L’ENCYCLOPÉDIE – AM – Amant, Amoureux, Amour & Dieux Amour (Cupidon)

AM

* AMANT, AMOUREUX, adj. (Gramm.) Il suffit d’aimer pour être amoureux; il faut témoigner qu’on aime pour être amant. On est amoureux de celle dont la beauté touche le coeur; on est amant de celle dont on attend du retour. On est souvent amoureux sans oser paroître amant; & quelquefois on se déclare amant sans être amoureux.”

AMOUR. Amor e amizade são vizinhos de janela?

Nó no nosso núcleo

Je suppose que plusieurs hommes s’attachent à la même femme: les uns l’aiment pour son esprit, les autres pour sa vertu, les autres pour ses défauts, &c. & il se peut faire encore que tous l’aiment pour des choses qu’elle n’a pas, comme lorsque l’on aime une femme légère que l’on croit solide.”

DA HOMOSSEXUALIDADE NATURAL MASCULINA: “les hommes ne pouvant se défendre de trouver un prix aux choses qui leur plaisent, leur coeur en grossit le mérite; ce qui fait qu’ils se préferent les uns aux autres, parce que rien ne leur plaît tant qu’eux-mêmes.

Le chêne est un grand arbre près du cerisier; ainsi les hommes à l’égard les uns des autres.” “O carvalho é uma grande árvore perto da cerejeira; assim os homens uns para os outros.”

Amour des Sciences et des Lettres. La passion de la gloire, & la passion des sciences, se ressemblent dans leur principe; car elles viennent l’une & l’autre du sentiment de notre vide & de notre imperfection. Mais l’une voudroit se former comme un nouvel être hors de nous; & l’autre s’attache à étendre & à cultiver notre fonds: ainsi la passion de la gloire veut nous aggrandir au-dehors, & celle des sciences au-dedans.”

On ne peut avoir l’ame grande, ou l’esprit un peu pénétrant, sans quelque passion pour les Lettres. Les Arts sont consacrés à peindre les traits de la belle nature; les Arts & les Sciences embrassent tout ce qu’il y a dans la pensée de noble ou d’utile; desorte qu’il ne reste à ceux qui les rejettent, que ce qui est indigne d’être peint ou enseigné. C’est très-faussement qu’ils prétendent s’arrêter à la possession des mêmes choses que les autres s’amusent à considérer. Il n’est pas vrai qu’on possede ce qu’on discerne si mal, ni qu’on estime la réalité des choses, quand on en méprise l’image: l’expérience fait voir qu’ils mentent, & la réflexion le confirme.”

La plûpart des hommes honorent les Lettres, comme la religion & la vertu, c’est-à-dire, comme une chose qu’ils ne peuvent, ni connoître, ni pratiquer, ni aimer.”

Personne néanmoins n’ignore que les bons Livres sont l’essence des meilleurs esprits, le précis de leurs connoissances & le fruit de leurs longues veilles: l’étude d’une vie entiere s’y peut recueillir dans quelques heures; c’est un grand secours.”

rarement l’étude est utile lorsqu’elle n’est pas accompagnée du commerce du monde. Il ne faut pas séparer ces deux choses: l’une nous apprend à penser, l’autre à agir, l’une à parler, l’autre à écrire; l’une à disposer nos actions, & l’autre à les rendre faciles. L’usage du monde nous donne encore l’avantage de penser naturellement, & l’habitude des Sciences, celui de penser profondément.”

BABOSEIRISMO: “Amour du Prochain. L’amour du prochain est de tous les sentimens le plus juste & le plus utile: il est aussi nécessaire dans la société civile, pour le bonheur de notre vie, que dans le christianisme pour la félicité éternelle.”

Lorsque les amans se demandent une sincérité réciproque pour savoir l’un & l’autre quand ils cesseront de s’aimer, c’est bien moins pour vouloir être avertis quand on ne les aimera plus, que pour être mieux assûrés qu’on les aime lorsqu’on ne dit point le contraire. § Comme on n’est jamais en liberté d’aimer ou de cesser d’aimer, l’amant ne peut se plaindre avec justice de l’inconstance de sa maîtresse, ni elle de la légereté de son amant. § L’amour, aussi-bien que le feu, ne peut subsister sans un mouvement continuel, & il cesse de vivre dès qu’il cesse d’espérer ou de craindre.”

interrogez les yeux de la personne qui vous tient dans ses chaînes. Si sa présence intimide vos sens & les contient dans une soûmission respectueuse, vous l’aimez. Le véritable amour interdit même à la pensée toute idée sensuelle, tout essor de l’imagination dont la délicatesse de l’objet aimé pourroit être offensée, s’il étoit possible qu’il en fut instruit: mais si les attraits qui vous charment font plus d’impression sur vos sens que sur votre âme; ce n’est point de l’amour, c’est un appétit corporel.”

Un amour vrai, sans feinte & sans caprice,

Est en effet le plus grand frein du vice;

Dans ses liens qui sait se retenir,

Est honnête-homme, ou va le devenir.”

Voltaire, L’Enfant Prodigue, Comédie en Vers Dissillabes.

Quiconque est capable d’aimer est vertueux: j’oserois même dire que quiconque est vertueux est aussi capable d’aimer; comme ce seroit un vice de conformation pour le corps que d’être inepte à la génération, c’en est aussi un pour l’âme que d’être incapable d’amour.

Je ne crains rien pour les moeurs de la part de l’amour, il ne peut que les perfectionner; c’est lui qui rend le coeur moins farouche, le caractère plus liant, l’humeur plus complaisante. On s’est accoûtumé en aimant à plier sa volonté au gré de la personne chérie; on contracte par-là l’heureuse habitude de commander à ses desirs, de les maîtriser & de les réprimer; de conformer son goût & ses inclinations aux lieux, aux tems, aux personnes”

le véritable amour est extrèmement rare. Il en est comme de l’apparition des esprits; tout le monde en parle, peu de gens en ont vû.” Maximes de la Rochefoucauld.

o verdadeiro amor é extremamente raro. Ele é como a aparição de fantasmas; todo mundo deles fala, pouca gente os viu.”

Máximas de La Rochefoucauld.

Un amant, dupe de lui-même, peut croire aimer sans aimer en esset[?]: un mari sait au juste s’il aime.” “Um namorado, enganando-se a si mesmo, pode acreditar que ama sem amar de verdade: um marido sabe com precisão se ama ou não.”

NUNCA O DIVÓRCIO, NO MUNDO CATÓLICO: “S’il est possible, substituez l’amitié à l’amour: mais je n’ose même vous flatter que cette ressource vous reste. L’amitié entre deux époux est le fruit d’un long amour, dont la joüissance & le tems ont calmé les bouillans transports. Pour l’ordinaire sous le joug de l’hymen, quand on ne s’aime point on se hait, ou tout au plus les génies de la meilleure trempe se renferment dans l’indifférence.”

Se for possível, substitua o amor pela amizade no casamento que não está dando certo: mas nem ouso iludi-lo com a certeza de que ainda resta este recurso. A amizade entre dois esposos é o fruto de um longo amor, em que o prazer e o tempo acalmaram, juntos, as explosões mais ardentes. De ordinário, sob o jugo do himeneu, quando não se ama se odeia, ou então, no caso dos gênios mais bem-constituídos, impera a mais tácita indiferença.

On ne conserve un coeur que par les mêmes moyens qu’on a employés pour le conquérir.” “Não se conserva um coração senão pelos mesmos métodos empregados para conquistá-lo.”

mèrecenaire

elle est d’un état trop honnête pour allaiter son propre enfant. (…) Ce lait qu’il a sucé n’étoit point fait pour ses organes: ç’a donc été pour lui un aliment moins profitable que n’eût été le lait maternel. Qui sait si son tempérament robuste & sain dans l’origine n’en a point été altéré? qui sait si cette transformation n’a point influé sur son coeur? l’âme & le corps sont si dépendans l’un de l’autre! s’il ne deviendra pas un jour, précisément par cette raison, un lâche, un fourbe, un malfaiteur? Le fruit le plus délicieux dans le terroir qui lui convenoit, ne manque guère à dégénérer, s’il est transporté dans un autre.”

Le premier qui fut Roi, fut un soldat heureux, dit un de nos grands Poëtes (Mèrope, Tragédie de M. de Voltaire)”

Un père qui n’aime point ses enfans est un monstre: un roi qui n’aime point ses sujets est un tyran. Le père & le roi sont l’un & l’autre des images vivantes de Dieu, dont l’empire est fondé sur l’amour.”

Dieu lui-même ne commande rien, sans effrayer par des menaces, & inviter par des promesses.” Deus mesmo nada comanda, sem amedrontar com ameaças, e encorajar com promessas.”

IRMÃO ALOÍSIO, PAS DIOGO: “Mais quel est donc le noeud de l’amitié des frères? Une fortune, un nom commun, même naissance & même éducation, quelquefois même caractère; enfin l’habitude de se regarder comme appartenant les uns aux autres, & comme n’ayant qu’un seul être; voilà ce qui fait que l’on s’aime, voilà l’amour propre, mais trouvez le moyen de séparer des frères d’intérêt, l’amitié lui survit à peine; l’amour propre qui en étoit le fond se porte vers d’autres objets.”

Avec l’amour de nous-mêmes, disent-ils, on cherche hors de soi son bonneur; on s’aime hors de soi davantage, que dans son existence propre; on n’est point soi-même son objet. L’amour-propre au contraire subordonne tout à ses commodités & à son bien-être: il est à lui-même son objet & sa fin; desorte qu’au lieu que les passions qui viennent de l’amour de nous-mêmes nous donnent aux choses, l’amour-propre veut que les choses se donnent à nous, & se fait le centre de tout.”

nous aimons nos enfans parce qu’ils sont nos enfans; s’ils étoient les enfans d’un autre, ils nous seroient indifféréns. Ce n’est donc pas eux que nous aimons, c’est la proximité qui nous lie avec eux”

La proximité de profession produit presque toûjours plus d’aversion que d’amitié, par la jalousie qu’elle inspire aux hommes les uns pour les autres: mais celle des conditions est presque toûjours accompagnée de bienveillance.”

Le vulgaire qui déclame ordinairement contre l’amitié intéressée, ne sait ce qu’il dit. Il se trompe en ce qu’il ne connoît, généralement parlant, qu’une sorte d’amitié intéressée, qui est celle de l’avarice; au lieu qu’il y a autant de sortes d’affections intéréssées, qu’il y a d’objets de cupidité.”

quelle différence y a-t-il au fond entre l’intérêt & la reconnoissance?C’est que le prémier a pour objet le bien à venir, au lieu que la dernière a pour objet le bien passé.”

persone ne veut être ridicule; on aimerai mieux être haïssable; ainsi on ne veut jamais de bien aux copies dont le ridicule réjaillit sur l’original.”

les vices qui sont au-dedans de nous, font l’amour que nous avons pour les vertus des autres”

Chercher son bonheur, ce n’est point vertu, c’est nécessité: car il ne dépend point de nous de vouloir être heureux; & la vertu est libre. L’amour propre, à parler exactement, n’est point une qualité qu’on puisse augmenter ou diminuer. On ne peut cesser de s’aimer: mais on peut cesser de se mal aimer.”

notre corps n’est pas à nous; il est à Dieu, il est à l’Etat, à notre famille, à nos amis: nous devons le conserver dans sa force, selon l’usage que nous sommes obligés d’en faire”

* AMOUR ou CUPIDON (Myth.) Dieu du Paganisme, dont on a raconté la naissance de cent manieres différentes, & qu’on a représenté sous cent formes diverses, qui lui conviennent presque toutes également. L’amour demande sans cesse, Platon a donc pû le dire fils de la pauvreté; il aime e trouble & semble être né du chaos comme le prétend Hésiode: c’est un mélange de sentimens sublimes, & de desirs grossiers, c’est ce qu’entendoit apparemment Sapho, quand elle faisoit l’amour, fils du ciel & de la terre. Je crois que Simonide avoit en vûe le composé de force & de foiblesse qu’on remarque dans la conduite des amans, quand il pensa que l’amour étoit fils de Venus & de Mars. Il naquit selon Alcmeon, de Flore & de Zéphire, symboles de l’inconstance & de la beauté. Les uns lui mettent un bandeau sur les yeux, pour montrer combien il est aveugle; & d’autres un doigt sur la bouche, pour marquer qu’il veut de la discrétion. On lui donne des ailes, symboles de légereté; un arc, symbole de puissance; un flambeau allumé, symbole d’activité: dans quelques Poëtes, c’est un dieu ami de la paix, de la concorde, & de toutes vertus; ailleurs, c’est un dieu cruel, & père de tous les vices: & en effet, l’amour est tout cela, selon les âmes qu’il domine. Il a même plusieurs de ces caractères successivement dans la même âme: il y a des amans qui nous le montrent dans un instant, fils du ciel; & dans un autre, fils de l’enfer. L’amour est quelquefois encore représenté, tenant par les ailes un papillon, qu’il tourmente & qu’il déchire: cette allégorie est trop claire pour avoir besoin d’explication.”

FÉDON OU DA ALMA

Tradução de trechos de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego por Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

Além da tradução ao Português, providenciei notas de rodapé, numeradas, onde achei que devia tentar esclarecer alguns pontos polêmicos ou obscuros demais quando se tratar de leitor não-familiarizado com a obra platônica. Quando a nota for de Azcárate, haverá um (*) antecedendo as aspas.

(*) “Ao redor de seus 40 anos, após regressar a Atenas de uma viagem à Sicília (Carta VII, 324a), Platão funda a academia e redige o Fédon, o Banquete, a República e o Fedro, aproximadamente nesta ordem. Isto se sucede aproximadamente no ano 387 a.C. O autor chega não só a forjar e expressar, nestas obras consideradas de <período intermediário>, suas principais idéias de maneira cabal, como também atinge o epítome de seu estilo e capacidade de composição.”

EQUÉCRATES – Fédon, estiveste tu ao lado de Sócrates no dia em que bebeu da cicuta na prisão, ou sabes somente de ouvido tudo aquilo que se passou?

FÉDON – Eu fui testemunha dos acontecimentos, Equécrates.”

FÉDON – Não soubestes nada do processo nem das coisas que se sucederam após?

EQUÉCRATES – Sim, sim; soubemo-lo, porque há muitos que nos contam desse dia; só achamos estranho que a sentença tenha demorado tanto para ser executada. Sabes o motivo disso, Fédon?

FÉDON – Uma circunstância bem particular. É que justo na véspera do julgamento os atenienses haviam coroado a popa do navio que enviam ritualmente a Delos.

EQUÉCRATES – Que navio é esse?

FÉDON – Pelo que ouvi dizer, trata-se do mesmo navio em que supostamente Teseu navegou até Creta, acompanhado dos 7 jovens de cada sexo, que iam para sacrifício, mas que ele acabou por salvar, e a si junto. Dizem, ainda, que quando o navio partiu os atenienses juraram fazer oferendas anuais a Apolo, caso a expedição regressasse bem-sucedida; e desde então esse voto foi sempre respeitado. Quando é chegada a época, a lei ordena que a cidade esteja pura, proibindo-se execuções antes da chegada do navio a Delos e de seu pronto retorno à cidade; e não é de estranhar que dadas algumas contingências o navio possa demorar um bocado para estar de volta, como no caso de muitos ventos contrários. (…)

EQUÉCRATES – E que foi que sucedeu, pois? O que Sócrates disse e fez? Quem esteve a seu lado até o fim? Talvez os magistrados não tenham permitido que Sócrates fosse acompanhado em seus momentos finais, e ele tenha morrido privado da companhia de seus mais próximos?

FÉDON – Não; muitos de seus amigos estavam presentes; era realmente uma procissão invejável!”

FÉDON – (…) te enganas, Equécrates, estou ocioso o bastante para entrar nos mais ínfimos detalhes; não há memória mais agradável que essa das últimas horas de Sócrates, seja eu o interlocutor ativo ou esteja eu apenas calado ouvindo quem sobre esses momentos discurse. Pois acima de tudo sou grato a este filósofo, que mediante súplicas a Alcibíades¹ me libertara da escravidão.”

¹ Outros dizem que foi Críton quem pagou pela liberdade de Fédon.

FÉDON – Para dizer a verdade, este espetáculo deixou impressões imperecíveis em minha alma. Ao lado daquele homem, nem sequer podia sentir a compaixão e o aperto no coração naturais de alguém que estava prestes a experienciar a morte dum amigo íntimo. Ao contrário, Equécrates: ao vê-lo e escutá-lo, só conseguia entrever nele felicidade; a firmeza e a dignidade que sustivera até os estertores foram invejáveis. Naquele momento concebi, no íntimo, que Sócrates só deixava esse mundo com a permissão e o beneplácito dos deuses”

FÉDON – De nossos compatriotas, lá estavam: Apolodoro, Critóbulo e seu pai, Críton, Hermógenes, Epígenes, Ésquines e Antístenes. Além destes, Ctesipo – de Peânia¹ –, Menexeno e outros helenos. Creio que nesse dia seu discípulo e favorito Platão se encontrava doente e de cama.”

¹ Como se fosse um subúrbio ou periferia, municipalidade vizinha ou considerada “anexa” a Atenas, pois havia uma conurbação entre as duas cidades. Distava 11km do centro de Atenas. Outra famosa figura antiga que provém desta localidade é Demóstenes, orador que ainda não havia nascido na época do julgamento de Sócrates.

– Sócrates! – ela gritou –, é hoje o último dia em que teus amigos te falarão e em que tu falar-lhes-ás!

Porém Sócrates, dirigindo a vista a Críton, disse-lhe: levam-na para casa. E num instante alguns escravos de Críton conduziram Xantipa, que não cessava de gritar e espernear, batendo-se no rosto. Foi então que Sócrates, tomando assento, dobrou a perna, já livre dos grilhões, esfregou-a com a mão e nos dirigiu a palavra:

– (…) Pressinto que Esopo sequer considerou a idéia, caso contrário a teria retratado numa fábula, mostrando-nos que Deus quis um dia reconciliar estes dois inimigos, mas, sem conseguir, atou-os à mesma corrente; eis a razão por que quando um chega logo atrás vem o outro. Acabo de comprovar eu mesmo; vede que à dor, provocada pela corrente atada a esta perna, sucede agora o prazer.

– [Cebes] (…) por que, Sócrates, tens-te dedicado a compor versos desde que estás confinado, sendo que nunca o fizeste em toda tua vida?

– (…) A verdade é que fi-lo a fim de interpretar alguns sonhos e conseqüentemente tranqüilizar minha consciência (…) um mesmo sonho teima em sobrevir-me, numa forma ou noutra, querendo dizer a mesma coisa: ó, Sócrates, cultiva as belas-artes!

– [cont.] Até agora interpretava esta <ordem> como uma simples sugestão, e imaginava que, como tantas exortações dadas a amigos e que realmente nada querem dizer, só buscava, eu mesmo, indicar a mim que o certo seria manter-me em minhas ocupações de hábito, sem pestanejar nem esmorecer. Isso porque a filosofia é a primeira das belas-artes, e sempre me dediquei por inteiro a ela! O que mudou depois de minha sentença, tendo em vista este longo intervalo propiciado pela festa do Deus, foi que, se por um acaso meus sonhos falam de outras belas-artes, as de sentido estrito e literal, seria preciso dar logo curso à ordem, antes que fosse tarde demais! (…) refletindo que um poeta, para ser um autêntico poeta, não deve, por assim dizer, discursar em verso, e sim ficcionalizar, uma vez que nunca enxerguei em mim este talento, decidi-me então a trabalhar exclusivamente sobre as fábulas de Esopo”

– Pois bem – disse Sócrates –, Eveno será meu sucessor, bem como todo homem digno de praticar a filosofia. Que ele blefe, pois – não se suicidará, isto não seria nada lícito!

(…)

Cebes perguntou-lhe:

– Por que, Sócrates, seria proibido o suicídio, sendo que acabaste de afirmar que Eveno deveria ser seu sucessor?

– E essa agora, caro Cebes! – replicou – Nem tu nem Símias teriam ouvido falar do parecer de Filolau acerca disso?”

Não há uma ocupação melhor para um homem que logo irá partir que a de examinar e procurar conhecer a fundo acerca da viagem que fará; é de interesse apurar que pensam dela os outros homens. Em que atividade gastaríamos melhor o tempo até o pôr-do-sol?”

[Cebes] Pois escutei de Filolau, mas não só dele, que isto era ruim; mas ainda não me dou por satisfeito neste assunto.”

[Sócrates] o viver é para todos os homens uma necessidade absoluta e invariável, até para aqueles para quem a morte seria preferível à vida; considerarás estranho que mesmo nesta última hipótese seja um tabu que o homem procure tirar a própria vida, decerto. Pois a vida é um bem, e devemos esperar que outro libertador no-la saque!”

Não quero defender aqui a máxima, ensinada nas iniciações, de que cada qual está no papel que lhe cabe e que merece por justiça, sendo proibido abdicar deste papel sem permissão especial. Esta máxima é por demais nobre, e não é tão fácil abarcar tudo que por ela é pensável. Vamos então, com passos mais seguros, aproveitar uma outra máxima, que ainda me soa inconteste: os deuses cuidam de nosso destino, e somos seus objetos. Tu mesmo, Cebes, pensa comigo: se um de teus escravos se suicidasse sem tua permissão, tu não te porias zangado, a ponto de submetê-lo a um castigo, claro, se isso fosse possível, dadas as circunstâncias?”

como podem os filósofos desejar não existir, eximindo-se da tutela dos deuses, isto é, abandonando voluntariamente uma vida submetida aos cuidados dos melhores governantes do mundo?”

[Cebes] Mas um homem sábio deve desejar permanecer sempre sob a dependência dalguém melhor do que ele próprio. Donde concluo pelo oposto do que disseste; para mim, os sábios temem a morte, e os mentecaptos a apreciam.”

Ah, Símias e Cebes, se eu não acreditasse que no outro mundo me depararia com deuses tão bons e tão sábios, e homens melhores que os que aqui deixo, seria eu um néscio, no caso de não sentir pesar diante da idéia de morrer! Mas sabei que espero encontrar-me com os justos. Pode ser que esteja enganado neste tocante; mas quanto a me deparar com deuses que seriam senhores excepcionais, não me resta a menor dúvida.”

[Críton] (…) Disse o homem que há de dar-te o veneno, reiteradamente, que não deves falar muito, posto que o falar muito acalora, e isso faz com que o veneno demore a agir. Quando alguém se acalora tanto, disse ainda que é necessário tomar duas ou três doses!

– Então deixa que fale – respondeu Sócrates –; e que prepare a cicuta, se necessário na quantidade suficiente para a terceira dose.

– Rá, pois eu tinha certeza que dirias isso mesmo!”

Os homens ignoram que os verdadeiros filósofos não trabalham durante sua vida senão com o fito de preparar-se para deixar este mundo; sendo assim, seria ridículo que, depois de perseguir sem trégua este fim único, um homem desta marca hesitasse e tremesse, quando finalmente a hora se apresenta!”

– …Creio que os tebanos, principalmente, consentiriam de bom grado que os filósofos todos aprendessem a morrer; diriam mais: diriam que esta é a justa paga para eles.

– E estariam sendo honestos, Símias – respondeu Sócrates –; salvo que ignoram o motivo do filósofo desejar morrer, que tem a ver com a dignidade do ato.”

NIILISMO CONSUMADO: O NASCER COMO NÃO SÓ ABSURDO MAS TAMBÉM CONDENÁVEL

Existe algum outro sentido corpóreo mediante o qual percebeste antes estes objetos, de que falamos, como a magnitude, a saúde, a força; numa só palavra, a essência de todas as coisas, ou seja, aquilo que elas são em si mesmas? É por meio do corpo que se conhece a realidade de todas essas coisas? Ou seria ainda mais certo que qualquer um de nós que quisesse examinar através do pensamento o mais profundamente possível aquilo que quer conhecer, sem a mediação do corpo, aproximar-se-ia mais do objeto, chegando assim a conhecê-lo melhor?” “de onde é que nascem as guerras, as sedições e os combates? Do corpo com todas as suas paixões. Com efeito, todas as guerras não procedem senão da ânsia de amontoar riquezas, e nos vemos obrigados a amontoá-las por causa do corpo; para servir como escravos a suas necessidades.” “Está demonstrado que se queremos saber verdadeiramente alguma coisa, é preciso que abandonemos o corpo, e que a alma unicamente examine os objetos que quer conhecer. Só então gozamos da sabedoria, da qual corremos atrás com tanto zelo; isto é, depois da morte, e não em vida. A razão mesma é que o dita: se é impossível o conhecimento puro enquanto não nos desembaraçarmos do corpo, é preciso que suceda uma de duas coisas: ou que deixemos a verdade para lá, ou que a conheçamos depois da morte, porque então a alma, livre desta carga, pertencerá a si mesma”

Muitos homens, por haver perdido seus amigos, suas esposas, seus filhos, desceram voluntariamente aos ínferos, conduzidos pela única esperança de voltar a ver os que perderam, e viver dentre eles; e um homem que ama verdadeiramente a sabedoria e que tem a firme esperança de encontrá-la, nem que seja nos infernos, temerá a morte? não irá ele cheio de contentamento àqueles reinos sombrios, onde gozará do que tanto ama?”

os homens são fortes por causa do medo, exceto os filósofos: e não é lá muito ridículo que um homem seja valente exatamente por tibieza?”

há muitos indícios para crermos que os que estabeleceram as purificações não eram personagens desprezíveis, mas sim grandes gênios, que desde os primórdios(*) quiserem nos fazer compreender, por meio destes enigmas, que aquele que viajar aos infernos sem preparação (iniciado e purificado) será precipitado no humo”

(*) “Ver o segundo livro da República.”

Perguntemo-nos, de imediato, se as almas dos mortos estão ou não nos infernos. Segundo uma opinião muito antiga¹, as almas, ao abandonar este mundo, descem aos infernos, e dali voltam ao mundo e à vida, depois de passarem pelos estágios da morte. Se isso é certo, e os homens ressuscitam, é natural esperar que as almas passem esse intervalo entre a morte e a volta à vida nos infernos, pois o que não existisse não poderia voltar ao mundo, e é prova suficiente do que digo minha afirmação de que os vivos só nascem dos mortos; não fôra assim, teríamos de buscar novas evidências.”

¹ “Muito antiga” não parece se referir a Pitágoras, que não viveu tantos anos antes de Platão, mas aqui não sabemos a gradação e a noção de tempo que vigoravam na mentalidade dos gregos para descartar a referência ao fundador do Pitagorismo, ao invés de atribuir a crença da metempsicose a entidades ainda anteriores.

– É isto, Cebes: todas as coisas advêm de suas contrárias; isto já está demonstrado.

– Com certeza, caro Sócrates.

– Mas entre estas duas contrárias, não haveria um ponto médio, uma dupla operação, um mediador encarregado de levar desta àquela e daquela de volta a esta? Entre uma coisa maior e uma coisa menor, o <meio> da viagem não seriam o <crescimento> e a <diminuição>? Um movimento chamamos de crescer; o outro, de diminuir.

– Com efeito.

– O mesmo sucede-se com aquilo que se chama mesclar-se, separar-se, aquecer-se, esfriar-se e tudo o demais. E ainda que em certas circunstâncias não tenhamos vocábulos para expressar uma mudança de estado determinada, vemos, não obstante, por experiência, que é sempre por necessidade absoluta que as coisas nasçam umas das outras, e que passem de uma a outra com o auxílio de um meio.

– Isso é inquestionável.

– Mas então vê! – redargüiu Sócrates –, a vida não possui ela também sua contrária, como a vigília tem o sono?

– Ora, sem dúvida – disse Cebes.

– Qual é esta contrária?

– A morte.”

Digo, pois, tomando o sono e a vigília como exemplos: do sono nasce a vigília, e da vigília nasce o sono; o caminho da vigília ao sono é o adormecimento, e o do sono à vigília o ato de despertar.”

– O que é que nasce, em decorrência, da vida?

– A morte.

– O que nasce da morte?

– É preciso confessar: a vida.

– Do que morre – replicou Sócrates – nasce, por conseguinte, tudo o que vive e tem vida.

– É razoável.

– Doravante – respondeu Sócrates –, nossas almas se encontram nos infernos após a morte.”

– (…) Não é necessário, em absoluto, que o morrer tenha seu contrário?

– É sim.

– E qual é este contrário?

– Reviver.”

NIILISMO & APOCALIPSE

– (…) Se todos esses contrários não se gerassem reciprocamente, girando, por assim dizer, em círculo; e se não houvesse mais que uma produção direta de um por outro, sem nenhum regresso desse último ao primeiro contrário que o produzira, então, neste caso, compreendes que todas as coisas seriam imagens iguais, teriam a mesma forma, e que toda a produção cessaria?

(…)

– (…) Se nada existisse além do sono, sem o ato de despertar (que ele mesmo é que produz), todas as coisas seriam representantes de uma fábula de Endimião, sem se diferenciarem entre si, sendo todas elas como Endimião; submergidas eternamente num sono profundo. Se tudo estivesse mesclado sem que essa mescla produzisse jamais separação alguma, logo o mundo seria aquilo que Anaxágoras pregava: todas as coisas estariam juntas. Meu querido Cebes, quer dizer que se tudo o que recebera o dom da vida chegasse a morrer e, uma vez morto, assim permanecesse, ou, o que dá no mesmo, nunca revivesse… Não está aí a chave para pensarmos que as coisas chegariam a um fim, após o que nada restaria?”

– Aquilo que dizes é um resultado necessário doutro princípio que ouvi de ti como certo muitas vezes antes: que nosso saber não é mais que uma reminiscência. Se este princípio for verdadeiro, é absolutamente necessário que tenhamos aprendido aquilo de que agora podemos nos lembrar em tempos mais arcaicos; e se nossa alma não existisse antes de que assumíssemos esta forma humana, significa que isto seria impossível. Trata-se, portanto, de uma prova irrefutável da imortalidade da alma.

Símias, interrompendo Cebes, disse:

– Prova? Mas como se pode demonstrar esse princípio? Seria necessário que me despertassem essas reminiscências!

– Conheço uma demonstração muito valiosa – respondeu Cebes –: que todos os homens, quando se os interroga bem o bastante, podem de tudo se lembrar sem mesmo saírem do lugar ou de seus corpos para tal, o que seria impraticável se dentro de si mesmos não possuíssem desde já as luzes da reta razão. Nada mais tens de fazer, a fim de testar minhas palavras, senão mostrar-lhes figuras geométricas e enumerar suas diversas leis e incontestes relações; a verdade torna-se então cristalina.”

– Pois bem – continuou Sócrates –: não sabes o que se dá com os amantes, quando se deparam com uma lira, uma roupa ou qualquer outro objeto que esteja associado ao sujeito amado? Assim que reconhece a lira, vem logo a sua mente a imagem do dono da lira. Isto é o que se chama de reminiscência; freqüentemente, quando vemos Símias, nos lembramos de Cebes. E eu poderia citar milhões de exemplos análogos.”

a reminiscência é basicamente este poder de voltar a ter presentes, mentalmente, coisas que, devido ao curso do tempo, haviam sido longamente esquecidas ou deixadas de lado.”

– Qual será tua escolha, Símias? Nascemos dotados de conhecimentos, ou será que apenas nos recordamos, depois de algum intervalo de tempo, de que tínhamos nos esquecido de que sabíamos das coisas?

– Sócrates, deixaste-me confuso e não me atrevo a te responder.”

A Grécia é grande, Cebes – retrucou Sócrates –; e nela podereis encontrar muitas pessoas sábias. Por outro lado, há além da Grécia inumeráveis povos estrangeiros, e é preciso investigar todos eles, e interrogá-los, a fim de encontrar o encantador de que falamos, sem medir esforços ou energia; se pensar bem, em nada podereis aspirar a ser mais afortunados. Não nego que ele poderá estar dentro de vosso círculo restrito, afinal, pode muito bem ser que não encontreis ninguém mais capaz que vós mesmos para levar estes encantamentos a efeito neste vasto mundo.”

– Observa que, depois que o homem morre, sua parte visível, o corpo, a única exposta a nossas perscrutadas, que chamamos neste estado de cadáver, e que não cessa agora de dissolver-se e dissipar-se, não sofre tão rapidamente nenhum destes acidentes; dura, até, um tempo considerável antes da decomposição. Diria até que se conserva mais tempo conforme o morto, em vida, era mais belo e se encontrava na flor da idade. Os corpos que se envolvem e embalsamam, como no Egito, duram, em sua integridade, um número absurdo de anos; mas mesmo nos cadáveres que se corrompem há sempre tecidos mais resistentes, tais como os ossos, os nervos e outros membros, que guardam qualquer similitude com o que denominaríamos <imortal>. Não crês que digo a verdade?

– Sim, Sócrates.

– Mas a alma, este ser invisível que se move a um domínio próprio, também invisível, necessariamente excelente, puro, tanto quanto inefável, digo, esta alma, que percorre sua trilha aos infernos, aproximando-se de um Deus repleto de bondade e sabedoria, sítio em que espero que minha alma também esteja um dia, com a bênção de Deus; pois então, crês que realmente uma alma, de natureza dita incorruptível, dissipar-se-ia, aniquilar-se-ia, instantes depois de abandonar seu corpo, assim como crê a maioria dos mortais? De forma alguma!” Ah, isso sim seria desabonador, correto, meu caro?

crês tu que uma alma que se encontra em tal estado possa sair do corpo assim, pura e livre?”

como se diz por aí, meu querido Cebes, a alma anda errante pelos cemitérios que existem ao redor das tumbas, onde se viram muitos fantasmas tenebrosos”

– Digo, p.ex., Cebes, que aqueles que deificaram seu próprio ventre, amando a intemperança, sem qualquer pudor, sem qualquer cautela, provavelmente reencarnam em asnos e outros animais semelhantes quando chega a hora; isso não te parece exato?

– De fato.

– E as almas que se dedicaram a amar a injustiça, a tirania e as rapinas, terminam por animar os corpos dos lobos, dos gaviões, dos falcões. Almas assim constituídas poderiam ir para algum outro lugar?

– Não tenho dúvida que isso seria impossível, Sócrates.”

– Como os virtuosos podem ser os mais felizes?

– Porque é provável que suas almas entrem em corpos de animais pacíficos e doces, como as abelhas, as vespas [!], as formigas; ou pode acontecer, ainda, que voltem a ocupar corpos humanos, constituindo homens de bem.

– É condizente.”

a alma jamais crerá que a filosofia queira desligá-la, para que, vivendo livre, o filósofo¹ se abandone aos prazeres e às tristezas, deixando-se acorrentar por eles, preso a um ciclo improdutivo, como a mortalha de Penélope. (…) a alma do filósofo contempla incessantemente o verdadeiro, o divino, o imutável, que sobrepuja o senso comum dos mortais²”

¹ Ou, antes, o homem que se diz filósofo. O pseudo-filósofo.

² O reino das opiniões, estas mortalhas vivas de Penélope, se se permite o trocadilho.

Supões-me, Símias, ao que parece, muito inferior aos cisnes, quanto à capacidade premonitória e à adivinhação. Os cisnes, quando pressentem que vão morrer, cantam, no último dia, um canto ainda mais belo do que nunca, devido à alegria que sentem por estarem prestes a se unir ao deus que servem. Mas o temor que os homens têm à morte faz com que caluniem os cisnes, alegando que choram porque sabem que vão morrer, e que seu canto final é de tristeza. Não consideram que não há ave que cante quando tem fome ou frio, ou simplesmente sofre, nem mesmo nos casos do rouxinol¹, da andorinha e da poupa, cujos talentos melodiosos as pessoas sempre atribuíram à capacidade de exprimir a dor.”

¹ Luscinia megarhynchos, popularmente, o “pássaro-das-cem-línguas”.

Depois que a lira está em pedaços ou estão arrebentadas suas cordas, alguém poderia continuar sustentando, com argumentos iguais aos teus, que é preciso que a harmonia subsista, necessariamente, e nunca pereça; porque é impossível que a lira subsista, uma vez despedaçadas as cordas; que as cordas, que são coisas deste mundo, subsistam depois de quebrada a lira; e que a harmonia, que é da mesma natureza do ser imortal e divino, pereça antes do que é mortal e terreno.”

Fédon, amanhã cortarás estes teus lindos cabelos, não é verdade?”(*)

(*) “Os gregos costumavam cortar os cabelos quando morria um amigo, oferecendo-os em seu túmulo.”

Não vês que é raro encontrar um homem muito grande ou um homem muito pequeno? Também é assim com os cachorros e as demais coisas; com tudo que é rápido e tudo que é lento; com o belo e o feio; o branco e o preto.”

A única semelhança que há entre idéias e homens é esta: quando se admite um raciocínio por verdadeiro, sem se conhecer a arte da dialética, mais tarde ele parecerá falso, sendo-o ou não de fato, e diferente e contraditório consigo próprio; já quando alguém tem de há muito o hábito de disputar enumerando as vantagens e as desvantagens das coisas, crê-se, ao fim, habilíssimo, o único ser capaz de compreender que nem nas coisas nem nas proposições há algo que seja intrinsecamente verdadeiro ou certo, e que, por conseguinte, tudo está em fluxo e refluxo perpétuos, como as águas do Euripo.¹”

¹ Estreito marítimo no Mediterrâneo que separa as regiões gregas centrais da Eubéia e da Beócia. Há, nessas coordenadas, fortes flutuações da maré, implicando em súbitas inversões no vetor da correnteza, várias vezes ao dia. É provável que este e outros fenômenos, conhecidos desde a mais remota antiguidade, tenham influenciado na concepção de criaturas mitológicas que causavam naufrágios, como Caríbdis.

meu principal objetivo é convencer-me a mim mesmo.”

Quando eu era jovem, sentia um vivo desejo de aprender essa ciência chamada Física; porque me parecia uma coisa sublime saber as causas de todos os fenômenos, de todas as coisas; o que as faz nascer, o que as faz morrer, o que as faz existir; e não havia sacrifícios que eu omitisse a fim de examinar, em primeiro lugar, se era do quente ou do frio, depois de sofrerem alguma espécie de corrupção, como alguns alegam, donde procedem os animais (…) Minha curiosidade sondava dos céus às entranhas da terra, para descobrir o que produz todos os fenômenos; e no fim me vi tão incapacitado quanto se pode ser para responder a estas indagações. (…) qual é a causa de que o homem cresça? Pensava eu que era muito claro para todo mundo que o homem não cresce senão porque come e bebe; posto que, por meio do alimento, unindo-se à carne a carne, aos ossos os ossos, e a todos os demais elementos os seus semelhantes, o que, no princípio, não é mais que um pequeno volume aumenta e cresce” “Me encontro tão longe de acreditar que conheço as causas de qualquer uma das coisas, que nem ao menos presumo saber se, quando a um se agrega mais um, é este um de que falei primeiro, ao qual se acrescentou outro, que faz-se dois; porque poderia bem ser que não só o <acrescentado> mas também o <acrescentador> constituam juntos o dois, em virtude do princípio da adição! O que mais me surpreende nisso tudo é que, enquanto estavam separados, cada um dos termos era um e não eram dois! (…) E mais: não acredito saber por que o um é um; tampouco, fisicamente falando, como uma coisa, por menor que seja, nasce, perece ou existe”

Adoraria cruzar com um mestre como Anaxágoras, que com certeza me explicaria, atendendo a meu desejo, a causa de todas as coisas; depois de me haver dito, p.ex., se a terra é plana ou redonda, ele certamente dir-me-ia qual a causa ou a necessidade por trás disso; e me diria ainda qual é o melhor no caso, e por que razão. Pois não bastaria que dissesse que crê que a terra é o centro do mundo, não! Esperaria, ainda, que me ensinasse por que se trataria da melhor disposição das coisas que a terra fosse o centro. Ah, se eu ouvisse tudo o que ele tivesse a dizer sobre isso, garanto-vos que estaria decidido a nunca, daí em diante, partir em busca de novas explicações ou causas primeiras. É claro que eu estaria disposto, antes disso, a perguntar-lhe, ainda, acerca do sol, da lua e dos demais astros, a fim de conhecer os motivos de suas revoluções (…) eu mal concebo que, depois de dizer que a inteligência os havia assim disposto, ele pudesse insinuar que a causa desta ordem das coisas seria outra afora esta: não é possível nada melhor (…) E, com efeito, nada, naquele instante, enfraqueceria minhas esperanças.

Como eu dizia, dediquei-me, pois, com vivacidade a estes livros, lendo-os com toda a voracidade, até aprender de uma vez o bom e o mau de todas as coisas; mas logo perdi minhas esperanças, porque conforme progredia nas leituras percebia que meu mestre nunca fazia intervir a inteligência, não tratando de explicar a ordem das coisas, e que meu mestre situava, ora o ar, ora o éter, ora a água, ora outras coisas igualmente absurdas, no lugar da inteligência como princípio de tudo. É como se me dissesse: Sócrates faz, mediante a inteligência, tudo aquilo que faz; mas logo em seguida, tentando ser mais minucioso em suas explicações: hoje Sócrates está sentado em sua cama, porque seu corpo se compõe de ossos e de nervos; sendo os ossos duros e sólidos, estão separados por ligamentos; os nervos, podendo esticar-se ou encolher-se, unem os ossos com a carne e com a pele, que encerra e envolve tanto uns como outros (…) Seria o mesmo, aliás, que se eu vos dissesse, à guisa de explicar a causa de nossa presente conversação, que as causas são a voz, o ar, o ouvido e outras coisas similares, sem no entanto pronunciar uma só palavra acerca da verdadeira causa, que é os atenienses haverem decidido que o melhor para eles era condenar-me à morte, o que eu, por minha vez, assumi como causa correta e verdadeira para que eu me encontrasse agora sentado nesta cama, aguardando tranqüilamente a pena que se me hão imposto. (…) agora, se é para dizer que estes ossos e estes nervos são a causa do que faço, e não a eleição do que é o melhor para mim, para que é que me serviria a inteligência? isso é o maior absurdo, porque equivaleria a desconhecer a seguinte distinção: uma coisa é a causa, e outra a coisa, e sem a coisa jamais a causa seria causa”

#IdeiadeTítulodeLivro AS CAUSAS E AS COUSAS

Eis por que é que uns consideram ser a terra rodeada por um turbilhão, supondo-se-a em estado fixo no centro do universo; outros já a concebem como uma mesa retangular, cuja base seria o ar; mas não dão atenção ao problema da causa que a dispôs desse modo, o necessário para que fosse o melhor possível; não crêem na existência de nenhum poder divino, salvo pelo fato, é claro, de imaginarem haver encontrado um Átlas ainda mais forte que o mitológico, mais imortal também, e capaz de sustentar todas as coisas como nenhum outro”

Cansado de examinar todas as coisas, cri que deveria estar prevenido para que não me sucedesse o mesmo que aos que observam um eclipse solar; estes perdem a vista caso não tomem a precaução de fazer uma observação indireta, pelo reflexo da água ou mediante qualquer outra superfície que reflita a imagem do astro. Algo análogo se passou em meu espírito; temi perder a profundidade do olhar caso contemplasse os objetos com os olhos do corpo, servindo-me de meus sentidos para tocá-los e conhecê-los. (…) mas eu mesmo discordo de que quem vê as coisas com os olhos da razão as vê mais e melhor que quem enxerga apenas os fenômenos (…) Vou explicar com mais clareza, porque parece que ainda não me entendes bem.”

continuo dizendo o que já manifestei em mil ocasiões pretéritas, e aquilo que acaso já afirmei na discussão imediatamente anterior. Para explicar-te o método de que me hei servido quanto à indagação das causas, necessito fazer esse recuo; vou começar de novo, tomando o afirmado como fundamento. Digo, então, que há algo que é bom, que é belo, que é grande por si só. Se me concedes este postulado, espero te demonstrar que a alma é imortal.

caso alguém me afirme que o que constitui a beleza de uma coisa é a vivacidade das cores, ou a proporção das partes ou coisas assim, abandono completamente todos esses argumentos que só servem para turvar minha vista; respondo, como que por instinto, sem artifícios, com simplicidade – reconheço – até demasiada, que nada torna algo belo mais do que a presença ou a comunicação de uma beleza primitiva, não importa como seja essa comunicação; este é o limite de minhas convicções.”

Vejo que já chegamos a um acordo: nunca um contrário pode se converter no contrário de si mesmo.”

não te parece que o número 3 deva sempre ser chamado pelo seu nome, e ao mesmo tempo pelo nome ímpar, ainda que ímpar não seja o mesmo que o número 3?”

– E no entanto – disse Sócrates –, o 2 não é contrário ao 3.

– Não mesmo.

– Logo, as contrárias não são as únicas coisas que não consentem com suas contrárias, senão que há ainda outras coisas igualmente incompatíveis.”

Pensa-o muito bem, pois não se perde tempo em repeti-lo muitas vezes. O 5 não será nunca compatível com a idéia de par; como o 10, que é 2 vezes aquele, não o será nunca com a idéia de ímpar; e este 2, ainda que seu contrário não seja a idéia de ímpar, não admitirá jamais a idéia do ímpar, como também não consentirão com a idéia do inteiro os três quartos, o um terço, nem qualquer outra fração”

– A alma consente com a morte?

– Não.

– Então a alma é imortal!”

– Quando a morte surpreende o homem, o que há nele de mortal morre, e o que há de imortal se retira, são e incorruptível, cedendo seu posto.

– É lógico.

– Destarte, se há algo imortal e imperecível, meu querido Cebes, esse algo deve ser a alma; com isso, sabemos de antemão: nossas almas existirão em outro mundo.”

– Diz-se que, depois da morte, o daemon, que o conduzira durante toda a vida, leva a alma a certo sítio, onde todos os mortos se reúnem para serem julgados, a fim de irem, depois, aos ínferos com a ajuda de um guia, que é o encarregado de deslocar toda e qualquer alma dentro do submundo; e, uma vez que a alma já tenha recebido, naqueles recessos, todos os bens e males de que era tributária segundo a divindade, permanecendo pelo tempo previamente designado, outro condutor, diferente do primeiro, fá-la reencarnar neste mundo, num processo que deve durar muitos séculos terrestres. Mas esta via não é aquela que Telefo descreveu em Ésquilo; <um caminho simples conduz aos ínferos>. Não é nem único nem simples; se o fôra, não haveria a necessidade de um guia, porque ninguém pode se extraviar quando o caminho é um só; tem, ao contrário, muitos rodopios e encruzilhadas, como infiro dos nossos ritos sagrados. A alma em posse de sabedoria e temperança segue seu guia por vontade própria, pois sabe que é afortunada; mas as almas que estão por demais apegadas ao corpo mortal e pelas paixões carnais, como antecipei, fazendo de tudo para não se desvincularem do mundo visível enquanto podem, têm de encarar muitos sofrimentos e pôr sua resistência à prova, antes do daemon escolhido para conduzi-la conseguir movê-la a bel prazer. Quando as almas do segundo tipo chegam ao sítio onde se reúnem todas as almas sem exceção, no caso das almas ainda mais impuras que a mediania (isto é, manchadas por crimes atrozes como o assassinato), todas as demais lhes fogem, de asco; ali, as piores dentre as almas se encontram sem companhia e sem guia; andam errantes e abandonadas, sendo a necessidade seu guia subjacente, até as aflições a que fazem jus. Mas dizia eu, a alma que viveu guiada pela moderação e pela pureza tem nos próprios deuses companhia e orientação. Há uma infinita variedade de lugares diferentes nos ínferos, tal qual mal se pode imaginar. Seria perda de tempo tentar descrever essas regiões inacessíveis para nossos sentidos.

Então Símias disse:

– Mas que dizes, Sócrates? Já ouvi muitas histórias a respeito destes confins, mas nenhuma delas se assemelha a tua descrição. Continuarei a te ouvir, com bastante antecipação.

– Para contar-lhe mais a respeito, meu caro, creio não haver a necessidade da arte de Glauco.” (*)

(*) “Glauco foi um ferreiro muito hábil. Esta comparação era um ditado popular na época de Platão. Dizia-se sempre que a intenção do interlocutor era expressar como alguém fazia com excelência algo muito difícil.” Portanto, descrever o ciclo da alma não era coisa tão difícil quanto se imaginava: Sócrates não se gabava de poder contar acerca destes mistérios, como se fôra algo de miraculoso. Não é preciso saber o moonwalk para elevar-se, dançante, aos astros!

– Em primeiro lugar – continuou Sócrates –, estou persuadido de que se a terra está em meio ao céu e é esférica, não tem necessidade seja do ar ou de qualquer outro apoio, como se sem ele fôra cair; senão que o céu mesmo, que a rodeia por todos os lados, e seu próprio equilíbrio, bastam para que se sustenha, já que tudo o que se encontra em equilíbrio, submetido a uma pressão que é semelhante em todos os espaços, não pode tender a uma direção ou outra, nem estar em movimento. Acredite, disso estou convicto.

– E parece que com razão – redargüiu Símias.

– Por outro lado, estou também convencido de que a terra é muito grande, e que nós só habitamos a parte que se estende desde o rio Fásis, além da Cólquida, a leste,¹ até as colunas de Hércules, a oeste, sendo nossa situação parelha à de um formigueiro sediado na beira da praia ou de rãs habitantes das margens de um lago. Há mais povos, nativos de regiões de nós incógnitas, porque creio que a superfície da terra seja habitada mais ou menos uniformemente, havendo cavernas de todas as formas e dimensões, preenchidas de vapores e densos ares, como também de águas que para ali afluem de inumeráveis partes. Mas a terra mesma está no alto, nesse céu mais puro,² mais perto dos astros, espaço que a maior parte dos físicos designa como Éter, sendo o ar que respiramos mero sedimento, pequena porção mais grosseira, do éter total. Como que alojados no fundo de uma caverna relativamente muito pequena, que julgamos gigantesca, nós cremos resolutamente habitar o sítio mais elevado da terra. Comparo esta prepotência com a de um morador das profundezas do oceano que se julgasse sobreaquático [!!!]; este ignorante, vendo o sol e as estrelas através da difração das águas, pensaria se tratar o próprio mar do elevado firmamento. Mas como alguém pesado e débil para subir e constatar outra coisa poderia pensar de modo diferente, sem ter ao menos quem lhe ensinasse o mais correto? Repito: nossa situação não é muito distinta. Confinados no fundo duma gruta, cremos habitar os píncaros do mundo. Julgamos que este ar que respiramos é emanação do céu mais puro, o verdadeiro céu, o mesmo céu em que os astros, perfeitos, praticam suas revoluções imorredouras. Vê-se bem que a causa de nosso erro é que nosso peso e nossa fraqueza nos impedem de nos elevarmos por sobre o ar, pois se um homem pudesse planar e investigar essas alturas, dotado de asas, logo que metesse a cabeça para fora de nosso espesso e impuro ar se daria conta de como a próxima estância é radicalmente diversa, como o próprio habitante das profundezas oceânicas, na hipótese de poder boiar até a superfície, acharia o mundo fora d’água muito mais maravilhoso que o seu de origem. Mas ele se enganaria pomposamente ao pensar que nossa caverna tão rebaixada seria o real firmamento máximo! A terra que pisamos, as pedras, as cercanias donde habitamos, está tudo corroído e degenerado, como o está ainda mais tudo que sofre a ação erosiva das águas salinas. No mar as coisas nascem repletas de imperfeições e feias; tudo não passa de cavernas informes e desajeitadas, areia, limo; o mais puro deste <terceiro mundo>³, portanto, é comparável ao esterco de nosso microcosmo. Quem poderá dizer, por conseguinte, o quanto as dejeções do mundo mais alto não superam nossas maiores maravilhas?

¹ Atual Rússia ocidental.

² Acima do nível do mar.

³ Neste parágrafo (tão extenso) recorri a uma tradução bastante livre!

…Habitada por toda classe de animais e por homens espalhados uns pelos campos, outros ao redor do ar, assim como nós estamos situados circundando o mar. Há quem habite em ilhas, que o ar forma próximo à terra, isto é, ao continente da morada mais alta, a verdadeira terra; o ar (falo do nosso ar) é para eles o que a água é para nós; útil, de alguma forma, inútil, de tantos outros ângulos, mas, como quer que seja, pesado demais para que vivam dentro dele ou que nele afundem em explorações vãs”

* * *

Homero e a maior parte dos poetas chamam este lugar de o Tártaro. Ali é aonde a água de todos os rios de nossa superfície conflui”

há quem corra em círculos, e que depois de haver dado uma ou mais voltas na terra explorável, tal qual as serpentes que se enroscam sobre si próprias, descendendo o máximo de que são capazes nos buracos, penetram, por assim dizer, o abismo, até, quando muito, pela metade”

Quanto às águas que contornam este mundo subterrâneo e servem de fronteiras inexpugnáveis entre seus moradores e nós próprios, são de 4 classes: a mais ampla e mais exterior de todas é o Oceano, o Grande Rio do mundo. Depois vem o Aqueronte, de corrente contrária, percorrendo ermos, em passagens subterrâneas, despejando-se finalmente na lagoa Aquerúsia, região habitada por grande parte das almas dos mortos, não eternamente, é claro, como já o expliquei. Mas olvidei-me de explicar que entre o Aqueronte e o Oceano na verdade há um terceiro rio, que não muito longe de sua nascente deságua num local banhado em fogo, ali formando um lago maior que o próprio Oceano que nos envolve”

Vejam que já é tempo das minhas abluções, porque me parece que é melhor não beber o veneno até estar completamente limpo; assim pouparei as mulheres do trabalho de lavarem meu cadáver.

(…)

– Bem, Sócrates, não tens nada que nos recomendar no que se refere a teus filhos ou qualquer outro negócio que deixas para trás?

– Nada, Críton, além do que sempre vos recomendei, ou seja, cuidar de vós mesmos, o que é um serviço também a mim, a minha família e sumamente a vós próprios; mas chega de palavrório, não é preciso promessas! Vede que por mais que me prometêsseis seguir pelas mais justas das veredas, se acabáreis por abandonar o caminho da justiça, abandonando assim a vós mesmos, de nada terá adiantado dardes a palavra.

– Te asseguro que pelo menos nos esforçaremos ao máximo – respondeu Críton – para agir conforme teus preceitos; agora, como queres que te enterremos?

– Como quiserdes – atalhou Sócrates –; contanto que se satisfaça a lei.

E, sorrindo de si para si e nos olhando atentamente ao mesmo tempo, tratou de dizer:

– (…) E todo esse longo discurso que acabo de vos dirigir a fim de que saibais que após beber a cicuta já não estarei convosco, mas que ao fazer isso rumarei à felicidade dos bem-aventurados – eu estava prestes a dizer, Críton, por vossas reações: parece que disse tudo isso em vão!

Depois que terminou seu banho, levaram-lhe seus filhos; tinha 3, dois mui jovens e um já crescido. Com eles entraram todas as mulheres da família.”

MACHACAR, EMPODERAR

Nós somos cicutas ambulantes, precisamos ser esmagados a fim de demonstrarmos todo nosso potencial.

– Muito bem, meu amigo; é preciso que me digas agora que tenho eu de fazer; porque só tu podes dizê-lo.

– Nada mais – disse-lhe este homem da polis –, além de te pores a passear pela tua cela, depois de beberes a cicuta, até que sintas que teus membros inferiores estão fracos; aí então, te deitarás.

Ao mesmo tempo, estendeu-lhe a taça. Sócrates tomou-a, Equécrates! sem expressar nenhuma emoção, tranqüilo, sem mudar de cor nem semblante; e, fitando o homem do qual falei, o ateniense encarregado da execução, com olhos firmes e serenos, como de costume, disse-lhe: é permitido fazer a libação usual com o que resta desta beberagem?”

Que fazeis, amigos? Não foi o temor dessas debilidades inconvenientes que motivou a retirada das mulheres deste aposento? Por que é que sempre ouvi dizer que se deve morrer escutando palavras lisonjeiras? Mantende-vos tranqüilos e dai provas de mais firmeza.

(…)

Sócrates, que estava caminhando de lá para cá, disse que já sentia desfalecerem-lhe as pernas, então se pôs de costas no leito, justo como fôra ordenado. Neste ínterim, o homem que lhe instruíra e lhe dera o veneno havia se aproximado do condenado, para examinar os pés e as pernas. Apertou um de seus pés com força, perguntando se sentia o apertão. Sócrates replicou que não. Estirou as duas pernas e, levando suas mãos mais acima, fez-nos ver que o corpo já gelava e endurecia. Ao depositar as mãos sobre seu coração, disse que no momento em que o veneno atingisse o órgão, Sócrates deixaria de existir.”

Críton, devemos um galo a Esculápio; não te esqueças do tributo.” (*)

(*) “Sacrifício em ação de graças ao deus da medicina, que, no momento da morte, livrava o finado de todas os males da vida.”

Eis, Equécrates, as últimas horas de nosso amigo, do melhor homem, é seguro dizer, que Atenas conheceu em nossa geração; não só isso, mas o mais sábio e o mais justo de todos os homens conhecidos.”

TEORIA DA CLASSE OCIOSA

Tradução parcial comentada da versão em espanhol (Teoría de la Clase Ociosa, ed. elaleph, 2000), realizada entre 08/07 e 1º/10/16, exceto pelos oito primeiros parágrafos selecionados, conservados no idioma castelhano.

La India brahmánica ofrece un buen ejemplo de la exención de tareas industriales que disfrutan ambas clases sociales.”

La clase ociosa comprende a las clases guerrera y sacerdotal, junto con gran parte de sus séquitos.”

Si hay varios grados de aristocacia, las mujeres de rango más elevado están por lo general exentas de la realización de tareas industriales o por lo menos de las formas más vulgares de trabajo manual.”

el gobierno, la guerra, las prácticas religiosas y los deportes. Esas 4 especies de actividad rigen el esquema de la vida de las clases elevadas”

Cuando el esquema está plenamente desarrollado, hasta los deportes son considerados como de dudosa legitimidad para los miembros de ramo superior. Los grados inferiores de la clase ociosa pueden desempeñar otras tareas, pero son tareas subsidiarias de algunas de las ocupaciones típicas de la clase ocisa. Tales son, p.ej., la manufactura y cuidado de las armas y equipos bélicos y las canoas de guerra, la doma, amaestramiento y manejo de caballos, perros, halcones, la preparación de instrumentos sagrados, etc.”

El trabajo del hombre puede estar encaminado al sostenimiento del grupo, pero se estima que los realiza con una excelencia y eficacia de un tipo tal que no puede compararse sin desdoro con la diligencia monótona de las mujeres.”

De ordinario, se hace una distinción entre ocupaciones industriales y no industriales y esta distinción moderna es una forma trasmutada de la distinción bárbara entre hazaña y tráfago [ocupaciones demasiadas, fatigantes, molestas, de bajo valor].”

Se supone aquí que, en la secuencia de la evolución cultural, los grupos humanos primitivos han pasado de una etapa inicial pacífica a otro estadio subsiguiente en el que la lucha es la ocupación reconocida y característica del grupo.” “Puede, por tanto, objetar-se que no es posible que haya existido un estado inicial de vida pacífica como el aquí supuesto. No hay en la evolución cultural un punto antes del cual no se produzcan luchas. Pero el punto que se debate no es la existencia de luchas, ocasionales o esporádicas, ni siquiera su mayor o menor frecuencia y habitualidad. Es el de si se produce una disposición mental habitualmente belicosa – un hábito de juzgar de modo predominante los hechos y acontecimientos desde el punto de vista de la lucha –” “Las pruebas de la hipótesis de que ha habido tal estadio pacífico en la cultura primitiva derivan en gran parte de la psicología más bien que de la etnología y no pueden ser detalladas aquí.”

Indubitavelmente houve algumas apropriações de artigos úteis antes de que surgisse o costume de se apropriar das mulheres.” “A propriedade das mulheres começa nos estágios inferiores da cultura bárbara aparentemente com a apreensão de cativas. A razão originária da captura e apropriação das mulheres parece ter sido sua utilidade como troféus. A prática de arrebatar ao inimigo as mulheres em qualidade de troféus deu lugar a uma forma de matrimônio-propriedade, que produziu uma comunidade doméstica com o varão por cabeça. Foi seguida de uma extensão do matrimônio-propriedade a outras mulheres, ademais das capturadas ao inimigo. O resultado da emulação nas circunstâncias de uma vida depredadora foi, por uma parte, uma forma de matrimônio baseado na coação e, por outra, o costume da propriedade.”

A possessão da riqueza confere honra; é uma distinção valorativa (invidious distinction). Não é possível dizer nada parecido do consumo de bens nem de nenhum outro incentivo que possa conceber-se como móvel da acumulação e em especial de nenhum incentivo que impulsione à acumulação de riqueza.”

A comparação valorativa dentro do grupo entre o possuidor do butim [espólio de guerra] honorífico e seus vizinhos menos afortunados figura, sem dúvida, em época precoce como elemento da utilidade das coisas possuídas, ainda que em um princípio não fosse o elemento principal de seu valor. A proeza do homem era ainda proeza do grupo e o possuidor do butim se sentia primordialmente como guardião da honra do seu grupo.” “as possessões começam a ser valoradas, não tanto como demonstração duma incursão afortunada, quanto como prova da preeminência do possuir desses bens sobre outros indivíduos da comunidade.”

A propriedade tem ainda caráter de troféu, mas com o avanço cultural se converte cada vez mais em troféu de êxitos conseguidos no jogo da propriedade, praticado entre membros do grupo, sob os métodos quase-pacíficos da vida nômade.”

Com o desenvolvimento da indústria estabelecida, a possessão de riqueza ganha, pois, em importância e efetividade relativas, como base consuetudinária de reputação e estima.”

a base do próprio respeito é o respeito que seus próximos têm por si. Só indivíduos de temperamento pouco comum podem conservar, ao final, sua própria estimação frente ao desprezo de seus semelhantes.”

o trabalho rebaixa e esta tradição nunca morreu.”

Tem-se de notar que enquanto a classe ociosa existia em teoria desde o começo da cultura depredadora, a instituição tomou um significado novo e mais pleno com a transição do estágio depredador à etapa seguinte de cultura pecuniária. Desde esse momento existe uma <classe ociosa>, tanto em teoria como na prática.”

a indústria avançou a ponto de que a comunidade já não dependesse para sua subsistência da caça nem de nenhuma outra forma de atividade que pudesse ser qualificada justamente como façanha.”

Onde quer que o cânon do ócio ostensível tenha possibilidade de operar com liberdade, surgirá uma classe secundária, e em certo sentido espúria – desprezivelmente pobre e cuja vida será precária, cheia de necessidades e incomodidades; mas essa classe será moralmente incapaz de se lançar a empresas lucrativas –.”

o sentido vergonhoso do trabalho manual pode chegar a ser tão forte que em conjunturas críticas supere inclusive o instinto de conservação. Assim, p.ex., conta-se de certos chefes polinésios que sob o peso das boas maneiras preferiram morrer de fome a levar os alimentos até a boca com suas próprias mãos.” “Na ausência do funcionário cujo ofício era trasladar o assento do seu senhor, o rei se sentou sem protestos no fogo, e permitiu que sua pessoa real se tostasse até um ponto em que foi impossível curá-lo.”

Summum crede nefas animam praeferre pudori. Et propter vitam vivendi perdere causas. [a vergonha é pior do que a morte] § Já se notou que o termo <ócio>, tal como aqui se emprega, não comporta indolência ou quietude. Significa passar o tempo sem fazer nada produtivo”

Mas a vida do cavalheiro ocioso não se vive em sua totalidade ante os olhos dos espectadores que se devem impressionar com esse espetáculo do ócio honorífico em que, segundo o esquema ideal, consiste sua vida. Alguma parte do tempo de sua vida está oculta aos olhos do público e o cavalheiro ocioso tem de – em atenção a seu bom nome – poder dar conta convincentemente desse tempo vivido em privado.” “a exibição de alguns resultados tangíveis e duradouros do ócio assim empregado, de maneira análoga à conhecida exibição de produtos tangíveis e duradouros do trabalho realizado para o cavalheiro ocioso pelos artesãos e servidores que emprega.”

Numa fase posterior do desenvolvimento costuma-se empregar algum distintivo ou insígnia de honra que sirva convencionalmente como marca.”

Exemplos de tais provas imateriais de ociosidade são tarefas quase-acadêmicas ou quase-práticas e um conhecimento de processos que não conduzam diretamente ao fomento da vida humana. Tais, em nossa época, o conhecimento das línguas mortas e das ciências ocultas; da ortografia, da sintaxe e da prosódia; das diversas formas de música doméstica e outras artes empregadas na casa; das últimas modas em matéria de vestidos, mobiliário e carruagens; de jogos, esportes e animais de luxo, tais como os cachorros e os cavalos de corrida.” “A origem – ou, melhor dito, a procedência – dos modos se há de buscar, sem dúvida, em algo que não seja um esforço consciente por parte das pessoas de boas maneiras destinado a demonstrar que gastaram muito tempo até adquiri-los.” “a boa educação não é, no conceito comum, uma mera marca adventícia de excelência humana, mas uma característica que forma parte da alma digna.” “Gostos, modos e hábitos de vida refinados são uma prova útil de fidalguia, porque a boa educação exige tempo, aplicação e gastos, e não pode, portanto, ser adquirida por aquelas pessoas cujos tempo e energia hão de empregar-se no trabalho.”

Pode-se perdoar a quebra da palavra empenhada, mas uma falta de decoro é imperdoável.”

Parece ser especialmente certo que várias gerações de ociosidade deixam um efeito persistente e perceptível na conformação da pessoa, e ainda maior em sua conduta e maneiras habituais.” “utilizou-se a possibilidade de produzir idiossincrasias pessoais patológicas e de outro tipo e de transmitir os modos característicos mediante uma imitação astuta e uma educação sistemática para criar deliberadamente uma classe culta, às vezes com resultados muito felizes. Desta maneira, mediante o processo vulgarmente conhecido como esnobismo, se logra uma evolução sincopada da fidalguia de nascimento e a educação de um bom número de famílias de linhagem.”

É entre os membros da classe ociosa mais elevada, que não têm superiores e que têm poucos iguais, que o decoro encontra sua expressão mais plena e madura”

Em virtude de ser utilizado como demonstração da capacidade de despesa, o ofício de tais servidores domésticos tende constantemente a incluir menos obrigações e, de modo paralelo, seu serviço tende a se converter em meramente nominal.” “Depois de ter progredido bastante a prática de empregar um corpo especial de servidores que vivem nesta situação de ócio ostensível, começou-se a preferir aos homens para serviços nos quais se vê de forma destacada quem os pratica. As razões disso são porque, em especial os de aparência robusta e decorativa, tais como os escudeiros e ouros serventes, os serviçais masculinos devem ser, e são sem dúvida, mais vigorosos e custosos que as mulheres.”

O ócio vicário a que dedicam seu tempo as esposas e os criados – e o que se classifica como cuidados domésticos – pode se converter, com freqüência, em tráfico rotineiro e penoso, em especial quando a competição pela reputação é viva e dura. Assim ocorre com freqüência na vida moderna.”

A ociosidade do criado não é sua própria ociosidade. Até o ponto em que é um servidor no pleno sentido desta palavra, e não é por sua vez um membro de um grau inferior da classe ociosa propriamente dita, seu ócio se produz à guisa de serviço especializado, destinado a favorecer a plenitude da vida de seu amo.” “É uma falta grave que o mordomo ou lacaio cumpra seus deveres na mesa ou carruagem de seu senhor com tamanho mau estilo que transpareça que sua ocupação habitual houvera podido ser a lavragem ou o pastoreio.”

Enquanto um grupo produz bens para ele, outro, encabeçado geralmente pela esposa, ou pela esposa principal, consome para ele vivendo em ociosidade ostensível, demonstrando com isso sua capacidade de suportar um grande desperdício pecuniário, sem pôr em perigo sua opulência superior.”

O consumo de artigos alimentícios escolhidos, e com freqüência também o de artigos raros de adorno, se converte em tabu para as mulheres e as crianças; havendo uma classe baixa (servil) de homens, o tabu também a rege.”

A diferenciação cerimonial em matéria de alimentos se vê com mais clareza no uso de bebidas embriagantes e narcóticas. Se esses artigos de consumo são custosos são considerados nobres e honoríficos. Por isso as classes baixas, e de modo primordial as mulheres, praticam uma continência forçosa no que se refere a tais estimulantes, salvo nos países em que é possível obtê-los a baixo custo. Desde a época arcaica, e ao longo de toda a época patriarcal, tem sido tarefa das mulheres preparar e administrar esses artigos de luxo, e privilégio dos homens de boa estirpe e educação consumi-los. Até por isso, a embriaguez e demais conseqüências patológicas do uso imoderado de estimulantes tendem, por sua vez, a se tornar honoríficos, como signo em segunda instância do status superior de quem pode desfrutar esse prazer. Nesses povos as doenças que são conseqüência de tais excessos são reconhecidas francamente como atributos viris. Chegou mesmo a acontecer que o nome de certas doenças derivadas de tal origem passasse a ser na linguagem cotidiana sinônimo de <nobreza> ou <fidalguia>. Só num estágio cultural relativamente primitivo aceitam-se os sintomas do vício intenso, como símbolo convencional de status superior e passíveis de se converter em virtudes e de merecer a deferência da comunidade”

a maior abstinência praticada pelas mulheres se deve, em parte a um convencionalismo imperativo; e esse convencionalismo é, de modo geral mais forte ali onde a tradição patriarcal – a tradição de que a mulher é uma coisa – conserva sua influência com maior vigor.”

O consumo de coisas luxuriosas no verdadeiro sentido da palavra é um consumo destinado à comodidade do próprio consumidor e é, portanto, um signo distintivo do amo. Todo consumo semelhante feito por outras pessoas não pode se produzir mais que por tolerância daquele.”

Esse cultivo da faculdade estética exige tempo e aplicação e as demandas a que tem que fazer frente o cavalheiro neste aspecto tendem, em conseqüência, a mudar sua vida de ociosidade numa aplicação mais ou menos árdua à tarefa de aprender a viver uma vida de ócio ostensível de modo a favorecer sua reputação.”

Os presentes e as festas tiveram provavelmente uma origem distinta da ostentação ingênua, mas adquiriram muito rápido utilidade para esse propósito e conservaram esse caráter desde então”

O costume das reuniões festivas se originou provavelmente por motivos sociáveis e religiosos; essas razões seguem presentes no desenvolvimento ulterior, mas já não se tratam dos únicos motivos.”

Conhece-se por potlach uma cerimônia praticada pelos kwakiutl com a que um homem trata de adquirir renome oferecendo várias dádivas, que o costume obriga a devolver duplicadas em data posterior, sob pena de perder prestígio. Às vezes toma a forma de festa, na qual um homem trata de superar os seus rivais; em dadas ocasiões chega-se à destruição deliberada de propriedade (mantas, canoas, bandejas de cobre).”

Com a herança da fidalguia vem a herança da ociosidade obrigatória; mas pode-se herdar uma fidalguia suficientemente forte para comportar uma vida de ócio e que não venha acompanhada da herança de riqueza necessária para manter um ócio dignificado.” “Resulta daí uma classe de cavalheiros ociosos que não possuem riqueza, a que nos referimos já de modo incidental. Esses cavalheiros ociosos de casta média entram em um sistema de gradações hierárquicas.”

Transformam-se em cortesãos ou membros de seu séquito – servidores – e ao ser alimentados e sustentados por seu patrão, são índices do ranking deste e consumidores vicários de sua riqueza supérflua.”

A libré do servidor armado tinha um certo caráter honorífico, mas esse caráter desapareceu quando a libré passou a ser distintivo exclusivo dos servidores domésticos. A libré se converte em denegridora para quase todos aqueles a quem se obriga que a vistam.” “A antipatia se produz inclusive quando se trata das librés ou uniformes que algumas corporações e sociedades prescrevem como traje distintivo de seus empregadores.”

conforme descemos na escala social se chega a um ponto em que as obrigações do ócio e o consumo vicário recaem só sobre a esposa. Nas comunidades da cultura ocidental este ponto se encontra, na atualidade, na classe média inferior” “nessa classe média o cabeça não finge viver ocioso. Pela força das circunstâncias essa ficção caiu em desuso. Mas a esposa segue praticando, para o bom nome do cabeça de família, o ócio vicário.” “Como ocorre com o tipo corrente de homem de negócios atual, o cabeça de família de classe média se viu obrigado pelas circunstâncias econômicas a empregar suas mãos para ganhar a vida em ocupações que com freqüência têm em grande parte caráter industrial.” “Não é, de modo algum, um espetáculo incomum encontrar um homem que se dedica ao trabalho com a máxima assiduidade, com o objetivo de que sua esposa possa manter, em benefício dele, aquele grau de ociosidade vicária que exige o senso comum da época.”

se descemos ainda mais na escala, até o nível da indigência – nas margens dos bairros insalubres e superpovoados das cidades – o varão e os filhos deixam virtualmente de consumir bens valiosos para manter as aparências e sobra a mulher como único expoente do decoro pecuniário da família. Nenhuma classe social, nem as mais miseravelmente pobres, abandona todo consumo ostensível consuetudinário.”

Não há classe ou país que se tenha inclinado ante a pressão da necessidade física de modo tão abjeto que chegasse a se negar a si mesma ou a si mesmo a satisfação dessa necessidade superior ou espiritual.”

Os vizinhos – dando a esta palavra um sentido puramente mecânico – não são, com freqüência, vizinhos em sentido social, nem mesmo conhecidos; no entanto, sua boa opinião, por marginal que seja, tem um alto grau de utilidade.”

Um bom exemplo do modo de operar deste cânon de reputação pode ser visto na prática do charlar ou tagarelar em bares e fumar em lugares públicos, coisas que costumam fazer os trabalhadores e artesãos da população urbana. Pode citar-se como classe em que esta forma de consumo ostensível tem uma grande voga a dos oficiais-impressores, e entre eles desencadeiam-se certas conseqüências que se censuram amiúde [fama de beberrões?].”

O ócio ocupava o primeiro lugar num começo e durante a cultura quase-pacífica chegou a deter um apreço muito superior à dilapidação de bens no consumo, tanto como expoente direto de riquezas como em qualidade de elemento integrante do padrão de decoro. Desde esse momento, o consumo ganhou terreno, até que hoje tem indiscutivelmente a primazia, ainda que esteja bem longe de absorver toda a margem de produção do que exceda a mera subsistência.”

o instinto do trabalho eficaz. Se as circunstâncias permitirem, esse instinto inclina os homens a olharem com aprovação a eficácia produtiva e tudo que sirva de utilidade aos seres humanos. Inclina-os a desprezar o desperdício de coisas ou de esforço. (…) Por isso, qualquer gasto, por despropositado que possa ser na realidade, deve ter, pelo menos, alguma justificativa aceitável em forma de finalidade ostensível.” “a baixeza de todo esforço produtivo se encontra também presente de modo tão constante na mente dos homens que impede que o instinto do trabalho eficaz influa em grande medida para impor a direção até a utilidade industrial. Mas quando se passa do estágio industrial quase-pacífico (de escravidão e status) ao estágio pacífico (de assalariados e pagamentos à vista) o instinto do trabalho eficaz joga com maior eficácia [um tanto redundante]. Começa então a moldar de forma agressiva as opiniões dos homens acerca do que é meritório e se afirma ao menos como cânon auxiliar da consideração de si mesmo.” “assim ocorre, p.ex., com os <deveres sociais> e os conhecimentos, quase-artísticos ou quase-eruditos, que se empregam no cuidar e decorar da casa, na atividade dos círculos de costura ou na reforma do trajo, ou no destacar-se pela elegância, a habilidade nos jogos de cartas, a navegação desportiva, o golf e outros esportes.”

Esta busca desagradável que se faz em nossos dias por alguma forma de atividade finalística que não seja ao mesmo tempo indecorosamente produtora de ganâncias individuais ou coletivas, assinala uma diferença de atitudes entre a classe ociosa moderna e a do estágio quase-pacífico.”

Passou a ser depreciado o ócio que carece de finalidade ostensível, em especial no que se refere a essa grande parte da classe ociosa cuja origem plebéia opera a fim de colocá-lo em desacordo com a tradição do otium cum dignitate.”

fundam-se muitas organizações cuja finalidade visível, fixada já por seu título e denominação oficiais, é alguma modalidade de melhora social. Há muito ir-e-vir e muito papo-furado, com o fim de que os conservadores não possam ter ocasião de refletir acerca do valor econômico efetivo de seu tráfico.”

O uso do termo <desperdício> é desafortunado num aspecto. Na linguagem da vida cotidiana a palavra leva consigo uma ressonância pejorativa. Utilizamo-la aqui à falta de uma expressão melhor que descrevesse adequadamente o mesmo grau de móveis e fenômenos, mas não se deve tomar no mau sentido, como se implicasse um gesto ilegítimo de produtos ou vidas humanos.” “Qualquer que seja a forma de gasto que escolha o consumidor ou qualquer que seja a finalidade que persiga ao fazer essa eleição, é útil para ele, em virtude de sua preferência.”

É muito mais difícil retroceder de uma escala de gastos uma vez adotada, que ampliar a escala acostumada como resposta a um aumento de riqueza.”

o gasto honorífico, ostensivelmente desperdiçador, que confere o bem-estar espiritual, pode chegar a ser mais indispensável que boa parte desse gasto que serve às necessidades <inferiores> do bem-estar físico ou do sustento.”

Nos raros momentos em que não se produz um aumento no consumo visível de uma pessoa quando esta dispõe dos meios para esse aumento, o sentir popular considera que isso exige uma explicação e imputa motivos indignos – sovinice – a quem não se põe no nível esperado. Pelo contrário, aceita-se como efeito normal uma rápida resposta ao estímulo.”

A classe não pode efetuar por um simples capricho uma revolução ou inversão repentina dos hábitos mentais populares relativos a qualquer dessas exigências cerimoniais. Para que qualquer mudança chegue a envolver a massa e modifique a atitude habitual do povo, requer-se tempo; especialmente se se trata de mudar os hábitos daquelas classes que estão mais remotas, socialmente, do corpo de onde irradiam as trocas.”

Seu exemplo e seu preceito têm força prescritiva para todas as classes situadas abaixo da dirigente; mas para elaborar os preceitos que se transmitem a essas classes inferiores com o objetivo de governar a forma e o método de alcançar e manter uma reputação – para modelar os usos e as atitudes espirituais das classes inferiores –, essa prescrição autoritária opera constantemente sob o guia seletivo do cânon do desperdício ostensível, temperado num grau variável pelo instinto do trabalho eficaz.”

Com a exceção do instinto da própria conservação, a propensão emulativa é provavelmente o mais forte, persistente e alerta dos motivos econômicos propriamente ditos.”

essa capacidade de expansão que não tem limites, do modo comumente imputado na teoria econômica às necessidades superiores ou espirituais. Se J.S. Mill pôde dizer que <por agora é discutível que todas as invenções mecânicas realizadas até nossos dias tenham acelerado as tarefas cotidianas de qualquer ser humano>, isso se deveu, sobretudo, à presença deste elemento no nível de vida.”

P(risão)C

a vida doméstica da maior parte das classes é relativamente mesquinha comparada com o brilho daquela parte da sua vida que se realiza ante os olhos dos observadores. Como conseqüência secundária da mesma discriminação, a gente protege, de modo habitual, sua vida privada contra a observação. (…) daí, por derivação, o hábito ulterior de reserva e discrição que constitui um traço tão importante do código de conveniências das classes melhores em todas as comunidades.

A baixa cifra do índice de natalidade das classes sobre as que recai com maior império a exigência dos gastos encaminhados a manter sua reputação, deriva, de modo análogo, das exigências de um nível de vida baseado no desperdício ostensível. É provavelmente o mais eficaz dos freios prudenciais malthusianos.

as classes dedicadas a tarefas acadêmicas. Devido a uma superioridade presumida e à escassez dos dons que caracterizam sua vida e aos resultados conseguidos por elas, essas classes estão convencionalmente subsumidas num grau social mais alto que ao que corresponderia seu grau pecuniário.”

Em toda comunidade moderna em que não há monopólio sacerdotal dessas ocupações, as pessoas dedicadas a tarefas acadêmicas estão, de modo inevitável, em contato com classes que pecuniariamente são superiores a elas. (…) e, como conseqüência, nenhuma outra classe da comunidade dedica ao desperdício ostensível uma proporção maior de seus bens.

o hábito de manter inviolada a propriedade privada se contrapõe ao outro hábito de buscar a riqueza para justificar a boa reputação que se pode ganhar mediante o consumo ostensível dessa propriedade.”

em todas as comunidades, especialmente naquelas com baixa elevação do padrão de decoro pecuniário em matéria de habitação, o santuário local está mais adornado e sua arquitetura e decoração são muito mais ostensivelmente custosas que as moradias dos membros da congregação. Isto é seguro para quase todas as seitas e cultos, tanto cristãos quanto pagãos, mas o é em grau especial para os cultos mais antigos e maduros.” “Se se admite algum elemento de comodidade entre os acessórios do santuário, deve-e ocultá-lo e mascará-lo escrupulosamente sob uma austeridade ostensível.” “O consumo devoto entra no custo vicário.” “Por fim, as vestiduras sacerdotais são notoriamente custosas, adornadas e incômodas; e nos cultos em que não se conceba que o servidor sacerdotal da divindade sirva a esta em qualidade de consorte, são de um tipo austero e incômodo e se sente que assim devem ser.”

A repetição do serviço (o termo <servidor> leva anexa uma sugestão que é significativa a este respeito) se faz mais perfunctória conforme vai ganhando o culto em antiguidade e consistência e esse caráter perfunctório da repetição é muito agradável para o gosto devoto correto.”

Sente-se que a divindade tem de ostentar um hábito de vida especialmente sereno e ocioso.”

o devoto pintor verbal coloca ante a imaginação de seus ouvintes um trono com profusão de insígnias de opulência e poder e o rodeia de um grande número de servidores.” “tanto que o pano-de-fundo da representação se enche com o brilho dos metais preciosos e das variedades mais caras de pedras preciosas.” “Apresenta-se um caso extremo no imaginário devoto da população negra dos Estados Unidos. Seus pintores verbais são incapazes de baixar a nada mais barato que o ouro; de modo que neste caso a insistência na beleza pecuniária dá um efeito amarelo tão chamativo que seria intolerável para um gosto mais sóbrio.”

Até os leigos – súditos mais afastados da divindade – devem prestar um ócio vicário na proporção de 1 dia de cada 7.”

Essa mescla e confusão dos elementos do custo e da beleza têm, por sinal, seu melhor exemplo nos artigos de vestir e de mobiliário doméstico. O código que regula a reputação decide quais formas, cores, materiais e efeitos gerais do adorno humano são aceitáveis para o momento em matéria de vestido; e as infrações do código ofendem nosso gosto e se as supõe desvios da verdade estética.” “em momento nos quais a moda consiste de artigos bem-acabados e de cores pouco vivas, consideramos ofensivas para o bom gosto as telas vistosas e os efeitos de cor demasiado pronunciados.” “um belo artigo que não é custoso não se considera como belo.”

O céspede [nada mais que um tapete de grama!] tem indiscutivelmente um elemento de beleza sensual enquanto objeto de apercepção e como tal agrada sem dúvida, de modo muito direto, aos olhos de quase todas as raças e classes, mas é, por acaso, mais indiscutivelmente belo aos olhos dos caucasianos¹ que aos da maior parte das demais variedades de homens.” [???] “esse elemento racial foi outrora, durante muito tempo, um povo pastor que habitava uma região de clima úmido.” “na apreciação popular média, um rebanho sugere de modo tão direto economia e utilidade que sua presença no parque público seria considerada intoleravelmente barata. Este método de conservar os parques é relativamente pouco custoso e como tal se o considera indecoroso.”

¹ “Dólico-rubio” no original – não encontrei tradução mais pertinente. Tipo nórdico ou a besta-loira citada por Nietzsche seriam duas alternativas subsidiárias. O termo voltará a se fazer presente na seqüência.

À parte os pássaros que pertencem à classe honorífica dos animais domésticos e que devem o lugar que ocupam nesta classe unicamente a seu caráter não-lucrativo, os animais que merecem especial atenção são os gatos, cachorro se cavalos velozes. O gato dá menos reputação que os cachorros e os cavalos velozes, porque é menos custoso; e até pode servir para uma finalidade útil. Ao mesmo tempo, o modo de ser do gato não o faz apto para a finalidade honorífica. Vive com o homem em plano de igualdade, não conhece nada dessa relação de status que constitui a base antiga de todas as distinções de valor, honra e reputação e não se presta facilmente a uma comparação valorativa entre seu dono e os vizinhos deste.”

O cachorro tem vantagens no que respeita a sua falta de utilidade e seus dotes especiais de temperamento. (…) o cachorro é servidor do homem, tem o dom de uma submissão sem titubeios e uma rapidez de escravo para adivinhar o estado de ânimo de seu dono junto com estes traços que o capacitam para a relação de status – e que por enquanto vamos qualificar de traços úteis — o cachorro tem características de um valor estético mais equívoco. É o mais sujo e o de piores costumes de todos os animais domésticos. Compensa-o com uma atitude servil e aduladora frente ao amo e uma grande inclinação a machucar e molestar o resto do mundo.” “Inclusive, o cachorro está associado em nossa imaginação à caça – emprego meritório e expressão do impulso depredador honorável.”

O valor comercial das monstruosidades caninas, tais como os estilos dominantes de cachorros favoritos tanto para o cavalheiro como para a dama, se baseia em seu alto custo de produção, e o valor que oferece para seus proprietários consiste, sobretudo, em sua utilidade como artigo de consumo ostensível.”

Também serve para aumentar a reputação do dono qualquer cuidado que se dê a esses animais que não são, em nenhum sentido, úteis nem proveitosos; e como o hábito de cuidar deles não se considera censurável, pode chegar a se converter em um afeto habitual, de grande tenacidade e do mais benévolo caráter.”

O cavalo não está dotado na mesma medida que o cão da atitude mental de dependência servil; mas serve eficazmente ao impulso do seu amo de converter as forças <animadas> do meio em coisas que emprega à discrição, expressando com isso sua própria individualidade dominante.” “O cavalo é, ademais, um animal belo, ainda que o cavalo de corrida não o seja em grau especial para o gosto ingênuo das pessoas que não pertencem à classe dos aficionados por cavalos de corrida, nem à classe cujo sentido da beleza está submetido à coação moral do apreço dos aficionados por cavalos de corrida.”

nos EUA os gostos da classe ociosa estão formados em certa medida sobre os usos e costumes que prevalecem ou que se crê prevalecerem na classe ociosa da Grã-Bretanha.” “considera-se em termos gerais que um cavalo é mais belo na proporção em que é mais inglês; já que a classe ociosa inglesa é, em relação aos usos bem-reputados, a classe ociosa superior dos EUA e, portanto, o exemplo a ser seguido pelos graus inferiores.”

É quase uma regra, nas comunidades que se encontram no estágio de desenvolvimento econômico em que a classe superior valora as mulheres em relação com seus serviços, que o ideal de beleza seja uma fêmea robusta e membruda. A base de apreciação é a estrutura corporal, desde que se dá um valor secundário à conformação da cara. As donzelas dos poemas homéricos constituem um exemplo bem-conhecido desse ideal da cultura depredadora precoce.”

O ideal cavalheiresco ou romântico se preocupa de modo especial com a cara e concentra sua atenção em sua delicadeza, e na de mãos e pés, a esbelteza da figura e em especial do talhe. Nas representações pictóricas das mulheres da época e nos imitadores românticos modernos do pensamento e dos sentimentos cavalheirescos o talhe se atenua até supor a debilidade extrema.”

No curso do desenvolvimento econômico o ideal de beleza feminina dos povos de cultura ocidental passou da mulher fisicamente vigorosa à dama, e está começando a voltar à mulher” “Já se notou que, nos estágios da evolução econômica nos quais se considera o ócio ostensível como o meio mais importante de adquirir boa reputação, o ideal de beleza exige mãos e pés delicados e diminutos e um talhe muito delgado.”

o talhe comprimido foi uma moda muito disseminada e persistente nas comunidades da cultura ocidental; assim também os pés deformados para a cultura chinesa. Ambas as mutilações são repulsivas, sem nenhum gênero de dúvida, para sentidos não-acostumados a elas.”

Na medida em que, ao formular um juízo estético, uma pessoa se dá conta, claramente, de que o objeto de beleza que está considerando supõe um desperdício e serve para afirmar a reputação e há, então, de ser estimado legitimamente como belo, esse juízo não é um juízo estético bona fide, e não entra em consideração para nosso propósito. A conexão, em que insistimos, entre a beleza dos objetos e a reputação que proporcionam reside no fato do efeito que produz a preocupação pela reputação nos hábitos mentais do valorador.” “A valoração com fins estéticos e a formulada com o fim de servir a sua boa reputação não estão tão separadas como deveriam estar. É especialmente fácil que surjam confusões entre essas duas espécies de valoração, porque na linguagem habitual não se costuma distinguir, mediante o uso de um termo descritivo especial, o valor dos objetos como meios de conseguir manter a reputação.”

a substituição da beleza estética pela pecuniária foi especialmente eficaz no desenvolvimento da arquitetura.” “Consideradas como objetos de beleza, as melhores características do edifício costumam ser as paredes laterais e traseiras das fachadas, ou seja, as partes não-tocadas pela mão do artista”

Nos últimos 12 anos, as velas foram uma fonte de luz mais agradável que nenhuma outra para um jantar. Para olhos bem-treinados, a luz das velas é agora mais suave e menos molesta que qualquer outra – preferível à do petróleo, à de gás ou à elétrica. Dificilmente se houvera podido dizer o mesmo há 30 anos”

Qualquer consumidor que – moderno Diógenes – se empenhasse em eliminar do que consome todo elemento honorífico ou de desperdício se encontraria na impossibilidade de satisfazer suas necessidades mais nímias no mercado moderno.”

os impressores contemporâneos estão voltando ao <velho estilo>, e a tipos mais ou menos em desuso, que são menos legíveis e dão à página um aspecto mais tosco que os <modernos>.” “A Kelmscott Press reduziu a questão ao absurdo – vista tão só da perspectiva da utilidade bruta – ao imprimir livros para uso moderno editados com ortografia editada, impressos em letra gótica e encadernados em vitela cosida com correias.”

Em teoria estética poderia ser extremamente difícil, senão impraticável por inteiro, traçar uma linha entre o cânon de Classicismo ou apreço pelo arcaico e o cânon de beleza. Para fins estéticos, mal é necessário traçar esta distinção, e em realidade não teria por que existir. Numa teoria do gosto ocasionalmente se pode considerar como elemento de beleza a expressão de um ideal aceito – quaisquer que sejam as bases que motivaram sua aceitação –; não é necessário discutir o problema da sua legitimação!”

As pessoas sofrem um grau considerável de privações das comodidades ou das coisas necessárias para a vida, com o objetivo de se poderem permitir o que se considera como uma quantidade decorosa de consumo desperdiçador; isto é certo para o vestuário em grau ainda maior que para os demais artigos de consumo” “nossa roupa, para servir eficazmente a sua finalidade, deve não só ser cara, mas demonstrar, sem lugar a dúvidas, a todos os observadores que o usuário não se dedica a nenhuma espécie de trabalho produtivo.” “Grande parte do encanto atribuído ao sapato envernizado, à roupa branca impoluta, ao sombreiro de capa brilhante e à bengala, que realçam em tão grande medida a dignidade natural de um cavalheiro, deriva do fato de que sugerem sem nenhum gênero de dúvida que o usuário não pode, assim vestido, deitar mão a nenhuma tarefa que sirva de modo direto e imediato a alguma atividade humana útil.” “o sapato da mulher adiciona o denominado salto alto Luís XV à demonstração de ociosidade forçosa que apresenta seu brilho; porque esse salto faz indubitavelmente difícil ao extremo o trabalho manual mais simples e necessário.” “A razão de nosso aferramento tenaz à falda [saia executiva] é precisamente esta: é cara e dificulta à usuário todo movimento, incapacitando-a para todo trabalho útil. O mesmo pode-se afirmar do costume feminino de usar o cabelo excessivamente comprido.” O advento do jeans veio tornar a massa ociosa? O trabalho como um grande shopping center…

Em teoria econômica, o corset é, substancialmente, uma mutilação, provocada com o propósito de rebaixar a vitalidade de sua portadora e torná-la incapaz para o trabalho, de modo permanente e inquestionável. É sabido que o corset prejudica os atrativos pessoais de quem o veste, mas a perda que se sofre por esse lado se compensa com o crescimento da reputação, ganância derivada de seu custo e invalidez visivelmente aumentados. Poder-se-ia dizer, em termos gerais, que, no fundamental, a feminilidade dos vestidos da mulher representa com que eficácia se interpõem obstáculos a qualquer esforço apresentável em posse dos ornamentos peculiares das damas.”

Teoria da classe ociosa: mulher que dá o golpe do baú não goza.

Até agora não se deu nenhuma explicação satisfatória do fenômeno da troca de modas.” “as modas deveriam ter encontrado uma relativa estabilidade, que se aproximasse bastante de um ideal artístico que se pudesse sustentar de modo perene. Mas não ocorre assim. Seria muito aventuroso afirmar que os estilos atuais sejam intrinsecamente mais adequados que os de faz 10, 20, 50 ou 100 anos. Por outro lado, circula sem contradição a assertiva de que os estilos em voga faz 2 mil anos são mais aceitáveis que as construções mais complicadas e laboriosas de hoje.” “Mesmo em suas expressões mais livres de travas, a moda chega poucas vezes – ou nenhuma – a passar da simulação de uma utilidade ostensível.” “a lei do desperdício nos permite encontrar consolo nalguma construção nova, igualmente fútil e insustentável. Destarte a fealdade essencial e a troca incessante dos atavios da moda.” “Considera-se bela a moda dominante. Isto se deve, em parte, ao alívio que proporciona por ser diferente da que havia antes dela e, em parte, por contribuir para a reputação.” “O processo de produzir uma náusea estética requer mais ou menos tempo; o lapso requerido em cada caso dado é inversamente proporcional ao grau de odiosidade intrínseca do estilo de que se trata.” “É bem sabido que nas comunidades industriais mais avançadas não se usa o corset, a não ser dentro de certos estratos sociais bastante bem-definidos. O uso do corset nos dias de festa se deve à imitação dos cânones de decoro de uma classe superior.” “o corset persiste em grande medida durante o período de esnobismo – o intervalo de incerteza e de transição de um nível de cultura pecuniária inferior a um superior –.”

o uso de perucas brancas e de encaixe de fios de ouro e a prática de pentear-se continuamente a cabeça: nos últimos anos recrudesceu ligeiramente o uso do penteado na boa sociedade, mas se trata, provável, de uma imitação transitória e inconsciente da moda imposta às ajudas de câmara e pode-se esperar que siga o caminho das perucas de nossos avós.”

Ao melhorar a comunidade em riqueza e cultura, a capacidade de pagamento se demonstra por meios que exigem no observador uma discriminação progressivamente mais fina.”

MEA CULPA: “Esse resumo não pode evitar os lugares-comuns e o tédio dos leitores, senão com extrema dificuldade; mas, em que pese ambos, parece necessário fazê-lo para deixar completa a argumentação, ou ao menos desnudar o esquema apresentado, que é o que aqui se intenta. Por tudo isso, pode-se pedir certo grau de indulgência para com os capítulos que se seguem, uma vez que oferecem um estudo fragmentário desta espécie.”

parece provável que o tipo europeu escandinavo possua uma maior facilidade de reversão à barbárie que os outros elementos étnicos com os que está associado na cultura ocidental.” “poder-se-ia citar como exemplo de tal reversão o caso das colônias norte-americanas”

A classe ociosa é a classe conservadora. As exigências da situação econômica geral da comunidade não atuam de modo direto nem sem dificuldades sobre os membros dessa classe.” “A função da classe ociosa na evolução social consiste em atrasar o movimento e conservar o antiquado.” “A explicação dada aqui não imputa nenhum motivo indigno. A oposição da classe ociosa às mudanças no esquema cultural é instintiva e não se baseia primordialmente num cálculo interessado das vantagens materiais; é uma revulsão instintiva ante qualquer isolamento do modo aceito de fazer ou considerar as coisas, revulsão comum a todos os homens e que só pode ser superada pela força das circunstâncias.” “Esse conservadorismo da classe endinheirada é uma característica tão patente que chegou inclusive a ser considerado como signo de respeitabilidade.” “O conservadorismo é decoroso porque é uma característica da classe superior e, pelo contrário, a inovação, como é da classe inferior, é vulgar.” “a classe endinheirada vem a exercer no desenvolvimento social uma influência retardatária muito maior da que corresponderia a sua simples força numérica.”

Não é raro ouvir as pessoas que dispensam conselhos e admoestações saudáveis à comunidade expressarem-se de maneira vigorosa contra os efeitos perniciosos e de grande alcance que haveria de experimentar aquela, como conseqüência de mudanças relativamente insignificantes, tais quais a separação da igreja e do estado, o aumento da facilidade do divórcio, a adoção do sufrágio feminino, a proibição da fabricação e venda de bebidas alcoólicas [!], a abolição ou a restrição da herança [!], etc. Dizem-nos que qualquer destas inovações haveria de <quebrar a estrutura social de alto a baixo>, <reduzir a sociedade ao caos>, <subverter os fundamentos da moral>, <fazer intolerável a vida>, <perturbar a ordem natural>, etc. Tais expressões têm, sem dúvida, caráter hiperbólico, mas, como todo exagero, demonstram a existência de um vívido sentido da gravidade das conseqüências que tratam de descrever.”

[!] O autor começa a se perder nesta 2ª metade do livro! Ser contra tais fatores é o mesmo que ser contra levar um tiro: óbvio a ponto de merecer nosso silêncio.

Não é só que toda mudança nos hábitos mentais seja desagradável. É que o processo de reajuste implica certo grau de esforço, mais ou menos prolongado e laborioso para descobrir as obrigações que a cada um incumbe.” “Logo, o progresso se vê estorvado pela má alimentação e o excesso de trabalho físico em grau não menor do que por uma vida tão luxuosa que exclua a possibilidade de descontentamento, ao eliminar todo motivo suscetível de provocá-lo. As pessoas desesperadamente pobres, e todas cujas energias estão absorvidas por inteiro pela luta cotidiana pela existência, são conservadoras porque não podem se permitir o esforço de pensar no passado amanhã [?], do mesmo modo que as que levam uma vida muito próspera são conservadoras porque têm poucas oportunidades de descontinuar com a situação hoje existente.” “A atual característica da classe [dominante] pode se resumir na máxima <tudo o que existe vai bem>; enquanto que a lei da seleção natural aplicada às instituições humanas nos dá o axioma <tudo o que existe vai mal>”

Para os fins que aqui perseguimos, este presente hereditário está representado pela cultura depredadora tardia e a cultura quase-pacífica.” “E o tipo a que o homem moderno tende principalmente a reverter, conforme a lei da variação, é uma natureza humana algo mais arcaica.” “o tipo caucasiano apresenta mais características do temperamento depredador – ou ao menos mais da violenta disposição deste – que o tipo braquicéfalo¹-moreno e especialmente mais que o mediterrâneo.” “As circunstâncias da vida e as finalidades dos esforços que predominavam antes do advento da cultura bárbara modelaram a natureza humana e, pelo que respeita a determinados traços, fixaram-na. E é a essas características antigas e genéricas a que se inclina a voltar o homem, no caso de se produzirem variações da natureza humana do presente hereditário [conservadorismo da classe dirigente].”

¹ Que tem o crânio ovalado (deformado, achatado). Diz-se também de cães de determinadas raças geneticamente alteradas.

esse instinto de solidariedade racial que denominamos consciência [!] – que inclui o sentido de fidelidade e eqüidade –

Pode-se dizer que a carência de escrúpulos, de comiseração, de honestidade e de apego à vida contribui, dentro de certos limites, para fomentar o êxito do indivíduo na cultura pecuniária.” “Só dentro de limites estreitos, e mesmo assim só em sentido pickwickiano¹, é possível afirmar que a honestidade é a melhor conduta.”

¹ Provável referência ao protagonista de um livro de Dickens.

o indivíduo que compete pode conseguir melhor seus fins se combina a energia, iniciativa, egoísmo e caráter arteiro do bárbaro com a falta de lealdade ou de espírito de clã do selvagem. Pode-se observar de passada que os homens que tiveram um êxito brilhante (napoleônico), à base de um egoísmo imparcial e uma carência total de escrúpulos, apresentaram com freqüência mais características físicas do tipo braquicéfalo-moreno do que do caucasiano. A maior proporção de indivíduos que conseguem um relativo êxito de tipo egoísta parece pertencer, no entanto, ao último elemento étnico mencionado.”

Enquanto grupos, essas comunidades industriais avançadas abrem mão da competição, para conseguir os meios de vida necessários ou fazer respeitar o direito à vida, exceto na medida em que as propensões depredadoras de suas classes governamentais seguem mantendo a tradição da guerra e rapina.” “Nenhuma delas segue com o direito de ultrapassar as demais. Não pode se afirmar o mesmo, em igual grau, dos indivíduos e suas relações mútuas.”

as tarefas pecuniárias permitem aperfeiçoar-se na linha geral de práticas compreendida sob a denominação de fraude e não nas que correspondem ao método mais arcaico de captura violenta.”

O capitão da indústria está mais para um homem astuto que engenhoso e sua capitania tem uma caráter mais pecuniário que industrial. A administração industrial que pratica é, no geral, de tipo permissivo. Os detalhes relativos à eficácia mecânica da produção e da organização industrial são delegados a subordinados mais bem-dotados para o trabalho eficaz que para as tarefas administrativas.”

O advogado se ocupa exclusivamente dos detalhes da fraude depredadora, tanto pelo que se refere a conseguir como a frustrar o êxito das argúcias, e o triunfo na profissão se aceita como signo de grandes dotes dessa astúcia bárbara que suscitou sempre entre os homens respeito e temor.”

O trabalho, e ainda o trabalho de dirigir processos mecânicos, está em situação precária quanto à respeitabilidade.”

Ao aumentar a escala da empresa industrial, a administração pecuniária começa a perder o caráter de velhacaria e competência astuta em coisas de detalhe. Ou seja, para uma proporção cada vez maior das pessoas em contato com este aspecto da vida econômica, o negócio se reduz a uma rotina na qual a sugestão de superar ou explorar um competidor é menos imediata.”

A classe ociosa está protegida contra a tensão da situação industrial e deve dar uma proporção extraordinariamente grande de reversões ao temperamento pacífico ou selvagem. Os indivíduos que discrepem do comum de seus companheiros, ou que tenham tendências atávicas, podem empreender suas atividades vitais seguindo linhas ante-depredadoras, sem sofrer repressão ou eliminação tão rápidas quanto as que se dão nos níveis inferiores.

Algo disso parece seguro no mundo real [?]. P.ex., a proporção de membros das classes elevadas cujas inclinações os levam a se ocupar de tarefas filantrópicas e um sentimento considerável nessa classe, que apóia os esforços encaminhados para a reforma e a melhora sociais, é bastante grande. Ademais, grande parte desse esforço filantrópico e reformador leva os signos distintivos daquela <inteligência> e incoerência amáveis que são caracteres do selvagem primitivo.”

Temos de fazer outra ressalva: a de que a classe ociosa de hoje se componha de quem tenha tido êxito no sentido pecuniário, e que é de se presumir por isso que estejam dotados, estes, de uma proporção mais que suficiente de traços depredadores. A entrada na classe ociosa é lograda por meio de tarefas pecuniárias, e estas tarefas, por seleção e adaptação, operam no sentido de não admitir nos graus superiores senão aquelas linhagens aptas pecuniariamente a sobreviver à prova depredadora.” “Para conservar seu posto na classe, uma linhagem tem de ter temperamento pecuniário; caso contrário sua fortuna se dissiparia e perderia sua casta. Há exemplos suficientes disso.”

Pode-se dizer que a tenacidade na consecução dos propósitos distingue estas 2 classes de outras 2: o inútil desafortunado e o delinqüente de boa estofa.”

O tipo ideal de endinheirado se assemelha ao tipo ideal de delinqüente por sua utilização sem escrúpulos de coisas e pessoas para seus próprios fins e também pelo seu duro desprezo aos sentimentos e desejos dos demais e a carência de preocupações com os efeitos remotos de seus atos; mas se diferencia dele por possuir um sentido mais agudo de status” “O parentesco dos 2 tipos se mostra por uma proclividade <desportiva> e inclinação aos jogos de azar, aliadas a um desejo de emulação sem objeto.” “O delinqüente é com muita freqüencia supersticioso; crê firmemente na sorte, nos encantamentos, adivinhação e no destino e nos augúrios e cerimônias xamanistas. Quando as circunstâncias são favoráveis, essa propensão costuma se expressar por certo fervor devoto servil e a atenção pontual a práticas devotas; seria melhor caracterizá-la como devoção que como religião. Nesse ponto, o temperamento do delinqüente tem mais em comum com as classes pecuniária e ociosa que com o industrial ou com a classe dos dependentes sem aspirações.” “No que tange à conservação seletiva de indivíduos, essas duas linhas podem ser chamadas pecuniária e industrial. Mas quanto à conservação de propensões, atitude ou ânimo, pode-se denominá-las valorativa ou egoísta e [não-valorativa ou econômica] industrial” “Uma análise psicológica exaustiva mostraria que cada uma dessas 2 séries de atitudes e propensões não é senão a expressão multiforme de certa inclinação temperamental.” “a não ser pelo fato de a eficiência pecuniária ser, em conjunto, incompatível com a eficiência industrial, a ação seletiva de todas as ocupações tenderia ao predomínio ilimitado do temperamento pecuniário. § O resultado seria que o que se denomina <homem econômico> converter-se-ia no tipo normal e definitivo da natureza humana. Mas o <homem econômico>, cujo interesse é o egoísta e cujo único traço humano é a prudência, é inútil para as finalidades da indústria moderna. § A indústria moderna requer um interesse não-valorativo e impessoal no trabalho que se realiza. Sem ele seriam impossíveis os complicados processos industriais que nem sequer se conceberiam, aliás. Este interesse no trabalho diferencia o trabalhador, por um lado, do criminoso e, por outro, do capitão da indústria.”

O problema da distinção de classes através de sua constituição espiritual está obscurecido também pela presença, em todas elas, de hábitos adquiridos que estimulam traços herdados e contribuem, por sua vez, para desenvolver na população esses mesmos traços. Esses hábitos adquiridos ou traços de caráter assumidos são de tom aristocrático. (…) tais rasgos têm então uma maior possibilidade de sobrevivência no corpo do povo do que se não se deram o preceito e o exemplo da classe ociosa”

propensão combativa propriamente dita: nos casos em que a atividade depredadora é uma atividade coletiva essa propensão se denomina com freqüência espírito marcial ou, em épocas posteriores, patriotismo. Não se requer muita insistência para que se aceite a proposição de que, nos países da Europa civilizada [?], a classe ociosa hereditária possui esse espírito marcial num grau superior que a classe média. Ainda mais, a classe ociosa proclama esta distinção como motivo de orgulho e isto, sem dúvida, com algum fundamento.” “Fora a atividade bélica propriamente dita, encontramos na instituição do duelo uma expressão da mesma disposição superior para o combate; e o duelo é uma instituição da classe ociosa.” “O homem corrente não lutará, de ordinário, senão quando uma irritação momentânea excessiva ou uma grande exaltação alcoólica provoquem-lhe uma inibição dos hábitos mais complexos de resposta aos estímulos que a provocação favorece.” “O rapaz conhece, em geral, com toda minuciosidade, qual é a gradação em que se encontram ele e seus companheiros no que diz respeito a sua relativa capacidade combativa; e na comunidade dos rapazes não há nenhuma base segura de reputação para quem, por exceção, não queira ou não possa lutar quando intimado. Tudo isso se aplica de modo especial aos rapazes por sobre certo limite, um tanto vago, de maturidade. O temperamento do ainda-menino não responde o mais das vezes à descrição que acabamos de fazer, por estar vigiado muito de perto, buscando o contato com sua mãe a qualquer incidente.” O moleque Marlon Brando; o moleque James Dean.

Nas moças a transição ao estágio depredador raramente se realiza de forma completa; numa grande proporção, inclusive, nem se realiza.”

Se se pudesse comprovar mediante um estudo mais amplo e profundo esta generalização acerca do temperamento do rapaz pertencente à classe trabalhadora, ganharia força a opinião de que o gênio belicoso é, em grau apreciável, característica racial; parece entrar em maior proporção na constituição do tipo étnico dominante na classe superior – o caucasiano – dos países europeus, que na dos tipos subordinados, das classes inferiores, que constituem a massa da população.”

os indivíduos alcançam essa maturidade e sobriedade intelectuais em grau distinto; e quem não atinge a média permanece como resíduo mal-resolvido de uma forma mais tosca de humanidade, subsistente na comunidade industrial moderna, e como um forte obstáculo a esse processo seletivo de adaptação, que favorece uma eficiência industrial elevada e a plenitude de vida da coletividade.”

Igual caráter têm os esportes de toda classe, incluindo o boxe, o toureio, o atletismo, o tiro, a pesca com vara, a navegação desportiva e os jogos de habilidade e destreza, inclusive quando o elemento de eficiência destruidora não é um traço sobressalente.” “A base do apego pelo esporte é uma constituição espiritual arcaica: a posse da propensão emulativa depredadora num grau relativamente alto.” Poesia são manifestações de minha cultura depredadora.

Nos EUA o futebol americano é o jogo que ocorrerá a praticamente qualquer pessoa, quando se cogitar a questão da utilidade dos jogos atléticos, já que esta forma de esporte é, na atualidade, a que ocupa lugar mais destacado na mente de quem discute ser a favor, ou contra, os esportes como meio de salvação física ou moral.”

Há [no esporte] confiança em si mesmo e camaradagem, dando a esta palavra o uso da linguagem corrente. De um ponto de vista diferente, as qualidades caracterizadas com essas palavras no cotidiano poderiam ser denominadas truculência e espírito de clã.”

O impulso depredador emulativo – ou, como se o pode denominar, o instinto desportivo – é essencialmente instável, em comparação com o instinto primordial do trabalho eficaz (de que deriva).” “Poucos indivíduos pertencentes aos países civilizados do Ocidente carecem do instinto depredador, até o extremo de não encontrar diversão nos esportes e jogos atléticos, mas na generalidade dos indivíduos das classes industriais a inclinação aos esportes não é tão forte que se possa chamar hábito esportivo. Nessas classes, os esportes são uma diversão ocasional, não uma característica séria da vida. Não se pode, então, dizer que a quase totalidade do povo cultive a propensão esportiva.”

O emprego habitual de um árbitro, e as minuciosas regras técnicas que regem os limites e detalhes de fraude e vantagem estratégica permissíveis, atestam suficientemente o fato de que as práticas fraudulentas e as tentativas de superar assim os adversários não são características adventícias do jogo.” A agremiação futebolística Sport Club Corinthians Paulista é notório exemplo no Brasil!

Os dotes e façanhas de Ulisses são apenas inferiores aos de Aquiles, tanto pelo que se refere ao fomento substancial do jogo, como no relativo ao brilho que dão ao desportista astuto entre seus associados. A pantomima da astúcia é o primeiro passo dessa assimilação ao atleta profissional que sofre um jovem depois de se matricular em qualquer escola reputada, de ensino médio ou superior.” Ulisses & Aquiles: Maradona & Pelé?

<aquele que sabe que sua causa é justa está triplamente armado>, máxima que para o tipo corrente de pessoa irreflexiva conserva muito de seu significado, ainda nas comunidades civilizadas atuais.”

O mesmo animista se mostra também em atenuações do antropomorfismo, tais como a apologia setecentista à ordem da natureza e os direitos naturais, e seu representante moderno, o conceito notoriamente pós-darwinista de uma tendência melhorativa no processo da evolução. Esta explicação animista dos fenômenos é uma forma da falácia que os lógicos conhecem pelo nome de ignava ratio.” “poucos são os desportistas que buscam consolo espiritual nos cultos menos antropomórficos, tais como os das confissões unitária ou universalista.”

De todas as coisas desprezáveis que existem, a mais desprezível é um homem que aparece como sacerdote de Deus e é sacerdote de sua própria comodidade e ambições.” “Ordinariamente, não se considera adequado à dignidade da classe espiritual que seus membros apareçam bem-alimentados ou dêem mostras de hilaridade.” “Se, pois, comeis ou bebeis, ou fazeis qualquer coisa, faze-o para a glória de Deus.”

Ainda nas confissões mais secularizadas há certo sentido de que deve se observar uma distinção entre o esquema geral de vida do sacerdote e o do leigo.”

Há um nível de superficialidade inultrapassável graças a um sentido do educado do correto a se dizer na oratória sagrada, pelo menos para o clérigo bem-preparado, quando está a tratar de interesses temporais. Essas questões, que têm importância unicamente a partir do ponto de vista humano e secular, devem ser tratadas com esse desapego, para fazer supor que o orador representa um senhor cujo interesse nos assuntos mundanos não chega a mais do que uma benévola tolerância.”

Um hábito mental muito devoto não comporta, necessariamente, uma observância estrita dos mandamentos do decálogo ou das normas jurídicas. Pior, está resultando lugar-comum para os estudiosos da vida criminal das comunidades européias o maior e mais ingênuo devotismo das classes criminais e dissolutas. § Daí se verificar uma relativa ausência da atitude devota justamente em quem compõe a classe média pecuniária e a massa de cidadãos respeitosos da lei.”

Esta peculiar diferenciação sexual, que tende a delegar as observâncias devotas às mulheres e às crianças, se deve, em parte, às mulheres de classe média constituírem, em grande medida, uma classe ociosa (vicária).” “Não é que os homens desta classe estejam desprovidos de sentimentos piedosos, por mais que não sejam de uma piedade tão agressiva ou exuberante. É comum os homens da classe média superior adotarem, com respeito às observâncias devotas, uma atitude mais complacente que os homens da classe artesã.”

incontinência sexual masculina (posta a descoberto pelo considerável número de mulatos).”

De modo geral, não se encontra na atualidade uma piedade de filiação impecável naquelas classes cuja tarefa se aproxima da do engenheiro e mecânico. Esses empregos mecânicos são um fato tipicamente moderno.”

[Nota 7, do Tradutor] settlements: Organizações iniciadas na Inglaterra e EUA, a fins do séc. XIX, por clérigos protestantes e estudantes universitários, com a intenção de ampliar o trabalho voluntário, tornando-o mais eficaz mediante uma convivência efetiva e direta de pessoas acomodadas e cultas com os pobres sem educação. Dos settlements deriva em grande parte tudo o que hoje se conhece como <trabalho social>.”

Esta última observação seria especialmente certa para aquelas obras que dão distinção a seu realizador, em conseqüência do grande e ostensivo gasto que exigem; p.ex., a fundação de uma universidade ou biblioteca ou museus públicos”

É antifeminino aspirar a uma vida em que se dirija a si própria e centrada nela mesma.” “Todo este ir e vir ligado à <emancipação da mulher da escravidão> e demais expressões análogas é, empregando em sentido inverso a linguagem castiça e expressiva de Elizabeth Cady Stanton, <pura estupidez>.” “Neste movimento da <Nova Mulher> – pois assim se denominaram esses esforços cegos e incoerentes para reabilitar a situação da mulher –, podem-se distinguir ao menos 2 elementos, ambos de caráter econômico. Esses 2 elementos ou motivos se expressam pela dupla-senha <Emancipação> e <Trabalho>.” “Em outras palavras, há uma demanda mais ou menos séria de emancipação de toda relação de status, tutela ou vida vicária.” “O impulso de viver a vida a seu modo e de penetrar nos processos industriais da comunidade, de modo mais próximo que em segunda instância, é mais forte na mulher que no homem.”

a influência da classe ociosa não se exerce de modo decidido em pró ou contra a reabilitação dessa natureza humana proto-antropóide.”

em época tão tardia como meados do século XIX, os camponeses noruegueses formularam instintivamente seu sentido da erudição superior de teólogos como Lutero, Melanchthon, Petter Dass e ainda de um teólogo tão moderno como Grundtvig, em termos de magia. Estes, juntos com uma lista muito ampla de celebridades menores, tanto vivas como mortas, foram considerados mestres de todas as artes mágicas e essas boas pessoas pensaram que toda posição elevada na hierarquia eclesiástica comportava uma profunda familiaridade com a prática mágica e as ciências ocultas.” “Mesmo que a crença não esteja, de modo algum, confinada à classe ociosa, essa classe compreende hoje um nº desproporcionalmente grande de crentes nas ciências ocultas de todas as classes e matizes.” “À medida que aumentou o corpo de conhecimentos sistematizados, foi surgindo uma distinção, cuja origem na história da educação é muito antiga, entre o conhecimento esotérico e o exotérico” “Ainda em nossos dias a comunidade erudita conserva usos como o da toga e barrete, a matrícula, as cerimônias de iniciação e graduação e a colação de grau, dignidades e prerrogativas acadêmicas duma maneira que sugere uma espécie de sucessão apostólica universitária.” “A grande maioria dos colégios e universidades norte-americanos estão afiliados a uma confissão religiosa e se inclinam à prática das observâncias devotas. Sua putativa familiaridade com os métodos e com os pontos de vista científicos deveriam eximir o corpo docente dessas escolas de todo hábito mental animista; mas uma proporção considerável da docência professa crenças antropomórficas e se inclina às observâncias de mesmo caráter, próprias de uma cultura anterior.” “investigadores, sábios, homens de ciência, inventores, especuladores, a maior parte dos quais realizou sua obra mais importante fora do abrigo das instituições acadêmicas. E deste campo extra-acadêmico da especulação científica é que brotaram, de tempos em tempos, as trocas de métodos e de finalidade que passaram à disciplina acadêmica.” “um deslocamento parcial das humanidades – os ramos do saber que se concebe que favoreçam a cultura, o caráter, os gostos e os ideais tradicionais – em prol da ascensão de outros ramos do conhecimento que favorecem a eficiência cívica e industrial.” “os defensores das humanidades sustentaram, numa linguagem velada pelo seu próprio hábito ao ponto de vista arcaico decoroso, o ideal encarnado na máxima fruges consumere nati.” <Nascemos para consumir os frutos da terra> Horácio

Os clássicos, e a posição de privilégio que ocupam no esquema educacional a que se aferram com tão forte predileção os seminários superiores, servem para modelar a atitude intelectual e rebaixar a eficiência econômica da nova geração erudita.”

um conhecimento, por exemplo, das línguas antigas não teria importância prática para nenhum homem de ciência ou erudito não-ocupado primordialmente com tarefas de caráter lingüístico. Naturalmente, tudo isto não tem nada a ver com o valor cultural dos clássicos, nem se tem aqui qualquer intenção de menosprezar a disciplina dos clássicos ou a tendência que seu conhecimento dá ao estudante. Essa tendência parece ser de caráter economicamente contraproducente, mas esse fato – em realidade bastante notório – não tem por que preocupar quem tem a sorte de encontrar consolo e vigor na tradição clássica. O fato do saber clássico operar no sentido de contrariar as aptidões de trabalho de quem o aprende deve pesar pouco no juízo de quem pensa que o trabalho eficaz tem pouca importância comparado com o cultivo de ideais decorosos:

Iam fides et pax et honor pudorque
Priscus et neglecta redire virtus
Audet
(*)

[(*) Nota 8] Horácio, Carmen Saeculare, 56 e ss. Já a boa fé, a paz, a honra e o pudor dos velhos tempos e as qualidades morais antes rechaçadas se atrevem a voltar.

a capacidade de usar e entender algumas das línguas mortas do sul da Europa não só é agradável a este respeito, como também a evidência de tal conhecimento serve de recomendação a todo sábio perante seu auditório, tanto erudito como leigo. Supõe-se que se empregaram certos anos até adquirir essa informação substancialmente inútil, e sua falta cria uma presunção de saber apressado e precário, assim como de caráter vulgarmente prático, igualmente prejudicial tanto às pautas convencionais de erudição sólida quanto ao vigor intelectual. § O mesmo ocorre com a compra de qualquer artigo de consumo por um comprador que não é juiz perito nos materiais ou no trabalho nele empregados. Faz seu cálculo do valor do artigo baseando-se, sobretudo, na experiência custosa do acabamento daquelas partes e traços decorativos que não têm relação imediata com a utilidade intrínseca do artigo; presume subsistir certa proporção, maldefinida, entre o valor substancial do produto e o custo do adorno acrescentado para podê-lo vender. A presunção de que não pode haver uma erudição sólida onde falta o conhecimento dos clássicos e das humanidades leva o corpo estudantil a um desperdício ostensível de dinheiro e tempo para adquirir esse conhecimento.” “a forma moderna da dicção inglesa não se escreve nunca. Até os escritores menos literários ou mais sensacionalistas têm o senso dessa conveniência imposta pela classe ociosa, que requer o arcaísmo na língua em grau suficiente para impedir-lhes de cair em semelhantes lapsus.” “Evitar cuidadosamente neologismos é honorífico, não só porque induz a crer que se gastou tempo adquirindo o hábito da língua que tende ao desuso, senão também enquanto demonstração de que o expositor está bem-familiarizado com isso. Mostra, assim, os antecedentes da classe ociosa que tem essa pessoa.”

A decadência da sociologia como arte da crítica é diretamente proporcional à consolidação da sociologia como ciência.

TROILUS AND CRESSIDA

TROILUS

(…)

Each Trojan that is master of his heart,

Let him to field; Troilus, alas! hath none.”

I am weaker than a woman’s tear,

Tamer than sleep, fonder than ignorance,

Less valiant than the virgin in the night

And skilless as unpractised infancy.”

“Sou mais fraco que as lágrimas de uma mulher,

Mais inofensivo que o sono, e vaidoso que a ignorância,

Menos valoroso do que uma virgem na noite escura

E menos habilidoso que uma criança que nunca guerreou.”

Quem não tem um pingo de paciência não deveria se atrever a assar bolos.

TROILUS

(…)

I tell thee I am mad

In Cressid’s love: thou answer’st <she is fair;>

Pour’st in the open ulcer of my heart

Her eyes, her hair, her cheek, her gait, her voice,

Handlest in thy discourse, O, that her hand,

In whose comparison all whites are ink,

Writing their own reproach, to whose soft seizure

The cygnet’s down is harsh and spirit of sense

Hard as the palm of ploughman: this thou tell’st me,

As true thou tell’st me, when I say I love her;

But, saying thus, instead of oil and balm,

Thou lay’st in every gash that love hath given me

The knife that made it.

PANDARUS

I speak no more than truth.

TROILUS

Thou dost not speak so much.”

TROILUS

(…)

Devo dizer-te, estou ficando louco

De tanto amar Créssida: tu respondes <ó, bela ela é!>;

Jorras teus discursos inflamados sobre meu coração ulcerado!

Seus olhos, seu cabelo, seu rosto, sim, seus modos, sua voz,

Tu manejas, tu descreves fielmente, tu pintas, ó pintor,

Em teus discursos-quadros! Ah, que sua mão branca como a neve

Faz das outras donzelas umas falsificadas, com mãos cheias de manchas,

Que toda página em branco parece já toda escrita em comparação,

Que tod’outra mão, em contraste, é delicada tanto quanto

A dum bruto serviçal de fazenda,

Que o cisne mais resplandecente, ao seu lado, não passa de criatura amuada e cinzenta—

Tudo isto não precisas reiterar, pois é obviedade!

Em vez de bálsamo confortador,

cada palavra tua, meu amigo,

é uma facada a mais que me porta este sentimento!

PÂNDARO

Nada mais falo que a verdade.

TROILUS

Então não fale tanto!”

“Olha, ela é minha irmã, então nunca será bela como

Helena; se ela não fosse minha parenta, podia ser tão bela

às sextas quanto Helena em pleno domingo; mas que me importa?

Que ela fosse etíope, olhos-puxados ou quem é, para mim dá na mesma,

percebes?

Ademais, deixa que te fale: ela é uma tola que se esconde atrás do pai,

Deixemo-la com os gregos, se isso vai decidir a guerra!”

“Tell me, Apollo, for thy Daphne’s love,

What Cressid is, what Pandar, and what we?

Her bed is India; there she lies, a pearl:

Between our Ilium and where she resides,

Let it be call’d the wild and wandering flood,

Ourself the merchant, and this sailing Pandar

Our doubtful hope, our convoy and our bark.”

AENEAS

How now, Prince Troilus! wherefore not a-field?

TROILUS

Because not there: this woman’s answer sorts,

For womanish it is to be from thence.

What news, AEneas, from the field to-day?

AENEAS

That Paris is returned home and hurt.

TROILUS

By whom, AEneas?

AENEAS

Troilus, by Menelaus.

TROILUS

Let Paris bleed; ‘tis but a scar to scorn;

Paris is gored with Menelaus’ horn.”

ALEXANDER

(…) there is among the Greeks

A lord of Trojan blood, nephew to Hector;

They call him Ajax.”

“Dizem que ele é muito macho,

e se agüenta em pé sozinho.

Como todo homem, é lá verdade

crescido,

se é que não é um bebum, arde em febre

ou nasceu sem membros ou

pernas não mais tem.”

“time must friend or end”

PANDARUS

I swear to you. I think Helen loves him better than Paris.

CRESSIDA

Then she’s a merry Greek indeed.”

Things won are done; joy’s soul lies in the doing.

That she beloved knows nought that knows not this:

Men prize the thing ungain’d more than it is:

That she was never yet that ever knew

Love got so sweet as when desire did sue.

Therefore this maxim out of love I teach:

Achievement is command; ungain’d, beseech:

Then though my heart’s content firm love doth bear,

Nothing of that shall from mine eyes appear.”

“O que foi conquistado já foi perdido;

O fim da ação está na ação em si, não no passado evocado.

Quem houver amado, é ignaro, se não pensa:

Os homens enaltecem a mulher do vizinho, a amiga do amigo,

a cunhada, a nora, a sogra ou a madrasta mais do que qualquer esposa.

Só é doce a presa que custou muito sal e transpiração;

Em suma: entregar-se é espoliar-se; fazer doce é ver o homem em

genuflexão:

Destarte por mais resolvido e inclinado que esteja meu peito,

mais submissa sej’essa égua ao seu senhor ao cabo,

não vai me assediar, romper meus muros,

nem o melhor soldado.”

ULYSSES

(…)

Strength should be lord of imbecility,

And the rude son should strike his father dead:

Force should be right; or rather, right and wrong,

Between whose endless jar justice resides,

Should lose their names, and so should justice too.

Then every thing includes itself in power,

Power into will, will into appetite;

And appetite, an universal wolf,

So doubly seconded with will and power,

Must make perforce an universal prey,

And last eat up himself. Great Agamemnon,

This chaos, when degree is suffocate,

Follows the choking.

And this neglection of degree it is [ausência de nobreza]

That by a pace goes backward, with a purpose

It hath to climb. The general’s disdain’d

By him one step below, he by the next,

That next by him beneath; so every step,

Exampled by the first pace that is sick

Of his superior, grows to an envious fever

Of pale and bloodless emulation:

And ‘tis this fever that keeps Troy on foot,

Not her own sinews [tendões]. To end a tale of length,

Troy in our weakness stands, not in her strength.”

Esse fraco e astuto inimigo se alimenta de nossa covardia diuturna disfarçada de bravura.

AENEAS

(…)

Hector, in view of Trojans and of Greeks,

Shall make it good, or do his best to do it,

He hath a lady, wiser, fairer, truer,

Than ever Greek did compass in his arms,

And will to-morrow with his trumpet call

Midway between your tents and walls of Troy,

To rouse a Grecian that is true in love:

If any come, Hector shall honour him;

If none, he’ll say in Troy when he retires,

The Grecian dames are sunburnt and not worth

The splinter of a lance. Even so much.”

“we are soldiers;

And may that soldier a mere recreant prove,

That means not, hath not, or is not in love!

If then one is, or hath, or means to be,

That one meets Hector; if none else, I am he.”

ULYSSES

This challenge that the gallant Hector sends,

However it is spread in general name,

Relates in purpose only to Achilles.”

“Estaríamos melhor sob o sol da África

do que sob a prepotência e a amarga vista desdenhosa de Aquiles”

ULYSSES

(…)

No, make a lottery;

And, by device, let blockish Ajax draw

The sort to fight with Hector: among ourselves

Give him allowance for the better man

(…)

If the dull brainless Ajax come safe off,

We’ll dress him up in voices: if he fail,

Yet go we under our opinion still

That we have better men.”

Dois vira-latas devem conseguir roer o osso juntos.

THERSITES

I shall sooner rail thee into wit and holiness: but, I think, thy horse [Ajax’] will sooner con an oration than thou learn a prayer without book.”

THERSITES

Thou grumblest and railest every hour on Achilles, and thou art as full of envy at his greatness as Cerberus is at Proserpine’s beauty, ay, that thou barkest at him.”

“thou art here but to thrash Trojans; and thou art bought and sold among those of any wit, like a barbarian slave. If thou use to beat me, I will begin at thy heel, and tell what thou art by inches, thou thing of no bowels, thou!”

AJAX

[Beating him] You cur!

THERSITES

Mars his idiot! do, rudeness; do, camel; do, do.”

ACHILLES

Peace, fool!

THERSITES

I would have peace and quietness, but the fool will not: he there: that he: look you there.”

THERSITES

I will see you hanged, like clotpoles, ere I come any more to your tents: I will keep where there is wit stirring and leave the faction of fools.

Exit

PATROCLUS

A good riddance.”

Nay, if we talk of reason, let’s shut our gates and sleep: manhood and honour should have hare-hearts, would they but fat their thoughts with this cramm’d reason” “se é pra usar a cabeça, melhor fechar nossos portões e ir dormir: valentia e honra devem ter corações de lebre, se engordam se alimentando desses pensamentos produzidos pela razão cultivada”

razão e reverência demais só servem pra nos tornar pálidos e embotar nosso fígados

– Ela não vale o que ela custa!

– O que é o custo, senão o que vale?

Não devolvemos o tecido ao mercador depois de estragá-lo, por que achas que aceitariam a mulher que já está corrompida? Por acaso devolves a carne estropiada e mastigada ao açougueiro?

A manhã empalidece, Apolo fica ofuscado — diante desta pele jovial e macia, beleza mais que divina, quando nos abre as portas de sua cidadela doce

Nunca vi ladrão ter medo da mercadoria que já é sua!

“Cry, Trojans, cry! practise your eyes with tears!

Troy must not be, nor goodly Ilion stand;

Our firebrand brother, Paris, burns us all.

Cry, Trojans, cry! a Helen and a woe:

Cry, cry! Troy burns, or else let Helen go.

Exit

Paris vai ser tomado, graças a sua vaidade mulheril, pelo Cavalo Nazi.

Aristóteles condenará o hedonismo de vocês, caros jovens!

Prazeres e vinganças têm orelhas de decoro.

“If Helen then be wife to Sparta’s king,

As it is known she is, these moral laws

Of nature and of nations speak aloud

To have her back return’d: thus to persist

In doing wrong extenuates not wrong,

But makes it much more heavy.”

THERSITES

How now, Thersites! what lost in the labyrinth of thy fury! Shall the elephant Ajax carry it thus? He beats me, and I rail at him: O, worthy satisfaction! would it were otherwise; that I could beat him, whilst he railed at me.”

“The common curse of mankind, folly and ignorance, be thine in great revenue! heaven bless thee from a tutor, and discipline come not near thee! Let thy blood be thy direction till thy death!”

ACHILLES

Come, what’s Agamemnon?

THERSITES

Thy commander, Achilles. Then tell me, Patroclus, what’s Achilles?

PATROCLUS

Thy lord, Thersites: then tell me, I pray thee, what’s thyself?

THERSITES

Thy knower, Patroclus: then tell me, Patroclus, what art thou?

PATROCLUS

Thou mayst tell that knowest.

ACHILLES

O, tell, tell.

THERSITES

I’ll decline the whole question. Agamemnon commands Achilles; Achilles is my lord; I am Patroclus’ knower, and Patroclus is a fool.

PATROCLUS

You rascal!”

THERSITES

Agamemnon is a fool; Achilles is a fool; Thersites is a fool, and, as aforesaid, Patroclus is a fool.

ACHILLES

Derive this; come.

THERSITES

Agamemnon is a fool to offer to command Achilles; Achilles is a fool to be commanded of Agamemnon; Thersites is a fool to serve such a fool, and Patroclus is a fool positive.”

A amizade que a sabedoria não forja, pode a tolice tolher.

Alguns homens parecem elefantes: possuem pernas, mas não as juntas: cortesia não é seu forte, os membros não dobram.

Ele é um virtuose sem virtude.

Antes um anão agitado que um gigante dorminhão.

AJAX

Why should a man be proud? How doth pride grow? I know not what pride is.”

Quem só se lisonja na ruína, devora a ruína na lisonja.

Odeio mais o homem orgulhoso do que um conluio de sapos.

O corvo só sabe exalar escuridão.

Music within

PANDARUS

What music is this?

Servant

I do but partly know, sir: it is music in parts.”

PANDARUS

Who play they to?

Servant

To the hearers, sir.

PANDARUS

At whose pleasure, friend?

Servant

At mine, sir, and theirs that love music.

PANDARUS

Command, I mean, friend.

Servant

Who shall I command, sir?

PANDARUS

Friend, we understand not one another: I am too courtly and thou art too cunning. At whose request do these men play?

Servant

That’s to ‘t indeed, sir: marry, sir, at the request of Paris my lord, who’s there in person; with him, the mortal Venus, the heart-blood of beauty, love’s invisible soul,–

PANDARUS

Who, my cousin Cressida?

Servant

No, sir, Helen: could you not find out that by her attributes?

PANDARUS

It should seem, fellow, that thou hast not seen the Lady Cressida. I come to speak with Paris from the Prince Troilus: I will make a complimental assault upon him, for my business seethes.”

PANDARUS

Fair be to you, my lord, and to all this fair company! fair desires, in all fair measure, fairly guide them! especially to you, fair queen! fair thoughts be your fair pillow!

HELEN

Dear lord, you are full of fair words.

PANDARUS

You speak your fair pleasure, sweet queen. Fair prince, here is good broken music.

PARIS

You have broke it, cousin: and, by my life, you shall make it whole again; you shall piece it out with a piece of your performance. Nell, he is full of harmony.”

PANDARUS

My niece is horribly in love with a thing you have, sweet queen.

HELEN

She shall have it, my lord, if it be not my lord Paris.

PANDARUS

He! no, she’ll none of him; they two are twain.

HELEN

Falling in, after falling out, may make them three.

PANDARUS

Come, come, I’ll hear no more of this; I’ll sing you a song now.

HELEN

Ay, ay, prithee now. By my troth, sweet lord, thou hast a fine forehead.

PANDARUS

Ay, you may, you may.

HELEN

Let thy song be love: this love will undo us all.

O Cupid, Cupid, Cupid!”

[a song]

“These lovers cry Oh! oh! they die!

Yet that which seems the wound to kill,

Doth turn oh! oh! to ha! ha! he!

So dying love lives still:

Oh! oh! a while, but ha! ha! ha!

Oh! oh! groans out for ha! ha! ha!

Heigh-ho!”

PANDARUS

Is this the generation of love? hot blood, hot thoughts, and hot deeds? Why, they are vipers: is love a generation of vipers? Sweet lord, who’s a-field to-day?”

“what will it be,

When that the watery palate tastes indeed

Love’s thrice repured nectar? death, I fear me,

Swooning destruction, or some joy too fine,

Too subtle-potent, tuned too sharp in sweetness,

For the capacity of my ruder powers:

I fear it much; and I do fear besides,

That I shall lose distinction in my joys;

As doth a battle, when they charge on heaps

The enemy flying.”

“This is the monstruosity in love, lady, that the will is infinite and the execution confined, that the desire is boundless and the act a slave to limit.”

“They say all lovers swear more performance than they are able and yet reserve an ability that they never perform, vowing more than the perfection of ten and discharging less than the tenth part of one. They that have the voice of lions and the act of hares, are they not monsters?”

“no perfection in reversion shall have a praise in present”

CRESSIDA

Boldness comes to me now, and brings me heart.

Prince Troilus, I have loved you night and day

For many weary months.

TROILUS

Why was my Cressid then so hard to win?”

“Why have I blabb’d? who shall be true to us,

When we are so unsecret to ourselves?

But, though I loved you well, I woo’d you not;

And yet, good faith, I wish’d myself a man,

Or that we women had men’s privilege

Of speaking first.”

CRESSIDA

(…) stop my mouth.

(…)

My lord, I do beseech you, pardon me;

‘Twas not my purpose, thus to beg a kiss:

I am ashamed. O heavens! what have I done?

For this time will I take my leave, my lord.”

but you are wise,

Or else you love not, for to be wise and love

Exceeds man’s might; that dwells with gods above.”

“Eu sou mais verdadeiro que a simplicidade da verdade

E mais simples que a transparência da verdade.”

O virtuous fight,

When right with right wars who shall be most right!”

“Ó, combate virtuoso,

Quando o veraz com o veraz guerreia, quem deverá ser mais veraz!”

CALCHAS

You have a Trojan prisoner, call’d Antenor,

Yesterday took: Troy holds him very dear.

Oft have you–often have you thanks therefore–

Desired my Cressid in right great exchange,

Whom Troy hath still denied: but this Antenor,

I know, is such a wrest in their affairs

That their negotiations all must slack,

Wanting his manage (…)

let him be sent, great princes,

And he shall buy my daughter; and her presence

Shall quite strike off all service I have done,

In most accepted pain.”

ULYSSES

Achilles stands i’ the entrance of his tent:

Please it our general to pass strangely by him,

As if he were forgot; and, princes all,

Lay negligent and loose regard upon him:

I will come last. ‘Tis like he’ll question me

Why such unplausive eyes are bent on him:

If so, I have derision medicinable,

To use between your strangeness and his pride,

Which his own will shall have desire to drink:

It may be good: pride hath no other glass

To show itself but pride, for supple knees

Feed arrogance and are the proud man’s fees.”

“perseverance, dear my lord,

Keeps honour bright: to have done is to hang

Quite out of fashion”

“For time is like a fashionable host

That slightly shakes his parting guest by the hand,

And with his arms outstretch’d, as he would fly,

Grasps in the comer: welcome ever smiles,

And farewell goes out sighing.”

“The present eye praises the present object.

Then marvel not, thou great and complete man,

That all the Greeks begin to worship Ajax;

Since things in motion sooner catch the eye

Than what not stirs. The cry went once on thee,

And still it might, and yet it may again,

If thou wouldst not entomb thyself alive

And case thy reputation in thy tent;

Whose glorious deeds, but in these fields of late,

Made emulous missions ‘mongst the gods themselves

And drave great Mars to faction.”

ULYSSES

But ‘gainst your privacy

The reasons are more potent and heroical:

‘Tis known, Achilles, that you are in love

With one of Priam’s daughters.

ACHILLES

Ha! known!

ULYSSES

Is that a wonder?

The providence that’s in a watchful state

Knows almost every grain of Plutus’ gold,

Finds bottom in the uncomprehensive deeps,

Keeps place with thought and almost, like the gods,

Does thoughts unveil in their dumb cradles.

There is a mystery–with whom relation

Durst never meddle–in the soul of state;

Which hath an operation more divine

Than breath or pen can give expressure to:

All the commerce that you have had with Troy

As perfectly is ours as yours, my lord;

And better would it fit Achilles much

To throw down Hector than Polyxena:

But it must grieve young Pyrrhus now at home,

When fame shall in our islands sound her trump,

And all the Greekish girls shall tripping sing,

<Great Hector’s sister did Achilles win,

But our great Ajax bravely beat down him.>

Farewell, my lord: I as your lover speak;

The fool slides o’er the ice that you should break.

Exit

A woman impudent and mannish grown

Is not more loathed than an effeminate man

In time of action. I stand condemn’d for this;

They think my little stomach to the war

And your great love to me restrains you thus:

Sweet, rouse yourself; and the weak wanton Cupid

Shall from your neck unloose his amorous fold”

“danger, like an ague, subtly taints even then when we sit idly in the sun.”

THERSITES

The man’s undone forever; for if Hector break not his neck i’ the combat, he’ll break ‘t himself in vain-glory. He knows not me: I said <Good morrow, Ajax;> and he replies <Thanks, Agamemnon.> What think you of this man that takes me for the general? He’s grown a very land-fish, language-less, a monster. A plague of opinion!”

“If to-morrow be a fair day, by eleven o’clock it will go one way or other: howsoever, he shall pay for me ere he has me.”

THERSITES

(…)

What music will be in him when Hector has knocked out his brains, I know not; but, I am sure, none, unless the fiddler Apollo get his sinews to make catlings on.

ACHILLES

Come, thou shalt bear a letter to him straight.

THERSITES

Let me bear another to his horse; for that’s the more capable creature.”

AENEAS

(…)

Welcome, indeed! By Venus’ hand I swear,

No man alive can love in such a sort

The thing he means to kill more excellently.

DIOMEDES

We sympathize: Jove, let AEneas live,

If to my sword his fate be not the glory,

A thousand complete courses of the sun!

But, in mine emulous honour, let him die,

With every joint a wound, and that to-morrow!

AENEAS

We know each other well.

DIOMEDES

We do; and long to know each other worse.

PARIS

This is the most despiteful gentle greeting,

The noblest hateful love, that e’er I heard of.

What business, lord, so early?”

AENEAS

That I assure you:

Troilus had rather Troy were borne to Greece

Than Cressid borne from Troy.”

ENÉIAS

Isso asseguro-te eu:

Troilo preferiria que Tróia tivesse nascido para ser dos gregos

que ver Créssida fora de Tróia.”

PARIS

And tell me, noble Diomed, faith, tell me true,

Even in the soul of sound good-fellowship,

Who, in your thoughts, merits fair Helen best,

Myself or Menelaus?

DIOMEDES

Both alike:

He merits well to have her, that doth seek her,

Not making any scruple of her soilure,

With such a hell of pain and world of charge,

And you as well to keep her, that defend her,

Not palating the taste of her dishonour,

With such a costly loss of wealth and friends:

He, like a puling cuckold, would drink up

The lees and dregs of a flat tamed piece;

You, like a lecher, out of whorish loins

Are pleased to breed out your inheritors:

Both merits poised, each weighs nor less nor more;

But he as he, the heavier for a whore.”

TROILUS

How now! what’s the matter?

AENEAS

My lord, I scarce have leisure to salute you,

My matter is so rash: there is at hand

Paris your brother, and Deiphobus,

The Grecian Diomed, and our Antenor

Deliver’d to us; and for him forthwith,

Ere the first sacrifice, within this hour,

We must give up to Diomedes’ hand

The Lady Cressida.”

PANDARUS

Is’t possible? no sooner got but lost? The devil take Antenor! the young prince will go mad: a plague upon Antenor! I would they had broke ‘s neck!”

CRESSIDA

O the gods! what’s the matter?

PANDARUS

Prithee, get thee in: would thou hadst ne’er been born! I knew thou wouldst be his death. O, poor gentleman!

CRESSIDA

I will not, uncle: I have forgot my father;

I know no touch of consanguinity;

No kin no love, no blood, no soul so near me

As the sweet Troilus. O you gods divine!

Make Cressid’s name the very crown of falsehood,

If ever she leave Troilus! Time, force, and death,

Do to this body what extremes you can;

But the strong base and building of my love

Is as the very centre of the earth,

Drawing all things to it. I’ll go in and weep,–”

“Injurious time now with a robber’s haste

Crams his rich thievery up, he knows not how:

As many farewells as be stars in heaven,

With distinct breath and consign’d kisses to them,

He fumbles up into a lose adieu,

And scants us with a single famish’d kiss,

Distasted with the salt of broken tears.”

TROILUS

Hear while I speak it, love:

The Grecian youths are full of quality;

They’re loving, well composed with gifts of nature,

Flowing and swelling o’er with arts and exercise:

How novelty may move, and parts with person,

Alas, a kind of godly jealousy–

Which, I beseech you, call a virtuous sin–

Makes me afeard.

CRESSIDA

O heavens! you love me not.”

AGAMEMNON

Most dearly welcome to the Greeks, sweet lady.

NESTOR

Our general doth salute you with a kiss.

ULYSSES

Yet is the kindness but particular;

‘Twere better she were kiss’d in general.

NESTOR

And very courtly counsel: I’ll begin.

So much for Nestor.

ACHILLES

I’ll take what winter from your lips, fair lady:

Achilles bids you welcome.

MENELAUS

I had good argument for kissing once.

PATROCLUS

But that’s no argument for kissing now;

For this popp’d Paris in his hardiment,

And parted thus you and your argument.

ULYSSES

O deadly gall, and theme of all our scorns!

For which we lose our heads to gild his horns.

PATROCLUS

The first was Menelaus’ kiss; this, mine:

Patroclus kisses you.

MENELAUS

O, this is trim!

PATROCLUS

Paris and I kiss evermore for him.

MENELAUS

I’ll have my kiss, sir. Lady, by your leave.

CRESSIDA

In kissing, do you render or receive?

PATROCLUS

Both take and give.

CRESSIDA

I’ll make my match to live,

The kiss you take is better than you give;

Therefore no kiss.

MENELAUS

I’ll give you boot, I’ll give you three for one.

CRESSIDA

You’re an odd man; give even or give none.

MENELAUS

An odd man, lady! every man is odd.

CRESSIDA

No, Paris is not; for you know ‘tis true,

That you are odd, and he is even with you.

MENELAUS

You fillip me o’ the head.

CRESSIDA

No, I’ll be sworn.

ULYSSES

It were no match, your nail against his horn.

May I, sweet lady, beg a kiss of you?

CRESSIDA

You may.

ULYSSES

I do desire it.

CRESSIDA

Why, beg, then.

ULYSSES

Why then for Venus’ sake, give me a kiss,

When Helen is a maid again, and his.

CRESSIDA

I am your debtor, claim it when ‘tis due.

ULYSSES

Never’s my day, and then a kiss of you.

DIOMEDES

Lady, a word: I’ll bring you to your father.

Exit with CRESSIDA

NESTOR

A woman of quick sense.

ULYSSES

Fie, fie upon her!

There’s language in her eye, her cheek, her lip,

Nay, her foot speaks; her wanton spirits look out

At every joint and motive of her body.”

AENEAS

If not Achilles, sir,

What is your name?

ACHILLES

If not Achilles, nothing.”

ULYSSES

(…)

Not soon provoked nor being provoked soon calm’d:

(…)

Manly as Hector, but more dangerous;

For Hector in his blaze of wrath subscribes

To tender objects, but he in heat of action

Is more vindicative than jealous love:

They call him Troilus, and on him erect

A second hope, as fairly built as Hector.

Thus says AEneas”

AENEAS

Princes, enough, so please you.

AJAX

I am not warm yet; let us fight again.

DIOMEDES

As Hector pleases.

HECTOR

Why, then will I no more:

Thou art, great lord, my father’s sister’s son,

A cousin-german to great Priam’s seed;

The obligation of our blood forbids

A gory emulation ‘twixt us twain:

Were thy commixtion Greek and Trojan so

That thou couldst say <This hand is Grecian all,

And this is Trojan; the sinews of this leg

All Greek, and this all Troy; my mother’s blood

Runs on the dexter cheek, and this sinister

Bounds in my father’s>; by Jove multipotent,

Thou shouldst not bear from me a Greekish member

Wherein my sword had not impressure made

Of our rank feud: but the just gods gainsay

That any drop thou borrow’dst from thy mother,

My sacred aunt, should by my mortal sword

Be drain’d! Let me embrace thee, Ajax:

By him that thunders, thou hast lusty arms;

Hector would have them fall upon him thus:

Cousin, all honour to thee!

AJAX

I thank thee, Hector

Thou art too gentle and too free a man:

I came to kill thee, cousin, and bear hence

A great addition earned in thy death.”

ULYSSES

Sir, I foretold you then what would ensue:

My prophecy is but half his journey yet;

For yonder walls, that pertly front your town,

Yond towers, whose wanton tops do buss the clouds,

Must kiss their own feet.

HECTOR

I must not believe you:

There they stand yet, and modestly I think,

The fall of every Phrygian stone will cost

A drop of Grecian blood: the end crowns all,

And that old common arbitrator, Time,

Will one day end it.”

HECTOR

O, like a book of sport thou’lt read me o’er;

But there’s more in me than thou understand’st.

Why dost thou so oppress me with thine eye?

ACHILLES

Tell me, you heavens, in which part of his body

Shall I destroy him? whether there, or there, or there?

That I may give the local wound a name

And make distinct the very breach whereout

Hector’s great spirit flew: answer me, heavens!

HECTOR

It would discredit the blest gods, proud man,

To answer such a question: stand again:

Think’st thou to catch my life so pleasantly

As to prenominate in nice conjecture

Where thou wilt hit me dead?

ACHILLES

I tell thee, yea.

HECTOR

Wert thou an oracle to tell me so,

I’d not believe thee. Henceforth guard thee well;

For I’ll not kill thee there, nor there, nor there;

But, by the forge that stithied Mars his helm,

I’ll kill thee every where, yea, o’er and o’er.

You wisest Grecians, pardon me this brag;

His insolence draws folly from my lips;

But I’ll endeavour deeds to match these words,

Or may I never–”

sweet love is food for fortune’s tooth”

“as delícias do amor são comida para o dente chamado azar”

PATROCLUS

Well said, adversity! and what need these tricks?

THERSITES

Prithee, be silent, boy; I profit not by thy talk: thou art thought to be Achilles’ male varlet.

PATROCLUS

Male varlet, you rogue! what’s that?

THERSITES

Why, his masculine whore. Now, the rotten diseases of the south, the guts-griping, ruptures, catarrhs, loads o’ gravel i’ the back, lethargies, cold palsies, raw eyes, dirt-rotten livers, wheezing lungs, bladders full of imposthume, sciaticas, limekilns i’ the palm, incurable bone-ache, and the rivelled fee-simple of the tetter, take and take again such preposterous discoveries!

PATROCLUS

Why thou damnable box of envy, thou, what meanest thou to curse thus?

THERSITES

Do I curse thee?

PATROCLUS

Why no, you ruinous butt, you whoreson indistinguishable cur, no.”

Os monólogos do interessantíssimo Tersites:

“To an ass, were nothing; he is both ass and ox: to an ox, were nothing; he is both ox and ass. To be a dog, a mule, a cat, a fitchew [furão], a toad, a lizard, an owl, a puttock [ave de rapina], or a herring without a roe [peixe assexuado], I would not care; but to be Menelaus, I would conspire against destiny. Ask me not, what I would be, if I were not Thersites; for I care not to be the louse of a lazar [um inseto que transmite a lepra], so I were not Menelaus! Hey-day [auge, era dourada]! spirits and fires!

(…)

the sun borrows of the moon, when Diomed keeps his word. I will rather leave to see Hector, than not to dog him: they say he keeps a Trojan drab, and uses the traitor Calchas’ tent: I’ll after. Nothing but lechery! all incontinent varlets!

Exit

MEDIADOR “FABULOSO” DE ZEUS

Quando Diomedes, o Pernas-Curtas, diz a verdade, o sol rouba a luz da lua.

DIOMEDES

I shall have it.

CRESSIDA

What, this?

DIOMEDES

Ay, that.

CRESSIDA

O, all you gods! O pretty, pretty pledge!

Thy master now lies thinking in his bed

Of thee and me, and sighs, and takes my glove,

And gives memorial dainty kisses to it,

As I kiss thee. Nay, do not snatch it from me;

He that takes that doth take my heart withal.

DIOMEDES

I had your heart before, this follows it.”

CRESSIDA

Well, well, ‘tis done, ‘tis past: and yet it is not;

I will not keep my word.

DIOMEDES

Why, then, farewell;

Thou never shalt mock Diomed again.

CRESSIDA

You shall not go: one cannot speak a word,

But it straight starts you.

DIOMEDES

I do not like this fooling.

THERSITES

Nor I, by Pluto: but that that likes not you pleases me best.

DIOMEDES

What, shall I come? the hour?

CRESSIDA

Ay, come:–O Jove!–do come:–I shall be plagued.

DIOMEDES

Farewell till then.

CRESSIDA

Good night: I prithee, come.

Exit DIOMEDES

Troilus, farewell! one eye yet looks on thee

But with my heart the other eye doth see.

Ah, poor our sex! this fault in us I find,

The error of our eye directs our mind:

What error leads must err; O, then conclude

Minds sway’d by eyes are full of turpitude.

Exit

THERSITES

A proof of strength she could not publish more,

Unless she said <My mind is now turn’d whore>.

ULYSSES

All’s done, my lord.

TROILUS

It is.

ULYSSES

Why stay we, then?

TROILUS

To make a recordation to my soul

Of every syllable that here was spoke.

But if I tell how these two did co-act,

Shall I not lie in publishing a truth?

Sith yet there is a credence in my heart,

An esperance so obstinately strong,

That doth invert the attest of eyes and ears,

As if those organs had deceptious functions,

Created only to calumniate.

Was Cressid here?

ULYSSES

I cannot conjure, Trojan.

TROILUS

She was not, sure.

ULYSSES

Most sure she was.

TROILUS

Why, my negation hath no taste of madness.

ULYSSES

Nor mine, my lord: Cressid was here but now.

TROILUS

Let it not be believed for womanhood!

Think, we had mothers; do not give advantage

To stubborn critics, apt, without a theme,

For depravation, to square the general sex

By Cressid’s rule: rather think this not Cressid.

ULYSSES

What hath she done, prince, that can soil our mothers?

TROILUS

Nothing at all, unless that this were she.

THERSITES

Will he swagger himself out on’s own eyes?

TROILUS

This she? no, this is Diomed’s Cressida:

If beauty have a soul, this is not she;

If souls guide vows, if vows be sanctimonies,

If sanctimony be the gods’ delight,

If there be rule in unity itself,

This is not she. O madness of discourse,

That cause sets up with and against itself!

Bi-fold authority! where reason can revolt

Without perdition, and loss assume all reason

Without revolt: this is, and is not, Cressid.

Within my soul there doth conduce a fight

Of this strange nature that a thing inseparate

Divides more wider than the sky and earth,

And yet the spacious breadth of this division

Admits no orifex for a point as subtle

As Ariachne’s broken woof to enter.

Instance, O instance! strong as Pluto’s gates;

Cressid is mine, tied with the bonds of heaven:

Instance, O instance! strong as heaven itself;

The bonds of heaven are slipp’d, dissolved, and loosed;

And with another knot, five-finger-tied,

The fractions of her faith, orts of her love,

The fragments, scraps, the bits and greasy relics

Of her o’er-eaten faith, are bound to Diomed.

ULYSSES

May worthy Troilus be half attach’d

With that which here his passion doth express?

TROILUS

Ay, Greek; and that shall be divulged well

In characters as red as Mars his heart

Inflamed with Venus: never did young man fancy

With so eternal and so fix’d a soul.

Hark, Greek: as much as I do Cressid love,

So much by weight hate I her Diomed:

That sleeve is mine that he’ll bear on his helm;

Were it a casque composed by Vulcan’s skill,

My sword should bite it: not the dreadful spout

Which shipmen do the hurricano call,

Constringed in mass by the almighty sun,

Shall dizzy with more clamour Neptune’s ear

In his descent than shall my prompted sword

Falling on Diomed.

THERSITES

He’ll tickle it for his concupy.

TROILUS

O Cressid! O false Cressid! false, false, false!

Let all untruths stand by thy stained name,

And they’ll seem glorious.

ULYSSES

O, contain yourself

Your passion draws ears hither.

Enter AENEAS

still, wars and lechery; nothing else holds fashion”

guerra e concupiscência, em qualquer contexto, em qualquer cenário, a ordem do dia, suprimindo tudo o mais…

“guerra, sangue e putaria: nada mais importa!”

HECTOR

Be gone, I say: the gods have heard me swear.

CASSANDRA

The gods are deaf to hot and peevish vows:

They are polluted offerings, more abhorr’d

Than spotted livers in the sacrifice.”

TROILUS

For the love of all the gods,

Let’s leave the hermit pity with our mothers,

And when we have our armours buckled on,

The venom’d vengeance ride upon our swords,

Spur them to ruthful work, rein them from ruth.”

PRIAM

Come, Hector, come, go back:

Thy wife hath dream’d; thy mother hath had visions;

Cassandra doth foresee; and I myself

Am like a prophet suddenly enrapt

To tell thee that this day is ominous:

Therefore, come back.

HECTOR

AEneas is a-field;

And I do stand engaged to many Greeks,

Even in the faith of valour, to appear

This morning to them.

PRIAM

Ay, but thou shalt not go.”

TROILUS

This foolish, dreaming, superstitious girl

Makes all these bodements.

CASSANDRA

O, farewell, dear Hector!

Look, how thou diest! look, how thy eye turns pale!

Look, how thy wounds do bleed at many vents!

Hark, how Troy roars! how Hecuba cries out!

How poor Andromache shrills her dolours forth!

Behold, distraction, frenzy and amazement,

Like witless antics, one another meet,

And all cry, Hector! Hector’s dead! O Hector!

TROILUS

Away! away!

CASSANDRA

Farewell: yet, soft! Hector! take my leave:

Thou dost thyself and all our Troy deceive.

Exit

“Proud Diomed, believe, I come to lose my arm, or win my sleeve.”

PANDARUS

(…) What says she there?

TROILUS

Words, words, mere words, no matter from the heart:

The effect doth operate another way.”

“and now is the cur Ajax prouder than the cur Achilles, and will not arm to-day; whereupon the Grecians begin to proclaim barbarism, and policy grows into an ill opinion.”

Enter HECTOR

HECTOR

What art thou, Greek? art thou for Hector’s match?

Art thou of blood and honour?

THERSITES

No, no, I am a rascal; a scurvy railing knave: a very filthy rogue.

HECTOR

I do believe thee: live.

Exit

What’s become of the wenching rogues? I think they have swallowed one another: I would laugh at that miracle: yet, in a sort, lechery eats itself. I’ll seek them.” “Onde foram parar aqueles dois vigaristas, aqueles dois cafetões? É, eu acho que um engoliu o outro: eu riria demasiado desse desfecho inusitado: de certa forma, é verdade que a luxúria se devora a si mesma, então não seria impossível! É, vou procurá-los!…”

AGAMEMNON

(…) the dreadful Sagittary

Appals our numbers: haste we, Diomed,

To reinforcement, or we perish all.

Enter NESTOR

NESTOR

Go, bear Patroclus’ body to Achilles;

And bid the snail-paced Ajax arm for shame.

There is a thousand Hectors in the field:

Now here he fights on Galathe his horse,

And there lacks work; anon he’s there afoot,

And there they fly or die, like scaled sculls

Before the belching whale; then is he yonder,

And there the strawy Greeks, ripe for his edge,

Fall down before him, like the mower’s swath:

Here, there, and every where, he leaves and takes,

Dexterity so obeying appetite

That what he will he does, and does so much

That proof is call’d impossibility.

Enter ULYSSES

ULYSSES

O, courage, courage, princes! great Achilles

Is arming, weeping, cursing, vowing vengeance:

Patroclus’ wounds have roused his drowsy blood,

Together with his mangled Myrmidons,

That noseless, handless, hack’d and chipp’d, come to him,

Crying on Hector. Ajax hath lost a friend

And foams at mouth, and he is arm’d and at it,

Roaring for Troilus, who hath done to-day

Mad and fantastic execution,

Engaging and redeeming of himself

With such a careless force and forceless care

As if that luck, in very spite of cunning,

Bade him win all.”

Enter ACHILLES

ACHILLES

Where is this Hector?

Come, come, thou boy-queller, show thy face;

Know what it is to meet Achilles angry:

Hector? where’s Hector? I will none but Hector.

Exeunt

TROILUS

Ajax hath ta’en AEneas: shall it be?

No, by the flame of yonder glorious heaven,

He shall not carry him: I’ll be ta’en too,

Or bring him off: fate, hear me what I say!

I reck not though I end my life to-day.

Exit

Enter MENELAUS and PARIS, fighting: then THERSITES

THERSITES

The cuckold and the cuckold-maker are at it. Now, bull! now, dog! ‘Loo, Paris, ‘loo! now my double-henned sparrow! ‘loo, Paris, ‘loo! The bull has the game: ware horns, ho!

Exeunt PARIS and MENELAUS

Enter MARGARELON

MARGARELON

Turn, slave, and fight.

THERSITES

What art thou?

MARGARELON

A bastard son of Priam’s.

THERSITES

I am a bastard too; I love bastards: I am a bastard begot, bastard instructed, bastard in mind, bastard in valour, in every thing illegitimate. One bear will not bite another, and wherefore should one bastard? Take heed, the quarrel’s most ominous to us: if the son of a whore fight for a whore, he tempts judgment: farewell, bastard.

Exit

MARGARELON

The devil take thee, coward!

Exit

Bastardos me mordam!

Um Aquiles canalha que manda matar:

Enter ACHILLES and Myrmidons

ACHILLES

Look, Hector, how the sun begins to set;

How ugly night comes breathing at his heels:

Even with the vail and darking of the sun,

To close the day up, Hector’s life is done.

HECTOR

I am unarm’d; forego this vantage, Greek.

ACHILLES

Strike, fellows, strike; this is the man I seek.

HECTOR falls

So, Ilion, fall thou next! now, Troy, sink down!

Here lies thy heart, thy sinews, and thy bone.

On, Myrmidons, and cry you all amain,

<Achilles hath the mighty Hector slain.>

A retreat sounded

Hark! a retire upon our Grecian part.”

Sheathes his sword

Come, tie his body to my horse’s tail;

Along the field I will the Trojan trail.

Exeunt

“TROILUS

(…)

Sit, gods, upon your thrones, and smile at Troy!

I say, at once let your brief plagues be mercy,

And linger not our sure destructions on!

AENEAS

My lord, you do discomfort all the host!”

PANDARUS

(…)

why should our endeavour be so loved and the performance so loathed?”

“Por que com diligência fazemos o bem e somos retribuídos com o puro mal?”

L’ENCYCLOPÉDIE – AL – Alexandre(s) & Derivados

Houve muitas Cleópatras e Ptolomeus importantes na história do Egito. Obviamente, não se trata de “coincidência histórica”, mas de casamentos endogâmicos. Uma das Cleópatras mais célebres da linhagem, ancestral da que ficou mais famosa, a esposa do imperador Marco Antônio, foi continuamente rainha síria, em que pese o rei estar sempre trocando. Seu pai a casava com um novo imperador toda vez que se tornava viúva, e o “azar da guerra” a acompanhava, estendendo sua lista de matrimônios… Cléopatras e Ptolomeus costumavam ser sucessivas gerações de irmãos que se casavam para manter o poder. A família era sanguinária, conforme ilustração:

A tia-bisavó de Cleópatra VII era esposa e sobrinha de Ptolomeu VIII. Ele a estuprara quando ela era adolescente. Cleópatra perdeu a irmã mais velha, Berenice, morta pelo pai. Ela mesma foi responsável direta pela morte de dois irmãos.” Fonte externa: guiadoestudante.abril.com.br

Além de “belle-mère”, os franceses também têm o designativo que mais se aproxima ao nosso, com duplo sentido: marâtre, mãe não-biológica ou ruim ou má.

Alexandre I, o caçula amado pela sua mãe, a mata. Antes, seu irmão mais velho, intitulado Ptolomeu quando ascende ao trono, perseguido e desprezado por ela, respeita a vontade da genitora após algum tempo lutando por debelar os movimentos conspiratórios de sua nação, dos quais ela era a principal entusiasta, e abdica do poder, resignando-se ao seu destino de primogênito proscrito. Ironias do destino. Amar não dói, o que dói é a punhalada nas costas do amado! O povo tem os governantes que merece: “Os Egípcios creram dever vingar a morte de uma mulher que eles haviam abominado toda a vida”. E assim obtiveram sua milenar absolvição de consciência, após assassinarem-no (Alexandre I).

alexander_the_great_1

Alexandre, o Grande, ou III. “Jamais roi ne le surpassa en magnanimité; jamais général ne remporta de victoires plus éclatantes” “Avant de partir pour cette guerre importante [contra os persas, que queriam há muito tempo dominar os gregos e lhes impor pesados tributos], il donna audience aux principaux officiers des villes libres, et à tous les philosophes qui venaient le féliciter sur les glorieux desseins. Etonné de ne pas voir Diogene, il daigna le prévenir par une visite; et après lui avoir fait les complimens qu’il eût dû eu recevoir, il lui demanda s’il ne pouvait rien faire pour l’obliger. Ce fut à cette occasion que ce cynique lui répondit qu’il ne lui demandait autre chose, que de ne pas se placer devant son soleil. On dit qu’Alexandre admira cette réponse, qui prouve que l’ame d’un philosophe sait résister aux promesses de la fortune.” “Alexandre avait des graces naturelles, mais il était d’une petite taille, et son extérieur était négligé.” “Suivant Plutarque, Alexandre ne se permit pas même de voir la femme de Darius. Ce prince avait coutume d’appeller les dames Perses le mal des yeux.” “Plusieurs rois vinrent lui jurer obéissance, et lui remettre l’isle de Chypre et la Phénicie, à l’exception de Tyr, qui fiere de sa situation au milieu de la mer, forma la résolution de se défendre. Alexandre employa 7 mois entiers au siége de cette vile, dont la prise forme une époque remarquable dans la vie de ce conquérant.” “Dans toutes ses expéditions, il eut la même sagesse, la même intrépidité et la même fortune.” “Cette pluie fut regardée comme un miracle opéré par Jupiter Ammon, en faveur du prince qui venait visiter son oracle. Ce premier bienfait fut suivi d’un second vraiment merveilleux. Les vents avaient couvert de sable les bornes qui servaient de guides aux voyageurs, et les Macédoniens erraient sans tenir de route certaine, lorsqu’un essaim de corbeaux [enxame de corvos] se présenta devant leurs enseignes, s’arrêtant de distance en distance pour les attendre, et les appellant par leurs croassemens pendant la nuit. Alexandre, qui avait regardé comme faux les premiers miracles, adopta ceux-ci, qu’il prétendait donner pour marque de son origine céleste qui commençait à flatter son ambition.” Fundou Alexandria logo que retornou de sua consulta com o oráculo no templo de Ammon. “Alexandre communiqua cette lettre à ses officiers. Parménion ouvrant le premier son avis: J’accepterais ces offres, dit-il, si j’étais Alexandre. Et moi aussi, repartit Alexandre avec une fierté dédaigneuse, si j’étais Parménion.”

J’ai la teinte d’ma tante dans sa tente.

Son ame était si calme, qu’il dormait encore à l’heure qu’il avait marquée, pour ranger son armée en bataille. Ses officiers, surpris de ne le point voir, se rendirent à la tente, et le trouverent plongé dans un profond sommeil.”

Les roues du char, embarrassées par les cadavres et les blessés, ne peuvent se mouvoir. Ses chevaux percés, couverts de sang, n’obéissent plus à la main qui les guide. Sur le point d’être pris, Darius se précipite de son char, il se met sur un cheval, et s’éloigne de cette scene de carnage.”

Toutes les villes de la Grece, que son pere et lui avoient détruites, furent rebâties par ses ordres.”

Une seul heure mit au pouvoir d’un étranger des richesses, que l’avarice des rois exacteurs avait accumulées pour leur postérité. Le monarque conquérant eut la vanité de se faire voir sur le trône des Perses; et ce fut dans cette occasion qu’il donna un nouveau témoignage de la bonté compatissante. Le trône se trouvant trop élevé, un page lui apporta une table pour lui servir de marchepié: un eunuque de Darius, touché de ce spectacle, fondit en larmes. On l’interrogea sur la cause de sa douleur: c’était sur cette table, répondit l’être dégradé, que mon maître prenait ses repas. Alexandre loua beaucoup sa sensibilité, et il aurait fait ôter cette table, sans Philotas, qui lui fit craindre qu’on ne tirât de sinistres présages d’un sentiment si généreux.”

alexander_the_great_2

Ce héros sobre et tempérant, qui aspirait à égaler les dieux par ses vertus, et qui se disait dieu lui-même, sembla se rapprocher du vulgaire des hommes, en se livrant aux plus sales excès de l’intempérance.Un jour qu’il était plongé dans une ivresse brutale, il s’abandonna aux conseils d’une courtisanne qui avait partagé sa débauche, et qui lui demanda, comme un gage de son amour, de réduire en cendres la demeure des anciens rois. Alexandre, follement complaisant, quitte la salle du festin, et accompagné de son amante insensée, qui, comme lui porte une torche enflammée, il met le feu au palais de Persépolis, qui presque tout bâti de cedre passait pour la merveille du monde. Les soldats transportés d’une ivresse aussi furieuse, se répandent en un instant dans toute la ville, qui bientôt ne fut plus qu’un amas de cendres et de débris [j’aime le ce[n]dre[s]]. Tel fut, dit Quinte-Curce, le destin de Persépolis, où autre-fois tant de nations venaient pour y perfectionner leurs loix et leurs usages.” Os aduladores da bem-aventurança desse herói trataram de adoçar o horror dessa ação, alegando que a política não permitia que se deixasse subsistir uma vila que recordava aos Persas seu eclipsado passado de grandeza. É assim que os adoradores dos caprichos dos reis erigem em virtude os excessos da intemperança.” E, não obstante, Alexandre sofria de terríveis remorsos.

Plutarque prétend qu’il fit 132 lieues en moi[n]s d’11 jours [11*12=132!], ce qui est difficile à croire, dans un pays aride, et où il fallait traverser d’immenses solitudes qui ne produisent rien”

Alexandre ne put voir en cet état [morto pelo sátrapa Bessus, mais conhecido como Artaxerxes V; humilhante e ironicamente amarrado, debaixo do sol escaldante, em correntes de ouro] le monarque de toute l’Asie [Dario III], que les peuples, quelque temps auparavant, avaient révéré comme un dieu; et qui s’était vu à la tête d’un million d’hommes dévoués à le défendre. Il détacha cette riche cotte d’armes, dont les Rhodiens lui avaient fait présent, et en couvrit le cadavre.” Quem matava o rei era considerado um parricida. Posteriormente, Alexandre se casaria com a filha mais velha deste Dario.

alexander_the_great_3

Outra ajudinha do Wikipédia para melhor compreender o verbete: “Alexander ordered that Bessus’s nose and earlobes be cut off, which was a Persian custom for those involved in rebellion and regicide; the Behistun inscription relates that Darius the Great punished the usurper Phraortes of Media in a similar manner. (…) Quintus Curtius Rufus, the historian, says he was crucified in the place where Darius had been killed, Arrian states that he was tortured and then decapitated in Ecbatana, and Plutarch suggests that he was torn apart in Bactria by recoiling trees after a Macedonian trial, a style which was according to Persian custom: two trees would have been forcibly bent towards each other, the victim tied to both, and then the trees released, causing an agonizing and drawn-out death in which the ligaments, tendons, muscles and organs would slowly come apart as the trees straightened themselves.

Il se fit faire un habit moitié Mede et moitié Perse” “Ce prince, plus ambitieux du titre de protecteur des hommes que de celui de leur conquérant, fonda des écoles pour 30 mille enfans Perses, qui devaient être formés dans tous les exercices de la Grece.”

Enfin cédant aux prieres et aux larmes des Macédoniens, fatigués de leurs longs travaux, et jaloux de revoir leur patrie, il ne passa pas le Gange. Ce fleuve, un des plus considérables de l’Inde, fut le terme de ses courses.”

Après y avoir navigué quelques stades, il se fit mettre à terre pour examiner la nature de la côte; il offrit plusieurs sacrifices aux dieux, les conjurant qu’après lui aucun mortel ne portât plus loin ses armes.” Nessa expedição, perde 15 mil dos 20 mil cavalos que levava, e ainda assim não desanima e não perde o domínio de nenhum músculo de seu corpo nem de qualquer homem de suas tropas.

Dès qu’il fut rentré dans la Perse, il s’assujettit à l’usage des anciens rois, qui au retour de leurs voyages, distribuaient une piece d’or à chaque femme.”

Alexandre fut plus qu’un homme, ou du moins il fut tout ce qu’un homme peut être.”

Le plus beau de ses éloges, c’est que Sisygambis, mère de Darius, avait survécu aux malheurs de sa maison, et qu’elle ne put survivre à la mort d’Alexandre. Ce héros, dans l’espace de 10 ans, fonda un empire aussi vaste que celui que les Romains éleverent en 10 siècles.

Tant qu’il vécut, ses généraux resterent dans l’obscurité, parce qu’ils ne furent que les exécuteurs de ses ordres; et dès qu’il ne fut plus, ils éclipserent la gloire des plus grands rois de la terre; ce qui prouve son discernement dans le choix de ses agens.”

Nem um pouco eurocêntrico: “Les siecles d’Alexandre, d’Auguste, de Cosme de Médicis & de Louis XIV sont des époques intéressantes dans l’histoire des arts & du génie.”

alexander_the_great_4

Alexandre de Paphlagonie. “Les peuples de Macédoine avaient l’art d’apprivoiser les serpens, et on en voyait de si privés qu’ils tetaient les femmes et jouaient avec les enfans sans leur faire aucun mal.” Trata-se dum farsante, oráculo e encantador de serpentes macedônico da época do Império Romano. Simulava transes para os crédulos na praça, misturando latim com grego. “ses contorsions étaient effrayantes, sa bouche vomissait une écume par le moyen d’une racine qui provoquait les humeurs.” Golpe mais velho que a própria espuma do mar!

Ses connaissances dans les méchaniques favorisèrent encore les impostures, il fabriqua la tête d’un dragon dont il ouvrait et fermait la gueule à son gré, par le moyen d’un crin de cheval: ce fut avec cette tête et son serpent apprivoisé qu’il séduisit plusieurs provinces: il n’y a pas beaucoup de mérite à tromper les hommes.”

fritar ovos de serpente?

vão te cobrar o olho da cara

língua ferina de açougueiro

mercante sibilador

Pour dix fous de notre monnoie, un imbécile achetoit de ce fripon la connoiffance de tout ce qui devoit lui arriver.”

les remedes qu’il prescrivait aux malades accréditèrent ses impostures, parce qu’il avait fait une étude sérieuse de l’art de guérir. Sa réputation s’étendit jusqu’à Rome, oú il fut appellé par Marc-Aurele en 174. L’accueil que lui fit ce philosophe couronné, lui acquit la confiance des courtisans et du peuple”

Il prédit qu’il vivrait 150 ans, et qu’alors il serait frappé d’un coup de foudre (…) Ses prédictions furent démenties par l’événement; il mourut d’un ulcère à la jambe à l’âge de 70 ans.” mission 46% completed – désolé, monsieur!

Le nom d’Alexandre a souvent été dèshonoré par des imposteurs. (…) Alexandre qui n’avait aucune des qualités guerrières du prince dont il se disaît le fils, essuya de fréquens revers. (…) Cet Alexandre ambitionnait les trônes, le Paphlagonien ne voulait que s’enrichir.” “L’ambition et la cupidité sont deux passions, dont l’une fait ses victimes de ceux qui en sont dévourés; l’autre, plus sourde et plus cachée, arrive plus souvent à son but.”

Alexandre da Polônia (1). “C’était un prince mélancolique et taciturne; il lutta, mais en vain, avec le secours de la musique contre le noir chagrin que le rongeait. (…) Il régna 14 ans en Lithuanie et 5 en Pologne.” Décédé le 19-août-1506.

Alexandrie (de paille, cidade italiana). “o papa Alexandre III, grande inimigo do imperador Frederico Barba-ruiva.”

Alexandrie (d’o Grande). O que poucos sabem é que Alexandre fundou várias Alexandrias em seu breve reinado mundial. Só nas Índias foram múltiplas homônimas da mais famosa de todas.

Alexandrin (verso). “Dans le vers alexandrin masculin, le second hémistiche n’a non plus que 6 syllabes qui se comptent, dont la dernière ne peut être une syllabe muette. Dans le vers alexandrin féminin, le second hémistiche a 7 syllabes, dont la derniere est toujours une syllabe muette.” “On dit que notre vers alexandrin a été ainsi nommé, ou d’un poème français de la vie d’Alexandre, composé dans cette mesure par Alexandre de Paris, Lambert Licor, Jean le Nivelais, et autres anciens poètes, ou d’un poème latin intitulé l’Alexandriade, & traduit par les deux premiers de ces poètes, en grands vers, en vers alexandrins, en vers héroïques; car toutes ces dénominations sont synonymes, & désignent indistinctement la sorte de vers que nous venons de définir.” “dans nos poèmes héroïques les vers sont rimés 2 à 2; et rien de plus fatiguant pour l’oreille que ce retour périodique de 2 finales consonnantes, répété mille et mille fois.”

* * *

Quantos “o Grande” neste mundo sem fim nem fidelidade!

LA(LES) FEMME(S) DE TRENTE ANS OU DA FRIGIDEZ E DA AUTO-REALIZAÇÃO NA MESMA ÁRVORE GENEALÓGICA – Balzac

“– L’on te croit ma femme, dit-il à l’oreille de la jeune personne en se redressant et marchant avec une lenteur qui la désespéra.

Il semblait avoir de la coquetterie pour sa fille et jouissait peut-être plus qu’elle des oeillades que les curieux lançaient sur ses petits pieds chaussés de brodequins en prunelle puce, sur une taille délicieuse dessinée par une robe à guimpe, et sur le cou frais qu’une collerette brodée ne cachait pas entièrement.”

Ce dimanche était le treizième de l’année 1813. Le surlendemain, Napoléon partait pour cette fatale campagne pendant laquelle il allait perdre successivement Bessières et Duroc, gagner les mémorables batailles de Lutzen et de Bautzen, se voir trahi par l’Autriche, la Saxe, la Bavière, par Bernadotte, et disputer la terrible bataille de Leipsick. La magnifique parade commandée par l’empereur devait être la dernière de celles qui excitèrent si longtemps l’admiration des Parisiens et des étrangers. La vieille garde allait exécuter pour la dernière fois les savantes manoeuvres dont la pompe et la précision étonnèrent quelquefois jusqu’à ce géant lui-même, qui s’apprêtait alors à son duel avec l’Europe. Un sentiment triste amenait aux Tuileries une brillante et curieuse population. Chacun semblait deviner l’avenir, et pressentait peut-être que plus d’une fois l’imagination aurait à retracer le tableau de cette scène, quand ces temps héroïques de la France contracteraient, comme aujourd’hui, des teintes presque fabuleuses.”

Son amour pour cette belle créature lui faisait autant admirer le présent que craindre l’avenir. Il semblait se dire : – Elle est heureuse aujourd’hui, le sera-telle toujours? Car les vieillards sont assez enclins à doter de leurs chagrins l’avenir des jeunes gens.

“– Restons, mon père. D’ici je puis encore apercevoir l’empereur. S’il périssait pendant la campagne, je ne l’aurais jamais vu.”

Le cordon de sentinelles, établi pour laisser un passage libre à l’empereur et à son état-major, avait beaucoup de peine à ne pas être débordé par cette foule empressée et bourdonnant comme un essaim.”

La France allait faire ses adieux à Napoléon, à la veille d’une campagne dont les dangers étaient prévus par le moindre citoyen. Il s’agissait, cette fois, pour l’Empire Français, d’être ou de ne pas être.” “Entre la plupart des assistants et des militaires, il se disait des adieux peut-être éternels ; mais tous les coeurs, même les plus hostiles à l’empereur, adressaient au ciel des voeux ardents pour la gloire de la patrie. Les hommes les plus fatigués de la lutte commencée entre l’Europe et la France avaient tous déposé leurs haines en passant sous l’arc de triomphe, comprenant qu’au jour du danger Napoléon était toute la France. L’horloge du château sonna une demi-heure. En ce moment les bourdonnements de la foule cessèrent, et le silence devint si profond, que l’on eût entendu la parole d’un enfant.”

Des cris de: Vive l’empereur! furent poussés par la multitude enthousiasmée. Enfin tout frissonna, tout remua, tout s’ébranla. Napoléon était monté à cheval. Ce mouvement avait imprimé la vie à ces masses silencieuses, avait donné une voix aux instruments, un élan aux aigles et aux drapeaux, une émotion à toutes les figures. Les murs des hautes galeries de ce vieux palais semblaient crier aussi: Vive l’empereur! Ce ne fut pas quelque chose d’humain, ce fut une magie, un simulacre de la puissance divine, ou mieux une fugitive image de ce règne si fugitif. L’homme entouré de tant d’amour, d’enthousiasme, de dévouement, de voeux, pour qui le soleil avait chassé les nuages du ciel, resta sur son cheval, à trois pas en avant du petit escadron doré qui le suivait, ayant le grand-maréchal à sa gauche, le maréchal de service à sa droite. Au sein de tant d’émotions excitées par lui, aucun trait de son visage ne parut s’émouvoir.”

Le colonel Victor d’Aiglemont à peine âgé de trente ans, était grand, bien fait, svelte; et ses heureuses proportions ne ressortaient jamais mieux que quand il employait sa force à gouverner un cheval dont le dos élégant et souple paraissait plier sous lui.”

Je pense, Julie, que vous avez des secrets pour moi. – Tu aimes, reprit vivement le vieillard en s’apercevant que sa fille venait de rougir. Ah! j’espérais te voir fidèle à ton vieux père jusqu’à sa mort, j’espérais te conserver près de moi heureuse et brillante! t’admirer comme tu étais encore naguère. En ignorant ton sort, j’aurais pu croire à un avenir tranquille pour toi ; mais maintenant il est impossible que j’emporte une espérance de bonheur pour ta vie, car tu aimes encore plus le colonel que tu n’aimes le cousin. Je n’en puis plus douter.

Julie, j’aimerais mieux te savoir amoureuse d’un vieillard que de te voir aimant le colonel. Ah! si tu pouvais te placer à dix ans d’ici dans la vie, tu rendrais justice à mon expérience. Je connais Victor: sa gaieté est une gaieté sans esprit, une gaieté de caserne, il est sans talent et dépensier. C’est un de ces hommes que le ciel a créés pour prendre et digérer quatre repas par jour, dormir, aimer la première venue et se battre. Il n’entend pas la vie. Son bon coeur, car il a bon coeur, l’entraînera peut-être à donner

sa bourse à un malheureux, à un camarade ; mais il est insouciant, mais il n’est pas doué de cette délicatesse de coeur qui nous rend esclaves du bonheur d’une femme ; mais il est ignorant, égoïste… Il y a beaucoup de mais.”

Mais, ma pauvre Julie, tu es encore trop jeune, trop faible, trop délicate pour supporter les chagrins et les tracas du mariage. D’Aiglemont a été gâté par ses parents, de même que tu l’as été par ta mère et par moi. Comment espérer que vous pourrez vous entendre tous deux avec des volontés différentes dont les tyrannies seront inconciliables? (…) Je connais les militaires, ma Julie; j’ai vécu aux armées. Il est rare que le coeur de ces gens-là puisse triompher des habitudes produites ou par les malheurs au sein desquels ils vivent, ou par les hasards de leur vie aventurière.

Épouse Victor, ma Julie. Un jour tu déploreras amèrement sa nullité, son défaut d’ordre, son égoïsme, son indélicatesse, son ineptie en amour, et mille autres chagrins qui te viendront par lui. Alors, souviens-toi que, sous ces arbres, la voix prophétique de ton vieux père a retenti vainement à tes oreilles!”

* * *

Un an après…

À travers le tendre feuillage des îles, au fond du tableau, Tours semble, comme Venise, sortir du sein des eaux.”

En plus d’un endroit il existe trois étages de maisons, creusées dans le roc et réunies par de dangereux escaliers taillés à même la pierre. Au sommet d’un toit, une jeune fille en jupon rouge court à son jardin. La fumée d’une cheminée s’élève entre les sarments et le pampre naissant d’une vigne. Des closiers labourent des champs perpendiculaires.”

Cette partie de la France, la seule que les armées étrangères ne devaient point troubler, était en ce moment la seule qui fût tranquille, et l’on eût dit qu’elle défiait l’Invasion.”

Julie d’Aiglemont ne ressemblait déjà plus à la jeune fille qui courait naguère avec joie et bonheur à la revue des Tuileries. Son visage, toujours délicat, était privé des couleurs roses qui jadis lui donnaient un si riche éclat. Les touffes noires de quelques cheveux défrisés par l’humidité de la nuit faisaient ressortir la blancheur mate de sa tête, dont la vivacité semblait engourdie. Cependant ses yeux brillaient d’un feu surnaturel; mais au-dessous de leurs paupières, quelques teintes violettes se dessinaient sur les joues fatiguées. Elle examina d’un oeil indifférent les campagnes du Cher, la Loire et ses îles, Tours et les longs rochers de Vouvray; puis, sans vouloir regarder la ravissante vallée de la Cise, elle se rejeta promptement dans le fond de la calèche, et dit d’une voix qui en plein air paraissait d’une extrême faiblesse: – Oui, c’est

admirable. Elle avait comme on le voit pour son malheur triomphé de son père.

Julie, n’aimerais-tu pas à vivre ici?

Oh! là ou ailleurs, dit-elle avec insouciance.

Souffres-tu? lui demanda le colonel d’Aiglemont.

Pas du tout, répondit la jeune femme avec une vivacité momentanée. Elle contempla son mari en souriant et ajouta : – J’ai envie de dormir.”

Elle eut un air aussi stupide que peut l’être celui d’un paysan breton écoutant le prône de son curé.”

Il y a beaucoup d’hommes dont le coeur est puissamment ému par la seule apparence de la souffrance chez une femme: pour eux la douleur semble être une promesse de constance ou d’amour.”

Chargé par l’empereur de porter des ordres au maréchal Soult, qui avait à défendre la France de l’invasion faite par les Anglais dans le Béarn, le colonel d’Aiglemont profitait de sa mission pour soustraire sa femme aux dangers qui menaçaient alors Paris, et la conduisait à Tours chez une vieille parente à lui.”

Ma Julie n’est ni coquette ni jalouse, elle a une douceur d’ange…”

il était bien difficile à une femme amie de Duclos et du maréchal de Richelieu de ne pas chercher à deviner le secret de ce jeune ménage.”

Après avoir échangé quelques mots avec cette tante, à laquelle elle avait écrit naguère une lettre de nouvelle mariée, elle resta silencieuse comme si elle eût écouté la musique d’un opéra.”

Ma chère petite, nous connaissons la douleur des veuves, répondit la tante.

Aussi, malgré l’envie qu’avait la vieille dame de promener orgueilleusement sa jolie nièce, finit-elle par renoncer à vouloir la mener dans le monde. La comtesse avait trouvé un prétexte à sa solitude et à sa tristesse dans le chagrin que lui avait causé la mort de son père, de qui elle portait encore le deuil. Au bout de huit jours, la douairière admira la douceur angélique, les grâces modestes, l’esprit indulgent de Julie, et s’intéressa, dès lors, prodigieusement à la mystérieuse mélancolie qui rongeait ce jeune coeur. (…) Un mois suffit pour établir entre elles une éternelle amitié.”

Elle devina que ni le souvenir paternel ni l’absence de Victor n’étaient la cause de la mélancolie profonde qui jetait un voile sur la vie de sa nièce; puis elle eut tant de mauvais soupçons, qu’il lui fut difficile de s’arrêter à la véritable cause du mal, car nous ne rencontrons peut-être le vrai que par hasard. Un jour, enfin, Julie fit briller aux yeux de sa tante étonnée un oubli complet du mariage, une folie de jeune fille étourdie, une candeur d’esprit, un enfantillage digne du premier âge, tout cet esprit délicat, et parfois si profond, qui distingue les jeunes personnes en France. Madame de Listomère résolut alors de sonder les mystères de cette âme dont le naturel extrême équivalait à une impénétrable dissimulation.”

La tante, bien convaincue que sa nièce n’aimait pas son neveu, fut stupéfaite en découvrant qu’elle n’aimait personne. Elle trembla d’avoir à reconnaître en Julie un coeur désenchanté, une jeune femme à qui l’expérience d’un jour, d’une nuit peut-être, avait suffi pour apprécier la nullité de Victor.”

Elle se proposait alors de convertir Julie aux doctrines monarchiques du siècle de Louis XV; mais, quelques heures plus tard, elle apprit, ou plutôt elle devina la situation assez commune dans le monde à laquelle la comtesse devait sa mélancolie.”

Confusão nesta edição entre os títulos de “comtesse” e “marquise”, que parecem se referir alternadamente à jovem “sobrinha” recém-casada com o coronel da era bonapartista e a “tia”, não de sangue, tia do coronel, a velha que a acolhe no campo devido à guerra estourando na capital. Erro de revisão ou de redação de Balzac?

Tu vas te marier, Louisa. Cette pensée me fait frémir. Pauvre petite, marie-toi; puis, dans quelques mois, un de tes plus poignants regrets viendra du souvenir de ce que nous étions naguère, quand un soir, à Écouen, parvenues toutes deux sous les plus grands chênes de la montagne, nous contemplâmes la belle vallée que nous avions à nos pieds, et que nous y admirâmes les rayons du soleil couchant dont les reflets nous enveloppaient. Nous nous assîmes sur un quartier de roche, et tombâmes dans un ravissement auquel succéda la plus douce mélancolie. Tu trouvas la première que ce soleil lointain nous parlait d’avenir. Nous étions bien curieuses et bien folles alors! Te souviens-tu de toutes nos extravagances? Nous nous embrassâmes comme deux amants, disions-nous. Nous nous jurâmes que la première mariée de nous deux raconterait fidèlement à l’autre ces secrets d’hyménée, ces joies que nos âmes enfantines nous peignaient si délicieuses. Cette soirée fera ton désespoir, Louisa. Dans ce temps, tu étais jeune, belle, insouciante, sinon heureuse; un mari te rendra, en peu de jours, ce que je suis déjà, laide, souffrante et vieille. Te dire combien j’étais fière, vaine et joyeuse d’épouser le colonel Victor d’Aiglemont, ce serait une folie! Et même comment te le dirai-je? je ne me souviens plus de moi-même. En peu d’instants mon enfance est devenue comme un songe. La contenance pendant la journée solennelle qui consacrait un lien dont l’étendue m’était cachée n’a pas été exempte de reproches. Mon père a plus d’une fois tâché de réprimer ma gaieté, car je témoignais des joies qu’on trouvait inconvenantes, et mes discours révélaient de la malice, justement parce qu’ils étaient sans malice. Je faisais mille enfantillages avec ce voile nuptial, avec cette robe et ces fleurs. Restée seule, le soir, dans la chambre où j’avais été conduite avec apparat, je méditai quelque espièglerie [faceirice] pour intriguer Victor ; et, en attendant qu’il vînt, j’avais des palpitations de coeur semblables à celles qui me saisissaient autrefois en ces jours solennels du 31 décembre, quand, sans être aperçue, je me glissais dans le salon où les étrennes [embrulhos de Natal] étaient entassées. Lorsque mon mari entra, qu’il me chercha, le rire étouffé que je fis entendre sous les mousselines qui m’enveloppaient a été le dernier éclat de cette gaieté douce qui anima les jeux de notre enfance…

depuis Ève jusqu’à nous, le mariage a paru chose si excellente – Vous n’avez plus de mère?”

Parfois ne pensez-vous point que l’amour légitime est plus dur à porter que ne le serait une passion criminelle?”

Enfin, mon ange, vous adorez Victor, n’est-ce pas? mais vous aimeriez mieux être sa soeur que sa femme, et le mariage enfin ne vous réussit point.

Hé! bien, oui, ma tante. Mais pourquoi sourire?”

“– Enfim, meu anjo, você adora o Victor, não é? mas você amaria ainda mais ser sua irmã que sua mulher, e o casamento, portanto, em nada lhe apraz!

É… é isso mesmo, minha tia! Mas por que a gargalhada?”

Sous le règne de notre bien-aimé Louis XV, une jeune femme qui se serait trouvée dans la situation où vous êtes aurait bientôt puni son mari de se conduire en vrai lansquenet. L’égoïste ! Les militaires de ce tyran impérial sont tous de vilains ignorants. Ils prennent la brutalité pour de la galanterie, ils ne connaissent pas plus les femmes qu’ils ne savent aimer; ils croient que d’aller à la mort le lendemain les dispense d’avoir, la veille, des égards et des attentions pour nous. Autrefois, l’on savait aussi bien aimer que mourir à propos. Ma nièce, je vous le formerai. Je mettrai fin au triste désaccord, assez naturel, qui vous conduirait à vous haïr l’un et l’autre, à souhaiter un divorce, si toutefois vous n’étiez pas morte avant d’en venir au désespoir.” “Sob o reinado de nosso adorado Luís XV, uma jovem na sua situação cedo saberia punir seu marido por agir como um militarzinho destemperado¹. O egoísta! Os militares desse tirano imperial são todos uns vilães ignorantes. Confundem brutalidade com charme, são incapazes de compreender as mulheres, não sabem mais amá-las; eles crêem piamente que por terem, em média, uma vida curta, devotada ao campo de batalha, isso lhes dá licença de, antes de partirem deste mundo, ser prestativos e atenciosos. Antigamente, sabia-se tanto morrer pelo seu país quanto amar dignamente. Ah, sobrinha, eu tomarei os cuidados de formá-la! Porei fim a esse triste desacordo, tão natural, afinal, que condu-la, e ao seu marido, ao mútuo ódio e desprezo; se não ao divórcio, à morte precoce, de tanta tristeza, ou quem sabe à loucura, principalmente da fêmea, a sofredora-mor.”

¹ Escolha difícil de tradução. Lansquenet se refere, de modo geral, a três significados diferentes: 1. soldado alemão, de onde veio a palavra; 2. soldado de infantaria francês; 3. tornou-se, ainda, um jogo de azar (de cartas). O termo adquiriu ar pejorativo na França, conotando “brutalidade”, “falta de espírito”. Poderíamos dizer que um lansquenet é um mero tratante. É conhecida a rivalidade histórica entre a França e a Alemanha. Um lansquenet da época de Napoleão, para quem vive na era pós-napoleônica, sintetiza tudo de repulsivo que havia na classe militar do tempo imperial; arrogantes como o mestre das guerras Napoleão Bonaparte, seu venerado chefe militar, esta(s) geração(ões) de soldados se transformou(aram) em homens absolutamente faltos de caráter e incapazes de constituir uma família feliz nos tempos de paz. Ou seja, a tia admoesta a sobrinha: antigamente, quando havia os valores aristocratas, as mulheres saberiam maltratar um mau marido, devolver o tratamento na mesma moeda. E os maus maridos eram escassos. Hoje, que os valores estão degenerados, falta às esposas o vigor, e quase todos os maridos militares são uns pulhas insensíveis.

“– Soyez ma mère! La tante ne pleura pas, car la Révolution a laissé aux femmes de

l’ancienne monarchie peu de larmes dans les yeux.” Seja minha mãe! A tia não chorou, porque a Revolução deixou às mulheres da antiga monarquia poucas, quase nada de lágrimas nos olhos.”

Ne serait-ce pas lui donner à penser qu’il est dangereux? Et d’ailleurs pouvez-vous empêcher un homme d’aller et venir où bon lui semble? Demain nous ne mangerons plus dans cette salle; quand il ne nous y verra plus, le jeune gentilhomme discontinuera de vous aimer par la fenêtre. Voilà, ma chère enfant, comment se comporte une femme qui a l’usage du monde.

Victor, qui avait quitté l’empereur, annonçait à sa femme la chute du régime impérial, la prise de Paris, et l’enthousiasme qui éclatait en faveur des Bourbons sur tous les points de la France; mais ne sachant comment pénétrer jusqu’à Tours, il la priait de venir en toute hâte à Orléans où il espérait se trouver avec des passeports pour elle. Ce valet de chambre, ancien militaire, devait accompagner Julie de Tours à Orléans, route que Victor croyait libre encore.

Madame, vous n’avez pas un instant à perdre, dit le valet de chambre, les Prussiens, les Autrichiens et les Anglais vont faire leur jonction à Blois ou à Orléans…”

Comme la plupart des jeunes femmes réellement innocentes et sans expérience, elle voyait une faute dans un amour involontairement inspiré à un homme. Elle ressentait une terreur instinctive, que lui donnait peut-être la conscience de sa faiblesse devant une si audacieuse agression. Une des plus fortes armes de l’homme est ce pouvoir terrible d’occuper de lui-même une femme dont l’imagination naturellement mobile s’effraie ou s’offense d’une poursuite.

Cependant, au milieu des fêtes qui marquèrent le retour des Bourbons, un malheur bien profond, et qui devait influer sur sa vie, assaillit la pauvre Julie : elle perdit la comtesse de Listomère-Landon. La vieille dame mourut de joie et d’une goutte remontée au coeur, en revoyant à Tours le duc d’Angoulême. Ainsi, la personne à laquelle son âge donnait le droit d’éclairer Victor, la seule qui, par d’adroits conseils, pouvait rendre l’accord de la femme et du mari plus parfait, cette personne était morte.”

Ne se rencontre-t-il pas beaucoup d’hommes dont la nullité profonde est un secret pour la plupart des gens qui les connaissent? Un haut rang, une illustre naissance, d’importantes fonctions, un certain vernis de politesse, une grande réserve dans la conduite, ou les prestiges de la fortune sont, pour eux, comme des gardes qui empêchent les critiques de pénétrer jusqu’à leur intime existence. Ces gens ressemblent aux rois dont la véritable taille, le caractère et les moeurs ne peuvent jamais être ni bien connus ni justement appréciés, parce qu’ils sont vus de trop loin ou de trop près. Ces personnages à mérite factice interrogent au lieu de parler, ont l’art de mettre les autres en scène pour éviter de poser devant eux; puis, avec une heureuse adresse, ils tirent chacun par le fil de ses passions ou de ses intérêts, et se jouent ainsi des hommes qui leur sont réellement supérieurs, en font des marionnettes et les croient petits pour les avoir rabaissés jusqu’à eux. Ils obtiennent alors le triomphe naturel d’une pensée mesquine, mais fixe, sur la mobilité des grandes pensées. Aussi pour juger ces têtes vides, et peser leurs valeurs négatives, l’observateur doit-il posséder un esprit plus subtil que supérieur, plus de patience que de portée dans la vue, plus de finesse et de tact que d’élévation et grandeur dans les idées. Néanmoins, quelque habileté que déploient ces usurpateurs en détendant leurs côtés faibles, il leur est bien difficile de tromper leurs femmes, leurs mères, leurs enfants ou l’ami de la maison; mais ces personnes leur gardent presque toujours le secret sur une chose qui touche, en quelque sorte, à l’honneur commun; et souvent même elles les aident à en imposer au monde. (…) Songez maintenant au rôle que doit jouer une femme d’esprit et de sentiment en présence d’un mari de ce genre, n’apercevez-vous pas des existences pleines de douleurs et de dévouement dont rien ici-bas ne saurait récompenser certains coeurs pleins d’amour et de délicatesse?”

Tant que Napoléon resta debout, le comte d’Aiglemont, colonel comme tant d’autres, bon officier d’ordonnance, excellant à remplir une mission dangereuse, mais incapable d’un commandement de quelque importance n’excita nulle envie, passa pour un des braves que favorisait l’empereur, et fut ce que les militaires nomment vulgairement un bon enfant. La Restauration, qui lui rendit le titre de marquis, ne le trouva pas ingrat: il suivit les Bourbons à Gand.” itálicos: mistério dos títulos esclarecidos; conde ‘ilegítimo’ cassado pela nobreza, devolveram-lhe um biscoito, bom consolo, à meia-altura.

son instinct si délicatement féminin lui disait qu’il est bien plus beau d’obéir à un homme de talent que de conduire un sot, et qu’une jeune épouse, obligée de penser et d’agir en homme, n’est ni femme ni homme, abdique toutes les grâces de son sexe en en perdant les malheurs, et n’acquiert aucun des privilèges que nos lois ont remis aux plus forts. Son existence cachait une bien amère dérision. N’était-elle pas obligée d’honorer une idole creuse, de protéger son protecteur, pauvre être qui, pour salaire d’un dévouement continu, lui jetait l’amour égoïste des maris, ne voyait en elle que la femme, ne daignait ou ne savait pas, injure toute aussi profonde, s’inquiéter de ses plaisirs, ni d’où venaient sa tristesse et son dépérissement?”

La marquise, chargée de tous les malheurs de cette triste existence, devait sourire encore à son maître imbécile, parer de fleurs une maison de deuil, et afficher le bonheur sur un visage pâli par de secrets supplices. Cette responsabilité d’honneur, cette abnégation magnifique donnèrent insensiblement à la jeune marquise une dignité de femme, une conscience de vertu qui lui servirent de sauvegarde contre les dangers du monde. (…) elle attendit avec résignation la fin de ses peines en espérant mourir jeune.” “souffrance élégante d’ailleurs, maladie presque voluptueuse en apparence, et qui pouvait passer aux yeux des gens superficiels pour une fantaisie de petite maîtresse. Les médecins avaient condamné la marquise à rester couchée sur un divan, où elle s’étiolait au milieu des fleurs qui l’entouraient, en se fanant comme elle. Sa faiblesse lui interdisait la marche et le grand air; elle ne sortait qu’en voiture fermée. Sans cesse environnée de toutes les merveilles de notre luxe et de notre industrie modernes, elle ressemblait moins à une malade qu’à une reine indolente. Quelques amis, amoureux peut-être de son malheur et de sa faiblesse, sûrs de toujours la trouver chez elle, et spéculant sans doute aussi sur sa bonne santé future, venaient lui apporter les nouvelles et l’instruire de ces mille petits événements qui rendent à Paris l’existence si variée. Sa mélancolie, quoique grave et profonde, était donc la mélancolie de l’opulence. La marquise d’Aiglemont ressemblait à une belle fleur dont la racine est rongée par un insecte noir.”

Son mari n’aimait pas la musique. Enfin, elle se trouvait presque toujours gênée dans les salons où sa beauté lui attirait des hommages intéressés. Sa situation y excitait une sorte de compassion cruelle, une curiosité triste. Elle était atteinte d’une inflammation assez ordinairement mortelle, que les femmes se confient à l’oreille, et à laquelle notre néologie n’a pas encore su trouver de nom. Malgré le silence au sein duquel sa vie s’écoulait, la cause de sa souffrance n’était un secret pour personne. Toujours jeune fille, en dépit du mariage, les moindres regards la rendaient honteuse. Aussi, pour éviter de rougir, n’apparaissait-elle jamais que riante, gaie; elle affectait une fausse joie, se disait toujours bien portante, ou prévenait les questions sur sa santé par de pudiques mensonges. Cependant, en 1817, un événement contribua beaucoup à modifier l’état déplorable dans lequel Julie avait été plongée jusqu’alors. Elle eut une fille, et voulut la nourrir. Pendant deux années, les vives distractions et les inquiets plaisirs que donnent les soins maternels lui firent une vie moins malheureuse. Elle se sépara nécessairement de son mari. Les médecins lui pronostiquèrent une meilleure santé ; mais la marquise ne crut point à ces présages hypothétiques. Comme toutes les personnes pour lesquelles la vie n’a plus de douceur, peut-être voyait-elle dans la mort un heureux dénouement.”

Quoiqu’elle fût certaine de conserver un grand empire sur Victor et d’avoir obtenu son estime pour toujours, elle craignait l’influence des passions sur un homme si nul et si vaniteusement irréfléchi.”

Les prévoyantes paroles de son père retentissaient derechef à son oreille”

Dans le tableau que sa mémoire lui traçait du passé, la candide figure d’Arthur s’y dessinait chaque jour plus pure et plus belle, mais rapidement; car elle n’osait s’arrêter à ce souvenir. Le silencieux et timide amour du jeune Anglais était le seul événement qui, depuis le mariage, eût laissé quelques doux vestiges dans ce coeur sombre et solitaire.”

dores latentes e lactantes

À qui se serait-elle plainte? de qui pouvait-elle être entendue? Puis, elle avait cette extrême délicatesse de la femme, cette ravissante pudeur de sentiment qui consiste à taire une plainte inutile, à ne pas prendre un avantage quand le triomphe doit humilier le vainqueur et le vaincu. Julie essayait de donner sa capacité, ses propres vertus à monsieur d’Aiglemont, et se vantait de goûter le bonheur qui lui manquait. Toute sa finesse de femme était employée en pure perte à des ménagements ignorés de celui-là même dont ils perpétuaient le despotisme. Par moments, elle était ivre de malheur, sans idée, sans frein ; mais, heureusement, une piété vraie la ramenait toujours à une espérance suprême: elle se réfugiait dans la vie future, admirable croyance qui lui faisait accepter de nouveau sa tâche douloureuse. Ces combats si terribles, ces déchirements intérieurs étaient sans gloire, ces longues mélancolies étaient inconnues; nulle créature ne recueillait ses regards ternes, ses larmes amères jetées au hasard et dans la solitude.”

Quand deux époux se connaissent parfaitement et ont pris une longue habitude d’eux-mêmes, lorsqu’une femme sait interpréter les moindres gestes d’un homme et peut pénétrer les sentiments ou les choses qu’il lui cache, alors des lumières soudaines éclatent souvent après des réflexions ou des remarques précédentes, dues au hasard, ou primitivement faites avec insouciance. Une femme se réveille souvent tout à coup sur le bord ou au fond d’un abîme. Ainsi la marquise, heureuse d’être seule depuis quelques jours, devina le secret de sa solitude. Inconstant ou lassé, généreux ou plein de pitié pour elle, son mari ne lui appartenait plus. En ce moment, elle ne pensa plus à elle, ni à ses souffrances, ni à ses sacrifices; elle ne fut plus que mère, et vit la fortune, l’avenir, le bonheur de sa fille; sa fille, le seul être d’où lui vînt quelque félicité; son Hélène, seul bien qui l’attachât à la vie.”

Jusqu’alors, sûre d’être aimée par Victor, autant qu’il pouvait aimer, elle s’était dévouée à un bonheur qu’elle ne partageait pas; mais, aujourd’hui, n’ayant plus la satisfaction de savoir que ses larmes faisaient la joie de son mari, seule dans le monde, il ne lui restait plus que le choix des malheurs. Au milieu du découragement qui, dans le calme et le silence de la nuit, détendit toutes ses forces; au moment où, quittant son

divan et son feu presque éteint, elle allait, à la lueur d’une lampe, contempler sa fille d’un oeil sec, monsieur d’Aiglemont rentra plein de gaieté. Julie lui fit admirer le sommeil d’Hélène; mais il accueillit l’enthousiasme de sa femme par une phrase banale.

À cet âge, dit-il, tous les enfants sont gentils.”

Elle n’eut plus aucun remords de lui imposer une vie difficile. D’un seul bond, elle s’élança dans les froids calculs de l’indifférence. Pour sauver sa fille, elle devina tout à coup les perfidies, les mensonges des créatures qui n’aiment pas, les tromperies de la coquetterie, et ces ruses atroces qui font haïr si profondément la femme chez qui les hommes supposent alors des corruptions innées. À l’insu de Julie, sa vanité féminine, son intérêt et un vague désir de vengeance s’accordèrent avec son amour maternel pour la faire entrer dans une voie où de nouvelles douleurs l’attendaient. Mais elle avait l’âme trop belle, l’esprit trop délicat, et surtout trop de franchise pour être longtemps complice de ces fraudes. Habituée à lire en elle-même, au premier pas dans le vice, car ceci était du vice, le cri de sa conscience devait étouffer celui des passions et de l’égoïsme. En effet, chez une jeune femme dont le coeur est encore pur, et où l’amour est resté vierge, le sentiment de la maternité même est soumis à la voix de la pudeur. La pudeur n’est-elle pas toute la femme? Mais Julie ne voulut apercevoir aucun danger, aucune faute dans sa nouvelle vie. Elle vint chez madame de Sérizy. Sa rivale comptait voir une femme pâle, languissante; la marquise avait mis du rouge, et se présenta dans tout l’éclat d’une parure qui rehaussait encore sa beauté.”

Lorsque Julie se leva pour aller au piano chanter la romance de Desdémone, les hommes accoururent de tous les salons pour entendre cette célèbre voix, muette depuis si longtemps, et il se fit un profond silence. La marquise éprouva de vives émotions en voyant les têtes pressées aux portes et tous les regards attachés sur elle. Elle chercha son mari, lui lança une oeillade pleine de coquetterie, et vit avec plaisir qu’en ce moment son amour-propre était extraordinairement flatté. Heureuse de ce triomphe, elle ravit l’assemblée dans la première partie d’al piu salice. Jamais ni la Malibran, ni la Pasta n’avaient fait entendre des chants si parfaits de sentiment et d’intonation; mais, au moment de la reprise, elle regarda dans les groupes, et aperçut Arthur dont le regard fixe ne la quittait pas. Elle tressaillit vivement, et sa voix s’altéra.” “Elle lut sur le visage presque féminin du jeune anglais les pensées profondes, les mélancolies douces, les résignations douloureuses dont elle-même était la victime. Elle se reconnut en lui.”

La malade et son médecin marchaient du même pas sans être étonnés d’un accord qui paraissait avoir existé dès le premier jour où ils marchèrent ensemble, ils obéissaient à une même volonté, s’arrêtaient, impressionnés par les mêmes sensations, leurs regards, leurs paroles correspondaient à des pensées mutuelles.”

Oh! Mon Dieu, combien j’aime ce pays, répéta Julie avec un enthousiasme croissant et naïf. Vous l’avez habité longtemps ? reprit-elle après une pause.

À ces mots, lord Grenville tressaillit.

C’est là, répondit-il avec mélancolie en montrant un bouquet de noyers sur la route, là que prisonnier je vous vis pour la première fois…

Les femmes ont un inimitable talent pour exprimer leurs sentiments sans employer de trop vives paroles; leur éloquence est surtout dans l’accent, dans le geste, l’attitude et les regards. Lord Grenville se cacha la tête dans ses mains, car des larmes roulaient dans ses yeux. Ce remerciement était le premier que Julie lui fît depuis leur départ de Paris. Pendant une année entière, il avait soigné la marquise avec le dévouement le plus entier. Secondé par d’Aiglemont, il l’avait conduite aux eaux d’Aix, puis sur les bords de la mer à La Rochelle. Épiant à tout moment les changements que ses savantes et simples prescriptions produisaient sur la constitution délabrée de Julie, il l’avait cultivée comme une fleur rare peut l’être par un horticulteur passionné. La marquise avait paru recevoir les soins intelligents d’Arthur avec tout l’égoïsme d’une Parisienne habituée aux hommages, ou avec l’insouciance d’une courtisane qui ne sait ni le coût des choses ni la valeur des hommes, et les prise au degré d’utilité dont ils lui sont. L’influence exercée sur l’âme par les lieux est une chose digne de remarque. Si la mélancolie nous gagne infailliblement lorsque nous sommes au bord des eaux, une autre loi de notre nature impressible fait que, sur les montagnes, nos sentiments s’épurent: la passion y gagne en profondeur ce qu’elle paraît perdre en vivacité. L’aspect du vaste bassin de la Loire, l’élévation de la jolie colline où les deux amants s’étaient assis, causaient peut-être le calme délicieux dans lequel ils savourèrent d’abord le bonheur qu’on goûte à deviner l’étendue d’une passion cachée sous des paroles insignifiantes en apparence. Au moment où Julie achevait la phrase qui avait si vivement ému lord Grenville, une brise caressante agita la cime des arbres, répandit la fraîcheur des eaux dans l’air, quelques nuages couvrirent le soleil, et des ombres molles laissèrent voir toutes les beautés de cette jolie nature. Julie détourna la tête pour dérober au jeune lord la vue des larmes qu’elle réussit à retenir et à sécher, car l’attendrissement d’Arthur l’avait promptement gagnée. Elle n’osa lever les yeux sur lui dans la crainte qu’il ne lût trop de joie dans ce regard. Son instinct de femme lui faisait sentir qu’à cette heure dangereuse elle devait ensevelir son amour au fond de son coeur. Cependant le silence pouvait être également redoutable. En s’apercevant que lord Grenville était hors d’état de prononcer une parole, Julie reprit d’une voix douce : – Vous êtes touché de ce que je vous ai dit, milord. Peut-être cette vive expansion est-elle la manière que prend une âme gracieuse et bonne comme l’est la vôtre pour revenir sur un faux jugement. Vous m’aurez crue ingrate en me trouvant froide et réservée, ou moqueuse et insensible pendant ce voyage qui heureusement va bientôt se terminer. Je n’aurais pas été digne de recevoir vos soins, si je n’avais su les apprécier. Milord, je n’ai rien oublié. Hélas! je n’oublierai rien, ni la sollicitude qui vous faisait veiller sur moi comme une mère veille sur son enfant, ni surtout la noble confiance de nos entretiens fraternels, la délicatesse de vos procédés; séductions contre lesquelles nous sommes toutes sans armes. Milord, il est hors de mon pouvoir de vous récompenser…

À ce mot, Julie s’éloigna vivement, et lord Grenville ne fit aucun mouvement pour l’arrêter, la marquise alla sur une roche à une faible distance, et y resta immobile; leurs émotions furent un secret pour eux-mêmes; sans doute ils pleurèrent en silence ; les chants des oiseaux, si gais, si prodigues d’expressions tendres au coucher du soleil, durent augmenter la violente commotion qui les avait forcés de se séparer: la nature se chargeait de leur exprimer un amour dont ils n’osaient parler.”

L’oiseau n’oisais pas parler

J’ai plusieurs fois calculé trop habilement les moyens de tuer cet homme pour pouvoir y toujours résister, si je restais près de vous.”

Les lois du monde, reprit-elle, exigent que je lui rende l’existence heureuse, j’y obéirai; je serai sa servante; mon dévouement pour lui sera sans bornes, mais d’aujourd’hui je suis veuve. Je ne veux être une prostituée ni à mes yeux ni à ceux du monde; si je ne suis point à monsieur d’Aiglemont, je ne serai jamais à un autre. Vous n’aurez de moi que ce que vous m’avez arraché. Voilà l’arrêt que j’ai porté sur moi-même, dit-elle en regardant Arthur avec fierté. Il est irrévocable, milord. Maintenant, apprenez que si vous cédiez à une pensée criminelle, la veuve de monsieur d’Aiglemont entrerait dans un cloître, soit en Italie, soit en Espagne. Le malheur a voulu que nous ayons parlé de notre amour. Ces aveux étaient inévitables peut-être; mais que ce soit pour la dernière fois que nos coeurs aient si fortement vibré. Demain, vous feindrez de recevoir une lettre qui vous appelle en Angleterre, et nous nous quitterons pour ne plus nous revoir.”

“– Voici, certes, le plus beau site que nous ayons vu, dit-elle. Je ne l’oublierai jamais. Voyez donc, Victor, quels lointains, quelle étendue et quelle variété. Ce pays me fait concevoir l’amour.

Riant d’un rire presque convulsif, mais riant de manière à tromper son mari, elle sauta gaiement dans les chemins creux, et disparut.”

La noble et délicate conduite que lord Grenville tenait pendant ce voyage avait détruit les soupçons du marquis, et depuis quelque temps il laissait sa femme libre, en se confiant à la foi punique du lord-docteur.”

Telle femme incapable de se rappeler les événements les plus graves, se souviendra pendant toute sa vie des choses qui importent à ses sentiments. Aussi, Julie eut-elle une parfaite souvenance de détails même frivoles. Elle reconnut avec bonheur les plus légers accidents de son premier voyage, et jusqu’à des pensées qui lui étaient venues à certains endroits de la route. Victor, redevenu passionnément amoureux de sa femme depuis qu’elle avait recouvré la fraîcheur de la jeunesse et toute sa beauté, se serra près d’elle à la façon des amants. Lorsqu’il essaya de la prendre dans ses bras, elle se dégagea doucement, et trouva je ne sais quel prétexte pour éviter cette innocente caresse. Puis, bientôt, elle eut horreur du contact de Victor de qui elle sentait et partageait la chaleur, par la manière dont ils étaient assis. Elle voulut se mettre seule sur le devant de la voiture; mais son mari lui fit la grâce de la laisser au fond. Elle le remercia de cette attention par un soupir auquel il se méprit, et cet ancien séducteur de garnison, interprétant à son avantage la mélancolie de sa femme, la mit à la fin du jour dans l’obligation de lui parler avec une fermeté qui lui imposa.”

Mais qui donc oserait blâmer les femmes? Quand elles ont imposé silence au sentiment exclusif qui ne leur permet pas d’appartenir à deux hommes, ne sont-elles pas comme des prêtres sans croyance?”

* * *

Deux ans se passèrent, pendant lesquels monsieur et madame d’Aiglemont menèrent la vie des gens du monde, allant chacun de leur côté, se rencontrant dans les salons plus souvent que chez eux; élégant divorce par lequel se terminent beaucoup de mariages dans le grand monde.”

Madame de Wimphen était cette Louisa à laquelle jadis madame d’Aiglemont voulait conseiller le célibat. Les deux femmes se jetèrent un regard d’intelligence qui prouvait que Julie avait trouvé dans son amie une confidente de ses peines, confidente précieuse et charitable, car madame de Wimphen était très heureuse en mariage ; et, dans la situation opposée où elles étaient, peut-être le bonheur de l’une faisait-il une garantie de son dévouement au malheur de l’autre. En pareil cas, la dissemblance des

destinées est presque toujours un puissant lien d’amitié.”

Je suis une femme très vertueuse selon les lois: je lui rends sa maison agréable, je ferme les yeux sur ses intrigues, je ne prends rien sur sa fortune, il peut en gaspiller les revenus à son gré, j’ai soin seulement d’en conserver le capital. À ce prix, j’ai la paix. Il ne s’explique pas, ou ne veut pas s’expliquer mon existence.”

Croirais-tu, ma chère, que je lis les journaux anglais, dans le seul espoir de voir son nom imprimé.”

Ceci est un secret, répondit la marquise en laissant échapper un geste de naïveté presque enfantine. Écoute. Je prends de l’opium. L’histoire de la duchesse de…, à Londres, m’en a donné l’idée. Tu sais, Mathurin en a fait un roman. Mes gouttes de laudanum sont très faibles. Je dors. Je n’ai guère que sept heures de veille, et je les donne à ma fille…

Un mari, nous pouvons l’abandonner même quand il nous aime. Un homme est un être fort, il a des consolations. Nous pouvons mépriser les lois du monde. Mais un enfant sans mère!

Vous épousez une jolie femme, elle enlaidit; vous épousez une jeune fille pleine de santé, elle devient malingre; vous la croyez passionnée, elle est froide; ou bien, froide en apparence, elle est réellement si passionnée qu’elle vous tue ou vous déshonore. Tantôt la créature la plus douce est quinteuse, et jamais les quinteuses ne deviennent douces; tantôt, l’enfant que vous avez eue niaise et faible, déploie contre vous une volonté de fer, un esprit de démon. Je suis las du mariage.”

À propos, veux-tu venir à Saint-Thomas-d’Aquin avec moi voir l’enterrement de lord Grenville?”

Il lui était si difficile de supporter le moindre bruit que toute voix humaine, même celle de son enfant, l’affectait désagréablement. Les gens du pays s’occupèrent beaucoup de ces singularités; puis, quand toutes les suppositions possibles furent faites, ni les petites villes environnantes, ni les paysans ne songèrent plus à cette femme malade.

La marquise, laissée à elle-même, put donc rester parfaitement silencieuse au milieu du silence qu’elle avait établi autour d’elle, et n’eut aucune occasion de quitter la chambre tendue de tapisseries où mourut sa grand-mère, et où elle était venue pour y mourir doucement, sans témoins, sans importunités, sans subir les fausses démonstrations des égoïsmes fardés d’affection qui, dans les villes, donnent aux mourants une double agonie. Cette femme avait 26 ans. À cet âge, une âme encore pleine de poétiques illusions aime à savourer la mort, quand elle lui semble bienfaisante. Mais la mort a de la coquetterie pour les jeunes gens; pour eux, elle s’avance et se retire, se montre et se cache; sa lenteur les désenchante d’elle, et l’incertitude que leur cause son lendemain finit par les rejeter dans le monde où ils rencontreront la douleur, qui, plus impitoyable que ne l’est la mort, les frappera sans se laisser attendre. Or, cette femme qui se refusait à vivre allait éprouver l’amertume de ces retardements au fond de sa solitude, et y faire, dans une agonie morale que la mort ne terminerait pas, un terrible apprentissage d’égoïsme qui devait lui déflorer le coeur et le façonner au monde.

La marquise souffrait véritablement pour la première et pour la seule fois de sa vie peut-être. En effet, ne serait-ce pas une erreur de croire que les sentiments se reproduisent? Une fois éclos, n’existent-ils pas toujours au fond du coeur? Ils s’y apaisent et s’y réveillent au gré des accidents de la vie ; mais ils y restent, et leur séjour modifie nécessairement l’âme. Ainsi, tout sentiment n’aurait qu’un grand jour, le jour plus ou moins long de sa première tempête. Ainsi, la douleur, le plus constant de nos sentiments, ne serait vive qu’à sa première irruption; et ses autres atteintes iraient en s’affaiblissant, soit par notre accoutumance à ses crises, soit par une loi de notre nature qui, pour se maintenir vivante, oppose à cette force destructive une force égale mais inerte, prise dans les calculs de l’égoïsme. La perte des parents est un chagrin auquel la nature a préparé les hommes; le mal physique est passager, n’embrasse pas l’âme; et s’il persiste, ce n’est plus un mal, c’est la mort. Qu’une jeune femme perde un nouveau-né, l’amour conjugal lui a bientôt donné un successeur. Cette affliction est passagère aussi. Enfin, ces peines et beaucoup d’autres semblables sont, en quelque sorte, des coups, des blessures; mais aucune n’affecte la vitalité dans son essence, et il faut qu’elles se succèdent étrangement pour tuer le sentiment qui nous porte à chercher le bonheur. La grande, la vraie douleur serait donc un mal assez meurtrier pour étreindre à la fois le passé, le présent et l’avenir, ne laisser aucune partie de la vie dans son intégrité, dénaturer à jamais la pensée, s’inscrire inaltérablement sur les lèvres et sur le front, briser ou détendre les ressorts du plaisir, en mettant dans l’âme un principe de dégoût pour toute chose de ce monde. Encore, pour être immense, pour ainsi peser sur l’âme et sur le corps, ce mal devrait arriver en un moment de la vie où toutes les forces de l’âme et du corps sont jeunes, et foudroyer un coeur bien vivant.”

O TRISTE CREPÚSCULO DA DOR DE VIVER

Os novos sofrimentos são apenas lembranças dos dias concretamente pungentes. Vivo apenas na nostalgia de euforias e lutos já para mim perdidos, em perpétuo déjà vu à l’écran. Ainda que seja uma tela que dá para a alma, não passa de uma tela, de um sofrimento mediado no tempo e no espaço, indireto. Reflexo do reflexo do reflexo da coisa em si, paredes de espelhos infinitos sem quinas nem esquinas nem inclinações, perfeitamente paralelos e reluzentes. Mas é um corredor particular, cerrado ao público.

et nul être ne peut sortir de cette maladie sans quelque poétique changement : ou il prend la route du ciel, ou, s’il demeure ici-bas, il rentre dans le monde pour mentir au monde, pour y jouer un rôle; il connaît dès lors la coulisse où l’on se retire pour calculer, pleurer, plaisanter. Après cette crise solennelle, il n’existe plus de mystères dans la vie sociale qui dès lors est irrévocablement jugée. Chez les jeunes femmes qui ont l’âge de la marquise, cette première, cette plus poignante de toutes les douleurs, est toujours causée par le même fait. La femme et surtout la jeune femme, aussi grande par l’âme qu’elle l’est par la beauté, ne manque jamais à mettre sa vie là où la nature, le sentiment et la société la poussent à la jeter tout entière. Si cette vie vient à lui faillir et si elle reste sur terre, elle y expérimente les plus cruelles souffrances, par la raison qui rend le premier amour le plus beau de tous les sentiments. Pourquoi ce malheur n’a-t-il jamais eu ni peintre ni poète? Mais peut-il se peindre, peut-il se chanter? Non, la nature des douleurs qu’il engendre se refuse à l’analyse et aux couleurs de l’art. D’ailleurs, ces souffrances ne sont jamais confiées: pour en consoler une femme, il faut savoir les deviner; car, toujours amèrement embrassées et religieusement ressenties, elles demeurent dans l’âme comme une avalanche qui, en tombant dans une vallée, y dégrade tout avant de s’y faire une place.”

Un homme aimé, jeune et généreux, de qui elle n’avait jamais exaucé les désirs afin d’obéir aux lois du monde, était mort pour lui sauver ce que la société nomme l’honneur d’une femme.”

Non, cette pauvre affligée ne pouvait pleurer à son aise que dans un désert, y dévorer sa souffrance ou être dévorée par elle, mourir ou tuer quelque chose en elle, sa conscience peut-être.”

Il y avait en elle une femme qui raisonnait et une femme qui sentait, une femme qui souffrait et une femme qui ne voulait plus souffrir. Elle se reportait aux joies de son enfance, écoulée sans qu’elle en eût senti le bonheur, et dont les limpides images revenaient en foule comme pour lui accuser les déceptions d’un mariage convenable aux yeux du monde, horrible en réalité. À quoi lui avaient servi les belles pudeurs de sa jeunesse, ses plaisirs réprimés et les sacrifices faits au monde?”

Sa beauté même lui était insupportable, comme une chose inutile. Elle entrevoyait avec horreur que désormais elle ne pouvait plus être une créature complète.”

Neuf neuves

Après l’enfance de la créature vient l’enfance du coeur. Or, son amant avait emporté dans la tombe cette seconde enfance. Jeune encore par ses désirs, elle n’avait plus cette entière jeunesse d’âme qui donne à tout dans la vie sa valeur et sa saveur.”

Puis, en soulevant toutes les questions, en remuant tous les ressorts des différentes existences que nous donnent les natures sociale, morale et physique, elle relâchait si bien les forces de l’âme, qu’au milieu des réflexions les plus contradictoires elle ne pouvait rien saisir. Aussi parfois, quand le brouillard tombait, ouvrait-elle sa fenêtre, en y restant sans pensée, occupée à respirer machinalement l’odeur humide et terreuse épandue dans les airs, debout, immobile, idiote en apparence, car les bourdonnements [murmúrios] de sa douleur la rendaient également sourde aux harmonies de la nature et aux charmes de la pensée.”

La marquise avait perdu sa mère en bas âge, et son éducation fut naturellement influencée par le relâchement qui, pendant la révolution, dénoua les liens religieux en France. La piété est une vertu de femme que les femmes seules se transmettent bien, et la marquise était un enfant du dix-huitième siècle dont les croyances philosophiques furent celles de son père. Elle ne suivait aucune pratique religieuse. Pour elle, un prêtre était un fonctionnaire public dont l’utilité lui paraissait contestable. Dans la situation où elle trouvait, la voix de la religion ne pouvait qu’envenimer ses maux; puis, elle ne croyait guère aux curés de village, ni à leurs lumières, elle résolut donc de mettre le sien à sa place, sans aigreur, et de s’en débarrasser à la manière des riches, par un bienfait. Le curé vint, et son aspect ne changea pas les idées de la marquise. Elle vit un gros petit homme à ventre saillant, à figure rougeaude, mais vieille et ridée, qui affectait de sourire et qui souriait mal; son crâne chauve et transversalement sillonné de rides nombreuses retombait en quart de cercle sur son visage et le rapetissait; quelques cheveux blancs garnissaient le bas de la tête au-dessus de la nuque et revenaient en avant vers les oreilles. Néanmoins, la physionomie de ce prêtre avait été celle d’un homme naturellement gai. Ses grosses lèvres, son nez légèrement retroussé, son menton, qui disparaissait dans un double pli de rides, témoignaient d’un heureux caractère. La marquise n’aperçut d’abord que ces traits principaux; mais, à la première parole que lui dit le prêtre, elle fut frappée par la douceur de cette voix; elle le regarda plus attentivement, et remarqua sous ses sourcils grisonnants des yeux qui avaient pleuré; puis le contour de sa joue, vue de profil, donnait à sa tête une si auguste expression de douleur, que la marquise trouva un homme dans ce curé.”

Nous périssons moins par les effets d’un regret certain que par ceux des espérances trompées. J’ai connu de plus intolérables, de plus terribles douleurs qui n’ont pas donné la mort.”

Puis elle éprouva cette espèce de satisfaction qui réjouit le prisonnier quand, après avoir reconnu la profondeur de sa solitude et la pesanteur de ses chaînes, il rencontre un voisin qui frappe à la muraille en lui faisant rendre un son par lequel s’expriment des pensées communes.”

Le mariage, institution sur laquelle s’appuie aujourd’hui la société, nous en fait sentir à nous seules tout le poids: pour l’homme la liberté, pour la femme des devoirs. Nous vous devons toute notre vie, vous ne nous devez de la vôtre que de rares instants. Enfin l’homme fait un choix là où nous nous soumettons aveuglément. Oh! monsieur, à vous je puis tout dire. Hé bien, le mariage, tel qu’il se pratique aujourd’hui, me semble être une prostitution légale. De là sont nées mes souffrances. Mais moi seule parmi les malheureuses créatures si fatalement accouplées je dois garder le silence! moi seule suis l’auteur du mal, j’ai voulu mon mariage.”

Monsieur, rien de rien ou rien pour rien est une des plus justes lois de la nature et morale et physique.” “Il existe deux maternités, monsieur. J’ignorais jadis de telles distinctions; aujourd’hui je les sais. Je ne suis mère qu’à moitié, mieux vaudrait ne pas l’être du tout. Hélène n’est pas de lui! Oh! ne frémissez pas! Saint-Lange est un abîme où se sont engloutis bien des sentiments faux, d’où se sont lancées de sinistres lueurs, où se sont écroulés les frêles édifices des lois antinaturelles. J’ai un enfant, cela suffit; je suis mère, ainsi le veut la loi. (…) S’il ne tient pas à toutes les fibres du corps comme à toutes les tendresses du coeur; s’il ne rappelle pas de délicieuses amours, les temps, les lieux où ces deux êtres furent heureux, et leur langage plein de musiques humaines, et leurs suaves idées, cet enfant est une création manquée. Oui, pour eux, il doit être une ravissante miniature où se retrouvent les poèmes de leur double vie secrète; il doit leur offrir une source d’émotions fécondes, être à la fois tout leur passé, tout leur avenir. Ma pauvre petite Hélène est l’enfant de son père, l’enfant du devoir et du hasard”

l’amour m’a fait rêver une maternité plus grande, plus complète. J’ai caressé dans un songe évanoui l’enfant que les désirs ont conçu avant qu’il ne fût engendré, enfin cette délicieuse fleur née dans l’âme avant de naître au jour.”

Pour moi le jour est plein de ténèbres, la pensée est un glaive, mon coeur est une plaie, mon enfant est une négation. Oui, quand Hélène me parle, je lui voudrais une autre voix; quand elle me regarde, je lui voudrais d’autres yeux. Elle est là pour m’attester tout ce qui devrait être et tout ce qui n’est pas. Elle m’est insupportable! Je lui souris, je tâche de la dédommager des sentiments que je lui vole. Je souffre! oh! monsieur, je souffre trop pour pouvoir vivre. Et je passerai pour être une femme vertueuse! Et je n’ai pas commis de fautes! Et l’on m’honorera! J’ai combattu l’amour involontaire auquel je ne devais pas céder; mais, si j’ai gardé ma foi physique, ai-je conservé mon coeur? Ceci, dit-elle en appuyant la main droite sur son sein, n’a jamais été qu’à une seule créature. (…) Parfois je tremble de trouver en elle un tribunal où je serai condamnée sans être entendue. Fasse le ciel que la haine ne se mette pas un jour entre nous! Grand Dieu! ouvrez-moi plutôt la tombe, laissez-moi finir à Saint-Lange! Je veux aller dans le monde où je retrouverai mon autre âme, où je serai tout à fait mère! oh ! pardon, monsieur, je suis folle. Ces paroles m’étouffaient, je les ai dites. Ah! vous pleurez aussi! vous ne me mépriserez pas. – Hélène ! Hélène ! ma fille, viens! s’écria-t-elle avec une sorte de désespoir en entendant son enfant qui revenait de sa promenade.”

Le sourire est l’apanage, la langue, l’expression de la maternité. La marquise ne pouvait pas sourire. Elle rougit en regardant le prêtre: elle avait espéré se montrer mère, mais ni elle ni son enfant n’avaient su mentir. En effet, les baisers d’une femme sincère ont un miel divin qui semble mettre dans cette caresse une âme, un feu subtil par lequel le coeur est pénétré. Les baisers dénués de cette onction savoureuse sont âpres et secs. Le prêtre avait senti cette différence: il put sonder l’abîme qui se trouve entre la maternité de la chair et la maternité du coeur.”

Mon corps a été lâche quand mon âme était forte, et quand ma main ne tremblait plus, mon âme vacillait! J’ignore le secret de ces combats et de ces alternatives. Je suis sans doute bien tristement femme, sans persistance dans mes vouloirs, forte seulement pour aimer. Je me méprise! Le soir, quand mes gens dormaient, j’allais à la pièce d’eau courageusement; arrivée au bord, ma frêle nature avait horreur de la destruction. Je vous confesse mes faiblesses. Lorsque je me retrouvais au lit, j’avais honte de moi, je redevenais courageuse. Dans un de ces moments j’ai pris du laudanum; mais j’ai souffert et ne suis pas morte. J’avais cru boire tout ce que contenait le flacon et je m’étais arrêtée à moitié.”

Quel sera le sort d’Hélène? le mien sans doute. Quels moyens ont les mères d’assurer à leurs filles que l’homme auquel elles les livrent sera un époux selon leur coeur? Vous honnissez de pauvres créatures qui se vendent pour quelques écus à un homme qui passe, la faim et le besoin absolvent ces unions éphémères; tandis que la société tolère, encourage l’union immédiate bien autrement horrible d’une jeune fille candide et d’un homme qu’elle n’a pas vu trois mois durant; elle est vendue pour toute sa vie. Il est vrai que le prix est élevé! Si en ne lui permettant aucune compensation à ses douleurs vous l’honoriez; mais non, le monde calomnie les plus vertueuses d’entre nous! Telle est notre destinée, vue sous ses deux faces: une prostitution publique et la honte, une prostitution secrète et le malheur. Quant aux pauvres filles sans dot, elles deviennent folles, elles meurent; pour elles aucune pitié ! La beauté, les vertus ne sont pas des valeurs dans votre bazar humain et vous nommez Société ce repaire d’égoïsme. Mais exhérédez les femmes! au moins accomplirezvous ainsi une loi de nature en choisissant vos compagnes en les épousant au gré des voeux du coeur.”

Le philosophisme et l’intérêt personnel ont attaqué votre coeur; vous êtes sourde à la voix de la religion comme le sont les enfants de ce siècle sans croyance! Les plaisirs du monde n’engendrent que des souffrances. Vous allez changer de douleurs voilà tout.

Je ferai mentir votre prophétie, dit-elle en souriant avec amertume, je serai fidèle à celui qui mourut pour moi.

La douleur, répondit-il, n’est viable que dans les âmes préparées par la religion.”

* * *

Quatre ans après…

les jouissances de Paris, à cette vie rapide, à ce tourbillon de pensées et de plaisirs que l’on calomnie assez souvent, mais auquel il est si doux de s’abandonner. Habitué depuis trois ans à saluer les capitales européennes, et à les déserter au gré des caprices de sa destinée diplomatique, Charles de Vandenesse avait cependant peu de chose à regretter en quittant Paris. Les femmes ne produisaient plus aucune impression sur lui, soit qu’il regardât une passion vraie comme tenant trop de place dans la vie d’un homme politique, soit que les mesquines occupations d’une galanterie superficielle lui parussent trop vides pour une âme forte. Nous avons tous de grandes prétentions à la force d’âme. En France, nul homme, fût-il médiocre, ne consent à passer pour simplement spirituel. Ainsi, Charles, quoique jeune (à peine avait-il trente ans), s’était déjà philosophiquement accoutumé à voir des idées, des résultats, des moyens, là où les hommes de son âge aperçoivent des sentiments, des plaisirs et des illusions. Il refoulait la chaleur et l’exaltation naturelle aux jeunes gens dans les profondeurs de son âme que la nature avait créée généreuse. Il travaillait à se faire froid, calculateur; à mettre en manières, en formes aimables, en artifices de séduction, les richesses morales qu’il tenait du hasard; véritable tâche d’ambitieux; rôle triste, entrepris dans le but d’atteindre à ce que nous nommons aujourd’hui une belle position. Il jetait un dernier coup d’oeil sur les salons où l’on dansait. Avant de quitter le bal, il voulait sans doute en emporter l’image, comme un spectateur ne sort pas de sa loge à l’opéra sans regarder le tableau final. Mais aussi, par une fantaisie facile à comprendre, monsieur de Vandenesse étudiait l’action tout française, l’éclat et les riantes figures de cette fête parisienne, en les rapprochant par la pensée des physionomies nouvelles, des scènes pittoresques qui l’attendaient à Naples, où il se proposait de passer quelques jours avant de se rendre à son poste. Il semblait comparer la France si changeante et sitôt étudiée à un pays dont les moeurs et les sites ne lui étaient connus que par des ouï-dires contradictoires, ou par des livres, mal faits pour la plupart. Quelques réflexions assez poétiques, mais devenues aujourd’hui très vulgaires, lui passèrent alors par la tête, et répondirent, à son insu peut-être, aux voeux secrets de son coeur, plus exigeant que blasé, plus inoccupé que flétri.

Voici, se disait-il, les femmes les plus élégantes, les plus riches, les plus titrées de Paris. Ici sont les célébrités du jour, renommées de tribune, renommées aristocratiques et littéraires: là, des artistes; là, des hommes de pouvoir. Et cependant je ne vois que de petites intrigues, des amours mort-nés, des sourires qui ne disent rien, des dédains sans cause, des regards sans flamme, beaucoup d’esprit, mais prodigué sans but. Tous ces visages blancs et roses cherchent moins le plaisir que des distractions. Nulle émotion n’est vraie. Si vous voulez seulement des plumes bien posées, des gazes fraîches, de jolies toilettes, des femmes frêles; si pour vous la vie n’est qu’une surface à effleurer, voici votre monde. Contentez-vous de ces phrases insignifiantes, de ces ravissantes grimaces, et ne demandez pas un sentiment dans les coeurs. Pour moi, j’ai horreur de ces plates intrigues qui finiront par des mariages, des sous-préfectures, des recettes générales, ou, s’il s’agit d’amour, par des arrangements secrets, tant l’on a honte d’un semblant de passion. Je ne vois pas un seul de ces visages éloquents qui vous annonce une âme abandonnée à une idée comme à un remords. Ici, le regret ou le malheur se cachent honteusement sous des plaisanteries. Je n’aperçois aucune de ces femmes avec lesquelles j’aimerais à lutter, et qui vous entraînent dans un abîme. Où trouver de l’énergie à Paris? Un poignard est une curiosité que l’on y suspend à un clou doré, que l’on pare d’une jolie gaine. Femmes, idées, sentiments, tout se ressemble. Il n’y existe plus de passions, parce que les individualités ont disparu. Les rangs, les esprits, les fortunes ont été nivelés, et nous avons tous pris l’habit noir comme pour nous mettre en deuil de la France morte. Nous n’aimons pas nos égaux. Entre deux amants, il faut des différences à effacer, des distances à combler. Ce charme de l’amour s’est évanoui en 1789! Notre ennui, nos moeurs fades sont le résultat du système politique. Au moins, en Italie, tout y est tranché. Les femmes y sont encore des animaux malfaisants, des sirènes dangereuses, sans raison, sans logique autre que celle de leurs goûts, de leurs appétits, et desquelles il faut se défier comme on se défie des tigres…”

Le mérite d’une rêverie est tout entier dans son vague, n’est-elle pas une sorte de vapeur intellectuelle?”

Une femme de qui vous vous êtes, certes, entretenu plus d’une fois pour la louer ou pour en médire, une femme qui vit dans la solitude, un vrai mystère.

Si vous avez jamais été clémente dans votre vie, de grâce, dites-moi son nom?

La marquise d’Aiglemont.

Je vais aller prendre des leçons près d’elle: elle a su faire d’un mari bien médiocre un pair de France, d’un homme nul une capacité politique. Mais, dites-moi, croyez-vous que lord Grenville soit mort pour elle, comme quelques femmes l’ont prétendu?

Peut-être.

C’est quelque chose, à Paris, qu’une constance de quatre ans.”

Quatro anos sem trair o marido em plena Paris é um feito e tanto.”

Charles resta pendant un moment immobile, le dos légèrement appuyé sur le chambranle de la porte, et tout occupé à examiner une femme devenue célèbre sans que personne pût rendre compte des motifs sur lesquels se fondait sa renommée. Le monde offre beaucoup de ces anomalies curieuses. La réputation de madame d’Aiglemont n’était pas, certes, plus extraordinaire que celle de certains hommes toujours en travail d’une oeuvre inconnue: statisticiens tenus pour profonds sur la foi de calculs qu’ils se gardent bien de publier; politiques qui vivent sur un article de journal; auteurs ou artistes dont l’oeuvre reste toujours en portefeuille; gens savants avec ceux qui ne connaissent rien à la science, comme Sganarelle est latiniste avec ceux qui ne savent pas le latin; hommes auxquels on accorde une capacité convenue sur un point, soit la direction des arts, soit une mission importante. Cet admirable mot: c’est une spécialité, semble avoir été créé pour ces espèces d’acéphales politiques ou littéraires. Charles demeura plus longtemps en contemplation qu’il ne le voulait, et fut mécontent d’être si fortement préoccupé par une femme; mais aussi la présence de cette femme réfutait les pensées qu’un instant auparavant le jeune diplomate avait conçues à l’aspect du bal.”

MULHER CENTRÍPETA

centopéia

fugaz

tout homme supérieur se sentait-il curieusement attiré vers cette femme douce et silencieuse. Si l’esprit cherchait à deviner les mystères de la perpétuelle réaction qui se faisait en elle du présent vers le passé, du monde à sa solitude, l’âme n’était pas moins intéressée à s’initier aux secrets d’un coeur en quelque sorte orgueilleux de ses souffrances. En elle, rien d’ailleurs ne démentait les idées qu’elle inspirait tout d’abord. Comme presque toutes les femmes qui ont de très longs cheveux, elle était pâle et parfaitement blanche.”

ces sortes de cous sont les plus gracieux, et donnent aux têtes de femmes de vagues affinités avec les magnétiques ondulations du serpent. S’il n’existait pas un seul des mille indices par lesquels les caractères les plus dissimulés se révèlent à l’observateur, il lui suffirait d’examiner attentivement les gestes de la tête et les torsions du cou, si variées, si expressives, pour juger une femme. Chez madame d’Aiglemont, la mise était en harmonie avec la pensée qui dominait sa personne.”

À un certain âge seulement, certaines femmes choisies savent seules donner un langage à leur attitude. Est-ce le chagrin, est-ce le bonheur qui prête à la femme de trente ans, à la femme heureuse ou malheureuse, le secret de cette contenance éloquente? Ce sera toujours une vivante énigme que chacun interprète au gré de ses désirs, de ses espérances ou de son système.”

l’insouciance de sa pose, ses mouvements pleins de lassitude, tout révélait une femme sans intérêt dans la vie, qui n’a point connu les plaisirs de l’amour (…) une femme inoccupée qui prend le vide pour le néant.”

vocação: vazio:

voto: de silêncio

em branco

paz

silêncio

branco chiado

O que eu não obtive não existe!

Ass: Napoleão,

que nega a Europa.

NA VELOCIDADE DA MEDULA ESPINHAL (OU DE UM METEORO SENTIMENTAL): “Une conversation s’établit alors entre la marquise et le jeune homme, qui, suivant l’usage, abordèrent en un moment une multitude de sujets: la peinture, la musique, la littérature, la politique, les hommes, les événements et les choses. Puis ils arrivèrent par une pente insensible au sujet éternel des causeries françaises et étrangères, à l’amour, aux sentiments et aux femmes.

Nous sommes esclaves.

Vous êtes reines.

Les phrases plus ou moins spirituelles dites par Charles et la marquise pouvaient se réduire à cette simple expression de tous les discours présents et à venir tenus sur cette matière. Ces deux phrases ne voudront-elles pas toujours dire dans un temps donné : – Aimez-moi. – Je vous aimerai.”

Il existe des pensées auxquelles nous obéissons sans les connaître: elles sont en nous à notre insu. Quoique cette réflexion puisse paraître plus paradoxale que vraie, chaque

personne de bonne foi en trouvera mille preuves dans sa vie. En se rendant chez la marquise, Charles obéissait à l’un de ces textes préexistants dont notre expérience et les conquêtes de notre esprit ne sont, plus tard, que les développements sensibles.”

L’une [la jeune femme] cède, l’autre choisit.”

en se donnant, la femme expérimentée semble donner plus qu’elle-même”

Pour qu’une jeune fille soit la maîtresse, elle doit être trop corrompue, et on l’abandonne alors avec horreur; tandis qu’une femme a mille moyens de conserver tout à la fois son pouvoir et sa dignité. L’une, trop soumise, vous offre les tristes sécurités du repos; l’autre perd trop pour ne pas demander à l’amour ses mille métamorphoses. L’une se déshonore toute seule, l’autre tue à votre profit une famille

entière. La jeune fille n’a qu’une coquetterie, et croit avoir tout dit quand elle a quitté son vêtement; mais la femme en a d’innombrables et se cache sous mille voiles; enfin elle caresse toutes les vanités, et la novice n’en flatte qu’une. Il s’émeut d’ailleurs des indécisions, des terreurs, des craintes, des troubles et des orages chez la femme de trente ans, qui ne se rencontrent jamais dans l’amour d’une jeune fille. Arrivée à cet âge, la femme demande à un jeune homme de lui restituer l’estime qu’elle lui a sacrifiée; elle ne vit que pour lui, s’occupe de son avenir, lui veut une belle vie, la lui ordonne glorieuse; elle obéit, elle prie et commande, s’abaisse et s’élève, et sait consoler en mille occasions, où la jeune fille ne sait que gémir. Enfin, outre tous les avantages de sa position, la femme de trente ans peut se faire jeune fille, jouer tous les rôles, être pudique, et s’embellir même d’un malheur. Entre elles deux se trouve l’incommensurable différence du prévu à l’imprévu, de la force à la faiblesse.”

La sainteté des femmes est inconciliable avec les devoirs et les libertés du monde. Émanciper les femmes, c’est les corrompre. En accordant à un étranger le droit d’entrer dans le sanctuaire du ménage, n’est-ce pas se mettre à sa merci? mais qu’une femme l’y attire, n’est-ce pas une faute, ou, pour être exact, le commencement d’une faute? Il faut accepter cette théorie dans toute sa rigueur, ou absoudre les passions. Jusqu’à présent, en France, la Société a su prendre un mezzo termine: elle se moque des malheurs. Comme les Spartiates qui ne punissaient que la maladresse, elle semble admettre le vol. Mais peut-être ce système est-il très sage. Le mépris général constitue le plus affreux de tous les châtiments, en ce qu’il atteint la femme au coeur.” “La plus corrompue d’entre elles exige, même avant tout, une absolution pour le passé, en vendant son avenir, et tâche de faire comprendre à son amant qu’elle échange contre d’irrésistibles félicités, les honneurs que le monde lui refusera.”

Brunne marquise-né

Mais la marquise prit bientôt cet air affectueux, sous lequel les femmes s’abritent contre les interprétations de la vanité.”

Les femmes se tiennent alors aussi longtemps qu’elles le veulent dans cette position équivoque, comme dans un carrefour qui mène également au respect, à l’indifférence, à l’étonnement ou à la passion. À trente ans seulement une femme peut connaître les ressources de cette situation. Elle y sait rire, plaisanter, s’attendrir sans se compromettre. Elle possède alors le tact nécessaire pour attaquer chez un homme toutes les cordes sensibles, et pour étudier les sons qu’elle en tire. Son silence est aussi dangereux que sa parole. Vous ne devinez jamais si, à cet âge, elle est franche ou fausse, si elle se moque ou si elle est de bonne foi dans ses aveux. Après vous avoir donné le droit de lutter avec elle, tout à coup, par un mot, par un regard, par un de ces gestes dont la puissance leur est connue, elles ferment le combat, vous abandonnent, et restent maîtresses de votre secret, libres de vous immoler par une plaisanterie, libres de s’occuper de vous, également protégées par leur faiblesse et par votre force. Quoique la marquise se plaçât, pendant cette première visite, sur ce terrain neutre, elle sut y conserver une haute dignité de femme. Ses douleurs secrètes planèrent toujours sur sa gaieté factice comme un léger nuage qui dérobe imparfaitement le soleil. Vandenesse sortit après avoir éprouvé dans cette conversation des délices inconnus; mais il demeura convaincu que la marquise était de ces femmes dont la conquête coûte trop cher pour qu’on puisse entreprendre de les aimer.”

En France l’amour-propre mène à la passion. Charles revint chez madame d’Aiglemont et crut s’apercevoir qu’elle prenait plaisir à sa conversation. Au lieu de se livrer avec naïveté au bonheur d’aimer, il voulut alors jouer un double rôle. Il essaya de paraître passionné, puis d’analyser froidement la marche de cette intrigue, d’être amant et diplomate; mais il était généreux et jeune, cet examen devait le conduire à un amour sans bornes; car, artificieuse ou naturelle, la marquise était toujours plus forte que lui. Chaque fois qu’il sortait de chez madame d’Aiglemont, Charles persistait dans sa méfiance et soumettait les situations progressives par lesquelles passait son âme à une sévère analyse, qui tuait ses propres émotions.

Or, je ne suis ni son frère ni son confesseur, pourquoi m’a-t-elle confié ses chagrins? Elle m’aime.”

L’amour prend la couleur de chaque siècle. En 1822 il est doctrinaire. Au lieu de se prouver, comme jadis, par des faits, on le discute, on le disserte, on le met en discours de tribune. Les femmes en sont réduites à trois moyens: d’abord elles mettent en question notre passion, nous refusent le pouvoir d’aimer autant qu’elles aiment. Coquetterie! véritable défi que la marquise m’a porté ce soir. Puis elles se font très malheureuses pour exciter nos générosités naturelles ou notre amour-propre. Un jeune homme n’est-il pas flatté de consoler une grande infortune? Enfin elles ont la manie de la virginité! Elle a dû penser que je la croyais toute neuve. Ma bonne foi peut devenir une excellente spéculation.

elle vivait dans une solitude profonde, et dévorait en silence des chagrins qu’elle laissait à peine deviner par l’accent plus ou moins contraint d’une interjection. Dès ce moment Charles prit un vif intérêt à madame d’Aiglemont. Cependant, en venant à un rendez-vous habituel qui leur était devenu nécessaire l’un à l’autre, heure réservée par un mutuel instinct, Vandenesse trouvait encore sa maîtresse plus habile que vraie, et sondernier mot était : – Décidément, cette femme est très adroite. Il entra, vit la marquise dans son attitude favorite, attitude pleine de mélancolie; elle leva les yeux sur lui sans faire un mouvement, et lui jeta un de ces regards pleins qui ressemblent à un sourire. Madame d’Aiglemont exprimait une confiance, une amitié vraie, mais point d’amour. Charles s’assit et ne put rien dire. Il était ému par une de ces sensations pour lesquelles il manque un langage.

Qu’avez-vous? lui dit-elle d’un son de voix attendrie.”

elle n’imaginait pas que le bonheur pût apporter deux fois à une femme ses enivrements, car elle ne croyait pas seulement à l’esprit, mais à l’âme, et, pour elle, l’amour n’était pas une séduction, il comportait toutes les séductions nobles. En ce moment Charles redevint jeune homme, il fut subjugué par l’éclat d’un si grand caractère, et voulut être initié dans tous les secrets de cette existence flétrie par le hasard plus que par une faute.”

Si je n’ai pas su mourir, je dois être au moins fidèle à mes souvenirs.”

les larmes d’un deuil de trois ans fascinèrent Vandenesse qui resta silencieux et petit devant cette grande et noble femme: il n’en voyait plus les beautés matérielles si exquises, si achevées, mais l’âme si éminemment sensible. Il rencontrait enfin cet être idéal si fantastiquement rêvé, si vigoureusement appelé par tous ceux qui mettent la vie dans une passion, la cherchent avec ardeur, et souvent meurent sans avoir pu jouir de tous ses trésors rêvés.”

Raisonner là où il faut sentir est le propre des âmes sans portée.”

à ce bel âge de trente ans, sommité poétique de la vie des femmes, elles peuvent en embrasser tout le cours et voir aussi bien dans le passé que dans l’avenir. Les femmes connaissent alors tout le prix de l’amour et en jouissent avec la crainte de le perdre: alors leur âme est encore belle de la jeunesse qui les abandonne, et leur passion va se renforçant toujours d’un avenir qui les effraie.”

Cette triste réflexion, due au découragement et à la crainte de ne pas réussir, par lesquels commencent toutes les passions vraies, fut le dernier calcul de sa diplomatie expirante. Dès lors il n’eut plus d’arrière-pensées, devint le jouet de son amour et se perdit dans les riens de ce bonheur inexplicable qui se repaît d’un mot, d’un silence, d’un vague espoir. Il voulut aimer platoniquement, vint tous les jours respirer l’air que respirait madame d’Aiglemont, s’incrusta presque dans sa maison et l’accompagna partout avec la tyrannie d’une passion qui mêle son égoïsme au dévouement le plus absolu. L’amour a son instinct, il sait trouver le chemin du coeur comme le plus faible insecte marche à sa fleur avec une irrésistible volonté qui ne s’épouvante de rien. Aussi, quand un sentiment est vrai, sa destinée n’est-elle pas douteuse.”

Or, il est impossible à une femme, à une épouse, à une mère, de se préserver contre l’amour d’un jeune homme ; la seule chose qui soit en sa puissance est de ne pas continuer à le voir au moment où elle devine ce secret du coeur qu’une femme devine toujours. Mais ce parti semble trop décisif pour qu’une femme puisse le prendre à un âge où le mariage pèse, ennuie et lasse, où l’affection conjugale est plus que tiède, si déjà même son mari ne l’a pas abandonnée. Laides, les femmes sont flattées par un amour qui les fait belles; jeunes et charmantes, la séduction doit être à la hauteur de leurs séductions, elle est immense; vertueuses, un sentiment terrestrement sublime les porte à trouver je ne sais quelle absolution dans la grandeur même des sacrifices qu’elles font à leur amant et de la gloire dans cette lutte difficile. Tout est piège. Aussi nulle leçon n’est-elle trop forte pour de si fortes tentations. La réclusion ordonnée autrefois à la femme en Grèce, en orient, et qui devient de mode en Angleterre, est la seule sauvegarde de la morale domestique; mais, sous l’empire de ce système, les agréments du monde périssent: ni la société, ni la politesse, ni l’élégance des moeurs ne sont alors possibles. Les nations devront choisir.”

Não há sociedade, não há etiqueta, não há modos, não há chifres.

Avait-elle pris les idées de Vandenesse, ou Vandenesse avait-il épousé ses moindres caprices? elle n’examina rien. Déjà saisie par le courant de la passion, cette adorable femme se dit avec la fausse bonne foi de la peur: – Oh! non! je serai fidèle à celui qui mourut pour moi.”

Pascal a dit: Douter de Dieu, c’est y croire. De même, une femme ne se débat que quand elle est prise. Le jour où la marquise s’avoua qu’elle était aimée, il lui arriva de flotter entre mille sentiments contraires. Les superstitions de l’expérience parlèrent leur langage. Serait-elle heureuse? pourrait-elle trouver le bonheur en dehors des lois dont la Société fait, à tort ou à raison, sa morale? Jusqu’alors la vie ne lui avait versé que de l’amertume. Y avait-il un heureux dénouement possible aux liens qui unissent deux êtres séparés par des convenances sociales? Mais aussi le bonheur se paie-t-il jamais trop cher? Puis ce bonheur si ardemment voulu, et qu’il est si naturel de chercher, peut-être le rencontrerait-elle enfin! La curiosité plaide toujours la cause des amants. Au milieu de cette discussion secrète, Vandenesse arriva. Sa présence fit évanouir le fantôme métaphysique de la raison. Si telles sont les transformations successives par lesquelles passe un sentiment même rapide chez un jeune homme et chez une femme de trente ans, il est un moment où les nuances se fondent, où les raisonnements s’abolissent en un seul, en une dernière réflexion qui se confond dans un désir et qui le corrobore. Plus la résistance a été longue, plus puissante alors est la voix de l’amour.”

A curiosidade sempre ajuda a causa dos amantes.

Je suis déjà vieille, dit-elle, rien ne m’excuserait donc de ne pas continuer à souffrir comme par le passé. D’ailleurs il faut aimer, dites-vous? Eh! bien, je ne le dois ni ne le puis. Hors vous, dont l’amitié jette quelques douceurs sur ma vie, personne ne me plaît, personne ne saurait effacer mes souvenirs. J’accepte un ami, je fuirais un amant.

Ces paroles, empreintes d’une horrible coquetterie, étaient le dernier effort de la sagesse.

S’il se décourage, eh! bien, je resterai seule et fidèle. Cette pensée vint au coeur de cette femme, et fut pour elle ce qu’est la branche de saule trop faible que saisit un nageur avant d’être emporté par le courant.”

…Essas palavras, impregnadas de um charme horrendo, foram o esforço final da sabedoria.

– Bem, se ele se desencoraja agora, seguirei, como sempre, solitária e fiel! Esse foi o pensamento que iluminou o coração dessa mulher, comparável a um nadador na forte correnteza, que agarra inutilmente um galho fraco, sem poder se prender ao próprio tronco, na iminência da perdição.”

La passion fait un progrès énorme chez une femme au moment où elle croit avoir agi peu généreusement, ou avoir blessé quelque âme noble. Jamais il ne faut se défier des sentiments mauvais en amour, ils sont très salutaires, les femmes ne succombent que sous le coup d’une vertu. L’enfer est pavé de bonnes intentions n’est pas un paradoxe de prédicateur.”

Le ciel et l’enfer sont deux grands poèmes qui formulent les deux seuls points sur lesquels tourne notre existence: la joie ou la douleur. Le ciel n’est-il pas, ne sera-t-il pas

toujours une image de l’infini de nos sentiments qui ne sera jamais peint que dans ses détails, parce que le bonheur est un, et l’enfer ne représente-t-il pas les tortures infinies de nos douleurs dont nous pouvons faire oeuvre de poésie, parce qu’elles sont toutes dissemblables?”

En ce moment le général d’Aiglemont entra.

Le ministère est changé, dit-il. Votre oncle fait partie du nouveau cabinet. Ainsi, vous avez de bien belles chances pour être ambassadeur, Vandenesse.”

Pour moi, je ne connais maintenant rien de plus horrible qu’une pensée de vieillard sur un front d’enfant le blasphème aux lèvres d’une vierge est moins monstrueux encore. Aussi l’attitude presque stupide de cette fille déjà pensive, la rareté de ses gestes, tout m’intéressa-t-il. Je l’examinai curieusement. Par une fantaisie naturelle aux observateurs, je la comparais à son frère, en cherchant à surprendre les rapports et les différences qui se trouvaient entre eux. La première avait des cheveux bruns, des yeux noirs et une puissance précoce qui formaient une riche opposition avec la blonde chevelure, les yeux vert de mer et la gracieuse faiblesse du plus jeune. L’aînée pouvait avoir environ sept à huit ans, l’autre six à peine. Ils étaient habillés de la même manière.”

Le beau jeune homme, blond comme lui, le faisait danser dans ses bras, et l’embrassait en lui prodiguant ces petits mots sans suite et détournés de leur sens véritable que nous adressons amicalement aux enfants. La mère souriait à ces jeux, et, de temps à autre, disait, sans doute à voix basse, des paroles sorties du coeur; car son compagnon s’arrêtait, tout heureux, et la regardait d’un oeil bleu plein de feu, plein d’idolâtrie. Leurs voix mêlées à celle de l’enfant avaient je ne sais quoi de caressant. Ils

étaient charmants tous trois. Cette scène délicieuse, au milieu de ce magnifique paysage, y répandait une incroyable suavité. Une femme, belle, blanche, rieuse, un enfant d’amour, un homme ravissant de jeunesse, un ciel pur, enfin toutes les harmonies de la nature s’accordaient pour réjouir l’âme. Je me surpris à sourire, comme si ce bonheur était le mien.”

En voyant son frère sur le penchant du talus, Hélène lui lança le plus horrible regard qui jamais ait allumé les yeux d’un enfant, et le poussa par un mouvement de rage. Charles glissa sur le versant rapide, y rencontra des racines qui le rejetèrent violemment sur les pierres coupantes du mur; il s’y fracassa le front; puis, tout sanglant, alla tomber dans les eaux boueuses de la rivière.” “L’eau noire bouillonnait sur un espace immense. Le lit de la Bièvre a, dans cet endroit, dix pieds de boue. L’enfant devait y mourir, il était impossible de le secourir. À cette heure, un dimanche, tout était en repos. La Bièvre n’a ni bateaux ni pêcheurs. Je ne vis ni perches pour sonder le ruisseau puant, ni personne dans le lointain. Pourquoi donc aurais-je parlé de ce sinistre accident, ou dit le secret de ce malheur? Hélène avait peut-être vengé són père. Sa jalousie était sans doute le glaive [épée] de Dieu.”

L’enfance a le front transparent, le teint diaphane; et le mensonge est, chez elle, comme une lumière qui lui rougit même le regard.”

Le père était parti sans attendre le dessert, tant sa fille et son fils l’avaient tourmenté pour arriver au spectacle avant le lever du rideau.”

O Vale da Torrente

Foi d’homme d’honneur, dit le notaire, les auteurs de nos jours sont à moitié fous! La

Vallée du torrent! Pourquoi pas le Torrent de la vallée? il est possible qu’une vallée n’ait pas de torrent, et en disant le Torrent de la vallée, les auteurs auraient accusé quelque chose de net, de précis, de caractérisé, de compréhensible. Mais laissons cela. Maintenant comment peut-il se rencontrer un drame dans un torrent et dans une vallée? Vous me répondrez qu’aujourd’hui le principal attrait de ces sortes de spectacles gît dans les décorations, et ce titre en indique de fort belles. Vous êtes-vous bien amusé, mon petit compère? ajouta-t-il en s’asseyant devant l’enfant.

Au moment où le notaire demanda quel drame pouvait se rencontrer au fond d’un torrent, la fille de la marquise se retourna lentement et pleura. La mère était si violemment contrariée qu’elle n’aperçut pas le mouvement de sa fille.”

Il y avait dans la pièce un petit garçon bien gentil qu’était seul au monde, parce que son papa n’avait pas pu être son père. Voilà que, quand il arrive en haut du pont qui est sur le torrent, un grand vilain barbu, vêtu tout en noir, le jette dans l’eau. Hélène s’est mise alors à pleurer, à sangloter; toute la salle a crié après nous, et mon père nous a bien vite, bien vite emmenés…

Monsieur de Vandenesse et la marquise restèrent tous deux stupéfaits, et comme saisis par un mal qui leur ôta la force de penser et d’agir.

Gustave, taisez-vous donc, cria le général. Je vous ai défendu de parler sur ce qui s’est passé au spectacle, et vous oubliez déjà mês recommandations.”

Assez, Hélène, lui dit-elle, allez sécher vos larmes dans le boudoir.

Qu’a-t-elle donc fait, cette pauvre petite? dit le notaire, qui voulut calmer à la fois la colère de la mère et les pleurs de la fille. Elle est si jolie que ce doit être la plus sage créature du monde; je suis bien sûr, madame, qu’elle ne vous donne que des jouissances; pas vrai, ma petite?

Hélène regarda sa mère en tremblant, essuya ses larmes, tâcha de se composer un visage calme, et s’enfuit dans le boudoir.

Et certes, disait le notaire en continuant toujours, madame, vous êtes trop bonne mère pour ne pas aimer également tous vos enfants. Vous êtes d’ailleurs trop vertueuse pour avoir de ces tristes préférences dont les funestes effets se révèlent plus particulièrement à nous autres notaires. La société nous passe par les mains. Aussi en voyons-nous les passions sous leur forme la plus hideuse, l’intérêt. Ici, une mère veut déshériter les enfants de son mari au profit des enfants qu’elle leur préfère; tandis que, de son côté, le mari veut quelquefois réserver as fortune à l’enfant qui a mérité la haine de la mère. Et c’est alors des combats, des craintes, des actes, des contre-lettres, des ventes simulées, des fidéicommis; enfin, un gâchis pitoyable, ma parole d’honneur, pitoyable! Là, des pères passent leur vie à déshériter leurs enfants em volant le bien de leurs femmes… Oui, volant est le mot. Nous parlions de drame, ah! je vous assure que si nous pouvions dire le secret de certaines donations, nos auteurs pourraient en faire de terribles tragédies bourgeoises. Je ne sais pas de quel pouvoir usent les femmes pour faire ce qu’elles veulent: car, malgré les apparences et leur faiblesse, c’est toujours elles qui l’emportent. Ah! par exemple, elles ne m’attrapent pas, moi. Je devine toujours la raison de ces prédilections que dans le monde on qualifie poliment d’indéfinissables! Mais les maris ne la devinent jamais, c’est une justice à leur rendre. Vous me répondrez à cela qu’il y a des grâces d’ét…–

Un ancien officier d’ordonnance de Napoléon, que nous appellerons seulement le marquis ou le général, et qui sous la restauration fit une haute fortune, était venu passer les beaux jours à Versailles, où il habitait une maison de campagne située entre l’église et la barrière de Montreuil, sur le chemin qui conduit à l’avenue de Saint-Cloud. Son service à la cour ne lui permettait pas de s’éloigner de Paris.”

Il contemplait le plus petit de ses enfants, un garçon à peine âgé de cinq ans, qui, demi-nu, se refusait à se laisser déshabiller par sa mère.” “La petite Moïna, son aînée de deux ans, provoquait par des agaceries déjà féminines d’interminables rires, qui partaient comme des fusées et semblaient ne pas avoir de cause”

Âgée d’environ trente-six ans, elle conservait encore une beauté due à la rare perfection des lignes de son visage, auquel la chaleur, la lumière et le bonheur prêtaient en ce moment un éclat surnaturel.”

N’y a-t-il pas toujours un peu d’amour pour l’enfance chez les soldats qui ont assez expérimenté les malheurs de la vie pour avoir su reconnaître les misères de la force et les privilèges de la faiblesse? Plus loin, devant une table ronde éclairée par des lampes astrales dont les vives lumières luttaient avec les lueurs pâles des bougies placées sur la cheminée, était un jeune garçon de treize ans qui tournait rapidement les pages d’un gros livre. (…) Il restait immobile, dans une attitude méditative, un coude sur la table et la tête appuyée sur l’une de ses mains, dont les doigts blancs tranchaient au moyen d’une chevelure brune.” “Entre cette table et la marquise, une grande et belle jeune fille travaillait, assise devant un métier à tapisserie sur lequel se penchait et d’où s’éloignait alternativement sa tête, dont les cheveux d’ébène artistement lissés réfléchissaient la lumière. À elle seule Hélène était un spectacle.” “Les deux aînés étaient en ce moment complètement oubliés par le mari et par la femme.”

La vie conjugale est pleine de ces heures sacrées dont le charme indéfinissable est dû peut-être à quelque souvenance d’un monde meilleur. Des rayons célestes jaillissent sans doute sur ces sortes de scènes, destinées à payer à l’homme une partie de ses chagrins, à lui faire accepter l’existence. Il semble que l’univers soit là, devant nous, sous une forme enchanteresse, qu’il déroule ses grandes idées d’ordre, que la vie sociale plaide pour ses lois en parlant de l’avenir.

          Cependant, malgré le regard d’attendrissement jeté par Hélène sur Abel et Moïna quand éclatait une de leurs joies; malgré le bonheur peint sur sa lucide figure lorsqu’elle contemplait furtivement son père, un sentiment de profonde mélancolie était empreint dans ses gestes, dans son attitude, et surtout dans ses yeux voilés par de longues paupières.” “Ces deux femmes se comprirent alors par un regard terne, froid, respectueux chez Hélène, sombre et menaçant chez la mère. Hélène baissa promptement sa vue sur le métier, tira l’aiguille avec prestesse, et de longtemps ne releva sa tête, qui semblait lui être devenue trop lourde à porter. La mère était-elle trop sévère pour sa fille, et jugeait-elle cette sévérité nécessaire? Était-elle jalouse de la beauté d’Hélène, avec qui elle pouvait rivaliser encore, mais en déployant tous les prestiges de la toilette? Ou la fille avait-elle surpris, comme beaucoup de filles quand elles deviennent clairvoyantes, des secrets que cette femme, en apparence si religieusement fidèle à ses devoirs, croyait avoir ensevelis dans son coeur aussi profondément que dans une tombe?”

Dans certains esprits, les fautes prennent les proportions du crime; l’imagination réagit alors sur la conscience; souvent alors les jeunes filles exagèrent la punition en raison de l’étendue qu’elles donnent aux forfaits. Hélène paraissait ne se croire digne de personne. Un secret de sa vie antérieure, un accident peut-être, incompris d’abord, mais développé par les susceptibilités de son intelligence sur laquelle influaient les idées religieuses, semblait l’avoir depuis peu comme dégradée romanesquement à ses propres yeux. Ce changement dans sa conduite avait commencé le jour où elle avait lu, dans la récente traduction des théâtres étrangers, la belle tragédie de Guillaume Tell, par Schiller.” “Devenue humble, pieuse et recueillie, Hélène ne souhaitait plus d’aller au bal. Jamais elle n’avait été si caressante pour son père, surtout quand la marquise n’était pas témoin de ses cajoleries de jeune fille. Néanmoins, s’il existait du refroidissement dans l’affection d’Hélène pour sa mère, il était si finement exprimé, que le général ne devait pas s’en apercevoir, quelque jaloux qu’il pût être de l’union qui régnait dans sa famille. Nul homme n’aurait eu l’oeil assez perspicace pour sonder la profondeur de ces deux coeurs féminins: l’un jeune et généreux, l’autre sensible et fier; le premier, trésor d’indulgence; le second, plein de finesse et d’amour. Si la mère contristait sa fille par un adroit despotisme de femme, il n’était sensible qu’aux yeux de la victime. Au reste, l’événement seulement fit naître ces conjectures toutes insolubles. Jusqu’à cette nuit, aucune lumière accusatrice ne s’était échappée de ces deux âmes; mais entre elles et Dieu certainement il s’élevait quelque sinistre mystère.

Gustave, ajouta-t-il en se tournant vers son fils, je ne t’ai donné ce livre qu’à la condition de le quitter à dix heures; tu aurais dû le fermer toi-même à l’heure dite et t’aller coucher comme tu me l’avais promis. Si tu veux être un homme remarquable, il faut faire de ta parole une seconde religion, et y tenir comme à ton honneur. Fox, un des plus grands orateurs de l’Angleterre, était surtout remarquable par la beauté de son caractère. La fidélité aux engagements pris est la principale de ses qualités.”

(…) Je ne reconnais à personne le droit de me plaindre, de m’absoudre ou de me condamner. Je dois vivre seul. Allez, mon enfant, ajouta-t-il avec un geste de souverain, je reconnaîtrais mal le service que me rend le maître de cette maison, si je laissais une seule des personnes qui l’habitent respirer le même air que moi. Il faut me soumettre aux lois du monde.

Cette dernière phrase fut prononcée à voir basse. En achevant d’embrasser par sa profonde intuition les misères que réveilla cette idée mélancolique, il jeta sur Hélène un regard de serpent, et remua dans le coeur de cette singulière jeune fille un monde de pensées encore endormi chez elle. Ce fut comme une lumière qui lui aurait éclairé des pays inconnus. Son âme fut terrassée, subjuguée, sans qu’elle trouvât la force de se défendre contre le pouvoir magnétique de ce regard, quelque involontairement lancé qu’il fût.

Honteuse et tremblante, elle sortit et ne revint au salon qu’un instant avant le retour de son père, en sorte qu’elle ne put rien dire à sa mère.

Le marquis et sa fille, certains d’avoir enfermé l’assassin de monsieur de Mauny, attribuèrent ces mouvements à une des femmes, et ne furent pas étonnés d’entendre

ouvrir les portes de la pièce qui précédait le salon. Tout à coup le meurtrier apparut au milieu d’eux. La stupeur dans laquelle le marquis était plongé, la vive curiosité de la mère et l’étonnement de la fille lui ayant permis d’avancer presque au milieu du salon, il dit au général d’une voix singulièrement calme et mélodieuse: – Monseigneur, les deux heures vont expirer.”

Au mot d’assassin, la marquise jeta un cri. Quant à Hélène, ce mot sembla décider de sa vie, son visage n’accusa pas le moindre étonnement. Elle semblait avoir attendu cet homme. Ses pensées si vastes eurent un sens. La punition que le ciel réservait à ses fautes éclatait. Se croyant aussi criminelle que l’était cet homme, la jeune fille le regarda d’un oeil serein : elle était sa compagne, sa soeur. Pour elle, un commandement de Dieu se manifestait dans cette circonstance. Quelques années plus tard, la raison aurait fait justice de ses remords ; mais en ce moment ils la rendaient insensée. L’étranger resta immobile et froid. Un sourire de dédain se peignit dans ses traits et sur ses larges lèvres rouges.”

Ah ! ma fille?… dit la marquise à voix basse mais de manière à ce que son mari l’entendît. Hélène, vous mentez à tous les principes d’honneur, de modestie, de vertu, que j’ai tâché de développer dans votre coeur. Si vous n’avez été que mensonge jusqu’à cette heure fatale, alors vous n’êtes point regrettable. Est-ce la perfection morale de cet inconnu qui vous tente? serait-ce l’espèce de puissance nécessaire aux gens qui commettent un crime?… Je vous estime trop pour supposer…

Oh! supposez tout, madame, répondit Hélène d’un ton froid.

(…) Voyons, es-tu jalouse de notre affection pour tes frères ou ta jeune soeur? As-tu dans l’âme un chagrin d’amour? Es-tu malheureuse ici? Parle? explique-moi les raisons qui te poussent à laisser ta famille, à l’abandonner, à la priver de son plus grand charme, à quitter ta mère, tes frères, ta petite soeur.

Mon père, répondit-elle, je ne suis ni jalouse ni amoureuse de personne, pas même de votre ami le diplomate, monsieur de Vandenesse.”

Savons-nous jamais, dit-elle en continuant, à quel être nous lions nos destinées? Moi, je crois en cet homme.

Enfant, dit le général en élevant la voix, tu ne songes pas à toutes les souffrances qui vont t’assaillir.

Je pense aux siennes…

Quelle vie! dit le père.

Une vie de femme, répondit la fille en murmurant.

Vous êtes bien savante, s’écria la marquise en retrouvant la parole.

Madame, les demandes me dictent les réponses ; mais, si vous le désirez, je parlerai plus clairement.

Dites tout, ma fille, je suis mère. Ici la fille regarda la mère, et ce regard fit faire une pause à la marquise.

Soit! mon père, répondit-elle avec un calme désespérant, j’y mourrai. Vous n’êtes comptable de ma vie et de son âme qu’à Dieu.

Que seja, papai!, respondeu Helèna, com uma calma que soava desesperante para seus pais: eu definharei. Você não é responsável por minha vida nem pela alma dele senão perante o Senhor.

L’hospitalité que je vous ai donnée me coûte cher, s’écria le général en se levant. Vous n’avez tué, tout à l’heure, qu’un vieillard; ici, vous assassinez toute une famille. Quoi qu’il arrive, il y aura du malheur dans cette maison.

Et si votre fille est heureuse? demanda le meurtrier en regardant fixement le militaire.

Vous qu’un meurtrier n’épouvante pas, ange de miséricorde, dit-il, venez, puisque vous persistez à me confier votre destinée.

Par où vont-ils? s’écria le général en écoutant les pas des deux fugitifs. – Madame, reprit-il en s’adressant à sa femme, je crois rêver: cette aventure me cache un mystère. Vous devez le savoir.

La marquise frissonna.

À sept heures du matin, les recherches de la gendarmerie, du général, de ses gens et des voisins avaient été inutiles. Le chien n’était pas revenu. Harassé de fatigue, et déjà vieilli par le chagrin, le marquis rentra dans son salon, désert pour lui, quoique ses trois autres enfants y fussent.”

* * *

La terrible nuit de Noël, pendant laquelle le marquis et sa femme eurent le malheur de perdre leur fille aînée sans avoir pu s’opposer à l’étrange domination exercée par son ravisseur involontaire, fut comme un avis que leur donna la fortune. La faillite d’un agent de change ruina le marquis. Il hypothéqua les biens de sa femme pour tenter une spéculation dont les bénéfices devaient restituer à sa famille toute sa première fortune; mais cette entreprise acheva de le ruiner. Poussé par son désespoir à tout tenter, le général s’expatria. Six ans s’étaient écoulés depuis son départ. Quoique sa famille eût rarement reçu de ses nouvelles, quelques jours avant la reconnaissance de l’indépendance des républiques américaines par l’Espagne, il avait annoncé son retour.”

Un beau jour, un vent frais, la vue de la patrie, une mer tranquille, un bruissement mélancolique, un joli brick solitaire, glissant sur l’océan comme une femme qui vole à un rendez-vous, c’était un tableau plein d’harmonies, une scène d’où l’âme humaine pouvait embrasser d’immuables espaces, en partant d’un point où tout était mouvement. Il y avait une étonnante opposition de solitude et de vie, de silence et de bruit, sans qu’on pût savoir où était le bruit et la vie, le néant et le silence; aussi pas une voix humaine ne rompait-elle ce charme céleste. Le capitaine espagnol, ses matelots, les Français restaient assis ou debout, tous plongés dans une extase religieuse pleine de souvenirs.” “Cependant, de temps en temps, le vieux passager, appuyé sur le bastingage, regardait l’horizon avec une sorte d’inquiétude. Il y avait une défiance du sort écrite dans tous ses traits, et il semblait craindre de ne jamais toucher assez vite la terre de France. Cet homme était le marquis. La fortune n’avait pas été sourde aux cris et aux efforts de son désespoir. Après 5 ans de tentatives et de travaux pénibles, il s’était vu possesseur d’une fortune considérable. Dans son impatience de revoir son pays et d’apporter le bonheur à sa famille, il avait suivi l’exemple de quelques négociants français de la Havane, en s’embarquant avec eux sur un vaisseau espagnol en charge pour Bordeaux. Néanmoins son imagination, lassée de prévoir le mal, lui traçait les images les plus délicieuses de son bonheur passé. En voyant de loin la ligne brune décrite par la terre, il croyait contempler sa femme et ses enfants. Il était à sa place, au foyer, et s’y sentait pressé, caressé. Il se figurait Moïna, belle, grandie, imposante comme une jeune fille. Quand ce tableau fantastique eut pris une sorte de réalité, des larmes roulèrent dans ses yeux; alors, comme pour cacher son trouble, il regarda l’horizon humide, opposé à la ligne brumeuse qui annonçait la terre.

C’est lui, dit-il, il nous suit.

Qu’est-ce? s’écria le capitaine espagnol.

Un vaisseau, reprit à voix basse le général.

Je l’ai déjà vu hier, répondit le capitaine Gomez. Il contempla le Français comme pour l’interroger. – Il nous a toujours donné la chasse, dit-il alors à l’oreille du général.

Et je ne sais pas pourquoi il ne nous a jamais rejoints, reprit le vieux militaire, car il est meilleur voilier que votre damné Saint-Ferdinand.

Il aura eu des avaries, une voie d’eau.

Il nous gagne, s’écria le Français.

C’est un corsaire colombien, lui dit à l’oreille le capitaine. Nous sommes encore à 6 lieues de terre, et le vent faiblit.

Il ne marche pas, il vole, comme s’il savait que dans 2 heures sa proie lui aura échappé. Quelle hardiesse!

Lui? s’écria le capitaine. Ah! il ne s’appelle pas l’Othello sans raison. Il a dernièrement coulé bas une frégate espagnole, et n’a cependant pas plus de 30 canons! Je n’avais peur que de lui, car je n’ignorais pas qu’il croisait dans les Antilles… – Ah! ah! reprit-il après une pause pendant laquelle il regarda les voiles de son vaisseau, le vent s’élève, nous arriverons. Il le faut, le Parisien serait impitoyable.

Lui aussi arrive! répondit le marquis.”

Pourquoi vous désoler? reprit le général. Tous vos passagers sont Français, ils ont frété votre bâtiment. Ce corsaire est un Parisien, dites=vous; hé bien, hissez pavillon blanc, et…

Et il nous coulera, répondit le capitaine. N’est-il pas, suivant les circonstances, tout ce qu’il faut être quand il veut s’emparer d’une riche proie?

Ah! si c’est un pirate!

Pirate! dit le matelot d’un air farouche. Ah! il est toujours en règle, ou sait s’y mettre.

Le Saint-Ferdinand portait en piastres 4 millions, qui composaient la fortune de 5 passagers, et celle du général était de 1,1 million francs. Enfin l’Othello, qui se trouvait alors à 10 portées de fusil, montra distinctement les gueules menaçantes de 12 canons prêts à faire feu.”

Il avait sur la tête, pour se garantir du soleil, un chapeau de feutre à grands bords, dont l’ombre lui cachait le visage.”

Le général se croyait sous la puissance d’un songe, quand il se trouva les mains liées et jeté sur un ballot comme s’il eût été lui-même une marchandise. Une conférence avait lieu entre le corsaire, son lieutenant et l’un des matelots qui paraissait remplir les fonctions de contremaître. Quand la discussion, qui dura peu, fut terminée, le matelot

siffla ses hommes, sur un ordre qu’il leur donna, ils sautèrent tous sur le Saint-Ferdinand, grimpèrent dans les cordages, et se mirent à le dépouiller de ses vergues, de ses voiles, de ses agrès, avec autant de prestesse qu’un soldat déshabille sur le champ de bataille un camarade mort dont les souliers et la capote étaient l’objet de sa convoitise.”

Les corsaires regardaient avec une curiosité malicieuse les différentes manières dont ces hommes tombaient, leurs grimaces, leur dernière torture; mais leurs visages ne trahissaient ni moquerie, ni étonnement, ni pitié. C’était pour eux un événement tout simple, auquel ils semblaient accoutumés.”

Ah! brigands, vous ne jetterez pas à l’eau comme une huître un ancien troupier de Napoléon.

En ce moment le général rencontra l’oeil fauve du ravisseur de sa fille. Le père et le gendre se reconnurent tout à coup.”

C’est le père d’Hélène, dit le capitaine d’une voix claire et ferme. Malheur à qui ne le respecterait pas!

Enfin Hélène semblait être la reine d’un grand empire au milieu du boudoir dans lequel son amant couronné aurait rassemblé les choses les plus élégantes de la terre.”

Écoutez, mon père, répondit-elle, j’ai pour amant, pour époux, pour serviteur, pour maître, un homme dont l’âme est aussi vaste que cette mer sans bornes, aussi fertile en douceur que le ciel, un dieu enfin! Depuis sept ans, jamais il ne lui est échappé une parole, un sentiment, un geste, qui pussent produire une dissonance avec la divine harmonie de ses discours, de ses caresses et de son amour. Il m’a toujours regardée en ayant sur les lèvres un sourire ami et dans les yeux un rayon de joie. Là-haut sa voix tonnante domine souvent les hurlements de la tempête ou le tumulte des combats; mais ici elle est douce et mélodieuse comme la musique de Rossini, dont les oeuvres m’arrivent. Tout ce que le caprice d’une femme peut inventer, je l’obtiens. Mes désirs sont même parfois surpassés. Enfin je règne sur la mer, et j’y suis obéie comme peut l’être une souveraine. – Oh! heureuse! reprit-elle en s’interrompant elle-même, heureuse n’est pas un mot qui puisse exprimer mon bonheur. J’ai la part de toutes les femmes! Sentir un amour, un dévouement immense pour celui qu’on aime, et rencontrer dans son coeur, à lui, un sentiment infini où l’âme d’une femme se perd, et toujours! dites, est-ce un bonheur? j’ai déjà dévoré mille existences. Ici je suis seule, ici je commande. Jamais une créature de mon sexe n’a mis le pied sur ce noble vaisseau, où Victor est toujours à quelques pas de moi. – Il ne peut pas aller plus loin de moi que de la poupe à la proue, reprit-elle avec une fine expression de malice. Sept ans! un amour qui résiste pendant sept ans à cette perpétuelle joie, à cette épreuve de tous les instants, est-ce l’amour? Non! oh! non, c’est mieux que tout ce que je connais de la vie… le langage humain manque pour exprimer un bonheur céleste.

Un torrent de larmes s’échappa de ses yeux enflammés. Les quatre enfants jetèrent alors un cri plaintif, accoururent à elle comme des poussins à leur mère, et l’aîné frappa le général en le regardant d’un air menaçant.

Abel, dit-elle, mon ange, je pleure de joie.

(…)

Tu ne t’ennuies pas? s’écria le général étourdi par la réponse exaltée de sa fille.

Si, répondit-elle, à terre quand nous y allons; et encore ne quitté-je jamais mon mari.

Mais tu aimais les fêtes, les bals, la musique!

La musique, c’est sa voix; mes fêtes, c’est les parures que j’invente pour lui. Quand une toilette lui plaît, n’est-ce pas comme si la terre entière m’admirait! Voilà seulement pourquoi je ne jette pas à la mer ces diamants, ces colliers, ces diadèmes de pierreries, ces richesses, ces fleurs, ces chefs-d’oeuvre des arts qu’il me prodigue en me disant: – Hélène, puisque tu ne vas pas dans le monde, je veux que le monde vienne à toi.

Mais sur ce bord il y a des hommes, des hommes audacieux, terribles, dont les passions…

Je vous comprends, mon père, dit-elle em souriant. Rassurez-vous. Jamais impératrice n’a été environnée de plus d’égards que l’on ne m’en prodigue. Ces gens-là sont superstitieux, ils croient que je suis le génie tutélaire de ce vaisseau, de leurs entreprises, de leurs succès. Mais c’est lui qui est leur dieu! Un jour, une seule fois, un matelot me manqua de respect… em paroles, ajouta-t-elle en riant. Avant que Victor eût pu l’apprendre, les gens de l’équipage le lancèrent à la mer malgré le pardon que je lui accordais. Ils m’aiment comme leur bon ange, je les soigne dans leurs maladies, et j’ai eu le bonheur d’en sauver quelques-uns de la mort em les veillant avec une persévérance de femme. Ces pauvres gens sont à la fois des géants et des enfants.

(…)

Et tes enfants?

Ils sont fils de l’Océan et du danger, ils partagent la vie de leurs parents… Notre existence est une, et ne se scinde pas. Nous vivons tous de la même vie, tous inscrits sur la même page, portés par le même esquif, nous le savons.

Le vieux militaire sentit toutes ces choses, et comprit aussi que sa fille n’abandonnerait jamais une vie si large, si féconde en contrastes, remplie par un amour si vrai; puis, si elle avait une fois goûté le péril sans en être effrayée, elle ne pouvait plus revenir aux petites scènes d’un monde mesquin et borné.”

Général, dit le corsaire d’une voix profonde, je me suis fait une loi de ne jamais rien distraire du butin. Mais il est hors de doute que ma part sera plus considérable que ne l’était votre fortune. Permettez-moi de vous la restituer en autre monnaie…

Il prit dans le tiroir du piano une masse de billets de banque, ne compta pas les paquets, et présenta un million au marquis.”

Or, à moins que vous ne soyez séduit par les dangers de notre vie bohémienne, par les scènes de l’Amérique méridionale, par nos nuits des tropiques, par nos batailles, et par le plaisir de faire triompher le pavillon d’une jeune nation, ou le nom de Simon Bolivar, il faut nous quitter… Une chaloupe et des hommes dévoués vous attendent. Espérons une troisième rencontre plus complètement heureuse…

Victor, je voudrais voir mon père encore un moment, dit Hélène d’un ton boudeur.”

Hélène, reprit le vieillard en la regardant avec attention, ne dois-je plus te revoir? Ne saurai-je donc jamais à quel motif ta fuite est due?

Ce secret ne m’appartient pas, dit-elle d’un ton grave. J’aurais le droit de vous l’apprendre, peut-être ne vous le dirais-je pas encore. J’ai souffert pendant dix ans des maux inouïs…

Soyez toujours heureux! s’écria le grandpère en s’élançant sur le tillac.

L’Othello était loin; la chaloupe s’approchait de terre; le nuage s’interposa entre cette frêle embarcation et le brick. La dernière fois que le général aperçut sa fille, ce fut à travers une crevasse de cette fumée ondoyante. Vision prophétique! Le mouchoir blanc, la robe se détachaient seuls sur ce fond de bistre. Entre l’eau verte et le ciel bleu, le brick ne se voyait même pas. Hélène n’était plus qu’un point imperceptible, une ligne déliée, gracieuse, un ange dans le ciel, une idée, un souvenir.”

* * *

Et aussitôt la marquise monta chez l’inconnue sans penser au mal que sa vue pouvait faire à cette femme dans un moment où on la disait mourante, car elle était encore en deuil. La marquise pâlit à l’aspect de la mourante. Malgré les horribles souffrances qui avaient altéré la belle physionomie d’Hélène, elle reconnut sa fille aînée. À l’aspect d’une femme vêtue de noir, Hélène se dressa sur son séant, jeta un cri de terreur, et retomba lentement sur son lit, lorsque, dans cette femme, elle retrouva sa mère.

Ma fille! dit madame d’Aiglemont, que vous faut-il? Pauline!… Moïna!…

elle oublia qu’Hélène était un enfant conçu jadis dans les larmes et le désespoir, l’enfant du devoir, un enfant qui avait été cause de ses plus grands malheurs; elle s’avança doucement vers sa fille aînée, en se souvenant seulement qu’Hélène la première lui avait fait connaître les plaisirs de la maternité. Les yeux de la mère étaient pleins de larmes; et, em embrassant sa fille, elle s’écria: – Hélène! ma fille…”

Exaspérée par le malheur, la veuve du marin, qui venait d’échapper à un naufrage en ne sauvant de toute sa belle famille qu’un enfant, dit d’une voix horrible à sa mère: – Tout ceci est votre ouvrage! si vous eussiez été pour moi ce que…”

Tout est inutile, reprit Hélène. Ah! pourquoi ne suis-je pas morte à seize ans, quand je voulais me tuer! Le bonheur ne se trouve jamais en dehors des lois…

* * *

LA FEMME DE SOIXANTE ANS (Epílogo)

La vieille dame si matinale était la marquise d’Aiglemont, mère de madame de Saint-Héreen, à qui ce bel hôtel appartenait. La marquise s’en était privée pour sa fille, à qui elle avait donné toute sa fortune, en ne se réservant qu’une pension viagère. La comtesse Moïna de Saint-Héreen était le dernier enfant de madame d’Aiglemont. Pour lui faire épouser l’héritier d’une des plus illustres maisons de France, la marquise avait tout sacrifié. Rien n’était plus naturel: elle avait successivement perdu deux fils; l’un, Gustave marquis d’Aiglemont, était mort du choléra; l’autre, Abel, avait succombé devant Constantinople. Gustave laissa des enfants et une veuve. Mais l’affection assez tiède que madame d’Aiglemont avait portée à ses deux fils s’était encore affaiblie en passant à ses petitsenfants. Elle se comportait poliment avec madame d’Aiglemont la jeune: mais elle s’en tenait au sentiment superficiel que le bon goût et les convenances nous prescrivent de témoigner à nos proches. La fortune de ses enfants morts ayant été parfaitement réglée, elle avait réservé pour sa chère Moïna ses économies et ses biens propres. Moïna, belle et ravissante depuis son enfance, avait toujours été pour madame d’Aiglemont l’objet d’une de ces prédilections innées ou involontaires chez les mères de famille; fatales sympathies qui semblent inexplicables, ou que les observateurs savent trop bien expliquer. La charmante figure de Moïna, le son de voix de cette fille chérie, ses manières, sa démarche, sa physionomie, ses gestes, tout en elle réveillait chez la marquise les émotions les plus profondes qui puissent animer, troubler ou charmer le coeur d’une mère. Le principe de sa vie présente, de sa vie du lendemain, de sa vie passée, était dans le coeur de cette jeune femme, où elle avait jeté tous ses trésors. Moïna avait heureusement survécu à 4 enfants, ses aînés. Madame d’Aiglemont avait en effet perdu, de la manière la plus malheureuse, disaient les gens du monde, une fille charmante dont la destinée était presque inconnue, et un petit garçon, enlevé à cinq ans par une horrible catastrophe [pas Gustave?].

Le monde aurait pu demander à la marquise un compte sévère de cette insouciance et de cette prédilection; mais le monde de Paris est entraîné par un tel torrent d’événements, de modes, d’idées nouvelles, que toute la vie de madame d’Aiglemont devait y être en quelque sorte oubliée. Personne ne songeait à lui faire un crime d’une froideur, d’un oubli qui n’intéressait personne, tandis que sa vive tendresse pour Moïna intéressait beaucoup de gens, et avait toute la sainteté d’un préjugé.”

que ne pardonne-t-on pas aux vieillards lorsqu’ils s’effacent comme des ombres et ne veulent plus être qu’un souvenir?”

Enfin, peut-être ne doit-on jamais prononcer qui a tort ou raison de l’enfant ou de la mère. Entre ces deux coeurs, il n’y a qu’un seul juge possible. Ce juge est Dieu! Dieu qui, souvent, assied sa vengeance au sein des familles, et se sert éternellement des enfants contre les mères, des pères contre les fils, des peuples contre les rois, des princes contre les nations, de tout contre tout; remplaçant dans le monde moral les sentiments par les sentiments comme les jeunes feuilles poussent les vieilles au printemps; agissant en vue d’un ordre immuable, d’un but à lui seul connu. Sans doute, chaque chose va dans son sein, ou, mieux encore, elle y retourne.”

Elle était un de ces types qui, entre mille physionomies dédaignées parce qu’elles sont sans caractère, vous arrêtent un moment, vous font penser (…) Le visage glacé de madame d’Aiglemont était une de ces poésies terribles, une de ces faces répandues par milliers dans la divine Comédie de Dante Alighieri.”

La figure d’une jeune femme a le calme, le poli, la fraîcheur de la surface d’un lac. La physionomie des femmes ne commence qu’à trente ans.”

une tête de vieille femme n’appartient plus alors ni au monde qui, frivole, est effrayé d’y apercevoir la destruction de toutes les idées d’élégance auxquelles il est habitué ni aux artistes vulgaires qui n’y découvrent rien; mais aux vrais poètes, à ceux qui ont le sentiment d’un beau indépendant de toutes les conventions sur lesquelles reposent tant de préjugés en fait d’art et de beauté.”

Les peintres ont des couleurs pour ces portraits, mais les idées et les paroles sont impuissantes pour les traduire fidèlement”

Ces souffrances sans cesse refoulées avaient produit à la longue je ne sais quoi de morbide en cette femme. Sans doute quelques émotions trop violentes avaient physiquement altéré ce coeur maternel, et quelque maladie, un anévrisme peut-être, menaçait lentement cette femme à son insu. Les peines vraies sont en apparence si tranquilles dans le lit profond qu’elles se sont fait, où elles semblent dormir, mais où elles continuent à corroder l’âme comme cet épouvantable acide qui perce le cristal! En ce moment deux larmes sillonnèrent les joues de la marquise, et elle se leva comme si quelque réflexion plus poignante que toutes les autres l’eût vivement blessée. Elle avait sans doute jugé l’avenir de Moïna. Or, en prévoyant les douleurs qui attendaient sa fille, tous les malheurs de as propre vie lui étaient retombés sur le coeur.

          La situation de cette mère sera comprise em expliquant celle de sa fille.”

Elle savait d’avance que Moïna n’écouterait aucun de ses sages avertissements; elle n’avait aucun pouvoir sur cette âme, de fer pour elle et toute moelleuse pour les autres. Sa tendresse l’eût portée à s’intéresser aux malheurs d’une passion justifiée par les nobles qualités du séducteur, mais sa fille suivait un mouvement de coquetterie; et la marquise méprisait le comte Alfred de Vandenesse, sachant qu’il était homme à considérer sa lutte avec Moïna comme une partie d’échecs.” “le marquis de Vandenesse, père d’Alfred”

Le sentiment maternel est si large dans les coeurs aimants qu’avant d’arriver à l’indifférence une mère doit mourir ou s’appuyer sur quelque grande puissance, la religion ou l’amour.”

Ce sourire prouvait à cette jeune parricide que le coeur d’une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon.”

14 anos investidos no livro

L’ENCYCLOPÉDIE – AL – compilado (4)

ALKAHEST ou ALCAHEST. “Paracelse et Vanhelmont, ces deux ilustres adeptes, déclarent expressément qu’il y a dans la nature un certain fluide capable de réduire tous les corps sublunaires, soit homogenes, soit hétérogenes, en la matière primitive dont ils sont composés, ou en une liqueur homogene et potable, qui s’unit avec l’eau et les sucs du corps humain, et retient néanmoins ses vertus séminales, et qui étant remêlée avec elle-même, se convertit par ce moyen en une eau pure et élémentaire; d’où, comme se le font imaginés ces deux auteurs, elle réduirait enfin toutes choses en eau.”

Boyle en était si entêté, qu’il avoue franchement qu’il aimerait mieux posseder l’alkahest, que la pierre philosophale même.”

Metalinguagem: “Or comme il lui arrive solvente le transposer les lettres des mots, et de se servir d’abréviations, et d’autres moyens de déguiser la pensée, comme lorsqu’il écrit mutratar pour tartarum, mutrin pour nitrum; on croit qu’alkahest peut bien être ainsi un mot déguisé; de-là quelques-uns s’imaginent qu’il est formé d’alkali est, & par conséquent que c’est un sel alkali de tartre volatilisé. (…)

Dautres prétendent qu’alkahest vient du mot Allemand algueist, comme qui dirait entierement spiritueux ou volatil; d’autres veulent qu’il soit pris de saltz-gueist, c’est-à-dire, esprit de sel; car le menstrue [solvente!] universel doit être, à ce qu’on prétend, tiré de l’éau, & Paracelse lui-même appelle le sel, le centre de l’eau, où les métaux doivent mourir, &c.”

“4°. L’alkahest n’éprouve aucun changement ni diminution de force en dissolvant les corps sur lesquels il agit; c’est pourquoi il ne souffre aucune réaction de leur part, étant le seul menstrue inaltérable dans la nature.”

 

ALLEGORIE. “L’allégorie n’est proprement autre chose qu’une métaphore continuée, qui sert de comparaison pour faire entendre un sens qu’on n’exprime point, mais qu’on a en vûe.” “l’on sait assez quelle carrière les Rabbins ont donnée à leur imagination dans le Talmud & dans leurs autres Commentaires.” “Les Payens eux-mêmes faisaient grand usage des allégories, & cela avant les Juifs; car quelques-uns de leurs Philosophes voulant donner des sens raisonnables à leurs fables & à l’histoire de leurs dieux, prétendirent qu’elles signifiaient toute autre chose que ce qu’elles portaient à la lettre; & de là vint le mot d’allégorie, c’est-à-dire un discours qui, à le prendre dans son sens figuré A’LLO\AGOREUEI, signifie toute autre chose que ce qu’il énonce.”

M. de la Nause dans un discours sur l’origine & l’antiquité de la cabale, inséré dans le tome IX. de l’Académie des Belles-Lettres, prétend que ce n’était point pour se cacher, mais pour se mieux faire entendre, que les Orientaux employaient leur style figuré, les Egyptiens leurs hiéroglyphes, les Poètes leurs images, & les Philosophes la singularité de leurs discours, qui étaient autant d’especes d’allégories. En ce cas il faudra dire, que l’explication était plus obscure que le texte, & l’expérience le prouva bien; car on brouilla si bien les signes figuratifs avec les choses figurées, & la lettre de l’allégorie avec le sens qu’on prétendait qu’elle enveloppait, qu’il fut très-difficile, pour ne pas dire impossible, de démêler l’un d’avec l’autre. Les Platoniciens surtout donnaient beaucoup dans cette méthode; & le desir de les imiter en transportant quelques-unes de leurs idées aux mystères de la véritable religion, enfanta dans les premiers siècles de l’Église les hérésies des Marcionites, des Valentiniens, & de plusieurs autres compris sous le nom de Gnostiques.”

Une faible fable.

 

ALLIANCE. “Sicut in Adam omnes moriuntur, ita in Christo omnes vivisicabuntur” “Et le Seigneur parlant au serpent, dit: Je mettrai une inimitié entre toi & la femme, entre ta race & la sienne; elle te brisera la tête, & tu l’attaqueras en secret par le talon. La postérité de la femme qui doit briser la tête du serpent est le Messie; par sa mort il a fait périr le diable, qui avoit l’empire de la mort: Ut per mortem destrueret eum qui habebat mortis imperium, id est diabolum. 1. Cor. xv. 22 [15:22]. Rom. v. 12. 19 [5:12-19]. Genes. iii. 15 [3:15]. Hebr. ii. 14 [2:14].” “Cette alliance fut renouvellée 121 ans après; lorsque les eaux du Déluge s’étant retirées, & Noé étant sorti de l’arche avec sa femme & ses enfans, Dieu lui dit: Je vais faire alliance avec vous & avec vos enfans après vous, & avec tous les animaux qui sont sortis de l’arche, ensorte que je ne ferai plus périr toute chair par les eaux du Déluge; & l’arc-en-ciel que je mettrai dans les nues sera le gage de l’alliance que je ferai aujourd’hui avec vous. Genes. IX. viii. ix. x. xi [9:8-11].

“Toutes ces alliances ont été générales entre Adam & Noé, & toute leur postérité: mais celle que Dieu fit dans la suite avec Abraham, fut plus limitée; elle ne regardoit que ce Patriarche & sa race, qui devoit naître de lui par Isaac. Les autres decendans d’Abraham par Ismael & par les enfans de Cethura, n’y devoient point avoir de part. La marque ou le sceau de cette alliance fut la circoncision; que tous les mâles de la famille d’Abraham devoient recevoir le huitieme jour après leur naissance”

 

ALLUSION. “Une observation à faire sur les allusions en général, c’est qu’on ne doit jamais les tirer que de sujets connus, ensorte que les auditeurs ou les lecteurs n’ayent pas besoin de contention d’esprit pour en saisir le rapport, autrement elles sont en pure perte pour celui qui parle ou qui écrit.”

 

ALPARGATES, ce sont des sortes de souliers qui se font avec le chanvre. On prend le chanvre quand il est prêt à être filé, on le tord avec les machines du Cordier; on le natte à deux brins; on coud cette natte en la reployant sans cesse sur elle-même, plus ou moins, selon que la largeur de l’empeigne & des quartiers le demande; elle forme tout le dessus du soulier. Le Cordonnier ajuste la semelle à ce dessus, comme s’il étoit de cuir, & l’alpargate est faite. Il y a des alpargates d’hyver & d’été. Celles d’été sont d’une natte extrèmement légere & fine. Celles d’hyver sont d’une natte plus épaisse & plus large, & cette natte est encore soûtenue en-dessous par une fourrure ou piquûre de laine ou de coton.”

 

ALTERCATION, s. f. (Jurispr.) léger démêlé entre deux amis ou deux personnes qui se fréquentent. Ce mot vient du Latin altercari, qui signifioit simplement converser, s’entretenir ensemble. Ils n’ont pas ensemble de querelle formée: mais il y a toûjours quelques petite altercation entre eux.”

2 PALABRAS – Allende

“Por cinco centavos entregaba versos de memoria, por siete mejoraba la calidad de los sueños, por nueve escribía cartas de enamorados, por doce inventaba insultos para enemigos irreconciliables. También vendía cuentos, pero no eran cuentos de fantasía, sino largas historias verdaderas que recitaba de corrido sin saltarse nada. (…) A quien le comprara cincuenta centavos, ella le regalaba una palabra secreta para espantar la melancolía. No era la misma para todos, por supuesto, porque eso habría sido un engaño colectivo. Cada uno recibía la suya con la certeza de que nadie más la empleaba para ese fin en el universo y más allá.”

“Muchos cayeron por el camino, pero ella era tan tozuda que consiguió atravesar el infierno y arribó por fin a los primeros manantiales, finos hilos de agua, casi invisibles, que alimentaban una vegetación raquítica, y que más adelante se convertían en riachuelos y esteros.”

“Ese día Belisa Crepusculario se enteró que las palabras andan sueltas sin dueño y cualquiera con un poco de maña puede apoderárselas para comerciar con ellas.”

“Se trataba de los hombres del Coronel, que venían al mando del Mulato, un gigante conocido en toda la zona por la rapidez de su cuchillo y la lealtad hacia su jefe. Ambos, el Coronel y el Mulato, habían pasado sus vidas ocupados en la Guerra Civil y sus nombres estaban irremisiblemente unidos al estropicio y la calamidad. Los guerreros entraron al pueblo como un rebaño en estampida, envueltos en ruido, bañados de sudor y dejando a su paso un espanto de huracán. Salieron volando las gallinas, dispararon a perderse los perros, corrieron las mujeres con sus hijos y no quedó en el sitio del mercado otra alma viviente que Belisa Crepusculario, quien no había visto jamás al Mulato y por lo mismo le extrañó que se dirigiera a ella.”

“Estaba cansado de recorrer esa tierra maldita en guerras inútiles y derrotas que ningún subterfugio podía transformar en victorias. Llevaba muchos años durmiendo a la intemperie, picado de mosquitos, alimentándose de iguanas y sopa de culebra, pero esos inconvenientes menores no constituían razón suficiente para cambiar su destino. Lo que en verdad le fastidiaba era el terror en los ojos ajenos. Deseaba entrar a los pueblos bajo arcos de triunfo, entre banderas de colores y flores, que lo aplaudieran y le dieran de regalo huevos frescos y pan recién horneado. Estaba harto de comprobar cómo a su paso huían los hombres, abortaban de susto las mujeres y temblaban las criaturas, por eso había decidido ser Presidente. El Mulato le sugirió que fueran a la capital y entraran galopando al Palacio para apoderarse del gobierno, tal como tomaron tantas otras cosas sin pedir permiso, pero al Coronel no le interesaba convertirse en otro tirano, de ésos ya habían tenido bastantes por allí y, además, de ese modo no obtendría el afecto de las gentes. Su idea consistía en ser elegido por votación popular en los comicios de diciembre.”

“ —¿Qué carajo dice aquí? – preguntó por último.

—¿No sabes leer?

— Lo que yo sé hacer es la guerra – replicó él.

Ella leyó en alta voz el discurso. Lo leyó tres veces, para que su cliente pudiera grabárselo en la memoria. Cuando terminó vio la emoción en los rostros de los hombres de la tropa que se juntaron para escucharla y notó que los ojos amarillos del Coronel brillaban de entusiasmo, seguro de que con esas palabras el sillón presidencial sería suyo.”

“Ella procedió a explicarle que por cada cincuenta centavos que pagaba un cliente, le obsequiaba una palabra de uso exclusivo. El jefe se encogió de hombros, pues no tenía ni el menor interés en la oferta, pero no quiso ser descortés con quien lo había servido tan bien. Ella se aproximó sin prisa al taburete de suela donde él estaba sentado y se inclinó para entregarle su regalo. Entonces el hombre sintió el olor de animal montuno que se desprendía de esa mujer, el calor de incendio que irradiaban sus caderas, el roce terrible de sus cabellos, el aliento de yerbabuena susurrando en su oreja las dos palabras secretas a las cuales tenía derecho.

— Son tuyas, Coronel -dijo ella al retirarse-. Puedes emplearlas cuanto quieras.”

“Cansado de ver a su jefe deteriorarse como un condenado a muerte, el Mulato se echó el fusil al hombro y partió en busca de Belisa Crepusculario. Siguió sus huellas por toda esa vasta geografía hasta encontrarla en un pueblo del sur, instalada bajo el toldo de su oficio, contando su rosario de noticias. Se le plantó delante con las piernas abiertas y el arma empuñada.

— Tú te vienes conmigo -ordenó.

Ella lo estaba esperando.”

CRÁTILO OU DA PROPRIEDADE DOS NOMES

Tradução de trechos de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego por Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

Além da tradução ao Português, providenciei notas de rodapé, numeradas, onde achei que devia tentar esclarecer alguns pontos polêmicos ou obscuros demais quando se tratar de leitor não-familiarizado com a obra platônica. Quando a nota for de Azcárate, haverá um (*) antecedendo as aspas.


#títuloLivro

INSPIRAÇÃO DEMONÍACA


GLOSSÁRIO:

enjambre: enxame


(*) “Hermógenes quer dizer <filho de Mercúrio>, deus da ganância. No contexto deste diálogo, ele deveria ser rico, se fizesse sentido levar esse nome. Mercúrio representa ainda a Eloqüência, o Diálogo [metalinguagem], o mensageiro dos decretos divinos. É muito mais complexo este nome, este nomen [sentido de sobrenome ou etimologia], omen [presságio ou signo].”

SÓCRATES – (…) E a ti, te parece que os seres são de uma natureza tal, que a essência de cada um dentre eles seja relativa a cada um de nós, segundo a proposição de Protágoras, quem afirma que o homem é a medida de todas as coisas? (…)

HERMÓGENES – Noutro tempo, Sócrates, não sabendo o que pensar, cheguei até a adotar a proposição de Protágoras; mas hoje eu não admito que as coisas se passem completamente(*) assim como ele fala.”

(*) “Para obter conhecimento das opiniões dos filósofos antigos sobre este ponto, uma boa referência é a crítica sucinta de Proclo [séc V d.C.] sobre o Crátilo, citada por Victor Cousin [Duvick, mais recente, em Inglês].” Este foi o único ensaio antigo acerca do Crátilo que sobreviveu à deterioração das obras e chegou até nós.

SÓCRATES – (…) é completamente impossível que Protágoras tenha razão. Com efeito, um homem não poderia nunca ser mais sábio do que outro, se a verdade não fôra para cada qual mais do que a aparência.”

SÓCRATES – O meio mais indicado para atingir este resultado, meu querido amigo, é o seguinte: dirigir-se aos homens hábeis, pagar-lhes bem, e até mais que sobre seu salário, reverenciar-lhes bastante. Os homens hábeis são os sofistas. Seu irmão Cálias, que lhes concedeu somas generosas, tem reputação de sábio. E, posto que tu não possuis nada das propriedades de tua família, seria necessário que lisonjeasses a teu irmão, e lhe suplicasses que te participasse este conhecimento dos nomes, que Protágoras ensinou de fato a Cálias.”

(*) “A doutrina de Protágoras é o exato contrário da doutrina sofística da explorada por Platão no Eutidemo, onde Eutidemo e Dionisodoro sustentam que todas as coisas são iguais. As principais teses de Protágoras estão n’A verdade, que enuncia ser a sensação a chave de todas as verdades, possuindo a verdade valor estritamente individual.”

SÓCRATES – Pensemos assim: se eu te perguntasse: os sábios são os que dão os nomes com maior adequação, ou seriam os menos sábios?

HERMÓGENES – Evidentemente que os mais sábios, eu responderia.

SÓCRATES – Falando de maneira geral, quem te parece os mais sábios da cidade, as mulheres ou os homens?

HERMÓGENES – Os homens.

SÓCRATES – Agora atenta a isto: Homero relata que o jovem filho de Heitor era chamado Astíanax¹ pelos troianos; mas para as mulheres, este era Escamandro², porque não é possível que fosse chamado por um e por outro sexo pelo mesmo nome.

HERMÓGENES – Se tu o dizes.

SÓCRATES – Mas para Homero eram os troianos mais sábios que as troianas?

HERMÓGENES – Creio que sim!”

¹ É necessário contextualizar o leitor moderno pela análise etimológica: Heitor era o rei de Tróia; Astíanax significa “príncipe da cidade”. Um epíteto político e de sucessão, portanto. No tempo da Guerra de Tróia ele não passava de uma criança. Eurípides retrata a trágica morte do rebento ainda durante a invasão daquela cidade, atirado do alto de uma muralha por um dos aqueus. Outra versão da lenda diz que ele sobreviveria e fundaria, na idade adulta, uma outra Tróia em novo território, cumprindo o pedido do pai aos deuses antes de enfrentar Aquiles, tudo isso ao lado do filho do também troiano e guerreiro de elite derrotado no conflito, Enéias, semi-deus.

² Ou Escamândrio. Seu nome de batismo ou de berço, já que estamos falando de uma época pré-cristã. Este era também o nome de um rio que atravessava Tróia. Quer dizer que as mulheres não “se metem” em assuntos militares ou, mais amplamente, qualquer assunto da polis (política), por isso só lhes interessa pronunciar nomes que designam coincidências físicas, por exemplo, e não alusões a destinos heróicos como fundar uma cidade ou estar destinado a liderar um povo.

ele só defendia a cidade e seus elevados muros. (Homero) Portanto os homens daquela cidade tinham muita razão ao chamá-lo Astíanax, filho do salvador, e também salvo por ele.”¹

¹ Trecho confuso e difícil. Há ainda essa nota de rodapé, que só complica as coisas: “Victor Cousin desfaz o erro de Platão quando cita Homero: para aquele, Heitor chamava o filho de Escamandro, e não o contrário; e a população feminina, de Astíanax.”

SÓCRATES – Muito bem, meu amigo, mas não terá sido na verdade o próprio Homero a inventar este epíteto que Heitor e seus sequazes davam ao herói troiano na Ilíada? (…) Veja que Ánax e héktor significam ambos quase o mesmo, e ambos cabem bem como nomes reais.”

é preciso que sua descendência seja a de um homem, e não a duma outra espécie, a fim de merecer o nome de nome.”

De cada raça nasce outro ser da mesma raça; senão, tratar-se-ia de um monstro.”

Astíanax e Heitor não têm nenhuma letra em comum, e no entanto querem dizer o mesmo. E qual relação se pode traçar, quanto às letras, entre estes dois nomes e o de Arquepolis¹ (chefe da cidade)?”

¹ A primeira metade da palavra grega, a partícula arche-, lembra sabedoria e ancianidade. Ou ainda, o princípio aristocrático da precedência do melhor no comando.

O nome de seu pai, Zeus, me parece admiravelmente escolhido; mas seu sentido é obscuro. O nome de Zeus encerra por si só todo um discurso. Dividimo-lo em duas partes, das quais fazemos uso indistinto, dizendo tanto Zêna quanto Día; reunindo estes dois termos, encontramos a expressão da natureza do deus; como já vínhamos dizendo, tal deve ser o mérito e a vantagem do nome.” “Que Zeus seja o filho de Krónos, parecerá a princípio algo impróprio”¹

¹ A mesma palavra tem duplo sentido: tempo e ainda velho gagá!

o que há de puro e sem mescla na inteligência, nóos.”

Se eu me dedicasse a recordar agora a genealogia de Hesíodo, e os antepassados dos deuses que acabo de citar, não me cansaria de fazer ver que seus nomes são perfeitamente cabíveis¹”

¹ É dessa coincidência de “nome que representa um conceito, que combina com as características deste deus ou deste sujeito” que advém nossa designação de “nome próprio”. A nomenclatura apropriada daquele ente, o nome da coisa sendo a coisa, pois que sua correspondência é perfeita.

Creio acertadamente, meu querido Hermógenes, que semelhante virtude proveio-me da boca de Eutifrão de Prospaltos¹. Desde a manhã escutava-o sem interrupção, estando sempre atento. Em seu entusiasmo, natural que não tenha se contentado somente com locupletar meus ouvidos com sua divina sabedoria, mas se encarregou ainda de possuir meu espírito.”

¹ Um simples cocheiro

Os nomes dos heróis e dos homens poderiam nos induzir a erros. Muitos, com efeito, são apenas lembranças de seus antepassados, e não possuem relação com os novos sujeitos; outros são mera expressão de uma promessa ou expectativa de recompensa futura, p.ex., Eutiquides (abençoado, sortudo), Sósia (salvo¹), Teófilo (amado pelos deuses), e assim por diante.”

¹ Será que vem daí a expressão “meu sósia”? Pois o que seria ele a não ser um back-up meu (um arquivo salvo de mim mesmo)?

SÓCRATES – Não seria oportuno começar pelos deuses, e indagar por que raios receberam eles exatamente o nome de theoi?

HERMÓGENES – De acordo.

SÓCRATES – Eis minha teoria. Os primeiros homens, que habitaram a Grécia, não reconheceram, a meu ver, outros deuses senão os que hoje se admite entre os povos bárbaros, que são o Sol, a Lua, a Terra, os Astros e o Céu. Como todos eram vistos em movimento contínuo, jamais fatigados nas corridas, theonta, por causa desta propriedade do correr (thein), foram então denominados theoi. Com o passar do tempo, as novas divindades que os gregos conceberam foram sendo designadas ainda sob o mesmo rótulo geral.”

HERMÓGENES – Que tal agora analisarmos os demônios?

SÓCRATES – Bem lembrado, Hermógenes. Que é que pode significar este nome, <os demônios>? Escuta e vê se o que penso te parece razoável.

HERMÓGENES – Basta que fales.

SÓCRATES – Sabes a quem Hesíodo chama <demônios>?

HERMÓGENES – Não lembro.

SÓCRATES – Nem te lembras que ele diz que a primeira raça de homens era de ouro?

HERMÓGENES – Ah, disso sim eu lembro.

SÓCRATES – O poeta se explica assim:

Desde que a Moira extinguiu esta raça de homens,

Se os chama de demônios, habitantes sagrados da terra,

Benfeitores, tutores e guardiães dos homens mortais.

HERMÓGENES – Sócrates, não entendo nada!

SÓCRATES – Ora, não entendes? Estes versos querem dizer simplesmente que Hesíodo estava sendo alegórico quando disse que a raça de ouro era formada de ouro, pois com isso só queria dizer: era de homens excelentes; e o que prova meu argumento é que em seguida ele chamará nossa geração de raça de ferro.¹

HERMÓGENES – Ah, agora ficou claro.

SÓCRATES – Crês que se dentre os homens de hoje se encontrara um só bom homem, Hesíodo o classificaria na raça de ouro?

HERMÓGENES – Temo que sim.

SÓCRATES – E pensas que os bons são um sinônimo para <os sábios>?

HERMÓGENES – Com efeito, Sócrates, os sábios são os bons.

SÓCRATES – Isso basta, ao meu ver, para explicar o nome de demônios. Se Hesíodo os chamou de demônios, foi porque eram sábios e hábeis, daémones², palavra que pertence a nossa língua antiga.”

¹ Eu diria que “ferro” é um material muito nobre para nos descrever nos anos 2000: somos uma raça de sal!

² Em grego, a semântica é neutra: “divindade”. Nada há ainda da acepção cristão-pejorativa da palavra.

Afirmo ainda que todo aquele que é daemon, ou seja, homem de bem, é verdadeiramente demônio durante sua vida e depois de sua morte, e que este nome lhe convém em absoluto.”

SÓCRATES – Nada difícil de compreender. Esta palavra se modificou pouco; e fica patente que os heróis se originam do amor, éros.

HERMÓGENES – Que queres dizer com isso?

SÓCRATES – Não sabes que os heróis são semideuses¹?

HERMÓGENES – Como?

SÓCRATES – (…) Verás facilmente que o nome de amor, al qual devem os heróis seu nascimento, pouco mutou com o tempo também. Só pode derivar daqui a explicação para o termo herói, a não ser que argumentes que advém da raiz erotân, pois que seriam sábios oradores, versados em dialética, muito hábeis para interrogar. Vê que eírein é falar. Como dizíamos, na língua ática estes são os oradores e disputadores: erotetikoí. A família dos oradores e sofistas não é nada menos que a raça dos heróis! Isto é fácil de conceber. Mas o que é complicado é saber por que o homem se chama a si mesmo ánthropoi. Podes explicá-lo?”

¹ Alguns aforismos de Nietzsche fazem cada vez mais sentido!

Muitas vezes, quando queremos nomear algo, acrescentamos letras aos nomes preexistentes, ou as retiramos, ou mudamos o lugar dos acentos.”

SÓCRATES – (…) Formou-se um nome duma locução da qual suprimira-se uma letra, um <a>, e cuja sílaba final convertera-se em grave.

HERMÓGENES – Não te entendo, Sócrates.

SÓCRATES – É o seguinte: este nome ánthropos, significa que todos os demais animais enxergam as coisas sem examiná-las nem refletir, sem contemplação, anathrei; mas o homem, quando com algo se depara, coisa, eorake, sinônimo aliás de ópope, contempla-a e tenta racionalizá-la. O homem é o único animal que se pode chamar, propriamente, de ánthropos, i.e., contemplador do que vê, anathrôn hà opôpen.

HERMÓGENES – Hmmm… E agora, queres que te pergunte sobre os nomes que tenho curiosidade de conhecer em seu significado mais profundo?

SÓCRATES – Responder-te-ei com muito prazer!

HERMÓGENES – Notei uma coisa que parece derivar do que disseste. Há no homem aquilo que batizamos alma, psyché, e corpo, sôma.

SÓCRATES – Efetivamente.”

Alguns dizem que o corpo é a tumba, sêma, da alma, e que esta se encontra sepultada enquanto durar esta vida.”

o que chamamos de ousía, outros chamam de esía, e outros ainda osía. Ora, se pensássemos nas mudanças que sofrem as palavras, e sobretudo no segundo tipo de mudança, poderíamos cogitar que a essência das coisas fosse perfeitamente chamada de hestía; e se por hestía designássemos tudo aquilo que possui essência, Hestía (Vesta)¹ é efetivamente o melhor nome próprio”

¹ Deusa do lar (vida doméstica) e uma das mais antigas do Panteão. Foi adquirir na Roma Antiga ainda muito mais reputação e relevância.

Não nos espanta, diante de tamanha importância e centralidade, que a Hestía fosse invocada antes de qualquer deus nos sacrifícios. (…) Depois de Hestía convém examinar Rhea e Krónos (Réia e Cronos), se bem que já tocamos em Cronos neste diálogo.”

SÓCRATES – Creio observar que Heráclito expressou com sagacidade idéias muito antigas que verdadeiramente se referem a Krónos e a Rhea, e que Homero inclusive já havia também exposto.

HERMÓGENES – Que estás querendo dizer, Sócrates?

SÓCRATES – Heráclito afirma que tudo passa; que nada permanece; e compara os fenômenos com o curso dum mesmo rio, no qual não se entra duas vezes.

HERMÓGENES – Estou conforme.

SÓCRATES – E achas mera coincidência que o próprio Heráclito tenha opinado que Rhea e Krónos fossem os antepassados de todos os deuses correntes? Aliás, por falar em correntes, sabes que Heráclito apodou tanto um como outro de corredores(*)? E não é Homero quem recita:

O Oceano pai dos deuses e sua mãe Tétis?

Hesíodo me parece falar no mesmo sentido. Por fim, em certa passagem Orfeu assim se exprime:(**)

O Oceano com seu fluxo e refluxo majestoso é o primeiro a se unir em himeneu a sua irmã Tétis, nascida da mesma mãe.

Repara como todas estas citações concordam e se moldam à doutrina heraclítica.”

(*)Rhea deriva de rhéo, correr, fluir, Krónos de krounos, fonte. Platão havia explicado a etimologia de Cronos de forma diversa um pouco antes no diálogo.”

(**) Hermann (org.), Orfica

HERMÓGENES – (…) Mas e Tétis?

SÓCRATES – (…) Não é mais que o nome <manancial>, levemente dissimulado. Porque as palavras diattómenon, o que salta, e ethoúmenon, o que corre, dão-nos a idéia dum manancial. Da combinação de ambos os termos formou-se Tethýs, Tetís.

HERMÓGENES – Ora, ora, eis uma explicação muito rara!

SÓCRATES – E por que não haveria de sê-lo? E agora, quem tomamos na seqüência? Zeus já foi.

HERMÓGENES – Exato.

SÓCRATES – Falemos então sobre os irmãos, Poseidon (Netuno) e Plutão, e ainda do segundo nome com que este é conhecido.

HERMÓGENES – De acordo.

SÓCRATES – Creio que ao inventor da palavra Poseidôn se lhe ocorreu o seguinte: enquanto caminhava pela beira da praia, o mar deteve seus passos, e não o permitiu avançar, a água agindo como corrente de ferro sobre seus pés. Chamou então o deus que preside esse poder de Poseidôn, <corrente para os pés>, se bem que originalmente posidesmos ôn. O <ei> foi acrescentado para prestar elegância. Ou, hipoteticamente, no lugar do sigma [s], havia, primitivamente, dois lambdas [l], e daí derivamos outro significado do nome do deus: polla eidós, aquele que sabe tudo. Não nego que o sentido pode ter sido o de chamar por aquele que é capaz de comover (fazer vibrar, causar terremotos) a terra, hò seíon; e depois ter-se-á acrescentado um pi e um delta.

Mas quanto a Plutão, seu nome provém do fato de ele ser o concessor das riquezas, ploutos, uma vez que elas procedem do centro da terra. O outro nome desta divindade é Hades, que segundo opinião da maior parte dos homens expressa o invisível, tò aeidés,¹ e como este nome inspira terror preferem a designação Plutão.

HERMÓGENES – Mas isso é o que o povo fala; e quanto a ti, Sócrates?

SÓCRATES – Creio que os homens se enganam facilmente acerca dos poderes possuídos por Hades, e que não há fundamento para temê-lo tanto. O motivo desse temor é que, uma vez morto, o mortal desce às suas instâncias, sem esperança de regresso; neste momento, a alma abandona o corpo, e só ela segue viagem, para as cercanias deste deus. Eu creio haver uma incrível coincidência entre o poder deste deus e seu nome.”

¹ Com efeito, em Homero Hades possui um capacete que dota quem o veste da invisibilidade. Ele foi usado na Guerra de Tróia por quem foi apoiado pelo deus. Mas todos os deuses olímpicos têm o dom de se tornarem invisíveis aos meros mortais, se assim o desejarem. Talvez Plutão possa se ocultar até mesmo de todos os seus iguais, e além disso empresta este poder tão especial aos mortais, mesmo à distância, através de um objeto.

SÓCRATES – (…) Sabes que nenhum dos que partiram deste mundo aspiram a voltar? Nem mesmo as sereias o queriam, pois estas encantadoras estão como que encantadas, tragicamente, forçadas a permanecer por aqui. E a causa são os magníficos discursos de Hades. Eis o maior dos sofistas, grande bem-feitor para seus aconchegados (…) Por outro lado, refratário à sociedade dos homens (vivos), que são afinal uns entorpecidos pelos sentidos da carne, e barganhando exclusivamente com aqueles cuja alma está livre de todos os males (a prisão corpórea), não te parece que, contrariando o que acabei de dizer, Plutão não seja um filósofo excepcional? Compreendeu que lhe seria fácil reter homens dessa natureza aferrando-os à sua virtude, posto que a virtude emana da alma, enquanto que seria impossível manter o domínio sobre homens que conservassem seus corpos, pois seria o mesmo que comandar loucos e estúpidos voláteis, que não deixariam de se rebelar e fazer uma revolução, por mais que o próprio Cronos emprestasse as correntes mais fortes do universo a este deus do submundo. Sim, nem o tempo vence a luxúria da carne!

(…)

E o nome Hades, meu querido Hermógenes, não é dedutível, p.ex., de aeidés, tenebroso? O poder que tem essa divindade de conhecer tudo sobre a beleza, eidenai; com certeza foi isso que inclinou o legislador a chamá-lo precisamente Hades e não outra coisa!

HERMÓGENES – Que assim seja. Mas e quanto a Deméter (Ceres), Hera (Juno), Apóllon, Athéna (Minerva), Hefaistos (Vulcano), Ares (Marte)… têm alguma explicação?!

SÓCRATES – Deméter, segundo eu creio, se chama assim porque nos dá de comer como uma mãe (didoûsa hos méter); Hera é uma divindade amável (eraté tis), afinal, como dizem os mitos, foi amada pelo próprio Zeus. Preocupado também com as coisas do Céu o legislador talvez tenha querido ocultar sob esta alcunha a do ar, aer, decompondo-a em parte e transferindo a primeira letra para o final. Percebi isso assim que pronunciei Hera várias vezes consecutivas. Pherréphatta (Perséfone, Proserpina) é um nome que, como o de Apolo¹, inspira grande terror à maioria dos homens por causa de seu histórico. Mas isso só ocorre porque os homens são ignorantes. Veja que muito antigamente só se dizia, no lugar, Phersephóne², nomenclatura que parece realmente terrível a todos, da qual Pherréphatta, como eufemismo, lentamente evoluiu. Mas, de fato, o que o nome original expressa? A sabedoria. No movimento perpétuo de todas as coisas, a sabedoria é a capacidade de tocá-las, manejá-las, acompanhá-las sempre para onde quer que fujam. Pherépapha era um vocábulo próprio para designar esta sabedoria; repito: neste contexto, trata-se da capacidade de apanhar aquilo que corre, epaphé toû pheroménou. Nota tu que Perséfone-Proserpina sempre aparece associada a Hades, outro sábio. Mas, como sabes, hoje em dia altera-se seu nome para Pherréphatta, preferindo-se o agrado ao ouvido que a dura verdade.

¹ O mesmo em grego e em latim.

² Assim aparecia, por exemplo, em Homero. [Azcárate:] Phéro phoné, que traz a morte violenta.”

SÓCRATES – (…) Não há nome mais apropriado para expressar, simultaneamente, os 4 atributos deste deus; ou seja, a música, a profecia, a medicina e a arte de lançar flechas

(…)

SÓCRATES – Um nome tão harmônico, como convém a um deus músico! As evacuações e purificações, medicinais ou religiosas; as fumigação do enxofre² no tratamento das doenças e nas operações rituais; as abluções e aspersões; todas estas práticas não têm outro objeto senão tornar o homem puro, de alma e de corpo. Ou discordas?

HERMÓGENES – De modo algum.

SÓCRATES – Portanto, o deus que purifica, o deus que lava, apolouon, que liberta, apolyon, dos males da alma e do corpo, seria que outro além de Apolo?

¹ Para quem ainda não tiver desvendado: [Azcárate:] “Apóllumi, que faz perecer.

² Desinfetante comum à época.

Sabes que ele é quem sempre lança um tiro certeiro, aeì bal-lon?”

o movimento celeste uniforme, tèn homoû pólesin; quero dizer, que atravessa o ar puro sem alterações, as vibrações harmônicas do som – o movimento apolar, posto que não se inclina nem para o norte nem para o sul, nem para cima nem para baixo, mas se propaga indistintamente em todas as direções.”

O nome das musas, e em geral da música, parece provir de môsthai, designando a indagação, o filosofar; Letó (Latona)¹ expressa a doçura da deusa, sua boa vontade em ouvir súplicas, katà tò ethelémona eínai.”

¹ Mãe de Apolo.

Artemis (Diana) para mim significa integridade, tò artemés, e decência, aludindo ao amor de Artemis pela virgindade. Ou quem deu nome à deusa¹ quis ressaltar que ela possui a ciência da virtude, aretês hístora²; ou que detesta as relações heterossexuais, ároton misesases.”

¹ Em outros trechos Platão emprega o misterioso termo “legislador”, que, embora não esteja em maiúscula na tradução em espanhol, parece se referir a algo acima de Zeus, o Rei do Olimpo, o deus dos deuses. Porque é óbvio que toda lei justa, e sobretudo a primeira, dentre os homens, foi de inspiração divina.

² Noção fundamental para entender o helenismo e, portanto, o próprio homem e a existência.

HERMÓGENES – E sobre Diónysos (Baco)? E Aphrodite (Vênus)?

SÓCRATES – (…) Diónysos é aquele que dá o vinho (hò didoús tòn oînon), e em função de um trocadilho passou-se a chamá-lo também Didoinysos. (…) Sobre Aphrodite, não ouso contradizer Hesíodo; é preciso reconhecer que ela assim foi nomeada porque nascera da espuma do mar, to û aphroû.

HERMÓGENES – Mas Sócrates… como bom ateniense que és, seria um sacrilégio que esquecesses justo da deusa Athéna (Minerva); não passes batido também por Hephaistos (Vulcano) e Ares (Marte)…

SÓCRATES – Não, Hermógenes, não seria justo proceder assim!

(…)

SÓCRATES – O outro nome da deusa a que te referiste por último clarifica bastante sua origem.

HERMÓGENES – Qual nome?

SÓCRATES – Nós a chamamos de Palas, isto é, depois de muito tempo alguns ainda chamam.

HERMÓGENES – Sim, é verdade.

SÓCRATES – (…) A ação de qualquer um de se lançar a si mesmo, ou de lançar algum objeto, alçando-o da terra e brandido-o nas mãos, expressamo-la através dos vocábulos pal-lein y pal-lestai, orchein e orcheisthai.”

inteligência de Deus, theou noeesin, que parece hà theonóa, atenuando-se assim o eta pelo alfa, conforme proceder dum idioma estrangeiro [dialeto dórico].”

Ora, se queres, Ares procede de árren, varonil, e de andreîon, viril.”

andreia, o valor” “Andreia indica que o valor toma seu nome do combate. Porque o combate, se é mesmo exato que as coisas passam e correm, não pode representar mais que duas correntes, uma contra a outra, enantian rhoen. Se retirarmos o delta da palavra andreia, teremos então an-rheia, contracorrente, que expressa o que constitui propriamente o valor.”

HERMÓGENES – Se é que não estás já cansado, Sócrates, permita-me indagar por último ainda acerca de Hermes (Mercúrio), já que Crátilo nega que eu seja verdadeiramente Hermógenes. Examinemos então o sentido desta palavra, Hermes, para saber se Crátilo tem ou não a razão!”

o termo eírein expressa o uso da palavra; e temos ainda que a palavra emésato, empregada muitas vezes por Homero, tem o sentido de inventar. (…) Íris parece também derivar seu nome de eírein, em razão de sua qualidade de mensageira.

SÓCRATES – E Pan, meu querido amigo? Provavelmente é filho de Hermes, e tem uma dupla natureza.

HERMÓGENES – Como?

SÓCRATES – Sabes que o discurso expressa tudo, pan, e que roda e circula sem cessar, poleî aei. Sabes igualmente que circula de dois modos: verdadeiro e falso.

HERMÓGENES – Perfeitamente.”

SÓCRATES – O que enuncia tudo, pan, e que circula sem cessar, aei polon, filho de Hermes, com dupla natureza, liso e limpo na parte superior; peludo como uma cabra, na parte inferior. Por conseguinte, se Pan é filho de Hermes, é, ou o discurso, ou o irmão do discurso. (…) deixemos em paz aos deuses.”

SÓCRATES – A palavra Hélios fica mais clara quando se a estuda à luz do dialeto dórico. Os dórios dizem Halios. Halios poderia significar que este astro, no momento que nasce, reúne os homens, alíxein, ou que gira perpetuamente, aeí eílein, ao redor da terra; ou ainda, que se investe de cores diversas, poikíl-lei, em seu movimento, todos os produtos da terra; porque poikíl-lein e aioleîn têm o mesmo sentido.

HERMÓGENES – E a lua seléne?

SÓCRATES – Essa é uma palavra que mortifica Anaxágoras!

HERMÓGENES – Ah é? E por quê?

SÓCRATES – Porque parece atestar a antiguidade da doutrina, recentemente ensinada por este filósofo, de que a lua recebe a luz do sol.

HERMÓGENES – Mas como pode ser isso?

SÓCRATES – As palavras sélas e phôs têm o mesmo sentido (luz).

HERMÓGENES – Sem dúvida!

SÓCRATES – Então! a luz que recebe a lua é sempre nova e velha, néon kaì énon aeí, se os discípulos de Anaxágoras falam a verdade; porque girando o sol ao redor da lua, envia-lhe uma luz sempre renovada; enquanto que aquela que recebera o mês passado é já velha.

(…)

SÓCRATES – E, posto que a luz é sempre nova e velha, sélas néon kaì énon aeí, nenhum nome pode convir-lhe melhor que selaenoneoáeia, que abreviadamente dizemos: selanaía.

HERMÓGENES – Eis uma palavra autenticamente ditirâmbica, Sócrates! Mas o que me dizes de meis, meses, e dos àstra (astros)?

SÓCRATES – Mein de meioûsthai, diminuir, deveria dizer-se propriamente meies. Os astros parece que tomam o nome de seu brilho, astrapé; palavra que, ao vir de tà ôpa anastrophé, ou seja, que atrai os olhares, deveria, melhor, ser pronunciada anastropé; mas para se tornar ainda mais elegante diz-se astrapé.

HERMÓGENES – E as palavras pûr, fogo e húdor, água?

SÓCRATES – A palavra pûr me deixa sem saídas; Precisamente a musa de Eutifrão me abandonou, ou então esta questão é mesmo das mais complicadas. Mas observa de que expediente peço auxílio ao indagar sobre isso, quando me vejo assim enredado!

HERMÓGENES – Vejamo-lo.

SÓCRATES – Então lá vai: Responde-me: podias me dizer como raios se formou a palavra pûr?

HERMÓGENES – Por Zeus! Claro que não…

SÓCRATES – Examina, então, o que eu intuo. Creio que os gregos, principalmente os que vivem sob a dominação dos bárbaros, deles tomaram muitos nomes.

HERMÓGENES – E, bem, que é que decorre daí?

SÓCRATES – Que ao tentarmos interpretar estas palavras no âmbito do grego, e não dos idiomas forasteiros, é impossível não tropeçar em grandes obstáculos.

HERMÓGENES – Muito exato.

SÓCRATES – Observa, pois, se esta palavra, pûr, é de origem bárbara. É difícil fazê-la derivar da língua grega, percebe? os frígios empregam esta mesma palavra, sabes?, só que modificada. O mesmo acontece com as palavras húdor, e ainda kýon, cachorro, e tantas outras!

(…)

SÓCRATES – (…) Mas o ar, meu querido amigo Hermógenes, não se chama hoje aér porque é capaz de levantar, aírei, o que estava sobre a terra? Ou será então porque sempre se escorre, aeì rheî, ou porque o vento nasce do movimento do ar que passa? Os poetas denominam os ventos, às vezes, aétai. É como se se dissesse pneumatórroun, aetórroun. (…) A palavra éter, aithér, significa, a meu ver, que corre sempre, deslizando-se ao redor do ar, aeì theî perì tòn aéra rhéon, e seria mais preciso dizermos aeither. O sentido da palavra [lido gué], terra, seria muito mais claro se pronunciado gaia. Gaia, alias, significaria propriamente gennéteira, geradora, conforme expressão de Homero, que diz, na prática, gegáasi, ao escrever gegennêsthai.

SÓCRATES – É preciso pronunciar a palavra horai como se fazia noutros tempos, entre os atenienses, se se quer descobrir seu sentido provável. As estações chamam-se horai porque determinam, horízein, o inverno, o estio, a época dos ventos e dos frutos da terra. O que se denomina horai, bem poderia denominar-se horizousai. (…) E, como vimos dizendo, que o nome de Zeus fôra dividido em dois, alguns chamando-o Zêna, outros Dia; assim também, neste caso, alguns chamam o ano eniautós, derivado de en autô, enquanto outros o chamam etos, de etazei.”

atribuirão esta concepção a sua disposição interior como sua causa; preferem crer que as coisas nascem sem cessar; que não há uma que seja durável e fixa; que tudo passa, e que tudo está num movimento sem fim e em geração eterna. Esta reflexão eles generalizam para toda e qualquer palavra nomeável.”

Veja o caso de Phrónesis; significa, com efeito, a inteligência daquilo que se move e corre, phoras kai rhou noesis. Ou se referiria, antes, à vantagem que retira do mover-se, phoras onesin. (…) gnomé pode ser chamado de exame da geração, gones nomesin, pois que na verdade noman e skopein têm o mesmo sentido, que é o de examinar. Noesis, a inteligência, poderia ser o desejo de novidade, neou esis. (…) Outrora não se dizia noesis, mas neoesis. Sophrosýne, prudência, é a asseguradora do que acabamos de tratar, da sabedoria, phroneseos. Episteme, a ciência, simboliza a alma, que, de acordo com a razão, acompanha as coisas em seus movimentos, sem perdê-la de vista; não se adianta demais nem fica para trás. É preciso eliminar o épsilon [e] e chamar a ciência pistéme, fiel. Sýnesis parece formada anàlogamente a syl-logismos; embora quando se diga synienai, compreender, é como se se dissesse epistasthai, saber (…) o sentido da palavra Sophía, a sabedoria, é alcançar o movimento. (…) esýthe é se lançou. Não existiu entre os espartanos um sujeito famoso chamado Sous? Esta palavra entre os desta polis significa carreira, rápido arranque. Sophia significa, portanto, a ação de alcançar o movimento, phoras epaphen, em meio ao fluxo geral dos seres. A palavra agathon, o bem, convém ao que há de admirável, tô agastô, em toda a natureza. Os seres se movem, mas uns lenta, outros cèleremente. (…) agathon se aplica ao que é admirável justamente por sua rapidez, ton thoou tô agastô.”

Os que crêem que tudo está em movimento supõem que a maior parte do universo nada faz senão passar; mas que há, em contrapartida, um princípio que vai de uma a outra parte, nele, produzindo tudo o que passa, e em virtude do qual as coisas mudam como elas mudam; e que este princípio é de uma velocidade e de uma sutileza tremendas. Como este princípio poderia atravessar em seu movimento este universo móvel, se não fosse sutil o bastante, a ponto de nada detê-lo, e ao mesmo tempo rápido o bastante para que tudo em relação a ele parecesse estar meramente em repouso?”

o justo é também a causa (e por causa entende-se: o que dá a algo a faculdade do ser)” “o que é o justo? com efeito minhas perguntas parecem atrevidas, e crêem que eu já estou passando dos limites, como sói-se dizer.”

Este aqui diz que o justo é o sol. Não é o sol aquele que governa os seres, penetrando-lhes, diaionta kai kaonta? Apresso-me a revelar aos demais esta descoberta tão magnífica, e riem-se; outro me pergunta então: haverá ainda justiça entre os homens depois que o sol se põe? Pergunto eu mesmo a este debatedor o que ele pensa ser o justo, e ele me revela: é o fogo! Mas isto, confesso, não me é fácil conceber. Outro vem e diz: não é o fogo propriamente dito, mas o calor que reside no fogo. Outro ridiculariza todas estas explicações mirabolantes; pretende, no lugar, que o justo é aquilo que diz Anaxágoras: a inteligência. Ela em sua soberania é que ordenaria todas as coisas, sem fundir-se com nenhuma, mas simultaneamente penetrando-as em todos os sentidos concebíveis, dià (panton) ionta.”

Gyné, mulher, parece-me querer dizer geração; thély, fêmea, a meu ver deriva de thelé, teta.”

À força de intercalar letras nas palavras primitivas, elas foram alteradas a tal ponto que ninguém pode hoje apurar o que significam. P.ex., chamam esfinge sphigx no lugar de phix.”

Tudo aquilo que interpõe um obstáculo ao movimento e à corrida, ienai poreuesthai, é um mal: a covardia, a vacilação, aporía. Avançar aos percalços significa mover-se com lentidão e constrangimento; e quando a alma está assim, nela predomina a maldade, kakía. Se este for o sentido de kakía, a palavra areté deverá ser seu oposto, significando o movimento fácil, a euporía, ou o curso desimpedido, rhoen, de uma alma boa. O que não cessa de correr ou andar, aei rheon, sem coação ou obstáculo; eis aqui a conotação de areté.” “Mas já vejo: dirás que invento o que me dá na telha outra vez. E eu respondo: se meu sentido de kakía estiver correto, é impossível não haver bem-determinado o sentido de areté.

HERMÓGENES – Mas e a palavra kakón, mal, de que te serviste em inúmeras ocasiões donde vem?

SÓCRATES – Por Zeus!, essa é uma palavra estrangeira, é difícil descobrir isso. Vou pedir o auxílio da minha famosa tática.

HERMÓGENES – Que tática?

SÓCRATES – A de dizer que é uma palavra de origem bárbara, ora!

Sabemos que nossos antepassados faziam uso mais constante do iota e do delta, como se observa ainda hoje entre as mulheres, que conservam por mais tempo a linguagem arcaica.”

SÓCRATES – Já sabes que no lugar de zygón, jugo, os antigos diziam dyogón.

(…)

SÓCRATES – E zygón não significa nada; já dyogón expressa muito bem a união de dois animais para conduzir algo juntos, toin duoin eneka tes deseos es ten agogen.”

Lýpe, dor, é o nome dado à dissolução, diálysis, que produz no corpo. Anía, tristeza, é o que impede caminhar, iénai. Algedón, pena, parece-me que é uma palavra estrangeira derivada de algeinón, penoso.”

Com respeito a epithymía, paixão, não há dificuldade; pois evidentemente expressa um poder que penetra no coração, epi ton thymon iouse, e thymos, coração, valor, toma seu nome do ardor, thyseos, e da fervura da alma.”

nomeia-se póthos o que se chamava antes hímeros, quando o objeto desejado estava presente. O amor é éros, porque é uma corrente que se insinua, esrei, vindo de fora, que não é própria daquele que a experimenta, e se introduz efetivamente pelos olhos.

A mesma relação que há entre boulé, vontade, e bolé, tiro ou disparo. Boulesthai, querer, significa lançar-se até, o mesmo que bouleuesthai, deliberar. Todas estas palavras, que correspondem à mesma ordem de dóxa, não são mais que expressões diversas da idéia de tiro ou arranque. A palavra negativa aboulía, imprudência, falta de vontade, parece designar a desgraça daquele a quem se lhe frustra um propósito, ou bálontos

HERMÓGENES – (…) Por que se chama ónoma?

SÓCRATES – Sabes o que quer dizer maíesthai?

HERMÓGENES – Sim: indagar.

SÓCRATES – A palavra ónoma me parece o resumo de uma proposição, na qual se afirma que o ser é o objeto, cujo nome é a indagação. Mas isto é mais fácil de compreender pela palavra onomastón, o que se pode nomear. (…) Alétheia, verdade, me parece também uma palavra formada de muitas outras. Parece que quiseram designar, com ela, o divino movimento do ser, e que alétheia significa uma carreira divina, ale theia. Pseûdos, mentira, expressa o contrário do movimento. Nesta palavra encontramos também a reprovação imposta a tudo aquilo que se detém, a tudo o que obriga ao repouso, e este termo representa o estado das gentes que dormem, katheúdousi. (…) Quanto a ón, ser, e ousía, essência, são um tanto análogos ao verdadeiro, se se acrescentar um iota (…) o não-ser, ouk ón ou ouk ión.

HERMÓGENES – Vejo, então, Sócrates, que resolveste com firmeza estas dificuldades! Mas se neste exato instante te interpelassem quanto a estas expressões ión, andando, rhéon, correndo, doûn, ligando, e te perguntassem qual é a propriedade…

(…)

SÓCRATES – Há uma certa tática que já nos salvou antes, e que pode servir o suficiente como resposta.

HERMÓGENES – Que tática?

SÓCRATES – Ora, esqueceste? Dizer que as palavras, cujo sentido não compreendemos, são de origem bárbara!”¹

¹ Já é a terceira vez. Parece que Hermógenes estranhamente não grava uma idéia, que é exposta como inédita mesmo ao ser enunciada repetidamente. A mesma ironia platônica se encontra nas últimas aspas do Crátilo, com o outro interlocutor principal deste discurso.

se nós não tivéssemos nem voz nem língua, e quiséssemos, apesar disso, chamarmos uns aos outros e às coisas, não é certo que recorreríamos, como a gente muda, a sinais de mão, da cabeça e do resto do corpo?”

Me parece que, uma vez imitando-se essas qualidades, tal imitação não teria relação alguma com a arte de nomear. Quem se aproveita disso são os músicos e pintores.”

A própria cor e a voz, não têm, cada uma, sua essência, como todas as demais coisas que merecem o título de <seres>?”

Posto que a imitação da essência tem lugar mediante as sílabas e as letras, não seria mais conveniente distinguir a partir de agora as letras, como fazem os que estudam o ritmo?” “não devíamos, igualmente, fazer distinção, a partir deste momento, entre as vogais, e em seguida as demais sub-espécies de letras, sejam consoantes e mudas (como dizem os gramáticos); sejam intermediárias¹? Não é verdade, ainda, que as próprias vogais possuem subdivisões?”

¹ Distinção que soa estranha ao leitor moderno não-especialista: estamos acostumados com a classificação binária vogal/consoante. Em Lingüística, porém, particularmente no nível sintático e morfológico, nos deparamos com estratificações as mais díspares e complexas. Podemos classificar, na Fonética, os sons de algumas consoantes em oclusivos (as mudas de Platão), outros em nasais, fricativos, aproximantes (o que mais se assemelharia a um híbrido vocal-consonantal), vibrantes, etc.

É dessa forma que os pintores obtêm cores similares ou distintas, usando o púrpura puro ou matizes formados pela mescla dos tons primários, a fim de representar, por exemplo, o tom da carne ou objetos que-tais, guardando-se de representar a realidade infielmente.”

o discurso está para a arte dos nomes, a oratória, etc., como a representação de um ser animado está para a arte do pintar. Ah, deixo-me levar por meras palavras! Todas estas combinações não passam do trabalho hoje indiscernível de várias gerações de nossos antepassados. Quanto a nós, só nos resta adotar um método, e o da divisão é um a considerar. E com isso julgar, por fim, se as palavras, ou originárias ou derivadas, foram bem ou mal-aplicadas.”

A não ser que, pensando como os tragediógrafos, que recorrem recorrentemente a <máquinas> e fazem intervir os deuses, recorramos também, por nossa vez, a artifício análogo, afirmando que foram as divindades que instauraram os primeiros vocábulos da língua – eis a fonte!” “É, pois, evidente que aquele que se considera hábil na interpretação das derivadas deve estar em posição de dar explicações completas e claras sobre as primitivas, ou então limitar-se a nada dizer senão nescidades.”

enganar-se a si mesmo é sem dúvida o pior que pode haver; porque quando o enganador é o mesmo que o enganado, significa que o segue onde quer que ele vá. Imaginas-te algo mais tenebroso? Convém, doravante, retornar sobre o jáconcebido, sem cessar, sobre cada pequena idéia enunciada, esforçando-nos ao máximo, vendo para frente e para trás, abrangendo todas as direções em nosso olhar. Fixemo-nos no que dissemos até aqui.”

SÓCRATES – Diga-me, não te parecem as leis umas piores, outras melhores?

CRÁTILO – Não, Sócrates. Em verdade, todas as leis valem o mesmo, e não pode haver superioridade de umas sobre outras. Isso seria negar todas as leis, pois cada uma contribui com seu naco de perfeição para a harmonia geral e é igualmente imprescindível ao todo.

SÓCRATES – Muito bem! Neste caso, dirias que os nomes são todos iguais em valor ou que há uma hierarquia entre eles?

CRÁTILO – Não há tal hierarquia, como é evidente.

SÓCRATES – Todo nome convém à coisa?

CRÁTILO – Toda coisa nomeada convém ao nome que lhe foi dado.

(…)

CRÁTILO – Creio, assim, Sócrates, que o nome Hermógenes não pertence a nosso amigo, mesmo que as aparências enganem; creio que este nome caiba mais a um indivíduo cuja natureza difira da sua!

SÓCRATES – Dizer que nosso amigo, que está presente, é Hermógenes não seria dizer, pois então, uma mentira? A menos que não se considere impossível dizer que quem não é Hermógenes possa ser chamado de Hermógenes.

CRÁTILO – Desculpa-me, Sócrates, mas me confundiste.

(…)

CRÁTILO – (…) mentir não seria o equivalente a dizer o que não é?

SÓCRATES – Isto é sutil demais para mim nesta idade, caro Crátilo. Responde-me uma coisa só: teu juízo deve ser de que é impossível <não ser veraz>, mas que seja possível <ser veraz equivocadamente>, não é certo?

CRÁTILO – Não, não, Sócrates: tampouco isso.

SÓCRATES – Nem se expressar mal? Ser infeliz ao chamar alguém? Por exemplo, se ao encontrar-te no estrangeiro alguém que nunca te vira antes, te apanhasse pela mão e assim dissesse: <Saúdo-te, estrangeiro ateniense, Hermógenes, filho de Hipônico!¹>; tu mesmo, responde: parecer-te-ia que este homem diz, designa, expressa, interpela, não a ti mesmo, mas a Hermógenes? Ou está falando, na realidade, com ninguém?

CRÁTILO – Parecer-me-ia que não estaria fazendo mais do que articular sons.

SÓCRATES – Já é o bastante para confirmar meu ponto. Articulando sons, mente ou diz a verdade? Ou ambos ao mesmo tempo? Isto só exijo de ti saber.

CRÁTILO – Não me constrange dizer que aí só há ruído e movimento vão, como se esbarrássemos num vaso de metal.

(…)

SÓCRATES – Atenta para o seguinte, Crátilo: a imagem do homem pode comunicar ao homem, a imagem da mulher à mulher e assim por diante?

CRÁTILO – É óbvio que pode.

SÓCRATES – E se raciocinássemos de forma invertida? Pode-se referir à mulher através da imagem do homem e ao homem através da imagem da mulher?

CRÁTILO – Não nego a obviedade também desta afirmação.

SÓCRATES – E estas referências, estão em seu devido lugar, ou metade sim e metade não?

CRÁTILO – Sócrates, só metade delas se refere adequadamente.”

¹ Insiro o nome, embora desconfiado, pois encontro esta informação para pesquisas em Português; já no original, Azcárate menciona um tal Esmicrión.

SÓCRATES – Por Zeus! talvez a arte dos nomes seja como qualquer outra, e existam bons e maus legisladores; pelo menos, essa parece uma conclusão lógica depois de tudo o que acabamos de afirmar, e tu não discordas de mim.”

É preciso que a imagem não reproduza o modelo inteiro, se quiser ser imagem do modelo. Crátilo e a imagem de Crátilo são duas coisas distintas”

SÓCRATES (…) – Não conheces o princípio de que não é necessário que as imagens encerrem literalmente, ponto por ponto, os elementos e uma correspondência completa com as coisas que representam?

CRÁTILO – Sócrates, conheço este princípio.

SÓCRATES – Ah, Crátilo, estaríamos bem melhor se os nomes e as coisas que eles nomeiam se parecessem em absoluto! Tudo se faria duplo no devir, e não seria possível dizer: está é a coisaemsi, e este é apenas seu nome.

CRÁTILO – Seguramente.

SÓCRATES – (…) não exijas, assim, que uma palavra tenha todas as letras necessárias para representar aquilo, cuja imagem já é por excelência; consente que haja letras inúteis nas palavras; e já que começas por permitir letras impertinentes nas palavras, começa também a ser permissivo com palavras soltas em frases; e frases num longo discurso. Por mais que esta letra, esta palavra e até esta frase não sejam afins com as coisas, nem por isso deixarão as coisas de ser bem-nomeadas e enunciadas, desde que o caráter específico da coisa esteja assinalado

(…)

SÓCRATES – (…) assim livramo-nos por exemplo da absurda multa que se aplica em Egina¹, quando se encontra algum passante nas ruas, no que os legisladores chamam, muito vagamente, de muito tarde da noite!

¹ Ilha grega situada a 30km de Atenas.

SÓCRATES – (…) Quando dizemos que o rho¹ guarda relação com a mudança de lugar, o movimento e a rudeza, te parece que temos ou não razão?

CRÁTILO – Parece que tendes razão, Sócrates.

SÓCRATES – E quando dizemos que o lambda se refere ao liso, ao doce, e a qualidades análogas, temos ou não razão?

CRÁTILO – Também tendes.”

¹ Ao mesmo tempo que é uma letra do alfabeto grego (corresponderia ao nosso “r”), vê-se certa conexão etimológica entre rho e os atuais corrida, run, Lauf, marche!

Quanto ao uso, acredita que é algo diferente de um convênio?” “creio que só a utilização fática pode servir de critério para representar a coisa na hora de decidir se cabe ou não cabe usar tal ou qual nome”

SAUSSURE NA ANTIGUIDADE: “Onde a gente encontraria nomes que fossem semelhantes a cada número a fim de aplicá-los adequadamente, no caso de não se chegar a um acordo ou convenção? É sempre inevitável que o cidadão procure palavras que se pareçam com as coisas; mas, de fato, como dizia Hermógenes ainda há pouco, não há que deixar-se levar aos extremos, sendo violentado pelas palavras unicamente para estabelecer essa semelhança; muitas vezes a propriedade de algo só pode ser explicada pela convenção pura e simples.”

SÓCRATES – É evidente que o primeiro que usou nomes os formou segundo a maneira como concebia as coisas. Não é isso que concluímos?

CRÁTILO – Sim.

SÓCRATES – Por conseguinte, existe a possibilidade de esse alguém ter concebido as coisas mal e atribuído os nomes de maneira errada; crês tu que conosco pode acontecer igual? Como evitar isto?”

E se o inventor dos números houver se enganado desde o primeiro, significaria que todos os demais estariam errados, ao terem de forçosamente convir com aquele erro original. O mesmo com uma forma geométrica: se se erra desde o início, ainda que ligeira e imperceptivelmente, tende certeza que em todo o posterior as conseqüências se farão sentir!”

SÓCRATES – me surpreenderia, aliás, se todos os nomes estivessem de acordo com as coisas e fora de conflito com os outros nomes. Consideremos novamente apenas aqueles que já estudamos hoje; dizíamos que os nomes nos representam o mundo em movimento, em mudança e em fluxo perpétuos. (…)

SÓCRATES – (…) Mas revisemos a palavra epistéme. É sem dúvida equívoca; pois creio que a alma se detém sobre as coisas, conforme histesin epi, e não que se arrasta. (…) Bébaion parece significar a imagem de uma base, báseos, ou seja, de um estado estacionário; exatamente o oposto do movimento. <História> expressa o que detém a expansão, histesin ton rhoun. Pistão (tambor, válvula) expressa manifestamente a idéia de deter, histân. Mnéme indica para todos a permanência, moné, na alma, e não o movimento. Se é o que desejas, examinaremos também as palavras hamartía, erro, e xymphorá, acidente: encontraremos nelas uma grande analogia com xynésis, epistéme, e com todas as más palavras que se referem a coisas excelentes. Amathía, ignorância, e akolasía, intemperança, são palavras do mesmo gênero. Uma parece designar a marcha de um ser que anda conforme deus, hama theôi ióntos; a outra, akolasía, a ação de seguir as coisas, akolouthía. (…) Tenho convicção de que (…) o inventor dos nomes quisera expressar, antes de as coisas se moverem e passarem, que elas ficam e permanecem.

CRÁTILO – Mas Sócrates, a maioria mesmo das palavras expressa a primeira opinião.

SÓCRATES – Mas o quê importa, querido Crátilo? Podemos ficar contando nomes como se fosse o número de objetos dum todo, como as cabeças duma assembléia, fazendo todas as propriedades dos objetos nomeados decorrerem desta espécie de cálculo?

CRÁTILO – Não, e nem seria razoável.”

SÓCRATES – Quanto ao primeiro nomeador, cabe perguntar como e mediante que meios (que nomes!) aprendeu e encontrou as coisas, pois que não existiam ainda as primeiras palavras; como concluímos nesta conversação, é simplesmente impossível aprender ou encontrar as coisas sem antes haver aprendido ou encontrado por si mesmo alguns significados de nomes.”

CRÁTILO – Ao que parece, Sócrates, a melhor explicação a fim de sairmos desta imensa dificuldade seria: um poder superior ao do homem concedeu-lhe acesso aos primeiros nomes das coisas; não foram obtidos a princípio por nós mesmos.

SÓCRATES – Hmm, mas Crátilo, quem institui primeiro os nomes, segundo teu parecer, se deus ou demônio, o que presentemente ignoramos, por um acaso quis negar-se a si mesmo ao estipulá-los? Isso, claro, pressupondo que tu concordes com os significados dos nomes que acabamos de destrinchar…

(…)

SÓCRATES – Portanto, Crátilo, é possível aprender as coisas sem o auxílio dos nomes.

CRÁTILO – Me convenceste.”

Tudo aquilo que é inédito, alienígena, alheio, diverso, não pode evidenciar nada senão ineditismo, alienação, estranhamento, contraste; a coisaemsi nunca aparece.”

SÓCRATES – Que método dever-se-ia seguir a fim de se aprender ou descobrir a natureza dos seres? – eis uma questão, quem sabe, superior ao meu alcance, e ao de qualquer outro homem. O importante é reconhecer que não é nos nomes, e sim nas coisas propriamente ditas, que se deve buscar e estudar as coisas.

CRÁTILO – Concordo.

SÓCRATES – Não se trata de examinar se existe de fato um belo aspecto ou um belo isso ou um belo aquilo, já que tudo isto, ao que me parece, se encontra num perpétuo movimento. O que importa é saber se existe uma beleza fixa, eterna, em si.

CRÁTILO – Necessariamente.”

SÓCRATES – Como poderia existir algo, se esse algo nunca aparecesse sob a mesma capa? Se se seguem dois instantes distinguíveis em que vemos um só objeto, já não é. Ou seja, o que éé enquanto está congelado. Já, no extremo oposto, se algo subsistisse sempre sob a mesma capa, como poderia mudar de estado e de lugar, sendo sempre igual a si mesmo e a sua própria essência?”

Mas se, pelo contrário, o que conhece existe; se o que é conhecido existe; se todos estes seres existem; não vejo que relação possam ter todos os objetos que acabamos de nomear com o fluxo e o movimento. Estes objetos são, com efeito, desta natureza [estática], ou são de outra, isto é, como querem os partidários de Heráclito e muitos outros mais? Este ponto não é fácil de decidir. Não é próprio dum homem sensato submeter sua pessoa cegamente, e também a sua alma, ao império das palavras; dar-lhes fé total e incondicional, assim como a seus autores¹; nem afirmar que estes são os únicos a possuir a ciência perfeita, e conceber para si e para as coisas este maravilhoso juízo de que não há nada estável, mas que tudo está em mutação, como a argila úmida… (…) Bem, quiçá seja assim, meu querido Crátilo, quiçá doutra maneira…”

¹ Platão, como sempre, só critica grandes pensadores como Heráclito (ou Parmênides, em outros livros) por intermédio de seus discípulos.

CRÁTILO – Assim farei, Sócrates. É preciso, no entanto, que saibas que eu já pensei bastante sobre esta questão; e que, com tudo bem-pesado e examinado, parece-me que a verdade está do lado de Heráclito.

SÓCRATES – Querido amigo, aguardo-te na volta para que falemos disso outra vez. Agora, como vejo que te apressas ao campo, põe-te em marcha. Hermógenes te acompanhará.”

UM FRAGMENTO DA COMÉDIA HUMANA – Honoré de Balzac (A VENDETA + A PAZ CONJUGAL)

Tradução de William Lagos, L&PM, 2006.

Comentários da edição inseridos após trechos das duas obras de Ivan Pinheiro Machado.

GLOSSÁRIO

ritornelo: “Do italiano ritornello, <estribilho> ou <pequeno retorno>. Passagem musical curta e recorrente no meio de uma composição maior, no caso uma suíte de danças.”

A VENDETA

(*) “O Palácio do Louvre transformou-se em museu em 1791, mas sua construção só foi completada sob Napoleão III.

Mas a fonte da bondade fugidia que caracteriza os parisienses se esgotava de imediato. Tão logo o desconhecido percebia ser objeto da atenção de qualquer transeunte, encarava-o com um ar tão feroz que o desocupado mais corajoso apressava o passo como se tivesse pisado em uma serpente.”

As pessoas que desejam intensamente alguma coisa são quase sempre bem atendidas pelo destino.”

Esse costume da vendeta é um preconceito que ainda vai impedir por muito tempo a aplicação das leis na Córsega”

Se você começar a brandir o punhal por estas bandas, não deverá esperar por qualquer misericórdia. Aqui a lei se destina a proteger todos os cidadãos e ninguém tem o direito de fazer justiça por suas próprias mãos.”

(*) “Os Cem Dias: O período entre o retorno de Napoleão da Ilha de Elba (no Meditarrâneo), em março de 1815, e sua abdicação definitiva a 18 de julho daquele ano, quando foi desterrado para a ilha de Santa Helena, no oceano Atlântico, ao largo da África, onde morreu, em 1821.”

As crianças, as mocinhas e os velhos compartilhavam da febre monárquica que dominava o governo.” “Incapaz de renegar sua fé política, até mesmo disposto a proclamá-la, o velho barão de Piombo permanecera em Paris no meio de seus inimigos. A própria Ginevra de Piombo poderia ser perfeitamente colocada na lista das pessoas suspeitas, porque ela não fazia o menor mistério da tristeza que a Segunda Restauração causava a sua família. Talvez as únicas lágrimas que ela havia derramado em sua vida até então lhe houvessem sido arrancadas pela dupla notícia do cativeiro de Bonaparte no Bellérophon e da prisão de Labédoyère.”

Por mesquinha e insignificante que pudesse parecer hoje em dia a iniciativa de Amélie Thirion, era então uma expressão de ódio perfeitamente natural.”

todos os artistas têm um lugar preferido para seu trabalho.”

O único defeito daquela criatura verdadeiramente poética derivava da própria pujança de uma beleza que se desenvolvera tanto: ela era claramente uma mulher. Até então ela se recusara a casar, por amor a seu pai e sua mãe e porque sentia que sua companhia lhes era necessária em sua velhice. Seu gosto pela pintura havia tomado o lugar das emoções que em geral manifestam as mulheres.”

Não existe nada mais mortificante para um bando de moças maldosas, como de resto para todo o mundo, do que perceber que uma picuinha, um insulto ou um gracejo de mau gosto não fizeram o menor efeito sobre a vítima pretendida, que, muito pelo contrário, mostra a maior indiferença. Segundo parece, o ódio contra um inimigo aumenta quanto mais ele demonstra estar acima de nosso rancor.” “os exemplos que ela dera anteriormente sobre sua natureza vingativa e sua firmeza em cobrar sempre uma retribuição por qualquer ofensa já haviam deixado uma impressão profunda no espírito de suas companheiras.”

girodet endymion

Endimião, como fôra representado na obra-prima de Girodet” (*) “Endimião é um personagem mitológico de grande beleza, um pastor por quem Selene, deusa da Lua, apaixonou-se. Ela o contemplava todas as noites enquanto ele dormia. A deusa conseguiu de Zeus a graça de que o rapaz conservasse eternamente sua beleza, ainda que mergulhado em um sono eterno. Anne-Louis Girodet de Roucy, chamado Girodet-Trioson (1767-1824), foi um pintor neoclássico francês.

nada escapa aos olhos aguçados pelo ódio”

Quando alguém se decide a morrer, o melhor é vender sua cabeça ao carrasco.”

a doce piedade que as mulheres encontram em seus corações pelos desgraçados que não trazem em si nada de ignóbil havia obscurecido no coração de Ginevra qualquer outro tipo de afeição; mas escutar um juramento de vingança, descobrir naquele proscrito uma alma italiana, um devotamento por Napoleão, de fato, uma alma de corso? Isso já era demais, e ela contemplou o jovem oficial com uma emoção cheia de respeito, mas que lhe agitava fortemente o coração.”

O Dio! Che non vorrei vivere dopo averla veduta!”

Ó, Deus!… Quem não quereria viver, depois de tê-la visto?…”

(*) “A frase está redigida em italiano, mas, somente na Córsega, existem 14 dialetos, e dificilmente dois corsos conversariam entre si no toscano da Itália central, que originou o italiano moderno.”

Durante um momento bastante curto, ela pareceu estar sonhando, como se estivesse imersa em um pensamento infinito”

O pobre soldado contou seus sofrimentos durante a derrota de Moscou, a forma como ele descobriu, depois da passagem do rio Berezina(*) e com apenas dezenove anos, ser o único sobrevivente de seu regimento, depois de ter visto morrer todos os seus camaradas de armas, os únicos homens que já haviam demonstrado interesse por um órfão.” (*) “Cenário de uma das maiores catástrofes da retirada de Napoleão da Rússia. A ponte sobre o rio Berezina fôra destruída sem conhecimento dos franceses, mas o passo implacável do Grande Exército forçou batalhões inteiros a se precipitarem nas águas geladas do rio, antes que finalmente conseguissem fazer parar as tropas, cujo avanço os empurrava para a morte sem perceber. A vanguarda inteira, composta por dezenas de milhares de soldados, morreu afogada ou congelada nessa ocasião.”

Nesse mesmo dia, ela ficou sabendo que o nome dele era Luigi.” (*) “Balzac chama o personagem alternadamente de <Luigi> e <Louis>, respectivamente, a forma italiana e francesa do mesmo nome.”

Logo Mlle. Roguin, a filha do porteiro do gabinete do rei, começou a achar que era pouco conveniente freqüentar o ateliê de um pintor cujas opiniões traziam uns respingos de patriotismo ou de <bonapartismo>, coisas que, naquela época, pareciam uma só e, desse modo, ela parou de ir às aulas de Servin.” “Um dia, Mathilde Roguin não apareceu mais; na lição seguinte, faltava outra moça; finalmente, 3 ou 4 garotas, que eram as últimas remanescentes freqüentando as aulas, pararam de ir também. Ginevra e mademoiselle Laure, sua amiga, foram durante 2 ou 3 dias de aulas as únicas habitantes do ateliê, agora deserto.”

Se as paixões somente nascem e crescem sob a influência de causas românticas, jamais tantas circunstâncias concorreram para ligar entre si 2 seres pelos laços do mesmo sentimento. A amizade de Ginevra por Louis e de Louis por ela fez assim maiores progressos em um único mês do que uma amizade normal se desenvolve durante dez anos de encontros em salões de festas. Pois não é a adversidade a pedra de toque que forja o caráter?” “Mais velha que Louis, Ginevra encontrou uma grande doçura em ver-se cortejada por um homem já tão grandioso, que já fôra provado tantas vezes pela sorte, mas que juntava ainda à experiência de um homem a graça de um adolescente. Do seu lado, Louis sentia um prazer indescritível em se deixar aparentemente proteger por uma jovem de 25 anos. Não era isso uma prova de amor a mais? A união da doçura com a ferocidade ou da força com a fraqueza demonstrava em Ginevra uma atração irresistível, a um ponto em que Louis sentiu-se inteiramente subjugado por ela.”

– A vida é longa e nos reencontraremos: as jovens acabam se casando… – disse Ginevra.”

Apesar das delicadas missões financeiras que confiavam à sua discrição, que alcançavam grande sucesso e se mostravam muito lucrativas, ele não possuía mais que 30 mil libras de renda em fundos de valores da bolsa. Se fosse comparadas com as grandes fortunas acumuladas sob o Império, caso se recordasse a liberalidade de Napoleão para aqueles de seus fiéis que sabiam pedir, é fácil perceber que o barão de Piombo era um homem de probidade severa.” “Bartholoméo sempre professou um ódio implacável pelos traidores e que se cercara Napoleão, que acreditava poder-lhes conquistar a fidelidade à força de vitória.” “A partir do retorno dos Bourbons, Bartholoméo deixou de usar a condecoração da Legião de Honra. Nunca outro homem ofereceu tão bela imagem dessas velhos republicanos, amigos incorruptíveis do Império, que permaneceram como destroços vivos dos dois governos mais enérgicos que o mundo já conheceu. Se o barão de Piombo desagradava a alguns dos cortesãos, seus amigos eram Daru, Drouot e Carnot.” (*) “Lazare-Nicolas-Marguerite, conde de Carnot (1753-1823), general e matemático francês.” Não se trata do Carnot da termodinâmica, um pouco mais jovem.

O mobiliário do tempo de Louis XIV era perfeitamente adequado a Bartholoméo e sua esposa, personagens dignos da Antiguidade. Sob o Império e durante os Cem Dias, ao exercer funções muito bem remuneradas, o velho corso mantivera muitos criados, mais com o objetivo de fazer honrar seu cargo do que pelo desejo de brilhar. Sua vida e a vida de sua esposa eram tão frugais e tranqüilas que sua modesta fortuna bastava para atender a suas necessidades. Para os dois, sua filha Ginevra valia mais que todas as riquezas do mundo. Desse modo, em maio de 1814, quando o barão de Piombo deixou seu cargo, demitindo igualmente a maior parte de seus criados e fechando as portas de sua estrebaria, Ginevra, simples e sem luxos, tal como seus pais, não sentiu a menor lástima: a exemplo das grandes almas, ela se revestia do luxo que vinha da força dos sentimentos, do mesmo modo que colocava sua felicidade na solidão e no trabalho. Além disso, esses 3 seres se amavam demais uns aos outros para que as coisas exteriores da existência tivessem qualquer valor a seus olhos. Freqüentemente, sobretudo depois da segunda e assustadora queda de Napoleão, Bartholoméo e sua esposa passavam noites deliciosas escutando Ginevra tocar piano ou cantar. Existia para eles um imenso prazer secreto na presença e na menor palavra da filha; eles a seguiam com os olhos, com uma preocupação cheia de ternura, e escutavam seus passos no pátio, por mais silenciosos que fossem. Do mesmo modo que amantes, eles podiam ficar os 3 em silêncio durante horas inteiras, assim escutando melhor a eloqüência de suas almas do que por meio de palavras. Esse sentimento profundo, que era a própria vida dos dois velhos, animava todos os seus pensamentos. Não eram três existências, mas uma única que, semelhante às chamas da lareira, divisava-se em três labaredas de fogo.”

Ginevra jogava-se inteira em qualquer coisa que lhe desse vontade, era tão vingativa e impulsiva como Bartholoméo havia sido em sua juventude.” “Mas, uma vez que esse aprendizado de vingança só podia ser realizado no interior do lar paterno, Ginevra nunca perdoava nada a seu pai, e era inevitável que ele cedesse perante ela.” “era quando se ameaçavam mutuamente que estavam mais perto de se abraçarem aos beijos.” “Ginevra vivia com seu pai e sua mãe um relacionamento de igualdade, o que sempre é funesto. Para terminar o relato de todas as mudanças que ocorreram a esses 3 personagens depois de sua chegada a Paris, Piombo e sua mulher, gente sem instrução, haviam deixado Ginevra estudar segundo sua própria vontade. Deixada ao léu de seus caprichos de mocinha, ela tinha aprendido um pouco de tudo e deixado de lado um pouco de tudo, retomando e abandonando de novo cada intenção uma após a outra, até que a pintura se transformou em sua paixão dominante; ela teria sido perfeita, caso sua mãe tivesse sido capaz de orientar seus estudos, de elucidar e harmonizar os dons que lhe dera a natureza: seus defeitos provinham da funesta educação que o velho corso sentira prazer em lhe transmitir.

(*) “Sra. Shandy: Mãe de Tristram Shandy, personagem fictício do escritor irlandês Laurence Sterne (1713-1768), cuja obra A vida e as opiniões do cavaleiro Tristram Shandy é citada com freqüência por Balzac.”

– Aqui está ela, Ginevra, Ginevrettina, Ginevrina, Ginevrola, Ginevretta, Ginevra bella!…

– Pai, o senhor está me machucando!…”

Os dois velhos ofereciam naquele momento a imagem exata dessas plantas sofredoras e sequiosas a que um pouco de água devolve a vida após um longo período de seca.

– Vamos jantar, vamos jantar!… – exclamou o Barão, oferecendo a mão larga a Ginevra, que chamou de signora Piombellina(*), um outro sintoma de felicidade a que sua filha respondeu com um sorriso.”

(*) “Senhora Chumbinho, trocadilho feito com o sobrenome Piombo, ou <chumbo>. Em italiano no original.”

Você está agindo mal, minha filha: é muito feio amar outro homem além de seu pai…”

Elisa – acrescentou ele, olhando para a esposa, que permanecera imóvel durante todo o tempo –, nós não temos mais filha: ela quer se casar!…”

Se ele te ama tanto quanto você merece ser amada, então vou me matar; mas se ele não te amar assim, então o apunhalarei!…”

– Vou viver por muito mais tempo que você!… Os filhos que não honram seus pais morrem em seguida!… – gritou seu pai, que havia chegado ao último grau da exasperação.

– Razão de sobra então para que eu me case em seguida e seja feliz, nem que seja por pouco tempo!… – gritou ela.”

– Este Noturno é a duas vozes: falta uma voz masculina!…

Ela era italiana, e não é preciso dizer mais nada.”

Era a segunda vez que o pobre oficial saía de seu esconderijo. As solicitações insistentes que Ginevra fizera ao duque de Feltre, na época ministro da Guerra, tinham sido coroadas de pleno sucesso. Louis acabara de ser reintegrado no exército, embora seu nome fosse incluído na relação dos oficiais da Reserva.” “Este homem tão corajoso em face da adversidade, tão bravo no campo de batalha, tremia só de pensar em sua entrada no salão dos Piombo.”

– Mas você está pálido!

– Ah, Ginevra! Pois minha vida inteira não depende disso?…”

– A semelhança do cavalheiro com Nina Porta é impressionante. Você não acha que o cavalheiro traz todos os traços fisionômicos dos Porta?

– Nada de mais natural – respondeu o jovem, sobre quem os olhos chamejantes do velho se fixaram. – Nina era minha irmã…

– Então você é Luigi Porta?… – indagou o velho.

– Sim.”

A EURÍDICE MODERNA: “Luigi Porta, estupefato, olhou para Ginevra, que ficou tão branca como uma estátua de mármore, mantendo os olhos fixos na porta por onde seu pai e sua mãe tinham desaparecido.”

– Meu pai – respondeu ela – nunca me falou de nossa deplorável história, e eu era pequena demais quando saímos da Córsega para saber como foi.

– Nós estaríamos em vendeta, então? – indagou Luigi, tremendo.

– Sim, é verdade. Perguntando a minha mãe, fiquei sabendo que os Porta tinham matado meus irmãos e queimado nossa casa. Em vingança, meu pai massacrou toda a sua família. Como foi que você conseguiu sobreviver? Meu pai pensou que o havia amarrado firmemente às colunas de uma cama, antes de pôr fogo à casa…”

– Vá embora, vá embora, Luigi – gritou Ginevra. – Não, não é possível, tenho de ir com você. Enquanto permanecer dentro da casa de meu pai, não terá nada a temer; mas assim que sair, tenha o maior cuidado!… Você vai sair de um perigo para cair noutro!… Meu pai tem dois empregados corsos e, se não for ele mesmo a ameaçar sua vida, então será um dos dois.”

Horror ao alimento é um dos sintomas que demonstram as grandes crises da alma.”

– Terá de escolher entre ele e nós. Nossa vendeta é parte de nós mesmos. Quem não ajuda em minha vingança, não faz parte de minha família.”

– …tenho um punhal e não sinto o menor temor da justiça dos homens. Nós, os corsos, só damos explicações a Deus.

– Pois eu sou Ginevra di Piombo e declaro que, dentro de 6 meses, serei esposa de Luigi Porta. O senhor não passa de um tirano, meu pai – acrescentou ela, calmamente, depois de uma pausa assustadora.”

Na verdade, o velho sentia-se cruelmente ressentido por aquela ofensa tácita, colhendo naquele instante um dos frutos amargos que a educação dada por ele mesmo à filha produzira. O respeito é uma barreira que protege tanto um pai ou mãe quanto seus filhos, evitando àqueles as tristezas e a estes os remorsos.”

Ceará, a Córsega Tropical

Não era difícil, nem mesmo para ela, adivinhar que jamais poderia gozar inteiramente de uma felicidade que causava tristeza a seus pais. Todavia, tanto em Bartholoméo como em sua filha, todas as irresoluções causadas pela bondade natural de suas almas eram logo afastadas pela ferocidade herdada do rancor particular dos corsos. Sua cólera mútua dava coragem à raiva sentida pelo outro e ambos fechavam os olhos para o futuro. Talvez ambos ainda se iludissem de que um dos dois acabaria por ceder.

Acostumados a fingir um grande interesse pelas pessoas com quem falam, os escrivães acabam por colar ao rosto uma espécie de careta, uma máscara que colocam e retiram como seu pallium(*) oficial.” (*) “Espécie de manto usado pelos magistrados.”

o instrumento público torna nula a resistência paterna… por meio de seu registro… além de que… conforme consta dos requisitos da lei civil… afirma-se que todo homem sensato… após expressar uma última exprobração a seu descendente… deve conceder-lhe liberdade para…”

Uma transformação extraordinária ocorrera na fisionomia de Bartholoméo: todas as suas rugas se haviam aprofundado, o que lhe dava um ar de crueldade indefinível, enquanto ele lançava sobre o notário o olhar de um tigre a ponto de dar o bote.”

– Existem ainda na França leis que destroem o poder paterno? – indagou o corso.”

Nada é mais horrível que o firme controle e o raciocínio legalmente exato dos notários públicos em meio às cenas apaixonadas em que eles estão acostumados a intervir.”

– Fuja, então!… – disse ele. – A mulher de Luigi Porta não poderá mais ser uma Piombo. (…) Minha Ginevra Piombo está enterrada aqui – gritou com voz profunda, apertando o peito à altura do coração.”

A alegria só se pode manifestar plenamente entre pessoas que se sentem iguais. O acaso determinou então que tudo fosse sombrio e grave ao redor dos noivos. Nada refletia a felicidade deles. Nem a igreja, nem a Prefeitura em que se localizava o cartório ficavam muito distantes do hotel. Os dois corsos, seguidos pelas 4 testemunhas que eram exigidas por lei, decidiram ir a pé, em uma simplicidade que despojou de qualquer pompa aquela grande cena da vida social.” “ali estavam, sozinhos no meio da multidão, tal como seria durante a vida que tinham pela frente.” “De um lado, a ostentação grosseira do prazer; do outro, o silêncio delicado das almas felizes: a terra e o céu.”

o mundo lhe reclamava a ausência de seus pais. Era como se a maldição paterna a perseguisse.”

O ódio entre os Porta e o Piombo e suas terríveis paixões foram escritos em uma página do registro de estado civil, assim como, sobre a lápide de um túmulo, são gravadas em poucas linhas os anais de um povo inteiro, muitas vezes em uma única palavra: Robespierre ou Napoleão.”

Os dois jovens corsos, cuja aliança continha toda a poesia atribuída tão genialmente a Romeu e Julieta, atravessaram duas alas de parentes alegres que não somente não tinham o menor interesse por eles, como já quase se impacientavam pelo atraso que lhes impunha aquele casamento aparentemente tão triste. Quando a jovem chegou ao pátio da subprefeitura e enxergou o céu, um suspiro de alívio escapou de seu seio.”

– Por que as pessoas se intrometem entre nós?”

(*) “Na época, os subprefeitos de cada arrondissement de Paris acumulavam as funções de juiz de paz.”

– Estamos começando a vida nos arruinando – disse ela, meio alegre, meio entristecida.

– Lá isso é verdade! Todos os meus soldos atrasados estão investidos aqui – respondeu Luigi. – Vendi o direito de cobrar os atrasados a um homem muito honesto, chamado Gigonnet¹.

– Mas por quê? – retorquiu ela, em um tom de reprovação em que se percebia uma satisfação secreta. – Você acha que eu seria menos feliz num sótão? Seja como for – continuou –, tudo isso é muito bonito e o melhor é que tudo é nosso…”

¹ Este personagem se encontra em outros livros da Comédia humana.

Pois o amor não é como o mar que, visto superficialmente ou às pressas, é acusado de monotonia pelas almas vulgares, enquanto certos entes privilegiados podem passar a vida inteira a admirá-lo, nele encontrando sem cessar fenômenos encantadores em perene mudança?”

Nunca a jovem artista havia pintado algo tão notável como esse auto-retrato.”

Ele também lutava contra concorrentes: o preço pago pelas cópias de escrituras tinha baixado a tal ponto que não lhe sobrava dinheiro para empregar quaisquer auxiliares e sentia-se obrigado a gastar muito mais tempo em seu labor para receber as mesmas somas de antes. Sua mulher tinha completado muitos quadros que não eram destituídos de mérito; mas naquela estação, os comerciantes quase nem compravam as obras de artistas que já gozavam de boa reputação; Ginevra passou a oferecê-los a preço vil e nem assim conseguia vender.”

No momento em que Ginevra se sentia a ponto de chorar por ver o sofrimento de Luigi, ela engolia as lágrimas e o recobria de carinhos. Do mesmo modo, era nos momentos em que Luigi sentia a mais negra desolação dentro de seu peito que expressava o mais terno amor a Ginevra. Eles buscavam uma compensação para seus males na exaltação de seus sentimentos, enquanto suas palavras, suas alegrias, suas brincadeiras se impregnavam de uma espécie de frenesi.”

A majestade da noite é realmente contagiosa, ela se impõe, ela nos inspira; existe alguma coisa muito poderosa na idéia de que, enquanto todos dormem, eu permaneço acordada.”

Luigi teve de tomar dinheiro emprestado para pagar as despesas do parto de Ginevra.”

Luigi a abraçou com um desses beijos desesperados que os amigos trocavam em 1793(*)” (*) “Em 1793, teve início o período do Terror da Revolução Francesa, que, com muitas execuções, durou até 1794, na tentativa de pôr fim à instabilidade política e assegurar a República.”

Minha morte é natural, eu sofria demais; além disso, uma felicidade tão grande como a que nós tivemos deveria ter um preço… Sim, meu Luigi, console-se… Fui tão feliz com você que, se eu recomeçasse a viver, aceitaria outra vez nosso destino. Mas eu sou uma mãe malvada: lastimo muito mais perder você do que perder o nosso filho… Meu filho…”

A PAZ CONJUGAL

Era como se uma embriaguez geral tivesse assumido o controle desse império que durou pouco mais de um dia. Todos os comandantes militares, sem exceção de seu chefe supremo, tinham-se transformado em novos-ricos e agiam como tal, gozando os tesouros conquistados por 1 milhão de homens que usavam simples divisas de lã e que se davam por satisfeitos ao serem recompensados com algumas fitas de lã vermelha.”

nessa época, tanto homens como mulheres se atiravam ao prazer com um abandono que parecia anunciar o fim do mundo. É preciso reconhecer que havia uma outra razão para essa libertinagem. A paixão das mulheres pelos militares se havia tornado uma espécie de frenesi e estava tão de acordo com os desejos do próprio imperador que este seria a última pessoa do mundo a tentar impedi-la.”

Assim, os corações tornaram-se tão errantes quanto os regimentos. Uma mulher tornava-se sucessivamente amante, esposa, mãe e viúva entre 5 relatórios de combate do Grande Exército. Seria a perspectiva de uma rápida viuvez, a de uma boa pensão ou a esperança de usar um sobrenome lembrado pela História que tornavam os militares tão sedutores?”

Nunca na história foram lançados tantos fogos de artifício, jamais os diamantes alcançaram tanto valor.” “Talvez fosse a necessidade de transformar os despojos de guerra na forma mais fácil de transportar que deu tanto valor a essas bugigangas entre os integrantes do exército.”

Murat, um homem de atitudes e temperamentos parecidos aos dos orientais, dava o exemplo de um tal luxo, que seria absurdo entre os militares modernos.”

Napoleão teria cumprido sua palavra, se não tivesse ocorrido uma cena desagradável entre ele e Joséphine naquela mesma noite, cena que anunciou o próximo divórcio desses augustos esposos.” (*) “Marie-Josèphe-Rose Tascher de La Pagerie (conhecida como Joséphine, 1763-1814), viscondessa viúva de Beauharnais, que foi guilhotinado em 1794. Em 1796, casou-se com Napoleão, 6 anos mais novo. Ele é quem decide mudar o nome da mulher para Joséphine, e logo após o casamento Napoleão é nomeado comandante da campanha militar na Itália. A vida do casal era conturbada, em parte devido às infidelidades da mulher. Joséphine tinha dois filhos do primeiro casamento, e Napoleão achava que a falta de prole do casal devia-se à sua própria esterilidade, até um dia em que uma camareira da imperatriz deu à luz um filho dele. Então ele se divorciou dela em 1809, com o intuito de formar uma dinastia, mas deixou que ela conservasse o título de imperatriz. Ela morre de pneumonia.”

As mulheres que tinham confiança suficiente na sedução de sua beleza vinham principalmente para experimentar a extensão de seus poderes. Ali, como aliás em toda parte, o prazer era apenas uma máscara.”

– Talvez seja uma viúva cujo marido está jogando bouilotte(*)! – replicou o belo couraceiro.

– É mesmo, agora que a paz foi assinada, muitas mulheres só ficam viúvas desse jeito! – respondeu Martial.”

(*) “Jogo de cartas derivado do pôquer inglês jogado entre 4 e 7 parceiros, embora o mais comum fossem 5.”

Veja só o vigor e a maciez da pele! As narinas mostram tanta juventude como as de uma colegial…”

– …Por que razão uma pessoa tão jovem estaria chorando?

– Ora, meu amigo, as mulheres choram por tão pouco… – disse o coronel.”

Ah, também!… Você está que nem uma panela de leite: vai ferver agora com a menor elevação da temperatura?…”

O senhor não é muito melhor em diplomacia do que eu, se primeiro imagina que essa garota é uma princesa alemã e, logo no instante seguinte, começa a sugerir que não passa de uma dama de companhia…”

Pouco me importa, que diferença faz se ela está nos olhando? Eu sou como o imperador: quando faço minhas conquistas, eu as conservo…”

E você ainda tem a pretensão de se portar como um verdadeiro Lovelace” (*) “Robert Lovelace é um personagem criado por Samuel Richardson (1689-1761) em seu romance Clarissa Harlowe e é citado freqüentemente por Balzac como um sedutor, embora seu nome tenha desaparecido da imaginação popular em favor de Don Juan ou de Casanova.”

– Escute, Martial – recomeçou o coronel-general. – Se você ficar rodopiando ao redor de minha jovem desconhecida, eu vou tentar conquistar madame de Vaudrémont…

– Pois então experimente, meu caro couraceiro, tenho certeza de que não obterá o menor sucesso com ela!… – disse o jovem desembargador”

– …fique sabendo que me desafiar assim é o mesmo que colocar um banquete em frente a Tântalo, porque você sabe muito bem que ele vai devorar tudo o que puder…

– Fffsssss!…”

Conforme a moda da época, era obrigatório que um homem usasse calças de casimira branca que lhe chegavam aos joelhos, completadas por meias de seda. Essa elegante vestimenta chamava a atenção para o físico perfeito de Montcornet, na época cm 35 anos, que atraía todos os olhares por sua elevada estatura, conforme era exigido para todos os couraceiros da Guarda Imperial, cujo belo uniforme realçava ainda mais seu aspecto, ainda jovem, embora tivesse engordado um pouco por andar sempre a cavalo.”

O coronel-general sorriu ao encarar o desembargador, que era um de seus melhores amigos desde o tempo em que haviam freqüentado a escola juntos”

essa eloqüência de salão e essa elegância de maneiras que substitui tão facilmente as qualidades mais duradouras, mas menos visíveis, que são demonstradas pelos homens de verdadeiro valor. Ainda que cheio de juventude e de vivacidade, seu rosto já apresentava o brilho imóvel de um busto de estanho cromado, uma das qualidades indispensáveis aos diplomatas, que lhes permite ocultar todas as suas emoções e disfarçar seus sentimentos, se é que essa impassibilidade já não anuncia neles a ausência de toda emoção e a morte dos sentimentos.” “escondia suas ambições sob a máscara de vaidade de um conquistador bem-sucedido e disfarçava seu talento sob uma aparência de mediocridade, depois de ter percebido claramente a rapidez com que avançavam na carreira justamente aquelas pessoas que faziam menos sombra a seus superiores.”

A maioria das perguntas e respostas desse tipo de conversação leve, característica dos bailes de então, era mais ou menos soprada no ouvido do vizinho por ambos os interlocutores. Não obstante, as girândolas e os archotes que enfeitavam a lareira derramavam uma luz tão clara sobre os dois amigos que seus rostos fortemente iluminados não tinham conseguido esconder, apesar de toda a sua discrição diplomática, a expressão imperceptível de seus sentimentos nem à esperta condessa, nem à cândida desconhecida. Tal habilidade de decifrar os pensamentos talvez seja para os ociosos um dos melhores prazeres que eles encontram na vida em sociedade, enquanto tantos tolos a ela atraídos pela influência das opiniões alheias ficam se aborrecendo durante a festa inteira, sem terem a coragem de confessar seu tédio nem mesmo a si próprios…

Madame de Vaudrémont nunca cometia o erro social de permanecer em uma festa a partir do momento em que as hastes das flores que a enfeitavam poderiam ser vistas meio penduradas, em que os cachos de seu cabelo começariam a se soltar, os enfeites a ficarem amarrotados e, acima de tudo, em que seu rosto começaria a se parecer com o das outras mulheres, a quem o sono começa a convocar imperiosamente, que se esforçam para resistir-lhe um pouco, mas que não conseguem enganá-lo por muito tempo.”

O oficial guardava na manga uma porção de frases irrelevantes, que podiam ser concluídas por um gancho do tipo; <e a senhora, madame, o que acha?>, que já lhe havia sido bastante útil no passado.”

Esta alegria, esta música, estes rostos estúpidos que riem sem motivo estão me assassinando…”

Em todas as festas existem algumas damas, semelhantes a madame de Lansac, iguais a velhos marujos parados à beira do cais, contemplando os jovens marinheiros em luta contra as tempestades.”

As almas que vivem muito e passam rapidamente de uma emoção a outra não sofrem menos que aquelas que se consomem em um único amor.”

A simpatia de madame de Vaudrémont por Martial tinha todos os motivos para crescer e frutificar no futuro, do mesmo modo que sua paixão anterior por Soulanges era um afeto sem esperança, envenenado desde o começo pelos remorsos que aquele sentia.”

o barão logo se entregou aos cálculos mesquinhos que costumam passar pela cabeça dos homens que têm habitualmente sorte com as mulheres: oscilava entre conservar a fortuna que estava ao alcance de sua mão e a satisfação de um capricho.”

Cometer erros aos 22 anos é a mesma coisa que rasgar o vestido que se pretende usar amanhã, vale dizer, comprometer o próprio futuro. Acredite, minha querida, quando aprendemos a maneira mais adequada de usar os trajes que melhor irão favorecer nosso futuro, em geral já é tarde demais.”

Você está pensando em casar-se com esse Martial, que não é nem bobo o suficiente para ser um bom marido, nem está apaixonado o bastante para tornar-se um bom amante… Ele tem dívidas, minha querida, é o tipo de homem capaz de devorar sua fortuna; mas isso não seria nada, caso ele fosse capaz de lhe trazer felicidade. Mas não vê como ele parece velho demais perto de você? No passado, esse homem deve ter sido consumido por muitas doenças e agora só lhe sobrou um restinho de energia. Daqui a 3 anos, vai estar fisicamente acabado. Talvez então se torne mais ambicioso, e é até mesmo possível que obtenha sucesso. (…) Afinal de contas, quem é ele? Não passa de um intrigante da côrte, que pode possuir grande domínio sobre as manobras sociais e até saber conversar muito bem, mas é pretensioso demais para que venha a desenvolver um verdadeiro talento. (…) Não consegue ler na sua testa que ele não vê em você uma mulher jovem e bonita, mas os 2 milhões de francos que você possui? Ele não a ama, minha querida, ele a avalia como se pretendesse fazer um bom negócio. (…) Uma viúva não deve considerar um 2º casamento como uma garotinha apaixonada. Por acaso já viu uma ratazana cair 2x na mesma armadilha? Não, minha cara, um novo contrato matrimonial deve ser para você como um investimento financeiro (…) recomendo encarecidamente que não se dê ao prazer de perturbar a paz conjugal, de destruir a união das famílias, de atrapalhar a felicidade das mulheres bem-casadas. No passado, eu representei muitas vezes este papel perigoso (…) Ai, meu Deus, só pelo prazer de aumentar a minha auto-estima, tantas vezes destruí a felicidade de algumas pobres criaturas virtuosas!… Porque existem, minha querida, realmente existem mulheres virtuosas, cujo ódio mortal é tão fácil de obter!… Um pouco tarde demais, aprendi que, para usar a expressão do duque de Alba, um salmão vale mais do que 1000 sapos!… (…) Antigamente, minha filha, a gente podia até levar um ator para o quarto, mas nunca se convidava essa gente para uma festa!… (…) Veja lá: aquela é minha jovem sobrinha-neta, a condessa de Soulanges, que finalmente aceitou meus freqüentes convites e consentiu em deixar o quarto de sofrimentos em que permanecia até hoje e no qual a visão de seu filhinho lhe trazia um consolo muito débil.”

O duplo quadro que apresentavam a esposa lacrimosa e o marido melancólico e sombrio, separados um do outro no meio da festa, tais como as duas metades do tronco de uma árvore que tivesse sido partida por um raio, despertou no coração da condessa algo que se assemelhava a uma profecia. Cresceu em seu peito o terror das vinganças que a aguardavam no futuro. Seu coração não se havia ainda pervertido o suficiente para que a sensibilidade e a indulgência fossem dele totalmente banidas”

Pode acreditar, minha filha, mulher alguma gosta de receber de volta o coração de seu marido das mãos de outra mulher. Ficará cem vezes mais feliz se acreditar que foi ela mesma quem o reconquistou.”

se o coronel se zangar só porque eu dancei com a esposa dele, depois de ter suportado estòicamente que eu tenha tirado dele a senhora…”

Nessa época, a moda era que as mulheres erguessem a cintura de seus vestidos para colocá-la justamente abaixo dos seios, à imitação das estátuas gregas, um estilo impiedoso para qualquer mulher cujo busto apresentasse o menor defeito.”

Para muitos homens, a dança em sociedade é uma maneira de ser; eles pensam que, ao exibir as habilidades de seu corpo, conseguem influenciar o coração das mulheres com muito mais eficiência que ao tentar seduzi-las pelo espírito.”

Quando as novas regras da contradança, que tinham sido inventadas pelo dançarino Trénis e que receberam por isso o nome de trenita, colocaram Martial frente a frente com o coronel, aquele murmurou sorridente:

– Ganhei seu cavalo…

– Pode ser, mas perdeu 80 mil libras de renda – replicou-lhe o coronel, indicando com a cabeça a sra. de Vaudrémont.

– E que me importa isso?… – sussurrou de volta Martial. – Madame de Soulanges vale milhões…”

Os homens não podiam compreender a sorte que tivera o pequeno desembargador, em cujo aspecto físico aparentemente insignificante não percebiam nada de encantador.”

(*) “Todos os alimentos eram servidos juntos e colocados à disposição dos convidados, com os pratos empilhados de antemão sobre a mesa ou sobre as mesinhas laterais, os buffets, de onde surgiu a expressão atual, <bufê> ou <bifê>.”

– Precisamente – respondeu ela, com um largo sorriso. – Mas meu marido me roubou esse anel, deu para ela, ela o deu de presente a você, ele viajou e agora voltou para mim, foi só isso. Talvez agora este anel me diga umas quantas coisas que ignoro e me ensinará o segredo de agradar sempre a todos… Cavalheiro – continuou ela –, se ele já não fosse meu, tenha certeza de que eu não teria corrido o risco de pagar tão caro por ele, porque, segundo dizem, qualquer jovem corre perigo ao lado do senhor… Olhe só!… – acrescentou, enquanto fazia saltar uma mola e mostrava um pequeno esconderijo por baixo da pedra – Os cabelos do sr. conde de Soulanges [peruca] ainda estão aqui dentro…

Ela saiu pelos salões com tal rapidez que parecia inútil querer alcançá-la. Além disso, Martial tinha ficado tão confuso e humilhado que não sentia a menor disposição para tentar a aventura.”

fôra com incrível repugnância que ela havia consentido no plano arquitetado por sua tia, a duquesa de Lansac, e, naquele momento, tinha grande receio de haver cometido um erro. O baile enchera de tristeza sua alma cândida. Inicialmente, horrorizara-se com o ar sombrio e sofredor do conde de Soulanges, depois se apavorara ainda mais ao ver a beleza de sua rival, ao passo que a visão da sociedade corrupta que a rodeava lhe havia partido o coração. (…) estremeceu mais de uma vez ao pensar como o dever das mulheres que desejam conservar a paz conjugal as obriga a ocultar no fundo do coração, sem proferir uma só queixa, angústias tão profundas como as que sentira.

– Hortense, o que é que você tem no dedo que me machucou tanto os lábios? – perguntou ele, ao mesmo tempo em que ria baixinho.

– Ora, é o meu diamante, que você disse ter perdido e que agora eu achei.”

Julho de 1829”

COMENTÁRIOS DA EDIÇÃO

A) SOBRE O LEGADO DA COMÉDIA HUMANA

A Comédia Humana é o título geral que dá unidade à obra máxima de Honoré de Balzac e é composta de 89 romances, novelas e histórias curtas.(*) Este enorme painel do séc. XIX foi ordenado pelo autor em 3 partes: Estudos de costumes, Estudos analíticos e Estudos filosóficos.”

(*) “A idéia de Balzac era que A comédia humana tivesse 137 títulos, segundo seu Catálogo do que conterá A comédia humana, de 1845. Deixou de fora, de sua autoria, apenas Les cent contes drolatiques, vários ensaios e artigos, além de muitas peças ficcionais sob pseudônimo e esboços que não foram concluídos.”

Trata-se de um monumental conjunto de histórias, considerado de forma unânime uma das mais importantes realizações da literatura mundial em todos os tempos. Cerca de 2,5 mil personagens se movimentam pelos vários livros de A comédia humana, ora como protagonistas, ora como coadjuvantes. Genial observador do seu tempo, Balzac soube como ninguém captar o <espírito> do séc. XIX. A França, os franceses e a Restauração têm nele um pintor magnífico e preciso.”

Clássicos absolutos da literatura mundial como Ilusões perdidas, Eugénie Grandet, O lírio do vale, O pai Goriot, Ferragus, Beatriz, A vendeta, Um episódio do terror, A pele de onagro, Mulher de trinta anos, A fisiologia do casamento, entre tantos outros, combinam-se com dezenas de histórias nem tão célebres, mas nem por isso menos deliciosas ou reveladoras. Tido como o inventor do romance moderno, Balzac deu tal dimensão aos seus personagens que já no séc. XIX mereceu do crítico literário e historiador francês Hippolyte Taine a seguinte observação: <Como William Shakespeare, Balzac é o maior repositório de documentos que possuímos sobre a natureza humana>.

Balzac nasceu em Tours em 20 de maio de 1799. Com 19 anos convenceu sua família – de modestos recursos – a sustentá-lo em Paris na tentativa de tornar-se um grande escritor. Obcecado pela idéia da glória literária e da fortuna, foi para a capital francesa em busca de periódicos e editoras que se dispusessem a publicar suas histórias – num momento em que Paris se preparava para a época de ouro do romance-folhetim, fervilhando em meio à proliferação de jornais e revistas. Consciente da necessidade do aprendizado e da sua própria falta de experiência e técnica, começou publicando sob pseudônimos exóticos, como Lord R’hoone e Horace de Saint-Aubin. Escrevia histórias de aventuras, romances policialescos, açucarados, folhetins baratos, qualquer coisa que lhe desse o sustento. Obstinado com seu futuro, evitava usar o seu verdadeiro nome para dar autoria a obras que considerava (e de fato eram) menores. Em 1829, lançou o primeiro livro a ostentar seu nome na capa – A Bretanha em 1800 –, um romance histórico em que tentava seguir o estilo de Sir Walter Scott (1771-1832), o grande romancista escocês autor de romances históricos clássicos, como Ivanhoé.“seus delírios de gradeza levaram-no a bolar negócios que vão desde gráficas e revistas até minas de prata. Mas fracassa como homem de negócios. Falido e endividado, reage criando obras-primas para pagar seus credores numa destrutiva jornada de trabalho de até 18h diárias.”

Saudai-me, pois estou seriamente na iminência de tornar-me um gênio.”

Aos 47 anos, massacrado pelo trabalho, pela péssima alimentação e pelo tormento das dívidas que não o abandonaram pela vida inteira, ainda que com projetos e esboços para pelo menos mais 20 romances, já não escrevia mais.”

A imensidão de um projeto que abarca a um só tempo a história e a crítica social, a análise de seus males e a discussão de seus princípios, autoriza-me, creio, a dar a minha obra o título que ela tem hoje: A comédia humana. É ambicioso? É o que, uma vez terminada a obra, o público decidirá.”

B) SOBRE A VENDETA

Publicada pela 1ª vez em abril de 1830, Vendetta abria a seleção de romances que faziam parte do primeiro volume de Cenas da vida privada, no qual Balzac iniciava seu estudo de costumes que desembocaria na monumental A comédia humana, título que ele concebeu dez anos depois, em 1840, e que unificaria toda a sua obra anterior e futura.”

LES LIAISONS DANGEREUSES – Laclos

GLOSSÁRIO

calembour: jeu de mots

in fiocchi: vestida para a ocasião

lansquenet: jogo de cartas inventado no século XVI (carrega o nome da família inventora)

macédoine: “Quelques personnes ignorent peut−être qu’une m. est un assemblage de plusieurs jeux de hasard, parmi lesquels chaque Coupeur a droit de choisir lorsque c’est à lui à tenir la main. C’est une des inventions du siècle.”

* * *

“Je dois prévenir aussi que j’ai supprimé ou changé tous les noms des personnes dont il est question dans ces Lettres; et que si dans le nombre de ceux que je leur ai substitués, il s’en trouvait qui appartinssent à quelqu’un, ce serait seulement une erreur de ma part et dont il ne faudrait tirer aucune conséquence.”

“On y trouvera aussi la preuve et l’exemple de deux vérités importantes qu’on pourrait croire méconnues, en voyant combien peu elles sont pratiquées: l’une, que toute femme qui consente à recevoir dans sa société un homme sans moeurs, finit par en devenir la victime; l’autre, que toute mère est au moins imprudente, qui souffre qu’un autre qu’elle ait la confiance de sa fille. Les jeunes gens de l’un et de l’autre sexe pourraient encore y apprendre que l’amitié que les personnes de mauvaises moeurs paraissent leur accorder si facilement n’est jamais qu’un piège dangereux, et aussi fatal à leur bonheur qu’à leur vertu. Cependant l’abus, toujours si près du bien, me paraît ici trop à craindre; et, loin de conseiller cette lecture à la jeunesse, il me paraît très important d’éloigner d’elle toutes celles de ce genre. L’époque où celle−ci peut cesser d’être dangereuse et devenir utile me paraît avoir été très bien saisie, pour son sexe, par une bonne mère qui non seulement a de l’esprit, mais qui a du bon esprit. «Je croirais», me disait−elle, après avoir lu le manuscrit de cette Correspondance, «rendre un vrai service à ma fille, en lui donnant ce Livre le jour de son mariage.»”

* * *

“Les prétendus esprits forts ne s’intéresseront point à une femme dévote, que par cela même ils regarderont comme une femmelette [mariquinha], tandis que les dévots se fâcheront de voir succomber la vertu, et se plaindront que la Religion se montre avec trop peu de puissance.”

Para responder a todos talvez seja melhor não responder a ninguém.

“je t’écris à un Secrétaire très joli, dont on m’a remis la clef, et où je peux renfermer tout ce que je veux.” Cecile Volanges

“Paris, ce 3 août 17**”

“(Ces mots roué [pícaro, astuto] et rouerie [picardia, astúcia], dont heureusement la bonne compagnie commence à se défaire, étaient fort en usage à l’époque où ces Lettres ont été écrites)”

“En effet, je gagerais que, malgré les 60.000 livres de rente de la petite Volanges, il n’aurait jamais fait ce mariage, si elle eût été brune, ou si elle n’eût pas été au Couvent. Prouvons−lui donc qu’il n’est qu’un sot: il le sera sans doute un jour” Marquise de Merteuil, a vilã da estória

“elle est vraiment jolie; cela n’a que 15 ans, c’est le bouton de rose; gauche, à la vérité, comme on ne l’est point, et nullement maniérée: mais, vous autres hommes, vous ne craignez pas cela; de plus, un certain regard langoureux qui promet beaucoup en vérité: ajoutez−y que je vous la recommande; vous n’avez plus qu’à me remercier et m’obéir.”

“il doit être bien difficile de ne pas rougir quand un homme vous regarde fixement.” C.V.

Ce qui m’inquiétait le plus était de ne pas savoir ce qu’on pensait sur mon compte. Je crois avoir entendu pourtant deux ou trois fois le mot de jolie: mais j’ai entendu bien distinctement celui de gauche; et il faut que cela soit bien vrai, car la femme qui le disait est parente et amie de ma mère; elle paraît même avoir pris tout de suite de l’amitié pour moi. C’est la seule personne qui m’ait un peu parlé dans la soirée.”

Je t’assure que le monde n’est pas aussi amusant que nous l’imaginions.”

“Você faria adorarem o despotismo.”

“si ce Dieu−là nous jugeait sur nos Oeuvres, vous seriez un jour la Patronne de quelque grande ville, tandis que votre ami serait au plus un Saint de village.” Vicomte de Valmont

“Que me proposez−vous? de séduire une jeune fille qui n’a rien vu, ne connaît rien; qui, pour ainsi dire, me serait livrée sans défense; qu’un premier hommage ne manquera pas d’enivrer et que la curiosité mènera peut−être plus vite que l’Amour. Vingt autres peuvent y réussir comme moi.”

Et si de l’obtenir je n’emporte le prix, J’aurai du moins l’honneur de l’avoir entrepris.

On peut citer de mauvais vers, quand ils sont d’un grand Poète (La Fontaine).”

“Une messe chaque jour, quelques visites aux Pauvres du canton, des prières du matin et du soir, des promenades solitaires, de pieux entretiens avec ma vieille tante, et quelquefois un triste Wisk, devaient être ses seules distractions. Je lui en prépare de plus efficaces.”

“Vous, avoir la Présidente Tourvel! mais quel ridicule caprice! Je reconnais bien là votre mauvaise tête qui ne sait désirer que ce qu’elle croit ne pas pouvoir obtenir.

“Estar com uma puritana? digo de boa fé: reservadas ao seio mesmo do prazer, elas não vos oferecem mais do que semi-gozos.”

“quando uma mulher fica atrofiada desse jeito, se a deve abandonar a sua própria sorte; não passará jamais de um exemplar da espécie.”

“Ele me chamaria de pérfida, e essa palavra pérfida sempre me agradou; é, depois de cruel, a mais doce aos ouvidos de uma mulher, e é menos sacrificante obtê-la.”

“Ne savez−vous pas que la seule volupté a le droit de détacher le bandeau de l’Amour?” Valmont

Non, sans doute, elle n’a point, comme nos femmes coquettes, ce regard menteur qui séduit quelquefois et nous trompe toujours. Elle ne sait pas couvrir le vide d’une phrase par un sourire étudié; et quoiqu’elle ait les plus belles dents du monde, elle ne rit que de ce qui l’amuse. Mais il faut voir comme, dans les folâtres jeux [jogos de conquista, paqueras com os olhos, flertes pelo olhar], elle offre l’image d’une gaieté naïve et franche!”

“Elle est prude et dévote, et de là vous la jugez froide et inanimée?”

As crentes crêem que o abismo as engole

Ah, que divino esse abismo

Me absorva toda, salive em cada poro

Me chupe e me cuspa,

Meu espírito

Salvador

Potente!

Oh!

As crentes têm medo de cair no abismo

De sucumbir às tentações

Palpitações

Constantes

Que revelariam um temperamento

Inconstante

As crentes têm medo da mancha

Tudo que elas abominam é o buraco

preto, fundo

Tudo que elas querem é fechar os buracos

Preencher tudo para que não entre nada

Tudo que a devota quer

é que toda a carne pecadora escave com um hediondo esforço

Violento ato

sem consentimento

Rompa-me pelas minhas frestas morais

Me corrija

Com a vara e o chicote da supremacia

Com ternura, no entanto

Infeste

Meu negro

Meu buraco

Meu proibido pomar

De onde nascem todos os males

Não vá

mais devagar

Por mais que eu peça!

Ai, que coceira!

Meninas não mentem

E apesar do meu peito crescido

Sou uma menininha…

Hm, gostaria de elevá-la tanto quanto os Dez Mandamentos

elevam a alma do Hebreu Casto

Que comigo ela fornique

para se esquecer do mal que é

Fornicar

“Madame de Tourvel me devolveu as charmosas ilusões da juventude.”

Cuidado para ao tentar me converter

você não me tentar no lugar

e aí vai me ter

Eu vou rezar pra que tudo dê certo pra você

eu vou rezar pra me foder

“J’étudie beaucoup mon chant et ma harpe; il me semble que je les aime mieux depuis que je n’ai plus de Maîtres, ou plutôt c’est que j’en ai un meilleur. M. le Chevalier Danceny, ce Monsieur dont je t’ai parlé, et avec qui j’ai chanté chez Madame de Merteuil, a la complaisance de venir ici tous les jours, et de chanter avec moi des heures entières. Il est extrêmement aimable. Il chante comme un Ange, et compose de très jolis airs dont il fait aussi les paroles. C’est bien dommage qu’il soit Chevalier de Malte! Il me semble que s’il se mariait, sa femme serait bien heureuse. Il a une douceur charmante. Il n’a jamais l’air de faire un compliment, et pourtant tout ce qu’il dit flatte. Il me reprend sans cesse, tant sur la musique que sur autre chose: mais il mêle à ses critiques tant d’intérêt et de gaieté, qu’il est impossible de ne pas lui en savoir gré. Seulement quand il vous regarde, il a l’air de vous dire quelque chose d’obligeant. (…) Lui et Madame de Merteuil sont les deux seules personnes que je trouve aimables.

O mal dos jovens de ‘oi’ dia é que eles estudam demais, e não o contrário, como os entendidos dirão na televisão. Seus miolos fritam como boas omeletes numa frigideira nova e besuntada. Até o humo sobe no ar e todos sentem no recinto.

* * *

A devota se comunica com a ninfa

São vasos comunicantes

Bolsas, canais

Oquidão

Onde era para haver carne e volume

Sim, é verdade que muitos têm vento na cabeça

De tantos hormônios,

Mas as mulheres têm sem dúvida vento no sexo

“Vous me parlez de sa rare candeur: oh! oui; la candeur de Valmont doit être en effet très rare.” <RÉ:> de Madame de Volanges, a mãe da ninfa da estória

“jamais depuis sa plus grande jeunesse, il n’a fait un pas ou dit une parole sans avoir un projet, et jamais il n’eut un projet qui ne fût malhonnête ou criminel.”

“Le Comte de Gercourt, que nous attendions d’un jour à l’autre, me mande que son Régiment passe en Corse; et comme il y a encore des mouvements de guerre, il lui sera impossible de s’absenter avant l’hiver.”

pour qu’elle finisse par se donner, le vrai moyen est de commencer par la prendre. Que cette

ridicule distinction est bien un vrai déraisonnement de l’Amour! (…) Dites−moi donc, amant langoureux, ces femmes que vous avez eues, croyez−vous les avoir violées? Mais, quelque envie qu’on ait de se donner, quelque pressée que l’on en soit, encore faut−il un prétexte; et y en a−t−il de plus commode pour nous, que celui qui nous donne l’air de céder à la force?”

“nos deux passions favorites, la gloire de la défense et le plaisir de la défaite.”

“Il ne faut se permettre d’excès qu’avec les gens qu’on veut quitter bientôt. Il ne sait pas cela, lui; mais, pour son bonheur, je le sais pour deux.”

“Jamais il n’oblige à cette réserve, dans laquelle toute femme qui se respecte est forcée de se tenir aujourd’hui, pour contenir les hommes qui l’entourent.” La Presidente de Tourvel

celui qui est capable d’une amitié aussi suivie pour une femme aussi estimable, n’est pas un libertin sans retour.”

Je crois que la Mère Perpétue a raison, et qu’on devient coquette dès qu’on est dans le monde.” Cecile

Madame de Merteuil, par exemple, je vois bien que tous les hommes la trouvent plus Jolie que moi: cela ne me fâche pas beaucoup, parce qu’elle m’aime bien; et puis elle assure que le Chevalier Danceny me trouve plus jolie qu’elle. C’est bien honnête à elle de me l’avoir dit! elle avait même l’air d’en être bien aise.”

Que me parlez−vous d’éternelle rupture? J’abjure ce serment, prononcé dans le délire: nous n’aurions pas été dignes de le faire, si nous eussions dû le garder. Ah! que je puisse un jour me venger dans vos bras, du dépit involontaire que m’a causé le bonheur du Chevalier!” Valmont

“Vous le croyez dans vos chaînes! C’est bien vous qui êtes dans les siennes. Il dort tranquillement, tandis que vous veillez pour ses plaisirs. Que ferait de plus son esclave?”

“ma belle amie, tant que vous vous partagez entre plusieurs, je n’ai pas la moindre jalousie: je ne vois alors dans vos Amants que les successeurs d’Alexandre, incapables de conserver entre eux tous cet empire où je régnais seul. Mais que vous vous donniez entièrement à un d’eux! qu’il existe un autre homme aussi heureux que moi!”

“Aussitôt que vous aurez eu votre belle Dévote, que vous pourrez m’en fournir une preuve, venez, et je suis à vous. Mais vous n’ignorez pas que dans les affaires importantes, on ne reçoit de preuves que par écrit. Par cet arrangement, d’une part, je deviendrai une récompense au lieu d’être une consolation; et cette idée me plaît davantage: de l’autre votre succès en sera plus piquant, en devenant lui−même un moyen d’infidélité. Venez donc, venez au plus tôt m’apporter le gage de votre triomphe” Merteuil

“J’ai été étonné du plaisir qu’on éprouve en faisant le bien; et je serais tenté de croire que ce que nous appelons les gens vertueux n’ont pas tant de mérite qu’on se plaît à nous le dire. Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé juste de payer à ces pauvres gens le plaisir qu’ils venaient de me faire.” Valmont

“M. de Valmont n’est peut−être qu’un exemple de plus du danger des liaisons.” Presidente de Tourvel

“mais qui pourrait arrêter une femme qui fait, sans s’en douter, l’éloge de ce qu’elle aime?” Valmont

“obscurité douce, qui enhardit l’Amour timide.” “doce nevoeiro e turbidez, que fortalecem o amor tímido.”

“J’y gagnai de plus de considérer à loisir cette charmante figure, embellie encore par l’attrait puissant des larmes. Ma tête s’échauffait, et j’étais si peu maître de moi, que je fus tenté de profiter de ce moment.” lágrimas de bucetilo

De …, ce 21 août 17**, 4 heures du matin.”

Madame de Rosemonde [titia pudica] m’engagea à lui tâter le pouls, en vantant beaucoup mes connaissances en médecine. Ma Belle eut donc le double chagrin d’être obligée de me livrer son bras, et de sentir que son petit mensonge allait être découvert.”

“Jamais, je le sens, je ne retrouverai le bonheur que je perds aujourd’hui; vous seule étiez faite

pour mon coeur; avec quel plaisir je ferais le serment de ne vivre que pour vous.” Chevalier Danceny

“elle exige seulement que je lui fasse voir toutes mes Lettres et toutes celles du Chevalier Danceny, afin d’être sûre que je ne dirai que ce qu’il faudra; ainsi, à présent, me voilà tranquille. Mon Dieu, que je l’aime Madame de Merteuil! elle est si bonne! et c’est une femme bien respectable.” Ceci-ilha n’est pas une dévote

“Madame de Merteuil m’a dit aussi qu’elle me prêterait des Livres qui parlaient de tout cela, et qui m’apprendraient bien à me conduire, et aussi à mieux écrire que je ne fais: car, vois−tu, elle me dit tous mes défauts, ce qui est une preuve qu’elle m’aime bien; elle m’a recommandé seulement de ne rien dire à Maman de ces Livres−là parce que çà aurait l’air de trouver qu’elle a trop négligé mon éducation, et ça pourrait la fâcher. Oh! je ne lui en dirai rien.

C’est pourtant bien extraordinaire qu’une femme qui ne m’est presque pas parente prenne plus de soin de moi que ma mère! c’est bien heureux pour moi de l’avoir connue!”

“à présent que vous savez que je vous aime, j’espère que vous resterez avec moi le plus que vous pourrez; car je ne suis contente que lorsque je suis avec vous, et je voudrais bien que vous fussiez tout de même.”

Le scélérat a ses vertus, comme l’honnête homme a ses faiblesses.” Madame de Volanges

Quand il ne serait, comme vous le dites, qu’un exemple du danger des liaisons, en serait−il moins lui−même une liaison dangereuse? Vous le supposez susceptible d’un retour heureux? allons plus loin; supposons ce miracle arrivé. Ne resterait−il pas contre lui l’opinion publique, et ne suffit−elle pas pour régler votre conduite? Dieu seul peut absoudre au moment du repentir; il lit dans les coeurs: mais les hommes ne peuvent juger les pensées que par les actions; et nul d’entre eux, après avoir perdu l’estime des autres, n’a droit de se plaindre de la méfiance nécessaire, qui rend cette perte si difficile à réparer.”

“Sans doute, je reçois M. de Valmont, et il est reçu partout; c’est une inconséquence de plus à ajouter à mille autres qui gouvernent la société. Vous savez, comme moi, qu’on passe sa vie à les remarquer, à s’en plaindre et à s’y livrer. M. de Valmont, avec un beau nom, une grande fortune, beaucoup de qualités aimables, a reconnu de bonne heure que pour avoir l’empire dans la société, il suffisait de manier, avec une égale adresse, la louange et le ridicule. Nul ne possède comme lui ce double talent: il séduit avec l’un, et se fait craindre avec l’autre. On ne l’estime pas; mais on le flatte. Telle est son existence au milieu d’un monde qui, plus prudent que courageux, aime mieux le ménager que le combattre.

une occasion manquée se retrouve, tandis qu’on ne revient jamais d’une démarche précipitée.” Merteuil

Quand vos belles phrases produiraient l’ivresse de l’Amour, vous flattez−vous qu’elle soit assez longue pour que la réflexion n’ait pas le temps d’en empêcher l’aveu?” “Cette marche peut réussir avec des enfants, qui, quand ils écrivent «je vous aime», ne savent pas qu’ils disent «je me rends».”

C’est le défaut des Romans; l’Auteur se bat les flancs pour s’échauffer, et le Lecteur reste froid. Héloïse est le seul qu’on en puisse excepter; et malgré le talent de l’Auteur, cette observation m’a toujours fait croire que le fond en était vrai. Il n’en est pas de même en parlant. L’habitude de travailler son organe y donne de la sensibilité; la facilité des larmes y ajoute encore: l’expression du désir se confond dans les yeux avec celle de la tendresse; enfin le discours moins suivi amène plus aisément cet air de trouble et de désordre, qui est la véritable éloquence de l’Amour; et surtout la présence de l’objet aimé empêche la réflexion et nous fait désirer d’être vaincues.

sans la longueur de sa Lettre, et le prétexte qu’elle vous donne pour rentrer en matière dans sa phrase de reconnaissance, elle ne se serait pas du tout trahie.”

“S’il était moins tard, je vous parlerais de la petite Volanges qui avance assez vite et dont je suis fort contente. Je crois que j’aurai fini avant vous, et vous devez en être bien heureux.”

Pour aller vite en amour, il vaut mieux parler qu’écrire” Valmont

“Si vous voulez être au courant de ma correspondance, il faut vous accoutumer à déchiffrer mes minutes: car pour rien au monde, je ne dévorerais l’ennui de les recopier.”

On ne condamne point un coupable sans lui dire son crime, sans lui nommer ses accusateurs.”

Je lui ai permis d’écrire et de dire j’aime; et le jour même, sans qu’elle s’en doutât, je lui ai ménagé un tête−à−tête avec son Danceny. Mais figurez−vous qu’il est si sot encore, qu’il n’en a seulement pas obtenu un baiser. Ce garçon−là fait pourtant de fort jolis vers! Mon Dieu! que ces gens d’esprit sont bêtes! celui−ci l’est au point qu’il m’en embarrasse” Merteuil

“C’est M. le Comte de Gercourt que je dois épouser, et ce doit être au mois d’Octobre. Il est riche, il est homme de qualité, il est Colonel du régiment de […]. Jusque−là tout va fort bien. Mais d’abord il est vieux: figure−toi qu’il a au moins 36 ans! et puis, Madame de Merteuil dit qu’il est triste et sévère, et qu’elle craint que je ne sois pas heureuse avec lui. J’ai même bien vu qu’elle en était sûre, et qu’elle ne voulait pas me le dire, pour ne pas m’affliger. Elle ne m’a presque entretenue toute la soirée que des devoirs des femmes envers leurs maris. Elle convient que M. de Gercourt n’est pas aimable du tout, et elle dit pourtant qu’il faudra que je l’aime. Ne m’a−t−elle pas dit aussi qu’une fois mariée, je ne devais plus aimer le Chevalier Danceny? comme si c’était possible! Oh! je t’assure bien que je l’aimerai toujours. Vois−tu, j’aimerais mieux, plutôt, ne pas me marier. (…) Si je n’avais pas peur de rentrer au Couvent, je dirais bien à Maman que je ne veux pas de ce mari−là; mais ce serait encore pis. Je suis bien embarrassée. Je sens que je n’ai jamais tant aimé M. Danceny qu’à présent; et quand je songe qu’il ne me reste plus qu’un mois à être comme je suis, les larmes me viennent aux yeux tout de suite; je n’ai de consolation que dans l’amitié de Madame de Merteuil; elle a si bon coeur! elle partage tous mes chagrins comme moi−même; et puis ele est si aimable que, quand je suis avec elle, je n’y songe presque plus. D’ailleurs elle m’est bien utile; car le peu que je sais, c’est elle qui me l’a appris: et elle est si bonne, que je lui dis tout ce que je pense, sans être honteuse du tout. Quand elle trouve que ce n’est pas bien, elle me gronde quelquefois; mais c’est tout doucement, et puis je l’embrasse de tout mon coeur, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus fâchée.”

(On continue à supprimer les Lettres de Cécile Volanges et du Chevalier Danceny, qui sont peu intéressantes et n’annoncent aucun événement)”

“l’autorité illusoire que nous avons l’air de laisser prendre aux femmes est un des pièges qu’elles évitent le plus difficilement.”

A autoridade ilusória que nós deixamos as fêmeas se darem é uma armadilha de que elas só a muito custo conseguem se desbaratar.

on écrit des volumes et l’on explique mal ce qu’un quart d’heure de conversation suffit pour faire bien entendre.” “quoique dévote, elle est peu charitable”

quelle femme pourrait avouer être en correspondance avec vous? et quelle femme honnête peut se déterminer à faire ce qu’elle sent qu’elle serait obligée de cacher?”

j’ai dévoilé un double mystère d’amour et d’iniquité: je jouirai de l’un, je me vengerai de l’autre; je volerai de plaisirs en plaisirs.”

“coucher avec une fille, ce n’est que lui faire faire ce qui lui plaît: de là à lui faire faire ce que nous voulons, il y a souvent bien loin.”

Transar com uma mulher não é nada senão atender suas vontades: daí a fazê-la atender as nossas vai uma grande diferença.

“Ah! sans doute il faut séduire sa fille: mais ce n’est pas assez, il faut la perdre; et puisque l’âge de cette maudite femme la met à l’abri de mes coups, il faut la frapper dans l’objet de ses affections.” “Elle veut donc que je revienne à Paris! elle m’y force! soit, j’y retournerai, mais elle gémira de mon retour. Je suis fâché que Danceny soit le héros de cette aventure, il a un fond d’honnêteté qui nous gênera: cependant il est amoureux, et je le vois souvent; on pourra peut−être en tirer parti.”

“Cette complaisance de ma part est le prix de celle qu’elle vient d’avoir, de me servir de pupitre [escrivaninha] pour écrire à ma belle Dévote, à qui j’ai trouvé plaisant d’envoyer une Lettre écrite du lit et presque d’entre les bras d’une fille, interrompue même pour une infidélité complète, et dans laquelle je lui rends un compte exact de ma situation et de ma conduite. Emilie, qui a lu l’Epître, en a ri comme une folle, et j’espère que vous en rirez aussi.

“C’est après une nuit orageuse, et pendant laquelle je n’ai pas fermé l’oeil; c’est après avoir été sans cesse ou dans l’agitation d’une ardeur dévorante, ou dans l’entier anéantissement de toutes les facultés de mon âme, que je viens chercher auprès de vous, Madame, un calme dont j’ai besoin, et dont pourtant je n’espère pas jouir encore. En effet, la situation où je suis en vous écrivant me fait connaître plus que jamais la puissance irrésistible de l’Amour; j’ai peine à conserver assez d’empire sur moi pour mettre quelque ordre dans mes idées; et déjà je prévois que je ne finirai pas cette Lettre sans être obligé de l’interrompre. Quoi! ne puis−je donc espérer que vous partagerez quelque jour le trouble que j’éprouve en ce moment? J’ose croire cependant que, si vous le connaissiez bien, vous n’y seriez pas entièrement insensible. Croyez−moi, Madame, la froide tranquillité, le sommeil de l’âme, image de la mort, ne mènent point au bonheur; les passions actives peuvent seules y conduire; et malgré les tourments que vous me faites éprouver, je crois pouvoir assurer sans crainte, que, dans ce moment, je suis plus heureux que vous. En vain m’accablez−vous de vos rigueurs désolantes, elles ne m’empêchent point de m’abandonner entièrement à l’Amour et d’oublier, dans le délire qu’il me cause, le désespoir auquel vous me livrez. C’est ainsi que je veux me venger de l’exil auquel vous me condamnez. Jamais je n’eus tant de plaisir en vous écrivant; jamais je ne ressentis, dans cette occupation, une émotion si douce et cependant si vive. Tout semble augmenter mes transports: l’air que je respire est plein de volupté; la table même sur laquelle je vous écris, consacrée pour la première fois à cet usage, devient pour moi l’autel sacré de l’Amour; combien elle va s’embellir à mes yeux! j’aurai tracé sur elle le serment de vous aimer toujours! Pardonnez, je vous en supplie, au désordre de mes sens. Je devrais peut−être m’abandonner moins à des transports que vous ne partagez pas: il faut vous quitter un moment pour dissiper une ivresse qui s’augmente à chaque instant, et qui devient plus forte que moi.

Si je me retrace encore les plaisirs de l’Amour, c’est pour sentir plus vivement le regret d’en être privé. Je ne me vois de ressource que dans votre indulgence, et je sens trop, dans ce moment, combien j’en ai besoin pour espérer de l’obtenir. Cependant, jamais mon amour ne fut plus respectueux, jamais il ne dut moins vous offenser; il est tel, j’ose le dire, que la vertu la plus sévère ne devrait pas le craindre: mais je crains moi−même de vous entretenir plus longtemps de la peine que j’éprouve. Assuré que l’objet qui la cause ne la partage pas, il ne faut pas au moins abuser de ses bontés; et ce serait le faire, que d’employer plus de temps à vous retracer cette douloureuse image.”

“Vous−même, chez qui l’habitude de ce délire dangereux doit en diminuer l’effet, n’êtes−vous pas cependant obligé de convenir qu’il devient souvent plus fort que vous, et n’êtes−vous pas le premier à vous plaindre du trouble involontaire qu’il vous cause? Quel ravage effrayant ne ferait−il donc pas sur un Coeur neuf et sensible, qui ajouterait encore à son empire par la grandeur des sacrifices qu’il serait obligé de lui faire?”

“Je n’ai pas la vanité qu’on reproche à mon sexe; j’ai encore moins cette fausse modestie qui n’est qu’un raffinement de l’orgueil”

“Vous me traitez avec autant de légèreté que si j’étais votre Maîtresse.”

il ne faut pas fâcher les vieilles femmes; ce sont elles qui font la réputation des jeunes.”

“La petite fille a été à confesse; elle a tout dit, comme un enfant; et depuis, elle est tourmentée à un tel point de la peur du diable, qu’elle veut rompre absolument. Elle m’a raconté tous ses petits scrupules, avec une vivacité qui m’apprenait assez combien sa tête était montée. Elle m’a montré sa Lettre de rupture, qui est une vraie capucinade [moralismo oco]. Elle a babillé une heure avec moi, sans me dire un mot qui ait le sens commun. Mais elle ne m’en a pas moins embarrassée”

Tourmentée par le désir de s’occuper de son Amant, et par la crainte de se damner en s’en occupant, ele a imaginé de prier Dieu de le lui faire oublier; et comme elle renouvelle cette prière à chaque instant du jour, elle trouve le moyen d’y penser sans cesse.”

“la vraie façon de vaincre les scrupules est de ne laisser rien à perdre à ceux qui en ont.”

“Il serait honteux que nous ne fissions pas ce que nous voulons de deux enfants. Si nous y trouvons plus de peine que nous ne l’avions cru d’abord, songeons, pour animer notre zèle, vous, qu’il s’agit de la fille de Madame de Volanges, et moi, qu’elle doit devenir la femme de Gercourt.”

“Je ne connais personne si bête en amour, et je me reproche de plus en plus les bontés que nous avons pour lui. Savez−vous que j’ai pensé être compromise par rapport à lui! et que ce soit en pure perte! Oh! je m’en vengerai, je le promets.

Elle est vraiment aimable, cette chère petite! Elle méritait un autre Amant; elle aura au moins une bonne amie, car je m’attache sincèrement à elle. Je lui ai promis de la former et je crois que je lui tiendrai parole. Je me suis souvent aperçue du besoin d’avoir une femme dans ma confidence, et j’aimerais mieux celle−là qu’une autre”

“Nos amusements, nos rires, tout cela, vois−tu, ce ne sont que des jeux d’enfants; il n’en reste rien après qu’ils sont passés. Mais l’Amour, ah! l’Amour! un mot, un regard, seulement de le savoir là, eh bien! c’est le bonheur. Quand je vois Danceny, je ne désire plus rien; quand je ne le vois pas, je ne désire que lui. C’est comme un tourment, et ce tourment−là fait un plaisir inexprimable.”

“Je crois même que quand une fois on a de l’Amour, cela se répand jusque sur l’amitié. Celle que j’ai pour toi n’a pourtant pas changé; c’est toujours comme au Couvent: mais ce que je te dis, je l’éprouve avec Madame de Merteuil. Il me semble que je l’aime plus comme Danceny que comme toi, et quelquefois je voudrais qu’elle fût lui. Cela vient peut−être de ce que ce n’est pas une amitié d’enfant comme la nôtre; ou bien de ce que je les vois si souvent ensemble, ce qui fait que je me trompe. Enfin, ce qu’il y a de vrai, c’est qu’à eux deux, ils me rendent bien heureuse”

“Cessez donc, je vous en conjure, cessez de vouloir troubler un coeur à qui la tranquillité est si nécessaire; ne me forcez pas à regretter de vous avoir connu.”

“Comme vous traitez les femmes que vous avez séduites! avec quel mépris vous en parlez! Je veux croire que quelques−unes le méritent: mais toutes sont−elles donc si méprisables? Ah! sans doute, puisqu’elles ont trahi leurs devoirs pour se livrer à un amour criminel. De ce moment, elles ont tout perdu, jusqu’à l’estime de celui à qui elles ont tout sacrifié. Ce supplice est juste, mais l’idée seule en fait frémir.”

“Je lui ai tant dit que l’Amour honnête était le bien suprême, qu’un sentiment valait mieux que dix intrigues, que j’étais moi−même, dans ce moment, amoureux et timide”

Un Sage a dit que pour dissiper ses craintes il suffisait presque toujours d’en approfondir la cause.”

Les complaintes amoureuses ne sont bonnes à entendre qu’en récitatifs obligés, ou en grandes ariettes. Instruisez−moi donc de ce qui est et de ce que je dois faire; ou bien je déserte, pour éviter l’ennui que je prévois.”

“Après avoir abusé, Monsieur, de la confiance d’une mère et de l’innocence d’un enfant, vous ne serez pas surpris, sans doute, de ne plus être reçu dans une maison où vous n’avez répondu aux preuves de l’amitié la plus sincère, que par l’oubli de tous les procédés. Je préfère de vous prier de ne plus venir chez moi, à donner des ordres à ma porte, qui nous compromettraient tous également, par les remarques que les Valets ne manqueraient pas de faire.” Madame de Volanges

“L’événement qui le lui a fait écrire est mon ouvrage, et c’est, je crois, mon chef−d’oeuvre. Je n’ai pas perdu mon temps depuis votre dernière lettre, et j’ai dit comme l’Architecte Athénien: «Ce qu’il a dit, je le ferai.»” Merteuil

“J’allai le soir même chez Madame de Volanges, et, suivant mon projet, je lui fis confidence que je me croyais sûre qu’il existait entre sa fille et Danceny une liaison dangereuse. Cette femme, si clairvoyante contre vous, était aveuglée au point qu’elle me répondit d’abord qu’à coup sûr je me trompais”

“N’est−il pas plaisant, en effet, de consoler pour et contre, et d’être le seul agent de deux intérêts directement contraires? Me voilà comme la Divinité; recevant les voeux opposés des aveugles mortels, et ne changeant rien à mes décrets immuables. J’ai quitté pourtant ce rôle auguste, pour prendre celui d’Ange consolateur”

“en rentrant chez la mère, je l’ai décidée à éloigner sa fille pour quelque temps, à la mener à la Campagne. Et où? Le coeur ne vous bat pas de joie? Chez votre tante, chez la vieille Rosemonde. Elle doit l’en prévenir aujourd’hui: ainsi vous voilà autorisé à aller retrouver votre Dévote qui n’aura plus à vous objecter le scandale du tête−à−tête”

“Jugez du moment où il faudra réunir les Acteurs. La Campagne offre mille moyens”

Non, Madame, je ne serai point votre ami; je vous aimerai de l’amour le plus tendre, et même le plus ardent, quoique le plus respectueux. Vous pourrez le désespérer, mais non l’anéantir.” Valmont

Elle veut que je sois son ami. Mais moi, qui aime les méthodes nouvelles et difficiles, je ne prétends pas l’en tenir quitte à si bon marché; et assurément je n’aurai pas pris tant de peine auprès d’elle, pour terminer par une séduction ordinaire.”

“sans déraisonnement, point de tendresse; et c’est, je crois, par cette raison que les femmes nous sont si supérieures dans les Lettres d’Amour.”

“si j’ai le talent de perdre les femmes, je n’ai pas moins, quand je veux, celui de les sauver.”

QUADRILÁTERO AMOROSO: “Ce jour−là même, c’est−à−dire hier, Vressac, qui, comme vous pouvez croire, cajole le Vicomte, chassait avec lui, malgré son peu de goût pour la chasse, et comptait bien se consoler la nuit, entre les bras de la femme, de l’ennui que le mari lui causait tout le jour: mais moi, je jugeai qu’il aurait besoin de repos, et je m’occupai des moyens de décider sa Maîtresse à lui laisser le temps d’en prendre.” “Elle me dit que logée entre son mari et son Amant elle avait trouvé plus prudent d’aller chez Vressac, que de le recevoir dans son appartement; et que, puisque je logeais vis−à−vis d’elle, elle croyait plus sûr aussi de venir chez moi; qu’elle s’y rendrait aussitôt que sa Femme de chambre l’aurait laissée seule; que je n’avais qu’à tenir ma porte entrouverte, et l’attendre.”

“pouvais−je souffrir qu’une femme fût perdue pour moi, sans l’être par moi?”

“sans moi, vous seriez heureuse et tranquille. Me pardonnez−vous? dites! ah! dites que vous me pardonnez; dites−moi aussi que vous m’aimez, que vous m’aimerez toujours. J’ai besoin que vous me le répétiez. Ce n’est pas que j’en doute: mais il me semble que plus on en est sûr, et plus il est doux de se l’entendre dire. Vous m’aimez, n’est−ce pas ? oui, vous m’aimez de toute votre âme. Je n’oublie pas que c’est la dernière parole que je vous ai entendue prononcer.”

“je végète depuis si longtemps! il y a plus de six semaines que je ne me suis pas permis une gaieté. Celle−là se présente; puis−je me la refuser? le sujet n’en vaut−il pas la peine? en est−il de plus agréable, dans quelque sens que vous preniez ce mot?” Merteuil

L’amour, la haine, vous n’avez qu’à choisir, tout couche sous le même toit; et vous pouvez, doublant, votre existence, caresser d’une main et frapper de l’autre.”

Il est bien facile de s’entendre avec lui, car il a un regard qui dit tout ce qu’il veut. Je ne sais pas comment il fait: il me disait dans le billet dont je t’ai parlé qu’il n’aurait pas l’air de s’occuper de moi devant Maman: en effet, on dirait toujours qu’il n’y songe pas; et pourtant toutes les fois que je cherche ses yeux, je suis sûre de les rencontrer tout de suite.” Cecile

“Or, vous savez assez que femme qui consent à parler d’amour, finit bientôt par en prendre, ou au moins par se conduire comme si elle en avait.” Valmont

“puis−je deviner les mille caprices qui gouvernent la tête d’une femme, et par qui seuls vous tenez encore à votre sexe?”

são os que mais sabem nadar que morrem afogados.”

Vous savez comme moi que, pour l’effet public, avoir un homme ou recevoir ses soins, est absolument la même chose, à moins que cet homme ne soit un sot; et Prévan ne l’est pas, à beaucoup près.” Você sabe, como eu sei, que, no tocante à alta sociedade, consumar relações com um homem ou receber suas atenções são absolutamente sinônimos, a menos que esse homem seja um completo idiota; e esse Prévan não é nem um pouco bobo.

“Je ne me crois pas plus bête qu’un autre; des moyens de déshonorer une femme, j’en ai trouvé cent, j’en ai trouvé mille: mais quand je me suis occupé de chercher comment elle pourrait s’en sauver, je n’en ai jamais vu la possibilité. Vous−même, ma belle amie, dont la conduite est un chef−d’oeuvre, cent fois j’ai cru vous voir plus de bonheur que de bien joué.” Não me considero mais ingênuo que a média; meios de desonrar uma mulher, ah, conheço-os aos montes, conheço-os aos milhares: mas quando penso num meio de preservar sua reputação, não consigo pensar em nenhum. Você mesma, minha querida, cuja conduta é uma verdadeira obra-prima, por várias vezes vi se safar mais pela sorte que pelo talento da jogada.

“no mundo só há duas coisas: mulheres a ganhar e mulheres a perder; na maioria das vezes, trata-se em verdade duma coisa só.”

Unir o agradável ao mais agradável. O inútil ou desnecessário!

V DE VELOZ AMARGURA #recanto

Vingança começa com “v” de velocidade. E amor com “a” de anestesia, tamanha a lentidão, na comparação.

“Vou comer a novinha, mas não conseguirei devassar a beata!”

“Je considérai quelque temps cette figure angélique; puis, parcourant toute sa personne je m’amusais à deviner les contours et les formes à travers un vêtement léger, mais toujours importun.”

“Peu à peu nos yeux, accoutumés à se rencontrer, se fixèrent plus longtemps; enfin ils ne se quittèrent plus, et j’aperçus dans les siens cette douce langueur, signal heureux de l’amour et du désir; mais ce ne fut qu’un moment; et bientôt revenue à elle−même, elle changea, non sans quelque honte, son maintien et son regard.”

“C’est enfin après vous avoir parlé avec une sincérité que l’intérêt même de cet amour n’a pu affaiblir, que vous me fuyez aujourd’hui comme un séducteur dangereux, dont vous auriez reconnu la perfidie.”

“Il sentit facilement que faire un choix entre elles, c’était se perdre; que la fausse honte de se trouver la première infidèle effaroucherait la préférée; que la vanité blessée des deux autres les rendrait ennemies du nouvel Amant, et qu’elles ne manqueraient pas de déployer contre lui la sévérité des grands príncipes; enfin, que la jalousie ramènerait à coup sûr les soins d’un rival qui pouvait être encore à craindre. Tout fût devenu obstacle; tout devenait facile dans son triple projet; chaque femme était indulgente, parce qu’elle y était intéressée, chaque homme, parce qu’il croyait ne pas l’être.” “Des trois maris, l’un était absent, l’autre partait le lendemain au point du jour, le troisième était à la Ville.”

on a toujours assez vécu, quand on a eu le temps d’acquérir l’amour des femmes et l’estime des hommes.”

“Quand je me lève, je me dis; «Je ne la verrai pas.» Je me couche en disant: «Je ne l’ai point vue.» Partout je trouve le malheur.”

“Quant à la prudence, à la finesse, je ne parle pas de moi: mais quelle femme n’en aurait pas plus que vous? Eh! votre Présidente vous mène comme un enfant.

Croyez−moi, Vicomte, on acquiert rarement les qualités dont on peut se passer. Combattant sans risque, vous devez agir sans précaution. Pour vous autres hommes, les défaites ne sont que des succès de moins. Dans cette partie si inégale, notre fortune est de ne pas perdre, et votre malheur de ne pas gagner. Quand je vous accorderais autant de talents qu’à nous, de combien encore ne devrions−nous pas vous surpasser, par la nécessité où nous sommes d’en faire un continuel usage!”

“Mais qu’une femme infortunée sente la première le poids de sa chaîne, quels risques n’a−t−elle pas à courir, si elle tente de s’y soustraire, si elle ose seulement la soulever? Ce n’est qu’en tremblant qu’elle essaie d’éloigner d’elle l’homme que son coeur repousse avec effort.” “Ses bras s’ouvrent encor, quand son coeur est fermé.” Ces Tyrans détrônés devenus mes esclaves (On ne sait si ce vers, ainsi que celui qui se trouve plus haut, sont des citations d’Ouvrages peu connus; ou s’ils font partie de la prose de Madame de Merteuil. Ce qui le ferait croire, c’est la multitude de fautes de ce genre qui se trouvent dans toutes les Lettres de cette correspondance. Celles du Chevalier Danceny sont les seules qui en soient exemptes: peut−être que, comme il s’occupait quelquefois de Poésie, son oreille plus exercée lui faisait éviter plus facilement ce défaut.)” “née pour venger mon sexe et maîtriser le vôtre, j’avais su me créer des moyens inconnus jusqu’à moi”

PREGADOR DO AMOR: “vraies superstitieuses, ont pour le Prêtre le respect et la foi qui n’est dû qu’à la Divinité.” “autênticos supersticiosos, têm pelo Padre o respeito e a fé que não merece senão a Divindade.”

“Tema principalmente aquelas que, mais vãs que pudicas, não sabem consentir por necessidade com o rompimento da relação.”

“abandonadas sem reserva à fermentação de seus ideais, parem essas cartas tão doces, mas tão perigosas de escrever; e não hesite um segundo em atribuir toda essa fraqueza que delas se apodera ao objeto culpado e causador; não passam de imprudentes, que no Amante atual não pressentem o Inimigo futuro.”

“posso dizer: sou minha obra.”

ESCOLA DA SAGE FEMME, A FAMIGERADA PUTA

“Ce travail sur moi−même avait fixé mon attention sur l’expression des figures et le caractère des physionomies; et j’y gagnai ce coup d’oeil pénétrant, auquel l’expérience m’a pourtant appris à ne pas me fier entièrement; mais qui, en tout, m’a rarement trompée.

Je n’avais pas 15 ans, je possédais déjà les talents auxquels la plus grande partie de nos Politiques doivent leur réputation, et je ne me trouvais encore qu’aux premiers éléments de la science que je voulais acquérir.”

A REFLEXÃO GERA A DEVASSIDÃO: “Vous jugez bien que, comme toutes les jeunes filles, je cherchais à deviner l’amour et ses plaisirs: mais n’ayant jamais été au Couvent, n’ayant point de bonne amie, et surveillée par une mère vigilante, je n’avais que des idées vagues et que je ne pouvais fixer; la nature même, dont assurément je n’ai eu qu’à me louer depuis, ne me donnait encore aucun indice. On eût dit qu’elle travaillait en silence à perfectionner son ouvrage. Ma tête seule fermentait; je ne désirais pas de jouir, je voulais savoir; le désir de m’instruire m’en suggéra les moyens.

“o medo de me trair me impedia de me salvar” Luxembourg Merteuil

“…et j’arrivai vierge entre les bras de M. de Merteuil. J’attendais avec sécurité le moment qui devait m’instruire, et j’eus besoin de réflexion pour montrer de l’embarras et de la crainte. Cette première nuit, dont on se fait pour l’ordinaire une idée si cruelle ou si douce ne me présentait qu’une occasion d’expérience: douleur et plaisir, j’observai tout exactement, et ne voyais dans ces diverses sensations que des faits à recueillir et à méditer.

Ce genre d’étude parvint bientôt à me plaire: mais fidèle à mes principes, et sentant peut−être par instinct, que nul ne devait être plus loin de ma confiance que mon mari, je résolus, par cela seul que j’étais sensible, de me montrer impassible à ses yeux. Cette froideur apparente fut par la suite le fondement inébranlable de son aveugle confiance: j’y joignis, par une seconde réflexion, l’air d’étourderie [distraído] qu’autorisait mon âge; et jamais il ne me jugea plus enfant que dans les moments où je le jouais avec plus d’audace.

CIDADESTÉRIL: “je me laissai d’abord entraîner par le tourbillon du monde [o lugar mais calmo, se bem pensar], et je me livrai tout entière à ses distractions futiles. Mais au bout de quelques mois, M. de Merteuil m’ayant menée à sa triste campagne, la crainte de l’ennui fit revenir le goût de l’étude; et ne m’y trouvant entourée que de gens dont la distance avec moi me mettait à l’abri de tout soupçon, j’en profitai pour donner un champ plus vaste à mes expériences. Ce fut là, surtout, que je m’assurai que l’amour que l’on nous vante comme la cause de nos plaisirs n’en est au plus que le prétexte.“o amor que dizem ser a causa dos nossos prazeres não passa de pretexto.”

“La maladie de M. de Merteuil vint interrompre de si douces occupations; il fallut le suivre à la Ville, où il venait chercher des secours. Il mourut, comme vous savez, peu de temps après; et quoique à tout prendre, je n’eusse pas à me plaindre de lui, je n’en sentis pas moins vivement le prix de la liberté qu’allait me donner mon veuvage, et je me promis bien d’en profiter.

“Ma mère comptait que j’entrerais au Couvent, ou reviendrais vivre avec elle. Je refusai l’un et l’autre parti; et tout ce que j’accordai à la décence fut de retourner dans cette même campagne où il me restait bien encore quelques observations à faire.”

Donner le cul au couvent.

Je les fortifiai par le secours de la lecture: mais ne croyez pas qu’elle fût toute du genre que vous la supposez. J’étudiai nos moeurs dans les Romans; nos opinions dans les Philosophes; je cherchai même dans les Moralistes les plus sévères ce qu’ils exigeaient de nous, et je m’assurai ainsi de ce qu’on pouvait faire, de ce qu’on devait penser et de ce qu’il fallait paraître [A mulher de César parece e é honesta, mas será uma santa ou só pensa em sacanagem? Quanto mais suja for, mais mulher de César será!]. Une fois fixée sur ces trois objets, le dernier seul présentait quelques difficultés dans son exécution; j’espérai les vaincre et j’en méditai les moyens.”

Suruba dentro da caixa craniana.

Uma puta para poucos que era muito conhecida: “Je commençais à m’ennuyer de mes plaisirs rustiques, trop peu variés pour ma tête active; je sentais un besoin de coquetterie qui me raccommoda avec l’amour; non pour le ressentir à la vérité, mais pour l’inspirer et le feindre [simular]. En vain m’avait−on dit et avais−je lu qu’on ne pouvait feindre ce sentiment, je voyais pourtant que, pour y parvenir, il suffisait de joindre à l’esprit d’un Auteur le talent d’un Comédien. Je m’exerçai dans les deux genres, et peut−être avec quelque succès: mais au lieu de rechercher les vains applaudissements du Théâtre, je résolus d’employer à mon bonheur ce que tant d’autres sacrifiaient à la vanité.”

“Cette longue solitude, cette austère retraite avaient jeté sur moi un vernis de pruderie qui effrayait nos plus agréables; ils se tenaient à l’écart, et me laissaient livrée à une foule d’ennuyeux, qui tous prétendaient à ma main. L’embarras n’était pas de les refuser; mais plusieurs de ces refus déplaisaient à ma famille, et je perdais dans ces tracasseries intérieures le temps dont je m’étais promis un si charmant usage. Je fus donc obligée, pour rappeler les uns et éloigner les autres, d’afficher quelques inconséquences, et d’employer à nuire à ma réputation le soin que je comptais mettre à la conserver. Je réussis facilement, comme vous pouvez croire.”

“Ces reconnaissantes Duègnes [matronas] s’établirent mes apologistes; et leur zèle aveugle pour ce qu’elles appelaient leur ouvrage fut porté au point qu’au moindre propos qu’on se permettait sur moi, tout le parti Prude criait au scandale et à l’injure. Le même moyen me valut encore le suffrage de nos femmes à prétentions [prostitutas], qui, persuadées que je renonçais à courir la même carrière qu’elles, me choisirent pour l’objet de leurs éloges, toutes les fois qu’elles voulaient prouver qu’elles ne médisaient pas de tout le monde.”

Uma gorda de respeito.

“Cependant ma conduite précédente avait ramené les Amants; et pour me ménager entre eux et mes fidèles protectrices, je me montrai comme une femme sensible, mais difficile, à qui l’excès de sa délicatesse fournissait des armes contre l’amour.”

les hommes qui ne me plaisaient point furent toujours les seuls dont j’eus l’air d’accepter les hommages. Je les employais utilement à me procurer les honneurs de la résistance, tandis que je me livrais sans crainte à l’Amant préféré.”

j’ai trouvé moins dangereux de me tromper dans le choix, que de le laisser pénétrer. Je gagne encore par là d’ôter les vraisemblances, sur lesquelles seules on peut nous juger.” “descobri ser menos perigoso me equivocar nas escolhas do alvo, que deixar-me por fim ser a alvejada. Dessa forma, disfarço as aparências, único critério fiável do julgamento.”

“a precaução de jamais escrever, jamais deixar uma só pegada”

Requebrada no ritmo

“a estória de Sansão é uma alegoria e tanto dos segredos que erradamente confessamos” “Dalila moderna, sempre tratei de empregar todos os meios para apanhar esse segredo tão caro a cada um. Ah, de quantos Sansões cristãos não conservo eu a cabeleira, segurando uma tesoura ainda afiada? Esses são os fracos do amor. Mais vale dissimular uma cumplicidade, incutir-lhes o sentimento da infidelidade, a fim de inocentar-se perante seu tribunal inquisitório.” “a idéia lisonjeira desfrutada por cada amante na fila: a de ser o único que jamais amei. Ainda quando essa ilusão não era possível, avançava primeiro quando pressentia a hora da ruptura, para evitar o ridículo e a calúnia.”

“eu já te desejava antes de haver-te visto; seduzida por tua reputação, me parecia que faltavas em meu extenso currículo. Tu foste, confesso, meu único passatempo que por um breve instante chegou a possuir um império sobre mim.”

cette fille est ma soeur de lait, et ce lien qui ne nous en paraît pas un, n’est pas sans force pour les gens de cet état”

Qu’est−ce donc que vous voulez dire, que votre amour devient un tourment pour vous, que vous ne pouvez plus vivre ainsi, ni soutenir plus longtemps votre situation? Est−ce que vous allez cesser de m’aimer, parce que cela n’est pas si agréable qu’autrefois? Il me semble que je ne suis pas plus heureuse que vous, bien au contraire; et pourtant je ne vous aime que davantage.” “et vous êtes fâché! Vous m’aviez pourtant bien assuré, avant que je vous l’eusse dit, que cela suffisait pour vous rendre heureux. Vous ne pouvez pas le nier: c’est dans vos Lettres. Quoique je ne les aie plus, je m’en souviens comme quand je les lisais tous les jours. Et parce que nous voilà absents, vous ne pensez plus de même! Mais cette absence ne durera pas toujours, peut−être? Mon Dieu, que je suis malheureuse! et c’est bien vous qui en êtes cause!

comme vous embellissez et faites chérir tous les sentiments honnêtes! Ah! c’est là votre séduction; c’est la plus forte; c’est la seule qui soit, à la fois, puissante et respectable.” Valmont

Ah! pourquoi votre bonheur ne dépend−il pas de moi? comme je me vengerais de vous, en vous rendant heureuse! Mais ce doux empire, la stérile amitié ne le produit pas; il n’est dû qu’à l’amour.” “Ah! por que raios sua felicidade não depende de mim? como eu me vingaria de você, tornando-a feliz! Mas esse doce poder, a estéril amizade não produz; ele só emana do amor.”

“me verrai−je réduit à brûler d’un amour que je sens bien qui ne pourra s’éteindre, sans oser même implorer votre secours! Ah! Madame, de grâce, n’abusez pas de votre empire!”

“Le peu de confiance que vous témoigne votre Maman et ses procédés si durs envers vous autorisent de reste cette petite supercherie. C’est au surplus le seul moyen de continuer à recevoir les Lettres de Danceny, et à lui faire passer les vôtres; tout autre est réellement trop dangereux, et pourrait vous perdre tous deux sans ressource: aussi ma prudente amitié se reprocherait−elle de les employer davantage.”

Ce sont ces petits détails qui donnent la vraisemblance, et la vraisemblance rend les mensonges sans conséquence, en ôtant le désir de les vérifier.” “São os pequenos detalhes que tornam verossímil, e a verossimilhança torna as mentiras sem conseqüência, evitando desconfianças importunas.”

Je hais tout ce qui a l’air de la tromperie; c’est là mon caractère. Mais vos malheurs m’ont touché au point que je tenterai tout pour les adoucir.” “Eu odeio a trapaça, mas você me convenceu a ser um trapaceiro.”

ESCOLA DE PEDÓFILOS VIRA-CASACAS: “Adieu, ma belle pupille: car vous êtes ma pupille. Aimez un peu votre tuteur, et surtout ayez avec lui de la docilité; vous vous en trouverez bien. Je m’occupe de votre bonheur, et soyez sûre que j’y trouverai le mien.”

“si vous avez quelque grand coup à faire, si vous devez tenter quelque entreprise où ce Rival dangereux vous paraisse à craindre, arrivez. (…) Que vous êtes heureux de m’avoir pour amie! Je suis pour vous une Fée bienfaisante. Vous languissez loin de la Beauté qui vous engage; je dis un mot, et vous vous retrouvez auprès d’elle. Vous voulez vous venger d’une femme qui vous nuit; je vous marque l’endroit où vous devez frapper et la livre à votre discrétion. Enfin, pour écarter de la lice un concurrent redoutable, c’est encore moi que vous invoquez, et je vous exauce. En vérité, si vous ne passez pas votre vie à me remercier, c’est que vous êtes un ingrat.” Merteuil

“j’arrêtai par mon sérieux sa gaieté qui me parut trop légère pour un début; il se rabattit sur la

délicate amitié; et ce fut sous ce drapeau banal que nous commençâmes notre attaque réciproque.”

Au dessert, on parla d’une Pièce nouvelle qu’on devait donner le Lundi suivant aux Français. Je témoignai quelques regrets de n’avoir pas ma loge; il m’offrit la sienne que je refusai d’abord, comme cela se pratique: à quoi il répondit assez plaisamment que je ne l’entendais pas, qu’à coup sûr il ne ferait pas le sacrifice de sa loge à quelqu’un qu’il ne connaissait pas, mais qu’il m’avertissait seulement que Madame la Maréchale en disposerait. Elle se prêta à cette plaisanterie, et j’acceptai.”

Plusieurs personnes ne s’étant pas remises au jeu l’après−souper, la conversation fut plus générale et moins intéressante: mais nos yeux parlèrent beaucoup. Je dis nos yeux: je devrais dire les siens; car les miens n’eurent qu’un langage, celui de la surprise. Il dut penser que je m’étonnais et m’occupais excessivement de l’effet prodigieux qu’il faisait sur moi. Je crois que je le laissai fort satisfait; je n’étais pas moins contente.

Il était galant, il devint tendre. Ce n’est pas que les propos ne fussent à peu près les mêmes; la circonstance y forçait: mais son regard, devenu moins vif, était plus caressant; l’inflexion de sa voix plus douce; son sourire n’était plus celui de la finesse, mais du contentement. Enfin dans ses discours, éteignant peu à peu le feu de la saillie, l’esprit fit place à la délicatesse. Je vous le demande, qu’eussiez−vous fait de mieux?”

mais j’étais bien sûre aussi, d’après ma réputation, qu’il ne me traiterait pas avec cette légèreté que, pour peu qu’on ait d’usage, on n’emploie qu’avec les femmes à aventures, ou celles qui n’ont aucune expérience; et je voyais mon succès certain s’il prononçait le mot d’amour, s’il avait la prétention, surtout, de l’obtenir de moi. Qu’il est commode d’avoir affaire à vous autres gens à principes [os homens]!” “et ce refrain perpétuel de sa part, je ne vous demande qu’un mot; et ce silence de la mienne, qui semble ne le laisser attendre que pour le faire désirer davantage; au travers de tout cela, une main cent fois prise, qui se retire toujours et ne se refuse jamais.

#offtopic #bienquàpropos Um grande homem precisa ser rico também em defeitos. Desses meu pai me forneceu uma abundância tão rara quanto oportuna para servir de polpa a um homem só.

Mais voulant frapper le coup décisif, j’appelai les larmes à mon secours. Ce fut exactement le Zaïre, vous pleurez [tragédia de Voltaire]. Cet empire qu’il se crut sur moi, et l’espoir qu’il en conçut de me perdre à son gré, lui tinrent lieu de tout l’amour d’Orosmane.”

Le jour fatal arrivé, ce jour où je devais perdre ma vertu et ma réputation, je donnai mes instructions à ma fidèle Victoire [sua femme de chambre], et elle les exécuta comme vous le verrez bientôt.” “Le jeu dura plus que je n’avais pensé. Le Diable me tentait, et je succombai au désir d’aller consoler l’impatient prisonnier. Je m’acheminais ainsi à ma perte, quand je réfléchis qu’une fois rendue tout à fait, je n’aurais plus sur lui l’empire de le tenir dans le costume de décence nécessaire à mes projets. J’eus la force de résister. Je rebroussai chemin, et revins, non sans humeur, reprendre place à ce jeu éternel. Il finit pourtant, et chacun s’en alla. Pour moi, je sonnai mes femmes, je me déshabillai fort vite, et les renvoyai de même.” “Il n’avait encore que balbutié, quand j’entendis Victoire accourir, et appeler les Gens qu’elle avait gardés chez elle, comme je le lui avais ordonné. Là, prenant mon ton de Reine, et élevant la voix: «Sortez, Monsieur, continuai−je, et ne reparaissez jamais devant moi.» Là−dessus, la foule de mes gens entra.

Le pauvre Prévan perdit la tête, et croyant voir un guet−apens [emboscada] dans ce qui n’était au fond qu’une plaisanterie, il se jeta sur son épée. Mal lui en prit: car mon Valet de chambre, brave et vigoureux, le saisit au corps et le terrassa.”

aussitôt qu’il a été jour chez moi, ma dévote Voisine était déjà au chevet de mon lit, pour savoir la vérité et les détails de cette horrible aventure. J’ai été obligée de me désoler avec elle, pendant une heure, sur la corruption du siècle. Un moment après, j’ai reçu de la Maréchale le billet que je joins ici. Enfin, avant 5 heures, j’ai vu arriver, à mon grand étonnement, M… (Le Commandant du corps dans lequel M. de Prévan servait). Il venait, m’a−t−il dit, me faire ses excuses, de ce qu’un Officier de son corps avait pu me manquer à ce point. Il ne l’avait appris qu’à dîner chez la Maréchale, et avait sur−le−champ envoyé ordre à Prévan de se rendre en prison. J’ai demandé grâce, et il me l’a refusée. Alors j’ai pensé que, comme complice, il fallait m’exécuter de mon côté, et garder au moins de rigides arrêts. J’ai fait fermer ma porte, et dire que j’étais incommodée.” “Mon Dieu, qu’une jeune femme est malheureuse! elle n’a rien fait encore, quand elle s’est mise à l’abri de la médisance; il faut qu’elle en impose même à la calomnie.”

“la femme qui garde une volonté à elle n’aime pas autant qu’elle le dit. Ce n’est pas que je soupçonne votre Maîtresse d’inconstance: mais elle est bien jeune: elle a grand−peur de sa Maman, qui, comme vous le savez, ne cherche qu’à vous nuire; et peut−être serait−il dangereux de rester trop longtemps sans l’occuper de vous.” Valmont

“ne nous voyons plus; partez; et, jusque−là, fuyons surtout ces entretiens particuliers et trop dangereux, où, par une inconcevable puissance, sans jamais parvenir à vous dire ce que je veux, je passe mon temps à écouter ce que je ne devrais pas entendre.” La Presidente de Tourvel

“Ne craignez pas que votre absence altère jamais mes sentiments pour vous; comment parviendrais−je à les vaincre, quand je n’ai plus le courage de les combattre? Vous le voyez, je vous dis tout, je crains moins d’avouer ma faiblesse, que d’y succomber: mais cet empire que j’ai perdu sur mes sentiments, je le conserverai sur mes actions“Je vous devrai la douceur de goûter sans remords un sentiment délicieux. À présent, au contraire, effrayée de mes sentiments, de mes pensées, je crains également de m’occuper de vous et de moi; votre idée même m’épouvante: quand je ne peux la fuir, je la combats; je ne l’éloigne pas, mais je la repousse.” “si, pour vous rendre heureux, il ne fallait que consentir à être malheureuse, vous pouvez m’en croire, je n’hésiterais pas un moment… Mais devenir coupable!… non, mon ami, non, plutôt mourir mille fois.”

“On ne tremble point auprès de l’homme qu’on estime; on n’éloigne pas, surtout, celui qu’on a jugé digne de quelque amitié: c’est l’homme dangereux qu’on redoute et qu’on fuit.” Valmont

“Ce n’est plus l’amant fidèle et malheureux, recevant les conseils et les consolations d’une amie tendre et sensible; c’est l’accusé devant son juge, l’esclave devant son maître. Ces nouveaux titres imposent sans doute de nouveaux devoirs; je m’engage à les remplir tous.”

“Cécile ne m’aime plus. Oui, je vois cette affreuse vérité à travers le voile dont votre amitié l’entoure. Vous avez voulu me préparer à recevoir ce coup mortel. Je vous remercie de vos soins, mais peut−on en imposer à l’amour? Il court au−devant de ce qui l’intéresse; il n’apprend pas son sort, il le devine.” Danceny

“s’il y avait en effet trop de danger, elle sait bien que je ne veux pas qu’elle se risque trop.”

“Une si courte absence a bien changé vos sentiments. Mais pourquoi me tromper? pourquoi me dire que vous m’aimez toujours, que vous m’aimez davantage? Votre Maman, en détruisant votre amour, a−t−elle aussi détruit votre candeur?”

“j’ai toujours pensé que quand il n’y avait plus que des louanges [éloges] à donner à une femme, on pouvait s’en reposer sur elle, et s’occuper d’autre chose.” Valmont

“Oui, j’aime à voir, à considérer cette femme prudente, engagée, sans s’en être aperçue, dans un sentier [senda] qui ne permet plus de retour, et dont la pente rapide et dangereuse l’entraîne malgré elle, et la force à me suivre. Là, effrayée du péril qu’elle court, elle voudrait s’arrêter et ne peut se retenir. Ses soins et son adresse peuvent bien rendre ses pas moins grands; mais il faut qu’ils se succèdent. Quelquefois, n’osant fixer le danger, elle ferme les yeux, et se laissant aller, s’abandonne à mes soins. Plus souvent, une nouvelle crainte ranime ses efforts dans son effroi mortel, elle veut tenter encore de retourner en arrière; elle épuise ses forces pour gravir péniblement un court espace; et bientôt un magique pouvoir la replace plus près de ce danger, que vainement elle avait voulu fuir. Alors n’ayant plus que moi pour guide et pour appui, sans songer à me reprocher davantage une chute inévitable, elle m’implore pour la retarder. Les ferventes prières, les humbles supplications, tout ce que les mortels, dans leur crainte, offrent à la Divinité, c’est moi qui les reçois d’elle; et vous voulez que, sourd à ses voeux, et détruisant moi−même le culte qu’elle me rend, j’emploie à la précipiter la puissance qu’elle invoque pour la soutenir! Ah! laissez−moi du moins le temps d’observer ces touchants combats entre l’amour et la vertu.

Eh quoi! ce même spectacle qui vous fait courir au Théâtre avec empressement, que vous y applaudissez avec fureur, le croyez−vous moins attachant dans la réalité? Ces sentiments d’une âme pure et tendre, qui redoute le bonheur qu’elle désire, et ne cesse pas de se défendre, même alors qu’elle cesse de résister, vous les écoutez avec enthousiasme: ne seraient−ils sans prix que pour celui qui les fait naître? Voilà pourtant, voilà les délicieuses jouissances que cette femme céleste m’offre chaque jour; et vous me reprochez d’en savourer les douceurs! Ah! le temps ne viendra que trop tôt, où, dégradée par sa chute, elle ne sera plus pour moi qu’une femme ordinaire.” “Écartons sa dangereuse idée; que je redevienne moi−même pour traiter un sujet plus gai.”

La jolie mine de la petite personne, sa bouche si fraîche, son air enfantin, sa gaucherie même fortifiaient ces sages réflexions; je résolus d’agir en conséquence, et le succès a couronné l’entreprise.” “maniant avec adresse les armes de votre sexe, vous triomphiez par la finesse; moi, rendant à l’homme ses droits imprescriptibles, je subjuguais par l’autorité.”

“Elle était dans son premier sommeil, et dans celui de son âge; de façon que je suis arrivé jusqu’à son lit, sans qu’elle se soit réveillée. J’ai d’abord été tenté d’aller plus avant, et d’essayer de passer pour un songe” “Sans doute on ne lui a pas bien appris dans son Couvent à combien de périls divers est exposée la timide innocence, et tout ce qu’elle a à garder pour n’être pas surprise: car, portant toute son attention, toutes ses forces à se défendre d’un baiser, qui n’était qu’une fausse attaque, tout le reste était laissé sans défense; le moyen de n’en pas profiter! J’ai donc changé ma marche, et sur le champ j’ai pris poste. Ici nous avons pensé être perdus tous deux: la petite fille, tout effarouchée, a voulu crier de bonne foi; heureusement sa voix s’est éteinte dans les pleurs. Elle s’était jetée aussi au cordon de sa sonnette, mais mon adresse a retenu son bras à temps.“Une main occupée pour la force, l’autre pour l’amour, quel Orateur pourrait prétendre à la grâce em pareille situation?” “Alors ayant guidé ses bras timides autour de mon corps, et la pressant de l’un des miens plus amoureusement, le doux baiser a été reçu en effet; mais bien, mais parfaitement reçu: tellement enfin que l’Amour n’aurait pas pu mieux faire.“Vous me supposez là bien empressé, bien actif, n’est−il pas vrai? point du tout. J’ai pris goût aux lenteurs, vous dis−je. Une fois sûr d’arriver, pourquoi tant presser le voyage?” “et je la trouvais ici dénuée de tout secours étranger. Elle avait pourtant à combattre l’amour, et l’amour soutenu par la pudeur ou la honte, et fortifié surtout par l’humeur que j’avais donnée, et dont on avait beaucoup pris. L’occasion était seule; mais elle était là, toujours offerte, toujours présente, et l’Amour était absent.” “Hé bien! sans autre soin, la tendre amoureuse, oubliant ses serments, a cédé d’abord et fini par consentir: non pas qu’après ce premier moment les reproches et les larmes ne soient revenus de concert; j’ignore s’ils étaient vrais ou feints: mais, comme il arrive toujours, ils ont cessé, dès que je me suis occupé à y donner lieu de nouveau. Enfin, de faiblesse en reproche, et de reproche en faiblesse, nous ne nous sommes séparés que satisfaits l’un de l’autre, et également d’accord pour le rendez−vous de ce soir.” “Et pour la première fois, sa mère, alarmée de ce changement extrême, lui témoignait un intérêt assez tendre! et la Présidente aussi, qui s’empressait autour d’elle! Oh! pour ces soins−là ils ne sont que prêtés

“Un petit moment après, il a voulu m’embrasser; et pendant que je me défendais, comme c’est naturel, il a si bien fait, que je n’aurais pas voulu pour toute chose au monde… mais, lui voulait un baiser auparavant. Il a bien fallu, car comment faire? d’autant que j’avais essayé d’appeler, mais outre que je n’ai pas pu, il a bien su me dire que, s’il venait quelqu’un, il saurait bien rejeter toute la faute sur moi; et, en effet, c’était bien facile, à cause de cette clef. Ensuite il ne s’est pas retiré davantage. Il en a voulu un second; et celui−là, je ne savais pas ce qui en était, mais il m’a toute troublée; et après, c’était encore pis qu’auparavant. Oh! par exemple, c’est bien mal ça. Enfin après…, vous m’exempterez bien de dire le reste; mais je suis malheureuse autant qu’on puisse l’être.”

«Ah! Maman, votre fille est bien malheureuse!»

“J’espérais que l’absence, les distractions détruiraient un amour que je regardais plutôt comme une erreur de l’enfance que comme une véritable passion. Cependant, loin d’avoir rien gagné depuis mon séjour ici, je m’aperçois que cet enfant se livre de plus en plus à une mélancolie dangereuse” Madame de Volanges

“Heureusement j’ai eu la prudence de ne lui faire aucune question, et elle n’a pas osé m’en dire davantage: mais il n’en est pas moins clair que c’est cette malheureuse passion qui la tourmente.” “Non, je ne souffrirai point qu’elle épouse celui−ci pour aimer celui−là, et j’aime mieux compromettre mon autorité que sa vertu. Je crois donc que je vais prendre le parti le plus sage de retirer la parole que j’ai donnée à M. de Gercourt.” “De quel avantage sera−t−il donc pour ma fille d’être née riche, si elle n’en doit pas moins être esclave de la fortune?”

DEPOIS QUE A BARCA JÁ VIROU ENVIAM OS MECÂNICOS: “Je conviens que M. de Gercourt est un parti meilleur, peut−être, que je ne devais l’espérer pour ma fille; j’avoue même que j’ai été extrêmement flattée du choix qu’il a fait d’elle. Mais enfin, Danceny est d’une aussi bonne maison que lui; il ne lui cède en rien pour les qualités personnelles; il a sur M. de Gercourt l’avantage d’aimer et d’être aimé: il n’est pas riche à la vérité; mais ma fille ne l’est−elle pas assez pour eux deux? Ah! pourquoi lui ravir la satisfaction si douce d’enrichir ce qu’elle aime!

Ces mariages qu’on calcule au lieu de les assortir, qu’on appelle de convenance, et où tout se convient en effet, hors les goûts et les caractères, ne sont−ils pas la source la plus féconde de ces éclats scandaleux qui deviennent tous les jours plus fréquents? J’aime mieux différer: au moins j’aurai le temps d’étudier ma fille que je ne connais pas. Je me sens bien le courage de lui causer un chagrin passager, si elle en doit recueillir un bonheur plus solide: mais de risquer de la livrer à un désespoir éternel, cela n’est pas dans mon cour.

“je puis dire que dans le triste Château de ma vieille tante, je n’ai pas éprouvé un moment d’ennui. Au fait, n’y ai−je pas jouissances, privations, espoir, incertitude? Qu’a−t−on de plus sur un plus grand théâtre? des spectateurs? Hé! laissez faire, ils ne manqueront pas.”

“Heureux, ma belle amie, qui a su, comme vous, s’accoutumer à n’y jamais céder. Enfin j’ai différé ma vengeance; j’ai fait ce sacrifice à vos vues sur Gercourt.”

“sans doute elle ignore encore que les flèches de l’Amour, comme la lance d’Achille, portent avec elles le remède aux blessures qu’elles font.”

“comment la tête se détourne et les regards se baissent, tandis que les discours, toujours prononcés d’une voix faible, deviennent rares et entrecoupés. Ces symptômes précieux annoncent, d’une manière non équivoque, le consentement de l’âme: mais rarement a−t−il encore passé jusqu’aux sens; je crois même qu’il est toujours dangereux de tenter alors quelque entreprise trop marquée; parce que cet état d’abandon n’étant jamais sans un plaisir très doux, on ne saurait forcer d’en sortir, sans causer une humeur qui tourne infailliblement au profit de la défense.”

“le premier pas franchi, ces Prudes austères savent−elles s’arrêter? leur amour est une véritable explosion; la résistance y donne plus de force. Ma farouche Dévote courrait après moi, si je cessais de courir après elle.

“Aussi ce sera la première infidélité que je ferai à ma grave conquête; et je vous promets de profiter du premier prétexte pour m’absenter vingt−quatre heures d’auprès d’elle. Ce sera sa punition, de m’avoir tenu si longtemps éloigné de vous. Savez−vous que voilà plus de deux mois que cette aventure m’occupe? oui, deux mois et trois jours; il est vrai que je compte demain, puisqu’elle ne sera véritablement consommée qu’alors. Cela me rappelle que Mademoiselle de B*** a résisté les trois mois complets. Je suis bien aise de voir que la franche coquetterie a plus de défense que l’austère vertu.

“Mais quoi! dans ma crédule sécurité, je dormais tranquillement; je dormais, et la foudre est tombée sur moi. Non, je ne conçois rien à ce départ: il faut renoncer à connaître les femmes.” “À quoi me sert de m’être établi dans son coeur, de l’avoir embrasé de tous les feux de l’amour,

d’avoir porté jusqu’au délire le trouble de ses sens; si tranquille dans sa retraite, elle peut aujourd’hui s’enorgueillir de sa fuite plus que moi de mes victoires?” “Pourquoi courir après celui qui nous fuit, et négliger ceux qui se présentent? Ah! pourquoi?…” “Mais que de travaux encore! que j’en étais près hier, et qu’aujourd’hui je m’en vois éloigné! Comment m’en rapprocher?” “Personne ne sait rien, personne ne désire de rien savoir à peine en aurait−on parlé, si j’avais consenti qu’on parlât d’autre chose. Madame de Rosemonde, chez qui j’ai couru ce matin quand j’ai appris cette nouvelle, m’a répondu avec le froid de son âge que c’était la suite naturelle de l’indisposition que Madame de Tourvel avait eue hier; qu’elle avait craint une maladie, et qu’elle avait préféré d’être chez elle: elle trouve cela tout simple, elle en aurait fait autant, m’a−t−elle dit, comme s’il pouvait y avoir quelque chose de commun entre elles deux! entre elle, qui n’a plus qu’à mourir; et l’autre, qui fait le charme et le tourment de ma vie!” “Oh! je renouerai avec sa fille; je veux la travailler à ma fantaisie: aussi bien, je crois que je resterai ici quelque temps” “au moins, je parle à quelqu’un qui m’entend, et non aux automates près de qui je végète depuis ce matin. En vérité, plus je vais, et plus je suis tenté de croire qu’il n’y a que vous et moi dans le monde, qui valions quelque chose.”

“Que vous dirai−je enfin? j’aime, oui, j’aime éperdument. Hélas! ce mot que j’écris pour la première fois, ce mot si souvent demandé sans être obtenu, je payerais de ma vie la douceur de pouvoir une fois seulement le faire entendre à celui qui l’inspire; et pourtant il faut le refuser sans cesse! Il va douter encore de mes sentiments; il croira avoir à s’en plaindre. Je suis bien malheureuse!” Tourvel

“Pour moi, je l’avoue, je n’ai jamais cru à ces passions entraînantes et irrésistibles, dont il semble qu’on soit convenu de faire l’excuse générale de nos dérèglements.” Merteuil

“J’ai rencontré, comme vous pouvez croire, plusieurs femmes atteintes de ce mal dangereux; j’ai reçu les confidences de quelques−unes. À les entendre, il n’en est point dont l’Amant ne soit un être parfait: mais ces perfections chimériques n’existent que dans leur imagination. Leur tête exaltée ne rêve qu’agréments et vertus; elles en parent à plaisir celui qu’elles préfèrent: c’est la draperie d’un Dieu, portée souvent par un modèle abject: mais quel qu’il soit, à peine l’en ont−elles revêtu, que, dupes de leur propre ouvrage, elles se prosternent pour l’adorer.“C’est alors que les moindres défauts paraissent choquants et insupportables, par le contraste qu’ils forment avec l’idée de perfection qui nous avait séduits. Chacun des deux époux croit cependant que l’autre seul a changé, et que lui vaut toujours ce qu’un moment d’erreur l’avait fait apprécier. Le charme qu’il n’éprouve plus, il s’étonne de ne le plus faire naître; il en est humilié: la vanité blessée aigrit les esprits, augmente les torts, produit l’humeur, enfante la haine; et de frivoles plaisirs sont payés enfin par de longues infortunes.

vous ne chérissez de l’amour que les peines, et non les plaisirs! Rien de mieux, et vous figurerez à merveille dans un Roman. De la passion, de l’infortune, de la vertu par−dessus tout, que de belles choses! Au milieu de ce brillant cortège, on s’ennuie quelquefois à la vérité, mais on le rend bien.” “il faut convenir pourtant que vous avez manqué votre chef−d’oeuvre; c’était de tout dire à votre Maman.”

ESCOLA DA VIDA: “la honte que cause l’amour est comme sa douleur: on ne l’éprouve qu’une fois. On peut encore la feindre après; mais on ne la sent plus. Cependant le plaisir reste, et c’est bien quelque chose. Je crois même avoir démêlé, à travers votre petit bavardage, que vous pourriez le compter pour beaucoup. Allons, un peu de bonne foi. Là, ce trouble qui vous empêchait de faire comme vous disiez, qui vous faisait trouver si difficile de se défendre, qui vous rendait comme fâchée, quand Valmont s’en est allé, était−ce bien la honte qui le causait? ou si c’était le plaisir? et ses façons de dire auxquelles on ne sait comment répondre, cela ne viendrait−il pas de ses façons de faire? Ah! petite fille, vous mentez, et vous mentez à votre amie!

Ce qui pour tout le monde serait un plaisir, et pourrait n’être que cela, devient dans votre situation un véritable bonheur. En effet, placée entre une mère dont il vous importe d’être aimée, et un Amant dont vous désirez de l’être toujours, comment ne voyez−vous pas que le seul moyen d’obtenir ces succès opposés est de vous occuper d’un tiers?” “En l’assurant sans cesse de votre amour, vous ne lui en accorderez pas les dernières preuves. Ces refus, si peu pénibles dans le cas où vous serez, il ne manquera pas de les mettre sur le compte de votre vertu; il s’en plaindra peut−être, mais il vous en aimera davantage, et pour avoir le double mérite, aux yeux de l’un de sacrifier l’amour, à ceux de l’autre, d’y résister, il ne vous en coûtera que d’en goûter les plaisirs. Oh! combien de femmes ont perdu leur réputation, qui l’eussent conservée avec soin, si elles avaient pu la soutenir par de pareils moyens! Ce parti que je vous propose, ne vous paraît−il pas le plus raisonnable, comme le plus doux? Savez−vous ce que vous avez gagné à celui que vous avez pris? c’est que votre Maman a attribué votre redoublement de tristesse à un redoublement d’amour, qu’elle en est outrée, et que pour vous en punir elle n’attend que d’en être plus sûre. Elle vient de m’en écrire; elle tentera tout pour obtenir cet aveu de vous−même. Elle ira, peut−être, me dit−elle, jusqu’à vous proposer Danceny pour époux; et cela pour vous engager à parler. Et si, vous laissant séduire par cette trompeuse tendresse, vous répondiez, selon votre coeur, bientôt renfermée pour longtemps, peut−être pour toujours, vous pleureriez à loisir votre aveugle crédulité.

Pour ce qu’on fait d’un mari, l’un vaut toujours bien l’autre; et le plus incommode est encore moins gênant qu’une mère. Une fois plus contente de vous, votre Maman vous mariera enfin; et alors, plus libre dans vos démarches, vous pourrez, à votre choix, quitter Valmont pour prendre Danceny, ou même les garder tous deux. Car, prenez−y garde, votre Danceny est gentil: mais c’est un de ces hommes qu’on a quand on veut et tant qu’on veut; on peut donc se mettre à l’aise avec lui. Il n’en est pas de même de Valmont: on le garde difficilement; et il est dangereux de le quitter. (…) C’est comme cela qu’on acquiert une consistance dans le monde, et non pas à rougir et à pleurer, comme quand vos Religieuses vous faisaient dîner à genoux.” “et comme il faut savoir réparer ses sottises, ne craignez pas de lui faire quelques avances; aussi bien apprendrez−vous bientôt, que si les hommes nous font les premières, nous sommes presque toujours obligées de faire les secondes.”

Vous écrivez toujours comme un enfant. Je vois bien d’où cela vient; c’est que vous dites tout ce que vous pensez, et rien de ce que vous ne pensez pas. Cela peut passer ainsi de vous à moi, qui devons n’avoir rien de caché l’une pour l’autre: mais avec tout le monde! avec votre Amant surtout! vous auriez toujours l’air d’une petite sotte.”


“Elle dénote, surtout, une faiblesse de caractère presque toujours incurable et qui s’oppose à tout; de sorte que, tandis que nous nous occuperions à former cette petite fille pour l’intrigue, nous n’en ferions qu’une
femme facile. Or, je ne connais rien de si plat que cette facilité de bêtise, qui se rend sans savoir ni comment ni pourquoi, uniquement parce qu’on l’attaque et qu’elle ne sait pas résister.

Ces sortes de femmes ne sont absolument que des machines à plaisir.

Vous me direz qu’il n’y a qu’à n’en faire que cela, et que c’est assez pour nos projets. A la bonne heure! mais n’oublions pas que de ces machines−là, tout le monde parvient bientôt à en connaître les ressorts et les moteurs; ainsi, que pour se servir de celle−ci sans danger, il faut se dépêcher, s’arrêter de bonne heure, et la briser [destruir] ensuite. À la vérité, les moyens ne nous manqueront pas pour nous en défaire, et Gercourt la fera toujours bien enfermer quand nous voudrons. Au fait, quand il ne pourra plus douter de sa déconvenue, quand elle sera bien publique et bien notoire, que nous importe qu’il se venge, pourvu qu’il ne se console pas? Ce que je dis du mari, vous le pensez sans doute de la mère; ainsi cela vaut fait.” “Si pourtant nous voyons par la suite que l’ingénuité se corrige, nous serons toujours à temps de changer de projet. (…) dans aucun cas, nos soins ne seront perdus.”

Je suis fâchée de n’avoir pas eu le temps de prendre copie de ma Lettre, pour vous édifier sur l’austérité de ma morale. Vous verriez comme je méprise les femmes assez dépravées pour avoir un Amant! Il est si commode d’être rigoriste dans ses discours! cela ne nuit jamais qu’aux autres, et ne nous gêne aucunement… Et puis je n’ignore pas que la bonne Dame a eu ses petites faiblesses comme une autre, dans son jeune temps, et je n’étais pas fâchée de l’humilier au moins dans sa conscience; cela me consolait un peu des louanges que je lui donnais contre la mienne.” Merteuil

«Madame la Présidente est allée l’après−midi dans la Bibliothèque, et elle y a pris deux Livres qu’elle a emportés dans son boudoir: mais Mademoiselle Julie assure qu’elle n’a pas lu dedans un quart d’heure dans toute la journée, et qu’elle n’a fait que lire cette Lettre, rêver et être appuyée sur sa main. Comme j’ai imaginé que Monsieur serait bien aise de savoir quels sont ces Livres−là, et que Mademoiselle Julie ne le savait pas, je me suis fait mener aujourd’hui dans la Bibliothèque, sous prétexte de la voir. Il n’y a de vide que pour deux livres: l’un est le second volume des Pensées chrétiennes et l’autre le premier d’un Livre qui a pour titre Clarisse. J’écris bien comme il y a: Monsieur saura peut−être ce que c’est. Hier au soir, Madame n’a pas soupé; elle n’a pris que du thé. Elle a sonné de bonne heure ce matin; elle a demandé ses chevaux tout de suite, et elle a été avant neuf heures aux Feuillants, où elle a entendu la Messe. Elle a voulu se confesser; mais son Confesseur était absent, et il ne reviendra pas de huit à dix jours. J’ai cru qu’il était bon de mander cela à Monsieur. Elle est rentrée ensuite, elle a déjeuné, et puis s’est mise à écrire, et elle y est restée jusqu’à près d’une heure. J’ai trouvé occasion de faire bientôt ce que Monsieur désirait le plus: car c’est moi qui ai porté les Lettres à la poste. Il n’y en avait pas pour Madame de Volanges; mais j’en envoie une à Monsieur, qui était pour M. le Président: il m’a paru que ça devait être la plus intéressante. Il y en avait une aussi pour Madame de Rosemonde; mais j’ai imaginé que Monsieur la verrait toujours bien quand il voudrait, et je l’ai laissée partir. Au reste, Monsieur saura bien tout, puisque Madame la Présidente lui écrit aussi. J’aurai par la suite toutes celles qu’il voudra; car c’est presque toujours Mademoiselle Julie qui les remet aux Gens, et elle m’a assuré que, par amitié pour moi, et puis aussi pour Monsieur, elle ferait volontiers ce que je voudrais. Elle n’a pas même voulu de l’argent que je lui ai offert: mais je pense bien que Monsieur voudra lui faire quelque petit présent; et si c’est sa volonté, et qu’il veuille m’en charger, je saurai aisément ce qui lui fera plaisir.» Azolan le Chasseur, serviteur (espion!) du Vicomte de Valmont

«Quant à ce que Monsieur me reproche d’être souvent sans argent, d’abord c’est que j’aime à me tenir proprement, comme Monsieur peut voir; et puis, il faut bien soutenir l’honneur de l’habit qu’on porte; je sais bien que je devrais peut−être un peu épargner pour la suite; mais je me confie entièrement dans la générosité de Monsieur, qui est si bon Maître. Pour ce qui est d’entrer au service de Madame de Tourvel, en restant à celui de Monsieur, j’espère que Monsieur ne l’exigera pas de moi. C’était bien différent chez Madame la Duchesse»

“Oui, la peine qui m’accable aujourd’hui reviendra demain, après−demain, toute ma vie! Mon Dieu, que je suis jeune encore, et qu’il me reste de temps à souffrir!” Tourvel

“et tandis qu’on souffre ces douleurs insupportables, sentir à chaque instant qu’on peut les faire cesser d’un mot et que ce mot soit un crime! ah! mon amie!…” “j’espérais que l’absence augmenterait mon courage et mes forces: combien je me suis trompée! il semble au contraire qu’elle ait achevé de les détruire. J’avais plus à combattre, il est vrai: mais même en résistant, tout n’était pas privation; au moins je le voyais quelquefois; souvent même, sans oser porter mes regards sur lui, je sentais les siens fixés sur moi: oui, mon amie, je les sentais, il semblait qu’ils réchauffassent mon âme; et sans passer par mes yeux, ils n’en arrivaient pas moins à mon coeur. À présent, dans ma pénible solitude, isolée de tout ce qui m’est cher, tête à tête avec mon infortune, tous les moments de ma triste existence sont marqués par mes larmes, et rien n’en adoucit l’amertume, nulle consolation ne se mêle à mes sacrifices; et ceux que j’ai faits jusqu’à présent n’ont servi qu’à me rendre plus douloureux ceux qui me restent à faire.

Hier encore, je l’ai bien vivement senti. Dans les Lettres qu’on m’a remises, il y en avait une de lui; on était encore à deux pas de moi, que je l’avais reconnue entre les autres. Je me suis levée involontairement: je tremblais, j’avais peine à cacher mon émotion; et cet état n’était pas sans plaisir. Restée seule le moment d’après, cette trompeuse douceur s’est bientôt évanouie, et ne m’a laissé qu’un sacrifice de plus à faire. En effet, pouvais−je ouvrir cette Lettre, que pourtant je brûlais de lire? Par la fatalité qui me poursuit, les consolations qui paraissent se présenter à moi ne font, au contraire, que m’imposer de nouvelles privations; et celles−ci deviennent plus cruelles encore, par l’idée que M. de Valmont les partage.”

“ah! je rougis de mes sentiments, et non de l’objet qui les cause. Quel autre que lui est plus digne de les inspirer! Cependant je ne sais pourquoi ce nom ne se présente point naturellement sous ma plume; et cette fois encore, j’ai eu besoin de réflexion pour le placer. Je reviens à lui.

Vous me mandez qu’il vous a paru vivement affecté de mon départ . Qu’a−t−il donc fait? qu’a−t−il dit? a−t−il parlé de revenir à Paris? Je vous prie de l’en détourner autant que vous pourrez. S’il m’a bien jugée, il ne doit pas m’en vouloir de cette démarche: mais il doit sentir aussi que c’est un parti pris sans retour. Un de mes plus grands tourments est de ne pas savoir ce qu’il pense. J’ai bien encore là sa Lettre…, mais vous êtes sûrement de mon avis, je ne dois pas l’ouvrir.

“Je vois bien que ce que je croyais un si grand malheur n’en est presque pas un; et il faut avouer qu’il y a bien du plaisir; de façon que je ne m’afflige presque plus. Il n’y a que l’idée de M. Danceny qui me tourmente toujours quelquefois. Mais il y a déjà tout plein de moments où je n’y songe pas du tout! aussi c’est que M. de Valmont est bien aimable!” Cecile Facile

“Il ne m’a grondée [censurou] qu’après, et encore bien doucement, et c’était d’une manière… Tout comme vous; ce qui m’a prouvé qu’il avait aussi bien de l’amitié pour moi.” “Ce qui est bien sûr, c’est que je ne pouvais pas me retenir de rire; si bien qu’une fois j’ai ri aux éclats, ce qui nous a fait bien peur; car Maman aurait pu entendre; et si elle était venue voir, qu’est−ce que je serais devenue? C’est bien pour le coup qu’elle m’aurait remise au Couvent!” “nous sommes convenus que dorénavant il viendrait seulement ouvrir la porte, et que nous irions dans sa chambre. Pour là, il n’y a rien à craindre; j’y ai déjà été hier, et actuellement que je vous écris, j’attends encore qu’il vienne. A présent, Madame, j’espère que vous ne me gronderez plus.” “je n’ai de bonheur que quand je peux ne pas penser à lui, ce qui est bien difficile; et dès que j’y pense, je redeviens chagrine tout de suite.”

“La tête m’en tournerait, je crois, sans les heureuses distractions que me donne notre commune Pupille; c’est à elle que je dois d’avoir encore à faire autre chose que des Elégies.”

“Voilà comme une seule idée fausse peut gâter le plus heureux naturel!”

“un simple cabinet, qui sépare la chambre de votre Pupille de celle de sa mère, ne pouvait lui inspirer assez de sécurité, pour la laisser se déployer à l’aise. Je m’étais donc promis de faire innocemment quelque bruit, qui pût lui causer assez de crainte pour la décider à prendre, à l’avenir, un asile plus sûr; elle m’a encore épargné ce soin.”

“celle qui ne respecte pas sa mère ne se respectera pas elle−même”

“Je l’y ai déjà reçue deux fois, et dans ce court intervalle l’écolière est devenue presque aussi savante que le maître. Oui, en vérité, je lui ai tout appris, jusqu’aux complaisances!”

“J’ai déclaré que j’étais perdu de vapeurs; j’ai annoncé aussi un peu de fièvre. Il ne m’en coûte que de parler d’une voix lente et éteinte.”

“Rien n’est plus plaisant que l’ingénuité avec laquelle elle se sert déjà du peu qu’elle sait de cette langue! elle n’imagine pas qu’on puisse parler autrement. Cette enfant est réellement séduisante! Ce contraste de la candeur naïve avec le langage de l’effronterie ne laisse pas de faire de l’effet; et, je ne sais pourquoi, il n’y a plus que les choses bizarres qui me plaisent.”

“vous voyez qu’encore aujourd’hui, je suis obligée d’emprunter la main de ma Femme de chambre. Mon malheureux rhumatisme m’a repris, il, s’est niché cette fois sur le bras droit, et je suis absolument manchote. Voilà ce que c’est, jeune et fraîche comme vous êtes, d’avoir une si vieille amie!” “Si vous m’en croyez, vous ne laisserez pas prendre consistance à ces bruits dangereux, et vous viendrez sur−le−champ les détruire par votre présence.”

“Ce sont les miettes de pain tombantes de la table du riche: celui−ci les dédaigne; mais le pauvre les recueille avidement et s’en nourrit. Or, la pauvre Présidente reçoit à présent toutes ces miettes−là: et plus elle en aura, moins elle sera pressée de se livrer à l’appétit du reste.”

“Madame de Volanges vous hait, et la haine est toujours plus clairvoyante et plus ingénieuse que l’amitié. Toute la vertu de votre vieille tante ne l’engagera pas à médire un seul instant de son cher neveu; car la vertu a aussi ses faiblesses.

C’est de quarante à cinquante ans que le désespoir de voir leur figure se flétrir, la rage de se sentir obligées d’abandonner des prétentions et des plaisirs auxquels elles tiennent encore, rendent presque toutes les femmes bégueules et acariâtres. Il leur faut ce long intervalle pour faire en entier ce grand sacrifice: mais dès qu’il est consommé, toutes se partagent en deux classes.

La plus nombreuse, celle des femmes qui n’ont eu pour elles que leur figure et leur jeunesse, tombe dans une imbécile apathie, et n’en sort plus que pour le jeu et pour quelques pratiques de dévotion; celle−là est toujours ennuyeuse, souvent grondeuse, quelquefois un peu tracassière, mais rarement méchante. On ne peut pas dire non plus que ces femmes soient ou ne soient pas sévères: sans idées et sans existence, elles répètent, sans le comprendre et indifféremment, tout ce qu’elles entendent dire, et restent par elles−mêmes absolument nulles.

L’autre classe, beaucoup plus rare, mais véritablement précieuse, est celle des femmes qui, ayant eu un caractère et n’ayant pas négligé de nourrir leur raison, savent se créer une existence, quand celle de la nature leur manque, et prennent le parti de mettre à leur esprit les parures qu’elles employaient avant pour leur figure. Celles−ci ont pour l’ordinaire le jugement très sain, et l’esprit à la fois solide, gai et gracieux. Elles remplacent les charmes séduisants par l’attachante bonté, et encore par l’enjouement dont le charme augmente en proportion de l’âge: c’est ainsi qu’elles parviennent en quelque sorte à se rapprocher de la jeunesse en s’en faisant aimer. Mais alors, loin d’être, comme vous le dites, rêches et sévères, l’habitude de l’indulgence, leurs longues réflexions sur la faiblesse humaine, et surtout les souvenirs de leur jeunesse, par lesquels seuls elles tiennent encore à la vie, les placeraient plutôt peut−être trop près de la facilité [felicité?].

“Ne me disait−il pas dernièrement que je n’aurais jamais aimé un autre que lui? Oh! pour le coup, j’ai eu besoin de toute ma prudence, pour ne pas le détromper sur−le−champ, en lui disant ce qui en était. Voilà, certes, un plaisant Monsieur, pour avoir un droit exclusif! Je conviens qu’il est bien fait et d’une assez belle figure: mais, à tout prendre, ce n’est, au fait, qu’un Manoeuvre d’amour. Enfin le moment est venu, il faut nous séparer.” “je serais donc bien maladroite, si je ne savais pas gagner un procès, où je n’ai pour adversaires que des mineures encore en bas âge, et leur vieux tuteur! Comme il ne faut pourtant rien négliger dans une affaire si importante, j’aurai effectivement avec moi deux Avocats. Ce voyage ne vous paraît−il pas gai? cependant s’il me fait gagner mon procès et perdre Belleroche, je ne regretterai pas mon temps.” “sous ce voile de l’amitié, je crois lui voir un goût très vif pour moi, et je sens que j’en prends beaucoup pour lui. Ce serait bien dommage que tant d’esprit et de délicatesse allassent se sacrifier et s’abrutir auprès de cette petite imbécile de Volanges! J’espère qu’il se trompe en croyant l’aimer: elle est si loin de le mériter! Ce n’est pas que je sois jalouse d’elle; mais c’est que ce serait un me[u]rt[r]e[il] [homicídio – andricídio!], et je veux en sauver Danceny. Je vous prie donc, Vicomte, de mettre vos soins à ce qu’il ne puisse se rapprocher de sa Cécile (comme il a encore la mauvaise habitude de la nommer). Un premier goût a toujours plus d’empire qu’on ne croit et je ne serais sûre de rien s’il la revoyait à présent; surtout pendant mon absence. À mon retour, je me charge de tout et j’en réponds.”

“C’est une chose inconcevable, ma belle amie, comme aussitôt qu’on s’éloigne, on cesse facilement de s’entendre. Tant que j’étais auprès de vous, nous n’avions jamais qu’un même sentiment, une même façon de voir; et parce que, depuis près de trois mois, je ne vous vois plus, nous ne sommes plus du même avis sur rien. Qui de nous deux a tort? sûrement vous n’hésiteriez pas sur la réponse: mais moi, plus sage, ou plus poli, je ne décide pas. Je vais seulement répondre à votre Lettre, et continuer de vous exposer ma conduite.”

“en sorte qu’après ma fantaisie passée, je la remettrai entre les bras de son Amant, pour ainsi dire, sans qu’elle se soit aperçue de rien. Est−ce donc là une marche si ordinaire?”

“de toutes les femmes que j’ai eues, c’est la seule dont j’ai vraiment plaisir à dire du mal.”

“Comment allez−vous vous charger d’un novice qui ne saura ni vous prendre, ni vous quitter, et avec qui il vous faudra tout faire? Je vous le dis sérieusement, je désapprouve ce choix, et quelque secret qu’il restât, il vous humilierait au moins à mes yeux et dans votre conscience.”

“je serai chargé de la correspondance. Que n’aurai−je pas fait pour ce Danceny? J’aurai été à la fois son ami, son confident, son rival et sa maîtresse! Encore, en ce moment, je lui rends le service de le sauver de vos liens dangereux; oui, sans doute, dangereux, car vous posséder et vous perdre, c’est acheter un moment de bonheur par une éternité de regrets.”

Mon Dieu! que cette femme est aimable et quel charme flatteur elle sait donner à l’amitié! Il semble que ce doux sentiment s’embellisse et se fortifie chez elle de tout ce qu’elle refuse à l’amour. Si vous saviez comme elle vous aime, comme elle se plaît à m’entendre lui parler de vous!… C’est là sans doute ce qui m’attache autant à elle. Quel bonheur de pouvoir vivre uniquement pour vous deux, de passer sans cesse des délices de l’amour aux douceurs de l’amitié, d’y consacrer toute mon existence, d’être en quelque sorte le point de réunion de votre attachement réciproque; et de sentir toujours que, m’occupant du bonheur de l’une, je travaillerais également à celui de l’autre! Aimez, aimez beaucoup, ma charmante amie, cette femme adorable. L’attachement que j’ai pour elle, donnez−y plus de prix encore, en le partageant. Depuis que j’ai goûté le charme de l’amitié, je désire que vous l’éprouviez à votre tour.”

“Si j’en crois ce qu’on m’a dit souvent, les hommes même n’aiment plus tant leurs femmes, quand elles les ont trop aimés avant de l’être.” Valmont (en secret) apud Cecile la Seductrice

“Comment voulez−vous que je m’intéresse à votre procès, si, perte ou gain, j’en dois également payer les frais par l’ennui de votre absence? Oh!” Danceny com sintomas de paixão pela matrona Merteuil

“N’est−ce pas cependant une véritable infidélité, une noire trahison, que de laisser votre ami loin de vous, après l’avoir accoutumé à ne pouvoir plus se passer de votre présence? Vous aurez beau consulter vos Avocats, ils ne vous trouveront pas de justification pour ce mauvais procédé: et puis, ces gens−là ne disent que des raisons, et des raisons ne suffisent pas pour répondre à des sentiments.” “Nos plus jolies femmes, celles qu’on dit les plus aimables, sont encore si loin de vous qu’elles ne pourraient en donner qu’une bien faible idée. Je crois même qu’avec des yeux exercés, plus on a cru d’abord qu’elles vous ressemblaient, plus on y trouve après de différence: elles ont beau faire, beau y mettre tout ce qu’elles savent, il leur manque toujours d’être vous, et c’est positivement là qu’est le charme.” “Et depuis quand le charme de l’amitié distrait−il donc de celui de l’amour?” “La dernière Lettre que j’ai reçue d’elle augmente et assure mon espoir, mais le retarde encore. Cependant ses motifs sont si tendres et si honnêtes que je ne puis l’en blâmer ni m’en plaindre”

“J’ai appris aujourd’hui que depuis quatre jours il y va régulièrement entendre la Messe. Dieu veuille que cela dure!”

“Quittez donc, si vous m’en croyez, ce ton de cajolerie, qui n’est plus que du jargon, dès qu’il n’est pas l’expression de l’amour. Est−ce donc là le style de l’amitié? non, mon ami, chaque sentiment a son langage qui lui convient; et se servir d’un autre, c’est déguiser la pensée que l’on exprime. Je sais bien que nos petites femmes n’entendent rien de ce qu’on peut leur dire, s’il n’est traduit, en quelque sorte, dans ce jargon d’usage; mais je croyais mériter, je l’avoue, que vous me distinguassiez d’elles. Je suis vraiment fâchée, et peut−être plus que je ne devrais l’être, que vous m’ayez si mal jugée.” “et ces femmes, à qui il manque toujours d’être moi, vous trouvez peut−être aussi que cela manque à votre Cécile! voilà pourtant où conduit un langage qui, par l’abus qu’on en fait aujourd’hui, est encore au−dessous du jargon des compliments, et ne devient plus qu’un simple protocole, auquel on ne croit pas davantage qu’au très humble serviteur!” “Mon ami, quand vous m’écrirez, que ce soit pour me dire votre façon de penser et de sentir, et non pour m’envoyer des phrases que je trouverai, sans vous, plus ou moins bien dites dans le premier Roman du jour.” “Mais vous choisissez vos Maîtresses si jeunes, que vous m’avez fait apercevoir pour la première fois que je commence à être vieille!”

“La longue défense est le seul mérite qui reste à celles qui ne résistent pas toujours; et ce que je trouverais impardonnable à toute autre qu’à un enfant comme la petite Volanges, serait de ne pas savoir fuir un danger dont elle a été suffisamment avertie par l’aveu qu’elle a fait de son amour. Vous autres hommes, vous n’avez pas d’idée de ce qu’est la vertu, et de ce qu’il en coûte pour la sacrifier! Mais pour peu qu’une femme raisonne, elle doit savoir qu’indépendamment de la faute qu’elle commet, une faiblesse est pour elle le plus grand des malheurs; et je ne conçois pas qu’aucune s’y laisse jamais prendre, quand elle peut avoir un moment pour y réfléchir.”

“Vous me sauverez des dangers de l’amour; et quoique j’aie bien su sans vous m’en défendre jusqu’à présent, je consens à en avoir de la reconnaissance, et je vous en aimerai mieux et davantage.

Sur ce, mon cher Chevalier, je prie Dieu qu’il vous ait en sa sainte et digne garde.”

“Voici le récit de ce qui s’est passé: vous pouvez être sûre qu’il est fidèle; car je vivrais 80 autres années, que je n’oublierais pas l’impression que m’a faite cette triste scène.” Rosemonde

“J’ai donc été ce matin chez mon neveu; je l’ai trouvé écrivant, et entouré de différents tas de papiers, qui avaient l’air d’être l’objet de son travail. Il s’en occupait au point que j’étais déjà au milieu de sa chambre qu’il n’avait pas encore tourné la tête pour savoir qui entrait. Aussitôt qu’il m’a aperçue, j’ai très bien remarqué qu’en se levant, il s’efforçait de composer sa figure, et peut−être même est−ce là ce qui m’y a fait faire plus d’attention. Il était, à la vérité, sans toilette et sans poudre; mais je l’ai trouvé pâle et défait, et ayant surtout la physionomie altérée. Son regard que nous avons vu si vif et si gai, était triste et abattu; enfin, soit dit entre nous, je n’aurais pas voulu que vous le vissiez ainsi: car il avait l’air très touchant et très propre, à ce que je crois, à inspirer cette tendre pitié qui est un des plus dangereux pièges de l’amour.”

“plus de dissipation serait utile à sa santé.”

“J’ai ajouté que, pour cette fois, je ne lui ferais aucune instance, aimant mes amis pour eux−mêmes; c’est à cette phrase si simple, que serrant mes mains, et parlant avec une véhémence que je ne puis vous rendre: «Oui, ma tante, m’a−t−il dit, aimez, aimez beaucoup un neveu qui vous respecte et vous chérit; et, comme vous dites, aimez−le pour lui−même. Ne vous affligez pas de son bonheur, et ne troublez, par aucun regret, l’éternelle tranquillité dont il espère jouir bientôt. Répétez−moi que vous m’aimez, que vous me pardonnez; oui, vous me pardonnerez; je connais votre bonté: mais comment espérer la même indulgence de ceux que j’ai tant offensés?»” “Mais plus j’y réfléchis, et moins je devine ce qu’il a voulu dire. Quelle est cette affaire, la plus grande de sa vie? à quel sujet me demande−t−il pardon? d’où lui est venu cet attendrissement, involontaire en me parlant? Je me suis déjà fait ces questions mille fois, sans pouvoir y répondre. Je ne vois même rien là qui ait rapport à vous: cependant, comme les yeux de l’amour sont plus clairvoyants que ceux de l’amitié, je n’ai voulu vous laisser rien ignorer de ce qui s’est passé entre mon neveu et moi.”

“si la bonté divine est infinie, l’usage en est pourtant réglé par la justice; et il peut venir un moment où le Dieu de miséricorde se change en un Dieu de vengeance.” Père Anselme

“Le bonheur de M. de Valmont ne pouvait−il arriver jamais que par mon infortune? Oh! mon indulgente amie, pardonnez−moi cette plainte. Je sais qu’il ne m’appartient pas de sonder les décrets de Dieu; mais tandis que je lui demande sans cesse, et toujours vainement, la force de vaincre mon malheureux amour, il la prodigue à celui qui ne la lui demandait pas, et me laisse, sans secours, entièrement livrée à ma faiblesse.

Ne sais−je pas que l’Enfant prodigue, à son retour, obtint plus de grâces de son père que le fils qui ne s’était jamais absenté? Quel compte avons−nous à demander à celui qui ne nous doit rien? Et quand il serait possible que nous eussions quelques droits auprès de lui, quels pourraient être les miens? Me vanterais−je d’une sagesse que déjà je ne dois qu’à Valmont? Il m’a sauvée, et j’oserais me plaindre en souffrant pour lui! Non: mes souffrances me seront chères, si son bonheur en est le prix. Sans doute il fallait qu’il revînt à son tour au Père commun. Le Dieu qui l’a formé devait chérir son ouvrage. Il n’avait point créé cet être charmant, pour n’en faire qu’un réprouvé. C’est à moi de porter la peine de mon audacieuse imprudence; ne devais−je pas sentir que, puisqu’il m’était défendu de l’aimer, je ne devais pas me permettre de le voir?

Ma faute ou mon malheur est de m’être refusée trop longtemps à cette vérité. Vous m’êtes témoin, ma chère et digne amie, que je me suis soumise à ce sacrifice, aussitôt que j’en ai reconnu la nécessité: mais, pour qu’il fût entier, il y manquait que M. de Valmont ne le partageât point. Vous avouerai−je que cette idée est à présent ce qui me tourmente le plus? Insupportable orgueil, qui adoucit les maux que nous éprouvons par ceux que nous faisons souffrir! Ah! je vaincrai ce coeur rebelle, je l’accoutumerai aux humiliations.

C’est surtout pour y parvenir que j’ai enfin consenti à recevoir Jeudi prochain la pénible visite de M. de Valmont. Là, je l’entendrai me dire lui−même que je ne lui suis plus rien, que l’impression faible et passagère que j’avais faite sur lui est entièrement effacée! Je verrai ses regards se porter sur moi, sans émotion, tandis que la crainte de déceler la mienne me fera baisser les yeux. Ces mêmes Lettres qu’il refusa si longtemps à mes demandes réitérées, je les recevrai de son indifférence; il me les remettra comme des objets inutiles, et qui ne l’intéressent plus; et mes mains tremblantes, en recevant ce dépôt honteux, sentiront qu’il leur est remis d’une main ferme et tranquille! Enfin, je le verrai s’éloigner… s’éloigner pour jamais, et mes regards, qui le suivront ne verront pas les siens se retourner sur moi!

VERTU

VERTU

VERTU

Oui, ces Lettres qu’il ne se soucie plus de garder, je les conserverai précieusement. Je m’imposerai la honte de les relire chaque jour, jusqu’à ce que mes larmes en aient effacé les dernières traces; et les siennes, je les brûlerai comme infectées du poison dangereux qui a corrompu mon âme. Oh! qu’est−ce donc que l’amour, s’il nous fait regretter jusqu’aux dangers auxquels il nous expose; si surtout on peut craindre de le ressentir encore, même alors qu’on ne l’inspire plus! Fuyons cette passion funeste, qui ne laisse de choix qu’entre la honte et le malheur, et souvent même les réunit tous deux, et qu’au moins la prudence remplace la vertu.” “Votre précieuse amitié remplira toute mon existence. Rien ne me paraîtra difficile pour seconder les soins que vous voudrez bien vous donner. Je vous devrai ma tranquillité, mon bonheur, ma vertu

Serait−il donc vrai que la vertu augmentât le prix d’une femme, jusque dans le moment même de sa faiblesse? Mais reléguons cette idée puérile avec les contes de bonnes femmes. Ne rencontre−t−on pas presque partout une résistance plus ou moins bien feinte au premier triomphe? et ai−je trouvé nulle part le charme dont je parle? ce n’est pourtant pas non plus celui de l’amour; car enfin, si j’ai eu quelquefois auprès de cette femme étonnante des moments de faiblesse qui ressemblaient à cette passion pusillanime, j’ai toujours su les vaincre et revenir à mes principes.” “Serai−je donc, à mon âge, maîtrisé comme un écolier, par un sentiment involontaire et inconnu? Non: il faut, avant tout, le combattre et l’approfondir.” “je m’étais même accoutumé à appeler prudes celles qui ne faisaient que la moitié du chemin, par opposition à tant d’autres, dont la défense provocante ne couvre jamais qu’imparfaitement les premières avances qu’elles ont faites.” “c’est une victoire complète, achetée par une campagne pénible, et décidée par de [s]avant[es] manoeuvres. Il n’est donc pas surprenant que ce succès, dû à moi seul, m’en devienne plus précieux; et le surcroît de plaisir que j’ai éprouvé dans mon triomphe, et que je ressens encore, n’est que la douce impression du sentiment de la gloire. Je chéris cette façon de voir, qui me sauve l’humiliation de penser que je puisse dépendre en quelque manière de l’esclave même que je serais asservie; que je n’aie pas en moi seul la plénitude de mon bonheur; et que la faculté de m’en faire jouir dans toute son énergie soit réservée à telle ou telle femme, exclusivement à toute autre.” “Ce qu’il faut vous dire encore, et que j’avais appris par une Lettre interceptée suivant l’usage, c’est que la crainte et la petite humiliation d’être quittée avaient un peu dérangé la pruderie de l’austère Dévote” “J’aurais pu en choisir un plus commode: car, dans cette même chambre, il se trouvait une ottomane [poltrona acolchoada]. Mais je remarquai qu’en face d’elle était un portrait du mari; et j’eus peur, je l’avoue, qu’avec une femme si singulière, un seul regard que le hasard dirigerait de ce côté ne détruisît en un moment l’ouvrage de tant de soins. Enfin, nous restâmes seuls et j’entrai en matière.” “«Si tant de charmes, ai−je donc repris, ont fait sur mon coeur une impression si profonde, tant de vertus n’en ont pas moins fait sur mon âme. Séduit, sans doute, par le désir de m’en rapprocher, j’avais osé m’en croire digne. Je ne vous reproche point d’en avoir jugé autrement; mais je me punis de mon erreur.» Comme on gardait le silence de l’embarras, j’ai continué. — «J’ai désiré, Madame, ou de me justifier à vos yeux, ou d’obtenir de vous le pardon des torts que vous me supposez; afin de pouvoir au moins terminer, avec quelque tranquillité, des jours auxquels je n’attache plus de prix, depuis que vous avez refusé de les embellir.»

“- Mon devoir ne me permettait pas…

– Il est donc vrai que c’est moi que vous avez fui?

– Ce départ était nécessaire.

– Et que vous m’éloignez de vous?

– Je le dois.

Je n’ai pas besoin de vous dire que pendant ce court dialogue, la voix de la tendre Prude était oppressée, et que ses yeux ne s’élevaient pas jusqu’à moi.”

“«Ah! cruelle, me suis−je écrié, peut−il exister pour moi un bonheur que vous ne partagiez pas? Où donc le trouver loin de vous? Ah! jamais! jamais!» J’avoue qu’en me livrant à ce point j’avais beaucoup compté sur le secours des larmes: mais soit mauvaise disposition, soit peut−être seulement l’effet de l’attention pénible et continuelle que je mettais à tout, il me fut impossible de pleurer. Par bonheur je me ressouvins que pour subjuguer une femme tout moyen était également bon; et qu’il suffisait de l’étonner par un grand mouvement, pour que l’impression en restât profonde et favorable. Je suppléai donc, par la terreur, à la sensibilité qui se trouvait en défaut; et pour cela, changeant seulement l’inflexion de ma voix, et gardant la même posture: «Oui, continuai−je, j’en fais le serment à vos pieds, vous posséder ou mourir.» En prononçant ces dernières paroles, nos regards se rencontrèrent. Je ne sais ce que la timide personne vit ou crut voir dans les miens, mais elle se leva d’un air effrayé, et s’échappa de mes bras dont je l’avais entourée. Il est vrai que je ne fis rien pour la retenir; car j’avais remarqué plusieurs fois que les scènes de désespoir menées trop vivement tombaient dans le ridicule dès qu’elles devenaient longues, ou ne laissaient que des ressources vraiment tragiques et que j’étais fort éloigné de vouloir prendre. Cependant, tandis qu’elle se dérobait à moi, j’ajoutai d’un ton bas et sinistre, mais de façon qu’elle pût m’entendre: «Hé bien! la mort!»” “comme en amour rien ne se finit que de très près, et que nous étions alors assez loin l’un de l’autre, il fallait avant tout se rapprocher. Ce fut pour y parvenir que je passai le plus tôt possible à une apparente tranquillité, propre à calmer les effets de cet état violent, sans en affaiblir l’impression.” “«Pardon, Madame; peu accoutumé aux orages des passions, je sais mal en réprimer les mouvements. Si j’ai eu tort de m’y livrer, songez au moins que c’est pour la dernière fois. Ah! calmez−vous, calmez−vous, je vous en conjure.» Et pendant ce long discours je me rapprochais insensiblement. − «Si vous voulez que je me calme, répondit la Belle effarouchée, vous−même soyez donc plus tranquille. — Hé bien! oui, je vous le promets»” “<Mais, repris−je aussitôt d’un air égaré, je suis venu, n’est−il pas vrai, pour vous rendre vos Lettres? De grâce, daignez les reprendre. Ce douloureux sacrifice me reste à faire: ne me laissez rien qui puisse affaiblir mon courage.> Et tirant de ma poche le précieux recueil: «Le voilà, dis−je, ce dépôt trompeur des assurances de votre amitié! Il m’attachait à la vie, reprenez−le. Donnez ainsi vous−même le signal qui doit me séparer de vous pour jamais.»” “Là, je la pressai de mes bras, sans qu’elle se défendît aucunement; et jugeant par cet oubli des bienséances combien l’émotion était forte et puissante: «Femme adorable, lui dis−je en risquant l’enthousiasme, vous n’avez pas d’idée de l’amour que vous inspirez; vous ne saurez jamais à quel point vous fûtes adorée, et de combien ce sentiment m’était plus cher que l’existence! Puissent tous vos jours être fortunés et tranquilles; puissent−ils s’embellir de tout le bonheur dont vous m’avez privé! Payez au moins ce voeu sincère par un regret, par une larme; et croyez que le dernier de mes sacrifices ne sera pas le plus pénible à mon crieur. Adieu.»”

“− Il faut vous fuir, il le faut!

− Non! s’écria−t−elle…

A ce dernier mot, elle se précipita ou plutôt tomba évanouie entre mes bras.

Comme je doutais encore d’un si heureux succès, je feignis un grand effroi; mais tout en m’effrayant, je la conduisais, ou la portais vers le lieu précédemment désigné pour le champ de ma gloire; et en effet elle ne revint à elle que soumise et déjà livrée à son heureux vainqueur.

“je crains, à présent, de m’être amolli comme Annibal dans les délices de Capoue.” (*)

(*) explicação wikipedianesca (provérbio francês):

Capoue accueille Hannibal et le soutient contre Rome dans la bataille de Zama. Après la défaite d’Hannibal, Capoue est reprise par Rome en 211 av. J.-C. et punie par la confiscation de son territoire et la privation de la citoyenneté.

Hannibal a été accusé de «s’être endormi dans les délices de Capoue», et l’expression a traversé les âges sous forme de proverbe, signifiant: «perdre un temps précieux, qui pourrait être avantageusement employé, et/ou s’amollir dans la facilité au lieu de se préparer à la lutte». En réalité, Hannibal, qui manquait de matériel de siège [montaria], ne pouvait pas marcher sur Rome.”

CARÍCIA DE EX-NAMORADO: “Je m’attendais bien qu’un si grand événement ne se passerait pas sans les larmes et le désespoir d’usage; et si je remarquai d’abord un peu plus de confusion, et une sorte de recueillement, j’attribuai l’un et l’autre à l’état de Prude: aussi, sans m’occuper de ces légères différences que je croyais purement locales, je suivais simplement la grande route des consolations, bien persuadé que, comme il arrive d’ordinaire, les sensations aideraient le sentiment et qu’une seule action ferait plus que tous les discours, que pourtant je ne négligeais pas. Mais je trouvai une résistance vraiment effrayante, moins encore par son excès que par la forme sous laquelle elle se montrait.

Figurez−vous une femme assise, d’une raideur immobile, et d’une figure invariable; n’ayant l’air ni de penser, ni d’écouter, ni d’entendre; dont les yeux fixes laissent échapper des larmes assez continues, mais qui coulent sans effort. Telle était Madame de Tourvel, pendant mes discours; mais si j’essayais de ramener son attention vers moi par une caresse, par le geste même le plus innocent, à cette apparente apathie succédaient aussitôt la terreur, la suffocation, les convulsions, les sanglots, et quelques cris par intervalles, mais sans un mot articulé.

Ces crises revinrent plusieurs fois, et toujours plus fortes; la dernière même fut si violente que j’en fus entièrement découragé et craignis un moment d’avoir remporté une victoire inutile. Je me rabattis sur les lieux communs d‘usage; et dans le nombre se trouva celui−ci: «Et vous êtes dans le désespoir, parce que vous avez fait mon bonheur?» A ce mot, l’adorable femme se tourna vers moi; et sa figure, quoique encore un peu égarée, avait pourtant déjà repris son expression céleste. «Votre bonheur», me dit−elle. Vous devinez ma réponse. − Vous êtes donc heureux?» Je redoublai les protestations. «Et heureux par moi!» J’ajoutai les louanges et les tendres propos. Tandis que je parlais, tous ses membres s’assouplirent; elle retomba avec mollesse, appuyée sur son fauteuil; et m’abandonnant une main que j’avais osé prendre: «Je sens, dit−elle, que cette idée me console et me soulage.»

SUCCÈS ENFIN!Aussi quand je voulus tenter un second succès, j’éprouvai d’abord quelque résistance, et ce qui s’était passé auparavant me rendait circonspect: mais ayant appelé à mon secours cette même idée de mon bonheur, j’en ressentis bientôt les favorables effets: «Vous avez raison, me dit la tendre personne; je ne puis plus supporter mon existence qu’autant qu’elle servira à vous rendre heureux. Je m’y consacre tout entière: dès ce moment je me donne à vous, et vous n’éprouverez de ma part ni refus, ni regrets.» Ce fut avec cette candeur naïve ou sublime qu’elle me livra sa personne et ses charmes, et qu’elle augmenta mon bonheur en le partageant. L’ivresse fut complète et réciproque; et, pour la première fois, la mienne survécut au plaisir. Je ne sortis de ses bras que pour tomber à ses genoux, pour lui jurer un amour éternel; et, il faut tout avouer, je pensais ce que je disais. Enfin, même après nous être séparés, son idée ne me quittait point, et j’ai eu besoin de me travailler pour m’en distraire.

Ah! pourquoi n’êtes−vous pas ici, pour balancer au moins le charme de l’action par celui de la récompense? Mais je ne perdrai rien pour attendre, n’est−il pas vrai? et j’espère pouvoir regarder, comme convenu entre nous, l’heureux arrangement que je vous ai proposé dans ma dernière Lettre. Vous voyez que je m’exécute, et que, comme je vous l’ai promis, mes affaires seront assez avancées pour pouvoir vous donner une partie de mon temps. Dépêchez−vous donc de renvoyer votre pesant Belleroche et laissez là le doucereux Danceny, pour ne vous occuper que de moi. Mais que faites−vous donc tant à cette campagne que vous ne me répondez seulement pas? Savez−vous que je vous gronderais volontiers? Mais le bonheur porte à l’indulgence. Et puis je n’oublie pas qu’en me replaçant au nombre de vos soupirants je dois me soumettre, de nouveau, à vos petites fantaisies. Souvenez−vous cependant que le nouvel Amant ne veut rien perdre des anciens droits de l’ami.

Adieu, comme autrefois… Oui, adieu, mon Ange! Je t’envoie tous les baisers de l’amour.

P.S: Savez−vous que Prévan, au bout de son mois de prison, a été obligé de quitter son Corps? C’est aujourd’hui la nouvelle de tout Paris. En vérité, le voilà cruellement puni d’un tort qu’il n’a pas eu, et votre succès est complet!

Paris, ce 29 octobre 17**.”

“On est forcé de reconnaître véritablement là un coup de la Providence, qui, en touchant l’un, a aussi sauvé l’autre. Oui, ma chère Belle, Dieu, qui ne voulait que vous éprouver, vous a secourue au moment où vos forces étaient épuisées; et malgré votre petit murmure, vous avez, je crois, quelques actions de grâces à lui rendre. Ce n’est pas que je ne sente fort bien qu’il vous eût été plus agréable que cette résolution vous fût venue la première, et que celle de Valmont n’en eût été que la suite; il semble même, humainement parlant, que les droits de notre sexe en eussent été mieux conservés, et nous ne voulons en perdre aucun!” Rosemonde

En vain: “Inutilement vous aurais−je parlé plus tôt avec cette apparente sévérité: l’amour est un sentiment indépendant, que la prudence peut faire éviter, mais qu’elle ne saurait vaincre; et qui, une fois né, ne meurt que de sa belle mort ou du défaut absolu d’espoir. C’est ce dernier cas, dans lequel vous êtes, qui me rend le courage et le droit de vous dire librement mon avis. Il est cruel d’effrayer un malade désespéré, qui n’est plus susceptible que de consolations et de palliatifs: mais il est sage d’éclairer un convalescent sur les dangers qu’il a courus, pour lui inspirer la prudence dont il a besoin, et la soumission aux conseils qui peuvent encore lui être nécessaires.

“les petites incommodités que vous ressentez à présent, et qui peut−être exigent quelques remèdes, ne sont pourtant rien en comparaison de la maladie effrayante dont voilà la guérison assurée. Ensuite comme votre amie, comme l’amie d’une femme raisonnable et vertueuse, je me permettrai d’ajouter que cette passion, qui vous avait subjuguée, déjà si malheureuse par elle−même, le devenait encore plus par son objet. Si j’en crois ce qu’on m’en dit, mon neveu, que j’avoue aimer peut−être avec faiblesse, et qui réunit en effet beaucoup de qualités louables à beaucoup d’agréments, n’est ni sans danger pour les femmes, ni sans torts vis−à−vis d’elles, et met presque un prix égal à les séduire et à les perdre. Je crois bien que vous l’auriez converti. Jamais personne sans doute n’en fut plus digne: mais tant d’autres s’en sont flattées de même, dont l’espoir a été déçu, que j’aime bien mieux que vous n’en soyez pas réduite à cette ressource.

Considérez à présent, ma chère Belle, qu’au lieu de tant de dangers que vous auriez eu à courir, vous aurez, outre le repos de votre conscience et votre propre tranquillité, la satisfaction d’avoir été la principale cause de l’heureux retour de Valmont.”

Vertu perdue: “venez surtout vous réjouir avec votre tendre mère d’avoir si heureusement tenu la parole que vous lui aviez donnée, de ne rien faire qui ne fût digne d’elle et de vous!” 30 octobre

“vous jugerez facilement combien votre proposition a dû me paraître ridicule. Qui, moi! je sacrifierais un goût, et encore un goût nouveau, pour m’occuper de vous? Et pour m’en occuper comment? en attendant à mon tour, et en esclave soumise, les sublimes faveurs de votre Hautesse. Quand, par exemple, vous voudrez vous distraire un moment de ce charme inconnu que l’adorable, la céleste Madame de Tourvel vous a fait seule éprouver, ou quand vous craindrez de compromettre, auprès de l’attachante Cécile, l’idée supérieure que vous êtes bien aise qu’elle conserve de vous: alors descendant jusqu’à moi, vous y viendrez chercher des plaisirs, moins vifs à la vérité, mais sans conséquence; et vos précieuses bontés, quoique un peu rares, suffiront de reste à mon bonheur!” A sacana Merteuil

“Certes, vous êtes riche en bonne opinion de vous−même: mais apparemment je ne le suis pas en modestie; car j’ai beau me regarder, je ne peux pas me trouver déchue jusque−là. C’est peut−être un tort que j’ai; mais je vous préviens que j’en ai beaucoup d’autres encore.” “J’ai surtout celui de croire que l’écolier, le doucereux Danceny, uniquement occupé de moi, me sacrifiant, sans s’en faire un mérite, une première passion, avant même qu’elle ait été satisfaite, et m’aimant enfin comme on aime à son âge, pourrait, malgré ses vingt ans, travailler plus efficacement que vous à mon bonheur et à mes plaisirs. Je me permettrai même d’ajouter que, s’il me venait en fantaisie de lui donner un adjoint, ce ne serait pas vous, au moins pour le moment.aussi éloignés l’un de l’autre par notre façon de penser, nous ne pouvons nous rapprocher d’aucune manière; et je crains qu’il ne me faille beaucoup de temps, mais beaucoup, avant de changer de sentiment. Quand je serai corrigée, je vous promets de vous avertir. Jusque−là croyez−moi, faites d’autres arrangements, et gardez vos baisers, vous avez tant à les placer mieux!…Adieu, comme autrefois, dites−vous? Mais autrefois, ce me semble, vous faisiez un peu plus de cas de moi; vous ne m’aviez pas destinée tout à fait aux troisièmes Rôles; et surtout vous vouliez bien attendre que j’eusse dit oui, avant d’être sûr de mon consentement. Trouvez donc bon qu’au lieu de vous dire aussi adieu comme autrefois, je vous dise adieu comme à présent.

Votre servante, Monsieur le Vicomte.

Du Château de …, ce 31 octobre 17**.”

“Je n’ai reçu qu’hier, Madame, votre tardive réponse. Elle m’aurait tuée sur−le−champ, si j’avais eu encore mon existence en moi: mais un autre en est possesseur, et cet autre est M. de Valmont. Vous voyez que je ne vous cache rien. Si vous devez ne me plus trouver digne de votre amitié, je crains moins encore de la perdre que de la surprendre. Tout ce que je puis vous dire, c’est que, placée par M. de Valmont entre sa mort ou son bonheur, je me suis décidée pour ce dernier parti. Je ne m’en vante, ni ne m’en accuse: je dis simplement ce qui est.“quand je crains de ne pouvoir plus supporter mes tourments, je me dis: Valmont est heureux; et tout disparaît devant cette idée, ou plutôt elle change tout en plaisirs.” “Comme je n’aurai vécu que pour lui, ce sera en lui que reposera ma mémoire; et s’il est forcé de reconnaître que je l’aimais, je serai suffisamment justifiée.

“Il me semble même que cette marche franche et libre, quand elle est fondée sur une ancienne liaison, est bien préférable à l’insipide cajolerie qui affadit si souvent l’amour.” “je n’imagine pas que vous ayez pu penser sérieusement qu’il existât une femme dans le monde qui me parût préférable à vous” “ne savez−vous pas que ces mots, plus souvent pris au hasard que par réflexion, expriment moins le cas que l’on fait de la personne que la situation dans laquelle on se trouve quand on en parle? Et si, dans le moment même où j’étais si vivement affecté ou par l’une ou par l’autre, je ne vous en désirais pourtant pas moins; si je vous donnais une préférence marquée sur toutes deux, puisque enfin je ne pouvais renouveler notre première liaison qu’au préjudice des deux autres, je ne crois pas qu’il y ait là si grand sujet de reproche.” “Pour la petite Cécile, je crois bien inutile de vous en parler. Vous n’avez pas oublié que c’est à votre demande que je me suis chargé de cette enfant, et je n’attends que votre congé pour m’en défaire. J’ai pu remarquer son ingénuité et sa fraîcheur; j’ai pu même la croire un moment attachante, parce que, plus ou moins, on se complaît toujours un peu dans son ouvrage: mais assurément, elle n’a assez de consistance en aucun genre pour fixer en rien l’attention.” “pourquoi semblez−vous m’annoncer que toute correspondance va être rompue entre nous? Est−ce pour me punir de n’avoir pas deviné ce qui était contre toute vraisemblance? ou me soupçonnez−vous de vous avoir affligée volontairement? Non, je connais trop bien votre coeur, pour croire qu’il pense ainsi du mien. Aussi la peine que m’a faite votre lettre est−elle bien moins relative à moi qu’à vous−même!” “Hé! quelle femme vraiment délicate et sensible n’a pas trouvé l’infortune dans ce même sentiment qui lui promettait tant de bonheur! Les hommes savent−ils apprécier la femme qu’ils possèdent?”

Ne croyez pas, ma chère Enfant, que leur amour soit semblable au nôtre. Ils éprouvent bien la même ivresse; souvent même ils y mettent plus d’emportement: mais ils ne connaissent pas cet empressement inquiet, cette sollicitude délicate, qui produit en nous ces soins tendres et continus, et dont l’unique but est toujours l’objet aimé. L’homme jouit du bonheur qu’il ressent, et la femme de celui qu’elle procure. Cette différence, si essentielle et si peu remarquée, influe pourtant, d’une manière bien sensible, sur la totalité de leur conduite respective. Le plaisir de l’un est de satisfaire des désirs, celui de l’autre est surtout de les faire naître. Plaire n’est pour lui qu’un moyen de succès; tandis que pour elle, c’est le succès lui−même. Et la coquetterie, si souvent reprochée aux femmes, n’est autre chose que l’abus de cette façon de sentir, et par là même en prouve la réalité. Enfin, ce goût exclusif, qui caractérise particulièrement l’amour, n’est dans l’homme qu’une préférence, qui sert, au plus, à augmenter un plaisir, qu’un autre objet affaiblirait peut−être, mais ne détruirait pas; tandis que dans les femmes, c’est un sentiment profond, qui non seulement anéantit tout désir étranger, mais qui, plus fort que la nature, et soustrait à son empire, ne leur laisse éprouver que répugnance et dégoût, là même où semble devoir naître la volupté.”

“Dans les maux sans remèdes, les conseils ne peuvent plus porter que sur le régime. Ce que je vous demande seulement, c’est de vous souvenir que plaindre un malade, ce n’est pas le blâmer. Eh! qui sommes−nous, pour nous blâmer les uns les autres? Laissons le droit de juger à celui−là seul qui lit dans les coeurs; et j’ose même croire qu’à ses yeux paternels une foule de vertus peut racheter une faiblesse.”

TEORIA DA ASSIMETRIA E IMPASSE ETERNO: “N’avez−vous pas encore remarqué que le plaisir, qui est bien en effet l’unique mobile de la réunion des deux sexes, ne suffit pourtant pas pour former une liaison entre eux? et que, s’il est précédé du désir qui rapproche, il n’est pas moins suivi du dégoût qui repousse? C’est une loi de la nature, que l’amour seul peut changer; et de l’amour, en a−t−on quand on veut? Il en faut pourtant toujours: et cela serait vraiment fort embarrassant, si on ne s’était pas aperçu qu’heureusement il suffisait qu’il en existât d’un côté. La difficulté est devenue par là de moitié moindre, et même sans qu’il y ait eu beaucoup à perdre; en effet, l’un jouit du bonheur d’aimer, l’autre de celui de plaire, un peu moins vif à la vérité, mais auquel se joint le plaisir de tromper, ce qui fait équilibre; et tout s’arrange. Mais dites−moi, Vicomte, qui de nous deux se chargera de tromper l’autre?” “je sens à merveille que pour une seule soirée nous nous suffirons de reste; et je ne doute même pas que nous ne sachions assez l’embellir pour ne la voir finir qu’à regret. Mais n’oublions pas que ce regret est nécessaire au bonheur; et quelque douce que soit notre illusion, n’allons pas croire qu’elle puisse être durable.” “ou je me trompe, ou la tendre Dévote doit beaucoup écrire: car que ferait−elle quand elle est seule? elle n’a sûrement pas le bon esprit de se distraire.” “Il en est déjà à se battre les flancs pour m’aimer; c’est au point qu’à présent je mets autant de malice que de prudence dans les caresses dont je le surcharge. Mais, en même temps, vous voyez bien que ce ne serait pas là un sacrifice à vous faire! une infidélité réciproque rendra le charme bien plus piquant.“Mais pourquoi s’occuper encore d’un bonheur qui ne peut revenir? Non, quoi que vous en disiez, c’est un retour impossible. D’abord, j’exigerais des sacrifices que sûrement vous ne pourriez ou ne voudriez pas me faire, et qu’il se peut bien que je ne mérite pas

“j’admirerai, surtout, cette indulgence de la vertu, qui ne connaît nos faiblesses que pour y compatir [consolar], et dont le charme puissant conserve sur les coeurs un empire si doux et si fort, même à côté du charme de l’amour.” “Et comment ne croirais−je pas à un bonheur parfait, quand je l’éprouve en ce moment? Oui, si les hommes sont tels que vous le dites, il faut les fuir, ils sont haïssables; mais qu’alors Valmont est loin de leur ressembler! S’il a comme eux cette violence de passion, que vous nommez emportement, combien n’est−elle pas surpassée en lui par l’excès de sa délicatesse! Ô mon amie! vous me parlez de partager mes peines, jouissez donc de mon bonheur; je le dois à l’amour, et de combien encore l’objet en augmente le prix! Vous aimez votre neveu, dites−vous, peut−être avec faiblesse? ah! si vous le connaissiez comme moi! je l’aime avec idolâtrie, et bien moins encore qu’il ne le mérite. Il a pu sans doute être entraîné dans quelques erreurs, il en convient lui−même; mais qui jamais connut comme lui le véritable amour?” “depuis qu’il peut se livrer sans contrainte aux mouvements de son coeur, il semble deviner tous les désirs du mien. Qui sait si nous n’étions pas nés l’un pour l’autre, si ce bonheur ne m’était pas réservé, d’être nécessaire au sien! Ah! si c’est une illusion, que je meure donc avant qu’elle finisse. Mais non; je veux vivre pour le chérir, pour l’adorer. Pourquoi cesserait−il de m’aimer? Quelle autre femme rendrait−il plus heureuse que moi? Et, je le sens par moi−même, ce bonheur qu’on fait naître, est le plus fort lien, le seul qui attache véritablement. Oui, c’est ce sentiment délicieux qui ennoblit l’amour, qui le purifie en quelque sorte, et le rend vraiment digne d’une âme tendre et généreuse, telle que celle de Valmont.”

“songez donc qu’il n’y a guère que huit jours que je jouis du fruit de trois mois de soins. Je me suis si souvent arrêté davantage à ce qui valait bien moins, et ne m’avait pas tant coûté!…” “D’abord, pour beaucoup de femmes, le plaisir est toujours le plaisir et n’est jamais que cela; et auprès de celles−là, de quelque titre qu’on nous décore, nous ne sommes jamais que des facteurs, de simples commissionnaires, dont l’activité fait tout le mérite, et parmi lesquels, celui qui fait le plus est toujours celui qui fait le mieux.

Dans une autre classe, peut−être la plus nombreuse aujourd’hui, la célébrité de l’Amant, le plaisir de l’avoir enlevé à une rivale, la crainte de se le voir enlever à son tour, occupent les femmes presque tout entières: nous entrons bien, plus ou moins, pour quelque chose dans l’espèce de bonheur dont elles jouissent; mais il tient plus aux circonstances qu’à la personne. Il leur vient par nous, et non de nous.” “j’ai vue une femme sortir du plaisir tout éplorée [desmanchada em lágrimas], et le moment d’après retrouver la volupté dans un mot qui répondait à son âme.” “Mais de ce que l’esprit est occupé, s’ensuit−il que le coeur soit esclave? non, sans doute. Aussi le prix que je ne me défends pas de mettre à cette aventure ne m’empêchera pas d’en courir d’autres, ou même de la sacrifier à de plus agréables.” “Sa mère la ramène à la Ville dans trois jours; et moi, depuis hier, j’ai su assurer mes communications: quelque argent au portier et quelques fleurettes à sa femme en ont fait l’affaire. Concevez−vous que Danceny n’ait pas su trouver ce moyen si simple? et puis, qu’on dise que l’amour rend ingénieux! il abrutit au contraire ceux qu’il domine. Et je ne saurais pas m’en défendre! Ah! soyez tranquille. Déjà je vais, sous peu de jours, affaiblir, en la partageant, l’impression peut−être trop vive que j’ai éprouvée; et si un simple partage ne suffit pas, je les multiplierai.” “Il est actuellement dans la grande inquiétude de savoir s’il sera reçu chez Madame de Volanges; je le calme le plus que je peux, en l’assurant que, de façon ou d’autre, je ferai son bonheur au premier jour: et en attendant, je continue à me charger de la correspondance, qu’il veut reprendre à l’arrivée de sa Cécile. J’ai déjà six Lettres de lui, et j’en aurai bien encore une ou deux avant l’heureux jour. Il faut que ce garçon−là soit bien désoeuvré!” “Ai−je donc jamais cessé d’être constant pour vous? Nos liens ont été dénoués, et non pas rompu; notre prétendue rupture ne fut qu’une erreur de notre imagination: nos sentiments, nos intérêts n’en sont pas moins restés unis. Semblable au voyageur, qui revient détrompé, je reconnaîtrai comme lui que j’avais laissé le bonheur pour courir après l’espérance et je dirai comme d’Harcourt:

Plus je vis d’étrangers, plus j’aimai ma patrie (Du Belloi, Tragédie du Siège de Calais)

Mais eu vejo do estrangeiro, mais saudade me dá da minha pátria!

Ne combattez donc plus l’idée ou plutôt le sentiment qui vous ramène à moi; et après avoir essayé de tous les plaisirs dans nos courses différentes, jouissons du bonheur de sentir qu’aucun d’eux n’est comparable à celui que nous avions éprouvé, et que nous retrouverons plus délicieux encore!

Adieu, ma charmante amie. Je consens à attendre votre retour: mais pressez−le donc, et n’oubliez pas combien je le désire.

Paris, ce 8 novembre 17**.”

“En vérité, Vicomte, vous êtes bien comme les enfants, devant qui il ne faut rien dire, et à qui on ne peut rien montrer qu’ils ne veuillent s’en emparer aussitôt! Une simple idée qui me vient, à laquelle même je vous avertis que je ne veux pas m’arrêter, parce que je vous en parle, vous en abusez pour y ramener mon attention; pour m’y fixer, quand je cherche à m’en distraire; et me faire, en quelque sorte, partager malgré moi vos désirs étourdis! Est−il donc généreux à vous de me laisser supporter seule tout le fardeau de la prudence? Je vous le redis, et me le répète plus souvent encore, l’arrangement que vous me proposez est réellement impossible. Quand vous y mettriez toute la générosité que vous me montrez en ce moment, croyez−vous que je n’aie pas aussi ma délicatesse, et que je veuille accepter des sacrifices qui nuiraient à votre bonheur?

C’est de l’amour, ou il n’en exista jamais: vous le niez bien de cent façons; mais vous le prouvez de mille. Qu’est−ce, par exemple, que ce subterfuge dont vous vous servez vis−à−vis de vous−même (car je vous crois sincère avec moi), qui vous fait rapporter à l’envie d’observer le désir que vous ne pouvez ni cacher ni combattre, de garder cette femme? Ne dirait−on pas que jamais vous n’en avez rendu une autre heureuse, parfaitement heureuse? Ah! si vous en doutez, vous avez bien peu de mémoire! Mais non, ce n’est pas cela. Tout simplement votre coeur abuse votre esprit, et le fait se payer de mauvaises raisons: mais moi, qui ai un grand intérêt à ne pas m’y tromper, je ne suis pas si facile à contenter.” “En effet, ce n’est plus l’adorable, la céleste Madame de Tourvel, mais c’est une femme étonnante, une femme délicate et sensible, et cela, à l’exclusion de toutes les autres; une femme rare enfin, et telle qu’on n’en rencontrerait pas une seconde. (…) Ou ce sont là, Vicomte, des symptômes assurés d’amour, ou il faut renoncer à en trouver aucun.” “Soyez assuré que, pour cette fois, je vous parle sans humeur. Je me suis promis de n’en plus prendre; j’ai trop bien reconnu qu’elle pouvait devenir un piège dangereux. Croyez−moi, ne soyons qu’amis, et restons−en là. Sachez−moi gré seulement de mon courage à me défendre: oui, de mon courage; car il en faut quelquefois, même pour ne pas prendre un parti qu’on sent être mauvais.” La courage de la vertu!

“J’exigerais donc, voyez la cruauté! que cette rare, cette étonnante Madame de Tourvel ne fût plus pour vous qu’une femme ordinaire, une femme telle qu’elle est seulement: car il ne faut pas s’y tromper; ce charme qu’on croit trouver dans les autres, c’est en nous qu’il existe; et c’est l’amour seul qui embellit tant l’objet aimé.

Ce n’est pas tout encore, je serais capricieuse. Ce sacrifice de la petite Cécile, que vous m’offrez de si bonne grâce, je ne m’en soucierais pas du tout. Je vous demanderais au contraire de continuer ce pénible service, jusqu’à nouvel ordre de ma part; soit que j’aimasse à abuser ainsi de mon empire; soit que, plus indulgente ou plus juste, il me suffît de disposer de vos sentiments, sans vouloir contrarier vos plaisirs. Quoi qu’il en soit, je voudrais être obéie; et mes ordres seraient bien rigoureux!

Il est vrai qu’alors je me croirais obligée de vous remercier; que sait−on? peut−être même de vous récompenser. Sûrement, par exemple, j’abrégerais une absence qui me deviendrait insupportable. Je vous reverrais enfin, Vicomte, et je vous reverrais… comment?… Mais vous vous souvenez que ceci n’est plus qu’une conversation, un simple récit d’un projet impossible, et je ne veux pas l’oublier toute seule…“Adieu, Vicomte, écrivez−moi souvent: le détail de vos plaisirs me dédommagera au moins en partie des ennuis que j’éprouve.

Du Château de …, ce 11 novembre 17**.”

“Ah! Dieu, quand je songe qu’à ma dernière Lettre c’était l’excès de mon bonheur qui m’empêchait de la continuer! C’est celui de mon désespoir qui m’accable à présent; qui ne me laisse de force que pour sentir mes douleurs, et m’ôte celle de les exprimer.

Valmont… Valmont ne m’aime plus, il ne m’a jamais aimée. L’amour ne s’en va pas ainsi. Il me trompe, il me trahit, il m’outrage. Tout ce qu’on peut réunir d’infortunes, d’humiliations, je les éprouve, et c’est de lui qu’elles me viennent.” “C’était hier; je devais pour la première fois, depuis mon retour, souper hors de chez moi. Valmont vint me voir à cinq heures; jamais il ne m’avait paru si tendre. Il me fit connaître que mon projet de sortir le contrariait, et vous jugez que j’eus bientôt celui de rester chez moi. Cependant, deux heures après, et tout à coup, son air et son ton changèrent sensiblement. Je ne sais s’il me sera échappé quelque chose qui aura pu lui déplaire; quoi qu’il en soit, peu de temps après, il prétendit se rappeler une affaire qui l’obligeait de me quitter, et il s’en alla” “j’aperçus à quatre pas devant moi, et dans la file à côté de la mienne, la voiture de Valmont. Le coeur me battit aussitôt, mais ce n’était pas de crainte; et la seule idée qui m’occupait était le désir que ma voiture avançât. Au lieu de cela, ce fut la sienne qui fut forcée de reculer, et qui se trouva à côté de la mienne. Je m’avançai sur−le−champ: quel fut mon étonnement de trouver à ses côtés une fille, bien connue pour telle! Je me retirai, comme vous pouvez penser, et c’en était déjà bien assez pour navrer mon coeur: mais ce que vous aurez peine à croire, c’est que cette même fille apparemment instruite par une odieuse confidence, n’a pas quitté la portière de la voiture, ni cessé de me regarder, avec des éclats de rire à faire scène.

voir, voire, la voiture volontiers

“le public, dont l’opinion sépare encore, par un immense intervalle, la femme faible de la femme dépravée.”

“cet événement a pour première cause le charme tout−puissant que j’éprouve auprès de vous. Ce fut lui qui me fit oublier trop longtemps une affaire importante, et qui ne pouvait se remettre. Je vous quittai trop tard, et ne trouvai plus la personne que j’allais chercher. J’espérais la rejoindre à l’Opéra, et ma démarche fut pareillement infructueuse. Émilie que j’y trouvai, que j’ai connue dans un temps où j’étais bien loin de connaître ni vous ni l’amour. Émilie n’avait pas sa voiture, et me demanda de la remettre chez elle à quatre pas de là. Je n’y vis aucune conséquence, et j’y consentis. Mais ce fut alors que je vous rencontrai; et je sentis sur−le−champ que vous seriez portée à me juger coupable.

La crainte de vous déplaire ou de vous affliger est si puissante sur moi, qu’elle dut être et fut en effet bientôt remarquée. J’avoue même qu’elle me fit tenter d’engager cette fille à ne pas se montrer; cette précaution de la délicatesse a tourné contre l’amour. Accoutumée, comme toutes celles de son état, à n’être sûre d’un empire toujours usurpé que par l’abus qu’elles se permettent d’en faire. Émilie se garda bien d’en laisser échapper une occasion si éclatante. Plus elle voyait mon embarras s’accroître, plus elle affectait de se montrer; et sa folle gaieté, dont je rougis que vous ayez pu un moment vous croire l’objet, n’avait de cause que la peine cruelle que je ressentais, qui elle−même venait encore de mon respect et de mon amour.” “Eh! que peut−il y avoir de commun entre une surprise des sens, entre un moment d’oubli de soi−même, que suivent bientôt la honte et le regret, et un sentiment pur, qui ne peut naître que dans une âme délicate et s’y soutenir que par l’estime, et dont enfin le bonheur est le fruit! Ah! ne profanez pas ainsi l’amour. Craignez surtout de vous profaner vous−même, en réunissant sous un même point de vue ce qui jamais ne peut se confondre. Laissez les femmes viles et dégradées redouter une rivalité qu’elles sentent malgré elles pouvoir s’établir, et éprouver les tourments d’une jalousie également cruelle et humiliante” “Ah! Madame, me livrerez−vous aujourd’hui à un désespoir éternel?”

“J’ai déjà réussi. Je viens de recevoir un second billet, toujours bien rigoureux, et qui confirme l’éternelle rupture, comme cela devait être; mais dont le ton n’est pourtant plus le même. Surtout, on ne veut plus me voir ce parti pris y est annoncé quatre fois de la manière la plus irrévocable. J’en ai conclu qu’il n’y avait pas un moment à perdre pour me présenter. J’ai déjà envoyé mon Chasseur, pour s’emparer du Suisse; et dans un moment, j’irai moi−même faire signer mon pardon: car dans les torts de cette espèce, il n’y a qu’une seule formule qui porte absolution générale, et celle−là ne s’expédie qu’en présence.

Oui, tout est oublié, pardonné; disons mieux, tout est réparé. À cet état de douleur et d’angoisse, ont succédé le calme et les délices. Ô joie de mon coeur, comment vous exprimer! Valmont est innocent; on n’est point coupable avec autant d’amour. Ces torts graves, offensants que je lui reprochais avec tant d’amertume, il ne les avait pas et si, sur un seul point, j’ai eu besoin d’indulgence, n’avais−je donc pas aussi mes injustices à réparer?

Je ne vous ferai point le détail des faits ou des raisons qui le justifient; peut−être même l’esprit les apprécierait mal: c’est au coeur seul qu’il appartient de les sentir. Si pourtant vous deviez me soupçonner de faiblesse, j’appellerais votre jugement à l’appui du mien. Pour les hommes, dites−vous vous−même, l’infidélité n’est pas l’inconstance. Ce n’est pas que je ne sente que cette distinction, qu’en vain l’opinion autorise, n’en blesse pas moins la délicatesse: mais de quoi se plaindrait la mienne, quand celle de Valmont en souffre plus encore? Ce même tort que j’oublie, ne croyez pas qu’il se le pardonne ou s’en console; et pourtant, combien n’a−t−il pas réparé cette légère faute par l’excès de son amour et celui de mon bonheur!

“nous menions, votre Pupille et moi, une vie commode et bien réglée. Mais l’habitude amène la négligence: les premiers jours nous n’avions jamais pris assez de précautions pour notre sûreté, nous tremblions encore derrière les verrous. Hier, une incroyable distraction a causé l’accident dont j’ai à vous instruire; et si, pour mon compte, j’en ai été quitte pour la peur, il en coûte plus cher à la petite fille.

Nous ne dormions pas, mais nous étions dans le repos et l’abandon qui suivent la volupté, quand nous avons entendu la porte de la chambre s’ouvrir tout à coup. Aussitôt je saute à mon épée, tant pour ma défense que pour celle de notre commune Pupille; je m’avance et ne vois personne: mais en effet la porte était ouverte. Comme nous avions de la lumière, j’ai été à la recherche, et n’ai trouvé âme qui vive. Alors je me suis rappelé que nous avions oublié nos précautions ordinaires; et sans doute la porte poussée seulement, ou mal fermée, s’était ouverte d’elle−même.

En allant rejoindre ma timide compagne pour la tranquilliser, je ne l’ai plus trouvée dans son lit; elle était tombée, ou s’était sauvée dans sa ruelle: enfin, elle y était étendue sans connaissance, et sans autre mouvement que d’assez fortes convulsions. Jugez de mon embarras! Je parvins pourtant à la remettre dans son lit, et même à la faire revenir; mais elle s’était blessée dans sa chute, et elle ne tarda pas à en ressentir les effets.

Des maux de reins, de violentes coliques, des symptômes moins équivoques encore, m’ont eu bientôt éclairé sur son état: mais, pour le lui apprendre, il a fallu lui dire d’abord celui où elle était auparavant; car elle ne s’en doutait pas. Jamais peut−être, jusqu’à elle, on n’avait conservé tant d’innocence, en faisant si bien tout ce qu’il fallait pour s’en défaire! Oh! celle−là ne perd pas son temps à réfléchir!

Mais elle en perdait beaucoup à se désoler, et je sentais qu’il fallait prendre un parti. Je suis donc convenu avec elle que j’irais sur−le−champ chez le Médecin et le Chirurgien de la maison, et qu’en les prévenant qu’on allait venir les chercher, je leur confierais le tout, sous le secret; qu’elle, de son côté, sonnerait sa Femme de chambre; qu’elle lui ferait ou ne lui ferait pas sa confidence, comme elle voudrait; mais qu’elle enverrait chercher du secours, et défendrait surtout qu’on réveillât Madame de Volanges: attention délicate et naturelle d’une fille qui craint d’inquiéter sa mère.” “s’il ne survient pas d’accident, on ne s’apercevra de rien dans la maison. La Femme de chambre est du secret; le Médecin a donné un nom à la maladie; et cette affaire s’arrangera comme mille autres, à moins que par la suite il ne nous soit utile qu’on en parle.

“Parlez−moi vrai; vous faites−vous illusion à vous−même, ou cherchez−vous à me tromper? la différence entre vos discours et vos actions ne me laisse de choix qu’entre ces deux sentiments: lequel est le véritable? Que voulez−vous donc que je vous dise, quand moi−même je ne sais que penser?” “Celui qui s’en abstient aujourd’hui passe pour romanesque, et ce n’est pas là, je crois, le défaut que je vous reproche.”

CUL SUCRÉ: “je conçois qu’un Sultan peut le ressentir pour sa Sultane favorite, ce qui ne l’empêche pas de lui préférer souvent une simple Odalisque. Ma comparaison me paraît d’autant plus juste que, comme lui, jamais vous n’êtes ni l’Amant ni l’ami d’une femme; mais toujours son tyran ou son esclave. Aussi suis−je bien sûre que vous vous êtes bien humilié, bien avili, pour rentrer en grâce avec ce bel objet! et trop heureux d’y être parvenu, dès que vous croyez le moment arrivé d’obtenir votre pardon, vous me quittez pour ce grand événement.” “Prenez−y garde, Vicomte! si une fois je réponds, ma réponse sera irrévocable; et craindre de la faire en ce moment, c’est peut−être déjà en dire trop. Aussi je n’en veux absolument plus parler.” “Presta atenção, visconde! quando eu te tiver respondido, não volto atrás; se digo que seria uma temeridade responder agora, acho que já digo muito, não?! Calo a boca pra não me comprometer.”

«On s’ennuie de tout, mon Ange, c’est une Loi de la Nature; ce n’est pas ma faute.»

«Si donc je m’ennuie aujourd’hui d’une aventure qui m’a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n’est pas ma faute.»

«Si, par exemple, j’ai eu juste autant d’amour que toi de vertu, et c’est sûrement beaucoup dire, il n’est pas étonnant que l’un ait fini en même temps que l’autre. Ce n’est pas ma faute.»

Sua meiguice impiedosa: «Il suit de là que depuis quelque temps je t’ai trompée: mais aussi, ton impitoyable tendresse m’y forçait en quelque sorte! Ce n’est pas ma faute.»

«Aujourd’hui, une femme que j’aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n’est pas ma faute.»

«Je sens bien que voilà une belle occasion de crier au parjure: mais si la Nature n’a accordé aux hommes que la constance, tandis qu’elle donnait aux femmes l’obstination, ce n’est pas ma faute.»

«Crois−moi, choisis un autre Amant, comme j’ai fait une autre Maîtresse. Ce conseil est bon, très bon; si tu le trouves mauvais, ce n’est pas ma faute.»

«Adieu, mon Ange, je t’ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret: je te reviendrai peut−être. Ainsi va le monde. Ce n’est pas ma faute.»

“À propos, je vous remercie de vos détails sur la petite Volanges; c’est un article à réserver jusqu’au lendemain du mariage, pour la Gazette de médisance. En attendant, je vous fais mon compliment de condoléances sur la perte de votre postérité. Bonsoir, Vicomte.

Du Château de …, ce 24 novembre 17**.”

“A présent, comme vous pouvez croire, je suis fort empressé d’apprendre la fin de l’histoire de cet homme de votre connaissance, si véhémentement soupçonné de ne savoir pas, au besoin, sacrifier une femme. Ne se sera−t−il pas corrigé? et sa généreuse amie ne lui aura−t−elle pas fait grâce?”

“je chérirai mes tourments s’ils abrègent mon existence. Je vous envoie la Lettre que j’ai reçue hier; je n’y joindrai aucune réflexion, elle les porte avec elle. Ce n’est plus le temps de se plaindre, il n’y a plus qu’à souffrir. Ce n’est pas de pitié que j’ai besoin, c’est de force.”

“Quand les blessures sont mortelles, tout secours devient inhumain. Tout autre sentiment m’est étranger, que celui du désespoir. Rien ne peut plus me convenir que la nuit profonde où je vais ensevelir ma honte. J’y pleurerai mes fautes, si je puis pleurer encore! car, depuis hier, je n’ai pas versé une larme. Mon coeur flétri n’en fournit plus.

Adieu, Madame. Ne me répondez point. J’ai fait le serment sur cette Lettre cruelle de n’en plus recevoir aucune.

Paris, ce 27 novembre 17**.”

“Le Couvent est le véritable asile d’une veuve; et si elle persiste dans une résolution si louable, je joindrai à toutes les obligations que je lui ai déjà celle de la célébrité que va prendre cette aventure.” “Qu’ils se montrent donc, ces Critiques sévères, qui m’accusaient d’un amour romanesque et malheureux; qu’ils fassent des ruptures plus promptes et plus brillantes: mais non, qu’ils fassent mieux; qu’ils se présentent comme consolateurs, la route leur est tracée. Hé bien! qu’ils osent seulement tenter cette carrière que j’ai parcourue en entier; et si l’un d’eux obtient le moindre succès, je lui cède la première place. Mais ils éprouveront tous que, quand j’y mets du soin, l’impression que je laisse est ineffaçable. Ah! sans doute, celle−ci le sera; et je compterais pour rien tous mes autres triomphes, si jamais je devais avoir auprès de cette femme un rival préféré.”

Sa Cécile était malade! Vous jugez que la tête tourne dans un tel malheur. Trois fois par jour il envoyait savoir des nouvelles, et n’en passait aucun sans s’y présenter lui−même; enfin il a demandé, par une belle Epître à la Maman, la permission d’aller la féliciter sur la convalescence d’un objet si cher et Madame de Volanges y a consenti: si bien que j’ai trouvé le jeune homme établi comme par le passé, à un peu de familiarité près qu’il n’osait encore se permettre.” “vaudrait−il la peine que votre pupille fût aussi mon élève, si elle ne devait tromper que son mari? Le chef−d’oeuvre est de tromper son Amant et surtout son premier Amant! car pour moi, je n’ai pas à me reprocher d’avoir prononcé le mot d’amour.”

“Oui, Vicomte, vous aimiez beaucoup Madame de Tourvel, et même vous l’aimez encore; vous l’aimez comme un fou: mais parce que je m’amusais à vous en faire honte, vous l’avez bravement sacrifiée. Vous en auriez sacrifié mille, plutôt que de souffrir une plaisanterie. Où nous conduit pourtant la vanité! Le Sage a bien raison, quand il dit qu’elle est l’ennemie du bonheur.”

“Qui m’aurait dit, il y a quelque temps, que bientôt vous auriez ma confiance exclusive, je ne l’aurais pas cru. Mais la vôtre a entraîné la mienne. Je serais tentée de croire que vous y avez mis de l’adresse, peut−être même de la séduction. Cela serait bien mal au moins! Au reste, elle ne serait pas dangereuse à présent; vous avez vraiment bien autre chose à faire! Quand l’Héroïne est en scène on ne s’occupe guère de la Confidente.” “Depuis Alcibiade [o belo amante de Sócrates] jusqu’à vous, ne sait−on pas que les jeunes gens n’ont jamais connu l’amitié que dans leurs chagrins? Le bonheur les rend quelquefois indiscrets, mais jamais confiants. Je dirai bien comme Socrate: J’aime que mes amis viennent à moi quand ils sont malheureux [Marmontel, Conte moral d’Alcibiade]; mais en sa qualité de Philosophe, il se passait bien d’eux quand ils ne venaient pas. En cela, je ne suis pas tout à fait si sage que lui, et j’ai senti votre silence avec toute la faiblesse d’une femme.”

“Je ne compte donc sur vous pour demain au soir, qu’autant que l’amour vous laissera libre et désoccupé, et je vous défends de me faire le moindre sacrifice.

Adieu, Chevalier; je me fais une vraie fête de vous revoir: viendrez−vous?

Du Château de …, ce 29 novembre 17**.”

“Vous qui l’avez vue, comme moi, si peu forte, si timide et si douce, concevez−vous donc que quatre personnes puissent à peine la contenir, et que pour peu qu’on veuille lui représenter quelque chose, elle entre dans des fureurs inexprimables? Pour moi, je crains qu’il n’y ait plus que du délire, et que ce ne soit une vraie aliénation d’esprit.

Ce qui augmente ma crainte à ce sujet, c’est ce qui s’est passé avant hier.” Madame de Volanges

“on lui représenta que sa qualité de femme mariée ne permettait pas de la recevoir sans une permission particulière. Cette raison ni mille autres n’y firent rien; et dès ce moment, elle s’obstina, non seulement à ne pas sortir du Couvent, mais même de sa chambre. Enfin, de guerre lasse à sept heures du soir, on consentit qu’elle y passât la nuit. On renvoya sa voiture et ses gens, et on remit au lendemain à prendre un parti.”

O DEZEMBRO FINAL

“Ô vous, que j’aime! ô toi, que j’adore! ô vous, qui avez commencé mon bonheur! ô toi, qui l’as comblé [satisfez]! Amie sensible, tendre Amante, pourquoi le souvenir de ta douleur vient−il troubler le charme que j’éprouve? Ah! madame, calmez−vous, c’est l’amitié qui vous le demande. Ô mon amie, sois heureuse, c’est la prière de l’amour.” Danceny

TRANSANDO COM O CUPIDO: “je sens dans mon coeur qu’il n’y a eu entre nous deux d’autre séducteur que l’amour. Ne crains donc plus de te livrer aux sentiments que tu inspires, de te laisser pénétrer de tous les feux que tu fais naître. Quoi! pour avoir été éclairés plus tard, nos coeurs en seraient−ils moins purs? non, sans doute. C’est au contraire la séduction, qui, n’agissant jamais que par projets, peut combiner sa marche et ses moyens, et prévoir au loin les événements. Mais l’amour véritable ne permet pas ainsi de méditer et de réfléchir: il nous distrait de nos pensées par nos sentiments; son empire n’est jamais plus fort que quand il est inconnu; et c’est dans l’ombre et le silence qu’il nous entoure de liens qu’il est également impossible d’apercevoir et de rompre.” “et tous deux nous n’avons reconnu l’Amour qu’en sortant de l’ivresse où ce Dieu nous avait plongés.”

“Dès que nous fûmes seules, elle m’apprit tout ce que déjà vous avez su d’elle, et que par cette raison je ne vous répéterai point.” “Ces accidents n’ont plus cessé de la soirée; et le bulletin de ce matin m’apprend que la nuit n’a pas été moins orageuse. Enfin, son état est tel que je m’étonne qu’elle n’y ait pas déjà succombé, et je ne vous cache point qu’il ne me reste que peu d’espoir.”

“s’il faut t’en croire, je n’obtiendrai point de réponse de toi: cette Lettre même sera la dernière; et nous nous priverons d’un commerce qui, selon toi, est dangereux, et dont nous n’avons pas besoin. Sûrement je t’en croirai, si tu persistes: car que peux−tu vouloir, que par cette raison même je ne le veuille aussi? Mais avant de te décider entièrement, ne permettras−tu pas que nous en causions ensemble?

Sur l’article des dangers, tu dois juger seule: je ne puis rien calculer, et je m’en tiens à te prier de veiller à ta sûreté, car je ne puis être tranquille quand tu seras inquiète. Pour cet objet, ce n’est pas nous deux qui ne sommes qu’un, c’est toi qui es nous deux.” “si nous différons d’avis, ce ne peut être que faute de nous expliquer ou de nous entendre.”

“C’est alors qu’une Lettre est si précieuse; si on ne la lit pas, du moins on la regarde… Ah! sans doute, on peut regarder une Lettre sans la lire, comme il me semble que la nuit j’aurais encore quelque plaisir à toucher ton portrait…”

SUMMUM VULGATA: “Adieu, ma charmante amie; l’heure approche enfin ou je pourrai te voir: je te quitte bien vite, pour t’aller retrouver plus tôt.

Paris, ce 3 décembre 17**.”

“Vous êtes à Paris depuis 4 jours; et chaque jour vous avez vu Danceny, et vous n’avez vu que lui seul. Aujourd’hui même votre porte était encore fermée; et il n’a manqué à votre Suisse, pour m’empêcher d’arriver jusqu’à vous, qu’une assurance égale à la vôtre. Cependant je ne devais pas douter, me mandiez−vous, d’être le premier informé de votre arrivée; de cette arrivée dont vous ne pouviez pas encore me dire le jour, tandis que vous m’écriviez la veille de votre départ. Nierez−vous ces faits, ou tenterez−vous de vous en excuser?” “Faites−moi donc savoir si ce sera chez vous, ou là−bas que se feront nos expiations nombreuses et réciproques. Surtout, plus de Danceny. Votre mauvaise tête s’était remplie de son idée; et je peux n’être pas jaloux de ce délire de votre imagination: mais songez que, de ce moment, ce qui n’était qu’une fantaisie deviendrait une préférence marquée. Je ne me crois pas fait pour cette humiliation, et je ne m’attends pas à la recevoir de vous.” “songez bien que plus il vous est facile de me faire oublier l’offense que vous m’avez faite, plus un refus de votre part, un simple délai, la graverait dans mon coeur en traits ineffaçables.”

“Mais ne vit−on pas chez l’Étranger comme ici? et à tout prendre, pourvu que la Cour de France vous laissât tranquille à celle où vous vous fixeriez, ce ne serait pour vous que changer le lieu de vos triomphes.” “Et voilà que vous m’écrivez la Lettre la plus maritale quil soit possible de voir! Vous ne m’y parlez que de torts de mon côté, et de grâces du vôtre! Mais comment donc peut−on manquer à celui à qui on ne doit rien? je ne saurais le concevoir!“Tout ce que je peux donc répondre à votre menaçante Lettre, c’est qu’elle n’a eu ni le don de me plaire, ni le pouvoir de m’intimider (…) Au vrai, vous accepter tel que vous vous montrez aujourd’hui, ce serait vous faire une infidélité réelle. Ce ne serait pas là renouer avec mon ancien Amant; ce serait en prendre un nouveau, et qui ne vaut pas l’autre à beaucoup près.”

“De longs discours n’étaient pas nécessaires pour établir que chacun de nous ayant en main tout ce qu’il faut pour perdre l’autre, nous avons un égal intérêt à nous ménager mutuellement: aussi, ce n’est pas de cela dont il s’agit. Mais encore entre le parti violent de se perdre, et celui, sans doute meilleur, de rester unis comme nous l’avons été, de le devenir davantage encore en reprenant notre première liaison, entre ces deux partis, dis−je, il y en a mille autres à prendre. Il n’était donc pas ridicule de vous dire, et il ne l’est pas de vous répéter que, de ce jour même, je serai ou votre Amant ou votre ennemi.”

“- vous voyez que la réponse que je vous demande n’exige ni longues ni belles phrases. Deux mots suffisent.

– Hé bien! la guerre.”

à votre âge, quelle femme n’adore−t−on pas, au moins les huit premiers jours! Le lieu de la scène doit encore ajouter à vos plaisirs. Une petite maison délicieuse, et qu’on n’a prise que pour vous, doit embellir la volupté, des charmes de la liberté, et de ceux du mystère. Tout est convenu; on vous attend: et vous brûlez de vous y rendre! voilà ce que nous savons tous deux, quoique vous ne m’en ayez rien dit.” “Placé entre la coquetterie et l’amour, entre le plaisir et le bonheur, quel va être votre choix? Si je parlais au Danceny d’il y a trois mois, seulement à celui d’il y a huit jours, bien sûr de son coeur, je le serais de ses démarches: mais le Danceny d’aujourd’hui, arraché par les femmes, courant les aventures, et devenu, suivant l’usage, un peu scélérat, préférera−t−il une jeune fille bien timide, qui n’a pour elle que sa beauté, son innocence et son amour, aux agréments d’une femme parfaitement usagée!”

“Ce que j’ajoute encore, c’est que je regrette Madame de Tourvel; c’est que je suis au désespoir d’être séparé d’elle; c’est que je paierais de la moitié de ma vie le bonheur de lui consacrer l’autre. Ah! croyez−moi, on n’est heureux que par l’amour.”

Vous me disiez tant que c’était moi qui aimais le moins! je savais bien le contraire, et en voilà bien la preuve. Si vous étiez venu pour me voir, vous m’auriez vue en effet: car moi, je ne suis pas comme vous; je ne songe qu’à ce qui peut nous réunir. Vous mériteriez bien que je ne vous dise rien de tout ce que j’ai fait pour ça, et qui m’a donné tant de peine: mais je vous aime trop, et j’ai tant d’envie de vous voir que je ne peux m’empêcher de vous le dire. Et puis, je verrai bien après si vous m’aimez réellement.

J’ai si bien fait que le Portier est dans nos intérêts, et qu’il m’a promis que toutes les fois que vous viendriez, il vous laisserait toujours entrer comme s’il ne vous voyait pas: et nous pouvons bien nous fier à lui, car c’est un bien honnête homme. Il ne s’agit donc plus que d’empêcher qu’on ne vous voie dans la maison; et ça, c’est bien aisé, en n’y venant que le soir, et quand il n’y aura plus rien à craindre du tout. Par exemple, depuis que Maman sort tous les jours, elle se couche tous les soirs à onze heures; ainsi nous aurions bien du temps.

comment résisterais−je à un désir de ma Cécile? Ah! c’est bien elle, elle seule que j’aime, que j’aimerai toujours! son ingénuité, sa tendresse ont un charme pour moi, dont j’ai pu avoir la faiblesse de me laisser distraire, mais que rien n’effacera jamais. Engagé dans une autre aventure, pour ainsi dire sans m’en être aperçu, souvent le souvenir de Cécile est venu me troubler jusque dans les plus doux plaisirs; et peut−être mon coeur ne lui a−t−il jamais rendu d’hommage plus vrai que dans le moment même où je lui étais infidèle. Cependant, mon ami, ménageons sa délicatesse et cachons−lui mes torts; non pour la surprendre, mais pour ne pas l’affliger. Le bonheur de Cécile est le voeu le plus ardent que je forme; jamais je ne me pardonnerais une faute qui lui aurait coûté une larme.

“souvent sa délicatesse effrayait son amour: plus sage que moi, elle fortifiera dans mon âme ces craintes utiles, que je cherchais témérairement à étouffer dans la sienne. Je lui devrai d’être meilleur, comme à vous d’être plus heureux. Ô mes amis, partagez ma reconnaissance. L’idée de vous devoir mon bonheur en augmente le prix.”

“Vous n’attendiez pas cela de lui, n’est−il pas vrai? Allons, je me rends justice, un pareil rival méritait bien que je lui fusse sacrifié. Sérieusement, il est plein de bonnes qualités! Mais surtout, que d’amour, de constance, de délicatesse! Ah! si jamais vous êtes aimée de lui comme l’est sa Cécile, vous n’aurez point de rivales à craindre: il vous l’a prouvé cette nuit. Peut−être à force de coquetterie, une autre femme pourra vous l’enlever un moment; un jeune homme ne sait guère se refuser à des agaceries provocantes: mais un seul mot de l’objet aimé suffit, comme vous voyez, pour dissiper cette illusion; ainsi il ne vous manque plus que d’être cet objet−là pour être parfaitement heureuse.”

[VI]COM[TE] COMO LE VENT

“La Lettre que la jeune personne lui a écrite, c’est bien moi qui l’ai dictée; mais c’était seulement pour gagner du temps, parce que nous avions à l’employer mieux, celle que j’y ai jointe, oh! ce n’était rien, presque rien; quelques réflexions de l’amitié pour guider le choix du nouvel Amant: mais en honneur, elles étaient inutiles; il faut dire la vérité, il n’a pas balancé un moment.

Et puis, dans sa candeur, il doit aller chez vous aujourd’hui vous raconter tout; et sûrement ce récit−là vous fera grand plaisir! il vous dira: Lisez dans mon cour; il me le mande: et vous voyez bien que cela raccommode tout. J’espère qu’en y lisant ce qu’il voudra, vous y lirez peut−être aussi que les Amants si jeunes ont leurs dangers; et encore, qu’il vaut mieux m’avoir pour ami que pour ennemi.

Adieu, Marquise ; jusqu’à la première occasion.

Paris, ce 6 décembre 17**.”

“Je vous écris de la chambre de notre malheureuse amie, dont l’état est à peu près toujours le même. Il doit y avoir cet après−midi une consultation de quatre Médecins. Malheureusement, c’est, comme vous le savez, plus souvent une preuve de danger qu’un moyen de secours.” Madame de Volanges

“Je crois cependant que c’est à M. de Valmont que notre malheureuse amie a voulu écrire d’abord; mais qu’elle a cédé sans s’en apercevoir au désordre de ses idées. Quoi qu’il en soit, j’ai jugé que cette Lettre ne devait être rendue à personne. Je vous l’envoie, parce que vous y verrez mieux que je ne pourrais vous le dire quelles sont les pensées qui occupent la tête de notre malade. Tant qu’elle restera aussi vivement affectée, je n’aurai guère d’espérance. Le corps se rétablit difficilement, quand l’esprit est si peu tranquille.”

TRÈS LONGUE LETTRE POUR UN FOU

“J’étais innocente et tranquille: c’est pour t’avoir vu que j’ai perdu le repos; c’est en t’écoutant que je suis devenue criminelle. Auteur de mes fautes, quel droit as−tu de les punir?”

“Et toi, que j’ai outragé; toi, dont l’estime ajoute à mon supplice; toi, qui seul enfin aurais le droit de te venger, que fais−tu loin de moi? Viens punir une femme infidèle. Que je souffre enfin des tourments mérités. Déjà je me serais soumise à ta vengeance: mais le courage m’a manqué pour t’apprendre ta honte. Ce n’était point dissimulation, c’était respect. Que cette Lettre au moins t’apprenne mon repentir. Le Ciel a pris ta cause: il te venge d’une injure que tu as ignorée. C’est lui qui a lié ma langue et retenu mes paroles; il a craint que tu ne me remisses une faute qu’il voulait punir. Il m’a soustraite à ton indulgence qui aurait blessé sa justice.

VALMONT, LE DIABLE BIPOLAIRE: “Mais qu’il est différent de lui−même! Ses yeux n’expriment plus que la haine et le mépris. Sa bouche ne profère que l’insulte et le reproche. Ses bras ne m’entourent que pour me déchirer. Qui me sauvera de sa barbare fureur?” “oui, c’est toi, c’est bien toi! Quelle illusion funeste m’avait fait te méconnaître? combien j’ai souffert dans ton absence! Ne nous séparons plus, ne nous séparons jamais! Laisse−moi respirer. Sens mon coeur, comme il palpite! Oh! ce n’est plus de crainte, c’est la douce émotion de l’amour. Pourquoi te refuser à mes tendres caresses? Tourne vers moi tes doux regards! Quels sont ces liens que tu cherches à rompre? pour qui prépares−tu cet appareil de mort? qui peut altérer ainsi tes traits? que fais−tu? Laisse−moi: je frémis! Dieu! c’est ce monstre encore! Mes amies, ne m’abandonnez pas. Vous qui m’invitiez à le fuir, aidez−moi à le combattre

…A LUCYDEZ QUE O VENTO CELESTE LEVOU E O DI’AMANTE

“Crains−tu qu’un sentiment doux ne pénètre jusqu’à mon âme? Tu redoubles mes tourments; tu me forces de te haïr. Oh! que la haine est douloureuse! comme elle corrode le coeur qui la distille! Pourquoi me persécutez−vous? que pouvez−vous encore avoir à me dire? ne m’avez−vous pas mise dans l’impossibilité de vous écouter, comme de vous répondre? N’attendez plus rien de moi. Adieu, Monsieur.

Paris, ce 5 décembre 17**.”

* * *

“Je suis instruit, Monsieur, de vos procédés envers moi. Je sais aussi que, non content de m’avoir indignement joué, vous ne craignez pas de vous en vanter, de vous en applaudir. J’ai vu la preuve de votre trahison écrite de votre main. J’avoue que mon coeur en a été navré, et que j’ai ressenti quelque honte d’avoir autant aidé moi−même à l’odieux abus que vous avez fait de mon aveugle confiance

“M. votre neveu… Mon Dieu! faut−il que j’afflige tant une si respectable dame! M. votre neveu a eu le malheur de succomber dans un combat singulier qu’il a eu ce matin avec M. le Chevalier Danceny. J’ignore entièrement le sujet de la querelle; mais il paraît par le billet que j’ai trouvé encore dans la poche de M. le Vicomte, et que j’ai l’honneur de vous envoyer; il paraît, dis−je, qu’il n’était pas l’agresseur. Et il faut que ce soit lui que le Ciel ait permis qui succombât!”

“«Je vous ordonne d’avoir pour Monsieur [Danceny, son assassin!] tous les égards qu’on doit à un brave et galant homme.» Il lui a de plus fait remettre, devant moi, des papiers fort volumineux, que je ne connais pas, mais auxquels je sais bien qu’il attachait beaucoup d’importance. Ensuite il a voulu qu’on les laissât seuls ensemble pendant un moment.”

O PASTOR RANCOROSO: “Bon Dieu! quand j’ai reçu dans mes bras à sa naissance ce précieux appui d’une maison si illustre, aurais−je pu prévoir que ce serait dans mes bras qu’il expirerait, et que j’aurais à pleurer sa mort? Une mort si précoce et si malheureuse! Mes larmes coulent malgré moi; je vous demande pardon, Madame, d’oser ainsi mêler mes douleurs aux vôtres: mais dans tous les états, on a un coeur et de la sensibilité; et je serais bien ingrat, si je ne pleurais pas toute ma vie un Seigneur qui avait tant de bontés pour moi, et qui m’honorait de tant de confiance.”

En pardonnant à son ennemi, à son meurtrier, mon neveu a pu satisfaire à sa générosité naturelle; mais moi, je dois venger à la fois sa mort, l’humanité et la religion. On ne saurait trop exciter la sévérité des Lois contre ce reste de barbarie, qui infecte encore nos moeurs; et je ne crois pas que ce puisse être dans ce cas que le pardon des injures nous soit prescrit. J’attends donc que vous suiviez cette affaire avec tout le zèle et toute l’activité dont je vous connais capable, et que vous devez à la mémoire de mon neveu.”

«Quoi! que dites vous? M. de Valmont est mort?» J’espérais lui faire croire qu’elle s’était trompée, et je l’assurai d’abord qu’elle avait mal entendu: mais loin de se laisser persuader ainsi, elle exigea du Médecin qu’il recommençât ce cruel récit; et sur ce que je voulus essayer encore de la dissuader, elle m’appela et me dit à voix basse: «Pourquoi vouloir me tromper? n’était−il pas déjà mort pour moi!» Il a donc fallu céder.”

“tant d’avantages réunis ont donc été perdus par une seule imprudence! Ô Providence! sans doute il faut adorer tes décrets; mais combien ils sont incompréhensibles!”

“je sais trop combien les méchancetés, même les moins vraisemblables, prennent aisément consistance” “On ajoute que Danceny, dans sa première indignation, a livré ces Lettres à qui a voulu les voir, et qu’à présent, elles courent Paris. On en cite particulièrement deux (Lettres LXXXI et LXXXV de ce Recueil): l’une où elle fait l’histoire entière de sa vie et de ses principes, et qu’on dit le comble de l’horreur; l’autre qui justifie entièrement M. de Prévan, dont vous vous rappelez l’histoire, par la preuve qui s’y trouve qu’il n’a fait au contraire que céder aux avances les plus marquées de Madame de Merteuil et que le rendez−vous était convenu avec elle.” “Je ne comprends pas non plus quel intérêt aurait eu Madame de Merteuil, que l’on suppose d’accord avec M. de Prévan, à faire une scène qui ne pouvait jamais être que désagréable par son éclat, et qui pouvait devenir très dangereuse pour elle, puisqu’elle se faisait par là un ennemi irréconciliable, d’un homme qui se trouvait maître d’une partie de son secret, et qui avait alors beaucoup de partisans. Cependant, il est à remarquer que, depuis cette aventure, il ne s’est pas élevé une seule voix en faveur de Prévan, et que, même de sa part, il n’y a eu aucune réclamation.

Ces réflexions me porteraient à le soupçonner l’auteur des bruits qui courent aujourd’hui, et à regarder ces noirceurs comme l’ouvrage de la haine et de la vengeance d’un homme qui, se voyant perdu, espère par ce moyen répandre au moins des doutes, et causer peut−être une diversion utile.”

“Dans mon impatience de vérifier ces faits, j’ai envoyé ce matin chez M. Danceny; il n’est pas non plus à Paris. Ses Gens ont dit à mon Valet de chambre qu’il était parti cette nuit, sur un avis qu’il avait reçu hier, et que le lieu de son séjour était un secret. Apparemment il craint les suites de son affaire. Ce n’est donc que par vous, ma chère et digne amie, que je puis avoir les détails qui m’intéressent, et qui peuvent devenir si nécessaires à Madame de Merteuil. Je vous renouvelle ma prière de me les faire parvenir le plus tôt possible.

“N’en croyez pas mes discours mais lisez, si vous en avez le courage, la correspondance que je dépose entre vos mains (C’est de cette correspondance, de celle remise pareillement à la mort de Madame de Tourvel, et des Lettres confiées aussi à Madame de Rosemonde par Madame de Volanges qu’on a formé le présent Recueil, dont les originaux subsistent entre les mains des héritiers de Madame de Rosemonde.). La quantité de Lettres qui s’y trouvent en original paraît rendre authentiques celles dont il n’existe que des copies. Au reste, j’ai reçu ces papiers, tels que j’ai l’honneur de vous les adresser, de M. de Valmont lui−même. Je n’y ai rien ajouté, et je n’en ai distrait que deux Lettres que je me suis permis de publier.

L’une était nécessaire à la vengeance commune de M. de Valmont et de moi, à laquelle nous avions droit tous deux, et dont il m’avait expressément chargé. J’ai cru de plus que c’était rendre service à la société que de démasquer une femme aussi réellement dangereuse que l’est Madame de Merteuil, et qui, comme vous pourrez le voir, est la seule, la véritable cause de tout ce qui s’est passé entre M. de Valmont et moi.

Un sentiment de justice m’a porté aussi à publier la seconde pour la justification de M. de Prévan, que je connais à peine, mais qui n’avait aucunement mérité le traitement rigoureux qu’il vient d’éprouver, ni la sévérité des jugements du public, plus redoutable encore, et sous laquelle il gémit depuis ce temps, sans avoir rien pour s’en défendre.”

“La Lettre de ma fille disait seulement qu’elle avait craint que je ne m’opposasse à la vocation qu’elle avait de se faire Religieuse, et qu’elle n’avait pas osé m’en parler: le reste n’était que des excuses sur ce qu’elle avait pris, sans ma permission, ce parti, que je ne désapprouverais sûrement pas, ajoutait−elle, si je connaissais ses motifs, que pourtant elle me priait de ne pas lui demander.

La Supérieure me mandait qu’ayant vu arriver une jeune personne seule, elle avait d’abord refusé de la recevoir; mais que l’ayant interrogée, et ayant appris qui elle était, elle avait cru me rendre service, em commençant par donner asile à ma fille, pour ne pas l’exposer à de nouvelles courses, auxquelles elle paraissait déterminée. La Supérieure, en m’offrant comme de raison de me remettre ma fille, si je la redemandais, m’invite, suivant son état, à ne pas m’opposer à une vocation qu’elle appelle si décidée elle me disait encore n’avoir pas pu m’informer plus tôt de cet événement, par la peine qu’elle avait eue à me faire écrire par ma file, dont le projet était que tout le monde ignorât où elle s’était retirée. C’est une cruelle chose

que la déraison des enfants!” “Quelque respect que j’aie pour la vocation religieuse, je ne verrais pas sans peine, et même sans crainte, ma fille embrasser cet état.”

“on rougit d’être femme, quand on en voit une capable de semblables excès.”

“Si vous permettez à mon âge une réflexion qu’on ne fait guère au vôtre, c’est que, si on était éclairé sur son véritable bonheur, on ne le chercherait jamais hors des bornes prescrites par les Lois et la Religion.” “Celui qui nous inspire nos sentiments sait mieux que notre vaine sagesse ce qui convient à chacun”

“Ma fille a montré avoir quelque goût pour le Chevalier Danceny, et j’ai été informée qu’elle a été jusqu’à recevoir des Lettres de lui, et même jusqu’à lui répondre; mais je croyais être parvenue à empêcher que cette erreur d’un enfant n’eût aucune suite dangereuse: aujourd’hui que je crains tout, je conçois qu’il serait possible que ma surveillance eût été trompée, et je redoute que ma fille, séduite, n’ait mis le comble à ses égarements.

Je me rappelle encore plusieurs circonstances qui peuvent fortifier cette crainte. Je vous ai mandé que ma fille s’était trouvée mal à la nouvelle du malheur arrivé à M. de Valmont; peut−être cette sensibilité avait−elle seulement pour objet l’idée des risques que M. Danceny avait courus dans ce combat. Quand depuis elle a tant pleuré en apprenant tout ce qu’on disait de Madame de Merteuil, peut−être ce que j’ai cru la douleur et l’amitié n’était que l’effet de la jalousie, ou du regret de trouver son Amant infidèle. Sa dernière démarche peut encore, ce me semble, s’expliquer par le même motif. Souvent on se croit appelée à Dieu, par cela seul qu’on se sent révoltée contre les hommes. Enfin, en supposant que ces faits soient vrais, et que vous en soyez instruite, vous aurez pu, sans doute, les trouver suffisants pour autoriser le conseil rigoureux que vous me donnez.

Cependant, s’il était ainsi, en blâmant ma fille, je croirais pourtant lui devoir encore de tenter tous les moyens de lui sauver les tourments et les dangers d’une vocation illusoire et passagère.” “Voilà, ma chère et digne amie, le seul espoir qui me reste; hâtez−vous de le confirmer, si cela vous est possible. Vous jugez combien je désire que vous me répondiez, et quel coup affreux me porterait votre silence”

(Cette Lettre est restée sans réponse)” TOMA!

“Elle aperçut une place vide sur l’une des banquettes, et elle alla s’y asseoir; mais aussitôt toutes les femmes qui y étaient déjà se levèrent comme de concert, et l’y laissèrent absolument seule. Ce mouvement marqué d’indignation générale fut applaudi de tous les hommes, et fit redoubler les murmures, qui, dit−on, allèrent jusqu’aux huées [vaias].”

“On assure que celle−ci a conservé l’air de ne rien voir et de ne rien entendre, et qu’elle n’a pas changé de figure! mais je crois ce fait exagéré. Quoi qu’il en soit, cette situation, vraiment ignominieuse pour elle, a duré jusqu’au moment où on a annoncé sa voiture; et à son départ, les huées scandaleuses ont encore redoublé. Il est affreux de se trouver parente de cette femme.” “qu’on sait depuis hier au soir, que la petite vérole [varíola: dermatose purulenta] s’est déclarée, confluente et d’un très mauvais caractère. En vérité, ce serait, je crois, un bonheur pour elle d’en mourir. On dit encore que toute cette aventure lui fera peut−être beaucoup de tort pour son procès, qui est près d’être jugé, et dans lequel on prétend qu’elle avait besoin de beaucoup de faveur.”

“je pars pour Malte: j’irai y faire avec plaisir, et y garder religieusement, des voeux qui me sépareront dun monde dont, si jeune encore, j’ai déjà eu tant à me plaindre; j’irai enfin chercher à perdre, sous un ciel étranger, l’idée de tant d’horreurs accumulées, et dont le souvenir ne pourrait qu’attrister et flétrir mon âme.”

“J’avais bien raison de dire que ce serait peut−être un bonheur pour elle de mourir de sa petite vérole. Elle en est revenue, il est vrai, mais affreusement défigurée; et elle y a particulièrement perdu un oeil. Vous jugez bien que je ne l’ai pas revue: mais on m’a dit qu’elle était vraiment hideuse.” “le peu de sa fortune qui n’était pas compromis dans ce procès est absorbé, et au−delà, par les frais.” “On croit qu’elle a pris la route de la Hollande.”

ma fille est donc bien coupable?… Vous pardonnerez sans doute à une mère de ne céder que difficilement à cette affreuse certitude.”

Qui pourrait ne pas frémir en songeant aux malheurs que peut causer une seule liaison dangereuse! et quelles peines ne s’éviterait−on point en y réfléchissant davantage! Quelle femme ne fuirait pas au premier propos d’un séducteur? Quelle mère pourrait, sans trembler, voir une autre personne qu’elle parler à sa fille? Mais ces réflexions tardives n’arrivent jamais qu’après l’événement; et l’une des plus importantes vérités, comme aussi peut−être des plus généralement reconnues, reste étouffée et sans usage dans le tourbillon de nos moeurs inconséquentes.”

“AS NOVAS AVENTURAS DE ROBINSON CRUSOE; Sendo a Segunda e Última Parte de Sua Vida, E Contando as Estranhezas e Surpresas de Suas Viagens por Três Cantos do Mundo.” – VERSÃO CONDENSADA EM 177 (183) PARÁGRAFOS – Tradução inédita para o português, com a adição de comentários e notas explicativas, de Rafael A. Aguiar

Confira a 1ª parte das atribulações do marinheiro Robinson Crusoe pela América Central, também de modo condensado e em português, no post do Seclusão de 06-06-18 em https://seclusao.art.blog/2018/06/06/a-vida-e-as-aventuras-de-robinson-crusoe-em-291-293-paragrafos-traducao-inedita-para-o-portugues-com-a-adicao-de-comentarios-e-notas-de-rafael-a-aguiar/.

Edição-base: Seeley, Service & Co., David Price, 1919. Original grátis em Gutenberg.org. O escritor original do livro chama-se Daniel Defoe. Esta é, como deixei explícito acima, a continuação de “A Vida e As Aventuras de Robinson Crusoe”.

DISCRETO GLOSSÁRIO DE UMA PALAVRA, ÚNICO PARÁGRAFO EM INGLÊS QUE VOCÊS LERÃO NESTE ARTIGO

Huguenots: “a French Protestant of the 16th and 17th centuries. Largely Calvinist, the Huguenots suffered severe persecution at the hands of the Catholic majority, and many thousands emigrated from France. ORIGIN: French, alteration (by association with the name of a Geneva burgomaster, Besançon Hugues) of eiguenot, from Dutch eedgenot, from Swiss German Eidgenoss <confederate>, from Eid <oath> + Genoss <associate>.” Oxford Dictionary of English

TRADUÇÃO DOS PRINCIPAIS TRECHOS DA OBRA

1

Aquele provérbio natal, que não cansam de repetir na Grã-Bretanha, a saber, <Gênio e figura, até à sepultura>¹, nunca fez tanto sentido quanto em minha própria Biografia.

Qualquer um admitiria que depois de 35 anos de aflições, e uma seqüência de circunstâncias infelizes, que poucos homens, se é que algum antes, vieram a sofrer, e depois de quase 8 anos de paz e tranqüilidade em sua plenitude; amadurecido, e à ocasião justamente em que tudo me era ponderável graças a minha experiência de vida, cônscio do que é que constitui verdadeiramente a existência e a rotina de um homem feliz e qual é o lugar do homem devoto; eu dizia, qualquer um sabedor desses detalhes admitiria que aquele meu temperamento nômade descrito no meu primeiro livro e a propensão a aventuras inconseqüentes deviam estar agora cortados pela raiz, sem qualquer reminiscência, permitindo a este corpo velho, de 61, repousar no seu lar, podendo contar mas não reviver tais histórias e peripécias.

Aliás, vou além ainda, e digo que mesmo sem o peso da idade meus motivos para aventuras estavam extintos, agora que não tinha mais riquezas que caçar; não havia nada que eu não pudesse obter mais facilmente: se ganhasse 10 mil libras, isso não me tornaria mais rico; eu já possuía mais do que o suficiente para mim e meus entes queridos; fora que o que eu já tinha crescia sozinho, a olhos vistos; sem uma prole numerosa, fato é que eu nem mesmo conseguia gastar tudo que lucrava mesmo se eu tentasse viver da forma mais luxuriosa possível, porque só pessoas de famílias numerosas e cheias de serviçais o conseguem com alto grau de certeza; também não era materialista nem hedonista, aliás, nunca tivera essas inclinações; em suma, eu não tinha o que fazer da vida senão descansar e ficar ocioso, desfrutando de tudo o que eu tinha, contemplando, enquanto isso, toda essa riqueza se multiplicar diariamente ainda mais. (…) portanto, se esse impulso vital de querer ir para o exterior ainda existia em mim, é porque não passava de um mal crônico, de uma doença. Se tenho de justificar de forma mais mundana, talvez fosse minha ânsia de rever minha plantation inaugurada na ilha, e o estado da colônia equatorial, o que atormentava minha cabeça. Sonhava muitas vezes com isso, e me perdia em especulações e exercícios imaginativos, ao longo do dia: era minha obsessão predominante, e todo meu pensar se exercitava tão ativamente nessa <gestão do negócio da ilha> que, me diziam, eu falava dormindo; duvido que esse mal tivesse cura: na verdade ele passou a se manifestar de forma tão violenta que minhas intenções prorrompiam sem aviso em meus discursos, a princípio ocasionalmente, depois amiúde; a ponto de fazer-me soar cansativo e monótono, porque qualquer conversação acabava sempre tomando a mesma direção; eu me tornara um impertinente, a contragosto! E, o pior de tudo, podia percebê-lo claramente…”

¹ Optei por uma tradução mais conservadora do provérbio. Outras alternativas poderiam ser: “Pau que nasce torto morre torto”; “Mania de moço, uma vez velho, não se conserta mais”, “Caráter e aparência são um só, desde o nascimento até o dia da nossa morte”, “Do destino não se escapa”, etc.

2

minha esposa, que obviamente notou o fato, uma vez chamou minha atenção com severidade, e disse que por trás desse comportamento involuntário e incontrolável devia haver algo maior, um segredo, um poder sobrenatural ou da Providência sobre minha pessoa, que me determinara de antemão a seguir meu caminho, i.e., voltar; e ela confessou que, a despeito do desagrado pessoal, nada me obstava de cumprir meus desígnios, que se Deus chamava, eu não tinha por que recusar por conta de ter mulher e filhos.”

3

<Seja franca, querida,> tomei coragem para dizer; <você deseja minha partida?> – <Não,> retrucou ela visivelmente alterada, <É a última coisa que eu desejaria; mas se você estiver determinado a ir,> emendou, <e se eu constituir o único obstáculo a sua viagem, não tema, pois irei consigo: mesmo que considere isso muito precipitado para alguém da sua idade, e da sua condição, se tiver de ser, será,> começando a chorar, <mas não consigo deixá-lo; porque se for um decreto dos Céus e uma missão que você tem de cumprir, não há o que fazer; e se os Céus decretam-no, Ele também fará da sua missão a minha, e me aproveitará como bem entender, porque somos um só>.

Esse desabafo sensibilizante de minha mulher me trouxe de volta à razão, e comecei a considerar lucidamente o que estava prestes a fazer; corrigi de pronto meus modos dispersos e irrequietos, e empreendi uma luta encardida comigo mesmo para retomar o controle; depois de quase 3 décadas, eu não tinha a menor obrigação de voltar lá, e não foram anos dourados, devo relembrar, mas de tédio e dor, e desastres, e Deus direcionou tudo para acabar bem, a despeito de tudo; quão louco tem de ser um idoso rico para, depois do sonhado regresso, ir de novo de encontro a Caríbdis, coisa que até se perdoa em corações jovens e na mente ambiciosa dos pobretões?

4

comprei uma pequena fazenda no condado de Bedford, no Leste da Inglaterra, decidido a viver ali toda minha aposentadoria. Minha casa era cômoda o suficiente, e a terra era do jeito que eu queria: se cultivada, podia ser bem melhorada; o que eu queria era algo que me fizesse me sentir ocupado e ativo, administrando plantações e culturas (…) pois bem, alojei-me, trouxe comigo minha família, comprei arados, rastelos, carroça, bestas de carga, vacas, ovelhas, e, doando-me com compromisso, logo me tornei <senhor desta terra>, como se não fosse um bilionário, em não mais do que meio ano. Minha mentalidade se tornou a mentalidade de um perfeito homem do campo, sem espaço para mais cogitações que lidar com meus empregados, aperfeiçoar a terra, cercá-la, preparar mudas, fazer podas, etc.; e eu vivia, pelo menos assim pensava, a mais deliciosa das existências que a natureza era capaz de oferecer, ou que um homem, nascido para as desgraças do mundo lá fora, podia finalmente encontrar.”

5

Agora sim eu me achava enquadrado naquela condição mediana de vida de que meu pai tanto falava, algo parecido com o que o poeta bucólico descreve como o ideal campesino:–

<Livre de vícios, livre de preocupações,

A velhice não traz dores, nem a mocidade tentações.>

Mas, no meio de toda essa felicidade, um golpe da invisível Providência me desarranjou de novo”

6

Esse golpe, essa porrada, foi a perda da minha mulher. (…) Ela fez mais por mim e pelo meu gênio errante do que as lágrimas de uma mãe, os conselhos de um pai, os alertas de amigos, ou do que minha própria razão poderiam ter feito.”

7

Quando ela se foi, o mundo todo me pareceu esquisito. Eu era nesse novo mundo tão forasteiro quanto eu fui nos Brasis, quando lá desembarquei pela primeira vez; e me sentia na mesma solidão, exceto pela assistência dos meus servos, da minha remota ilha. Não sabia mais o que pensar ou fazer. Via o mundo ocupado demais em outras coisas: uma parte batalhando o próprio pão, outra esbanjando-o em vis excessos ou prazeres vãos, mas sem dúvida ambas as partes no mesmo nível de miséria, posto que no fim ninguém conseguia cumprir seus objetivos; os hedonistas sofriam diariamente de seus vícios; e só o que faziam era acumular material para novas tristezas e futuros arrependimentos; e os trabalhadores gastavam toda sua energia na labuta cotidiana pela manutenção da energia vital, que ironia: todos vivendo num círculo sem-fim de tristeza, tarefas inúteis, sem recompensas que justificassem os próprios esforços.”

8

certamente havia alguma razão e um propósito superior na vida para tudo isso que ocorria, fosse algo que se devesse possuir, ou algo que fizesse sentido almejar continuamente, desse lado de cá da cova.”

9

todos os entretenimentos pueris da minha fazenda, do meu jardim, do meu rebanho, e da minha família, que anteriormente me possuíam completamente, já nada eram para mim, haviam se tornado insípidos, e eram enfim como música para um homem surdo, ou como comida para alguém sem o sentido do paladar. Eu simplesmente me resolvi a deixar minha casa e o sedentarismo, abandonar minha fazendinha e regressar a Londres; mesmo demorando alguns meses, prometi-o e cumpri-o.”

10

Nada pode ser uma prova mais cabal de um Além, de uma outra vida num mundo invisível, do que a coincidência entre causas materiais secundárias e a idéia principal das coisas conforme a formamos ao longo dos anos em nossa mente, relação essa patente somente para nós mesmos, perfeitamente selada em nosso espírito e incomunicável.”

11

Apuramos se tratar de um navio mercante francês de 300 toneladas, partindo de Québec de volta à França. O capitão nos deu um relato detalhado dos apuros de seu navio; como o incêndio principiou na sala do leme pela negligência do condutor; que após o primeiro alerta se imaginou que o problema houvesse sido inteiramente contido; mas não demoraram a descobrir que algumas fagulhas do primeiro fogo atingiram uma parte do navio tão difícil de alcançar que havia se tornado impossível combater as chamas”

12

O luto e o medo são facilmente descritos: suspiros, lágrimas, gemidos, movimentos típicos da cabeça e das mãos, entre outros detalhes fisiológicos que sintetizam suas muitas faces; mas o excesso de alegria, a surpresa causada pela súbita felicidade, encerra milhares de extravagâncias difíceis de captar. Alguns se encontravam às lágrimas; alguns em rompantes de aparente fúria, golpeando-se a si próprios, como se tivessem acabado de escapar da suprema agonia; alguns deliravam, pareciam meros lunáticos; outros corriam pelo navio fazendo muito barulho com os pés, outros crispando as mãos; alguns dançavam, alguns cantavam, alguns davam risada, muitos outros choravam, outros estavam tão perplexos e atônitos que não conseguiriam falar; outros ainda enfermiços, vomitando; muitos estonteados, prestes a desmaiar a qualquer momento; uns poucos, vi ainda, ajoelhavam-se fazendo o sinal da cruz e dando graças a Deus.”

13

Sem dúvida os franceses têm licença para demonstrar maior volatilidade nos nervos, povo mais apaixonado e espirituoso que é, sendo mais vivazes e transparentes que a gente de tantas nações. Não sou filósofo o suficiente para determinar a causa; mas nada do que tenha visto antes se equiparava a isso. Os êxtases sofridos pelo pobre Sexta-Feira, meu confiável selvagem, seriam a segunda cena mais memorável que posso evocar; e a surpresa do capitão e seus dois escudeiros, que resgatei das mãos dos vilões que aportaram na ilha, eis o <bronze> desse pódio; mas, como eu digo, nada pode se comparar a esse momento, nem as expressões de Sexta-Feira nem nada ulterior que me ocorreu.

Essas extravagâncias todas que enumerei, as mais díspares inclusive, não só se reuniam num espaço reduzido num intervalo de tempo realmente curto em todos os rostos que eu podia contemplar como de momento a momento levavam cada qual a um transporte diferente; o mesmo homem que testemunhávamos agora abatido, quase sem sentidos, no instante seguinte deixava a estupidez e a confusão de lado e se punha a dançar e fazer histrionices de bobo-da-côrte; só para, em seguida, ser visto arrancando os cabelos e rasgando as próprias roupas, reunindo os pedaços da veste rasgada sob os próprios pés, e em seguida pulando feito um maníaco; não acabava aí o ciclo, e víamo-lo expulsar as lágrimas comprimidas, depois estontear e nausear, e, caso não prestassem socorros, provavelmente este mesmo homem estaria hoje na cova. E não digo que isso ocorreu com um ou dois, com dez ou 20, mas com a grande maioria desses homens, e, se me lembro bem, nosso cirurgião foi obrigado a fazer a sangria em aproximadamente 30 marinheiros.”

14

se o excesso de contentamento pode desprover o homem da razão num grau tão elevado, o que não poderão as extravagâncias da mente raivosa, irada e instigada?”

15

quiçá o português não pode ser melhor capitão que o turco, se é que não é sempre alguém pior.”

16

Nosso cirurgião ordenou que os homens fervessem a carne enquanto eles permanecessem, mantendo sob vigilância a cozinha, prevenindo que qualquer vítima esfomeada se atirasse sobre alguma carne crua, ou ainda aquém do ponto, e ordenou que fosse dada uma ração módica de cada vez: essas precauções eram necessárias para salvar a vida desses homens, que doutra forma teriam se matado através dessa mesma comida da qual ficaram privados por tantos dias.”

17

Mas foi tudo em vão; se eu não tivesse subido a bordo, e comigo seus próprios comandante e oficiais, com bons conselhos na ponta da língua, e até algumas ameaças de cortar-lhes as refeições, creio que eles teriam arrombado a cozinha de tanto desespero, tirando a carne das brasas impacientemente—“

18

Acontece que a miséria dos pobres passageiros da cabine era de outra natureza, e ainda pior que as outras; no princípio, a companhia náutica tinha tão pouca ração até para si própria que a racionavam ainda mais para essas outras pessoas, nos primeiros dias, até simplesmente negligenciarem-nas totalmente passado algum tempo: o que significa que por 6 ou 7 dias essas pessoas das cabines não tiveram uma migalha de comida, afora que já nos dias da véspera essa alimentação era muito rala. A pobre mãe, que, como os homens relataram, era uma mulher de bom senso e bem-educada, dividiu tudo que podia com tanta afeição por seu filho que por fim não lhe restou nada a não ser jejuar por completo para ainda dar-lhe de comer; quando o nosso colega do navio alcançou o alojamento, ela se encontrava no chão do convés, com as costas contra a parede, entre duas cadeiras, que haviam sido firmemente atadas, e sua cabeça estava mergulhada entre seus ombros como se fôra um cadáver, embora ainda conservasse a vida.”

19

ela morreu na mesma noite. O jovem, que foi salvo ao preço da vida de sua amável genitora, não estava muito afastado dali; estava deitado num leito, estirado, nas últimas. Ele tinha um pedaço de luva velha na boca, tendo devorado o restante do tecido; porém, sendo mais moço e tendo ainda mais energia que sua mãe, o rapaz foi ressuscitado com algum líquido; pouco depois, com 2 ou 3 colheres de sopa de qualquer coisa, ele adoeceu terrivelmente, vindo a vomitar.

Ele já estava sob cuidados e sabíamos que sobreviveria; a questão agora era a coitada da doméstica dessa família: ela também estava estirada sobre o convés, fielmente ao lado de sua senhora, parecendo alguém que sucumbiu a um surto de apoplexia, lutando contra a morte. Seus lábios tinham se desconjuntado; uma de suas mãos estava grudada a uma das pernas da cadeira, e foi incrivelmente difícil fazê-la se soltar; o outro braço estava cruzado sobre a cabeça, os pés juntos, espremidos contra as pernas da mesa da cabine: em síntese, a moça não parecia mais que um cadáver, uma moribunda em transição para o estado vegetativo. Além da fome além da imaginação, a criatura só conseguia delirar sobre a morte, mas o pior era, como nos contaram depois, que sentia um grande pesar pela sua patroa, falecida, que ela vira definhar vagarosamente diante de seus olhos, já há coisa de 2 ou 3 dias, que ela muito amava. Não sabíamos o que fazer com esta pobre garota; quando nosso cirurgião, homem de conhecimento e competência indiscutíveis, com muita aplicação, pô-la fora de perigo, ela ainda precisou ficar acamada e sob observação um bom número de dias.”

20

excursões marítimas não eram como temporadas no campo. Nossa missão era trazer alívio a essa tripulação estropiada, mas não seguir doravante com eles; e embora eles estivessem inclinados a seguir viagem conosco, isto é, percorrendo o mesmo trajeto durante dias, não podíamos atrasar nossa própria viagem por causa de outra embarcação, sem mastros. Como o capitão solicitara nossa ajuda para providenciar um novo mastro principal, e qualquer arremedo que fosse possível para servir de mastro frontal, acabamos por reter nosso avanço 3 ou 4 dias; tendo-lhes oferecido cinco tambores repletos de carne de boi, outro com carne de porco, dois com biscoitos, além de uma boa quantidade de ervilha, farinha e outros suprimentos que podíamos doar; bem como 3 tonéis de açúcar, algum rum e um pouco de dinheiro, despedimo-nos e partimos para nossas próprias aventuras, levando conosco, graças à insistência deles, o jovem e a doméstica, junto com todos os seus pertences.

O rapaz de que se fala tinha lá seus 17 e era um sujeito humilde mas sensível e cheio de viço, embora muito abalado pela morte da mãe, sem contar que tinha perdido o pai poucos meses antes, em Barbados. Com efeito, ainda a bordo do navio francês, ele implorara ao cirurgião para vir ter comigo, e me pediu para levá-lo, explicando que sua mãe ter morrido foi culpa dos marinheiros cruéis, que o que eles fizeram foi assassinato. (…) a fome não conhece amigos, não há para ela conhecidos, próximos, não se ouve a justiça nem o direito, ela não padece de remorso e é incapaz de compaixão. O cirurgião contou como estávamos viajando para bem longe, ressaltando que lá ele não veria nenhum conhecido, e que talvez isso fosse deixá-lo numa situação tão delicada e precária quanto aquela em que o encontráramos, ou seja, a passar fome.”

21

os selvagens que chegaram a minha ilha não eram propriamente aqueles que chamamos Caribes, mas <ilheiros>, isto é, nativos de alguma outra pequena ilha dos entornos, e outros bárbaros da mesma estirpe, que habitavam realmente mais perto de nossa localização geográfica do que aqueles.”

22

<Ora, Sexta,> eu disse, <você acha que acharemos alguém aqui ou não? e acha que encontraremos seu pai?> O rapaz ficou estatelado como um tronco pensando na morte da bezerra um bom intervalo; mas quando nomeei seu pai, a pobre e sensível criatura sentiu-se abatido, e pude ver lágrimas rolarem abundantemente por sua face.”

23

<ele muito tempo morreu, muito tempo; ele velho demais.>

24

Faria qualquer homem chorar, em que pese a mais dura continência, assistir as primeiras reações de Sexta-feira ao reencontrar seu pai (…) suporiam o sujeito enfeitiçado. Mas, no dia seguinte, até um cachorro riria ao testemunhar como se manifestou sua paixão: de manhãzinha, caminhando com seu pai pela praia várias horas a fio, sempre segurando respeitosamente a mão do velho, como se fosse uma dama; e com freqüência ele corria até o barquinho para regalar seu pai com alguma coisa, fosse um cubo de açúcar, um trago de whisky, um biscoito ou qualquer petisco similar.”

25

Para resumir, se a mesma afeição filial se achasse entre os cristãos da nossa civilização, não haveria necessidade do quinto mandamento¹.”

¹ Não matarás.

26

O primeiro espanhol que, como eu disse, eu conhecia muito bem, foi aquele mesmo cuja vida eu salvara. Ele se aproximou do barco, acompanhado por mais um, segurando ele também uma bandeira de trégua; e não só ele não me reconheceu a princípio como ele não teria reconhecido, ou não demonstrou nenhum sinal de reconhecimento, até que eu abrisse minha boca. <Senhor,> disse-lhe eu em Português, <vosmecê não me conhece?> Diante do quê ele não respondeu um <a>, mas, entregando sua espingarda a seu acompanhante, ergueu os braços, gritando algo em Espanhol que eu não pude distinguir completamente; então se adiantou e me abraçou, me contando que era inexcusável não reconhecer a face do anjo enviado para salvar sua vida; ele proferiu uma abundância de elogios com muita elegância, como um espanhol bem-educado sempre sabe fazer, e, em seguida, chamando a atenção de seu companheiro, que esperava, instou-o a ir e chamar todos os seus camaradas. Depois me perguntou se eu gostaria de fazer uma visita a minha antiga habitação, onde espontaneamente me retransmitiria minha soberania sobre tudo, sem deixar de me mostrar as <acanhadas> melhorias que realizaram nas cavernas durante esse período.”

27

Quanto aos três bárbaros (assim o espanhol os denominava) que foram deixados para trás, e dos quais, ele confidenciou, tinha uma longa história que contar, os espanhóis diziam se sentir mais à vontade entre os canibais que entre os britânicos, ou talvez se sentissem, se seu número não fosse tão modesto: <E,> continuou, <se eles fossem mais fortes estaríamos faz tempo no purgatório;> e ao dizê-lo ele fez o sinal da cruz sobre o peito. <Mas, señor, creio que não o desagradará saber como, forçados pela pura necessidade, fomos obrigados, em prol de nossa preservação, a desarmá-los todos, e torná-los reféns, uma vez que eles jamais se submeteriam a uma chefia minimamente razoável, preferindo ser facínoras que governar com bom senso.”

28

<Esses, señor, são alguns dos señores que devem suas próprias vidas a você;> e, virando-se para eles, e me apontando, me apresentaram com toda a pompa; eles ficaram muito alegres e todos se aproximaram, um a um, não como marinheiros, ou sujeitos da plebe, ou gentalha, mas realmente como embaixadores ou nobres, e eu um monarca ou grande conquistador”

29

seu pavor foi como o dos irmãos de José, quando ele contou-lhes quem ele era de verdade, e a história de sua exaltação na corte do Faraó”

30

Eles evitaram se aproximar por 3 semanas; nesse ínterim, para azar deles, apresentou-se a ocasião para minha fuga, como mencionei na primeira parte de minhas prodigiosas aventuras, minha retirada completa da ilha, que eu pensava definitiva, aliás; deixando, assim, três dos mais impudentes, brutos, insubmissos e repelentes vilões para trás, figuras com que nenhum homem de bem gostaria de cruzar em toda sua vida – isso tudo para a desgraça e o desalento dos pobres espanhóis deixados na ilha para sofrer.”

31

não que eles houvessem recusado acomodar os espanhóis em seus domínios nem fornecer suprimentos, porque de começo eles se deram diplomaticamente bem.”

32

os ingleses não faziam nada a não ser expedições vadias pela ilha, assassinando papagaios, capturando tartarugas; e, quando regressavam à noite, os espanhóis ainda por cima lhes davam de comer.

Os espanhóis não teriam dado importância alguma a essa tentativa de humilhação, caso isolado, mesmo que considerassem-no um péssimo proceder; porém, os ingleses eram incapazes de deixá-los sozinhos por muito tempo, com o temperamento mau que eles tinham. E como miseráveis com inclinações diabólicas, cheios de maldades gratuitas, não comeriam eles mesmos se com isso os outros não pudessem comer também. (…) não demorou para que esse clima ruim estourasse em guerra franca: e começou com a insolência e a grosseria que se pode imaginar – sem qualquer razão, sem provocação do lado hostilizado, contrária mesmo à natureza, e mesmo ao senso comum das gentes; e embora o relato do conflito tenha me sido dado inicialmente só pelos espanhóis, que considero aqui como os acusadores (supostas vítimas), nada do que eles me disseram foi depois desmentido por nenhum inglês.”

33

Os espanhóis, desprezando sua ameaça, disseram aos britânicos para tomar cuidado sobre como atacavam suas plantações e rebanhos; porque caso o fizessem seriam alvejados como não mais que simples bestas ferozes, para onde quer que tentassem escapar depois do ato; e se por um acaso sucedesse de um dos agressores ser capturado vivo, decerto seria enforcado como exemplo geral. E, no entanto, a voz do juízo não os alcançou ainda assim, e deram as costas aos espanhóis, espumando e praguejando como Fúrias.”

34

e é bizarro que podia haver circunstâncias em que 3 homens praticassem assédio contra 19, e ainda assim receber clemência em retaliação.”

35

esses 3 insubordinados nunca se deram ao trabalho de… trabalhar – isto é, ao menos para eles próprios – exceto o mínimo possível, sazonalmente, quando dava-lhes na veneta. Contudo, os compreensivos e tolerantes espanhóis disseram que, se eles aceitassem viver socialmente, amistosamente, vigiando pelas plantações dos companheiros estrangeiros, mesmo que não cultivassem nada e que não produzissem nada, estavam convidados a se servir das porções amealhadas pelo árduo e sistemático trabalho dos espanhóis, que não deixariam 3 homens semi-nômades perecerem de fome enquanto pudessem ajudar de alguma forma. Que eles fossem, portanto, itinerantes e vadios o quanto quisessem, desde que não frontalmente prejudiciais; então, convivendo, ao menos, bem durante 1 ou 2 meses, os espanhóis decidiram que eles poderiam reaver suas armas, e deram-lhes liberdade para vaguear pelas matas armados, como dantes.

Menos de uma semana depois dessa diminuição das restrições, o trio de ingleses já se exibia tão insolente e tão hostil quanto antes. Contudo, um incidente ocorreu presentemente que evitou que novo desentendimento estourasse, porque algo externo passaria a ameaçar a integridade de todos os residentes na ilha sem exceção. Fizeram uma trégua.”

36

Ficou decidido que se todos os selvagens fossem vistos num só exército, e longe o bastante de suas canoas, eles seriam atacados, em que pese se tratasse de 100 soldados inimigos; mas esse plano não foi colocado em prática, porque muitos grupos pequenos se dispersaram mais de duas milhas um do outro, se espalhando pela ilha; e, como ficou mais claro logo depois, tratava-se de um concerto – agonístico, é verdade – de duas nações distintas.

Depois de discutirem um bom tempo sobre que curso as ações deviam tomar, decidiram-se afinal, enquanto ainda estava escuro, por enviar o velho, o pai de Sexta-feira, como espião, para que descobrisse, se possível, informações destes visitantes indesejados, como qual era o objetivo deles na ilha, o que eles fariam na seqüência, etc. O velho não pestanejou; deixando-se ficar praticamente nu (o melhor disfarce nessa ocasião), igualando-se fisionomicamente a seus rivais, ele partiu. Depois de uma ou duas horas, voltou e relatou que esteve entre eles e passou despercebido, e concluiu que eram dois grupos separados, de duas grandes nações, que estavam em guerra e já haviam tido grandes batalhas em seus próprios territórios; como ambos os lados tiveram muitos prisioneiros, cada tribo se empenhou no próprio banquete antropofágico, mas por mera casualidade acabaram aportando na mesma ilha para realizar duas cerimônias independentes, embora iguais, do nosso ponto de vista. Essa coincidência como que aguou a cerveja de cada lado, para usar uma expressão bem européia. Ficou implícito entre os chefes militares de ambas as partes que o desempate, em campo neutro, desta guerra estalaria logo ao nascer do sol; afora isso, o velho espião não notou qualquer desconfiança, em ambos os lados, da existência de moradores na ilha cerimonial.”

37

O pai de Sexta-feira utilizou todos os argumentos à mão para persuadir sua gente a permanecer reunida, escondida, para não ser vista de forma alguma; ele garantiu que a segurança de todos dependia dessa discrição; que os selvagens acabariam se matando sozinhos, sendo que os poucos sobreviventes ainda por cima usariam os barcos para voltar sem outras ações potencialmente perigosas; que só nos cabia assistir a mútua destruição diante de nossos narizes.”

38

me confessaram que a perspectiva de serem devorados como carne de gado e de carneiro, mesmo que isso só acontecesse depois que fossem completamente abatidos, guardava em si algo de tão horripilante que chegava a nausear o pensar nisso, enchendo suas mentes com os piores presságios; a ponto de que os espíritos desses homens se sentiram derrotados e cabisbaixos por semanas a fio. Essa extraordinária comoção serviu até para abrandar a natureza dos 3 mandriões ingleses; por muito tempo eles foram pessoas tratáveis, laboriosas e solidárias – plantavam, semeavam, aravam, colhiam, e foram se <espanholizando> ao longo das semanas. Mas com o decorrer do tempo e a degradação natural da mente vil, esquecedora dos perigos, voltaram a se comportar como bárbaros incivis, o que os conduziu ao maior dilema desde que pisaram nesta ilha.

39

os aborígenes capturados na última batalha nunca se tornaram bons assistentes e guerreiros, como eu tive a felicidade de encontrar em meu querido amigo Sexta-feira, que me queria tão bem quanto minha carne queria aos meus ossos.”

40

Mas o governador espanhol persistiu no Não; foi um inglês que salvou-lhes a vida a todos, e ele jamais consentiria em condenar um inglês à morte, ainda que um inglês houvera matado metade dos espanhóis; mais: ele disse que se ele mesmo fôra assassinado por um inglês, e tivesse tempo para falar antes de expirar por completo, conceder-lhe-ia o perdão.”

41

Eles viveram nessa espécie de apartheid por volta de 6 meses, e finalmente tiveram o produto de sua primeira colheita, embora pequena fosse, conseqüência natural de ter sido reservada a eles uma porção diminuta de terra. Partindo do zero, eles tiveram muitos trabalhos a realizar; e na hora de confeccionar louça e utensílios que-tais, sentiram enorme dificuldade, e não podiam executar a tarefa”

42

Os espanhóis disseram, as suas costas, Bon voyajo; e ninguém esperava revê-los nessa vida.

43

Não existe nação cristã sob o sol capaz de propagar o bem ao invés do mal.”

44

Qual teria sido o problema, e o quê tê-los-ia feito voltar?”

45

os espanhóis e o pai de Sexta-feira viviam no meu antigo lar, que eles haviam ampliado sensivelmente. Mais três servos, capturados à última batalha contra os selvagens, viviam com eles; estes cuidavam das principais plantações da colônia, proviam a barriga de todos na ilha e cooperavam com tudo que podiam, ou no que julgavam necessário.

Mas o mais incrível da história é como sujeitos tão refratários e brigões entrariam em acordo tão rápido quanto às mulheres, sem que dois indivíduos escolhessem a mesma mulher para si, ainda mais tendo em conta que duas ou três delas eram incomparáveis, isto é, tratava-se visivelmente das mais bonitas do bando; mas seja como for eles trilharam o bom caminho da razão e evitaram querelas inúteis entre si”

46

minha ilha era habitada em três lugares diferentes, ou, como eu deveria dizer, três cidades começavam a se configurar.

E é interessante observar que, como sói acontecer no mundo (o que a Providência divina, onisciente e benéfica, pretende com essa disposição das coisas eu não me aventuro a cogitar), os dois sujeitos mais honestos acabaram com as duas piores esposas (…) já aqueles nascidos para procurar sempre levar vantagem em tudo, esses obtiveram três esposas ponderadas e muito sábias; não que as duas primeiras de que falo fossem ruins no sentido do temperamento ou humor, porque as 5 eram realmente criaturas agradáveis, discretas, contidas e submissas, esposas ideais, mais para escravas que para mulheres ocidentais; o problema era sua falta de capacidade e engenho, ou indústria, para o trabalho e certa falta de asseio.”

47

um dos companheiros mais recorrentes da mente pródiga nunca abandonava essas duas mulheres, quer seja, o instinto da preguiça. É verdade, elas plantavam milho e sabiam cercar o terreno; mas nunca o dito de Salomão coube melhor que nessa situação: <Andei pelas vinhas dos preguiçosos, e elas abundavam em espinhos>

48

Depois da ida das canoas cheias de selvagens, os espanhóis espreitaram mais uma vez; e alguns inclusive se dirigiram ao local onde os aborígenes haviam desembarcado, para descobrir qual era seu negócio na praia. Aqui, para sua grande surpresa, encontraram 3 selvagens deixados para trás, caídos em sono profundo. Devia ser a sesta pós-banquete com restos humanos praticado por essas bestas”

49

sejam quais forem os relatos sobre a crueldade espanhola no México e no Peru, fato é que eu nunca me deparei com um grupo de 17 homens, antes, de qualquer nação estrangeira que fosse, tão coesamente modesto, ponderado, virtuoso e tão bem-disposto, leve e cortês, como o desses espanhóis!”

50

<eles encontraram minha plantação no caramanchão e arrancaram todos os pés sem dó>

51

Os índios eram extremamente civis para com eles, e eles retribuíam a cordialidade fazendo-os visitas; mas proibiram, sob pena de morte, qualquer índio desse novo acampamento de fazer o inverso, ou seja, visitar o acampamento dos homens brancos, porque a última coisa que queriam era serem traídos novamente. (…) eles ensinaram os selvagens a trabalhar o vime para confeccionar cestas e que-tais, mas o curioso é que cedo os próprios mestres foram superados pelos alunos: eles passaram a criar uma abundância de variedades de objetos com seus conhecimentos artesanais recém-adquiridos, peneiras, gaiolas de pássaro, prateleiras, além das cestas de costume; não só: cadeiras, bancos, camas, sofás, cada vez coisas mais elaboradas. E bastou um primeiro empurrão.”

52.0

In trouble to be troubled,

Is to have your trouble doubled.”

52a

Quem em aflição se aflige, os apuros se duplica.”

52b

O aflito que se aflige, fica duas vezes mais aflito.”

52c

O aflito que anda em círculos é um aflito ao quadrado.

52d

Quem está mal e se preocupa, fica muito pior.”

52e

Quem cai num poço e pára pra pensar no fundo, pede pra afundar.

52f

Se estiver no inferno, NÃO abrace o capeta!

53

Ele me disse como era notável que ingleses possuíssem a maior firmeza de espírito no meio das atribulações, maior que a de qualquer outro indivíduo dentre os povos conhecidos; e que seu infeliz império, a Coroa Espanhola, e seus vizinhos os portugueses, eram os menos indicados para lutar contra as desgraças; seu primeiro reflexo, sentido o baque, era desesperar, sucumbir, estrebuchar e morrer, sem se deter meditando em possíveis remédios para o mal.”

54

Depois me relataram como os selvagens que viviam entre eles nutriam expectativas de que o homem branco participasse com eles em suas guerras; e, é verdade, como estes possuíam armas de fogo consigo, se não tivessem administrado pessimamente as munições e acabado completamente sem pólvora, teriam sido uma grande mão na roda para os selvagens, e além disso poderiam estar seguros contra qualquer eventual traição futura”

55

eu os presenteei com dez garrafas de claret¹ e outras 10 de cerveja inglesa; coisas que os espanhóis e os ingleses não provavam há uma porção de anos, e que estavam decerto agradecidos por receber.”

¹ Vinho tinto de Bordeaux.

56

<é sabido que na história dos filhos de Israel, um Acã¹, do acampamento, removeu-lhes as bênçãos de Jeová, fazendo a Mão do Criador se voltar contra os judeus de uma forma tal que 63 dos descendentes, embora não envolvidos no crime, foram objeto de Sua vingança, e tiveram de arcar com o peso do julgamento divino.> Padre ingresso na ilha

¹ Ver Josué 6, 7; esse anátema e castigo se passam em Jericó.

57

<É um grande serviço ser um instrumento da Mão convertendo 37 pagãos à palavra de Cristo: porém, como você é um eclesiástico, e muito laborioso por sinal, não seria mais natural cair sobre suas costas essa responsabilidade? sendo assim, por que eu e não você para desempenhar essa tarefa?>

58

como eu eduquei Sexta-feira no Protestantismo, seria muito confuso fazê-lo agora abraçar uma outra religião”

59

<Senhor, eu sou um católico apostólico romano, um padre da ordem de São Benedito, e me subordino a todos os princípios da fé romana; contudo, se ainda assim o senhor quiser me escutar, ignorando que eu possa ferir seus sentimentos e suas crenças, de forma que eu pareça ingrato e incivil; digo que não deixo de manifestar caridade ao contemplar vocês, os reformados. Não chegaria a dizer (embora saiba ser sua opinião no geral) que vocês não podem ser salvos; quem sou eu para limitar a misericórdia de Cristo a um tal ponto, em que Ele não os poderia receber no seio de Sua Igreja, duma maneira e dum modo para nós incognoscível? E espero encontrar de sua parte idêntica tolerância>

60

eu lhe contei que acreditava que, se todos os católicos possuíssem sua moderação, todos se converteriam brevemente em Protestantes. E aí interrompíamos nossas saudáveis discussões; porque elas nunca saíam do terreno dos argumentos amigáveis.”

61

O DIÁLOGO ENTRE ROBINSON CRUSOÉ E WILL ATKINS, COM A INTERVENÇÃO DA ESPOSA, SELVAGEM, DE WILL ATKINS – Fragmentos

R.C. – (…) Entre eles, eles não conhecem essas coisas, e se casam de qualquer jeito, sem se importar com parentesco, hierarquia, consangüinidade, nem família; irmão e irmã, aliás, como me contaram, até pai e filha, e filho e mãe. [CONTRA-EXEMPLO DE ANTROPOLOGIA DO SÉC. XVII]

W.A. – Eu acredito, senhor, que você está mal-informado, e minha mulher me assegura o contrário, pois que eles abominam o incesto; concedo que sobre parentesco, eles podem não ser tão exatos e estritos como nós somos; mas ela nunca me contou que relações tão sórdidas como as que você enumerou acontecessem.

R.C. – Então, o que foi que ela disse quando você a indagou?

(…)

Esposa – Não seu Deus em país meu; meu país ter grande velho Benamuckee Deus.

W.A. – Criança, eu não sou o mais indicado para descrever-lhe como Deus é; Deus está no Céu e criou o Céu e a Terra, o Mar, e tudo que há neles.

Esposa – Não criar terra; não seu Deus fazer todo terra; não fazer país meu.

(…)

Esposa – O quê? ter você grande Deus em país seu, você não saber Ele? Não falar O? Não fazer boa coisa pr’Ele? Isso não possível.

(…)

Esposa – Seu Deus não Deus; não achar eu, acreditar Ele ser assim, grande grande poder, forte: não fazer matar você, mas Ele zangado assim com você.

(…)

Esposa – Mas não fazer matar você ‘inda; aí Ele falar você, talvez, que Ele não fazer você matar: então você barganhar com Ele, você fazer coisa ruim. Ele não ficar zangado com você quando ficar zangado com outro homens.

(…)

Esposa – Eu não entender isso; onde estar livro?

W.A. – Ai de mim! minha pobre criatura, eu não possuo esse livro; mas eu espero um dia poder trazer-lhe um, e ensiná-la a lê-lo.”

62

os pais nunca devem ceder sua função de ensinar e instruir a outrem, nem desesperar de seus esforços se os resultados demoram a aparecer, mesmo se a criança tem a aparência de máxima refratária, de insensível a qualquer educação; porque assim que a Providência tocar a consciência dessas crianças bem-ensinadas, a força latente da educação que receberam finalmente estalará de uma vez só, e aqueles anos precoces terão mostrado sua utilidade, a despeito de anos e anos de estagnação mental no sujeito; os escolhidos uma hora acordam para a vida.”

63

<No decorrer da manhã voltei a dormir, e quando despertei me senti premida a cair em prantos, e depois desse surto tive novo frêmito faminto violento. Me levantei alucinada, e na mais pavorosa das condições; uma ou duas vezes estive para morder meu próprio braço. Ao fim, percebi a bacia com o sangue que escorrera do meu nariz no dia anterior; me precipitei até ela, engoli o líquido desesperadamente, com toda a gula e a avidez de que um ser humano deve ser capaz, como se alguém fosse tomar minha sopa eflúvia primeiro, ou como se o sangue fosse evaporar de uma hora para a outra.>

64

<Isso foi no quarto dia; e nesses transportes eu segui até de noite, quando, num período de menos de 3h, senti tudo de novo, com alternâncias mais rápidas e intensas, como num ciclo maldito: sinto-me doente, depois apenas sonolenta, em seguida faminta e nada mais, depois sucumbo à dor de estômago, depois estou louca, depois moribunda, depois lunática, depois desabo em choro, depois arregalo os olhos e sou uma maníaca, e de 15 em 15 minutos me torno ainda outra pessoa, e minhas reservas energéticas decaem cada vez mais>

65

<Era nessa situação terrível que nos achávamos quando vocês irromperam na embarcação para nos salvar.>

66

Esse foi seu relato fiel, e foi um relatório tão preciso e marcante do que é estar para morrer de fome que, confesso, nunca poderia imaginar que assim fosse; eu, que vivi tantas aventuras, aprendi algo novo e em nada desprezível.”

67

O dia seguinte, dando 5 saraivadas de tiro em sua honra, à hora da despedida, partimos, atingindo a Baía de Todos os Santos nos Brasis dentro de 22 dias, mais ou menos”

68

fomos retirados de nossa rota, e uma ou duas vezes nossos homens gritaram, <Terra a leste!>, mas se eram ilhas ou o continente, àquela altura não podíamos dizer¹”

¹ Poderia estar falando Robinson do arquipélago de Fernando de Noronha?

69

Nesse ritmo ficamos à espera, até que eles tomaram a iniciativa; mas nunca nenhum cristão viu algo tão tenebroso; embora meu companheiro estivesse muito enganado nos seus cálculos, ao se aproximarem vimos que remontavam a 126 canoas; algumas chegavam a conter 16 ou 17 homens, senão mais, e as mais vazias tinham não menos do que 6 ou 7.”

70

Logo vi que vinham da parte de amigos, pelo menos dos amigos de outrora, aquele tipo de selvagem com que estava acostumado a lidar.”

71

chegando perto a ponto de ser escutado, fiz Sexta-feira subir no convés e gritar em seu idioma, a fim de saber como reagiriam. Fato é que, tendo entendido meu escudeiro ou não, 6 ou 7, os mais adiantados, viraram-se de costas para nossa gente com suas canoas, mantendo-se na posição inusitada; não podíamos afirmar se era este um sinal de provocação ou mero desprezo, por exemplo, nem se era parte da tática de guerra deles (a emissão de alguma instrução oblíqua ou coisa do gênero); sei que Sexta-feira percebeu antes de todos que eles iriam atirar mas, desgraçadamente para ele, ó, pobre Sexta!, vieram 300 de suas setas, e para meu inexprimível pesar, assassinaram meu Sexta-feira, porque era o único ao alcance dos disparos. Pelo menos 3 o acertaram em cheio, outras 3 passaram raspando; diante do tanto de flechas que haviam atirado, me parece que tinham uma péssima mira!

Eu fiquei tão perturbado à perda do meu servo mais do que fiel, que veio a se tornar um camarada e companheiro inseparável durante todos esses anos, que eu imediatamente comandei que carregassem 5 pistolas com a carga simples de pólvora, além de outras 4 com a pólvora composta, e dei-lhes uma <acolhida> de que eles nunca iriam se esquecer, com toda a certeza. A distância era de uns 100m, e nossa mira tão precisa que cada tiro, eu calculo, afundou pelo menos 3 ou 4 de suas canoas.”

72

Mal posso dizer quantos assassinamos ou sequer quantos nós ferimos nessa batida, mas é indiscutível que esses aborígenes nunca devem ter sentido tanto pânico e agitação em suas vidas; 13 ou 14 de suas canoas estavam completamente despedaçadas, por isso víamos muitos fugindo a nado: o resto, acovardado à loucura, remou até fatigar os braços e sumir de nossos horizontes, sendo que não vi nenhuma embarcação parando ou se atrasando para ajudar algum de seus companheiros que estavam em alto-mar, à deriva”

73

Nós até tínhamos conosco um prisioneiro, mas a criatura era tão matuta que não servia nem para dedurar seus conterrâneos nem era capaz de falar; só podíamos imaginar que ele acabaria preferindo se entregar à inanição que nos ser útil de alguma forma.”

74

sua fala era muito esquisita, completamente gutural, funda, de forma que não entendíamos sequer suas vogais direito”

75

Ele acabou contando, algum tempo depois, quando o ensinamos a falar um pouco do Inglês, que eles partiam em expedição com seus reis para ter uma grande batalha. Quando ele falou em reis, perguntamos de quantos se tratavam, e ele respondeu que havia 5 país(es) em seu povo (ele não conseguiu apreender o conceito de plural) e todo(s) estava(m) confederado(s) contra outro(s) dois povo(s) inimigo(s).”

76

Devo observar, neste ponto, apropriadamente, que todos esses locais, bem como os da África, quando aprendiam o Inglês, sempre acrescentavam dois <e> ou <a> ao fim de cada palavra em que acrescentamos apenas um, e eles mudam a pronúncia para uma oxítona. Exemplos seriam fazêê [makéé], tomáá [takée], e assim por diante. Nem com muita insistência conseguira eu demover Sexta-feira de seus hábitos mais arraigados, pelo menos até os últimos anos e nossa excursão final.

E agora que menciono o saudoso Sexta-feira uma vez mais, os ritos fúnebres precisavam ser à altura. E o luto se condensará em minh’alma. Tão íntegra e de destino tão funesto! Enterramo-lo com toda a decência e solenidade permitidas, depositando-o num caixão e arremessando-o ao mar, esse cemitério de bestas e heróis mitológicos

77

Uma corrente de ar favorável nos empurrou diretamente para a costa brasileira; em 12 dias avistamos terra, na latitude de 5 graus abaixo da linha do Equador, sendo uma das extremidades nordestes daquela parte da América. Seguimos o curso sudeste 4 dias a fio, até atingir o Cabo Santo Agostinho, e depois de mais 3 dias já estávamos ancorando na baía de Todos os Santos, um lugar de tantas memórias agradáveis”

78

O pessoal da alfândega foi tão estrito quanto a desembarcar mercadorias, que foi com muita dificuldade que conseguimos transportar para o cais três contêineres com artigos ingleses, tais quais tecidos de excepcional qualidade, comestíveis e muito linho, que era, particularmente, um presente para meu vizinho e sócio de plantation.”

79

Eu finalizei meus negócios com a Ilha, e nada mais me resta a discursar sobre ela: quem continuar a ler minhas memórias deve desde já deslocar seu pensamento para alhures, e esperar tão-só ler sobre as doidices de um velho, que nunca aprende com os perigos que ele atravessa, muito menos com os que outros que ele testemunha atravessam; inconvertível ao repouso após 40 anos de estripulias e misérias, além de calejado na arte de acumular decepções – não saciado, ainda, com a prosperidade econômica além de toda a expectativa de um comum mortal, nem tornado mais prudente à causa de qualquer aflição ou agonia sobrenatural, este velho segue sua sina, produzindo histórias.”

80

Eu me regozijava em ser o patrono das pessoas que pus ali, dispondo de seus destinos de forma todo-poderosa, como um velho patriarca, sendo o responsável pelas provisões de uma grande família como se fosse o Pai de todos, bem como o dono de todo o solo em volta. Mas eu nunca pretendi ser o donatário de qualquer administração ou nação, ou jurar lealdade a qualquer príncipe, ou submeter minha população ao domínio de qualquer nacionalidade em detrimento de outra; nunca me preocupei sequer em dar um nome ao local, apenas deixei-o como o encontrei”

81

Dos Brasis nós seguimos direto pelo Atlântico ao Cabo da Boa Esperança, e tivemos uma viagem razoável, sem contratempos, em curso sudeste, pegando de vez em quando uma tormenta ou ventos contrários”

82

Não vou importunar o leitor com uma descrição entediante dos lugares, fazer disso um diário de bordo ou guia turístico, relatar as variações da bússola, minhas precisas latitudes, o tipo de correntes atmosféricas com que defrontamos, etc.; basta com nomear os portos e pelo menos as cidades que chegamos a tocar (…) tocamos o continente na ilha de Madagascar, onde, muito embora os nativos sejam arredios e tratantes, além de belicosos, cheios de lanças e arcos, com os quais esbanjam em habilidade, nos demos bem com os residentes por um tempo.”

83

e me parece que ninguém aqui tinha pavor de armas de fogo como os selvagens da América.”

84

Devo confessar: nunca estive no saque duma cidade antes, ou num arrastão. Ouvira falar de Oliver Cromwell tomando Drogheda, na Irlanda, e matando homem, mulher, crianças; e lera sobre o Conde de Tilly saqueando a cidade de Magdeburgo e cortando a garganta de 22.000 de qualquer dos dois sexos, indiscriminadamente; mas nunca tivera uma idéia prática da coisa até então, e nem me atrevo a tentar descrever com exatidão o que vi e senti, todo o horror que passou por nossas cabeças.”

85

Fomos um pouco além, e flagramos, para nosso espanto, três mulheres nuas, nos prantos os mais horríficos, vindo em nossa direção como se possuíssem asas, pois corriam, quase voavam rasante na verdade, de 16 ou 17 marmanjos, habitantes locais; não, não, eles, eles também corriam apavorados, essa é a verdade, com o mesmo horror e incompreensão no olhar, porque havia, agora eu reparava melhor, 3 ou 4 carniceiros ingleses a suas costas, chacinando o povoado. Eu vi um cair já como cadáver. E quando os fugitivos nos viram, pensando que éramos também seus inimigos, pensando que íamos matá-los sem hesitação, eles emanaram a mais assombrosa das lamentações. Arrepiava sobretudo a estridência do grito feminil; duas se jogaram em terra, como que já mortas e paralisadas de tanto medo.”

86

<Capitão,> ele me disse, <nobre capitão! Que bom que você está aqui; temos ainda muito que fazer. Malditos cães do inferno! Matarei tantos deles quantos fios de cabelo tinha Tom na cabeça: juramos não poupar ninguém; vamos arrancar a raiz dessas vidas da terra e trucidá-los sem deixar vestígios!”

87

Confesso que em outros momentos ter-me-ia visto na pele deste homem, com reações similares; mas eu só conseguia pensar que esses homens levaram sua ira longe demais, e à memória vinham as palavras de Jacó dirigida a seus filhos Simeão e Levi: <Amaldiçoada seja sua ira, porque ela foi abominável; e sua fúria, porque foi cruel.>¹ Mas eu tinha uma nova missão a meus cuidados; porque quando os homens que trouxera comigo viram a situação, tive tanto trabalho para refreá-los quanto teria com os homens que já estavam mergulhados na orgia de sangue; não exagero quando digo que mesmo meu sobrinho ficou hipnotizado pela cólera, e que só não se comoveu com o discurso dos homens porque temia ainda mais o número e o poder de fogo do inimigo desconhecido do que o não poder vingar-se pelo amigo.”

¹ Gênesis 49:7a

88

Vendo-me incapaz de segurá-los, fui embora pensativo e triste; eu não teria suportado a visão, nem o barulho e os gritos dos desgraçados vitimados.”

89

Nossos homens divergiam quanto a quantos homens haviam chacinado; mas de acordo com a mais <otimista> de suas conclusões, teriam exterminado, juntos, cerca de 150 pessoas, mulheres, crianças, velhos, sem deixar um único muro em pé na vila inteira.”

90

O primeiro desastre que se nos acometeu foi no Golfo da Pérsia, onde 5 dos nossos, se arriscando do lado árabe da praia, foram cercados e ou mortos ali mesmo ou levados como escravos; o restante da tripulação não fôra capaz de resgatá-los, e mal teve tempo para salvar-se a si próprio. Comecei a censurá-los com justeza no coração por sua conduta, pregando que fôra esta uma retribuição divina; o contramestre, meu inferior hierárquico, declarou-se, num primeiro momento o mais aberta e civilmente que pôde, contrário a meus métodos, dizendo que eu havia me excedido com os homens. Nada do que eu dizia podia ser apoiado nas Escrituras para que eu dissesse que o destino deles estava selado, e que aquilo era um justo Castigo. E até citou Lucas 13:4, onde nosso Messias admoesta que aqueles soterrados pela Torre de Siloé não eram mais pecadores que os galileus; e que o que mais depunha contra mim no caso era que nenhum desses 5 que foi capturado ou pereceu na praia pertencia ao grupo dos mais exaltados de Madagascar, protagonistas dos incidentes horrendos – que eu chamava incessantemente de massacre, o que já vinha atraindo ódio contra mim no navio – daquela noite fatídica.

E prosseguiu o contramestre, se exaltando mais e mais: Meus contínuos discursos contra os homens nesse tocante teriam piores conseqüências do que eu poderia imaginar; e, pesando tudo, eu fazia reflexões injustas sobre o acontecido, acusava sem provas, e desonrava a tripulação, incluindo ele próprio; e, como eu era um mero passageiro, e não exercia comando fático, quanto aos propósitos oficiais da viagem, ninguém era obrigado a ser, ainda, paciente comigo; e pelo que tudo indicava eu tinha alguma intenção maldosa, por exemplo a de relatar tudo às autoridades assim que desembarcássemos na Inglaterra; e, portanto, a menos que eu baixasse de uma vez com meu tom, e que eu parasse de me meter nas coisas do navio, ele abandonaria a embarcação e seu trabalho; porque ele já não considerava seguro continuar a viagem comigo a bordo.

Eu o ouvi em silêncio até ele terminar, e admiti que desde o início condenei o massacre em Madagascar, e que aproveitei toda ocasião propícia para dar livre curso a minhas idéias, muito embora sem fazer disso uma perseguição pessoal contra ninguém, como ele imaginava estar acontecendo consigo mesmo, por ser o contramestre; que, sobre não ter voz de comando no navio, isso lá era verdade; mas que não era por eão ter autoridade oficial que eu não podia ou não devia me dar a liberdade de me expressar publicamente em assuntos de interesse público; e que meu objetivo na viagem não lhe dizia respeito, idem, como o trabalho deles não dizia respeito a mim; que dos que estavam no navio eu era um dos maiores proprietáros. E que tendo em vista essa particularidade eu me via no direito de falar até mais asperamente do que havia falado, e não prestaria contas nem a ele nem a ninguém; e fui me exaltando na mesma medida em que ele se exaltou em seu próprio discurso. Àquela vez ele pouco se incomodou em dar uma resposta além de algo mais evasivo, e pensei que panos quentes tinham sido colocados sobre a controvérsia. Estávamos a caminho de Bengala; com disposição para ver o lugar a pé e distrair a cabeça, desci com o comissário num dos barcos; pela noitinha me preparava para voltar a bordo, quando um dos homens veio a mim, e disse para eu não me dignar a subir, porque os homens tinham ordens para não me levar na viagem um dia a mais sequer. Qualquer um pode imaginar meu espanto diante dessa mensagem insolente; e perguntei que homem mandou que ele me dissesse isso. Ele respondeu: fôra o piloto.

Imediatamente fui atrás do comissário e contei-lhe o ocorrido, acrescentando que previa um motim; instei-o a subir logo a bordo e ter uma séria conversa com o capitão. Mas eu devia ter me poupado o trabalho e não ter menosprezado a situação, porque antes de nossa conversa na praia o navio já estava todo mobilizado contra mim. O contramestre, o canhoneiro, o carpinteiro, todos os sub-oficiais, assim que desci do navio, haviam se reunido com o capitão, se antecipando e muito a meus planos emergenciais; e o contramestre, fazendo uma arenga daquelas, repetindo tudo quanto me dissera na véspera, relatou ao capitão que eu me havia ido pacificamente, e que isso era muito bom, porque eles detestariam usar de força e violência para comigo, o que se sentiriam obrigados a fazer, é claro, se a situação se prolongasse… Eles acharam conveniente, portanto, deixar claro que como estavam a serviço dele, do capitão, executariam tudo de bom grado e com dedicação; mas que se eu não saísse do navio, ou pelo menos o capitão não me obrigasse a fazê-lo, todos eles se insubordinariam e abandonariam seus postos; e ao dizer todos ele virou o rosto para o mastro principal, o que era, a parecer, um sinal combinado com os conspiradores já de antemão; os marujos, num corpo só, bradaram: <Todos e cada um! Um por todos, todos por um!>

Meu sobrinho, o capitão do navio, era um homem de espírito, e de mente muito perspicaz; embora pego de surpresa, pôde civilmente responder-lhes que consideraria o problema, mas que não podia concordar antes que conversasse comigo a respeito. Ele lançou alguns argumentos, expondo a desrazão da tropa, a injustiça da coisa toda, mas tudo em vão; eles juraram, de palmas estendidas, que desceriam no mesmo instante do navio, se houvesse qualquer chance de eu subir a bordo de novo.

91

em suma, eu me encontrava agora em apuros piores do que quando me achei de repente sozinho na Ilha.”

92

ele subiu a bordo outra vez, e satisfez seus homens, dizendo que seu tio cedeu a sua importunidade, e que mandaria virem buscar meus pertences para serem desembarcados; e que assim a questão estaria resolvida em poucas horas, todos estariam de volta a suas funções e eu estaria isolado, pensando no que fazer e que rumo tomar.

Eu me encontrava só, numa parte remota da Terra, 15.000km mais afastado do meu país do que eu estaria, se ainda na Ilha”

93

Ainda tive a visão mortificante de ver o navio partir do cais, sem mim; ao menos, meu sobrinho me deixou dois servos, ou antes diria, um acompanhante e um empregado; o primeiro era um representante do dono do navio, que ele convencera a me acompanhar, e o outro era seu próprio servente no navio. O que fiz primeiro foi me hospedar num quadrante confortável, na casa duma inglesa, por onde também passavam muitos mercadores, atualmente alguns franceses, dois italianos, ou judeus, e um britânico. Eu viria a permanecer por aqui 9 meses, meditando profundamente no meu futuro. Tinha alguns bens de valor comigo, e uma quantia vultosa em espécie também.”

94

Comprei-me excelentes diamantes, que, para quem não sabe, eram neste fim de mundo a melhor forma de transportar dinheiro, já que significaria que eu poderia levar grandes riquezas num só bolso.

Durante minha estadia, recebi muitas propostas para um retorno à Inglaterra, mas como nenhuma me agradasse o mercador inglês que dividia as acomodações comigo, e com quem adquiri intimidade ao longo desses meses, certa manhã me inquiriu: <Compatriota, tenho cá algo em mente, um projeto que está conforme minhas idéias e que, quiçá, também estará conforme as suas, após considerar detidamente o que irei dizer. Aqui viemos parar, você acidentalmente, eu pelo meu próprio arbítrio, num recanto do mundo remotíssimo de nossa terra-natal; é, porém, um lugar muito propício para nós que entendemos de compra e venda, certeza líquida de muito lucro. Se você adicionar mil libras esterlinas às minhas mil libras esterlinas, fretamos um navio, o primeiro que avaliarmos adequado. Você fica como capitão, eu mercador, e nós navegamos à China; do que mais precisamos, e o que estamos esperando? O mundo todo fervilha; por que nós permaneceríamos inertes?>.

Confesso ter aprovado sem dificuldades essa proposta; ainda mais porque não havia sequer espaço para interesse egoísta em seu enredo. Nas minhas circunstâncias lamentáveis, eu mesmo é que estaria no lugar de propor uma aventura que-tal, ou qualquer outra expedição que me tirasse dali. Devo admitir ainda mais, que se o comércio não é minha especialidade, certamente o turismo errante o é; com efeito, nenhuma proposta que incluísse a visita a um continente jamais por mim explorado seria por mim recusada. A questão foi arranjar o navio, o que demorou mais do que esperávamos; depois de providenciar uma embarcação grandiosa o bastante para nossos intentos, foi ainda laborioso contratar homens, navegantes de nossa nacionalidade – isto é, havia poucos ingleses nestes domínios; não precisava ser a tripulação inteira, é claro, mas pelo menos alguns sujeitos entendidos para os postos de comando e para exercer profissionalmente a viagem. Após algum tempo de procura, providenciamos nosso oficial de convés, um contramestre e um canhoneiro, todos ingleses; além de um carpinteiro holandês, afora três homens para o mastro dianteiro. Com pelo menos esses 7, concluímos ser viável, com marinheiros indianos, empreender a missão.”

95

Nossa gente na Inglaterra sempre se admira das riquezas auferidas pelos oficiais que passam pela Índia, e pelos mercadores que lá permanecem, voltando algum tempo depois com 60 ou 70 mil libras esterlinas de um golpe só; não seria nada para admiração se considerassem os inumeráveis portos e estabelecimentos de livre comércio presentes”

96

Eu obtive tanto dinheiro na minha primeira aventura, e tanta experiência sobre como maximizar os ganhos, que se fôra 20 anos mais novo ficaria tentado a lá ficar”

97

Uma disposição incansável essa minha: quando estava em casa, era premido a ir ao estrangeiro; e, enquanto no estrangeiro, só pensava em voltar.”

98

meu olho, como aquele de que Salomão comenta, nunca se cansava de olhar.”

99

uma impaciência indefinida me guiava a tentar estar mais próximo de casa, mas uma indecisão onipresente me proibia escolher um caminho.”

100

vaguei 6 anos por esse país, negociando de porto em porto, aqui e acolá”

101

Eu estava muito desconfortável, na verdade pensei estar na situação mais problemática de toda a minha vida; antes, por maior que fosse a sensação de perigo, eu nunca tinha me passado por um bandido em fuga; justamente por nunca ter feito algo que merecesse essa condição, desonesto ou fraudulento, quanto mais ilegal ou criminoso. Até este momento eu mesmo tinha sido meu pior inimigo, ou, melhor dizendo, nunca fizera mal a ninguém, senão a mim; agora, não obstante, eu estava ignominiosamente desgraçado: muito embora eu fosse um perfeito inocente, não havia a menor brecha para essa inocência ser comprovada; e se eu fosse capturado havia certeza de punição. Não era estranha, portanto, minha ânsia pela fuga, mas por que rota, isso eu ignorava. Que porto ou cidade nos receberia? Meu novo companheiro, conhecedor das imediações, me estimulou nesse momento terrível, descrevendo os inúmeros estabelecimentos de cada porção daquela costa, e me encorajou a tomar o rumo do litoral da Cochinchina¹, ou do Golfo de Tonquim,² visando chegar, depois, a Macau, habitada por várias famílias européias, em particular por padres missionários, que usavam o município como entreposto para localidades chinesas mais remotas.”

¹ Parece o fim do mundo, como diz um célebre ditado popular, mas não é tanto, é quase: região setentrional do Vietnã.

² Rota alternativa, pois culminaria no noroeste do dito país, tangendo a atual capital, Hanói.

102

Estávamos no meio do povo mais bárbaro de todas as populações costeiras; entre outros costumes, eles possuíam o seguinte: se qualquer navio naufragava nas imediações de sua tribo, todos os sobreviventes achados eram convertidos em prisioneiros e escravos”

103

considero um estilo de vida triste, ser sempre obrigado a tirar a vida do próximo a fim de preservar a sua”

104

continuamos a nordeste. Perto de Formosa, tínhamos tanto receio de sermos alvejados por navios mercantes holandeses ou ingleses quanto os próprios ingleses e holandeses se sentem receosos de cruzar com corsários argelinos no Mediterrâneo.”

105

A religião cristã sempre civiliza as pessoas, e reformula suas maneiras, onde quer que seja doutrinada, quer deixe ou não frutos para as próximas gerações.”

106

Ele nos confidenciou que o melhor seria pararmos em Macau, onde os carregamentos de ópio poderiam ser vendidos, fora que haveria mercadorias chinesas tão baratas quanto se as poderia achar em Nanquim.”

107

nosso pior pesadelo agora seria um navio holandês, tanto que preferiríamos topar com o diabo em pessoa, isto é, pelo menos se ele não se apresentasse num de seus avatares mais horrendos”

108

<Senhor, não tema os holandeses; deduzo que eles não estejam em guerra com seu país?> — <Não>, repliquei, <isso é verdade; mas nunca se sabe que formas pode tomar o livre-arbítrio daqueles que estão distantes da jurisdição de seus próprios territórios.> — <Ora, mas vocês não são corsários! O que têm a temer? Eles não mexeriam com mercadores civis, com certeza!> (…) <Senhor, gostaria de objetar com todo o respeito, acho que o senhor não está conseguindo raciocinar friamente e processar meu discurso: sinta-se à vontade para seguir a direção que lhe convier, e não importa sua decisão, estarei a seu lado.> Isso foi o bastante para prosseguirmos calorosamente a conversa. Para minha surpresa, ele descreveu em minúcias os feitos supostamente maquiavélicos de uma certa embarcação pirata, feitos que já estavam disseminados por conversas de marinheiros em todos os mares; ele não estava descrevendo senão o próprio navio do qual estava a bordo! e que compramos num negócio muito azarado… Vi que não chegaríamos a lugar nenhum se não lhe disséssemos a verdade cristalina, explicitando o perigo e a aflição que sofremos durante todo esse mal-entendido da perseguição. Só nos interessava abandonar esse navio e encontrar segurança nalgum lugar; foi esse estratagema que nos guiou até Nanquim.

O velho ficou admirado, e disse que o mais correto era mesmo ter seguido o rumo norte; e que, se ele pudesse nos ajudar de alguma forma, o melhor a fazer agora seria vender o navio na China, e comprar, no lugar, ou construir com o dinheiro, outro no mesmo país.”

109

O nome do porto eu confesso que não sei soletrar mais, tendo perdido o registro que tomei, bem como o de inúmeras outras instâncias, num livro de bolso, que caiu na água e se deteriorou, por acidente; mas do que recordo vivamente é que os mercadores chineses com quem travamos contato chamavam o local de forma diferente do meu piloto português, que falava <Quinchang>.”

110

Do alto de minha extensa experiência de vida, posso dizer que nada torna a vida humana mais degradante e desconfortável do que a sensação constante de medo e temor. Não à toa as Escrituras dizem: <O medo do homem enreda em ciladas>¹; é uma morte em vida, e nossa cabeça vive oprimida e pesada, incapaz de sossego.”

¹ Provérbios 29:25a. Tradução pessoal. Confrontar com uma das traduções disponíveis em Português, que compreendem o versículo inteiro, mas não mudam o sentido essencial: “O temor do homem armará laços, mas o que confia no Senhor será posto em alto retiro.”

111

O ópio e outros bens estocados a bordo com certeza fariam pensar que o navio veio de Bengala. Os holandeses, que, diziam, tinham todos os nomes da tripulação, veriam com naturalidade como éramos uma mistura de ingleses, portugueses e indianos, e aliás tínhamos até 2 holandeses a bordo.”

112

Mas o medo, ah!, o medo!, essa paixão cega e inútil, fez-nos conduzir-nos de outra forma, irracional; nossa imaginação criou mil monstruosidades e destinos fatídicos possíveis, e também cogitamos o impossível.”

113

a história de Amboyna1 me veio à mente, e pensei como os holandeses podiam nos torturar, como fizeram com os ingleses àquela ocasião, fazendo com que os menos resilientes de nós, em meio às desgraças da tortura, confessassem crimes nunca cometidos”

1 O Massacre de Amboyna ocorreu em 1623 na atual localidade de Maluku, Indonésia e estremeceu as relações diplomáticas entre Inglaterra e Países Baixos por várias décadas.

114

Nem considerávamos, àquela altura, que capitães de navios não possuem autoridade para agir assim; e que se nos rendêssemos como prisioneiros, não seria justificável nos agredirem ou nos assassinarem; pelo contrário, responderiam a um processo uma vez em terra firme, em seu país. Contudo, se, no extremo dos extremos, assim eles agissem, como monstros desalmados, o que era até concebível no horizonte de possibilidade, o que adiantaria para nós se eles fossem punidos no longo prazo?”

115

Não posso deixar de fazer constar, nesse momento frio de condensação do relato da viagem, sobretudo após tantas reflexões sobre minhas circunstâncias, como foi árduo para mim, depois de 40 anos solitário e enfrentando dificuldade após dificuldade, chegar a este porto ou retiro universal para os velhos da humanidade que significa, em outras palavras, o repouso e a paz interior; mas justamente por não ter me adaptado a isso cá estava eu, em novíssimos apuros. Voluntariamente. Seria degradante que eu, tendo escapado às vezes milagrosamente das piores tragédias, tivesse meu fim na forca, idoso, num lugar remoto da Terra, por um crime que eu não cometi nem nunca pensara em cometer. Depois de refletir dessa maneira, um pouco de religião despertava em minha consciência: estava claro que tudo isso era uma disposição da Providência, e que eu devia baixar a cabeça e me submeter. Mesmo sendo perfeitamente inocente no caso, perante outros homens, o fato é que eu era um transgressor diante do meu Criador; e era tempo de reavaliar minha vida e enumerar de que outros crimes espirituais eu não poderia ter sido o autor, despertando portanto a necessidade de retribuição por parte da Providência

116

A coragem instintiva se apoderava de mim ciclicamente, e cedo eu já me revia vislumbrando a tomada de resoluções vigorosas e drásticas para retomar o eixo da minha vida; de súbito, eu já não admitia, sem retaliação, esse tratamento bárbaro e a sangue frio por parte de uns belos duns mercenários; já considerava que teria sido muito melhor cair nas mãos dos selvagens canibais, muito embora a certeza de ser devorado fosse quase total, do que ser carcomido pouco a pouco pelo odioso procedimento de brancos bárbaros e inumanos

117

sempre que esses pensamentos tomavam a dianteira, previa os surtos e agitações febris, que sente aquele que está prestes a guerrear, me acometendo; meu sangue fervia, meus olhos faiscavam, como se eu tivesse atingido uma definição e firmeza de propósito, e tudo que eu queria era antecipar esse momento e abreviar-lhes as vidas; se esse frenesi continuasse por mais tempo, eu deixaria de fazer qualquer esforço para resistir: estaria disposto a achar o navio dos desafetos e explodi-lo com tudo que estivesse em seu interior. Não me importava sequer com nenhum butim de vencedor!”

118

Admito que a conversão, como eles a chamam, dos chineses ao Cristianismo está tão distante de uma verdadeira conversão, a que é requerida para preencher os corações dos pagãos com o amor de Cristo, que para resumi-la basta dizer que era como que fazer-lhes ouvir o nome <Jesus Cristo>, além de repassar-lhes uma ou outra oração à Virgem e sua Boa Nova – e, para completar, numa língua absolutamente desconhecida desses rudes camponeses; não esqueçamos também do habitual sinal da cruz e que-tais”

119

Pequim, a maior cidade do mundo: <Uma cidade,> disse ele, <que sua Londres e nossa Paris, juntas, não podem igualar>.”

120

os japoneses, que são um povo falso, cruel e traiçoeiro; bem como os espanhóis das Filipinas, mais falsos, cruéis e traiçoeiros ainda.”

121

Um dos meus mordomos fez a viagem a Acapulco de bom contento, e lá ele vendeu seu navio: e, uma vez tendo obtido a permissão para viajar por terra a Porto Bello, encontrou uma forma de chegar à Jamaica, com todas as suas jóias; e 8 anos depois regressou à Inglaterra imensamente rico.”

122

Se eu me sentia banido e isolado de meu país-natal em Bengala, onde tinha muitos recursos a fim de regressar, e acesso ao meu dinheiro, o que diria agora, mais de 5 mil km ainda mais distante, destituído no presente de toda esperança de retorno? A única luz no fim do túnel era a seguinte: em 4 meses mais ou menos deveria se suceder outro festival local, onde teríamos a chance de comprar uma variedade de manufaturas do país, dentre as quais poderia haver algum trambolho de Tonquim suficiente para velejarmos em alto-mar o quanto desejássemos.”

123

No entanto, para nos distrair, viajamos 2 ou 3 vezes pelo interior do país. § Primeiro, fomos a Nanquim, a dez dias de viagem de onde estávamos, uma cidade que valia a pena mesmo ver; dizem que havia 1 milhão de habitantes: e é bem-construída, toda de linhas retas, suas ruas interseccionando-se em coordenadas precisas. Uma cidade planejada. Mas quando ouso comparar os miseráveis nativos dessas localidades com os nossos conterrâneos, seus modos de ganhar a vida, seus bens, seu governo, sua religião, sua riqueza, e seu senso de honra, como alguns ainda dizem, uma certa <aura>, sou compungido a admitir que me dá desgosto descrever essa gentinha em meu livro.”

124

Londres tem mais comércio que metade de seu temível império: um pirata inglês, holandês ou francês, dono de uma frota com 80 subordinados e o mesmo número de canhões poderia guerrear sozinho contra toda a marinha chinesa: mas o supremo de suas riquezas, i.e., o volume do comércio, e o absolutismo de seu governo, e o número absurdo de seus soldados, pode até ser que nos peguem de surpresa num primeiro momento, porque, como eu disse antes, considerando que não passam de uma nação de bárbaros pagãos, não muito superiores a meros selvagens autóctones, não se é de esperar tanta coisa vinda deles. Porém, toda essa força imperial, embora capaz de reunir 2 milhões de homens em suas tropas terrestres, de nada mais é capaz além de arruinar a própria população; um milhão de chineses a pé não resistiriam ao assédio de um bom regimento de nossa infantaria, que saberia se postar de forma a não ser rodeado, mesmo que a proporção fosse de 1 para 20; eu não me gabo quando digo que até 15 mil alemães ou ingleses, desde que com pelo menos 10 mil cavalos, bem-treinados, poderiam dizimar a China inteira. Não vejo nenhuma cidade-fortaleza na China que suportasse um mês de cerco de um exército europeu. Eles têm armas de fogo, bom pra eles, mas são hesitantes e irregulares em habilidades e tática militar; e sua pólvora é vagabunda. Suas tropas não têm disciplina, não sabem esperar e também não têm a sabedoria de quando recuar; era, portanto, estranho para mim, quando voltei à Grã-Bretanha, ouvir pessoas dizerem maravilhas do poder, da glória, da magnificência, do comércio, enfim, da <aura> chineses”

125

não fôra a distância da China a Moscou inconcebível, esse último império, rude como é, impotente e mal-governado pelo Czar, expulsá-los-ia com a maior facilidade de seu imenso território, conquistando a China numa só campanha; e se o Czar, no lugar de perecer tentando atacar a Suécia, povo guerreiro, arregimentasse suas tropas e, supondo que não fosse nesse ínterim incomodado por nenhuma nação européia, empreendesse a sério essa inusitada conquista, poderia ao fim da vida estar gozando também do título de Imperador da China além de Imperador da Rússia (uma vez que o incauto último Czar que chegou à maioridade, pelo que eu sei, se fizesse o que eu digo, e a criança que é hoje mero regente poderia me escutar, no lugar de morrer para os suecos em Narva¹, com 6 vezes mais homens que os escandinavos, teria vencido nesta outra guerra, mais ousada se bem que mais simples).”

¹ Atual Estônia; muito perto, portanto, da própria fronteira russa.

126

quando o sol sofre um eclipse, eles acham que um grande dragão o engoliu, e está prestes a se escafeder com ele no estômago; então eles começam a batucar todos os tambores e panelas que há no país, com o objetivo de amedrontar a criatura, igual fazemos quando queremos afugentar um enxame de abelhas! Mas chega de relatos do folclore local: não devo me desviar do meu itinerário de viagem.”

127

Não tenho muito o que dizer, logo o bom leitor irá adivinhar, desses lugares tão majestosos, de todas essas nações desérticas para lá de Bagdá, extremamente povoadas e populosas, ironicamente. Só devo mesmo relatar o que concerne a minha própria pessoa, e aos locais, só e quando estão diretamente envolvidos nos acontecimentos.

Eu estava agora, pelo que podia precisar, no coração da China, uns 30 graus ao norte da linha, regressado de Nanquim.”

128

nossa viagem na caravana do mandarim, em que pese refletisse uma grandiosa benevolência por parte do anfitrião, não era a quinta maravilha do mundo; era mais um ato exibicionista e, por que não?, pragmático, pois havia 30 pessoas viajando da mesma maneira conosco, sob a proteção de sua caravana; e o que isso significava? Bem, o mandarim pegava tudo que queria por onde passava, tinha licença oficial para se servir de toda a produção agrícola e mantimentos, mas ainda assim terceirizava seus serviços, i.e., nos cobrava pelo seu consumo!

Viajamos dessa maneira por 25 dias até Pequim, remando num mar de gente, e em campos mal-cultivados e grosseiros.”

129

O orgulho dos indigentes é infinitamente superior, e não é excedido por nada a não ser sua pobreza.”

130

Num primeiro exame, penso que o selvagem americano é muito mais frugal e alegre que os necessitados desta parte do globo, porque quem nada possui nada cobiça; ao passo que seus colegas orientais são orgulhosos e insolentes, não passando em sua quase totalidade de uns pedintes e uns peões, buchas de canhão da aristocracia. A que grau eles ostentam o pouquíssimo que têm é até inexprimível; se podem, mesmo os mais humildes destes coitados mantêm sob seu império uma multidão de servos e escravos, o que é o cume do ridículo”

131

Viajei, em verdade, muito mais prazenteiramente pelos desertos e vastas estepes da Grande Tartária que por aqui, por mais que aqui as ruas fossem bem-pavimentadas e conservadas, convidativas a todo tipo de turista ou viandante. Nada me soava mais fora do lugar que essa seborréia humana desdenhosa e tirânica, áspera, no meio da simplicidade material mais grosseira imaginável e da mais cristalina ignorância; e meu amigo de caravana, o Padre Simão, e eu, costumávamos rir de um para o outro, achando graça dessa vaidade dos mendicantes!”

132

Eu sentia meu coração leve e desoprimido, após as tensões e perplexidades da véspera, quando da súbita e forçada aterrissagem neste novo continente. Não sentia mais aquela ansiedade contaminante, nem vontade de me vingar dos malfeitores, o que tornou esta jornada, em especial, muito agradável aos meus sentidos; a situação mais gravosa que me perturbou esses dias foi durante uma travessia dum riacho, quando meu cavalo caiu e me fez comer lama, por assim dizer. Não era uma corrente d’água nada expressiva, a profundidade era ridícula, mas me ensopei na queda. Por que menciono essa circunstância tão banal? Porque nesse incidente meu livrinho de bolso estragou; a agenda onde eu tomava notas, registrando os nomes próprios de residentes notáveis e dos lugares que atravessava; com as folhas apodrecidas e a letra tornada ilegível após alguns dias (pois não pude tratar de conservar este artigo, que ficou mofado), perdi algumas informações valiosas que a memória de um velho por si só jamais saberia recuperar.

Por fim, aterrissamos em Pequim. Neste ponto da viagem ninguém me acompanhava a não ser um jovem dado a mim pelo meu sobrinho à guisa de desculpas pelo péssimo tratamento da tripulação a minha pessoa, no desembarque infame, para me auxiliar na extenuante viagem que me aguardava. Este jovem se mostrou bastante leal e diligente.”

133

Combinamos que, se o piloto português fosse com a gente, transportaríamos suas mercadorias a Moscou, ou à Inglaterra, bastando seu assentimento”

134

ele não só foi nosso piloto no oceano como em terra firme justificou o epíteto de nosso corretor; ter-nos apresentado o mercador japonês foi o mesmo que colocar centenas de libras em nossos bolsos. Desejando, pois, recompensá-lo por tudo, ou seja, promovendo a mínima justiça que o caso permitia, me deleitando ainda com sua companhia para o resto da viagem, pois tratava-se de um sujeito polivalente, pau para toda obra, concordamos em dar-lhe como <salário> uma boa quantia em moedas d’ouro, que, numa estimativa, por alto, montava a 175 libras esterlinas”

135

as caravanas do Oriente estão sempre sujeitas a assaltos dos árabes; mas não podemos esquecer também dos bandidos tártaros.”

136

A estrada desse lado do país é muito povoada, repleta de oleiros e cozedores de terra – i.e., trabalhadores que temperam a terra para a fabricação da porcelana chinesa. Enquanto andávamos e víamos vários desses profissionais de beira de estrada, nosso português, sempre muito engraçado e falando coisas que nos divertiam, me garantiu que mostraria a maior preciosidade do país inteiro, e que eu teria o que dizer da China uma vez regresso à pátria, pelo menos uma aventura digna de me gabar nesse paisinho tão grosseiro e tosco, uma coisa que, poder-se-ia afirmar, só existe ali e em mais nenhum outro canto do mundo. Eu fiquei muito agitado para saber do que se tratava; por fim, ele contou que era a casa dum aristocrata, feita toda de porcelana chinesa. <Bom, mas não é toda a porcelana chinesa ou exportada ou consumida no mercado interno? Não é a obra-prima mais abundante, o barro com o qual erguem todas as casas e edifícios?> — <Nãão, você entendeu errado: é uma casa inteirinha feita só com porcelanato chinês, essa mesma que vocês já conhecem pronta na Inglaterra, e de que tanto falam; não me refiro à simples cerâmica rústica.> — <Ora, vejamos, me parece curioso. E de que tamanho é? Poderíamos transportá-la numa caixa, sobre uma das corcovas de um camelo? Se for viável, compremo-la!> — “Sobre um camelo?, você disse!”, e o velho espremia as mãos: <uma família de 30 pessoas mora nesta casa!>.”

137

O lado de fora era todo iluminado, diria, do filtro mais branco, cheio de adornos azuis, pequenas figuras pintadas à mão, como qualquer porcelana chinesa vista na Inglaterra, dura na aparência como se tivesse sido toda cozida previamente. Quanto ao seu interior, todas as paredes, ao invés de forradas em madeira, eram revestidas de azulejos rígidos e coloridos, como os pequenos azulejos quadriculados chamados por nós na Inglaterra de <forro de piso de galé>, só que da melhor qualidade, isto é, da mais refinada porcelana¹, fora que a arte da superfície era primorosa, com uma extraordinária variedade de cores, com camadas de ouro, e no fim de contas todas as pedras de azulejo formavam uma só grande figura, sendo que inclusive a argamassa que tudo unia era feita do mesmo barro, sendo difícil, a olho nu, sem se aproximar e prestar muita atenção, precisar onde um azulejo se colava a outro. Os pisos dos cômodos eram compostos da mesma maneira, duros e resistentes como os chãos de terra das casas inglesas; duros como pedra, com efeito, lisos, mas sem pintura nem cozimento, exceto pelo piso de alguns cômodos menores, que serviam de closets, que apresentavam uniformidade em todos os seus lados interiores; o teto e todo o acabamento da casa não vinham de matéria diferente; o teto mesmo era recoberto de azulejos idênticos, só que de um preto densamente brilhante. Essa era literalmente uma casa chinesa de porcelana, digna do nome, e, não estivesse eu em viagem, me permitiria o luxo de ficar por mais alguns dias e examinar cada pormenor da construção. Me relataram haver fontes e tanques de peixes no jardim, cimentados da mesmíssima forma, na base e nas laterais; quanto ao cimo, eram adornados por estátuas; era uma galeria cheia delas, alinhadas, enfileiradas ao longo de um enorme espaço; e as estátuas em si eram de cerâmica, ou seja, basicamente terra cozida, como tudo o mais!”

¹ Não posso deixar de citar aqui que “porcelana” em Inglês é “china”.

138

Me contaram ainda sobre um artesão que construiu um navio com bote auxiliar, mastros, velas e tudo, em porcelana, grande o bastante para levar 50. Se me dissessem que o lançou em alto-mar, e que chegou ao Japão em segurança, talvez eu me rendesse ao extraordinário do conto; mas eu sabia que não passava de mentira das grossas: limitei-me a sorrir, sem mais comentários. Essa imagem bizarra, a contemplação desse monumento inútil mas incrível, me deixou 2 horas atrás da caravana, atraso pelo qual o líder do bando me multou em 3 xelins.”

139

Dois dias depois, cruzamos a Muralha da China, que nasceu como fortificação contra os tártaros: um trabalho monumental, que atravessa colinas e montanhas sem-fim, mesmo onde as rochas parecem impenetráveis, e precipícios que nenhum inimigo ousaria sondar, e, de qualquer forma, qualquer um que o tentasse seria impedido a tempo, antes de escalar a muralha, porque o campo de visão favorecia inteiramente a defesa. Nos disseram que o comprimento da muralha era de aproximadamente mil milhas inglesas (algo como 2.900km), mas que o próprio país não ultrapassa as 500 em linha reta, e que essa extensão se deve às curvas que a muralha precisa fazer para contornar os obstáculos naturais; sua altura varia, mas seria de, em média, 7.2m, e em alguns trechos a espessura era comparável.”

140

<Ah, Seignior Inglés,> disse, <você fala em todas as cores.> — <Em cores!>, respondi; <o que isso quer dizer?> <Quero dizer que você fala uma coisa que parece branca desse lado e preta do outro – oportuna dum jeito e idiota doutro! Você me diz que é uma excelente parede para manter os tártaros afastados; com isso você quer dizer que ela não serve pra nada a não ser para isso! Eu entendo, eu entendo, Seignior Inglés! mas o Seignior Chinés entendeu você do jeito dele!> — <Imagina você que esta muralha agüentaria uma horda de camponeses europeus, com uma artilharia pesada; ou nossos engenheiros, com duas companhias de mineiros? Acha que não derrubariam isso aqui em 10 dias, que um exército, em guerra franca, não pulverizaria toda essa espessa linha de defesa, sem deixar vestígios, se assim quisesse?> — <Ééééé, eu concordo com o seignior!>”

141

Depois de passarmos por esse grande nada, chamado Muralha, algo tão famoso quanto as Muralhas de Adriano¹, tão célebres na nossa Britânia, erguida nos tempos dos romanos, julgamos que por onde passávamos não se via quase gente nenhuma, e a pouca que havia estava geralmente confinada em cidades-fortalezas, único meio de se proteger das excursões de bandidas de estrada e das depredações tártaras, povo belicoso que não hesita em juntar-se em grandes números para empreender a desordem e o caos, constituindo seus víveres pelo saque das riquezas alheias, tornando impossível que civis isolados, num país tão amplo e aberto, resistissem pela simples força.”

¹ Vallum Aellium, projeto começado em 122 d.C. Subsistem trechos dessa grande muralha na Inglaterra, percorríveis a pé. São pouco mais de 100km, o que a torna irrisória perto da Muralha da China. Atração e monumento tombado pela Unesco em 1987. Quase 100% de seus muros se encontram do lado inglês, enquanto que um pedaço, de mais ou menos 1km, é escocês. Mas não se trata de uma divisa territorial entre as duas nações (Inglaterra e Escócia). Foi inspiração declarada de George Martin em seu épico Crônicas de Gelo e Fogo (Game of Thrones).

142

em coisa de 5 dias nós ingressamos num vasto e agreste deserto, que nos engoliu, por assim dizer, três dias e três noites de nossas vidas; fomos forçados a carregar nossa água em grandes recipientes de couro, revezando para vigiar o acampamento à noite, como sempre ouvi falar que faziam nos desertos da Arábia. Perguntei a nossos guias em que nação estávamos, e me responderam que essa era uma espécie de zona mista ou <terra de ninguém>, sendo ao mesmo tempo da Grande Karakathy, ou Grande Tartária; mas também reconhecidamente uma posse chinesa, se bem que nenhum dos lados achava vantajoso tomar providências contra os ladrões de estrada; esse lugar tinha a fama, portanto, de pior trecho desértico em todo o percurso da caravana, muito embora não fosse o mais extenso.

143

os covardes são sempre valentões quando não há perigo algum.”

144

A cidade de Naum, da qual nos aproximávamos, é uma das fronteiras do império chinês, e possui fortificações à chinesa. Estávamos a dois dias de viagem da cidade quando batedores vieram de encontro a nós mandando-nos parar até que socorro militar fosse enviado; era a mensagem geral para qualquer andarilho que fosse encontrado nas estradas da região. Um agrupamento anômalo de tártaros, 10 mil ao todo, fez-se perceber no horizonte, distando naquele momento 50km da entrada de Naum.

Eram péssimas novas, mas o governador da província foi muito sábio em suas precauções; ficamos muito satisfeitos em saber que contaríamos com uma guarda designada. Dois dias depois, efetivamente chegaram 200 soldados desviados de um batalhão, pela esquerda da caravana, mais 300 de Naum, o lado oposto, e com esses avançamos impávidos. Os 300 à frente, os 200 na retaguarda, e nossos próprios homens nas laterais, guarnecendo os camelos com as provisões e os turistas sem condições de lutar; com essa formação, nos achávamos páreo duro para qualquer tipo de exército de bandidos tártaros aos milhares, se ousassem se mostrar; no dia seguinte, quando apareceram de fato, tudo se deu de forma bem diferente…”

145

Os soldados chineses do pelotão de frente, que falavam tão altivamente ontem, começaram a bambear; toda hora olhavam para trás, signo certeiro, num soldado, da intenção de fugir. Nosso velho piloto era da mesma opinião; próximo o suficiente para ser ouvido, entabulou: <Seignior Inglés, ou encorajamos esses rapazes, ou serão nossa ruína, é o que eu te digo; os tártaros são osso duro.> <Concordo em absoluto, mas o que podemos fazer?> <O quê?!… deixar 50 dos nossos avançarem, flanqueá-los pelos dois lados, simplesmente entusiasmá-los. Eles lutarão como gente brava em companhia de bravos colegas; sem esse empurrão, no entanto, certamente tratarão de dar no pé para se salvar.> Imediatamente me virei para o líder da caravana e participei nossas condições; felizmente ele concordava em cada pingo no <i> conosco. Então, 50 de nós marcharam para a direita, 50 cobriram a ala esquerda, o resto compôs uma linha de força; assim prosseguimos, deixando os 200 da retaguarda agir como quisessem, desde que protegessem nossos camelos; se algo desse errado, eles deveriam enviar 100 dos homens para ajudar os últimos 50.”

146

dia 13 de abril atingimos a fronteira dos domínios moscovitas. Se não me engano, a primeira cidade fortificada pertencente ao czar com que nos deparamos se chamava Arguna, estando na margem ocidental do rio Arguna.

Não podia omitir meu contentamento ao atravessar a fronteira e finalmente me pôr num país governado por cristãos; porque, por mais que os moscovitas mal mereçam o epíteto de cristãos, é patente sua intenção de sê-los, e eles são muito devotos, a seu modo.

147

onde quer que chegássemos, mesmo que nessas cidadezinhas e estações a guarda e os governantes fossem russos, e cristãos confessos, os habitantes se mostravam meros pagãos, sacrificavam a ídolos, veneravam o sol, a lua, e as estrelas, se é que não cada corpo celeste; e não só, mas constituíam o corpo pagão mais bárbaro com que já me defrontei na minha vida, talvez exceto pela circunstância de que não comessem carne humana.”

148

Admito, ainda, ter-me admirado mais de sua estupidez e de sua veneração tola e pateta por um monumento gigante de duende do que de qualquer outro fato precedente em minha vida. Contaminado pela ira, me dirigi até a estátua odiosa, e com minha espada cortei-lhe bem no chapéu, despedaçando-o em dois; neste momento, um dos homens que estavam comigo puxou a pele de carneiro que revestia o ídolo, quando um dos clamores de comoção mais hediondos que podem sair da garganta humana foi ouvido, e, num átimo, de 200 a 300 residentes locais foram atraídos pelo barulho, se aproximando em roda; no que aproveitei para encarar e examinar de perto aquela população rústica; alguns tinham arco e flecha; mas minha resolução já estava tomada: eu ainda iria pregar-lhes mais uma peça!”

149

eu contei o que vi, e com que indignação me pus a refletir sobre o grau de degeneração a que pode chegar a raça humana; e expus que, podendo pegar pelo menos 4 ou 5 homens da caravana para excursionar comigo, bemarmados, estaria disposto a voltar lá e terminar de destruir aquele ídolo repugnante e maligno, a fim de provar-lhes como aquela coisa não tinha poder nenhum para se proteger a si mesma, quanto mais merecimento para ser idolatrada, ou ser objeto de preces, muito menos ajudar qualquer crente herético que lhe oferecesse sacrifícios.”

150

Imaginava, antes de aqui chegar, que aproximando-nos da Europa, acharíamos povos mais cultivados, cidades mais pujantes; porém, vi-me duplamente equivocado: teríamos de atravessar pelos povos Tonguses, onde vimos mais daqueles ídolos infames, demonstrativos da barbárie em que estava mergulhada essa gente.”

victorianweb_russia_crusoe

(VictorianWeb.org – esta ilustração acompanha a edição ilustrada da obra.)

151

Se os tártaros tinham seus Cham Chi-Thaungu grandes o bastante para a adoração de cidades inteiras, esses tinham ídolos menores, mas em todas as cabanas ou cavernas. Em relação ao último deserto que descrevi, esse vilarejo distava pelo menos 600km, sendo metade desse caminho simplesmente um ermo, que levamos 12 dolorosos dias para cruzar.”

152

Já fazia 7 meses que estávamos viajando, e o inverno veio chegando lentamente; eu e meu principal companheiro de caravana entramos em debate: como nossa meta era a Inglaterra, qual seria a melhor forma de proceder em conjunto? Falaram-nos de trenós e duma rena como meio de transporte nessa estação do ano, forma, por incrível que pareça, mais rápida de viajar, no inverno, que a cavalo no verão, porque a neve e o gelo formam um liso tapete, evitando as escarpas e irregularidades do terreno. Nem mesmo os rios são obstáculos palpáveis, já que nada permanece líquido em tamanho frio. E não são camadas finas e perigosas de gelo: é um gelo rígido e profundo, uniforme.”

153

ou eu deveria partir com a caravana, aportando em Yaroslavl¹, depois seguindo com ela a oeste rumo a Narva e o Golfo da Finlândia, e dali até Dantzic, onde poderia vender minha carga chinesa com boas margens de lucro; ou eu deixaria a caravana na pequena cidade de Dwina, que me separava, pela água, de Arkhangelsk¹ apenas 6 dias. Porto comercial movimentado, ali eu estaria certo de conseguir passagens tanto para a Inglaterra quanto para os Países Baixos ou para Hamburgo, por exemplo.

O problema era: iniciar qualquer uma dessas jornadas em pleno inverno seria precipitado; quanto a Dantzic, o Báltico estaria congelado e eu ficaria retido; e viajar por terra nessas paragens remotas seria mais alarmante do que nossa travessia pelos tártaros mongóis; da mesma forma, Arkhangelsk em outubro estaria deserta em termos de navios; todos já teriam partido mais cedo, e mesmo os mercadores que se fixam por ali a maior parte do ano migram sazonalmente para o sul de Moscou nessa estação mais que severa, sem possibilidade nenhuma de traficar; eu só me depararia com paredes de gelo e muita ventania, escassez de provisões de subsistência e uma cidade-fantasma com que me deleitar por um trimestre inteiro! Então, por mim, considerei muito mais sábio esperar a caravana partir e me abastecer para o inverno aqui mesmo onde eu estava, em Tobolski, na Sibéria, na latitude de aproximadamente 60 graus.”

¹ Ambas as cidades estão a nordeste de Moscou.

154

Eu estava num clima um pouquinho diferente do da minha saudosa ilha, onde jamais senti frio um dia na vida, exceto quando tive febre; pelo contrário, nos trópicos era imperativo usar roupas as mais leves, com o único intuito de proteger-se das queimaduras do sol, e fogueiras só eram suportáveis ao ar livre, onde só eram necessárias mesmo para propósitos alimentícios ou cozer meus jarros. Agora eu tinha três mudas de frio, com bainha ou tecido adicional, capaças que iam até meus pés, sem falar que as mangas estavam firmemente abotoadas até o fim dos punhos. Peles de animais revestiam essas roupas de frio para aquecerem o corpo em seu interior o mais possível. Sobre a calefação caseira à disposição, confesso que desaprovo com veemência nossa forma inglesa de planejar uma lareira por cômodo nas casas com chaminés abertas, que, quando o fogo se esmorece, sempre deixa, como resultado, o ar dos quartos tão frio quanto o do clima lá fora. Tomei, portanto, a precaução de alugar um bom quarto nesta vilazinha, e meses antes do inverno empreendi uma reforma; as lareiras seriam como fornalhas, na verdade uma fornalha só, central, feita expressamente para aquecer adequadamente os 6 aposentos disponíveis (bem amplos, devo dizer), sem perda de calor; o conducto para transporte da fumaça fazia-a sair dum lado, enquanto que a portinhola para entrar na chaminé, quando preciso, foi projetada do lado oposto. Esse arranjo era o mais inteligente possível; a temperatura nos seis quartos era simplesmente constante, sem nem mesmo a visão do fogo queimando; é nesse esquema que funcionam as saunas inglesas, mas não as casas.”

155

O mais agradável desse tempo todo foi que era possível encontrar e conviver com boas pessoas e companhias saudáveis, incrivelmente, para um país tão bárbaro – um dos extremos setentrionais da Europa. Sendo esta a província para onde são enviados os criminosos de Moscou, os exilados ficam sem acesso à Rússia do czar, o que significa que essa cidade de banidos estava repleta de aristocratas, gentis-homens, soldados e cortesãos que haviam deixado de ser benquistos na côrte.

156

ele, ponderado e sensato, disse que jamais trocaria seu modo de vida que estabeleceu aqui pela oportunidade de ser o próprio czar na capital; ele se sentia realmente mais contente nessa aposentadoria forçada, porém calma e serena, do que nas agitações que são inerentes aos altos cargos do Império; segundo ele, o supremo da sabedoria humana se encontrava na feliz adaptação às circunstâncias, empregar a moderação no cotidiano, ainda que se estivesse rodeado pela tempestade mais caótica lá fora. Quando chegou ao lugar de exílio, pensava diferente, puxava os próprios fios de cabelo da cabeça, de desespero e agonia, até rasgava suas vestes suntuosas, como não é inusual para alguém em sua situação; com o tempo e a ponderação de espírito, refletindo e apercebendo-se de sua riqueza interior, e a conseqüente cegueira dos negócios públicos, tudo mudou”

157

Despojado agora de toda a pretensa felicidade de que se desfruta ao ser um dos poderosos, nosso homem podia ver claramente o lado obscuro presente em todos os prazeres mundanos, e só conseguia enxergar, agora, deformidade em todo o circuito da vaidade”

158

Permaneci 8 meses, e me pareceram todos eles um inverno ininterrupto, sombrio, apavorante; o frio, tão intenso que não se podia botar os coturnos-altos fora de casa sem afundar-se em casacos de pele, até na cara, que nos isolavam da inospitalidade exterior salvo por dois furinhos para a vista e um outro para a respiração; durante 3 meses a luz do sol não durava mais do que 5 horas diárias

159

Nossos cavalos, para se ter idéia, eram confinados, ou deixados ao léu, melhor dizendo, no subterrâneo; nossos servos, pessoas expressamente contratadas para cuidar de nosso conforto e das nossas montarias, estavam vira-e-mexe com as extremidades dos dedos seriamente congelados, exigindo cuidados médicos, do contrário necrosariam e morreriam.”

160

Todas as provisões para o inverno são acumuladas e diligentemente armazenadas durante o verão, deixadas bem secas: nossa bebida usual era água misturada com aqua vitae¹ no lugar de brandy. Ocasionalmente, para nos livrarmos do tédio, nossa escolha era o mead², no lugar do que ficaria o vinho nos países ocidentais. Mas não reclamo, porque essa bebida era saborosíssima! Os caçadores profissionais, que não se importam de se aventurar nos climas mais hostis, vez ou outra apareciam pelo vilarejo com amostras das melhores carnes imagináveis, às vezes até a mais infreqüente, de urso, mas essa, sinceramente, não entendo como pode ser apontada como iguaria por estas bandas. Tínhamos montes e montes de chá, com os quais recebíamos as visitas, os moradores nativos, ou os forasteiros ocasionais, e tudo isso nos bastava, sinceramente.”

¹ Basicamente uma bebida alcoólica atenuada, como um licor.

² Mel fermentado com água e etanol. Também conhecida entre os holandeses, alemães, hindus e na antiguidade greco-romana, que inclusive a empregava com fins terapêuticos.

161

Testemunhei quase toda a população provisória daquele local se escafeder, e eu ficava e ficava por último.”

162

Foi aí que em maio eu iniciei minhas preparações para dar o fora; enquanto ajeitava minha bagagem, me dava conta de que (sendo esse um distrito de exílio, pertencente ao estado da Sibéria, estranha punição ou <prisão a céu aberto>, sem gendarmes ou restrições quanto ao que os punidos pudessem fazer, desde que não procurassem meios de extrapolar geograficamente esses confins) era realmente muito fácil, sendo um castigado, ir embora sem ser flagrado fazendo-o. Perguntei a algumas dessas pessoas por que elas não se iam, o que elas temiam tanto!”

163

<Pense direito, estrangeiro: estamos rodeados por coisas muito mais fortes que barras ou correntes; não é preciso nos ameaçar com armas; ao norte, um oceano inavegável, virgem de seres humanos; nas outras três direções, seriam uns 2 mil km de deserto até que saíssemos da jurisdição do czar. Desertos do tipo que pune severamente seus habitantes pela escassez de qualquer meio de subsistência ou de clemência natural, a não ser seguindo pelas estradas. Mas as estradas são reais, e bem-vigiadas, não se engane com a extensão do território! Ao desembocar em qualquer cidade que não seja uma cidade-exílio, as tropas que servem de vigias e porteiros saberão os nossos rostos, o que indagar, de quem ir atrás. Ou seja: nossa única maneira de subsistir, utilizando as estradas, seria o mesmo que ser pêgo. Qualquer um tentaria em vão.>

164

Ainda assim, maquinei cá comigo que eu poderia ter sido escolhido por Deus para ser o instrumento de redenção dessas excelentes pessoas”

165

poderíamos passar sem contratempos até Arkhangelsk, onde eu imediatamente o alojaria num navio inglês.”

166

eu podia ver pela expressão de seu rosto que o que eu disse o punha em efervescência de espírito”

167

Ele confessou, nos termos mais ternos, que estava muito mais inclinado a permanecer onde e como se encontrava do que procurar uma maneira de retornar a sua <abundância miserável> de outrora, como ele mesmo a batizou”

168

<eu não passo de carne; um homem, apenas um homem; e tenho paixões e afetos capazes de possuir e desnortear como qualquer outro>

169

Estávamos nas primícias de junho quando finalmente deixei este lugar. Nossa caravana agora era um <arremedo de gente>, com 32 cavalos e camelos ao todo, que nominalmente eram todos meus, se bem que 11 deles pertencessem a meu mais novo convidado ilustre. Previsivelmente, eu levava comigo agora mais criados do que na primeira metade dessa viagem de caravana, e o homem que eu levava disfarçado e à revelia do governo russo se passava pelo meu mordomo pessoal”

170

Tínhamos acabado de ingressar na Europa, atravessando o rio Kama¹, que, nestas coordenadas, é a fronteira entre a Europa e a Ásia, sendo o nome da primeira cidade do lado europeu Soloy Kamaskoy, que literalmente queria dizer a grande cidade do rio Kama.”

¹ Com 1.800km de extensão, é o principal afluente ocidental do grande rio Volga.

171

O povo é majoritariamente pagão; suas casas e cidades repletas de ídolos; e seu modo de vida inteiramente bárbaro, salvo nas cidades e vilarejos próximos, onde foram batizados cristãos, como eles dizem, da Igreja Grega: mas nestas paragens seu credo é uma mescla de relíquias de superstição e fé indistinguível; não duvido que muitos cristãos ortodoxos, ao testemunharem seus costumes, denominassem-nos simplesmente bruxos ou nigromantes.”

172

a perda dos meus pertences nem de longe me parecia a principal preocupação, embora não viesse a ser menos do que considerável; o meu pior pensamento era ter de cair como presa nas mãos desses bárbaros de rapina tão perto do fim das minhas viagens, depois de tantas dificuldades e azares superados; justo quando nosso último porto já era visível no horizonte, onde o que nos esperava eram a segurança e a tranqüilidade. Quanto ao meu parceiro nº 1, ele estava borbulhando de ódio, alegando que a hipótese de perder suas posses inexistia: seria sinônima da ruína completa e irreversível; e que ele preferiria morrer de uma vez, de modo vil e violento que fosse, que passar fome dali em diante em sua existência, submisso às circunstâncias da vida, e que iria lutar até o fim para se manter dono de tudo que era seu.

O jovem de berço aristocrata, dândi como poucos que já vi em tão tenra idade, o terceiro que enumero de nossa diminuta caravana (contando comigo), não era menos bravo por ser sangue-azul, e também lutaria até a última gota, logo o percebi; o velho piloto português compartilhava da mesma força de espírito dos outros dois comparsas. Segundo seu ponto de vista experiente e calejado, estávamos em condição, mesmo em menor número, de resistir-lhes. O dia transcorreu enquanto debatíamos como proceder; até o cair da noite fomos percebendo que o número dos inimigos só aumentava, e nesse ritmo não saberíamos o que esperar da próxima manhã; que poderiam estar em números tão superiores que qualquer esperança estaria perdida”

173

assim que escureceu, e podíamos ver as estrelas (porque nosso guia não simpatizava com um plano mais ousado e explícito), tendo todos os nossos cavalos e camelos posicionados como queríamos, seguimos a estratégia de, na penumbra, nos orientarmos pela estrela polar, cientes de que para o norte havia uma planície nivelada por muitos e muitos quilômetros.”

174

às 6 da manhã seguinte já tínhamos subido quase 50km, quase que estafando por completo nossas montarias. Nas proximidades jazia a cidade de Kermazinskoy, onde pernoitamos, e nada ouvimos dos tártaros de Kalmuck esse dia. Duas horas antes de escurecer voltamos à marcha, e não descansamos até as oito da manhã do dia seguinte, embora tenhamos progredido mais lentamente desta vez; era mais ou menos 7 horas quando atravessamos um riacho, Kirtza, e chegamos a uma cidade de tamanho considerável habitada por russos mesmo, chamada Ozomys”

175

Mais 5 dias de caminhada e atingimos Veussima, às margens do rio Witzogda, que deságua no Dwina: lá estávamos nós, próximos ao final de nosso périplo a pé, sendo o Dwina um rio navegável, levando-nos, ao cabo de 7 dias, a Arkhangelsk. De lá, fomos para Lawremskoy, em 3 de julho; alugando 2 barcos para as provisões, e uma barca para nós próprios, embarcamos dia 7, chegando em segurança a Arkhangelsk dia 18. O total dessa caravana foi de 1 ano, 5 meses e 3 dias, incluindo, obviamente, nossa estadia de 8 meses em Tobolski.

Fomos obrigados a fixar pousada 6 semanas neste sítio até a chegada dos navios, e esse período poderia ter sido maior, não fosse a antecipação de 1 mês de um dos cargueiros de Hamburgo em relação à frota mercante inglesa.”

176

O jovem aristocrata se despediu de nós neste ponto da viagem, se dirigindo, através do rio Elba, à côrte de Viena, onde se incumbiria de buscar proteção e poderia estabelecer contato com vários dos amigos de seus pais ainda vivos.”

177

Para fechar a história: tendo permanecido mais 4 meses em Hamburgo, viajei por terra até Hague, onde mais uma vez peguei um navio, chegando – já não era tempo! – a Londres dia 10 de janeiro de 1705, tendo estado ausente de meu país-natal por não menos do que 10 anos e 9 meses. Aqui, uma vez decidido a deixar a vida nômade de lado de uma vez para sempre, minha preparação passou a ser para a maior viagem de nossas vidas¹, após ter vivido 72 anos os mais ecléticos de que já tive notícia…”

¹ Refere-se ao Além.

TEETETO OU DA NATUREZA DO SABER OU DO CONHECIMENTO – Ou: Acerca da noção de sílaba e sobre narizes achatados

Tradução de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego de Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

TERPSIÃO – (…) Não podíamos vê-la agora [o registro escrito de um diálogo entre Sócrates e o jovem Teeteto, mediados ainda pelo experiente Teodoro]? Como venho do campo, tenho absolutamente necessidade de descanso.

EUCLIDES – Como acompanhei Teeteto até o Erineon [em Dorida, célebre por seu oráculo], também necessito. Vamos, então, e um escravo nos lerá enquanto nós repousamos.”

TEODORO – (…) Se fosse bonito temeria falar dele, para que não te imaginasses que eu me deixava arrastar pela paixão; mas, seja dito sem te ofender, longe de ser bonito, se parece contigo, e tem, como tu, o nariz achatado e uns olhos que saem das órbitas, conquanto não tanto quanto os seus.¹ (…) Com efeito, a uma penetração de espírito pouco comum, une a doçura singular de seu caráter, e é sobretudo valente como ninguém, coisa que não cria possível, e que não encontro alhures. Porque os que têm como ele muita vivacidade, penetração e memória, são de ordinário inclinados à cólera, deixam-se levar pra lá e pra cá, semelhantes a um navio sem lastro, e são naturalmente mais fogosos que valentes. Ao contrário, aqueles que têm mais consistência no caráter, levam ao estudo das ciências um espírito entorpecido, e não têm nada. Mas Teeteto anda nas trilhas das ciências e dos estudos com passo tão fácil, tão firme e tão lépido, e com uma fluidez comparável ao azeite, que corre sem ruído, que não me canso de admirá-lo e estou assombrado de que em sua idade já tenha feito tão grandes progressos.”

¹ A feiúra de Sócrates, que não deveria ser objeto do estudo filosófico do autor, é um dos assuntos favoritos dos comentadores. Do ângulo da teoria do conhecimento, teria sido impossível um homem formoso formular sua bela teoria das Idéias, continuada por Platão? Aquele que sumamente não agrada à vista, à aparência, sendo o mais conhecido defensor da essência oculta não deixa de ser socraticamente irônico, ou ironicamente socrático… Ao fazer seu próprio retrato – ou o aluno fazendo o do mestre – de forma inusitada, também é inaugurada a filosofia que conta consigo próprio, que não se ignora como ponto de partida das afirmações sobre o conhecimento, inserindo-se como ridículo na maior parte das vezes; seja para engrandecer a autoridade de seu discurso, seja simplesmente para se humanizar, se desarmar da pedanteria do sábio. Alcibíades, ao contrário, é o protótipo do galã grego, e no entanto é um cabeça-de-vento. O mais curioso, para a filosofia pós-socrática, é que Aristóteles cita preferentemente, quando necessita ilustrar seus conceitos, Sócrates e seu nariz achatado, recursivamente. Sócrates é animal, bípede e homem. Achatado não é necessariamente um nariz, é um atributo, não tem substância fixa; nem todos os narizes são achatados; nem todos os homens são Sócrates. Mas incidentalmente Sócrates é um homem que possui um nariz e ele é achatado.

SÓCRATES – Conheço-o; é o filho de Eufrônio de Súnion; nasceu de um pai, meu querido amigo, que é tal como acabas de pintar o filho mesmo; que gozou ademais de uma grande consideração, e deixou, a sua morte, uma considerável herança. Mas não sei o nome deste jovem.

TEODORO – Chama-se Teeteto, Sócrates. Seus tutores, pelo que parece, dissiparam algum tanto seu patrimônio, mas ele se conduziu com um desinteresse admirável.”

SÓCRATES – Sim, Teeteto, vem, para que ao mirar-te veja minha figura, que, segundo diz Teodoro, se parece com a tua. Mas se um e outro tivéssemos uma lira, e aquele nos dissesse que eram uníssonas, crer-lhe-íamos de pronto, ou examinaríamos antes se era músico?

TEETETO – Examiná-lo-íamos antes.

SÓCRATES – E se chegássemos a descobrir que é músico, daríamos fé a seu discurso; mas se não sabe música, não creríamos nele.

TEETETO – Sem dúvida.”

SÓCRATES – (…) Não é um sábio nas coisas que se sabem?

TEETETO – Sem dúvida.

SÓCRATES – Por conseguinte, o saber e a ciência são uma mesma coisa?

TEETETO – Sim.”

A juventude é suscetível de progresso em todas as direções.”

SÓCRATES – Pois bem, pobre inocente, nunca ouviste falar que eu sou filho de Fenarete, parteira muito hábil e de muita fama?

TEETETO – Sim, já o ouvi.

SÓCRATES – E não ouviste também que eu exerço a mesma profissão?

TEETETO – Não.”

SÓCRATES – (…) mas dizem que sou um homem extravagante, e que não tenho outro talento que o de afundar todo mundo em toda classe de dúvidas. Nunca ouviu dizerem?

TEETETO – Já.

(…)

SÓCRATES – Concentra-te no que concerne às parteiras, e compreenderás melhor o que quero dizer. Já sabes que nenhuma delas, enquanto pode conceber e ter filhos, se ocupa de fazer parirem as demais mulheres, e que não exercem este ofício, a menos que já não sejam suscetíveis da gravidez. Diz-se que Ártemis dispôs assim as coisas porque preside os partos, e todos sabemos que ela não é mãe. Não quis dar a mulheres estéreis o emprego de parteiras, porque a natureza humana é demasiado débil para exercer uma arte da que não se tem nenhuma experiência, e encomendou este cuidado àquelas que passaram através da idade da concepção, honrando assim a semelhança que têm com ela [a concepção? a experiência? a própria deusa?].” Só mediante muitos e calejados anos o ser humano pode se equiparar a um deus virgem em sabedoria reprodutiva. Afinal, imortalidade implica fertilidade. Sexuada ou não.

SÓCRATES – Ademais, por meio de certas beberagens e encantamentos sabem apressar o momento do parto e amortizar as dores, quando desejam; fazem parir as que têm dificuldades menstruais, e facilitam o aborto, se se julga necessário, quando o feto é prematuro.

TEETETO – Decerto.

SÓCRATES – Nunca observaste outra de suas habilidades, que consiste em serem muito entendidas em arranjar casamentos, uma vez que distinguem perfeitamente que homem e que mulher se devem unir, a fim de gerar filhos robustos?

TEETETO – Disso eu não sabia.

SÓCRATES – Pois bem, tem por certo que são elas mais orgulhosas dessa última qualidade que de sua destreza para cortar o umbigo. É só meditar um pouco.”

SÓCRATES – Tal vem a ser, então, o ofício das parteiras ou matronas, que é muito inferior ao meu. De fato, essas mulheres não têm que dar à luz quimeras ou coisas imaginárias como se fossem seres verdadeiros, o que não é tão fácil distinguir, e se as matronas tivessem o discernimento do verdadeiro e do falso nesta matéria, seria esta a parte mais bela e importante de sua arte. Não crês?

TEETETO – Sim.”

eu tenho em comum com as parteiras ser estéril quanto à sabedoria [Mas já soube um dia? Já pariu idéias?], e quanto àquilo de que muitos me acusam, de que passo o dia interrogando os outros, sem nada responder quando me interrogam, porque eu nada sei, confesso que eles têm razão. (…) O deus me impõe o dever de ajudar os demais a parir, e ao mesmo tempo não permite que eu mesmo produza nada.” “eles nada aprenderam de mim, tendo encontrado em si mesmos os numerosos e belos conhecimentos que adquiriram”

Não podem se convencer de que eu nada faço que não seja por afeição a eles, e estão longe de saber que nenhuma divindade quer mal aos homens, e que eu não obro assim porque lhes tenha qualquer má vontade, mas porque não me é permitido de maneira alguma conceder veracidade ao falso, nem deixar a verdade oculta.”

SÓCRATES – (…) O homem, diz Protágoras, é a medida de todas as coisas, da existência das que existem, e da não-existência das que não existem. Tu com certeza leste sua obra.

TEETETO – Sim, e mais de uma vez.

SÓCRATES – Não é teu parecer que as coisas são, com relação a mim, tais quais me parecem, e com relação a ti, tais como a ti te parecem? Porque somos homens, tu e eu.

TEETETO – É o que Protágoras diz, efetivamente.

(…)

SÓCRATES – Diremos então que o vento tomado em si mesmo é frio ou não é frio? Ou bem teremos que seguir Protágoras, dizendo que é frio para aquele que sente frio, e que não seja para um outro? (…) Parecer não é, a respeito de nós mesmos, a mesma coisa que sentir?

TEETETO – Sem dúvida.

(…)

SÓCRATES – Logo a sensação, enquanto ciência, tem sempre um objeto real e não é suscetível de erro.

a coisa alguma se lhe pode atribuir com razão denominação nem qualidade alguma; pois se se chama grande a uma coisa, ela parecerá pequena; se pesada, parecerá leve, e assim com todo o demais; porque nada é uno, nem igual, nem de uma qualidade fixa, senão que dependemos da translação, do movimento e de sua mescla recíproca para decidirmo-nos das coisas que existem. Servimo-nos, então, de uma expressão imprópria, porque nada existe; tudo devém. Os sábios todos, menos Parmênides, convieram neste ponto, inclusive Protágoras, Heráclito, Empédocles; os mais excelentes poetas dos mais díspares gêneros poéticos, Epicarmo na comédia, Homero na tragédia, quando diz:

O Oceano, pai dos deuses e Tétis sua mãe,

com o que dá a entender que todas as coisas são produzidas pelo fluxo e o movimento. Não julgas que é isto o que quisera dizer?

TEETETO – Sim.”

nada existe que seja uno, tomado em si. Assim, o preto, o branco e qualquer outra cor nos parecerão formados pela aplicação dos olhos a um movimento conveniente e o que dizemos que é tal cor não será o órgão aplicado, nem a coisa a que se aplica, senão um <não-sei-quê> intermediário e peculiar de cada um de nós.” “Não afirmarias antes que nada se te apresenta sob o mesmo aspecto, porque nunca és semelhante a ti mesmo?”

O desassossego é um sentimento próprio do filósofo, e o primeiro que disse que Íris (o conhecimento) era filha de Taumas (o assombro), não explicou mal a genealogia.”

Igualmente, o objeto, concorrendo com o olho à produção da cor, se vê empapado na brancura; e se faz, não brancura, mas branco, seja madeira, pedra ou qualquer outra coisa que receba essa tintura. (…) nada disso é uma realidade em si, como dizíamos antes, pois todas as coisas se engendram em meio a uma diversidade prodigiosa através de seu contato mútuo, que é um resultado do movimento. Com efeito, é impossível, dizem, se representar de uma maneira fixa um ser em si sob a qualidade de agente ou de paciente; porque nada é agente antes de sua união com o que é paciente, nem paciente antes de sua união com o que é agente”

é preciso suprimir absolutamente a palavra ser. É certo que muitas vezes, e agora mesmo, nos vimos forçados a usar esta palavra por hábito e como resultado de nossa ignorância; mas o parecer dos sábios é que não se deve usar, nem dizer, falando de mim ou de qualquer outro, que eu sou alguma coisa, isto ou aquilo, nem empregar nenhum outro termo que signifique um estado de consistência, e que, para se expressar segundo a natureza, deve-se dizer que as coisas se engendram, se fazem, perecem e se alteram sem passar daqui”

SÓCRATES – Diz-me de novo, se te agrada a opinião de que nem o bom, nem o belo, nem nenhum dos objetos de que acabamos de fazer menção, estão em estado de existência, senão que estão sempre em vias de geração.

TEETETO – Quando te ouvi dar a explicação, pareceu-me perfeitamente fundada, e estou persuadido de que se deve crer que as coisas são como tu explicaste.”

O que ouviste, creio eu, muitas vezes dos que não exigem provas de se neste momento dormimos, sendo nossos pensamentos outros tantos sonhos, ou se estamos despertos e conversamos realmente juntos.”

quando, sonhando, cremos contar como foi nosso sonho, é singular a semelhança com o que se passa no estado de vigília.”

mas, diga-se de uma coisa que existe, ou então que devém, é preciso dizer que é sempre a causa de alguma coisa, ou lastra a alguma coisa; e que não se diga, nem se consinta que se diga, que existe ou se faz coisa alguma em si e por si.”

SÓCRATES – Posto que não me engano, nem me extravio, no juízo que formo sobre o que existe ou devém, como posso me ver privado da ciência dos objetos, cuja sensação experimento?

TEETETO – Isso não é possível.

SÓCRATES – Assim, tu bem definiste a ciência, dizendo que não é mais que a sensação; e sustente-se com Homero, Heráclito e os demais, que pensam como eles, que tudo está em movimento e fluxo contínuo; sustente-se com o mui sábio Protágoras que o homem é a medida de todas as coisas; sustente-se com Teeteto, que, sendo isto assim, a sensação é a ciência, todas estas opiniões significam no fundo a mesma coisa.”

anfidromia (etim. “corrida” + “ao redor”): (*) “Ao quinto dia de vida do bebê levavam-no ao altar; ali davam-lhe nome e consagravam-no aos deuses Penates.”

Muito me surpreende que ao princípio de sua Verdade¹ ele não tenha dito que o porco, o cinocéfalo² ou outro animal mais ridículo ainda, capaz de sensação, são a medida de todas as coisas. Esta teria sido uma introdução magnífica e de fato ofensiva a nossa espécie, com a qual ele nos teria feito conhecer que, enquanto que nós o admiramos como um deus por sua sabedoria, ele não supera em inteligência, não digo nem a outro homem, mas sequer a um girino.”

¹ Título do livro de Protágoras tão citado por Sócrates neste Teeteto e em toda sua obra em geral. Infelizmente só nos restam poucos fragmentos. A melhor fonte de consulta segue sendo o filósofo antigo e exegeta Diógenes Laércio, mas já de sua época sua obra “Verdade” como volume e fonte de consulta completos tinha desaparecido.

² Criatura fabulosa, com corpo de homem e cabeça de cão, comum em representações das mitologias grega e egípcia.

SÓCRATES – Não seria assim, meu querido amigo, se o pai do primeiro sistema ainda vivesse, porque o sustentaria com energia. Hoje, que este sistema está órfão, insultamo-lo tanto mais quanto os tutores que Protágoras deixou, um dos quais é Teodoro, se recusam a patrociná-lo, e vejo claramente que, por interesse da justiça, estamos obrigados a sair em sua defesa.

TEODORO – Não sou eu, Sócrates, o tutor das opiniões de Protágoras, mas muito mais Cálias filho de Hipônico. Com respeito a mim, troquei de há muito estas matérias abstratas pelo estudo da geometria.”

Como? E não estaria Teeteto em muito melhor disposição para discutir que muitos homens barbudos?”

Não é fácil, Sócrates, quando alguém está sentado perto de ti, poder evitar o responder-te, e me equivoquei antes quando disse que me permitirias não despojar-me de minhas vestes, e que não me obrigarias, neste conceito, a lutar como fazem os lacedemônios.” “É preciso sofrer o destino que me preparas, e consentir de boa vontade em me ver refutado.”

Em segundo lugar, eis o mais gracioso. Protágoras, reconhecendo que o que parece a cada um é o verdadeiro, concede que a opinião dos que contradizem a sua, e a causa dos que crêem que ele se engana, é verdadeira.” “Logo, como a verdade de Protágoras é combatida pelo mundo inteiro, não é verdadeira para ninguém, nem para ele mesmo.”

com respeito ao justo e ao injusto, ao santo e ao ímpio, seus partidários asseguram que nada de tudo isto tem por sua natureza uma essência que lhe seja própria, e que a opinião, que toda uma cidade conceba, faz-se verdadeira por este fato singular e somente pelo tempo que dure. (…) Porém, Teodoro, um discurso sucede a outro discurso, e um mais importante a outro que o é menos.”

passam da adolescência à idade madura com um espírito inteiramente corrompido, imaginando-se com isto ter adquirido muita habilidade e sabedoria.”

Os verdadeiros filósofos ignoram desde sua juventude o caminho que conduz à praça pública. Os tribunais, onde se administra justiça, a paragem onde se reúne o senado, e os sítios onde se reúnem as assembléias populares lhes são desconhecidos. (…) e com referência às diversões com os tocadores de flauta, não lhes vêm ao pensamento acorrer a elas, nem em sonhos. Nasce um de alto ou baixo nascimento na cidade, sucede a alguém uma desgraça pela má conduta de seus antepassados, varões ou fêmeas, e o filósofo não demonstra mais ciência destes fatos que do número de gotas d’água que há no mar. Nem sabe ele mesmo que ignora tudo isso, porque se se abstém de se inteirar de tudo, não é por vaidade, senão que, para dizer a verdade, é porque está presente na cidade só de corpo. Quanto a sua alma, considerando todos estes objetos indignos, e não fazendo deles o menor caso, passeia por todos os lugares, medindo, segundo a expressão de Píndaro, o que está por baixo e o que está por cima da terra, eleva-se até os céus”

SÓCRATES – Conta-se, Teodoro, que Tales estando muito absorvido na astronomia, e olhando para o alto, caiu um dia num poço, e que uma servente da Trácia de espírito alegre e burlão riu, dizendo que o pobre homem queria tanto saber o que acontecia no céu que se esquecia do que tinha diante de si e diante dos próprios pés. Esta piada pode se aplicar a todos os que desempenham a profissão de filósofos. Com efeito, não só ignoram o que faz seu vizinho, e se ele é homem ou qualquer outro animal, como concentram toda a sua energia no indagar e descobrir o que é o homem, e o que convém fazer ou padecer a sua natureza (…) é verdade, ainda, que quando se vê obrigado a falar diante dos tribunais ou em qualquer outro evento ‘terrestre’, como disse ao princípio, o filósofo faz com que riam dele, não só as servas da Trácia, mas todo o povo, recaindo a cada instante, por sua falta de experiência, em novos poços e em toda sorte de perplexidades, e em tais conflitos que fazem-no passar por um imbecil. Se se o ofende, como ele ignora os defeitos dos demais, porque nunca quis se informar deles, não pode jogar na cara do ofensor nada pessoal, de maneira que, ao não ocorrer-lhe o que dizer, faz-se ainda mais ridículo. Quando escuta os demais dirigindo-se lisonjas entre si ou autogabando-se, ri-se, não por soberba, mas na melhor das intenções, e é tomado por isso, de novo, como um extravagante. Se em sua presença se exalta um tirano ou um rei, é como se ouvisse falar apenas da felicidade de algum pastor, porqueiro ou qualquer humilde guardador de ovelhas ou bois, porque deles extrai muito leite, e porque crê que os reis estão encarregados de apascentar e ordenhar uma espécie de animais, mais difíceis de governar e mais traidores, decerto, sem que por outra parte os mesmos tiranos ou reis sejam menos grosseiros e ignorantes que os pastores, por causa do pouco tempo que têm para se instruir, permanecendo encerrados em muralhas, como num aprisco situado no alto de uma montanha. Quando se diz em sua presença que um homem tem imensas riquezas, porque possui em bens dez mil acres ou mais, isto lhe parece pouca coisa, acostumado como está a dirigir sua vista ao mundo inteiro. Quanto aos que enaltecem a nobreza, e dizem que fulano é de bom nascimento, porque pode contar sete avós ricos, crê que semelhantes elogios procedem de gentes que têm a vista baixa e curta, a quem a ignorância impede fixar-se sobre o gênero humano como um todo, e a quem não ocorre o simples pensamento de que cada um de nós tem milhares de avós e antepassados, entre os quais se encontram muitas vezes uma infinidade de gente rica, como de gente pobre, de reis e de escravos, de gregos e de bárbaros (…) ri ao pensar que não pode se ver livre de idéias tão disparatadas cotidianamente. Em todas estas ocasiões o vulgo se burla do filósofo, a quem, em certos conceitos, supõe cheio de orgulho, e um ignorante, na outra mão, das coisas mais simples, e além disso um inútil para tudo.

TEODORO – O que tu dizes, Sócrates, se vê todos os dias.”

O primeiro a que chamas filósofo, educado no seio da liberdade e do ócio, não vê como é desonroso passar por homem cândido e inútil para tudo, tudo, isto é, cumprir certos desígnios servis, por exemplo, transportar uma maleta, temperar carnes ou fazer discursos. O outro, pelo contrário, desempenha perfeitamente todas estas comissões com destreza e prontidão, mas não sabe se portar como convém a uma pessoa livre, não tem nenhuma idéia da harmonia do discurso, e é incapaz de ser o cantor da verdadeira vida dos deuses e dos homens bem-aventurados.”

e nem é possível, Teodoro, que o mal desapareça por inteiro, porque é preciso que sempre haja alguma coisa contrária ao bem, e como não é possível colocá-lo entre os deuses, é de necessidade que circule sobre esta terra e ao redor de nossa natureza mortal. Esta é a razão pela qual devemos procurar fugir o mais rápido possível desta estância rumo aos deuses. Ao fugir nos assemelhamos a deus no que depende apenas de nós, e nos assemelhamos a ele pela sabedoria, pela justiça e pela santidade.”

Disso depende o verdadeiro mérito do homem ou sua baixeza e seu nada.”

quanto menos acreditarem ser o que são, tanto mais o serão em realidade, porque ignoram qual é o castigo da injustiça, que é o que menos se deve ignorar.”

o que uma cidade erige em lei, por parecer-lhe justa, é tal para ela, enquanto subsistir a lei; mas com respeito ao útil ninguém é atrevido o bastante para poder assegurar que toda instituição adotada por uma cidade que a julgou, por ora, vantajosa continue a sê-la indefinidamente; a não ser que se diga que o é apenas no nome, o que seria uma zombaria tratando-se deste assunto. Não concordais?”

os de Éfeso, que se têm por sábios, são tais, que disputar com eles é disputar com furiosos. Nada há de fixo em suas doutrinas. Deter-se sobre uma matéria, sobre uma questão, responder e interrogar por sua vez, pacificamente, é uma coisa que lhes é impossível, absolutamente impossível; tão pouca formalidade têm. Se lhes interrogas, logo retiram, como de uma bolsa, umas palavras enigmáticas que te arremessam no rosto, e se queres que te dêem a razão do que acabam de dizer, te verás, no meio da frase, já atacado por outras expressões equívocas.”

De que discípulos falas, meu querido Sócrates? Entre eles, nenhum é discípulo de outro; cada um se forma a si mesmo, desde o momento em que o entusiasmo se apoderou dele, e se têm uns aos outros por ignorantes. Não obterás nunca dessa gente, como antes te dizia, nem por força nem por vontade, o consentimento em nada”

Ainda temo criticar Melisso e os demais com alguma dureza quando sustentam que tudo é um e imóvel, mas sinto-o menos a respeito destes que com relação a Parmênides. Parmênides me parece a um só tempo respeitável e temível, para me servir das palavras de Homero. Tratei com ele sendo jovem e quando ele era já muito ancião, e me pareceu que havia em seus discursos uma profundidade pouco comum. Temo que não compreendamos suas palavras e que não penetremos bem em seu pensar; e, mais do que tudo, temo que as digressões que venham a se apoderar de nós, se não as evitamos, nos façam perder de vista o objeto principal desta discussão, que é conhecer a natureza da ciência.

Tu és belo, Teeteto, e não feio como dizia Teodoro, porque o que responde bem é belo e bom.”

SÓCRATES – Quando se julga, é necessário julgar sobre o que se sabe e sobre o que não se sabe?

TEETETO – Sim.

SÓCRATES – É impossível que, sabendo uma coisa, não se a saiba, ou que, não a sabendo, se a saiba.

TEETETO – Certamente.”

Como se formaria um juízo falso, já que o juízo não pode ter lugar fora dos casos que acabo de referir, posto que tudo está compreendido no que sabemos e não sabemos, e que em todos estes casos nos parece impossível o julgar falsamente? Quiçá não convenha examinar o que buscamos sob o ponto de vista da ciência e da ignorância, mas sim sob o ponto de vista do ser e do não-ser.

SÓCRATES – Pode acaso dar-se o caso de que se veja alguma coisa, e que o que se vê não seja nada?

TEETETO – Como?

SÓCRATES – Quando se vê um objeto, aquilo que se vê é uma coisa real, ou pensas tu que aquilo, que é alguma coisa, não é nada?

TEETETO – De forma alguma.”

SÓCRATES – Julgar sobre nada é em absoluto não julgar.

TEETETO – Parece evidente.

SÓCRATES – Logo, não é possível julgar, nem sobre o que não existe, nem sobre um objeto real, nem sobre um ser abstrato.”

SÓCRATES – Um discurso que o espírito dirija a si próprio acerca dos objetos que ele considera. Explico-me, como homem que não sabe muito bem do que fala, mas me parece que o espírito, quando reflete, nada faz senão conversar consigo próprio, interrogando e respondendo, afirmando e negando; e que quando se decidiu, mais cedo ou mais tarde, e revela seu verdadeiro pensar sobre um objeto sem hesitar, é nisto que consiste o juízo. Julgar, então, no meu conceito, é falar, e a opinião é um discurso pronunciado, não a um outro, nem em voz alta, mas em silêncio e diante de si mesmo.

SÓCRATES – Supõe comigo, seguindo nossa linha de raciocínio, que haja em nossas almas pranchas de cera, maior em uns, menor em outros, muito rígida ou muito branda em alguns, ou um perfeito meio-termo noutros.”

(*) “As artes são filhas de Deus (para os crentes), ou do Sublime (para os descrentes), e da Memória, do estudo: sem talento inato e sem estudar (memorizar) os sábios, os predecessores, não pode existir a arte.”

CHACRINHA

É impossível que o que se sabe, cuja impressão se conserva no espírito, e que não se sente no momento atual, imaginemos que seja alguma outra coisa que se sabe, cuja impressão se tem também e que não se sente; da mesma forma, que aquilo que se sabe seja outra coisa que não se sabe e do que não se tem impressão; e também que aquilo que não se sabe seja outra coisa que tampouco se sabe; e aquilo que se sente, algo que também se sinta; e aquilo que se sente, algo que não se sinta; e aquilo que não se sente, outra coisa que tampouco se sinta; e aquilo que não se sente, outra coisa se sinta.

É ainda mais impossível, se é que cabe, se figurar que o que se sabe e se sente, cuja impressão temos n’alma pela sensação, seja alguma outra coisa que se saiba e que se sinta, e cuja impressão tenhamos igualmente por intermédio da sensação.

É igualmente impossível que aquilo que se sabe, aquilo que se sente, cuja imagem conservamos gravada na memória, imaginemos que seja alguma outra coisa que se saiba; e também que aquilo que se sabe, que se sente e cuja lembrança se guarda, seja outra coisa que se sinta; e que aquilo que não se sabe, nem se sente, seja outra coisa que não se saiba, nem se sinta de igual forma; e aquilo que não se sabe, nem se sente, outra coisa que não se saiba; e aquilo que não se sabe nem se sente, outra coisa que não se sinta.”

SÓCRATES – Com relação àquilo que se sabe, quando imaginamos que seja alguma outra coisa que se saiba e que se sinta, ou que não se saiba, mas que se sinta; ou com relação ao que se sabe e se sente quando se toma por outra coisa que se saiba e igualmente se sinta.

TEETETO – Agora te entendo menos que antes.”

é possível que não se sinta o que se sabe e, igualmente, que se sinta.”

Não pode acontecer de forma análoga, com respeito ao que não se sabe, que muitas vezes não se o sinta, e muitas vezes se o sinta, sem mais?”

Sócrates conhece Teodoro e Teeteto, mas não vê nem um, nem outro, e não tem nenhuma outra sensação a respeito deles. Neste caso nunca formará em si mesmo este juízo: que Teeteto é Teodoro.”

SÓCRATES – (…) conhecendo um de vós dois e não conhecendo o outro, e não tendo, por outro lado, nenhuma sensação de um nem de outro, não se me há de afigurar jamais que aquele que eu conheço seja o outro que eu não conheço.

TEETETO – Perfeito.

SÓCRATES – (…) e não conhecendo nem sentindo um ou outro, não hei nunca de pensar que um, que não me é conhecido, seja o outro, que tampouco eu conheço. Numa só palavra, te imagina ouvindo de novo todos os exemplos que propus em primeiro lugar, nos quais jamais formarei um juízo falso sobre ti, nem sobre Teodoro”

SÓCRATES – Resta, por conseguinte, formar juízos falsos no caso em que, conhecendo-os a ti e Teodoro, e tendo vossas feições gravadas sobre as citadas pranchas de cera da memória, vendo-os a ambos de longe, sem distingui-los o suficiente, me esforce em aplicar a imagem de um e de outro à visão que lhe é própria, adaptando e ajustando esta visão sobre as camadas de cera (impressões) que eu possuo (…) e tomando um por outro, como acontece a quem põe o sapato de um pé no outro pé, aplico a visão de um e de outro à fisionomia que não é sua, ou quando recaio em erro, experimentando o mesmo de quando nos olhamos no espelho, onde o que está à direita aparece à esquerda; então acontece que uma coisa se toma pela outra, e se forma um juízo falso.”

SÓCRATES – O mesmo acontece quando, conhecendo-vos, os dois, tenho, além disso, a sensação de um mas não a do outro e não tenho conhecimento deste outro através da sensação, que é o que eu dizia antes”

Dissemos que o falso juízo tem lugar quando, conhecendo estas duas pessoas e vendo uma e outra, ou tendo qualquer outra sensação de ambas, eu não atribuo a imagem de cada uma (das pessoas) à sensação que dela tenho”

o falso ou verdadeiro juízo gira e se move de certa maneira nos limites do que sabemos e do que sentimos”

SÓCRATES – E eis a causa. Quando a cera que se tem na alma é profunda, profusa, densa, aderente e bem-moldada, os objetos que entram através dos sentidos e se gravam neste coração d’alma, como o chamou Homero, designando assim de uma forma poética sua semelhança com a cera, deixam ali impressões distintas entre si e de alguma profundidade, capazes de se conservar à passagem do tempo.

Quem se enquadra neste caso tem a vantagem, em primeiro lugar, de aprender mais facilmente; em segundo, de reter o que aprenderam; e, enfim, de não confundir os signos das sensações, podendo formar verdadeiros juízos. Porque como esses signos são claros e estão colocados num lugar espaçoso, se aplicam de pronto, cada um, a sua marca, isto é, objetos reais. A esta classe se dá o nome de sábios.

SÓCRATES – Pelo contrário, quando este coração está recoberto de pelugem, como loa nosso mui sábio Homero, ou a cera é impura e cheia de sujeiras, ou demasiado mole ou então demasiado dura; acontece o seguinte: os que a tem muito branda aprendem rapidamente, mas esquecem com a mesma facilidade, que é o exato oposto de quem tem uma cera mui dura. Sobre os indivíduos que possuem cera <peluda>, áspera e pétrea até certa medida, ou mesclada com terra e limo, o signo dos objetos não se mostra limpo; tampouco naqueles com cera demasiado rígida, porque aí não há profundidade; nem naqueles com cera molenga, porque, entremesclando-se as camadas (impressões recebidas), rapidamente os objetos se escurecem. Ainda menos claros são quando além do mais a alma ainda é pequena, sendo estreitas suas sendas (o depósito da memória). Todos estes estão sob o caso dos que formam falsos juízos. Porque quando vêem, escutam ou imaginam alguma coisa, ao não aplicar a cada objeto seu signo verdadeiro, seja por lentidão, seja por descuido apressado, atribuem a um objeto características que corresponderiam a outro, e geralmente tudo que ouvem, escutam e concebem decorre do capricho. (…)

TEETETO – Impossível se expressar melhor, Sócrates.”

SÓCRATES – Na verdade, Teeteto, precisamos convir que um homem tagarela é um ser muito importuno e enfadonho.

(…)

SÓCRATES – Me encontro de mau humor a respeito da minha pobre inteligência, ou, para dizer a verdade, quanto ao meu charlatanismo; porque, que outro termo se emprega quando um homem, por pura estupidez, provoca conversa fiada, indo e vindo em todas as direções, jamais se dá por satisfeito e não abandona o assunto a não ser quando é forçado?

TEETETO – Mas o que é que tanto te incomoda?

SÓCRATES – Não só me encontro incomodado, como temo não saber o que responder, no caso de me perguntarem: <Sócrates, averiguaste que o falso juízo não se encontra nem nas sensações comparadas entre si, nem nos pensamentos, mas no concurso da sensação e do pensamento?>. Eu dir-lhes-ei que sim, ao que me parece, comprazendo-lhes como se de magnífica descoberta se tratara.”

SÓCRATES – E não te tocas de que é insolente explicar o que seja o saber, quando ainda não se sabe o que é a ciência? Mas, Teeteto, depois de tanto falarmos, nossa conversa já é um formigueiro de defeitos. Empregamos uma infinidade de vezes estas expressões: conhecemos, não conhecemos, sabemos, não sabemos, como se entendêssemos tanto umas quanto outras, não obstante até agora ignorarmos o que é a ciência”

TEETETO – Como poderás dialogar, Sócrates, se absténs-te de usar tais expressões?

SÓCRATES – Não poderei, até que seja outra coisa que não eu. Mas ao menos é certo que se eu fosse um disputador ou se encontrasse aqui algum, estudar-me-ia e medir-me-ia com maior cautela as palavras de que me sirvo.”

se havendo comprado algum traje e sendo seu dono, o comprador não o usa, diremos acaso que ele tem um traje? Antes, apenas o possui.”

SÓCRATES – Examina, para saber, apenas aquele que, pela aparência, já o sabe desde o início e se exercita, porque para se chegar ao resultado dum cálculo tem-se de conhecer todos os números de antemão. Estás ciente da natureza das dificuldades que agora abordamos?”

SÓCRATES – Depois de uma volta bem comprida, eis-nos aqui de novo de volta ao primeiro problema.”

SÓCRATES – Não é certo que, quando os juízes têm uma persuasão bem-fundada sobre fatos, que não podem ser conhecidos a menos que testemunhados diretamente, julgando, neste caso, somente com base no relato de uma terceira parte, eles mesmo assim formam um verdadeiro juízo sem a ciência, e estão persuadidos, com razão, posto que o bom juiz bem julga, e assim o faz?

TEETETO – Incontestavelmente.

SÓCRATES – Mas, meu querido amigo, se o verdadeiro juízo e a ciência fossem a mesma coisa, nunca que o juiz julgaria bem, nem mesmo o melhor de todos, estando desprovido, pela lógica, da ciência. Disso decorre: o verdadeiro juízo não é sinônimo de ciência.”

SÓCRATES – (…) tu podes explicar-me como ele distinguiria os objetos que se podem saber dos que não se podem?

(…)

SÓCRATES – Escuta bem, então, Teeteto, este segundo relato de um sonho: Creio ter ouvido também de algumas bocas que os primeiros elementos, se é que posso dizê-lo, dos que o homem e o universo se compõem, são inexplicáveis; a cada qual, segundo é em si mesmo, não se pode fazer nada além de dar um nome, sendo impraticável enunciar juízos contra ou a favor das coisas, porque isso já seria atribuir o ser ou o não-ser; nada se deve acrescentar ao elemento, se o objetivo for tão-só enunciá-lo; nem mesmo a coisa é digna de que se a misture e embace com as palavras <ele>, <este>, <cada>, <só>, <isto>, nem outros muitos termos similares, porque, ao não existir nada que seja fixo, todo pronome se aplica a todas as coisas e é de algum modo diferente da própria coisa a que se refere; seria preciso enunciar o elemento em si mesmo, se isso fosse possível, e se houvesse uma explicação que lhe fôra particular, por meio da qual se enunciasse a coisa de uma vez por todas sem o auxílio de nenhuma outra coisa (…)

Ao contrário, sobre os seres compostos desses elementos, como há uma combinação de princípios, combinam-se os nomes que possibilitam a comprovação, porque afinal esta resulta essencialmente da reunião dos nomes. Em suma, os elementos sozinhos não são nem explicáveis nem cognoscíveis, mas apenas sensíveis; porém, quanto aos compostos, estes são cognoscíveis, enunciáveis e estimáveis por um verdadeiro juízo”

SÓCRATES – Então, Teeteto, será que descobrimos mesmo, num só dia, o que muitos sábios tentaram descobrir durante tanto tempo, até a velhice, sem sucesso?”

SÓCRATES – (…) Sem embargo, há, no que acabamos de dizer, um ponto que me desagrada.

TEETETO – E qual é?

SÓCRATES – O que parece mais evidente, a saber: que os elementos não podem ser conhecidos, e que os compostos, por outro lado, o podem.

TEETETO – E não é assim mesmo?”

SÓCRATES – (…) esclarece-me, por favor: têm as sílabas uma definição e os elementos não? (…) Estou de acordo que seja assim. Se alguém te perguntasse sobre a primeira sílaba do meu nome desta maneira: Teeteto, diz-me, o que é SO? O que tu responderias?

TEETETO – Que é um S e um O.

SÓCRATES – Não é essa a explicação dessa sílaba?

TEETETO – Sim.

SÓCRATES – Diz-me então qual é a do S?

TEETETO – Como explicar os elementos dum elemento? O S, Sócrates, é uma letra muda e um som simples, que a língua executa silvando. O B não é uma vogal, nem um som, da mesma forma que maior parte dos elementos; de sorte que pode-se dizer com fundamento que os elementos são inexplicáveis, uma vez que os mais sonoros deles, até o número de sete¹, não têm mais do que som, e não admitem absolutamente explicação.”

¹ Provavelmente, uma referência ao número de vogais gregas, na concepção gramática de Platão, e que, também provavelmente, é a válida para a maior parte dos autores e gramáticos helênicos, se hoje fôssemos fazer um levantamento. Usualmente, dizemos haver 5 vogais. Porém, o mais certo é diferenciar: “A, É, Ê”: aqui temos 3 vogais (fonemas), não somente 2 (“A e E”, como responderiam os vestibulandos). O acento gráfico transforma a pronúncia, pode mudar radicalmente o sentido de um (semi-)homônimo (todos os demais elementos do vocábulo mantidos). A contagem de Teeteto não é exaustiva: não computa todas as vogais que possuem “todos os fonemas humanamente possíveis e discerníveis”, nem conseguiria chegar ao mesmo resultado sobre as consoantes, nem em termos de língua grega clássica (se considerarmos períodos anteriores e posteriores ao socrático) nem se se referisse a qualquer outra cultura, isoladamente, embora possamos hoje, historiogràficamente, (tentar) empreender um catálogo que “some” todos os fonemas produzidos pelas mais díspares culturas, mas este catálogo terá sempre a possibilidade de ter novas páginas conforme novas descobertas arqueoantropológicas. Ex: para nós, brasileiros, inexiste o “Ü”. Não significa que temos um alfabeto “menos total”. Então, essa vogal não adentra nosso sistema fônico. Já outras culturas não reconhecem o “Ô. Noutras culturas, ainda, maioria das ocorrências de “E” se dá numa zona proximal do “I” (dois “E” consecutivos no Inglês). Muitas vezes, os acentos “caem” na ortografia oficial, mas a pronúncia segue inalterada, porque se tornaram redundantes para a média populacional (inúmeros casos no próprio Português e no Francês). Os gregos ou franceses pré-modernos possuíam sinais gráficos que nós nem mesmo estudamos ou conhecemos na escola, tal qual a vogal “O” ou “I” encimada por uma barra horizontal, indicadora do tempo empregado na pronúncia da palavra (vogal breve ou longa, etc.).

Importa, portanto, menos saber quais são os sete fonemas pensados por Teeteto do que se eles configuram um sistema ou totalidade racional representável. O número de “vogais” (que é o que ele nomeia, sem nomear expressamente) poderia ser 5 ou 10, sem ferir o significado essencial no diálogo. “A”, “E”, “I”, “O” ou “U” não têm um conceito, são meros significantes arbitrários.

SÓCRATES – (…) nosso belo razoar se desvanece e escapa de nossas mãos.

TEETETO – Mentiria se dissesse que não. E tão de repente!

SÓCRATES – A culpa é nossa: não defendemos suficientemente bem nossos argumentos. Quiçá fosse necessário supor que a sílaba não consiste em elementos, mas num não-sei-quê, resultante de elementos combinados, representados de uma forma particular, só sua, que é diferente dos elementos tomados por si mesmos.”

SÓCRATES – Concluindo, é preciso que não contenha partes.

TEETETO – Por quê?

SÓCRATES – Porque, onde há partes, o todo é necessariamente o mesmo que a soma das partes. Ou bem dirás que um todo resultante da soma das partes tem uma forma própria distinta da de todas aquelas (partes em conjunto)?

TEETETO – Concordo.

SÓCRATES – O todo e o total ou a soma, são em tua opinião uma mesma coisa ou duas coisas distintas?

TEETETO – Não tenho convicção acerca disso, mas pôsto que queres que eu responda com resolução, me atrevo a dizer que são coisas diferentes.

SÓCRATES – Toda coragem é laudável, Teeteto, e é preciso ver se o é também tua resposta.”

SÓCRATES – Há alguma diferença entre todas as partes e o total? Por exemplo, quando dizemos, um, dois, três, quatro, cinco, seis, ou duas vezes três, ou três vezes dois, ou quatro mais dois, ou três, dois e um (3 + 2 + 1), ou 5 + 1, não dão todas estas expressões no mesmo número, ou resultam num número diferente?

TEETETO – Dão no mesmo número.

SÓCRATES – Não é o mesmo que 6?

TEETETO – Exato.

SÓCRATES – Não compreendemos em cada expressão¹ todas as 6 unidades?

TEETETO – Decerto.

SÓCRATES – Não expressamos nada quando dizemos todas as seis unidades?

TEETETO – Alguma coisa queremos dizer, certamente.

SÓCRATES – Outra coisa que não seja <seis>?

TEETETO – Discordo.

SÓCRATES – Por conseguinte, por tudo que se pode conseguir através dos números, entendemos que o total e todas as suas partes sejam o mesmo.

TEETETO – Assim me parece.

SÓCRATES – Digamos de outra forma. O número, que expressa um acre, e o acre em si, não são a mesma coisa?

TEETETO – Com certeza.

SÓCRATES – O número que expressa o estádio² não estaria no mesmo caso?

TEETETO – Também.

SÓCRATES – Não sucederia o mesmo com respeito ao número de uma infantaria, de uma frota ou coisas semelhantes? Porque a totalidade do número é precisamente cada uma destas coisas tomada em conjunto.

TEETETO – Não posso negar.

SÓCRATES – Mas o que é o número a respeito de cada coisa senão suas partes?

TEETETO – Nada.

¹ Curiosamente, foram 6 os exemplos socráticos:

a) Contando de 1 a 6;

b) 2*3 = 6

c) 3*2 = 6 (regra da permutação, que reza: a ordem da disposição dos termos não altera o produto)

d) 4 + 2 = 6

e) 3 + 2 + 1 = 6 (Não importa o nº de termos, se o somatório for idêntico, já que 4 poderia se decompor perfeitamente em 3 + 1, ou seja, quem conhece o princípio “a)” pode chegar a todos os outros em adição: basta saber contar de 1 até 6 para saber quantas possibilidades de somas de 1 a 5 produzem 6 como resposta.) (Ignoramos aqui o 0, pois os gregos não o reconheciam. Não reconheciam a existência de 6 + 0 = 6.)

f) 5 + 1 = 6 (primeiro termo da série + último termo da série = termo seguinte da série, se o primeiro termo da série for a unidade)

² 1 estádio = 185m

SÓCRATES – O todo não é composto de partes, caso contrário o conjunto das partes seria um total.”

(…)

SÓCRATES – Mas a parte, é parte de algo senão o todo?

TEETETO – Sim, só pode ser parte do total.

SÓCRATES – Te defendes com bravura, Teeteto. O total não é um total quando nada lhe falta?

TEETETO – Necessariamente.

SÓCRATES – O todo, não será, pois, um todo, quando nada lhe falte? Tanto que, se lhe falta alguma coisa, não pode ser um total, nem é um todo, e um e outro (todo e total) se fazem o que são pela mesma causa.”

SÓCRATES – Regressando, enfim, ao que antes queria comprovar, não é certo que se a sílaba não é um dos elementos compostos é uma necessidade que estes elementos não sejam partes com relação a ela, ou que, sendo a mesma coisa que os elementos, não possa a sílaba ser mais conhecida que eles?”

SÓCRATES – Segundo o que dizes, Teeteto, a sílaba deve ser uma espécie de forma indivisível.”

SÓCRATES – Se a sílaba não tem partes, tem então a mesma forma que os primeiros princípios e é simples como eles?

TEETETO – A parecer que sim.”

SÓCRATES – Se acaso a sílaba for una e indivisível, tanto quanto o elemento, ela não será então mais suscetível de explicação, nem mais cognoscível que aquele, porque a mesma causa produzirá os mesmos efeitos em ambos.”

SÓCRATES – Tu não fizeste outra coisa, ao aprender as letras, que exercitar-se em distinguir os elementos, seja pela vista, seja pelo ouvido, para não te veres confundido, qualquer que fosse a ordem em que se as pronunciava ou escrevia.

TEETETO – Dizes a verdade.

SÓCRATES – E que é que trataras de aprender perfeitamente à casa do mestre de lira, senão o meio de te pores de acordo com cada som audível e distinguir a corda de que cada tipo diferente de som procedia? Isso o mundo inteiro admite, porque são estes (o som, a nota) os elementos da música.”

Os elementos podem ser reconhecidos, conforme exige a perfeita inteligência de cada ciência, de maneira mais clara e decisiva que quanto às sílabas;¹ e se alguns sustentam que a sílaba é, por natureza, cognoscível, e que o elemento por natureza não o é, podemos ter certeza que é um bromeiro ou um louco.”

¹ Não existia na antiguidade uma ciência chamada Linguística, bem como ela ainda hoje comporta tantas correntes que seria besteirol e pretensão tentar abarcar tantas e tão profusas concepções lingüísticas sob um mesmo rótulo.

SÓCRATES – Diz-me quê significa a palavra explicação. Em meu juízo significa uma destas três coisas.

TEETETO – Que coisas?

SÓCRATES – A primeira, o ato de fazer o pensamento sensível pela voz por meio dos nomes e dos verbos; em conseqüência disso, ficará a palavra empregada gravada no pensamento, nele refletida, a modo de um espelho ou da superfície d’água.”

SÓCRATES – Não é todo mundo igualmente capaz de fazê-lo, e de expressar com razoável clareza e sucintez o que pensa sobre determinada matéria, salvo se falamos de um mudo ou surdo de nascimento?”

Hesíodo¹ diz que a carruagem compõe-se de cem peças. Eu não as poderia enumerar, e creio que tu tampouco. E se nos perguntassem o que diabos é uma carruagem, creríamos suficiente responder <as rodas, o eixo, os flancos, os aros e o timão>.

TEETETO – Certamente.

SÓCRATES – Mas, respondendo assim pareceríamos, a quem nos fizesse essa pergunta, tão ridículos, como se perguntando-nos teu nome, respondêssemos sílaba por sílaba, e talvez não imaginássemos, crendo formar um juízo exato e bem-enunciado, que vestíamos no final a toga de gramáticos, explicando conforme as regras da gramática o nome de Teeteto; sendo que isso é exatamente ignorar o quê é responder como um homem que sabe, a não ser que com o verdadeiro juízo prestássemos conta exata de cada coisa, menor que fosse, de acordo com seus elementos constituintes, como dissemos precedentemente.”

¹ (*) Nota do editor espanhol – As Obras e Os Dias, 454.

SÓCRATES – Pensas tu que alguém conhece qualquer objeto, seja qual seja, quando julga que uma mesma coisa pertence tanto ao mesmo objeto quanto a outro diferente, ou que sobre um mesmo objeto forma tão logo um juízo como outro?

(…)

TEETETO – Tu queres dizer, Sócrates, que nós críamos que tal letra pertencia tanto à mesma sílaba quanto a outra, e que colocávamos a mesma letra, tão logo numa sílaba (que lhe correspondia) como em outra qualquer?

SÓCRATES – Sim, isso mesmo.

TEETETO – Pois bem, então, não o esqueci; e não tenho por sábios aqueles que incorrem nesses equívocos.

SÓCRATES – Mas… e se uma criança em situação análoga escreve o nome Teeteto, com um T e um E, crendo estar, assim, escrevendo-o corretamente, e, querendo ainda escrever o nome Teodoro, usa também o T e o E, diremos dessa criança que conhece a primeira sílaba de vossos nomes?

TEETETO – Acabamos de convir, Sócrates, que quem assim pensa, pensa em confusão e dista do conhecer.

SÓCRATES – E não poderia pensar igual com respeito à segunda, terceira e também à quarta sílabas?

TEETETO – Em absoluto.”

SÓCRATES – Quer dizer, meu querido amigo, que há um juízo reto, acompanhado de explicação, que ainda não se pode chamar <ciência>.

TEETETO – Parece que é isso mesmo.

SÓCRATES – Segundo todas as aparências, nós só estávamos sonhando ao crer determos a verdadeira definição da ciência. Mas não a condenemos ainda!”

TEETETO – Isso me recorda, Sócrates, bem oportunamente, que, com efeito, ainda falta um sentido para examinar: segundo o primeiro, a ciência seria a imagem do pensamento expressa pela palavra; segundo o segundo sentido do qual acabamos de falar, a determinação do todo pelos elementos (método analítico); e o terceiro sentido ou a terceira acepção, qual seria essa?

SÓCRATES – O mesmo que muitos outros designariam assim como eu, e que consiste em poder dizer no quê a coisa que é objeto de interrogação difere de todas as demais coisas (exclusão pela negação dos contrários).

(…)

SÓCRATES – Veja o sol, por exemplo. Creio que designo-o suficientemente ao dizer que é o mais brilhante de todos os corpos celestes que giram ao redor da Terra.

TEETETO – E nisso não erras.

SÓCRATES – Escuta, Teeteto, porque assim me expressei. Acabamos de dizer que, segundo alguns, fixa-se, a respeito de cada objeto, a diferença que os separa de todos os demais; desse modo, obtém-se a explicação do objeto em questão; mas se só te fixares numa qualidade em comum, terás apenas a explicação dos objetos a quem esta qualidade é comum.

(…)

SÓCRATES – Desse modo, quando, mediante um juízo reto acerca dum objeto qualquer, vem-se a saber no quê é que ele se diferencia de todos os demais, ter-se-á a ciência do objeto, superando assim, aquele estágio em que nos encontrávamos, quando detínhamos apenas a opinião acerca do objeto.

Quando formo sobre ti um juízo verdadeiro, ou o verdadeiro juízo, possuindo a explicação do que és, finalmente te conheço; mas, senão, não tenho mais do que uma opinião de Teeteto.”

SÓCRATES – E quando não tinha de ti mais que uma simples opinião, estás de acordo que eu não havia ainda penetrado com profundidade de pensamento bastante os traços que te distinguem do resto dos mortais?

TEETETO – De fato, creio-o.

SÓCRATES – Não tinha presentes no espírito (na alma) qualidades além das comuns, que podem ser tanto suas quanto de qualquer outro homem.

TEETETO – Necessariamente.”

SÓCRATES – No meu entendimento, Teeteto, nunca hei de formar tua imagem antes de que teu nariz achatado se imprima em minha memória, de uma maneira diferente a todas as espécies de narizes achatados que eu já gravei; e o mesmo a respeito de todas as outras partes que te compõem. De sorte que, se te encontrar amanhã, teu nariz achatado trar-me-á à tona tua alma, e formarei de ti um juízo verdadeiro.

TEETETO – Incontestável!”

SÓCRATES – E se se pergunta, ao autor da definição, <o quê é a ciência>, ele responderá, é o mais provável, que trata-se dum juízo exato sobre um objeto do qual se conhecem as distinções

a ciência não é a sensação, nem o verdadeiro juízo, nem o mesmo juízo acompanhado de explicação.”

SÓCRATES – Veja, pois, meu querido amigo, que ainda segue nossa penosa gravidez e as dores do parto (na forma do conhecimento sobre a ciência) ainda nos premem. Ou tu achas que já demos a luz a todas as nossas concepções?

TEETETO – Com efeito, Sócrates, pude dizer, com teu auxílio, muito mais coisas do que tinha em meu interior.

SÓCRATES – Não viste com perfeição, por intermédio de minha arte de parteiro, que todas aquelas concepções eram frívolas e indignas de sustentação e propagação?

TEETETO – Sim, vi muito bem.

SÓCRATES – Se, Teeteto, desejas, doravante, produzir, e se, com efeito, produzes frutos, serão melhores, graças a esta discussão que travamos; mas se permaneces estéril, ao menos não te farás enfadonho aos que contigo dialoguem, porque serás mais tratável e mais humilde, e não crerás saber o que não se sabe. Isso é tudo de que minha arte é capaz – não espere mais dela. (…) No entanto, sobre o ofício de fazer partos, minha mãe e eu o recebemos diretamente de deus, ela, para as mulheres, eu, para os jovens de belas formas e nobres sentimentos. Agora necessito ir ao pórtico do rei, para responder à acusação de Meleto contra mim¹; mas, Teodoro, que também nos escuta, te insto a me aguardar neste mesmo local e horário amanhã.”

¹ https://seclusao.art.blog/2017/12/08/apologia-de-socrates/.

A MEGERA DOMADA: Uma comédia educativa

trad. por Nélson Jahr Garcia

GLOSSARINHO:

bufarinheiro: vendedor ambulante

marafona: puta

megera: bruxa, perversa – de forma mais nuançada, a Catarina de “O Cravo e a Rosa” // shrew

sly: manhoso, perspicaz, sub-reptício (origem nórdica, “able to slay”), difícil de ler, furtivo

taful: janota, pobretão

* * *

NOBRE

(…) Vamos fazer uma experiência, amigos, com este bêbedo. Que tal a idéia de o pormos numa cama e de o cobrirmos com lençóis bem macios, colocarmos-lhe anéis nos dedos, um banquete opíparo [faustoso] junto ao leito, lhe pormos solícitos serventes ao redor, quando ele a ponto estiver de acordar? Não esquecerá sua própria condição de mendigo?”

“Já quero ver o instante em que ele o nome der de esposo ao borracho, e em que os criados procurarem conter-se, por não rirem, quando mostrarem reverência ao rústico.”

“Nunca na minha vida bebi xerez, e se quereis oferecer-me conserva, que seja de carne de vaca.” “Sim, algumas vezes chego a ter mais pés do que sapatos, ou apenas desses sapatos que deixam ver os dedos pelos furos do couro.”

“Vamos deitar-te num colchão mais macio do que o leito voluptuoso arranjado de propósito para Semíramis.” “Gostas da falcoaria? Teus falcões mais alto pairam do que as cotovias madrugadoras.”

Segundo criado

Se preferes quadros, arranjaremos sem demora o retrato de Adônis repousando nas margens de um regato, ou Citeréia velada pelos juncos, parecendo que brinca com o próprio hálito e se move como os juncos que os ventos embalançam.”

(…)

Terceiro criado

Ou Dafne a errar por entre os espinheiros, as pernas a arranhar de fazer sangue, a cuja vista Apolo chora, tal o primor com que pintadas foram as lágrimas e o sangue.”

Terceiro criado

Não conheceis, senhor, essa taberna, nem criada nenhuma desse nome, como não conheceis ninguém chamado Estêvão Sly, Henrique Pimpernell, Pedro Turf e João Naps, o velho grego e outros 20 sujeitos desse tipo.

SLY

Graças a Deus, agora estou curado.

“Madame esposa, acabam de contar-me que eu dormi e sonhei mais de 15 anos.”

Expediente freqüente da metalinguagem: “Da loucura sendo a melancolia a nutridora, acharam bom que ouvísseis uma peça que a dor expulsa e a vida deixa longa.”

* * *

“O mundo que escorregue, que com isso mais moços nós ficamos.”

“O filho de Vicêncio, que educado foi em Florença, às esperanças deve do pai dar cumprimento, ornamentando sua fortuna com virtuosos feitos.” “Que pensas? Para Pádua vim de Pisa como alguém que deixasse uma lagoa não muito funda, para projetar-se no mar, sequioso de estancar a sede.”

“não devemos virar estóicos – penso – ou mesmo estacas, nem ficar tão devotos de Aristóteles que a Ovídio reneguemos como a réprobo. Com vossas relações falai de lógica mas na prática usual sede retórico. Animai-vos com música e poesia; quanto pedir o estômago, servi-vos de matemática ou de metafísica. Onde não há prazer não há proveito.”

Hortênsio, Petrucchio, Batista, Bianca e Catarina inspiraram O Cravo e a Rosa.

“HORTÊNSIO – De uma demônia dessas, Deus nos livre!

GRÊMIO – E a mim também, bom Deus!”

“Bonequinha mimada! Melhor fôra nos olhos dela enfiar os dedos logo. Saberia por quê.”

“Como eu sei que a maior delícia dela consiste em música, instrumentos, versos, vou chamar professores que lhe possam instruir a mocidade. Signior Grêmio, ou vós, Hortênsio, caso conheçais algum, mandai que me procure logo. Sou sempre amigo das pessoas cultas, nada poupando para dar às filhas gentil educação.”

“Ora, Grêmio! há muitos rapazes bons no mundo – a dificuldade está em sabermos encontrá-los”

“entre batatas podres não há o que escolher.”

3 para 1

0 para 1

“ó Trânio! abraso-me, definho, morro, Trânio, se não casar com esta meiga jovem.”

“não é com ralhos que a afeição se expulsa.”

Redime te captum, quam queas minimo

Melhor comprar um escravo que deixá-lo morrer de fome.

Ame e sofra, mas sorva do amor!

“Acordai, meu caro amo! O caso é este: a irmã mais velha é tão maligna e bruta que enquanto o pai não se vir livre dela, mestre, solteira vossa amada fica. Por isso ele a trancou a 7 chaves, porque dos importunos se livrasse.”

“Basta; tenho um plano. Não fomos vistos em nenhuma casa; pelo rosto ninguém nos reconhece como patrão e criado. Assim faremos: vais ter criados e casa, como eu próprio; vou ser outra pessoa, um florentino, napolitano ou cidadão de Pisa. Já está chocado o plano, vai ser isso. (…)

(Trocam as respectivas roupas.)

TRÂNIO

apraz-me ser Lucêncio, por amor de Lucêncio.”

“passarei a ser escravo, para vir a alcançar essa donzela que me feriu os olhos extasiados.”

Uma peça dentro de uma peça dentro de uma peça que é uma peça tão pequena que não pode ser vista.

* * *

(Saem. Falam as personagens do prólogo.)

PRIMEIRO CRIADO

Estais cochilando, senhor; não estais prestando atenção à peça.”

* * *

“HORTÊNSIO – Alla nostra casa ben venuto, molto honorato signior mio Petrucchio.

“PETRUCCHIO – (…) Resumindo, signior Hortênsio, a coisa é como segue: morreu meu pai, Antônio, tendo agora saído eu sem destino, tencionando casar bem e vencer do melhor modo. Ouro tenho na bolsa; bens, na pátria. Assim, viajo para ver o mundo.”

“PETRUCCHIO – Entre amigos, signior Hortênsio, não se fala muito. Se conheces alguém bastante rica para que esposa de Petrucchio seja – pois o ouro tilintar na dança deve do casamento dele – embora seja tão feia como a amada de Florêncio, velha como a Sibila, tão maligna e impertinente como a própria esposa de Sócrates, Xantipa, ou mesmo pior: não poderá deixar-me transformado nem embotar de meu afeto o gume, embora seja como o mar Adriático, quando se altera. Vim para casar-me, para uma noiva rica achar em Pádua; sendo rica, feliz serei em Pádua.

“Seu único defeito – e que defeito! – é ser intoleravelmente brava, teimosa e cabeçuda sem medida, a tal ponto que, embora meus haveres fossem menores, não a desposara por uma mina de ouro.”

“GRÚMIO – (…) Ela poderá, talvez, chamá-lo umas 10x de biltre ou coisa assim. Não lhe fará mossa nenhuma. Uma vez entrado na dança, ele recorrerá ao vocabulário próprio. Vou dizer-vos uma coisa, senhor: por pouco que ela lhe resista, ele lhe marcará o rosto com uma figura que a deixará tão desfigurada como um gato sem olhos. Não o conheceis, senhor.”

“HORTÊNSIO – (…) Por julgar impossível – em virtude dos defeitos há pouco relatados – que a Catarina alguém escolher possa, determinou Batista deste modo: que ninguém tenha acesso à bela Bianca sem que venha a casar-se Catarina.

GRÚMIO – Catarina goela: o pior nome para uma donzela.”

“Não há nenhuma velhacaria nisso. Vede como os moços sabem juntar as cabeças para enganarem os velhos.”

GRÚMIO & GRÊMIO

“GRÊMIO – Oh! que coisa é a ciência!

GRÚMIO – Oh! que animal é esta galinhola!”

Morreu meu pai; mas vive meu dinheiro; viver pretendo agora prazenteiro.”

“Ora! Espantalho é só para criança.”

“A filha da formosa Leda teve um milhão de pretendentes. Logo, mais um vai ter a bela Bianca. Assim será. Lucêncio não desiste, mesmo que venha Páris, lança em riste.”

“PETRUCCHIO – A primeira, senhor, soltai; é minha.

GRÊMIO – Pois não; deixo o trabalho para esse Hércules; que lhe seja maior que os outros 12.”

“Como advogados procedamos nisso, os quais, embora com calor discutam, depois comem e bebem como amigos.”

Batista, das tuas filhas tenho a lista. Por favor, não as peça que se vista’, simplesmente não insista!

(Entra Grêmio, com Lucêncio vestido pobremente, Petrucchio, com Hortênsio, como professor de música, e Trânio, com Biondello, que traz um alaúde e livros.)”

“Ao se encontrarem, duas chamas violentas aniquilam quanto a fúria lhes tenha alimentado. Conquanto o fogo brando se embraveça com pouco vento, os furacões terríveis levam diante de si o fogo e tudo.”

“CATARINA – Muito leve para ser apanhada por um rústico. Sou tão pesada quanto devo sê-lo.

PETRUCCHIO – Pesada, não; preada.

CATARINA – Ave de preia só conheço gavião.

PETRUCCHIO – Ó vagarosa rolinha, um gavião irá apanhar-te?

CATARINA – Bruto seria para uma rolinha.

PETRUCCHIO – Vamos, vespa; ferina sois bastante.

CATARINA – Sendo eu vespa, cuidado com o ferrão.

PETRUCCHIO – Há remédio para isso: arranco-o logo.

CATARINA – Sim, no caso de o tolo vir a achá-lo.

PETRUCCHIO – Quem não sabe onde as vespas o têm sempre? No corpinho.

CATARINA – Na língua.

PETRUCCHIO – Como! língua? Língua de quem?

CATARINA – Na vossa, se em corpinho vindes falar-me. Adeus.

PETRUCCHIO – Como! Com minha língua em vosso corpinho? Não, Quetinha; voltai; sou um cavalheiro.

CATARINA – Vou ver isso. (Bate-lhe)

PETRUCCHIO – Se me bateres novamente, juro que te darei um murro.

CATARINA – Nesse caso, perderíeis as armas; pois, batendo-me, não seríeis em nada cavalheiro, e, não o sendo, não teríeis armas.”

“PETRUCCHIO – Nem um pouquinho; acho-vos mui gentil. Tinham-me dito que éreis selvagem, áspera e estouvada; e ora vejo que o boato é mentiroso, pois és muito cortês, encantadora, de gênio divertido; um pouco tarda para falar, mas suave como as flores da primavera. Os lábios tu não mordes, tal como as raparigas irritadas. Não contradizes nunca outras pessoas; é sempre branda que manténs conversa com teus cortejadores, sempre afável, com gentis ademanes. Por que o mundo diz que Quetinha é manca? Oh mundo infame! Quetinha é reta e esbelta como galho de aveleira, de tez amorenada como a avelã, tão doce quanto a fruta. Oh! anda um pouco; sei que não claudicas.

CATARINA – Vai dar ordem, cretino, aos teus criados.”

eu nasci para domar-te, para transformar a Quetinha rezingueira numa Quetinha mansa, e tão amável como as Quetinhas donas de seus lares.”

“Em paciência é Griselda rediviva; a romana Lucrécia, em castidade.”

“Oh! sois noviços. É uma maravilha verificar, quando a mulher e o homem ficam sós, como pode um mariquinhas dominar a megera mais rebelde. Quetinha, dá-me a mão. Vou a Veneza comprar a roupa para o casamento.”

“- Sai desmiolado! Brilha a meia-idade.

– Mas às jovens apraz a mocidade.”

“BATISTA – (…) De vós ambos o que firmar a minha filha dote mais opulento, o amor terá de Bianca. Dizei-me, signior Grêmio, que importância podeis assegurar-lhe?”

“Não nego que já sou um tanto idoso. Se eu morrer amanhã tudo isso é dela, caso, enquanto eu viver, ela for minha.”

“2 mil ducados anuais de terra? Minhas terras não dão tamanha renda. Mas prometo também que será dela minha carraca [grande navio] que ancorada se acha no porto de Marselha.”

“- Isso é um sofisma; ele está velho; eu, moço.

– E não morrem os moços como os velhos?”

“Não há motivo – não o vejo – para que um Lucêncio falso não tenha um pai Vicêncio também falso. Eis o estranho do caso: os pais, de regra, dão vida aos filhos; mas neste noivado pelo filho vai ser o pai gerado.”

“Asno atrasado, que não leu bastante para entender por que é que existe música: não é para aliviar o entendimento depois do estudo e do trabalho diário? Deixai-me ler, assim, filosofia, e, ao descansar, servi vossa harmonia.”

“BIANCA – Traduzi.

LUCÊNCIO – Hac ibat, como já voz disse, Simois, eu me chamo Lucêncio, hic est, filho de Vicêncio de Pisa, Sigeia teilus, disfarçado para alcançar vosso amor. Hic steterat e o Lucêncio que se apresentou para vos fazer a côrte, Priami, é meu criado Trânio, regia, que tomou o meu nome, celsa senis, para melhor enganarmos o velho pantalão.”

“BIONDELLO – Ora, Petrucchio vem vindo aí com um chapéu novo e um casaco velho; uns calções de 3x revirados; um par de botas que já serviram de candelabro, uma de fivela e a outra de amarrar com cordão; uma espada enferrujada e sem bainha, tirada do arsenal da cidade, com o punho quebrado e com as duas correias arrebentadas. O cavalo em que ele vem é manco e traz uma sela bichada e velha, com estribos desaparelhados, além de sofrer de mormo e gosma, de sarna, de escorbuto; está cheio de tumores nas juntas, de esparavão caloso; a icterícia o deixou listado, tem escrófula a mais não poder, vive morto de apoplexia, comido de lombrigas; a espinha, arrebentada; as pás, fora do lugar; as pernas da frente são mais curtas, o freio, de um lado só, com cabeçada de couro de carneiro que de tanto ser puxado para impedi-lo de tropeçar, já arrebentou em muitas partes, ficando cheio de nós. A silha é de 6 variedades de pano; o selim é de mulher, com duas iniciais indicadoras do nome da dona primitiva, desenhadas com tachas e aqui e ali costuradas com barbante.”

“um monstro, um verdadeiro monstro nos trajes, não se parecendo em nada com um pajem cristão ou com o criado de um gentil-homem.”

“Aposto um bom vintém em que um cavalo só e um homem, mais ninguém, se eu junto os colocar não formarão um par.”

“Ela se casa comigo apenas, não com minha roupa.”

“Ao perguntar-lhe o padre se por esposa ele aceitava a noiva, <Sim, pelo raio!> disse, de tal modo gritando que, de medo, o sacerdote deixou cair o livro, e, ao abaixar-se para apanhá-lo, o noivo tresloucado deu-lhe tamanho murro que rolaram pelo chão padre e livro, livro e padre. <Quem quiser>, disse, <que os levante agora>. (…) Nunca houve casamento tão maluco.”

“Quero ser dono do que me pertence; ela é minha fazenda, meus bens móveis, a mobília, o celeiro, a casa, o campo, meu burro, meu cavalo, minha vaca, meu tudo, enfim.”

“Petrucchio está catarinado, juro-o.”

“Com um tempo destes, um homem mais alto do que eu se resfriaria facilmente.”

“CURTIS – E ela, é a megera furibunda de que todos falam?

GRÚMIO – Foi, Curtis, antes desta geada. Mas, como sabes, o inverno amansa o homem, a mulher e o animal, pois assim o fez com meu velho amo, com minha nova patroa e comigo mesmo”

“Será melhor para ambos jejuarmos – sendo por natureza tão coléricos – do que carne ingerirmos tão assada.”

“Tenho também outro processo para deixar manso o gavião, fazer que volte e habituá-lo ao meu grito, i.e., forçá-lo a ficar acordado, como é de hábito fazer com esses milhanos indomáveis que se debatem muito.” “Essa é a maneira de matar com carícias uma esposa. Dobrarei desse modo o gênio dela, opinoso e violento. Se alguém sabe como amansar melhor uma megera, venha ensinar-me, que aqui fico à espera.”

Bianca Indomada

“BIANCA – Como! Aulas de domar? Há escola disso?

TRÂNIO – Sim, senhor; e Petrucchio é o professor. Meios conhece de amansar a bruxa, deixando-a mui discreta e não perluxa [presumida].”

“Fico acordada com pragas; alimento-me de gritos. E o que mais me magoa nisso tudo é fazer ele tudo sob a capa do amor mais atencioso, parecendo que, se eu viesse a dormir ou a alimentar-me cairia logo doente, ou perecera sem maiores delongas.”

“Só com o nome dos pratos me alimentas? Sejas maldito, e assim toda essa súcia que com meu sofrimento se empavona.”

Ergo me, logo ando.

“Não posso ficar mais tempo. Conheço uma rapariga que se casou numa tarde, ao ir à horta apanhar salsa para encher um coelho. O mesmo podereis fazer, meu senhor.”

“PROFESSOR [O Vicêncio farsante] – Quem é que bate como se quisesse derrubar a porta?

VICÊNCIO – O signior Lucêncio está, meu senhor?

PROFESSOR – Está, sim senhor; mas não pode atender a ninguém.

VICÊNCIO – Como! E se alguém lhe trouxesse 100 ou 200 libras, para maior animação de seus divertimentos?

PROFESSOR – Guardai para vós mesmos vossas 200 libras; enquanto eu tiver vida ele não precisará disso.”

“VICÊNCIO – Vinde cá, meu velhaco. Então, já vos esquecestes de quem eu sou?

BIONDELLO – Se já me esqueci de vós? Não, senhor; não poderia ter-me esquecido de vós, porque nunca vos vi em toda a vida.

VICÊNCIO – Como, notório biltre! Nunca viste o pai de teu amo, nunca viste Vicêncio?”

“Estou arruinado! Estou arruinado! Enquanto em casa eu faço o papel de marido econômico, meu filho e meu criado esbanjam tudo na universidade.”

“BATISTA – Que fizeste? Onde ficou Lucêncio?

LUCÊNCIO – Aqui está ele, o verdadeiro filho do Vicêncio verdadeiro, que pelo casamento fez dele a tua filha, enquanto os olhos uns mistificadores te enganavam.”

“VIÚVA – Quem tem vertigens diz que o mundo roda.

PETRUCCHIO – Resposta bem redonda.

CATARINA – Explicai-me, vos peço, essa sentença.

VIÚVA – Que tendo vosso esposo uma megera, julga a mulher do próximo uma fera.”

“Paz, amor, vida tranqüila, máxima respeitada e uma legítima supremacia. Em suma: tudo quanto torna doce e feliz nossa existência.”

A mulher irritada é como fonte remexida: limbosa, repulsiva, privada da beleza; e assim mantendo-se, não há ninguém, por mais que tenha sede, que se atreva a encostar os lábios nela, a sorver uma gota.” “Por que motivo temos o corpo delicado e fraco, pouco afeito aos trabalhos e experiências do mundo, se não for apenas para que nossas qualidades delicadas e nossos corações de acordo fiquem com nosso hábito externo? Deixai disso, vermezinhos teimosos e impotentes! agora vejo que nossas lanças são de palha, apenas. Nossa força é fraqueza; somos criança que muito ambicionando logo cansa.”

L’ENCYCLOPÉDIE – AD

Ad

* ADAD ou ADOD, s. m. (Myth.) divinité des Assyriens, que les uns prennent pour le soleil, d’autres pour cet Adad qui fut étouffé par Azael qui lui succéda, & qui fut adoré ainsi qu’Adad par les Syriens, & surtout à Damas, au rapport de Josephe. Antiq. Judaïq.

ADAM. “Ce n’est pas précisément comme nom propre, mais comme nom appellatif, que nous plaçons dans ce Dictionnaire le nom d’Adam, qui désigne tout homme en général, & répond au grec A’NTRWPO; qui répond au Grec PURRO\, & au Latin rufus [rubro; vermelho], à cause de la couleur roussâtre de la terre, dont, selon les Interpretes, Adam avoit été tiré.”

Il faut nécessairement en revenir à ce double état de félicité & de misère, de foiblesse & de grandeur, pour concevoir comment l’homme, même dans l’état présent, est un composé si étrange de vices & de vertus, si vivement porté vers le souverain bien, si souvent entraîné vers le mal, & suet à tant de maux qui paroissent à la raison seule les châtimens d’un crime commis anciennement. Les Payens même avoient entrevû les ombres de cette vérité, & elle est la base fondamentale de leur métempsycose, & la clé unique de tout le système du Christianisme.”

S. Augustin est le premier qui les ait développés à fond, & prouvé solidement l’un & l’autre dans ses écrits contre les Manichéens & les Pélagiens; persuadé que pour combattre avec succès ces deux Sectes opposées, il ne pouvoit trop insister sur l’extrème différence de ces deux états, relevant contre les Manichéens le pouvoir du libre arbitre dans l’homme innocent, & après sa chûte, la force toute-puissante de la grace pour combattre les maximes des Pélagiens”

On demande, 1°, combien de tems Adam & Eve demeurerent dans le jardin de délices. Quelques-uns les y laissent plusieurs années, d’autres quelques jours, d’autres seulement quelques heures. Dom Calmet pense qu’ils y pûrent demeurer 10 ou 12 jours, & qu’ils en sortirent vierges.

2°. Plusieurs auteurs Juifs ont prétendu que l’homme & la femme avoient été créés ensemble & collés par les épaules ayant quatre piés, quatre mains & deux têtes semblables en tout, hors le sexe, & que Dieu, leur ayant envoyé un profond sommeil, les sépara & en forma deux personnes: idée qui a beaucoup de rapport aux Androgynes de Platon. Voyez Androgyne. Eugubin [Agostino Steuco, italiano do séc. XVI, dono de antiquário e contra-reformista], in Cosmopoeia, veut qu’ils aient été unis, non par le dos, mais par les côtés; ensorte que Dieu, selon l’Écriture, tira la femme du côté d’Adam: mais cette opinion ne s’accorde pas avec le texte de Moyse, dans lequel on trouveroit encore moins de traces de la vision extravagante de la fameuse Antoinette Bourignon [misticista do séc. XVII], qui prétendoit q’Adam avoit été créé hermaphrodite, & qu’avant sa chûte il avoit engendré seul le corps de Jesus-Christ.

JOÃO E O PÉ-DE-ADÃO: “3°. On n’a pas moins débité de fables sur la beauté & la taille d’Adam. On a avancé qu’il étoit le plus bel homme qui ait jamais été, & que Dieu, pour le former, se revêtit d’un corps humain parfaitement beau. D’autres ont dit qu’il étoit le plus grand géant qui eût jamais été, & ont prétendu prouver cette opinion par ces paroles de la Vulgate, Josué, ch. XIV: Nomen Hebron ante vocabatur Cariath-Arbé, Adam maximus ibi inter Enachim situs est; mais dans le passage le mot Adam n’est pas le nom propre du premier homme, mais un nom appellatif qui a rapport à arbé; ensorte que le sens de ce passage est: cet homme (Arbé) étoit le plus grand ou le père des Enachims. Sur ce fondement, & d’autres semblables, les Rabbins ont enseigné que le premier homme étoit d’une taille si prodigieuse, qu’il s’étendoit d’un bout du monde jusqu’à l’autre, & qu’il passa des isles Atlantiques dans notre continent sans avoir au milieu de l’Océan de l’eau plus haut que la ceinture: mais que depuis son péché Dieu appesantit sa main sur lui, & le réduisit à la mesure de 100 aunes [medida francesa antiga =~ 73m]. D’autres lui laissent la hauteur de 900 coudées, c’est-à-dire, de plus de 1.300 piés [circa 400m], & disent que ce fut à la prière des Anges effrayés de la première hauteur d’Adam, que Dieu le réduisit à celle-ci.”

Ísis e o Pé-d’Aquiles

C’est sans fondement qu’on lui attribue l’invention des lettres hébraïques, le Pseaume XCI & quelques ouvrages supposés par les Gnostiques & d’autres Novateurs.”

ADAMITES ou ADAMIENS. “ils prirent le nom d’Adamites, parce qu’ils prétendoient avoir été rétablis dans l’état de nature innocente, être tels qu’Adam au moment de sa création, & par conséquent devoir imiter sa nudité. Ils détestoient le mariage, soûtenant que l’union conjugale n’auroit jamais eu lieu sur la terre sans le péché, & regardoient la joüissance des femmes en commun comme un privilége de leur prétendu rétablissement dans la Justice originelle. Quelqu’incompatibles que fussent ces dogmes infames avec une vie chaste, quelques-uns d’eux ne laissoient pas que de se vanter d’être continens, & assûroient que si quelqu’un des leurs tomboit dans le péché de la chair, ils le chassoient de leur assemblée, comme Adam & Eve avoient été chassés du Paradis terrestre pour avoir mangé du fruit défendu; qu’ils se regardoient comme Adam & Eve, & leur Temple comme le Paradis. Ce Temple après tout n’étoit qu’un soûterrain, une caverne obscure, ou un poële dans lequel ils entroient tout nuds, hommes & femmes [mangá Berserk!]; & là tout leur étoit permis, jusqu’à l’adultère & à l’inceste, dès que l’ancien ou le chef de leur société avoit prononcé ces paroles de la Genese 1:22: Crescite & multiplicamini. Théodoret ajoûte que, pour commettre de pareilles actions, ils n’avoient pas même d’égard à l’honnêteté publique, & imitoient l’impudence des Cyniques du paganisme. Tertullien assûre qu’ils nioient avec Valentin l’unité de Dieu, la nécessité de la prière, & jaitoient le martyre de folie & d’extravagance. Saint Clément d’Alexandrie dit qu’ils se vantoient d’avoir des livres secrets de Zoroastre, ce qui a fait conjecturer à M. de Tillemont qu’ils étoient adonnés à la magie. Epiph. hoers. 52. Théodoret, liv. I. hicar. fabular. Tertull. contr. Prax. c. 3. & in Scorpiac. c. 15. Clem. Alex. Strom. lib. 1. Tillemont, ome Il. page 280.

Tels furent les anciens Adamites. Leur secte obscure & détestée ne subsista pas apparemment longtems, puisque Saint Epiphane doute qu’il y en eût encore, lorsqu’il écrivoit: mais elle fut renouvellée dans le XIIe siècle par un certain Tandème connu encore sous le nom de Tanchelin, qui sema ses erreurs à Anvers sous le regne de l’Empereur Henri V. Les principales étoient qu’il n’y avoit point de distinction entre les Prêtres & les laïcs, & que la fornication & l’adultere étoient des actions saintes & méritoires. Accompagné de 3000 scélérats armés, il accrédita cette doctrine par son éloquence & par ses exemples; sa secte lui survécut peu, & fut éteinte par le zele de Saint Norbert.

D’autres Adamites reparurent encore dans le XIVe siecle sous le nom de Turlupins & de pauvres Frères, dans le Dauphiné & la Savoie. Ils soûtenoient que l’homme arrivé à un certain état de perfection, étoit affranchi de la loi des passions, & que bien loin que la liberté de l’homme sage consistât à n’être pas soûmis à leur empire, elle consistoit au contraire à secouer [romper] le joug des Lois divines. Ils alloient tous nuds, & commettoient en plein jour les actions les plus brutales. Le Roi Charles V secondé par le zele de Jacques de Mora, Dominicain & Inquisiteur à Bourges, en fit périr plusieurs par les flammes [que interessante contraste…]; on brûla aussi quelques-uns de leurs livres à Paris dans la Place du marché aux pourceaux, hors la rue Saint Honoré.”

Picard trompoit les peuples par ses prestiges, & se qualifioit fils de Dieu: il prétendoit que comme un nouvel Adam il avoit été envoyé dans le monde pour y rétablir la loi de nature, qu’il faisoit surtout consister dans la nudité de toutes les parties du corps, & dans la communauté des femmes. Il ordonnoit à ses disciples d’aller nuds par les rues & les places publiques, moins réservé à cet égard que les anciens Adamites, qui ne se permettoient cette licence que dans leurs assemblées. Quelques Anabaptistes tenterent en Hollande d’augmenter le nombre des sectateurs de Picard: mais la séverité du Gouvernement les eut bientôt dissipés. Cette secte a aussi trouvé des partisans en Pologne & en Angleterre: ils s’assemblent la nuit; & l’on prétend qu’une des maximes fondamentales de leur société est contenue dans ce vers,

Jura, perjura, secretum prodere noli.

Quelques Savans sont dans l’opinion que l’origine des Adamites remonte beaucoup plus haut que l’établissement du Christianisme: ils se fondent sur ce que Maacha mère d’Asa, Roi de Juda, étoit grande Prêtresse de Priape, & que dans les sacrifices nocturnes que les femmes faisoient à cette idole obscène, elles paroissoient toutes nues. Le motif des Adamites n’étoit pas le même que celui des adorateurs de Priape; & l’on a vû par leur Théologie qu’ils n’avoient pris du Paganisme que l’esprit de débauche, & non le culte de Priape. Voyez Priape. (G)”

* ADARGATIS ou ADERGATIS ou ATERGATIS, (Myth.) divinité des Syriens, femme du dieu Adad. Selden prétend qu’Adargatis vient de Dagon par corruption. C’est presqu’ici le cas de l’épigramme: Mais il faut avouer aussi qu’en venant de-là jusqu’ici elle a bien changé sur la roue. On la prend pour la Derecto des Babyloniens & la Venus des Grecs.”

* ADONAÏ, s. m. (Théol.) est, parmi les Hébreux, un des noms de Dieu, & signifie Seigneur. Les Massoretes ont mis sous le nom que l’on lit aujourd’hui Jehova, les points qui conviennent aux consonnes du mot Adonaï, parce qu’il étoit défendu chez les Juifs de prononcer le nom propre de Dieu, & qu’il n’y avoit que le Grand-Prêtre qui eût ce privilége, lorsqu’il entroit dans le Sanctuaire. Les Grecs ont aussi mis le mot Adonaï à tous les endroits où se trouve le nom de Dieu. Le mot Adonaï est dérivé d’une racine qui signifie base & fondement, & convient à Dieu, en ce qu’il est le soûtien de toutes les créatures, & qu’il les gouverne. Les Grecs l’ont traduit par XURIO, & les Latins par Dominus. Il s’est dit aussi quelquefois des hommes, comme dans ce verser du Pseaume 104. Constituit eum Dominum doms suoe, en parlant des honneurs auxquels Pharaon éleva Joseph, où le texte hébreu porte: Adonaï. Genebrard, le Clerc, Cappel, de nomine Dei Tetragramm. (G)”

* ADONÉE, (Myth.) nom que les Arabes donnoient au Soleil & à Bacchus, qu’ils adoroient. Ils offroient au premier tous les jours de l’encens & des parfums.”

ADOPTIENS, s. m. pl. (Théolog.) hérétiques du huitieme siecle, qui prétendoient que Jesus-Christ, en tant qu’Homme, n’étoit pas fils propre ou fils naturel de Dieu, mais seulement son fils adoptif.”

* ADRAMELECH, s. m. (Myth.) faux Dieu des Sépharraïmites, peuples que les Rois d’Assyrie envoyerent dans la Terre-sainte après que Salmanazar eut détruit le Royaume d’Israël. Les adorateurs d’Adramelech faisoient brûler leurs enfans en son honneur. On dit qu’il étoit représenté sous la forme d’un mulet [mula], d’autres disent sous celle d’un paon [pavão].”

* ADRASTÉE ou ADRASTIE, s. f. (Myth.) Divinité autrement appellée Nemesis, fille de Jupiter & de la Nécessité, ou, selon Hésiode, de la Nuit: c’étoit la vangeresse des crimes. Elle examinoit les coupables du haut de la sphere de la lune où les Egyptiens l’avoient reléguée.”

ADULTÈRE. “Les anciens Romains n’avoient point de loi formelle contre l’adultere; l’accusation & la peine en étoient arbitraires. L’Empereur Auguste fut le premier qui en fit une, qu’il eut le malheur de voir exécuter dans la personne de ses propres enfans: ce fut la loi Julia, qui portoit peine de mort contre les coupables: mais, quoiqu’en vertu de cette loi, l’accusation du crime d’adultere fût publique & permise à tout le monde, il est certain néanmoins que l’adultere a toûjours été consideré plûtôt comme un crime domestique & privé, que comme un crime public; ensorte qu’on permettoit rarement aux étrangers d’en poursuivre la vengeance, surtout si le mariage étoit paisible, & que le mari ne se plaignît point.

A présent, dans la plûpart des contrées de l’Europe, l’adultere n’est point réputé crime public; il n’y a que le mari seul qui puisse accuser sa femme: le Ministère public même ne le pourroit pas, à moins qu’il n’y eùt un grand scandale”

Lycurgue punissoit un homme convaincu d’adultere comme un parricide; les Locriens lui crevoient les yeux; & la plûpart des peuples orientaux punissent ce crime très-séverement.” “En Espagne on punissoit le coupable par le retranchement des parties qui avoient été l’instrument du crime.” “En Pologne, avant que le Christianisme y fût établi, on punissoit l’adultere & la fornication d’une façon bien singuliere. On conduisoit le criminel dans la place publique; là on l’attachoit avec un crochet [gancho] par les testicules, lui laissant un rasoir [lâmina] à sa portée; de sorte qu’il falloit de toute nécessité qu’il se mutilât lui-même pour se dégager; à moins qu’il n’aimât mieux périr dans cet état.”

Les lois concernant l’adultere sont à présent bien mitigées. Toute la peine qu’on inflige à la femme convaincue d’adultere, c’est de la priver de sa dot & de toutes ses conventions matrimoniales, & de la reléguer dans un monastere. On ne la fouette [chicoteia] même pas, de peur que si le mari se trouvoit disposé à la reprendre, cet affront public ne l’en détournât.”

Il y eut un tems où les Lacédemoniens, loin de punir l’adultere, le permettoient, ou au moins le toléroient, à ce que nous dit Plutarque.

L’adultere rend le mariage illicite entre les deux coupables, & forme ce que les Theologiens appellent impedimentum criminis.”

THE TRAGEDY OF (MARCIUS) CORIOLANUS

For the dearth [escassez],

The gods, not the patricians, make it, and

Your knees to them, not arms, must help.”

MENENIUS

There was a time when all the body’s members

Rebell’d against the belly, thus accused it:

That only like a gulf it did remain

I’ the midst o’ the body, idle and unactive,

Still cupboarding the viand, never bearing

Like labour with the rest, where the other instruments

Did see and hear, devise, instruct, walk, feel,

And, mutually participate, did minister

Unto the appetite and affection common

Of the whole body. The belly answer’d–

First Citizen

Well, sir, what answer made the belly?

MENENIUS

Sir, I shall tell you. With a kind of smile,

Which ne’er came from the lungs, but even thus–

For, look you, I may make the belly smile

As well as speak–it tauntingly replied

To the discontented members, the mutinous parts

That envied his receipt; even so most fitly

As you malign our senators for that

They are not such as you.

First Citizen

Your belly’s answer? What!

The kingly-crowned head, the vigilant eye,

The counsellor heart, the arm our soldier,

Our steed the leg, the tongue our trumpeter.

With other muniments and petty helps

In this our fabric, if that they–

MENENIUS

What then?

Fore me, this fellow speaks! What then? what then?

First Citizen

Should by the cormorant belly be restrain’d,

Who is the sink o’ the body,–

MENENIUS

Well, what then?

First Citizen

The former agents, if they did complain,

What could the belly answer?

MENENIUS

I will tell you

If you’ll bestow a small–of what you have little–

Patience awhile, you’ll hear the belly’s answer.

First Citizen

Ye’re long about it.

MENENIUS

Note me this, good friend;

Your most grave belly was deliberate,

Not rash like his accusers, and thus answer’d:

<True is it, my incorporate friends,> quoth he,

<That I receive the general food at first,

Which you do live upon; and fit it is,

Because I am the store-house and the shop

Of the whole body: but, if you do remember,

I send it through the rivers of your blood,

Even to the court, the heart, to the seat o’ the brain;

And, through the cranks and offices of man,

The strongest nerves and small inferior veins

From me receive that natural competency

Whereby they live: and though that all at once,

You, my good friends,>–this says the belly, mark me,–”

BRUTUS

The present wars devour him: he is grown

Too proud to be so valiant.”

VOLUMNIA

had I a dozen sons, each in my love

alike and none less dear than thine and my good

Marcius, I had rather had eleven die nobly for their

country than one voluptuously surfeit out of action.”

VOLUMNIA

the breasts of Hecuba,

When she did suckle Hector, look’d not lovelier

Than Hector’s forehead when it spit forth blood

At Grecian sword, contemning.”

MARCIUS

(…) You souls of geese,

That bear the shapes of men, how have you run

From slaves that apes would beat! Pluto and hell!

All hurt behind; backs red, and faces pale

With flight and agued fear! Mend and charge home,

Or, by the fires of heaven, I’ll leave the foe

And make my wars on you

LARTIUS

(…) Thou wast a soldier

Even to Cato’s wish, not fierce and terrible

Only in strokes; but, with thy grim looks and

The thunder-like percussion of thy sounds,

Thou madst thine enemies shake, as if the world

Were feverous and did tremble.”

MARCIUS

If any think brave death outweighs bad life

And that his country’s dearer than himself;

Let him alone, or so many so minded,

Wave thus, to express his disposition,

And follow Marcius.

They all shout and wave their swords, take him up in their arms, and cast up their caps

Not Afric owns a serpent I abhor

More than thy fame and envy. Fix thy foot.”

CAIUS MARCIUS CORIOLANUS! Bear

The addition nobly ever!

Flourish. Trumpets sound, and drums

LARTIUS

Marcius, his name?

CORIOLANUS

By Jupiter! forgot.

I am weary; yea, my memory is tired.

Have we no wine here?”

Five times, Marcius,

I have fought with thee: so often hast thou beat me,

And wouldst do so, I think, should we encounter

As often as we eat. By the elements,

If e’er again I meet him beard to beard,

He’s mine, or I am his: mine emulation

Hath not that honour in’t it had; for where

I thought to crush him in an equal force,

True sword to sword, I’ll potch at him some way

Or wrath or craft may get him.”

SICINIUS

Nature teaches beasts to know their friends.

MENENIUS

Pray you, who does the wolf love?

SICINIUS

The lamb.

MENENIUS

Ay, to devour him; as the hungry plebeians would the noble Marcius.

BRUTUS

He’s a lamb indeed, that baes like a bear.”

MENENIUS

I know you can do very little alone; for your helps are many, or else your actions would grow wondrous single: your abilities are too infant-like for doing much alone. You talk of pride: O that you could turn your eyes toward the napes of your necks, and make but an interior survey of your good selves! O that you could!”

one that converses more with the buttock of the night than with the forehead of the morning”

BRUTO

Ora, ora, Menênio, você é bastante conhecido por ser, como senador do Capitólio, um excelso histrião e bufão na mesa de jantar!”

VOLUMNIA

He had, before this last expedition, twenty-five wounds upon him.

MENENIUS

Now it’s twenty-seven: every gash was an enemy’s grave.

A shout and flourish

Hark! the trumpets.

VOLUMNIA

These are the ushers of Marcius: before him he

carries noise, and behind him he leaves tears:

Death, that dark spirit, in ‘s nervy arm doth lie;

Which, being advanced, declines, and then men die.”

VOLUMNIA

Nay, my good soldier, up;

My gentle Marcius, worthy Caius, and

By deed-achieving honour newly named,–

What is it?–Coriolanus must I call thee?–

Messenger

You are sent for to the Capitol. ‘Tis thought

That Marcius shall be consul:

I have seen the dumb men throng to see him and

The blind to bear him speak: matrons flung gloves,

Ladies and maids their scarfs and handkerchers,

Upon him as he pass’d: the nobles bended,

As to Jove’s statue, and the commons made

A shower and thunder with their caps and shouts:

I never saw the like.”

Second Officer

Faith, there had been many great men that have flattered the people, who ne’er loved them; and there be many that they have loved, they know not wherefore: so that, if they love they know not why, they hate upon no better a ground: therefore, for Coriolanus neither to care whether they love or hate him manifests the true knowledge he has in their disposition; and out of his noble carelessness lets them plainly see’t.

First Officer

(…) he seeks their hate with greater devotion than can render it him; and leaves nothing undone that may fully discover him their opposite. Now, to seem to affect the malice and displeasure of the people is as bad as that which he dislikes, to flatter them for their love.

he covets less

Than misery itself would give; rewards

His deeds with doing them, and is content

To spend the time to end it.”

Ingratitude is monstrous, and for the multitude to be ingrateful, were to make a monster of the multitude: of the which we being members, should bring ourselves to be monstrous members.”

visissytudes da democrashia:

We have been called so of many; not that our heads are some brown, some black, some auburn, some bald, but that our wits are so diversely coloured: and truly I think if all our wits were to issue out of one skull, they would fly east, west, north, south, and their consent of one direct way should be at once to all the points o’ the compass.”

Lá vem ele desfilando com a toga da humildade…

O preço do presente do mendigo eu não digo

A ESCULTURA DE PERSEU

Minhas feridas falam por mim.

Se cicatrizes fossem serpentes

Eu seria a Górgona, mas com mais cabeças, até os pés.

Melhor morrer, melhor agonizar,

do que conseguir o que tanto queríamos…”

Mas sabe, é de costume seguir os costumes…

POSIÇÃO OBJETÁVEL

Eu sou um coitado sem as vantagens do coitado

É como se tivessem praticado o coito

em mim

E eu na pior posição possível

Decididamente acharam que eu era uma espécie

de

Ralo da Fonte

God save the Consul

Go say “V.D.” Cone Sul

Mean man or mean men? Methinks it’s a mean beam machine…

First Citizen

No,’tis his kind of speech: he did not mock us.

Second Citizen

Not one amongst us, save yourself, but says

He used us scornfully: he should have show’d us

His marks of merit, wounds received for’s country.”

WHONCE UPON A TAME LAND

Lend me a hand and contest my remarks:

Would you wound my waves of wuthering whores?

Who wore that woody garment?

Who were them?

Brutos sabe boas maneiras

Come espinafre de boca fechada.

Também se amacome quieto.

E de barrigacheia.

CICLÃO

O cão que é espancado ao latir

É criado para latir

Inclusive ao ser espancado

HERE-ARE-KEY

Vouchsafe thy voice

There ain’t be nothing outrageous

Travel must ‘em

to reach your domains!

Only their voices are

foreseen, ‘fore-heard

Like herd

groaning

Eating daily grass

Oh, your Grace

Excuse Me

I am too ice hotter than you.

GILBER-TO GILL

Rate your hate: for whom would you not

take your hat?

Ate your 8 (s)corns

And be not a bait

Be keen as a kin’

A fault in the asfault

A QUE DUTOS EU VOO

BRUTUS

(…)

How youngly he began to serve his country,

How long continued, and what stock he springs of,

The noble house o’ the Marcians, from whence came

That Ancus Marcius, Numa’s daughter’s son,

Who, after great Hostilius, here was king;

Of the same house Publius and Quintus were,

That our beat water brought by conduits hither;

And (Censorinus,) nobly named so,

Twice being (by the people chosen) censor,

Was his great ancestor.”

PAÍS CONFUSO DE MALICE

Ditador escolhido

Presidente imposto

Duas coisas são certas

Só-negar

e Vivenciar

Still the steel plays a sound

a song

music

in the harps and the harpsichord

Oh no too soon!

To the Terpsic[h]ore

Herps and hemp is

on the shore

DON.E KICK-SHOT

Will you be willingly weening and whining to the windmill

of the Wheel?

Well-done Walrus!

Wretches!

For whom the rebels capitulate

and claims the Capitol?

Run!

REVOLUÇÃO A ESTIBORDO

Orquestrar um mo(n)tim

Deve ser mais difícil que desbaratar

A ordem

universal

Sir, answer

Oi, Sir!

I swear

I saw the sire

and it (she!) was awkward!

Wake!

Streamdberg

Mountains will move

Before you decide

What t’do!

Goad!

Incite!

Good-god!

In site…

In time..

Intimidate!

Date!

Apollogize

Come on, coma profound!

Se vira nos 47’ do segundo tempo, faustop gordão!

CORIOLANUS

Whoever gave that counsel, to give forth

The corn o’ the storehouse gratis, as ‘twas used

Sometime in Greece,–

MENENIUS

Well, well, no more of that.

CORIOLANUS

Though there the people had more absolute power,

I say, they nourish’d disobedience, fed

The ruin of the state.

BRUTUS

Why, shall the people give

One that speaks thus their voice?

CORIOLANUS

I’ll give my reasons,

More worthier than their voices. They know the corn

Was not our recompense, resting well assured

That ne’er did service for’t: being press’d to the war,

Even when the navel of the state was touch’d,

They would not thread the gates. This kind of service

Did not deserve corn gratis. Being i’ the war

Their mutinies and revolts, wherein they show’d

Most valour, spoke not for them: the accusation

Which they have often made against the senate,

All cause unborn, could never be the motive

Of our so frank donation. Well, what then?

How shall this bisson multitude digest

The senate’s courtesy? Let deeds express

What’s like to be their words: <we did request it;

We are the greater poll, and in true fear

They gave us our demands.> Thus we debase

The nature of our seats and make the rabble

Call our cares fears; which will in time

Break ope’ the locks o’ the senate and bring in

The crows to peck the eagles.

MENENIUS

Come, enough.

BRUTUS

Enough, with over-measure.

CORIOLANUS

No, take more:

What may be sworn by, both divine and human,

Seal what I end withal! This double worship,

Where one part does disdain with cause, the other

Insult without all reason, where gentry, title, wisdom,

Cannot conclude but by the yea and no

Of general ignorance,–it must omit

Real necessities, and give way the while

To unstable slightness: purpose so barr’d,

it follows,

Nothing is done to purpose. Therefore, beseech you,–

You that will be less fearful than discreet,

That love the fundamental part of state

More than you doubt the change on’t, that prefer

A noble life before a long, and wish

To jump a body with a dangerous physic

That’s sure of death without it, at once pluck out

The multitudinous tongue; let them not lick

The sweet which is their poison: your dishonour

Mangles true judgment and bereaves the state

Of that integrity which should become’t,

Not having the power to do the good it would,

For the in which doth control’t.

BRUTUS

Has said enough.

SICINIUS

Has spoken like a traitor, and shall answer

As traitors do.

CORIOLANUS

Thou wretch, despite o’erwhelm thee!

What should the people do with these bald tribunes?

On whom depending, their obedience fails

To the greater bench: in a rebellion,

When what’s not meet, but what must be, was law,

Then were they chosen: in a better hour,

Let what is meet be said it must be meet,

And throw their power i’ the dust.

BRUTUS

Manifest treason!

SICINIUS

This a consul? no.”

CORIOLANO

Quem quer que seja que teve a idéia de distribuir grãos dos depósitos de graça aos pobres, como era às vezes de usança na Grécia,–

MENÊNIO

Já não há mais disso!

CORIOLANO

–muito embora naqueles tempos os plebeus tivessem mais poder, esse poder não lhes saía melhor do que o poder de um Estado em ruínas, como terminam todos os alimentados pela discórdia.

BRUTO

E quê, então? Devia o povo ceder sua soberania a pelintras que gastam assim a saliva?

CORIOLANO

Eu estou do lado da razão, o que vale muito mais que discursos vazios. O povo sabe muito bem que jamais receberia comida à boca, por ser uma multidão de ingratos! Instados a defender o Estado na guerra, até se o umbigo de Roma fosse corrompido, eles nem por isso atravessariam armados os portões da cidade! Essa conduta não merece pão! Isso quando não iam à guerra, só para se amotinar e revoltar, o que não lhes concede, idem, muito valor! Antes de acusarem o senado, sem qualquer prerrogativa, deviam se arranjar um bom advogado! Como acabaria esse gado ingrato, esse cão infiel, digerindo nossa cortesia?! Eles pensam não estar em falta quando dizem: “Exigimi-lo; nós somos a razão de ser da aristocracia, então ela terá de ceder!” É assim que a degradação enfim invade o Capitólio e que viramos reféns da ralé! Nossa temperança se torna medo; cedo desmorona o púlpito, e a Águia de Zeus acaba devorada às bicadelas por corvos desprezíveis – o mais inverossímil contra-senso!

MENÊNIO

Vamos, Coriolano, já chega.

BRUTO

Não só já chega como já passou muito da conta!

CORIOLANO

Não, ouçam mais estas razões: que os homens e que o Olimpo testemunhem este perjúrio: onde uns menosprezam justificadamente, e outros insultam gratuitamente, onde nobreza, honra, sabedoria, já não podem prosperar senão segundo o Sim e o Não de uma massa ignara;– o que é importante já se perdeu, só restou a mais inconstante vileza: sociedade despropositada, significa que nada mais faz sentido! Prostrem-se, pois!– Vocês, que antes agem temerariamente que com discrição, que amam em primeiro lugar o topo, sem se perguntar o que se deve fazer para lá chegar, virtuosamente!– Vocês, sequiosos da boa-vida mas não da vida longa, sedentos pela incontinência, isentos de saúde e auto-controle, vocês jogam o corpo fora; assim como vocês fazem com a seiva do governo, drenando-a, façam de uma vez com que acabe o falatório! Arranquem fora suas línguas! Não permitam que esse órgão tão sensível, com donos tão torpes, prove do doce que é na verdade puro veneno: sua degenerescência desfigura o juízo e deprava o Estado! Toda a unidade esfarelaria nas mãos de quem não tem o poder de fazer o bem!

BRUTO

Ele já disse o bastante.

SICÍNIO

E falou como um traidor, e agora deve responder como os traidores respondem!

CORIOLANO

Celerados! Passam da medida no despeito! O que faz o populacho confiando nesses dois tribunos da plebe de cabeça oca? Se o povo só se contenta ao se revoltar, como pode ter arautos, arlequins, que assim como eles são incapazes de obedecer qualquer princípio? Na desordem, em que o mais necessário, mas o mais ausente, é a lei, foram esses dois eleitos: em boa hora, façamos o Direito prevalecer e arremessemo-los na lama do olvido!

BRUTO

É um traidor descarado!

SICÍNIO

Não, por Zeus, que isto é um cônsul!

Confúcio passa pela confusão, mas sereno não!

Valentia é conhecida como tolice, quando é dirigida de peito aberto ao maior número!”

BRUTUS

Or let us stand to our authority,

Or let us lose it. We do here pronounce,

Upon the part o’ the people, in whose power

We were elected theirs, Marcius is worthy

Of present death.

SICINIUS

Therefore lay hold of him;

Bear him to the rock Tarpeian, and from thence

Into destruction cast him.

BRUTUS

Aediles, seize him!

Citizens

Yield, Marcius, yield!

MENENIUS

Hear me one word;

Beseech you, tribunes, hear me but a word.

Aedile

Peace, peace!

MENENIUS

[To BRUTUS] Be that you seem, truly your

country’s friend,

And temperately proceed to what you would

Thus violently redress.

BRUTUS

Sir, those cold ways,

That seem like prudent helps, are very poisonous

Where the disease is violent. Lay hands upon him,

And bear him to the rock.

CORIOLANUS

No, I’ll die here.

Drawing his sword

There’s some among you have beheld me fighting:

Come, try upon yourselves what you have seen me.

MENENIUS

Down with that sword! Tribunes, withdraw awhile.

BRUTUS

Lay hands upon him.

COMINIUS

Help Marcius, help,

You that be noble; help him, young and old!

Citizens

Down with him, down with him!

In this mutiny, the Tribunes, the Aediles, and the People, are beat in

MENENIUS

Go, get you to your house; be gone, away!

All will be naught else.

Second Senator

Get you gone.

COMINIUS

Stand fast;

We have as many friends as enemies.

MENENIUS

Sham it be put to that?

First Senator

The gods forbid!

I prithee, noble friend, home to thy house;

Leave us to cure this cause.

MENENIUS

For ‘tis a sore upon us,

You cannot tent yourself: be gone, beseech you.

COMINIUS

Come, sir, along with us.

CORIOLANUS

I would they were barbarians–as they are,

Though in Rome litter’d–not Romans–as they are not,

Though calved i’ the porch o’ the Capitol–

MENENIUS

Be gone;

Put not your worthy rage into your tongue;

One time will owe another.

CORIOLANUS

On fair ground

I could beat forty of them.

COMINIUS

I could myself

Take up a brace o’ the best of them; yea, the two tribunes:

But now ‘tis odds beyond arithmetic;

[As chances estão contra nós, não vê?!]

And manhood is call’d foolery, when it stands

Against a falling fabric. Will you hence,

Before the tag return? whose rage doth rend

Like interrupted waters and o’erbear

What they are used to bear.

MENENIUS

Pray you, be gone:

I’ll try whether my old wit be in request

With those that have but little: this must be patch’d

With cloth of any colour.

COMINIUS

Nay, come away.

Exeunt CORIOLANUS, COMINIUS, and others

Seu coração é sua boca; o que forjam seus pulmões, é forçoso sua língua ventilar!”

O verdadeiro indignado esquece já ter ouvido aquele nome — o da Morte”

A víbora, deixada ser o que é, despovoaria a cidade e seria no lugar dos homens.”

Aquele que sabe o valor de um homem sabe também as suas falhas.”

Somos ingratos com o pé gangrenado, e esquecemos por quantas sendas ele já nos levou…”

Proceed by process”

MENENIUS

Consider this: he has been bred i’ the wars

Since he could draw a sword, and is ill school’d

In bolted language; meal and bran together

He throws without distinction. Give me leave,

I’ll go to him, and undertake to bring him

Where he shall answer, by a lawful form,

In peace, to his utmost peril.”

Ele não é Zeus, mas bem sabe a língua do Trovão!

VOLUMNIA

You might have been enough the man you are,

With striving less to be so; lesser had been

The thwartings of your dispositions, if

You had not show’d them how ye were disposed

Ere they lack’d power to cross you.”

(…)

Pray, be counsell’d:

I have a heart as little apt as yours,

But yet a brain that leads my use of anger

To better vantage.

(…)

You are too absolute;

Though therein you can never be too noble,

But when extremities speak. I have heard you say,

Honour and policy, like unsever’d friends,

I’ the war do grow together: grant that, and tell me,

In peace what each of them by the other lose,

That they combine not there.

(…)

Because that now it lies you on to speak

To the people; not by your own instruction,

Nor by the matter which your heart prompts you,

But with such words that are but rooted in

Your tongue, though but bastards and syllables

Of no allowance to your bosom’s truth.

Now, this no more dishonours you at all

Than to take in a town with gentle words,

Which else would put you to your fortune and

The hazard of much blood.

(…)

Action is eloquence, and the eyes of the ignorant

More learned than the ears–waving thy head,

Which often, thus, correcting thy stout heart,

Now humble as the ripest mulberry

That will not hold the handling: or say to them,

Thou art their soldier, and being bred in broils

Hast not the soft way which, thou dost confess,

Were fit for thee to use as they to claim,

In asking their good loves, but thou wilt frame

Thyself, forsooth, hereafter theirs, so far

As thou hast power and person.”

(…)

Go, and be ruled: although I know thou hadst rather

Follow thine enemy in a fiery gulf

Than flatter him in a bower.

To the market-place!

You have put me now to such a part which never

I shall discharge to the life.”

VOLUMNIA

I prithee now, sweet son, as thou hast said

My praises made thee first a soldier, so,

To have my praise for this, perform a part

Thou hast not done before.”

Away, my disposition, and possess me

Some harlot’s spirit! my throat of war be turn’d,

Which quired with my drum, into a pipe

Small as an eunuch, or the virgin voice

That babies lulls asleep! the smiles of knaves

Tent in my cheeks, and schoolboys’ tears take up

The glasses of my sight! a beggar’s tongue

Make motion through my lips, and my arm’d knees,

Who bow’d but in my stirrup, bend like his

That hath received an alms! I will not do’t,

Lest I surcease to honour mine own truth

And by my body’s action teach my mind

A most inherent baseness.”

let thy mother rather feel thy pride than fear thy dangerous stoutness, for I mock at death with as big heart as thou. Do as thou list thy valiantness was mine, thou suck’dst it from me, but owe thy pride thyself.”

CORIOLANUS

The word is <mildly>. Pray you, let us go:

Let them accuse me by invention, I

Will answer in mine honour.

MENENIUS

Ay, but mildly.

CORIOLANUS

Well, mildly be it then. Mildly!

Exeunt

BRUTUS MARIANNUS CAROLINGIUS

Put him to choler straight: he hath been used

Ever to conquer, and to have his worth

Of contradiction: being once chafed, he cannot

Be rein’d again to temperance; then he speaks

What’s in his heart; and that is there which looks

With us to break his neck.”

The fires i’ the lowest hell fold-in the people!

Call me their traitor! Thou injurious tribune!

Within thine eyes sat 20.000 deaths,

In thy hand clutch’d as many millions, in

Thy lying tongue both numbers, I would say

<Thou liest> unto thee with a voice as free

As I do pray the gods.”

SICINIUS

And in the power of us the tribunes, we,

Even from this instant, banish him our city,

In peril of precipitation

From off the rock Tarpeian never more

To enter our Rome gates: i’ the people’s name,

I say it shall be so.

Citizens

It shall be so, it shall be so; let him away:

He’s banish’d, and it shall be so.”

Despising, for you, the city, thus I turn my back: there is a world elsewhere.”

Our enemy is banish’d! he is gone! Hoo! hoo!

Shouting, and throwing up their caps

CORIOLANUS

What, what, what!

I shall be loved when I am lack’d. Nay, mother.

Resume that spirit, when you were wont to say,

If you had been the wife of Hercules,

Six of his labours you’ld have done, and saved

Your husband so much sweat. Cominius,

Droop not; adieu. Farewell, my wife, my mother:

I’ll do well yet. Thou old and true Menenius,

Thy tears are salter than a younger man’s,

And venomous to thine eyes. My sometime general,

I have seen thee stem, and thou hast oft beheld

Heart-hardening spectacles; tell these sad women

Tis fond to wail inevitable strokes,

As ‘tis to laugh at ‘em. My mother, you wot well

My hazards still have been your solace: and

Believe’t not lightly–though I go alone,

Like to a lonely dragon, that his fen [pântano, covil insalubre]

Makes fear’d and talk’d of more than seen–your son

Will or exceed the common or be caught

With cautelous baits and practise.”

While I remain above the ground, you shall

Hear from me still, and never of me aught

But what is like me formerly.”

SICINIUS

Are you mankind?

VOLUMNIA

Ay, fool; is that a shame? Note but this fool.

Was not a man my father? Hadst thou foxship

To banish him that struck more blows for Rome

Than thou hast spoken words?

SICINIUS

O blessed heavens!

VOLUMNIA

More noble blows than ever thou wise words;

And for Rome’s good. I’ll tell thee what; yet go:

Nay, but thou shalt stay too: I would my son

Were in Arabia, and thy tribe before him,

His good sword in his hand.

SICINIUS

What then?

VIRGILIA

What then!

He’ld make an end of thy posterity.

VOLUMNIA

Bastards and all.

Good man, the wounds that he does bear for Rome!

MENENIUS

Come, come, peace.

SICINIUS

I would he had continued to his country

As he began, and not unknit himself

The noble knot he made.

BRUTUS

I would he had.

VOLUMNIA

<I would he had>! ‘Twas you incensed the rabble:

Cats, that can judge as fitly of his worth

As I can of those mysteries which heaven

Will not have earth to know.

BRUTUS

Pray, let us go.

VOLUMNIA

Now, pray, sir, get you gone:

You have done a brave deed. Ere you go, hear this:–

As far as doth the Capitol exceed

The meanest house in Rome, so far my son–

This lady’s husband here, this, do you see–

Whom you have banish’d, does exceed you all.

BRUTUS

Well, well, we’ll leave you.

SICINIUS

Why stay we to be baited

With one that wants her wits?

VOLUMNIA

Take my prayers with you.

Exeunt Tribunes

I would the gods had nothing else to do

But to confirm my curses! Could I meet ‘em

But once a-day, it would unclog my heart

Of what lies heavy to’t.”

SICÍNIO

Está lúcida você?

VOLÚMNIA

É, covarde… Que vergonha! Olhem para este tolo!

Não foi um homem lúcido meu pai? Tem instintos de raposa

Alguém que, como você, tem a coragem de banir aquele que

Distribuiu mais golpes contra os bárbaros

Do que você jamais distribuiu palavras!

SICÍNIO

Pelo Olimpo!

VOLÚMNIA

Muito mais estocadas do que palavras sábias suas;

e para a sorte de Roma. Direi mais, antes que se vá:

Não vá tão depressa, fique: quisera meu filho

Estivera na Arábia, e sua legião diante dele,

Sua espada em sua destra mão.

SICÍNIO

Sim, e depois?

VIRGÍNIA

E depois!!

Ele extinguiria sua posteridade.

VOLÚMNIA

Bastardos e o restolho.

Homem de valor, todas as cicatrizes que ele adquiriu por Roma!

MENÊNIO

Ei, ei, calma!

SICÍNIO

Eu gostaria que ele seguisse em sua cidade

Como começou, e não desatasse deliberadamente

O nobre laço que ele atara.

BRUTO

Eu também gostaria.

VOLÚMNIA

<Eu também gostaria…>! Você, o inflamador das massas:

Gatunos, que podem avaliar alguém da estatura de meu filho

Tão bem quant’eu poss’avaliar dos mistérios qu’os Céus

Proíbem aos mortais desvelar.

BRUTO

Ora, com licença!

VOLÚMNIA

Senhor, pode ir embora:

Saiba que fez algo bem corajoso!

Antes de ir, porém, ouça isto:–

Enquanto o Capitólio exceder

Em valor a menor das casas romanas,

Enquanto isso, meu filho—

O marido desta que está’o meu lado, olhe bem—

meu filho que você baniu, ele excederá vocês todos!

BRUTO

Pois muito bem, hora de ir-me.

SICÍNIO

E para quê permanecer aqui,

Para ser ofendido

Por quem carece de juízo?

VOLÚMNIA

Vão com Hades, cachorros!

Saem os tribunos da plebe.

Bem desejara que em primeiro lugar os deuses

Confirmaram duma vez minhas imprecações!

Pudera eu vê-los uma vez por dia que fosse,

Descarregaria todo o peso qu’ora oprime

meu coração.”

A raiva é a minha janta. Digiro-me a mim mesma e me devoro no processo. Morro, portanto, de fome ao comer. Hera de se esperar a vingança contra o homem caluniador!”

Volsce

You had more beard when I last saw you; but your favour is well approved by your tongue. What’s the news in Rome? I have a note from the Volscian state, to find you out there: you have well saved me a day’s journey.”

Roman

The day serves well for them now. I have heard it said, the fittest time to corrupt a man’s wife is when she’s fallen out with her husband. Your noble

Tullus Aufidius will appear well in these wars, his great opposer, Coriolanus, being now in no request of his country.”

O dia é propício. Dizem que a hora mais indicada para corromper a esposa é quando ela acaba de botar o marido para fora de casa. Seu nobre Túlio Aufídio aparecerá para cortejar a cidadela e seu maior opositor, o dono da casa, Coriolano, não será encontrado.”

O world, thy slippery turns! Friends now fast sworn,

Whose double bosoms seem to wear one heart,

Whose house, whose bed, whose meal, and exercise,

Are still together, who twin, as ‘twere, in love

Unseparable, shall within this hour,

On a dissension of a doit, break out

To bitterest enmity: so, fellest foes,

Whose passions and whose plots have broke their sleep,

To take the one the other, by some chance,

Some trick not worth an egg, shall grow dear friends

And interjoin their issues. So with me:

My birth-place hate I, and my love’s upon

This enemy town. I’ll enter: if he slay me,

He does fair justice; if he give me way,

I’ll do his country service.

– Ei, você quer briga com o meu patrão?

– É, melhor do que querer algo com sua mulher, palerma!

AUFIDIUS

(…) thou hast beat me out

Twelve several times, and I have nightly since

Dreamt of encounters ‘twixt thyself and me;

We have been down together in my sleep,

Unbuckling helms, fisting each other’s throat,

And waked half dead with nothing. Worthy Marcius,

Had we no quarrel else to Rome, but that

Thou art thence banish’d, we would muster all

From twelve to seventy, and pouring war

Into the bowels of ungrateful Rome,

Like a bold flood o’er-bear. O, come, go in,

And take our friendly senators by the hands;

Who now are here, taking their leaves of me,

Who am prepared against your territories,

Though not for Rome itself.

CORIOLANUS

You bless me, gods!”

Let me have war, say I; it exceeds peace as far as day does night; it’s spritely, waking, audible, and full of vent. Peace is a very apoplexy, lethargy; mulled, deaf, sleepy, insensible; a getter of more bastard children than war’s a destroyer of men.” “A guerra é preferível; ela excele a paz como o dia excele a noite; é espirituosa, revigorante, sonora, promissora como o orvalho e a brisa refrescante da manhã. A paz é uma grande apoplexia e letargia; ensimesmada, surda, sonolenta, insensível; é mais capaz de gerar infantes bastardos que a guerra de destruir o homem. Se a guerra é um estupro, a paz é uma convenção de cornos. Sem falar que na paz é quando e onde o ódio entre os homens floresce! Porque quando não se precisa do outro, o outro é o inferno e o mal. Se eu fosse rico e guerras fossem um bem à venda, eu compraria todas! A arquitetura da destruição é a mais bela das artes. Não devemos tentar interromper o curso natural da natureza. Esta é a verdadeira harmonia do reino animal!”

Onde há paz, há comércio e concórdia! Quem discorda, pegue seu banquinho e suas trouxas… No triunfo do pacifismo, não há lugar para o amor-próprio! Não há tiranos no comando. A cidade dourada, abençoada pelos deuses, diz adeus aos canhões e às espadas! Eh, e quem ousa falar em guerra deve ser chicoteado! Eh, deixem os belicosos se matarem! Nenhum estuprador de donzelas em nossos portões! Sacrifícios nos templos, e não nas ruas. A verdade é que disparate tal é tão antinatural e improfícuo quanto caçar-se borboletas! Só o fruto delicado é doce. Lobos não consomem ovelhas nestes quadrantes! Concedo que é contra nossa vontade que enfraquecemos os fortes. Eles seriam bons trabalhadores. Mas temos de aceitar viver na mediocridade benfazeja. Nada como esquentar os pés na lareira, ler um livro na poltrona, ao lado da patroa, do cachorro e das crianças. Ah, e quantos quitutes para beliscar! Bem que ter fome é avidez guerreira, e longe de mim este cálice! Além do mais, sendo prósperos e diplomáticos, não há nenhum negócio que não consigamos fazer, para o bem de todos! Ninguém aqui é bombeiro, para lutar com fogo contra fogo!”

When, Caius, Rome is thine, thou art poorest of all; then shortly art thou mine.”

CORIOLANUS

Wife, mother, child, I know not. My affairs

Are servanted to others: though I owe

My revenge properly, my remission lies

In Volscian breasts. That we have been familiar,

Ingrate forgetfulness shall poison, rather

Than pity note how much. Therefore, be gone.

Mine ears against your suits are stronger than

Your gates against my force. Yet, for I loved thee,

Take this along; I writ it for thy sake

Gives a letter

And would have rent it. Another word, Menenius,

I will not hear thee speak. This man, Aufidius,

Was my beloved in Rome: yet thou behold’st!

AUFIDIUS

You keep a constant temper.

Aquele que desejaria se suicidar não receia sua morte por outrem. Portanto, não há quem possa pará-lo além das próprias leis da Física. Sejamos o que somos, enquanto durar o mundo; crescendo, com a idade, a miséria, ou, com a miséria, a idade. Como me disseram um dia, digo a vocês: Adeus, que Deus tenha piedade de nós!

Let it be virtuous to be obstinate.

What is that curt’sy worth? or those doves’ eyes,

Which can make gods forsworn? I melt, and am not

Of stronger earth than others. My mother bows;

As if Olympus to a molehill should

In supplication nod: and my young boy

Hath an aspect of intercession, which

Great nature cries <Deny not>. Let the Volsces

Plough Rome and harrow Italy: I’ll never

Be such a gosling to obey instinct, but stand,

As if a man were author of himself

And knew no other kin.”

Que ser obstinado seja o cume da virtude.

Do que valem essas súplicas? Os olhos de vítima imolada,

que fariam até os deuses recuarem? Eu derreto por dentro,

e não sou de chama superior a Prometeu. Minha mãe se ajoelha;

Como se o Olimpo reunido tivesse direito de venerar um inseto!

Se rende em súplicas, traz no colo meu caçula

A modos de interceder favoravelmente,

porque meu calcanhar berra: <Aquiles!>;

é contra a Mãe-Natureza e os instintos dizer <Não!>

a toda essa cena. E quer saber?

Que os volscos deitem Roma, minha excomungadora, e a Itália abaixo:

nunca irei ser um homem-gazela, obedecer à lei natural

e escutar o sangue que borbulha em minhas veias;

prefiro resistir, fazendo a abstração:

a de um homem que é autor de si mesmo

E não podia agir diferente. Não tenho família, não tenho pátria.

VITÓRIA DE PIRRO

Sou um títere da política

Um ator sem sentimentos no palco

Na verdade mesmo como ator

Sou um perfeito incompetente

O ator sente alguma coisa, dúvida, hesitação,

incorpora um personagem. Eu esqueci o texto,

começo agora do zero e a nada nem ninguém

devo minhas ações. Isso é ser deus!

É amargo, diferente do que pensam:

mas melhor do que desobedecer seu destino!

Sou tirano, mas não sou romano!

Sou a vitória, e a vitória é uma coisa bárbara!

Caia Capitólio!

Preferia botar a cabeça no chão, no subsolo,

Como perfeito avestruz,

Mas já que à realidade seu olhar me seduz,

Mulher te digo,

O beijo de despedida que te dei antes do exílio

foi o Beijo da Morte, da largada de minha corrida

contra o tempo para me vingar, e núpcias

de sangue que comparo à Lua de Mel

mais terna.

Whereto we are bound, together with thy victory,

Whereto we are bound? alack, or we must lose

The country, our dear nurse, or else thy person,

Our comfort in the country. We must find

An evident calamity, though we had

Our wish, which side should win: for either thou

Must, as a foreign recreant, be led

With manacles thorough our streets, or else

triumphantly tread on thy country’s ruin,

And bear the palm for having bravely shed

Thy wife and children’s blood. For myself, son,

I purpose not to wait on fortune till

These wars determine: if I cannot persuade thee

Rather to show a noble grace to both parts

Than seek the end of one, thou shalt no sooner

March to assault thy country than to tread–

Trust to’t, thou shalt not–on thy mother’s womb,

That brought thee to this world.

Dance no seu berço, meu filho,

Meu túmulo, minha buceta!

if thou conquer Rome, the benefit

Which thou shalt thereby reap is such a name,

Whose repetition will be dogg’d with curses;

Whose chronicle thus writ: <The man was noble,

But with his last attempt he wiped it out;

Destroy’d his country, and his name remains

To the ensuing age abhorr’d.>

CORIOLANUS

O mother, mother!

What have you done? Behold, the heavens do ope,

The gods look down, and this unnatural scene

They laugh at. O my mother, mother! O!

You have won a happy victory to Rome;

But, for your son,–believe it, O, believe it,

Most dangerously you have with him prevail’d,

If not most mortal to him. But, let it come.

Aufidius, though I cannot make true wars,

I’ll frame convenient peace. Now, good Aufidius,

Were you in my stead, would you have heard

A mother less? or granted less, Aufidius?”

This Marcius is grown from man to dragon: he has wings; he’s more than a creeping thing.”

Esta é uma centopéia alada e temo que não tenhamos magos para combatê-la.

when he walks, he moves like an engine, and the ground shrinks before his treading: he is able to pierce a corslet with his eye; talks like a knell, and his hum is a battery. He sits in his state, as a thing made for Alexander. What he bids be done is finished with his bidding. He wants nothing of a god but eternity and a heaven to throne in.”

there is no more mercy in him than there is milk in a male tiger”

SICINIUS

The gods be good unto us!

MENENIUS

No, in such a case the gods will not be good unto us. When we banished him, we respected not them; and, he returning to break our necks, they respect not us.”

A merrier day did never yet greet Rome,

No, not the expulsion of the Tarquins.”

This Volumnia is worth of consuls, senators, patricians, a city full; of tribunes, such as you, a sea and land full.”

I raised him, and I pawn’d

Mine honour for his truth: who being so heighten’d,

He water’d his new plants with dews of flattery,

Seducing so my friends; and, to this end,

He bow’d his nature, never known before

But to be rough, unswayable and free.

(…) till, at the last,

I seem’d his follower, not partner, and

He waged me with his countenance, as if

I had been mercenary.

(…)

At a few drops of women’s rheum [coriza], which are

As cheap as lies, he sold the blood and labour

Of our great action: therefore shall he die,

And I’ll renew me in his fall.”

Second Conspirator

And patient fools,

Whose children he hath slain, their base throats tear

With giving him glory.”

Third Conspirator

Ere he express himself, or move the people

With what he would say, let him feel your sword,

Which we will second. When he lies along,

After your way his tale pronounced shall bury

His reasons with his body.”

Hail, lords! I am return’d your soldier,

No more infected with my country’s love

Than when I parted hence, but still subsisting

Under your great command. You are to know

That prosperously I have attempted and

With bloody passage led your wars even to

The gates of Rome. Our spoils we have brought home

Do more than counterpoise a full third part

The charges of the action. We have made peace

With no less honour to the Antiates

Than shame to the Romans: and we here deliver,

Subscribed by the consuls and patricians,

Together with the seal o’ the senate, what

We have compounded on.”

The Conspirators draw, and kill CORIOLANUS: AUFIDIUS stands on his body”

My rage is gone;

And I am struck with sorrow. Take him up.

Help, three o’ the chiefest soldiers; I’ll be one.

Beat thou the drum, that it speak mournfully:

Trail your steel pikes. Though in this city he

Hath widow’d and unchilded many a one,

Which to this hour bewail the injury,

Yet he shall have a noble memory.”

A dead march sounded”

THE COUNT OF MONTE CRISTO

Dumas [pai]

25/01/16-24/09/16

GLOSSÁRIO

Frascati: vinho branco italiano, procedente da região de mesmo nome

mazzolata: também mazzatello. Punição capital extremamente cruel empregada pela Igreja no século XVIII. A arma usada pelo carrasco era um enorme martelo ou um machado. O executor, no caso da 1ª arma, embalava a arma para pegar impulso no único golpe que desferia e acertava na cabeça do condenado, que se não morria caía desmaiado no chão e depois tinha a garganta cortada. Reservado a crimes hediondos.

singlestick: foi modalidade olímpica em 1904

I have a partner, and you know the Italian proverb – Chi ha compagno ha padrone – <He who has a partner has a master.>”

<but you were right to return as soon as possible, my boy.>

<And why?>

<Because Mercedes is a very fine girl, and fine girls never lack followers; she particularly has them by dozens.>

<Really?> answered Edmond, with a smile which had in it traces of slight uneasiness.”

Believe me, to seek a quarrel with a man is a bad method of pleasing the woman who loves that man.”

Why, when a man has friends, they are not only to offer him a glass of wine, but moreover, to prevent his suwallowing 3 or 4 pints [2 litros] of water unnecessarily!”

<Well, Fernand, I must say,> said Caderousse, beginning the conversation, with that brutality of the common people in which curiosity destroys all diplomacy, <you look uncommonly like a rejected lover;> and he burst into a hoarse laugh”

<they told me the Catalans were not men to allow themselves to be supplanted by a rival. It was even told me that Fernand, especially, was terrible in his vengeance.>

Fernand smiled piteously. <A lover is never terrible,> he said.”

pricked by Danglars, as the bull is pricked by the bandilleros”

<Unquestionably, Edmond’s star is in the ascendant, and he will marry the splendid girl – he will be captain, too, and laugh at us all unless.> – a sinister smile passed over Danglars’ lips – <unless I take a hand in the affair,> he added.”

happiness blinds, I think, more than pride.”

That is not my name, and in my country it bodes ill fortune, they say, to call a young girl by the name of her betrothed, before he becomes her husband. So call me Mercedes if you please.”

We are always in a hurry to be happy, Mr. Danglars; for when we have suffered a long time, we have great difficulty in believing in good fortune.”

<I would stab the man, but the woman told me that if any misfortune happened to her betrothed, she would kill herself>

<Pooh! Women say those things, but never do them.>”

<you are 3 parts drunk; finish the bottle, and you will be completely so. Drink then, and do not meddle with what we are discussing, for that requires all one’s wit and cool judgement.>

<I – drunk!> said Caderousse; <well that’s a good one! I could drink four more such bottles; they are no bigger than cologne flanks. Pere Pamphile, more wine!>”

and Caderousse rattled his glass upon the table.”

Drunk, if you like; so much the worse for those who fear wine, for it is because they have bad thoughts which they are afraid the liquor will extract from their hears;”

Tous les mechants sont beuveurs d’eau; C’est bien prouvé par le deluge.”

Say there is no need why Dantes should die; it would, indeed, be a pity he should. Dantes is a good fellow; I like Dantes. Dantes, your health.”

<Absence severs as well as death, and if the walls of a prison were between Edmond and Mercedes they would be as effectually separated as if he lay under a tombstone.>

<Yes; but one gets out of prison,> said Caderousse, who, with what sense was left him, listened eagerly to the conversation, <and when one gets out and one’s name is Edmond Dantes, one seeks revenge>-“

<I say I want to know why they should put Dantes in prison; I like Dantes; Dantes, our health!>

and he swallowed another glass of wine.”

the French have the superiority over the Spaniards, that the Spaniards ruminate, while the French invent.”

Yes; I am supercargo; pen, ink, and paper are my tools, and whitout my tools I am fit for nothing.” “I have always had more dread of a pen, a bottle of ink, and a sheet of paper, than of a sword or pistol.”

<Ah,> sighed Caderousse, <a man cannot always feel happy because he is about to be married.>”

Joy takes a strange effect at times, it seems to oppress us almost the same as sorrow.”

<Surely,> answered Danglars, <one cannot be held responsible for every chance arrow shot into the air>

<You can, indeed, when the arrow lights point downward on somebody’s head.>”

<That I believe!> answered Morrel; <but still he is charged>-

<With what?> inquired the elder Dantes.

<With being an agent of the Bonapartist faction!>

Many of our readers may be able to recollect how formidable such and accusation became in the period at which our story is dated.”

the man whom 5 years of exile would convert into a martyr, and 15 of restoration elevate to the rank of a god.”

glasses were elevated in the air à l’Anglais, and the ladies, snatching their bouquets from their fair bossoms, strewed the table with their floral treasures.”

yes, yes, they could not help admitting that the king, for whom we sacrificed rank, wealth and station was truly our <Louis the well-beloved,> while their wretched usurper has been, and ever wil be, to them their evil genius, their <Napoleon the accursed.>”

Napoleon is the Mahomet of the West and is worshipped as the personification of equality.”

one is the quality that elevantes [Napoleon], the other is the equality that degrades [Robespierre]; one brings a king within reach of the guillotine, the other elevates the people to a level with the throne.”

9 Termidor: degolação de Robespierre, num 27/7

4/4/14 – Queda de Napoleão

<Oh, M. de Villefort,>, cried a beautiful young creature, daughter to the Comte de Salvieux, and the cherished friend of Mademoiselle de Saint-Meran, <do try and get up some famous trial while we are at Marseilles. I never was in a law-cout; I am told it is so very amusing!>

<Amusing, certainly,> replied the young man, <inasmuch as, instead of shedding tears as at a theatre, you behold in a law-court a case of real and genuine distress – a drama of life. The prisoner whom you there see pale, agitated, and alarmed, instead of – as is the case when a curtain falls on a tragedy – going home to sup peacefully with his family, and then retiring to rest, that he may recommence his mimic woes on the morrow, – is reconducted to his prison and delivered up to the executioner. I leave you to judge how far your nerves are calculated to bear you through such a scene. Of this, however, be assured, that sould any favorable apportunity present itself, I will not fail to offer you the choice of being present.>

I would not choose to see the man against whom I pleaded smile, as though in mockery of my words. No; my pride is to see the accused pale, agitated and as though beaten out of all composure by the fire of my eloquence.”

Why, that is the very worst offence they could possibly commit, for, don’t you see, Renée, the king is the father of his people, and he who shall plot or contrive aught against the life and safety of the parent of 32 millions of souls, is a parricide upon a fearfully great scale.>”

It was, as we have said, the 1st of March, and the prisoner was soon buried in darkness.” 01/03/16

But remorse is not thus banished; like Virgil’s wounded hero, he carried the arrow in his wound, and, arrived at the salon, Villefort uttered a sigh that was almost a sob, and sank into a chair.”

Danglars was one of those men born with a pen behind the ear, and an inkstand in place of a heart. Everything with him was multiplication or subtraction. The life of a man was to him of far less value than a numeral, especially when, by taking it away, he could increase the sum total of his own desires. He went to bed at his usual hour, and slept in peace.”

A BARCA DO INFERNO QUE ARCA COM AS CONSEQÜÊNCIAS DO PE(S)CADO

desejos desejados no mar infinito

despojos desejosos de ser entregues aos derrotados

de consolo

que nojo

dessa raça

em desgraça

perpétua

que a maré a leve

para o fundo

do abismo

pesadâncora

pesadume

pesado cardume

proa perdeu o lume

popa nasceu sem gume

mastro adubado de petróleo

fóssil agora

apagado e insolente

eu sou experiente, experimente!

um louco que está sempre no lucro

das questões eu chego ao fulcro

por mais que não seja inteligente,

seja só uma compulsão demente

ser verdadeiro

se ver como herdeiro

de uma civilização

legada ao esquecimento

divino

o trem metafísico e seu lote de vagãos pagãos

levando à conclusão

de que o choque é elétrico

e anafilático

nada de milagre nada de intangível

só cobramos e debitamos o crível

(02/03/16)

said Louis XVIII, laughing; <the greatest captains of antiquity amused themselves by casting pebbles [seixos] into the ocean – see Plutarch’s Scipio Africanus.>”

<So then,> he exclaimed, turning pale with anger, <seven conjoined and allied armies overthrew that man. A miracle of heaven replaced me on the throne of my fathers after five-and-twenty years of exile. I have, during those 5-&-20 years, spared no pains to understand the people of France and the interests which were confided to me; and now when I see the fruition of my wishes almost within reach, the power I hold in my hands bursts, and shatters me to atoms!>”

Really impossible for a minister who has an office, agents, spies, and fifteen hundred thousand [1,5 million] francs for secret service money, to know what is going on at 60 leagues from the coast of France!”

Why, my dear boy, when a man has been proscribed by the mountaineers, has escaped from Paris in a hay-cart, been hunted over the plains of Bordeaux by Robespierre’s bloodhounds, he becomes accustomed to most things.”

<Come, come,> said he, <will the Restoration adopt imperial methods so promptly? Shot, my dear boy? What an idea! Where is the letter you speak of? I know you too well to suppose you would allow such a thing to pass you.>”

Quando a polícia está em débito, ela declara que está na pista; e o governo pacientemente aguarda o dia em que ela vem para dizer, com um ar fugitivo, que perdeu a pista.”

The king! I thought he was philosopher enough to allow that there was no murder in politics. In politics, my dear fellow, you know, as well as I do, there are no men, but ideas – no feelings, but interests; in politics we do not kill a man, we only remove an obstacle, that is all. Would you like to know how matters have progressed? Well, I will tell you. It was thought reliance might be placed in General Quesnel; he was recommended to us from the Island of Elba; one of us went to him, and visited him to the Rue Saint-Jacques, where he would find some friends. He came there, and the plan was unfolded to him for leaving Elba, the projected landing, etc. When he had heard and comprehended all to the fullest extent, he replied that he was a royalist. Then all looked at each other, – he was made to take an oath, and did so, but with such an ill grace that it was really tempting Providence to swear him, and yet, in spite of that, the general allowed to depart free – perfectly free. Yet he did not return home. What could that mean? why, my dear fellow, that on leaving us he lost his way, that’s all. A murder? really, Villefort, you surprise me.”

<The people will rise.>

<Yes, to go and meet him.>

Ring, then, if you please, for a second knife, fork, and plate, and we will dine together.”

<Eh? the thing is simple enough. You who are in power have only the means that money produces – we who are in expectation, have those which devotion prompts.>

<Devotion!> said Villefort, with a sneer.

<Yes, devotion; for that is, I believe, the phrase for hopeful ambition.>

And Villefort’s father extended his hand to the bell-rope to summon the servant whom his son had not called.”

Say this to him: <Sire, you are deceived as to the feeling in France, as to the opinions of the towns, and the prejudices of the army; he whom in Paris you call the Corsican ogre, who at Nevers is styled the usurper, is already saluted as Bonaparte at Lyons, and emperor at Grenoble. You think he is tracked, pursued, captured; he is advancing as rapidly as his own eagles. The soldiers you believe to be dying with hunger, worn out with fatigue, ready to desert, gather like atoms of snow about the rolling ball as it hastens onward. Sire, go, leave France to its real master, to him who acquired it, not by purchase, but by right of conquest; go, sire, not that you incur any risk, for your adversary is powerful enough to show you mercy, but because it would be humiliating for a grandson of Saint Louis to owe his life to the man of Arcola Marengo, Austerlitz.> Tell him this, Gerard; or, rather, tell him nothing. Keep your journey a secret; do not boast of what you have come to Paris to do, or have done; return with all speed; enter Marseilles at night, and your house by the back-door, and there remain quiet, submissive, secret, and, above all, inoffensive”

Every one knows the history of the famous return from Elba, a return which was unprecedented in the past, and will probably remain without a counterpart in the future.”

Napoleon would, doubtless, have deprived Villefort of his office had it not been for Noirtier, who was all powerful at court, and thus the Girondin of ‘93 and the Senator of 1806 protected him who so lately had been his protector.” “Villefort retained his place, but his marriage was put off until a more favorable opportunity.” “He made Morrel wait in the antechamber, although he had no one with him, for the simple sreason that the king’s procureur always makes every one wait, and after passing a quarter of an hour in reading the papers, he ordered M. Morrel to be admitted.”

<Edmond Dantes.>

Villefort would probably have rather stood opposite the muzzle of a pistol at five-and-twenty paces than have heard this name spoken; but he did not blanch.”

<Monsieur,> returned Villefort, <I was then a royalist, because I believed the Bourbons not only the heirs to the throne, but the chosen of the nation. The miraculous return of Napoleon has conquered me, the legitimate monarch is he who is loved by his people.>”

<There has been no arrest.>

<How?>

<It is sometimes essential to government to cause a man’s disappearance without leaving any traces, so that no written forms or documents may defeat their wishes.>

<It might be so under the Bourbons, but at present>-

<It has always been so, my dear Morrel, since the reign of Louis XIV. The emperor is more strict in prison discipline than even Louis himself>”

As for Villefort, instead of sending to Paris, he carefully preserved the petition that so fearfully compromised Dantes, in the hopes of an event that seemed not unlikely, – that is, a 2nd restoration. Dantes remained a prisoner, and heard not the noise of the fall of Louis XVIII’s throne, or the still more tragic destruction of the empire.” “At last there was Waterloo, and Morrel came no more; he had done all that was in his power, and any fresh attempt would only compromise himself uselessly.”

But Fernand was mistaken; a man of his disposition never kills himself, for he constantly hopes.”

Old Dantes, who was only sustained by hope, lost all hope at Napoleon’s downfall. Five months after he had been separated from his son, and almost at the hour of his arrest, he breathed his last in Mercedes’ arms.”

The inspector listened attentively; then, turning to the governor, observed, <He will become religious – he is already more gentle; he is afraid, and retreated before the bayonets – madmen are not afraid of anything; I made some curious observations on this at Charenton.> Then, turning to the prisoner, <What is it you want?> said he.”

<My information dates from the day on which I was arrested,> returned the Abbé Faria; <and as the emperor had created the kingdom of Rome for his infant son, I presume that he has realized the dream of Machiavelli and Caesar Borgia, which was to make Italy a united kingdom.>

<Monsieur,> returned the inspector, <providence has changed this gigantic plan you advocate so warmly.>

<It is the only means of rendering Italy strong, happy, and independent.>

<Very possibly; only I am not come to discuss politics, but to inquire if you have anything to ask or to complain of.>

<The food is the same as in other prisons, – that is, very bad, the lodging is very unhealthful, but, on the whole, passable for a dungeon; but it is not that which I wish to speak of, but a secret I have to reveal of the greatest importance.>

<It is for that reason I am delighted to see you,> continued the abbé, <although you have disturbed me in a most important calculation, which, if it succeded, would possibly change Newton’s system. Could you allow me a few words in private.>”

<On my word,> said the inspector in a low tone, <had I not been told beforehand that this man was mad, I should believe what he says.>”

A new governor arrived; it would have been too tedious to acquire the names of the prisoners; he learned their numbers instead. This horrible place contained 50 cells; their inhabitants were designated by the numbers of their cell, and the unhappy young man was no longer called Edmond Dantes – he was now number 34.”

Prisioneiros de segurança máxima não devem adoecer – que bactéria ou vírus cosmopolita os visitaria? Que mudança que fosse mais forte e sensível que o supertédio?

he addressed his supplications, not to God, but to man. God is always the last resource. Unfortunates, who ought to begin with God, do not have any hope in him till they have exhausted all other means of deliverance.”

Dantes spoke for the sake of hearing his own voice; he had tried to speak when alone, but the sound of his voice terrified him.”

in prosperity prayers seem but a mere medley of words, until misfortune comes and the unhappy sufferer first understands the meaning of the sublime language in which he invokes the pity of heaven!”

<Yes, yes,> continued he, <’Twill be the same as it was in England. After Charles I, Cromwell; after Cromwell, Charles II, and then James II, and then some son-in-law or relation, some Prince of Orange, a stadtholder¹ who becomes a king. Then new concessions to the people, then a constitution, then liberty. Ah, my friend!> said the abbé, turning towards Dantes, and surveying him with the kindling gaze of a prophet, <you are young, you will see all this come to pass.>”

¹ Magistrado de província holandesa

<But wherefore are you here?>

<Because in 1807 I dreamed of the very plan Napoleon tried to realize in 1811; because, like Napoleon, I desired to alter the political face of Italy, and instead of allowing it to be split up into a quantity of petty principalities, each held by some weak or tyrannical ruler, I sought to form one large, compact and powerful empire; and lastly, because I fancied I had found Caesar Borgia in a crowned simpleton, who feigned to enter into my views only to betray me. It was the plan of Alexander VI, but it will never succeed now, for they attempted it fruitlessly, and Napoleon was unable to complete his work. Italy seems fated to misfortune.> And the old man bowed his head.

Dantes could not understand a man risking his life for such matters. Napoleon certainly he knew something of, inasmuch as he had seen and spoken with him; but of Clement VII and Alexander VI he knew nothing.

<Are you not,> he asked, <the priest who here in the Chateau d’If is generally thought to be – ill?>

<Mad, you mean, don’t you?>

<I did not like to say so,> answered D., smiling.”

In the 1st place, I was 4 years making the tools I possess, and have been 2 years scraping and digging out earth, hard as granite itself; then what toil and fatigue has it not been to remove huge stones I should once have deemed impossible to loosen.”

Another, other and less stronger than he, had attempted what he had not had sufficient resolution to undertake, and had failed only because of an error in calculation.”

<When you pay me a visit in my cell, my young friend,> said he, <I will show you an entire work, the fruits of the thoughts and reflections of my whole life; many of them meditated over in the Colosseum at Rome, at the foot of St. Mark’s columm at Venice, little imagining at the time that they would be arranged in order within the walls of the Chateau d’If. The work I speak is called ‘A Treatise on the Possibility of a General Monarchy in Italy,’ and will make one large quarto volume.>”

I had nearly 5.000 volumes in my library at Rome; but after reading them over many times, I found out that with 150 well-chosen books a man possesses if not a complete summary of all human knowledge, at least all that a man need really know. I devoted 3 years of my life to reading and studying these 150 volumes, till I knew them nearly by heart; so that since I have been in prison, a very slight effort of memory has enabled me to recall their contents as readily as though the pages were open before me. I could recite you the whole of Thucidides, Xenophon, Plutarch, Titus Livius, Tacitus, Strada, Jornandes [Jordanes], Dante, Montaigne, Shakespeare, Spinoza, Machiavelli, and Bossuet.”

Yes, I speak 5 of the modern tongues – that is to say, German, French, Italian, English and Spanish; by the aid of ancient Greek I learned modern Greek – I don’t speak so well asI could wish, but I am still trying to improve myself.” “Improve yourself!” repeated Dantes; “why, how can you manage to do so?”

This last explanation was wholly lost upon Dantes, who had always imagined, from seeing the sun rise from behind the mountains and set in the Mediterranean, that it moved, and not the earth. A double movement of the globo he inhabited, and of which he could feel nothing, appeared to him perfectly impossible.”

Should I ever get out of prison and find in all Italy a printer courageous enough to publish what I have composed, my literary reputation is forever secured.”

What would you not have accomplished if you had been free?”

Possibly nothing at all; the overflow of my brain would probably, in a state of freedom, have evaporated in a 1,000 follies; misfortune is needed to bring to light the treasure of the human intellect. Compression is needed to explode gunpowder. Captivity has brought my mental faculties to a focus”

<if you visit to discover the author of any bad action, seek first to discover the person to whom the perpetration of that bad action could be in any way advantageous. Now, to apply it in your case, – to whom could your disappearance have been serviceable?>

<To no one, by heaven! I was a very insignificant person.>

<Do not speak thus, for your reply evinces neither logic nor philosophy; everything is relative, my dear young friend, from the king who stands in the way of his successor, to the employee who keeps his rival out of a place. Now, in the event of the king’s death, his successor inherits a crown, – when the employee dies, the supernumerary steps into his shoes, and receives his salary of 12.000 livres. Well, these 12.000 livres are his civil list, and are as essential to him as 12.000.000 of a king. Every one, from the highest to the lowest degree, has his place on the social ladder, and is beset by stormy passions and conflicting interests, as in Descartes’ theory of pressure and impulsion.” efeito borboleta parte I “But these forces increase as we go higher, so that we have a spiral which in defiance of reason rests upon the apex and not on the base.”

<Simply because that accusation had been written with the left hand, and I have noticed that> –

<What?>

<That while the writing of different persons done with the right hand varies, that performed with the left hand is invariably uniform.>”

That is in strict accordance with the Spanish character; an assassination they will unhesitatingly commit, but an act of cowardice never.”

Pray ask me whatever questions you please; for, in good truth, you see more clearly into my life than I do myself.”

<About six or seven and twenty years of age, I should say.>

<So,> anwered the abbé. <Old enough to be ambitious, but too young to be corrupt. And how did he treat you?>”

<That alters the case. Tis man might, after all, be a greater scoundrel than you have thought possible>

<Upon my word,> said Dantes, <you make me shudder. Is the world filled with tigers and crocodiles?>

<Yes; and remember that two-legged tigers and crocodiles are more dangerous than the others.>

Had a thunderbolt fallen at the feet of D., or hell opened its yawining gulf before him, he could not have been more completely transfixed with horror than he was at the sound of these unexpected words. Starting up he clasped his hands around his head as though to prevent his very brain from bursting, and exclaimed, <His father! his father!>”

D. was at lenght roused from his revery by the voice of Faria, who, having also been visited by his jailer, had come to invite his fellow-sufferer to share his supper. The reputation of being out of his mind though harmlessly and even amusingly so, had procured for the abbé unusual privileges. He was supplied with bread of a finer whiter quality than the usual prison fare, and even regaled each Sunday with a small quantity of wine.”

The elder prisoner was one of those persons whose conversation, like that of all who have experienced many trials, contained many usefel and important hints as well as sound information; but it was never egotistical, for the unfortunate man never alluded to his own sorrows. D. listened with admiring attention to all he said; some of his remarks corresponded with what he already knew, or applied to the sort of knowledge his nautical life had enabled him to acquire.”

I can well believe that so learned a person as yourself would prefer absolute solitude to being tormented with the company of one as ignorant and uninformed as myself.”

The abbé smiled: <Alas, my boy,> said he, <human knowledge is confined within very narrow limits; and when I have taught you mathematics, physics, history, and the 3 or 4 modern languages with which I am acquainted, you will know as much as I do myself. Now, it will scarcely require 2 years for me to communicate to you the stock of learnings I possess.>”

<Not their application, certainly, but their principles you may; to learn is not to know; there are the learners and the learned. Memory makes the one, philosophy the other.>

<But cannot one learn philosophy?>

<Philosophy cannot be taught; it is the application of the sciences to truth; it is like the golden cloud in which the Messiah went up into heaven.>”

An that very evening the prisoners sketched a plan of education, to be entered upon the following day. D. possessed a prodigious memory, combined with an astonishing quickness and readiness of conception; the mathematicla turn of his mind rendered him apt at al all kinds of calculation, while his naturally poetical feelings threw a light and pleasing veil over the dry reality of arithmetical computation, or the rigid severity of geometry. He already knew Italian, and had also picked up a little of the Romaic dialect during voyages to the East; and by the aid of these 2 languages he easily comprehended the construction of all the others, so that at the end of 6 months he began to speak Spanish, English, and German. In strict accordance with the promise made to the abbé, D. spoke no more of escape. Perhaps the delight his studies afforded him left no room for such thoughts; perhaps the recollection that he had pledged his word (on which his sense of honor was keen) kept him from referring in any way to the possibilities of flight. Days, even months, passed by unheeded in one rapid and instructive course. At the end of a year D. was a new man. D. observed, however, that Faria, in spite of the relief his society afforded, daily grew sadder; one thought seemed incessantly to harass and distract his mind. Sometimes he would fall into long reveries, sigh heavily and involuntarily, then suddenly rise, and, with folded arms, begin pacing the confined space of his dungeon. One day he stopped all at once, and exclaimed, <Ah, if there were no sentinel!>”

Esse tesouro, que deve corresponder a dois… de coroas romanas no mais afastado a… da segunda abertura co… declara pertencer a ele som… herdeiro. <25 de Abril, 149-”

Eu ouvi freqüentemente a frase <Tão rico como um Spada.>” “Ali, no 20º capítulo de a Vida do Papa Alexandre VI, constavam as seguintes linhas, que jamais poderei esquecer: – <As grandes guerras da Romagna terminaram; César Bórgia, que completou suas conquistas, precisava de dinheiro para adquirir a Itália inteira. O papa também precisava de dinheiro para liquidar seus problemas com Luís XII, Rei da França, que ainda era formidável a despeito de seus recentes reveses; e era necessário, portanto, recorrer a algum esquema rentável, o que era um problema de grande dificuldade nas condições de pauperização de uma exausta Itália. Sua santidade teve uma idéia. Ele resolveu fazer dois cardeais.

Ao escolher duas das maiores personagens de Roma, homens especialmente ricos – esse era o retorno pelo qual o pai santíssimo esperava. Primeiramente, ele poderia vender as grandes posições e esplêndidos ofícios que os cardeais já possuíam; e depois ele teria ainda dois chapéus para vender. Havia um terceiro ponto em vista, que logo aparecerá na narrativa. O papa e César Bórgia primeiro acharam os dois futuros cardeais; eles eram Giovanni Rospigliosi, que portava 4 das mais altas dignidades da Santa Sé; e César Spada, um dos mais nobres e ricos da nobreza romana; ambos sentiram a alta honraria de tal favor do papa. Eles eram ambiciosos, e César Bórgia logo encontrou compradores para suas posições. O resultado foi que Rospigliosi e Spada pagaram para ser cardeais, e 8 outras pessoas pagaram pelos ofícios que os cardeais tinham ante sua elevação; destarte 800.000 coroas entraram nos cofres dos especuladores.

É tempo agora de proceder à última parte da especulação. O papa encheu Rospigliosi e Spada de atenções, conferiu-lhes a insígnia do cardinalato, e os induziu a organizar seus negócios de forma a se mudarem para Roma. É aí que o papa e César Bórgia convidam os dois cardeais para jantar. Esse era um problema de disputa entre o santo pai e seu filho. César pensava que eles poderiam se utilizar de um dos meios que ele sempre tinha preparado para os amigos, i.e., em primeiro lugar, a famosa chave que era dada a certas pessoas com o pedido de que fossem e abrissem o armário equivalente. Essa chave era dotada de uma pequena ponta de ferro, – uma negligência da parte do chaveiro. Quando ela era pressionada a fim de abrir-se o armário, do qual a fechadura era complicada, a pessoa era picada por essa pontinha, e morria no dia seguinte. Havia também o anel com a cabeça de leão, que César usava quando queria cumprimentar seus amigos com um aperto de mão. O leão mordia a mão do assim favorecido, e ao cabo de 24h, a mordida se mostrava mortal. César propôs ao seu pai, que ou eles deveriam pedir aos cardeais para abrir o armário, ou apertar suas mãos; mas Alexandre VI respondeu: <Quanto aos valongos cardeais, Spada e Rospigliosi, convidemo-los para jantar, algo me diz que conseguiremos esse dinheiro de volta. Além disso, esquece-te, ó César, que uma indigestão se declara imediatamente, enquanto uma picada ou uma mordida ocasionam um atraso de um dia ou dois.> César recuou de tão convincente raciocínio, e os cardeais foram conseqüentemente chamados para jantar.

A mesa foi servida num vinhedo pertencente ao papa, perto de San Pierdarena, um retiro encantador que os cardeais conheciam de ouvir falar. Rospigliosi, bem disposto graças a suas novas dignidades, chegou com um bom apetite e suas maneiras mais obsequiosas. Spada, um homem prudente, e muito apegado a seu único sobrinho, um jovem capitão da mais alta promessa, pegou papel e caneta, e redigiu seu testamento. E depois mandou avisar o seu sobrinho para esperá-lo próximo ao vinhedo; mas aparentemente o servo não foi capaz de encontrá-lo.

Spada sabia o que esses convites significavam; desde a Cristandade, tão eminentemente civilizada, se alastrou por toda Roma, não era mais um centurião que vinha da parte do tirano com uma mensagem, <César quer que você morra.> mas era um núncio apostólico a latere, que vinha com um sorriso nos lábios para dizer, pelo papa, que <Sua santidade solicita sua presença num jantar.>

Spada se dirigiu lá pelas 2 a San Pierdarena. O papa o esperava. A primeira imagem a atrair a atenção de Spada foi a do seu sobrinho, todo paramentado, e César Bórgia cativando-o com as atenções mais marcadas. Spada empalideceu quando César o fitou com ar irônico, o que provava que ele havia antecipado tudo, e que a armadilha já estava em funcionamento.

Eles começaram a jantar e Spada foi capaz de indagar, somente, de seu sobrinho se ele tinha recebido sua mensagem. O sobrinho respondeu que não; compreendendo perfeitamente o significado da pergunta. Era tarde demais, já que ele já tinha tomado um copo de um excelente vinho, selecionado para ele expressamente pelo copeiro do papa. Spada testemunhou ao mesmo tempo outra garrafa, vindo a si, que ele foi premido a provar. Uma hora depois um médico declarou que ambos estavam envenenados por comer cogumelos. Spada morreu no limiar do vinhedo; o sobrinho expirou na sua própria porta, fazendo sinais que sua mulher não pôde compreender.

A seguir César e o papa se apressaram para botar as mãos na herança, sob o disfarce de estarem à procura de papéis do homem morto. Mas a herança consistia disso somente, um pedaço de papel em que Spada escreveu: -<Eu lego a meu amado sobrinho meus cofres, meus livros, e, entre outros, meu breviário com orelhas de ouro, que eu espero que ele preserve em consideração de seu querido tio.>

Os herdeiros procuraram em todo lugar, admiraram o breviário, se apropriaram dos móveis, e se espantaram grandemente de que Spada, o homem rico, era de fato o mais miserável dos tios – nenhum tesouro – e não ser que fossem os da ciência, contidos na biblioteca e laboratórios. Isso era tudo. César e seu pai procuraram, examinaram, escrutinaram, mas nada acharam, ou pelo menos muito pouco; nada que excedesse alguns milhares de coroas em prata, e aproximadamente o mesmo em dinheiro corrente; mas o sobrinho teve tempo de dizer a sua esposa, antes de morrer: <Procure direito entre os papéis do meu tio; há um testamento.>

Eles procuraram até mais meticulosamente do que os augustos herdeiros o fizeram, mas foi infrutífero. Havia dois palácios e um vinhedo atrás da Colina Palatina; mas nesses dias a propriedade da terra não tinha assim tanto valor, e os 2 palácios e o vinhedo continuaram com a família já que estavam abaixo da rapacidade do papa e seu filho. Meses e anos se passaram. Alexandre VI morreu, envenenado, – você sabe por qual erro. César, envenenado também, escapou desfolhando sua pele como a de uma cobra; mas a pele de baixo ficou marcada pelo veneno até se parecer com a de um tigre. Então, compelido a deixar Roma, ele acabou morto obscuramente numa escaramuça noturna; quase sem registros históricos. Depois da morte do papa e do exílio de seu filho, supôs-se que a família Spada voltaria ao esplendor dos tempos anteriores aos do cardeal; mas não foi o caso. Os Spada permaneceram em um conforto duvidoso, um mistério seguiu pairando sobre esse tema escuso, e o rumor público era que César, um político mais talentoso que seu pai, havia retirado do papa a fortuna dos 2 cardeais. Eu digo dos 2, porque o Cardeal Rospigliosi, que não tomara nenhuma precaução, foi completamente espoliado.”

Eu estava então quase certo de que a herança não ficara nem para os Bórgias nem para a família, mas se mantivera sem dono como os tesouros das 1001 Noites, que dormiam no seio da terra sob os olhos do gênio.”

esses caracteres foram traçados numa tinta misteriosa e simpática, que só aparecia ao ser exposta ao fogo; aproximadamente 1/3 do papel foi consumido pelas chamas.”

<2 milhões de coroas romanas; quase 13 milhões, no nosso dinheiro.” [*]

[*] $2.600.000 em 1894.”

Then an invincible and extreme terror seized upon him, and he dared not again press the hand that hung out of bed, he dared no longer to gaze on those fixed and vacant eyes, which he tried many times to close, but in vain – they opened again as soon as shut.”

<They say every year adds half a pound to the weight of the bones,> said another, lifting the feet.”

The sea is the cemetery of the Chateau d’If.”

It was 14 years day for day since Dantes’ arrest.”

At this period it was not the fashion to wear so large a beard and hair so long; now a barber would only be surprised if a man gifted with such advantages should consent voluntarily to deprive himself of them.”

The oval face was lengthened, his smiling mouth had assumed the firm and marked lines which betoken resolution; his eyebrows were arched beneath a brow furrowed with thought; his eyes were full of melancholy, and from their depths ocasionally sparkled gloomy fires of misanthropy and hatred; his complexion, so long kept from the sun, had now that pale color which produces, when the features are encircled with black hair, the aristocratic beauty of the man of the north; the profound learning he had acquired had besided diffused over his features a refined intellectual expression; and he had also acquired, being naturally of a goodly stature, that vigor which a frame possesses which has so long concentrated all its force within himself.”

Moreover, from being so long in twilight or darkness, his eyes had acquired the faculty of distinguishing objects in the night, common to the hyena and the wolf.”

it was impossible that his best friend – if, indeed, he had any friend left – could recognize him; he could not recognize himself.”

Fortunately, D. had learned how to wait; he had waited 14 years for his liberty, and now he was free he could wait at least 6 months or a year for wealth. Would he not have accepted liberty without riches if it had been offered him? Besides, were not those riches chimerical? – offspring of the brain of the poor Abbé Faria, had they not died with him?”

The patron of The Young Amelia proposed as a place of landing the Island of Monte Cristo, which being completely deserted, and having neither soldiers nor revenue officers, seemed to have been placed in the midst of the ocean since the time of the heathen Olympus by Mercury, the god of merchants and robbers, classes of mankind which we in modern times have separated if not made distinct, but which antiquity appears to have included in the same category” Tal pai, tal filho: vejo que um Dumas citou o outro, cf. o destino me comandou saber, por estar lendo A Dama das Camélias em simultaneidade – Jr. dissera a dado ponto, também inicial, de sua narrativa que era bom e inteligente que ladrões e comerciantes possuíssem antigamente o mesmo Deus, e que isso não era simples contingência histórica… Até aí, pensava tratar-se de Mammon, comentando o espúrio estilo de vida judio.

e qual solidão é mais completa, ou mais poética, que a de um navio flutuando isolado sobre as águas do mar enquanto reina a obscuridade da noite, no silêncio da imensidão, e sob o olhar dos Céus?”

Nunca um viciado em jogo, cuja fortuna esteja em jogo num lance de dados, chegou a experimentar a angústia que sentiu Edmundo em meio a seus paroxismos de esperança.”

<Em 2h,> ele disse, <essas pessoas vão partir mais ricas em 50 piastres cada, dispostas a arriscar novamente suas vidas só para conseguir outros 50; então retornarão com uma fortuna de 600 francos e desperdiçarão esse tesouro nalgum vilarejo, com aquele orgulho dos sultões e a insolência dos nababos.”

a providência, que, ao limitar os poderes do homem, gratifica-o ao mesmo tempo com desejos insaciáveis.”

<E agora,> ele exclamou, relembrando o conto do pescador árabe, que Faria relatou, <agora, abre-te sésamo!>”

o pavor – aquele pavor da luz do dia que mesmo no deserto nos faz temer estarmos sendo vigiados e observados.”

dentes brancos como os de um animal carnívoro”

seu marido mantinha sua tocaia diária na porta – uma obrigação que ele executava com tanta mais vontade, já que o salvava de ter de escutar os murmúrios e lamentos da companheira, que nunca o viu sem dirigir amargas invectivas contra o destino”

<And you followed the business of a tailor?>

<True, I was a tailor, till the trade fell off. It is so hot at Marseilles, that really I believe that the respectable inhabitants will in time go without any clothing whatever. But talking of heat, is there nothing I can offer you by way of refreshment?>”

<Too true, too true!> ejaculated Caderousse, almost suffocated by the contending passions which assailed him, <the poor old man did die.>”

Os próprios cães que perambulam sem abrigo e sem casa pelas ruas encontram mãos piedosas que oferecem uma mancheia de pão; e esse homem, um cristão, deviam permitir perecer de fome no meio de outros homens que se autodenominam cristãos? é terrível demais para acreditar. Ah, é impossível – definitivamente impossível!”

Eu não consigo evitar ter mais medo da maldição dos mortos que do ódio dos vivos.”

Hold your tongue, woman; it is the will of God.”

Happiness or unhappiness is the secret known but to one’s self and the walls – walls have ears but no tongue”

<Com isso então,> disse o abade, com um sorriso amargo, <isso então dá 18 meses no total. O que mais o mais devoto dos amantes poderia desejar?> Então ele murmurou as palavras do poeta inglês, <Volubilidade, seu nome é mulher.>

<no doubt fortune and honors have comforted her; she is rich, a countess, and yet–> Caderousse paused.”

Maneiras, maneiras de dizer asneiras…

Memorial de Buenos Aires

O aras à beira…

Bonaire de mademoiselle

Gastão amável que me acende o fogo!

ENCICLOPÉDIA DE UM FUTURO REMOTO

 

(…)

 

V

 

(…)

 

VANIGRACISMO [s.m., origem desconhecida; suspeita-se que guarde relação com vanitas, do latim <vaidade>]: espécie de atavismo do mal; inclinação ou tendência à reprise na crença de dogmas ultrapassados, como a pregação extremada do amor de Cristo ou o apego a regimes e práticas totalitários de forma geral. Duas faces do mesmo fenômeno. Nostalgia do Líder Supremo ou de coletivismos tornados impossíveis ou inexistentes nas democracias de massa, capitalismo avançado ou fase agônica do Ocidente.

        Adeptos são identificados sob a alcunha de vanigra.

Ex:

        Os vanigras brasileiros da década de 10 desejavam a conclamação de Bolsonaro como o Pai Nacional.

        O vanigra praguejou seu semelhante com a condenação ao Inferno no seu pós-vida, graças a suas condutas imorais.

 

vanigger – Corruptela de vanigra, utilizada para designar negros conservadores que insultavam a memória e o passado histórico de seus ancestrais escravos, ao professarem  credos como os supracitados (cristianismo, fascismo, etc.), invenções do homem branco europeu.

* * *

In business, sir, said he, one has no friends, only correspondents”

the tenacity peculiar to prophets of bad news”

It was said at this moment that Danglars was worth from 6 to 8 millions of francs, and had unlimited credit.”

Her innocence had kept her in ignorance of the dangers that might assail a young girl of her age.”

And now, said the unknown, farewell kindness, humanity and gratitude! Farewell to all the feelings that expand the heart! I have been heaven’s substitute to recompense the good – now the god of vengeance yields me his power to punish the wicked!”

in 5 minutes nothing but the eye of God can see the vessel where she lies at the bottom of the sea.”

He was one of those men who do not rashly court danger, but if danger presents itself, combat it with the most unalterable coolness.”

The Italian s’accommodi is untranslatable; it means at once <Como, enter, you are welcome; make yourself at home; you are the master.>”

he was condemned by the by to have his tongue cut out, and his hand and head cut off; the tongue the 1st day, the hand the 2nd, and the head the 3rd. I always had a desire to have a mute in my service, so learning the day his tongue was cut out, I went to the bey [governador otomano], and proposed to give him for Ali a splendid double-barreled gun which I knew he was very desirous of having.”

I? – I live the happiest life possible, the real life of a pasha. I am king of all creation. I am pleased with one place, and stay there; I get tired of it, and leave it; I am free as a bird and have wings like one; my attendants obey my slightest wish.”

What these happy persons took for reality was but a dream; but it was a dream so soft, so voluptuous, so enthralling, that they sold themselves body and soul to him who have it to them, and obedient to his orders as to those of a deity, struck down the designated victim, died in torture without a murmur, believing that the death they underwent was but a quick transtion to that life of delights of which the holy herb, now before you, had given them a slight foretaste.”

<Then,> cried Franz, <it is hashish! I know that – by name at least.>

<That it is precisely, Signor Aladdin; it is hashish – the purest and most unadulterated hashish of Alexandria, – the hashish of Abou-Gor, the celebrated maker, the only man, the man to whom there should be built a palace, inscribed with these words, <A grateful world to the dealer in happiness.>

Nature subdued must yield in the combat, the dream must succeed [suck-seed] to reality, and then the dream reigns supreme, then the dream becomes life, and life becomes the dream.”

When you return to this mundane sphere from your visionary world, you would seem to leave a Neapolitan spring for a Lapland winter – to quit paradise for earth – heaven for hell! Taste the hashish, guest of mine – taste the hashish.”

Tell me, the 1st time you tasted oysters, tea, porter, truffles, and sundry other dainties which you now adore, did you like them? Could you comprehend how the Romans stuffed their pheasants [faisões] with assafoetida (sic – asafoetida) [planta fétida, mas saborosa], and the Chinese eat swallow’s nests? [ninhos de andorinhas] Eh? no! Well, it is the same with hashish; only eat for a week, and nothing in the world will seem to you equal the delicacy of its flavor, which now appears to you flat and distasteful.”

there was no need to smoke the same pipe twice.”

that mute revery, into which we always sink when smoking excellent tobacco, which seems to remove with its fume all the troubles of the mind, and to give the smoker in exchange all the visions of the soul. Ali brought in the coffee. <How do you take it?> inquired the unknown; <in the French or Turkish style, strong or weak, sugar or none, coal or boiling? As you please; it is ready in all ways.>”

it shows you have a tendency for an Oriental life. Ah, those Orientals; they are the only men who know how to live. As for me, he added, with one of those singular smiles which did not escape the young man, when I have completed my affairs in Paris, I shall go and die in the East; and should you wish to see me again, you must seek me at Cairo, Bagdad, or Ispahan.”

Well, unfurl your wings, and fly into superhuman regions; fear nothing, there is a watch over you; and if your wings, like those of Icarus, melt before the sun, we are here to ease your fall.”

o tempo é testemunha

1001 Noites

The Count of Sinbad Cristo

Oh, ele não teme nem Deus nem Satã, dizem, e percorreria 50 ligas fora de seu curso só para prestar um favor a qualquer pobre diabo.”

em Roma há 4 grandes eventos todos os anos, – o Carnaval, a Semana Santa, Corpus Christi, o Festival de São Pedro. Durante todo o resto do ano a idade está naquele estado de apatia profunda, entre a vida e a morte, que a deixa parecida com uma estação entre esse mundo e o próximo”

<Para São Pedro primeiro, e depois o Coliseu,> retorquiu Albert. Mas Albrto não sabia que leva um dia para ver [a Basílica de] S. Pedro, e um mês para estudá-la. O dia foi todo passado lá.”

Quando mostramos a um amigo uma cidade que já visitamos, sentimos o mesmo orgulho de quando apontamos na rua uma mulher da qual fomos o amante.”

mulher amantizada”, aliás (livro de Dumas Filho) é o melhor eufemismo de todos os tempos!

<em Roma as coisas podem ou não podem ser feitas; quando se diz que algo não pode ser feito, acaba ali>

<É muito mais conveniente em Paris, – quando qualquer coisa não pode ser feita, você paga o dobro, e logo ela está feita.>

<É o que todo francês fala,> devolveu o Signor Pastrini, que acusou o golpe; <por essa razão, não entendo por que eles viajam.> (…)

<Homens em seu juízo perfeito não deixam seu hotel na Rue du Helder, suas caminhadas no Boulevard de Grand, e Café de Paris.>”

<Mas se vossa excelência contesta minha veracidade> – <Signor Pastrini,> atalhou Franz, <você é mais suscetível que Cassandra, que era uma profetisa, e ainda assim ninguém acreditava nela; enquanto que você, pelo menos, está seguro do crédito de metade de sua audiência [a metade de 2 é 1]. Venha, sente-se, e conte-nos tudo que sabe sobre esse Signor Vampa.>”

<O que acha disso, Albert? – aos 2-e-20 ser tão famoso?>

<Pois é, e olha que nessa idade Alexandre, César e Napoleão, que, todos, fizeram algum barulho no mundo, estavam bem detrás dele.>”

Em todo país em que a independência tomou o lugar da liberdade, o primeiro desejo dum coração varonil é possuir uma arma, que de uma só vez torna seu dono capaz de se defender e atacar, e, transformando-o em alguém terrível, com freqüência o torna temido.”

O homem de habilidades superiores sempre acha admiradores, vá onde for.”

MÁFIA: SEQÜESTRO, ESTUPRO, MORTE & A SUCESSÃO DO CLÃ

As leis dos bandidos [dos fora-da-lei] são positivas; uma jovem donzela pertence ao primeiro que levá-la, então o restante do bando deve tirar a sorte, no que ela é abandonada a sua brutalidade até a morte encerrar seus sofrimentos. Quando seus pais são suficientemente ricos para pagar um resgate, um mensageiro é enviado para negociar; o prisioneiro é refém pela segurança do mensageiro; se o resgate for recusado, o refém está irrevogavelmente perdido.”

Os mensageiros naturais dos bandidos são os pastores que habitam entre a cidade e as montanhas, entre a vida civilizada e a selvagem.”

<Tiremos a sorte! Tiremos a sorte!> berraram todos os criminosos ao verem o chefe. Sua demanda era justa e o chefe reclinou a cabeça em sinal de aprovação. Os olhos de todos brilharam terrivelmente, e a luz vermelha da fogueira só os fazia parecer uns demônios. O nome de cada um incluído o de Carlini, foi colocado num chapéu, e o mais jovem do bando retirou um papel; e ele trazia o nome de Diovolaccio¹. Foi ele quem propôs a Carlini o brinde ao chefe, e a quem Carlini reagiu quebrando o copo na sua cara. Uma ferida enorme, da testa à boca, sangrava em profusão. Diovolaccio, sentindo-se favorecido pela fortuna, explodiu em uma gargalhada. <Capitão,> disse, <ainda agora Carlini não quis beber à vossa saúde quando eu propus; proponha a minha a ele, e veremos se ele será mais condescendente consigo que comigo.> Todos aguardavam uma explosão da parte de Carlini; mas para a surpresa de todos ele pegou um copo numa mão e o frasco na outra e, enchendo o primeiro, – <A sua saúde, Diavolaccio²,> pronunciou calmamente, e ele entornou tudo, sem que sua mão sequer tremesse. (…) Carlini comeu e bebeu como se nada tivesse acontecido. (…) Uma faca foi plantada até o cabo no peito esquerdo de Rita. Todos olharam para Carlini; a bainha em seu cinto estava vazia. <Ah, ah,> disse o chefe, <agora entendo por que Carlini ficou para trás.> Todas as naturezas selvagens apreciam uma ação desesperada. Nenhum outro dos bandidos, talvez, fizesse o mesmo; mas todos entenderam o que Carlini fez. <Agora, então,> berrou Carlini, levantando-se por sua vez, aproximando-se do cadáver, sua mão na coronha de uma de suas pistolas, <alguém disputa a posse dessa mulher comigo?> – <Não,> respondeu o chefe, <ela é tua.>”

¹ Corruptela de demônio em Italiano

² Aqui o interlocutor, seu inimigo desde o sorteio, pronuncia o nome como o substantivo correto: diabo, demônio.

<Cucumetto violentou sua filha,> disse o bandido; <eu a amava, destarte matei-a; pois ela serviria para entreter a quadrilha inteira.> O velho não disse nada mas empalideceu como a morte. <Então,> continuou, <se fiz mal, vingue-a;>”

Mas Carlini não deixou a floresta sem saber o paradeiro do pai de Rita. Foi até o lugar onde o deixara na noite anterior. E encontrou o homem suspenso por um dos galhos, do mesmo carvalho que ensombreava o túmulo de sua filha. Então ele fez um amargo juramento de vingança sobre o corpo morto de uma e debaixo do corpo do outro. No entanto, Carlini não pôde cumprir sua promessa, porque 2 dias depois, num encontro com carabineiros romanos, Carlini foi assassinado. (…) Na manhã da partida da floresta de Frosinone Cucumetto seguiu Carlini na escuridão, escutou o juramento cheio de ódio, e, como um homem sábio, se antecipou a ele. A gente contou outras dez histórias desse líder de bando, cada uma mais singular que a anterior. Assim, de Fondi a Perusia, todo mundo treme ao ouvir o nome de Cucumetto.”

Cucumetto era um canalha inveterado, que assumiu a forma de um bandido ao invés de uma cobra nesta vida terrana. Como tal, ele adivinhou no olhar de Teresa o signo de uma autêntica filha de Eva, retornando à floresta, interrompendo-se inúmeras vezes sob pretexto de saudar seus protetores. Vários dias se passaram e nenhum sinal de Cucumetto. Chegava a época do Carnaval.”

4 jovens das mais ricas e nobres famílias de Roma acompanhavam as 3 damas com aquela liberdade italiana que não tem paralelo em nenhum outro país.”

Luigi sentia ciúmes! Ele sentiu que, influenciada pela sua disposição ambiciosa e coquete, Teresa poderia escapar-lhe.”

Por que, ela não sabia, mas ela não sentia minimamente que as censuras de seu amado fossem merecidas.”

<Teresa, o que você estava pensando enquanto dançava de frente para a jovem Condessa de San-Felice?> – <Eu estava pensando,> redargüiu a jovem, com toda a franqueza que lhe era natural, <que daria metade da minha vida por um vestido como o dela.>

<Luigi Vampa,> respondeu o pastor, com o mesmo ar daquele que se apresentasse Alexandre, Rei da Macedônia.

<E o seu?> – <Eu,> disse o viajante, <sou chamado Sinbad, o Marinheiro.>

Franz d’Espinay fitou surpreso.”

Sim, mas eu vim pedir mais do que ser vosso companheiro.> – <E o que poderia ser isso?> inquiriram os bandidos, estupefatos. – <Venho solicitar ser vosso capitão,> disse o jovem. Os bandidos fizeram uma arruaça de risadas. <E o que você fez para aspirar a essa honra?> perguntou o tenente. – <Matei seu chefe, Cucumetto, cujo traje agora visto; e queimei a fazenda San-Felice para pegar o vestido-de-noiva da minha prometida.> Uma hora depois Luigi Vampa era escolhido capitão, vice o finado Cucumetto.”

* * *

Minha casa não seria tão boa se o mundo lá fora não fosse tão ruim.

A vingança tem de começar nalgum lugar: a minha começa no cyberrealm, aqui.

nem é possível, em Roma, evitar essa abundante disposição de guias; além do ordinário cicerone, que cola em você assim que pisa no hotel, e jamais o deixa enquanto permanecer na cidade, há ainda o cicerone especial pertencente a cada monumento – não, praticamente a cada parte de um monumento.”

só os guias estão autorizados a visitar esses monumentos com tochas nas mãos.”

Eu disse, meu bom companheiro, que eu faria mais com um punhado de ouro numa das mãos que você e toda sua tropa poderiam produzir com suas adagas, pistolas, carabinas e canhões incluídos.”

E o que tem isso? Não está um dia dividido em 24h, cada hora em 60 minutos, e todo minuto em 60 segundos? Em 86.400 segundos muita coisa pode acontecer.”

Albert nunca foi capaz de suportar os teatros italianos, com suas orquestras, de onde é impossível ver, e a ausência de balcões, ou camarotes abertos; todos esses defeitos pesavam para um homem que tinha tido sua cabine nos Bouffes, e usufruído de um camarote baixo na Opera.”

Albert deixou Paris com plena convicção de que ele teria apenas de se mostrar na Itáia para ter todos a seus pés, e que em seu retorno ele espantaria o mundo parisiano com a recitação de seus numerosos casos. Ai dele, pobre Albert!”

e tudo que ele ganhou foi a convicção dolorosa de que as madames da Itália têm essa vantagem sobre as da França, a de que são fiéis até em sua infidelidade.”

mas hoje em dia ão é preciso ir tão longe quanto a Noé ao traçar uma linhagem, e uma árvore genealógica é igualmente estimada, date ela de 1399 ou apenas 1815”

A verdade era que os tão aguardados prazeres do Carnaval, com a <semana santa> que o sucederia, enchia cada peito de tal forma que impedia que se prestasse a menor atenção aos negócios no palco. Os atores entravam e saíam despercebidos e ignorados; em determinados momentos convencionais, os expectadores paravam repentinamente suas conversas, ou interrompiam seus divertimentos, para ouvir alguma performance brilhante de Moriani, um recitativo bem-executado por Coselli, ou para aplaudir em efusão os maravilhosos talentos de La Specchia”

<Oh, she is perfectly lovely – what a complexion! And such magnificent hair! Is she French?>

<No, Venetian.>

<And her name is–>

<Countess G——.>

<Ah, I know her by name!> exclaimed Albert; <she is said to possess as much wit and cleverness as beauty. I was to have been presented to her when I met her at Madame Villefort’s ball.>”

believe me, nothing is more fallacious than to form any estimate of the degree of intimacy you may suppose existing among persons by the familiar terms they seem upon”

Por mais que o balé pudesse atrair sua atenção, Franz estava profundamente ocupado com a bela grega para se permitir distrações”

Graças ao judicioso plano de dividir os dois atos da ópera com um balé, a pausa entre as performances é muito curta, tendo os cantores tempo de repousar e trocar de figurino, quando necessário, enquanto os dançarinos executam suas piruetas e exibem seus passos graciosos.”

Maioria dos leitores está ciente [!] de que o 2º ato de <Parisina> abre com um celebrado e efetivo dueto em que Parisina, enquanto dorme, se trai e confessa a Azzo o segredo de seu amor por Ugo. O marido injuriado passa por todos os paroxismos do ciúme, até a firmeza prevalecer em sua mente, e então, num rompante de fúria e indignação, ele acordar sua esposa culpada para contar-lhe que ele sabe de seus sentimentos, e assim infligir-lhe sua vingança. Esse dueto é um dos mais lindos, expressivos e terríveis de que jamais se ouviu emanar da pena de Donizetti. Franz ouvia-o agora pela 3ª vez.”

<Talvez você jamais tenha prestado atenção nele?>

<Que pergunta – tão francesa! Não sabe você que nós italianas só temos olhos para o homem que amamos?>

<É verdade,> respondeu Franz.”

<he looks more like a corpse permitted by some friendly grave-digger to quit his tomb for a while, and revisit this earth of ours, than anything human. How ghastly pale he is!>

<Oh, he is always as colorless as you now see him,> said Franz.

<Then you know him?> almost screamed the countess. <Oh, pray do, for heaven’s sake, tell us all about – is he a vampire, or a ressuscitated corpse, or what?>

<I fancy I have seen him before, and I even think he recognizes me.>”

Vou dizer-lhe, respondeu a condessa. Byron tinha a mais sincera crença na existência de vampiros, e até assegurou a mim que os tinha visto. A descrição que ele me fez corresponde perfeitamente com a aparência e a personalidade daquele homem na nossa frente. Oh, ele é a exata personificação do que eu poderia esperar. O cabelo cor-de-carvão, olhos grandes, claros e faiscantes, em que fogo selvagem, extraterreno parece queimar, — a mesma palidez fantasmal. Observe ainda que a mulher consigo é diferente de qualquer uma do seu sexo. Ela é uma estrangeira – uma estranha. Ninguém sabe quem é, ou de onde ela vem. Sem dúvida ela pertence à mesma raça que ele, e é, como ele, uma praticante das artes mágicas.”

Pela minha alma, essas mulheres confundiriam o próprio Diabo que quisesse desvendá-las. Porque, aqui – elas lhe dão sua mão – elas apertam a sua em correspondência – elas mantêm conversas em sussurros – permitem que você as acompanhe até em casa. Ora, se uma parisiense condescendesse com ¼ dessas coqueterias, sua reputação estaria para sempre perdida.”

Ele era talvez bem pálido, decerto; mas, você sabe, palidez é sempre vista como uma forte prova de descendência aristocrática e casamentos distintos.”

e, a não ser que seu vizinho de porta e quase-amigo, o Conde de Monte Cristo, tivesse o anel de Gyges, e pelo seu poder pudesse ficar invisível, agora era certo que ele não poderia escapar dessa vez.”

O Conde de Monte Cristo é sempre um levantado cedo da cama; e eu posso assegurar que ele já está de pé há duas horas.”

You are thus deprived of seeing a man guillotined; but the mazzuola still remains, which is a very curious punishment when seen for the 1st time, and even the 2nd, while the other, as your must know, is very simple.” [Ver glossário acima.]

do not tell me of European punishments, they are in the infancy, or rather the old age, of cruelty.”

As for myself, I can assure you of one thing, — the more men you see die, the easier it becomes to die yourself” opinion opium onion

do you think the reparation that society gives you is sufficient when it interposes the knife of the guillotine between the base of the occiput and the trapezal muscles of the murderer, and allows him who has caused us years of moral sufferings to escape with a few moments of physical pain?”

Dr. Guillotin got the idea of his famous machine from witnessing an execution in Italy.”

We ought to die together. I was promissed he should die with me. You have no right to put me to death alone. I will not die alone – I will not!”

Oh, man – race of crocodiles, cried the count, extending his clinched hands towards the crowd, how well do I recognize you there, and that at all times you are worthy of yourselves! Lead two sheep to the butcher’s, 2 oxen to the slaughterhouse, and make one of them understand that his companion will not die; the sheep will bleat for pleasure, the ox will bellow with joy. But man – man, whom God has laid his first, his sole commandment, to love his neighbor – man, to whom God has given a voice to express his thoughts – what is his first cry when he hears his fellowman is saved? A blasphemy. Honor to man, this masterpiece of nature, this king of creation! And the count burst into a laugh; a terrible laugh, that showed he must have suffered horribly to be able thus to laugh.”

The bell of Monte Citorio, which only sounds on the pope’s decease and the opening of the Carnival, was ringing a joyous peal.”

On my word, said Franz, you are wise as Nestor and prudent as Ulysses, and your fair Circe must be very skilful or very powerful if she succeed in changing you into a beast of any kind.”

Come, observed the countess, smiling, I see my vampire is only some millionaire, who has taken the appearance of Lara in order to avoid being confounded with M. de Rothschild; and you have seen her?”

without a single accident, a single dispute, or a single fight. The fêtes are veritable pleasure days to the Italians. The author of this history, who has resided 5 or 6 years in Italy, does not recollect to have ever seen a ceremony interrupted by one of those events so common in other countries.”

Se alle sei della mattina le quattro mile piastre non sono nelle mie mani, alla sette il conte Alberto avra cessato di vivere.

Luigi Vampa.

There were in all 6.000 piastres, but of these 6.000 Albert had already expended 3.000. As to Franz, he had no better of credit, as he lived at Florence, and had only come to Rome to pass 7 or 8 days; he had brought but a 100 louis, and of these he had not more than 50 left.”

Well, what good wind blows you hither at this hour?”

I did, indeed.”

Be it so. It is a lovely night, and a walk without Rome will do us both good.”

<Excellency, the Frenchman’s carriage passed several times the one in which was Teresa.>

<The chief’s mistress?>

<Yes. The Frenchman threw her a bouquet; Teresa returned it – all this with the consent of the chief, who was in the carriage.>

<What?> cried Franz, <was Luigi Vampa in the carriage with the Roman peasants?>”

Well, then, the Frenchman took off his mask; Teresa, with the chief’s consent, did the same. The Frenchman asked for a rendez-vous; Teresa gave him one – only, instead of Teresa, it was Beppo who was on the steps of the church of San Giacomo.”

<do you know the catacombs of St. Sebastian?>

<I was never in them; but I have often resolved to visit them.>

<Well, here is an opportunity made to your hand, and it would be difficult to contrive a better.>”

remember, for the future, Napoleon’s maxim, <Never awaken me but for bad news;> if you had let me sleep on, I should have finished my galop [dança de salão], and have been grateful to you all my life.”

<Has your excellency anything to ask me?> said Vampa with a smile.

<Yes, I have,> replied Franz; <I am curious to know what work you were perusing with so much attention as we entered.>

<Caesar’s ‘Commentaries,’> said the bandit, <it is my favorite work.>”

não há nação como a francesa que possa sorrir mesmo na cara da terrível Morte em pessoa.”

Apenas pergunte a si mesmo, meu bom amigo, se não acontece com muitas pessoas de nosso estrato que assumam nomes de terras e propriedades em que nunca foram senhores?”

a vista do que está acontecendo é necessária aos homens jovens, que sempre estão dispostos a ver o mundo atravessar seus horizontes, mesmo se esse horizonte é só uma via pública.”

foils, boxing-gloves, broadswords, and single-sticks – for following the example of the fashionable young men of the time, Albert de Morcerf cultivated, with far more perseverance than music and drawing, the 3 arts that complete a dandy’s education, i.e., fencing [esgrima], boxing, and single-stick”

In the centre of the room was a Roller and Blanchet <baby grand> piano in rosewood, but holding the potentialities of an orchestra in its narrow and sonorous cavity, and groaning beneath the weight of the chefs-d’oeuvre of Beethoven, Weber, Mozart, Haydn, Gretry, and Porpora.”

There on a table, surrounded at some distance by a large and luxurious divan, every species of tobacco known, – from the yellow tobacco of Petersburg to the black of Sinai, and so on along the scale from Maryland and Porto-Rico, to Latakia, – was exposed in pots of crackled earthenware [cerâmica] of which the Dutch are so fond; beside them, in boxes of fragrant wood, were ranged, according to their size and quality, pueros, regalias, havanas, and manillas; and, in an open cabinet, a collection of German pipes, of chibouques [cachimbo turco], with their amber mouth-pieces ornamented with coral, and of narghilés, with their long tubes of morocco, awaiting the caprice of the sympathy of the smokers.”

after coffee, the guests at a breakfast of modern days love to contemplate through the vapor that escapes from their mouths, and ascends in long and fanficul wreaths to the ceiling.”

A única diferença entre Jesus Cristo e eu é que uma cruz o carregava – eu é que carrego a minha cruz.

<Are you hungry?>

<Humiliating as such a confession is, I am. But I dined at M. de Villefort’s, and lawyers always give you very bad dinners. You would think they felt some remorse; did you ever remark that?>

<Ah, depreciate other persons’ dinners; you ministers give such splendid ones.>”

<Willingly. Your Spanish wine is excellent. You see we were quite right to pacify that country.>

<Yes, but Don Carlos?>

<Well, Don Carlos will drink Bordeaux, and in years we will marry his son to the little queen.>”

Recollect that Parisian gossip has spoken of a marriage between myself and Mlle. Eugenie Danglars”

<The king has made him a baron, and can make him a peer [cavalheiro], but he cannot make him a gentleman, and the Count of Morcerf is too aristocratic to consent, for the paltry sum of 2 million francs to a mesalliance [‘desaliança’, casamento com um malnascido]. The Viscount of Morcerf can only wed a marchioness.>

<But 2 million francs make a nice little sum,> replied Morcerf.”

<Nevermind what he says, Morcerf,> said Debray, <do you marry her. You marry a money-bag label, it is true; well but what does that matter? It is better to have a blazon less and a figure more on it. You have seven martlets on your arms; give 3 to your wife, and you will still have 4; that is 1 more than M. de Guise had, who so nearly became King of France, and whose cousin was emperor of Germany.>”

além do mais, todo milionário é tão nobre quanto um bastardo – i.e., ele pode ser.”

<M. de Chateau-Renaud – M. Maximilian Morrel,> said the servant, announcing 2 fresh guests.”

a vida não merece ser falada! – isso é um pouco filosófico demais, minha palavra, Morrel. Fica bem para você, que arrisca sua vida todo dia, mas para mim, que só o fez uma vez—“

<No, his horse; of which we each of us ate a slice with a hearty appetite. It was very hard.>

<The horse?> said Morcerf, laughing.

<No, the sacrifice,> returned Chateau-Renaud; <ask Debray if he would sacrifice his English steed for a stranger?>

<Not for a stranger,> said Debray, <but for a friend I might, perhaps.>”

hoje vamos encher nossos estômagos, e não nossas memórias.”

<Ah, this gentleman is a Hercules killing Cacus, a Perseus freeing Andromeda.>

<No, he is a man about my own size.>

<Armed to the teeth?>

<He had not even a knitting-needle [agulha de tricô].>”

He comes possibly from the Holy Land, and one of his ancestors possessed Calvary, as the Mortemarts(*) did the Dead Sea.”

(*) Wiki: “Anne de Rochechouart de Mortemart (1847-1933), duchess of Uzès, held one of the biggest fortunes in Europe, spending a large part of it on financing general Boulanger’s political career in 1890. A great lady of the world, she wrote a dozen novels and was the 1st French woman to possess a driving licence.”

Motto: “Avant que la mer fût au monde, Rochechouart portait les ondes”

<he has purchased the title of count somewhere in Tuscany?>

<He is rich, then?>

<Have you read the ‘Arabian Nights’?>

<What a question!>”

he calls himself Sinbad the Sailor, and has a cave filled with gold.”

<Pardieu, every one exists.>

<Doubtless, but in the same way; every one has not black salves, a princely retinue, an arsenal of weapons that would do credit to an Arabian fortress, horses that cost 6.000 francs apiece, and Greek mistresses.>”

<Did he not conduct you to the ruins of the Colosseum and suck your blood?> asked Beauchamp.

<Or, having delivered you, make you sign a flaming parchment, surrendering your soul to him as Esau did his birth-right?>”

The count appeared, dressed with the greatest simplicity, but the most fastidious dandy could have found nothing to cavil [escarnecer] at in his toilet. Every article of dress – hat, coat, gloves, and boots – was from the 1st makers. He seemed scarcely five-and-thirty. But what struck everybody was his extreme resemblance to the portrait Debray had drawn.”

Punctuality,> said M. Cristo, <is the politeness of kings, according to one of your sovereings, I think; but it is not the same with travellers. However, I hope you will excuse the 2 or 3 seconds I am behindhand; 500 leagues are not to be accomplished without some trouble, and especially in France, where, it seems, it is forbidden to beat the postilions [cocheiros].”

a traveller like myself, who has successively lived on maccaroni at Naples, polenta at Milan, olla podrida¹ at Valencia, pilau at Constantinople, karrick in India, and swallow’s nests in China. I eat everywhere, and of everything, only I eat but little”

¹ olla podrida: cozido com presunto, aves e embutidos.a

a embutido: carne de tripa

<But you can sleep when you please, monsieur?> said Morrel.

<Yes>

<You have a recipe for it?>

<An infallible one.>

(…)

<Oh, yes, returned M.C.; I make no secret of it. It is a mixture of excellent opium, which I fetched myself from Canton in order to have it pure, and the best hashish which grows in the East – that is, between the Tigris and the Euphrates.>”

he spoke with so much simplicity that it was evident he spoke the truth, or that he was mad.”

<Perhaps what I am about to say may seem strange to you, who are socialists, and vaunt humanity and your duty to your neighbor, but I never seek to protect a society which does not protect me, and which I will even say, generally occupies itself about me only to injure me; and thus by giving them a low place in my steem, and preserving a neutrality towards them, it is society and my neighbor who are indebted to me.>

(…) <you are the 1st man I ever met sufficiently courageous to preach egotism. Bravo, count, bravo!>” “vocês assumem os vícios que não têm, e escondem as virtudes que possuem.”

France is so prosaic, and Paris so civilized a city, that you will not find in its 85 departments – I say 85, because I do not include Corsica – you will not find, then, in these 85 departments a single hill on which there is not a telegraph, or a grotto in which the comissary of polie has not put up a gaslamp.”

<But how could you charge a Nubian to purchase a house, and a mute to furnish it? – he will do everything wrong.>

<Undeceive yourself, monsieur,> replied M.C.; <I am quite sure, that o the contrary, he will choose everything as I wish. He knows my tastes, my caprices, my wants. He has been here a week, with the instinct of a hound, hunting by himself. He will arrange everything for me. He knew, that I should arrive to-day at 10 o’clock; he was waiting for me at 9 at the Barrière de Fontainebleau. He gave me this paper; it contains the number of my new abode; read it yourself,> and M.C. passed a paper to Albert. <Ah, that is really original.> said Beauchamp.”

The young men looked at each other; they did not know if it was a comedy M.C. was playing, but every word he uttered had such an air of simplicity, that it was impossible to suppose what he said was false – besides, why whould he tell a falsehood?”

<Eu, em minha qualidade de jornalista, abro-lhe todos os teatros.>

<Obrigado, senhor,> respondeu M.C., <meu mordomo tem ordens para comprar um camarote em cada teatro.>

<O seu mordomo é também um núbio?> perguntou Debray.

<Não, ele é um homem do campo europeu, se um córsico for considerado europeu. Mas você o conhece, M. de Morcerf.>

<Seria aquele excepcional Sr. Bertuccio, que entende de reservar janelas tão bem?>

<Sim, você o viu o dia que eu tive a honra de recebê-lo; ele tem sido soldado, bandido – de fato, tudo. Eu não teria tanta certeza de que nesse meio-tempo ele não teve problemas com a polícia por alguma briguinha qualquer – uma punhalada com uma faca, p.ex.>”

Eu tenho algo melhor que isso; tenho uma escrava. Vocês procuram suas mulheres em óperas, o Vaudeville, ou as Variedades; eu comprei a minha em Constantinopla; me custa mais, mas não tenho do que reclamar.”

It was the portrait of a young woman of 5-or-6-and-20, with a dark complexion, and light and lustrous eyes, veiled beneath long lashes. She wore the picturesque costume of the Catalan fisher-women, a red and black bodice and golden pins in her hair. She was looking at the sea, and her form was outlined on the blue ocean and sky. The light was so faint in the room that Albert did not perceive the pallor that spread itself over the count’s visage, or the nervous heaving of his chest and shoulders. Silence prevailed for an instant, during which M.C. gazed intently on the picture. § <You have there a most charming mistress, viscount,> said the count in a perfectly calm tone”

Ah, monsieur, returned Albert, You do not know my mother; she it is whom you see here. She had her portrait painted thus 6 or 8 years ago. This costume is a fancy one, it appears, and the resemblance is so great that I think I still see my mother the same as she was in 1830. The countess had this portrait painted during the count’s absence.”

The picture seems to have a malign influence, for my mother rarely comes here without looking at it, weeping. This disagreement is the only one that has ever taken place between the count and countess, who are still as much united, although married more than 20 years, as on the 1st day of their wedding.”

Your are somewhat blasé. I know, and family scenes have not much effect on Sinbad the Sailor, who has seen so much many others.”

These are our arms, that is, those of my father, but they are, as you see, joined to another shield, which has gules, a silver tower, which are my mother’s. By her side I am Spanish, but the family of Morcerf is French, and, I have heard, one of the oldest of the south of France.”

<Yes, you are at once from Provence and Spain; that explains, if the portrait you showed me be like, the dark hue I so much admired on the visage of the noble Catalan.> It would have required the penetration of Oedipus or the Sphinx to have divined the irony the count concealed beneath these words, apparently uttered with the greatest politeness.”

A gentleman of high birth, possessor of an ample fortune, you have consented to gain your promotion as an obscure soldier, step by step – this is uncommon; then become general, peer of France, commander of the Legion of Honor, you consent to again commence a 2nd apprenticeship, without any other hope or any other desire than that of one day becoming useful to your fellow-creatures”

Precisely, monsieur, replied M.C. with ne of those smiles that a painter could never represent or a physiologist analyze.”

He was even paler than Mercedes.”

<And what do you suppose is the coun’s age?> inquired Mercedes, evidently attaching great importance to this question.

<35 or 36, mother.>

<So young, – it is impossible>”

The young man, standing up before her, gazed upon her with that filial affection which is so tender and endearing with children whose mothers are still young and handsome.”

I confess, I am not very desirous of a visit from the commisary of police, for, in Italy, justice is only paid when silent – in France she is paid only when she speaks.”

he has smitten with the sword, and he has perished by the sword”

while he stamped with his feet to remove all traces of his occupation, I rushed on him and plunged my knife into his breast, exclaiming, – <I am Giovanni Bertuccio; thy death for my brother’s; thy treasure for his widow; thou seest that my vengeance is more complete than I had hoped.> I know not if he heard these words; I think he did not for he fell without a cry.”

that relaxation of the laws which always follows a revolution.”

he who is about to commit an assassination fancies that he hears low cries perpetually ringing in his ears. 2 hours passed thus, during which I imagined I heard moans repeatedly.”

too great care we take of our bodies is the only obstacle to the success of those projects which require rapid decision, and vigorous and determined execution.”

No, no; but philosophy at half-past ten at night is somewhat late; yet I have no other observation to make, for what you say is correct, which is more than can be said for all philosophy.”

<heaven will bless you.>

<This, said M.C., is less correct than your philosophy, – it is only faith.>”

red is either altogether good or altogether bad.”

I do not like open doors when it thunders.”

the ocean called eterny”

For all evils there are 2 remedies – time and silence.”

Eu não tenho medo de fantasmas, e nunca ouvi falar de mortos terem causado tanto dano em 6 mil anos quanto os vivos num só dia.”

<It seems, sir steward,> said he <that you have yet to learn that all things are to be sold to such as care to pay the price.>

<His excellency is not, perhaps, aware that M. Danglars gave 16.000 francs for his horses?>

<Very well. Then offer him double that sum; a banker never loses an opportunity of doubling his capital.>”

you have been in my service 1 year, the time I generally give myself to judge of the merits or demerits of those about me.”

I am rich enough to know whatever I desire to know, and I can promise you I am not wanting in curiosity.”

<I assure your excellency,> said he, <that at least it shall be my study to merit your approbation in all things, and I will take M. Ali as my model.>

<By no means,> replied the count in the most frigid tones; <Ali has many faults mixed with most excellent qualities. He cannot possibly serve you as a pattern for your conduct, not being, as you are, a paid servant, but a mere slave – a dog, who, should he fail in his duty towards me, I should not discharge from my service, but kill.> Baptistin opened his eyes with astonishment.”

<Does the sum you have for them make the animals less beautiful,> inquired the count, shrugging his shoulders.”

I see; to your domestics you are <my lord,> the journalists style you <monsieur,> while your constituents call you <citizen>. These are distinctions very suitable under a constitutional government. I understand perfectly.”

I have acquired the bad habit of calling peorsons by their titles from living in a country where barons are still barons by right of birth.”

<My dear sir, if a trifle [ninharia] like that could suffice me, I should never have given myself the trouble of opening an account. A million? Excuse my smiling when you speak of a sum I am in the habit of carrying in my pocket-book or dressing-case.> And with these words M.C. took from his pocket a small case cantaining his visiting-cards and drew forth 2 orders on the treasury for 500.000 francs each, payable at sight to the bearer.”

I must confess to you, count, said Danglars, that I have hitherto imagined myself acquainted with the degree of all the great fortunes of Europe, and still wealth such as yours has been wholly unknown t me. May I presume to ask whether you have long possessed it?”

I have passed a considerable part of my life in the East, madame, and you are doubtless aware that the Orientals value only two things – the fine breeding of their horses and the beauty of their women.”

a woman will often, from mere wilfulness, prefer that which is dangerous to that which is safe. Therefore, in my opinion, my dear baron, the best and easiest way is to leave them to their fancies, and allow them to act as they please, and then, if any mischief follows, why, at least, they have no one to blame but themselves.”


“Debray, who perceived the gathering clouds, and felt no desire to witness the explosion of Madame Danglars’ rage, suddenly recollected an appointment, which compelled him to take his leave”

How grateful will M. de Villefort be for all your goodness; how thanfully will he acknowledge that to you alone he owes the existence of his wife and child!”

hated by many, but warmly supported by others, without being really liked by anybody, M. de Villefort held a high position in the magistracy, and maintened his eminence like a Harley or a Mole.” “A freezing politeness, a strict fidelity to government principles, a profound comtempt for theories and theorists, a deep-seated hatred of ideality, – these were the elements of private and public life displayed by M. de Villefort.”

<Finja pensar bem de si mesmo, e o mundo pensará bem de você,> um axioma 100x mais útil na sociedade hoje que aquele dos gregos, <Conhece-te a ti mesmo,> uma sabedoria que, em nosso dias, nós substituímos pela ciência menos complicada e mais vantajosa de conhecer os outros.”

4 revoluções sucessivas construíram e cimentaram o pedestal sobre o qual sua fortuna se baseia”

Ele deu bailes todos os anos, nos quais não aparecia por mais que ¼ de hora, – ou seja, 45min a menos do que o rei é visível em seus bailes. Nunca fôra visto em teatros, em concertos ou em qualquer lugar público de divertimento. Ocasionalmente, aliás raramente, chegava a jogar Whist, e ainda assim cuidado era tomado para selecionar os jogadores corretos – certas vezes se tratavam de embaixadores, outras, arcebispos; ou quem sabe um príncipe, ou um presidente, talvez alguma duquesa pensionista.”

From being slender he had now become meagre; once pale he was now yellow; his deep-set eyes were hollow, and the gold spectacles shielding his eyes seemed to be an integral portion of his face.”

<well sir, really, if, like you, I had nothing else to do, I should seek a more amusing occupation.>

<man is but an ugly caterpillar for him who studies him through a solar microscope; but you said, I think, that I had nothing else to do. Now, really, let me ask, sir, have you? – do you believe you have anything to do? or to speak in plain terms, do you really think that what you do deserves being called anything?>

It was a long time since the magisrate had heard a paradox so strong, or rather, to say the truth more exactly, it was the 1st time he had ever heard of it.”

it is with the justice of all countries especially that I have occupied myself – it is with the criminal procedure of all nations that I have compared natural justice, and I must say, sir, that it is the law of primitive nations, that is, the law of retaliation, that I have most frequently found to be according to the law of God.” “The English, Turkish, Japanese, Hindu laws, are as familiar to me as the French laws, and thus I was right, when I said to you, that relatively (you know that everything is relative, sir) – that relatively to what I have done, you have very little to do; but that relatively to all I have learned, you have yet a great deal to learn.”

I see that in spite of the reputation which you have acquired as a superior man, you look at everything from the material and vulgar view of society, beginning with man, and ending with man – that is to say, in the most restricted, most narrow view which it is possible for human understanding to embrace.”

Tobias took the angel who restored him to light for an ordinary young man. The nations took Attila, who was doomed to destroy them, for a conqueror similar to other conquerors, and it was necessary for both to reveal their missions, that they might be known and acknowledged”

It is not usual with us corrupted wretches of civilization to find gentlemen like yourself, possessors, as you are, of immense fortune – at least, so it is said – and I beg you to observe that I do not inquire, I merely repeat; – it is not usual, I say, for such privileged and wealthy beings to waste their time in speculations on the state of society, in philosophical reveries, intended at best to console those whom fate has disinherited from the goods of this world.”

The domination of kings are limited either by mountains or rivers, or a change of manners, or an alteration of language. My kingdom is bounded only by the world, for I am not an Italian, or a Frenchman, or a Hindu, or an American, or a Spaniard – I am a cosmopolite. No country can say it saw my birth. God alone knows what country will see me die. I adopt all customs, speak all languages. You believe me to be a Frenchman, for I speak French with the same facility and purity as yourself. Well, Ali, my Nubian, believes me to be an Arab; Bertuccio, my steward, takes me for a Roman; Haidée, my slave, thinks me a Greek. You may, therefore, comprehend, that being of no country, asking no protection from any government, acknowledging no man as my brother, not one of the scruples that arrest the powerful, or the obstacles which paralyze the weak, paralyzes or arrests me. I have only 2 adversaries – I will not say 2 conquerors, for with perseverance I subdue even them, – they are time and distance. There is a 3rd, and the most terrible – that is my condition asa mortal being, this alone can stop me in my onward career, before I have attained the goal at which I aim, for all the rest I have reduced to mathematical terms. What men call the chances of fate – namey, ruin, change, circumstances – I have fully anticipated, and if any of these should overtake me, yet it will not overwhelm me. Unless I die, I shall always be what I am, and therefore it is that I utter the things you have never heard, even from the mouths of kings – for kings have need, and oher persons have fear of you. For who is there who does not say to himself, in a society as incongruously organized as ours, <Perhaps some day I shall have to do with the king’s attorney>?”

we no longer talk, we rise to dissertation.” Engraçada inversão de sentido em relação ao Prefácio da Enciclopédia francesa, que vê nisso o fato de um monólogo cego, nada nobre.

Eu desejo ser a Providência eu mesmo, porque eu sinto que a coisa mais bela, nobre, mais sublime de todas no mundo, é recompensar e punir.”

o filho de Deus é tão invisível quanto o pai.”

<(…) Tudo o que eu posso fazer por você é torná-lo um dos agentes dessa Providência.> A barganha estava concluída. Devo sacrificar minh’alma, mas que importa afinal? Se fosse para fazer tudo de novo, faria de novo.” Villefort olhou o Conde de Monte Cristo admiradíssimo. “Conde, você tem parentes?”

Não, senhor, estou só no mundo.”

Oh, tanto pior.”

há algo que temer além da morte, da velhice e da loucura. P.ex., existe a apoplexia – aquele raio que atinge-o mas sem destruir, mas que de certo modo leva tudo a um fim.” “a ruptura de uma veia no lobo cerebral destruiu tudo isso, não num dia, não numa hora, mas num segundo. Noirtier, que, na noite anterior, era o velho jacobino, o velho senador, o velho Carbonaro, gargalhando à guilhotina, ao canhão, e à adaga – este Noirtier, jogando com revoluções – Monsieur Noirtier, para quem a França era um vasto tabuleiro de xadrez, de onde peões, bispos, cavaleiros e rainhas eram contìnuamente varridos, até o xeque-mate do rei – M.N., o formidável, era, na manhã seguinte, <o pobre N.,> o velho frágil, sob os ternos cuidados da mais fraca das criaturas da casa, i.e., sua neta, Valentina” Nunca chame uma mulher de fraca antes d’a vingança estar completada!

Cem escriores desde Sócrates, Sêneca, St. Agostinho,e Gall, fizeram, em verso e prosa, a comparação que você fez, e ainda assim eu posso mui bem deduzir que os sofrimentos paternos devem causar grandes transformações na mente de um filho.”

Valentina, a filha do meu primeiro casamento – com senhorita Renée de St.-Meran – e Eduardo, o garoto que você hoje salvou.”

<Meu palpite é,> respondeu V., <que meu pai, conduzido por suas paixões; cometeu algumas faltas desconhecidas para a justiça humana, mas marcadas na justiça de Deus. Esse Deus, desejoso em sua misericórdia de punir uma pessoa e mais ninguém, fez justiça nele tão-somente.> O Conde de Monte Cristo, com um sorriso nos lábios, emitiu, das profundezas de sua alma, um grunhido que teria feito V. voar se ao menos tivesse escutado.”

Sua atitude, embora natural para uma mulher oriental, seria, numa européia, confundida com algo emanando luxúria demais.” “E, para completar o quadro, Haidée se encontrava em plena primavera e no auge dos charmes da juventude – ela ainda não tinha ultrapassado os 20 verões.”

Nunca vi ninguém que eu preferisse a você, e nunca amei qualquer um, exceto você e meu pai.”

não é a árvore que abandona a flor – é a flor que cai da árvore.”

Meu pai tinha uma grande barba branca, mas eu o amava; ele tinha 60, mas para mim era mais bonito que qualquer jovem que já tivesse contemplado.”

Acredite: quando 3 grandes paixões, tristeza, amor e gratidão, preenchem o coração, ennui não tem lugar.”

Juventude é a flor da qual amor é o fruto; feliz é aquele que, depois de assistir seu silencioso crescimento, é o felizardo a pegar o fruto e chamá-lo seu.” Píndaro

Havia um estúdio para Emmanuel, que nunca estudava, e uma sala de concertos para Júlia, que nunca tocava.”

Morrel, ao morrer, deixou 500 mil francos, que foram partilhados entre mim e minha irmã, seus únicos descendentes.”

Oh, it was touching superstition, monsieur, and although I did not myself believe it, I would not for the world have destroyed my father’s faith. How often did he muse over it and pronounce the name of a dear friend – a friend lost to him forever; and on his death-bed, when the near approach of eternity seemed to have illumined his mind with supernatural light, this thought, which had until then been but a doubt, became a conviction and his last words were, <Maximilian, it was Edmond Dantes!> At these words the count’s paleness, which had for some time been increasing, became alarming; he could not speak”

M. Franz is not expected to return home for a year to come, I am told; in that time many favorable and unforeseen chances may befriend us.”

Valentine, while reproaching me with selfishness, think a little what you have been to me – the beautiful but cold resemblance of a marble Venus. What promise of future reward have you made me for all the submission and obedience I have evinced? – none whatever.”

The general remark is, <Oh, it cannot be excepcted that one of so stern a character as M. Villefort could lavish the tenderness some fathers do on their daughters. What though she has lost her own mother at a tender age, she has had tha happiness to find a 2nd mother in Madame de Ville.” “my father abandons me from utter indifference, while my mother-in-law detests me with a hatred so much the more terrible because it is veiled beneath a continual smile.”

I do not know; but, though unwilling to introduce money matters into our present conversation, I will just say this much – that her extreme dislike to me has its origin there; and I much fear she envies me the fortime I enjoy in right of my mother, and wich will be more than doubled at the death of M. and Mme. de Saint-Meran, whose sole heiress I am.”

no one could oppose him; he is all-powerful even with the king; he would crush you at a word.”

I am, for many reasons, not altogether so much beneath your alliance. The days when such distinctions were so nicely weighed and considered no longer exist in France, and the 1st families of the monarchy have intermarried with those of the empire. The aristocracy of the lance has allied itself with the nobility of the cannon.”

Don’t speak of Marseilles, I beg of your, Maximilian; that one word brings back my mother to my recollection – my angel mother, who died too soon for myself, and all who knew her.”

<Tell me truly, Maximilian, wether in former days, when our fathers dwelt at Marseilles, there was ever any misunderstanding between them?>

<Not that I am aware of,> replied the young man, <unless; indeed, any ill-feeling might have arisen from their being of opposite parties – your father was, as you know, a zealous partisan of the Bourbons, while mine was wholly devoted to the emperor>”

How singular, murmured Maximilian; your father hates me, while your grandfather, on the contrary – What strange feelings are aroused by politics.”

<And Monsieur de Monte Cristo, King of China, Emperor of Cochin-China,> said the young im[p][ertinent]”

And that is the case, observed Count of Monte Cristo. I have seen Russians devour, without being visibly inconvenienced, vegetable substances which would infallibly have killed a Neapolitan or an Arab.”

Well, supose that this poison was brucine, and you were to take a milligramme the 1st day, 2mg the 2nd, and so on. Well, at the end of 10 days you would have taken a centigramme [+40mg, cumulativamente], at the end of 20 days, increasing another mg, you would have taken 300 centigrammes [?]; that is to say, a dose which you would support without inconvenience, and which would be very dangerous for any other person who had not taken the same precautions as yourself. Well, then, at the end of a month, when drinking water from the same carafe, you would kill the person who drank with you, without your perceiving, otherwise than from slight inconvenience, that there was any poisonous substance mingles with this water.”

<I have often read, and read again, the history of Mithridates,> said Mme. de Villefort in a tone of reflection, <and had always considered it a fable.>

<No, madame, contrary to most history, it is true (…)>

<True, sir. The 2 favorite studies of my youth were botany and mineralogy, and subsequently when I learned the use of simple frequency explained the whole history of a people, and the entire life of individuals in the East, as flowers betoken and symbolize a love affair, I have regretted, that I was not a man, that I might have been a Flamel¹, a Fontana², or a Cabanis³.>

<And the more, madame,> said Counf of Monte Cristo, <as the Orientals do not confine themselves, as did Mithridates, to make a cuirass [escudo; proteção; couraça] of the poisons, but they also made them a dagger.>”

¹ Alquimista dos séc. XIV-XV.

² Médico italiano do séc. XVIII, autor, nas décadas 60, 70 e 80, de tratados pioneiros em toxicologia, como Ricerche fisiche sopra il veleno della vipera.

³ Médico e filósofo francês, contemporâneo de Fontana. De saúde frágil, era um médico que pesquisava muito e não clinicava, sendo portanto quase um metafísico da fisiologia. Suas idéias podem ser consideradas de uma amplitude tal que é, ainda, um psicólogo pré-Psicologia. Seu conceito de Vontade vital influenciaria fortemente Schopenhauer. Magnum opus: Lettre sur les causes premières (1824).

With opium, belladonna, brucaea, snake-wood¹, and the cherry-laurel², they put to sleep all who stand in their way. There is not one of those women, Egyptian, Turkish, or Greek, whom here you call <good women>, who do not know how, by means of chemistry, to stupefy a doctor, and in psychology to amaze a confessor.”

¹ Planta do gênero acácia comum em desertos do Oriente Médio e Austrália.

² Planta originária da vegetação costeira do Mar Morto.

the secret dramas of the East begin with a love philtre and end with a death potion – begin with paradise and end with – hell. There are as many elixirs of every kind as there are caprices and peculiarities in the physical and moral nature of humanity”

A man can easily be put out of the way there, then; it is, indeed, The Bagdad and Bassora of the <Thousand and One Nights>.”

at your theatres, by what at least I could judge by reading the pieces they play, they see persons swallow the contents of a phial, or suck the button of a ring, and fall dead instantly. 5 minutes afterwards the curtain falls, and the spectators depart. They are ignorant of the consequences of the murder; they see neither the police commissary with his badge of office, nor the corporal with his 4 men; and so the poor fools believe that the whole thing is as easy as lying. But go a little way from France – go either to Aleppo or Cairo, or only to Naples or Rome, and you will see people passing by you in the streets – people erect, smiling, and fresh-colored, of whom Asmodeus, if you were holding on by the skirt of his mantle, would say, <That man was poisoned 3 weeks ago; he will be a dead man in a month.>”

Ah, but madame, does mankind ever lose anything? The arts change about and make a tour of the world; things take a different name, and the vulgar do not follow them (…) Poisons at particularly on some organ or another – one on the stomach, another on the brain, another on the intestines. Well, the poison brings on a cough, the cough an inflammation of the lungs, or some other complaint catalogued in the book of science, which, however, by no means precludes it from being decidedly mortal; and if it were not, would be sure to become so, thanks to the remedies applied by foolish doctors, who are generally bad chemists, and which will act in favor of or against the malady, as you please; and then there is a human being killed according to all the rules of art and skill, and of whom justice learns nothing, as was said by a terrible chemist of my acquaintance, the worthy Abbé Adelmonte of Taormina, in Sicily, who has studied these national phenomena very profoundly.”

I thought, I must confess, that these tales, were inventions of the Middle Ages.”

What procureur has ever ventured to draw up an accusation against M. Magendie or M. Flourens², in consequence of the rabbits, cats, and guinea-pigs they have killed? – not one. So, then, the rabbit dies, and justice takes no notice. This rabbit dead, the Abbé Adelmonte has its entrails taken out by his cook and thrown on the dunghill; on this dunghill is a hen, who, pecking these intestines, is in her turn taken ill, and dies next day. At the moment when she is struggling in the convulsions of death, a vulture [espécie de urubu ou abutre] is flying by (there are a good many vultures in Adelmonte’s country); this bird darts on the dead fowl, and carries it away to a rock, where it dines off its prey. Three days afterwards, this poor vulture, which has been very much indisposed since that dinner, suddenly feels very giddly while flying aloft in the clouds, and falls heavily into a fish-pond. The pike, eels, and carp eat greedily always, as everybody knows – well, they feast on the vulture. Now suppose that next day, one of these eels, or pike, or carp, poisoned the fourth remove, is served up at your table. Well, then, your guest will be poisoned at fifth remove, and die, at the end of 8 or 10 days, of pains in the intestines, sickness, or abscess of the pylorus [piloro; músculo entre o estômago e o duodeno]. The doctors open the body and say with an air of profound learning, <The subject has died of a tumor on the liver, or of typhoid fever!>”

¹ Médico do XIX, vivisseccionista célebre pela radicalidade de seus experimentos, que chocaram até mesmo a comunidade científica de um período ainda não tão eticamente regulamentado quanto hoje.

² Médico do XIX especialista em anestesia; diferente de Gall, seu precursor em frenologia, utilizou animais como cobaias para fazer detalhadas comprovações.

But, she exclaimed, suddenly, arsenic is indelible, indestructible; in whatsoever way it is absorbed it will be found again in the body of the victim from the moment when it has been taken in sufficient quantity to cause death.”

<The fowl has not been poisoned – she had died of apoplexy. Apoplexy is a rare disease among fowls, I believe, but very commong among men.> Madame de Villefort appeared more and more thoughtful.

<It is very fortunate,> she observed, <that such substances could only be prepared by chemists; otherwise, all the world would be poisoning each other.>

<By chemists and persons who have a taste for chemistry,> said the Count of Monte Cristo caressly.”

The Orientals are stronger than we are in cases of conscience, and, very prudently, have no hell – that is the point.”

O lado ruim do pensamento humano vai ser sempre definido pelo paradoxo de Jean Jacques Rousseau – você deve saber, – o mandarim que é morto a 200km de distância por erguer a ponta do dedo. A vida inteira o homem passa fazendo essas coisas, e seu intelecto se exaure refletindo sobre elas. Você achará pouquíssimas pessoas que irão e enfiarão uma faca brutalmente no coração de seu companheiro ou irmão, ou que administrariam nele, para fazê-lo sumir da face da terra tão animada de vida, essa quantidade de arsênico de que falamos agora há pouco. Uma coisa dessas está realmente fora do normal – é excêntrico ou estúpido. Para chegar a esse ponto, o sangue deve ferver a 36º, o pulso deve estar, pelo menos, a 90, e os sentimentos, excitados além do limite ordinário.”

Thus Richard III, for instance, was marvellously served by his conscience after the putting away of the 2 children of Edward IV; in fact, he could say, <These 2 children of a cruel and persecuting king, who have inherited the vices of their father, which I alone could perceive in their juvenile propensities – these 2 children are impediments in my way of promoting the happiness of the English people, whose unhappiness they (the children) would infallibly have caused.> Thus was Lady Macbeth served by her conscience, when she sought to give her son, and not her husband (whatever Shakespeare may say), a throne. Ah, maternal love is a great virtue, a powerful motive – so powerful that it excuses a multitude of things, even if, after Duncan’s death, Lady Macbeth had been at all pricked by her conscience.”

Madame de Villefort listened with avidity to these appaling maxims and horrible paradoxes, delivered by the count with that ironical simplicity which was peculiar to him.”

As for me, so nervous, and so subject to fainting fits, I should require a Dr. Adelmonte to invent for me some means of breathing freely and tranquilizing my mind, in the fear I have of dying some fine day of suffocation.”

Only remember 1 thing – a small dose is a remedy, a large one is poison. 1 drop will restore life, as you have seen; 5 or 6 will inevitably kill, and in a way the more terrible inasmuch as, poured into a glass of wine, it would not in the slightest degree affect its flavor.”

He is a very strange man, and in my opinion is himself the Adelmonte he talks about.”

* * *

To no class of persons is the presentation of a gratuitous opera-box more acceptable than to the wealthy millionaire, who still hugs economy while boasting of carrying a king’s ransom in his waistcoat pocket.”

No, for that very ressemblance affrights me; I should have liked something more in the manner of the Venus of Milo or Capua; but this chase-loving Diana continually surrounded by her nymphs gives me a sort of alarm lest she should some day bring on me the fate of Acteon.” “she was beautiful, but her beauty was of too marked and decided a character to please a fastidious taste; her hair was raven black, but its natural waves seemed somewhat rebellious; her eyes of the same color as her hair, were surmounted by well-arched bows, whose great defect, however, consisted in an almost habitual frown, while her whole physiognomy wore that expression of firmness and decision so little in accordance with the gentler attributes of her sex”

But that which completed the almost masculine look Morcerf found so little to his taste, was a dark mole, of much larger dimensions than these freaks of nature generally are, placed just at the corner of her mouth” “She was a perfect linguist, a 1st-rate artist, wrote poetry, professed to be entirely devoted, following it with an indefatigable perseverance, assisted by a schoolfellow” “It was rumored that she was an object of almost paternal interest to one of the principal composers of the day, who excited her to spare no pains in the cultivation of her voice, which might hereafter prove a source of wealth and independence.”

Why, said Albert, he was talked about for a week; then the coronation of the queen of England took place, followed by the theft of Mademoiselle Mars’ diamonds; and so people talked of something else.”

He seems to have a mania for diamonds, and I verily believe that, like Potenkin, he keeps his pockets filled, for the sake of strewing them along the road, as Tom Thumb did his flint stones.”

No, no! exclaimed Debray; that girl is not his wife: he told us himself she was his slave. Do you not recollect, Morcerf, his telling us so at your breakfast?”

Ah, essa música, como produção humana, cantada por bípedes sem penas, está boa o bastante, para citar o velho Diógenes”

<quando eu desejo ouvir sons mais requintadamente consoantes com a melodia do que o ouvido mortal seria capaz de escutar, eu vou dormir.>

<Então durma aqui, meu querido conde. As condições são favoráveis; para o que mais inventaram a ópera?>

<Não, obrigado. Sua orquestra é muito barulhenta. Para dormir da maneira de que falo, calma e silêncio absolutos são precisos, e ainda certa preparação>–

<Eu sei – o famoso haxixe!>

<Precisamente. Destarte, meu querido visconde, sempre que quiser ser regalado com música de verdade, venha e jante comigo.>”

Haidée, cujo espírito parecia centrado nos negócios do palco, como todas as naturezas sem sofisticação, se deliciava com qualquer coisa que se insinuasse aos olhos ou aos ouvidos.”

Você observou, disse a Condessa G—— a Albert, que voltou para o seu lado, esse homem não faz nada como as outras pessoas; ele escuta com grande devoção o 3º ato de <Robert le Diable>, e quando começa o 4º ato, sai de contínuo.”

desinteresse é o raio mais rilhante em que uma espada nobre pode refletir.”

Ah, Haitians, – that is quite another thing! Haitians are the écarte of French stock-jobbing. We may like bouillote, delight in whist, be enraptured with boston, and yet grow tired of them all; but we always come back to écarte – it’s not only a game, it is a hors-d’oeuvre! M. Danglars sold yesterday at 405, and pockets 300.000 francs. Had he but waited till to-day, the price would have fallen to 205, and instead of gaining 300.000 francs, he would have lost 20 or 25.000.”

Você sabe que com banqueiros nada a não ser um documento escrito será válido.”

é cansativo bancar sempre o Manfredo. Eu desejo que minha vida seja livre e aberta.”

Você ouviu – Major Bartolomeo Cavalcanti – um homem que figura entre os nobres mais antigos de Itália, cujo nome foi celebrado no 10º canto do <Inferno> por Dante”

The acquaintances one makes in travelling have a sort of claim on one, they everywhere expect to receive the attention which you once paid them by chance, as though the civilities of a passing hour were likely to awaken any lasting interest in favor of the man in whose society you may happen to be thrown in the course of your journey.”

<Yes, he is to marry Mademoiselle de Villefort.>

<Indeed?>

<And you know I am to marry Mademoiselle Danglars,> said Albert, laughing.

<You smile.>

<Yes.>

<Why do you do so?>

<I smile because there appears to me to be about as much inclination for the consummation of the engagement in question as there is for my own. But really, my dear count, We are talking as much of women as they do of us; it is unpardonable>”

My servants seem to imitate those you sometimes see in a play, who, because they have only a word to say, aquit themselves in the most awkward manner possible.”

I should like you 100x better if, by your intervention, I could manage to remain a bachelor, even were it only for 10 years.”

Lucullus dines with Lucullus” ou o banquete-para-um.

Você deve saber que na França são muito particulares nesses pontos; não é o bastante, como na Itália, ir até o padre e dizer <Nós amamos 1 ao outro, e queremos que você nos case.> Casamento é um negócio civil na França, e a fim de se casar da maneira ortodoxa você precisa de papéis que estabeleçam inegavelmente sua identidade.”

<But what shall I wear?>

<What you find in your trunks.>

<In my trunks? I have but one portmanteau [mala].>

<I dare say you have nothing else with you. What is the use of losing one’s self with so many things? Besides an old soldier always likes to march with as little baggage as possible.>”

<Exactly so. Now, as I have never known any Sinbad, with the exception of the one celebrated in the ‘1001 Nights’>–

<Well, it is one of his descendants, and a great friend of mine; he is a very rich Englishman, eccentric almost to insanity, and his real name is Lord Wilmore.>”

I have, therefore, received a very good education, and have been treated by those kidnappers very much as the slaves were treated in Asia Minor, whose masters made them grammarians, doctors, and philosophers, in order that they might fetch a higher price in the Roman market.”

Você não pode controlar as circunstâncias, meu caro; <o homem propõe, e Deus dispõe>.”

<Does Mademoiselle Danglars object to this marriage with Monsieur de Morcerf on account of loving another?>

<I told you I was not on terms of strict intimacy with Eugenie.>

<Yes, but girls tell each other secrets without being particularly intimate; own, now, that you did question her on the subject. Ah, I see you are smiling.>”

She told me that she loved no one, said Valentine; that she disliked the idea of being married; that she would infinitely prefer leading an independent and unfettered life; and that she almost wished her father might lose his fortune; that she might become an artist, like her friend, Mademoiselle Louise d’Armilly.”

I never saw more simple tastes united to greater magnificence. His smile is so sweet when he addresses me, that I forget it ever can be bitter to others. Ah, Valentine, tell me, if he ever looked on you with one of those sweet smiles?”

Has the sun done anything for me? No, he warms me with his rays, and it is by his light that I see you – nothing more. Has such and such a perfume done anything for me? No; its odors charms one of my senses – that is all I can say when I am asked why I praise it. My friendship for him is as strange and unaccountable as his for me.”

A man who accustoms himself to live in such a world of poetry and imagination must find far too little excitement in a common, every-day sort of attachment such as ours.”

O que você está me dizendo? 900 mil francos? Essa é uma soma que poderia ser lamentada mesmo por um filósofo!”

Flora, a jovial e sorridente deusa dos jardineiros”

O Conde de Monte Cristo tinha visto o bastante. Todo homem tem uma paixão arrebatadora em seu coração, como cada fruta tem seu verme; a do homem-do-telégrafo era a horticultura.”

these Italians are well-named and badly dressed.”

I have only heard that an emperor of China had an oven built expressly, and that in this oven 12 jars like this were successively baked. 2 broke, from the heat of the fire; the other 10 were sunk 300 fathoms deep into the sea. The sea, knowing what was required of her, threw over them her weeds, encircled them with coral, and encrusted them with shells; the whole was cemented by 200 years beneath these almost impervious depths, for a revolution carried away the emperor who wished to make the trial, and only left the documents proving the manufacture of the jars and their descent into the sea. At the end of 200 years the documents were found, and they thought of bringing up the jars. Divers descended in machines, made expressly on the discovery, into the bay where they were thrown; but of 10 3 only remained, the rest having been broken by the waves.”

<Stop! You are in a shocking hurry to be off – you forget one of my guests. Lean a little to the left. Stay! look at M. Andrea Cavalcanti, the young man in a black coat, looking at Murillo’s Madonna; now he is turning.> This time Bertuccio would have uttered an exclamation had not a look from the Count of Monte Cristo silenced him. <Benedetto?> he muttered; <fatality!>”

you will admit that, when arrived at a certain degree of fortune, the superfluities of life are all that can be desired; and the ladies will allow that, after having risen to a certain eminence of position, the ideal alone can be more exalted.”

For example, you see these 2 fish; 1 brought from 50 leagues beyond St. Petersburg, the other 4 leagues from Naples. Is it not amusing to see them both on the same table?”

<Exactly: 1 comes from the Volga, and the other from Lake Fusaro.>

<Impossible!> cried all the guests simultaneously.

<Well, this is just what amuses me,> said the Count of Monte Cristo. <I am like Nero – cupitor impossibilium; and that is what is amusing you at this moment. This fish which seems so exquisite to you is very likely no better than perch or salmon; but it seemed impossible to procure it, and here it is.>”

<Pliny relates that they sent slaves from Ostia to Rome, who carried on their heads fish which he calls the muslus, and which, from the description, must probably be the goldfish. It was also considered a luxury to have them alive, it being an amusing sight to see them die, for, when dying, they chance color 3 or 4 times, and like the rainbow when it disappears, pass through all the prismatic shades, after which they were sent to the kitchen. Their agony formed part of their merit – if they were not seen alive, they were despised when dead.>

<Yes,> said Debray, <but then Ostia is only a few leagues from Rome.>

<True,> said the Count of Monte Cristo; <but what would be the use of living 18×100 years after Lucullus, if we can do no better than he could?>”

Elisabeth de Rossan, Marquise de Ganges, was one of the famous women of the court of Louis XIV where she was known as <La Belle Provençale>. She was the widow of the Marquise de Castellane when she married de Ganges, and having the misfortune to excite the enmity of her new brothers-in-law, was forced by them to take poison; and they finished her off with pistol and dagger.”

<Can you imagine>, said the Count of Monte Crisato, <some Othello or Abbé de Ganges, one stormy night, descending these stairs step by step, carrying a load, which he wishes to hide from the sight of man, if not from God?> Madame Danglars half fainted on the arm of Villefort, who was obliged to support himself against the wall.”

<What is done to infanticides in this country?> asked Major Cavalcanti innocently.

<Oh, their heads are soon cut off>, said Danglars.

<Ah, indeed?> said Cavalcanti.

<I think so, am I not right, M. de Villefort?> asked the Count of Monte Cristo.

<Yes, count>, replied Villefort, in a voice now scarcely human.”

Simpleton symptons

Melancholy in a capitalist, like the appearance of a comet, presages some misfortune to the world.”

She dreamed Don Carlos had returned to Spain; she believes in dreams. It is magnetism, she says, and when she dreams a thing it is sure to happen, she assures me.”

I make three assortments in fortune—first-rate, second-rate, and third-rate fortunes. I call those first-rate which are composed of treasures one possesses under one’s hand, such as mines, lands, and funded property, in such states as France, Austria, and England, provided these treasures and property form a total of about a hundred millions; I call those second-rate fortunes, that are gained by manufacturing enterprises, joint-stock companies, viceroyalties, and principalities, not drawing more than 1,500,000 francs, the whole forming a capital of about fifty millions; finally, I call those third-rate fortunes, which are composed of a fluctuating capital, dependent upon the will of others, or upon chances which a bankruptcy involves or a false telegram shakes, such as banks, speculations of the day—in fact, all operations under the influence of greater or less mischances, the whole bringing in a real or fictitious capital of about fifteen millions. I think this is about your position, is it not?”

We have our clothes, some more splendid than others,—this is our credit; but when a man dies he has only his skin; in the same way, on retiring from business, you have nothing but your real principal of about five or six millions, at the most; for third-rate fortunes are never more than a fourth of what they appear to be, like the locomotive on a railway, the size of which is magnified by the smoke and steam surrounding it. Well, out of the five or six millions which form your real capital, you have just lost nearly two millions, which must, of course, in the same degree diminish your credit and fictitious fortune; to follow out my s[i]mile, your skin has been opened by bleeding, and this if repeated three or four times will cause death—so pay attention to it, my dear Monsieur Danglars. Do you want money? Do you wish me to lend you some?

I have made up the loss of blood by nutrition. I lost a battle in Spain, I have been defeated in Trieste, but my naval army in India will have taken some galleons, and my Mexican pioneers will have discovered some mine.”

to involve me, three governments must crumble to dust.”

Well, such things have been.”

That there should be a famine!”

Recollect the seven fat and the seven lean kine.”

Or, that the sea should become dry, as in the days of Pharaoh, and even then my vessels would become caravans.”

So much the better. I congratulate you, my dear M. Danglars,” said Monte Cristo; “I see I was deceived, and that you belong to the class of second-rate fortunes.”

the sickly moons which bad artists are so fond of daubing into their pictures of ruins.”

But all the Italians are the same; they are like old Jews when they are not glittering in Oriental splendor.”

my opinion, I say, is, that they have buried their millions in corners, the secret of which they have transmitted only to their eldest sons, who have done the same from generation to generation; and the proof of this is seen in their yellow and dry appearance, like the florins of the republic, which, from being constantly gazed upon, have become reflected in them.”

Oh, that depends upon circumstances. I know an Italian prince, rich as a gold mine, one of the noblest families in Tuscany, who, when his sons married according to his wish, gave them millions; and when they married against his consent, merely allowed them thirty crowns a month. Should Andrea marry according to his father’s views, he will, perhaps, give him one, two, or three millions. For example, supposing it were the daughter of a banker, he might take an interest in the house of the father-in-law of his son; then again, if he disliked his choice, the major takes the key, double-locks his coffer, and Master Andrea would be obliged to live like the sons of a Parisian family, by shuffling cards or rattling the dice.”

Well, when I was a clerk, Morcerf was a mere fisherman.”

And then he was called——”

Fernand.”

Only Fernand?”

Fernand Mondego.”

You are sure?”

Pardieu! I have bought enough fish of him to know his name.”

Then, why did you think of giving your daughter to him?”

Because Fernand and Danglars, being both parvenus, both having become noble, both rich, are about equal in worth, excepting that there have been certain things mentioned of him that were never said of me.”

What?”

Oh, nothing!”

Ah, yes; what you tell me recalls to mind something about the name of Fernand Mondego. I have heard that name in Greece.”

In conjunction with the affairs of Ali Pasha?”

Exactly so.”

This is the mystery,” said Danglars. “I acknowledge I would have given anything to find it out.”

It would be very easy if you much wished it?”

How so?”

Probably you have some correspondent in Greece?”

I should think so.”

At Yanina?”

Everywhere.”

Well, write to your correspondent in Yanina, and ask him what part was played by a Frenchman named Fernand Mondego in the catastrophe of Ali Tepelini.”

You are right,” exclaimed Danglars, rising quickly, “I will write today.”

business-like persons pay very little attention to women, and Madame Danglars crossed the hall without exciting any more attention than any other woman calling upon her lawyer.”

it is true that every step in our lives is like the course of an insect on the sands;—it leaves its track! Alas, to many the path is traced by tears.”

 “Besides the pleasure, there is always remorse from the indulgence of our passions, and, after all, what have you men to fear from all this? the world excuses, and notoriety ennobles you.”

It is generally the case that what we most ardently desire is as ardently withheld from us by those who wish to obtain it, or from whom we attempt to snatch it. Thus, the greater number of a man’s errors come before him disguised under the specious form of necessity; then, after error has been committed in a moment of excitement, of delirium, or of fear, we see that we might have avoided and escaped it. The means we might have used, which we in our blindness could not see, then seem simple and easy, and we say, <Why did I not do this, instead of that?> Women, on the contrary, are rarely tormented with remorse; for the decision does not come from you,—your misfortunes are generally imposed upon you, and your faults the results of others’ crimes.

Chance?” replied Villefort; “No, no, madame, there is no such thing as chance.”

Oh, the wickedness of man is very great,” said Villefort, “since it surpasses the goodness of God. Did you observe that man’s eyes while he was speaking to us?”

No.”

But have you ever watched him carefully?”

did you ever reveal to anyone our connection?”

Never, to anyone.”

You understand me,” replied Villefort, affectionately; “when I say anyone,—pardon my urgency,—to anyone living I mean?”

Yes, yes, I understand very well,” ejaculated the baroness; “never, I swear to you.”

Were you ever in the habit of writing in the evening what had transpired in the morning? Do you keep a journal?”

No, my life has been passed in frivolity; I wish to forget it myself.”

Do you talk in your sleep?”

I sleep soundly, like a child; do you not remember?” The color mounted to the baroness’s face, and Villefort turned awfully pale.

It is true,” said he, in so low a tone that he could hardly be heard.

It was a strange thing that no one ever appeared to advance a step in that man’s favor. Those who would, as it were, force a passage to his heart, found an impassable barrier.”

And what is the news?”

You should not ask a stranger, a foreigner, for news.”

One may forsake a mistress, but a wife,—good heavens! There she must always be”

You are difficult to please, viscount.”

Yes, for I often wish for what is impossible.”

What is that?”

To find such a wife as my father found.” Monte Cristo turned pale, and looked at Albert, while playing with some magnificent pistols.

For any other son to have stayed with his mother for four days at Tréport, it would have been a condescension or a martyrdom, while I return, more contented, more peaceful—shall I say more poetic!—than if I had taken Queen Mab or Titania as my companion.”

That is what I call devoted friendship, to recommend to another one whom you would not marry yourself.”

I love everyone as God commands us to love our neighbor, as Christians; but I thoroughly hate but a few. Let us return to M. Franz d’Epinay. Did you say he was coming?”

those who remain in Paris in July must be true Parisians.”

That is very well before one is over forty. No, I do not dance, but I like to see others do so.”

One of his peculiarities was never to speak a word of French, which he however wrote with great facility.”

I am told it is a delightful place?”

It is a rock.”

And why has the count bought a rock?”

For the sake of being a count. In Italy one must have territorial possessions to be a count.”

Are you not his confessor?”

No, sir; I believe he is a Lutheran.”

He is a Quaker then?”

Exactly, he is a Quaker, with the exception of the peculiar dress.”

Has he any friends?”

Yes, everyone who knows him is his friend.”

But has he any enemies?”

One only.”

What is his name?”

Lord Wilmore.”

A investigação circular de Monsieur Villefaible…

Now, sir, I have but one question more to ask, and I charge you, in the name of honor, of humanity, and of religion, to answer me candidly.”

What is it, sir?”

Do you know with what design M. de Monte Cristo purchased a house at Auteuil?”

Certainly, for he told me.”

What is it, sir?”

To make a lunatic asylum of it, similar to that founded by the Count of Pisani at Palermo. Do you know about that institution?”

As the envoy of the prefect of police arrived ten minutes before ten, he was told that Lord Wilmore, who was precision and punctuality personified, was not yet come in, but that he would be sure to return as the clock struck.” (*) [VIDE MARCA POUCO ALÉM]

But as Lord Wilmore, in the character of the count’s enemy, was less restrained in his answers, they were more numerous; he described the youth of Monte Cristo, who he said, at ten years of age, entered the service of one of the petty sovereigns of India who make war on the English. It was there Wilmore had first met him and fought against him; and in that war Zaccone had been taken prisoner, sent to England, and consigned to the hulks, whence he had escaped by swimming. Then began his travels, his duels, his caprices; then the insurrection in Greece broke out, and he had served in the Grecian ranks. While in that service he had discovered a silver mine in the mountains of Thessaly, but he had been careful to conceal it from everyone. After the battle of Navarino, when the Greek government was consolidated, he asked of King Otho a mining grant for that district, which was given him. Hence that immense fortune, which, in Lord Wilmore’s opinion, possibly amounted to one or two millions per annum,—a precarious fortune, which might be momentarily lost by the failure of the mine.”

Hatred evidently inspired the Englishman, who, knowing no other reproach to bring on the count, accused him of avarice. “Do you know his house at Auteuil?”

Certainly.”

What do you know respecting it?”

Do you wish to know why he bought it?”

Yes.”

The count is a speculator, who will certainly ruin himself in experiments. He supposes there is in the neighborhood of the house he has bought a mineral spring equal to those at Bagnères, Luchon, and Cauterets. He is going to turn his house into a Badhaus, as the Germans term it. He has already dug up all the garden two or three times to find the famous spring, and, being unsuccessful, he will soon purchase all the contiguous houses. Now, as I dislike him, and hope his railway, his electric telegraph, or his search for baths, will ruin him, I am watching for his discomfiture, which must soon take place.”

I have already fought three duels with him,” said the Englishman, “the first with the pistol, the second with the sword, and the third with the sabre.”

Lord Wilmore, having heard the door close after him, returned to his bedroom, where with one hand he pulled off his light hair, his red whiskers, his false jaw, and his wound, to resume the black hair, dark complexion, and pearly teeth of the Count of Monte Cristo. It was M. de Villefort, and not the prefect, who returned to the house of M. de Villefort. (*) [???] He himself was the <envoy> [solução do miséterio], although the prefect was no more than an envoy of the King’s Attorney… Champsfort, consequently, continued his circularity with perfection & avidity…

You know that he has another name besides Monte Cristo?”

No, I did not know it.”

Monte Cristo is the name of an island, and he has a family name.”

I never heard it.”

Well, then, I am better informed than you; his name is Zaccone.”

It is possible.”

He is a Maltese.”

That is also possible.”

The son of a shipowner.”

Many men might have been handsomer, but certainly there could be none whose appearance was more significant, if the expression may be used. (…) Yet the Parisian world is so strange, that even all this might not have won attention had there not been connected with it a mysterious story gilded by an immense fortune.”

Albert,” she asked, “did you notice that?”

What, mother?”

That the count has never been willing to partake of food under the roof of M. de Morcerf.”

Yes; but then he breakfasted with me—indeed, he made his first appearance in the world on that occasion.”

But your house is not M. de Morcerf’s,” murmured Mercédès

Count,” added Mercédès with a supplicating glance, “there is a beautiful Arabian custom, which makes eternal friends of those who have together eaten bread and salt under the same roof.”

I know it, madame,” replied the count; “but we are in France, and not in Arabia, and in France eternal friendships are as rare as the custom of dividing bread and salt with one another.”

How can you exist thus without anyone to attach you to life?”

It is not my fault, madame. At Malta, I loved a young girl, was on the point of marrying her, when war came and carried me away. I thought she loved me well enough to wait for me, and even to remain faithful to my memory. When I returned she was married. This is the history of most men who have passed twenty years of age. Perhaps my heart was weaker than the hearts of most men, and I suffered more than they would have done in my place; that is all.” The countess stopped for a moment, as if gasping for breath. “Yes,” she said, “and you have still preserved this love in your heart—one can only love once—and did you ever see her again?”

MÍNIMA LISTA

Countless countesses

M. Count Comtempt

Countemporaneous

Aunt C.

instead of plunging into the mass of documents piled before him, M. Villefort opened the drawer of his desk, touched a spring, and drew out a parcel of cherished memoranda, amongst which he had carefully arranged, in characters only known to himself, the names of all those who, either in his political career, in money matters, at the bar, or in his mysterious love affairs, had become his enemies. § Their number was formidable, now that he had begun to fear, and yet these names, powerful though they were, had often caused him to smile with the same kind of satisfaction experienced by a traveller who from the summit of a mountain beholds at his feet the craggy eminences, the almost impassable paths, and the fearful chasms, through which he has so perilously climbed. When he had run over all these names in his memory, again read and studied them, commenting meanwhile upon his lists, he shook his head.

No,” he murmured, “none of my enemies would have waited so patiently and laboriously for so long a space of time, that they might now come and crush me with this secret. Sometimes, as Hamlet says—

Foul deeds will rise,

Though all the earth o’erwhelm them, to men’s eyes;’

Sujos feitos erguer-se-ão,

Muito embora toda a terra os soterre,

aos olhos dos homens

Hamlet

“—he cared little for that mene, mene, tekel upharsin, which appeared suddenly in letters of blood upon the wall;—but what he was really anxious for was to discover whose hand had traced them.” Referência bíblica. Segue explicação:

(source: Wiki)

Daniel reads the words, MENE, MENE, TEKEL, PARSIN, and interprets them for the king: MENE, God has numbered the days of your kingdom and brought it to an end; TEKEL, you have been weighed and found wanting; and PERES, the kingdom is divided and given to the Medes and Persians. <Then Belshazzar gave the command, and Daniel was clothed in purple, a chain of gold was put around his neck, and a proclamation was made … that he should rank third in the kingdom; [and] that very night Belshazzar the Chaldean (Babylonian) king was killed, and Darius the Mede received the kingdom.> (…) As Aramaic was written with consonants alone, they may have lacked any context in which to make sense of them. Daniel supplies vowels in two different ways, first reading the letters as nouns, then interpreting them as verbs. § The words Daniel reads are monetary weights: a mena, equivalent to a Jewish mina or 60 shekels, (several ancient versions have only one mena instead of two), a tekel, equivalent to a shekel, and parsin, meaning <half-pieces>. The last involves a word-play on the name of the Persians, suggesting not only that they are to inherit Belshazzar’s kingdom, but that they are two peoples, Medes and Persians. § Having read the words as nouns Daniel then interprets them as verbs, based on their roots: mina is interpreted as meaning <numbered>, tekel, from a root meaning to weigh, as meaning <weighed> (and found wanting), and peres, the singular form of dual parsin, from a root meaning to divide, as meaning the kingdom is to be <divided> and given to the Medes and Persians. (A curious point is that the various weights — a mina or sixty shekels, another shekel, and two half-shekels — add up to 62, which is noted in the last verse as the age of Darius the Mede).” RESUMO: “Seus dias estão contados…”

I cannot cry; at my age they say that we have no more tears,—still I think that when one is in trouble one should have the power of weeping.”

nothing frightens old people so much as when death relaxes its vigilance over them for a moment in order to strike some other old person.”

A stepmother is never a mother, sir. But this is not to the purpose,—our business concerns Valentine, let us leave the dead in peace.”

that theatrical formality invented to heighten the effect of a comedy called the signature of the contract”

It is an every-day occurrence for a gambler to lose not only what he possesses but also what he has not.”

I will, then, wait until the last moment, and when my misery is certain, irremediable, hopeless, I will write a confidential letter to my brother-in-law, another to the prefect of police, to acquaint them with my intention, and at the corner of some wood, on the brink of some abyss, on the bank of some river, I will put an end to my existence, as certainly as I am the son of the most honest man who ever lived in France.”

He shut himself in his room, and tried to read, but his eye glanced over the page without understanding a word, and he threw away the book, and for the second time sat down to sketch his plan (…) The garden became darker still, but in the darkness he looked in vain for the white dress, and in the silence he vainly listened for the sound of footsteps. The house, which was discernible through the trees, remained in darkness, and gave no indication that so important an event as the signature of a marriage-contract was going on. Morrel looked at his watch, which wanted a quarter to ten; but soon the same clock he had already heard strike two or three times rectified the error by striking half-past nine. § This was already half an hour past the time Valentine had fixed. It was a terrible moment for the young man. The slightest rustling of the foliage, the least whistling of the wind, attracted his attention, and drew the perspiration to his brow; then he tremblingly fixed his ladder, and, not to lose a moment, placed his foot on the first step. Amidst all these alternations of hope and fear, the clock struck ten. <It is impossible,> said Maximilian, <that the signing of a contract should occupy so long a time without unexpected interruptions. I have weighed all the chances, calculated the time required for all the forms; something must have happened.> And then he walked rapidly to and fro, and pressed his burning forehead against the fence. Had Valentine fainted? or had she been discovered and stopped in her flight? These were the only obstacles which appeared possible to the young man. (…) He even thought he could perceive something on the ground at a distance; he ventured to call, and it seemed to him that the wind wafted back an almost inarticulate sigh. (…) A light moved rapidly from time to time past three windows of the second floor. These three windows were in Madame de Saint-Méran’s room. Another remained motionless behind some red curtains which were in Madame de Villefort’s bedroom. Morrel guessed all this. So many times, in order to follow Valentine in thought at every hour in the day, had he made her describe the whole house, that without having seen it he knew it all.”

grief may kill, although it rarely does, and never in a day, never in an hour, never in ten minutes.”

Did you notice the symptoms of the disease to which Madame de Saint-Méran has fallen a victim?”

I did. Madame de Saint-Méran had three successive attacks, at intervals of some minutes, each one more serious than the former. When you arrived, Madame de Saint-Méran had already been panting for breath some minutes; she then had a fit, which I took to be simply a nervous attack, and it was only when I saw her raise herself in the bed, and her limbs and neck appear stiffened, that I became really alarmed. Then I understood from your countenance there was more to fear than I had thought. This crisis past, I endeavored to catch your eye, but could not. You held her hand—you were feeling her pulse—and the second fit came on before you had turned towards me. This was more terrible than the first; the same nervous movements were repeated, and the mouth contracted and turned purple.”

And at the third she expired.”

At the end of the first attack I discovered symptoms of tetanus; you confirmed my opinion.”

Yes, before others,” replied the doctor; “but now we are alone——“

What are you going to say? Oh, spare me!”

That the symptoms of tetanus and poisoning by vegetable substances are the same.” M. de Villefort started from his seat, then in a moment fell down again, silent and motionless.

Madame de Saint-Méran succumbed to a powerful dose of brucine or of strychnine, which by some mistake, perhaps, has been given to her.”

But how could a dose prepared for M. Noirtier poison Madame de Saint-Méran?”

Nothing is more simple. You know poisons become remedies in certain diseases, of which paralysis is one. For instance, having tried every other remedy to restore movement and speech to M. Noirtier, I resolved to try one last means, and for three months I have been giving him brucine; so that in the last dose I ordered for him there were six grains. This quantity, which is perfectly safe to administer to the paralyzed frame of M. Noirtier, which has become gradually accustomed to it, would be sufficient to kill another person.”

were you a priest I should not dare tell you that, but you are a man, and you know mankind.”

It cannot be wondered at that his mind, generally so courageous, but now disturbed by the two strongest human passions, love and fear, was weakened even to the indulgence of superstitious thoughts. Although it was impossible that Valentine should see him, hidden as he was, he thought he heard the shadow at the window call him; his disturbed mind told him so. This double error became an irresistible reality, and by one of the incomprehensible transports of youth, he bounded from his hiding-place, and with two strides, at the risk of being seen, at the risk of alarming Valentine, at the risk of being discovered by some exclamation which might escape the young girl, he crossed the flower-garden, which by the light of the moon resembled a large white lake, and having passed the rows of orange-trees which extended in front of the house, he reached the step, ran quickly up and pushed the door, which opened without offering any resistance. Valentine had not seen him. Her eyes, raised towards heaven, were watching a silvery cloud gliding over the azure, its form that of a shadow mounting towards heaven. Her poetic and excited mind pictured it as the soul of her grandmother. (…) Morrel was mad.”

A heart overwhelmed with one great grief is insensible to minor emotions.”

The weak man talks of burdens he can raise, the timid of giants he can confront, the poor of treasures he spends, the most humble peasant, in the height of his pride, calls himself Jupiter.”

It is said to have been a congestion of the brain, or apoplexy, which is the same thing, is it not?”

Nearly.”

You bend because your empire is a young stem, weakened by rapid growth. Take the Republic for a tutor; let us return with renewed strength to the battle-field, and I promise you 500,000 soldiers, another Marengo, and a second Austerlitz. Ideas do not become extinct, sire; they slumber sometimes, but only revive the stronger before they sleep entirely.” M. Noirtier a Napoleão

But tell me, said Beauchamp, what is life? Is it not a halt in Death’s anteroom?”

A moment later, Madame de Villefort entered the drawing-room with her little Edward. It was evident that she had shared the grief of the family, for she was pale and looked fatigued. She sat down, took Edward on her knees, and from time to time pressed this child, on whom her affections appeared centred, almost convulsively to her bosom.”

Old age is selfish, sir, and Mademoiselle de Villefort has been a faithful companion to M. Noirtier, which she cannot be when she becomes the Baroness d’Epinay. My father’s melancholy state prevents our speaking to him on any subjects, which the weakness of his mind would incapacitate him from understanding, and I am perfectly convinced that at the present time, although, he knows that his granddaughter is going to be married, M. Noirtier has even forgotten the name of his intended grandson.”

He was then informed of the contents of the letter from the Island of Elba, in which he was recommended to the club as a man who would be likely to advance the interests of their party. One paragraph spoke of the return of Bonaparte and promised another letter and further details, on the arrival of the Pharaon belonging to the shipbuilder Morrel, of Marseilles, whose captain was entirely devoted to the emperor.”

there was something awful in hearing the son read aloud in trembling pallor these details of his father’s death, which had hitherto been a mystery. Valentine clasped her hands as if in prayer. Noirtier looked at Villefort with an almost sublime expression of contempt and pride.”

The general fell, then, in a loyal duel, and not in ambush as it might have been reported. In proof of this we have signed this paper to establish the truth of the facts, lest the moment should arrive when either of the actors in this terrible scene should be accused of premeditated murder or of infringement of the laws of honor.”

<tell me the name of the president of the club, that I may at least know who killed my father.> Villefort mechanically felt for the handle of the door; Valentine, who understood sooner than anyone her grandfather’s answer, and who had often seen two scars upon his right arm, drew back a few steps. <Mademoiselle,> said Franz, turning towards Valentine, <unite your efforts with mine to find out the name of the man who made me an orphan at two years of age.> Valentine remained dumb and motionless.”

M, repeated Franz. The young man’s finger, glided over the words, but at each one Noirtier answered by a negative sign. Valentine hid her head between her hands. At length, Franz arrived at the word MYSELF.”

what is required of a young man in Paris? To speak its language tolerably, to make a good appearance, to be a good gamester, and to pay in cash.”

As for his wife, he bowed to her, as some husbands do to their wives, but in a way that bachelors will never comprehend, until a very extensive code is published on conjugal life.”

The two young ladies were seen seated on the same chair, at the piano, accompanying themselves, each with one hand, a fancy to which they had accustomed themselves, and performed admirably. Mademoiselle d’Armilly, whom they then perceived through the open doorway, formed with Eugénie one of the tableaux vivants of which the Germans are so fond. She was somewhat beautiful, and exquisitely formed—a little fairy-like figure, with large curls falling on her neck, which was rather too long, as Perugino sometimes makes his Virgins, and her eyes dull from fatigue. She was said to have a weak chest, and like Antonia in the Cremona Violin, she would die one day while singing. Monte Cristo cast one rapid and curious glance round this sanctum; it was the first time he had ever seen Mademoiselle d’Armilly, of whom he had heard much. <Well,> said the banker to his daughter, <are we then all to be excluded?> He then led the young man into the study, and either by chance or manœuvre the door was partially closed after Andrea, so that from the place where they sat neither the Count nor the baroness could see anything; but as the banker had accompanied Andrea, Madame Danglars appeared to take no notice of it.”

<Then you are wrong, madame. Fortune is precarious; and if I were a woman and fate had made me a banker’s wife, whatever might be my confidence in my husband’s good fortune, still in speculation you know there is great risk. Well, I would secure for myself a fortune independent of him, even if I acquired it by placing my interests in hands unknown to him.> Madame Danglars blushed, in spite of all her efforts. <Stay,> said Monte Cristo, as though he had not observed her confusion, <I have heard of a lucky hit that was made yesterday on the Neapolitan bonds.>”

<Yes,> said Monte Cristo, <I have heard that; but, as Claudius said to Hamlet, ‘it is a law of nature; their fathers died before them, and they mourned their loss; they will die before their children, who will, in their turn, grieve for them.’>”

How extraordinary! And how does M. de Villefort bear it?”

As usual. Like a philosopher.” Danglars returned at this moment alone. “Well,” said the baroness, “do you leave M. Cavalcanti with your daughter?”

And Mademoiselle d’Armilly,” said the banker; “do you consider her no one?” Then, turning to Monte Cristo, he said, “Prince Cavalcanti is a charming young man, is he not? But is he really a prince?”

HIERARQUIA DOS TÍTULOS DA NOBREZA-BURGUESIA OU CALEIDOSCÓPIO DA CLASSE ARISTOPLUTOCRÁTICA EUROPÉIA DOS “SÉCULOS DE OURO”:

Conde > Visconde > Duque > Barão > Baronete

OBS: A acepção Latina de <barão> é depreciativa.

it is so delightful to hear music in the distance, when the musicians are unrestrained by observation.”

He is a musician.”

So are all Italians.”

Come, count, you do not do that young man justice.”

Well, I acknowledge it annoys me, knowing your connection with the Morcerf family, to see him throw himself in the way.” Danglars burst out laughing.

What a Puritan you are!” said he; “that happens every day.”

But you cannot break it off in this way; the Morcerfs are depending on this union.”

Oh, my dear count, husbands are pretty much the same everywhere; an individual husband of any country is a pretty fair specimen of the whole race.”

Haydée—what an adorable name! Are there, then, really women who bear the name of Haydée anywhere but in Byron’s poems?”

Certainly there are. Haydée is a very uncommon name in France, but is common enough in Albania and Epirus; it is as if you said, for example, Chastity, Modesty, Innocence,—it is a kind of baptismal name, as you Parisians call it.”

Oh, that is charming,” said Albert, “how I should like to hear my countrywomen called Mademoiselle Goodness, Mademoiselle Silence, Mademoiselle Christian Charity! Only think, then, if Mademoiselle Danglars, instead of being called Claire-Marie-Eugénie, had been named Mademoiselle Chastity-Modesty-Innocence Danglars; what a fine effect that would have produced on the announcement of her marriage!”

How was it that Dionysius the Tyrant became a schoolmaster? The fortune of war, my dear viscount,—the caprice of fortune; that is the way in which these things are to be accounted for.”

Monte Cristo turned to Albert. <Do you know modern Greek,> asked he.

<Alas! no,> said Albert; <nor even ancient Greek, my dear count; never had Homer or Plato a more unworthy scholar than myself.>

Monte Cristo turned to Haydée, and with an expression of countenance which commanded her to pay the most implicit attention to his words, he said in Greek,—<Tell us the fate of your father; but neither the name of the traitor nor the treason.> Haydée sighed deeply, and a shade of sadness clouded her beautiful brow.”

that unsophisticated innocence of childhood which throws a charm round objects insignificant in themselves, but which in its eyes are invested with the greatest importance.”

things which in the evening look dark and obscure, appear but too clearly in the light of morning, and sometimes the utterance of one word, or the lapse of a single day, will reveal the most cruel calumnies.”

the breaking off of a marriage contract always injures the lady more than the gentleman.”

one must never be eccentric. If one’s lot is cast among fools, it is necessary to study folly.” “alguém nunca deve ser excêntrico. Se a alguém couber a mesma sorte que a dos loucos, é preciso estudar a loucura.”

Supposing the assertion to be really true?”

A son ought not to submit to such a stain on his father’s honor.”

Ma foi! we live in times when there is much to which we must submit.”

That is precisely the fault of the age.”

And do you undertake to reform it?”

Yes, as far as I am personally concerned.”

Well, you are indeed exacting, my dear fellow!”

Ah, but the friends of today are the enemies of tomorrow”

When you wish to obtain some concession from a man’s self-love, you must avoid even the appearance of wishing to wound it.”

It was a gloomy, dusty-looking apartment, such as journalists’ offices have always been from time immemorial.

I have heard it said that hearts inflamed by obstacles to their desire grew cold in time of security”

People die very suddenly in your house, M. de Villefort.”

Well, sir, you have in your establishment, or in your family, perhaps, one of the frightful monstrosities of which each century produces only one. Locusta and Agrippina, living at the same time, were an exception, and proved the determination of Providence to effect the entire ruin of the Roman empire, sullied by so many crimes. Brunhilda and Fredegund were the results of the painful struggle of civilization in its infancy, when man was learning to control mind, were it even by an emissary from the realms of darkness. All these women had been, or were, beautiful. The same flower of innocence had flourished, or was still flourishing, on their brow, that is seen on the brow of the culprit in your house.”

<Seek whom the crime will profit,> says an axiom of jurisprudence.”

Doctor,” cried Villefort, “alas, doctor, how often has man’s justice been deceived by those fatal words.

<Oh, man,> murmured d’Avrigny, <the most selfish of all animals, the most personal of all creatures, who believes the earth turns, the sun shines, and death strikes for him alone,—an ant cursing God from the top of a blade of grass!>

no one knows, not even the assassin, that, for the last twelve months, I have given M. Noirtier brucine for his paralytic affection, while the assassin is not ignorant, for he has proved that brucine is a violent poison.”

for when crime enters a dwelling, it is like death—it does not come alone.  (…) What does it signify to you if I am murdered? Are you my friend? Are you a man? Have you a heart? No, you are a physician!”

Ah, Caderousse,” said Andrea, “how covetous you are! Two months ago you were dying with hunger.”

The appetite grows by what it feeds on,” said Caderousse, grinning and showing his teeth, like a monkey laughing or a tiger growling.

That Count of Monte Cristo is an original, who loves to look at the sky even at night.”

those thieves of jewellers imitate so well that it is no longer worthwhile to rob a jeweller’s shop—it is another branch of industry paralyzed.”

From his past life, from his resolution to shrink from nothing, the count had acquired an inconceivable relish for the contests in which he had engaged, sometimes against nature, that is to say, against God, and sometimes against the world, that is, against the devil.”

The count felt his heart beat more rapidly. Inured as men may be to danger, forewarned as they may be of peril, they understand, by the fluttering of the heart and the shuddering of the frame, the enormous difference between a dream and a reality, between the project and the execution.” “and one might distinguish by the glimmering through the open panel that he wore a pliant tunic of steel mail, of which the last in France, where daggers are no longer dreaded, was worn by King Louis XVI, who feared the dagger at his breast, and whose head was cleft with a hatchet.”

So you would rob the Count of Monte Cristo?” continued the false abbé.

Reverend sir, I am impelled——”

Every criminal says the same thing.”

Poverty——”

Pshaw!” said Busoni disdainfully; “poverty may make a man beg, steal a loaf of bread at a baker’s door, but not cause him to open a secretary desk in a house supposed to be inhabited.”

Ah, reverend sir,” cried Caderousse, clasping his hands, and drawing nearer to Monte Cristo, “I may indeed say you are my deliverer!”

You mean to say you have been freed from confinement?”

Yes, that is true, reverend sir.”

Who was your liberator?”

An Englishman.”

What was his name?”

Lord Wilmore.”

I know him; I shall know if you lie.”

Ah, reverend sir, I tell you the simple truth.”

Was this Englishman protecting you?”

No, not me, but a young Corsican, my companion.”

What was this young Corsican’s name?”

Benedetto.”

Is that his Christian name?”

He had no other; he was a foundling.”

Then this young man escaped with you?”

He did.”

In what way?”

We were working at Saint-Mandrier, near Toulon. Do you know Saint-Mandrier?”

I do.”

In the hour of rest, between noon and one o’clock——”

Galley-slaves having a nap after dinner! We may well pity the poor fellows!” said the abbé.

Nay,” said Caderousse, “one can’t always work—one is not a dog.”

So much the better for the dogs,” said Monte Cristo.

While the rest slept, then, we went away a short distance; we severed our fetters with a file the Englishman had given us, and swam away.”

And what is become of this Benedetto?”

I don’t know.”

You ought to know.”

No, in truth; we parted at Hyères.” And, to give more weight to his protestation, Caderousse advanced another step towards the abbé, who remained motionless in his place, as calm as ever, and pursuing his interrogation. “You lie,” said the Abbé Busoni, with a tone of irresistible authority.

Reverend sir!”

You lie! This man is still your friend, and you, perhaps, make use of him as your accomplice.”

Oh, reverend sir!”

Since you left Toulon what have you lived on? Answer me!”

On what I could get.”

You lie,” repeated the abbé a third time, with a still more imperative tone. Caderousse, terrified, looked at the count. “You have lived on the money he has given you.”

True,” said Caderousse; “Benedetto has become the son of a great lord.”

How can he be the son of a great lord?”

A natural son.”

And what is that great lord’s name?”

The Count of Monte Cristo, the very same in whose house we are.”

Benedetto the count’s son?” replied Monte Cristo, astonished in his turn.

Well, I should think so, since the count has found him a false father—since the count gives him 4.000 francs a month, and leaves him 500.000 francs in his will.”

Ah, yes,” said the factitious abbé, who began to understand; “and what name does the young man bear meanwhile?”

Andrea Cavalcanti.”

Is it, then, that young man whom my friend the Count of Monte Cristo has received into his house, and who is going to marry Mademoiselle Danglars?”

Exactly.”

And you suffer that, you wretch—you, who know his life and his crime?”

Why should I stand in a comrade’s way?” said Caderousse.

You are right; it is not you who should apprise M. Danglars, it is I.”

Do not do so, reverend sir.”

Why not?”

Because you would bring us to ruin.”

And you think that to save such villains as you I will become an abettor of their plot, an accomplice in their crimes?”

Reverend sir,” said Caderousse, drawing still nearer.

I will expose all.”

To whom?”

To M. Danglars.”

By heaven!” cried Caderousse, drawing from his waistcoat an open knife, and striking the count in the breast, “you shall disclose nothing, reverend sir!” To Caderousse’s great astonishment, the knife, instead of piercing the count’s breast, flew back blunted. At the same moment the count seized with his left hand the assassin’s wrist, and wrung it with such strength that the knife fell from his stiffened fingers, and Caderousse uttered a cry of pain. But the count, disregarding his cry, continued to wring the bandit’s wrist, until, his arm being dislocated, he fell first on his knees, then flat on the floor. The count then placed his foot on his head, saying, “I know not what restrains me from crushing thy skull, rascal.”

Ah, mercy—mercy!” cried Caderousse. The count withdrew his foot. “Rise!” said he. Caderousse rose.

What a wrist you have, reverend sir!” said Caderousse, stroking his arm, all bruised by the fleshy pincers which had held it; “what a wrist!”

Silence! God gives me strength to overcome a wild beast like you; in the name of that God I act,—remember that, wretch,—and to spare thee at this moment is still serving him.”

Oh!” said Caderousse, groaning with pain.

Take this pen and paper, and write what I dictate.”

I don’t know how to write, reverend sir.”

You lie! Take this pen, and write!” Caderousse, awed by the superior power of the abbé, sat down and wrote:—

Sir,—The man whom you are receiving at your house, and to whom you intend to marry your daughter, is a felon who escaped with me from confinement at Toulon. He was Nº 59, and I Nº 58. He was called Benedetto, but he is ignorant of his real name, having never known his parents.

Sign it!” continued the count.

But would you ruin me?”

If I sought your ruin, fool, I should drag you to the first guard-house; besides, when that note is delivered, in all probability you will have no more to fear. Sign it, then!”

Caderousse signed it.

And you did not warn me!” cried Caderousse, raising himself on his elbows. “You knew I should be killed on leaving this house, and did not warn me!”

No; for I saw God’s justice placed in the hands of Benedetto, and should have thought it sacrilege to oppose the designs of Providence.”

God is merciful to all, as he has been to you; he is first a father, then a judge.”

Do you then believe in God?” said Caderousse.

Had I been so unhappy as not to believe in him until now,” said Monte Cristo, “I must believe on seeing you.” Caderousse raised his clenched hands towards heaven.

Help!” cried Caderousse; “I require a surgeon, not a priest; perhaps I am not mortally wounded—I may not die; perhaps they can yet save my life.”

Your wounds are so far mortal that, without the three drops I gave you, you would now be dead. Listen, then.”

Ah,” murmured Caderousse, “what a strange priest you are; you drive the dying to despair, instead of consoling them.”

I do not believe there is a God,” howled Caderousse; “you do not believe it; you lie—you lie!”

No,” said Caderousse, “no; I will not repent. There is no God; there is no Providence—all comes by chance.—”

Monte Cristo took off the wig which disfigured him, and let fall his black hair, which added so much to the beauty of his pallid features. <Oh?> said Caderousse, thunderstruck, <but for that black hair, I should say you were the Englishman, Lord Wilmore.>

<I am neither the Abbé Busoni nor Lord Wilmore,> said Monte Cristo; <think again,—do you not recollect me?> There was a magic effect in the count’s words, which once more revived the exhausted powers of the miserable man. <Yes, indeed,> said he; <I think I have seen you and known you formerly.>

<Yes, Caderousse, you have seen me; you knew me once.>

<Who, then, are you? and why, if you knew me, do you let me die?>

<Because nothing can save you; your wounds are mortal. Had it been possible to save you, I should have considered it another proof of God’s mercy, and I would again have endeavored to restore you, I swear by my father’s tomb.>

<By your father’s tomb!> said Caderousse, supported by a supernatural power, and half-raising himself to see more distinctly the man who had just taken the oath which all men hold sacred; <who, then, are you?> The count had watched the approach of death. He knew this was the last struggle. He approached the dying man, and, leaning over him with a calm and melancholy look, he whispered, <I am—I am——>

And his almost closed lips uttered a name so low that the count himself appeared afraid to hear it. Caderousse, who had raised himself on his knees, and stretched out his arm, tried to draw back, then clasping his hands, and raising them with a desperate effort, <O my God, my God!> said he, <pardon me for having denied thee; thou dost exist, thou art indeed man’s father in heaven, and his judge on earth. My God, my Lord, I have long despised thee!>”

<One!> said the count mysteriously, his eyes fixed on the corpse, disfigured by so awful a death.”

Bertuccio alone turned pale whenever Benedetto’s name was mentioned in his presence, but there was no reason why anyone should notice his doing so.”

the attempted robbery and the murder of the robber by his comrade were almost forgotten in anticipation of the approaching marriage of Mademoiselle Danglars to the Count Andrea Cavalcanti.”

some persons had warned the young man of the circumstances of his future father-in-law, who had of late sustained repeated losses; but with sublime disinterestedness and confidence the young man refused to listen, or to express a single doubt to the baron.”

With an instinctive hatred of matrimony, she suffered Andrea’s attentions in order to get rid of Morcerf; but when Andrea urged his suit, she betrayed an entire dislike to him. The baron might possibly have perceived it, but, attributing it to a caprice, feigned ignorance.”

in this changing age, the faults of a father cannot revert upon his children. Few have passed through this revolutionary period, in the midst of which we were born, without some stain of infamy or blood to soil the uniform of the soldier, or the gown of the magistrate. Now I have these proofs, Albert, and I am in your confidence, no human power can force me to a duel which your own conscience would reproach you with as criminal, but I come to offer you what you can no longer demand of me. Do you wish these proofs, these attestations, which I alone possess, to be destroyed? Do you wish this frightful secret to remain with us?”

he never interrogates, and in my opinion those who ask no questions are the best comforters.”

My papers, thank God, no,—my papers are all in capital order, because I have none”

do you come from the end of the world?” said Monte Cristo; “you, a journalist, the husband of renown? It is the talk of all Paris.”

Silence, purveyor of gossip”

Mademoiselle Eugénie, who appears but little charmed with the thoughts of matrimony, and who, seeing how little I was disposed to persuade her to renounce her dear liberty, retains any affection for me.”

I have told you, where the air is pure, where every sound soothes, where one is sure to be humbled, however proud may be his nature. I love that humiliation, I, who am master of the universe, as was Augustus.”

But where are you really going?”

To sea, viscount; you know I am a sailor. I was rocked when an infant in the arms of old Ocean, and on the bosom of the beautiful Amphitrite” “I love the sea as a mistress, and pine if I do not often see her.”

<Woman is fickle.> said Francis I; <woman is like a wave of the sea,> said Shakespeare; both the great king and the great poet ought to have known woman’s nature well.”

Woman’s, yes; my mother is not woman, but a woman.”

my mother is not quick to give her confidence, but when she does she never changes.”

You are certainly a prodigy; you will soon not only surpass the railway, which would not be very difficult in France, but even the telegraph.”

Precisely,” said the count; “six years since I bought a horse in Hungary remarkable for its swiftness. The 32 that we shall use tonight are its progeny; they are all entirely black, with the exception of a star upon the forehead.”

M. Albert. Tell me, why does a steward rob his master?”

Because, I suppose, it is his nature to do so, for the love of robbing.”

You are mistaken; it is because he has a wife and family, and ambitious desires for himself and them. Also because he is not sure of always retaining his situation, and wishes to provide for the future. Now, M. Bertuccio is alone in the world; he uses my property without accounting for the use he makes of it; he is sure never to leave my service.”

Why?”

Because I should never get a better.”

Probabilities are deceptive.”

But I deal in certainties; he is the best servant over whom one has the power of life and death.”

Do you possess that right over Bertuccio?”

Yes.”

There are words which close a conversation with an iron door; such was the count’s “yes.”

There, as in every spot where Monte Cristo stopped, if but for two days, luxury abounded and life went on with the utmost ease.”

Poor young man,” said Monte Cristo in a low voice; “it is then true that the sin of the father shall fall on the children to the third and fourth generation.”

Five minutes had sufficed to make a complete transformation in his appearance. His voice had become rough and hoarse; his face was furrowed with wrinkles; his eyes burned under the blue-veined lids, and he tottered like a drunken man. <Count,> said he, <I thank you for your hospitality, which I would gladly have enjoyed longer; but I must return to Paris.>

<What has happened?>

<A great misfortune, more important to me than life. Don’t question me, I beg of you, but lend me a horse.>

<My stables are at your command, viscount; but you will kill yourself by riding on horseback. Take a post-chaise or a carriage.>”

The Count of Morcerf was no favorite with his colleagues. Like all upstarts, he had had recourse to a great deal of haughtiness to maintain his position. The true nobility laughed at him, the talented repelled him, and the honorable instinctively despised him. He was, in fact, in the unhappy position of the victim marked for sacrifice; the finger of God once pointed at him, everyone was prepared to raise the hue and cry.”

Moral wounds have this peculiarity,—they may be hidden, but they never close; always painful, always ready to bleed when touched, they remain fresh and open in the heart.”

He thought himself strong enough, for he mistook fever for energy.”

I, El-Kobbir, a slave-merchant, and purveyor of the harem of his highness, acknowledge having received for transmission to the sublime emperor, from the French lord, the Count of Monte Cristo, an emerald valued at 800.000 francs; as the ransom of a young Christian slave of 11 years of age, named Haydée, the acknowledged daughter of the late lord Ali Tepelini, pasha of Yanina, and of Vasiliki, his favorite; she having been sold to me 7 years previously, with her mother, who had died on arriving at Constantinople, by a French colonel in the service of the Vizier Ali Tepelini, named Fernand Mondego. The above-mentioned purchase was made on his highness’s account, whose mandate I had, for the sum of 400.000 francs.

Given at Constantinople, by authority of his highness, in the year 1247 of the Hegira.

Signed El-Kobbir.

I am ignorant of nothing which passes in the world. I learn all in the silence of my apartments,—for instance, I see all the newspapers, every periodical, as well as every new piece of music; and by thus watching the course of the life of others, I learned what had transpired this morning in the House of Peers, and what was to take place this evening; then I wrote.”

Then,” remarked the president, “the Count of Monte Cristo knows nothing of your present proceedings?”—“He is quite unaware of them, and I have but one fear, which is that he should disapprove of what I have done. But it is a glorious day for me,” continued the young girl, raising her ardent gaze to heaven, “that on which I find at last an opportunity of avenging my father!”

Gentlemen,” said the president, when silence was restored, “is the Count of Morcerf convicted of felony, treason, and conduct unbecoming a member of this House?”—“Yes,” replied all the members of the committee of inquiry with a unanimous voice.

leave Paris—all is soon forgotten in this great Babylon of excitement and changing tastes. You will return after 3 or years with a Russian princess for a bride, and no one will think more of what occurred yesterday than if it had happened 16 years ago.”

Yes; M. Danglars is a money-lover, and those who love money, you know, think too much of what they risk to be easily induced to fight a duel. The other is, on the contrary, to all appearance a true nobleman; but do you not fear to find him a bully?”

I only fear one thing; namely, to find a man who will not fight.”

The count had, indeed, just arrived, but he was in his bath, and had forbidden that anyone should be admitted. “But after his bath?” asked Morcerf.

My master will go to dinner.”

And after dinner?”

He will sleep an hour.”

Then?”

He is going to the Opera.”

You know, mother, M. de Monte Cristo is almost an Oriental, and it is customary with the Orientals to secure full liberty for revenge by not eating or drinking in the houses of their enemies.”

Well,” cried he, with that benevolent politeness which distinguished his salutation from the common civilities of the world, “my cavalier has attained his object. Good-evening, M. de Morcerf.” 

Display is not becoming to everyone, M. de Morcerf.”

Wild, almost unconscious, and with eyes inflamed, Albert stepped back, and Morrel closed the door. Monte Cristo took up his glass again as if nothing had happened; his face was like marble, and his heart was like bronze. Morrel whispered, <What have you done to him?>”

listen how adorably Duprez is singing that line,—

<O Mathilde! idole de mon âme!>

I was the first to discover Duprez at Naples, and the first to applaud him. Bravo, bravo!” Morrel saw it was useless to say more, and refrained.

Doubtless you wish to make me appear a very eccentric character. I am, in your opinion, a Lara, a Manfred, a Lord Ruthven; then, just as I am arriving at the climax, you defeat your own end, and seek to make an ordinary man of me. You bring me down to your own level, and demand explanations! Indeed, M. Beauchamp, it is quite laughable.”

the Count of Monte Cristo bows to none but the Count of Monte Cristo himself. Say no more, I entreat you. I do what I please, M. Beauchamp, and it is always well done.”

It is quite immaterial to me,” said Monte Cristo, “and it was very unnecessary to disturb me at the Opera for such a trifle. In France people fight with the sword or pistol, in the colonies with the carbine, in Arabia with the dagger. Tell your client that, although I am the insulted party, in order to carry out my eccentricity, I leave him the choice of arms, and will accept without discussion, without dispute, anything, even combat by drawing lots, which is always stupid, but with me different from other people, as I am sure to gain.”

the music of William Tell¹ is so sweet.”

¹ Herói lendário, ligado à formação da Suíça. Está mais para um Robin Hood que para um Aquiles, no entanto.

Monte Cristo waited, according to his usual custom, until Duprez had sung his famous <Suivez-moi!> then he rose and went out.”

Edmond, you will not kill my son?” The count retreated a step, uttered a slight exclamation, and let fall the pistol he held.

Fernand, do you mean?” replied Monte Cristo, with bitter irony; “since we are recalling names, let us remember them all.”

Listen to me, my son has also guessed who you are,—he attributes his father’s misfortunes to you.”

Madame, you are mistaken, they are not misfortunes,—it is a punishment.”

What are Yanina and its vizier to you, Edmond? What injury has Fernand Mondego done you in betraying Ali Tepelini?”

Ah, sir!” cried the countess, “how terrible a vengeance for a fault which fatality made me commit!—for I am the only culprit, Edmond, and if you owe revenge to anyone, it is to me, who had not fortitude to bear your absence and my solitude.”

But,” exclaimed Monte Cristo, “why was I absent? And why were you alone?”

Because you had been arrested, Edmond, and were a prisoner.”

And why was I arrested? Why was I a prisoner?”

I do not know,” said Mercédès.

You do not, madame; at least, I hope not. But I will tell you. I was arrested and became a prisoner because, under the arbor of La Réserve, the day before I was to marry you, a man named Danglars wrote this letter, which the fisherman Fernand himself posted.”

Monte Cristo went to a secretary desk, opened a drawer by a spring, from which he took a paper which had lost its original color, and the ink of which had become of a rusty hue—this he placed in the hands of Mercédès. It was Danglars’ letter to the king’s attorney, which the Count of Monte Cristo, disguised as a clerk from the house of Thomson & French, had taken from the file against Edmond Dantes, on the day he had paid the two hundred thousand francs to M. de Boville. Mercédès read with terror the following lines:—

The king”s attorney is informed by a friend to the throne and religion that one Edmond Dantes, second in command on board the Pharaon, this day arrived from Smyrna, after having touched at Naples and Porto-Ferrajo, is the bearer of a letter from Murat to the usurper, and of another letter from the usurper to the Bonapartist club in Paris. Ample corroboration of this statement may be obtained by arresting the above-mentioned Edmond Dantès, who either carries the letter for Paris about with him, or has it at his father’s abode. Should it not be found in possession of either father or son, then it will assuredly be discovered in the cabin belonging to the said Dantes on board the Pharaon.”

You well know, madame, was my arrest; but you do not know how long that arrest lasted. You do not know that I remained for fourteen years within a quarter of a league of you, in a dungeon in the Château d’If. You do not know that every day of those fourteen years I renewed the vow of vengeance which I had made the first day; and yet I was not aware that you had married Fernand, my calumniator, and that my father had died of hunger!”

Can it be?” cried Mercédès, shuddering.

That is what I heard on leaving my prison fourteen years after I had entered it; and that is why, on account of the living Mercédès and my deceased father, I have sworn to revenge myself on Fernand, and—I have revenged myself.”

besides, that is not much more odious than that a Frenchman by adoption should pass over to the English; that a Spaniard by birth should have fought against the Spaniards; that a stipendiary of Ali should have betrayed and murdered Ali. Compared with such things, what is the letter you have just read?—a lover’s deception, which the woman who has married that man ought certainly to forgive; but not so the lover who was to have married her.” 

Not crush that accursed race?” murmured he; “abandon my purpose at the moment of its accomplishment? Impossible, madame, impossible!”

Revenge yourself, then, Edmond,” cried the poor mother; “but let your vengeance fall on the culprits,—on him, on me, but not on my son!”

It is written in the good book,” said Monte Cristo, “that the sins of the fathers shall fall upon their children to the third and fourth generation. Since God himself dictated those words to his prophet, why should I seek to make myself better than God?”

Listen; for ten years I dreamed each night the same dream. I had been told that you had endeavored to escape; that you had taken the place of another prisoner; that you had slipped into the winding sheet of a dead body; that you had been thrown alive from the top of the Château d’If, and that the cry you uttered as you dashed upon the rocks first revealed to your jailers that they were your murderers. Well, Edmond, I swear to you, by the head of that son for whom I entreat your pity,—Edmond, for ten years I saw every night every detail of that frightful tragedy, and for ten years I heard every night the cry which awoke me, shuddering and cold.”

What I most loved after you, Mercédès, was myself, my dignity, and that strength which rendered me superior to other men; that strength was my life. With one word you have crushed it, and I die.”

it is melancholy to pass one’s life without having one joy to recall, without preserving a single hope; but that proves that all is not yet over. No, it is not finished; I feel it by what remains in my heart. Oh, I repeat it, Edmond; what you have just done is beautiful—it is grand; it is sublime.”

suppose that when everything was in readiness and the moment had come for God to look upon his work and see that it was good—suppose he had snuffed out the sun and tossed the world back into eternal night—then—even then, Mercédès, you could not imagine what I lose in sacrificing my life at this moment.”

What a fool I was,” said he, “not to tear my heart out on the day when I resolved to avenge myself!”

MOMENT OF HESITATION

what? this edifice which I have been so long preparing, which I have reared with so much care and toil, is to be crushed by a single touch, a word, a breath! Yes, this self, of whom I thought so much, of whom I was so proud, who had appeared so worthless in the dungeons of the Château d’If, and whom I had succeeded in making so great, will be but a lump of clay tomorrow. Alas, it is not the death of the body I regret; for is not the destruction of the vital principle, the repose to which everything is tending, to which every unhappy being aspires,—is not this the repose of matter after which I so long sighed, and which I was seeking to attain by the painful process of starvation when Faria appeared in my dungeon? What is death for me? One step farther” But now is time to set back once again…

It is not God’s will that they should be accomplished.”

Oh, shall I then, again become a fatalist, whom fourteen years of despair and ten of hope had rendered a believer in Providence? And all this—all this, because my heart, which I thought dead, was only sleeping; because it has awakened and has begun to beat again, because I have yielded to the pain of the emotion excited in my breast by a woman’s voice.

yet, it is impossible that so noble-minded a woman should thus through selfishness consent to my death when I am in the prime of life and strength; it is impossible that she can carry to such a point maternal love, or rather delirium. There are virtues which become crimes by exaggeration. No, she must have conceived some pathetic scene; she will come and throw herself between us; and what would be sublime here will there appear ridiculous.”

I ridiculous? No, I would rather die.”

By thus exaggerating to his own mind the anticipated ill-fortune of the next day, to which he had condemned himself by promising Mercédès to spare her son, the count at last exclaimed, “Folly, folly, folly!—to carry generosity so far as to put myself up as a mark for that young man to aim at. He will never believe that my death was suicide; and yet it is important for the honor of my memory,—and this surely is not vanity, but a justifiable pride,—it is important the world should know that I have consented, by my free will, to stop my arm, already raised to strike, and that with the arm which has been so powerful against others I have struck myself. It must be; it shall be.” She remembered that she had a son, said he; and I forgot I had a daughter.

and seeing that sweet pale face, those lovely eyes closed, that beautiful form motionless and to all appearance lifeless, the idea occurred to him for the first time, that perhaps she loved him otherwise than as a daughter loves a father.”

I said to myself that justice must be on your side, or man’s countenance is no longer to be relied on.”

But what has happened, then, since last evening, count?”

The same thing that happened to Brutus the night before the battle of Philippi; I have seen a ghost.”

And that ghost——”

Told me, Morrel, that I had lived long enough.”

Do I regret life? What is it to me, who have passed twenty years between life and death? (…) I know the world is a drawing-room, from which we must retire politely and honestly; that is, with a bow, and our debts of honor paid.”

<I say, and proclaim it publicly, that you were justified in revenging yourself on my father, and I, his son, thank you for not using greater severity.>

Had a thunderbolt fallen in the midst of the spectators of this unexpected scene, it would not have surprised them more than did Albert’s declaration. As for Monte Cristo, his eyes slowly rose towards heaven with an expression of infinite gratitude. He could not understand how Albert’s fiery nature, of which he had seen so much among the Roman bandits, had suddenly stooped to this humiliation.”

Next to the merit of infallibility which you appear to possess, I rank that of candidly acknowledging a fault. But this confession concerns me only. I acted well as a man, but you have acted better than man.”

Providence still,” murmured he; “now only am I fully convinced of being the emissary of God!”

nothing induces serious duels so much as a duel forsworn.”

Mother,” said Albert with firmness. “I cannot make you share the fate I have planned for myself. I must live henceforth without rank and fortune, and to begin this hard apprenticeship I must borrow from a friend the loaf I shall eat until I have earned one. So, my dear mother, I am going at once to ask Franz to lend me the small sum I shall require to supply my present wants.”

I know that from the gulf in which their enemies have plunged them they have risen with so much vigor and glory that in their turn they have ruled their former conquerors, and have punished them.”

You had friends, Albert; break off their acquaintance. But do not despair; you have life before you, my dear Albert, for you are yet scarcely 22 years old; and as a pure heart like yours wants a spotless name, take my father’s—it was Herrera.”

Providence is not willing that the innocent should suffer for the guilty.”

Oh,” said the count, “I only know two things which destroy the appetite,—grief—and as I am happy to see you very cheerful, it is not that—and love.”

Every transport of a daughter finding a father, all the delight of a mistress seeing an adored lover, were felt by Haydée during the first moments of this meeting, which she had so eagerly expected. Doubtless, although less evident, Monte Cristo’s joy was not less intense. Joy to hearts which have suffered long is like the dew on the ground after a long drought; both the heart and the ground absorb that beneficent moisture falling on them, and nothing is outwardly apparent.

Monte Cristo was beginning to think, what he had not for a long time dared to believe, that there were two Mercédès in the world, and he might yet be happy.

We must explain this visit, which although expected by Monte Cristo, is unexpected to our readers.”

you know the guilty do not like to find themselves convicted.”

You call yourself, in Paris, the Count of Monte Cristo; in Italy, Sinbad the Sailor; in Malta, I forget what. But it is your real name I want to know, in the midst of your hundred names, that I may pronounce it when we meet to fight, at the moment when I plunge my sword through your heart.”

he uttered the most dreadful sob which ever escaped from the bosom of a father abandoned at the same time by his wife and son.”

Do you then really suffer?” asked Morrel quickly.

Oh, it must not be called suffering; I feel a general uneasiness, that is all. I have lost my appetite, and my stomach feels as if it were struggling to get accustomed to something.” Noirtier did not lose a word of what Valentine said. “And what treatment do you adopt for this singular complaint?”

A very simple one,” said Valentine. “I swallow every morning a spoonful of the mixture prepared for my grandfather. When I say one spoonful, I began by one—now I take four. Grandpapa says it is a panacea.” Valentine smiled, but it was evident that she suffered.

Maximilian, in his devotedness, gazed silently at her. She was very beautiful, but her usual pallor had increased; her eyes were more brilliant than ever, and her hands, which were generally white like mother-of-pearl, now more resembled wax, to which time was adding a yellowish hue.

Noirtier raised his eyes to heaven, as a gambler does who stakes his all on one stroke.”

since I am to be married whether I will or not, I ought to be thankful to Providence for having released me from my engagement with M. Albert de Morcerf, or I should this day have been the wife of a dishonored man.”

D’Avrigny’s look implied, “I told you it would be so.” Then he slowly uttered these words, “Who is now dying in your house? What new victim is going to accuse you of weakness before God?” A mournful sob burst from Villefort’s heart; he approached the doctor, and seizing his arm,—“Valentine,” said he, “it is Valentine’s turn!”

Your daughter!” cried d’Avrigny with grief and surprise.

a dead father or husband is better than a dishonored one,—blood washes out shame.”

You say an exterminating angel appears to have devoted that house to God’s anger—well, who says your supposition is not reality?”

Conscience, what hast thou to do with me?” as Sterne said.

See,” said he, “my dear friend, how God punishes the most thoughtless and unfeeling men for their indifference, by presenting dreadful scenes to their view. (…) I, who like a wicked angel was laughing at the evil men committed protected by secrecy (a secret is easily kept by the rich and powerful), I am in my turn bitten by the serpent whose tortuous course I was watching, and bitten to the heart!”

What does the angel of light or the angel of darkness say to that mind, at once implacable and generous? God only knows.”

Oh, count, you overwhelm me with that coolness. Have you, then, power against death? Are you superhuman? Are you an angel?”

To the world and to his servants Danglars assumed the character of the good-natured man and the indulgent father. This was one of his parts in the popular comedy he was performing,—a make-up he had adopted and which suited him about as well as the masks worn on the classic stage by paternal actors, who seen from one side, were the image of geniality, and from the other showed lips drawn down in chronic ill-temper. Let us hasten to say that in private the genial side descended to the level of the other, so that generally the indulgent man disappeared to give place to the brutal husband and domineering father.”

Cavalcanti may appear to those who look at men’s faces and figures as a very good specimen of his kind. It is not, either, that my heart is less touched by him than any other; that would be a schoolgirl’s reason, which I consider quite beneath me. I actually love no one, sir; you know it, do you not? I do not then see why, without real necessity, I should encumber my life with a perpetual companion. Has not some sage said, <Nothing too much>? and another, <I carry all my effects with me>? I have been taught these two aphorisms in Latin and in Greek; one is, I believe, from Phædrus, and the other from Bias. (…) life is an eternal shipwreck of our hopes”

The world calls me beautiful. It is something to be well received. I like a favorable reception; it expands the countenance, and those around me do not then appear so ugly. I possess a share of wit, and a certain relative sensibility, which enables me to draw from life in general, for the support of mine, all I meet with that is good, like the monkey who cracks the nut to get at its contents. I am rich, for you have one of the first fortunes in France. I am your only daughter, and you are not so exacting as the fathers of the Porte Saint-Martin and Gaîté, who disinherit their daughters for not giving them grandchildren. Besides, the provident law has deprived you of the power to disinherit me, at least entirely, as it has also of the power to compel me to marry Monsieur This or Monsieur That. And so—being, beautiful, witty, somewhat talented, as the comic operas say, and rich—and that is happiness, sir—why do you call me unhappy?”

Eugénie looked at Danglars, much surprised that one flower of her crown of pride, with which she had so superbly decked herself, should be disputed.”

I do not willingly enter into arithmetical explanations with an artist like you, who fears to enter my study lest she should imbibe disagreeable or anti-poetic impressions and sensations.”

the credit of a banker is his physical and moral life; that credit sustains him as breath animates the body”

as credit sinks, the body becomes a corpse, and this is what must happen very soon to the banker who is proud to own so good a logician as you for his daughter.” But Eugénie, instead of stooping, drew herself up under the blow. “Ruined?” said she.

Yes, ruined! Now it is revealed, this secret so full of horror, as the tragic poet says. Now, my daughter, learn from my lips how you may alleviate this misfortune, so far as it will affect you.””

Oh,” cried Eugénie, “you are a bad physiognomist, if you imagine I deplore on my own account the catastrophe of which you warn me. I ruined? and what will that signify to me? Have I not my talent left? Can I not, like Pasta¹, Malibran², Grisi³, acquire for myself what you would never have given me, whatever might have been your fortune, 100 or 150.000 livres per annum, for which I shall be indebted to no one but myself; and which, instead of being given as you gave me those poor 12.000 francs, with sour looks and reproaches for my prodigality, will be accompanied with acclamations, with bravos, and with flowers? And if I do not possess that talent, which your smiles prove to me you doubt, should I not still have that ardent love of independence, which will be a substitute for wealth, and which in my mind supersedes even the instinct of self-preservation? No, I grieve not on my own account, I shall always find a resource; my books, my pencils, my piano, all the things which cost but little, and which I shall be able to procure, will remain my own.

¹ Giuditta Pasta, soprano italiana do século XIX.

² Maria Malibran, mezzo-soprano espanhola, foi contemporânea de G. Pasta, mas só viveu 28 anos.

³ Outra mezzo-soprano de família abastada e freqüente nas óperas de Rossini. Na verdade, a dúvida é se se trata de Giuditta ou Giulia, a caçula, ambas muito talentosas.

From my earliest recollections, I have been beloved by no one—so much the worse; that has naturally led me to love no one—so much the better—now you have my profession of faith.”

I do not despise bankruptcies, believe me, but they must be those which enrich, not those which ruin.”

Five minutes afterwards the piano resounded to the touch of Mademoiselle d’Armilly’s fingers, and Mademoiselle Danglars was singing Brabantio’s malediction on Desdemona¹.

¹ Ou “Brabanzio”. Trata-se de uma cena do Otelo de Shakespeare.

Without reckoning,” added Monte Cristo, “that he is on the eve of entering into a sort of speculation already in vogue in the United States and in England, but quite novel in France.”

Yes, yes, I know what you mean,—the railway, of which he has obtained the grant, is it not?”

Precisely; it is generally believed he will gain ten millions by that affair.”

Ten millions! Do you think so? It is magnificent!” said Cavalcanti, who was quite confounded at the metallic sound of these golden words.

Well, you must become a diplomatist; diplomacy, you know, is something that is not to be acquired; it is instinctive. Have you lost your heart?”

This calm tone and perfect ease made Andrea feel that he was, for the moment, restrained by a more muscular hand than his own, and that the restraint could not be easily broken through.”

What is it?”

Advice.”

Be careful; advice is worse than a service.”

An Academician would say that the entertainments of the fashionable world are collections of flowers which attract inconstant butterflies, famished bees, and buzzing drones.”

At the moment when the hand of the massive time-piece, representing Endymion asleep, pointed to nine on its golden face, and the hammer, the faithful type of mechanical thought, struck nine times, the name of the Count of Monte Cristo resounded in its turn, and as if by an electric shock all the assembly turned towards the door.”

Having accomplished these three social duties, Monte Cristo stopped, looking around him with that expression peculiar to a certain class, which seems to say, <I have done my duty, now let others do theirs.>”

all were eager to speak to him, as is always the case with those whose words are few and weighty.”

Mademoiselle Danglars’ charms were heightened in the opinion of the young men, and for the moment seemed to outvie the sun in splendor. As for the ladies, it is needless to say that while they coveted the millions, they thought they did not need them for themselves, as they were beautiful enough without them.”

But at the same instant the crowd of guests rushed in alarm into the principal salon as if some frightful monster had entered the apartments, quærens quem devoret [procurando quem devorar]. There was, indeed, reason to retreat, to be alarmed, and to scream. An officer was placing two soldiers at the door of each drawing-room, and was advancing towards Danglars, preceded by a commissary of police, girded with his scarf.”

What is the matter, sir?” asked Monte Cristo, advancing to meet the commissioner.

Which of you gentlemen,” asked the magistrate, without replying to the count, “answers to the name of Andrea Cavalcanti?” A cry of astonishment was heard from all parts of the room. They searched; they questioned. “But who then is Andrea Cavalcanti?” asked Danglars in amazement.

A galley-slave, escaped from confinement at Toulon.”

And what crime has he committed?”

He is accused,” said the commissary with his inflexible voice, “of having assassinated the man named Caderousse, his former companion in prison, at the moment he was making his escape from the house of the Count of Monte Cristo.” Monte Cristo cast a rapid glance around him. Andrea was gone.

Oh, do not confound the two, Eugénie.”

Hold your tongue! The men are all infamous, and I am happy to be able now to do more than detest them—I despise them.”

Oh, I am done with considering! I am tired of hearing only of market reports, of the end of the month, of the rise and fall of Spanish funds, of Haitian bonds. Instead of that, Louise—do you understand?—air, liberty, melody of birds, plains of Lombardy, Venetian canals, Roman palaces, the Bay of Naples. How much have we, Louise?”

that deep sleep which is sure to visit men of twenty years of age, even when they are torn with remorse.”

The honorable functionary had scarcely expressed himself thus, in that intonation which is peculiar to brigadiers of the gendarmerie, when a loud scream, accompanied by the violent ringing of a bell, resounded through the court of the hotel. <Ah, what is that?> cried the brigadier.

<Some traveller seems impatient,> said the host. <What number was it that rang?>

<Number 3.>”

Andrea had very cleverly managed to descend two-thirds of the chimney, but then his foot slipped, and notwithstanding his endeavors, he came into the room with more speed and noise than he intended. It would have signified little had the room been empty, but unfortunately it was occupied. Two ladies, sleeping in one bed, were awakened by the noise, and fixing their eyes upon the spot whence the sound proceeded, they saw a man. One of these ladies, the fair one, uttered those terrible shrieks which resounded through the house, while the other, rushing to the bell-rope, rang with all her strength. Andrea, as we can see, was surrounded by misfortune.

<For pity’s sake,> he cried, pale and bewildered, without seeing whom he was addressing,—<for pity’s sake do not call assistance! Save me!—I will not harm you.>

<Andrea, the murderer!> cried one of the ladies.

<Eugénie! Mademoiselle Danglars!> exclaimed Andrea, stupefied.”

The baroness had looked forward to this marriage as a means of ridding her of a guardianship which, over a girl of Eugénie’s character, could not fail to be rather a troublesome undertaking; for in the tacit relations which maintain the bond of family union, the mother, to maintain her ascendancy over her daughter, must never fail to be a model of wisdom and a type of perfection.”

Sir, I do not deny the justice of your correction, but the more severely you arm yourself against that unfortunate man, the more deeply will you strike our family. Come, forget him for a moment, and instead of pursuing him, let him go.”

Listen; this is his description: <Benedetto, condemned, at the age of 16, for 5 years to the galleys for forgery.> He promised well, as you see—first a runaway, then an assassin.”

And who is this wretch?”

Who can tell?—a vagabond, a Corsican.”

Has no one owned him?”

No one; his parents are unknown.”

But who was the man who brought him from Lucca?”

for heaven’s sake, do not ask pardon of me for a guilty wretch! What am I?—the law. Has the law any eyes to witness your grief? Has the law ears to be melted by your sweet voice? Has the law a memory for all those soft recollections you endeavor to recall?” “Has mankind treated me as a brother? Have men loved me? Have they spared me? Has anyone shown the mercy towards me that you now ask at my hands? No, madame, they struck me, always struck me!”

Alas, alas, alas; all the world is wicked; let us therefore strike at wickedness!”

While working night and day, I sometimes lose all recollection of the past, and then I experience the same sort of happiness I can imagine the dead feel; still, it is better than suffering.”

Valentine, the hand which now threatens you will pursue you everywhere; your servants will be seduced with gold, and death will be offered to you disguised in every shape. You will find it in the water you drink from the spring, in the fruit you pluck from the tree.”

But did you not say that my kind grandfather’s precaution had neutralized the poison?”

Yes, but not against a strong dose; the poison will be changed, and the quantity increased.” He took the glass and raised it to his lips. “It is already done,” he said; “brucine is no longer employed, but a simple narcotic! I can recognize the flavor of the alcohol in which it has been dissolved. If you had taken what Madame de Villefort has poured into your glass, Valentine—Valentine—you would have been doomed!”

But,” exclaimed the young girl, “why am I thus pursued?”

Why?—are you so kind—so good—so unsuspicious of ill, that you cannot understand, Valentine?”

No, I have never injured her.”

But you are rich, Valentine; you have 200.000 livres a year, and you prevent her son from enjoying these 200.000 livres.”

Edward? Poor child! Are all these crimes committed on his account?”

Ah, then you at length understand?”

And is it possible that this frightful combination of crimes has been invented by a woman?”

Valentine, would you rather denounce your stepmother?”

I would rather die a hundred times—oh, yes, die!”

She tried to replace the arm, but it moved with a frightful rigidity which could not deceive a sick-nurse.”

For some temperaments work is a remedy for all afflictions.”

and the Rue du Faubourg Saint-Honoré was filled with a crowd of idlers, equally pleased to witness the festivities or the mourning of the rich, and who rush with the same avidity to a funeral procession as to the marriage of a duchess.”

but the article is not mine; indeed, I doubt if it will please M. Villefort, for it says that if four successive deaths had happened anywhere else than in the house of the king’s attorney, he would have interested himself somewhat more about it.”

Do you know, count, that persons of our time of life—not that you belong to the class, you are still a young man,—but as I was saying, persons of our time of life have been very unfortunate this year. For example, look at the puritanical procureur, who has just lost his daughter, and in fact nearly all his family, in so singular a manner; Morcerf dishonored and dead; and then myself covered with ridicule through the villany of Benedetto; besides——”

Oh, how happy you must be in not having either wife or children!”

Do you think so?”

Indeed I do.”

Philosophers may well say, and practical men will always support the opinion, that money mitigates many trials; and if you admit the efficacy of this sovereign balm, you ought to be very easily consoled—you, the king of finance, the focus of immeasurable power.”

<So rich, dear sir, that your fortune resembles the pyramids; if you wished to demolish them you could not, and if it were possible, you would not dare!> Danglars smiled at the good-natured pleasantry of the count.”

It is a fine thing to have such credit; really, it is only in France these things are done. Five millions on five little scraps of paper!—it must be seen to be believed.”

If a thunderbolt had fallen at the banker’s feet, he could not have experienced greater terror.”

<I never joke with bankers,> said Monte Cristo in a freezing manner”

Ah, true, I was writing. I do sometimes, soldier though I am.”

Why do you mention my father?” stammered he; “why do you mingle a recollection of him with the affairs of today?”

Because I am he who saved your father’s life when he wished to destroy himself, as you do today—because I am the man who sent the purse to your young sister, and the Pharaon to old Morrel—because I am the Edmond Dantes who nursed you, a child, on my knees.” Morrel made another step back, staggering, breathless, crushed; then all his strength give way, and he fell prostrate at the feet of Monte Cristo. Then his admirable nature underwent a complete and sudden revulsion; he arose, rushed out of the room and to the stairs, exclaiming energetically, “Julie, Julie—Emmanuel, Emmanuel!”

<Live—the day will come when you will be happy, and will bless life!>—no matter whose voice had spoken, we should have heard him with the smile of doubt, or the anguish of incredulity,—and yet how many times has your father blessed life while embracing you—how often have I myself——”

Ah,” exclaimed Morrel, interrupting the count, “you had only lost your liberty, my father had only lost his fortune, but I have lost Valentine.”

in grief, as in life, there is always something to look forward to beyond (…) one day you will thank me for having preserved your life.”

Come—do you know of what the Count of Monte Cristo is capable? do you know that he holds terrestrial beings under his control?”

I do not know whether you remember that this is the 5th of September; it is 10 years today since I saved your father’s life, who wished to die.”

Asmodeus—that diabolical personage, who would have been created by every fertile imagination if Le Sage had not acquired the priority in his great masterpiece—would have enjoyed a singular spectacle, if he had lifted up the roof of the little house in the Rue Saint-Germain-des-Prés, while Debray was casting up his figures.”

Amongst the Catalans, Mercédès wished for a thousand things, but still she never really wanted any. So long as the nets were good, they caught fish; and so long as they sold their fish, they were able to buy twine for new nets.”

Now I think we are rich, since instead of the 114 francs we require for the journey we find ourselves in possession of 250.”

Silence,—be silent!” said Andrea, who knew the delicate sense of hearing possessed by the walls; “for heaven’s sake, do not speak so loud!”

But I have always observed that poisoners were cowards. Can you be a coward,—you who have had the courage to witness the death of two old men and a young girl murdered by you?”

What I require is, that justice be done. I am on the earth to punish, madame,” he added, with a flaming glance; “any other woman, were it the queen herself, I would send to the executioner; but to you I shall be merciful. To you I will say, <Have you not, madame, put aside some of the surest, deadliest, most speedy poison?>”

Oh, pardon me, sir; let me live!”

She is cowardly,” said Villefort.

and one of the softest and most brilliant days of September shone forth in all its splendor.”

Well, do you know why they die so multitudinously at M. de Villefort’s?”

<Multitudinously> is good,” said Château-Renaud.

My good fellow, you’ll find the word in Saint-Simon.”

But the thing itself is at M. de Villefort’s; but let’s get back to the subject.”

Talking of that,” said Debray, “Madame was making inquiries about that house, which for the last three months has been hung with black.”

Who is Madame?” asked Château-Renaud.

The minister’s wife, pardieu!

No, my dear fellow, it is not at all incredible. You saw the child pass through the Rue Richelieu last year, who amused himself with killing his brothers and sisters by sticking pins in their ears while they slept. The generation who follow us are very precocious.”

I am 21 years old, or rather I shall be in a few days, as I was born the night of the 27th of September, 1817.” M. de Villefort, who was busy taking down some notes, raised his head at the mention of this date.

<At Auteuil, near Paris.>” M. de Villefort a second time raised his head, looked at Benedetto as if he had been gazing at the head of Medusa, and became livid. As for Benedetto, he gracefully wiped his lips with a fine cambric pocket-handkerchief.”

This is, indeed, the reason why I begged you to alter the order of the questions.” The public astonishment had reached its height. There was no longer any deceit or bravado in the manner of the accused. The audience felt that a startling revelation was to follow this ominous prelude.

Well,” said the president; “your name?”

I cannot tell you my name, since I do not know it; but I know my father’s, and can tell it to you.”

A painful giddiness overwhelmed Villefort; great drops of acrid sweat fell from his face upon the papers which he held in his convulsed hand.

Repeat your father’s name,” said the president. Not a whisper, not a breath, was heard in that vast assembly; everyone waited anxiously.

My father is king’s attorney,’ replied Andrea calmly.

King’s attorney?” said the president, stupefied, and without noticing the agitation which spread over the face of M. de Villefort; ‘king’s attorney?”

Yes; and if you wish to know his name, I will tell it,—he is named Villefort.” The explosion, which had been so long restrained from a feeling of respect to the court of justice, now burst forth like thunder from the breasts of all present; the court itself did not seek to restrain the feelings of the audience. The exclamations, the insults addressed to Benedetto, who remained perfectly unconcerned, the energetic gestures, the movement of the gendarmes, the sneers of the scum of the crowd always sure to rise to the surface in case of any disturbance—all this lasted five minutes, before the door-keepers and magistrates were able to restore silence.

the procureur, who sat as motionless as though a thunderbolt had changed him into a corpse.”

I was born in No. 28, Rue de la Fontaine, in a room hung with red damask; my father took me in his arms, telling my mother I was dead, wrapped me in a napkin marked with an H and an N, and carried me into a garden, where he buried me alive.”

A shudder ran through the assembly when they saw that the confidence of the prisoner increased in proportion to the terror of M. de Villefort. “But how have you become acquainted with all these details?” asked the president.

The man carried me to the foundling asylum, where I was registered under the number 37. Three months afterwards, a woman travelled from Rogliano to Paris to fetch me, and having claimed me as her son, carried me away. Thus, you see, though born in Paris, I was brought up in Corsica.” “my perverse disposition prevailed over the virtues which my adopted mother endeavored to instil into my heart. I increased in wickedness till I committed crime.”

<Do not blaspheme, unhappy child, the crime is that of your father, not yours,—of your father, who consigned you to hell if you died, and to misery if a miracle preserved you alive.> After that I ceased to blaspheme, but I cursed my father. That is why I have uttered the words for which you blame me; that is why I have filled this whole assembly with horror. If I have committed an additional crime, punish me, but if you will allow that ever since the day of my birth my fate has been sad, bitter, and lamentable, then pity me.”

<My mother thought me dead; she is not guilty. I did not even wish to know her name, nor do I know it.>” Just then a piercing cry, ending in a sob, burst from the centre of the crowd, who encircled the lady who had before fainted, and who now fell into a violent fit of hysterics. She was carried out of the hall, the thick veil which concealed her face dropped off, and Madame Danglars was recognized.”

Well, then, look at M. de Villefort, and then ask me for proofs.”

Everyone turned towards the procureur, who, unable to bear the universal gaze now riveted on him alone, advanced staggering into the midst of the tribunal, with his hair dishevelled and his face indented with the mark of his nails. The whole assembly uttered a long murmur of astonishment.

Father,” said Benedetto, “I am asked for proofs, do you wish me to give them?”

No, no, it is useless,” stammered M. de Villefort in a hoarse voice; “no, it is useless!”

How useless?” cried the president, “what do you mean?”

I mean that I feel it impossible to struggle against this deadly weight which crushes me. Gentlemen, I know I am in the hands of an avenging God! We need no proofs; everything relating to this young man is true.”

A dull, gloomy silence, like that which precedes some awful phenomenon of nature, pervaded the assembly, who shuddered in dismay.

What, M. de Villefort,” cried the president, “do you yield to an hallucination? What, are you no longer in possession of your senses? This strange, unexpected, terrible accusation has disordered your reason. Come, recover.”

The procureur dropped his head; his teeth chattered like those of a man under a violent attack of fever, and yet he was deadly pale.

I am in possession of all my senses, sir,” he said; “my body alone suffers, as you may suppose. I acknowledge myself guilty of all the young man has brought against me, and from this hour hold myself under the authority of the procureur who will succeed me.”

And as he spoke these words with a hoarse, choking voice, he staggered towards the door, which was mechanically opened by a door-keeper.

Well,” said Beauchamp, “let them now say that drama is unnatural!”

Ma foi!” said Château-Renaud, “I would rather end my career like M. de Morcerf; a pistol-shot seems quite delightful compared with this catastrophe.”

And moreover, it kills,” said Beauchamp.

And to think that I had an idea of marrying his daughter,” said Debray. “She did well to die, poor girl!”

Many people have been assassinated in a tumult, but even criminals have rarely been insulted during trial.”

Those who hear the bitter cry are as much impressed as if they listened to an entire poem, and when the sufferer is sincere they are right in regarding his outburst as sublime.

It would be difficult to describe the state of stupor in which Villefort left the Palais. Every pulse beat with feverish excitement, every nerve was strained, every vein swollen, and every part of his body seemed to suffer distinctly from the rest, thus multiplying his agony a thousand-fold.”

The weight of his fallen fortunes seemed suddenly to crush him; he could not foresee the consequences; he could not contemplate the future with the indifference of the hardened criminal who merely faces a contingency already familiar.

God was still in his heart. <God,> he murmured, not knowing what he said,—<God—God!> Behind the event that had overwhelmed him he saw the hand of God.”

During the last hour his own crime had alone been presented to his mind; now another object, not less terrible, suddenly presented itself. His wife! He had just acted the inexorable judge with her, he had condemned her to death, and she, crushed by remorse, struck with terror, covered with the shame inspired by the eloquence of his irreproachable virtue,—she, a poor, weak woman, without help or the power of defending herself against his absolute and supreme will,—she might at that very moment, perhaps, be preparing to die!” “Ah,” he exclaimed, “that woman became criminal only from associating with me! I carried the infection of crime with me, and she has caught it as she would the typhus fever, the cholera, the plague! And yet I have punished her—I have dared to tell her—I have—<Repent and die!> But no, she must not die; she shall live, and with me. We will flee from Paris and go as far as the earth reaches. I told her of the scaffold; oh, heavens, I forgot that it awaits me also! How could I pronounce that word? Yes, we will fly (…) Oh, what an alliance—the tiger and the serpent; worthy wife of such as I am!” “She loves him; it was for his sake she has committed these crimes. We ought never to despair of softening the heart of a mother who loves her child.” “she will live and may yet be happy, since her child, in whom all her love is centred, will be with her. I shall have performed a good action, and my heart will be lighter.”

anxiety carried him on further.”

Héloïse!” he cried. He fancied he heard the sound of a piece of furniture being removed. “Héloïse!” he repeated.

It is done, monsieur,” she said with a rattling noise which seemed to tear her throat. “What more do you want?” and she fell full length on the floor.

Villefort ran to her and seized her hand, which convulsively clasped a crystal bottle with a golden stopper. Madame de Villefort was dead. Villefort, maddened with horror, stepped back to the threshhold of the door, fixing his eyes on the corpse: “My son!” he exclaimed suddenly, “where is my son?—Edward, Edward!” and he rushed out of the room, still crying, “Edward, Edward!”

his thoughts flew about madly in his brain like the wheels of a disordered watch.”

The unhappy man uttered an exclamation of joy; a ray of light seemed to penetrate the abyss of despair and darkness. He had only to step over the corpse, enter the boudoir, take the child in his arms, and flee far, far away.

Villefort was no longer the civilized man; he was a tiger hurt unto death, gnashing his teeth in his wound. He no longer feared realities, but phantoms. He leaped over the corpse as if it had been a burning brazier. He took the child in his arms, embraced him, shook him, called him, but the child made no response. He pressed his burning lips to the cheeks, but they were icy cold and pale; he felt the stiffened limbs; he pressed his hand upon the heart, but it no longer beat,—the child was dead.

A folded paper fell from Edward’s breast. Villefort, thunderstruck, fell upon his knees; the child dropped from his arms, and rolled on the floor by the side of its mother. He picked up the paper, and, recognizing his wife’s writing, ran his eyes rapidly over its contents; it ran as follows:—

You know that I was a good mother, since it was for my son’s sake I became criminal. A good mother cannot depart without her son.”

Villefort could not believe his eyes,—he could not believe his reason; he dragged himself towards the child’s body, and examined it as a lioness contemplates its dead cub. Then a piercing cry escaped from his breast, and he cried,

Still the hand of God.”

The presence of the two victims alarmed him; he could not bear solitude shared only by two corpses. Until then he had been sustained by rage, by his strength of mind, by despair, by the supreme agony which led the Titans to scale the heavens, and Ajax to defy the gods. He now arose, his head bowed beneath the weight of grief, and, shaking his damp, dishevelled hair, he who had never felt compassion for anyone determined to seek his father, that he might have someone to whom he could relate his misfortunes,—some one by whose side he might weep.

He descended the little staircase with which we are acquainted, and entered Noirtier’s room. The old man appeared to be listening attentively and as affectionately as his infirmities would allow to the Abbé Busoni, who looked cold and calm, as usual. Villefort, perceiving the abbé, passed his hand across his brow.

He recollected the call he had made upon him after the dinner at Auteuil, and then the visit the abbé had himself paid to his house on the day of Valentine’s death. “You here, sir!” he exclaimed; “do you, then, never appear but to act as an escort to death?”

Busoni turned around, and, perceiving the excitement depicted on the magistrate’s face, the savage lustre of his eyes, he understood that the revelation had been made at the assizes; but beyond this he was ignorant.

I came to pray over the body of your daughter.”

And now why are you here?”

I come to tell you that you have sufficiently repaid your debt, and that from this moment I will pray to God to forgive you, as I do.”

Good heavens!” exclaimed Villefort, stepping back fearfully, “surely that is not the voice of the Abbé Busoni!”

No!” The abbé threw off his wig, shook his head, and his hair, no longer confined, fell in black masses around his manly face.

It is the face of the Count of Monte Cristo!” exclaimed the procureur, with a haggard expression.

You are not exactly right, M. Procureur; you must go farther back.”

That voice, that voice!—where did I first hear it?”

You heard it for the first time at Marseilles, 23 years ago, the day of your marriage with Mademoiselle de Saint-Méran. Refer to your papers.”

You are not Busoni?—you are not Monte Cristo? Oh, heavens—you are, then, some secret, implacable, and mortal enemy! I must have wronged you in some way at Marseilles. Oh, woe to me!”

Yes; you are now on the right path,” said the count, crossing his arms over his broad chest; “search—search!”

But what have I done to you?” exclaimed Villefort, whose mind was balancing between reason and insanity, in that cloud which is neither a dream nor reality; “what have I done to you? Tell me, then! Speak!”

You condemned me to a horrible, tedious death; you killed my father; you deprived me of liberty, of love, and happiness.”

Who are you, then? Who are you?”

I am the spectre of a wretch you buried in the dungeons of the Château d’If. God gave that spectre the form of the Count of Monte Cristo when he at length issued from his tomb, enriched him with gold and diamonds, and led him to you!”

Ah, I recognize you—I recognize you!” exclaimed the king’s attorney; “you are——”

Monte Cristo became pale at this horrible sight; he felt that he had passed beyond the bounds of vengeance, and that he could no longer say, “God is for and with me.” With an expression of indescribable anguish he threw himself upon the body of the child, reopened its eyes, felt its pulse, and then rushed with him into Valentine’s room, of which he double-locked the door. “My child,” cried Villefort, “he carries away the body of my child! Oh, curses, woe, death to you!”

In his arms he held the child, whom no skill had been able to recall to life. Bending on one knee, he placed it reverently by the side of its mother, with its head upon her breast.” 

you may pretend he is not here, but I will find him, though I dig forever!” Monte Cristo drew back in horror.

Oh,” he said, “he is mad!” And as though he feared that the walls of the accursed house would crumble around him, he rushed into the street, for the first time doubting whether he had the right to do as he had done. “Oh, enough of this,—enough of this,” he cried; “let me save the last.”

Indeed,” said Julie, “might we not almost fancy, Emmanuel, that those people, so rich, so happy but yesterday, had forgotten in their prosperity that an evil genius—like the wicked fairies in Perrault’s stories who present themselves unbidden at a wedding or baptism—hovered over them, and appeared all at once to revenge himself for their fatal neglect?”

If the Supreme Being has directed the fatal blow,” said Emmanuel, “it must be that he in his great goodness has perceived nothing in the past lives of these people to merit mitigation of their awful punishment.”

Do you not form a very rash judgment, Emmanuel?” said Julie.

When he had fixed his piercing look on this modern Babylon, which equally engages the contemplation of the religious enthusiast, the materialist, and the scoffer,—

Great city,” murmured he, inclining his head, and joining his hands as if in prayer, “less than 6 months have elapsed since first I entered thy gates. I believe that the Spirit of God led my steps to thee and that he also enables me to quit thee in triumph; the secret cause of my presence within thy walls I have confided alone to him who only has had the power to read my heart. God only knows that I retire from thee without pride or hatred, but not without many regrets; he only knows that the power confided to me has never been made subservient to my personal good or to any useless cause. Oh, great city, it is in thy palpitating bosom that I have found that which I sought; like a patient miner, I have dug deep into thy very entrails to root out evil thence. Now my work is accomplished, my mission is terminated, now thou canst neither afford me pain nor pleasure. Adieu, Paris, adieu!”

Maximilian,” said the count, “the friends that we have lost do not repose in the bosom of the earth, but are buried deep in our hearts, and it has been thus ordained that we may always be accompanied by them. I have two friends, who in this way never depart from me; the one who gave me being, and the other who conferred knowledge and intelligence on me.” 

It is the way of weakened minds to see everything through a black cloud. The soul forms its own horizons; your soul is darkened, and consequently the sky of the future appears stormy and unpromising.”

Morrel was not insensible to that sensation of delight which is generally experienced in passing rapidly through the air, and the wind which occasionally raised the hair from his forehead seemed on the point of dispelling momentarily the clouds collected there.

As the distance increased between the travellers and Paris, almost superhuman serenity appeared to surround the count; he might have been taken for an exile about to revisit his native land.—Marseilles, white, fervid, full of life and energy,—Marseilles, the younger sister of Tyre and Carthage, the successor to them in the empire of the Mediterranean,—Marseilles, old, yet always young.

Oh, heavens!” exclaimed Morrel, “I do not deceive myself—that young man who is waving his hat, that youth in the uniform of a lieutenant, is Albert de Morcerf!”

Yes,” said Monte Cristo, “I recognized him.”

How so?—you were looking the other way.”

The Count smiled, as he was in the habit of doing when he did not want to make any reply, and he again turned towards the veiled woman, who soon disappeared at the corner of the street. Turning to his friend,—“Dear Maximilian,” said the count, “have you nothing to do in this land?”

See” (and she exposed her face completely to view)—“see, misfortune has silvered my hair, my eyes have shed so many tears that they are encircled by a rim of purple, and my brow is wrinkled. You, Edmond, on the contrary,—you are still young, handsome, dignified; it is because you have had faith; because you have had strength, because you have had trust in God, and God has sustained you.” “It often happens,” continued she, “that a first fault destroys the prospects of a whole life.” 

Why, having recognized you, and I the only one to do so—why was I able to save my son alone? Ought I not also to have rescued the man that I had accepted for a husband, guilty though he were? Yet I let him die! What do I say? Oh, merciful heavens, was I not accessory to his death by my supine insensibility, by my contempt for him, not remembering, or not willing to remember, that it was for my sake he had become a traitor and a perjurer? (…) like all renegades I am of evil omen to those who surround me!”

God needed me, and I lived. Examine the past and the present, and endeavor to dive into futurity, and then say whether I am not a divine instrument. The most dreadful misfortunes, the most frightful sufferings, the abandonment of all those who loved me, the persecution of those who did not know me, formed the trials of my youth; when suddenly, from captivity, solitude, misery, I was restored to light and liberty, and became the possessor of a fortune so brilliant, so unbounded, so unheard-of, that I must have been blind not to be conscious that God had endowed me with it to work out his own great designs.  (…) Not a thought was given to a life which you once, Mercédès, had the power to render blissful; not one hour of peaceful calm was mine; but I felt myself driven on like an exterminating angel.

I collected every means of attack and defence; I inured my body to the most violent exercises, my soul to the bitterest trials; I taught my arm to slay, my eyes to behold excruciating sufferings, and my mouth to smile at the most horrid spectacles. Good-natured, confiding, and forgiving as I had been, I became revengeful, cunning, and wicked, or rather, immovable as fate.”

Like the gulf between me and the past, there is an abyss between you, Edmond, and the rest of mankind; and I tell you freely that the comparison I draw between you and other men will ever be one of my greatest tortures. No, there is nothing in the world to resemble you in worth and goodness!”

Before I leave you, Mercédès, have you no request to make?” said the count.

I desire but one thing in this world, Edmond,—the happiness of my son.”

I approve of the deed, but I must pray for the dead.”

I have no will, unless it be the will never to decide.”

A man of the count’s temperament could not long indulge in that melancholy which can exist in common minds, but which destroys superior ones. He thought he must have made an error in his calculations if he now found cause to blame himself.”

can I have been following a false path?—can the end which I proposed be a mistaken end?—can one hour have sufficed to prove to an architect that the work upon which he founded all his hopes was an impossible, if not a sacrilegious, undertaking? I cannot reconcile myself to this idea—it would madden me. The reason why I am now dissatisfied is that I have not a clear appreciation of the past. The past, like the country through which we walk, becomes indistinct as we advance. My position is like that of a person wounded in a dream”

There had been no prisoners confined in the Château d’If since the revolution of July; it was only inhabited by a guard, kept there for the prevention of smuggling [tráfico]. A concierge waited at the door to exhibit to visitors this monument of curiosity, once a scene of terror. The count inquired whether any of the ancient jailers were still there; but they had all been pensioned, or had passed on to some other employment. The concierge who attended him had only been there since 1830. He visited his own dungeon. He again beheld the dull light vainly endeavoring to penetrate the narrow opening. His eyes rested upon the spot where had stood his bed, since then removed, and behind the bed the new stones indicated where the breach made by the Abbé Faria had been. Monte Cristo felt his limbs tremble; he seated himself upon a log of wood.

<Are there any stories connected with this prison besides the one relating to the poisoning of Mirabeau?> asked the count; <are there any traditions respecting these dismal abodes,—in which it is difficult to believe men can ever have imprisoned their fellow-creatures?>

<Yes, sir; indeed, the jailer Antoine told me one connected with this very dungeon.>

Monte Cristo shuddered; Antoine had been his jailer. He had almost forgotten his name and face, but at the mention of the name he recalled his person as he used to see it, the face encircled by a beard, wearing the brown jacket, the bunch of keys, the jingling of which he still seemed to hear.”

he felt afraid of hearing his own history.”

And which of them made this passage?”

Oh, it must have been the young man, certainly, for he was strong and industrious, while the abbé was aged and weak; besides, his mind was too vacillating to allow him to carry out an idea.”

Blind fools!” murmured the count.

However, be that as it may, the young man made a tunnel, how or by what means no one knows; but he made it, and there is the evidence yet remaining of his work. Do you see it?”

The result was that the two men communicated with one another; how long they did so, nobody knows. One day the old man fell ill and died. Now guess what the young one did?”

Tell me.”

Now this was his project. He fancied that they buried the dead at the Château d’If, and imagining they would not expend much labor on the grave of a prisoner, he calculated on raising the earth with his shoulders, but unfortunately their arrangements at the Château frustrated his projects. They never buried the dead; they merely attached a heavy cannon-ball to the feet, and then threw them into the sea. This is what was done. The young man was thrown from the top of the rock; the corpse was found on the bed next day, and the whole truth was guessed, for the men who performed the office then mentioned what they had not dared to speak of before, that at the moment the corpse was thrown into the deep, they heard a shriek, which was almost immediately stifled by the water in which it disappeared.” The count breathed with difficulty; the cold drops ran down his forehead, and his heart was full of anguish.

No,” he muttered, “the doubt I felt was but the commencement of forgetfulness; but here the wound reopens, and the heart again thirsts for vengeance. And the prisoner,” he continued aloud, “was he ever heard of afterwards?”

Oh, no; of course not.

Then you pity him?” said the count.

Ma foi, yes; though he was in his own element.”

What do you mean?”

The report was that he had been a naval officer, who had been confined for plotting with the Bonapartists.”

Great is truth,” muttered the count, “fire cannot burn, nor water drown it! Thus the poor sailor lives in the recollection of those who narrate his history; his terrible story is recited in the chimney-corner, and a shudder is felt at the description of his transit through the air to be swallowed by the deep.” Then, the count added aloud, “Was his name ever known?”

Oh, yes; but only as No. 34.” #SugestãodeTítulodeLivro

Oh, Villefort, Villefort,” murmured the count, “this scene must often have haunted thy sleepless hours!”

Ah—No. 27.”

Yes; No. 27.” repeated the count, who seemed to hear the voice of the abbé answering him in those very words through the wall when asked his name.

Come, sir.”

I will leave you the torch, sir.”

No, take it away; I can see in the dark.”

Why, you are like No. 34. They said he was so accustomed to darkness that he could see a pin in the darkest corner of his dungeon.”

He spent 14 years to arrive at that,” muttered the count.

The guide carried away the torch.

O God! he read, preserve my memory!

Oh, yes,” he cried, “that was my only prayer at last; I no longer begged for liberty, but memory; I dreaded to become mad and forgetful. O God, thou hast preserved my memory; I thank thee, I thank thee!” 

Listen,” said the guide; “I said to myself, <Something is always left in a cell inhabited by one prisoner for 15 years,> so I began to sound the wall.”

Ah,” cried Monte Cristo, remembering the abbé’s 2 hiding-places.

After some search, I found that the floor gave a hollow sound near the head of the bed, and at the hearth.”

Yes,” said the count, “yes.”

I raised the stones, and found——”

A rope-ladder and some tools?”

How do you know that?” asked the guide in astonishment.

I do not know—I only guess it, because that sort of thing is generally found in prisoners’ cells.”

Yes, sir, a rope-ladder and tools.”

And have you them yet?”

No, sir; I sold them to visitors, who considered them great curiosities; but I have still something left.”

What is it?” asked the count, impatiently.

A sort of book, written upon strips of cloth.”

Go and fetch it, my good fellow; and if it be what I hope, you will do well.”

I will run for it, sir;” and the guide went out. Then the count knelt down by the side of the bed, which death had converted into an altar. “Oh, second father,” he exclaimed, “thou who hast given me liberty, knowledge, riches; thou who, like beings of a superior order to ourselves, couldst understand the science of good and evil”

Remove from me the remains of doubt, which, if it change not to conviction, must become remorse!” The count bowed his head, and clasped his hands together.

The manuscript was the great work by the Abbé Faria upon the kingdoms of Italy. The count seized it hastily, his eyes immediately fell upon the epigraph, and he read, <Thou shalt tear out the dragons’ teeth, and shall trample the lions under foot, saith the Lord.>

Ah,” he exclaimed, “here is my answer. Thanks, father, thanks.”

The name he pronounced, in a voice of tenderness, amounting almost to love, was that of Haydée.”

Alas,” said Monte Cristo, “it is the infirmity of our nature always to believe ourselves much more unhappy than those who groan by our sides!”

I knew a man who like you had fixed all his hopes of happiness upon a woman. He was young, he had an old father whom he loved, a betrothed bride whom he adored. He was about to marry her, when one of the caprices of fate,—which would almost make us doubt the goodness of Providence, if that Providence did not afterwards reveal itself by proving that all is but a means of conducting to an end,—one of those caprices deprived him of his mistress, of the future of which he had dreamed (for in his blindness he forgot he could only read the present), and cast him into a dungeon.”

Fourteen years!” he muttered—“Fourteen years!” repeated the count. “During that time he had many moments of despair. He also, Morrel, like you, considered himself the unhappiest of men.”

She was dead?”

Worse than that, she was faithless, and had married one of the persecutors of her betrothed. You see, then, Morrel, that he was a more unhappy lover than you.”

And has he found consolation?”

He has at least found peace.”

And does he ever expect to be happy?”

He hopes so, Maximilian.” The young man’s head fell on his breast.

Another proof that he was a native of the universal country was apparent in the fact of his knowing no other Italian words than the terms used in music, and which like the <goddam> of Figaro, served all possible linguistic requirements. <Allegro!> he called out to the postilions at every ascent. <Moderato!> he cried as they descended. And heaven knows there are hills enough between Rome and Florence by the way of Aquapendente! These two words greatly amused the men to whom they were addressed.

What subject of meditation could present itself to the banker, so fortunately become bankrupt?

Danglars thought for ten minutes about his wife in Paris; another ten minutes about his daughter travelling with Mademoiselle d’Armilly; the same period was given to his creditors, and the manner in which he intended spending their money; and then, having no subject left for contemplation, he shut his eyes, and fell asleep.”

where are we going?”

Dentro la testa! answered a solemn and imperious voice, accompanied by a menacing gesture. Danglars thought dentro la testa meant, “Put in your head!” He was making rapid progress in Italian. He obeyed, not without some uneasiness, which, momentarily increasing, caused his mind, instead of being as unoccupied as it was when he began his journey, to fill with ideas which were very likely to keep a traveller awake, more especially one in such a situation as Danglars. His eyes acquired that quality which in the first moment of strong emotion enables them to see distinctly, and which afterwards fails from being too much taxed. Before we are alarmed, we see correctly; when we are alarmed, we see double; and when we have been alarmed, we see nothing but trouble.

His hair stood on end. He remembered those interesting stories, so little believed in Paris, respecting Roman bandits; he remembered the adventures that Albert de Morcerf had related when it was intended that he should marry Mademoiselle Eugénie.”

Is this the man?” asked the captain, who was attentively reading Plutarch’s Life of Alexander.

Himself, captain—himself.”

The man is tired,” said the captain, “conduct him to his bed.”

Oh,” murmured Danglars, “that bed is probably one of the coffins hollowed in the wall, and the sleep I shall enjoy will be death from one of the poniards I see glistening in the darkness.”

From their beds of dried leaves or wolf-skins at the back of the chamber now arose the companions of the man who had been found by Albert de Morcerf reading Cæsar’s Commentaries, and by Danglars studying the Life of Alexander. The banker uttered a groan and followed his guide; he neither supplicated nor exclaimed. He no longer possessed strength, will, power, or feeling; he followed where they led him. At length he found himself at the foot of a staircase, and he mechanically lifted his foot five or six times. Then a low door was opened before him, and bending his head to avoid striking his forehead he entered a small room cut out of the rock. The cell was clean, though empty, and dry, though situated at an immeasurable distance under the earth.

Oh, God be praised,” he said; “it is a real bed!”

Ecco! said the guide, and pushing Danglars into the cell, he closed the door upon him. A bolt grated and Danglars was a prisoner. If there had been no bolt, it would have been impossible for him to pass through the midst of the garrison who held the catacombs of St. Sebastian, encamped round a master whom our readers must have recognized as the famous Luigi Vampa.

Since the bandits had not despatched him at once, he felt that they would not kill him at all. They had arrested him for the purpose of robbery, and as he had only a few louis about him, he doubted not he would be ransomed. He remembered that Morcerf had been taxed at 4.000 crowns, and as he considered himself of much greater importance than Morcerf he fixed his own price at 8.000 crowns. Eight thousand crowns amounted to 48.000 livres; he would then have about 5.050.000 francs left. With this sum he could manage to keep out of difficulties.”

His first idea was to breathe, that he might know whether he was wounded. He borrowed this from Don Quixote, the only book he had ever read, but which he still slightly remembered.”

Two millions?—three?—four? Come, four? I will give them to you on condition that you let me go.”

Why do you offer me 4.000.000 for what is worth 5.000.000? This is a kind of usury, banker, that I do not understand.”

Take all, then—take all, I tell you, and kill me!”

Come, come, calm yourself. You will excite your blood, and that would produce an appetite it would require a million a day to satisfy. Be more economical.”

(…)

But you say you do not wish to kill me?”

No.”

And yet you will let me perish with hunger?”

Ah, that is a different thing.”

For the first time in his life, Danglars contemplated death with a mixture of dread and desire; the time had come when the implacable spectre, which exists in the mind of every human creature, arrested his attention and called out with every pulsation of his heart, <Thou shalt die!>”

he who had just abandoned 5.000.000 endeavored to save the 50.000 francs he had left, and sooner than give them up he resolved to enter again upon a life of privation—he was deluded by the hopefulness that is a premonition of madness. He who for so long a time had forgotten God, began to think that miracles were possible—that the accursed cavern might be discovered by the officers of the Papal States, who would release him; that then he would have 50.000 remaining, which would be sufficient to save him from starvation; and finally he prayed that this sum might be preserved to him, and as he prayed he wept.”

Are you not a Christian?” he said, falling on his knees. “Do you wish to assassinate a man who, in the eyes of heaven, is a brother? Oh, my former friends, my former friends!” he murmured, and fell with his face to the ground. Then rising in despair, he exclaimed, “The chief, the chief!”

Still, there have been men who suffered more than you.”

I do not think so.”

Yes; those who have died of hunger.”

Danglars thought of the old man whom, in his hours of delirium, he had seen groaning on his bed. He struck his forehead on the ground and groaned. “Yes,” he said, “there have been some who have suffered more than I have, but then they must have been martyrs at least.”

Yes; you see I am as exact as you are. But you are dripping, my dear fellow; you must change your clothes, as Calypso said to Telemachus. Come, I have a habitation prepared for you in which you will soon forget fatigue and cold.”

I have made an agreement with the navy, that the access to my island shall be free of all charge. I have made a bargain.”

Morrel looked at the count with surprise. “Count,” he said, “you are not the same here as in Paris.”

You are wrong, Morrel; I was really happy.”

Then you forget me, so much the better.”

How so?”

Yes; for as the gladiator said to the emperor, when he entered the arena, <He who is about to die salutes you.>

Why should we not spend the last three hours remaining to us of life, like those ancient Romans, who when condemned by Nero, their emperor and heir, sat down at a table covered with flowers, and gently glided into death, amid the perfume of heliotropes and roses?”

Count,” said Morrel, “you are the epitome of all human knowledge, and you seem like a being descended from a wiser and more advanced world than ours.”

There is something true in what you say,” said the count, with that smile which made him so handsome; “I have descended from a planet called grief.”

I believe all you tell me without questioning its meaning; for instance, you told me to live, and I did live; you told me to hope, and I almost did so. I am almost inclined to ask you, as though you had experienced death, <is it painful to die?>

Monte Cristo looked upon Morrel with indescribable tenderness. “Yes,” he said, “yes, doubtless it is painful, if you violently break the outer covering which obstinately begs for life. If you plunge a dagger into your flesh, if you insinuate a bullet into your brain, which the least shock disorders,—then certainly, you will suffer pain, and you will repent quitting a life for a repose you have bought at so dear a price.”

Yes; I know that there is a secret of luxury and pain in death, as well as in life; the only thing is to understand it.”

You have spoken truly, Maximilian; according to the care we bestow upon it, death is either a friend who rocks us gently as a nurse, or an enemy who violently drags the soul from the body. Some day, when the world is much older, and when mankind will be masters of all the destructive powers in nature, to serve for the general good of humanity; when mankind, as you were just saying, have discovered the secrets of death, then that death will become as sweet and voluptuous as a slumber in the arms of your beloved.”

I am endeavoring,” he thought, “to make this man happy; I look upon this restitution as a weight thrown into the scale to balance the evil I have wrought. Now, supposing I am deceived, supposing this man has not been unhappy enough to merit happiness. Alas, what would become of me who can only atone for evil by doing good?

Then he saw a woman of marvellous beauty appear on the threshold of the door separating the two rooms. Pale, and sweetly smiling, she looked like an angel of mercy conjuring the angel of vengeance.

Is it heaven that opens before me?” thought the dying man; “that angel resembles the one I have lost.”

Monte Cristo pointed out Morrel to the young woman, who advanced towards him with clasped hands and a smile upon her lips.

Valentine, Valentine!” he mentally ejaculated; but his lips uttered no sound, and as though all his strength were centred in that internal emotion, he sighed and closed his eyes. Valentine rushed towards him; his lips again moved.

Without me, you would both have died. May God accept my atonement in the preservation of these two existences!” “Oh, thank me again!” said the count; “tell me till you are weary, that I have restored you to happiness; you do not know how much I require this assurance.”

Because tomorrow, Haydée, you will be free; you will then assume your proper position in society, for I will not allow my destiny to overshadow yours. Daughter of a prince, I restore to you the riches and name of your father.”

do you not see how pale she is? Do you not see how she suffers?”

Oh, yes,” she cried, “I do love you! I love you as one loves a father, brother, husband! I love you as my life, for you are the best, the noblest of created beings!”

Let it be, then, as you wish, sweet angel; God has sustained me in my struggle with my enemies, and has given me this reward; he will not let me end my triumph in suffering; I wished to punish myself, but he has pardoned me. Love me then, Haydée! Who knows? perhaps your love will make me forget all that I do not wish to remember.”

What do you mean, my lord?”

I mean that one word from you has enlightened me more than 20 years of slow experience; I have but you in the world, Haydée; through you I again take hold on life, through you I shall suffer, through you rejoice.”

Novas famílias curam das antigas!

“There is neither happiness nor misery in the world; there is only the comparison of one state with another, nothing more. He who has felt the deepest grief is best able to experience supreme happiness. We must have felt what it is to die, Morrel, that we may appreciate the enjoyments of living.” Indeed Zupamann!

Live, then, and be happy, beloved children of my heart, and never forget that until the day when God shall deign to reveal the future to man, all human wisdom is summed up in these two words,—<Wait and hope.> (Fac et spera)!—Your friend,

<Edmond Dantes, Count of Monte Cristo.>

VII. LE FOND ET LA FORME DU DISCOURS – Vinay

“Il faut en outre que l’expression ne soit ni plate, ni enflée, mais convenable” Aristote – Rhétorique [tomo 3, 1980]

“La convenance (τὸ πρέπον) est en toutes choses la qualité à respecter, c’est-à-dire qu’il faut s’exprimer de manière convenable: dire petitement les petites choses (τὰ μὲνμικρὰ μικρῶς), et les grandes choses avec grandeur (τὰ μεγᾶλα δὲ μεγάλως).” Démétrius de Phalère – Du style [1993]

“Tout ornement tire moins ses effets de sa propre nature que de la nature du sujet auquel on l’applique, et le plus important n’est pas ce que l’on dit, mais l’endroit où on le dit. Du reste, tout cet art de parler avec convenance ne concerne pas seulement l’élocution, mais touche aussi l’invention.” Quintilien – Institution oratoire [tomo 6, 1979]

J.-L. Ferri de Saint-Constant – Rudimens de la traduction, ou l’art de traduire le latin en français

“il y a uniformité dans l’essentiel de la pensée, et variété dans le tour de l’expression.” du Marsais

“De nos jours, cette conception des trois modifications possibles du discours est niée par tous ceux, partisans de l’indissociabilité du fond et de la forme, qui affirment qu’à toute modification de la forme correspond nécessairement toujours une modification du contenu.”

“Aussi fausse que soit, à mon sens, cette conception de l’indissociabilité du signe et de l’idée, il n’en est pas moins vrai que de tous les discours qu’un auteur aurait pu produire avec les mêmes idées ou, avec d’autres idées, en utilisant les mêmes termes, seul  est évidemment à traduire celui qui a été effectivement constitué.”

“on pourrait même dire que le meilleur traducteur est précisément celui qui s’accorde le moins de libertés à l’égard de son original.” Pourrait-on?

“L’Auteur conduit par une sorte d’instinct toujours libre, et par sa matiere qui lui présente des idées qu’il peut accepter ou rejeter à son gré, est maître absolu de ses pensées, et de ses expressions. Le Traducteur n’est maître de rien; il est obligé de se plier à toutes les variations de son Auteur avec une souplesse infinie.” Charles Batteux – De la construction oratoire [1763]

“Le traducteur est donc, si l’on veut, un écrivain, mais c’est un écrivain considérablement entravé.”

“Il y a des esprits, si je l’ose dire, inférieurs et subalternes. […] Ils sont plagiaires, traducteurs, compilateurs; ils ne pensent point, ils disent ce que les auteurs ont pensé.” La Bruyère – Les Caractères ou les moeurs de ce siècle [1688] / “Há caracteres, ousaria dizer, inferiores e subalternos […] eles são plagiadores, tradutores, compiladores; eles não pensam, eles só dizem o que os autores pensaram.” La Bruyére – Os caracteres ou os costumes deste século (1688)

“Il y a vingt ans que je m’occupe à faire des traductions. — Quoi ! Monsieur, dit le géomètre, il y a vingt ans que vous ne pensez pas? Vous parlez pour les autres, et ils pensent pour vous?” Montesquieu – Lettres persanes [1721] / “Faz 20 anos que me ocupo de fazer traduções. – O quê?! Amigo, diz o geômetra, faz 20 anos que você não pensa? Você fala pelos autores, e eles pensam por você?” Montesquieu – Cartas persas (1721)

“La foule des mauvais traducteurs a sans doute contribué à établir un injuste préjugé contre l’art de traduire. Mais ce qui a dû multiplier les mauvaises traductions, c’est que les hommes à talent ont dédaigné de traduire. Ils croiraient se dégrader et étouffer leurs talens, s’ils travaillaient à rendre dans leur langue les pensées des anciens. Ils voient que les grands peintres ne copient point, mais peignent de génie et d’après nature. Ils abandonnent à des écrivains subalternes et sans talent la traduction des grands modèles.” Jean-Louis Ferri de Saint-Constant – Rudiments de la traduction [1808]

“Un groupe de mots a été oublié, sans doute à cause de sa ressemblance avec son antécédent: comme si, dans une copie de peinture, à un certain endroit, le copiste avait laissé un blanc.”

“Mais parfois ce sont des phrases entières, voire des paragraphes entiers qui sont sautés par les traducteurs, alors que le lecteur a l’illusion d’avoir à faire à la version intégrale de l’oeuvre qu’il a en mains.”

“quand un homme fait du bruit, ce sont les femmes qui en sont la cause.” Cervantes

“Si on laisse de côté les effets de l’étourderie et de la censure, on doit malheureusement constater que les règles de l’art de traduire, telles qu’elles ont été fixées il y a plus deux siècles, ne sont pas toujours respectées par les traducteurs, même les plus attentifs et les plus honnêtes.”

VILA VELHA: “Dans son roman intitulé Die Leiden des jungen Werthers (1774), le jeune Goethe écrit: <Sie ist nicht von hier, und wohnt bei einer Tante im Hause.> Dans sa version des Souffrances du jeune Werther (1886), Joséphine Bachellery traduit: <Elle n’est pas de cette ville et demeure chez une vieille tante.> On peut lui reprocher deux adjonctions, celui du substantif cette ville et de celui de l’aduectif vieille, mais le retranchement du complément im Hause était une nécessité.”

Valéry Larbaud – Sous l’invocation de saint Jérôme

Um catadão inútil de erros feito por um rigorista.

“L’étoffement ne mérite son nom que s’il est absolument nécessaire pour la correction grammaticale ou phraséologique de la langue de traduction” Correção gramatical é meu zovo.

“J’ignore si une étude comparative a uamais été faite sur la différence de structure des propositions elliptiques en allemand et en français: si cela n’a pas été fait, il est évident que cette comparaison serait extrêmement instructive non seulement en ce qui concerne les phrases elliptiques, mais aussi pour ce qui est de la syntaxe comparée de deux langues en général.” Des problèmes sans fin!

“La faute qu’on appelle traditionnellement le barbarisme a le défaut de l’imprécision: désignant une forme inconnue de la langue de traduction, il peut aller de la simple faute d’orthographe à l’invention d’un néologisme critiquable pour sa laideur, son inconvenance ou son inutilité.”

“Dans le premier cas, les deux langues énoncent la même pensée dans un agencement grammatical et sémantique semblable et il peut alors y avoir une traduction directe de la langue originale dans la langue de traduction. Dans le second cas, les deux langues énoncent la même pensée dans un agencement grammatical et sémantique dissemblable et il ne peut alors y avoir qu’une traduction indirecte de la langue originale dans la langue de traduction.”

L’ENCYCLOPÉDIE – AC – Action

ACTION (Moral). “une femme qui a été violée passe pour coupable, en partie, lorsquelle s’est exposée imprudemment à aller dans les lieux où elle pouvoit prévoir qu’elle couroit risque d’être forcée.” (X)

ACTION (Physique). “M. de Maupertuis a cherché à concilier l’explication de M. Newton avec les principes métaphysiques. Au lieu de supposer avec MM. de Fermat & Leibnitz qu’un corpuscule de lumiere va d’un point à un autre dans le plus court tems possible, il suppose qu’un corpuscule de lumiere va d’un point à un autre, de maniere que la quantité d’action soit la moindre qu’il est possible. Cette quantité d’action, dit-il, est la vraie dépense que la nature ménage. Par ce principe philosophique, il trouve que non-seulement les sinus [senos, relações dos raios com as perpendiculares das figuras geométricas] sont en raison constante, mais qu’ils sont en raison inverse des vitesses, (ce qui s’accorde avec l’explication de M. Newton) & non pas en raison directe, comme le prétendoient MM. de Fermat & Leibnitz.”

ACTION (Belles-Lettres). “L’action des nôtres, quoique plus modérée que celle des Italiens, est infiniment plus vive que celle des Anglois, dont les Sermons se réduisent à lire froidement une dissertation Théologique sur quelque point de l’Écriture, sans aucun mouvement.”

ACTION (Poësie). “Ainsi dans l’Eneïde un Héros échappé des ruines de sa patrie, erre longtems avec les restes de ses Concitoyens qui l’ont choisi pour Roi; & malgré la colere de Junon qui le poursuit sans relâche, il arrive dans un pays que lui promettoient les destins, y défait des ennemis redoutables; & après mille traverses surmontées avec autant de sagesse que de valeur, il y jette les fondemens d’un puissant Empire. Ainsi la conquête de Jérusalem par les Croisés; celle des indes par les Portugais; la réduction de Paris par Henri le Grand, malgré les efforts de la Ligue, sont le sujet des Poëmes du Tasse, du Camoens, & de M. de Voltaire; d’où il est aisé de conclurre qu’une historiette, une intrigue amoureuse, ou telle autre aventure qui fait le fonds de nos romans, ne peut jamais devenir la matiere d’un Poëme Epique, qui veut dans le sujet de la noblesse & de la majesté.”

Il y a deux manieres de rendre l’action épique intéressante: la premiere par la dignité & l’importance des personnages. C’est la seule dont Homere fasse usage, n’y ayant rien d’ailleurs d’important dans ses modeles, & qui ne puisse arriver à des personnages ordinaires. La seconde est l’importance de l’action en elle-même, comme l’établissement ou l’abolition d’une Religion ou d’un Etat, tel qu’est le sujet choisi par Virgile, qui en ce point l’emporte sur Homere. L’action de la Henriade réunit dans un haut degré ce double intérêt.”

L’Iliade n’est que l’histoire de la colere d’Achille, & l’Odyssée, que celle du retour d’Ulysse à Itaque. Homere n’a voulu décrire ni toute la vie de ce dernier, ni toute la guerre de Troie. Stace au contraire dans son Achilléide, & Lucain dans sa Pharsale, ont entassé trop d’évenemens décousus pour que leurs ouvrages méritent le nom de Poëmes Epiques. On leur donne celui d’héroïques, parce qu’il s’y agit de Héros. Mais il fant prendre garde que l’unité du Héros ne fait pas l’unité de l’action. La vie de l’homme est pleine d’inégalités; il change sans cesse de dessein, ou par l’inconstance de ses passions, ou par les accidens imprévûs de la vie. Qui voudroit décrire tout l’homme, ne formeroit qu’un tableau bisarre, un contraste de passions opposées sans liaison & sans ordre. C’est pourquoi l’épopée n’est pas la loüange d’un Héros qu’on se propose pour modele, mais le récit d’une action grande & illustre qu’on donne pour exemple.”

P. le Bossu – Traité du Poëme Epique

L’action de l’Epopée doit être merveilleuse, c’est-à-dire, pleine de fictions hardies, mais cependant vraissemblables. Telle est l’intervention des divinités du paganisme dans les Poëmes des Anciens, & dans ceux des Modernes celle des passions personnifiées. Mais quoique le Poëte puisse aller quelquefois au-delà de la nature, il ne doit jamais choquer la raison. Il y a un merveilleux sage & un merveilleux ridicule. On trouvera sous les mots Machines & Merveilleux cette matiere traitée dans une juste étendue.”

Le P. le Bossu donne pour regle que plus les passions des principaux personnages sont violens, & moins l’action doit durer: qu’en conséquence l’action de l’Iliade, dont le courroux d’Achille est l’ame, ne dure que 47 jours; au lieu que celle de l’Odyssée, où la prudence est la qualité dominante, dure huit ans & demi; & celle de l’Ende, où le principal personnage est un Héros pieux & humain, près de sept ans.”

Il est vrai qu’Ulysse chez Alcinoüs, & Enée chez Didon, racontent leurs aventures passées, mais ces récits n’entrent que comme récits dans la durée de l’action principale; & le cours des années qu’ont pour ainsi dire consumé ces évenemens, ne fait en aucune maniere partie de la durée du Poëme. Comme dans la Tragédie, les évenemens racontés dans la Protase, & qui servent à l’intelligence de l’action dramatique, n’entrent point dans sa durée; ainsi l’erreur du P. le Bossu est manifeste.”

ACTION (Peinture & Sculpture). C’est l’attitude ou la position des parties du visage & du corps des figures représentées, qui fait juger qu’elles sont agitées de passions. On dit: cette figure exprime bien par son action les passions dont elle est agitée; cette action est bien d’un homme effrayé. L’on se sert également de ce terme pour les animaux; l’on dit: voilà un chien dont l’action exprime bien la fureur; d’un cerf aux abois [berros]: voilà un cerf qui par son action exprime sa douleur, &c.” (R)

ANTÍGONA DE SÓFOCLES (2.0)

Reextraído de https://seclusao.art.blog/2018/02/15/a-trilogia-tebana/, comprimido em prosa e com ligeiras alterações (apenas a terceira peça da trilogia).

“ISMENE

Pobre de mim! Pensa primeiro em nosso pai, em seu destino, abominado e desonrado, cegando os próprios olhos com as frementes mãos ao descobrir os seus pecados monstruosos; também, valendo-se de um laço retorcido, matou-se a mãe e esposa dele – era uma só – e, num terceiro golpe, nossos dois irmãos num mesmo dia entremataram-se (coitados!), fraternas mãos em ato de extinção recíproca. Agora que restamos eu e tu, sozinhas, pensa na morte inda pior que nos aguarda se contra a lei desacatarmos a vontade do rei e a sua força. E não nos esqueçamos de que somos mulheres e, por conseguinte, não poderemos enfrentar, só nós, os homens. Enfim, somos mandadas por mais poderosos e só nos resta obedecer a essas ordens e até a outras inda mais desoladoras. Peço indulgência aos nossos mortos enterrados mas obedeço, constrangida, aos governantes; ter pretensões ao impossível é loucura.

ANTÍGONA

(…) e santo é o meu delito, pois terei de amar aos mortos muito, muito tempo mais que aos vivos. Eu jazerei eternamente sob a terra e tu, se queres, foge à lei mais cara aos deuses.

“(…) Se calares, se não contares minhas intenções a todos, meu ódio contra ti será maior ainda!”

“ISMENE

Se houvesse meios… Mas desejas o impossível.

ANTÍGONA

Quando sentir faltar-me a força, pararei.

ISMENE

Mas o impossível não se deve nem tentar.”

“o estrondo de Ares oponente invicto dos inimigos do dragão tebano.¹

¹ Dragão tebano: alusão à suposta origem dos primeiros habitantes de Tebas, que teriam nascido dos dentes de um dragão morto por Cadmo, fundador da cidade, ao chegar ao local onde ela se situaria. Dos dentes semeados teriam nascido soldados inteiramente armados, os primeiros tebanos.”

“Nas sete portas, enfrentando os nossos, seus sete chefes foram derrotados, deixando as armas de maciço bronze como tributo a Zeus – árbitro único da decisão de todas as batalhas –

“Não é possível conhecer perfeitamente um homem e o que vai no fundo de sua alma, seus sentimentos e seus pensamentos mesmos, antes de o vermos no exercício do poder, senhor das leis. Se alguém, sendo o supremo guia do Estado, não se inclina pelas decisões melhores e, ao contrário, por algum receio mantém cerrados os seus lábios, considero-o e sempre o considerarei a mais ignóbil das criaturas; e se qualquer um tiver mais consideração por um de seus amigos que pela pátria, esse homem eu desprezarei.”

“fique insepulto o seu cadáver e o devorem cães e aves carniceiras em nojenta cena. São estes os meus sentimentos e jamais concederei aos homens vis maiores honras que as merecidas tão-somente pelos justos.”

“E estou aqui, contra teu gosto e contra o meu, pois ninguém aprecia quem dá más notícias.”

“Se a Zeus ainda agrada a minha reverência, escuta e dize aos outros guardas: juro agora que se não descobrirdes o real autor desse sepultamento e não o conduzirdes à frente de meus olhos, simplesmente a morte não há de ser pena bastante para vós; sereis dependurados todos, inda vivos, até que alguém confesse o crime!”

“Ah! é terrível quando, embora preparado para ser bom juiz, um homem julga mal!…”

“É bom livrarmo-nos de males mas é triste lançar amigos nossos na infelicidade. Mas, isso tudo para mim neste momento importa menos do que a minha salvação.”

“(…) e não me pareceu que tuas determinações tivessem força para impor aos mortais até a obrigação de transgredir normas divinas, não escritas, inevitáveis; não é de hoje, não é de ontem, é desde os tempos mais remotos que elas vigem, sem que ninguém possa dizer quando surgiram. E não seria por temer homem algum, nem o mais arrogante, que me arriscaria a ser punida pelos deuses por violá-las. Eu já sabia que teria de morrer (e como não?) antes até de o proclamares, mas, se me leva a morte prematuramente, digo que para mim só há vantagem nisso.

Pois homem não serei – ela será o homem! – se esta vitória lhe couber sem punição!

(…)

nem ela nem a irmã conseguirão livrar-se do mais atroz destino, pois acuso a outra de cúmplice na trama desse funeral.”

“(…) Muitas vezes o íntimo de quem não age retamente, na sombra, indica a traição antes do feito.”

“CREONTE

Nem morto um inimigo passa a ser amigo.

ANTÍGONA

Nasci para compartilhar amor, não ódio.

CREONTE

Se tens de amar, então vai para o outro mundo, ama os de lá. Não me governará jamais mulher alguma enquanto eu conservar a vida!

“CREONTE

Afirmo que uma destas moças neste instante nos revelou sua demência; a outra é insana, sabidamente, desde o dia em que nasceu.

ISMENE

É, rei, mas a razão inata em todos nós está sujeita a mutações nos infelizes.

CREONTE

Isto se deu com a tua, quando preferiste ser má em companhia de pessoas más.

ISMENE

Sem ela, que prazer teria eu na vida?

CREONTE

Não digas <ela>; não existe mais.

ISMENE

Irás matar, então, a noiva de teu filho?

CREONTE

Ele pode lavrar outras terras mais férteis.

ISMENE

Isso não foi o que ele e ela pactuaram.

CREONTE

Detesto, para os filhos meus, mulheres más.”

“mesmo as pessoas corajosas tentam fugir se ameaçadas pela morte.”

“CORO

(…)

as gerações mais novas não resgatam as gerações passadas. Um dos deuses agarra-se insaciável a elas todas e as aniquila; não há salvação. O pálido lampejo de esperança que sobre o último rebento de Édipo surgira, esvai-se agora na poeira dos deuses infernais, ensangüentada pelo arrebatamento das palavras e por corações cheios de furor. Que orgulho humano, Zeus, será capaz de opor limites ao poder só teu, que nem o Sono precursor do fim de todos vence, nem o perpassar infatigável do tempo divino [Cronos]? Governas o fulgor maravilhoso do Olimpo como soberano único, imune ao tempo que envelhece tudo. E no porvir, tal como no passado a lei para os mortais será mantida: nada haverá de realmente grande em suas vidas sem desgraças juntas. É um conforto para muitos homens a instável esperança; para outros é uma ilusão de seus desejos frívolos insinuando-se junto aos ingênuos até que aos pés lhes chegue o fogo ardente. Pois com sabedoria alguém falou as célebres palavras: <cedo ou tarde, o mal parecerá um bem àquele que os deuses resolveram desgraçar>.”

“Desejam para isso os homens em seus lares crianças obedientes que eles engendraram para mais tarde devolver aos inimigos dos pais o mal que lhes fizeram, e também honrar, como seus pais honraram, os amigos. Mas, de quem teve apenas filhos imprestáveis, só poderíamos dizer que semeou muitos motivos de aflição para si mesmo e muitas gargalhadas para os inimigos. Jamais deves perder o senso, filho meu, pela volúpia de prazeres, por mulheres, ciente de que tal satisfação esfria quando a mulher com quem convives é perversa. Existirá, então, ferida mais pungente que uma esposa má? Deves repudiá-la como inimiga; deixa a moça desposar alguém lá no outro mundo. (…) Mas a anarquia é o mal pior; é perdição para a cidade e faz desertos onde existiam lares; ela é causadora de defecções entre as fileiras aliadas, levando-as à derrota. A submissão, porém, é a salvação da maioria bem mandada. Devemos apoiar, portanto, a boa ordem, não permitindo que nos vença uma mulher. Se fosse inevitável, mal menor seria cair vencido por um homem, escapando à triste fama de mais fraco que as mulheres!

“HÊMON

(…) o teu cenho inspirador de medo impede os homens simples de pronunciar palavras que firam teus ouvidos. Eu, porém, na sombra, ouço o murmúrio, escuto as queixas da cidade por causa dessa moça: <Nenhuma mulher>, comentam, <mereceu jamais menos que ela <essa condenação – nenhuma, em tempo algum, <terá por feitos tão gloriosos quanto os dela <sofrido morte mais ignóbil; ela que, <quando em sangrento embate seu irmão morreu <não o deixou sem sepultura, para pasto <de carniceiros cães ou aves de rapina, <não merece, ao contrário, um áureo galardão?> Este é o rumor obscuro ouvido pelas ruas. Com relação a mim, meu pai, nenhum dos bens é mais precioso que tua satisfação. (…) Não tenhas, pois, um sentimento só, nem penses que só tua palavra e mais nenhuma outra é certa, pois se um homem julga que só ele é ponderado e sem rival no pensamento e nas palavras, em seu íntimo é um fútil. Não há vergonha alguma, mesmo sendo sábio, em aprender cada vez mais, sem presunções. Não vês, ao lado das torrentes engrossadas pelas tormentas, como as árvores flexíveis salvam-se inteiras, e as que não podem dobrar-se são arrancadas com a raiz? Da mesma forma, aquele que mantém as cordas do velame Sempre esticadas, sem às vezes afrouxá-las, faz emborcar a nau e finaliza a viagem com a quilha para cima.”

CREONTE

Posso, na minha idade, receber lições de sensatez de alguém da natureza dele?

HÊMON

Se houver razões. Sou jovem? Olha mais, então, para os meus atos que para os meus poucos anos.

(…)

CREONTE

Discutes com teu pai, pior das criaturas?

HÊMON

Porque agindo assim ofendes a justiça.

CREONTE

Ofendo-a por impor respeito ao meu poder?

HÊMON

Tu mesmo o desrespeitas ultrajando os deuses.

CREONTE

Caráter sórdido, submisso a uma mulher!

HÊMON

Não me verás submisso diante de baixezas!

CREONTE

A tua fala toda, ao menos, é por ela!

HÊMON

Por ti, por mim e pelos deuses dos finados!

CREONTE

Jamais te casarás com ela ainda viva!

HÊMON

Pois ela morrerá levando alguém na morte!

CREONTE

O atrevimento leva-te a tais ameaças?

HÊMON

É atrevimento refutar idéias vãs?

CREONTE

Chorando aprenderás que vão é o teu saber!

HÊMON

Queres falar apenas, sem ouvir respostas?

CREONTE

Não tagareles tanto, escravo de mulher!

HÊMON

Não fosses tu meu pai, dir-te-ia um insensato!

CREONTE

Isto é verdade? Pelos céus, fica sabendo: essas censuras torpes não te alegrarão!”

O apedrejamento é um ato puro, pois não se maculam as mãos tocando-se no criminoso: “Acaso não sabeis que hinos e lamúrias na hora de morrer jamais acabariam se houvesse o mínimo proveito em entoá-los? Ides, ou não, levá-la imediatamente? E quando a houverdes encerrado, como eu disse, em sua cavernosa sepultura, só, abandonada para, se quiser, morrer ou enterrar-se ainda viva em tal abrigo, estarão puras nossas mãos: não tocarão nesta donzela. Mas há uma coisa certa: ela será privada para todo o sempre da convivência com habitantes deste mundo.”

“Nossos altares todos e o fogo sagrado estão poluídos por carniça do cadáver do desditoso filho de Édipo, espalhada pelas aves e pelos cães; por isso os deuses já não escutam nossas preces nem aceitam os nossos sacrifícios, nem sequer as chamas das coxas; nem os pássaros dão sinais claros com seus gritos estrídulos, pois já provaram gordura e sangue de homem podre. Pensa, então, em tudo isso, filho. Os homens todos erram mas quem comete um erro não é insensato, nem sofre pelo mal que fez, se o remedia em vez de preferir mostrar-se inabalável; de fato, a intransigência leva à estupidez. Cede ao defunto, então! Não firas um cadáver! Matar de novo um morto é prova de coragem?”

“negociai, se for vossa vontade, o electro lá de Sardes ou da Índia o ouro, mas aquele cadáver não enterrareis; nem se quiserem as próprias águias de Zeus levar pedaços de carniça até seu trono, nem mesmo por temor de tal profanação concordaria eu com o funeral, pois sei que homem nenhum consegue profanar os deuses. Mostram sua vileza os homens mais astutos, velho Tirésias, ao tentar dissimular pensamentos indignos com belas palavras, preocupados tão-somente com mais lucros.

“Ceder é duro, mas só por intransigência deixar que a cólera me arruíne, é também duro.”

“1º MENSAGEIRO

Hêmon morreu; matou-o mão ligada a ele.

CORIFEU

A mão paterna? Ou terá sido a dele mesmo?

1º MENSAGEIRO

Foi ele, em fúria contra o crime de seu pai.

CORIFEU

Ah! Adivinho! Era verdade o que dizias!

1º MENSAGEIRO

Isso é passado. Cumpre-nos pensar no resto.

CORIFEU

Mas, vejo aproximar-se a infeliz Eurídice, esposa de Creonte; ela vem do palácio para saber do filho, ou, talvez, por acaso.”

“vimos pendente a moça, estrangulada em laço improvisado com seu próprio véu de linho; Hêmon, cingindo-a num desesperado abraço estreitamente, lamentava a prometida que vinha de perder, levada pela morte, e os atos de seu pai, e as malsinadas núpcias. Quando este o viu, entre gemidos horrorosos aproximou-se dele e com a voz compungida chamou-o: <Ah! Infeliz! Que estás fazendo aí? Que idéia te ocorreu? Qual a calamidade que assim te faz perder o senso? Sai, meu filho! Eu te suplico! Imploro!> O moço, todavia, olhando-o com expressão feroz, sem responder cuspiu-lhe em pleno rosto e o atacou sacando a espada de dois gumes; mas o pai desviou-se e recuou, fazendo-o errar o golpe; então, com raiva de si mesmo, o desditoso filho com todo o peso de seu corpo se deitou sobre a aguçada espada que lhe traspassou o próprio flanco; no momento derradeiro de lucidez, inda enlaçou a virgem morta num languescente abraço, e em golfadas súbitas lançou em suas faces lívidas um jato impetuoso e rubro de abundante sangue. E jazem lado a lado agora morto e morta, cumprindo os ritos nupciais – ah! infelizes! – não nesta vida, mas lá na mansão da Morte, mostrando aos homens que, dos defeitos humanos, a irreflexão é incontestavelmente o máximo.”

“Não sei… Silêncios excessivos me parecem tão graves quanto o exagerado, inútil pranto.”

“É o fim sangrento de minha mulher, caída nesta sucessão de mortes?”

“Levai-me imediatamente, escravos, para bem longe, pois não sou mais nada!

“A desmedida empáfia nas palavras reverte em desmedidos golpes contra os soberbos que, já na velhice, aprendem afinal prudência.

FIM”

comentário de prefácio:

“O tema principal da Antígona é um choque do direito natural, defendido pela heroína, com o direito positivo, representado por Creonte. Ao longo da peça, porém, surgem ainda os temas do amor, que leva Hêmon (filho de Creonte) ao suicídio; do orgulho, que leva Creonte ao desespero; do protesto dos jovens contra a prepotência dos pais.”