco comum, une a doçura singular de seu caráter, e é sobretudo valente como ninguém, coisa que não cria possível, e que não encontro alhures. Porque os que têm como ele muita vivacidade, penetração e memória, são de ordinário inclinados à cólera, deixam-se levar pra lá e pra cá, semelhantes a um navio sem lastro, e são naturalmente mais fogosos que valentes. Ao contrário, aqueles que têm mais consistência no caráter, levam ao estudo das ciências um espírito entorpecido, e não têm nada. Mas Teeteto anda nas trilhas das ciências e dos estudos com passo tão fácil, tão firme e tão lépido, e com uma fluidez comparável ao azeite, que corre sem ruído, que não me canso de admirá-lo e estou assombrado de que em sua idade já tenha feito tão grandes progressos.”

¹ A feiúra de Sócrates, que não deveria ser objeto do estudo filosófico do autor, é um dos assuntos favoritos dos comentadores. Do ângulo da teoria do conhecimento, teria sido impossível um homem formoso formular sua bela teoria das Idéias, continuada por Platão? Aquele que sumamente não agrada à vista, à aparência, sendo o mais conhecido defensor da essência oculta não deixa de ser socraticamente irônico, ou ironicamente socrático… Ao fazer seu próprio retrato – ou o aluno fazendo o do mestre – de forma inusitada, também é inaugurada a filosofia que conta consigo próprio, que não se ignora como ponto de partida das afirmações sobre o conhecimento, inserindo-se como ridículo na maior parte das vezes; seja para engrandecer a autoridade de seu discurso, seja simplesmente para se humanizar, se desarmar da pedanteria do sábio. Alcibíades, ao contrário, é o protótipo do galã grego, e no entanto é um cabeça-de-vento. O mais curioso, para a filosofia pós-socrática, é que Aristóteles cita preferentemente, quando necessita ilustrar seus conceitos, Sócrates e seu nariz achatado, recursivamente. Sócrates é animal, bípede e homem. Achatado não é necessariamente um nariz, é um atributo, não tem substância fixa; nem todos os narizes são achatados; nem todos os homens são Sócrates. Mas incidentalmente Sócrates é um homem que possui um nariz e ele é achatado.

SÓCRATES – Conheço-o; é o filho de Eufrônio de Súnion; nasceu de um pai, meu querido amigo, que é tal como acabas de pintar o filho mesmo; que gozou ademais de uma grande consideração, e deixou, a sua morte, uma considerável herança. Mas não sei o nome deste jovem.

TEODORO – Chama-se Teeteto, Sócrates. Seus tutores, pelo que parece, dissiparam algum tanto seu patrimônio, mas ele se conduziu com um desinteresse admirável.”

SÓCRATES – Sim, Teeteto, vem, para que ao mirar-te veja minha figura, que, segundo diz Teodoro, se parece com a tua. Mas se um e outro tivéssemos uma lira, e aquele nos dissesse que eram uníssonas, crer-lhe-íamos de pronto, ou examinaríamos antes se era músico?

TEETETO – Examiná-lo-íamos antes.

SÓCRATES – E se chegássemos a descobrir que é músico, daríamos fé a seu discurso; mas se não sabe música, não creríamos nele.

TEETETO – Sem dúvida.”

SÓCRATES – (…) Não é um sábio nas coisas que se sabem?

TEETETO – Sem dúvida.

SÓCRATES – Por conseguinte, o saber e a ciência são uma mesma coisa?

TEETETO – Sim.”

A juventude é suscetível de progresso em todas as direções.”

SÓCRATES – Pois bem, pobre inocente, nunca ouviste falar que eu sou filho de Fenarete, parteira muito hábil e de muita fama?

TEETETO – Sim, já o ouvi.

SÓCRATES – E não ouviste também que eu exerço a mesma profissão?

TEETETO – Não.”

SÓCRATES – (…) mas dizem que sou um homem extravagante, e que não tenho outro talento que o de afundar todo mundo em toda classe de dúvidas. Nunca ouviu dizerem?

TEETETO – Já.

(…)

SÓCRATES – Concentra-te no que concerne às parteiras, e compreenderás melhor o que quero dizer. Já sabes que nenhuma delas, enquanto pode conceber e ter filhos, se ocupa de fazer parirem as demais mulheres, e que não exercem este ofício, a menos que já não sejam suscetíveis da gravidez. Diz-se que Ártemis dispôs assim as coisas porque preside os partos, e todos sabemos que ela não é mãe. Não quis dar a mulheres estéreis o emprego de parteiras, porque a natureza humana é demasiado débil para exercer uma arte da que não se tem nenhuma experiência, e encomendou este cuidado àquelas que passaram através da idade da concepção, honrando assim a semelhança que têm com ela [a concepção? a experiência? a própria deusa?].” Só mediante muitos e calejados anos o ser humano pode se equiparar a um deus virgem em sabedoria reprodutiva. Afinal, imortalidade implica fertilidade. Sexuada ou não.

SÓCRATES – Ademais, por meio de certas beberagens e encantamentos sabem apressar o momento do parto e amortizar as dores, quando desejam; fazem parir as que têm dificuldades menstruais, e facilitam o aborto, se se julga necessário, quando o feto é prematuro.

TEETETO – Decerto.

SÓCRATES – Nunca observaste outra de suas habilidades, que consiste em serem muito entendidas em arranjar casamentos, uma vez que distinguem perfeitamente que homem e que mulher se devem unir, a fim de gerar filhos robustos?

TEETETO – Disso eu não sabia.

SÓCRATES – Pois bem, tem por certo que são elas mais orgulhosas dessa última qualidade que de sua destreza para cortar o umbigo. É só meditar um pouco.”

SÓCRATES – Tal vem a ser, então, o ofício das parteiras ou matronas, que é muito inferior ao meu. De fato, essas mulheres não têm que dar à luz quimeras ou coisas imaginárias como se fossem seres verdadeiros, o que não é tão fácil distinguir, e se as matronas tivessem o discernimento do verdadeiro e do falso nesta matéria, seria esta a parte mais bela e importante de sua arte. Não crês?

TEETETO – Sim.”

eu tenho em comum com as parteiras ser estéril quanto à sabedoria [Mas já soube um dia? Já pariu idéias?], e quanto àquilo de que muitos me acusam, de que passo o dia interrogando os outros, sem nada responder quando me interrogam, porque eu nada sei, confesso que eles têm razão. (…) O deus me impõe o dever de ajudar os demais a parir, e ao mesmo tempo não permite que eu mesmo produza nada.” “eles nada aprenderam de mim, tendo encontrado em si mesmos os numerosos e belos conhecimentos que adquiriram”

Não podem se convencer de que eu nada faço que não seja por afeição a eles, e estão longe de saber que nenhuma divindade quer mal aos homens, e que eu não obro assim porque lhes tenha qualquer má vontade, mas porque não me é permitido de maneira alguma conceder veracidade ao falso, nem deixar a verdade oculta.”

SÓCRATES – (…) O homem, diz Protágoras, é a medida de todas as coisas, da existência das que existem, e da não-existência das que não existem. Tu com certeza leste sua obra.

TEETETO – Sim, e mais de uma vez.

SÓCRATES – Não é teu parecer que as coisas são, com relação a mim, tais quais me parecem, e com relação a ti, tais como a ti te parecem? Porque somos homens, tu e eu.

TEETETO – É o que Protágoras diz, efetivamente.

(…)

SÓCRATES – Diremos então que o vento tomado em si mesmo é frio ou não é frio? Ou bem teremos que seguir Protágoras, dizendo que é frio para aquele que sente frio, e que não seja para um outro? (…) Parecer não é, a respeito de nós mesmos, a mesma coisa que sentir?

TEETETO – Sem dúvida.

(…)

SÓCRATES – Logo a sensação, enquanto ciência, tem sempre um objeto real e não é suscetível de erro.

a coisa alguma se lhe pode atribuir com razão denominação nem qualidade alguma; pois se se chama grande a uma coisa, ela parecerá pequena; se pesada, parecerá leve, e assim com todo o demais; porque nada é uno, nem igual, nem de uma qualidade fixa, senão que dependemos da translação, do movimento e de sua mescla recíproca para decidirmo-nos das coisas que existem. Servimo-nos, então, de uma expressão imprópria, porque nada existe; tudo devém. Os sábios todos, menos Parmênides, convieram neste ponto, inclusive Protágoras, Heráclito, Empédocles; os mais excelentes poetas dos mais díspares gêneros poéticos, Epicarmo na comédia, Homero na tragédia, quando diz:

O Oceano, pai dos deuses e Tétis sua mãe,

com o que dá a entender que todas as coisas são produzidas pelo fluxo e o movimento. Não julgas que é isto o que quisera dizer?

TEETETO – Sim.”

nada existe que seja uno, tomado em si. Assim, o preto, o branco e qualquer outra cor nos parecerão formados pela aplicação dos olhos a um movimento conveniente e o que dizemos que é tal cor não será o órgão aplicado, nem a coisa a que se aplica, senão um <não-sei-quê> intermediário e peculiar de cada um de nós.” “Não afirmarias antes que nada se te apresenta sob o mesmo aspecto, porque nunca és semelhante a ti mesmo?”

O desassossego é um sentimento próprio do filósofo, e o primeiro que disse que Íris (o conhecimento) era filha de Taumas (o assombro), não explicou mal a genealogia.”

Igualmente, o objeto, concorrendo com o olho à produção da cor, se vê empapado na brancura; e se faz, não brancura, mas branco, seja madeira, pedra ou qualquer outra coisa que receba essa tintura. (…) nada disso é uma realidade em si, como dizíamos antes, pois todas as coisas se engendram em meio a uma diversidade prodigiosa através de seu contato mútuo, que é um resultado do movimento. Com efeito, é impossível, dizem, se representar de uma maneira fixa um ser em si sob a qualidade de agente ou de paciente; porque nada é agente antes de sua união com o que é paciente, nem paciente antes de sua união com o que é agente”

é preciso suprimir absolutamente a palavra ser. É certo que muitas vezes, e agora mesmo, nos vimos forçados a usar esta palavra por hábito e como resultado de nossa ignorância; mas o parecer dos sábios é que não se deve usar, nem dizer, falando de mim ou de qualquer outro, que eu sou alguma coisa, isto ou aquilo, nem empregar nenhum outro termo que signifique um estado de consistência, e que, para se expressar segundo a natureza, deve-se dizer que as coisas se engendram, se fazem, perecem e se alteram sem passar daqui”

SÓCRATES – Diz-me de novo, se te agrada a opinião de que nem o bom, nem o belo, nem nenhum dos objetos de que acabamos de fazer menção, estão em estado de existência, senão que estão sempre em vias de geração.

TEETETO – Quando te ouvi dar a explicação, pareceu-me perfeitamente fundada, e estou persuadido de que se deve crer que as coisas são como tu explicaste.”

O que ouviste, creio eu, muitas vezes dos que não exigem provas de se neste momento dormimos, sendo nossos pensamentos outros tantos sonhos, ou se estamos despertos e conversamos realmente juntos.”

quando, sonhando, cremos contar como foi nosso sonho, é singular a semelhança com o que se passa no estado de vigília.”

mas, diga-se de uma coisa que existe, ou então que devém, é preciso dizer que é sempre a causa de alguma coisa, ou lastra a alguma coisa; e que não se diga, nem se consinta que se diga, que existe ou se faz coisa alguma em si e por si.”

SÓCRATES – Posto que não me engano, nem me extravio, no juízo que formo sobre o que existe ou devém, como posso me ver privado da ciência dos objetos, cuja sensação experimento?

TEETETO – Isso não é possível.

SÓCRATES – Assim, tu bem definiste a ciência, dizendo que não é mais que a sensação; e sustente-se com Homero, Heráclito e os demais, que pensam como eles, que tudo está em movimento e fluxo contínuo; sustente-se com o mui sábio Protágoras que o homem é a medida de todas as coisas; sustente-se com Teeteto, que, sendo isto assim, a sensação é a ciência, todas estas opiniões significam no fundo a mesma coisa.”

anfidromia (etim. “corrida” + “ao redor”): (*) “Ao quinto dia de vida do bebê levavam-no ao altar; ali davam-lhe nome e consagravam-no aos deuses Penates.”

Muito me surpreende que ao princípio de sua Verdade¹ ele não tenha dito que o porco, o cinocéfalo² ou outro animal mais ridículo ainda, capaz de sensação, são a medida de todas as coisas. Esta teria sido uma introdução magnífica e de fato ofensiva a nossa espécie, com a qual ele nos teria feito conhecer que, enquanto que nós o admiramos como um deus por sua sabedoria, ele não supera em inteligência, não digo nem a outro homem, mas sequer a um girino.”

¹ Título do livro de Protágoras tão citado por Sócrates neste Teeteto e em toda sua obra em geral. Infelizmente só nos restam poucos fragmentos. A melhor fonte de consulta segue sendo o filósofo antigo e exegeta Diógenes Laércio, mas já de sua época sua obra “Verdade” como volume e fonte de consulta completos tinha desaparecido.

² Criatura fabulosa, com corpo de homem e cabeça de cão, comum em representações das mitologias grega e egípcia.

SÓCRATES – Não seria assim, meu querido amigo, se o pai do primeiro sistema ainda vivesse, porque o sustentaria com energia. Hoje, que este sistema está órfão, insultamo-lo tanto mais quanto os tutores que Protágoras deixou, um dos quais é Teodoro, se recusam a patrociná-lo, e vejo claramente que, por interesse da justiça, estamos obrigados a sair em sua defesa.

TEODORO – Não sou eu, Sócrates, o tutor das opiniões de Protágoras, mas muito mais Cálias filho de Hipônico. Com respeito a mim, troquei de há muito estas matérias abstratas pelo estudo da geometria.”

Como? E não estaria Teeteto em muito melhor disposição para discutir que muitos homens barbudos?”

Não é fácil, Sócrates, quando alguém está sentado perto de ti, poder evitar o responder-te, e me equivoquei antes quando disse que me permitirias não despojar-me de minhas vestes, e que não me obrigarias, neste conceito, a lutar como fazem os lacedemônios.” “É preciso sofrer o destino que me preparas, e consentir de boa vontade em me ver refutado.”

Em segundo lugar, eis o mais gracioso. Protágoras, reconhecendo que o que parece a cada um é o verdadeiro, concede que a opinião dos que contradizem a sua, e a causa dos que crêem que ele se engana, é verdadeira.” “Logo, como a verdade de Protágoras é combatida pelo mundo inteiro, não é verdadeira para ninguém, nem para ele mesmo.”

com respeito ao justo e ao injusto, ao santo e ao ímpio, seus partidários asseguram que nada de tudo isto tem por sua natureza uma essência que lhe seja própria, e que a opinião, que toda uma cidade conceba, faz-se verdadeira por este fato singular e somente pelo tempo que dure. (…) Porém, Teodoro, um discurso sucede a outro discurso, e um mais importante a outro que o é menos.”

passam da adolescência à idade madura com um espírito inteiramente corrompido, imaginando-se com isto ter adquirido muita habilidade e sabedoria.”

Os verdadeiros filósofos ignoram desde sua juventude o caminho que conduz à praça pública. Os tribunais, onde se administra justiça, a paragem onde se reúne o senado, e os sítios onde se reúnem as assembléias populares lhes são desconhecidos. (…) e com referência às diversões com os tocadores de flauta, não lhes vêm ao pensamento acorrer a elas, nem em sonhos. Nasce um de alto ou baixo nascimento na cidade, sucede a alguém uma desgraça pela má conduta de seus antepassados, varões ou fêmeas, e o filósofo não demonstra mais ciência destes fatos que do número de gotas d’água que há no mar. Nem sabe ele mesmo que ignora tudo isso, porque se se abstém de se inteirar de tudo, não é por vaidade, senão que, para dizer a verdade, é porque está presente na cidade só de corpo. Quanto a sua alma, considerando todos estes objetos indignos, e não fazendo deles o menor caso, passeia por todos os lugares, medindo, segundo a expressão de Píndaro, o que está por baixo e o que está por cima da terra, eleva-se até os céus”

SÓCRATES – Conta-se, Teodoro, que Tales estando muito absorvido na astronomia, e olhando para o alto, caiu um dia num poço, e que uma servente da Trácia de espírito alegre e burlão riu, dizendo que o pobre homem queria tanto saber o que acontecia no céu que se esquecia do que tinha diante de si e diante dos próprios pés. Esta piada pode se aplicar a todos os que desempenham a profissão de filósofos. Com efeito, não só ignoram o que faz seu vizinho, e se ele é homem ou qualquer outro animal, como concentram toda a sua energia no indagar e descobrir o que é o homem, e o que convém fazer ou padecer a sua natureza (…) é verdade, ainda, que quando se vê obrigado a falar diante dos tribunais ou em qualquer outro evento ‘terrestre’, como disse ao princípio, o filósofo faz com que riam dele, não só as servas da Trácia, mas todo o povo, recaindo a cada instante, por sua falta de experiência, em novos poços e em toda sorte de perplexidades, e em tais conflitos que fazem-no passar por um imbecil. Se se o ofende, como ele ignora os defeitos dos demais, porque nunca quis se informar deles, não pode jogar na cara do ofensor nada pessoal, de maneira que, ao não ocorrer-lhe o que dizer, faz-se ainda mais ridículo. Quando escuta os demais dirigindo-se lisonjas entre si ou autogabando-se, ri-se, não por soberba, mas na melhor das intenções, e é tomado por isso, de novo, como um extravagante. Se em sua presença se exalta um tirano ou um rei, é como se ouvisse falar apenas da felicidade de algum pastor, porqueiro ou qualquer humilde guardador de ovelhas ou bois, porque deles extrai muito leite, e porque crê que os reis estão encarregados de apascentar e ordenhar uma espécie de animais, mais difíceis de governar e mais traidores, decerto, sem que por outra parte os mesmos tiranos ou reis sejam menos grosseiros e ignorantes que os pastores, por causa do pouco tempo que têm para se instruir, permanecendo encerrados em muralhas, como num aprisco situado no alto de uma montanha. Quando se diz em sua presença que um homem tem imensas riquezas, porque possui em bens dez mil acres ou mais, isto lhe parece pouca coisa, acostumado como está a dirigir sua vista ao mundo inteiro. Quanto aos que enaltecem a nobreza, e dizem que fulano é de bom nascimento, porque pode contar sete avós ricos, crê que semelhantes elogios procedem de gentes que têm a vista baixa e curta, a quem a ignorância impede fixar-se sobre o gênero humano como um todo, e a quem não ocorre o simples pensamento de que cada um de nós tem milhares de avós e antepassados, entre os quais se encontram muitas vezes uma infinidade de gente rica, como de gente pobre, de reis e de escravos, de gregos e de bárbaros (…) ri ao pensar que não pode se ver livre de idéias tão disparatadas cotidianamente. Em todas estas ocasiões o vulgo se burla do filósofo, a quem, em certos conceitos, supõe cheio de orgulho, e um ignorante, na outra mão, das coisas mais simples, e além disso um inútil para tudo.

TEODORO – O que tu dizes, Sócrates, se vê todos os dias.”

O primeiro a que chamas filósofo, educado no seio da liberdade e do ócio, não vê como é desonroso passar por homem cândido e inútil para tudo, tudo, isto é, cumprir certos desígnios servis, por exemplo, transportar uma maleta, temperar carnes ou fazer discursos. O outro, pelo contrário, desempenha perfeitamente todas estas comissões com destreza e prontidão, mas não sabe se portar como convém a uma pessoa livre, não tem nenhuma idéia da harmonia do discurso, e é incapaz de ser o cantor da verdadeira vida dos deuses e dos homens bem-aventurados.”

e nem é possível, Teodoro, que o mal desapareça por inteiro, porque é preciso que sempre haja alguma coisa contrária ao bem, e como não é possível colocá-lo entre os deuses, é de necessidade que circule sobre esta terra e ao redor de nossa natureza mortal. Esta é a razão pela qual devemos procurar fugir o mais rápido possível desta estância rumo aos deuses. Ao fugir nos assemelhamos a deus no que depende apenas de nós, e nos assemelhamos a ele pela sabedoria, pela justiça e pela santidade.”

Disso depende o verdadeiro mérito do homem ou sua baixeza e seu nada.”

quanto menos acreditarem ser o que são, tanto mais o serão em realidade, porque ignoram qual é o castigo da injustiça, que é o que menos se deve ignorar.”

o que uma cidade erige em lei, por parecer-lhe justa, é tal para ela, enquanto subsistir a lei; mas com respeito ao útil ninguém é atrevido o bastante para poder assegurar que toda instituição adotada por uma cidade que a julgou, por ora, vantajosa continue a sê-la indefinidamente; a não ser que se diga que o é apenas no nome, o que seria uma zombaria tratando-se deste assunto. Não concordais?”

os de Éfeso, que se têm por sábios, são tais, que disputar com eles é disputar com furiosos. Nada há de fixo em suas doutrinas. Deter-se sobre uma matéria, sobre uma questão, responder e interrogar por sua vez, pacificamente, é uma coisa que lhes é impossível, absolutamente impossível; tão pouca formalidade têm. Se lhes interrogas, logo retiram, como de uma bolsa, umas palavras enigmáticas que te arremessam no rosto, e se queres que te dêem a razão do que acabam de dizer, te verás, no meio da frase, já atacado por outras expressões equívocas.”

De que discípulos falas, meu querido Sócrates? Entre eles, nenhum é discípulo de outro; cada um se forma a si mesmo, desde o momento em que o entusiasmo se apoderou dele, e se têm uns aos outros por ignorantes. Não obterás nunca dessa gente, como antes te dizia, nem por força nem por vontade, o consentimento em nada”

Ainda temo criticar Melisso e os demais com alguma dureza quando sustentam que tudo é um e imóvel, mas sinto-o menos a respeito destes que com relação a Parmênides. Parmênides me parece a um só tempo respeitável e temível, para me servir das palavras de Homero. Tratei com ele sendo jovem e quando ele era já muito ancião, e me pareceu que havia em seus discursos uma profundidade pouco comum. Temo que não compreendamos suas palavras e que não penetremos bem em seu pensar; e, mais do que tudo, temo que as digressões que venham a se apoderar de nós, se não as evitamos, nos façam perder de vista o objeto principal desta discussão, que é conhecer a natureza da ciência.

Tu és belo, Teeteto, e não feio como dizia Teodoro, porque o que responde bem é belo e bom.”

SÓCRATES – Quando se julga, é necessário julgar sobre o que se sabe e sobre o que não se sabe?

TEETETO – Sim.

SÓCRATES – É impossível que, sabendo uma coisa, não se a saiba, ou que, não a sabendo, se a saiba.

TEETETO – Certamente.”

Como se formaria um juízo falso, já que o juízo não pode ter lugar fora dos casos que acabo de referir, posto que tudo está compreendido no que sabemos e não sabemos, e que em todos estes casos nos parece impossível o julgar falsamente? Quiçá não convenha examinar o que buscamos sob o ponto de vista da ciência e da ignorância, mas sim sob o ponto de vista do ser e do não-ser.

SÓCRATES – Pode acaso dar-se o caso de que se veja alguma coisa, e que o que se vê não seja nada?

TEETETO – Como?

SÓCRATES – Quando se vê um objeto, aquilo que se vê é uma coisa real, ou pensas tu que aquilo, que é alguma coisa, não é nada?

TEETETO – De forma alguma.”

SÓCRATES – Julgar sobre nada é em absoluto não julgar.

TEETETO – Parece evidente.

SÓCRATES – Logo, não é possível julgar, nem sobre o que não existe, nem sobre um objeto real, nem sobre um ser abstrato.”

SÓCRATES – Um discurso que o espírito dirija a si próprio acerca dos objetos que ele considera. Explico-me, como homem que não sabe muito bem do que fala, mas me parece que o espírito, quando reflete, nada faz senão conversar consigo próprio, interrogando e respondendo, afirmando e negando; e que quando se decidiu, mais cedo ou mais tarde, e revela seu verdadeiro pensar sobre um objeto sem hesitar, é nisto que consiste o juízo. Julgar, então, no meu conceito, é falar, e a opinião é um discurso pronunciado, não a um outro, nem em voz alta, mas em silêncio e diante de si mesmo.

SÓCRATES – Supõe comigo, seguindo nossa linha de raciocínio, que haja em nossas almas pranchas de cera, maior em uns, menor em outros, muito rígida ou muito branda em alguns, ou um perfeito meio-termo noutros.”

(*) “As artes são filhas de Deus (para os crentes), ou do Sublime (para os descrentes), e da Memória, do estudo: sem talento inato e sem estudar (memorizar) os sábios, os predecessores, não pode existir a arte.”

CHACRINHA

É impossível que o que se sabe, cuja impressão se conserva no espírito, e que não se sente no momento atual, imaginemos que seja alguma outra coisa que se sabe, cuja impressão se tem também e que não se sente; da mesma forma, que aquilo que se sabe seja outra coisa que não se sabe e do que não se tem impressão; e também que aquilo que não se sabe seja outra coisa que tampouco se sabe; e aquilo que se sente, algo que também se sinta; e aquilo que se sente, algo que não se sinta; e aquilo que não se sente, outra coisa que tampouco se sinta; e aquilo que não se sente, outra coisa se sinta.

É ainda mais impossível, se é que cabe, se figurar que o que se sabe e se sente, cuja impressão temos n’alma pela sensação, seja alguma outra coisa que se saiba e que se sinta, e cuja impressão tenhamos igualmente por intermédio da sensação.

É igualmente impossível que aquilo que se sabe, aquilo que se sente, cuja imagem conservamos gravada na memória, imaginemos que seja alguma outra coisa que se saiba; e também que aquilo que se sabe, que se sente e cuja lembrança se guarda, seja outra coisa que se sinta; e que aquilo que não se sabe, nem se sente, seja outra coisa que não se saiba, nem se sinta de igual forma; e aquilo que não se sabe, nem se sente, outra coisa que não se saiba; e aquilo que não se sabe nem se sente, outra coisa que não se sinta.”

SÓCRATES – Com relação àquilo que se sabe, quando imaginamos que seja alguma outra coisa que se saiba e que se sinta, ou que não se saiba, mas que se sinta; ou com relação ao que se sabe e se sente quando se toma por outra coisa que se saiba e igualmente se sinta.

TEETETO – Agora te entendo menos que antes.”

é possível que não se sinta o que se sabe e, igualmente, que se sinta.”

Não pode acontecer de forma análoga, com respeito ao que não se sabe, que muitas vezes não se o sinta, e muitas vezes se o sinta, sem mais?”

Sócrates conhece Teodoro e Teeteto, mas não vê nem um, nem outro, e não tem nenhuma outra sensação a respeito deles. Neste caso nunca formará em si mesmo este juízo: que Teeteto é Teodoro.”

SÓCRATES – (…) conhecendo um de vós dois e não conhecendo o outro, e não tendo, por outro lado, nenhuma sensação de um nem de outro, não se me há de afigurar jamais que aquele que eu conheço seja o outro que eu não conheço.

TEETETO – Perfeito.

SÓCRATES – (…) e não conhecendo nem sentindo um ou outro, não hei nunca de pensar que um, que não me é conhecido, seja o outro, que tampouco eu conheço. Numa só palavra, te imagina ouvindo de novo todos os exemplos que propus em primeiro lugar, nos quais jamais formarei um juízo falso sobre ti, nem sobre Teodoro”

SÓCRATES – Resta, por conseguinte, formar juízos falsos no caso em que, conhecendo-os a ti e Teodoro, e tendo vossas feições gravadas sobre as citadas pranchas de cera da memória, vendo-os a ambos de longe, sem distingui-los o suficiente, me esforce em aplicar a imagem de um e de outro à visão que lhe é própria, adaptando e ajustando esta visão sobre as camadas de cera (impressões) que eu possuo (…) e tomando um por outro, como acontece a quem põe o sapato de um pé no outro pé, aplico a visão de um e de outro à fisionomia que não é sua, ou quando recaio em erro, experimentando o mesmo de quando nos olhamos no espelho, onde o que está à direita aparece à esquerda; então acontece que uma coisa se toma pela outra, e se forma um juízo falso.”

SÓCRATES – O mesmo acontece quando, conhecendo-vos, os dois, tenho, além disso, a sensação de um mas não a do outro e não tenho conhecimento deste outro através da sensação, que é o que eu dizia antes”

Dissemos que o falso juízo tem lugar quando, conhecendo estas duas pessoas e vendo uma e outra, ou tendo qualquer outra sensação de ambas, eu não atribuo a imagem de cada uma (das pessoas) à sensação que dela tenho”

o falso ou verdadeiro juízo gira e se move de certa maneira nos limites do que sabemos e do que sentimos”

SÓCRATES – E eis a causa. Quando a cera que se tem na alma é profunda, profusa, densa, aderente e bem-moldada, os objetos que entram através dos sentidos e se gravam neste coração d’alma, como o chamou Homero, designando assim de uma forma poética sua semelhança com a cera, deixam ali impressões distintas entre si e de alguma profundidade, capazes de se conservar à passagem do tempo.

Quem se enquadra neste caso tem a vantagem, em primeiro lugar, de aprender mais facilmente; em segundo, de reter o que aprenderam; e, enfim, de não confundir os signos das sensações, podendo formar verdadeiros juízos. Porque como esses signos são claros e estão colocados num lugar espaçoso, se aplicam de pronto, cada um, a sua marca, isto é, objetos reais. A esta classe se dá o nome de sábios.

SÓCRATES – Pelo contrário, quando este coração está recoberto de pelugem, como loa nosso mui sábio Homero, ou a cera é impura e cheia de sujeiras, ou demasiado mole ou então demasiado dura; acontece o seguinte: os que a tem muito branda aprendem rapidamente, mas esquecem com a mesma facilidade, que é o exato oposto de quem tem uma cera mui dura. Sobre os indivíduos que possuem cera <peluda>, áspera e pétrea até certa medida, ou mesclada com terra e limo, o signo dos objetos não se mostra limpo; tampouco naqueles com cera demasiado rígida, porque aí não há profundidade; nem naqueles com cera molenga, porque, entremesclando-se as camadas (impressões recebidas), rapidamente os objetos se escurecem. Ainda menos claros são quando além do mais a alma ainda é pequena, sendo estreitas suas sendas (o depósito da memória). Todos estes estão sob o caso dos que formam falsos juízos. Porque quando vêem, escutam ou imaginam alguma coisa, ao não aplicar a cada objeto seu signo verdadeiro, seja por lentidão, seja por descuido apressado, atribuem a um objeto características que corresponderiam a outro, e geralmente tudo que ouvem, escutam e concebem decorre do capricho. (…)

TEETETO – Impossível se expressar melhor, Sócrates.”

SÓCRATES – Na verdade, Teeteto, precisamos convir que um homem tagarela é um ser muito importuno e enfadonho.

(…)

SÓCRATES – Me encontro de mau humor a respeito da minha pobre inteligência, ou, para dizer a verdade, quanto ao meu charlatanismo; porque, que outro termo se emprega quando um homem, por pura estupidez, provoca conversa fiada, indo e vindo em todas as direções, jamais se dá por satisfeito e não abandona o assunto a não ser quando é forçado?

TEETETO – Mas o que é que tanto te incomoda?

SÓCRATES – Não só me encontro incomodado, como temo não saber o que responder, no caso de me perguntarem: <Sócrates, averiguaste que o falso juízo não se encontra nem nas sensações comparadas entre si, nem nos pensamentos, mas no concurso da sensação e do pensamento?>. Eu dir-lhes-ei que sim, ao que me parece, comprazendo-lhes como se de magnífica descoberta se tratara.”

SÓCRATES – E não te tocas de que é insolente explicar o que seja o saber, quando ainda não se sabe o que é a ciência? Mas, Teeteto, depois de tanto falarmos, nossa conversa já é um formigueiro de defeitos. Empregamos uma infinidade de vezes estas expressões: conhecemos, não conhecemos, sabemos, não sabemos, como se entendêssemos tanto umas quanto outras, não obstante até agora ignorarmos o que é a ciência”

TEETETO – Como poderás dialogar, Sócrates, se absténs-te de usar tais expressões?

SÓCRATES – Não poderei, até que seja outra coisa que não eu. Mas ao menos é certo que se eu fosse um disputador ou se encontrasse aqui algum, estudar-me-ia e medir-me-ia com maior cautela as palavras de que me sirvo.”

se havendo comprado algum traje e sendo seu dono, o comprador não o usa, diremos acaso que ele tem um traje? Antes, apenas o possui.”

SÓCRATES – Examina, para saber, apenas aquele que, pela aparência, já o sabe desde o início e se exercita, porque para se chegar ao resultado dum cálculo tem-se de conhecer todos os números de antemão. Estás ciente da natureza das dificuldades que agora abordamos?”

SÓCRATES – Depois de uma volta bem comprida, eis-nos aqui de novo de volta ao primeiro problema.”

SÓCRATES – Não é certo que, quando os juízes têm uma persuasão bem-fundada sobre fatos, que não podem ser conhecidos a menos que testemunhados diretamente, julgando, neste caso, somente com base no relato de uma terceira parte, eles mesmo assim formam um verdadeiro juízo sem a ciência, e estão persuadidos, com razão, posto que o bom juiz bem julga, e assim o faz?

TEETETO – Incontestavelmente.

SÓCRATES – Mas, meu querido amigo, se o verdadeiro juízo e a ciência fossem a mesma coisa, nunca que o juiz julgaria bem, nem mesmo o melhor de todos, estando desprovido, pela lógica, da ciência. Disso decorre: o verdadeiro juízo não é sinônimo de ciência.”

SÓCRATES – (…) tu podes explicar-me como ele distinguiria os objetos que se podem saber dos que não se podem?

(…)

SÓCRATES – Escuta bem, então, Teeteto, este segundo relato de um sonho: Creio ter ouvido também de algumas bocas que os primeiros elementos, se é que posso dizê-lo, dos que o homem e o universo se compõem, são inexplicáveis; a cada qual, segundo é em si mesmo, não se pode fazer nada além de dar um nome, sendo impraticável enunciar juízos contra ou a favor das coisas, porque isso já seria atribuir o ser ou o não-ser; nada se deve acrescentar ao elemento, se o objetivo for tão-só enunciá-lo; nem mesmo a coisa é digna de que se a misture e embace com as palavras <ele>, <este>, <cada>, <só>, <isto>, nem outros muitos termos similares, porque, ao não existir nada que seja fixo, todo pronome se aplica a todas as coisas e é de algum modo diferente da própria coisa a que se refere; seria preciso enunciar o elemento em si mesmo, se isso fosse possível, e se houvesse uma explicação que lhe fôra particular, por meio da qual se enunciasse a coisa de uma vez por todas sem o auxílio de nenhuma outra coisa (…)

Ao contrário, sobre os seres compostos desses elementos, como há uma combinação de princípios, combinam-se os nomes que possibilitam a comprovação, porque afinal esta resulta essencialmente da reunião dos nomes. Em suma, os elementos sozinhos não são nem explicáveis nem cognoscíveis, mas apenas sensíveis; porém, quanto aos compostos, estes são cognoscíveis, enunciáveis e estimáveis por um verdadeiro juízo”

SÓCRATES – Então, Teeteto, será que descobrimos mesmo, num só dia, o que muitos sábios tentaram descobrir durante tanto tempo, até a velhice, sem sucesso?”

SÓCRATES – (…) Sem embargo, há, no que acabamos de dizer, um ponto que me desagrada.

TEETETO – E qual é?

SÓCRATES – O que parece mais evidente, a saber: que os elementos não podem ser conhecidos, e que os compostos, por outro lado, o podem.

TEETETO – E não é assim mesmo?”

SÓCRATES – (…) esclarece-me, por favor: têm as sílabas uma definição e os elementos não? (…) Estou de acordo que seja assim. Se alguém te perguntasse sobre a primeira sílaba do meu nome desta maneira: Teeteto, diz-me, o que é SO? O que tu responderias?

TEETETO – Que é um S e um O.

SÓCRATES – Não é essa a explicação dessa sílaba?

TEETETO – Sim.

SÓCRATES – Diz-me então qual é a do S?

TEETETO – Como explicar os elementos dum elemento? O S, Sócrates, é uma letra muda e um som simples, que a língua executa silvando. O B não é uma vogal, nem um som, da mesma forma que maior parte dos elementos; de sorte que pode-se dizer com fundamento que os elementos são inexplicáveis, uma vez que os mais sonoros deles, até o número de sete¹, não têm mais do que som, e não admitem absolutamente explicação.”

¹ Provavelmente, uma referência ao número de vogais gregas, na concepção gramática de Platão, e que, também provavelmente, é a válida para a maior parte dos autores e gramáticos helênicos, se hoje fôssemos fazer um levantamento. Usualmente, dizemos haver 5 vogais. Porém, o mais certo é diferenciar: “A, É, Ê”: aqui temos 3 vogais (fonemas), não somente 2 (“A e E”, como responderiam os vestibulandos). O acento gráfico transforma a pronúncia, pode mudar radicalmente o sentido de um (semi-)homônimo (todos os demais elementos do vocábulo mantidos). A contagem de Teeteto não é exaustiva: não computa todas as vogais que possuem “todos os fonemas humanamente possíveis e discerníveis”, nem conseguiria chegar ao mesmo resultado sobre as consoantes, nem em termos de língua grega clássica (se considerarmos períodos anteriores e posteriores ao socrático) nem se se referisse a qualquer outra cultura, isoladamente, embora possamos hoje, historiogràficamente, (tentar) empreender um catálogo que “some” todos os fonemas produzidos pelas mais díspares culturas, mas este catálogo terá sempre a possibilidade de ter novas páginas conforme novas descobertas arqueoantropológicas. Ex: para nós, brasileiros, inexiste o “Ü”. Não significa que temos um alfabeto “menos total”. Então, essa vogal não adentra nosso sistema fônico. Já outras culturas não reconhecem o “Ô. Noutras culturas, ainda, maioria das ocorrências de “E” se dá numa zona proximal do “I” (dois “E” consecutivos no Inglês). Muitas vezes, os acentos “caem” na ortografia oficial, mas a pronúncia segue inalterada, porque se tornaram redundantes para a média populacional (inúmeros casos no próprio Português e no Francês). Os gregos ou franceses pré-modernos possuíam sinais gráficos que nós nem mesmo estudamos ou conhecemos na escola, tal qual a vogal “O” ou “I” encimada por uma barra horizontal, indicadora do tempo empregado na pronúncia da palavra (vogal breve ou longa, etc.).

Importa, portanto, menos saber quais são os sete fonemas pensados por Teeteto do que se eles configuram um sistema ou totalidade racional representável. O número de “vogais” (que é o que ele nomeia, sem nomear expressamente) poderia ser 5 ou 10, sem ferir o significado essencial no diálogo. “A”, “E”, “I”, “O” ou “U” não têm um conceito, são meros significantes arbitrários.

SÓCRATES – (…) nosso belo razoar se desvanece e escapa de nossas mãos.

TEETETO – Mentiria se dissesse que não. E tão de repente!

SÓCRATES – A culpa é nossa: não defendemos suficientemente bem nossos argumentos. Quiçá fosse necessário supor que a sílaba não consiste em elementos, mas num não-sei-quê, resultante de elementos combinados, representados de uma forma particular, só sua, que é diferente dos elementos tomados por si mesmos.”

SÓCRATES – Concluindo, é preciso que não contenha partes.

TEETETO – Por quê?

SÓCRATES – Porque, onde há partes, o todo é necessariamente o mesmo que a soma das partes. Ou bem dirás que um todo resultante da soma das partes tem uma forma própria distinta da de todas aquelas (partes em conjunto)?

TEETETO – Concordo.

SÓCRATES – O todo e o total ou a soma, são em tua opinião uma mesma coisa ou duas coisas distintas?

TEETETO – Não tenho convicção acerca disso, mas pôsto que queres que eu responda com resolução, me atrevo a dizer que são coisas diferentes.

SÓCRATES – Toda coragem é laudável, Teeteto, e é preciso ver se o é também tua resposta.”

SÓCRATES – Há alguma diferença entre todas as partes e o total? Por exemplo, quando dizemos, um, dois, três, quatro, cinco, seis, ou duas vezes três, ou três vezes dois, ou quatro mais dois, ou três, dois e um (3 + 2 + 1), ou 5 + 1, não dão todas estas expressões no mesmo número, ou resultam num número diferente?

TEETETO – Dão no mesmo número.

SÓCRATES – Não é o mesmo que 6?

TEETETO – Exato.

SÓCRATES – Não compreendemos em cada expressão¹ todas as 6 unidades?

TEETETO – Decerto.

SÓCRATES – Não expressamos nada quando dizemos todas as seis unidades?

TEETETO – Alguma coisa queremos dizer, certamente.

SÓCRATES – Outra coisa que não seja <seis>?

TEETETO – Discordo.

SÓCRATES – Por conseguinte, por tudo que se pode conseguir através dos números, entendemos que o total e todas as suas partes sejam o mesmo.

TEETETO – Assim me parece.

SÓCRATES – Digamos de outra forma. O número, que expressa um acre, e o acre em si, não são a mesma coisa?

TEETETO – Com certeza.

SÓCRATES – O número que expressa o estádio² não estaria no mesmo caso?

TEETETO – Também.

SÓCRATES – Não sucederia o mesmo com respeito ao número de uma infantaria, de uma frota ou coisas semelhantes? Porque a totalidade do número é precisamente cada uma destas coisas tomada em conjunto.

TEETETO – Não posso negar.

SÓCRATES – Mas o que é o número a respeito de cada coisa senão suas partes?

TEETETO – Nada.

¹ Curiosamente, foram 6 os exemplos socráticos:

a) Contando de 1 a 6;

b) 2*3 = 6

c) 3*2 = 6 (regra da permutação, que reza: a ordem da disposição dos termos não altera o produto)

d) 4 + 2 = 6

e) 3 + 2 + 1 = 6 (Não importa o nº de termos, se o somatório for idêntico, já que 4 poderia se decompor perfeitamente em 3 + 1, ou seja, quem conhece o princípio “a)” pode chegar a todos os outros em adição: basta saber contar de 1 até 6 para saber quantas possibilidades de somas de 1 a 5 produzem 6 como resposta.) (Ignoramos aqui o 0, pois os gregos não o reconheciam. Não reconheciam a existência de 6 + 0 = 6.)

f) 5 + 1 = 6 (primeiro termo da série + último termo da série = termo seguinte da série, se o primeiro termo da série for a unidade)

² 1 estádio = 185m

SÓCRATES – O todo não é composto de partes, caso contrário o conjunto das partes seria um total.”

(…)

SÓCRATES – Mas a parte, é parte de algo senão o todo?

TEETETO – Sim, só pode ser parte do total.

SÓCRATES – Te defendes com bravura, Teeteto. O total não é um total quando nada lhe falta?

TEETETO – Necessariamente.

SÓCRATES – O todo, não será, pois, um todo, quando nada lhe falte? Tanto que, se lhe falta alguma coisa, não pode ser um total, nem é um todo, e um e outro (todo e total) se fazem o que são pela mesma causa.”

SÓCRATES – Regressando, enfim, ao que antes queria comprovar, não é certo que se a sílaba não é um dos elementos compostos é uma necessidade que estes elementos não sejam partes com relação a ela, ou que, sendo a mesma coisa que os elementos, não possa a sílaba ser mais conhecida que eles?”

SÓCRATES – Segundo o que dizes, Teeteto, a sílaba deve ser uma espécie de forma indivisível.”

SÓCRATES – Se a sílaba não tem partes, tem então a mesma forma que os primeiros princípios e é simples como eles?

TEETETO – A parecer que sim.”

SÓCRATES – Se acaso a sílaba for una e indivisível, tanto quanto o elemento, ela não será então mais suscetível de explicação, nem mais cognoscível que aquele, porque a mesma causa produzirá os mesmos efeitos em ambos.”

SÓCRATES – Tu não fizeste outra coisa, ao aprender as letras, que exercitar-se em distinguir os elementos, seja pela vista, seja pelo ouvido, para não te veres confundido, qualquer que fosse a ordem em que se as pronunciava ou escrevia.

TEETETO – Dizes a verdade.

SÓCRATES – E que é que trataras de aprender perfeitamente à casa do mestre de lira, senão o meio de te pores de acordo com cada som audível e distinguir a corda de que cada tipo diferente de som procedia? Isso o mundo inteiro admite, porque são estes (o som, a nota) os elementos da música.”

Os elementos podem ser reconhecidos, conforme exige a perfeita inteligência de cada ciência, de maneira mais clara e decisiva que quanto às sílabas;¹ e se alguns sustentam que a sílaba é, por natureza, cognoscível, e que o elemento por natureza não o é, podemos ter certeza que é um bromeiro ou um louco.”

¹ Não existia na antiguidade uma ciência chamada Linguística, bem como ela ainda hoje comporta tantas correntes que seria besteirol e pretensão tentar abarcar tantas e tão profusas concepções lingüísticas sob um mesmo rótulo.

SÓCRATES – Diz-me quê significa a palavra explicação. Em meu juízo significa uma destas três coisas.

TEETETO – Que coisas?

SÓCRATES – A primeira, o ato de fazer o pensamento sensível pela voz por meio dos nomes e dos verbos; em conseqüência disso, ficará a palavra empregada gravada no pensamento, nele refletida, a modo de um espelho ou da superfície d’água.”

SÓCRATES – Não é todo mundo igualmente capaz de fazê-lo, e de expressar com razoável clareza e sucintez o que pensa sobre determinada matéria, salvo se falamos de um mudo ou surdo de nascimento?”

Hesíodo¹ diz que a carruagem compõe-se de cem peças. Eu não as poderia enumerar, e creio que tu tampouco. E se nos perguntassem o que diabos é uma carruagem, creríamos suficiente responder <as rodas, o eixo, os flancos, os aros e o timão>.

TEETETO – Certamente.

SÓCRATES – Mas, respondendo assim pareceríamos, a quem nos fizesse essa pergunta, tão ridículos, como se perguntando-nos teu nome, respondêssemos sílaba por sílaba, e talvez não imaginássemos, crendo formar um juízo exato e bem-enunciado, que vestíamos no final a toga de gramáticos, explicando conforme as regras da gramática o nome de Teeteto; sendo que isso é exatamente ignorar o quê é responder como um homem que sabe, a não ser que com o verdadeiro juízo prestássemos conta exata de cada coisa, menor que fosse, de acordo com seus elementos constituintes, como dissemos precedentemente.”

¹ (*) Nota do editor espanhol – As Obras e Os Dias, 454.

SÓCRATES – Pensas tu que alguém conhece qualquer objeto, seja qual seja, quando julga que uma mesma coisa pertence tanto ao mesmo objeto quanto a outro diferente, ou que sobre um mesmo objeto forma tão logo um juízo como outro?

(…)

TEETETO – Tu queres dizer, Sócrates, que nós críamos que tal letra pertencia tanto à mesma sílaba quanto a outra, e que colocávamos a mesma letra, tão logo numa sílaba (que lhe correspondia) como em outra qualquer?

SÓCRATES – Sim, isso mesmo.

TEETETO – Pois bem, então, não o esqueci; e não tenho por sábios aqueles que incorrem nesses equívocos.

SÓCRATES – Mas… e se uma criança em situação análoga escreve o nome Teeteto, com um T e um E, crendo estar, assim, escrevendo-o corretamente, e, querendo ainda escrever o nome Teodoro, usa também o T e o E, diremos dessa criança que conhece a primeira sílaba de vossos nomes?

TEETETO – Acabamos de convir, Sócrates, que quem assim pensa, pensa em confusão e dista do conhecer.

SÓCRATES – E não poderia pensar igual com respeito à segunda, terceira e também à quarta sílabas?

TEETETO – Em absoluto.”

SÓCRATES – Quer dizer, meu querido amigo, que há um juízo reto, acompanhado de explicação, que ainda não se pode chamar <ciência>.

TEETETO – Parece que é isso mesmo.

SÓCRATES – Segundo todas as aparências, nós só estávamos sonhando ao crer determos a verdadeira definição da ciência. Mas não a condenemos ainda!”

TEETETO – Isso me recorda, Sócrates, bem oportunamente, que, com efeito, ainda falta um sentido para examinar: segundo o primeiro, a ciência seria a imagem do pensamento expressa pela palavra; segundo o segundo sentido do qual acabamos de falar, a determinação do todo pelos elementos (método analítico); e o terceiro sentido ou a terceira acepção, qual seria essa?

SÓCRATES – O mesmo que muitos outros designariam assim como eu, e que consiste em poder dizer no quê a coisa que é objeto de interrogação difere de todas as demais coisas (exclusão pela negação dos contrários).

(…)

SÓCRATES – Veja o sol, por exemplo. Creio que designo-o suficientemente ao dizer que é o mais brilhante de todos os corpos celestes que giram ao redor da Terra.

TEETETO – E nisso não erras.

SÓCRATES – Escuta, Teeteto, porque assim me expressei. Acabamos de dizer que, segundo alguns, fixa-se, a respeito de cada objeto, a diferença que os separa de todos os demais; desse modo, obtém-se a explicação do objeto em questão; mas se só te fixares numa qualidade em comum, terás apenas a explicação dos objetos a quem esta qualidade é comum.

(…)

SÓCRATES – Desse modo, quando, mediante um juízo reto acerca dum objeto qualquer, vem-se a saber no quê é que ele se diferencia de todos os demais, ter-se-á a ciência do objeto, superando assim, aquele estágio em que nos encontrávamos, quando detínhamos apenas a opinião acerca do objeto.

Quando formo sobre ti um juízo verdadeiro, ou o verdadeiro juízo, possuindo a explicação do que és, finalmente te conheço; mas, senão, não tenho mais do que uma opinião de Teeteto.”

SÓCRATES – E quando não tinha de ti mais que uma simples opinião, estás de acordo que eu não havia ainda penetrado com profundidade de pensamento bastante os traços que te distinguem do resto dos mortais?

TEETETO – De fato, creio-o.

SÓCRATES – Não tinha presentes no espírito (na alma) qualidades além das comuns, que podem ser tanto suas quanto de qualquer outro homem.

TEETETO – Necessariamente.”

SÓCRATES – No meu entendimento, Teeteto, nunca hei de formar tua imagem antes de que teu nariz achatado se imprima em minha memória, de uma maneira diferente a todas as espécies de narizes achatados que eu já gravei; e o mesmo a respeito de todas as outras partes que te compõem. De sorte que, se te encontrar amanhã, teu nariz achatado trar-me-á à tona tua alma, e formarei de ti um juízo verdadeiro.

TEETETO – Incontestável!”

SÓCRATES – E se se pergunta, ao autor da definição, <o quê é a ciência>, ele responderá, é o mais provável, que trata-se dum juízo exato sobre um objeto do qual se conhecem as distinções

a ciência não é a sensação, nem o verdadeiro juízo, nem o mesmo juízo acompanhado de explicação.”

SÓCRATES – Veja, pois, meu querido amigo, que ainda segue nossa penosa gravidez e as dores do parto (na forma do conhecimento sobre a ciência) ainda nos premem. Ou tu achas que já demos a luz a todas as nossas concepções?

TEETETO – Com efeito, Sócrates, pude dizer, com teu auxílio, muito mais coisas do que tinha em meu interior.

SÓCRATES – Não viste com perfeição, por intermédio de minha arte de parteiro, que todas aquelas concepções eram frívolas e indignas de sustentação e propagação?

TEETETO – Sim, vi muito bem.

SÓCRATES – Se, Teeteto, desejas, doravante, produzir, e se, com efeito, produzes frutos, serão melhores, graças a esta discussão que travamos; mas se permaneces estéril, ao menos não te farás enfadonho aos que contigo dialoguem, porque serás mais tratável e mais humilde, e não crerás saber o que não se sabe. Isso é tudo de que minha arte é capaz – não espere mais dela. (…) No entanto, sobre o ofício de fazer partos, minha mãe e eu o recebemos diretamente de deus, ela, para as mulheres, eu, para os jovens de belas formas e nobres sentimentos. Agora necessito ir ao pórtico do rei, para responder à acusação de Meleto contra mim¹; mas, Teodoro, que também nos escuta, te insto a me aguardar neste mesmo local e horário amanhã.”

¹ https://seclusao.art.blog/2017/12/08/apologia-de-socrates/.

A MEGERA DOMADA: Uma comédia educativa

trad. por Nélson Jahr Garcia

GLOSSARINHO:

bufarinheiro: vendedor ambulante

marafona: puta

megera: bruxa, perversa – de forma mais nuançada, a Catarina de “O Cravo e a Rosa” // shrew

sly: manhoso, perspicaz, sub-reptício (origem nórdica, “able to slay”), difícil de ler, furtivo

taful: janota, pobretão

* * *

NOBRE

(…) Vamos fazer uma experiência, amigos, com este bêbedo. Que tal a idéia de o pormos numa cama e de o cobrirmos com lençóis bem macios, colocarmos-lhe anéis nos dedos, um banquete opíparo [faustoso] junto ao leito, lhe pormos solícitos serventes ao redor, quando ele a ponto estiver de acordar? Não esquecerá sua própria condição de mendigo?”

“Já quero ver o instante em que ele o nome der de esposo ao borracho, e em que os criados procurarem conter-se, por não rirem, quando mostrarem reverência ao rústico.”

“Nunca na minha vida bebi xerez, e se quereis oferecer-me conserva, que seja de carne de vaca.” “Sim, algumas vezes chego a ter mais pés do que sapatos, ou apenas desses sapatos que deixam ver os dedos pelos furos do couro.”

“Vamos deitar-te num colchão mais macio do que o leito voluptuoso arranjado de propósito para Semíramis.” “Gostas da falcoaria? Teus falcões mais alto pairam do que as cotovias madrugadoras.”

Segundo criado

Se preferes quadros, arranjaremos sem demora o retrato de Adônis repousando nas margens de um regato, ou Citeréia velada pelos juncos, parecendo que brinca com o próprio hálito e se move como os juncos que os ventos embalançam.”

(…)

Terceiro criado

Ou Dafne a errar por entre os espinheiros, as pernas a arranhar de fazer sangue, a cuja vista Apolo chora, tal o primor com que pintadas foram as lágrimas e o sangue.”

Terceiro criado

Não conheceis, senhor, essa taberna, nem criada nenhuma desse nome, como não conheceis ninguém chamado Estêvão Sly, Henrique Pimpernell, Pedro Turf e João Naps, o velho grego e outros 20 sujeitos desse tipo.

SLY

Graças a Deus, agora estou curado.

“Madame esposa, acabam de contar-me que eu dormi e sonhei mais de 15 anos.”

Expediente freqüente da metalinguagem: “Da loucura sendo a melancolia a nutridora, acharam bom que ouvísseis uma peça que a dor expulsa e a vida deixa longa.”

* * *

“O mundo que escorregue, que com isso mais moços nós ficamos.”

“O filho de Vicêncio, que educado foi em Florença, às esperanças deve do pai dar cumprimento, ornamentando sua fortuna com virtuosos feitos.” “Que pensas? Para Pádua vim de Pisa como alguém que deixasse uma lagoa não muito funda, para projetar-se no mar, sequioso de estancar a sede.”

“não devemos virar estóicos – penso – ou mesmo estacas, nem ficar tão devotos de Aristóteles que a Ovídio reneguemos como a réprobo. Com vossas relações falai de lógica mas na prática usual sede retórico. Animai-vos com música e poesia; quanto pedir o estômago, servi-vos de matemática ou de metafísica. Onde não há prazer não há proveito.”

Hortênsio, Petrucchio, Batista, Bianca e Catarina inspiraram O Cravo e a Rosa.

“HORTÊNSIO – De uma demônia dessas, Deus nos livre!

GRÊMIO – E a mim também, bom Deus!”

“Bonequinha mimada! Melhor fôra nos olhos dela enfiar os dedos logo. Saberia por quê.”

“Como eu sei que a maior delícia dela consiste em música, instrumentos, versos, vou chamar professores que lhe possam instruir a mocidade. Signior Grêmio, ou vós, Hortênsio, caso conheçais algum, mandai que me procure logo. Sou sempre amigo das pessoas cultas, nada poupando para dar às filhas gentil educação.”

“Ora, Grêmio! há muitos rapazes bons no mundo – a dificuldade está em sabermos encontrá-los”

“entre batatas podres não há o que escolher.”

3 para 1

0 para 1

“ó Trânio! abraso-me, definho, morro, Trânio, se não casar com esta meiga jovem.”

“não é com ralhos que a afeição se expulsa.”

Redime te captum, quam queas minimo

Melhor comprar um escravo que deixá-lo morrer de fome.

Ame e sofra, mas sorva do amor!

“Acordai, meu caro amo! O caso é este: a irmã mais velha é tão maligna e bruta que enquanto o pai não se vir livre dela, mestre, solteira vossa amada fica. Por isso ele a trancou a 7 chaves, porque dos importunos se livrasse.”

“Basta; tenho um plano. Não fomos vistos em nenhuma casa; pelo rosto ninguém nos reconhece como patrão e criado. Assim faremos: vais ter criados e casa, como eu próprio; vou ser outra pessoa, um florentino, napolitano ou cidadão de Pisa. Já está chocado o plano, vai ser isso. (…)

(Trocam as respectivas roupas.)

TRÂNIO

apraz-me ser Lucêncio, por amor de Lucêncio.”

“passarei a ser escravo, para vir a alcançar essa donzela que me feriu os olhos extasiados.”

Uma peça dentro de uma peça dentro de uma peça que é uma peça tão pequena que não pode ser vista.

* * *

(Saem. Falam as personagens do prólogo.)

PRIMEIRO CRIADO

Estais cochilando, senhor; não estais prestando atenção à peça.”

* * *

“HORTÊNSIO – Alla nostra casa ben venuto, molto honorato signior mio Petrucchio.

“PETRUCCHIO – (…) Resumindo, signior Hortênsio, a coisa é como segue: morreu meu pai, Antônio, tendo agora saído eu sem destino, tencionando casar bem e vencer do melhor modo. Ouro tenho na bolsa; bens, na pátria. Assim, viajo para ver o mundo.”

“PETRUCCHIO – Entre amigos, signior Hortênsio, não se fala muito. Se conheces alguém bastante rica para que esposa de Petrucchio seja – pois o ouro tilintar na dança deve do casamento dele – embora seja tão feia como a amada de Florêncio, velha como a Sibila, tão maligna e impertinente como a própria esposa de Sócrates, Xantipa, ou mesmo pior: não poderá deixar-me transformado nem embotar de meu afeto o gume, embora seja como o mar Adriático, quando se altera. Vim para casar-me, para uma noiva rica achar em Pádua; sendo rica, feliz serei em Pádua.

“Seu único defeito – e que defeito! – é ser intoleravelmente brava, teimosa e cabeçuda sem medida, a tal ponto que, embora meus haveres fossem menores, não a desposara por uma mina de ouro.”

“GRÚMIO – (…) Ela poderá, talvez, chamá-lo umas 10x de biltre ou coisa assim. Não lhe fará mossa nenhuma. Uma vez entrado na dança, ele recorrerá ao vocabulário próprio. Vou dizer-vos uma coisa, senhor: por pouco que ela lhe resista, ele lhe marcará o rosto com uma figura que a deixará tão desfigurada como um gato sem olhos. Não o conheceis, senhor.”

“HORTÊNSIO – (…) Por julgar impossível – em virtude dos defeitos há pouco relatados – que a Catarina alguém escolher possa, determinou Batista deste modo: que ninguém tenha acesso à bela Bianca sem que venha a casar-se Catarina.

GRÚMIO – Catarina goela: o pior nome para uma donzela.”

“Não há nenhuma velhacaria nisso. Vede como os moços sabem juntar as cabeças para enganarem os velhos.”

GRÚMIO & GRÊMIO

“GRÊMIO – Oh! que coisa é a ciência!

GRÚMIO – Oh! que animal é esta galinhola!”

Morreu meu pai; mas vive meu dinheiro; viver pretendo agora prazenteiro.”

“Ora! Espantalho é só para criança.”

“A filha da formosa Leda teve um milhão de pretendentes. Logo, mais um vai ter a bela Bianca. Assim será. Lucêncio não desiste, mesmo que venha Páris, lança em riste.”

“PETRUCCHIO – A primeira, senhor, soltai; é minha.

GRÊMIO – Pois não; deixo o trabalho para esse Hércules; que lhe seja maior que os outros 12.”

“Como advogados procedamos nisso, os quais, embora com calor discutam, depois comem e bebem como amigos.”

Batista, das tuas filhas tenho a lista. Por favor, não as peça que se vista’, simplesmente não insista!

(Entra Grêmio, com Lucêncio vestido pobremente, Petrucchio, com Hortênsio, como professor de música, e Trânio, com Biondello, que traz um alaúde e livros.)”

“Ao se encontrarem, duas chamas violentas aniquilam quanto a fúria lhes tenha alimentado. Conquanto o fogo brando se embraveça com pouco vento, os furacões terríveis levam diante de si o fogo e tudo.”

“CATARINA – Muito leve para ser apanhada por um rústico. Sou tão pesada quanto devo sê-lo.

PETRUCCHIO – Pesada, não; preada.

CATARINA – Ave de preia só conheço gavião.

PETRUCCHIO – Ó vagarosa rolinha, um gavião irá apanhar-te?

CATARINA – Bruto seria para uma rolinha.

PETRUCCHIO – Vamos, vespa; ferina sois bastante.

CATARINA – Sendo eu vespa, cuidado com o ferrão.

PETRUCCHIO – Há remédio para isso: arranco-o logo.

CATARINA – Sim, no caso de o tolo vir a achá-lo.

PETRUCCHIO – Quem não sabe onde as vespas o têm sempre? No corpinho.

CATARINA – Na língua.

PETRUCCHIO – Como! língua? Língua de quem?

CATARINA – Na vossa, se em corpinho vindes falar-me. Adeus.

PETRUCCHIO – Como! Com minha língua em vosso corpinho? Não, Quetinha; voltai; sou um cavalheiro.

CATARINA – Vou ver isso. (Bate-lhe)

PETRUCCHIO – Se me bateres novamente, juro que te darei um murro.

CATARINA – Nesse caso, perderíeis as armas; pois, batendo-me, não seríeis em nada cavalheiro, e, não o sendo, não teríeis armas.”

“PETRUCCHIO – Nem um pouquinho; acho-vos mui gentil. Tinham-me dito que éreis selvagem, áspera e estouvada; e ora vejo que o boato é mentiroso, pois és muito cortês, encantadora, de gênio divertido; um pouco tarda para falar, mas suave como as flores da primavera. Os lábios tu não mordes, tal como as raparigas irritadas. Não contradizes nunca outras pessoas; é sempre branda que manténs conversa com teus cortejadores, sempre afável, com gentis ademanes. Por que o mundo diz que Quetinha é manca? Oh mundo infame! Quetinha é reta e esbelta como galho de aveleira, de tez amorenada como a avelã, tão doce quanto a fruta. Oh! anda um pouco; sei que não claudicas.

CATARINA – Vai dar ordem, cretino, aos teus criados.”

eu nasci para domar-te, para transformar a Quetinha rezingueira numa Quetinha mansa, e tão amável como as Quetinhas donas de seus lares.”

“Em paciência é Griselda rediviva; a romana Lucrécia, em castidade.”

“Oh! sois noviços. É uma maravilha verificar, quando a mulher e o homem ficam sós, como pode um mariquinhas dominar a megera mais rebelde. Quetinha, dá-me a mão. Vou a Veneza comprar a roupa para o casamento.”

“- Sai desmiolado! Brilha a meia-idade.

– Mas às jovens apraz a mocidade.”

“BATISTA – (…) De vós ambos o que firmar a minha filha dote mais opulento, o amor terá de Bianca. Dizei-me, signior Grêmio, que importância podeis assegurar-lhe?”

“Não nego que já sou um tanto idoso. Se eu morrer amanhã tudo isso é dela, caso, enquanto eu viver, ela for minha.”

“2 mil ducados anuais de terra? Minhas terras não dão tamanha renda. Mas prometo também que será dela minha carraca [grande navio] que ancorada se acha no porto de Marselha.”

“- Isso é um sofisma; ele está velho; eu, moço.

– E não morrem os moços como os velhos?”

“Não há motivo – não o vejo – para que um Lucêncio falso não tenha um pai Vicêncio também falso. Eis o estranho do caso: os pais, de regra, dão vida aos filhos; mas neste noivado pelo filho vai ser o pai gerado.”

“Asno atrasado, que não leu bastante para entender por que é que existe música: não é para aliviar o entendimento depois do estudo e do trabalho diário? Deixai-me ler, assim, filosofia, e, ao descansar, servi vossa harmonia.”

“BIANCA – Traduzi.

LUCÊNCIO – Hac ibat, como já voz disse, Simois, eu me chamo Lucêncio, hic est, filho de Vicêncio de Pisa, Sigeia teilus, disfarçado para alcançar vosso amor. Hic steterat e o Lucêncio que se apresentou para vos fazer a côrte, Priami, é meu criado Trânio, regia, que tomou o meu nome, celsa senis, para melhor enganarmos o velho pantalão.”

“BIONDELLO – Ora, Petrucchio vem vindo aí com um chapéu novo e um casaco velho; uns calções de 3x revirados; um par de botas que já serviram de candelabro, uma de fivela e a outra de amarrar com cordão; uma espada enferrujada e sem bainha, tirada do arsenal da cidade, com o punho quebrado e com as duas correias arrebentadas. O cavalo em que ele vem é manco e traz uma sela bichada e velha, com estribos desaparelhados, além de sofrer de mormo e gosma, de sarna, de escorbuto; está cheio de tumores nas juntas, de esparavão caloso; a icterícia o deixou listado, tem escrófula a mais não poder, vive morto de apoplexia, comido de lombrigas; a espinha, arrebentada; as pás, fora do lugar; as pernas da frente são mais curtas, o freio, de um lado só, com cabeçada de couro de carneiro que de tanto ser puxado para impedi-lo de tropeçar, já arrebentou em muitas partes, ficando cheio de nós. A silha é de 6 variedades de pano; o selim é de mulher, com duas iniciais indicadoras do nome da dona primitiva, desenhadas com tachas e aqui e ali costuradas com barbante.”

“um monstro, um verdadeiro monstro nos trajes, não se parecendo em nada com um pajem cristão ou com o criado de um gentil-homem.”

“Aposto um bom vintém em que um cavalo só e um homem, mais ninguém, se eu junto os colocar não formarão um par.”

“Ela se casa comigo apenas, não com minha roupa.”

“Ao perguntar-lhe o padre se por esposa ele aceitava a noiva, <Sim, pelo raio!> disse, de tal modo gritando que, de medo, o sacerdote deixou cair o livro, e, ao abaixar-se para apanhá-lo, o noivo tresloucado deu-lhe tamanho murro que rolaram pelo chão padre e livro, livro e padre. <Quem quiser>, disse, <que os levante agora>. (…) Nunca houve casamento tão maluco.”

“Quero ser dono do que me pertence; ela é minha fazenda, meus bens móveis, a mobília, o celeiro, a casa, o campo, meu burro, meu cavalo, minha vaca, meu tudo, enfim.”

“Petrucchio está catarinado, juro-o.”

“Com um tempo destes, um homem mais alto do que eu se resfriaria facilmente.”

“CURTIS – E ela, é a megera furibunda de que todos falam?

GRÚMIO – Foi, Curtis, antes desta geada. Mas, como sabes, o inverno amansa o homem, a mulher e o animal, pois assim o fez com meu velho amo, com minha nova patroa e comigo mesmo”

“Será melhor para ambos jejuarmos – sendo por natureza tão coléricos – do que carne ingerirmos tão assada.”

“Tenho também outro processo para deixar manso o gavião, fazer que volte e habituá-lo ao meu grito, i.e., forçá-lo a ficar acordado, como é de hábito fazer com esses milhanos indomáveis que se debatem muito.” “Essa é a maneira de matar com carícias uma esposa. Dobrarei desse modo o gênio dela, opinoso e violento. Se alguém sabe como amansar melhor uma megera, venha ensinar-me, que aqui fico à espera.”

Bianca Indomada

“BIANCA – Como! Aulas de domar? Há escola disso?

TRÂNIO – Sim, senhor; e Petrucchio é o professor. Meios conhece de amansar a bruxa, deixando-a mui discreta e não perluxa [presumida].”

“Fico acordada com pragas; alimento-me de gritos. E o que mais me magoa nisso tudo é fazer ele tudo sob a capa do amor mais atencioso, parecendo que, se eu viesse a dormir ou a alimentar-me cairia logo doente, ou perecera sem maiores delongas.”

“Só com o nome dos pratos me alimentas? Sejas maldito, e assim toda essa súcia que com meu sofrimento se empavona.”

Ergo me, logo ando.

“Não posso ficar mais tempo. Conheço uma rapariga que se casou numa tarde, ao ir à horta apanhar salsa para encher um coelho. O mesmo podereis fazer, meu senhor.”

“PROFESSOR [O Vicêncio farsante] – Quem é que bate como se quisesse derrubar a porta?

VICÊNCIO – O signior Lucêncio está, meu senhor?

PROFESSOR – Está, sim senhor; mas não pode atender a ninguém.

VICÊNCIO – Como! E se alguém lhe trouxesse 100 ou 200 libras, para maior animação de seus divertimentos?

PROFESSOR – Guardai para vós mesmos vossas 200 libras; enquanto eu tiver vida ele não precisará disso.”

“VICÊNCIO – Vinde cá, meu velhaco. Então, já vos esquecestes de quem eu sou?

BIONDELLO – Se já me esqueci de vós? Não, senhor; não poderia ter-me esquecido de vós, porque nunca vos vi em toda a vida.

VICÊNCIO – Como, notório biltre! Nunca viste o pai de teu amo, nunca viste Vicêncio?”

“Estou arruinado! Estou arruinado! Enquanto em casa eu faço o papel de marido econômico, meu filho e meu criado esbanjam tudo na universidade.”

“BATISTA – Que fizeste? Onde ficou Lucêncio?

LUCÊNCIO – Aqui está ele, o verdadeiro filho do Vicêncio verdadeiro, que pelo casamento fez dele a tua filha, enquanto os olhos uns mistificadores te enganavam.”

“VIÚVA – Quem tem vertigens diz que o mundo roda.

PETRUCCHIO – Resposta bem redonda.

CATARINA – Explicai-me, vos peço, essa sentença.

VIÚVA – Que tendo vosso esposo uma megera, julga a mulher do próximo uma fera.”

“Paz, amor, vida tranqüila, máxima respeitada e uma legítima supremacia. Em suma: tudo quanto torna doce e feliz nossa existência.”

A mulher irritada é como fonte remexida: limbosa, repulsiva, privada da beleza; e assim mantendo-se, não há ninguém, por mais que tenha sede, que se atreva a encostar os lábios nela, a sorver uma gota.” “Por que motivo temos o corpo delicado e fraco, pouco afeito aos trabalhos e experiências do mundo, se não for apenas para que nossas qualidades delicadas e nossos corações de acordo fiquem com nosso hábito externo? Deixai disso, vermezinhos teimosos e impotentes! agora vejo que nossas lanças são de palha, apenas. Nossa força é fraqueza; somos criança que muito ambicionando logo cansa.”

L’ENCYCLOPÉDIE – AD

Ad

* ADAD ou ADOD, s. m. (Myth.) divinité des Assyriens, que les uns prennent pour le soleil, d’autres pour cet Adad qui fut étouffé par Azael qui lui succéda, & qui fut adoré ainsi qu’Adad par les Syriens, & surtout à Damas, au rapport de Josephe. Antiq. Judaïq.

ADAM. “Ce n’est pas précisément comme nom propre, mais comme nom appellatif, que nous plaçons dans ce Dictionnaire le nom d’Adam, qui désigne tout homme en général, & répond au grec A’NTRWPO; qui répond au Grec PURRO\, & au Latin rufus [rubro; vermelho], à cause de la couleur roussâtre de la terre, dont, selon les Interpretes, Adam avoit été tiré.”

Il faut nécessairement en revenir à ce double état de félicité & de misère, de foiblesse & de grandeur, pour concevoir comment l’homme, même dans l’état présent, est un composé si étrange de vices & de vertus, si vivement porté vers le souverain bien, si souvent entraîné vers le mal, & suet à tant de maux qui paroissent à la raison seule les châtimens d’un crime commis anciennement. Les Payens même avoient entrevû les ombres de cette vérité, & elle est la base fondamentale de leur métempsycose, & la clé unique de tout le système du Christianisme.”

S. Augustin est le premier qui les ait développés à fond, & prouvé solidement l’un & l’autre dans ses écrits contre les Manichéens & les Pélagiens; persuadé que pour combattre avec succès ces deux Sectes opposées, il ne pouvoit trop insister sur l’extrème différence de ces deux états, relevant contre les Manichéens le pouvoir du libre arbitre dans l’homme innocent, & après sa chûte, la force toute-puissante de la grace pour combattre les maximes des Pélagiens”

On demande, 1°, combien de tems Adam & Eve demeurerent dans le jardin de délices. Quelques-uns les y laissent plusieurs années, d’autres quelques jours, d’autres seulement quelques heures. Dom Calmet pense qu’ils y pûrent demeurer 10 ou 12 jours, & qu’ils en sortirent vierges.

2°. Plusieurs auteurs Juifs ont prétendu que l’homme & la femme avoient été créés ensemble & collés par les épaules ayant quatre piés, quatre mains & deux têtes semblables en tout, hors le sexe, & que Dieu, leur ayant envoyé un profond sommeil, les sépara & en forma deux personnes: idée qui a beaucoup de rapport aux Androgynes de Platon. Voyez Androgyne. Eugubin [Agostino Steuco, italiano do séc. XVI, dono de antiquário e contra-reformista], in Cosmopoeia, veut qu’ils aient été unis, non par le dos, mais par les côtés; ensorte que Dieu, selon l’Écriture, tira la femme du côté d’Adam: mais cette opinion ne s’accorde pas avec le texte de Moyse, dans lequel on trouveroit encore moins de traces de la vision extravagante de la fameuse Antoinette Bourignon [misticista do séc. XVII], qui prétendoit q’Adam avoit été créé hermaphrodite, & qu’avant sa chûte il avoit engendré seul le corps de Jesus-Christ.

JOÃO E O PÉ-DE-ADÃO: “3°. On n’a pas moins débité de fables sur la beauté & la taille d’Adam. On a avancé qu’il étoit le plus bel homme qui ait jamais été, & que Dieu, pour le former, se revêtit d’un corps humain parfaitement beau. D’autres ont dit qu’il étoit le plus grand géant qui eût jamais été, & ont prétendu prouver cette opinion par ces paroles de la Vulgate, Josué, ch. XIV: Nomen Hebron ante vocabatur Cariath-Arbé, Adam maximus ibi inter Enachim situs est; mais dans le passage le mot Adam n’est pas le nom propre du premier homme, mais un nom appellatif qui a rapport à arbé; ensorte que le sens de ce passage est: cet homme (Arbé) étoit le plus grand ou le père des Enachims. Sur ce fondement, & d’autres semblables, les Rabbins ont enseigné que le premier homme étoit d’une taille si prodigieuse, qu’il s’étendoit d’un bout du monde jusqu’à l’autre, & qu’il passa des isles Atlantiques dans notre continent sans avoir au milieu de l’Océan de l’eau plus haut que la ceinture: mais que depuis son péché Dieu appesantit sa main sur lui, & le réduisit à la mesure de 100 aunes [medida francesa antiga =~ 73m]. D’autres lui laissent la hauteur de 900 coudées, c’est-à-dire, de plus de 1.300 piés [circa 400m], & disent que ce fut à la prière des Anges effrayés de la première hauteur d’Adam, que Dieu le réduisit à celle-ci.”

Ísis e o Pé-d’Aquiles

C’est sans fondement qu’on lui attribue l’invention des lettres hébraïques, le Pseaume XCI & quelques ouvrages supposés par les Gnostiques & d’autres Novateurs.”

ADAMITES ou ADAMIENS. “ils prirent le nom d’Adamites, parce qu’ils prétendoient avoir été rétablis dans l’état de nature innocente, être tels qu’Adam au moment de sa création, & par conséquent devoir imiter sa nudité. Ils détestoient le mariage, soûtenant que l’union conjugale n’auroit jamais eu lieu sur la terre sans le péché, & regardoient la joüissance des femmes en commun comme un privilége de leur prétendu rétablissement dans la Justice originelle. Quelqu’incompatibles que fussent ces dogmes infames avec une vie chaste, quelques-uns d’eux ne laissoient pas que de se vanter d’être continens, & assûroient que si quelqu’un des leurs tomboit dans le péché de la chair, ils le chassoient de leur assemblée, comme Adam & Eve avoient été chassés du Paradis terrestre pour avoir mangé du fruit défendu; qu’ils se regardoient comme Adam & Eve, & leur Temple comme le Paradis. Ce Temple après tout n’étoit qu’un soûterrain, une caverne obscure, ou un poële dans lequel ils entroient tout nuds, hommes & femmes [mangá Berserk!]; & là tout leur étoit permis, jusqu’à l’adultère & à l’inceste, dès que l’ancien ou le chef de leur société avoit prononcé ces paroles de la Genese 1:22: Crescite & multiplicamini. Théodoret ajoûte que, pour commettre de pareilles actions, ils n’avoient pas même d’égard à l’honnêteté publique, & imitoient l’impudence des Cyniques du paganisme. Tertullien assûre qu’ils nioient avec Valentin l’unité de Dieu, la nécessité de la prière, & jaitoient le martyre de folie & d’extravagance. Saint Clément d’Alexandrie dit qu’ils se vantoient d’avoir des livres secrets de Zoroastre, ce qui a fait conjecturer à M. de Tillemont qu’ils étoient adonnés à la magie. Epiph. hoers. 52. Théodoret, liv. I. hicar. fabular. Tertull. contr. Prax. c. 3. & in Scorpiac. c. 15. Clem. Alex. Strom. lib. 1. Tillemont, ome Il. page 280.

Tels furent les anciens Adamites. Leur secte obscure & détestée ne subsista pas apparemment longtems, puisque Saint Epiphane doute qu’il y en eût encore, lorsqu’il écrivoit: mais elle fut renouvellée dans le XIIe siècle par un certain Tandème connu encore sous le nom de Tanchelin, qui sema ses erreurs à Anvers sous le regne de l’Empereur Henri V. Les principales étoient qu’il n’y avoit point de distinction entre les Prêtres & les laïcs, & que la fornication & l’adultere étoient des actions saintes & méritoires. Accompagné de 3000 scélérats armés, il accrédita cette doctrine par son éloquence & par ses exemples; sa secte lui survécut peu, & fut éteinte par le zele de Saint Norbert.

D’autres Adamites reparurent encore dans le XIVe siecle sous le nom de Turlupins & de pauvres Frères, dans le Dauphiné & la Savoie. Ils soûtenoient que l’homme arrivé à un certain état de perfection, étoit affranchi de la loi des passions, & que bien loin que la liberté de l’homme sage consistât à n’être pas soûmis à leur empire, elle consistoit au contraire à secouer [romper] le joug des Lois divines. Ils alloient tous nuds, & commettoient en plein jour les actions les plus brutales. Le Roi Charles V secondé par le zele de Jacques de Mora, Dominicain & Inquisiteur à Bourges, en fit périr plusieurs par les flammes [que interessante contraste…]; on brûla aussi quelques-uns de leurs livres à Paris dans la Place du marché aux pourceaux, hors la rue Saint Honoré.”

Picard trompoit les peuples par ses prestiges, & se qualifioit fils de Dieu: il prétendoit que comme un nouvel Adam il avoit été envoyé dans le monde pour y rétablir la loi de nature, qu’il faisoit surtout consister dans la nudité de toutes les parties du corps, & dans la communauté des femmes. Il ordonnoit à ses disciples d’aller nuds par les rues & les places publiques, moins réservé à cet égard que les anciens Adamites, qui ne se permettoient cette licence que dans leurs assemblées. Quelques Anabaptistes tenterent en Hollande d’augmenter le nombre des sectateurs de Picard: mais la séverité du Gouvernement les eut bientôt dissipés. Cette secte a aussi trouvé des partisans en Pologne & en Angleterre: ils s’assemblent la nuit; & l’on prétend qu’une des maximes fondamentales de leur société est contenue dans ce vers,

Jura, perjura, secretum prodere noli.

Quelques Savans sont dans l’opinion que l’origine des Adamites remonte beaucoup plus haut que l’établissement du Christianisme: ils se fondent sur ce que Maacha mère d’Asa, Roi de Juda, étoit grande Prêtresse de Priape, & que dans les sacrifices nocturnes que les femmes faisoient à cette idole obscène, elles paroissoient toutes nues. Le motif des Adamites n’étoit pas le même que celui des adorateurs de Priape; & l’on a vû par leur Théologie qu’ils n’avoient pris du Paganisme que l’esprit de débauche, & non le culte de Priape. Voyez Priape. (G)”

* ADARGATIS ou ADERGATIS ou ATERGATIS, (Myth.) divinité des Syriens, femme du dieu Adad. Selden prétend qu’Adargatis vient de Dagon par corruption. C’est presqu’ici le cas de l’épigramme: Mais il faut avouer aussi qu’en venant de-là jusqu’ici elle a bien changé sur la roue. On la prend pour la Derecto des Babyloniens & la Venus des Grecs.”

* ADONAÏ, s. m. (Théol.) est, parmi les Hébreux, un des noms de Dieu, & signifie Seigneur. Les Massoretes ont mis sous le nom que l’on lit aujourd’hui Jehova, les points qui conviennent aux consonnes du mot Adonaï, parce qu’il étoit défendu chez les Juifs de prononcer le nom propre de Dieu, & qu’il n’y avoit que le Grand-Prêtre qui eût ce privilége, lorsqu’il entroit dans le Sanctuaire. Les Grecs ont aussi mis le mot Adonaï à tous les endroits où se trouve le nom de Dieu. Le mot Adonaï est dérivé d’une racine qui signifie base & fondement, & convient à Dieu, en ce qu’il est le soûtien de toutes les créatures, & qu’il les gouverne. Les Grecs l’ont traduit par XURIO, & les Latins par Dominus. Il s’est dit aussi quelquefois des hommes, comme dans ce verser du Pseaume 104. Constituit eum Dominum doms suoe, en parlant des honneurs auxquels Pharaon éleva Joseph, où le texte hébreu porte: Adonaï. Genebrard, le Clerc, Cappel, de nomine Dei Tetragramm. (G)”

* ADONÉE, (Myth.) nom que les Arabes donnoient au Soleil & à Bacchus, qu’ils adoroient. Ils offroient au premier tous les jours de l’encens & des parfums.”

ADOPTIENS, s. m. pl. (Théolog.) hérétiques du huitieme siecle, qui prétendoient que Jesus-Christ, en tant qu’Homme, n’étoit pas fils propre ou fils naturel de Dieu, mais seulement son fils adoptif.”

* ADRAMELECH, s. m. (Myth.) faux Dieu des Sépharraïmites, peuples que les Rois d’Assyrie envoyerent dans la Terre-sainte après que Salmanazar eut détruit le Royaume d’Israël. Les adorateurs d’Adramelech faisoient brûler leurs enfans en son honneur. On dit qu’il étoit représenté sous la forme d’un mulet [mula], d’autres disent sous celle d’un paon [pavão].”

* ADRASTÉE ou ADRASTIE, s. f. (Myth.) Divinité autrement appellée Nemesis, fille de Jupiter & de la Nécessité, ou, selon Hésiode, de la Nuit: c’étoit la vangeresse des crimes. Elle examinoit les coupables du haut de la sphere de la lune où les Egyptiens l’avoient reléguée.”

ADULTÈRE. “Les anciens Romains n’avoient point de loi formelle contre l’adultere; l’accusation & la peine en étoient arbitraires. L’Empereur Auguste fut le premier qui en fit une, qu’il eut le malheur de voir exécuter dans la personne de ses propres enfans: ce fut la loi Julia, qui portoit peine de mort contre les coupables: mais, quoiqu’en vertu de cette loi, l’accusation du crime d’adultere fût publique & permise à tout le monde, il est certain néanmoins que l’adultere a toûjours été consideré plûtôt comme un crime domestique & privé, que comme un crime public; ensorte qu’on permettoit rarement aux étrangers d’en poursuivre la vengeance, surtout si le mariage étoit paisible, & que le mari ne se plaignît point.

A présent, dans la plûpart des contrées de l’Europe, l’adultere n’est point réputé crime public; il n’y a que le mari seul qui puisse accuser sa femme: le Ministère public même ne le pourroit pas, à moins qu’il n’y eùt un grand scandale”

Lycurgue punissoit un homme convaincu d’adultere comme un parricide; les Locriens lui crevoient les yeux; & la plûpart des peuples orientaux punissent ce crime très-séverement.” “En Espagne on punissoit le coupable par le retranchement des parties qui avoient été l’instrument du crime.” “En Pologne, avant que le Christianisme y fût établi, on punissoit l’adultere & la fornication d’une façon bien singuliere. On conduisoit le criminel dans la place publique; là on l’attachoit avec un crochet [gancho] par les testicules, lui laissant un rasoir [lâmina] à sa portée; de sorte qu’il falloit de toute nécessité qu’il se mutilât lui-même pour se dégager; à moins qu’il n’aimât mieux périr dans cet état.”

Les lois concernant l’adultere sont à présent bien mitigées. Toute la peine qu’on inflige à la femme convaincue d’adultere, c’est de la priver de sa dot & de toutes ses conventions matrimoniales, & de la reléguer dans un monastere. On ne la fouette [chicoteia] même pas, de peur que si le mari se trouvoit disposé à la reprendre, cet affront public ne l’en détournât.”

Il y eut un tems où les Lacédemoniens, loin de punir l’adultere, le permettoient, ou au moins le toléroient, à ce que nous dit Plutarque.

L’adultere rend le mariage illicite entre les deux coupables, & forme ce que les Theologiens appellent impedimentum criminis.”