L’ENCYCLOPÉDIE – AB (compilado-4)

ABBÉ. “Comme il y avoit parmi les Abbés plusieurs Personnes savantes, ils s’opposerent vigoureusement aux hérésies qui s’éleverent de leur tems; ce qui donna occasion aux Evêques de les appeller de leurs déserts, & de les établir d’abord aux environs des Faubourgs des Villes, & ensuite dans les Villes mêmes. C’est de ce tems que l’on doit dater l’époque de leur relâchement. Ainsi les Abbés étant bientôt déchûs de leur premiere simplicité, ils commencerent à être regardés comme une espece de petits Prélats. Ensuite ils affecterent l’indépendance de leurs Evêques, & devinrent si insupportables, que l’on fit contre-eux des lois fort séveres au Concile de Chalcédoine & autres”

ABBESSE. “Quoique les Communautés de Vierges consacrées à Dieu soient plus anciennes dans l’Eglise que celles des Moines, néanmoins l’Institution des Abbesses est postérieure à celle des Abbés. (…) ce ne fut que du tems de saint Grégoire qu’elles commencerent à en avoir qui fissent partie de leurs Convens. L’Abbesse étoit autrefois élûe par sa Communauté, on les choisissoit parmi les plus anciennes & les plus capables de gouverner; elles recevoient la bénédiction de l’Evêque, & leur autorité étoit perpétuelle.”

Il est vrai, comme l’observe le Pere Martene dans l’endroit cité, que jusqu’au 13e siecle non-seulement les Abbesses, mais les Laïques mêmes entendoient quelquefois les confessions, principalement dans le cas de néccssité: mais ces confessions n’étoient point sacramentales, & se devoient aussi faire au Prêtre. Elles avoient été introduites par la grande dévotion des fideles, qui croyoient qu’en s’humiliant ainsi, Dieu leur tiendroit compte de leur humiliation: mais comme elles dégénérerent en abus, l’Eglise sut obligée de les supprimer.”

ABÉLIENS, ABÉLONIENS & ABÉLOITES. Heréticos que se casavam mas que não comiam suas esposas. Povos efêmeros africanos. Origens do nome (todas controversas): Abel teria se casado mas “jamais teria conhecido sua fêmea”; Adão teria ficado 130 anos de jejum na cama após a morte de seu filho Abel. Refutação: é dito que Adão gerou Seth a 130 anos do mundo (e de si mesmo).

L’ENCYCLOPÉDIE – AB (compilado-2)

ABONDANCE, s. f. Divinité des Payens que les anciens monumens nous représentent sous la figure d’une femme de bonne mine, couronnée de guirlandes de fleurs, versant d’une corne qu’elle tient de la main droite toutes sortes de fruits; & répandant à terre de la main gauche des grains qui se détachent pêle-mêle [indiscriminadamente] d’un faisceau d’épis. On la voit avec deux cornes, au lieu d’une, dans une medaille de Trajan.”

 

ABORIGENES. “Le mot d’Aborigenes est fameux dans l’antiquité. Quoiqu’on le prenne à présent pour un nom appellatif, ç’a été cependant autrefois le nom propre d’un certain Peuple d’Italie; & l’étymologie de ce nom est extrèmement disputée entre les Savans.”

on distingue les Aborigenes des Janigenes, qui selon le faux Berose étoient établis dans le pays avant eux; des Sicules que ces Aborigenes chasserent; des Grecs, de quils tiroient leur origine; des Latins, dont ils prirent le nom après leur union avec Enée & les Troyens; & enfin des Ausoniens, des Volsques, des AEnotriens, & autres qui habitoient d’autres cantons du même pays.”

S. Jérôme dit qu’on les appella ainsi de ce qu’ils étoient absque origine, les premiers habitans du pays après le déluge. Denys d’Halicarnasse dit que ce nom signifie les fondateurs & les premiers peres de tous les habitans du pays.”

Aurelius Victor, & après lui Festus, font venir Aborigenes par corruption d’aberrigenes, comme qui diroit errans, vagabonds, & prétendent que le nom de Pelasgiens qu’on leur a aussi donné a la même origine, ce mot signifiant aussi errant.”

Les Aborigenes étoient ou les anciens habitans du Pays qui y avoient été établis par Janus, à ce que quelques-uns prétendent, ou par Saturne, ou par Cham, ou quelqu’autre chef, peu de tems après la dispersion, ou même auparavant, selon le sentiment de quelques Auteurs”

L’ENCYCLOPÉDIE – AB

AB

AB, s. m. onzieme mois de l’année civile des Hébreux, & le cinquieme de leur année ecclésiastique, qui commence au mois de Nisan. Le mois ab répond à la Lune de Juillet, c’est-à-dire à une partie de notre mois du même nom & au commencement d’Août. Il a 30 jours. Les Juifs jeûnent le premier jour de ce mois, à cause de la mort d’Aaron, & le neuvieme, parce qu’à pareil jour le Temple de Salomon fut brûlé par les Chaldéens; & qu’ensuite le second Temple bâti depuis la captivité, fut brûlé par les Romains. Les Juifs croyent que ce fut le même jour que les Envoyés qui avoient parcouru la Terre de Chanaan, étant revenus au camp, engagerent le peuple dans la révolte. Ils jeûnent aussi ce-jour-là en mémoire de la défense que leur fit l’Empereur Adrien de demeurer dans la Judée, & de regarder même de loin Jérusalem, pour en déplorer la ruine. Le 18e jour du même mois, ils jeûnent à cause que la lampe qui étoit dans le Sanctuaire, se trouva éteinte cette nuit, du tems d’Achaz. [?] Les Juifs qui étoient attentifs à conserver la mémoire de tout ce qui leur arrivoit, avoient encore un jeûne [não confundir jejum com jovem] dont parle le Prophete Zacharie, institué en mémoire & en expiation du murmure des Israélites dans le désert, lorsque Moyse eut envoyé de Cades-barné des espions dans la Terre promise. Les Juifs disent aussi que dans ce mois les 2 Temples ont été ruinés, & que leur grande Synagogue d’Alexandrie fut dispersée. L’on a remarqué que dans ce même mois ils avoient autre-fois été chassés de France, d’Angleterre & d’Espagne. (G)

* * *

AB, s.m. en hébreu signifie père; d’où les Chaldéens & les Syriens ont fait abba, les Grecs abbas, conservé par les Latins, d’où nous avons formé le nom d’Abbé. Saint Marc & Saint Paul ont employé le mot syriaque ou chaldaïque abba, pour signifier Pere, parce qu’il etoit alors commun dans les Synagogues & dans les premieres assemblées des Chrétiens. C’est pourquoi abba Pater dans le Saint Marc 14, & dans le Saint Paul aux Romains 8, n’est que le même mot expliqué, comme s’ils disoient: abba, c’est-à-dire, mon pere.” Mon dieu sacré!

L’ENCYCLOPÉDIE – A

A

a&.

la prononciation des lettres est sujette à variation dans les Langues mortes, comme elle l’est dans les Langues vivantes. Car il est constant, selon M. Masclef & le Prêtre Houbigan, que l’aleph se prononçait autrefois comme notre a; ce qu’ils prouvent surtout par le passage d’Eusebe, Prep. Ev. 50,10, 100,6, où ce Prêtre soûtient que les Grecs ont pris leurs lettres de Hébreux [fodalhões, diferentões!]. Id ex Graeca singulorum elementorum appellatione quivis intelligit. Quid enim aleph ab alpha magnopere differt? Quid autem vel betha a beth? &c.

Le son de l’a, aussi bien que celui de l’e, est long em certains mots, & bref en d’autres: a est long dans grâce, & bref dans place. Il est long dans tâche quand ce mot signifie um ouvrage qu’on donne à faire; & il est bref dans tache, macula, souillure. Il est long dans mâtin, gros chien; & bref dans matin, première partie du jour. Voyez l’excellente Traité de la Prosodie de M. l’Abbé d’Olivet.”


Senhorabade Fulano-de-Tal au seue dias pour!

Excelentíssimo Sr. Vice-Presidente & Autor & Escritor João da Silva Santos, O Único.


Les Romains, pour marquer l’a long, l’écrivirent d’abord double, Aala pour Ala; c’est ainsi qu’on trouve dans nos anciens Auteurs Français aage, &c. Ensuite ils insérerent um h entre les deux a, Ahala. Enfim ils mettaient quelquefois le signe de la syllabe longue, ala [provalmente erro de transcrição, âla]. § On met aujourd’hui un accent circonflexe sur l’a long, au lieu du s qu’on écrivait autrefois après cet a: ainsi au lieu d’écrire mastin, blasme, asne, &c. on écrit mâtin, blâme, âne. Mais il ne faut pas croire avec la plûpart des Grammairiens, que nos Pères n’écrivaient cette s après la, ou après toute autre voyelle, que pour marquer que cette voyelle était longue; ils écrivaient cette s, parce qu’ils la prononçaient, & cette prononciation est encore en usage dans nos Provinces méridionale, où l’on prononce mastin, testo, besti, &c.


Quanta coisa não faço um simples e minúsculo a vomitar!


L’a chez les Romains était appellé lettre salutaire: littera salutaris. Cicero (…) parce que lorsqu’il s’agissait d’absoudre ou de condamner un accusé, les juges avaient 2 tablettes, sur l’une desquelles ils écrivaient l’a qui est la 1e lettre d’absolvo, & sur l’autre ils écrivaient le c, 1e lettre de condemno.”

L’a chez les Grecs était une lettre numérale que marquait un.”

A est la marque de la monnaie de Paris. Voyez A numismatique.”

On dit de quelqu’un qui n’a rien fait, rien écrit, qu’il n’a pas fait une panse d’a. Panse, qui veut dire ventre, signifie ici la partie de la lettre qui avance; il n’a pas fait la moitié d’une lettre.”

A.

à n’est jamais adverbe, comme quelques Grammairiens l’ont cru, quoiqu’il entre dans plusieurs façons de parler adverbiales. Car l’adverbe n’a pas besoin d’être suivi d’un autre mot qui le détermine, ou, comme disent communément les Grammairiens, l’adverbe n’a jamais de régime; parce que l’adverbe renferme en soi la préposition & le nom: prudemment, avec prudence.”

A n’est pas non plus une simple particule qui marque le datif; parce qu’en françois nous n’avons ni déclinaison, ni cas, ni par conséquent de datif. Le rapport que les Latins marquoient par la terminaison du datif, nous l’indiquons par la préposition à. C’est ainsi que les Latins mêmes se sont servis de la préposition ad, quod attinet ad me.”

approchez-vous du feu: du, lie feu avec approchez-vous, & l’esprit observe ensuite un rapport d’approximation, que du ne marque pas. Eloignez-vous du feu; du, lie feu avec éloignez-vous, & l’esprit observe-là un rapport d’éloignement. Vous voyez que la même préposition sert à marquer des rapports opposés. On dit de même donner à & ôter à. Ainsi ces sortes de rapports different autant que les mots different entre-eux.”

Cependant quelques Grammairiens ont mieux aimé épuiser la Métaphysique la plus recherchée, & si je l’ose dire, la plus inutile & la plus vaine, que d’abandonner le Lecteur au discernement que lui donne la connoissance & l’usage de sa propre Langue. Rapport de cause, rapport d’effet, d’instrument, de situation, d’époque, table à pieds de biche, c’est-là un rapport de forme, dit M. l’Abbé Girard, tom. II. p. 199. Bassin à barbe, rapport de service, (id. ib.) Pierre à feu, rapport de propriété productive, (id. ib.), &c. La préposition à n’est point destinée à marquer par elle-même un rapport de propriété productive, ou de service, ou de forme, &c. quoique ces rapports se trouvent entre les mots liés par la préposition à.”

Exs. de utlização:Lettre de change à vûe, à dix jours de vûe. Matiere à procès. (…) Facile à faire.

Observez qu’on dit: Il est facile de faire cela.

Quand on le veut il est facile

De s’assûrer un repos plein d’appas.

Quinault

La raison de cette différence est que dans le dernier exemple de n’a pas rapport à facile, mais à il; il, hoc, cela, à savoir de faire, &c. est facile, est une chose facile. Ainsi, il, de s’assûrer un repos plein d’appas, est le sujet de la proposition, & est facile en est l’attribut.

(…) Blesser à, il a été blessé à la jambe. (…) Il est à écrire, à jouer. (…) Il est long-tems à venir. Cela est à faire, à taire, à publier, à payer. (…)

À en des façons de parler adverbiales, & en celles qui sont équivalentes à des prépositions Latines, ou de quelqu’autre Langue.

À jamais, à toûjours. À l’encontre. Tour à tour. Pas à pas. Vis-à-vis. À pleines mains. À fur & à mesure. À la fin, tandem, aliquando, C’est-à-dire, nempe, scilicet. Suivre à la piste. Faire le diable à quatre. (…)

Rendez à César ce qui appartient à César”

1. (…) Nous avons conservé plusieurs mots où se trouve l’alpha privatif, comme amazone, asyle, abysme, &c. L’alpha privatif vient de la préposition ATON, sinc, sans.

2. A en composition marque augmentation, & alors il vient de AGAN, beaucoup.”

* * *

A, étoit une lettre numérale parmi les Anciens. Baronius rapporte des vers techniques qui expriment la valeur de chaque lettre de l’alphabet. Celui-ci,

Possidet A numeros quingentos ordine recto.

marque que la lettre A signifioit cinq cens; surmontée d’un titre ou ligne droite, de cette façon (A/), elle signifioit cinq mille.”

Les Hébreux, les Arabes emploient leur aleph, & les Grecs leur alpha qui répond à notre A, pour désigner le nombre 1. & dans le langage de l’écriture alpha signifie le commencement & le principe de toutes choses. Ego sum alpha, &c.

* * *

A, lettre symbolique, étoit un hiéroglyphe chez les anciens Egyptiens, qui pour premiers caracteres employoient ou des figures d’animaux ou des signes qui en marquoient quelque propriété. On croit que celle-ci représentoit l’Ibis par l’analogie de la forme triangulaire de l’A avec la marche triangulaire de cet oiseau. Ainsi quand les caracteres Phéniciens qu’on attribue à Cadmus furent adoptés en Egypte, la lettre A y fut tout à la fois un caractere de l’écriture symbolique consacrée à la Religion, & de l’écriture commune usitée dans le commerce de la vie. (G)”

* * *

A, numismatique ou monétaire, sur le revers des anciennes médailles Greques, signifie qu’elles furent frappées dans la ville d’Argos, & quelquefois dans celle d’Athenes. Dans les médailles consulaires cette lettre désigne pareillement le lieu de la fabrique; dans celles des Empereurs, il signifie communément Augustus. Dans le revers des médailles du bas Empire, qui étoient véritablement des especes de monnoies ayant cours, & dont le peuple se servoit, A est la marque ou de la Ville, comme Antioche, Arles, Aquilée, où y avoit des Hôtels des Monnoies, ou signifie le nom du monétaire. Dans nos especes d’or & d’argent cette lettre est la marque de la monnoie de Paris; & le double AA celle de Metz. (G)”

* * *

A, lettre de suffrage; les Romains se servoient de cette lettre pour donner leurs suffrages dans les assemblées du peuple. Lorsqu’on proposoit une nouvelle loi à recevoir, on divisoit en centuries ceux qui devoient donner leurs voix, & l’on distribuoit à chacun d’eux deux ballotes de bois, dont l’une étoit marquée d’un A majuscule qui signifioit antiquo ou antiquam volo; l’autre étoit marquée de ces deux lettres U R, uti rogas. Ceux qui s’opposoient à l’établissement de la loi jettoient dans l’urne la premiere de ces ballottes, pour signifier, je rejette la loi, ou je m’en tiens à l’ancienne. (G)”

* * *

A, signe des passions; selon certains Auteurs, est relatif aux passions dans les anciens Dialectes Grecs. Le Dorien, où cette lettre se répete sans cesse, a quelque chose de mâle & de nerveux, & qui convient assez à des Guerriers. Les Latins au contraire emploient dans leur Poësie des mots où cette lettre domine, pour exprimer la douceur. Parmi les peuples de l’Europe, les Espagnols & les Italiens sont ceux qui en font le plus d’usage, avec cette différence que les premiers remplis de faste & d’ostentation, ont continuellement dans la bouche des a emphatiques; au lieu que les a des terminaisons Italiennes étant peu ouverts dans la prononciation, ils ne respirent que douceur & que mollesse. Notre Langue emploie cette voyelle sans aucune affectation [oui, oui, c’est sur, hahaha…].

* * *

A. Les Marchands Négocians, Banquiers, & Teneurs de Livres, se servent de cette lettre, ou seule, ou suivie de quelques autres lettres aussi initiales, pour abréger des façons de parler fréquentes dans le Négoce, & ne pas tant employer de tems ni de paroles à charger leurs Journaux, Livres de comptes, ou autres Registres. Ainsi l’A mis tout seul, après avoir parlé d’une Lettre de change, signifie accepté. A. S. P. accepté sous protêt. A. S. P. C. accepté sous protêt pour mettre à compte. A. P. à protester. (G)”

A.D. épistolaire; ces deux caracteres dans les Lettres que s’écrivoient les Anciens, signifioient ante diem. Des Copistes ignorans en ont fait tout simplement la préposition ad, & ont écrit ad IV. Kalend. ad VI. Idus, ad III. Non. &c. au lieu d’ante diem IV. Kalend. ante diem VI. Idus, &c. ainsi que le remarque Paulmance. On trouve dans Valerius Probus A.D.P. pour ante diem pridie. (G)”

ESCRAVA ISAURA – Guimarães, B.

18/05/16 a 25/06/16


Ela é branca!

Parnasiano autor: “O colo donoso do mais puro lavor sustenta com graça inefável o busto maravilhoso. Os cabelos soltos e fortemente ondulados se despenham caracolando pelos ombros em espessos e luzidios rolos”

És formosa, e tens uma cor linda, que ninguém dirá que gira em tuas veias uma só gota de sangue africano.”

A senzala nem por isso deixa de ser o que é.”

As velhas damas dão para rezar, outras para ralhar desde a manhã até à noite; outras para lavar cachorrinhos ou para criar pintos; esta deu para criar mulatinhas princesas.”

já bastante velho, enfermo e cansado, queria passar tranqüilamente o resto de seus dias livre de afazeres e preocupações, para o que bastavam-lhe com sobejidão as rendas que para si reservara.”

Sua esposa, porém, preferiu ficar em companhia do filho, o que foi muito do gosto e aprovação do marido.”

não tenho ânimo de soltar esse passarinho que o céu me deu para me consolar e tornar mais suportáveis as pesadas e compridas horas da velhice. § E também libertá-la para quê? Ela aqui é livre, mais livre do que eu mesma, coitada de mim, que já não tenho gostos na vida nem forças para gozar da liberdade. Quer que eu solte a minha patativa? e se ela transviar-se por aí, e nunca mais acertar com a porta da gaiola?…”

Henrique, o cunhado de Leôncio. Era ele um elegante e bonito rapaz de 20 anos, frívolo, estouvado e vaidoso, como são quase sempre todos os jovens, mormente quando lhes coube a ventura de terem nascido de um pai rico.”

Casara-se por especulação, e como sua mulher era moça e bonita, sentira apenas por ela paixão, que se ceva no gozo dos prazeres sensuais, e com eles se extingue. Estava reservado à infeliz Isaura fazer vibrar profunda e violentamente naquele coração as fibras que ainda não estavam de todo estragadas pelo atrito da devassidão.”

Isaura era propriedade sua, e quando nenhum outro meio fosse eficaz, restava-lhe o emprego da violência. Leôncio era um digno herdeiro de todos os maus instintos e da brutal devassidão do comendador.”

Se minha mãe teve o capricho de criá-la com todo o mimo e de dar-lhe uma primorosa educação, não foi decerto para abandoná-la ao mundo, não achas?…”

para a idade que tens, já estás um moralista de polpa!…”

Isaura é como um traste de luxo, que deve estar sempre exposto no salão.”

Estás hoje muito alegre, minha querida –, retorquiu-lhe sorrindo o marido; – viste algum passarinho verde de bico dourado?…”

Faça-se de esquerdo!… pensa que não sei tudo?…”

Se não queres o meu amor, evita ao menos de incorrer no meu ódio.”

Vinha trazer-lhe estas froles, se bem que a senhora mesma é uma frol…” “soverana cá deste coração, e eu, menina, dou-me por feliz se puder beijar-te os pés.” “Quando vou molhar as minhas froles, estou a lembrar-me de ti com uma soidade!… ora viu-se que amor!…”

Oh! meu coração, pois querias que durasse eternamente a lua-de-mel?… isso seria horrivelmente monótono e prosaico.”

Miguel era filho de uma nobre e honrada família de miguelistas, que havia emigrado para o Brasil. Seus pais, vítimas de perseguições políticas, morreram sem ter nada que legar ao filho, que deixaram na cidade de 18 a 20 anos.”

Teu pai já não existe; sucumbiu anteontem subitamente, vítima de uma congestão cerebral…”

Se não fossem os brinquinhos de ouro, que lhe tremiam nas pequenas e bem molduradas orelhas, e os túrgidos [inchados] e ofegantes seios que como dois trêfegos [inquietos] cabritinhos lhe pulavam por baixo de transparente camisa, tomá-la-íeis por um rapazote maroto e petulante. Veremos em breve de que ralé era esta criança, que tinha o bonito nome de Rosa.”

Vocês bem sabem, que sinhô velho não era de brinquedo; pois sim; lá diz o ditado – atrás de mim virá quem bom me fará. – Este sinhô moço Leôncio… hum!… Deus queira que me engane… quer-me parecer que vai-nos fazer ficar com saudade do tempo do sinhô velho…” “e o piraí [chicote] do feitor aí rente atrás de nós. Vocês verão. Ele o que quer é café, e mais café, que é o que dá dinheiro.” “ah! aquele sinhô velho foi um home judeu mesmo, Deus te perdoe. Agora com Isaura e sinhô Leôncio a coisa vai tomando o mesmo rumo. Juliana era uma mulata bonita e sacudida; era da cor desta Rosa mas inda mais bonita e mais bem feita…” “Que mal te fez a pobre Isaura, aquela pomba sem fel, que com ser o que é, bonita e civilizada como qualquer moça branca, não é capaz de fazer pouco caso de ninguém?…”

Anda lá; olha que isto não é piano, não; é acabar depressa com a tarefa pra pegar em outra. Pouca conversa e muito trabalhar…”

Rosa havia sido de há muito amásia [concubina] de Leôncio, para quem fôra fácil conquista, que não lhe custou nem rogos nem ameaças. Desde que, porém, inclinou-se a Isaura, Rosa ficou inteiramente abandonada e esquecida.”

Uma cascavel que te morda a língua, cão danado! – Estas e outras pragas vomitavam as escravas resmungando entre si contra o feitor, apenas este voltou-lhes as costas. O feitor é o ente mais detestado entre os escravos; um carrasco não carrega com tantos ódios. Abominado mais que o senhor cruel, que o muniu do azorrague desapiedado para açoitá-los e acabrunhá-los de trabalhos. É assim que o paciente se esquece do juiz, que lavrou a sentença, para revoltar-se contra o algoz, que a executa.

dói-me deveras dentro do coração ver aqui misturada com esta corja de negras beiçudas e catinguentas uma rapariga como tu, que só merece pisar em tapetes e deitar em colchões de damasco.” “Então a senhora quer só ouvir as finezas das moças bonitas lá na sala!… pois olha, minha camarada, isso nem sempre pode ser, e cá da nossa laia não és capaz de encontrar rapaz de melhor figura do que este seu criado. Ando sempre engravatado, enluvado, calçado, engomado, agaloado, perfumado”

Pobre Isaura! sempre e em toda parte esta contínua importunação de senhores e de escravos, que não a deixam sossegar um só momento! Como não devia viver aflito e atribulado aquele coração! Dentro de casa contava ela quatro inimigos, cada qual mais porfiado em roubar-lhe a paz da alma, e torturar-lhe o coração: três amantes, Leôncio, Belchior, e André, e uma êmula terrível e desapiedada, Rosa. Fácil lhe fôra repelir as insinuações e insolências dos escravos e criados; mas que seria dela, quando viesse o senhor?!…”

isto é um lugar de vadiação, em que perdem o tempo sem proveito algum, em contínuas palestras. Não faltam por aí tecidos de algodão para se comprar.”

Henrique, que queria absolutamente partir no dia seguinte, cedendo enfim aos rogos e instâncias de Malvina, consentiu em ficar-lhe fazendo companhia durante os dias de nojo.”

contra as cóleras e caprichos femininos não há arma mais poderosa que muito sangue-frio e pouco-caso”

Os instintos do teu coração são rasteiros e abjetos como a tua condição; para te satisfazer far-te-ei mulher do mais vil, do mais hediondo de meus negros.” “Já chegaste a tão subido grau de exaltação e romantismo… isto em uma escrava não deixa de ser curioso. Eis o proveito que se tira de dar educação a tais criaturas! Bem mostras que és uma escrava, que vives de tocar piano e ler romances. Ainda bem que me prevenistes; eu saberei gelar a ebulição desse cérebro escaldado.” “Talvez ainda um dia me serás grata por ter-te impedido de matar-te a ti mesma.”

não há naquele ente nem sombra de coquetterie

Quem sabe se são criminosos que procuram subtrair-se às pesquisas da polícia?”

sou o contrário desses amantes ciumentos e atrabiliários [hipocondríacos, suscetíveis], que desejariam ter suas amadas escondidas no âmago da terra.” “Estou ardendo de impaciência por lhe ser apresentado; desejo admirá-la mais de espaço.”

Se não fosse aquela pinta negra, que tem na face, seria mais suportável.” “não parece uma mosca, mas sim um besouro”

Tinha ódio a todos os privilégios e distinções sociais, e é escusado dizer que era liberal, republicano e quase socialista. §  Com tais idéias Álvaro não podia deixar de ser abolicionista exaltado, e não o era só em palavras. Consistindo em escravos uma não pequena porção da herança de seus pais, tratou logo de emancipá-los todos. Como porém Álvaro tinha um espírito nìmiamente filantrópico, conhecendo quanto é perigoso passar bruscamente do estado de absoluta submissão para o gozo da plena liberdade, organizou para os seus libertos em uma de suas fazendas uma espécie de colônia cuja direção confiou a um probo e zeloso administrador.” “Original e excêntrico como um rico lorde inglês, professava em seus costumes a pureza e severidade de um quaker.” “não deixava de amar os prazeres, o luxo, a elegância, e sobretudo as mulheres, mas com certo platonismo delicado

Juno e Palas não ficaram tão despeitadas, quando o formoso Páris conferiu a Vênus o prêmio da formosura.”

onde se acha a vaidade, a inveja, que sempre a acompanha mais ou menos de perto, não se faz esperar por muito tempo.”

Elvira [Isaura transposta em senhora], que em parte alguma encontrava lhaneza e cordialidade, achava-se mal naquela atmosfera de fingida amabilidade e cortesania, e em cada olhar via um escárnio desdenhoso, em cada sorriso um sarcasmo.”

a contrariedade de tendências e opiniões são sempre de grande utilidade entre amigos, modificando-se e temperando-se umas pelas outras.”

desejaria até que a terra se abrisse debaixo de meus pés, e me sumisse em seu seio.”

a indiscrição, filha do entusiasmo”

“– Ai! triste de mim! – suspirou dentro da alma D. Elvira: – aqueles mesmos que mais me amam, tornam-se, sem o saber, os meus algozes!…”

cantar naquela ocasião era para ela o mais penoso dos sacrifícios.”

o pavão da fábula, queixando-se a Juno que, o tendo formado a mais bela das aves, não lhe dera outra voz mais que um guincho áspero e desagradável.”

seu colo distendeu-se alvo e esbelto como o do cisne que se apresta a desprender os divinais gorjeios.”

Das próprias inquietações e angústias da alma soube ela tirar alento e inspiração para vencer as dificuldades da árdua situação em que se achava empenhada.”

mais de uma lágrima viu-se rolar pelas faces dos freqüentadores daquele templo dos prazeres, dos risos, e da frivolidade!”

A fada de Álvaro é também uma sereia; – dizia o Dr. Geraldo a um dos cavalheiros” “É uma consumada artista… no teatro faria esquecer a Malibran, e conquistaria reputação européia.” “o terrível abatimento, que ao deixar o piano de novo se apoderara de seu espírito.”

Acham-se aí uma meia dúzia de rapazes, pela maior parte estudantes, desses com pretensões a estróinas [dissipadores] e excêntricos à Byron, e que já enfastiados da sociedade, dos prazeres e das mulheres, costumam dizer que não trocariam uma fumaça de charuto ou um copo de champanha pelo mais fagueiro sorriso da mais formosa donzela; desses descridos, que vivem a apregoar em prosa e verso que na aurora da vida já têm o coração mirrado pelo sopro do ceticismo, ou calcinado pelo fogo das paixões, ou enregelado pela saciedade; desses misantropos enfim, cheios de esplim, que se acham sempre no meio de todos os bailes e reuniões de toda espécie, alardeando o seu afastamento e desdém pelos prazeres da sociedade e frivolidade da vida.”

Tem cabeça grande, cara larga, e feições grosseiras. A testa é desmesuradamente ampla, e estofada de enormes protuberâncias, o que, na opinião de Lavater, é indício de espírito lerdo e acanhado a roçar pela estupidez.”


– A que propósito vem agora anúncio de escravo fugido?…

– Foste acaso nomeado oficial de justiça ou capitão-do-mato?


Pobre Martinho! quanto pode em teu espírito a ganância do ouro, que faz-te andar à cata de escravos fugidos em uma sala de baile.” “este rapaz além de ser um vil traficante, sempre foi um maníaco de primeira força.”

Isto é impagável! e vale mais que quantos bailes há no mundo. – Se todos eles tivessem um episódio assim, eu não perdia nem um. – Assim clamavam os moços entre estrondosas gargalhadas.

– Vocês zombam? – olhem que a farsa cheira um pouco a tragédia.”


– …esta obra imortal, que vale mais que a Ilíada de Camões…

– E que os Lusíadas de Homero, não é assim, Martinho? deixa-te de preâmbulos asnáticos, e vamos ao anúncio.


– Com efeito! acrescentou outro – uma escrava assim vale a pena apreendê-la, mais pelo que vale em si, do que pelos 5 contos. Se eu a pilho, nenhuma vontade teria de entregá-la ao seu senhor.”

Tão vil criatura é um desdouro para a classe a que pertencemos; devemos todos conspirar para expeli-lo da Academia. Cinco contos daria eu para ser escravo daquela rara formosura.”

Funesta ou propícia, a senhora será sempre a minha estrela nos caminhos da vida.”

um hino do céu ouvido entre as torturas do inferno.”

E o sangue todo lhe refluía ao coração que lhe tremia como o da pomba que sente estendida sobre o colo a garra desapiedada do gavião.”

esses excessos e abusos devem ser coibidos; mas como poderá a justiça ou o poder público devassar o interior do lar doméstico, e ingerir-se no governo da casa do cidadão?”

O patriarca Abraão amou sua escrava Agar, e por ela abandonou Sara, sua mulher.”

A justiça é uma deusa muito volúvel e fértil em patranhas. Hoje desmanchará o que fez ontem.”

enquanto o pau vai e vem, folgam as costas.”

O leitor provavelmente não terá ficado menos atônito do que ficou Álvaro, com o imprevisto aparecimento de Leôncio no Recife, e indo bater certo na casa em que se achava refugiada a sua escrava.” “A notícia de que Isaura se achava em poder de um belo e rico mancebo, que a amava loucamente, era para ele um suplício insuportável, um cancro, que lhe corroía as entranhas, e o fazia estrebuchar em ânsias de desespero, avivando-lhe cada vez mais a paixão furiosa que concebera por sua escrava.”

anexim popular – quem quer vai, quem não quer manda.”

O ciúme e a vingança não gostam de confiar a olhos e mãos alheias a execução de seus desígnios.”

por uma estranha aberração, vemos a lei armando o vício, e decepando os braços à virtude.”


– Não há dinheiro que a pague; nem todo o ouro do mundo, porque não quero vendê-la.

– Mas isso é um capricho bárbaro, uma perversidade…


– Está louco, homem! – disse Leôncio amedrontado. – As leis do nosso país não permitem o duelo.

– Que me importam as leis!… para o homem de brio a honra é superior às leis, e se não és um covarde, como penso…


Adeus surrados bancos de Academia!… adeus, livros sebosos, que tanto tempo andei folheando à toa!… vou atirar-vos pela janela afora; não preciso mais de vós: meu futuro está feito. Em breve serei capitalista, banqueiro, comendador, barão, e verão para quanto presto!…”

O cão faminto, iludido pela sombra, largou a carne que tinha entre os dentes, e ficou sem uma nem outra.”

Miguel, espírito acanhado e rasteiro, coração bom e sensível, mas inteiramente estranho às grandes paixões, não podia compreender todo o alcance do sacrifício que impunha à sua filha.”

Era um homem bem-apessoado, espirituoso serviçal, cheio de cortesia e amabilidade, condições indispensáveis a um bom parasita. Jorge não vivia da seiva e da sombra de uma só árvore”

Conhecia e entretinha relações de amizade com todos os fazendeiros das margens do Paraíba desde S. João da Barra até São Fidélis.”

Esse Dom Quixote de nova espécie, amparo da liberdade das escravas alheias, quando são bonitas, não achará senão moinhos de vento a combater.”

era a aurora da esperança, cujo primeiro e tímido arrebol assomava nas faces daquela”

Era ele dez vezes mais rico do que o seu adversário”

Leôncio tinha-se rebentado o crânio com um tiro de pistola.”


GLOSSÁRIO:

ai-jesus: 1. dileto ou preferido (Ex: o ai-jesus do professor);

2. designativo de dor ou pena.

comenos: instante

ditério: motejo

valdevinos: 1. indivíduo que gosta da vida boêmia, estróina;

2. indivíduo que não gosta de trabalhar, tunante, vadio;

3. doidivanas;

4. indivíduo que não tem dinheiro;

5. que vive de atividades ilícitas, traficante.

etimologia: alteração de balduíno.

FEDRO OU DA BELEZA OU AINDA DO CARALHO VOADOR

Tradução de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego de Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

(*) “Segundo uma tradição, que não temos a necessidade de discutir, o Fedro é uma obra de juventude de Platão. Neste diálogo, há, com efeito, todo o vigor impetuoso de um pensamento que necessita escapar, e um ar de juventude, que nos revela a primeira expansão do gênio. Platão veste com cores mágicas todas as idéias que afetam sua inteligência juvenil, todas as teorias de seus mestres, todas as concepções do cérebro prodigioso que produzirá um dia a República e as Leis. Tradições orientais, ironia socrática, intuição pitagórica, especulações de Anaxágoras, protestos enérgicos contra o ensino dos sofistas e dos reitores, que negavam a verdade imoral e despojavam ao homem a ciência do absoluto, tudo isto se mescla sem confusão nesta obra, em que o razoamento e a fantasia aparecem reconciliados, e em que encontramos em germe todos os princípios da filosofia platônica.”

(*) “Um tratado de Aristóteles apresenta uma ordem rigorosa, porque o objeto, por vasto que seja, é sempre único. Um diálogo de Platão abraça, em sua multiplicidade, a psicologia e a ontologia, a ciência do belo e a ciência do bem.” Puxa-saco.

(*) “Na segunda parte tenta assentar os verdadeiros princípios da arte da palavra, que os Tísias¹ e os Górgias haviam convertido em arte do embuste e no instrumento da cobiça e da dominação. À retórica siciliana, que ensina seus discípulos a se corromperem, a enganar as multidões, a dar à injustiça as aparências do direito, e a preferir o provável ao verdadeiro, Platão opõe a dialética, que, por meio da definição e divisão, penetra de imediato na natureza das coisas, propondo-se a tomar como objeto de seus esforços não a opinião com que se contenta o vulgo, mas a ciência absoluta, na que descansa a alma do filósofo.

¹ [Tido, ao lado de Córax, como o primeiro Sofista.]

(*) “Esta conversação, em que Sócrates passa alternativamente das sutilezas da dialética aos transportes da ode [odelética], prolonga-se durante todo um dia de verão; os dois amigos repousam molemente estirados na espessura da grama, à sombra de uma bananeira”

FEDRO – (…) Seguindo o preceito de Acumenos, passeio pelas vias públicas porque diz ele que proporcionam maior recreio e salubridade que as corridas no ginásio.”

(*) “É sabido que há dois sistemas de exegese religiosa: primeiro, o sistema dos racionalistas que aceita os fatos da história religiosa, reduzindo-os às proporções de uma história humana e natural (hipótese objetiva); segundo, o sistema dos mitológicos, que nega a realidade histórica de todas essas histórias (sic), e não vê nestas lendas senão mitos, produto espontâneo do espírito humano e das alegorias morais e metafísicas (hipótese subjetiva). Este capítulo de Platão nos prova a existência da exegese racionalista 400 anos antes de Cristo.”

SÓCRATES – (…) Eu ainda não pude cumprir com o preceito de Delfos, conhecendo-me a mim mesmo; e dada esta ignorância me pareceria ridículo tentar conhecer o que me é estranho.”

(*) “Sócrates era reformador em moral e conservador em religião, coisa insustentável. A uma nova moral correspondia uma nova religião, e isto fez o cristianismo, que Sócrates preparou sem pressentir.”

quero saber se eu sou um monstro mais complicado e mais furioso que Tifão,¹ ou um animal mais doce, mais singelo, a quem a natureza deu parte de uma fagulha de divina sabedoria.

¹ [Meio-titã, meio-deus, Tifão daria origens aos ventos fortes, às irrupções vulcânicas e aos terremotos; daí a nomenclatura portuguesa tufão (não confundir com fictícios atacantes do Flamengo…). Foi pai de inúmeras monstruosidades míticas, como Cérbero, o Leão que Hércules assassinou, a Hidra de 7 Cabeças, a homérica Cila, terror dos mares, a Esfinge de Édipo e até da própria Quimera, tão célebre que é hoje um substantivo.

Essa besta dos infernos afugentou toda a população do Olimpo, menos o Pai dos Deuses e sua filha Atena; derrotou Zeus num combate inicial, mas a seguir perdeu na revanche decisiva. Mesmo assim, no terrível enfrentamento, Zeus perdeu temporariamente seus raios e até seus músculos (!!!) – decepados pela harpe de Tifão, a mesma foice com que Cronos castrou Urano – e precisou da ajuda tanto de um humano (Cadmo, o herói fundador de Tebas) quanto de seu escudo, forjado com uma cabeça de Medusa.

Por trás da caracterização de Tifão, mais uma insinuação grega de que a mulher seja o ser destrutivo e vingativo por excelência: ele é filho de Gaia, que o concebeu somente para punir os deuses olímpicos pela derrota dos titãs na Titanomaquia, a Grande Guerra Divina que precede a era de ouro do domínio de Zeus sobre os céus e a terra. Tifão é uma criatura tão influente que também aparece na mitologia egípcia.]

SÓCRATES – (…) Não te parece que a brisa que corre aqui tem certa coisa de suave e perfumado? Percebe-se pelo canto das cigarras um não sei quê de vivo, que faz pressentir o verão. Mas o que mais me encanta são estas gramíneas, cuja espessura nos permite descansar com delícia, apoiados sobre um terreno suavemente inclinado. Meu querido Fedro, és um guia excelente.

FEDRO – Maravilhoso Sócrates, és um homem extraordinário. Porque ao te escutar tomar-te-íamos por um estrangeiro, a quem se faz as honras da casa, e não por um habitante da Ática. Provavelmente tu não saíste jamais de Atenas, nem traspassaste as fronteiras, nem mesmo deste um passeio fora das muralhas.

SÓCRATES – Perdão, amigo meu. Assim o é, mas é que quero me instruir. Os campos e as árvores nada me ensinam, e só na cidade posso tirar proveito do trato com os demais homens. No entanto, creio que tu encontraste recursos para me curar deste humor caseiro. Obriga-se um animal faminto a seguir-nos, quando se o mostra uma rama verde ou algum fruto”

FEDRO – (…) Não seria justo rechaçar meus votos, porque não sou teu amante. Porque os amantes, desde o momento em que se vêem satisfeitos, se arrependem já de tudo o que fizeram pelo objeto de sua paixão. Mas os que não têm amor não têm jamais do que se arrepender, porque não é a força da paixão que os movera a fazer a seu amigo todo o bem que puderam, o caso é que obraram livremente, julgando que serviam assim a seus mais caros interesses. Os amantes consideram o dano causado por seu amor a seus negócios, alegam suas liberalidades, trazem à tona as penas que sofreram, e depois de algum tempo crêem haver dado provas positivas de seu reconhecimento ao objeto amado. (…) se sua paixão chega a mudar de objeto, não hesitará em sacrificar seus antigos amores em prol dos novos, e, se o que hoje ama o exige, chegará até a prejudicar ao que ontem amava. (…) os mesmos amantes confessam que seu espírito está doente e que carecem de bom senso. Sabem bem, dizem eles, que estão fora de si mesmos e que não podem se dominar.”

Por outro lado, se entre teus amantes quisesses conceder a preferência ao mais digno, não poderias escolher senão entre um pequeno número; pelo contrário, se buscas dentre todos os homens aquele cuja amizade desejes, podes eleger entre milhares, e é provável que haja em toda esta multiplicidade alguém que mereça teus favores.

Se temes a opinião pública, se temes ter de te envergonhar de teus relacionamentos perante teus concidadãos, tem presente que o mais natural é que um amante que deseja que invejem sua sorte, crendo-a invejável, seja indiscreto por vaidade, e tenha por glória divulgar por todas as partes que não perdeu tempo nem trabalho. (…) Agrega-se a isso que todo mundo conhece um amante, vendo-o seguir os passos da pessoa que ama; e chegam ao ponto de não se poderem falar, sem que se suspeite que uma relação mais íntima os une já, ou logo os unirá. Agora aqueles que não estão apaixonados podem viver na maior familiaridade, sem que jamais induzam suspeitas

Se assim sucede, deves temer sobretudo o amante. Um nada o enoja, e crê que o que se faz é para prejudicá-lo. Desse modo, quer impedir toda relação com todos os demais ao objeto de seu amor, teme se ver postergado pelas riquezas de um, pelos talentos de outro, e sempre está em guarda contra a ascensão de todos aqueles que têm sobre ele alguma vantagem” “por outro lado, a maior parte dos amantes se apaixona pela cabeça do corpo, sem conhecer a disposição da alma e de haver experimentado o caráter, e assim não se pode assegurar se sua amizade deve sobreviver à satisfação de seus desejos.”

O amor desgraçado se aflige, porque não excita a compaixão de ninguém; mas quando é feliz, tudo lhe parece encantador, até as coisas mais indiferentes. O amor é muito menos digno de inveja que de compaixão.”

quando quiseres oferecer um jantar, deverás convidar não os amigos, mas os mendigos e os famintos, porque eles te amarão, te acompanharão a todas as partes, se amontoarão a tua porta experimentando a maior alegria, viverão agradecidos e farão votos por tua prosperidade. Mas tu deves, pelo contrário, favorecer não aqueles cujos desejos forem os mais violentos, e sim os que melhor te atestem seu reconhecimento; não os mais enamorados, mas os mais dignos; não os que aspiram a explorar a flor da juventude, mas os que em tua velhice te façam partícipe de todos os seus bens”

os amantes estão expostos aos severos conselhos de seus amigos, que rechaçam paixão tão funesta. Considera tu, também, que ninguém é repreensível por não ser amante, nem se o acusa de imprudente por não sê-lo.”

Estamos sós, o lugar é retirado, e sou o mais jovem e mais forte dos dois. Enfim, já me entendeste; não me obrigues a fazer-te violência, e fala de bom grado.” “se na presença deste bananal não falas neste instante, jamais te lerei, nem te recitarei, nenhum outro discurso de quem quer que seja.”

Já me considero pouco distante do tom do ditirambo.”

Vê-lo-á rebuscar um jovem delicado e sem vigor, educado à sombra e não sob a claridade do sol, estranho aos trabalhos varonis e aos exercícios ginásticos, acostumado a uma vida mole de delícias, suprindo com perfumes e artifícios a beleza que perdeu, e no fim, não tendo nada em sua pessoa e em seus costumes que não corresponda a este retrato.” “Vê-lo-ia com gosto perder seu pai, sua mãe, seus parentes, seus amigos, que enxerga como censores e como obstáculos a seu doce comércio.” “A fortuna daquele que ama o importuna, e se regozijará com sua ruína. No fim, desejará vê-lo todo o tempo possível sem mulher, sem filhos, sem vida doméstica, a fim de adiar os momentos em que terá de cessar de gozar de seus favores.”

Em todas as coisas, diz-se, a necessidade é um jugo pesado, mas o é sobretudo na sociedade de um amante cuja idade se distancia da do amado. Se é um velho que se apaixona por um mais jovem, não o deixará dia e noite; uma paixão irresistível, uma espécie de furor, arrastá-lo-á até aquele, cuja presença lhe encanta sem cessar pelo ouvido, pela vista, pelo tato, por todos os sentidos, e encontra um grande prazer em se servir dele sem trégua nem descanso; e, em compensação ao fastio mortal que causa à pessoa amada por sua importunidade, que gozos, que prazeres não aguardam a este desgraçado?”

O jovem exige o preço dos favores de outro tempo, recorda-lhe tudo que fizera, tudo que dissera, como se falara ao mesmo homem. Este, cheio de confusão, não quer confessar a mudança que sofrera, e não sabe como se livrar dos juramentos e promessas que prodigara sob o império de sua louca paixão.”

(*) “Nenhum dos autores antigos explica o que era o demônio de Sócrates, e isto faz pensar que este demônio não era outra coisa senão a voz de sua consciência, [um termo um tanto infeliz para inconsciente, eu diria] ou uma dessas divindades intermediárias com que a escola alexandrina povoou depois o mundo. Com isto coincide o dito de Sócrates: <No coração de um homem de bem, eu não sei que deus, mas habita um deus>.”

Já vês que devo submeter-me a uma expiação, e para os que se enganam em teologia há uma antiga expiação que Homero sequer há imaginado, mas que Estesícoro praticou. Porque privado da vista por haver maldito Helena,¹ não ignorou, como Homero, o sacrilégio que havia cometido; mas, como homem verdadeiramente inspirado pelas musas, compreendeu a causa de sua desgraça, e publicou estes versos: Não, esta história não é verdadeira; não, jamais entrarás nas soberbas naves de Tróia, jamais entrarás em Pérgamo.

E depois de haver composto todo o seu poema, conhecido pelo nome de Palinódia, recobrou a vista durante o caminhar. Instruído por este exemplo, eu serei mais cauto do que os demais poetas, porque antes que o Amor tenha castigado meus ofensivos discursos, quero lhes apresentar minha Palinódia.² Mas desta vez falarei sem máscaras, e a vergonha não me obrigará a cobrir minha cabeça como antes.

¹ [Platão, como demonstrará em obras alheias a esta de forma ainda mais plena, sempre associa a Poesia ao discurso mentiroso e indigno, apesar de ter se educado em Homero e ser um mestre da prosa poética. Neste caso, ele faz uma alusão a <lendas urbanas> que circundam estes dois escritores da Antiguidade – mais remota que a do próprio Sócrates –, uma das quais a de que ambos eram cegos, seja de nascença seja por punição dos Céus. Moraliza o acontecimento ou deficiência, como muitos, defendendo que a cegueira lhes adveio graças à falta de escrúpulo de seus poemas para com a Verdade dos Deuses, ou devido à impureza inata de suas existências. Estesícoro, póstumo a Homero, seguia o mestre quanto ao relato da Guerra de Tróia. Segundo o que Sócrates alega no Fedro, Estesícoro, entretanto, na maturidade, arrependido de suas convicções juvenis, <reparou-se de seu erro> citando, em versos, que Helena não estava de carne e osso em Tróia, raptada por Páris, mas tão-só em espírito. Na realidade, a verdadeira Helena estaria refugiada no Egito. Ou seja, a Guerra de Tróia, evento fundador da nação helena, não passaria de uma mentira, uma fábula homérica indigna de ser considerada por nós sob qualquer crivo histórico sério. Reafirmar as fantasias da época de Homero seria, aos olhos de Platão, uma conduta pecaminosa. A guerra motivada pelo amor vil, a paixão carnal pelo sexo oposto, seria uma vergonha passível de ser eliminada o quanto antes da polis. Ao se mostrar arrependido, Estesícoro recuperou a vista de repente, como num ato de fé cristão.]

² [Sua emenda guiada pela luz da Razão.]

Podemos atribuir ao delírio que a profetisa de Delfos e as sacerdotisas de Dodona tenham feito numerosos e assinalados serviços às repúblicas da Grécia e aos particulares.” Não quero falar da Sibila, nem de todos aqueles que, havendo recebido dos deuses o dom da profecia, inspiraram aos homens sábios pensamentos, anunciando-lhes o porvir, porque seria estender-me inutilmente sobre uma coisa que ninguém ignora.” Tais são as vantagens maravilhosas que procura aos mortais o delírio inspirado pelos deuses, e poderia citar outras muitas. Guardemo-nos de temê-lo, e não nos deixemos alucinar por este tímido discurso, que pretende que se prefira um amigo frio ao amante agitado pela paixão. Para que nos déssemos por vencidos por suas razões, seria preciso que nos demonstrassem que os deuses que inspiram o amor não querem o maior bem, nem para o amante, nem para o amado. Nós provaremos, pelo contrário, que os deuses nos enviam esta espécie de delírio para nossa maior felicidade.”

toda alma é imortal, porque tudo o que se move em movimento contínuo é imortal.” tudo o que começa a existir deve ser necessariamente produzido por um princípio, e o princípio mesmo não ser produzido por nada (…) Se nunca começou a existir, não pode ser destruído. Porque se um princípio pudesse ser destruído, não poderia ele mesmo renascer do nada, nem nada tampouco poderia renascer dele se, como dissemos, tudo é produzido necessariamente por um princípio. Assim, o ser que se move por si mesmo é o princípio do movimento, e não pode nem nascer nem perecer, porque de outra maneira o céu inteiro e todos os seres, que receberam a existência, se prostrariam numa profunda imobilidade, e não existiria um princípio que lhes devolvesse o movimento, uma vez este destruído. (…) o poder de se mover por si mesmo é a essência da alma.”

Para dizer o que ela é seria preciso uma ciência divina e desenvolvimentos sem fim. Para fazer compreender sua natureza por uma comparação, basta uma ciência humana e algumas palavras.”

Mas como, entre os seres animados, uns são chamados mortais e outros imortais?”

esta reunião de alma e corpo se chama um ser vivo, com o aditamento de ser mortal. Quanto ao nome de imortal, o raciocínio não pode defini-lo, mas nós no-lo imaginamos; e sem ter jamais visto a substância, à qual este nome convém, e sem compreendê-la suficientemente, conjeturamos que um ser imortal é aquele formado pela reunião de uma alma e de um corpo unidos por toda a eternidade. (…) para nós basta que expliquemos como as almas perdem suas asas.”

O Senhor Onipotente, que está nos céus, Zeus, se adianta aos demais, conduzindo seu carro alado, tudo ordenando e vigiando. O exército dos deuses e dos demônios o segue, dividido em 11 tribos; porque das 12 divindades supremas só Héstia¹ permanece no palácio celeste”

¹ A deusa do lar.

Nenhum dos poetas deste mundo celebrou jamais a região que se estende por sobre o céu; e nunca ninguém a celebrará dignamente.”

O pensamento dos deuses contempla a ciência, que tem por objeto o ser dos seres. E quando contemplou as essências e está completamente saciado, ascende de novo ao céu e entra em sua estância.”

Entre as outras almas, a que segue as almas divinas com passo mais parecido e que mais as imita se vê impelida pelo movimento circular”

É uma lei de Adrasto¹ que toda alma que pôde seguir a alma divina e contemplar com ela alguma das essências estará isenta de todos os males até uma nova viagem, e se seu vôo não se debilitar, ignorará eternamente seus sofrimentos.”

¹ Antigo monarca aqueu. Teria participado do assalto a Tebas (o famoso episódio d’Os 7 Contra Tebas), sendo um dos Sete, e o único a, a despeito da derrota de seu exército, escapar vivo.


PITÁGORAS E O CRISTIANISMO

A alma que tenha visto, o melhor possível, as essências e a verdade, deverá constituir um homem que se consagrará à sabedoria, à beleza, às musas e ao amor; a que ocupa o segundo lugar será um rei justo ou guerreiro ou poderoso; a de terceiro lugar, um político, um financista, um negociante; a do quarto, um atleta infatigável ou um médico; a do quinto, um adivinho ou um iniciado; a do sexto, um poeta [????] ou um artista; a do sétimo, um pedreiro ou lavrador; a do oitavo, um sofista ou um demagogo; a do nono, um tirano. Em todos esses estados, todo aquele que praticou a justiça será promovido após sua morte; aquele que a violou cairá numa condição inferior. A alma não pode voltar à estância de onde partiu, senão depois de um desterro de 10 mil anos; porque não recobra suas asas antes, a menos que tenha cultivado a filosofia com um coração sincero ou que tenha amado os jovens com um amor filosófico. À terceira revolução de mil anos, se tiver escolhido três vezes seguidas este gênero de vida, recobrará suas asas e voará até os deuses no momento em que a última revolução, aos 3 mil anos, tiver se consumado. Mas as outras almas, depois de terem vivido sua primeira existência, são objeto de um juízo: e uma vez julgadas, algumas rebaixam às entranhas da terra para sofrer ali seu castigo; outras, que obtiveram uma sentença favorável, se vêem conduzidas a uma paragem no céu, onde recebem as recompensas devidas às virtudes que tiverem praticado durante sua vida terrena. Depois de mil anos, umas e outras são chamadas para um novo julgamento, e cada uma pode escolher o gênero de vida que melhor lhe apraza. Desta maneira, a alma de um homem pode animar uma besta selvagem, e a alma de uma besta animar um homem, contanto que este tenha sido homem numa existência anterior. Porque a alma que não vislumbrou nunca a verdade, não pode revestir a forma humana [quer seja: algumas almas, as já nascidas animais, seguirão para sempre sendo animais]. Com efeito, o homem deve compreender o geral; isto é, se elevar da multiplicidade das sensações à unidade racional. Esta faculdade não é outra coisa senão a lembrança do que nossa alma já viu, quando seguia a alma divina em suas evoluções (…) a lembrança das essências é aquilo a que deus mesmo deve sua divindade.

Indiferente aos cuidados que agitam os homens, e importando-se só com as coisas divinas, o vulgo pretende <curar> este homem mais nobre de sua <loucura> e não vê que se trata de uma existência inspirada e perfeita.” “De todos os gêneros de entusiasmo este é o mais magnífico em suas causas e efeitos para o que o recebeu em seu coração, e para aquele a quem foi comunicado; e o homem que tem este desejo e que se apaixona pela beleza adquire o nome de amante. Com efeito, como já dissemos, toda alma humana necessariamente já contemplou as essências, pois se assim não fôra não teria podido entrar num corpo de homem.”

O MAL DE ÍCARO: “Um pequeno número de almas é o único que conserva com alguma clareza esta reminiscência. Estas almas, quando se apercebem de alguma imagem das coisas do céu, mostram-se conturbadas e não se podem conter, mas não sabem direito o que experimentam, porque suas percepções não são claras o bastante.”

Víamo-nos livres desta tumba que chamamos de nosso corpo, e que arrastamos conosco como a ostra sofre da prisão que a envolve.”

A vista é, de fato, o mais sutil de todos os órgãos do corpo.”

primitivamente, a alma era toda alada. Neste estado, a alma entra em efervescência e irritação; e esta alma, cujas asas começam a se desenvolver, é como a criança, cujas gengivas estão irritadas e embotadas pelos primeiros dentes.”

mãe, irmão, amigos, tudo esquece; perde sua fortuna abandonada sem experimentar a menor sensação; deveres, atenções que antes tinha complacência em respeitar, nada lhe importam; consente em ser escravo e entorpecer-se, contanto que se veja próximo ao objeto de seus desejos”


Os mortais o chamam Eros, o deus alado;

os imortais chamam-no Pteros, o que dá asas”

Homero


Dar asa, dá-se para o azar, nunca para a sorte.

Ninguém dá asa pra anjo, só pra cascavel.

Cuidado, Ícaro, para não ser podado.

Sua cera é um gel, mas pode ficar quente

e derreter como manteiga no fogo!

Autoescola Antiga

Vôo rasante de encontro ao Ser dos Seres

eu

hei de eu eutanasiar a eucaristia¿

euforia de um eucarionte

[m]eu f[eu]do


Cada homem escolhe um amor segundo seu caráter, faz-lhe seu deus, ergue-lhe uma estátua em seu coração, e se compraz em engalaná-la, como para render-lhe adoração e celebrar seus mistérios.”


O eterno retorno implica a reminiscência. Nietzsche não está em nada consciente do fato.


Como atribuem esta mudança fortuita à influência do objeto amado, amam-no ainda mais”

Longe de conceber sentimentos de inveja e de vil malevolência contra ele, todos os seus desejos, todos os seus esforços tendem somente a fazê-lo semelhante a eles mesmos e ao deus a que rendem culto.”

não pode estar nos decretos do destino que dois homens maus se amem, nem que dois homens de bem não possam se amar. Quando a pessoa amada acolheu ao que ama e gozou da doçura de sua conversação e de sua sociedade, se vê como que arrastada por esta paixão, e compreende que o carinho de todos os seus amigos e de todos os seus parentes nada é cotejado com o que lhe inspira seu amante.” “Se a melhor parte da alma é a mais forte e triunfa e os guia a uma vida ordenada, seguindo os preceitos da sabedoria, passam eles seus dias neste mundo felizes e unidos. Donos de si mesmos, vivem como homens honrados, porque subjugaram o que levava o vício a sua alma, e alçaram um vôo livre rumo ao que engendra virtudes.”

a amizade de um homem sem amor, que só conta com uma sabedoria mortal, e que vive entregue por inteiro aos vãos cuidados do mundo, não pode produzir, na alma da pessoa que ama, mais que uma prudência de escravo, à qual o vulgo dá o nome de virtude, mas que fá-la-á andar errante, privada da razão da terra e trancafiada nas cavernas subterrâneas durante 9 mil anos.” A Caverna de Platão é o inferno.

Rumemos a uma Erosofia!

FEDRO – (…) os homens mais poderosos e de melhor posição em nossas cidades se envergonham de compor discursos e de deixar escritos, temendo passar por sofistas aos olhos da posteridade.

SÓCRATES – De nada sabes, meu querido Fedro; dos vincos da vaidade, ao menos; e não vês que os mais entoados de nossos homens de Estado são os que mais anseiam por compor discursos e deixar obras escritas. Desde o momento em que tenham dado a luz a alguma coisa estarão tão desejosos de adquirir aura popular, que apressar-se-ão em inscrever em sua publicação os nomes de seus admiradores.”

Se triunfa o escrito, o autor sai do teatro repleto de gozo; se o descartam, fica privado da honra de que contem-no entre os escritores e autores de discursos, e assim se desconsola e seus amigos se afligem com ele.”

Mas como?, quando um orador ou um rei, revestido do poder de um Licurgo, de um Sólon, de um Dário, se imortaliza num Estado, como autor de discursos, não se enxerga a si mesmo como um semideus durante sua vida?, e a posteridade não tem dele a mesma opinião, em consideração a seus escritos?”

Diz-se que as cigarras eram homens antes do nascimento das musas. Quando estas nasceram, e o canto com elas, houve homens que se arrebataram de tal maneira ao ouvir seus acentos, que a paixão de cantar os fez esquecer a de comer e beber, e passaram da vida à morte, sem disso se dar conta. Destes homens nasceram as cigarras, e as musas lhes concederam o privilégio de não ter necessidade de qualquer alimento, mas apenas de cantar, do nascer ao morrer; além disso, são mensageiras que anunciam às musas quais dentre os mortais lhes rendem justas homenagens. Foi assim que, tornando público à ninfa Terpsícore os nomes daqueles que a honram nos coros, favorecem todos os seus adoradores. A Eraton relatam os nomes daqueles que cultivam a poesia erótica. (…) A Calíope, que é a mais velha, e a Urânia, a caçula, dão a conhecer aos que, dedicados à filosofia, cultivam as artes que lhes estão consagradas. Estas duas musas, que presidem os movimentos dos corpos celestes e os discursos dos deuses e dos homens, são aquelas cujos cantos são melodiosos. Eis matéria para falar sem dormir nesta hora do dia.”

tomar por cavalo a sombra de um asno”

Não há, diz Lacômano o lacônio, verdadeira arte da palavra, fora da possessão da verdade, nem haverá jamais.”

SÓCRATES – Tu não conheces mais que os tratados de retórica de Nestor e de Odisseu, que compuseram em momentos de ócio durante o sítio de Tróia. Nunca ouviste falar da retórica de Palamedes?¹

FEDRO – Por Zeus, não! Nem tampouco das retóricas de Nestor e Odisseu, a menos que teu Nestor seja Górgias, e teu Odisseu, Trasímaco ou Teodoro.

¹ [Personagem da versão não-homérica da Guerra de Tróia (ler Sófocles), teria sido o responsável por convencer Ulisses (Odisseu) a ir para o cerco de Ílion; controverso, foi ele mesmo assassinado por aquele no decorrer do sítio.]

(*) “Os gregos dizem que Pan é filho de Penélope e de Hermes (Heródoto, 2:145). A filiação de Pan é duvidosa. Nalguns mitos aparece como filho de Zeus, por mais que no geral se o considere filho de Hermes ou, em terceiro lugar, de Dionísio. De sua mãe, fala-se que foi uma ninfa, Dríope ou Penélope de Mantinéia na Arcádia. Esta tradição se confundiu com a de Penélope, a esposa de Ulisses.

SÓCRATES – (…) a inscrição que dizem se pôs sobre a tumba de Midas, rei da Frígia.

FEDRO – Que epitáfio é esse, e que tem de particular?

SÓCRATES – Ei-lo: Sou uma virgem de bronze, colocada sobre a tumba de Midas;

Enquanto as águas correrem e as árvores reverdecerem,

De pé sobre esta tumba, regada de lágrimas,

Anunciarei aos passantes que Midas repousa neste ponto.

Distinguimos até agora 4 espécies de delírio divino, segundo os deuses que o inspiram, atribuindo a inspiração profética a Apolo, a dos iniciados a Dionísio, a dos poetas às Musas, e enfim, a dos amantes a Afrodite e a Eros”

FEDRO – Não é pouco, meu querido Sócrates, o que se encontra nos livros de retórica.

SÓCRATES – Me recordas muito a contento. O primeiro é o exórdio, porque assim devemos chamar o princípio do discurso. Não é este um dos refinamentos da arte?

(…)

Depois a narração, logo os depoimentos das testemunhas, em seguida as provas, e por fim as presunções ou assunções. Creio que um entendido discursista, que vem de Bizâncio, fala também da confirmação e da sub-confirmação.”

Deixaremos Tísias e Górgias dormir? Estes descobriram que a verossimilitude vale mais que a verdade, e sabem, por meio de sua palavra onipotente, fazer com que as coisas grandes pareçam pequenas, e pequenas as grandes; dar um ar de novidade ao que é antigo, e um ar de antiguidade ao que é novo”

(*) “Pródico de Julis, na ilha de Céos, discípulo de Protágoras, condenado a beber a cicuta algum tempo depois da morte de Sócrates.”

(*) “Protágoras de Abdera, discípulo de Demócrito (489-408 a.C.), acusado de impiedade pelos atenienses, fugiu num barquinho e pereceu nas águas. Foi legislador de Túrio, na Magna Grécia.”

Se um músico encontrasse um homem que crê saber perfeitamente a harmonia, porque sabe tirar de uma corda o som mais agudo ou o som mais grave, não lhe diria bruscamente: – Desgraçado, tu perdeste a cabeça! Ao invés, como digno favorito das musas, dir-lhe-ia com doçura: – Ó meu querido, é preciso saber o que tu sabes para conhecer a harmonia; sem embargo, pode-se estar a tua altura sem entendê-la; tu possuis as noções preliminares da arte, mas não a arte mesma.

A perfeição nas lutas da palavra está submetida, ao meu ver, às mesmas condições que a perfeição nas demais classes de luta. Se a natureza te fez orador, e se cultivas estas boas disposições mediante a ciência e o estudo, chegarás a ser notável algum dia; mas se te falta alguma destas condições, jamais terás nada além de uma eloqüência imperfeita.”

Péricles desenvolveu mediante estes estudos transcendentais seu talento natural; tropeçou, eu creio, com Anaxágoras, que se havia entregado por inteiro aos mesmos estudos e se nutriu ao seu lado com estas especulações. Anaxágoras ensinou-lhe a distinção dos seres dotados de razão e dos seres privados de inteligência, matéria que tratou muito por extenso, e Péricles transpôs daqui para a arte oratória tudo o que lhe podia ser útil.”

Mas este talento, não o adquirirá sem um imenso trabalho, ao qual não se submeterá o sábio por consideração aos homens, nem por dirigir seus negócios, a não ser com a esperança de agradar os deuses com todas as suas palavras e com todas as suas ações na medida das forças humanas. (…) Cessa, então, de se surpreender, se o circuito é grande, porque o termo a que conduz é muito distinto do que tu imaginas.”

Este deus se chamava Tot. Diz-se que inventou os números, o cálculo, a geometria, a astronomia, assim como os jogos de xadrez e dos dados, e, enfim, a escrita. (…) Tot se apresentou ao rei e manifestou-lhe as artes que havia inventado, e disse o quanto era conveniente estendê-las aos egípcios.” “<Ó rei!, disse-lhe Tot, esta invenção fará dos egípcios mais sábios e servirá a sua memória; descobri um remédio contra a dificuldade de aprender e reter.><Engenhoso Tot, respondeu o rei, (…) Pai da escrita e entusiasmado com tua invenção, atribuis-lhe todo o contrário de seus efeitos verdadeiros. Ela não produzirá a reminiscência, mas o esquecimento nas almas dos que a conhecerem, fazendo-os desprezar a memória; (…) dás a teus discípulos a sombra da ciência e não a ciência mesma. Porque quando virem que podem aprender muitas coisas sem mestres, tomar-se-ão já por sábios, e não serão mais do que ignorantes, em sua maior parte, e falsos sábios insuportáveis no comércio da vida.>

FEDRO – Meu querido Sócrates, tens uma graça especial para pronunciar discursos egípcios, e o mesmo farias de todos os países do universo, se quiseras.”

SÓCRATES – Aquele que pensa transmitir uma arte, gravando-a num livro, e aquele que crê, por sua vez, recebê-la deste, como se esses caracteres pudessem dar-lhe alguma instrução clara e sólida, me parece um grande néscio”

Esse é, meu querido Fedro, o inconveniente tanto da escrita quanto da pintura; as produções desta última arte parecem vivas, mas interroga-lhes, e verás que guardam um grave silêncio. O mesmo sucede com os discursos escritos; ao ouvi-los ou lê-los crerás que pensam; mas pede-lhes alguma explicação sobre o objeto que contêm e responderão sempre a mesma coisa.”

O nome de sábios, meu querido Fedro, me parece que só convém a deus; melhor lhes conviria o de amigos da sabedoria, e estaria mais em harmonia com a debilidade humana.”

A TRILOGIA TEBANA

Édipo Rei – Édipo em Colono – Antígona

Sófocles

Trad. direta do grego de Mário da Gama Kury

ÉDIPO REI

Tebas, de fato, como podes ver tu mesmo,

hoje se encontra totalmente transtornada

e nem consegue erguer do abismo ingente de ondas

sanguinolentas a desalentada fronte;

ela se extingue nos germes antes fecundos

da terra, morre nos rebanhos antes múltiplos

e nos abortos das mulheres, tudo estéril.

A divindade portadora do flagelo

da febre flamejante¹ ataca esta cidade;

é a pavorosa peste que dizima a gente

e a terra de Cadmo antigo, e o Hades lúgubre

transborda de nossos gemidos e soluços.

¹ Ares”


Jamais pensemos nós que sob o reino teu

fomos primeiro salvos e depois perdidos!

Não! Salva Tebas hoje para todo o sempre!

Com bons augúrios deste-nos, na vez primeira,

ventura até há pouco tempo desfrutada.

Mostra-te agora igual ao Édipo de outrora!

Se tens de ser o governante desta terra,

que é tua, é preferível ser senhor de homens

que de um deserto; nem as naus, nem baluartes

são coisa alguma se vazios, sem ninguém.”


Meu pensamento errou por rumos tortuosos.

Veio-me à mente apenas uma solução,

que logo pus em prática: mandei Creonte,

filho de Meneceu, irmão de minha esposa,

ao santuário pítico do augusto Febo¹

para indagar do deus o que me cumpre agora

fazer para salvar de novo esta cidade.

E quando conto os muitos dias transcorridos

desde a partida dele, sinto-me inquieto

com essa demora estranha, demasiado longa.

¹ Nome antigo de Delfos, cidade em que ficava o famoso templo e oráculo de Apolo, Pito. Febo era um dos epítetos de Apolo (Phoibos = luminoso).”


Onde os culpados estarão? Onde acharemos

algum vestígio desse crime muito antigo?”


Tebas perece com seus habitantes

e sem cuidados, sem serem chorados,

ficam no chão, aos montes, os cadáveres,

expostos, provocando novas mortes.

Esposas, mães com seus cabelos brancos,

choram junto aos altares, nos degraus

onde gemendo imploram compungidas

o fim de tão amargas provações.”


ordeno a quem souber aqui quem matou Laio,

filho de Lábdaco, que me revele tudo;

ainda que receie represálias, fale!

Quem se denunciar não deverá ter medo;

não correrá outro perigo além do exílio;

a vida lhe será poupada. Se alguém sabe

que o matador não é tebano, é de outras terras,

conte-me logo, pois à minha gratidão

virá juntar-se generosa recompensa.

Mas se ao contrário, cidadãos, nada disserdes

e se qualquer de vós quiser inocentar-se

por medo ou para proteger algum amigo

da imputação de assassinato, eis minhas ordens:

proíbo terminantemente aos habitantes

deste país onde detenho o mando e o trono

que acolham o assassino, sem levar em conta

o seu prestígio, ou lhe dirijam a palavra

ou lhe permitam irmanar-se às suas preces

ou sacrifícios e homenagens aos bons deuses

ou que partilhem com tal homem a água sacra!”


O criminoso ignoto, seja ele um só

ou acumpliciado, peço agora aos deuses

que viva na desgraça e miseravelmente!

E se ele convive comigo sem que eu saiba,

invoco para mim também os mesmos males

que minhas maldições acabam de atrair

inapelavelmente para o celerado!”


Considerando que hoje tenho em minhas mãos

o mando anteriormente atribuído a Laio

e que são hoje meus seu leito e a mulher

que deveria ter-lhe propiciado filhos,

e finalmente que se suas esperanças

por desventura não houvessem sido vãs,

crianças concebidas por uma só mãe

teriam estreitado laços entre nós

(mas a desgraça lhe caiu sobre a cabeça),

por todos esses ponderáveis fundamentos

hei de lutar por ele como por meu pai¹

e tomarei as providências necessárias

à descoberta do assassino do labdácida,²

progênie do rei Polidoro, descendente

de Cadmo e Agenor, os grandes reis de antanho.³

¹ [Uma das múltiplas referências tragicamente irônicas cunhadas por Sófocles ao longo da peça. Veremos que a “insídia” não desaparece na tradução, em muitos desses momentos, o que beira o cômico e o devasso.]

² Laio e qualquer um de sua progênie, já que o avô biológico de Édipo se chama Lábdaco.

³ Reis ancestrais de Tebas.”


a ação mais nobre de um homem é ser útil aos seus semelhantes até o limite máximo de suas forças.”


TIRÉSIAS

Pobre de mim! Como é terrível a sapiência

quando quem sabe não consegue aproveitá-la!”


TIRÉSIAS

O que tiver de vir virá, embora eu cale.

ÉDIPO

Mas tens de revelar-me agora o que há de vir!”

TIRÉSIAS

Sou livre; trago em mim a impávida verdade!

ÉDIPO

De quem a recebeste? Foi de tua arte?”


Apenas quero declarar que, sem saber,

manténs as relações mais torpes e sacrílegas

com a criatura que devias venerar,

alheio à sordidez de tua própria vida!”


Tua existência é uma noite interminável.

Jamais conseguirás fazer-me mal, Tirésias

nem aos demais que podem contemplar a luz!”


Pois dize! Quando foste um vate fidedigno?

Por que silenciaste diante dos tebanos

ansiosos por palavras esclarecedoras

na época em que a Esfinge lhes propunha enigmas?¹

E não seria de esperar que um forasteiro

viesse interpretar os versos tenebrosos;

o dom profético te credenciaria,

mas não o possuías, como todos viram,

nem por inspiração das aves, nem dos deuses.

Pois eu cheguei, sem nada conhecer, eu, Édipo,²

e impus silêncio à Esfinge; veio a solução

de minha mente e não das aves agoureiras.

E tentas derrubar-me, exatamente a mim,

na ânsia de chegar ao trono com Creonte!

Creio que a purificação desta cidade

há de custar-vos caro, a ti e ao teu comparsa!

¹ <A cadela lhes dizia versos>, no original.

² Ironicamente, Édipo faz alusão inconsciente ao fato de que ignorava, até aqui, sua verdadeira origem.”


Pois ouve: os olhos teus são bons e todavia

não vês os males todos que te envolvem,

nem onde moras, nem com que mulher te deitas.

Sabes de quem nasceste? És odioso aos teus,

aos mortos como aos vivos, e o açoite duplo

da maldição de tua mãe e de teu pai

há de expulsar-te um dia em vergonhosa fuga

de nossa terra, a ti, que agora tudo vês

mas brevemente enxergarás somente sombras!

E todos os lugares hão de ouvir bem cedo

os teus lamentos; logo o Citéron inteiro¹

responderá aos teus gemidos dolorosos

quando afinal compreenderes em que núpcias

vivias dentro desta casa, onde encontraste

após viagem tão feliz um porto horrível.

Também ignoras muitas outras desventuras

que te reduzirão a justas proporções

e te farão igual aos filhos que geraste.

Sentir-te-ás um dia tão aniquilado

como jamais homem algum foi neste mundo!

¹ Citerão: Montanhas no centro da Grécia, que serviam de divisa entre Atenas e Tebas.”


Consideras-me louco mas para teus pais,

que te puseram neste mundo, fui sensato.”


TIRÉSIAS

Verás num mesmo dia teu princípio e fim.

ÉDIPO

Falaste vagamente e recorrendo a enigmas.

TIRÉSIAS

Não és tão hábil para decifrar enigmas?

ÉDIPO

Insultas-me no que me fez mais venturoso.

TIRÉSIAS

Dessa ventura te há de vir a perdição.”


ele, que agora vê demais, ficará cego;

ele, que agora é rico, pedirá esmolas

e arrastará seus passos em terras de exílio,

tateando o chão à sua frente com um bordão.

Dentro de pouco tempo saberão que ele

ao mesmo tempo é irmão e pai dos muitos filhos

com quem vive, filho e consorte da mulher

de quem nasceu; e que ele fecundou a esposa

do próprio pai depois de havê-lo assassinado!”


A ordem dos pecados não altera o infortúnio.


CORO

(…)

Seguindo a trilha adversa que o isola

dos homens o infeliz tenta escapar

aos rígidos oráculos oriundos

do âmago da terra,¹ mas em vão:

eles, eternamente vivos, cercam-no.

Terríveis, sim, terríveis são as dúvidas

que o adivinho pôs em minha mente;

não creio, não descreio, estou atônito.

Adeja o meu espírito indeciso,

perplexo entre o passado e o presente.

(…)

Apolo e Zeus têm olhos para tudo.

Eles conhecem as ações dos homens

mas um mortal, um simples adivinho,

não pode convencer-me; é inaceitável,

embora no saber um homem possa

ultrapassar os outros muitas vezes.

Jamais, antes de ver ratificada

a fala do adivinho, darei crédito

à acusação lançada contra Édipo;

sim, foi aos olhos dos tebanos todos

que outrora a Esfinge veio contra ele

e todos viram que Édipo era sábio

e houve razões para que fosse amado

por nosso povo. Diante desses fatos

jamais o acusarei de qualquer crime.

¹ Centro do mundo”


CORIFEU

Talvez aquela injúria tenha tido origem

mais no arrebatamento que na reflexão.”


ÉDIPO

És hábil em palavras; sinto-me inclinado

a ouvir-te, embora sejas inimigo pérfido.”


CREONTE

(…)

crês que jamais homem algum preferiria

o trono e seus perigos a tranqüilo sono

tendo poder idêntico sem arriscar-se?

Pois quanto a mim ambiciono muito menos

a condição de rei que o mando nela implícito;

pensam assim todos os homens comedidos

em seus desejos. Sem me expor, obtenho agora

tudo de ti; ou não? Porém se eu fosse rei

teria de ceder a muitas injunções.

Por que motivo, então, me tentaria o trono

mais que essa onipotência livre de percalços?

Não sou ainda cego, a ponto de almejar

mais que a influência e o proveito conseqüente.

Já sou por todos festejado, já me acolhem

todos solícitos, e todos que precisam

de ti primeiro me procuram; todos eles

conseguem tudo por interferência minha.

Como haveria eu, então, de desprezar

o que já tenho para obter o que insinuas?

Seria tolo esse procedimento pérfido.”


desprezar um amigo fidedigno, em minha opinião é o mesmo que menosprezar a própria vida, o bem mais precioso.”


só com o tempo se revela o homem justo; mas basta um dia para descobrir o pérfido.”


CREONTE

E que pretendes? Exilar-me desta terra?

ÉDIPO

Desejo a tua morte, e não o teu exílio.

CREONTE

Serias justo se provasses minha culpa.

ÉDIPO

Comportas-te como se não devesses nunca

ceder e obedecer ao detentor do mando.

CREONTE

A retidão faz falta em tuas decisões.

(…)

ÉDIPO

Mas deves-me da mesma forma obediência!

CREONTE

Se mandas mal, não devo.”


Vejo que cedes contrafeito

mas te censurarás mais tarde,

quando essa cólera passar.

Temperamentos como o teu

atraem sempre sofrimentos.”


Seu porta-voz foi um malévolo adivinho;

de sua própria boca nada nós ouvimos.”


(…) Não direi que Febo,

mas um de seus intérpretes, há muito tempo

comunicou a Laio, por meio de oráculos,

que um filho meu e dele o assassinaria;

pois apesar desses oráculos notórios

todos afirmam que assaltantes de outras terras

mataram Laio há anos numa encruzilhada.

Vivia nosso filho seu terceiro dia

quando rei Laio lhe amarrou os tornozelos

e o pôs em mãos de estranhos, que o lançaram logo

em precipícios da montanha inacessível.

Naquele tempo Apolo não realizou

as predições: o filho único de Laio

não se tornou o matador do próprio pai;

não se concretizaram as apreensões do rei

que tanto receava terminar seus dias

golpeado pelo ser que lhe devia a vida.

Falharam os oráculos; o próprio deus

evidencia seus desígnios quando quer,

sem recorrer a intérpretes, somente ele.


Meu pai é Pôlibo, coríntio, minha mãe,

Mérope, dórica.¹ Todos consideravam-me

o cidadão mais importante de Corinto.

Verificou-se um dia um fato inesperado,

motivo de surpresa enorme para mim

embora no momento não me preocupasse,

dadas as circunstâncias e os participantes.

Foi numa festa; um homem que bebeu demais

embriagou-se e logo, sem qualquer motivo,

pôs-se a insultar-me e me lançou o vitupério

de ser filho adotivo. Depois revoltei-me;

a custo me contive até findar o dia.

¹ Pais apenas adotivos, como veremos.”


Sem o conhecimento de meus pais, um dia

fui ao oráculo de Delfos mas Apolo

não se dignou de desfazer as minhas dúvidas;

anunciou-me claramente, todavia,

maiores infortúnios, trágicos, terríveis;

eu me uniria um dia à minha própria mãe

e mostraria aos homens descendência impura

depois de assassinar o pai que me deu vida.

Diante dessas predições deixei Corinto

guiando-me pelas estrelas, à procura

de pouso bem distante, onde me exilaria

e onde jamais se tornariam realidade

– assim pensava eu – aquelas sordidezas

prognosticadas pelo oráculo funesto.

Cheguei um dia em minha marcha ao tal lugar

onde, segundo dizes, o rei pereceu.

E a ti, mulher, direi toda a verdade agora.

Seguia despreocupado a minha rota;

quando me aproximei da encruzilhada tríplice

vi um arauto à frente de um vistoso carro

correndo em minha direção, em rumo inverso;

no carro viajava um homem já maduro

com a compleição do que me descreveste há pouco.

O arauto e o próprio passageiro me empurraram

com violência para fora do caminho.

Eu, encolerizado, devolvi o golpe

do arauto; o passageiro, ao ver-me reagir

aproveitou o momento em que me aproximei

do carro e me atingiu com um dúplice aguilhão,

de cima para baixo, em cheio na cabeça.

Como era de esperar, custou-lhe caro o feito:

no mesmo instante, valendo-me de meu bordão

com esta minha mão feri-o gravemente.

Pendendo para o outro lado, ele caiu.

E creio que também matei seus guardas todos.

Se o viajante morto era de fato Laio,

quem é mais infeliz que eu neste momento?

(…)

E o que é pior, fui eu, não foi outro qualquer,

quem pronunciou as maldições contra mim mesmo.

Também maculo a esposa do finado rei

ao estreitá-la nestes braços que o mataram!

Não sou um miserável monstro de impureza?

E terei de exilar-me e em minha vida errante

não poderei jamais voltar a ver os meus

nem pôr de novo os pés no chão de minha pátria,

pois se o fizesse os fados me compeliriam

a unir-me à minha mãe e matar o rei Pôlibo,

meu pai, a quem eu devo a vida e tudo mais!”


CORO

(…)

Não mais irei ao centro sacrossanto

do mundo¹ reverenciar Apolo,

nem ao muito falado templo de Abas,²

nem ao de Olímpia,³ se essas predições,

não forem confirmadas pelos fatos,

de tal forma que se possa citá-las

como um exemplo para os homens todos.

Deus todo-poderoso, se mereces

teu santo nome, soberano Zeus,

demonstra que em tua glória imortal

não és indiferente a tudo isso!

Desprezam os oráculos ditados

a Laio, como se nada valessem;

Apolo agora não é adorado

com o esplendor antigo em parte alguma;

a reverência aos deuses já se extingue.

¹ Umbigo do mundo

² Outro templo com oráculo nas proximidades

³ Terceiro templo divinatório, desta vez representando o próprio Zeus, sem intermediários.”


CORIFEU

Vês o palácio dele; o rei está lá dentro;

à tua frente está sua mulher e mãe…¹

dos filhos dele. Eis a resposta, forasteiro.

¹ Se a frase terminasse aí, o conteúdo teria sido dito antes da hora.”


MENSAGEIRO

Os habitantes todos de Corinto querem

fazer de Édipo seu rei, segundo afirmam.

JOCASTA

O quê? Já não detém o mando o velho Pôlibo?

MENSAGEIRO

Não mais; a morte acaba de levá-lo ao túmulo.

JOCASTA

Estou ouvindo bem? Rei Pôlibo morreu?

MENSAGEIRO

Quero também morrer se não digo a verdade!”


Por quê, mulher, devemos dar tanta atenção

ao fogo divinal da profetisa pítica

ou, mais ainda, aos pios das etéreas aves?¹

Segundo antigas predições eu deveria

matar meu próprio pai; agora ele repousa

debaixo da pesada terra e quanto a mim

não pus as mãos ultimamente em qualquer arma.

Ironicamente.

(Ele foi vítima, talvez, da grande mágoa

que minha ausência lhe causou; somente assim

eu poderia motivar a sua morte …)

De qualquer forma Pôlibo pertence agora

ao reino de Hades e também levou com ele

as tristes profecias. Não, esses oráculos

carecem todos de qualquer significado.

¹ Revelação dos pássaros: o vôo e o canto dos pássaros eram sinais a que os adivinhos recorriam para seus vaticínios.”


O medo em tempo algum é proveitoso ao homem.

O acaso cego é seu senhor inevitável

e ele não tem sequer pressentimento claro

de coisa alguma; é mais sensato abandonarmo-nos

até onde podemos à fortuna instável.

Não deve amedrontrar-te, então, o pensamento

dessa união com tua mãe; muitos mortais

em sonhos já subiram ao leito materno.

Vive melhor quem não se prende a tais receios.”


MENSAGEIRO

Desamarrei teus tornozelos traspassados…

ÉDIPO

Segue-me esse defeito horrível desde a infância.

MENSAGEIRO

Teu próprio nome te relembra esse infortúnio.¹

¹ O nome do herói significaria <pés inchados>.”


ÉDIPO

Mesmo se for provado que sou descendente

de tripla geração de escravos, nem por isso,

mulher, irás sofrer qualquer humilhação.

JOCASTA

Nada me importa! Escuta-me! Por favor: pára!

ÉDIPO

Malgrado teu, decifrarei esse mistério.

JOCASTA

Move-me apenas, Édipo, teu interesse,

e dou-te o mais conveniente dos conselhos!

ÉDIPO

Admito, mas esse conselho me desgosta.

JOCASTA

Ah! Infeliz! Nunca, jamais saibas quem és!”


Fusão do torna-te quem tu és com o conhece-te a ti mesmo.


Irrompa o que tiver de vir, mas minha origem,

humilde como for, insisto em conhecê-la!

Ela, vaidosa como são sempre as mulheres,

talvez tenha vergonha de minha ascendência

obscura, mas eu sinto orgulho de ser filho

da Sorte benfazeja e isso não me ofende.

Eis minha mãe; nesta existência já provei¹

o anonimato e agora vivo em culminâncias.

Eis minha origem, nada poderá mudá-la.

Não há razões para deixar de esclarecê-la.

¹ Édipo quisera dizer que era filho da Sorte, mas acaba também dizendo, nas entrelinhas, que já provou o gosto da própria mãe na cama.”


Ai de mim! Ai de mim! As dúvidas desfazem-se!

Ah! Luz do sol. Queiram os deuses que esta seja

a derradeira vez que te contemplo! Hoje

tornou-se claro a todos que eu não poderia

nascer de quem nasci, nem viver com quem vivo

e, mais ainda, assassinei quem não devia!”


CORO

Lento e triste.

Vossa existência, frágeis mortais,

é aos meus olhos menos que nada.

Felicidade só conheceis

imaginada; vossa ilusão

logo é seguida pela desdita.

Com teu destino por paradigma,

desventurado, mísero Édipo,

julgo impossível que nesta vida

qualquer dos homens seja feliz!”


os sofrimentos são inda maiores quando autor e vítima são uma só pessoa.”


(…) Lamentava-se

no leito mesmo onde ela havia dado à luz

– dizia a infeliz – em dupla geração

aquele esposo tido de seu próprio esposo

e os outros filhos tidos de seu próprio filho!”


O sangue que descia em jatos de seus olhos

molhava toda a sua face, até a barba;

não eram simples gotas, mas uma torrente,

sanguinolenta chuva em jorros incessantes.”


Vereis um espetáculo que excitaria

piedade até num inimigo sem entranhas!”


Que divindade consumou agora

teu trágico destino inelutável,

prostrando-te com males que ultrapassam

a intensidade máxima da dor?”


Ah! Destino!… Em que negros abismos me lanças?”


CORIFEU

Terríveis atos praticaste! Como ousaste

cegar teus próprios olhos? Qual das divindades

deu-te coragem para ir a tais extremos?

ÉDIPO

Foi Apolo! Foi sim, meu amigo!

Foi Apolo o autor de meus males,

de meus males terríveis; foi ele!

Mas fui eu quem vazou os meus olhos.

Mais ninguém. Fui eu mesmo, o infeliz!

Para que serviriam meus olhos

quando nada me resta de bom

para ver? Para que serviriam?”


Se eu tivesse morrido mais cedo

não seria o motivo odioso

de aflição para meus companheiros

e também para mim nesta hora!”


(…) Como encararia

meu pai no outro mundo, ou minha mãe, infeliz,

depois de contra ambos perpetrar tais crimes

que nem se me enforcassem eu os pagaria?

Teria eu algum prazer vendo o semblante

dos pobres filhos meus, nascidos como foram?

Não, certamente já não poderia vê-los,

nem a minha cidade, nem seus baluartes,

nem as imagens sacrossantas de seus deuses,

eu, o mais infeliz entre os desventurados!

Após haver vivido em Tebas a existência

mais gloriosa e bela eu mesmo me proibi

de continuar a usufruí-la ao ordenar

que todos repelissem o maldito ser,

impuro para os deuses, da raça de Laio.

Depois de ter conhecimento dessa mácula

que pesa sobre mim, eu poderia ver

meu povo sem baixar os olhos? Não! E mais:

se houvesse ainda um meio de impedir os sons

de me chegarem aos ouvidos eu teria

privado meu sofrido corpo da audição

a fim de nada mais ouvir e nada ver,

pois é um alívio ter o espírito insensível

à causa de tão grandes males, meus amigos.”


matai-me ou atirai-me ao mar em um lugar

onde jamais seja possível encontrar-me!

Aproximai-vos e não tenhais nojo, amigos,

de pôr as vossas mãos em mim, um miserável.

Crede-me! Nada receeis! Meu infortúnio

é tanto que somente eu, e mais ninguém,

serei capaz de suportá-lo nesta vida!”


CREONTE

(…)

Mas vós, homens de Tebas, se não respeitais

as gerações dos homens, reverenciai

ao menos esta luz do sol, nutriz de tudo.”


Jamais permitas, quanto a mim, que eu inda habite

a terra de meus ancestrais; deixa-me antes

viver lá nas montanhas, lá no Citéron,

a pátria triste que meus pais me destinaram

para imutável túmulo quando nasci;

assim eu morrerei onde eles desejaram.

Há uma coisa, aliás, que tenho como certa:

não chegarei ao fim da vida por doença

nem males semelhantes, pois se me salvei

da morte foi para desgraças horrorosas.

Mas siga então seu curso meu destino trágico,

qualquer que seja ele. Quanto aos filhos meus

varões, não devem preocupar-te, pois são homens;

onde estiverem não carecerão jamais

de nada para subsistir; mas minhas filhas

tão infelizes, dignas de tanta piedade,

que partilharam de minha abundante mesa,

e cujas mãos eu dirigi aos pratos próprios,

zela por elas, peço-te por tudo, e deixa-me

tocá-las uma vez ainda com estas mãos

e deplorar a sua desventura enorme!”


Entram ANTÍGONA e ISMENE, ainda crianças, trazidas por uma criada.”


Minhas crianças, onde estais? Vinde até mim!

Vinde até minhas mãos… fraternas. Foram elas

– estas mãos – que privaram meus olhos da luz,

olhos outrora brilhantes de vosso pai!

Eu nada via então, desconhecia tudo,

minhas pobres crianças, e vos engendrei

no ventre de onde eu mesmo antes saíra! Choro!

Choro por vós, pois já não posso contemplar-vos,

pensando nas inumeráveis amarguras

que ides suportar ao longo desta vida.

A que assembléias dos tebanos, a que festas

ireis sem regressar ao lar antes da hora,

chorando lágrimas sem conta? E quando houverdes

chegado à idade florescente do himeneu,

quem, minhas filhas, quem terá a ousadia

de carregar convosco todas as torpezas

que serão sempre a maldição de minha raça

e da que nascerá de vós? Que falta agora

à vossa desventura? Vosso pai matou

seu próprio pai e desposou a própria mãe,

de quem ele nasceu, e vos gerou depois

nas entranhas onde há mais tempo foi gerado!

Eis as injúrias que sempre tereis de ouvir!

E quem vos há de desposar? Quem, minhas filhas?

Ninguém! Ninguém, crianças, e definhareis

estéreis e na solidão! (…)”


Tudo é bom quando é feito na hora oportuna.”


CORIFEU

Vede bem, habitantes de Tebas, meus concidadãos!

Este é Édipo, decifrador dos enigmas famosos;

ele foi um senhor poderoso e por certo o invejastes

em seus dias passados de prosperidade invulgar.

Em que abismos de imensa desdita ele agora caiu!

Sendo assim, até o dia fatal de cerrarmos os olhos

não devemos dizer que um mortal foi feliz de verdade

antes dele cruzar as fronteiras da vida inconstante

sem jamais ter provado o sabor de qualquer sofrimento!

FIM”


Notas (quando não-incluídas nos fragmentos acima):

Cadmo: fundador de Tebas, cidade principal da Beócia, região do sudeste da Grécia.”

Diante da situação calamitosa criada pelos enigmas da Esfinge, Creonte, que em conseqüência da morte de Laio detinha o poder em Tebas, teria prometido o trono e sua irmã Jocasta (viúva de Laio) em casamento a quem livrasse a região do monstro, decifrando-lhe os enigmas.”

Embora o deus dos oráculos fosse Apolo, atribuía-se a Zeus, o deus maior da mitologia grega, a inspiração, em última instância, da comunicação entre os deuses e os mortais.”

Leito imenso de Anfitrite: o atual Oceano Atlântico”


ÉDIPO EM COLONO

O chão que pisas é chamado umbral de bronze

destas paragens, sustentáculo de Atenas.

Os campos próximos pretendem que Colono,

o deus eqüestre cuja estátua vês ali,

foi seu primeiro dono, e todos nós daqui

usamos juntos o nome tirado dele.

São coisas, estrangeiro, que não mereceram

entrar na história; vem-se aqui para aprendê-las.” 


(…) Prosseguindo,

o deus me descreveu sinais reveladores

dos eventos futuros, como terremotos,

relâmpagos vindos de Zeus, talvez trovões.

Percebo agora que em minha longa jornada

me conduziu seguramente a este bosque

uma premonição qualquer que me mandastes;

se assim não fosse, jamais nos encontraríamos,

vós, a quem não é lícito ofertar o vinho,

e eu, que não o tenho para oferecer-vos;

sem vós jamais me sentaria nesta pedra

santificada que nunca ninguém talhou.

Então, deusas, de acordo com as ordens de Apolo

dai-me afinal um meio de findar a vida,

se não me achais indigno dessa vossa graça,

eu, escravo para sempre das desditas

mais lamentáveis reservadas aos mortais!

Ouvi-me, doces filhas das primevas Sombras!”


enxergo graças às vozes, como diz certo provérbio.”


CORO

Ah! Esses olhos!… Já nasceste cego?

Viveste muito, é obvio; tua vida

foi dura, mas se depender de mim

não a sobrecarregarás ainda

com novas desventuras, ancião.

Foste longe, longe demais! Evita,

andando sobre a relva deste bosque

mudo, chegar inadvertidamente

até a grande taça cuja água

é misturada ao mel nas libações!

Cuidado, estrangeiro infeliz! Afasta-te

daí! Há entre nós um amplo espaço.

Estás me ouvindo, andarilho inditoso?

Se tens algo a dizer-nos em conversa,

afasta-te do sítio proibido;

quando estiveres em lugar aberto

a todos, fala! Até então, cuidado!”


CORO

O destino jamais puniu alguém

por castigar o seu provocador;

o embuste que recebe a sua réplica

em outros embustes traz decepções

ao seu autor, e não sucesso; ergue-te,

parte, afasta-te de minha cidade!

Não sejas causa de males maiores!”


ÉDIPO

Que bem, então, resulta da reputação

e glória, se tudo termina em vãs palavras?

Disseram-nos que Atenas era uma cidade

temente aos deuses mais que todas, a única

pronta a salvar um forasteiro ameaçado,

a única também capaz de protegê-lo.

Onde estará agora esta disposição

quando se trata de mim, se pouco depois

de me haverdes persuadido a abandonar

o assento me expulsais assim, apavorados

apenas por ouvir meu nome? Não agistes

por causa de minha pessoa e de meus atos.

Se eu pudesse falar agora de meu pai

e minha mãe, perceberíeis que meus atos

foram de fato muito mais sofridos

que cometidos, e apenas por causa deles

me escorraçais agora cheios de terror

para longe de vós (sei disso muito bem).

Seria eu, então, um criminoso nato,

eu, que somente reagi a uma ofensa?

Ainda que tivesse agido a sangue-frio

não poderíeis chamar-me de criminoso.

Mas, no meu caso, cheguei até onde fui

sem perceber; meus agressores, ao contrário,

queriam destruir-me conscientemente.

Logo, estrangeiros, suplico-vos pelos deuses:

já que me compelistes a deixar o assento,

valei-me, e se de fato venerais os deuses,

não vos priveis daquilo a que eles têm direito;

considerai, antes de agir, que se eles olham

para as pessoas piedosas, também vêem

as ímpias, e como sabemos muito bem,

mais de um mortal sacrilégio ficou impune.

Iluminados pelos deuses, evitai

obscurecer a fama brilhante de Atenas,

compactuando com procedimentos ímpios.

Fui acolhido por vós como um suplicante;

fizestes-me promessas; defendei-me, então,

auxiliai-me e não me deixeis só porque

minha aparência horrível vos afeta os olhos.

Chego como homem predestinado e devoto,

trazendo bênçãos para os cidadãos daqui.

Quando vosso senhor – o rei – aparecer,

falar-lhe-ei e ficareis a par de tudo.

Antes, não vos equipareis a criminosos.”


A caminhada é longa, mas as novidades dos viajantes vencem todas as distâncias.”


ÉDIPO

Por sua índole e seu modo de portar-se

vivem os dois como se estivessem no Egito,

onde os maridos ficam sentados em casa,

tecendo, enquanto as mulheres vão para a rua

na luta para conseguir os alimentos.

Convosco, minhas filhas, acontece o mesmo:

enquanto aqueles que deviam trabalhar

ocupam-se de questiúnculas domésticas

como se fossem moças, vós, em seu lugar,

tratais sem trégua dos males de vosso pai.

Uma, ainda criança, sentindo seus membros

mais firmes, decidiu guiar um ancião

em suas longas caminhadas, sempre errante,

descalça, percorrendo os bosques perigosos,

faminta, atormentada repetidamente

pelas águas das chuvas, pelo sol ardente,

já esquecida do conforto de seu lar,

cuidando apenas de dar alimento ao pai.

E tu, Ismene, vieste em dias passados,

sem que os cadmeus soubessem, trazer ao teu pai

todas as manifestações o[ra]culares

pertinentes a mim; tornaste-te além disso

fiel observadora em Tebas desde o dia

em que fui expulso de minha terra. Agora,

Ismene, que notícias tens para me dar

nesta nova missão que te afastou do lar?

Não vens por razões fúteis – disto estou seguro -;

deves trazer-me novidades alarmantes.”


Estou aqui para informar-te das desditas

que afligem teus desventurados filhos.

Antes quiseram fazer de Creonte o rei,

na expectativa de livrar sua cidade

da mácula, mas veio-lhes depois à mente

a tara antiga que segue a raça maldita.

Agora, pobre pai, por causa de algum deus

e de desígnios criminosos teus dois filhos

três vezes arrogantes estão separados

por uma desavença súbita e funesta:

cada um deles tenta obter de qualquer modo

o cetro e o poder real para si mesmo.

O mais novo; menos dotado de direito

pela idade, privou do trono o primogênito,

Polinices, e o expulsou de sua pátria.

Este, se acreditarmos em fortes rumores,

foi para Argos rodeada de colinas,

e lá, como exilado, conseguiu formar

uma aliança nova graças aos amigos,

que lhe proporcionará muitos soldados;

ele imagina que dentro de pouco tempo

Argos conquistará gloriosamente Tebas

ou esta será celebrada até nos céus.

Não se trata somente de palavras, pai,

mas de fatos terríveis. Não sei, entretanto,

quando os deuses enfim terão pena de ti

levando em consideração teus sofrimentos.”


ÉDIPO

Hoje, que nada sou, volto então a ser homem?

ISMENE

Agora exaltam-te os deuses que te puniram.”


(…) naquele dia infausto, no momento

em que minha alma ainda fervia e certamente

teria sido mais suave para mim

morrer apedrejado, ninguém avançou

para ajudar-me, a mim, que só queria a morte.

Depois, quando amadureceu a minha dor

e percebi que a minha ira me levara

longe demais punindo-me por velhos erros,

Tebas baniu-me, dessa vez com violência

– muito mais tarde! – e meus dois filhos, que podiam

ter me ajudado – filhos ajudando o pai –

nada fizeram; então, por não terem dito

uma simples palavra, passei a viver

errante por terras estranhas (…)”


CORO

Sofreste!

ÉDIPO

Sim, males inolvidáveis!

CORO

Pecaste!

ÉDIPO

Não! Eu não pequei!

CORO

Mas, como?

ÉDIPO

Minha cidade ofereceu-me um prêmio

por meus serviços, que eu preferiria

em tempo algum ter recebido dela.”


De fato, a tua sina deve ser terrível,

e não lhe ficarei indiferente, eu que

cresci no exílio, um desterrado como tu,

e que arrisquei como ninguém a minha vida

lutando muitas vezes em terras estranhas.¹

Por isso, a nenhum forasteiro igual a ti

eu hoje poderia recusar ajuda.

Sei muito bem, ancião, que sou apenas homem

e que não me pertence o dia de amanhã,

da mesma forma que não és senhor do teu.

¹ Teseu, como Édipo, passou sua infância longe da pátria; somente ao chegar à adolescência soube, por intermédio de sua mãe, que era filho de Egeu e voltou a Atenas, depois de uma viagem acidentada durante a qual enfrentou e matou vários bandidos perigosos.”


TESEU

Falas apenas do final de tua vida;

esqueces-te do tempo que ainda te resta,

ou não dás o menor valor a todo ele?

ÉDIPO

Em minha opinião o fim abrange tudo.”


ÉDIPO

Aconteceu comigo que meus próprios filhos

me expulsaram da pátria, e como parricida

nunca, jamais poderei regressar a ela.

TESEU

Por que, então, te mandariam procurar

se desejassem que ficasses longe deles?

ÉDIPO

A voz dos próprios deuses¹ os compele a isso.

¹ Os oráculos”


ÉDIPO

Filho caríssimo de Egeu: somente os deuses

fogem aos males da velhice e aos da morte;

o tempo onipotente abate tudo mais;

decai a força da terra, decai o corpo;

a lealdade finda e floresce a perfídia

e tanto entre os amigos quanto entre as cidades

não prevalece para sempre o mesmo ânimo;

agora para uns, amanhã para outros,

cede a doçura seu lugar ao amargor

e depois volta a transformar-se em amizade.

Com Tebas acontece o mesmo. Atualmente

tudo está bem por lá em relação a ti,

porém durante a sucessão interminável

das noites e dos dias que o tempo infinito

vai produzindo, podem eclodir de súbito

lutas armadas capazes de destruir

as boas relações que hoje vos aproximam.

Assim, meu gélido cadáver em seu sono,

oculto sob a terra, um dia beberá

seu sangue quente, se Zeus ainda for Zeus

e se Apolo, filho de Zeus, diz a verdade.

Mas, já que não é agradável retomar

assuntos interditos, deixa-me parar

no ponto de partida. Apega-te somente

à tua lealdade e nunca poderás

queixar-te de que Édipo foi para ti

um simples habitante inútil desta terra

– se os deuses não quiseram apenas mentir.”


ÉDIPO

Se de teu lado prometes auxiliar-me.

TESEU

Confia quanto a mim; não te abandonarei.

ÉDIPO

Não quero sequer que jures, como um vilão.

TESEU

Por mim, jurar não valerá mais que falar.”


Infladas pela cólera as ameaças com freqüência se propagam como palavras vãs, mas logo que o espírito retoma o seu domínio elas desaparecem.”


Aqui o rouxinol, constante hóspede,

entoa sempre o canto harmonioso

no fundo destes vales muito verdes;

seu ninho é feito na hera sombria,

inviolável ramagem do deus,

compacta proteção ao mesmo tempo

contra o calor do sol e contra o vento

de todas as tempestades”


CREONTE

(…)

Deixa-te convencer, Édipo desditoso:

retorna a Tebas. O povo cadmeu unânime

te chama justamente, e mais que todos eu;

e isso é muito natural, pois só se eu fosse

a mais ignóbil de todas as criaturas

não me comoveria com tua desgraça,

vendo-te aqui na deplorável condição

de um estrangeiro permanentemente errante,

um mendigo amparado apenas pela filha

que nunca imaginei ver reduzida assim

a tais extremos de penúria – infortunada! -,

guiando-te e proporcionando-te alimento,

levando a vida de pedinte nessa idade,

sem conhecer o casamento é à mercê

em seu caminho de qualquer estuprador.

É lamentável este ultraje que te atinge,

e a mim também, e a toda a nossa nobre raça!

Mas, já que é de todo impossível disfarçar

essa evidência, livra-nos os olhos, Édipo,

desse espetáculo definitivamente!

Peço-te pelos deuses de teus ancestrais:

confia em mim, consente em regressar agora

à tua pátria, à casa que foi de teus pais,

dizendo adeus a esta terra acolhedora.

Ela é digna de ti, mas tua própria terra

tem mais direito à tua consideração,

pois em tempos passados ela te nutriu.”


(…) No passado,

quando, fora de mim por causa das desgraças

que sem querer eu mesmo me causei, ansiava

por me ver exilado, não te dispuseste

a conceder-me o benefício desejado;

contrariando-me reiteradamente,

logo que viste o fim de minhas aflições

e que já me agradava estar em minha casa,

então quiseste repelir-me e me expulsaste.

Não tinhas interesse algum naquela época

pelos laços de parentesco de que falas…

Agora, em face da acolhida generosa

que esta cidade e todos os seus habitantes

me dispensaram, tentas tirar-me daqui,

dissimulando tuas intenções brutais

com palavras cobertas de suavidade.

Mas, que prazer é este de amar as pessoas

contra a sua vontade? De certa maneira

é como se implorasses que te dessem algo,

mas nada conseguisses e não te ajudassem,

e só quando teu coração já estivesse

cansado de tanto querer e desistisses

alguém se dispusesse a te satisfazer,

pois a conquista já não seria conquista.

Não te pareceria vão esse prazer?

Estás me oferecendo exatamente isso:

bens em palavras, males na realidade.

Quero, entretanto, dirigir-me aos circunstantes

para mostrar-lhes quão grande é tua maldade.

Não vens buscar-me para me reconduzir

à minha casa, e sim para me abandonar

nas imediações das fronteiras de Tebas,

salvando assim tua cidade dos perigos

que lhe sobreviriam vindos desta terra.

Teu destino, entretanto, não é este; é ver

meu nume [gênio] vingador fixar-se para sempre

neste lugar, e o destino de meus dois filhos

é conseguir de minha terra o necessário

para morrerem. Dize, então: não são melhores

que as tuas próprias as minhas informações

a respeito de Tebas? Com certeza são,

e muito, pois saíram de bocas verazes,

de Febo e – quem sabe? – do próprio Zeus, seu pai.

E hoje chegas aqui, com a boca mentirosa

e com a língua afiada, mas tuas palavras

hão de trazer-te mais males que benefícios.”


Entras num território submisso à justiça,

onde nada se faz contrariando a lei,

e menosprezas os seus chefes e te atreves

a tirar dele à força aquilo que te apraz.

Ages como se achasses que minha cidade

fosse deserta de homens ou fosse habitada

apenas por escravos, e eu nada valesse.

Tebas não te criou para fazer o mal,

pois não costuma preparar seus cidadãos

para serem vilões. Sem dúvida, Creonte,

ela não te elogiaria se soubesse

que roubas os meus bens e até os bens dos deuses

tentando retirar daqui violentamente

esses seus suplicantes¹ tão desventurados.

Eu, ao contrário, não me atreveria nunca

a penetrar em tua terra, embora tendo

razões melhores, sem obter a permissão

dos detentores do poder, quaisquer que fossem;

não ousaria arrebatar ninguém de lá

e saberia como deve comportar-se

um estrangeiro em relação aos cidadãos.

Tu, entretanto, desonras a tua cidade,

que não merece essa desconsideração;

os anos que viveste fizeram de ti

ao mesmo tempo um ancião e um insensato.

¹ Édipo e suas filhas”


(…) Nunca imaginei

que Atenas iria acolher um parricida

com sua mácula, um homem cujo himeneu

se revelou incestuoso. Mais ainda:

eu soube que o sábio Conselho com assento

no topo da colina de Ares proibiu

a estada de andarilhos desse tipo aqui.

Por haver confiado em tais informações

tentei apoderar-me agora desta presa.

E nem assim teria feito a tentativa

se ele não tivesse lançado imprecações

amargas contra mim e toda a minha raça.

Diante desse tratamento insultuoso,

considerei-me no dever de revidar.

A cólera não envelhece e só a morte

a doma; apenas os defuntos não a sentem.


Teus lábios lançam contra mim assassinatos,

núpcias, desgraças, tudo que tenho sofrido

– ah! infeliz de mim! – sem qualquer culpa minha,

para a satisfação dos deuses, ressentidos

– quem sabe? – há muito tempo com meus ancestrais”


Fica sabendo: quem prendia será preso e o destino já tem nas mãos o caçador. Tesouro obtido pela astúcia desonesta não se conserva”


Quero augurar vitória no confronto

e gostaria de ser uma pomba

mais rápida que o próprio vento, oculta

nas alturas de uma nuvem etérea

para ver com meus olhos o combate.”


Depois, contai-me os fatos, mas concisamente

(poucas palavras condizem com vossa idade).”


(…) Peço-te, rei,

que me estendas agora a tua mão direita;

quero apertá-la, e se for lícito desejo

beijar-te a fronte… Mas me excedo na ousadia!

Como, sendo o infeliz que sou, posso atrever-me

a impor-te o contacto com um homem cujo corpo

abriga a mácula de todos os pecados?

Não vou tocar-te, nem permito que me toques,

Somente quem passou por provações iguais

pode participar das minhas (…)”


Estranhamente autobiográfico:

Que risco pode haver em ouvi-lo falar?

Planos perversos se revelam na linguagem.

Tu o geraste; logo, ainda que ele fosse

fazer-te as mais impiedosas vilanias

não terias direito de retaliar

tratando-o com maldade. Numerosos pais

já puseram no mundo filhos celerados

e sentiram por eles a mais forte cólera,

mas as ponderações suaves dos amigos

como se fossem sortilégios contiveram

os ímpetos iniciais de sua índole.

Não olhes tuas desventuras atuais,

e sim as do tempo passado, cuja culpa

coube ao teu pai e à tua mãe; se meditares,

verás – tenho certeza – que maus sentimentos

só podem conduzir a resultados maus.


CORO

Quem não se satisfaz com um quinhão

normal de vida e deseja um maior,

parece-me em verdade um insensato.

Dias sem número nunca reservam

a ninguém nada mais que dissabores

mais próximos da dor que da alegria.

Quanto aos prazeres, não os discernimos

e nossa vista os buscará em vão

logo que para nossa desventura

chegamos ao limite prefixado.

E desde então o nosso alívio único

será aquele que dará a todos

o mesmo fim, na hora de chegar

de súbito o destino procedente

do tenebroso reino onde não há

cantos nem liras, onde não há danças

– ou seja, a Morte, epílogo de tudo.

Melhor seria não haver nascido;

como segunda escolha bom seria

voltar logo depois de ver a luz

à mesma região de onde se veio.¹

Desde o momento em que nos abandona

a juventude, levando consigo

a inconsciência fácil dessa idade,

que dor não nos atinge de algum modo?

Que sofrimentos nos serão poupados?

Rixas, rivalidades, mortandade,

lutas, inveja, e como mal dos males

a velhice execrável, impotente,

insociável, inimiga, enfim,

na qual se juntam todas as desditas.²

Não é apenas meu esse destino.

Vede este infortunado semelhante

a um promontório defrontando o norte,

açoitado em todas as direções

por altas ondas e duras tormentas.

Este infeliz também é flagelado

sem tréguas por desventuras horríveis,

como se fossem vagalhões, uns vindos

lá do Poente, outros lá do Levante,

outros lá de onde o sol lança seus raios

ao meio-dia, outros do alto Ripeu

sempre coberto pela noite escura.³

¹ [Legítima primeira aparição da nostalgia do útero, da vontade de voltar a ser um feto, tão alardeada por Fraud? Mas quem viveu então melhor que Édipo, que <voltou ao útero> já na idade adulta? E se ele concebesse em Ismene e Antígona, como o velho ermitão do Gênese? Porém, o Não-Ser como primazia data de muito antes de Cristo.] Sófocles repete aqui, quase literalmente, conceitos pessimistas contidos nos versos 425/428 do poema de Teógnis (poeta moralista do século VI a.C.). Heródoto (1,31) atribui conceitos semelhantes a Croisos (Creso), rei da Lídia de 560 a 546 a.C.”

² Édipo é, com efeito, um velho que viveu muito mais do que deveria, de acordo com o testemunho de todos os helenos contemporâneos a ele e dele mesmo; pois vários anos servem de intervalo entre as calamidades da peça ÉDIPO REI e das conclusões mormente satisfatórias de ÉDIPO EM COLONO, onde temos uma espécie de redenção do Herói nas Luzes.

³ Ripeu: montanha lendária, seria o “Oiapoque europeu”, ou seja, limite setentrional do mundo antigo conhecido.”


Mas junto a Zeus e partilhando o mesmo trono,

senta-se a Piedade, atenta aos nossos atos.

Que venha ela, então, ficar perto de ti.

Não é possível corrigir faltas passadas,

Mas tampouco podemos torná-las mais graves.”


O último sou eu, teu filho – ou, se não teu,

gerado pelo mais cruel destino – eu”


Perverso, que quando tiveste o cetro e o trono

usufruídos hoje por teu próprio irmão

em Tebas, expulsaste, tu mesmo, teu pai

e o transformaste simplesmente num apátrida

coberto por estes andrajos cujo aspecto

te leva às lágrimas, porém somente agora

que vives nessa angústia semelhante à minha!

Já não é hora de chorar; cumpre-me apenas,

enquanto estiver entre os vivos, suportar

meus males, ciente de que és o meu verdugo.

É tua a culpa se vivo nesta miséria,

pois me expulsaste, e se levo uma vida errante

de mendigo pedindo o pão de cada dia,

tu és a causa. E se eu não tivesse gerado

estas meninas a quem devo o meu sustento,

e dependesse só de ti para viver,

já estaria morto. Devo-lhes a vida

e minha nutrição, pois elas se comportam

como se fossem homens em vez de mulheres

para ajudar-me em minha existência penosa.

Etéocles e tu nasceram de outro pai,

e não de mim. Por isso os olhos do destino

fixam-se em ti, não tanto agora, mas depois,

se os contingentes de que falas já avançam

em direção a Tebas. Ouve bem: jamais

poderá conquistá-la; antes morrerás

sangrentamente e teu irmão cairá contigo.

É esta a maldição que vos lancei há tempo

e reitero agora para a vossa ruína,

pois só assim achareis justa a reverência

em relação a quem vos deu a existência

e injusto o menosprezo por vosso pai cego

que vos gerou assim (…)

Queiram eles também que nunca mais regresses

a Argos rodeada de muitas colinas,

e que, ferido pela mão de teu irmão

usurpador, morras e ao mesmo tempo o mates!


Não posso anunciar a todos os amigos

este insucesso, nem fazê-los recuar,

e só me resta agora marchar em silêncio

para enfrentar o meu destino inelutável!

Ah! Filhas dele! Ah! Minhas queridas irmãs!

Ao menos vós, que ouvistes as imprecações

impiedosas deste pai, não me afronteis.

Em nome de todos os deuses vos suplico:

se um dia sua maldição se consumar

e se tiverdes meios de voltar a Tebas,

dai-me uma sepultura e oferendas fúnebres!¹

¹ Tema da terceira peça do ciclo”


Agora vou mostrar-te sem guia nenhum

o pedaço de terra onde devo morrer.

Em tempo algum, porém, poderás revelar

a qualquer outro homem o lugar oculto,

nem mesmo a região onde ele se situa,

se queres que eu te envie no futuro ajuda

igual à de escudos e lanças incontáveis

mandados por vizinhos para socorrer-te.

Conhecerás mais tarde o mistério sagrado

lá no local, só tu, pois nem eu mesmo posso

transmiti-lo a nenhum de teus concidadãos,

nem às minhas próprias crianças, apesar

do meu amor por elas. Terás de guardá-lo

por toda a vida, e na hora de tua morte

confia-o somente ao súdito mais digno,

para que por seu turno ele o revele um dia

a um sucessor fiel e assim se faça sempre.

Desta maneira manterás a tua pátria

ao abrigo das incursões devastadoras

dos soldados de Tebas.¹ Cidades sem número,

apesar de bem-governadas, muita vezes

adotam a arrogância em relação a outras,

porém o olhar dos deuses, embora demore,

descobrirá aquelas que, contrariando

a divina vontade, agem com violência.

(…)

Avançai por aqui, assim! É por aqui

que me conduzem Hermes, guia dos finados,

e a deusa dos infernos. Ah! Luz que meus

olhos não podem ver! Há muito tempo foste minha

e pela derradeira vez meu pobre corpo

está sentindo-te presente.”


MENSAGEIRO

(…) Quando seus passos o levaram

à frente do escarpado umbral onde se vêem

os primeiros degraus de bronze de uma escada

que leva às raízes recônditas da terra,¹

ele parou diante de uma das estradas

que partem do local, perto de uma cratera

onde se guardam para sempre os juramentos

de lealdade outrora feitos por Teseu

e por Peirítoo. Ali, a igual distância

da cratera profunda, da rocha Torícia,

de uma pereira oca e da tumba de pedra,

afinal Édipo sentou-se. Lá tirou

seus míseros andrajos e elevando a voz

pediu às suas filhas que fossem buscar

água corrente onde a encontrassem, pois queria

lavar-se e fazer libações. (…)

¹ Uma fenda na rocha, que segundo a lenda era a entrada para o mundo dos mortos. Teseu e Peirítoo teriam descido aos infernos por essa fenda, quando os dois foram ao Hades numa tentativa para raptar Perséfone. Esses detalhes topográficos, da mesma forma que os mencionados em seguida, eram familiares aos atenienses da época de Sófocles. ”


olhamos para trás e notamos que Édipo

já não estava lá; vimos somente o rei

com as mãos no rosto para proteger os olhos

diante de alguma visão insuportável.

Pouco depois – quase no mesmo instante – vimo-lo

fazendo preces e adorando juntamente

a terra e o divino Olimpo com seus gestos.

Mas nenhum dos mortais, salvo o próprio Teseu,

pode dizer como Édipo chegou ao fim.

(…)

O homem desapareceu sem lamentar-se

e sem as dores oriundas de doenças,

por um milagre inusitado entre os mortais.

E se pareço estar falando loucamente,

Não posso reprovar quem me chamar de louco.


Disso já muito se viu sobre a Terra…


ANTÍGONA

(…) Quanto a nós,

uma noite mortal escureceu

nossa visão. Ah! Como poderemos

agora, errantes em terra distante,

ou sobre as vagas do oceano, obter

o pão do qual depende a nossa vida?”


De certo modo antigas desventuras

podem ter sido prazeres perdidos;

as coisas menos doces eram doces

enquanto o tinha aqui entre meus braços!”


Cessai vossas lamentações, meninas!

Quando contamos com a benevolência

dos deuses infernais, por que gemer?

Provocaríamos a sua cólera.”


ANTÍGONA ou PRIMEIRO LIBELO FEMINISTA

ISMENE

Pobre de mim! Pensa primeiro em nosso pai,¹

em seu destino, abominado e desonrado,

cegando os próprios olhos com as frementes mãos

ao descobrir os seus pecados monstruosos;

também, valendo-se de um laço retorcido,

matou-se a mãe e esposa dele – era uma só –

e, num terceiro golpe, nossos dois irmãos

num mesmo dia entremataram-se (coitados!),

fraternas mãos em ato de extinção recíproca.

Agora que restamos eu e tu, sozinhas,

pensa na morte inda pior que nos aguarda

se contra a lei desacatarmos a vontade

do rei e a sua força. E não nos esqueçamos

de que somos mulheres e, por conseguinte,

não poderemos enfrentar, só nós, os homens.

Enfim, somos mandadas por mais poderosos

e só nos resta obedecer a essas ordens

e até a outras inda mais desoladoras.

Peço indulgência aos nossos mortos enterrados

mas obedeço, constrangida, aos governantes;

ter pretensões ao impossível é loucura.

ANTÍGONA

(…)

e santo é o meu delito, pois terei de amar

aos mortos muito, muito tempo mais que aos vivos.

Eu jazerei eternamente sob a terra

e tu, se queres, foge à lei mais cara aos deuses.”


(…) Se calares,

se não contares minhas intenções a todos,

meu ódio contra ti será maior ainda!”


ISMENE

Se houvesse meios … Mas desejas o impossível.

ANTÍGONA

Quando sentir faltar-me a força, pararei.

ISMENE

Mas o impossível não se deve nem tentar.”


o estrondo de Ares oponente invicto

dos inimigos do dragão tebano.¹

¹ Dragão tebano: alusão à suposta origem dos primeiros habitantes de Tebas, que teriam nascido dos dentes de um dragão morto por Cadmo, fundador da cidade, ao chegar ao local onde ela se situaria. Dos dentes semeados teriam nascido soldados inteiramente armados, os primeiros tebanos.”


Nas sete portas, enfrentando os nossos,

seus sete chefes foram derrotados,

deixando as armas de maciço bronze

como tributo a Zeus – árbitro único

da decisão de todas as batalhas –”


Não é possível conhecer perfeitamente

um homem e o que vai no fundo de sua alma,

seus sentimentos e seus pensamentos mesmos,

antes de o vermos no exercício do poder,

senhor das leis. Se alguém, sendo o supremo guia

do Estado, não se inclina pelas decisões

melhores e, ao contrário, por algum receio

mantém cerrados os seus lábios, considero-o

e sempre o considerarei a mais ignóbil

das criaturas; e se qualquer um tiver

mais consideração por um de seus amigos

que pela pátria, esse homem eu desprezarei.”


fique insepulto o seu cadáver e o devorem

cães e aves carniceiras em nojenta cena.

São estes os meus sentimentos e jamais

concederei aos homens vis maiores honras

que as merecidas tão-somente pelos justos.”


Sede implacável com quem não bebe água!


E estou aqui, contra teu gosto e contra o meu,

pois ninguém aprecia quem dá más notícias.”


Se a Zeus ainda agrada a minha reverência,

escuta e dize aos outros guardas: juro agora

que se não descobrirdes o real autor

desse sepultamento e não o conduzirdes

à frente de meus olhos, simplesmente a morte

não há de ser pena bastante para vós;

sereis dependurados todos, inda vivos,

até que alguém confesse o crime!”


Ah! é terrível quando, embora preparado

para ser bom juiz, um homem julga mal!…”


É bom livrarmo-nos de males mas é triste

lançar amigos nossos na infelicidade.

Mas, isso tudo para mim neste momento

importa menos do que a minha salvação.”


(…) e não me pareceu

que tuas determinações tivessem força

para impor aos mortais até a obrigação

de transgredir normas divinas, não escritas,

inevitáveis; não é de hoje, não é de ontem,

é desde os tempos mais remotos que elas vigem,

sem que ninguém possa dizer quando surgiram.

E não seria por temer homem algum,

nem o mais arrogante, que me arriscaria

a ser punida pelos deuses por violá-las.

Eu já sabia que teria de morrer

(e como não?) antes até de o proclamares,

mas, se me leva a morte prematuramente,

digo que para mim só há vantagem nisso.”


Pois homem não serei – ela será o homem! –

se esta vitória lhe couber sem punição!

(…)

nem ela nem a irmã conseguirão livrar-se

do mais atroz destino, pois acuso a outra

de cúmplice na trama desse funeral.”


(…) Muitas vezes

o íntimo de quem não age retamente,

na sombra, indica a traição antes do feito.”


CREONTE

Nem morto um inimigo passa a ser amigo.

ANTÍGONA

Nasci para compartilhar amor, não ódio.

CREONTE

Se tens de amar, então vai para o outro mundo,

ama os de lá. Não me governará jamais

mulher alguma enquanto eu conservar a vida!”


CREONTE

Afirmo que uma destas moças neste instante

nos revelou sua demência; a outra é insana,

sabidamente, desde o dia em que nasceu.

ISMENE

É, rei, mas a razão inata em todos nós

está sujeita a mutações nos infelizes.

CREONTE

Isto se deu com a tua, quando preferiste

ser má em companhia de pessoas más.

ISMENE

Sem ela, que prazer teria eu na vida?

CREONTE

Não digas <ela>; não existe mais.

ISMENE

Irás matar, então, a noiva de teu filho?

CREONTE

Ele pode lavrar outras terras mais férteis.

ISMENE

Isso não foi o que ele e ela pactuaram.

CREONTE

Detesto, para os filhos meus, mulheres más.”


mesmo as pessoas corajosas tentam fugir se ameaçadas pela morte.”


CORO

(…)

as gerações mais novas não resgatam

as gerações passadas. Um dos deuses

agarra-se insaciável a elas todas

e as aniquila; não há salvação.

O pálido lampejo de esperança

que sobre o último rebento de Édipo

surgira, esvai-se agora na poeira

dos deuses infernais, ensangüentada

pelo arrebatamento das palavras

e por corações cheios de furor.

Que orgulho humano, Zeus, será capaz

de opor limites ao poder só teu,

que nem o Sono precursor do fim

de todos vence, nem o perpassar

infatigável do tempo divino?¹

Governas o fulgor maravilhoso

do Olimpo como soberano único,

imune ao tempo que envelhece tudo.

E no porvir, tal como no passado

a lei para os mortais será mantida:

nada haverá de realmente grande

em suas vidas sem desgraças juntas.

É um conforto para muitos homens

a instável esperança; para outros

é uma ilusão de seus desejos frívolos

insinuando-se junto aos ingênuos

até que aos pés lhes chegue o fogo ardente.

Pois com sabedoria alguém falou

as célebres palavras: <cedo ou tarde,

o mal parecerá um bem àquele

que os deuses resolveram desgraçar>.

¹ No original: divinos meses.”


Desejam para isso os homens em seus lares

crianças obedientes que eles engendraram

para mais tarde devolver aos inimigos

dos pais o mal que lhes fizeram, e também

honrar, como seus pais honraram, os amigos.

Mas, de quem teve apenas filhos imprestáveis,

só poderíamos dizer que semeou

muitos motivos de aflição para si mesmo

e muitas gargalhadas para os inimigos.

Jamais deves perder o senso, filho meu,

pela volúpia de prazeres, por mulheres,

ciente de que tal satisfação esfria

quando a mulher com quem convives é perversa.

Existirá, então, ferida mais pungente

que uma esposa má? Deves repudiá-la

como inimiga; deixa a moça desposar

alguém lá no outro mundo. (…)

Mas a anarquia é o mal pior;

é perdição para a cidade e faz desertos

onde existiam lares; ela é causadora

de defecções entre as fileiras aliadas,

levando-as à derrota. A submissão, porém,

é a salvação da maioria bem-mandada.

Devemos apoiar, portanto, a boa ordem,

não permitindo que nos vença uma mulher.

Se fosse inevitável, mal menor seria

cair vencido por um homem, escapando

à triste fama de mais fraco que as mulheres!


HÊMON

(…)

o teu cenho inspirador de medo impede

os homens simples de pronunciar palavras

que firam teus ouvidos. Eu, porém, na sombra,

ouço o murmúrio, escuto as queixas da cidade

por causa dessa moça: <Nenhuma mulher>,

comentam, <mereceu jamais menos que ela

<essa condenação – nenhuma, em tempo algum,

<terá por feitos tão gloriosos quanto os dela

<sofrido morte mais ignóbil; ela que,

<quando em sangrento embate seu irmão morreu

<não o deixou sem sepultura, para pasto

<de carniceiros cães ou aves de rapina,

<não merece, ao contrário, um áureo galardão?>

Este é o rumor obscuro ouvido pelas ruas.

Com relação a mim, meu pai, nenhum dos bens

é mais precioso que tua satisfação.

(…)

Não tenhas, pois, um sentimento só, nem penses

que só tua palavra e mais nenhuma outra

é certa, pois se um homem julga que só ele

é ponderado e sem rival no pensamento

e nas palavras, em seu íntimo é um fútil.

Não há vergonha alguma, mesmo sendo sábio,

em aprender cada vez mais, sem presunções.

Não vês, ao lado das torrentes engrossadas

pelas tormentas, como as árvores flexíveis

salvam-se inteiras, e as que não podem dobrar-se

são arrancadas com a raiz? Da mesma forma,

aquele que mantém as cordas do velame

Sempre esticadas, sem às vezes afrouxá-las,

faz emborcar a nau e finaliza a viagem

com a quilha para cima.”


CREONTE

Posso, na minha idade, receber lições

de sensatez de alguém da natureza dele?

HÊMON

Se houver razões. Sou jovem? Olha mais, então,

para os meus atos que para os meus poucos anos.

(…)

CREONTE

Discutes com teu pai, pior das criaturas?

HÊMON

Porque agindo assim ofendes a justiça.

CREONTE

Ofendo-a por impor respeito ao meu poder?

HÊMON

Tu mesmo o desrespeitas ultrajando os deuses.

CREONTE

Caráter sórdido, submisso a uma mulher!

HÊMON

Não me verás submisso diante de baixezas!

CREONTE

A tua fala toda, ao menos, é por ela!

HÊMON

Por ti, por mim e pelos deuses dos finados!

CREONTE

Jamais te casarás com ela ainda viva!

HÊMON

Pois ela morrerá levando alguém na morte!

CREONTE

O atrevimento leva-te a tais ameaças?

HÊMON

É atrevimento refutar idéias vãs?

CREONTE

Chorando aprenderás que vão é o teu saber!

HÊMON

Queres falar apenas, sem ouvir respostas?

CREONTE

Não tagareles tanto, escravo de mulher!

HÊMON

Não fosses tu meu pai, dir-te-ia um insensato!

CREONTE

Isto é verdade? Pelos céus, fica sabendo:

essas censuras torpes não te alegrarão!”


O apedrejamento é um ato puro, pois não se maculam as mãos tocando-se no criminoso:

Acaso não sabeis que hinos e lamúrias

na hora de morrer jamais acabariam

se houvesse o mínimo proveito em entoá-los?

Ides, ou não, levá-la imediatamente?

E quando a houverdes encerrado, como eu disse,

em sua cavernosa sepultura, só,

abandonada para, se quiser, morrer

ou enterrar-se ainda viva em tal abrigo,

estarão puras nossas mãos: não tocarão

nesta donzela. Mas há uma coisa certa:

ela será privada para todo o sempre

da convivência com habitantes deste mundo.”


Nossos altares todos e o fogo sagrado

estão poluídos por carniça do cadáver

do desditoso filho de Édipo, espalhada

pelas aves e pelos cães; por isso os deuses

já não escutam nossas preces nem aceitam

os nossos sacrifícios, nem sequer as chamas

das coxas; nem os pássaros dão sinais claros

com seus gritos estrídulos, pois já provaram

gordura e sangue de homem podre. Pensa, então,

em tudo isso, filho. Os homens todos erram

mas quem comete um erro não é insensato,

nem sofre pelo mal que fez, se o remedia

em vez de preferir mostrar-se inabalável;

de fato, a intransigência leva à estupidez.

Cede ao defunto, então! Não firas um cadáver!

Matar de novo um morto é prova de coragem?”


negociai, se for vossa vontade,

o electro lá de Sardes¹ ou da Índia o ouro,

mas aquele cadáver não enterrareis;

nem se quiserem as próprias águias de Zeus

levar pedaços de carniça até seu trono,

nem mesmo por temor de tal profanação

concordaria eu com o funeral, pois sei

que homem nenhum consegue profanar os deuses.

Mostram sua vileza os homens mais astutos,

velho Tirésias, ao tentar dissimular

pensamentos indignos com belas palavras,

preocupados tão-somente com mais lucros.

¹ Suntuosa capital da Lídia”


Ceder é duro, mas só por intransigência deixar que a cólera me arruíne, é também duro.”


1º MENSAGEIRO

Hêmon morreu; matou-o mão ligada a ele.

CORIFEU

A mão paterna? Ou terá sido a dele mesmo?

1º MENSAGEIRO

Foi ele, em fúria contra o crime de seu pai.

CORIFEU

Ah! Adivinho! Era verdade o que dizias!

1º MENSAGEIRO

Isso é passado. Cumpre-nos pensar no resto.

CORIFEU

Mas, vejo aproximar-se a infeliz Eurídice,

esposa de Creonte; ela vem do palácio

para saber do filho, ou, talvez, por acaso.”


vimos pendente a moça, estrangulada em laço

improvisado com seu próprio véu de linho;

Hêmon, cingindo-a num desesperado abraço

estreitamente, lamentava a prometida

que vinha de perder, levada pela morte,

e os atos de seu pai, e as malsinadas núpcias.

Quando este o viu, entre gemidos horrorosos

aproximou-se dele e com a voz compungida

chamou-o: <Ah! Infeliz! Que estás fazendo aí?

<Que idéia te ocorreu? Qual a calamidade

<que assim te faz perder o senso? Sai, meu filho!

<Eu te suplico! Imploro!> O moço, todavia,

olhando-o com expressão feroz, sem responder

cuspiu-lhe em pleno rosto e o atacou sacando

a espada de dois gumes; mas o pai desviou-se

e recuou, fazendo-o errar o golpe; então,

com raiva de si mesmo, o desditoso filho

com todo o peso de seu corpo se deitou

sobre a aguçada espada que lhe traspassou

o próprio flanco; no momento derradeiro

de lucidez, inda enlaçou a virgem morta

num languescente abraço, e em golfadas súbitas

lançou em suas faces lívidas um jato

impetuoso e rubro de abundante sangue.

E jazem lado a lado agora morto e morta,

cumprindo os ritos nupciais – ah! infelizes! –

não nesta vida, mas lá na mansão da Morte,

mostrando aos homens que, dos defeitos humanos,

a irreflexão é incontestavelmente o máximo.”


Não sei… Silêncios excessivos me parecem

tão graves quanto o exagerado, inútil pranto.”


É o fim sangrento de minha mulher,

caída nesta sucessão de mortes?”


Levai-me imediatamente, escravos,

para bem longe, pois não sou mais nada!”


A desmedida empáfia nas palavras

reverte em desmedidos golpes

contra os soberbos que, já na velhice,

aprendem afinal prudência.

FIM”


Notas (quando não-incluídas nos fragmentos acima):

Destaca-se em todas as tragédias de Sófocles a extrema religiosidade do autor, e seu respeito irrestrito às crenças tradicionais, inclusive aos oráculos.” Dá para perceber.

* * *

PREFÁCIO

Sófocles nasceu no ano de 496 a.C. em Colono, um subúrbio de Atenas.

Em 468, portanto aos 28 anos de idade, obteve sua primeira vitória num concurso trágico em que venceu Ésquilo, o mais velho dos três grandes tragediógrafos da Grécia clássica.

Durante sua longa vida Sófocles presenciou a expansão do império ateniense, seu apogeu com Péricles e finalmente sua decadência após a derrota na Sicília durante a Guerra do Peloponeso.

(…)

Sófocles compôs aproximadamente 123 peças teatrais e obteve 24 vitórias nos concursos trágicos; isto significa que 76 de suas obras foram premiadas; nos outros concursos de que participou obteve o segundo lugar, feitos jamais igualados na história literária de Atenas.

Desta vasta produção chegaram até nossos dias 7 tragédias completas (Aias, Antígona, Édipo Rei, Traquínias, Electra, Filoctetes¹ e Édipo em Colono), um drama satírico incompleto (Os Sabujos) e numerosos fragmentos de peças perdidas, conservados em obras de autores posteriores (páginas 131 a 360 dos Tragicorum Graecorum Fragmenta editados por Nauck).

¹ [Em vermelho as que ainda não li. (2023)]

½ MALDIÇÃO: “Laio (Laios), filho de Lábdaco (Lábdacos) nutrira em sua juventude uma paixão mórbida por Crísipo (Crísipos), filho de Pélops, inaugurando assim, segundo alguns autores gregos, os amores homossexuais. Laio raptou Crísipo e foi amaldiçoado por Pélops, que desejou a Laio o castigo de morrer sem deixar descendentes.”

O autor, com seu senso estético extraordinário, deve ter intuído que somente um tratamento artístico adequado evitaria que a peça descambasse para o escabroso.”

De fato, o Édipo em Colono é uma peça prolixa (o mais longo de todos os dramas gregos conservados) e às vezes até repetitiva, mas, embora lhe faltem a severidade e a concentração do Édipo Rei e mesmo da Antígona, ainda assim não desmerece a genialidade de Sófocles. Com efeito, no Édipo em Colono o poeta usa mais os meios externos para produzir piedade e temor, e recorre mais obviamente a efeitos visuais e auditivos, passando a ser, em linguagem moderna, mais melodramático e menos trágico.”

O tema principal da Antígona é um choque do direito natural, defendido pela heroína, com o direito positivo, representado por Creonte. Ao longo da peça, porém, surgem ainda os temas do amor, que leva Hêmon (filho de Creonte) ao suicídio; do orgulho, que leva Creonte ao desespero; do protesto dos jovens contra a prepotência dos pais.” O tema principal é a tirania despótica e o vislumbre do papel social cada vez mais relevante da mulher.

SEGUNDO ALCIBÍADES OU DA ORAÇÃO

Tradução de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego de Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

SÓCRATES. — Pois bem, não te parece que a oração exige muita prudência, porque, sem sabê-lo, podem pedir-se aos deuses grandes males, crendo pedir-se-lhes bens, e os deuses não se encontrar em disposição de conceder o que se lhes pede? Por exemplo, Édipo pediu-lhes num arrebato de cólera que seus filhos decidissem com a espada seus direitos hereditários e, quando devia pedir aos deuses que o livrassem das desgraças de que era vítima, atraiu sobre si outras novas; porque foram escutados os seus rogos, e daí vieram essas enormes e terríveis calamidades, que não necessito te referir em pormenor.”

SÓCRATES. — Te pergunto se te parece imprescindível que todo homem seja sensato ou insensato. Ou se há um terceiro estágio intermediário, no qual não se é sensato nem insensato.”

todos são artesãos mas nem todos são arquitetos, sapateiros ou estatuários, por mais que em conjunto sejam todos artesãos. (…) Da mesma forma, os homens dividiram a loucura. Ao ponto mais alto da loucura denominamos delírio, e em um grau menor, estupidez ou imbecilidade. Mas aqueles que querem empregar palavras decorosas chamam os homens que deliram de exaltados, e os imbecis ou estúpidos de simplórios; para outros, são gente sem malícia, sem experiência, crianças.”

Arquelau, rei da Macedônia, tinha um favorito que amava com paixão; este favorito, mais apaixonado pelo trono do que estava Arquelau por ele, matou-o para reinar em seu lugar,(*) lisonjeando-se de que desde aquele momento seria um homem feliz; mas desfrutou sua tirania apenas 3 ou 4 dias, quando sucumbiu vítima das tramóias que consolidaram contra ele outros ambiciosos.

(*) Platão incorre aqui em um anacronismo; [voluntário] Sócrates, tendo morrido antes de Arquelau, não podia ter descrito o fim deste rei.”

E o que eu digo das honras digo igualmente dos filhos. Quantos não vimos que, depois de pedir com insistência aos deuses para ter uma sucessão, e tê-la obtido, com isso atraíram sobre si as desgraças e os tormentos mais cruéis! Uns, por terem tido filhos radicalmente viciosos, passaram o resto de suas vidas em dor; outros, que tiveram bons filhos, não foram por isso mais felizes, porque sua própria morte sobrevindo-lhes apenas após a morte de seus próprios descendentes, esses pais teriam preferido que seus filhos nunca tivessem nascido.”

<Poderoso Júpiter, dá-nos bens, peçamo-te-os ou não; e afasta de nós os males, ainda quando te os peçamos.> Esta oração me parece muito preciosa e segura.”

toda poesia é naturalmente enigmática, e não é fácil a um qualquer penetrar em seu sentido. E, além de sua natureza enigmática, se a poesia tem por órgão um poeta envaidecido com seu saber, e que em vez de revelar-no-lo procura ocultá-lo, então é quase impossível penetrar seu pensamento.”

Estando os atenienses em guerra com os espartanos, calhou de aqueles terem sido sempre vencidos em todos os combates realizados por mar e por terra, sem terem podido conseguir jamais a superioridade.”

gastamos no culto, nós sozinhos, mais que todos os outros gregos juntos. Os espartanos, pelo contrário, nunca desperdiçam assim seu dinheiro; são tão avaros para com seus deuses que lhes oferecem sempre vítimas mutiladas, e estão sempre gastando muito menos que os atenienses em termos de religião, por mais que sejam mais ricos. (…) Mas eis aqui o que Ámon(*) responde às objeções atenienses: <estimo mais as bênçãos dos espartanos do que todos os sacrifícios dos atenienses>. Então o profeta se calou.

(*) Sacerdote tebano do deus egípcio.”

<Enquanto construíam um forte, os troianos ofereciam aos imortais grandes hecatombes, e os ventos levavam da terra ao céu um odor agradável; e contudo os deuses se negaram a apreciá-lo, porque tinham aversão à cidade de Tróia, a Príamo e ao povo deste rei hábil no manejo da lança.>

Homero, Ilíada, 8:548”

Careful what you wish…

L’INCONVÉNIENT D’ÊTRE NÉ / DA INCONVENIÊNCIA DE TER NASCIDO – Cioran

«C’est déjà du passé», dit-il de tout ce qu’il accomplit, dans l’instant même de l’acte” Le mal, le vrai mal est pourtant derrière, non devant nous. C’est ce qui a échappée au Christ, c’est ce qu’a saisi le Bouddha”

Pode-se suportar qualquer verdade, por mais destrutiva que ela seja, contanto que ela abarque tudo, e que ela contenha tanta vitalidade quanto fosse a esperança depositada naquilo que ela substituiu”

Não se deve constringir a uma obra, mas tão-só dizer qualquer coisa que se pudesse murmurar ao pé-do-ouvido de um bêbado ou um moribundo.”

Se indignar contra a hereditariedade é se indignar contra bilhões de anos, contra a primeira célula.”

Jamais em gratidão no imediato, não me seduz senão o que me precede, senão o que me afasta daqui, os instantes sem-número em que não fui: o não-nascido.”

Necessidades de desonra física. Teria amado ser filho de carrasco.”

Não posso tolerar que se inquietem de minha saúde.”

Desfazer, descriar, é a única tarefa que o homem pode se subscrever, se ele aspira, como tudo indica, a se distinguir do Criador.” Um niilista passivo que não crê na possibilidade de voltar a criar (Zaratustra, etc.).

Ter cometido todos os crimes, menos o de ser pai.”

<Não posso te encontrar no teu futuro. Não temos um só instante que nos seja comum.> É que pra ele a conjunção do futuro já está lá.”

se eu conseguisse de um jeito ou de outro resolver a questão do ser ou nada, ainda assim pereceria de saúde.”

Minha faculdade de ser decepcionado ultrapassa o entendimento. É ela que me faz compreender o Buda, mas é ela também que me impede de segui-lo.”

Aquilo pelo que não podemos mais nos penalizar, não conta e não existe mais. Percebe-se por que nosso passado cessa tão-logo de nos pertencer ao tomar a forma de história, de algo que não tem nada a ver com ninguém.”

presença mútua muda que nada muda

O verdadeiro contato entre os seres não se estabelece senão pela presença muda, pela aparente não-comunicação, pela troca misteriosa e sem palavras que lembra a reza interior.”

O que eu sei aos 60, sabia tão bem aos 20. Quarenta anos de um longo, de um supérfluo trabalho de verificação…”

De que tudo seja desprovido de consistência, de fundamento, de justificação, estou de ordinário tão convencido que aquele que ousasse me contradizer, fosse ele o homem que mais estimo, me apareceria como um charlatão ou embrutecido.”

Desde a infância eu percebia o escoamento das horas, independentes de toda referência, de todo ato e de todo evento, a disjunção do tempo daquilo que não é o tempo, sua existência autônoma, seu estatuto particular, seu império, sua tirania. Lembro-me, mais claramente impossível, desse meio-dia quando, pela primeira vez, em face do universo vazio, em que não senti nada a não ser uma fuga de instantes rebeldes no seu fado de cumprir sua própria e única função, fugir. O tempo se descolava do ser às minhas expensas.”

À diferença de Jó, eu não maldisse o dia do meu nascimento; os outros dias, em compensação, eu os cobri todos de anátemas…”

Se a morte só tivesse lados negativos, morrer seria um ato impraticável.”

Estar em vida – de repente sou afetado pela estranheza dessa expressão, como se ela não se aplicasse a ninguém.”

Toda vez que as coisas não estão indo e que tenho pena do meu cérebro, sou tomado por uma irresistível vontade de proclamar. É então que descubro de que patéticos abismos surgem os reformadores, profetas e messias.”

Se na lucidez entram tantas ambigüidades e problemas, é que eles são o resultado de um mau uso de nossa vigília.”

A fixação da nascença, nos transportando para antes do nosso passado, nos faz perder o gosto do futuro, do presente e do passado mesmo.”

Raros são os dias em que, projetado na pós-história, não assisto à hilaridade dos deuses ao sair do episódio humano. § É preciso uma visão de mudança, quando a do Juízo Final não satisfaz mais ninguém.”

Frustração do resultado. Jamais evadir-se do possível, luxuriar-se na indecisão eterna, esquecer de nascer.”

A única, verdadeira desgraça: aquela de ver o dia. Ela remonta à agressividade, ao princípio de expansão e de fúria contidos nas origens, ao ímpeto rumo ao pior, que os sacode.” Minha interpretação: de ver o dia significa de ver o nascer do diaUm novo dia é quando, mais uma vez, os seres se lançam em seus afazeres e ocupações. Toda a impressão escatológica do filósofo insone se dissipa no barulho e movimento da cidade e do cotidiano. Toda origem é uma liberação de energia, mesmo nas ciências empíricas, que chegam à especulação do início do devir num big bang ou singularidade de expansão ainda em curso a partir de um ponto impossível, de densidade infinita. O ato de criação, se é que pode haver uma cultura que não o supervalorize, é supervalorizado pela cultura do Ocidente. A física moderna, que equivale toda ação a energia vê na criação a entrada em atividade de todo o potencial de energia do marco zero até o fim dos tempos, pois não pode fugir da preconcepção da termodinâmica, da não-criação após esse começo, da dissipação lentíssima, gradual porém absoluta, dessa energia ao longo de uma quantidade abstrata, virtualmente infinita, de tempo. O ser humano como passivo e rendido a esse processo. Todo novo dia acordamos sabendo de antemão que iremos lidar com novos conflitos e gastos energéticos. Todo elevar do sol no horizonte é uma decadência do homem.

Quando pessoas se revêem após longos anos, dever-se-iam sentar um diante do outro e não se dizer nada durante várias horas, a fim de que, graças ao silêncio, a consternação possa se saborear a ela mesma.”

maturidade desapego vitória esterilidade? festa festejar agradecer gratidão deixar-se invadir desprezo mau humor bile bills contas destruição de sete universos contra tebas complexo enredo trágico tenacidade já nessa idade circular canalha remordedora remorsura do inteleito baba de vaca mastiga as intrigas rumar a um novo ar impossível formatar grr

Sou requisitado pela filosofia hindu, cujo propósito essencial é soterrar o eu; e tudo que eu faço e tudo em que eu penso é no eu e na desgraça do eu.”

Enquanto agimos, temos uma meta; a ação terminada, esta não tem para nós mais nada de real que a própria meta que buscávamos. Logo, nada havia de bem nisso tudo, era só parte do jogo. Há quem tenha consciência desse jogo enquanto a ação transcorre: esse tipo de homem vive a conclusão já nas premissas, realiza-a virtualmente, degrada o sério a partir do fato mesmo de sua existência.”

Toda vertigem ou agonia não é senão uma experiência metafísica abortada.”

A gente mete-se à besta de querer sondar e afrontar abismos inexauríveis, inextinguíveis… O que isso poderia fazer, matar?! [Claquete.] [Risadas.]

STRANGER THINKERS & FOOT-ISLE UNSER-VICE-ABLE FEET

I am a losing shadow. Under the light of the last happenings I say that nothing utters to exist. Actually, I’d say not

with

standing

the nausea we

live now

and see

the sea

and other things

without pointing

blamelessly

our

thing…ers

fingers

stranger thingers

tinkerman?

people are immense

just like the doors of perception

one more verse and

two more

deceptions

esse evento, crucial para mim, é inexistente, aliás, inconcebível sequer, para o resto dos seres, para todos os demais seres. Salvo para Deus, se essa palavra pode ter um sentido.”

Se tudo é fútil, nem mesmo tudo é fútil.

Um rei jamais entenderia que tudo é igual debaixo do sol.

Eu reajo exatamente como todo mundo e mesmo como aqueles que eu mais menosprezo; mas ao menos eu compenso deplorando-me a cada ato que cometo, bom ou mau.”

COMO PODE?

Se eu sou exatamente a soma de todas as sensações evaporadas que não estão mais aqui (em mim), onde é eu–?

A clarividência é o único vício que torna livre – livre num deserto.”

À medida que os anos passam, o número daqueles com quem se pode conversar decresce. Quando não houver mais ninguém a que se dirigir, finalmente ser-se-á como se era antes de recair sob um nome.”

PLATÃO NÃO PROSAVA

Quando a gente se recusa ao lirismo, <sangrar> uma página se torna uma provação: pra quê escrever bem para dizer exatamente o que se tem a dizer?”

É impossível aceitar ser julgado por qualquer um que sofreu menos que nós. E como cada qual se crê um Jó ignorado…”

Se o paraíso fosse suportável, o primeiro homem ali teria se acomodado. Mas esse mundo também não o é mais.” Seria preciso um paraíso dessa nova versão de paraíso para ver se dessa vez as coisas iriam funcionar (a terra?)…

Aqueles que possuem saúde não estão conscientes disso, caso contrário significa que já é uma saúde comprometida ou em vias de se comprometer. Como ninguém tira proveito, portanto, de sua ausência de deficiências, podemos falar, sem exagero algum, de uma punição justa dos saudáveis.”

Alguns sofrem de infortúnios; outros de obsessões. Quais são os mais dignos de simpatia?”

la vida es [nir]vana

O que é uma crucificação única comparada à crucificação cotidiana que suporta o insone?”

J’étais ivre de mille évidences inattendues, dont je ne savais que faire…”

Seria ótimo que nos preferíssemos ao universo, no entanto nós nos odiamos muito mais do que imaginamos. Se o sábio é uma aparição tão insólita, é porque ele parece engatilhado pela aversão que, tanto quanto por todos os demais homens, ele é obrigado a cultivar por si mesmo.”

Só a visão do fracasso nos aproxima de Deus (seria a visão que Deus tem de nós). O sucesso apenas aliena e nos corta de nossa própria intimidade.

À medida que a gente acumula os anos, se forma uma imagem mais e mais sombria do futuro. Seria só para se consolar de ser excluída? Sim em aparência, não de fato, porque o futuro sempre foi atroz, sem poder o homem remediar seus males a não ser agravando-os, de sorte que a cada época a existência é bem mais tolerável antes de encontrada a solução às dificuldades do momento.”

Nas grandes perplexidades, force-se a viver como se a história estivesse fechada e a reagir como um monstro devorado pela serenidade.”

Se, antigamente, perante um morto, eu me perguntava: <De que serviu pra ele nascer?>, a mesma questão, agora, eu me coloco diante de qualquer ser vivo.”

O excesso de peso que ganha a questão do nascimento não é outra coisa senão o gosto pelo insolúvel levado à insanidade.”

IM.Fucked

Entre a Pirâmide e o Necrotério.

Entre o FMI, o FBI e o IML.

X me insulta. Eu me preparo para revidar. Reflexão feita, eu me abstenho.

Quem sou eu? Qual é meu verdadeiro eu: o da réplica ou o da recuada? Minha primeira reação é sempre enérgica; a segunda, molenga. Aquilo que se denomina <sabedoria> não é mais que uma perpétua <reflexão feita>, ou seja, a não-ação como primeiro movimento.”

Na ansiedade e no pânico, a calma súbita ao pensamento do feto que se foi.”

o pensamento da morte auxilia em tudo, menos a morrer!”

A grande sorte de Nietzsche de ter terminado como terminou. Na euforia!”

Não ter nascido, nada com que se preocupar, que felicidade, que liberdade, que espaço!”

Se o desgosto do mundo lhe conferia a ele apenas a santidade, eu não vejo como eu poderia evitar a canonização.”

É mais fácil avançar com vícios do que com virtudes. Os vícios se entendem uns com os outros, já as virtudes são mutuamente invejosas, se anulando na intolerância.”

Perdoo X. por tudo, por causa de seu sorriso démodé.”

Não é humilde quem se odeia.”

O Tempo, fecundo em recursos, mais inventivo e mais caridoso do que se pensa, possui uma capacidade marcante de vir em nossa ajuda, de nos trazer a qualquer hora alguma nova humilhação.”

Eu sempre cacei a paisagem de antes de Deus. Daí o meu fraco pelo Caos.”

Decidi não mais me prender a ninguém depois que observei que eu sempre terminava por parecer com meu último inimigo.”

Por muito tempo eu vivi com a idéia de que eu era o ser mais normal que já houve. Essa idéia me dava o gosto, a paixão, da improdutividade: qual a vantagem de se fazer valer em um mundo infestado de loucos, chafurdado na estupidez ou no delírio? Por que se desgastar e para qual fim? Só me resta saber se estou inteiramente livre dessa certeza, salvaguarda no absoluto, ruinosa no imediato.”

Não se deveria escrever livros a não ser para dizer as coisas que não se ousa confiar a ninguém.

CAPÍTULO DA TENTAÇÃO

Jesus X Diabo

Buda X Mara

As pessoas não sabem fazer a divisão entre aqueles que pagam caro pelo menor passo em direção ao conhecimento e aqueles, incomparavelmente mais numerosos, que compartilham de uma sabedoria cômoda, indiferente, um saber sem testes ou provas de fogo.”

Dizem, injustamente: ele não tem talento, o que ele tem é estilo.”

Olhar sem compreender, eis o Paraíso. O Inferno, conseqüentemente, seria o lugar em que se compreende, ou se compreende demais…”

É ao julgar sem piedade seus contemporâneos que alguém tem toda a probabilidade de fazer a figura, aos olhos da posteridade, de espírito clarividente. Na mesma machadada, esse alguém renuncia ao lado contingente da admiração, aos riscos maravilhosos que ela impõe. A admiração é uma aventura, a mais imprevisível que há, porque pode até ser que ela termine bem.”

As idéias vêm durante a caminhada, dizia Nietzsche. A caminhada dissipa o pensar, professava Sankara. As duas teses têm fundamento, são igualmente verdadeiras, e cada um pode se assegurar em uma hora, ou quem sabe em um minuto, de suas validades…”

Nenhuma espécie de originalidade literária é ainda possível se não se tortura, se não se tritura a linguagem. Obtém-se o contrário se se restringe à expressão da idéia como tal. Eis aí um setor onde as exigências não variaram desde os pré-socráticos.”

Imagine como seria se um réptil metesse as patas à obra no mundo literário: reformularíamos todos os conceitos, registraríamos todas as percepções dos sentidos, as variações mais ínfimas do toque!”

Tudo que nos pode acontecer de bom vem de nossa indolência, de nossa incapacidade para passar ao ato, para colocar em execução nossos projetos e nossos planos. É a impossibilidade ou a recusa de nos realizar que entretém nossas <virtudes>, e é a vontade de dar nosso máximo que nos conduz ao excesso e aos desarranjos.”

Ame ser ignorado. Não se chega ao auto-contentamento sem se conformar a esse preceito.”

O valor intrínseco dum livro não tem nada a ver com a importância do conteúdo (sem a qual os teólogos o anulariam, e de longe), mas com a maneira de abordar o acidental e insignificante, de dominar o ínfimo. O essencial nunca exigiu o menor talento.”

A sensação de ter 10 mil anos de retardo, ou de antecipação, em relação aos outros, de pertencer aos começos ou aos estertores da humanidade…”

A negação não nasce de um raciocínio, mas de qualquer coisa obscura e anciã. Os argumentos surgem depois, para justificá-la e sustentá-la. Todo não surge do sangue.”

Toda vez que a morte não faz parte dos meus devaneios, tenho a impressão de estar enganando ou induzindo ao erro alguma parte de mim mesmo.”

Há noites que nem os mais engenhosos dos torturadores seriam capazes de inventar. Sai-se às ruas em migalhas, estúpido, absolutamente desorientado, sem lembranças ou pressentimentos, e mesmo sem saber o que se é. Nessas horas é que o dia parece inútil, a luz perniciosa, e mais opressora até do que as trevas.”

Fosse uma larva consciente, ela desbravaria exatamente as mesmas dificuldades, o mesmo gênero do insolúvel que têm de desbravar o homem.”

É melhor ser animal que homem, inseto que animal, planta que inseto, e assim por diante. A salvação? Tudo que apequena o reino da consciência e compromete a sua supremacia.”

Tenho todos os defeitos dos outros e, não obstante, tudo que eles fazem me parece inconcebível.”

Julgando conforme a natureza, o homem foi feito para viver virado para o exterior. Se ele quiser ver em si mesmo, ele precisa fechar os olhos, renunciar a empreender, sair do corrente. Aquilo que se chama <vida interior> é um fenômeno tardio que só foi possível mediante uma desaceleração de nossas atividades vitais, a <alma> não podendo mais emergir nem se satisfazer a não ser às expensas do bom funcionamento dos órgãos.”

A menor variação atmosférica compromete meus projetos, não ouso pronunciar minhas convicções. Essa forma de dependência, a mais humilhante imaginável, nunca deixa de me abater, ao mesmo tempo que ela dissipa o menor naco de ilusões que me restaria sobre minhas possibilidades de ser livre, sobre a possibilidade da própria liberdade como um todo. De que adianta se envaidecer, se se está à mercê do Úmido e do Seco? Desejaríamos antes uma escravidão menos lamentável, e deuses de outra índole.”

Não é nem a dor de se matar, já que a gente sempre se mata tarde demais.”

Quando se sabe de forma absoluta que tudo é irreal, também não se vê por que se fatigar provando-o.”

O que se diria duma reza cujo objeto fosse a religião?”

O espírito que tudo questiona e que todos atinge, depois de mil interrogações, uma apatia quase total, uma situação que o apático conhece precisamente de antemão. Por que a apatia não passa ela mesma de uma perplexidade congênita?”

Que decepção que Epicuro, o sábio de que mais tenho precisão, tenha escrito mais de 300 tratados! E que alívio que eles tenham se perdido!”

– O que você faz da manhã à noite?

– Eu me agüento.”

A velhice é a autocrítica da natureza.”

Tendo desde sempre vivido com medo de ser surpreendido pelo pior; em toda circunstância eu me esforcei por assumir a dianteira, me jogando na desgraça bem antes que ela surgisse.”

Cada qual crê, de uma maneira inconsciente, subentenda-se, perseguir ele só a verdade, que os outros são incapazes de buscá-la e indignos de tê-la. Essa loucura é tão enraizada e tão útil que é impossível representar-se o que adviria conosco caso um dia ela desaparecesse.”

OS AFLITOS POR NATUREZA:O primeiro pensador foi sem dúvida nenhuma o primeiro maníaco do porquê. Mania inabitual, nada contagiosa. Raros são, com efeito, aqueles que dela sofrem, que são carcomidos pela interrogação, e que não podem aceitar nenhum dado porque eles nasceram na consternação.”

Este segundo aqui desapareceu para sempre, ele se perdeu na massa anônima do irrevogável. Ele jamais voltará. Sofro e não sofro. Tudo é único – e insignificante”

Emily Brontë. Tudo que dEla emana tem a propriedade de me comocionar. Haworth é meu lugar de peregrinagem.”

Só Deus tem o privilégio de nos abandonar. Os homens só podem nos soltar.”

Sem a faculdade do esquecimento, nosso passado pesaria de forma tão esmagadora sobre nosso presente que não teríamos a força de encará-lo e revivê-lo um só instante, quem dirá confrontá-lo. A vida não parece suportável senão às naturezas leves, aos esquecidos.” Quem sabe ser viciado em ler não é uma maneira extrema de esquecer quando se tem uma memória muito acima da média.

Plotino, conta Porfírio, tinha o dom de ler as almas. Um dia, sem outro preâmbulo, ele disse a seu discípulo, grandemente surpreso, para não tentar se matar e empreender uma viagem. Porfírio partiu para a Sicília: ele se curou de sua melancolia mas, acrescenta ele repleto de arrependimento, ausentou-se assim à morte de seu mestre, que sobreveio assim que ele partira.”

Faz tempo que os filósofos não lêem mais as almas. Não é seu métier, dir-se-á. É possível. Mas que eles não se admirem se perderem toda a relevância para nós.”

Uma obra só existe se preparada nas sombras com atenção, com o cuidado do assassino que medita seu golpe. Nos dois casos, o que prevalece é a vontade de [a]bater.”

O auto-conhecimento, o mais amargo dos conhecimentos, é também o menos cultivado: pra que, afinal, se surpreender da manhã à noite em flagrante delito de ilusão, rememorar sem piedade até as raízes de cada ato, perdendo causa após causa no seu próprio tribunal?

Todas as vezes que me dá um branco, penso na angústia que devem sentir aqueles que sabem que não se lembram mais de nada. Mas algo me diz que após certo tempo uma alegria secreta os possui, que eles não aceitariam trocar por nenhuma lembrança, mesmo a mais exaltante.”

fanático da indiferença

Quanto mais se é submetido a impulsos contraditórios, menos se sabe a qual deles ceder. Prescindir de caráter é isso e nada mais.”

TEMPONIX, O FILHO DE NIX E CRONOS:O tempo puro, o tempo decantado, livre de eventos, de seres e de coisas, não se assinala salvo em certos momentos da noite, quando sente-se-a avançar, com a única preocupação de preparar a gente para uma catástrofe exemplar.”

Sentir, bruscamente, que você sabe tanto quanto Deus sobre todas as coisas e tão logo, bruscamente, ver desaparecer essa sensação.”

Eu não amo mais que um vulcão resfriado”

Se se pudesse ver pelos olhos dos outros, desaparecer-se-ia ato contínuo.”

Eu dizia a um amigo italiano que os latinos são sem segredos, abertos demais, pra lá de tagarelas, e que eu prefiro as pessoas desfiguradas pela timidez, e que um escritor que não a conhece na vida não vale nada em seus escritos. <É verdade, me respondeu ele. Quando, nos livros, relatamos nossas experiências, elas carecem de intensidade e prolongamento, porque já as contamos cem vezes antes.> E a esse respeito nós ainda conversamos sobre a literatura feminina, sobre sua falta de mistério nos países onde perduraram os salões e o confessionário.”

Cesse l’ascèse!

Vient l’abscès!

A fisionomia da pintura, da poesia, da música, daqui a um século? Ninguém pode figurar. Como após a queda de Atenas ou de Roma, uma longa pausa intervirá, devido à extenuação dos meios de expressão, assim como a extenuação da consciência ela mesma. § A humanidade, para se reconciliar com o passado, deverá se inventar uma segunda inocência, sem a qual ela não poderá jamais recomeçar as artes.”

É impossível ler uma linha de Kleist sem pensar que ele se matou. É como se seu suicídio tivesse precedido sua obra.”

No Oriente, os pensadores ocidentais mais curiosos, mais estranhos, nunca foram levados a sério, por causa de suas contradições. Para nós, é aí precisamente que reside a razão do interesse de que os dotamos. Não amamos um pensamento, mas as peripécias, a biografia de um pensamento, as incompatibilidades e as aberrações que nele se acham, em suma os espíritos que, não sabendo como se pôr em conformidade com os demais e muito menos consigo mesmos, mentem tanto por capricho quanto por fatalidade. Sua marca distintiva? Um naco de astúcia no trágico, um nada de jogo até no incurável…” Porém, diria que, sem paradoxo algum, nós ocidentais também apreciamos no oriental justamente as justaposições de pensamentos impossíveis emanando da suposta unidade…

Se, nas suas Fondations, Thérèse d’Ávila [uma das principais influências de René Descartes] discorre muito tempo sobre a melancolia, é justamente porque ela a considera incurável. Os médicos, diz, nada podem, e a superior de um convento, na presença de doentes desse gênero, só tem um recurso: inspirar-lhes o medo da autoridade, ameaçá-los, despertar-lhes pavor. O método que preconiza a santa segue sendo o melhor: em face dum <depressivo>, sente-se bem que o único eficaz são pontapés, bofetadas, enfim, uma boa duma surra. E é isso mesmo que faz o <depressivo> ele mesmo quando se decide a exterminar sua melancolia: ele emprega grandes meios.”

Com relação a qualquer ato da vida, o espírito faz o papel do estraga-prazeres.”

Tudo que se faz me parece pernicioso, na melhor hipótese inútil. A rigor, eu posso me agitar mas não posso agir. Eu compreendo perfeitamente a expressão de Wordsworth sobre Coleridge: Atividade eterna sem ação.”

Todas as vezes que algo me parece ainda possível, tenho a impressão de ter sido enfeitiçado.”

A única confissão sincera é a que fazemos indiretamente – falando dos outros.”

A consciência é bem mais que a espinha, ela é o punhal na carne.”

ferocidade em todos os estados, menos no da alegria. A palavra Schadenfreude, alegria maligna, é um contra-senso. Fazer o mal é um prazer, não uma alegria. A alegria, única verdadeira vitória sobre o mundo, é pura na sua essência, ela, é, pois, irredutível ao prazer, sempre suspeito em si mesmo e nas suas manifestações.”

Uma existência constantemente transfigurada pelo fracasso.”

O sábio é aquele que consente com tudo, porque ele não se identifica com nada. Um oportunista sem desejos.”

Só conheço uma visão da poesia que seja inteiramente satisfatória: é a de Emily Dickinson quando diz que, em presença de um verdadeiro poema, dela se apodera um tal frio que ela tem a impressão de que nenhum fogo poderá reaquecê-la.”

O grande erro da natureza foi não ter sabido se confinar a um só reino. Ao lado do vegetal, tudo parece inoportuno, mal-vindo. O sol devia ter desdenhado o advento do primeiro inseto, e se mudado assim que irrompera o chimpanzé.”

Se, à medida que se envelhece, a gente escava mais e mais o próprio passado em detrimento dos <problemas> [supostamente o presente, aquilo que vige ainda diante de nós], é sem dúvida porque é muito mais fácil remoer lembranças do que idéias.”

Os últimos a quem perdoamos a infidelidade para conosco são aqueles que decepcionamos.”

<Eu já era Profeta, nos adverte Maomé, quando Adão estava ainda entre a água e a argila.>

… Quando alguém não tem o orgulho de ter podido fundar uma religião – ou ao menos de arruinar uma – como é que se ousa mostrar à luz do dia?”

Só se pode ruminar sobre a eternidade estirado num leito. Não foi ela durante um período considerável a principal preocupação dos Orientais? Não supervalorizam eles a posição horizontal?

Assim que se deita, o tempo pára de se desbordar, e de contar. A história é um produto de uma canalha vertical.

Enquanto animal vertical que é, o homem deveria adquirir o hábito de olhar diante de si, não somente para o espaço mas também para o tempo. A que lamentável origem não remonta o Devir!”

Todo misantropo, por mais sincero que seja, lembra por momentos aquele velho poeta imobilizado em seu leito e completamente esquecido, quem, furioso contra seus contemporâneos, decretara que não mais desejava receber qualquer um. Sua mulher, por caridade, chama-o de tempos em tempos à porta.”

Uma obra está terminada quando não se a pode melhorar, conquanto se a reconheça como insuficiente e incompleta. O autor já se esforçou tanto, encontra-se de tal forma excedido e nos seus limites, que não tem mais a coragem de mexer numa só vírgula, por mais indispensável ou supérflua que ela seja ao texto, numa milésima revisão. O que decide do grau de completude duma obra não é de forma alguma uma exigência da arte ou da verdade, mas tão-só a fadiga, e, ainda mais, o desgosto.”

Atenção ao contraste: ao passo que exige-se um simulacro de invenção da menor frase que se deve escrever, basta um pouquinho só de atenção para entrar num texto, mesmo que difícil. Bosquejar um simples cartão-postal se aproxima mais duma atividade criativa que ler a Fenomenologia do Espírito.”

O budismo designa a cólera <mancha do espírito>; o maniqueísmo, <raiz da árvore da morte>. Eu sei. Mas do que isso me serve?”

Ela me era completamente indiferente. Pensando, de repente, depois de tantos anos, que, acontecesse o que acontecesse, eu não a veria de novo, faltou pouco para eu ter um troço. Não compreendemos o que é a morte se não lembramos, de supetão, da figura de alguém que nada significou para nós.”

À medida que a arte se afunda no impasse, os artistas se multiplicam. Essa anomalia cessa, enquanto anomalia, se se considera que a arte, em vias de desaparecimento, agora é ao mesmo tempo impossível e fácil.”

Ninguém é responsável por aquilo que é e nem mesmo por aquilo que faz. Isso está na cara e todo mundo nisso mais ou menos convém. Por que então exaltar ou denegrir? Porque existir equivale a avaliar, a emitir julgamentos, e também porque a abstenção, quando não se trata de efeito da apatia ou covardia, demanda um trabalho que ninguém deseja assumir.”

Toda forma de ódio, mesmo direcionada ao bem, traz consigo alguma comoção mental.”

Os pensamentos menos impuros são aqueles que surgem entre as nossas preocupações, nos intervalos de tédio, nesses instantes de luxo que se auto-oferece nossa miséria.”

As dores imaginárias são de longe as mais reais, uma vez que delas temos necessidade constante e as inventamos porque não teriam meios de acontecer jamais.”

Se é próprio do sábio o não fazer nada inútil, ninguém me ultrapassará em sabedoria: eu não me rebaixo nem mesmo às coisas úteis.”

É impossível imaginar um animal degradado, um sub-animal.”

Se pudéssemos ter nascido antes do homem!”

Devo confessar que não menosprezo todos esses séculos nos quais não se ocuparam doutra coisa que chegar a uma definição de Deus.”

A maneira mais eficaz de se subtrair de um abatimento motivado ou gratuito é pegar um dicionário, de preferência de uma língua que se conhece, mas pouco, e procurar várias palavras, desde que sejam palavras que, com certeza, nunca vamos utilizar na vida.”

Traduzir antes de ler, um novo ofício. Vagas abertas!

Enquanto se vive aquém do terrível, encontra-se uma multidão de palavras para exprimi-lo; assim que se o conhece por dentro, já não se acha expressão.”

As desconsolações de toda sorte passam, mas o fundo de que elas procedem subsiste sempre, e ninguém tem o domínio sobre ele. Ele é inatacável e inalterável. Ele é nosso fatum.”

Lembrar-se, em meio ao furor e à desolação, que a natureza, como diz Bossuet, não consentirá em nos deixar demasiado tempo <esse pouco de matéria que ela nos emprestou>.

<Esse pouco de matéria> – de tanto pensar nisso chegamos à calma, a uma calma, isso lá é verdade, que mais valeria nunca termos conhecido.”

O paradoxo não é a entrada em cena de enterros, matrimônios, nascenças. Os eventos sinistros – ou grotescos – exigem o lugar-comum, o terrível, como o penoso, não se acomodam senão no cliché.”

Por mais desenganado que se seja, é impossível viver sem alguma esperança. Todos a sustém, ainda que à revelia, e essa última esperança inconsciente compensa todas as outras, explícitas, que já foram rejeitadas ou exauriram.”

Quanto mais anos a gente acumula, mais a gente fala da desaparição como de um evento distante, altamente improvável até. Quem se tornou tão apegado à vida adquire uma inaptidão para a morte.”

Não perdoamos senão as crianças e os loucos por serem francos conosco: os outros, se eles têm a audácia de imitá-los, arrepender-se-ão cedo ou tarde.”

Para ser <feliz>, é necessário ter constantemente presente ao espírito a imagem das desgraças de que se escapou. Essa seria para a memória uma forma de se readquirir, visto que, não conservando, de hábito, senão as infelicidades passadas, ela se dedica a sabotar a felicidade e assim chega ao êxito.”

Depois de uma noite em branco, os passantes parecem uns autômatos. Ninguém parece respirar ou andar. Cada qual parece movido por uma energia estranha: nada de espontâneo; sorrisos mecânicos, gesticulações de espectros. Espectro você mesmo, como seria você capaz de ver nos outros seres viventes?”

Ser estéril – com tantas sensações! Perpétua poesia sem palavras.”

A fadiga pura, sem causa, a fadiga que sobrevém como que caída do céu: é através dela que me reintegro ao meu eu, que me sei <eu>. Se ela desaparece, não sou mais que um objeto inanimado.”

Tudo que ainda vive no folclore vem de antes do cristianismo. – Tudo que ainda vive dentro de nós também.”

Quem teme o ridículo não irá jamais longe demais, para o bem ou para o mal, e continuará aquém de seus talentos, e mesmo que tivesse algum gênio seria tido como um medíocre.”

NÓS, CONTEMPLADORES PROFISSIONAIS:<Em meio a vossas atividades mais intensas, detende-vos um só instante a fim de ‘contemplardes’ vosso espírito>, – essa recomendação certamente não está destinada a quem <contempla> seu espírito noite e dia, e que, portanto, não tem por que se interromper, sob a boa desculpa de que ele não desenvolve nenhuma <atividade>.” Quando não contemplamos nosso espírito enfim é que nos sentimos donos de uma identidade a-problemática.

Só dura aquilo que foi concebido na solidão, em face de Deus, acredite-se n’Ele ou não.”

A paixão pela música é já ela mesma uma confissão. Sabemos mais sobre um desconhecido que a admira que sobre qualquer um que lhe seja insensível e com quem trombemos todos os dias.”

Não se medita sem gostar de repetições.”

Enquanto o homem estava a reboque de Deus, avançava lentamente, tão lentamente que ele nem mesmo se apercebia disso. Desde que não vive mais à sombra de ninguém, ele se agita, se estressa, e daria qualquer coisa para recuperar a cadência ancestral.”

Perdemos ao nascer tanto quanto perdemos ao morrer. Tudo.”

Saciedade – acabo de pronunciar essa palavra, e já não sei mais a propósito do quê, já que ela se aplica a tudo que sinto e penso, a tudo que amo e detesto, à própria saciedade.”

Nunca matei ninguém, eu faço melhor: matei o Possível, e, exatamente como Macbeth, o que mais tenho necessidade é de orar, se bem que, não mais que ele, não posso dizer Amém.”

É um milagre não sofrer de insônia na cidade.”


ME DEIA

remedeio a falta de remédios com remendos

remedeia ela os pecados do mundo e do sangue matando os filhos e

extirpando suas vidas secando seus corpos duros

sem fluxos nem eflúvios a não ser progressivamente os da

podridão.


bistrot, o barcOpOSujO francês.


O BARZINHO

O barzinho é freqüentado por velhos que dormem no asilo que fica no fundo da cidadezinha. Lá eles ficam por horas, todos os dias, se bobear, copo na mão, se olhando sem falar nada. É aí que, como à intervenção dum relâmpago, um deles se desembesta a contar algum causo engraçado ou curioso, alguma anedota fictícia muito antiga de sua vida, quando tinha bem mais cores. Ninguém escuta, se bem que ninguém ri. Ninguém ri dele nem ninguém ri de coisa alguma. Ninguém troça ou despreza. Ninguém ignora ou é seletivo na atenção. Não ficam na sua, porque não existe mais “sua”. Ninguém é solícito ou bom ouvinte, mas todos o são, ao mesmo tempo, porque não existe a menor resistência. Entre mesas, cadeiras e essas “pessoas”, ninguém nunca sabe o que pode ser mais móvel ou interativo. Na verdade a pessoa, para chegar a esse estado, tem de decair e decair por anos a fio, numa longa viagem ladeira da senilidade e da banalidade abaixo, num se-foder diário imperceptível a olho nu. Se fosse antigamente, na vida camponesa, teriam sufocado um desses velhotes com uma almofada, por compaixão e praticidade. Melhor que vê-lo babar que nem um idiota o resto de seus dias, consumindo recursos da lavoura. Fórmula incomparavelmente mais sábia e humanizada, aperfeiçoada por cada família num insólito consenso independente. Conduta muito superior a pegar velhos inválidos, reuni-los em rebanho, confiná-los a aposentos fedorentos e apertados, sem circulação do ar, para refletir sua penosamente involuída conformação mental. A cura do tédio pelo mais cretino estupor – ou a cura do estupor via o tédio mais cru e cruel?!


Às vezes quem joga água no chopp só quer hidratar sua vida

Às vezes quem joga sêmen no café só quer despertá-la para novas sensações


Une ancienne femme de chambre à mon «Ça va?» me répondit sans s’arrêter : « Ça suit son cours ». Cette réponse archibanale m’a secoué jusqu’aux larmes.”

Vivíamos no campo, eu estava na escola, e, detalhe importante, eu dormia no mesmo quarto que os meus pais. À noite meu pai tinha o costume de ler para minha mãe. Conquanto fosse padre, ele lia todo tipo de coisa, pensando sem dúvida que, haja vista minha pouca idade, não me era possível compreender. Na maioria das vezes não escutava nada e acabava dormindo, a não ser que por alguma razão a estória me fisgasse. Uma noite afiei minha audição. [<É fan-tás-ti-co!!>] Meu pai lia uma biografia de Rasputin, na cena em que o pai, no leito de morte, chama o seu filho e diz: <Vai para São Petersburgo, torna-te mestre de toda a cidade, não te curves diante de ninguém e nada teme, porque Deus não passa de um porco velho.>

Uma tal enormidade na boca de meu pai, para quem o sacerdócio não era nenhuma brincadeira, me impressionou tanto quanto um incêndio ou um terremoto. Não cesso de lembrar cada segundo claramente – e já faz mais de meio século desse dia –, e depois da comoção senti uma espécie de prazer desconhecido, não-familiar, não ousaria dizer perverso…”

Mais de um desequilíbrio – que digo eu, talvez todo desequilíbrio! – provém de uma vingança longamente adiada. Saibamos explodir! Qualquer doença é mais saudável que aquilo que suscita um rancor entesourado.” Os sonhos do idílio infantil que não pode mais ser revivido se tornando o palanque político da execração e do escracho de quem sempre mereceu ser rebaixado, e que agora eu rebaixo até quando estou descansando em paz: A****** FASCISTA, A****** RACISTA! Ninguém vai votar em você, seu B********!

«Mon neveu, c’est clair, n’a pas réussi; s’il avait réussi, il aurait eu une autre fin. — Vous savez, madame, ai-je répondu à cette grosse matrone, qu’on réussisse ou qu’on ne réussisse pas, cela revient au même. — Vous avez raison», me répliqua-t-elle après quelques secondes de réflexion. Cet acquiescement si inattendu de la part d’une telle commère me remua presque autant que la mort de mon ami.”


MAIS NATURAL DO QUE SE PENSA

“— Oh, que pena, me dizia você, que Fulano não tenha produzido nada…

E daí?! Ele existe. Se ele tivesse deixado livros, se ele tivesse tido o azar de <realizar-se>, nós nem estaríamos, pra começo de conversa, falando sobre ele! A vantagem de ser um qualquer é mais rara que a de autor. Produzir é fácil; o que é difícil é desdenhar fazer o uso de suas habilidades.”

ginecologistas se apaixonam por suas clientes (o que não é normal, pois todo corpo por dentro é feio), coveiros têm filhos, doentes incuráveis fazem mil projetos, até os céticos escrevem…”


os grandes desastres nada subsidiam no plano literário ou religioso. Só as meias-desgraças são fecundas, porque, primeiro, elas podem ser, e segundo, são um ponto de partida; já os pastos de um inferno bem-acabado são tão estéreis quanto o paraíso.”

Essas pessoas que entra década, sai década continuam as mesmas são literalmente zumbis, nada de ser vivo. Não estão cumprindo com o devir. Não sabemos reagir a essas <aparições> diurnas!

Eu sei que eu não valho nada, mas em compensação não creio ter chafurdado tanto assim para que me retratem num livro!”

Não faz sentido ter dó de um cachorro. Ele não se lembra de nada do que vive. Ele não retém o ruim que lhe sucede…

Um desconhecido vem me contar que ele matou não sei quem. Ele não é procurado pela polícia, porque ninguém suspeita dele. Sou o único a saber que ele é o assassino. O que fazer? Eu não tenho a audácia nem a deslealdade (porque ele me confiou um segredo, e que segredo!) de denunciá-lo. Me sinto seu cúmplice, e me resigno a ser preso e punido como tal. Ao mesmo tempo, considero que isso seria a suprema tolice. Talvez vá denunciá-lo agora mesmo. E é quando eu acordo.

O interminável é a especialidade dos indecisos. Nada se resolve na vida desses sujeitos, e ainda menos nos pesadelos, digo, sonhos, onde não cessam de perpetuar suas hesitações, sua covardia, seus inesgotáveis escrúpulos. Estes são os mais aptos a péssimas noites de sono.”

JOWDAY:Um filme sobre as bestas selvagens: crueldade sem parar a todas as latitudes. A <natureza>, torturadora do gênio, imbuída dela mesma e de sua obra, exulta não sem razão: a cada segundo, tudo que vive arrepia e faz arrepiar.A piedade é um luxo bizarro, que só os mais pérfidos e mais ferozes dos seres poderiam ter inventado, por precisão de se autopunirem e de se autotorturarem, por ferocidade pura e simples.”

Sobre o outdoor que, à entrada duma igreja, anuncia A Arte da Fuga, alguém pichou: Deus está morto. E tudo isso a propósito de um músico que testemunha que Deus, à hipótese de que ele seja mesmo um defunto, pode ressuscitar, pelo menos o tempo que durar nossa audição dessa cantata ou, justamente, daquela fuga [fuga é um modo clássico de compor, daí o trocadilho]!”

DESCRIÇÃO DE UM ALOÍSIO: “Passamos pouco mais de uma hora juntos. Ele aproveitou cada minuto se gabando. De tanto se esforçar para dizer algo interessante de si mesmo, ele obteve sucesso, eu diria que ele me venceu. Se ele tivesse se dirigido apenas elogios razoáveis, tê-lo-ia achado incrivelmente entediante e arranjaria um jeito de me escafeder em 15 minutos. Mas, ao exagerar, ao fazer direitinho o seu papel de fanfarrão, ao dar tudo de si, ele praticamente chegou lá: da aparência ao espírito faltou bem pouco! O desejo de parecer refinado não depõe contra o refinamento! Um débil mental, se pudesse recuperar o orgulho, a vontade de se ostentar, conseguiria mudar totalmente seu aspecto, de fato voltaria a ser uma pessoa inteligente.”


O ELOGIO DO DOIDIVANAS

DE TANTO QUERER SER ACABOU SENDO

COMIDA DE LOBO SEU NOME

ACREDITE NO SEU POTENCIAL

POTENCILA

He…sito, logo sou.

Quem disse que o pavão não é elegante?


A diferença entre um presumido e um idiota é que um presumido não se acha de modo algum um idiota!

DESCRIÇÃO DE UM JESUS: “X., que já ultrapassou a idade dos patriarcas, depois de teimar, durante um bom bocado, numa discussão coletiva, contra uns e outros, me disse: <A grande fraqueza da minha vida teria sido nunca odiar ninguém.>

O ódio não diminui com a passagem dos anos: ele só aumenta. Aquele de um senil atinge níveis complicados até de imaginar: tornado insensível a suas antigas afecções, todas as suas faculdades são dirigidas aos rancores, os quais, miraculosamente revigorados, sobreviverão mesmo à erosão de sua memória e razão.

… O perigo de conviver demais com velhos vem de observá-los tão distanciados e desapegados dos outros, e tão incapazes de qualquer aproximação a essa altura do campeonato, que fantasiamos muito mais as vantagens de sua condição do que eles jamais usufruem na realidade. E essa estima, real ou fictícia, da lassidão ou da rabugice naturais da idade incitam à presunção.”

Cada família tem sua filosofia. Um dos meus primos, morto ainda jovem, me escrevia: <Tudo é assim, sempre foi e sempre será sem dúvida nenhuma até que já não haja mais nada.>

Minha mãe, por seu turno, sempre encerrava assim suas cartas: <De tudo que o homem tente, ele se arrependerá, cedo ou tarde.>

Esse vício do arrependimento, eu não posso nem mesmo me gabar de ter adquirido por minhas próprias desilusões. Ele me precede, faz parte do patrimônio da minha tribo. Meu principal legado é a inaptidão à ilusão!”

Em contínua insurreição contra minha ascendência, toda a minha vida eu desejei ser outro… Espanhol, russo, canibal,–tudo, tudo, menos o que eu sou. É uma aberração se valorar diferente do que se é, de esposar em teoria todas as condições exceto a sua própria.”

O dia que li a lista de quase todos os sinônimos disponíveis em sânscrito para se referir à palavra <absoluto>, compreendi que errei de caminho, de país, e de idioma.”

Uma amiga, depois de não sei quantos anos de silêncio, me escreveu dizendo que não tinha mais muito tempo, que se avizinhava da entrada do <Desconhecido>… Esse clichê me faz franzir. Não discirno bem no quê se poderia entrar pela morte. Qualquer afirmação nesse terreno já me parece abusiva. A morte não é um estado, ela não é nem sequer uma passagem. O que ela é, pois? E, sendo clichê, vou me meter a responder minha amiga?”

É capaz de eu mudar de opinião sobre um mesmo assunto, um mesmo evento, 10, 20, 30 vezes no espaço de um dia. E dizer, a cada vez, como o último dos impostores, que ouso pronunciar a <última palavra>!”

Algumas pessoas são tão velhas que parecem apopléticas, jurássicas. Uma velha, uma vez, <avançava> em semi-círculo por horas, à minha frente, contemplando o solo (curvada, a única coisa que podia contemplar), em passinhos inimaginavelmente lentos e hesitantes. Poder-se-ia acreditar que aquela criatura aprendia ali a caminhar, que ela tinha medo a cada novo gesto de não saber ou de ter esquecido como se colocam os pés em movimento.

… Tudo que me aproxima do Buda me soa bom.”

Somos pulgas e a Terra é o caixão-cachorro.

<Tudo é desprovido de fundamento e substância>, eu sempre mo repito, nunca sem sentir qualquer coisa próxima à felicidade. O chato é que há uma quantidade imensa de vezes em que não chego a mo repetir…”

Ah! que pena que nunca nos afogamos!… Mais fácil dizer que nos afogueamos.

Alguns escritores, na língua nativa, soam como se estivéssemos lendo alguém num idioma estrangeiro que conhecemos apenas razoavelmente: reconhecemos um sentido aqui, um grupamento de palavras ali, nada mais que isso, mas damos braçadas em sopas de letras insignificantes entre essas ilhas. Um bom exercício de atletismo úmido.

Me é absconso o ritmo dos mares!

Atividade e desonestidade são termos correlacionados.”

A risada desapareceu, depois desapareceu o sorriso.” – autor desconhecido

Não é fácil falar de Deus quando não se é um crente nem um ateu: e este é sem dúvida nosso drama particular, o de todos nós, teólogos inclusos, de não mais podermos ser nem um nem outro.”

Para um escritor, o progresso rumo à autonomia e à felicidade é um desastre sem precedentes. Ele, mais do que ninguém, tem necessidade de seus defeitos: se ele triunfa, está perdido. Que ele se guarde de se tornar alguém melhor, porque se conseguir, se arrependerá amargamente.”

“Deve-se desconfiar das luzes que se possui sobre si próprio. O conhecimento que temos de nós mesmos indispõe e paralisa nosso demônio. É aí mesmo que deve ser buscada a razão de por que Sócrates jamais escreveu.”

O que torna maus poetas ainda piores é que eles só lêem poetas (como o mau filósofo só lê filósofos), embora fossem tirar muito mais proveito de um livro de botânica ou geologia. Não nos enriquecemos a não ser freqüentando disciplinas estrangeiras à nossa. Isso só é verdade, bem entendido, para os domínios em que o eu participa.”

Tertuliano nos indica que, para se curar, os epilépticos iam <chupar com avidez o sangue dos criminosos derramado na arena>. Se eu desse ouvidos aos meus instintos, seria esse o único gênero de terapêutica que eu adotaria para todas as doenças.”

Tem você o direito de se indignar contra alguém que o chame de monstro? O monstro é sozinho por definição, e a solidão, mesmo a da infâmia, supõe qualquer coisa de positivo, uma eleição um pouco especial, mas de qualquer forma eleição, inegavelmente.”

Dois inimigos são um mesmo homem dividido.”

«Não julgue ninguém antes de se pôr no lugar dessa pessoa.» Esse velho provérbio torna impossível qualquer julgamento, porque julgamos alguém justamente porque não podemos nos pôr em seu lugar.”

Quem ama sua independência deve se prestar, a fim de salvaguardá-la, a qualquer depravação, se arriscar até, se for preciso, a ser ignominioso.”

Nada mais abominável que a crítica e, com muito mais razão, o filósofo em cada um de nós: se eu fosse poeta, reagiria como Dylan Thomas, que, assim que alguém comentava seus poemas em sua presença, se jogava no chão e começava a se contorcer.”

Todos que se iram cometem injustiça atrás de injustiça, sem sentir o menor remorso. Do mau humor somente. – O remorso é reservado aos que não agem, aos que não podem agir. Ele os previne de qualquer ação, ele os consola de sua ineficácia.”

A maioria de nossas decepções vêm de nossos primeiros movimentos. O menor élan se paga mais caro que um crime.”

Os aventureiros e os aleatórios estão em desvantagem em relação aos doentes, os perseguidos e as vítimas de toda sorte de coisas e circunstâncias. Porque, se eles vivem, eles não têm lembranças de uma vida. As lembranças exigem provas, testemunhas e a fixação da sensação.”

Gostamos de quem causa uma forte impressão. Vamos atrás dessas pessoas no nosso dia a dia. O vaidoso é quase sempre irritante, na massa de energia que ele é obrigado a pôr em movimento a cada aparição: é um chato que bem gostaria de não sê-lo, a bem da verdade. No fim, todos acabam suportando o chato, e ele se torna uma figura indispensável. Em compensação, quem não visa a efeitos nos deixa pálidos de raiva. Que dizer-lhe, que esperar dele? Ou exploramos o que resta do macaco em nós, ou é melhor nem sairmos em público.”

Não é o medo de empreender, é o medo de ter sucesso que explica mais de um fracasso.”

Eu gostaria de uma reza cheia de palavras acutilantes. Mas, infelizmente, toda reza é igual pra todo mundo. Essa é uma das maiores dificuldades da fé.”

Só podemos suportar o futuro enquanto não tivermos a segurança de poder nos matar no momento desejado.”

Nem Bossuet, nem Malebranche, nem Fénelon se dignaram a comentar os Pensées. Aparentemente, Pascal não lhes parecia grave o bastante.”

O antídoto do tédio é o medo. O remédio deve ser mais forte que o mal.”

Inclusive para emergir à minha superfície sou obrigado a estratagemas que só de pensar já me ruborizam.”

Houve um tempo em que, cada vez que eu sofria qualquer afronta, para afastar de mim toda veleidade de vingança, eu me imaginava bem calmo em minha própria tumba. E logo eu serenava. Não subestime seu cadáver: ele pode servir à ocasião. Mas não exagere o recurso: o próprio papa Inocêncio IX só olhava seu retrato, figurado num caixão, quando precisava tomar decisões de vida ou morte.”

Todo pensamento deriva de uma sensação contrariada.”

A única maneira de conhecer os outros em profundidade é seguir rumo ao mais profundo de si mesmo. Noutros termos, é tomar o caminho inverso dos que se dizem espíritos <generosos>.”

<A bendição da minha vida foi que eu jamais tive necessidade de uma coisa antes de possuí-la!>, me disse uma vez um rabino.”

Ao permitir o homem, a natureza cometeu muito mais que um erro de cálculo: um atentado contra si mesma.”

O medo torna consciente, o medo mórbido e não o medo natural. Se assim não fosse, os animais teriam atingido um grau de consciência superior ao nosso.”

Quanto ao orangotango propriamente dito, o homem é antigo; quanto ao orangotango histórico, ele é relativamente recente: um recém-chegado que ainda não teve o tempo de aprender a se portar na vida.”

Depois de certas experiências, o mais correto seria mudar de nome, porque então já somos outros. Tudo ganha um novo aspecto, a começar pela morte. Ela parece próxima e desejável, reconciliamo-nos com ela, e até aprendemos a tomá-la pela <melhor amiga do homem>, como a chama Mozart numa carta a seu pai agonizante.” Eu me rebatizei aos 20.

Deve-se sofrer até o fundo, até o momento em que cessa-se de acreditar no sofrimento.”

«A verdade permanece oculta a quem alimenta o desejo e o ódio.» (Buda)

… Ou seja, a todos os vivos.”

Atraído pela solidão, ele continua, no entanto, no século: um monge sem coluna.”

«Você fez mal em apostar em mim.»

Quem poderia usar essa linguagem? – Deus e o Fudido.”

Tudo que completamos, tudo que sai de nós, aspira a esquecer suas origens, e não prospera a não ser se voltando contra nós. Daí o signo negativo que demarca todos os nossos sucessos.”

Não se pode falar nada de porra nenhuma. Não haveria um limite para o número de livros.”

O fracasso, mesmo reprisado, parece sempre novo, enquanto que o sucesso, ao se multiplicar, perde todo o interesse, toda a atração. Não é a desgraça, é a felicidade, a felicidade insolente, é vero, que conduz à acidez e ao sarcasmo.” Depois da pizza é que vem a azia!

Um inimigo é tão útil quanto um Buda. (…) ele deixa tudo em ordem para que não nos demonstremos indignos da idéia que ele faz de nós.” Dignidade é meu nome, se eu tenho um só.

Firmamo-nos, chegamos melhor a ser seres firmes, quando aprendemos a reagir contra os livros negadores,¹ dissolventes, contra sua força nociva. Os livros fortificantes, em suma, pois eles suscitam a energia que os nega.² Quanto mais um livro contém de veneno, mais ele exerce um efeito salutar, desde que seja lido à contra-corrente, como todo livro deve ser lido, começando pelo catecismo.”

¹ (20-04-2023) Nota interessante: minha restrição a ler Émil Cioran por vários anos foi o que se falava sobre Émil Cioran. Pensava que ele era um destes autores de livros negadores! Suponho que o leitor ingênuo assim o trate, e teria motivos, em sua visão estreita – mas o caso é bem outro…

² (id.) O fim da frase inverte todo o raciocínio explicitado na nota 1: os livros negadores são os afirmadores, os melhores. Nesse sentido, a Bíblia não é nada negadora, etc. Cioran estaria sendo bem-avaliado pelos “leigos”: porém os leigos, aqueles referidos na primeira nota, são meros niilistas passivos, jovens, jovens demais. I am Orangutan! O princípio retirado por Cioran mais adiante não é nada misterioso ou nonsense: todo veneno é um antídoto também; o que não mata fortalece.

O maior serviço que se pode prestar a um autor é o de interditá-lo de trabalhar durante um tempo determinado. É necessário aplicar tiranias de curta duração, extensíveis a toda atividade intelectual. A liberdade de expressão sem interrupção alguma expõe os talentos a um perigo mortal, obriga-os a se desgastar além de seus recursos e os impede de estocar as sensações e experiências. A liberdade sem limites é um atentado contra o espírito.” O escritor milionário deve ser um verdadeiro asceta, muito disciplinado, se não quiser ser apenas uma piada para a próxima geração.

A pena de nós mesmos é menos estéril do que se pensa. Desde que se sinta o menor acesso, adquire-se uma pose de pensador, e, maravilha das maravilhas, chega-se mesmo a pensar.”

A máxima estóica segundo a qual devemos sofrer resignada e silenciosamente as coisas que não dependem de nós leva em conta apenas as desgraças exteriores, que escapam à nossa vontade. Mas e às que vêm de nós mesmos, como reagir? Se nós formos a fonte de nossos males, a quem nos dirigir? a que recorrer? a nós mesmos? Providenciaremos, de forma contente, o esquecimento de que nós somos os verdadeiros culpados; logo, a existência só é tolerável se renovamos a cada dia essa mentira e esse olvido.”

Minha vida toda eu vivi com o sentimento de ter sido afastado de meu verdadeiro lugar. Se a expressão «exílio metafísico» não tivesse nenhum sentido, minha existência sozinha lhe emprestaria um.”

A fim de salvar a palavra «grandeza» da pompa excessiva, não nos deveríamos servir dela a não ser a propósito da insônia ou da heresia.”

Quer a ironia que não haja pessoa mais vulnerável, mais suscetível, menos disposta a reconhecer seus próprios defeitos que o maledicente. Basta com citar-lhe uma ligeira reserva para que ele perca a continência, se superexcite e se afunde em sua bile.” Keila Virgínia.

É normal que o homem não se interesse mais pela religião, mas pelas religiões, porque é só através delas que ele estará em vias de compreender as múltiplas versões de seu colapso espiritual.”

as irrecusáveis verdades do marasmo”

«Maldito seja aquele que, nas futuras reimpressões das minhas obras, modificar deliberadamente o que quer que seja, uma frase, ou somente uma palavra, uma sílaba, uma letra, um sinal de pontuação!»

Foi o filósofo Schopenhauer ou foi o escritor Schopenhauer que fez Schopenhauer falar assim? Os dois ao mesmo tempo, e essa conjunção (estilo deslumbrante com que se sonha deparar em qualquer obra filosófica) é muito rara. Um Hegel jamais proferiria maldição semelhante! Nem algum outro filósofo de primeira grandeza, salvo Platão.”

Não há nada de mais exasperante que a ironia sem falha, sem intervalo, que não deixe tempo para respirar, e ainda menos para refletir, que, ao invés de ser elusiva, ocasional, é massiva, automática, nos antípodas da sua natureza essencialmente delicada. Tal é em geral o uso que dela faz o alemão, o ser que, por ter sido o que mais meditou acerca da ironia, é o menos apto a manejá-la.” A ironia é que ele foi irônico demais… Deixe para os britânicos, pois eles levam isso a sério (ou não)!

Nada provoca a ansiedade, ela procura se justificar, e, para conseguir, se serve de qualquer método, dos pretextos mais miseráveis, nos quais pega carona, uma vez que os tenha inventado. Realidade em si que precede suas expressões particulares, suas variedades, ela se suscita, ela se engendra por si mesma, ela é «criação infinita», mais propícia, como tal, a evocar maquinações da divindade que a da psique.”

Tristeza automática: um robô elegíaco.”

Diante de uma tumba, as palavras: jogo, impostura, brincadeirinha, sonho, se impõem. Impossível pensar que existir seja um fenômeno sério. A certeza de uma fraude de começo, lá da base. Dever-se-ia cunhar no frontão dos cemitérios: «Nada é trágico. Tudo é irreal.»

Não esquecerei tão cedo a expressão de horror em seu rosto, o esgar, o pavor, a desconsolação extrema, e a agressividade. Ele não estava feliz, não mesmo. Jamais vi alguém tão mal na alegria de seu caixão.”

Não procura nem adiante nem detrás de ti, procura em ti mesmo, sem medo ou arrependimento. Ninguém se ensimesma tanto a ponto de se tornar por isso escravo do passado ou do futuro.”

É deselegante se desaprovar alguém por sua esterilidade, quando ela é postulada [voluntária], quando ela é seu modo de auto-realização, seu sonho…”

As noites que nós dormimos são como se jamais tivessem sido. Só nos restam na memória aquelas em que não pregamos o olho: noite quer dizer noite branca.”

Eu transformei, porque não consegui resolvê-las, todas as minhas dificuldades práticas em dificuldades teóricas. Face ao Insolúvel eu respiro, enfim…” Demonstra que é um bom filósofo. Se isso é bom ou ruim, há que se filosofar a respeito…

A um estudante que queria saber minha opinião acerca do autor do Zaratustra, eu respondi que eu tinha parado de lê-lo há muito tempo. Por quê? mo perguntou. – Porque eu o acho ingênuo demais

Repreendo seus entusiasmos e até seus fervores. Ele demoliu os ídolos unicamente para substituí-los por outros. Um falso iconoclasta, com facetas adolescentes, e não sei que virgindade, que inocência, inerentes à carreira de solitário. Ele não observou os homens a não ser de longe. [E como poderia tê-los observado de perto? Só por memórias muito antigas…] Se os visse de perto, jamais poderia conceber nem exaltar o supra-homem, visão excêntrica, risível, senão grotesca, quimera ou capricho que só podia surgir no espírito d’alguém que não tivera tempo de envelhecer, de conhecer a indiferença, o longo desgosto sereno. [Nós solitários somos muito severos especialmente com os de nossa própria espécie; defeito inocente, incorrigível, de nossa natureza.]

Muito mais próximo me é um Marco Aurélio. Nenhuma hesitação de minha parte entre o lirismo do frênesi e a prosa da aceitação: encontro mais conforto, e mais esperança, mesmo, aos pés de um imperador fatigado que ao lado dum profeta fulgurante.”

«Tem o talento necessidade de paixões? Sim, de muitas paixões reprimidas.» (Joubert)¹ Não há um só moralista que não possamos converter em precursor de Freud.”

¹ Joseph Joubert (Montignac (Dordonha)7 de maio de 1754 – Paris4 de maio de 1824) foi um moralista e ensaísta francês, lembrado sobretudo por seus “pensamentos”, publicados postumamente.”

Escrever é o ato menos ascético que pode haver. É paradoxal que os místicos do cristianismo primitivo tenham nos legado tantas obras. Quiçá não era apenas a vontade de renome na posterioridade o que os movia?”

Sempre se deseja a morte na forma duma enfermidade vaga; mas se a teme ao menor sinal de uma doença precisa.” O mal dos românticos. Tuberculose: uma metáfora. Câncer: uma metáfora de um século científico.

Se eu detesto o homem, não poderia dizer com a mesma facilidade: eu detesto o ser humano, porque apesar de tudo há nessa palavra ser qualquer coisa de pleno, de enigmático e de sedutor, qualidades estranhas à idéia de homem.”

No Dhammapada, recomenda-se, para obter a felicidade, seguir a dupla corrente do Bem e do Mal. Que o Bem seja em si mesmo um entrave, nós ainda somos espiritualmente involuídos demais para admitir. Destarte, não alcançaremos a salvação.”

Eu creio, com esse doidivanas do Calvino, que estamos predestinados ao sucesso ou à reprovação dentro da barriga da mãe. Já se viu antes de nascer.”

É livre aquele que discerniu a inanidade de todos os pontos de vista, e liberto aquele que disso soube tirar as conseqüências.” Tudo é vaidade sob o sol, DESTARTE… incipit tragoedia.

Eu suprimia do meu vocabulário palavra atrás de palavra. O massacre acabou. Uma só sobreviveu: Solidão. Acordei realizado.”

Se pude agüentar até o presente, é que a cada abatimento, que me parecia intolerável, um segundo sucedia, mais atroz, depois um terceiro, e assim sucessivamente. Devo estar no inferno, que eu desejaria ver multiplicar em círculos, para poder descobrir uma nova provação, mais rica que a precedente, debaixo do nono, debaixo do décimo círculo. Tudo isso para me convencer da minha teoria mirabolante. É uma boa política, em termos de tormentos, pelo menos. Talvez essa ansiedade seja a sensação predominante do sujeito infernizado, consista em seu único castigo de uma outra vida onde nada parecido se pudesse conceber. [Quem nunca o pensou que empurre o primeiro grande seixo sisífico!]

Chega de corpo. Já basta o eu!”

um sono de muitos períodos cósmicos me revitalizará”

Almas atormentadas se erigem em teoricistas do desapego, em convulsionários que bancam os céticos.”

«Ele era jovem ainda, se muito nos sessenta. Encontraram-no morto no campo. Que queria você? É desse jeito… É desse jeito… É desse jeito…»

Tantos anos para despertar desse sono em que se embalam todos os demais; e em seguida anos e anos para fugir dessa vigília…”

Adão Shepherd Crusoe quis sair de sua Ilha paradisíaca. Ele ia ficar que nem as árvores. Dane-se religião, juramento, prudência, obediência…

Viver é perder o terreno.”

Num livro gnóstico do segundo século de nossa era, diz-se: «A oração do homem triste nunca tem a força para chegar até Deus.»

… Como não se ora a não ser no abatimento, deduzir-se-á que nunca uma oração foi bem-sucedida.”

Na China Antiga, as mulheres, quando estavam com o humor colérico ou depressivas, subiam em pequenos estrados, reservados especialmente para elas nas ruas, e se deixavam levar por suas torrentes de furor e lamentação. Esse gênero de confessionário deveria ser ressuscitado e adotado em todo lugar, nem que fosse só para substituir o da Igreja, obsoleto, ou o dessa ou daquela terapia, inoperante.”

Um livro é um suicídio procrastinado.” Mais de 10.

O único meio de salvaguardar sua solidão é agredir o mundo inteiro, começando por quem se ama.”

Se vossas provações, no lugar de vos expandir, de vos colocardes num estado de euforia enérgica, vos deprimem e vos amarguram, saibais que vós não tendes vocação espiritual.”

Viver na expectativa, depositar sobre o futuro ou sobre um simples simulacro de futuro todo o imaginável, nos é corriqueiro a tal ponto que não concebêramos a idéia da imortalidade senão por pura necessidade de esperar pela eternidade.”

Toda amizade é um drama às escondidas, uma sucessão de feridas sutis.”

 

Lutero morto por Lucas Fortnagel. Máscara terrificante, agressiva, plebéia, de um leitão sublime… que retrata bem os modos de quem nunca será louvado o bastante por ter dito: «Os sonhos são mentirosos; caga na tua cama, só isso é o verdadeiro.»

Mais se vive, menos útil se nos parece o ter vivido.”

Nenhum autocrata jamais deteve tanto poder quanto um miserável na situação de se dispor a se matar ou não.”

Existir é um estado tão inconcebível quanto seu contrário”

Na Antiguidade, os <livros> eram tão custosos que não era possível colecioná-los, a não ser sendo rei, tirano ou… Aristóteles, o primeiro a possuir uma biblioteca digna do nome. Um cômodo a mais a cargo desse filósofo, um homem já tão repleto de ocupações e atribulações…”

Se eu me conformasse a minhas convicções as mais íntimas, cessaria de me manifestar, de reagir de qualquer forma concebível. Porém, sou ainda capaz de sensações…”

Se eu tivesse um mascote, ele seria o Frankenstein.

Durante um exorcismo da Idade Média, enumeravam-se todas as partes do corpo, mesmo as mais mínimas, das quais o demônio era convidado a se retirar: dir-se-ia um verdadeiro tratado louco e oral de anatomia, que seduz pelo seu excesso de precisão, a profusão de minúcias e o inesperado. Uma encantação minuciosa. Saia das unhas! É insensato mas não isento de efeito poético.”

A noite é um grande lixo incomensurável.

A força dissolvente da conversação: entende-se bem por que a meditação e a ação exigem silêncio.”

Ir à Índia por causa do Vedanta ou do budismo, ou à França por causa do jansenismo. Esse último é o mais recente, pois só sucumbiu há 3 séculos.”

Por que o Gita eleva tão alto a <renúncia ao fruto de seus atos>?

Porque essa renúncia é rara, irrealizável, contrária a nossa natureza e realizá-la é destruir o homem que se foi e que se é, matar em si mesmo todo o passado, a obra de milênios, se emancipar, numa só palavra, da Espécie, dessa ralé ignominiosa e imemorial.”

Êxtase embrionário-larval

A verdade reside no drama individual.”

Os verdadeiros escritores-espelhos de um povo são os figurantes, os secundários.”

Minhas afinidades com o byronianismo russo, de Pétchorine [Lermontov] a Stavroguine, meu tédio e minha paixão pelo tédio.”

Os velhos, faltos de ocupações, têm o ar de querer resolver qualquer coisa de muito complicada e de empregar todas as suas capacidades restantes tão logo e tanto quanto possível. Talvez essa seja a única razão de não haver suicídios em massa nessa idade, como deveria haver se eles estivessem um tiquinho menos absorvidos.”

O amor o mais apaixonado não aproxima tanto dois seres quanto o faz a calúnia. Inseparáveis, o caluniador e o caluniado constituem uma unidade <transcendente>, estão colados inexoravelmente. Um calunia, o outro suporta, mas se ele suporta ele está acostumado. E quem se acostuma reclama pela coisa. Ele sabe que seus desejos serão realizados, que não será esquecido jamais, que ele estará, aonde for, eternamente presente no espírito de seu infatigável bem-feitor.” Os canalhas nunca morrem.

O ermitão nômade é a melhor coisa que já fizeram. Chegar a não ter mais ao quê renunciar! Tal deveria ser o sonho de todo espírito desenganado.”

A negação desesperada – a única negação possível.”

Felizardo Jó, tu que não fostes obrigado a resenhar teus gritos!”

Madame d’Heudicourt, [ama de Luís XIV] observa Saint-Simon, não falava bem de ninguém senão com severas restrições. Sem o saber, este pensador formulou uma lei, não da maledicência, mas da conversação em geral.”

Tudo o que vive faz barulho. – Excelente advocacia pelos minerais!

Bach era brigão, competitivo, metódico, mesquinho, ambicioso, ávido por títulos, honras, etc. Ah, então! o que é que isso pode trazer? Um musicólogo, enumerando as cantatas que têm a morte por tema principal, afirmou que nenhum mortal fôra mais nostálgico. Só isso conta. O resto deriva da biografia.”

As questões penosas e daninhas que nos imputam os mal-educados nos irritam, nos desconcertam, e podem ter sobre nós o mesmo efeito dalguns procedimentos técnicos utilizados no Oriente. Uma estupidez grosseira, agressiva, por que não provocaria ela a iluminação? Ela bem vale uma porrada na cabeça.”

O conhecimento é impossível, e, mesmo que não fosse, ele não resolveria nada. Tal é a posição do cético. O que se quer, o que se busca então? Nem ele nem pessoa alguma jamais saberá. O ceticismo é a bebedeira do impasse.”

Assediado pelos outros, tento me descolar, sem grande sucesso. Chego, no entanto, a alcançar, diariamente, por alguns segundos, um diálogo com aquele que eu gostaria de ser.”

Refletir e ser modesto é uma utopia. Desde que começa a masturbação do espírito, ele troca de lugar com Deus e quem quer que seja. Reflexão é indiscrição, trespassamento, profanação. O espírito não <trabalha>, desarranja. A tensão que trai seus progressos e denuncia suas pegadas revela o caráter brutal, implacável. Sem uma boa dose de ferocidade, não se saberia conduzir um pensamento até o final.”

A maioria dos tumultuadores, dos visionários e dos sábios foi ou de epilépticos ou de dispépticos. [quem tem gastrite, azia crônica, gases] Sobre as virtudes do mal mais nobre, há unanimidade; sobre os embaraços gástricos, em contrapartida, reconhecem-se menos méritos. Contudo, nada convida mais a causar tumulto e revolução que uma dor de barriga.”

Minha missão é de sofrer por todos aqueles que sofrem sem o saber. Eu devo pagar por eles, expiar sua inconsciência, a sorte que eles têm de ignorar até que ponto eles são infelizes.” Ah, meu irmão…

Cada vez que o Tempo me martiriza, eu repito que um de nós dois deve saltar, que é impossível continuar indefinidamente nesse tête-à-tête cruel…”


Todo aquele ou tudo aquilo que socorre o depressivo na hora mais fatal lhe parecerá um semi-deus ou um manjar divino. Uma bíblia diferente no meu criado-mudo… Bible Green and Thin… Two books also. Sans ordre alcune. Postmorten and no resurrection.

É incrivelmente irracional acima de qualquer medida antropológica que Deus tenha sido considerado por longo tempo uma solução, e incrivelmente honesta a previsão de que será impossível uma solução melhor – ou mesmo uma equivalente – aparecer daqui em diante.

Fazer figo da opinião dos outros seria encarnar um deus.


César morreu porque não era um tirano. Fosse tirano, teria executado primeiro todos os seus ofensores. Mas eles não podiam suportar sua clemência.”

Não se enterram deuses impunemente, sabe disso a Filosofia cristã.

O fanatismo é a morte da conversação. Não se discute com um candidato a mártir. O que se poderia dizer a alguém que se recusa a penetrar suas razões e que, a partir da hora em que não se inclinam às dele, preferiria perecer que ceder? Viva os diletantes e sofistas, que, pelo menos, penetram em todas as razões…”

Nossos mais próximos são os primeiros a pôr em dúvida nossos méritos. A regra é universal: nem o próprio Buda escapou: era um primo seu principal desafeto, e, somente após esse prelúdio familiar, Mara, o diabo.”

Para o ansioso, não existe diferença entre o sucesso e o fiasco. Sua reação diante de um ou outro é a mesma. Os dois o desarranjam por igual.”

PARA OS DESEMPREGADOS: “Quando eu me preocupo um pouco demais sobre eu não trabalhar, eu me consolo dizendo que poderia muito bem estar morto e que assim trabalharia ainda menos…”

Melhor dentro do esgoto que acima do pedestal.”

Se debater tanto nas conversas quanto um epilético na crise.”

Não há negador que não fique tentado por qualquer sim catastrófico.”

Pode-se estar assegurado de que o homem jamais atingirá de novo profundezas compatíveis com aquelas exploradas no decorrer dos séculos de diálogo egoísta com seu Deus.”

os termos com os quais eu qualifico minha desgraça são os mesmos que definem, em primeiro lugar, <o ser supremo>: Nem um só instante em que não me encontre fora do Universo!”

Aristóteles, Tomás de Aquino, Hegel – três serviçais do espírito. A pior forma de despotismo é a do sistema, em filosofia e em tudo.”

Deus é o que sobrevive à evidência de que nada merece ser pensado.”

Jovem, nada me dava mais prazer que criar inimigos. Hoje em dia, quando me faço um, meu primeiro pensamento é o de me reconciliar com ele, pra que eu não tenha que me ocupar disso. Ter inimigos é uma grande responsabilidade. Meu fardo só me basta, não posso carregar ainda o dos outros.”

A alegria é uma luz que se devora inexaustivamente; é o sol nos seus começos.”

O insólito não é um critério. Paganini é mais surpreendente e mais imprevisível que Bach.”

NINGUÉM NESSE MUNDO É PORRA NENHUMA, FRANGO, GENTE OU URSO POLAR!

Todo dia devíamos repetir: Eu sou um dos que, aos bilhões e borbotões, se movem na superfície da terra. Um deles e nada mais. Essa banalidade justifica qualquer conclusão, desconsiderando todo tipo de comportamento ou ação: voluptuosidade, castidade, suicídio, trabalho, crime, indolência ou rebelião.

… Disso decorre que cada um tem razão de fazer o que faz.”

Tzintzoum. Essa palavra risível designa um conceito maior da Cabala [Zohar]. Para que o mundo existisse, Deus, que era tudo e estava em tudo, consentiu em se contrair, para deixar um espaço vazio que não fosse habitado por ele: é nesse <buraco> que o mundo tomou lugar.

Sendo assim, ocupamos o terreno vago que ele nos concedeu por misericórdia ou por capricho. Para que nós fôssemos, ele se contraiu e desmilingüiu, limitou sua soberania. Nós somos o produto de seu emagrecimento voluntário, de seu apagamento, de sua abstenção parcial. Em sua loucura, ele se amputou de nós. Que falta de bom senso e de bom gosto teve esse Deus, para não se conservar inteiro!”

No Evangelho segundo os Egípcios, [este manuscrito não chegou até nós] Jesus proclama: <Os homens serão vítimas da morte enquanto as mulheres embarrigarem.> E precisa: <Eu vim destruir as obras da mulher.> [WIKIA: <O perdido Evangelho Grego dos Egípcios, provavelmente escrito no segundo quarto do século II d.C., foi citado por Clemente na sua ‘Miscelâneas’ (Stromata), que é a fonte de quase todos os trechos que chegaram até nossos dias.>]

Quando se embarca nas verdades extremas dos gnósticos, amar-se-ia, se possível, ir muito mais longe, dizer qualquer coisa jamais dita antes, algo que petrifique ou pulverize a história, qualquer coisa oriunda de um neronismo [Nero–ismo, crueldade gratuita, particularmente contra os cristãos] cósmico, duma demência do nível da matéria.”

Traduzir uma obsessão é projetá-la fora de si, é alvejá-la, é exorcizá-la. As obsessões são os daemon de um mundo sem fé.”

O homem aceita a morte, mas não a hora de sua morte. Morrer quando quer que seja, salvo na hora que se deve morrer!”

O absoluto é um tique do espírito.”

Quando eu recapitulo meus projetos que continuaram projetos e os que se realizaram, me bate o arrependimento de ver que esses últimos não tiveram a sorte dos primeiros.”

«Aquele que é inclinado à luxúria é simpático e misericordioso; os que são inclinados à pureza não o são.» (Clímacus [alter ego de Kierkegaard])

Para denunciar com uma tal clareza e vigor, não as mentiras, mas a essência mesma da moral cristã, e de toda moral, é preciso ser um santo, nem mais nem menos do que isso.”

Aceitamos sem medo a idéia de um sono ininterrupto; em compensação, uma vigília eterna (a imortalidade, se ela fosse concebível, seria bem isso) nos deixa de cabelo em pé.

O inconsciente é uma pátria; o consciente, um exílio.”


A LUGUBRIDADE DO ÚLTIMO PÔR DO SOL

Um povo perece. Outros existem e persistem. Muitas vezes os povos perecem um por causa do outro, se é que não é uma lei universal que não comporta exceções, desde os dinossauros. Decadências e ascensões estão intimamente entrelaçadas, como atesta Roma e a barbárie. Os muçulmanos e a Europa. De forma que ao invés da morte pura e simples podemos falar em “fusão de corpos”. O inglês de hoje é o indiano de ontem. O americano de amanhã será o mexicano de hoje. Todos seremos uns japoneses súditos de imperadores exóticos trajando mantos que representam o Astro-Rei. Continuaremos vivos embora sejamos outro alguém. Podemos mesmo registrar “o último moicano” em filmes, documentários, narrativas ou furos jornalísticos. O último quilombola, o último bicho-do-mato, o último africano subsaariano faminto, o último branquelo egresso da União Européia, até o último moscovita comunista. Mas o triste de perecer como um todo, quando a humanidade perecer, com “p” de petrodólares, é que não haverá testemunhas, não será nem fusão, nem pacto. Não será lei de Darwin, onde os animais continuam a prosperar. O gélido sonho dos finados não seguirá sorridente e intransigente nas veias quentes dos conquistadores na moda. Poderia mesmo restar um último homem, judeu errante, holandês rastejante, perambulando sobre e entre destroços hiper-tecnológicos. Mas sem o Olho que Vê e festeja. Não há uma Babilônia a quem se prostituir. Fim da linha. Fim dos avatares. Nem o sol nasce amanhã. Haverá festa mesmo assim?


Sem a crença num universo falhado, o espetáculo da injustiça vigorante sob todos os regimes da Terra conduziria necessariamente mesmo os abúlicos [abulia: falta de vontade extrema, caracterizada como psicopatologia] à camisa de força.”

Cada geração vive no absoluto: ela se comporta como se ela tivesse chegado ao topo, senão ao fim, da história.”

Todo e qualquer povo, num determinado momento de seu progresso, se crê eleito. É nessa fase que ele apresenta do seu melhor e do seu pior.”

Que a guilhotina tenha nascido na França antes de na Itália ou na Espanha não é por acaso. Os espanhóis e os italianos falam sem parar, também, mas eles não se escutam enquanto isso;os franceses, falando e falando, saboreiam sua eloqüência, e não esquecem jamais o que o escutam; chegam ao cume da consciência. Eles, e só eles, podiam considerar o silêncio como uma prova e uma ascese.”

Que as sociedades prósperas são de longe mais frágeis que as outras, é óbvio: só lhes resta esperar a ruína certeira; o bem-estar não é mais um ideal quando já se o possui, e ainda menos quando ele existe entre os cidadãos há gerações. Sem contar que a natureza não o incluiu em seus cálculos e ela não saberia proporcioná-lo sem perecer.”

Se as nações se tornassem apáticas ao mesmo tempo, não haveria mais conflitos, guerras nem impérios. Mas o azar quer que sempre haja povos jovens, e aliás jovens de alto a baixo em todas as sociedades – obstáculo maioral para os sonhos dos filantropos: fazer com que todos os homens atinjam o mesmo grau de lassidão e moleza…”

As revoluções são o sublime da má literatura.”

O cansativo nas comoções públicas é que qualquer um se julga competente o bastante para comentar o assunto.”

DA EDUCAÇÃO NÃO-CÍNICA DO FUTURO: “A única coisa que deveria ser adequadamente ensinada ao jovem é que não há nada a se esperar da vida – vá lá, quase nada. O ideal educacional seria um Quadro das Decepções afixado em classe onde figurassem todos os prováveis descontentamentos reservados a cada um. Haveria alguns exemplos gerais pré-fixados. O aluno teria espaço para completar o seu quadro ele mesmo com o passar dos dias.”

NO ZIL:Um povo nunca faz mais do que uma revolução. Os alemães pararam na Reforma. A França é o país do 89. E lá vão os russos com seu 17. Essa característica singular, a de que qualquer revolução posterior não passa de um simulacro baseado na primordial e única verdadeira, é ao mesmo tempo aflitiva e reconfortante.”

Toda civilização esgotada espera seu bárbaro, e todo bárbaro espera seu daemon.”

O Ocidente é um cadáver que tem cheiro de flor.”

Os brancos merecem cada dia mais o título de pálidos que os índios americanos lhes davam.”

Os romanos, os turcos e os ingleses puderam fundar impérios duráveis porque, refratários a toda doutrina, eles não impuseram nenhuma às nações sujeitadas. Estes povos jamais teriam conseguido exercer uma hegemonia tão durável se fossem afligidos por qualquer vício messiânico. Opressores inesperados, administradores e parasitas, senhores sem convicções, eles possuíam a arte de combinar autoridade e indiferença, rigor e deixar-passar. É essa arte, segredo do verdadeiro mestre, que faltara aos espanhóis lá atrás.”

Qual será o aspecto de nossa sociedade contemporânea que nossos bisnetos apreciarão com mais nostalgia ao ler os livros de História? “Ah, tempos dourados, quando…”?!?!?! “Nós fomos os últimos que ainda tinham uma certa noção de ‘Paraíso Perdido’

Minha visão do amanhã é tão precisa que, se eu tivesse filhos, estrangulá-los-ia na hora.”

Hesíodo foi o primeiro a elaborar uma filosofia da história.¹ Foi ele também que lançou a idéia de declínio. Só com ela, quanta luz ele não jogou sobre o devir histórico! Se, no núcleo das origens, em pleno mundo pós-homérico, ele estimava que a humanidade estava na idade do ferro, o que ele teria dito séculos mais tarde? o que diabos ele diria hoje? Exceto em épocas obnubiladas pela frivolidade ou a utopia, o homem sempre pensou que estava no limiar do pior. Sabendo o que ele sabia e sempre soube, por qual milagre pôde ainda assim variar tanto seus desejos e terrores?”

¹ Boa proposta. Muitos são um tanto conservadores nessa atribuição: dizem que foi Ibn Khaldun!

Quando, na ressaca da guerra de 14, foi introduzida a energia elétrica na minha cidade natal, foi um murmúrio e tanto, e depois a desolação muda. Durante a instalação da eletricidade nas igrejas (eram 3), cada qual estava persuadido de que o Anticristo havia aterrissado e, com ele, o fim dos tempos. Esses camponeses dos Cárpatos viram direitinho, viram muito longe. Eles, que acabavam de sair da pré-história, já sabiam, à época, o que os civilizados foram aprender só um pouco depois.”

Foi do meu preconceito contra tudo que termina bem que veio meu gosto pelas leituras históricas. As idéias são impróprias ao ponto da agonia; elas morrem, decerto, mas sem saber morrer, enquanto que um acontecimento não existe senão com vistas a seu fim. Razão suficiente para que se prefira a companhia dos historiadores à dos filósofos.”

Se repetir é provar que ainda se acredita em si mesmo.”

A idéia de progresso desabona o intelecto.”

À la longue, la tolérance engendre plus de maux que l’intolérance. — Si ce fait est exact, il constitue l’accusation la plus grave qu’on puisse porter contre l’homme.”

O historiador que se mete a julgar o passado faz jornalismo num outro século.”

Em coisa de 200 anos (porque é necessário ser preciso!), os sobreviventes dos povos mais azarados serão confinados em reservas, e o público pagará ingressos para contemplá-los, cheios de desgosto, comiseração ou estupor, e também com uma admiração maligna no rosto.”

“— Você é contra tudo que aconteceu desde a última guerra, me dizia a madame.

Você se confundiu de data. Eu sou contra tudo que aconteceu desde Adão.”

Hitler é sem dúvida alguma o personagem mais sinistro da história. E o mais patético. Ele conseguiu realizar o contrário exato do que queria, destruiu ponto por ponto seu ideal. É por isso que ele é um monstro à parte, quer seja, duas vezes monstro, porque seu próprio patético é monstruoso.”

O sábio é um destruidor aposentado.”

Indivíduo maldito e indivíduo desgraçado não são a mesma coisa.”

Satanás é superior ao agitador, porque se destruir é muito mais difícil e honrado que destruir o que está fora de si.

Dividido ao meio, entre a violência e o desapontamento, eu me penso como o terrorista que, saindo de casa com a idéia de perpetrar um atentado qualquer, acaba parando no meio do caminho para consultar o Eclesiastes ou um Epicteto.”

O <despotismo esclarecido> é o único regime que segue sedutor para o espírito que já viu e viveu tudo.”

Em todo relato antropológico que se me faz constar o homem civilizado foi, num primeiro contato, considerado como um morto-vivo pelo aborígene.”

X. sustenta que nós estamos no fim de um «ciclo cósmico» e que tudo vai cedo ou tarde (cedo ou cedo) ser aniquilado. Disso ele não duvida um só instante.

Ao mesmo tempo, ele é pai de família, e duma família assaz numerosa. Com convicções como as dele, que aberração explica ele atirar nesse mundo sem conserto um filho atrás do outro? Se alguém prevê o Fim, se está certo de que ele logo virá, se inclusive conta com esse Fim, deveria ao menos esperar por ele sozinho. Não se procria em Patmos¹!”

¹ Ilha grega, no mar Egeu, famosa por ter sido o suposto lugar das visões que foram acometidas a João para que ele as descrevesse aos cristãos (Livro do Apocalipse).

Montaigne, um sábio, não teve posteridade; Rousseau, um histérico, ainda agita as nações. Só consigo amar os pensadores que não inspiraram nenhum orador.” Montaigne é assustadoramente superestimado. Só sabia citar autores antigos. Só sabia ler.

Em 1441, no concílio de Florença, foi decretado que os pagãos, judeus, heréticos e cismáticos não teriam parte alguma na <vida eterna> e que todos, a menos que se convertessem à verdadeira religião antes de morrer, irão direto para o inferno.”

O homem que venceu completamente o egoísmo, que não guarda mais traço algum, não pode durar além de 21 dias, é o que é ensinado numa escola moderna do Vedanta.

Nenhum moralista ocidental, mesmo o mais soturno, jamais ousou estipular sobre a natureza humana uma previsão tão seca e exata.”

Primeiro, a crença decidida no progresso; depois, a crença na evolução e sobrevivência do mais forte; depois, a crença na mutação; quarto estágio – a sensação iminente de uma catástrofe sem paralelos.”

Zeus sim era malvado, e ele engendrava Ésquilos.”

Pascal reescreveu à mão algumas de suas Provinciais 17 vezes. É inconcebível como tal homem perdeu tanto tempo com algo tão irrelevante, de interesse hoje menos do que mínimo. Já sua magnum opus, Pensées, por ser um debate entre homem e deus, e não entre homem e homem, ainda merece um bocadinho mais de atenção.”

O ansioso se agarra a todo estímulo excitante de seu desconforto providencial: querer curá-lo é prejudicar seu equilíbrio, a ansiedade sendo a base de sua existência e de sua prosperidade. O confessor astuto sabe que ela é necessária. O padre exalta a ansiedade, essa máquina de remorso. É a sua clientela. O laico não compreende e quer exterminar esse mal.”

Ó, você me diz que a morte não existe. Eu lho concedo, sob a condição de precisar ainda melhor: nada existe. Aceitar a realidade em tudo e então refutá-la no ponto em que parece manifestamente mais real é pura extravagância.”

Por que o homem não hiberna? Por que passa sua época estéril em mortificações e acessos de cólera?”

A vantagem não-negligenciável de ter odiado bastante os homens é de chegar a um ponto em que se os pode suportar, justamente graças à exaustão natural de qualquer ódio.


É lá o Aqui

é aqui o Lá

ECCE HONTE: Virtudes se consomem rápido, quão mais virtuosas são em si. Os vícios só se agravam com a idade.


<Tudo está repleto de deuses>, dizia Tales à aurora da filosofia. Do crepúsculo, devemos dizer, não só por mania de simetria: <Tudo está vazio de deuses>.”


VISÕES RETUMBANTES

Uma grávida num cemitério é uma visão e tanto!

Nasceu onde morreu.

Viveu como morreu,

cavando

o próprio fracasso.

Pagando caro

o ter(re)no.

Esse maldito

importunado

pelas criancinhas travessas

que pulam o muro à noite!

Atchim!

Os ossos do crânio espirraram

* * *

Há mais em comum entre bocejos e orações do que a vã filosofia reza.

* * *

O duro é que pra dizer que a Literatura morreu é preciso ser um Artista.

* * *

Todos proclamam a morte de Deus, mas ninguém quer exumar o cadáver.

* * *

Minha maior ambição é continuar um bom tempo sem ambições.

* * *

A gente se arrepende dos gestos nobres que faz. Mas é verdade, também, que a gente se arrepende dos gestos ignóbeis.”


«Infeliz aquele de que todos falam bem!»

Jesus Cristo


O que me segura num livro de psiquiatria são as aspas dos doentes; o que me segura num livro de crítica são as aspas.”

Os períodos de esterilidade que atravessamos coincidem com uma exacerbação de nosso discernimento, com o eclipse do demente que há em nós.

Ir até as extremidades de sua arte e, mais, de seu ser, essa é a lei de quem quer que se ame, tanto faz se tem realmente talento ou não.”

«Se uma doutrina se espalha, é porque o céu quis.» (Confúcio)

… É nessas horas que eu adoraria me persuadir, todas as vezes, diante de tal ou qual aberração vitoriosa, que minha raiva beira a apoplexia.”

A quantidade de exaltados, de desvalidos e degenerados que eu pude admirar! Alívio vizinho ao orgasmo à idéia de que nunca mais vou abraçar uma causa, qualquer que seja ela…” Sobre seu passado associado à apologia do nazismo.


NUNCA SE TERÁ FALADO O BASTANTE DESSE TIPO DE PESSOA

É um acrobata? É um maestro fisgado pela Idéia? Ele se embala, depois se modera, ele alterna entre alegro e andante, ele é mestre de si como o são os faquires ou os escroques. Todo o tempo que ele fala, dá a impressão de procurar, mas não se sabe o quê: um especialista na arte de desbaratar os pensadores. Se ele dissesse uma só coisa perfeitamente clara e inquestionável, estaria perdido. Como ele ignora, tanto quanto sua audiência, onde ele quer chegar, pode continuar durante horas a fio, sem pôr a perder esse embasbacamento dos fantoches na platéia.”

EmbasBACANTES

É um privilégio viver em conflito com seu tempo. A cada momento é-se consciente de que não se pensa como as outras pessoas. Esse estado de dissonância aguda, por mais indigente, por mais estéril que ele possa parecer, possui entretanto um estatuto filosófico que se procuraria em vão nas cogitações que concordam com os eventos em marcha.”

<Não se pode nada>, não cessava de responder aquela nonagenária a tudo que eu lhe dizia, a tudo que eu grunhisse ao pé de sua orelha, fosse sobre o presente, sobre o futuro, sobre a marcha das coisas…

Na esperança de arrancar-lhe qualquer outra resposta, continuei com minhas apreensões, pesares, reclamações. Não obtendo dela nada além do sempiterno <Não se pode nada>, achei que já tinha tido o suficiente e me fui dali, irritado comigo, irritado com ela. Que idéia foi essa de se abrir para uma imbecil!

Mas uma vez fora, reviravolta completa: <Mas a velha tem razão. Como não me dei conta imediatamente que sua cantilena encerrava uma verdade, a mais importante, sem dúvida, já que tudo que surge a proclama e tudo em nós a ignora?>

Duas sortes de intuição: as originais (Homero, Upanishads, folclore) e as tardias (budismo, Mahayana, estoicismo romano, gnose alexandrina). Relâmpag

Comentários acerca da monumental ENCICLOPÉDIA – Diderot & al.

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

Parece que queriam escrever a Crítica da Razão Pura antes da Crítica da Razão Pura: “Pourquoi supposer que nous ayons d’avance des notions purement intellectuelles, si nous n’avons besoin pour les former, que de réfléchir sur nos sensations?”

& n’imitons point ces Philosophes dont parle Montaigne, qui interrogés sur le principe des actions humaines, cherchent encore s’il y a des hommes.”

De tous les objets qui nous affectent par leur présence, notre propre corps est celui dont l’existence nous frappe le plus (…) tel est le malheur de la condition humaine, que la douleur est en nous le sentiment le plus vif; le plaisir nous touche moins qu’elle, & ne suffit presque jamais pour nous en consoler. En vain quelques Philosophes soûtenoient, en retenant leurs cris au milieu des souffrances, que la douleur n’étoit point un mal: en vain quelques autres plaçoient le bonheur suprème dans la volupté, à laquelle ils ne laissoient pas de se refuser par la crainte de ses suites: tous auroient mieux connu notre nature, s’ils s’étoient contentés de borner à l’exemption de la douleur le souverain bien de la vie présente, & de convenir que sans pouvoir atteindre à ce souverain bien, il nous étoit seulement permis d’en approcher plus ou moins, à proportion de nos soins & de notre vigilance.” Presidiários do hedonismo: “tal é a infelicidade da condição humana, que a dor é em nós o sentimento mais vivo; o prazer nos toca menos que ela, e não basta quase nunca para nos consolar. Em vão alguns filósofos sustentavam, retendo seus gritos em meio ao sofrimento, que a dor não seria um mal; em vão alguns outros situavam a felicidade suprema na voluptuosidade, à qual eles não deixavam de se recusar por medo das conseqüências; todos teriam conhecido melhor nossa natureza se se houvessem contentado em restringir à falta da dor o bem soberano da vida presente, e em convir que, sem poder atender a esse bem soberano, só nos seria permitido dele nos aproximar mais ou menos, à medida de nossos cuidados e de nossa vigilância.” Mesquinharia “La communication des idées est le principe & le soûtien de cette union” O bem supremo seria verdadeiro se existisse a humanidade. De fato, não existe o solipsismo, mas, a bem dizer, “todos são alienígenas”. E assim descaminha a máquina de desejos no devir inalienável.

Mais chaque membre de la société cherchant ainsi à augmenter pour lui-même l’utilité qu’il en retire, & ayant à combattre dans chacun des autres un empressement égal au sien, tous ne peuvent avoir la même part aux avantages, quoique tous y ayent le même droit. (…) Ainsi la force, donnée par la nature à certains hommes, & qu’ils ne devroient sans doute employer qu’au soûtien & à la protection des foibles, est au contraire l’origine de l’oppression de ces derniers. Mais plus l’oppression est violente, plus ils la souffrent impatiemment, parce qu’ils sentent que rien de raisonnable n’a dû les y assujettir. De-là la notion de l’injuste, & par conséquent du bien & du mal moral, dont tant de Philosophes ont cherché le principe, & que le cri de la nature, qui retentit dans tout homme, fait entendre chez les Peuples même les plus sauvages. (…) C’est ainsi que le mal que nous éprouvons par les vices de nos semblables, produit en nous la connoissance réfléchie des vertus opposées à ces vices”

Mas tudo recai na Escolástica para esses Velhos: “Cet esclavage si indépendant de nous, joint aux réflexions que nous sommes forcés de faire sur la nature des deux principes & sur leur imperfection, nous éleve à la contemplation d’une Intelligence toute puissante à qui nous devons ce que nous sommes”.

De-là ont dû naître d’abord l’Agriculture, la Medecine, enfin tous les Arts les plus absolument nécessaires.”

De plus, dans l’ordre de nos besoins & des objets de nos passions, le plaisir tient une des premieres places, & la curiosité est un besoin pour qui sait penser, sur-tout lorsque ce desir inquiet est animé par une sorte de dépit de ne pouvoir entierement se satisfaire. (…) si l’utilité n’en est pas l’objet, elle peut en être au moins le prétexte. (…) Voilà l’origine & la cause des progrès de cette vaste Science, appellée en général Physique ou Etude de la Nature, qui comprend tant de parties différentes: l’Agriculture & la Medecine, qui l’ont principalement fait naître, n’en sont plus aujourd’hui que des branches.”

Tout nous porte à regarder l’espace comme le lieu des corps, sinon réel, au moins supposé; c’est en effet par le secours des parties de cet espace considérées comme pénétrables & immobiles, que nous parvenons à nous former l’idée la plus nette que nous puissions avoir du mouvement.” Par cette nouvelle considération nous ne voyons plus les corps que comme des parties figurées & étendues de l’espace; point de vûe le plus général & le plus abstrait sous lequel nous puissions les envisager. Car l’étendue où nous ne distinguerions point de parties figurées, ne seroit qu’un tableau lointain & obscur, où tout nous échapperoit, parce qu’il nous seroit impossible d’y rien discerner. La couleur & la figure, propriétés toûjours attachées aux corps, quoique variables pour chacun d’eux, nous servent en quelque sorte à les détacher du fond de l’espace; l’une de ces deux propriétés est même suffisante à cet égard: aussi pour considérer les corps sous la forme la plus intellectuelle, nous préférons la figure à la couleur, soit parce que la figure nous est plus familiere étant à la fois connue par la vûe & par le toucher, soit parce qu’il est plus facile de considérer dans un corps la figure sans la couleur, que la couleur sans la figure

C’est l’objet de la Géométrie, qui pour y parvenir plus facilement, considere d’abord l’étendue limitée par une seule dimension, ensuite par deux, & enfin sous les trois dimensions qui constituent l’essence du corps intelligible” Quarta dimensão é coisa de mongol – ou será de egípcios ou caldeus? “ces combinaisons plus faciles; & comme elles consistent principalement dans le calcul & le rapport des différentes parties dont nous imaginons que les corps géométriques sont formés, cette recherche nous conduit bientôt à l’Arithmétique ou Science des nombres. “Les résultats de ces combinaisons, réduits sous une forme générale, ne seront en effet que des calculs arithmétiques indiqués, & représentés par l’expression la plus simple & la plus courte que puisse souffrir leur état de généralité. La science ou l’art de désigner ainsi les rapports est ce qu’on nomme Algebre.” “Cette Science est le terme le plus éloigné où la contemplation des propriétés de la matiere puisse nous conduire, & nous ne pourrions aller plus loin sans sortir tout-à-fait de l’univers matériel. Mais telle est la marche de l’esprit dans ses recherches, quaprès avoir généralisé ses perceptions jusqu’au point de ne pouvoir plus les décomposer davantage, il revient ensuite sur ses pas, recompose de nouveau ces perceptions mêmes, & en forme peu à peu & par gradation, les êtres réels qui sont l’objet immédiat & direct de nos sensations. (…) les abstractions mathématiques nous en facilitent la connoissance; mais elles ne sont utiles qu’autant qu’on ne s’y borne pas. “as abstrações matemáticas nos facilitam o conhecimento; mas elas não são úteis enquanto nos limitarmos apenas a elas.”

C’est à peu-près de cette maniere que sont nées toutes les Sciences appellées Physico-Mathématiques. On peut mettre à leur tête l’Astronomie, dont l’étude, après celle de nous-mêmes, est la plus digne de notre application par le spectacle magnifique qu’elle nous présente. Joignant l’observation au calcul, & les éclairant l’un par l’autre, cette science détermine avec une exactitude digne d’admiration les distances & les mouvemens les plus compliqués des corps célestes; elle assigne jusqu’aux forces mêmes par lesquelles ces mouvemens sont produits ou altérés.”

Niilismo diminui niilismo aumenta: “En effet, plus on diminue le nombre des principes d’une science, plus on leur donne d’étendue; puisque l’objet d’une science étant nécessairement déterminé, les principes appliqués à cet objet seront d’autant plus féconds qu’ils seront en plus petit nombre.” “Com efeito, mais se diminui o número de princípios duma ciência, mais se a concede em extensão; porque o objeto de uma ciência sendo necessariamente determinado, os princípios aplicados a esse objeto serão tão mais fecundos quão em menor número estiverem.”

sistema sem tema – É, não saber sintetizar o absorvido pode ser o meu problema. Só pode… não deve. Poema longo longevo verdadeiro caso épico nada condensado.

L’Aimant, par exemple, un des corps qui ont été le plus étudiés, & sur lequel on a fait des découvertes si surprenantes, a la propriété d’attirer le fer, celle de lui communiquer sa vertu, celle de se tourner vers les poles du Monde, avec une variation qui est elle-même sujette à des regles, & qui n’est pas moins étonnante que ne le seroit une direction plus exacte; enfin la propriété de s’incliner en formant avec la ligne horisontale un angle plus ou moins grand, selon le lieu de la terre où il est placé. Toutes ces propriétés singulieres, dépendantes de la nature de l’Aimant, tiennent vraissemblablement à quelque propriété générale, qui en est l’origine, qui jusqu’ici nous est inconnue, & peut-être le restera longtems.

Tel est le plan que nous devons suivre dans cette vaste partie de la Physique, appellée Physique générale & expérimentale. Elle differe des Sciences Physico-Mathématiques, en ce qu’elle n’est proprement qu’un recueil raisonné d’expériences & d’observations; au lieu que celles-ci par l’application des calculs mathématiques à l’expérience, déduisent quelquefois d’une seule & unique observation un grand nombre de conséquences qui tiennent de bien près par leur certitude aux vérités géométriques. Ainsi une seule expérience sur la réflexion de la lumiere donne toute la Catoptrique, ou science des propriétés des Miroirs; une seule sur la réfraction de la lumiere produit l’explication mathématique de l’Arc-en-ciel, la théorie des couleurs, & toute la Dioptrique, ou science des Verres concaves & convexes; d’une seule observation sur la pression des fluides, on tire toutes les lois de l’équilibre & du mouvement de ces corps; enfin une experience unique sur l’accélération des corps qui tombent, fait découvrir les lois de leur chûte sur des plans inclinés, & celles du mouvement des pendules.“Assim, uma só experiência sobre a reflexão da luz nos dá toda a Catóptica, ou ciência das propriedades dos Espelhos; uma só sobre a refração da luz produz a explicação matemática do arco-íris, a teoria das cores, e tudo da Diótica, ou ciência dos vidros côncavos e convexos; de uma só observação acerca da pressão dos fluidos, tiram-se todas as leis do equilíbrio e do movimento desses corpos; enfim, uma única experiência sobre a aceleração dos corpos que caem nos faz descobrir as leis de sua queda em planos inclinados, e aquelas do movimento de pêndulos.”

Discurso do Método Atualizado: “Il faut avoüer pourtant que les Géometres abusent quelquefois de cette application de l’Algebre à la Physique. Au défaut d’expériences propres à servir de base à leur calcul, ils se permettent des hypothèses les plus commodes, à la vérité, qu’il leur est possible, mais souvent très-éloignées de ce qui est réellement dans la Nature. On a voulu réduire en calcul jusqu’à l’art de guérir; & le corps humain, cette machine si compliquée, a été traité par nos Medecins algébristes comme le seroit la machine la plus simple ou la plus facile à décomposer. (…) la seule vraie maniere de philosopher en Physique, consiste, ou dans l’application de l’analvse mathématique aux expériences, ou dans l’observation seule, éclairée par l’esprit de méthode, aidée quelquefois par des conjectures lorsqu’elles peuvent fournir des vûes, mais séverement dégagée de toute hypothèse arbitraire.”

Vamos para as Humanas agora:La nature de l’homme, dont l’étude est si nécessaire & si recommandée par Socrate, est un mystere impénétrable à l’homme même, quand il n’est éclairé que par la raison seule [que tal suprimir o “ne…que”?]; & les plus grands génies à force de réflexions sur une matiere si importante, ne parviennent que trop souvent à en savoir un peu moins [plus?] que le reste des hommes.”

CRISE CRISE CRISE: “L’impénétrabilité, ajoûtée à l’idée de l’étendue, semble ne nous offrir qu’un mystere de plus, la nature du mouvement est une énigme pour les Philosophes, le principe métaphysique des lois de la percussion ne leur est pas moins caché” “A impenetrabilidade, adicionada à idéia de extensão, não nos parece oferecer mais do que um mistério a mais, a natureza do movimento é um enigma para os filósofos, o princípio metafísico das leis da percussão não se lhes afigura menos obscuro”

Qu’est-ce que la plûpart des ces axiomes dont la Géométrie est si orgueilleuse, si ce n’est l’expression d’une même idée simple par deux signes ou mots différens? Celui qui dit que deux & deux font quatre, a-t-il une connoissance de plus que celui qui se contenteroit de dire que deux & deux font deux & deux?” “O que é a maioria dos axiomas de que a Geometria tanto se orgulha, senão a expressão duma mesma idéia simples por dois signos ou palavras diferentes? Aquele que diz dois e dois fazem quatro, terá ele um conhecimento maior que aquele que se contentaria de dizer que dois e dois fazem dois e dois?” “C’est à-peu-près comme si on vouloit exprimer cette proposition par le moyen d’une langue qui se seroit insensiblement dénaturée, & qu’on l’exprimât successivement de diverses manieres, qui représentassent les différens états par lesquels la langue a passé.” Tudo é enchimento de língua de lingüiça “On peut donc regarder l’enchaînement de plusieurs vérités géométriques, comme des traductions plus ou moins différentes & plus ou moins compliquées de la même proposition, & souvent de la même hypothèse.” 3 mil idiomas também aqui

Procurando Thomas: “Les corps électriques dans lesquels on a découvert tant de propriétés singulieres, mais qui ne paroissent pas tenir l’une à l’autre, sont peut-être en un sens les corps les moins connus, parce qu’ils paroissent l’être davantage. Cette vertu qu’ils acquierent étant frottés, d’attirer de petits corpuscules, & celle de produire dans les animaux une commotion violente, sont deux choses pour nous; c’en seroit une seule si nous pouvions remonter à la première cause.”

Enfin réduisant l’usage des mots en préceptes, on a formé la Grammaire, que l’on peut regarder comme une des branches de la Logique.Por isso é tão chata.

Celui qui a prétendu le premier qu’on devoit les Orateurs à l’art, ou n’étoit pas du nombre, ou étoit bien ingrat envers la Nature. Elle seule peut créer un homme éloquent; les hommes sont le premier livre qu’il doive étudier pour réussir, les grands modeles sont le second; & tout ce que ces Ecrivains illustres nous ont laissé de philosophique & de réfléchi sur le talent de l’Orateur, ne prouve que la difficulté de leur ressembler.” “A l’égard de ces puérilités pédantesques qu’on a honorées du nom de Rhétorique, ou plûtôt qui n’ont servi qu’à rendre ce nom ridicule, & qui sont à l’Art oratoire ce que la Scholastique est à la vraie Philosophie, elles ne sont propres qu’à donner de l’Eloquence l’idée la plus fausse & la plus barbare.”

Animés par la curiosité & par l’amour-propre, & cherchant par une avidité naturelle à embrasser à la fois le passé, le présent & l’avenir, nous desirons en même-tems de vivre avec ceux qui nous suivront, & d’avoir vêcu avec ceux qui nous ont précédé. De-là l’origine & l’étude de l’Histoire, qui nous unissant aux siecles passés par le spectacle de leurs vices & de leurs vertus, de leurs connoissances & de leurs erreurs, transmet les nôtres aux siecles futurs.”

Un des principaux fruits de l’étude des Empires & de leurs révolutions, est d’examiner comment les hommes, séparés pour ainsi dire en plusieurs grandes familles, ont formé diverses sociétés; comment ces différentes sociétés ont donné naissance aux différentes especes de gouvernemens; comment elles ont cherché à se distinguer les unes des autres, tant par les lois qu’elles se sont données, que par les signes particuliers que chacune a imaginées pour que ses membres communiquassent plus facilement entr’eux. Telle est la source de cette diversité de langues & de lois, qui est devenue pour notre malheur un objet considérable d’étude. Telle est encore l’origine de la politique, espece de morale d’un genre particulier & supérieur, à laquelle les principes de la morale ordinaire ne peuvent quelquefois s’accommoder qu’avec beaucoup de finesse, & qui pénétrant dans les ressorts principaux du gouvernement des Etats, démêle ce qui peut les conserver, les affoiblir ou les détruire. Etude peut-être la plus difficile de toutes, par les connoissances profondes des peuples & des hommes qu’elle exige, & par l’étendue & la variété des talens qu’elle suppose; surtout quand le Politique ne veut point oublier que la loi naturelle, antérieure à toutes les conventions particulieres, est aussi la premiere loi des Peuples, & que pour être homme d’Etat, on ne doit point cesser d’être homme.”

A l’égard des objets qui n’exciteroient étant réels que des sentimens tristes ou tumultueux, leur imitation est plus agréable que les objets même, parce qu’elle nous place à cette juste distance, où nous éprouvons le plaisir de l’émotion sans en ressentir le desordre.”

A la tête des connoissances qui consistent dans l’imitation, doivent être placées la Peinture & la Sculpture, parce que ce sont celles de toutes où l’imitation approche le plus des objets qu’elle représente, & parle le plus directement aux sens.”

La Poësie qui vient après la Peinture & la Sculpture, & qui n’employe pour l’imitation que les mots disposés suivant une harmonie agréable à l’oreille, parle plûtot à l’imagination qu’aux sens; elle lui représente d’une maniere vive & touchante les objets qui composent cet Univers, & semble plûtôt les créer que les peindre, par la chaleur, le mouvement, & la vie qu’elle sait leur donner. Enfin la Musique, qui parle à la fois à l’imagination & aux sens, tient le dernier rang dans l’ordre de l’imitation; non que son imitation soit moins parfaite dans les objets qu’elle se propose de représenter, mais parce qu’elle semble bornée jusqu’ici à un plus petit nombre d’images; ce qu’on doit moins attibuer à sa nature, qu’à trop peu d’invention & de ressource dans la plûpart de ceux qui la cultivent [será mesmo?]: il ne sera pas inutile de faire sur cela quelques réflexions. La Musique, qui dans son origine n’étoit peut-être destinée à représenter que du bruit [como podes afirmar com tanta soberba?], est devenue peu-à-peu une espece de discours ou même de langue, par laquelle on exprime les différens sentimens de l’ame, ou plûtôt ses différentes passions: mais pourquoi réduire cette expression aux passions seules, & ne pas l’étendre, autant qu’il est possible, jusqu’aux sensations même [compor músicas ejaculatórias, he-he-he…]? [Porque a paixão é o ápice do ser.] Quoique les perceptions que nous recevons par divers organes different entr’elles autant que leurs objets, on peut néanmoins les comparer sous un autre point de vûe qui leur est commun, c’est-à-dire, par la situation de plaisir ou de trouble où elles mettent notre ame. [sempre de volta ao mesmo ponto] Un objet effrayant, un bruit terrible, produisent chacun en nous une émotion par laquelle nous pouvons jusqu’à un certain point les rapprocher, & que nous désignons souvent dans l’un & l’autre cas, ou par le même nom, ou par des noms synonymes. Je ne vois donc point pourquoi un Musicien qui auroit à peindre un objet effrayant, ne pourroit pas y réussir en cherchant dans la Nature l’espece de bruit qui peut produire en nous l’émotion la plus semblable à celle que cet objet y excite [o prurido dum morcego?]. J’en dis autant des sensations agréables. Penser autrement, ce seroit vouloir resserrer les bornes de l’art & de nos plaisirs. J’avoue que la peinture dont il s’agit, exige une étude fine & approfondie des nuances qui distinguent nos sensations; mais aussi ne faut-il pas espérer que ces nuances soient démêlées par un talent ordinaire. Saisies par l’homme de génie, senties par l’homme de goût, apperçûes par l’homme d’esprit, elles sont perdues pour la multitude. Toute Musique qui ne peint rien n’est que du bruit; & sans l’habitude qui dénature tout, elle ne feroit guere plus de plaisir qu’une suite de mots harmonieux & sonores dénués d’ordre & de liaison [envelheça você, não o compositor]. Il est vrai qu’un Musicien attentif à tout peindre, nous présenteroit dans plusieurs circonstances des tableaux d’harmonie qui ne seroient point faits pour des sens vulgaires; mais tout ce qu’on en doit conclurre, c’est qu’après avoir fait un art d’apprendre la Musique, on devroit bien en faire un de l’écouter.

La spéculation & la pratique constituent la principale différence qui distingue les Sciences d’avec les Arts, & c’est à-peu-près en suivant cette notion, qu’on a donné l’un ou l’autre nom à chacune de nos connoissances.” Eu sou ativo, pouco especulativo. Minha vida tão especulativa e pouco ativa apenas provam-no.

—“Qu’on s’épargneroit de questions & de peines si on déterminoit enfin la signification des mots d’une maniere nette & précise!” Sísifo se lamenta muito

On peut en général donner le nom d’Art à tout système de connoissances qu’il est possible de réduire à des regles positives, invariables & indépendantes du caprice ou de l’opinion, & il seroit permis de dire en ce sens que plusieurs de nos sciences sont des arts, étant envisagées par leur côté pratique.”

Bela contribuição à teoria da minha superioridade inata: “la force corporelle, enchaînée par les lois, ne pouvant plus offrir aucun moyen de supériorité, ils ont été réduits à chercher dans la différence des esprits un principe d’inégalité aussi naturel, plus paisible, & plus utile à la société. Ainsi la partie la plus noble de notre être s’est en quelque maniere vengée des premiers avantages que la partie la plus vile avoit usurpés; & les talens de l’esprit ont été généralement reconnus pour supérieurs à ceux du corps. Les Arts méchaniques dépendans d’une opération manuelle, & asservis, qu’on me permette ce terme, à une espece de routine, ont été abandonnés à ceux d’entre les hommes que les préjugés ont placés dans la classe la plus inférieure.”

Entre o louco e Chaplin há abismos rasos. E raros. O culto do Artesão. O cu dá tesão.

La découverte de la Boussole n’est pas moins avantageuse au genre humain, que ne le seroit à la Physique l’explication des propriétés de cette aiguille.”  “A descoberta da bússola não é menos vantajosa ao gênero humano que o seria à Física a explicação das propriedades dessa agulha.”

c’est peut-être chez les Artisans qu’il faut aller chercher les preuves les plus admirables de la sagacité de l’esprit, de sa patience & de ses ressources.”

Les Laids-Arts. Manual de como ser um Joyce. Pela primeira vez. Na sua não-Televisão.TV-cisão.

Tout s’y rapporte à nos besoins, soit de nécessité absolue, soit de convenance & d’agrément, soit même d’usage & de caprice. Plus les besoins sont éloignés ou difficiles à satisfaire, plus les connoissances destinées à cette fin sont lentes à paroître.”

le génie est le sentiment qui crée, & le goût, le sentiment qui juge.”

L’Univers n’est qu’un vaste Océan, sur la surface duquel nous appercevons quelques îles plus ou moins grandes, dont la liaison avec le continent nous est cachée.”

Nous ne voulons point ressembler à cette foule de Naturalistes qu’un Philosophe moderne a eu tant de raison de censurer; & qui occupés sans cesse à diviser les productions de la Nature en genres & en especes, ont consumé dans ce travail un tems qu’ils auroient beaucoup mieux employé à l’étude de ces productions même. Que diroit-on d’un Architecte qui ayant à élever un édifice immense, passeroit toute sa vie à en tracer le plan; ou d’un Curieux qui se proposant de parcourir un vaste palais, employeroit tout son tems à en observer l’entrée?”

le génie aime mieux créer que discuter.”

Aussi la Métaphysique & la Géométrie sont de toutes les Sciences qui appartiennent à la raison, celles où l’imagination a le plus de part. J’en demande pardon à nos beaux esprits détracteurs de la Géométrie; ils ne se croyoient pas sans doute si près d’elle, & il n’y a peut-être que la Métaphysique qui les en sépare. L’imagination dans un Géometre qui crée, n’agit pas moins que dans un Poëte qui invente. Il est vrai qu’ils operent différemment sur leur objet; le premier le dépouille & l’analyse, le second le compose & l’embellit. Il est encore vrai que cette maniere différente d’opérer n’appartient qu’à différentes sortes d’esprits; & c’est pour cela que les talens du grand Géometre & du grand Poëte ne se trouveront peut-être jamais ensemble.” “De tous les grands hommes de l’antiquité, Archimede est peut-être celui qui mérite le plus d’être placé à côté d’Homere. J’espere qu’on pardonnera cette digression à un Géometre qui aime son art, mais qu’on n’accusera point d’en être admirateur outré, & je reviens à mon sujet.” Só podia não ser um bardo…

Primeiro criticam a Escolástica para depois dizerem isso: “séparer la Théologie de la Philosophie, ce seroit arracher du tronc un rejetton qui de lui-même y est uni.”

La connoissance spéculative de l’ame dérive en partie de la Théologie naturelle, & en partie de la Théologie révélée, & s’appelle Pneumatologie ou Métaphysique particuliere [Avós da Psicologia!]. La connoissance de ses operations se subdivise en deux branches, ces opérations pouvant avoir pour objet, ou la découverte de la vérité, ou la pratique de la vertu. La découverte de la vérité, qui est le but de la Logique, produit l’art de la transmettre aux autres; ainsi l’usage que nous faisons de la Logique est en partie pour notre propre avantage, en partie pour celui des êtres semblables à nous; les regles de la Morale se rapportent moins à l’homme isolé, & le supposent nécessairement en société avec les autres hommes.”

La speculation intellectuelle appartient à la Physique générale, qui n’est proprement que la Métaphysique des corps

EX TE[RE]O TIPOSLe Poëte & le Philosophe se traitent mutuellement d’insensés, qui se repaissent de chimères: l’un & l’autre regardent l’Erudit comme une espece d’avare, qui ne pense qu’à amasser sans joüir, & qui entasse sans choix les métaux les plus vils avec les plus précieux; & l’Erudit, qui ne voit que des mots partout où il ne lit point des faits, méprise le Poëte & le Philosophe, comme des gens qui se croyent riches, parce que leur dépense excede leurs fonds.”

Lorsque les Anciens ont appellé les Muses filles de Mémoire, a dit un Auteur moderne, ils sentoient peut-être combien cette faculté de notre âme est nécessaire à toutes les autres; & les Romains lui élevoient des temples, comme à la Fortune.”

TREVAS “Ils croyoient qu’il étoit inutile de chercher les modeles de la Poësie dans les Ouvrages des Grecs & des Romains, dont la Langue ne se parloit plus; & ils prenoient pour la véritable Philosophie des Anciens une tradition barbare qui la défiguroit. La Poësie se réduisoit pour eux à un méchanisme puéril: l’examen approfondi de la nature, & la grande Étude de l’homme, étoient remplacés par mille questions frivoles sur des êtres abstraits & métaphysiques; questions dont la solution, bonne ou mauvaise, demandoit souvent beaucoup de subtilité, & par conséquent un grand abus de l’esprit. Qu’on joigne à ce desordre l’état d’esclavage où presque toute l’Europe étoit plongée, les ravages de la superstition qui naît de l’ignorance, & qui la reproduit à son tour: & l’on verra que rien ne manquoit aux obstacles qui éloignoient le retour de la raison & du goût; car il n’y a que la liberté d’agir & de penser qui soit capable de produire de grandes choses, & elle n’a besoin que de lumières pour se préserver des excès.” “l’Empire Grec est détruit, sa ruine fait refluer en Europe le peu de connoissances qui restoient encore au monde; l’invention de l’Imprimerie, la protection des Medicis & de François I raniment les esprits; & la lumière renaît de toutes parts.

L’étude des Langues & de l’Histoire abandonnée par nécessité durant les siecles d’ignorance, fut la premiere à laquelle on se livra. L’esprit humain se trouvoit au sortir de la barbarie dans une espece d’enfance, avide d’accumuler des idées, & incapable pourtant d’en acquérir d’abord d’un certain ordre par l’espèce d’engourdissement où les facultés de l’âme avoient été si longtems. De toutes ces facultés, la mémoire fut celle que l’on cultiva d’abord, parce qu’elle est la plus facile à satisfaire, & que les connoissances qu’on obtient par son secours, sont celles qui peuvent le plus aisément être entassées. On ne commença donc point par étudier la Nature, ainsi que les premiers hommes avoient dû faire; on joüissoit d’un secours dont ils étoient dépourvûs, celui des Ouvrages des Anciens que la générosité des Grands & l’Impression commençoient à rendre communs, on croyoít n’avoir qu’à lire pour devenir savant; & il est bien plus aisé de lire que de voir. Ainsi, on dévora sans distinction tout ce que les Anciens nous avoient laissé dans chaque genre: on les traduisit, on les commenta; & par une espèce de reconnoissance on se mit à les adorer sans connoître à beaucoup près ce qu’ils valoient.”

Le pays de l’érudition & des faits est inépuisable [inesgotável]; on croit, pour ainsi dire, voir tous les jours augmenter sa substance par les acquisitions que l’on y fait sans peine. Au contraire le pays de la raison & des découvertes est d’une assez petite étendue; & souvent au lieu d’y apprendre ce que l’on ignoroit, on ne parvient à force d’étude qu’à désapprendre ce qu’on croyoit savoir. C’est pourquoi, à mérite fort inégal, un Erudit doit être beaucoup plus vain qu’un Philosophe, & peut-être qu’un Poëte: car l’esprit qui invente est toûjours mécontent de ses progrès, parce qu’il voit au-delà; & les plus grands génies trouvent souvent dans leur amour-propre même un juge secret, mais sévere, que l’approbation des autres fait taire pour quelques instans, mais qu’elle ne parvient jamais à corrompre.

Il semble que par le mépris que l’on a pour ces Savans, on cherche à les punir de l’estime outrée qu’ils faisoient d’eux-mêmes, ou du suffrage peu éclairé de leurs contemporains, & qu’en foulant aux piés ces idoles, on veuille en faire oublier jusqu’aux noms.”

Les Gens de Lettres penserent donc à perfectionner les Langues vulgairès; ils chercherent d’abord à dire dans ces Langues ce que les Anciens avoient dit dans les leurs. Cependant par une suite du préjugé dont on avoit eu tant de peine à se défaire, au lieu d’enrichir la Langue Françoise, on commença par la défigurer. Ronsard en fit un jargon barbare, hérissé de Grec & de Latin: mais heureusement il la rendit assez méconnoissable, pour qu’elle en devìnt ridicule.”

Malherbe, nourri de la lecture des excellens Poëtes de l’antiquité, & prenant comme eux la Nature pour modele, répandit le premier dans notre Poësie une harmonie & des beautés auparavant inconnues. Balzac, aujourd’hui trop méprisé, donna à notre Prose de la noblesse & du nombre. Les Ecrivains de Port-royal continuerent ce que Balzac avoit commencé; ils y ajoûterent cette précision, cet heureux choix de termes, & cette pureté qui ont conservé jusqu’à présent à la plûpart de leurs Ouvrages un air moderne, & qui les distinguent d’un grand nombre de Livres surannés, écrits dans le même tems. Corneille, après avoir sacrifié pendant quelques années au mauvais goût dans la carriere dramatique, s’en affranchit enfin; découvrit par la force de son génie, bien plus que par la lecture, les lois du Théatre, & les exposa dans ses Discours admirables sur la Tragédie, dans ses réflexions sur chacune de ses pièces, mais principalement dans ses pièces mêmes. Racine s’ouvrant une autre route, sit paroìtre sur le Théatre une passion que les Anciens n’y avoient guère connue; & développant les ressorts du coeur humain, joignit à une élégance & une vérité continues quelques traits de sublime. Despréaux dans son art poëtique se rendit l’égal d’Horace en l’imitant; Molière par la peinture fine des ridicules & des moeurs de son tems, laissa bien loin derriere lui la Comédie ancienne; La Fontaine sit presque oublier Esope & Phedre, & Bossuet alla se placer à coté de Démosthene.

Les Beaux-Arts sont tellement unis avec les Belles-Lettres, que le même goût qui cultive les unes, porte aussi à perfectionner les autres.”

Lulli, créateur d’un chant propre à notre Langue, rendoit par sa musique aux poëmes de Quinault l’immortalité qu’elle en recevoit.”

Il faut avoüer pourtant que la renaissance de la Peinture & de la Sculpture avoit été beaucoup plus rapide que celle de la Poësie & de la Musique”

En général, l’objet de la Peinture & de la Sculpture étant plus du ressort des sens, ces Arts ne pouvoient manquer de précéder la Poësie, parce que les sens ont dû être plus promptement affectés des beautés sensibles & palpables des statues anciennes, que l’imagination n’a dû appercevoir les beautés intellectuelles & fugitives des anciens Écrivains. D’ailleurs, quand elle a commencé à les découvrir, l’imitation de ces mêmes beautés imparfaite par sa servitude, & par la Langue étrangere dont elle se servoit, n’a pû manquer de nuire aux progrès de l”imagination même.” Mas isso não justifica a lentidão da Música, a linguagem universal.

A l’égard de la Musique, elle a dû arriver beaucoup plus tard à un certain degré de perfection, parce que c’est un art que les Modernes ont été obligés de créer. Le tems a détruit tous les modèles que les Anciens avoient pû nous laisser en ce genre; & leurs Écrivains, du moins ceux qui nous restent, ne nous ont transmis sur ce sujet que des connoissances très-obscures, ou des histoires plus propres à nous étonner qu’à nous instruire. Aussi plusieurs de nos Savans, poussés peut-être par une espece d’amour de propriété, ont prétendu que nous avons porté cet art beaucoup plus loin que les Grecs; prétention que le défaut de monumens rend aussi difficile à appuyer qu’à détruire, & qui ne peut être qu’assez foiblement combattue par les prodiges vrais ou supposés de la Musique ancienne. Peut-être seroit-il permis de conjecturer avec quelque vraissemblance, que cette Musique étoit tout-à-fait différente de la nôtre, & que si l’ancienne étoit supérieure par la mélodie, l’harmonie donne à la moderne des avantages.

nous ne reconnoissions point ce que nous devons à l’Italie; c’est d’elle que nous avons reçû les Sciences, qui depuis ont fructifié si abondamment dans toute l’Europe; c’est à elle surtout que nous devons les Beaux-Arts & le bon goût, dont elle nous a fourni un grand nombre de modèles inimitables.”

Pendant que les Arts & les Belles-Lettres étoient en honneur, il s’en falloit beaucoup que la Philosophie fît le même progrès, du moins dans chaque nation prise en corps; elle n’a reparu que beaucoup plus tard. (…) D’ailleurs, les Anciens n’étoient pas à beaucoup près si parfaits comme Philosophes que comme Écrivains. En effet, quoique dans l’ordre de nos idées les premieres opérations de la raison précedent les premiers efforts de l’imagination, celle-ci, quand elle a fait les premiers pas, va beaucoup plus vîte que l’autre: elle a l’avantage de travailler sur des objets qu’elle enfante; au lieu que la raison forcée de se borner à ceux qu’elle a devant elle, & de s’arrêter à chaque instant, ne s’épuise que trop souvent en recherches infructueuses. (…) on ne pouvoit suppléer à cette étude par celle de leurs Ouvrages, dont la plûpart avoient été détruits, & dont un petit nombre mutilé par le tems ne pouvoit nous donner sur une matière aussi vaste que des notions fort incertaines & fort altérées.”

On étoit persuadé depuis un tems, pour ainsi dire, immémorial, qu’on possédoit dans toute sa pureté la doctrine d’Aristote, commentée par les Arabes, & altérée par mille additions absurdes ou puériles; & on ne pensoit pas même à s’assûrer si cette Philosophie barbare étoit réellement celle de ce grand homme, tant on avoit conçû de respect pour les Anciens. C’est ainsi qu’une foule de peuples nés & affermis dans leurs erreurs par l’éducation, se croyent d’autant plus sincèrement dans le chemin de la vérité, qu’il ne leur est même jamais venu en pensée de former sur cela le moindre doute.”

On avoit permis aux Poëtes de chanter dans leurs Ouvrages les divinités du Paganisme, parce qu’on étoit persuadé avec raison que les noms de ces divinités ne pouvoient plus être qu’un jeu dont on n’avoit rien à craindre. Si d’un côté, la religion des Anciens, qui animoit tout, ouvroit un vaste champ à l’imagination des beaux Esprits; de l’autre, les principes en étoient trop absurdes, pour qu’on appréhendât de voir ressusciter Jupiter & Pluton par quelque secte de Novateurs. Mais l’on craignoit, ou l’on paroissoit craindre les coups qu’une raison aveugle pouvoit porter au Christianisme: comment ne voyoit-on pas qu’il n’avoit point à redouter une attaque aussi foible?”

Un Tribunal devenu puissant dans le Midi de l’Europe, dans les Indes, dans le Nouveau Monde, mais que la Foi n’ordonne point de croire, ni la Charité d’approuver, & dont la France n’a pû s’accoûtumer encore à prononcer le nom sans effroi, condamna un célebre Astronome pour avoir soûtenu le mouvement de la Terre, & le déclara hérétique; à peu-près comme le Pape Zacharie avoit condamné quelques siècles auparavant un Evêque, pour n’avoir pas pensé comme saint Augustin sur les Antipodes, & pour avoir deviné leur existence 600 ans avant que Christophe Colomb les découvrît. C’est ainsi que l’abus de l’autorité spirituelle réunie à la temporelle forçoit la raison au silence”

A la tête de ces illustres personnages doit être placé l’immortel Chancelier d’Angleterre, François Bacon, dont les Ouvrages si justement èstimés, & plus estimés pourtant qu’ils ne sont connus, méritent encore plus notre lecture que nos éloges. A considérer les vûes saines & étendues de ce grand homme, la multitude d’objets sur lesquels son esprit s’est porté, la hardiesse de son style qui réunit partout les plus sublimes images avec la précision la plus rigoureuse, on seroit tenté de le regarder comme le plus grand, le plus universel, & le plus éloquent des Philosophes. Bacon, né dans le sein de la nuit la plus profonde, sentit que la Philosophie n’étoit pas encore, quoique bien des gens sans doute se flatassent d’y exceller; car plus un siècle est grossier, plus il se croit instruit de tout ce qu’il peut savoir. Il commença donc par envisager d’une vûe générale les divers objets de toutes les Sciences naturelles; il partagea ces Sciences en différentes branches, dont il fit l’énumération la plus exacte qu’il lui fut possible: il examina ce que l’on savoit déjà sur chacun de ces objets, & fit le catalogue immense de ce qui restoit à découvrir: c’est le but de son admirable Ouvrage de la dignité & de l’accroissement des connoissances humaines. Dans son nouvel organe des Sciences, il perfectionne les vûes qu’il avoit données dans le premier Ouvrage; il les porte plus loin, & fait connoître la nécessité de la Physique expérimentale, à laquelle on ne pensoit point encore. Ennemi des systèmes, il n’envisage la Philosophie que comme cette partie de nos connoissances, qui doit contribuer à nous rendre meilleurs ou plus heureux: il semble la borner à la Science des choses utiles, & recommande partout l’étude de la Nature. Ses autres Ecrits sont formés sur le même plan; tout, jusqu’à leurs titres, y annonce l’homme de génie, l’esprit qui voit en grand. § Nous déclarerons ici que nous devons principalement au Chancelier Bacon l’Arbre encyclopédique dont nous avons déjà parlé fort au long, & que l’on trouvera à la fin de ce Discours.”

Au Chancelier Bacon succéda l’illustre Descartes. Cet homme rare dont la fortune a tant varié en moins d’un siècle, avoit tout ce qu’il falloit pour changer la face de la Philosophie; une imagination forte, un esprit très-conséquent, des connoissances puisées dans lui-même plus que dans les Livres, beaucoup de courage pour combattre les préjugés les plus généralement reçus, & aucune espece de dépendance qui le sorçât à les ménager. Aussi éprouva-t-il de son vivant même ce qui arrive pour l’ordinaire à tout homme qui prend un ascendant trop marqué sur les autres. Il fit quelques enthousiastes, & eut beaucoup d’ennemis. Soit qu’il connût sa nation ou qu’il s’en défiât seulement, il s’étoit refugié dans un pays entierement libre pour y méditer plus à son aise. Quoiqu’il pensât beaucoup moins à faire des disciples qu’à les mériter, la persécution alla le chercher dans sa retraite; & la vie cachée qu’il menoit ne put l’y soustraire. Malgré toute la sagacité qu’il avoit employée pour prouver l’existence de Dieu, il fut accusé de la nier par des Ministres qui peut-être ne la croyoient pas. Tourmenté & calomnié par des étrangers, & assez mal accueilli de ses compatriotes, il alla mourir en Suede, bien éloigné sans doute de s’attendre au succès brillant que ses opinions auroient un jour.” “L’Algebre créée en quelque maniere par les Italiens, & prodigieusement augmentée par notre illustre Viete, a recû entre les mains de Descartes de nouveaux accroissemens. Un des plus considérables est sa méthode des Indéterminées, artifice très-ingénieux & très-subtil, qu’on a sû appliquer depuis à un grand nombre de recherches.” “Comme Philosophe, il a peut-être été aussi grand, mais il n’a pas été si heureux. (…) Sa Méthode seule auroit suffi pour le rendre immortel; sa Dioptrique est la plus grande & la plus belle application qu’on eût faite encore de la Géométrie à la Physique; on voit enfin dans ses ouvrages, même les moins lûs maintenant, briller par tout le génie inventeur. Si on juge sans partialité ces tourbillons devenus aujourd’hui presque ridicules, on conviendra, j’ose le dire, qu’on ne pouvoit alors imaginer mieux: les observations astronomiques qui ont servi à les détruire étoient encore imparfaites, ou peu constatées; rien n’étoit plus naturel que de supposer un fluide qui transportât les planètes; il n’y avoit qu’une longue suite de phénomènes, de raisonnemens & de calculs, & par conséquent une longue suite d’années, qui pût faire renoncer à une théorie si séduisante. Elle avoit d’ailleurs l’avantage singulier de rendre raison de la gravitation des corps par la force centrifuge du Tourbillon même; & je ne crains point d’avancer que cette explication de la pesanteur est une des plus belles & des plus ingénieuses hypotheses que la Philosophie ait jamais imaginées.” “après avoir eu des sectateurs sans nombre, il est presque réduit à des apologistes. Il se trompa sans doute en admettant les idées innées: mais s’il eût retenu de la secte Péripatéticienne la seule vérité qu’elle enseignoit sur l’origine des idées par les sens, peut-être les erreurs qui deshonoroient cette vérité par leur alliage, auroient été plus difficiles à déraciner.”

Newton, à qui la route avoit été préparée par Huyghens, parut enfin, & donna à la Philosophie une forme qu’elle semble devoir conserver. Ce grand génie vit qu’il étoit tems de bannir de la Physique les conjectures & les hypothèses vagues, ou du moins de ne les donner que pour ce qu’elles valoient, & que cette Science devoit être uniquement soûmise aux expériences & à la Géométrie. C’est peut-être dans cette vûe qu’il commença par inventer le calcul de l’Infini & la méthode des Suites, dont les usages si étendus dans la Géométrie même, le sont encore davantage pour déterminer les effets compliqués que l’on observe dans la Nature, où tout semble s’exécuter par des especes de progressions infinies. (…) Sa Théorie du monde (car je ne veux pas dire son Systême) est aujourd”hui si généralement reçue, qu’on commence à disputer à l’auteur l’honneur de l’invention, parce qu’on accuse d’abord les grands hommes de se tromper, & qu’on finit par les traiter de plagiaires. Je laisse à ceux qui trouvent tout dans les ouvrages des anciens, le plaisir de découvrir dans ces ouvrages la gravitation des planètes, quand elle n’y seroit pas; mais en supposant même que les Grecs en ayent eu l’idée, ce qui n’étoit chez eux qu’un systême hasardé & romanesque, est devenu une démonstration dans les mains de Newton” “Il se contenta de prouver que les tourbillons de Descartes ne pouvoient rendre raison du mouvement des planètes; que les phénomènes & les lois de la Mechanique s’unissoient pour les renverser; qu’il y a une force par laquelle les planètes tendent les unes vers les autres, & dont le principe nous est entièrement inconnu.” “A l’égard de la Métaphysique, il paroît que Newton ne l’avoit pas entierement négligée. Il étoit trop grand Philosophe pour ne pas sentir qu’elle est la base de nos connoissances, & qu’il faut chercher dans elle seule des notions nettes & exactes de tout: il paroît même par les ouvrages de ce profond Géometre, qu’il étoit parvenu à se faire de telles notions sur les principaux objets qui l’avoient occupé. Cependant, soit qu’il fût peu content lui-même des progrès qu’il avoit faits à d’autres égards dans la Métaphysique, soit qu’il crût difficile de donner au genre humain des lumières bien satisfaisantes ou bien étendues sur une science trop souvent incertaine & contentieuse, soit enfin qu’il craignît qu’à l’ombre de son authorité on n’abusat de sa Métaphysique comme on avoit abusé de celle de Descartes pour soutenit des opinions dangereuses ou erronées [levando as hipóteses e sua defesa longe demais…], il s’abstint presque absolument d’en parler dans ceux de ses écrits qui sont le plus connus; & on ne peut guère apprendre ce qu’il pensoit sur les différens objets de cette science, que dans les ouvrages de ses disciples. Ainsi comme il n’a causé sur ce point aucune révolution, nous nous abstiendrons de le considérer de ce côté-là.”

Ce que Newton n’avoit osé, ou n’auroit peut-être pû faire, Locke l’entreprit & l’exécuta avec succès. On peut dire qu’il créa la Métaphysique à peu-près comme Newton avoit créé la Physique. Il conçut que les abstractions & les questions ridicules qu”on avoit jusqu’alors agitées, & qui avoient fait comme la substance de la Philosophie, étoient la partie qu’il falloit surtout proscrire. Il chercha dans ces abstractions & dans l’abus des signes les causes principales de nos erreurs, & les y trouva. Pour connoitre notre âme, ses idées & ses affections, il n’étudia point les livres, parce qu’ils l’auroient mal instruit [lugar-comum à época, correto, m. Rousseau?]; il se contenta de descendre profondement en lui-même; & après s’être, pour ainsi dire, contemplé longtems, il ne fit dans son Traité de l’entendement humain que présenter aux hommes le miroir dans lequel il s’étoit vû. En un mot il réduisit la Métaphysique à ce qu’elle doit être en effet, la Physique expérimentale de l’âme; espece de Physique très-différente de celle des corps non-seulement par son objet, mais par la maniere de l’envisager. (…) Cependant le titre de Métaphysicien & même de grand Métaphysicien est encore assez commun dans notre siècle; car nous aimons à tout prodiguer (…) Je ne doute point que ce titre ne soit bientôt une injure pour nos bons esprits, comme le nom de Sophiste, qui pourtant signifie Sage, avili en Grèce par ceux qui le portoient, fut rejetté par les vrais Philosophes.”

Galilée, à qui la Géographie doit tant pour ses découvertes Astronomiques, & la Méchanique pour sa Théorie de l’accélération; Harvey, que la découverte de la circulation du sang rendra immortel; Huyghens, que nous avons déja nommé, & qui par des ouvrages pleins de force & de génie a si bien mérité de la Géometrie & de la Physique; Pascal, auteur d’un traité sur la Cycloide, qu’on doit regarder comme un prodige de sagacité & de pénétration, & d’un traité de l’équilibre des liqueurs & de la pésanteur de l’air, qui nous a ouvert une science nouvelle: génie universel & sublime, dont les talens ne pourroient être trop regrettés par la Philosophie, si la religion n’en avoit pas profité; Malebranche, qui a si bien démelé les erreurs des sens, & qui a connu celles de l’imagination comme s’il n’avoit pas été souvent trompé par la sienne; Boyle, le père de la Physique expérimentale; plusieurs autres enfin, parmis lesquels doivent être comptés avec distinction les Vesale, les Sydenham, les Boerhaave, & une infinité d’Anatomistes & de Physiciens célébres.

Entre ces grands hommes il en est un, dont la Philosophie aujourd’hui fort accueillie & fort combattue dans le Nord de l’Europe, nous oblige à ne le point passer sous silence; c’est l’illustre Leibnitz. Quand il n’auroit pour lui que la gloire, ou même que le soupçon d’avoir partagé avec Newton l’invention du calcul différentiel, il mériteroit à ce titre une mention honorable. Mais c’est principalement par sa Métaphysique que nous voulons l’envisager. Comme Descartes, il semble avoir reconnu l’insuffisance de toutes les solutions qui avoient été données jusqu’à lui des questions les plus élevées, sur l’union du corps & de l’ame, sur la Providence, sur la nature de la matiere; il paroit même avoir eu l’avantage d’exposer avec plus de force que personne les difficultés qu’on peut proposer sur ces questions; mais moins sage que Locke & Newton, il ne s’est pas contenté de former des doutes, il a cherché à les dissiper, & de ce côté-là il n’a peut-être pas été plus heureux que Descartes. Son principe de la raison suffisante, très-beau & très vrai en lui-même, ne paroît pas devoir être fort utile à des êtres aussi peu éclairés que nous le sommes sur les raisons premieres de toutes choses; ses Monades prouvent tout au plus qu’il a vu mieux que personne qu’on ne peut se former une idée nette de la matiere, mais elles ne paroissent pas faites pour la donner; son Harmonie préétablie, semble n’ajoûter qu’une difficulté de plus à l’opinion de Descartes sur l’union du corps & de l’ame; enfin son systême de l’Optimisme est peut-être dangereux par le prétendu avantage qu’il a d’expliquer tout.”

On ne permet guère aux grands génies d’en savoir tant”

Newton, il est vrai, a trouvé dans ses contemporains moins de contradiction, soit que les découvertes géométriques par lesquelles il s’annonça, & dont on ne pouvoit lui disputer ni la propriété, ni la réalité, eussent accoûtumé à l’admiration pour lui, & à lui rendre des hommages qui n’étoient ni trop subits, ni trop forcés; soit que par sa supériorité il imposât silence à l’envie, soit enfin, ce qui paroît plus difficile à croire, qu’il eût affaire à une nation moins injuste que les autres. Il a eu l’avantage singulier de voir sa Philosophie généralement reçûe en Angleterre de son vivant, & d’avoir tous ses compatriotes pour partilans & pour admirateurs.”

Il ne faut qu’ouvrir nos Livres, pour voir avec surprise qu’il n’y a pas encore vingt ans qu’on a commencé en France à renoncer au Cartésianisme. Le premier qui ait osé parmi nous se déclarer ouvertement Newtonien, est l’auteur du Discours sur la figure des Astres, qui joint à des connoissances géométriques très-étendues, cet esprit philosophique avec lequel elles ne se trouvent pas toûjours, & ce talent d’écrire auquel on ne croira plus qu’elles nuisent, quand on aura lû ses Ouvrages. M. de Maupertuis a crû qu’on pouvoit être bon citoyen, sans adopter aveuglément la Physique de son pays; & pour attaquer cette Physique, il a eu besoin d’un courage dont on doit lui savoir gré. En effet notre nation, singulièrement avide de nouveautés dans les matières de goût, est au contraire en matiere de Science très-attachée aux opinions anciennes. (…) Pour avoir le droit d’admirer les erreurs d’un grand homme, il faut savoir les reconnoitre, quand le tems les a mises au grand jour. Aussi les jeunes gens qu’on regarde d’ordinaire comme d’assez mauvais juges, sont peut-être les meilleurs dans les matières philosophiques & dans beaucoup d’autres, lorsqu’ils ne sont pas dépourvûs de lumiere” “Si le Newtonianisme venoit à être détruit de nos jours par quelque cause que ce pût être, injuste ou légitime, les sectateurs nombreux qu’il a maintenant joueroient sans doute alors le même role qu’ils ont fait joüer à d’autres. Telle est la nature des esprits: telles sont les suites de l’amour-propre qui gouverne les Philosophes du moins autant que les autres hommes, & de la contradiction que doivent éprouver toutes les découvertes, ou même ce qui en a l’apparence.”

les grands hommes se livrent à leur génie, & les gens médiocres à celui de leur nation. Il est vrai que le témoignage que la supériorité ne peut s’empêcher de se rendre à elle-même suffit pour la dédommager des suffrages vulgaires: elle se nourrit de sa propre substance; & cette réputation dont on est si avide, ne sert souvent qu’à consoler la médiocrité des avantages que le talent a sur elle.”

Il semble qu’on regarde l’antiquité comme un oracle qui a tout dit, & qu’il est inutile d’interroger; & l’on ne fait guère plus de cas aujourd’hui de la restitution d’un passage, que de la découverte d’un petit rameau de veine dans le corps humain.”

L’usage de tout écrire aujourd’hui en Langue vulgaire, a contribué sans doute à fortifier ce préjugé, & est peut-être plus pernicieux que le préjugé même. Notre Langue s’étant répandue par toute l’Europe, nous avons crû qu’il étoit tems de la substituer à la Langue latine, qui depuis la renaissance des Lettres étoit celle de nos Savans. J’avoüe qu’un Philosophe est beaucoup plus excusable d’écrire en François, qu’un François de faire des vers Latins; je veux bien même convenir que cet usage a contribué à rendre la lumière plus générale, si néanmoins c’est étendre réellement l’esprit d’un Peuple, que d’en étendre la superficie. Cependant il résulte de-là un inconvénient que nous aurions bien dû prévoir. Les Savans des autres nations à qui nous avons donné l’exemple, ont crû avec raison qu’ils écriroient encore mieux dans leur Langue que dans la nôtre. L’Angleterre nous a donc imité; l’Allemagne, où le Latin sembloit s’être réfugié, commence insensiblement à en perdre l’usage; je ne doute pas qu’elle ne soit bientôt suivie par les Suédois, les Danois, & les Russiens. Ainsi, avant la fin du 18e siècle, un Philosophe qui voudra s’instruire à fond des découvertes de ses prédécesseurs, sera contraint de charger sa mémoire de sept à huit Langues différentes; & après avoir consumé à les apprendre le tems le plus précieux de sa vie, il mourra avant de commencer à s’instruire. L”usage de la Langue Latine, dont nous avons fait voir le ridicule dans les matières de goût, ne pourroit être que très-utile dans les Ouvrages de Philosophie, dont la clarté & la précision doivent faire tout le mérite, & qui n’ont besoin que d’une Langue universelle & de convention. Il seroit donc à souhaiter qu’on rétablit cet usage: mais il n’y a pas lieu de l’espérer. L’abus dont nous osons nous plaindre est trop favorable à la vanité & à la paresse, pour qu’on se flate de le déraciner. Les Philosophes, comme les autres Écrivains, veulent être lûs, & surtout de leur nation. S’ils se servoient d’une Langue moins familiere, ils auroient moins de bouches pour les célébrer, & on ne pourroit pas se vanter de les entendre. Il est vrai qu’avec moins d’admirateurs, ils auroient de meilleurs juges: mais c’est un avantage qui les touche peu, parce que la réputation tient plus au nombre qu’au mérite de ceux qui la distribuent.”

le goût des systèmes, plus propre à flater l’imagination qu’à éclairer la raison, est aujourd’hui presqu’absolument banni des bons Ouvrages. Un de nos meilleurs Philosophes semble lui avoir porté les derniers coups.” Referência a M. l’Abbé de Condillac, de l’Académie royale des Sciences de Prusse, em seu Traité des Systémes. “& si on prétend prouver l’utilité des Systèmes par un très-petit nombre de découvertes qu’ils ont occasionnées autrefois, on pourroit de même conseiller à nos Géometres de s’appliquer à la quadrature du cercle, parce que les efforts de plusieurs Mathématiciens pour la trouver, nous ont produit quelques theorêmes. L’esprit de Système est dans la Physique ce que la Métaphysique est dans la Géométrie. S”il est quelquefois nécessaire pour nous mettre dans le chemin de la vérité, il est presque toûjours incapable de nous y conduire par lui-même.”

CRISE À LA FRANÇAISE:Notre siècle porté à la combinaison & à l’analyse, semble vouloir introduire les discussions froides & didactiques dans les choses de sentiment. (…) cet esprit de discussion a contribué à affranchir notre littérature de l’admiration aveugle des Anciens (…) Mais c’est peut-être aussi à la même source que nous devons je ne sais quelle Métaphysique du coeur, qui s’est emparée de nos théatres; s’il ne falloit pas l’en bannir entièrement, encore moins falloit-il l’y laisser régner. Cette anatomie de l’ame s’est glissée jusque dans nos conversations; on y disserte, on n’y parle plus; & nos sociétés ont perdu leurs principaux agrémens, la chaleur & la gaieté. dissertamos, não conversamos mais; e nossas sociedades perderam suas principais benesses, o calor e a alegria.”

TEORIA DA DECADÊNCIA OU AO MENOS DA ESTAGNAÇÃO CULTURAL: “Le goût & l’art d’écrire font en peu de tems des progrès rapides, dès qu’une fois la véritable route est ouverte; à peine un grand génie a-t-il entrevû le beau, qu’il l’apperçoit dans toute son étendue; & l’imitation de la belle Nature semble bornée à de certaines limites qu’une génération, ou deux tout au plus, ont bien tôt atteintes: il ne reste à la génération suivante que d’imiter: mais elle ne se contente pas de ce partage; les richesses qu’elle a acquises autorisent le desir de les accroître; elle veut ajoûter à ce qu’elle a reçû, & manque le but en cherchant à le passer. On a donc tout à la fois plus de principes pour bien juger, un plus grand fonds de lumières, plus de bons juges, & moins de bons Ouvrages; on ne dit point d’un Livre qu’il est bon, mais que c’est le Livre d’un homme d’esprit. C’est ainsi que le siècle de Démétrius de Phalere a succédé immédiatement à celui de Démosthene, le siècle de Lucain & de Séneque à celui de Cicéron & de Virgile, & le nôtre à celui de Louis XIV.”

Mas de quem fala? “comme nous devons au siècle de Pline les ouvrages admirables de Quintilien & de Tacite, que la génération précédente n’auroit peut-être pas été en état de produire, le nôtre laissera à la postérité des monumens dont il a bien droit de se glorifier. Un Poëte célebre par ses talens & par ses malheurs a effacé Malherbe dans ses Odes, & Marot dans ses Epigrammes & dans ses Epitres. Nous avons vu naître le seul Poëme épique que la France pui opposer à ceux des Grecs, des Romains, des Italiens, des Anglois & des Espagnols. Deux hommes illustres, entre lesquels notre nation semble partagée, & que la postérité saura mettre chacun à sa place, se disputent la gloire du cothurne, & l’on voit encore avec un extrème plaisir leurs Tragédies après celles de Corneille & de Racine. L’un de ces deux hommes, le même à qui nous devons la Henriade, sur d”obtenir parmi le très-petit nombre de grands Poëtes une place distinguée & qui n’est qu’à lui, possede en même tems au plus haut dégré un talent que n’a eu presque aucun Poëte même dans un dégré médiocre, celui d’écrire en prose. Personne n’a mieux connu l”art si rare de rendre sans effort chaque idée par le terme qui lui est propre, d’embellir tout sans se méprendre sur le coloris propre à chaque chose; enfin, ce qui caracterise plus qu’on ne pense les grands Écrivains, de n’être jamais ni au-dessus, ni au-dessous de son sujet. Son essai sur le siècle de Louis XIV est un morceau d”autant plus précieux que l’Auteur n’avoit en ce genre aucun modele ni parmi les Anciens, ni parmi nous. Son histoire de Charles XII par la rapidité & la noblesse du style est digne du Héros qu’il avoit à peindre; ses pièces sugitives [?] supérieures à toutes celles que nous estimons le plus, suffiroient par leur nombre & par leur mérite pour immortaliser plusieurs Écrivains.”

Deuxième:Un Écrivain judicieux, aussi bon citoyen que grand Philosophe, nous a donné sur les principes des Lois un ouvrage décrié par quelques François, & estimé de toute l’Europe. D’excellens auteurs ont écrit l’histoire; des esprits justes & éclairés l’ont approfondie; la Comédie a acquis un nouveau genre, qu’on auroit tort de rejetter, puisqu’il en résulte un plaisir de plus, & qui n’a pas été aussi inconnu des anciens qu’on voudroit nous le persuader; enfin nous avons plusieurs Romans qui nous empêchent de regretter ceux du dernier siècle.” Montesquieu ou Balzac.

La Musique est peut-être de tous ces Arts celui qui a fait depuis quinze ans le plus de progrès parmi nous. Graces aux travaux d’un génie mâle, hardi & fécond, les Etrangers qui ne pouvoient souffrir nos symphonies, commencent à les goûter, & les François paroissent enfin persuadés que Lulli avoit laissé dans ce genre beaucoup à faire. M. Rameau, en poussant la pratique de son Art à un si haut degré de perfection, est devenu tout ensemble le modele & l’objet de la jalousie d’un grand nombre d’Artistes, qui le décrient en s’efforçant de l’imiter. Mais ce qui le distingue plus particulierement, c’est d’avoir refléchi avec beaucoup de succès sur la théorie de ce même Art; d’avoir sû trouver dans la Basse fondamentale le principe de l’harmonie & de la mélodie; d’avoir réduit par ce moyen à des lois plus certaines & plus simples, une science livrée avant lui à des regles arbitraires, ou dictées par une expérience aveugle. Je saisis avec empressement l’occasion de célébrer cet Artiste philosophe, dans un discours destiné principalement à l’éloge des grands Hommes.”

on nuit plus aux progrès de l’esprit, en plaçant mal les récompenses qu’en les supprimant. Avoüons même à l’honneur des lettres, que les Savans n’ont pas toujours besoin d’être récompensés pour se multiplier. Témoin l’Angleterre, à qui les Sciences doivent tant, sans que le Gouvernement fasse rien pour elles. Il est vrai que la Nation les considère, qu’elle les respecte même; & cette espece de récompense, supérieure à toutes les autres, est sans doute le moyen le plus sûr de faire fleurir les Sciences & les Arts; parce que c’est le Gouvernement qui donne les places, & le Public qui distribue l’estime.”

Engajados profetas sociais: “tout a des révolutions reglées, & l’obscurité se terminera par un nouveau siècle de lumière.”

M. Rousseau de Genêve, Auteur de la Partie de l’Encyclopédie qui concerne la Musique, & dont nous espérons que le Public sera très satisfait, a composé un Discours fort éloquent, pour prouver que le rétablissement des Sciences & des Arts a corrompu les moeurs. Ce Discours a été couronné en 1750 par l’Académie de Dijon, avec les plus grands éloges; il [a] été imprimé à Paris au commencement de cette année 1751, & a fait beaucoup d’honneur à son Auteur.”

Il doit y avoir en général dans une République plus d’Orateurs, d’Historiens, & de Philosophes; & dans une Monarchie, plus de Poëtes, de Théologiens, & de Géometres. Cette regle n’est pourtant pas si absolue, qu’elle ne puisse être altérée & modifiée par une infinité de causes.” [???]

* * *

Praticamente um segundo prefácio dentro do prefácio:

Le Prospectus qui a déjà été publié dans cette vûe, & dont M. Diderot mon collegue est l’Auteur, ayant été reçu de toute l’Europe avec les plus grands éloges, je vais en son nom le remettre ici de nouveau sous les yeux du Public, avec les changemens & les additions qui nous ont parû convenables à l’un & à l’autre.”

MAD – Meu Amigo Diderot

les Dictionnaires par leur forme même ne sont propres qu’à être consultés, & se refusent à toute lecture suivie. Quand nous apprendrons qu’un homme de Lettres, desirant d’étudier l’Histoire à fond, aura choisi pour cet objet le Dictionnaire de Moreri, nous conviendrons du reproche que l’on veut nous faire. Nous aurions peut-être plus de raison d’attribuer l’abus prétendu dont on se plaint, à la multiplication des méthodes, des élémens, des abregés, & des bibliotheques, si nous n’étions persuadés qu’on ne sauroit trop faciliter les moyens de s’instruire. On abrégeroit encore davantage ces moyens, en réduisant à quelques volumes tout ce que les hommes ont découvert jusqu”à nos jours dans les Sciences & dans les Arts. Ce projet, en y comprenant même les faits historiques réellement utiles, ne seroit peut-être pas impossible dans l’exécution; il seroit du moins à souhaiter qu’on le tentât, nous ne prétendons aujourd’hui que l’ébaucher; & il nous débarrasseroit enfin de tant de Livres, dont les Auteurs n’ont fait que se copier les uns les autres. Ce qui doit nous rassûrer contre la satyre des Dictionnaires, c’est qu’on pourroit faire le même reproche sur un fondement aussi peu solide aux Journalistes les plus estimables. Leur but n’est-il pas essentiellement d”exposer en raccourci [resumo] ce que notre siecle ajoûte de lumières à celles des siècles précédens?”

Jusqu’ici personne n’avoit conçû un Ouvrage aussi grand, ou du moins personne ne l’avoit exécuté. Leibnitz, de tous les Savans le plus capable d’en sentir les difficultés, desiroit qu’on les surmontât. Cependant on avoit des Encyclopédies; & Leibnitz ne l’ignoroit pas, lorsqu’il en demandoit une.”

La vraie Philosophie étoit au berceau; la Géométrie de l’Infini n’étoit pas encore; la Physique expérimentale se montroit à peine; il n’y avoit point de Dialectique; les lois de la saine Critique étoient entièrement ignorées. Les Auteurs célebres en tout genre dont nous avons parlé dans ce Discours, & leurs illustres disciples, ou n’existoient pas, ou n’avoient pas écrit. L’esprit de recherche & d’émulation n’animoit pas les Savans; un autre esprit moins fécond peut-être, mais plus rare, celui de justesse & de méthode, ne s’étoit point soûmis les différentes parties de la Littérature; & les Académies, dont les travaux ont porté si loin les Sciences & les Arts, n’étoient pas instituées.” “il faut avoüer aussi que l’augmentation prodigieuse des matières rendit à d’autres égards un tel Ouvrage beaucoup plus difficile. Mais ce n’est point à nous juger si les successeurs des premiers Encyclopédistes ont été hardis ou présomptueux” “L’Encyclopédie de Chambers dont on a publié à Londres un si grand nombre d’Éditions rapides; cette Encyclopédie qu’on vient de traduire tout récemment en Italien, & qui de notre aveu mérite en Angleterre & chez l’étranger les honneurs qu’on lui rend, n’eût peut-être jamais été faite, si avant qu’elle parut en Anglois, nous n’avions eu dans notre Langue des Ouvrages où Chambers a puisé sans mesure & sans choix la plus grande partie des choses dont il a composé son Dictionnaire.” “En effet, conçoit-on que tout ce qui concerne les Sciences & les Arts puisse être renfermé en deux Volumes in-folio?” “Chambers a lû des Livres, mais il n’a guère vû d’artistes; cependant il y a beaucoup de choses qu’on n’apprend que dans les atteliers. D’ailleurs il n’en est pas ici des omissions comme dans un autre Ouvrage. Un article omis dans un Dictionnaire commun le rend seulement imparfait. Dans une Encyclopédie, il rompt l’enchaînement, & nuit à la forme & au fond “L’expérience journaliere n’apprend que trop combien il est difficile à un Auteur de traiter profondément de la Science ou de l’Art dont il a fait toute sa vie une étude particuliere. Quel homme peut donc être assez hardi & assez borné pour entreprendre de traiter seul de toutes les Sciences & de tous les Arts?” Que tal o sujeito hiper-ativo de Mort à Crédit, M. de Pereires? “Il est vrai que ce plan a réduit le mérite d’Editeur à peu de chose; mais il a beaucoup ajoûté à la perfection de l”Ouvrage, & nous penserons toûjours nous être acquis assez de gloire, si le Public est satisfait. En un mot, chacun de nos Collègues a fait un Dictionnaire de la Partie dont il s’est chargé, & nous avons réuni tous ces Dictionnaires ensemble.” “Si nous eussions traité toutes les Sciences séparément, en faisant de chacune un Dictionnaire particulier, non seulement le prétendu desordre de la succession alphabétique auroit eu lieu dans ce nouvel arrangement; mais une telle méthode auroit été sujette à des inconvéniens considérables par le grand nombre de mots communs à différentes Sciences, & qu’il auroit fallu répéter plusieurs fois, ou placer au hasard. D’un autre côté, si nous eussions traité de chaque Science séparément & dans un discours suivi, conforme à l’ordre des idées, & non à celui des mots, la forme de cet Ouvrage eût été encore moins commode pour le plus grand nombre de nos lecteurs, qui n’y auroient rien trouvé qu’avec peine” “le travail d’autrui sera sacré pour nous, & nous ne manquerons pas de consulter l’Auteur, s’il arrive dans le cours de l’Edition que son ouvrage nous paroisse demander quelque changement considérable.” “Un procédé de Chimie ne sera point du même ton que la description des bains & des théatres anciens, ni la manoeuvre d’un Serrurier, exposée comme les recherches d’un Théologien, sur un point de dogme ou de discipline.”

On a beaucoup écrit sur les Sciences. Les traités sur les Arts libéraux se sont multipliés sans nombre; la république des Lettres en est inondée. Mais combien peu donnent les vrais principes? combien d’autres les noyent dans une affluence de paroles, ou les perdent dans des ténebres affectées? Combien dont l’autorité en impose, & chez qui une erreur placée à côté d’une vérité, ou décrédite celle-ci, ou s’accrédite elle-même à la faveur de ce voisinage? On eût mieux fait sans doute d’écrire moins & d’écrire mieux.” “dans les différentes parties dont un article est composé, on ne sait exactement quel Auteur on doit consulter sur tel ou tel point, ou s’il faut les consulter tous, ce qui rend la vérification longue & pénible. On s’est attaché, autant qu’il a été possible, à éviter cet inconvénient, en citant dans le corps même des articles les Auteurs sur le témoignage desquels on s’est appuyé; rapportant leur propre texte quand il est nécessaire; comparant partout les opinions; balançant les raisons; proposant des moyens de douter ou de sortir de doute; décidant même quelquefois; détruisant autant qu’il est en nous les erreurs & les préjugés; & tâchant surtout de ne les pas multiplier, & de ne les point perpétuer, en protégeant sans examen des sentimens rejettés, ou en proscrivant sans raison des opinions reçûes.”

il ne faut pas croire que la définition d’une Science, surtout d’une Science abstraite, en puisse donner l’idée à ceux qui n’y sont pas du moins initiés. En effet, qu’est-ce qu’une Science? sinon un système de regles ou de faits relatifs à un certain objet; & comment peut-on donner l’idée de ce système à quelqu’un qui seroit absolument ignorant de ce que le système renferme? Quand on dit de l’Arithmétique, que c’est la Science des propriétés des nombres, la fait-on mieux connoître à celui qui ne la sait pas, qu’on ne feroit connoître la pièrre philosophale, en disant que c’est le secret de faire de l’or? La définition d’une Science ne consiste proprement que dans l’exposition détaillée des choses dont cette Science s’occupe, comme la définition d’un corps est la description détaillée de ce corps même; & il nous semble d’après ce principe, que ce qu’on appelle définition de chaque Science seroit mieux placé à la fin qu’au commencement du livre qui en traite: ce seroit alors le résultat extrèmement réduit de toutes les notions qu’on auroit acquises.”

ces hommes avides de réputation & dépourvûs de génie, qui publient hardiment de vieux systèmes comme des idées nouvelles, seront bientôt démasqués.”

M. Formey, Secrétaire perpétuel de l’Académie royale des Sciences & des Belles-Lettres de Prusse. Cet illustre Académicien avoit médité un Dictionnaire tel à peu-près que le nôtre, & il nous a généreusement sacrifié la partie considérable qu’il en avoit exécutée, & dont nous ne manquerons pas de lui faire honneur. (…) De ce nombre seront presque tous les articles de Grammaire générale & particuliere. Nous croyons pouvoir assurer qu’aucun Ouvrage connu ne sera ni aussi riche, ni aussi instructif que le nôtre sur les regles & les usages de la Langue Françoise, & même sur la nature, l’origine & le philosophie des Langues en général.”

tout nous a été ouvert, & par ceux qui cultivent les Lettres, & par ceux qui les aiment.”

Que l’Encyclopédie devienne un sanctuaire où les connoissances des hommes soient à l’abri des tems & des révolutions (…) Quel avantage n’auroit-ce pas été pour nos Pères & pour nous, si les travaux des Peuples anciens, des Egyptiens, des Chaldéens, des Grecs, des Romains, &c. avoient été transmis dans un Ouvrage encyclopédique, qui eût exposé en même tems les vrais principes de leurs Langues! Faisons donc pour les siècles à venir ce que nous regrettons que les siècles passés n’ayent pas fait pour le nôtre. Nous osons dire que si les Anciens eussent exécuté une Encyclopédie, comme ils ont exécuté tant de grandes choses, & que ce manuscrit se fût échappé seul de la fameuse bibliotheque d’Alexandrie, il eût été capable de nous consoler de la perte des autres.”

On a trop écrit sur les Sciences: on n’a pas assez bien écrit sur la plûpart des Arts libéraux; on n’a presque rien écrit sur les Arts méchaniques; car qu’est-ce que le peu qu’on en rencontre dans les Auteurs, en comparaison de l’étendue & de la fécondité du sujet?” “La plûpart de ceux qui exercent les Arts méchaniques, ne les ont embrassés que par nécessité, & n’operent que par instinct. À peine entre mille en trouve-t-on une douzaine en état de s’exprimer avec quelque clarté sur les instrumens qu’ils employent & sur les ouvrages qu’ils fabriquent. Nous avons vû des ouvriers qui travaillent depuis quarante années, sans rien connoître à leurs machines. Il a fallu exercer avec eux la fonction dont se glorifioit Socrate, la fonction pénible & délicate de faire accoucher les esprits, obstetrix animorum.”

C’est ainsi que nous nous sommes convaincus de l’ignorance dans laquelle on est sur la plûpart des objets de la vie, & de la difficulté de sortir de cette ignorance. C’est ainsi que nous nous sommes mis en état de démontrer que l’homme de Lettres qui sait le plus sa Langue, ne connoît pas la vingtieme partie des mots; que quoique chaque Art ait la sienne, cette langue est encore bien imparfaite”

+1000 PALAVRAS: “Mais le peu d’habitude qu’on a & d’écrire, & de lire des écrits sur les Arts, rend les choses difficiles à expliquer d’une manière intelligible. De-là naît le besoin de Figures. On pourroit démontrer par mille exemples, qu’un Dictionnaire pur & simple de définitions, quelque bien qu’il soit fait, ne peut se passer de figures, sans tomber dans des descriptions obscures ou vagues; combien donc à plus forte raison ce secours ne nous étoit-il pas nécessaire? On a envoyé des Dessinateurs dans les atteliers” “Un seul art dont on voudroit tout représenter & tout dire, fourniroit des volumes de discours & de planches. On ne finiroit jamais si l’on se proposoit de rendre en figures tous les états par lesquels passe un morceau de fer avant que d’être transformé en aiguille.” “nous n’avons pû réduire le nombre des unes & des autres, à moins de 600. Les deux volumes qu’elles formeront ne seront pas la partie la moins intéressante de l’Ouvrage, par l’attention que nous aurons de placer au verso d’une Planche l’explication de celle qui sera vis-à-vis, avec des renvois aux endroits du Dictionnaire auxquels chaque figure sera relative.”

la perfection derniere d’une Encyclopédie est l’ouvrage des siècles. Il a fallu des siècles pour commencer; il en faudra pour finir: mais nous serons satisfaits d’avoir contribué à jetter les fondemens” Até que puderam fazê-lo num quartel!

* * *

Os Autores

M. Daubenton est le digne collegue de M. de Buffon dans le grand Ouvrage sur l’Histoire Naturelle, dont les trois premiers volumes déjà publiés, ont eu successivement trois éditions rapides, & dont le Public attend la suite avec impatience. On a donné dans le Mercure de Mars 1751 l’article Abeille, que M. Daubenton a fait pour l’Encyclopédie, & le succès général de cet article nous a engagé à insérer dans le second volume du Mercure de Juin 1751 l’article Agate.”

La Théologie est de M. l’Abbé Mallet, Docteur en Théologie de la Faculté de Paris, de la Maison & Société de Navarre, & Professeur royal en Théologie à Paris. (…) M. l’Abbé Mallet est aussi l’Auteur de tous les articles d’Histoire ancienne & moderne (…) on observera que les articles d’Histoire de notre Encyclopédie ne s’étendent pas aux noms de Rois, de Savans, & de Peuples, qui sont l’objet particulier du Dictionnaire de Moreri, & qui auroient presque doublé le nôtre. Enfin, nous devons encore à M. l’abbé Mallet tous les articles qui concernent la Poësie, l’Eloquence, & en général la Littérature. Il a déjà publié en ce genre deux Ouvrages utiles & remplis de réflexions judicieuses. L’un est son Essai sur l’étude des Belles-Lettres, & l’autre ses Principes pour la lecture des Poëtes.”

La Grammaire est de M. du Marsais, qu’il suffit de nommer.”

“La Métaphysique, la Logique, & la Morale, de M. l’Abbé Yvon. Métaphysicien profond, & ce qui est encore plus rare, d’une extrème clarté. On peut en juger par les articles qui sont de lui dans ce premier volume, entr’autres par l’article Agir auquel nous renvoyons, non par préférence; mais parce qu’étant court, il peut faire juger en un moment combien la Philosophie de M. l’Abbé Yvon est saine, & sa Métaphysique nette & précise. M. l’Abbé Pestré, digne par son savoir & par son mérite de seconder M. l’Abbé Yvon, l’a aidé dans plusieurs articles de Morale.”

La Jurisprudence est de M. Toussaint, Avocat en Parlement & membre de l’Académie royale des Sciences & des Belles-Lettres de Prusse”

Le Blason est de M. Eidous ci-devant Ingénieur des Armées de Sa Majesté Catholique”

L’Arithmétique & la Géométrie élémentaire ont été revûes par M. l’Abbé de la Chapelle

Les articles d’Art militaire sont de M. Le Blond, Professeur de Mathématiques des Pages de la grande Écurie du Roi”

La Coupe des Pierres est de M. Goussier

Le Jardinage & l’Hydraulique sont de M. d’Argenville, Conseiller du Roi en ses Conseils Maître ordinaire en sa Chambre des Comptes de Paris, des Sociétés royales des Sciences de Londres & de Montpellier, & de l’Académie des Arcades de Rome.”

La Marine est de M. Bellin, Censeur royal & Ingénieur ordinaire de la Marine”

L’Horlogerie & la description des instrumens astronomiques sont de M. J. B. le Roy

L’Anatomie & la Physiologie sont de M. Tarin, Docteur en Medecine” Morreu aos 26 anos! “La Medecine, la Matière medicale, & la Pharmacie, de M. de Vandenesse, Docteur Régent de la Faculté de Medecine de Paris” “La Chirurgie de M. Louis, Chirurgien gradué, Démonstrateur royal au Collége de Saint Côme, & Conseiller Commissaire pour les extraits de l’Académie royal de Chirurgie.”

La Chimie est de M. Malouin, Docteur Régent de la Faculté de Medecine de Paris, Censeur royal, & membre de l’Académie royale des Sciences”

La Peinture, la Sculpture, la Gravûre, sont de M. Landois

L’Architecture de M. Blondel, Architecte célebre, non seulement par plusieurs Ouvrages qu’il a fait exécuter à Paris, & par d’autres dont il a donné les desseins, & qui ont été exécutés chez différens Souverains, mais encore par son Traité de la Décoration des Édifices, dont il a gravé lui-même les Planches qui sont très-estimées”

M. Rousseau de Genêve, dont nous avons déjà parlé, & qui possède en Philosophe & en homme d’esprit la théorie & la pratique de la Musique, nous a donné les articles qui concernent cette Science. Il a publié il y a quelques années un Ouvrage intitulé Dissertation sur la Musique moderne.” musicologie.org (O LADO DESCONHECIDO DE ROUSSEAU!): “Toujours recherché par le parlement de Paris, de nouveau en France, en mai 1767, il s’installe sous le nom de Renou, avec Thérèse, qu’il fait passer pour sa sœur, au château de Trye-le-Château, mis à disposition par le prince Conti. La même année, il publie son Dictionnaire de musique. (…) Pour Jean-Jacques Rousseau, la langue italienne est plus propice à la musique que la langue française. Parce que la langue du peuple est évincée par une langue de cour qui n’a plus aucune accentuation. Il conclut ainsi sa lettre sur la musique française: Je crois avoir fait voir qu’il n’y a ni mesure ni mélodie dans la musique françoise, parce que la langue n’en n’est pas susceptible; que le chant françois n’est qu’un aboiement continuel, insupportable à toute oreille non prévenue. Et enfin, la célèbre sentence: D’où je conclus que les François n’ont point de musique et n’en peuvent avoir, ou que si jamais ils en ont une, ce sera tant pis pour eux.La musique est de tous les beaux-arts celui dont le vocabulaire est le plus étendu, et pour lequel un dictionnaire est, par conséquent, le plus utile. Ainsi l’on ne doit pas mettre celui-ci au nombre de ces compilations ridicules que la mode ou plutôt la manie des dictionnaires multiplie de jour en jour. Si ce livre est bien fait, il est utile aux artistes; s’il est mauvais, ce n’est ni par le choix ni par la forme de l’ouvrage. Ainsi, l’on auroit tort de le rebuter sur son titre; il faut le lire pour en juger.”

+ Teatro, Poesia e Música (3a obra temática)

+ Lettre sur la musique françoise (4a)

+ Examen de deux principes avancés par Monsieur Rameau. (5a)

DISCOGRAFIA [!]

Jean-Jacques Rousseau, Consolations des misères de ma vie. Ensemble Alba, Quantum 2012 (QM 7067).

Jean-Jacques Rousseau, Le Devin du village – Intermède en 1 acte sur un livret de Jean-Jacques Rousseau

M. Le Monnier des Académies royales des Sciences de Paris & de Berlin, & de la Société royale de Londres, & Medecin ordinaire de S. M. à Saint-Germain-en-Laye, nous a donné les articles qui concernent l’Aimant & l’Electricité, deux matières importantes qu’il a étudiées avec beaucoup de succès”

M. de Cahusac de l’Académie des Belles-Lettres de Montauban, Auteur de Zeneïde que le Public revoit & applaudit si souvent sur la scene Françoise, des Fêtes de l’Amour & de l’Hymen, & de plusieurs autres Ouvrages qui ont eu beaucoup de succès sur le Théatre lyrique, nous a donné les articles Ballet, Danse, Opera, Decoration

J’ai [*] fait ou revû tous les articles de Mathématique & de Physique, qui ne dépendent point des parties dont il a été parlé ci-dessus (…) Je me suis attaché dans les articles de Mathématique transcendente à donner l’esprit général des méthodes (…) enfin à donner, autant qu’il m’a été possible, dans chaque matière, des principes métaphysiques exacts, c’est-à-dire, simples.” [*] Não revelado precisamente.

M. Diderot mon collegue. Il est Auteur de la partie de cette Encyclopédie la plus étendue, la plus importante, la plus desirée du Public, & j’ose le dire, la plus difficile à remplir; c’est la description des Arts. M. Diderot l’a faite sur des mémoires qui lui ont été fournis par des ouvriers ou par des amateurs, dont on lira bientôt les noms, ou sur les connoissances qu’il a été puiser lui-même chez les ouvriers, ou enfin sur des métiers qu’il s’est donné la peine de voir, & dont quelquefois il a fait construire des modeles pour les étudier plus à son aise. A ce détail qui est immense, & dont il s’est acquitté avec beaucoup de soin, il en a joint un autre qui ne l’est pas moins, en suppléant dans les différentes parties de l’Encyclopédie un nombre prodigieux d’articles qui manquoient. Il s’est livré à ce travail avec un desintéressement qui honore les Lettres (…) Parmi ces articles, il y en a de très-étendus, comme Acier, Aiguille, Ardoise, Anatomie http://xtudotudo6.zip.net/arch2016-05-01_2016-05-31.html vd. 15 de maio ], Animal, Agriculture, &c.”

M. le Comte d’Herouville de Claye, Lieutenant Général des Armées du Roi, & Inspecteur Général d’Infanterie, (…) a communiqué des mémoires très-curieux sur la Minéralogie

M. Falconet, Medecin Consultant du Roi & membre de l’Académie royale des Belles-Lettres, possesseur d’une Bibliothèque aussi nombreuse & aussi étendue que ses connoissances”

M. Goussier, déjà nommé au sujet de la Coupe de pierres (…) Mais il s’est particulierement occupé des figures de l’Encyclopédie qu’il a toutes revûes & presque toutes dessinées”

M. Rogeau, habile Professeur de Mathématiques, a fourni des matériaux sur le Monnoyage

M. Prevost, Inspecteur des Verreries

La Brasserie a été faite sur un mémoire de M. Longchamp

M. La Bassée [?] a fourni les articles de Passementerie, dont le détail n’est bien connu que de ceux qui s’en sont particulierement occupés.”

M. Papillon, célebre Graveur en bois

M. Fournier, très-habile Fondeur de caracteres d’Imprimerie

M. Favre a donné des mémoires sur la Serrurerie, Taillanderie, Fonte des canons, &c.”

Enfin un grand nombre d’autres personnes bien intentionnées ont instruit M. Diderot sur la fabrication des Ardoises, les Forges, la Fonderie, Refendrie, Trifilerie, &c. La plûpart de ces personnes étant absentes, on n’a pû disposer de leur nom sans leur consentement; on les nommera pour peu qu’elles le desirent.”

Nous publions ce premier volume dans le tems précis pour lequel nous l’avions promis. Le second volume est déjà sous presse; nous espérons que le Public n’attendra point les autres, ni les volumes des Figures; notre exactitude à lui tenir parole ne dépendra que de notre vie, de notre santé, & de notre repos. Nous avertissons aussi au nom des Libraires associés qu’en cas d’une seconde édition, les additions & corrections seront données dans un volume séparé à ceux qui auront acheté la première.”

la protection du Gouvernement; des ennemis tant foibles que puissans, qui ont cherché, quoiqu’en vain, à étouffer l’Ouvrage avant sa naissance”

Les Articles qui n’ont point de lettres à la fin, ou qui ont une étoile au commencement, sont de M. Diderot”

Abbé Mallet [mala mesmo, como veremos]: (G): Alcorão, etc.

d’Alembert: (O)

Rousseau: (S)

Marsais, o Gramático: (F)

* * *

A Árvore do Conhecimento

C’est aussi à l’Art de transmettre, qu’il faut rapporter la Critique, la Poedagogique & la Philologie. La Critique, qui restitue dans les Auteurs les endroits corrompus, donne des éditions, &c. La Poedagogique, qui traite du choix des Études, & de la manière d’enseigner. La Philologie, qui s’occupe de la connoissance de la Littérature universelle. [??]

C’est à l’Art d’embellir le Discours, qu’il faut rapporter la Versification, ou le méchanique de la Poësie. Nous omettrons la distribution de la Rhétorique dans ses différentes parties, parce qu’il n’en découle ni Science, ni Art, si ce n’est peut-être la Pantomime, du Geste; & du Geste & dela Voix, la Déclamation.”

l’OEconomique, la Science des devoirs de l’Homme en famille; la Politique, celle des devoirs de l’Homme en société.”

L’Arithmétique se distribue en Arithmétique numérique ou par Chiffres, & en Algèbre ou Arithmétique universelle par Lettres, qui n’est autre chose que le calcul des grandeurs en général, & dont les opérations ne sont proprement que des opérations arithmétiques indiquées d’une manière abrégée: car, à parler exactement, il n’y a calcul que de nombres.

L’Algèbre est élémentaire ou infinitésimale, selon la nature des quantités auxquelles on l’applique. L’infinitésimale est ou différentielle ou intégrale: différentielle, quand il s’agit de descendre de l’expression d’une quantité finie, ou considérée comme telle, à l’expression de son accroissement, ou de sa diminution instantanée; intégrale, quand il s’agit de remonter de cette expression à la quantité finie même.

l’Hydrodynamique prend alors le nom d’Hydraulique. On pourroit rapporter la Navigation à l’Hydrodynamique, & la Ballistique ou le jet des Bombes, à la Méchanique.”

La quantité considérée dans la possibilité des événemens, donne l’Art de conjecturer, d’où naît l’Analyse des Jeux de hasard.”

la Science qu’on appelle Astronomie physique, à laquelle il faut rapporter la Science de leurs influences, qu’on nomme Astrologie; d’où l’Astrologie physique, & la chimère de l’Astrologie judiciaire.”

Zoologie; d’où sont émanés la Médecine, la Vétérinaire, & le Manége; la Chasse, la Pêche, & la FauconnerieClassificação quase socrática!

L’Hygienne peut se considérer relativement à la santé du corps, à sa beauté, & à ses forces; & se sous-diviser en Hygienne proprement dite, en Cosmétique, & en Athlétique. La Cosmétique donnera l’Orthopédie, ou l’Art de procurer aux membres une belle conformation; & l’Athlétique donnera la Gymnastique ou l’Art de les exercer.”

la recherche artificielle de leurs propriétés intérieures & occultes; & cet Art s’est appellé Chimie. La Chimie est imitatrice & rivale de la Nature: son objet est presque aussi étendu que celui de la Nature même: ou elle décompose les Êtres; ou elle les révivifie; ou elle les transforme, &c. La Chimie a donné naissance à l’Alchimie, & à la Magie naturelle. La Métallurgie ou l’Art de traiter les Métaux en grand, est une branche importante de la Chimie. On peut encore rapporter à cet Art la Teinture.”

il n’est pas moins vrai de dire du Peintre qu’il est un Poëte, que du Poëte qu’il est un Peintre”

Division de lHistoire ecclésiastique en Histoire ecclésiastique particulière, Histoire des Prophéties, qui contient la Prophétie & l’accomplissement, & Histoire de ce que Bacon appelle Nemesis, ou la Providence, c’est-à-dire, de l’accord qui se remarque quelquefois entre la volonté révelée de Dieu & sa volonté secrette.”

Division de la Science de l’âme en Science du souffle divin, d’où est sortie l’âme raisonnable, & Science de l’âme irrationnelle, qui nous est commune avec les brutes, & qui est produite du limon de la terre.”

* * *

FONTE BIBLIOGRÁFICA

> portal.atilf.fr

> archive.org

>The Project for American and French Research on the Treasury of the French Language (ARTFL) is a cooperative enterprise of Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française (ATILF) of the Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), the Division of the Humanities, the Division of the Social Sciences, and Electronic Text Services (ETS) of the University of Chicago.”

A BAGACEIRA

José Américo de Almeida 

DICIONÁRIO DE (81) TERMOS ESDRÚXULOS E TUPINIQUINS, afora aquelas definições encontradas entre [ ]’s no decorrer das próprias citações (contrastar com José de Alencar e Rachel de Queiroz):

aça: albino // ver fuá e sarará

alapardar: esconder

aluir: abater, abalar

aquilotar: habituar-se

araponga: pássaro cujo canto ressoa ao metal; pessoa que grita.

áscua: brasa, chama

assuada: motim, algazarra

azucrim: diabo


bagaceira: cachaça;

depósito dos resíduos da cana;

bando de palavras desconexas;

ralé;

entulho (coletivo)


banga: cambada de vagabundos; indicativo de mofa com o interlocutor, quando no final da frase; casa mal-construída.

bangalafumenga: zé-ninguém, imprestável // ver leguelhé

batoré: porco, imundo

bouba: ferida

cabroeira: coletivo de cabras (homens)

cafundó: ermo

cambiteiro: profissional rural

cambonja ou cambonje: ave peralta

camumbembe: vagabundo

caninguento: rabugento

capulho: broto ou botão da flor

Cariri: tribo indígena – mais detalhado em https://seclusao.art.blog/2017/06/29/o-quinze-rachel-de-queiroz/ 

chuchurrear: bebericar com estardalhaço

coco: dança popular de Alagoas

cruviana: grande frio

delerência: delícia (pessoa)

dríade ou dríada: planta que dá flor; divindade.

empacho: estorvo; vergonha.

encalacrar: entalar, endividar, comprometer-se (no mau sentido)

encalistrar: ficar vexado

enxuí: maribondo pequeno porém doloroso como qualquer espécie maior

espia-caminho: flor

espoleta: capataz de fazenda

essa: monumento sepulcral

estreme: puro

fichu: lenço para se proteger do sol forte

figa: várias acepções; dando figa: pouco me fodendo.

fiota: janota

fouveiro: ruivo, de fisionomia europeizada

fuá: arisco (cavalo, p. ex.); caspa.

guenzo: doente

hamadríada ou hamadríade: macaco pequeno e feioso

homizio: desterro, exílio, fuga

hemoptise: hemorragia do pulmão

ledice: ar contente

leguelhé: imprestável // ver bangalafumenga

macaíba ou macaúba: palmeira

maldar (sentido peculiar): dar motivos para suspeitas

mangará: pé-de-bananeira

maracanã: periquito

maracatu: dança folclórica

marouço: maré grossa

matula: corja

moçame: coletivo de “moça”

multípara: parideira, mulher de ativo e fértil ovário, mãe de muitos

niquice: impertinência // também usado por Graciliano Ramos

paleio: lábia; carícias interesseiras.

pantim: boato

patacão: moeda de cobre, do tempo de D. João III; também usada no Brasil e no Uruguai (não a mesma, mas o nome); patela; idiota; cebolão (relógio grande de bolso).

patativa: pássaro do canto doce; sujeito falaz.

peitica: despeito; ave tropical.

perequeté: emperiquitado

piaba: peixe fluvial de pequeno porte

pileca: magro e fraco (cavalo ou homem)

pinóia: puta; pechincha.

pirambeba: mesmo peixe que o cambucu

pulveroso: cheio de pó

punaré: “mamífero roedor, da família dos Echimydeos, gênero Thrichomys, presente no bioma da caatinga, mas também no Paraguai e na Bolívia. Se adapta facilmente a zonas secas e pedregosas. É de pequeno porte, tem pêlos macios, cauda longa e peluda, como de castor, apesar de no mais parecer um rato comum. Também é conhecido, vulgarmente, como rato-boiadeiro e rabudo.” dicionarioinformal.com.br, com adaptações.

punare

rebentina: acesso de cólera

rosetar: divertir-se demasiadamente

sainete: consolo, graça

salmoura: água salgada que conserva alimentos

sarará: mulato arruivado ou com albinismo // ver fuá

sessar: peneirar

sobrosso: medo

sostra: mulher feia

soverter: subverter (regionalismo)

teiró: teima, birra, antipatia

tinhoso: de má índole; repelente.

truaca: bebedeira

trupizupe: desmiolado

zunzum: atoarda, boataria

* * *

nossa ficção incipiente não pode competir com os temas cultivados por uma inteligência mais requintada: só passará por suas revelações, pela originalidade de seus aspectos despercebidos.”

Um romance brasileiro sem paisagem seria como Eva expulsa do paraíso. O ponto é suprimir os lugares-comuns da natureza.

A língua nacional tem rr e ss finais… Deve ser utilizada sem os plebeísmos que lhe afeiam a formação. (…) A plebe fala errado; mas escrever é disciplinar e construir…”

* * *

Dagoberto Marçau vivia desse jeito, entre trabalheiras e ócios, como o homem-máquina destas terras que ou se agita resistentemente ou, quando pára, pára mesmo, como um motor parado.

Como que cobrara medo ao vazio interior. Não há deserto maior que uma casa deserta.”

Era o êxodo da seca de 1898. Uma ressurreição de cemitérios antigos – esqueletos redivivos, com o aspecto terroso e o fedor das covas podres.” “Expulsos do seu paraíso por espadas de fogo, iam, ao acaso, em descaminhos, no arrastão dos maus fados.” “Não tinham sexo, nem idade, nem condição nenhuma. Eram os retirantes. Nada mais.”

Lúcio responsabilizava a fisiografia paraibana por esses choques rivais.”


Eu não vou na sua casa,

Você não venha na minha,

Porque tem a boca grande,

Vem comer minha farinha…”


A história das secas era uma história de passividades. Limitavam-se a fitar os olhos terríveis nos seus ofensores. Outros ronronavam, como se estivessem engolindo golfadas de ódio.”

A seca representava a valorização da safra. Os senhores de engenho, de uma avidez vã, refaziam-se da depreciação dos tempos normais à custa da desgraça periódica.”

Chorando de quê?! Ninguém é olho-d’água pra viver revendo…”

– O que está na terra é da terra!

Era essa a fórmula de espoliação sumaríssima.”

Não amasse assim a roupa que tanto ódio causou

E meteu-se na rede que, parada, é feita para se dormir; mas, aos embalos, a voar, é feita para se sonhar.

Lembrou-lhe o martírio infligido a Seu-bem, um cãozito amarelo com a cauda enroscada como um imbuá [espécie de centopéia ou caracol sem casa e horrendo!], que estivera preso, ali dentro, uma semana, sem comer.

Pungia-o esse remorso.

(…)

Ocorriam-lhe outros malfeitos de menino arteiro: deitava sal no dorso leitoso dos cururus; mudava de ninho os passarinhos nuelos [ainda sem penas]

Convocava, nessa superexcitação, todos os episódios da infância indócil.

Acudiam-lhe as reminiscências, como um enxame assanhado.

Órfão de mãe, ao nascer, a natureza criara-o vivaz e livre, como um selvagenzinho folgazão.

Não sentira a soledade de unigênito. Crescera de cambulhada com os moleques da bagaceira, garotos de uma malícia descarada.

E recordava-se da violenta transição desses hábitos de liberdade.”

Os longos silêncios regulamentares incutiram-lhe o vezo das meditações intranqüilas.

E fôra, ao mesmo passo, amolecendo a inteligência com leituras secretas. Noitadas de romances angustiados, debaixo dos cobertores, à luz dos lampiões vigilantes.

A liberdade acadêmica agravara-lhe essa sensibilidade. Duas cadeiras de… réu para ser julgado no fim do ano. A filosofia impérvia como a mata de Marzagão com o cipoal de todos os sistemas enredado no fenomenismo catedrático. O Direito Romano (católico, apostólico, romano…) do professor Neto. (Em Roma só havia o Papa…)”

Não gostava de ser menino. Minha vontade era ser homem feito. E agora, este buço parece o luto de minha infância que morreu.

Eu sofria na minha inocência com pena dos bichos que se amavam. Amor de arranhaduras, de coices e de dentadas. E, enfim, creio que os beijos doem muito mais.”

Mal sabia ele que o espelho nos familiariza com a imagem física, mas nenhum homem se identificaria, se se encontrasse em pessoa.”

Recolher-se é voltar-se contra si próprio. E sobrevinha-lhe o remorso que é o narcisismo dos pessimistas.”

E ele, a curtir essa crise moral, rebolando o espírito atormentado, por um revide parecido com a greve da fome…”

De uma rebeldia inativa retraía-se da luta pela vida, como quem estaciona à margem do caminho para dar passagem a um desconhecido.”

Costumava dizer que suas ações não tinham equilíbrio porque o coração lhe pesava mais do que a cabeça. Parecia-lhe o contrapeso da hereditariedade promíscua.”

Essa assistência distraía-o, às vezes, do conflito secreto. Era a satisfação de tirar do sofrimento alheio um motivo de alegria íntima, a consciência de ser bom. Um meio de esquecer a própria dor para sofrer a dor dos outros.”


Eu já ia levantando a cabeça, me endireitando, quando apertou 88. Alguma neblina era só pra apagar a poeira. Chuvas salteadas.

Fiquei, outra vez, no ora-veja, sem semente de gado. Voou o derradeiro patacão do pé-de-meia.

Acabo disso, essa é que foi a seca grande.”


Sobreveio a seca de 1898. Só se vendo. Como que o céu se conflagrara e pegara fogo no sertão funesto.

Os raios de sol pareciam labaredas soltas ateando a combustão total. Um painel infernal. Um incêndio estranho que ardia de cima para baixo. Nuvens vermelhas como chamas que voassem. Uma ironia de ouro sobre azul.

O sol que é para dar o beijo de fecundidade dava um beijo de morte longo, cáustico, como um cautério monstruoso.

A poeira levantava e parecia ouro em pó.

(…)

Durante um ano a fio, uma gota d’água que fosse não refrescara a queimadura dos campos.

Depois, não se via um pássaro: só voavam muito alto as folhas secas.

Bem. Um passarinho estava sob a última folha da umburana, como debaixo de um guarda-sol. Caiu a folha e o passarinho abriu o bico e também caiu, com as asas abertas.

O panasco pulverizara-se: girava com a poeirada chamejante.”

Eu nunca que deixasse a minha terra. A gente teimava em ficar e o sol também teimava, como quem diz: <Aqui estou grimpando de cima>. Emperrado de dia e de noite, porque nunca se viu lua mais parecida com o sol.”

– Você comeu fogo! – disse o feitor.

Ele achou a expressão usual ajustada ao seu martírio.

– Diz bem. Comi fogo em vida. Mas um homem é um homem.”

O Acre é como o outro mundo: pode ser muito bom, mas quem vai não volta mais. E diz que dinheiro de borracha encurta quando ela estira”

Baldara-se-lhe todo o heroísmo sertanejo. Ainda bem não se refazia de um cataclismo, sobrevinha-lhe outro. Horrendos desastres desorganizando a economia renascente. O sertão vitimado: todo o seu esforço aniquilado pelo clima arrítmico, perturbador dos valores, regulador inconstante dos destinos da região.

E Valentim saiu, ao desbarato, pela soalheira estendida nas estradas que iam desaparecendo nas várzeas nuas.”

O papagaio vinha arrepiado, com medo de ficar só.

Soledade quisera soltá-lo à ventura; mas, ele não sabia mais voar e, perdendo o vôo, ganhava esse peco [acanhado] destino humano…

O louro tinha aprendido, como todos os outros papagaios domésticos, o aviso inconsciente, qual uma previsão do seu fim:

– Papa-gai’ não co-meu mo-rreu.

Era o estribilho da fome.

E finou-se, encorajado, escondendo-se sob as asas, numa súplica aflitiva:

– Sol’dade! Sol’dade!…

– A gente sai por este mundão sem saber pra onde vai. Quanto mais anda, menos quer chegar. Porque, se fica, está de muda e tem pena de ficar. E, enquanto anda, pensa que vai voltar.

Lúcio interrompeu:

– Não interrompendo… Como é que se tem saudade dessa terra infernal?

– Moço, sertanejo não se adorna no brejo. O sertão é pra nós como homem malvado pra mulher: quanto mais maltrata, mais se quer bem.”

Então, havia um cajueiro curiosíssimo. Bipartia-se em galhos desiguais: um, hierático, linheiro, parecia querer escorar o céu; o outro, de uma humilde horizontalidade, deitava-se, literalmente, no chão.

Era nesse poiso natural que Lúcio ia, às matinadas, repassar seus romances convulsivos. Em vez de interpretar o clássico <livro da natureza>, desdenhava essas folhas verdes ilustradas por todos os matizes e que só têm sido lidas pela rama, para, em tão ledo e fragrante retiro, afundar-se na degenerescência romântica, exaspero da sensibilidade como sal em ferida braba.

Mas, acertara de se enamorar da figurinha fictícia de Sibil, no tablado abominável do empresário judeu. [?]

A mulher era um anjo… depois da queda. Queda, de verdade, que produz mártires e não demônios… (O pobre do anjo mau!…).

Seria capaz de pedir-lhe a mão… para levantá-la desse inferno.

O amor era um consolo. Função de enfermeiro ou de esmoler. [mecenas dos mundanos] A beleza <o longo e obediente sofrimento> da Circe…

E evocava as famosas paixões plebéias. Não excluía dessa baixa do coração nem a humildade da cor. Salomão, o padroeiro das senzalas.

Nigra sum, sed formosa.

E nosso poeta Gonçalves Crespo ganhara esse lirismo pixaim em Portugal:

És negra, sim, mas que formosos dentes, Que pérolas sem par!

Lafcádio Hearn querendo casar com uma pretinha; Baudelaire…

Esteve em levantar-se e gritar: <Viva o amor cruzado que curou nostalgia africana e coloriu o meu Brasil!>

Há confidências que aliviam como um vômito, mas repugnam também como um vômito.

Lúcio acolheu-a com um sorriso só nos lábios e continuou a ler.

Então, ela sentou-se no cajueiro ao seu lado. E ele começou a ficar como os cajus, amarelo e encarnado, mudando de cor. Todo contrafeito, parecia recear ser surpreendido nesse convívio suspeito.

(…)

Ela desconversou:

– O senhor quer bem a seu pai?

O estudante pendeu a cabeça humilhado. Acudiram-lhe as cenas de aspereza desse homem brutificado pelo trato semibárbaro do engenho. Já segredavam os moradores. <Aquele dá coice no vento.>

E, intentando confortá-la:

– Não ligue, Soledade: meu pai é pancada pra todo o mundo.

Alguns avatares se recusam a evoluir, sr. Hegel… Não venha me dizer que era o estágio final!

Já não era a retirante desbotada e acabadinha, mas a moça capitosa, [obstinada; sedutora] de graças desabrochantes.

Refeita e mimosa, semelhava certas flores que decaem ao anoitecer, para, às primeiras orvalhadas, madrugarem com mais frescor.”

Os galhos do cajueiro comprovavam as desigualdades acidentais – filhos do mesmo tronco com destinos díspares.

Só, então, Lúcio notou esse contraste.

E Soledade fremia num alvoroço incompreendido.

Sentia o primeiro toque da puberdade que ensaia adivinhar os mistérios interiores. Uma inquietude de virgem na insciência do amor feito de curiosidade e de medo.

Cortejada por toda parte, desassossegada, receosa, refugiava-se na complacência honesta do estudante; discernida com o instinto divinatório com que as mulheres mais ingênuas interpretam os sentimentos que as requestam.”

Espia-caminho – um nome que era uma advertência, como quem diz <Por onde quer que passes, por toda parte, estão armados os laços da sedução.>

Exasperavam-se os cajueiros confidentes.

Não eram mais as árvores acolhedoras dos solilóquios matinais.

Expulsavam os intrusos de sua casta intimidade. E sacudiam neles folhas, cajus, castanhas, maturis [a castanha imatura]… Até galhos secos sacudiam.

Molhavam-nos com o orvalho restante.

Era uma pateada em regra. E rangiam, balançando-se, gingando, em meneios de capoeiras. Contorciam-se, como se quisessem, outra vez, saltar das raízes, cair em cima desse par bêbedo de perfumes que profanava o pudor da alameda aromal.

E o vento ajudava assobiando.

Lúcio saiu desconfiado com o sentido nos bosques sagrados. Mas, não eram dríadas nem hamadríadas despeitadas” Em tradução livre, não eram espíritos nem bichos travessos, mas puro fenômeno natural.

– Patrão, faz toda vida que não se entrosa um forró – intercedeu o feitor, com fingida indiferença de quem pleiteia um desejo próprio em nome de outrem.

O senhor de engenho pusera termo a essas funções. Costumava dizer que a alegria do pobre era um mau agouro. De feito, não se dava um samba que não acabasse em sangueira.

Mas Manuel Broca segredou-lhe um plano que ele acolheu entre malicioso e desconfiado. E, vendo outros moradores que se acercavam, acedeu com uma praga:

– Pois levem os 600 mil diabos!…

(Os diabos tinham sempre conta certa: eram trezentos ou seiscentos mil…)”

Os negros giravam como sombras alucinadas.

Parecia um inferno orgíaco.

De chofre, todas as mulheres deram as costas para a porta. Era a superstição de que, estando alguém, do lado de fora, a rezar às avessas, via despidos os que se achavam dançando.”

Despercebido de todos os vexames do servilismo remanescente, o povoléu rural desmandava-se na animação barulhenta.

Parecia que o problema da felicidade se resolvia nessa diversão agreste.

Era um júbilo integral. Uma alegria unânime que cantava como a melhor música do samba.

Sem os fermentos da ambição que atormentam a natureza humana; sem os cuidados da previdência, numa vida de cada dia; sem imaginação que elaborasse pressentimentos mofinos; sobretudo, sem tempo para pensar em ser triste – essa gente tinha a fortuna de não se conhecer. As próprias dores físicas eram discretas, sem choro alto.

Lúcio corria-se de sua tristeza inveterada perante tanta explosão de prazer que dissimulava a penúria permanente. Chegava a saber que os sofrimentos morais eram uma ilusão dos sentidos. Só havia uma condição de felicidade: não saber sofrer. Feliz era o animal que se encolhia à chicotada e a esquecia, quando deixava de doer. Feliz era a sensibilidade que não ia além da casca grossa. E bendizia a ignorância que ignorava até a dor. Invejava essa vivacidade inconsciente. Acostumado a cultivar as sentimentalidades malsãs, como um mendigo que vive de sua ferida aberta, ouvia casquinadas cavas, oriundas, talvez, das cavernas do estômago, e não sabia rir de estômago cheio.

Entrou na onda pulverosa. E testemunhava os idílios brejeiros, cuja amostra mais doce era uma injúria: – <Feia!…> – <Essa safada!…> Ou, um derrame lírico: – <Bichinha…> E, quando passava da palavra ao gesto, era um beliscão, uma pisadura, um puxavão de orelha, uma dentada… Só uma carícia não doía: o cafuné. Mas, às vezes, as unhas penetravam com mais bem-querer.”


<Cabra danado,

Se não tem corage, eu tenho

De pegar nessa pistola

E atirar no senhor de engenho…

Minha senhora,

De que chora este menino?

Chora de barriga cheia

Com vontade de apanhar…>


O estudante observou: <Musa mentirosa!Atirar no senhor de engenho neste estado de subordinação crônica… Chorar de barriga cheia, como se não chorasse senão de fome…>

Estudante é uma raça de gente que só vive de cabeça virada…”

revelam-se excelências plásticas nessa desordem de músculos de alguns tiparrões excepcionais. Donzelas equívocas da redondeza acudiam ao estalo dos dedos, como se chama aos cães.

Mas, ali não se brigava por mulher: o amor não valia uma facada.

– Olhe que eu te dou uns croques! [cascudos]

– Quando chegar em casa, você chia no relho [cinto]!…”

A polícia debandara, aturdida.

– Fez sangue?

– Foi a força do governo, patrão.

Para eles o governo era, apenas, essa noção de violência: o espaldeiramento, a prisão ilegal, o despique partidário… Não o conheciam por nenhuma manifestação tutelar.

E explicavam:

– Chegou e foi metendo o fandango. [festival de sapatadas] Só pra empatar o samba. Passou o refe [arma, rifle] em tudo.”

Sabia que a fotografia não era sua e alvoroçou-a a curiosidade – a única forma de impaciência da mulher, esse apetite do desconhecido que constitui, as mais das vezes, o móvel de sua perdição – a curiosidade de verificar quem era aquela figura feminina que tanto se parecia consigo.

Instava:

– Lúcio, não é meu?

Suspeitou que interessava ao estudante porque se assemelhava a alguém que ele amava. Era a condição mais humilhante de ser amada.

Como quem ama de olhos fechados, com o sentido em outro amor.”

Soledade estava acostumada a ver bichos esfolados e esquartejados, o choro dos bezerros na ferra, os rebanhos carpindo-se [chorando] no sangue fraterno, a rês levantando-se náfega [torta, cambaleante] das mucicas [puxão pela cauda para derrubar] da vaquejada, as ossadas da seca… Mas, não havia termo de comparação com esse suplício dos mártires da almanjarra. [roda hidráulica que o gado é forçado a mover]

Era a sorte dos bois sertanejos na bagaceira…”

A almanjarra ronceira, [indolente] à pachorra [lerdeza] das juntas fatigadas, era o símbolo diuturno da rotina empeciva. [estorvada] Traçava, inalteravelmente, a mesma circunferência na bosta de boi.

Era a norma automática que distingue a mesmice do instinto das variações da inteligência.

A moagem ia, por assim dizer, de meia-noite a meia-noite. Os eixos frouxos vomitavam o bagaço maior do que a cana engolida e mijavam um fio de caldo no parol [recipiente onde cai o caldo]…”

Ninguém queria. Dava por menos: 8$000, 6$000… E, com o papagaio no dedo, beijando-o, cheirando-lhe as asas. Afinal, vendeu-o e entristeceu, porque não tinha mais, em casa, quem lhe chamasse pelo nome…

– Por esse preço, volto com ele.”

Vendiam a faca de ponta e cachaça, para que a polícia e a justiça cumprissem, depois, o seu dever.

A feira de cocos era um tintim por tintim… Comprava-se pelo som, batendo com uma moeda.

Moeda corrente: pelega, [cédula] bagarote, [dindim] selo, cruzado, pataca, [moeda de prata, igual a 320 réis] xenxém [xem-xem, moeda de prata, 10 réis]…”

– ‘Stá aí! ‘Stá vendo? Ticaca!… [gambá nordestino]

Assim o chamava em seus arrufos. No sertão ia pegando. Não que ele fosse catingoso. Efebo sadio, se tinha algum pituim, era o bodum do chiqueiro.

Vinha-lhe o apelido de um episódio da infância. Fôra o caso que, quando menino, dera com uma maritacaca detrás do serrote da acauã. [ave de rapina que se alimenta de cobras]

E, como não tivesse olfato, de nascença, procurou alcançá-la. A bicha defendeu-se, o quanto pôde, com a micção fétida. Ele nem se dava disso. Que gentil e mimoso animalzinho!

Trouxe-o nos braços, como um achado curioso.

Misericórdia! Tudo se impregnou do mau odor.

E, depois de muitas esfregações, ficou sendo Ticaca.

Aspirando o cheiro que se evolava de Soledade, o estudante apiedou-se de Pirunga a quem faltava um sentido tão precioso. E imaginou com que fúria ele a amaria, se lhe sentisse o bálsamo do corpo virgem.

Essa vigilância era um incitamento.”

– Ainda estou por ver uma moça mais foguete!… Solta de corda e canga e o branco sem respeito na batida dela…

– Mais hoje, mais amanhã, esse negócio acaba em choro de menino…

– Minha negra, não é por falar, mas já caiu na boca do mundo.”

Bonita, nada! É só engraçadinha…”

Se os homens se comportavam assim, como os bichos de sua convivência, nas cenas de fecundidade da fazenda, por que Lúcio, que a seguia por toda parte, como o marruá [touro selvagem] acompanha as vacas solteiras, não lhe dera ainda um sinal dessa animalidade?”

tanto mais triste e sofredora, mais a queria, como a figura magrinha e dolente da estrebaria.”

A palpitação das narinas dava-lhe um ar mais picante.

Emboscava-se nas moitas arremedando os anuns. [aves que se enroscam nas árvores]

Assanhava os maribondos. E desferia a rir, perante as piruetas de Lúcio, que punha as mãos na cabeça, aperreado.”

Nisto, surdiu o feitor. Esfregou a mão na axila e tirou a caixa de maribondos, todos quietos, inofensivos, como abelhas brasileiras.

– Como é isso, Manuel? – inquiriu o estudante.

Manuel Broca passou, de novo, a mão no sovaco e apanhou, impunemente, outra caixa.”

Nesse ambiente afrodisíaco, nutria um amor sem carnalidades, um idílio naturista, com o sabor acre de fruta de vez, junto aos abandonos e aos modos de indiferença ou de entrega dessa mulher perturbadora que alvoroçava todo o Marzagão.

A semelhança evocativa amortecia-lhe os apetites indiscretos que a natureza velhaca lhe destilava no sangue tropical.

E governava as venetas de gozo. Chegava a ter remorsos dos sonhos ruins.”

E ela ficou olhando outros passarinhos acasalados – o macho, de ordinário, mais bonito que a fêmea. E era também o que cantava.

Então, voltou-se para Lúcio, esquecendo-lhe o nome:

– Esse menino, você é tão capiongo, [soturno] nem abre o bico. Faz toda a vida que não me conta uma história.

Um ventozinho madrigalesco mexia-lhe as madeixas curtas, ora alargando-lhe a testa, ora cobrindo-lhe os olhos.

(…)

– Era uma vez uma fada. Como não havia tão bela entre os anjos e as 11 mil virgens, o céu vivia a mirá-la, todo o dia que Deus dava, com o seu olho de sol, muito aceso e namorado. O sol crescia e se enchia de luz pra ver melhor. Nenhuma nuvem passava por essa visão de fogo. E o céu era tão feliz que não chorava mais. Nem uma gota d’água! Por causa desse namoro, as fontes foram secando, as árvores esfolhando-se, a terra estorricando…

– Deixa de enjôo, enjoado!… – interrompeu Soledade, atinando com a alusão piegas.

Enjoava-se dessas fantasias.

(…)

– Não é o cacho que vem saindo?… A bananeira está parindo.”

Encalmava-se o dia.

Desvãos de verdura, moitas de uma confidência exemplar com que guardavam as sombras doces, ofereciam-se a esse enleio amoroso e confiado.

Eram gasalhados convidativos, recessos nupciais. O bambual com o refrigério dos seus leques. O dossel de maracujá com flores e frutos.

O melão bravo, envolvendo um arbusto, todo salpicado de ouro, formava um ninho acintoso.”

Havia troncos crespos de cigarras cantadeiras. (Quem duvidar é só ver na serra.)

As macaíbas prediletas tinham cigarras como espinhos.”

Já teria o pudor deteriorado pela contaminação da bagaceira?”

Vendo que o casaca-de-couro [curutié, adora trepar em árvores e tem cor de canela] compunha o ninho com espinhos e gravetos, Lúcio censurava:

– Passarinho chabouqueiro [tosco]!…

Só compreendia o amor conchegado em plumas.

E Soledade lembrava o beija-flor que nidifica, de preferência, nos pés de urtiga. Comparava:

– Veja como o coração é bem guardado! A gente não pega, não vê…

E, levando a mão ao peito:

– …mas é o que se sente mais: bate sem parar e bate, dentro, com mais força, quando já não nos pertence…

Uma tardinha, ela estacou perto de casa e pediu a Lúcio que lhe abotoasse o casaco aberto atrás.

Com os dedos desastrados, ele aflorava-lhe as espáduas capitosas.

Sentia-lhe na penugem da nuca um cheiro extraordinário de bogari [jasmim] machucado.

Ela encolhia, aos toques casuais.

– Olhe, direitinho!…

E virou a cabeça. Estavam as casas desencontradas. Com uma só mão fechou o casaco prontamente – sinal de que o havia desabotoado por gosto.”

Lúcio repôs-se a custo:

– A gente não pode nem…

– …nem o quê, branco sem respeito!

– …abotoar.

Pirunga tomou o verbo no sentido brasileiro [agarrar com segundas intenções] e apresentou-lhe o peito forte:

– Abotoe! Abotoe! Abotoa nada!…

E teria investido, se Soledade não o houvesse chumbado ao solo com o olhar agridoce.”

– Você conhece a história de Carlota? [gênero de azeitonas; forte, livre; mulher do povo]

– Tenho uma idéia…

– Era uma mulher do sertão do Pajeú. [<planta pontuda>] Descera na seca de 45 e ia arrasando o Brejo…

Torceu o nariz e retificou:

– Ia arrasando, uma história: arrasou, bem arrasado!

Procurou colher a primeira impressão nos olhos do filho e prosseguiu:

– Sertaneja, quando é boa, é boa; mas, também, quando desencabeça!…

E, tendenciosamente:

– Então, se é bonita…

Continuou:

– Carlota chegou aqui na tira; mas, com pouco, estava feita uma senhora dona. Vivia como uma princesa na roda das famílias. Bastava ser espingarda do chefe, um homem de poder e dinheiro que mandava em toda esta redondeza.

E, usando de uma familiaridade a que Lúcio estava desafeito:

– Mas, meu filho, a mulher parecia que tinha trazido todo o cangaço do sertão e o fogaréu da seca debaixo da saia. O fim foi aquela derrota! Ela mandou matar um deputado geral – o dr. Trajano Chacon. A política virou. E nem lhe conto: morreu Beiju enforcado; foi gente pra Fernando. Os maiorais da terra… Ela também. (…) Areia nunca mais se levantou! Vá por todo este distrito e, se encontrar um ente de Deus com o nome de Carlota, eu dou o pescoço à forca…

Lúcio explodiu:

– Então, o senhor conheceu Carlota?! Era bonita mesmo? Sim, devia ser muito bonita!

Dagoberto deu de costas.

E, sob a impressão romanesca desse episódio amoroso, ele correu à casa de Soledade.

Não a encontrou.

Nesse comenos, seria capaz de exumá-la, se ela tivesse morrido, tamanha era a ânsia de vê-la.”

Pressentia-lhe as fatalidades de Helena e Carlota, destruidoras de cidades.”

Sentia-se predestinado a participar dos seus maus fados.

Então, fora de si:

– Soledade, dá-me o beijo de morte! Comunica-me num beijo o teu destino de tragédia! Liga-me aos teus maus augúrios!…”

anfisbena

E ele baixou-se e passou a examinar o corpo cilíndrico da anfisbena [cobra de duas cabeças], sem distinguir-lhe os olhos minúsculos:

– Duas cabeças e cega! Não admira, pois, que, com uma cabeça só, eu viva nesta cegueira… E dizer que foi a própria luz da inteligência que me cegou!…

Depois, ficou a considerar que não havia termo de comparação entre Carlota e Soledade – uma conspurcada na mancebia adulterosa, a outra um <anjo de inocência>.”

Santo Deus! os guris lázaros, embastidos de perebas, coçando as sarnas eternas. Sambudos, [desnutridos, esquálidos, anões, caveiras de barriga de verme, etc.] com as pernas de taquari, como uma laranja enfiada em dois palitos.

As cabecinhas grisalhas do lendeaço fediam a ovo podre.

Mas não choravam, não sabiam chorar.”

A natureza caridosa procurava encobrir essa miséria. A jitirana [planta] encostava-se na baiúca [pocilga] infeta, marinava pela parede rota e ia desabrochar, toda espalhada, na coberta de palha, formando o que nenhuma casa rica ostentava: um teto de flores.”

Não havia choça paupérrima que não tivesse um cachorro gafo. [leproso, faminto]

Era o sócio da fome.

Os pobres gozos herbívoros! Comiam capim, pastavam como carneiros.”

Havia música de graça nos coretos do arvoredo. Perfume de graça em cada floração.

E o sol fazia-lhes visitas médicas entrando pelos rasgões dos tugúrios.

Afinal, valia a pena viver, porque ninguém se matava. Não se dava o caso de um suicídio.”

O patrão toca da terra, sem se fazer por onde… De uma hora pra outra, se está no oco do mundo.

Amanhece aqui, anoitece acolá.”

Passavam as lavadeiras vistas de longe como monstros macrocéfalos – com uma trouxa na cabeça e outra trouxa na barriga. Enchiam as panças, já que não podiam encher os estômagos.

Mulheres extraordinárias! Filhavam uma e, não raro, duas vezes por ano.

Engendravam-se em prazeres fugazes eternidades de sofrimento.”

A água, tão boa para purificar, lameirava o sítio. Tudo se fundia em lama.

A enxurrada revolucionária transpunha as represas, inchando, espumando, blaterando…

Os córregos mais humildes rompiam o álveo, espalhando-se, esborrotando as levadas, cacheando pelos baixios.

Mananciais aos gorgolhões, como vômitos incoercíveis.”

De primeiro, Soledade gostava do cheiro quente da terra molhada pelo chuvisco. Lembrava-lhe os campos lavados do Bondó.

Mas a chuvarada agressiva deu para enfastiá-la.

Era a flor de estufa transportada para o atoleiro. Tinha saudade da quentura das estiagens fatais, dos dias mormacentos do sertão soalheiro.

O que mais a amofinava era não poder vaguear pelos lúbricos [escorregadios, deslizantes] lamarentos. O aguaceiro, como uma sentinela à porta, sonegava-lhe as recreações bucólicas.”

E ela dizia para Lúcio:

– Tudo quanto é bicho cria asa no inverno: é formiga, é cupim.

Só a gente não cria.

– Pra voar pra muito longe…”

A saparia começava a toada de sete fôlegos. O comum era um reco-reco rascante. Depois, concertava-se toda a variedade instrumental – carrilhões, castanholas, flautins (um flautim gritante) e, afinal, a pancadaria da jia: bum! bum! bum!”

Chuviscava. Uma chuvinha miúda, conta-gota, antipática, como toda impertinência pequenina. O xixi intolerável.”

E o céu encarvoava-se. Ficava baixo, frisava pelo copado, pesava nas cabeças. Reatavam-se os dias lutuosos.

Outro chuvão hostil. A luz do relâmpago molhava-se nas cordas d’água.

E as árvores cavadas ficavam dançando nas raízes, numa dança macabra, até tombarem, pingando, como num suor de agonia ***

O amor de Soledade era uma sinfonia de chuva com sol. Um idílio de venetas – ora de meiguice inesgotável, ora de maus modos. Tão depressa se conchegava rendido, como se esquivava enjoado.”

Como?… Começaria pelos dedos ou, melhor, pelas unhas. Se não relutasse, subiria pelo braço; e, se gostasse, na testa, um na testa; e, se anuísse, nos olhos – sim, fechar-lhe-ia os olhos com muitos beijos, para, então, de surpresa, beijá-la, bem beijada, na boca. Um beijo que lhe deixasse uma cicatriz n’alma. Queria sorver-lhe o aroma carnal que se bebe em beijos.”

No caso que andasse enamorada, seria uma determinação natural; mas parecia-lhe que ela propendia para um amor criminoso.

Que, desde a partida de Lúcio, tinha outras maneiras, tinha e a ninguém passava despercebido. E esses modos acusavam certa transformação interior.”

No sertão tudo era livre: não se prendiam nem os caudais nas barragens. Mas só as águas não voltavam…

Aviventava a nostalgia incurável, o mal de uma instabilidade que não condizia com a vida sedentária de seu natural.”

– Hum! A menina está um moção!…

E, perdendo o antigo respeito nesse nivelamento da seca:

– Eu, sendo comigo, não deixava brejeiro tomar chegada…

Ela palidejava e enrubescia.

Continuou, sem saber que estava remexendo uma ferida aberta:

– Moça triste é sinal de…

Pirunga levou o indicador aos lábios, pedindo silêncio.”

– Menina, você tem pena do sertão?

Ter pena – como se ajusta essa sinonímia, quando a saudade se aplica ao sertanejo! É a sua única sentimentalidade.”

Mas, daí a pouco, tornou o silêncio de quem não ouve nada porque só se ouve a si próprio. O silêncio fecundo que é o ritmo de quem se escuta.”


Instado, Pirunga improvisou:

Não se vê um olho-d’água,

Quando há seca no sertão.

E enchem-se os olhos d’água,

Quando seca o coração…

O xexéu de minha terra

Que me ensinou a cantar

Antes me tirasse o canto

E me ensinasse a voar…

Um dos tropeiros responde:

Quem deu pena ao passarinho

O canto tinha que dar:

Quem voa sofre saudade,

Quem sofre deve cantar…

Pirunga confiou-se à veia repentista:

No quente do coração

Eu criei um passarinho

E, foi ter asas, voou,

Não quis mais saber do ninho…

Um bacurau, [ave noturna] o gago notívago – baco… baco… bacurau – lembrava no vôo curto e na gaguez os poetas da bagaceira.

E a natureza abafou-se, novamente, em cochichos. Sussurros anônimos. Pios assustados. Murmuravam os sons humildes que tinham estado à espera do silêncio.”


Chocavam-se os dois sentimentos fundamentais do sertanejo – dignidade da família e o apego à gleba. Ele sabia que o crime lhe acarretaria a prisão no meio adverso. A nostalgia quebrantava-lhe o pensamento de vingança.”

Pirunga estivera, cedinho, a coscuvilhar a bruaca e sumira-se, como encanto.

Valentim ficara em casa para não dar de cara com o feitor. Afastava de si qualquer incidente que pudesse embaraçar-lhe o regresso premeditado ao sertão.

Queria combinar tudo com Pirunga e nada dele aparecer.

Dera uma volta pelo engenho, daí se passara à casa de farinha, espiara o canavial de longe e nem sombra dele.

Recrudesciam-lhe os pressentimentos. Teria fugido com raiva de Soledade? Teria seguido o comboio?

E, descoroçoado por mil apreensões, sentiu-se, desenganadamente, abandonado no exílio adverso, quando mais carecia desse bordão da velhice decadente.

Aquele que fazia as vezes dos seus filhos não o acompanhara por uma dedicação desinteressada, mas por causa de Soledade. Porque, desfeita a última esperança, se safara, como os outros.”

Pirunga relutava. Desobedecia pela primeira vez.

Um vem-vem provocativo começou a cantar.

Era a voz do sertão que os invocava num apelo instante.

Valentim rogava, humilhado:

– Meu filho, vamos s’embora! Lá a gente não se lembra de nada.”

Qual a onça acuada por uma matilha de gozos, o criminoso detinha com uma imobilidade faiscante a cabroeira poltrona – para mais de 20 sujeitos que o cercavam, à distância, com as enxadas erguidas.” “E Valentim fazia frente a 20, 30, a quantos acudiam ao clamor de perseguição e cobardia.”

– Mas padrinho!…

Alheio às circunstâncias da luta, examinou-o, de revés, atento nos seus perseguidores. Vendo-o ileso, exprimiu uma alegria selvagem, com o ar de desafio ou de escárnio.

– Eu venho punir por ele, brejeirada de mucufa! [bando de covardes]

E atravessou-se para que ninguém lhe pusesse a mão.

Estranhou ainda:

– Mas, padrinho!…

(…)

Dagoberto saiu-lhe à frente. Encorajou os capangas:

– Brejeiro, quando dá pra valentão, não há sertanejo que pegue!

Valentim entesou também com o senhor de engenho”

Entregando-se, ele preservava a fuga para o sertão.”

– Eu não sei quando me livro. Se você deixasse a bagaceira e voltasse com ela – você sabe… – eu não fazia caso: morria satisfeito na cadeia. Você podia…

E embatucou. [paralisou]

Sobrevinha-lhe uma curiosidade involuntária, quando ela se mexia no lençol. Como estaria deitada? De borco? De borco não seria…

(…)

Lembrava a inocência com que ela lhe saltava nos joelhos, o tempo em que a tomava nos braços, nuinha e tenra como um querubim-menina, desses que não saem do céu, nem para as estampas bentas.”

correu transtornado, com muito mais medo dela, do corpo branco, como uma mancha de luar na treva absoluta, do que do bicho imaginário.”

Enfarado das mulheres superfinas que civilizavam o sexo, Lúcio não se esquecera de sua beldade matuta, corada pelo sol e cheirando a si mesma.”

Seu bucolismo fôra uma criação lírica. A paisagem perdera aquele sentido solidário. Escravizara-se às formas exteriores refletidas em sua sensibilidade; mas das árvores só lhe restavam n’alma as sombras úmidas.

O que lhe parecera o sentimento da natureza fôra uma subordinação vulgar.

O espírito moderno enfastiava-se da mesmice do campo, do eterno espetáculo de flores e cantos. Amofinava-se dentro dessa alegria natural como um doente de indigestão que sofre da felicidade do estômago cheio.

Não distinguia as variedades da estação: as mangueiras e os cajueiros sujos de sangue, sangrando na folhagem nupcial; abacateiros floridos cobertos de insetos, com as copas musicais, como violinos em surdina; o jatobá carregado, batendo num barulho de castanholas…”

A noite nua, sem o maillot das nuvens, nas negligências da solidão, tomava um banho de leite. E a brancura tangível escorria molhando as coisas adormecidas. (…) Um ruidoso meio-dia à meia-noite.”

Mulher é como fruita: quando cai, apodrece…”

Falava baixo, com a fadiga da voz. Batia os dedos em tudo, como num teclado.

Não se sentava que não enterrasse a cara nas mãos. E deu-lhe voltar aos antigos hábitos – à solidão voluntária do quarto de dormir.

Refugiava-se nos livros de uma invenção fantástica que lhe haviam desorganizado a sensibilidade.

Tendo presentes os conselhos de Milonga, tornou, um dia, a rabiscar na parede com o veneno pessimista:

O amor é o caixeiro-viajante da propagação da espécie.

Nós compramos as mulheres perdidas e as mulheres honestas nos compram. É o regime instituído pelos interesses sexuais.

Há uma generosidade egoísta: a de quem ama sem ser amado.”

A mulher só sabe guardar o seu segredo. O amor é a única força capaz de a descobrir; e, quando a descobre toda, nas denúncias de certos abandonos, ela está perdida para o próprio amor que a descobriu.

Não! a mulher que ama é a que diz menos, porque é a que mente mais.

Só a mulher que sofre diz tudo num grito de dor.”

A maior das saudades é a do bem presente que já não se alcança.”

Indo ao pomar, só distinguia nos frutos sazonados as manchas pretas.

Dir-se-ia que a alma se lhe tinha apodrecido dentro, como um feto morto.

Sentia que a sua piedade para com os outros não era mais do que uma forma da piedade devida a si mesmo.

Trazia a cabeça inclinada, como quem leva o peso de uma idéia fixa.”

Tinha a ânsia de retomá-la; só se corre para o que foge.”

Se sei? Até gato e cachorro sabem que o senhor vai me defender aquele bandido no júri. Foi pra isso que o botei no estudo – pra ser contra mim, pra me derrotar!…”

– É!… Beija as mãos de um criminoso e nunca beijou as de seu pai!

– Nesta casa nunca se ouviu um beijo!”

Lúcio aproveitou-se desse silêncio perturbador e disse, deliberadamente, com um insólito poder de resolução:

– Meu pai, eu serei advogado de Valentim. Mas não era isto o que eu vinha dizer-lhe. Eu queria dizer-lhe…

– Que ajudará a matar-me! Não é isso? Não sei onde estou que…

– Não, senhor! Não perca a calma. Eu vinha dar-lhe parte – e já pouco me importa que saiba – que…

Aí, empalideceu de certo modo e acabou numa fraqueza doida, como o criminoso com a perversidade da confissão:

– …vou casar-me com a filha do assassino.

– O quê?! Então, você!…

Dagoberto ficou da cor da parede. Ficou branquinho!”

Quer que lhe diga? É de sua vontade? Pois não me faz nada que case ou não case. É senhor de suas ações…”

Para que foi que eu gastei tantos e quantos? Dinheiro que dava pra levantar a cabeça de muita gente… Pra que foi que o tirei da bagaceira? (…) Mas isso não tem tramenha. [cilada] Se estudo dá é pra desmantelar a bola, você me vai é pro cabo do freijó. (…) Então, seu corno, você pensa que me bota o pé no pescoço?! Que me desmoraliza a raça?

Esteve, vai-não-vai, a saltar-lhe ao gasnete. [garganta] Chegou a fazer menção de aberturá-lo. [agarrá-lo pela gola]

– É coragem muita!… E não lhe digo mais nada…

Mas, de pancada, voltou-se, imperativamente, num vozeirão, como se tivesse a alma a trovejar.

– Não! não casará com a retirante! Corto a mesada, boto pra fora de casa!… Tinha que ver!…

– Por ser retirante, não. O senhor não casou com minha mãe?

– E a que vem isso? Sua mãe não era essa mundiça! [imunda]

– Não diga isso, meu pai!

– Não diga o quê?!

– Se minha mãe não era retirante, Soledade também não é… (…) O pai de Soledade não é irmão do pai de minha mãe? Pois, então?

Dagoberto desconcertou-se:

– É a pura mentira!”

– Não, meu filho, ela não pode ser tua esposa porque… Eu profanei a memória de tua mãe, mas foi tua mãe, que amei nela…

Lúcio sentiu que lhe refluíam todas as taras atávicas, os impulsos da raça vingadora, o sentimento de família dos seus antepassados sertanejos.

– Que é que o senhor está dizendo?

Dagoberto deu um passo atrás corrido de vergonha dessas dissonâncias da honra. Bem que o feitor lhe dissera que com aquele calibre passaria a perna em seu Lúcio.

E o estudante não lhe temia a veemência, embora lhe evitasse olhar.

– Meu pai, o senhor está mentindo para me dissuadir!…

– Ah, meu filho, antes fosse mentira! Mas a gente tem duas idades de perder a cabeça…

– Eu logo vi! É por isso que o senhor tem medo do assassino… Porque sabe que minha gente não perdoa essas afrontas!

E, como se falasse ao retrato:

– Meu pai desonrou minha família, prostituiu minha prima, tomou minha noiva!…

Ele sabia que o coração não é capaz de renúncias; mas também devia saber que o pai pode disputar tudo ao filho, menos o seu amor, que é um direito da idade.

Caiu o quadro espatifado.

Ambos se assustaram diante desse mistério.

Fôra Milonga que o derrubara por trás com o cabo da vassoura.

E, com a ascendência ganha pela humildade das criadas velhas:

– Minha gente! isso é um fim de mundo…

Saiu carregando tudo:

– Enquanto eles virem a morta não se esquecem da viva. É a mesma coisa…

Lúcio recuou:

– Eu queria resgatar aquele destino. Meu amor encarnava todo o sofrimento da seca.

Dirigiu-se ao pai:

– Tome-a para o senhor. Já é sua…

E, como lhe percebesse um gesto de renúncia:

– Eu matei, nascendo, minha mãe. Foi por minha causa que o senhor perdeu sua mulher; agora, não seja também por mim que perca sua amante. Não diga mais que nem bonita é… É bonita e é sua.”

Não sabia que ele tinha caído na vida? Estava tudo de língua passada… Eu vi o esternegue! Babau!…”

– Agora, já sei por que querias ser minha mãe! É impossível: eu já não tenho mais pai!

Despediu-se, ao dobrar a estrada:

– Até dia de juízo!”

(As saúvas solidárias – as mesmas formigas sacrílegas que haviam derruído a igreja de Santa Rita – carcomiam, impunemente, a cadeia fedorenta que empestava todo o quarteirão.)”

Valentim voltou-se, afinal, para Pirunga:

– Homem, que é isso?! Parece que você viu alma do outro mundo…

– Padrinho, Soledade não tinha nada com o feitor…

– De verdade, Pirunga?! Que é que você está dizendo? Eu logo vi! Minha filha…

Recuou para os presos:

– Vocês querem cigarro? Tomem cigarro!

E não encontrou mais o maço que havia escondido no reboco aberto.

(…)

– O feitor era só leva-e-traz…

– O quê, Pirunga?! O feitor…

– Era só espoleta… Andava aos mandaretes… Foi tudo obra do senhor de engenho… A derrota está feita!…

A cadeia estava vai-não-vai. Rangeram as traves com o pé-de-vento num longo gemido do teto desengonçado.

Valentim fez menção de sair:

– ‘Spera aí! Eu vou já-já!…”

Eu atirei no que vi… Nunca que eu pensasse!…”

E, beijando os dedos em cruz:

(…)

– Eu quero é que você prometa que não mata o senhor de engenho.

(…)

– Pois, padrinho, desde que eu sube, só dava tempo era vir pedir licença ao senhor… A pistola já está escorvada. [com a pólvora carregada]

– Ninguém me tira o meu direito. Um dia, cedo ou tarde, eu hei de me livrar, porque Deus não é servido que eu morra desonrado! – blaterou Valentim.

E acalmando-se:

– Jure que não mata e que irá com eles pra onde eles forem. Feche os olhos a tudo. Faça de conta que não vê. Vá sempre na batida. Dê aqui, dê acolá, não deixe o rabo da saia dela!

Era horrendo esse pacto.

Ficaram nisso. Pirunga beijou, silenciosamente, os dedos em cruz.”

O sertão tinha um cheiro de milagre. A natureza imperecível ostentava, de extremo a extremo, uma beleza moça. Tinha morrido só pelo gosto de renascer mais bela.

Reflorescia o deserto arrelvado nesse surto miraculoso da seiva explosiva. Revivia a flora, frondeava a catinga, de supetão, na paisagem nova em folha. Cada árvore tinha um vestido novo para a festa da ressurreição.

Como que as pedras rebentavam em folhagem. As trepadeiras subiam, enroscavam-se pelos anfractos [ cf. definição em https://seclusao.art.blog/2017/06/29/o-quinze-rachel-de-queiroz/ ] e faziam com que a rocha nua florisse.”

O sertão pagava-se dos anos estéreis com essa largueza.

Todos queriam desfrutar a felicidade bandoleira do paraíso pastoril.

Só havia de triste o balar das ovelhas – bicho triste! – cabisbaixas e unidas, como meninos medrosos, tão junto o rebanho, que parecia um algodoal aberto.

Não: havia em tudo isso, nessa revivência estuante, uma tristeza maior.”

Dagoberto afeiçoava-se, o melhor que podia, à vida pastoril.

Não era raro que saísse também a campear.

Corisco revigorado, com o brio dos árabes ancestrais, era a sua montada predileta.

Pirunga advertia:

– Olhe que o cavalo mete de cabeça! Não vá desembestar…

E, um dia, desembestou: picado nas ilhargas, sem precisão, arremessou-se aos trancos, voando por cima de todos os precipícios.

(…)

Desequilibrando-se pela violência do salto, Dagoberto agarrou-se a um galho atravessado. E ficou bem meia hora dependurado, a oscilar, como um enforcado, servindo de espantalho.

A qualquer esforço para subir, o ramo frágil ameaçava partir-se. E embaixo o cacto agressivo esperava-o com os braços erguidos arrepiados de espinhos longos como estiletes.”

Se cair, fica uma renda, fura até a alma!”

Dagoberto, no último alento, expediu um grito fúnebre, como se já estivesse sofrendo a dor dos espinhos. E Pirunga avançou para Corisco, montou, fez carreira, saltou e, tomando o rival nos braços, alcançou o outro lado, são e salvo.”

Pirunga procurava afazer-se à missão que Valentim lhe cometera; mas recobrava nesse sistema de vida o gênio selvagem. Revertido à liberdade do sertão, que lhe restituía o brio congenial, sentia todo o pejo da transigência imposta por uma vingança aprazada.

Via os animais jucundos [joviais e prazenteiros] nos escândalos da reprodução. As novilhas núbeis dando-se aos touros patrícios; o pai-de-chiqueiro em libidinagens olfativas; o carneiro gemebundo com o pescoço alongado no lombo da marra pudica…

Só ele representava a renúncia do amor incendiário.

Zoava no mato um jazz-band de chocalhos. Tilintavam rosetas.”

Ia sentar-se na ribanceira para ver a nova enchente do rio que engrossava borbulhando em maretas barrentas. Despejando-se um jato intumescido, numa escapada de poucos dias, na vertigem do curso impaciente, a correnteza brutal deixava o leito seco e, no arremesso erosivo, levava de presente para terras estranhas tudo o que podia levar.”

– Eu vi a onça que você criou. Até inda tem coleira – disse Pirunga a Soledade.

– Mimosa?! Pois eu jurava que ela tinha morrido. Soltei com tanta pena! É capaz de me conhecer.

– Conhece o quê! Conhece nada! A bicha parece que nunca saiu da furna. [caverna]

– Pirunga, vamos pegá-la?

– Olhe que, quando ela me avistou, levantou a mão, parecia que estava dando adeus; mas, o diabo que receba a unhada!

Soledade tanto fez, que Pirunga resolveu pôr peito a essa aventura. Foram juntos. E Dagoberto, que desaprovava tamanha temeridade, foi atrás…”

Soledade agitou um lenço, correspondendo ao cumprimento feito.

E a fera correu para ela com unhas e dentes. Correu e abraçou-se com Dagoberto que de mais perto procurou defender a amante.

Estrangulou-se um grito de extrema angústia:

E Pirunga não vacilou: salvou, mais uma vez, seu maior inimigo de um perigo mortal.”

Dagoberto deitava-lhe a cabeça grisalha nos joelhos e ela passava a extrair-lhe, entre mimalhices e cafunés amorosos, os impertinentes cabelos brancos.

Pirunga sabia que o que se afigurava muito apego nas paixões serôdias [extemporâneas] não passava de zelo assustadiço. Era um amor feito de medos – de não ser amado e de não poder amar.

E ela descaiu a fronte. Evocava, numa crise de remorso, a cena de sua perdição.

Como estivesse a banhar-se na cachoeira, pressentira que alguém a espreitava por trás das cajazeiras entrelaçadas de jitirana.

Era o senhor de engenho que, descoberto, avançou e lhe colheu a camisa, toda impregnada do cheiro virgem.

Batendo-lhe nos contornos firmes, a água, que parecia aljofrá-la, acachoava, mudava de ritmo, num jato macio, escapava-se mais devagar, formava poças maliciosas, onde o olho do sol ficava a espiar, de baixo para cima, essa nudez sensacional.

(…)

Ela pôs-se a gritar, quase a chorar. Atordoada, procurava encobrir com as mãos tiritantes, numa atitude curva de pudicícia, as pomas eretas. Tentava embrulhar-se no jorro branco como num lençol. Vestia-se de espumas diáfanas.

Enfim, deitou a correr. Refugiu pelo capão adentro, quebrando os gravetos entrançados com os peitos virginais.

Os mamilos desabrochavam numa floração sangüínea em rosas bravas. Ela sangrava, através dos calumbis [juremas-pretas] e de espinheiros novos, como se lhe rebentassem rosas por todo o corpo.

Deviam ser os anuns: ui! ui!

E floriu uma rosa mais rubra na sombra – o amor purpúreo na sua glória inaugural.

O pudor de energia selvagem só se renderia pela volúpia da submissão. Só cederia à investida bestial, à posse, às carreiras, dos instintos animais.

Não fôra nada de ninfas nem de faunos; mas um primitivismo pudico – o Brasil brasileiro com mulheres nuas no mato…

Dagoberto tomava gosto aos riscos do pastoreio, às grandes corridas temerárias pelos tabuleiros e chavascais [atoleiro, mata cerrada] da fazenda.”

Pirunga sumia-se na vertigem das velocidades fatais, como o vaqueiro voador que leva o cavalo nas pernas.

Embaralhavam-se os dois, de onde em onde, formando com as véstias vermelhas uma visão de demônios alucinados.

(…)

Dagoberto gritava para Pirunga, forcejando por deter o seu corcel infrene:

– Está sonhando?! Correndo atrás de quê?…

Praguejava ameaças e fazia menção de puxar a pistola; mas, o receio de largar as rédeas privava-o desse gesto de salvação.

Era a inversão das hostilidades: a vítima corria atrás do perseguidor.

Quando ia afrouxando o ímpeto, reboava outro grito estimulante: ê-cô-ô!

E disparavam com maior destreza.

(…)

Varavam as sebas; voavam por cima das touceiras de cactos; afundavam-se nos socavões afogados; repontavam, além, num socalco; abeiravam-se dos boqueirões escancarados.

Desapareciam. Só se distinguia a ondulação da catinga. Só se ouvia um chiado de mato flexível.

Os vaqueiros erguiam-se nos estribos, procurando ver a parelha tresloucada.

Atalhavam-na; rodeavam-na. E ela desagarrava dessa direção: desandava, acelerada, ziguezagueando, na fuga mais desordenada.

Seguiam o estrupido de demônios à solta. Rastejavam na esteira de sangue e de suor.

Cessou a estropeada.

Os cavaleiros mais destros riscavam à borda do precipício.

Pirunga tinha a véstia repregada de espinhos, todo ouriçado.

Não premeditara esse desfecho.

– Foi Corisco. Mordeu o freio nos dentes…

O cavalo parecia desforrado, nesse assomo de liberdade, das humilhações da bagaceira.

E ele denunciou na roda dos companheiros a vertigem de suicídio e de vingança:

– Eu jurei que não matava e não matei…

Sobrevinham-lhe dúvidas sobre a quebra do juramento, olhando para os dedos:

– Eu matei?!… Hein?!…

Depois levantou a mão do defunto:

– Patrão, eu matei?!

Soledade afogou o choro, chamou um dos vaqueiros à parte e entreteve com ele uma longa confidência.

Quando trouxeram o morto, bifurcado na sela, com as pernas atadas por baixo, os braços pendentes quase com as mãos por terra, bamboleando, a cabeça espedaçada lambendo as crinas assanhadas, quando apareceu no pátio essa visão ridícula, ela muda estava, muda ficou.

– Foi você! Se é homem, não negue! – desafiou-o Soledade.

E sacou a pistola do corpete.

Numa agilidade de bote de onça, Pirunga lançou-se sobre ela.

Arrebatou-lhe a arma e jogou-a por cima da parede.

Soledade atirou-se, então, com unhas e dentes.

Era a revivescência de uma raça de heróis bandidos em que os homens defendem a honra e as mulheres o amor.

Pegaram-se em luta corpo a corpo.”

Ouvindo as imprecações, o cachorro cainçava do lado de fora e esfregava as patas na porta.

Violentada com mais força pelas garras brutais, Soledade fraquejava. Esboçou um sorriso conciliador.

E Pirunga foi-lhe à gorja outra vez. Aplicou-lhe os dedos férreos numa hercúlea constrição.

Com os olhos enormes e a face violácea, meio desfalecida, ela asfixiava.

Retomando a posse de si mesmo, ele soltou-lhe a goela arroxeada.

E achou-lhe graça, vendo-lhe a língua pendente, como um gesto insultuoso.

Mas Soledade inclinava-se sobre o seu peito hirsuto. Parecia-lhe que ela ia caindo morta.

Ficou linda, toda viçosa e reflorindo na beleza fecundada.”

Maltratada, rendida, a mulher forte sofria a vertigem da submissão. Sorria-se com um sorriso triste, mas convidativo, como agradecendo a insólita revelação de força que a reconciliava com o passado.

Era a oferta do sonho perdido – o amor retrátil que se voltava.

Acabando-se, a vela levantou a chama e iluminou-a.

Ao desalinho da luta, soltara-se-lhe o peito cheio, no amojo [lactância] dos sete meses.

(…)

Ao espetáculo dessa nudez, Pirunga estremeceu no frenesi impuro.

Seu primeiro movimento foi deitar a correr, mas faltavam-lhe as pernas.

E, para vencer-se, procurou vencê-la. Tinha medo de si mesmo.

Aferrou-a, de novo, aí com um furor de morte; voltou a esganá-la, enterrando-lhe os dedos possantes na garganta magnífica.

E arremessou-a contra a parede.

Depois, procurou chamá-la a si. Tentou soerguê-la com o braço por baixo da cabeça, dizendo-lhe o nome. Revirou-lhe, supersticiosamente, o sapato emborcado, porque chamava a morte…

Saiu nas pontas dos pés…

Não piou nenhuma ave agoureira, mas o chocalho soou como um dobre. [sino]

O arranque dos tetéus [quero-queros] parecia uma denúncia.

A caligem [nevoeiro pesado] pavorosa tinha uma impregnação de mistérios. A noite protetora prometia-lhe guardar segredo e oferecia-se para homiziá-lo.

Um vento alto como que queria apagar as últimas estrelas para que ele fugisse no escuro.

Mas, abriu-se um relâmpago ruivo, como se a treva procurasse reconhecê-lo. E o pico da serra parecia erguer-se mais para vê-lo.

Doendo-lhe o remorso de a ter deixado insepulta, tornou, às apalpadelas, escorregou pelas sombras, eis que ouviu uma praga estrangulada…

E largou a correr.

Poderia bandolear-se com os quadrilheiros que infestavam o sertão. Encontraria os poderosos redutos de impunidade. Mas, uma força estranha [Caetano Veloso!] empuxava-o, com o sacrifício da liberdade, para um rumo certo.

O dr. Lúcio Marçau viera arrecadar a herança paterna.

Assediava-o a roda da inquisitiva bisbilhotice urbana. E, em troca, contavam-lhe frioleiras [bagatelas] íntimas, os podres dos amigos, os nadinhas domésticos da pasmaceira inaturável.

Ele refugia a esse meio social intermediário, à vida sem sabor e mexeriqueira das pequenas cidades, onde a gente se enerva, sem a doçura do campo nem a sedução das capitais, como na intimidade de uma grande família desunida.

Nem Areia, a eugênica, se subtraía a esse espírito miúdo.

– Então, seu pai correu atrás da morte até encontrá-la?… – perguntou-lhe um antigo condiscípulo.

Avizinhava-se, de vez em quando, um sujeitinho ressentido:

– Não conhece mais os pobres…

E ele já tinha a cabeça fora do lugar de cortejar a torto e a direito…”

Lúcio observava o caráter de Areia, [hoje com pouco mais de 20 mil hab.] sua feição original, diferente dos outros povoados do interior que, maiores ou menores, eram todos iguais. O ar antigo dos sobrados de azulejo dominava as habitações mais novas com uma orgulhosa decadência.

O ambiente preguiçoso não se lhe comunicava ao temperamento árdego e cioso de ação.”

Era um homem que se entregava à prisão. Confessava ter estrangulado uma mulher, mas não lhe dizia o nome, nem mencionava nenhuma circunstância do crime.

Ele reconheceu Pirunga.

– Foi Soledade, não foi?

– Matei para não morrer. Porque morrer como ela queria me matar era pior do que morrer de verdade!…

Viera fazer companhia a Valentim.

Temendo ser capturado em outro ponto, palmilhara serras brutas e matas fechadas, numa escapula de muitos meses, como o pior facínora amoitado.

Lúcio promoveu o primeiro encontro, a salvo da curiosidade dos presos, na sala livre.

(…)

De quando em quando, percebia cochichos, a esmo:

– Mas, padrinho, eu jurei sem dizer nada: foi só beijando os dedos! Não jurei que ele não morria! Eu jurei que ele não morria?…

Chegavam outras frases avulsas:

– Eu via a hora de me esbagaçar nas pedras e ele ficar de seu, olhando pra minha derrota!… O vento zoava que nem cachorro na boca da furna…

Transfigurou-se a face encarquilhada [enrugada] do velho, repuxada por um sorriso infernal.

Lúcio apurou o ouvido:

– Eu todo dia pedia a Deus que se quebrasse a jura! Não tinha mais fé de me soltar…

Pirunga desoprimia-se do perjúrio:

– Eu não quebrei… Eu quebrei?! Não foi por gosto…

– Mas é a mesma coisa… Estou de peito lavado!…

E olhavam desconfiados para Lúcio.

Reatou-se o mistério. Falavam-se mais à puridade. [em códigos]

Enfarruscou-se, a súbitas, o rosto de Valentim num esgar intraduzível.”

Era véspera de São João.

A cidade chispava na chuva de limalhas. Jatos de fogo queimavam a bruma do anoitecer. Uma visão de relâmpagos e trovões.

Os rapazes não tinham medo do perigo festivo; o tédio aldeão pesava-lhes nas pernas. Brincavam com as queimaduras. E, se corria algum covarde, a chama corria atrás.”

– Coitadinha de minha filha! Mas, felizmente, está morta, bem morta… Ela não podia viver assim!…

Deitou a cabeça no ombro do afilhado com uma tristeza satisfeita:

– O que passou passou.

A centelha sinistra do olhar secava-lhe as lágrimas.

Culpava a seca desse desfecho.

– Foi a bagaceira!”

Em sua natureza primitiva o instinto de honra e o preconceito da vingança privada suplantavam o próprio amor paterno.

Lúcio estivera todo esse tempo sentado, sereno, blindado da calma reavida. Apenas, batia, de vez em vez, com o pé no ladrilho.”

A gente sai contente da cadeia quando tem o que é seu. O que a seca não levou e perdeu na bagaceira!…”

Dispersou-se o povo sedentário e esfacelou-se a família…

– O advogado não pode continuar a atacar os poderes públicos! – advertiu o presidente do tribunal do júri, com a ajuda da campainha enérgica.

Lúcio abreviou a eloqüência forense.

– Eu dou por terminada esta função teatral que avilta a dignidade dos réus, cara a cara, para formar a consciência dos julgamentos espontâneos… Justiça de nulidades (…) Não sabe que cada processo é uma palpitação da natureza humana. Atende menos a esse problema moral que a meia-língua das testemunhas. Justiça falível, és a balança de dois pesos que só não pesam nas consciências! Como eu quisera que fosses cega, de verdade, não pela tua ignorância, mas pela imparcialidade! O mau juiz é o pior dos homens. (…) Peque pelo amor que é a liberdade e não pelo ódio que é a injustiça mais grosseira… Vingue em cada absolvição de um miserável a impunidade dos grandes criminosos!…

(Valentim foi absolvido por perturbação de sentidos e de inteligência… dos jurados.)


Os proprietários decadentes explicavam esses valores ativos na área do ramerrão, esfregando os dedos:

– Faz tudo isso porque casou com a filha de usineiro…

A obra de um homem era maior que toda a obra de um povo. O fator espiritual que o vitalizava tinha aparelhado essa transformação.

Lúcio achava o sentido da vida, amando-a; a vida só premiava a quem a amava.

De um pessimismo de quem fecha os olhos para ver tudo escuro, ele, dantes, sofria não ter nenhum sofrimento. O pessimismo que se enrodilha nos corações vazios, como a cobra no pau oco, era uma idéia fixa que supurava. Quisera curar os males d’alma pela dor sem saber que esse processo agia como a medicina dos sinapismos, abrindo feridas maiores. Sem saber que a dor só é fecunda como uma advertência à cura. E, se purificava, era a purificação do medo.

(…)

Agora sacudia de si essa sensibilidade irrefletida, o espírito artificial das ânsias vagas. Reorganizava a vontade. Arrenegava todas as teorias da dor e do pessimismo.

Só desejava do passado a vida que não vivera.

Nesse esforço de retificação moral, já não queria matar o tempo; quisera, antes, restaurá-lo, criá-lo, desdobrá-lo.

(…)

Seu segredo de otimismo era viver dentro de sua esfera. Situava o ideal da vida no Marzagão. Era o homem mais feliz da terra, sem indagar se além desses limites havia uma ventura maior. Dizia com o orgulho de um pequeno deus: eu criei o meu mundo.

Não procurava os grandes prazeres que solicitam prazeres maiores até chegarem às desilusões arrependidas.

(…)

Saneava o grau de moralidade de um povo que chegara a ter cachaça no sangue e estopim nos instintos.

Perdoava sem malbaratar o perdão. Tinha a experiência de que o mau humor se ralava a si próprio antes de ralar aos outros.

Os moradores gabavam-lhe a gravidade acolhedora:

– É um patrão dado; dá as horas a gente.

Reconheciam a simplicidade de suas maneiras:

– É um homem sem bondade…

Já não pareciam condenados a trabalhos forçados: assimilavam o interesse da produção. E o senhor de engenho premiava-lhes as iniciativas adquirindo-lhes os produtos a bom preço.

Lúcio tinha sobretudo a intuição das utilidades; uma inteligência das necessidades positivas, a disciplina da ação. Bases objetivas que não sacrificavam os estímulos d’alma. Era, ao invés, essa espiritualidade bem dirigida que fecundava as suas melhores soluções. (…) Ele modificava o antigo panteísmo. Criava a beleza útil. (…) A natureza bruta era infecunda e inestética.”

Um romance com tantas boas idéias morrer nesse pragmatismo de S. Mill! Moinho de mixórdia…

Beijos ou risos. Era a mesma coisa.

Ela acercou-se da grande touça amável. E mulher vê tudo. A inscrição estava meio desfeita pelo atrito das hastes: EDADE CIO.

Tinham desaparecido as primeiras sílabas. Só as últimas permaneciam, com um sentido diverso, indiscretamente, numa denúncia significativa: EDADE CIO…

Era o passado que revivia na expressão mais suspeita desses 2 nomes próprios comidos pelo tempo que, ironicamente, deixara de preservar as letras iniciais: SOL LU.”

Bendisse o lance emocional do seu desencanto. Fôra preciso sofrer uma grande dor para curar todas as dores menores. Tinha sido imunizado por uma mortal decepção: o ridículo, quando não mata, cura. Sentia ainda o ressaibo dessa abençoada desilusão.

E evocava a crise de afetividade, essa hipertrofia romanesca, enojado do amor que transfigurava a mulher em anjos ou demônios que não podem ser amados…”

Acaba de contradizer o que disse acima sobre o amadurecimento de Lúcio…

Quando o Marzagão começou a ser feliz, passou a ser triste.

A alegria civilizava-se. Já não era o povo risão dos sambas bárbaros. Tinham sido abolidos os cocos. E as valsas arrastavam-se, lerdamente, como danças de elefantíases.

Lúcio notava que havia gerado a felicidade, mas suprimira a alegria. (…) A inspiração dos brios humanos convertia-se na indisciplina do trabalho. A personalidade restaurada era um assomo de rebeldia.

Um dia tocou o búzio. Lavrava incêndio no canavial. O fogo ainda se ocultava na fumarada para que ninguém o descobrisse. Mas o partido estalava como um foguetório.

Urgia extingui-lo ou impedir-lhe a marcha com aceiros. E cada qual que se retraísse: todos tinham a impressão do perigo; ninguém queria expor-se.

Só Pirunga e Xinane se arrojaram à empresa.

Lúcio lembrou-se, então, da temerária passividade dos moradores na noite em que o açude ameaçava arrombar.

Os que aprendiam a ler na escola rural achavam indigna a labuta agrícola e derivavam para o urbanismo estéril.

A geografia era uma noção de vagabundagem.

O ano de 1915 reproduzia os quadros lastimosos da seca.

Eram os mesmos azares do êxodo. A mesma debandada patética.

Lares desmantelados; os sertanejos desarraigados do seu sedentarismo.

(…)

Lúcio sentia gritar-lhe no sangue a solidariedade instintiva das raças.

E organizou a assistência aos mais necessitados.

Abeirou-se, certa vez, uma retirante com o ar de mistério. Trazia um rapazinho pela mão.”

– Eu fazia ela morta porque não dava acordo de si…

Ocorreu-lhe a circunstância da praga ouvida à última hora.”

A lembrança do amor ou é saudade ou remorso. Nesse caso, era vergonha.

Arrepender-se é punir-se a si mesmo.

Ele chamou o rapazinho a si e tomou-lhe o rosto entre as mãos.

Beijou-lhe a testa suja e requeimada.

Depois, apresentou-o à esposa:

– Essa é… minha prima.

E, a custo, com um grande esforço sobre si:

– É a mãe de meu irmão…”

Vinham protestar contra a admissão dos novos retirantes: Soledade e o filho.”

Só a terra era dócil e fiel. Só ela se afeiçoara ao seu sonho de bem-estar e de beleza. (…)

– Eu criei o meu mundo; mas nem Deus pôde fazer o homem à sua imagem e semelhança…”

PRIMEIRO ALCIBÍADES OU DA NATUREZA HUMANA

Tradução de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego de Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

“Todas essas grandes vantagens te inspiraram tamanha vaidade que vieste a depreciar todos os teus amantes, como homens demasiado inferiores a ti, e disso resultou que todos se retiraram.”

“quando se sabe bem uma coisa, não é o mesmo demonstrá-la a um por um, ou a muitos de uma vez, como um mestre na lira ensina a um ou a muitos discípulos?”

“Quando ignoras uma coisa e sabes que a ignoras, estás incerto e flutuante sobre esta mesma coisa? Por exemplo, não sabes que ignoras a arte de preparar os alimentos?”

PEDRA DE TOQUE DE TODA A FILOSOFIA SOCRÁTICO-PLATÔNICA: “Compreendes bem que todas as faltas que se cometem, não procedem senão desta espécie de ignorância, que faz com que se creia saber o que não se sabe?” “E quando esta ignorância recai sobre coisas de grandíssima transcendência, não é então vergonhosa e terrível em seus efeitos?” “Eis por que te arrojaste, como corpo morto, na política, antes de receber instrução.”

“Porque a melhor prova de que se sabe bem uma coisa é o estar em posição de ensiná-la a outros.” Um poeta citado por Kant na Crítica do Juízo entoa a mesma cantilena…

“Se pensas pores-te à cabeça dos atenienses, é preciso que te prepares para combater os reis de Esparta e o rei da Pérsia.”

“Aos 14 se o entrega aos preceptores do rei, que são quatro senhores escolhidos, os mais estimados de toda a Pérsia, e de preferência que estejam no vigor da idade; e um passa pelo mais sábio, o outro pelo mais justo, o terceiro pelo mais temperado e o quarto pelo mais valente. O primeiro lhe ensina a magia de Zaratustra, filho de Ormuzd; quer dizer, a religião e todo o culto dos deuses, e lhe ensina igualmente todos os deveres de bom rei. O segundo ensina-lhe a dizer sempre a verdade, ainda que contra si mesmo. O terceiro lhe ensina a não se deixar jamais vencer por suas paixões, a fim de que se mantenha sempre livre e rei, tendo sempre império sobre si mesmo. O quarto acostuma-o a ser intrépido, e ensina-lhe a nada temer; porque se teme, é escravo.”

“Não há nenhuma comparação entre nós e os lacedemônios, pois são eles infinitamente mais ricos. Alguém de nós se atreveria a comparar nossas terras com as de Esparta e da Messênia, que são muito mais extensas e melhores, e que mantêm um número infinito de escravos sem contar os ilotas?¹ Acrescenta os cavalos e as demais cabeças que pastam nos campos da Messênia. Mas deixo isso à parte para falar-te só do ouro e da prata; toda a Grécia reunida tem menos que a Lacedemônia sozinha, porque faz tempo o dinheiro de toda a Grécia e muitas vezes o dos bárbaros entra na Lacedemônia e não sai jamais; e como a raposa disse ao leão nas fábulas de Esopo: vejo muito bem os passos do dinheiro que entra em Esparta, mas não vejo os do que sai. (…) Mas se a riqueza dos espartanos parece tão grande cotejada com a do resto da Grécia, não é nada contra a do rei da Pérsia.”

¹ Veja pela etimologia que se pode usar tanto ilota quanto hilota.

“Sendo assim, meu querido Alcibíades, segue meus conselhos, e obedece ao preceito que está escrito no frontispício do templo de Delfos: Conhece-te a ti mesmo, porque os inimigos com quem hás de te haver são tais como eu os represento, e não como tu te imaginas.”

“SÓCRATES – Convéns em que há ciências que estão destinadas às mulheres, e outras que estão reservadas aos homens?

ALCIBÍADES – Quem o pode negar?

SÓCRATES – Sobre todas estas ciências não é possível que as mulheres estejam de acordo com seus maridos.

ALCIBÍADES – Isso é certo.

SÓCRATES – Por conseguinte, não haverá amizade, posto que a amizade não é mais do que a concórdia.

ALCIBÍADES – Sou da tua opinião.

SÓCRATES – Então, quando uma mulher fizer o que deve fazer, não será amada por seu marido.

ALCIBÍADES – Me parece que não.”

“ALCIBÍADES – Te juro, Sócrates, por todos os deuses, que eu mesmo não sei o que me digo, e que corro grande risco de estar dentro de algum tempo em muito mau estado, sem disso me aperceber.

SÓCRATES – Não desanimes, Alcibíades; se te apercebesses deste estado aos 50 anos, te seria difícil achar remédio e ter cuidado de ti mesmo; mas na idade em que tu estás é justamente o tempo oportuno de sentires teu mal.”

“SÓCRATES – Que meio temos de conhecer a arte que nos faz melhores a nós mesmos, se não sabemos antes o que somos nós mesmos?

ALCIBÍADES – É absolutamente impossível.

SÓCRATES – Mas é uma coisa fácil conhecer-se a si mesmo, e foi um ignorante aquele que inscreveu esse preceito às portas do templo de Apolo em Delfos? Ou é uma coisa muito difícil que não é dada a todos os homens conseguir?”

“SÓCRATES – Eis aqui por que aquele que só ama teu corpo se retira assim que esta flor da beleza começa a murchar.

ALCIBÍADES – Correto.

SÓCRATES – Mas aquele que ama tua alma, não se retira jamais, enquanto ela continuar aspirando à perfeição.¹

[¹ Clara antecipação do tema central d’O Banquete.]

ALCIBÍADES – Parece que sim.

SÓCRATES – Aqui tens a razão por que fui o único que não te abandonou e que permanece constante, depois que aparece murcha a flor de tua beleza e que todos os teus amantes se escafederam.

ALCIBÍADES – Me dás um grande prazer, e te suplico que não me abandones.

SÓCRATES – Trabalha sem descanso com todas as tuas forças para te fazeres melhor.¹

[¹ O mesmo preceito de toda Primeira filosofia, de Sócrates à contemporaneidade.]

ALCIBÍADES – Trabalharei.

SÓCRATES – Ao ver o que sucede, é fácil julgar que Alcibíades, filho de Clínias, jamais teve, e ainda agora mesmo não tem, mais que um único e verdadeiro amante; e este amante fiel, digno de ser amado, é Sócrates, filho de Sofronisco e Fenarete.

ALCIBÍADES – Nada mais verdadeiro.”

“Um olho que quer se ver a si mesmo deve se olhar em outro olho, e nesta parte do olho em que reside toda a sua virtude, isto é, a vista.” Princípio basilar de toda epistemologia ou <objetividade> E <subjetividade>.

“Portanto, meu querido Alcibíades, os Estados, para ser felizes, não têm necessidade de muralhas, nem de navios, nem de arsenais, nem de tropas, nem de grande aparato; a única coisa de que necessitam para sua felicidade é a virtude.”

“ALCIBÍADES – Pois bem, digo se deus quiser; e acrescento que para o sucedâneo vamos mudar de papéis, tu serás a mim e eu serei tu, quer dizer, eu, por minha vez, serei teu amante, como tu foste o meu até aqui.”

O verdadeiro sentido destas palavras é: o homem será amante da sabedoria (filósofo, sábio), invertendo o que sempre se dera até o presente. O absoluto será a medida de todas as coisas, mesmo no mundo dos homens.

THE NATURE AND TREATMENT OF ANXIETY DISORDERS

Barr Taylor & Bruce Arnow, 1988.

For the existentialist Rollo May (1950), anxiety <is described on the philosophical level as the realization that one may cease to exist as a self. . . i.e., the threat of meaninglessness> (p. 193).”

Etimologia greco-latina: sendo pressionado para baixo por tristezas e misérias (pesares).

Jablensky (1985) notes that the English word anxiety does not cover the same semantic space as the French anxieté or the Spanish ansiedad although they all derive from a common root. In French, angoisse is used as a near-synonym for anxiety but connotes more strongly the physical sensations accompanying the experience and may be closer to the English anguish than to anxiety. And the German word angst implies, besides anxiety and anguish, agony, dread, fear, fright, terror, consternation, alarm and apprehension.”

the indefinable nature of the feeling gives it its peculiarly unpleasant and intolerable quality.”

Lay people, in particular, use the terms anxiety, stress and tension interchangeably. There is little agreement in the scientific community as to the definition and nature of stress, and the term is best avoided as it only causes confusion.”

Se o paciente é prejudicado pela ansiedade, procura tratamento, ou se envolve em comportamentos auto-destrutivos a fim de controlá-la, a ansiedade deve ser considerada clínica.”

Generalizada e/ou episódica (ataque de pânico)


CORE CHAT

palpitação do coração

não deixe estranhos dar

palpite, não

pit of emotions

the inverted peak

shadow&light

negative&positive

yes and no world against

you

who am I

a genius, a demon,

Socrates or a man

a single and

pitagorean

human being

that was not

and will not be

just live

with the leaves

leave me

alone

can you?

all of you

levee of emotions

lake of discharge

storm and thunder

revenge

vengeance

action of genius

evil genius

gentle

until

kindle the

sweetness

draw

out

now!

* * *

jittery man

The bullied are afterwards the greatest bullies” Juice R, pessoa sem-graça nota 7 que não quis se identificar. Possui características de liderança. Falam mal pelas suas costas, mas ela não está nem aí…

Queria ter consulta com o dentista a qualquer dia menos hoje!

aquiescente com o tumulto

Eu já havia lido Sartre, mas fui saber o que é náusea quando trabalhei na DRI.

depois eu começo a sentir que estou separado do meu corpo e, sabe, que vou cair ou/hmm/como se eu estivesse fora do meu corpo e não tivesse mais controle sobre minhas funções motoras – não consigo nem caminhar nem conversar”

mas finjo para os trouxas

terapia de impacto

tratamento de choque

de coxinhas estou cheio,

ops, grogue

boxeador

madVanity beats

but the countdown never comes in…

minha boca mais seca que a tua consciência

verme sem olhos, ouvidos, miolos!

miolo mole miolo-oco

guacamole

cabeça-de-ovo

azedo

como abacate

eXtra-

(degra)

(d/g)ado

GG

gado.golpista

odeiam regras então

meu K.O.

será letal

matarei em

legítima defesa

dessa vez

eis meu lema

tímido

em time que está ganhando

mexe-se sim,

para fazer cera


between dizziness and almost vertigo”

Não se sabe o que é mais irritante, se, numa palestra, ninguém prestar atenção… ou todo mundo prestar atenção.

Sintomas muscular-esqueléticos da ansiedade: dores, espasmos, paralisias, rigidez, mioclonia (contrações musculares involuntárias), bater de dentes, voz irregular, tônus muscular crescente, tremores, sensação constante de cansaço, pernas bambas, corpo desajeitado.

No sistema sensório: Tinnitus (doença do ouvido mais freqüente em depressivos; condição também associada com a gradual perda da audição), vista embaçada, hiper-sensibilidade ao calor e frio, sensação generalizada de fraqueza, arrepios repentinos, face corada, face pálida, suor, coceiras.

(…) respiratório: (…) sensação de engasgo. (…) gastro-intestinal: (…) flatulências, dor abdominal, azia, desconforto abdominal, náusea, vômitos, frouxidão intestinal, perda de peso, perda do apetite, constipação (…) genital-urinário: urina freqüente, perda da menstruação, menstruação excessiva, ejaculação precoce, perda da libido. (…) sistema automático: boca seca, tontura, dor de cabeça de tensão, cabelos eriçados.


sentimentos de irrealidade”

impotência para controlar o pensamento”

perda de objetividade e perspectiva”

medo de não conseguir lidar”

medo de se machucar ou morrer”

medo de ficar louco ou incapaz”

medo de avaliações negativas”

imagens visuais aterradoras”

ideação de medo repetitiva”

mobilização do corpo para enfrentar/fugir”

Immobility is classified as attentiveness, in which the animal remains inert while carefully observing its environment—a phenomenon suggested by the phrase <freeze in your tracks,> or as tonic immobility, in which a previously active animal exhibits prolonged freezing and decreased responsiveness.”

For instance, during anxiety episodes some patients feel that their coordination is impaired, that they might faint and that they can’t move their feet.”

vista evitativa

The behavior associated with anxiety frequently becomes independent of the anxiety itself. Furthermore, behavior engaged in for the purpose of controlling anxiety sometimes exacerbates the anxiety. For example, some patients drink excessive amounts of coffee when they feel anxious, yet the caffeine in coffee produces anxiety and even panic.”

The most serious complications of anxiety disorders are often associated with the patient’s attempts to cope with anxiety. Patients may become severely avoidant or depressed, abuse drugs or alcohol, or become helplessly dependent on their family, friends, and the medical system. The avoidance, when manifested as agoraphobia, may be one of the most disabling of all psychiatric problems. (…) Thus, chronic symptoms such as avoidance, which result from efforts to cope with anxiety, are often more disabling than the anxiety itself and need to become the focus of treatment. [lógica da insistência dos terapeutas]

Very uncomfortable. Shopping in store. Unable to wait through check-out stand. I went and sat in car while my Mom paid for the items.”

The septo-hippocampus, thalamus, locus coeruleus, and their afferents and efferents, and various neurotransmitters are clearly involved with anxiety.”

Contemporary psychodynamic theories of anxiety began with Fr.. His first major discussion of anxiety was published in 1894 and his last in 1926, but his writings before and after these also address major issues of anxiety. New insight, observations, experience, and discussions led Fr. to reformulate and elaborate his views. In his final model, and the one still followed by most psychoanalysts, Fraud argued that the generation of anxiety occurs unconsciously, outside of the individual’s awareness.”

She reported that the number of the street the bus was approaching corresponded to the age at which her father had died and that her father had had his heart attack near the hour that corresponded to the time her anxiety attack on the bus occurred.”

Deutsch (1929) presented 4 cases of agoraphobia where defense against aggressive impulses towards parents or parental figures resulted in panic attacks.”

catástrofe narcisista

all the awful sexual things that I was always taught can happen to you when you walk around the streets in the dark”

Threat of loss creates anxiety, and actual loss causes sorrow; both, moreover, are likely to arouse anger.”

beta-blockers, which block many of the peripheral sensations of anxiety, are not effective in blocking panic.”

We have glimpses of some of the systems involved with anxiety, but an integrated model will require new neuroscientific methods capable of observing the actual functioning of the central nervous system under various conditions.” The limbic system is concerned with integrating emotional and motivational behavior, particularly motor coordination in emotional responses (Watson et al., 1986).” For instance, low intensity stimulation of the LC causes head and body turning, eye scanning, chewing, tongue movement, grasping and clutching, scratching, biting fingers or nails, pulling hair or skin, hand wringing, yawning, and spasmodic total body jerking (Redmond et al., 1976).”

Neurotransmitter systems are distributed only partially in the classical anatomic pathways. Neurotransmitters are the chemical <messengers> that control transmission between nerves. In general, they are released at the end of a nerve into the synaptic cleft, the space between the end of one nerve and the beginning of another. These neurotransmitters diffuse across the synaptic cleft to the postsynaptic neuron, where they activate specific sites on the cell membrane called receptors. Attachment to the receptor causes the postsynaptic neuron to alter its standing electrical charge, which in turn may cause it to discharge.” “Already, over 40 neurotransmitters and neurohormones have been isolated from the CNS. However, 2 neurotransmitter systems, the noradrenergic and serotinergic, seem particularly important to anxiety, and each has strong proponents arguing for its central role in anxiety disorders.”

It is possible that patients prone to anxiety disorders have too few noradrenergic receptors, that their system is too sensitive to input (it tends to overshoot), and that their receptors are subsensitive. Neurotransmitter systems are dynamic and it may be that environmental events, like a traumatic experience or separation, are necessary for the noradrenergic system to become disequilibrated.” Que é possível Homero já podia dizê-lo, não carece um neurocientista afirmar com tanta pompa. Seria melhor virem a público quando tivessem qualquer informação certa e transmitir usando seus preciosos neurorreceptores!

Experimentally, the serotonergic system seems to be involved in behavioral inhibition. The suppression of behavioral inhibition following punishment is a phenomenon that seems to be affected by drugs with antianxiety properties.” The antianxiety drugs counteract the behavioral effects of 3 classes of stimuli: those associated with punishment, with the omission of expected reward, and with novelty.” Classificação puramente abstrata e convencional.

VOCÊ É UM HOMEM OU EU MATO? a rat conditioned to expect a shock when a red light is flashed (stimulus of punishment), will exhibit freezing (behavioral inhibition), increase in heart rate and other physiological functions (increment in arousal), and scanning (increased attention).” Vejo que avançamos milhas e milhas desde Pavlov!

TODO GARÇOM TEM CARA DE BUNDA: toughening up by repeated exposure to a feared situation should be enhanced by drugs that increase noradrenergic activity. Exposure combined with imipramine is more effective than exposure alone.”

5. Mild episodic anxiety. Mild episodic anxiety occurs for reasons that are difficult for the patient to identify. [TODA razão de ansiedade é difícil de identificar.] Such anxiety is a common phenomenon in therapy. We include so-called death or existential anxiety in this category.

6. Mild anxiety and mild depression, sometimes called distress. This is probably the most common anxiety disorder. Patients with mild anxiety and depression and concomitant medical problems are the most frequent users of sedative medications. [80% da população mundial – embora apenas traços de porcentagem provavelmente tenham consciência e recebam medicação…]

7. Anxiety related to specific social, family, or work situations. In such patients the anxiety is usually bearable and is seen as secondary to the primary problem. Such patients sometimes meet the criteria for social phobia.”

Traditionally, psychoanalysts have classified distress and generalized and panic anxiety together.”

Panic disorder with agoraphobia is the most severe condition and includes all of the pathology of the other disorders.”

The extreme rituals and obsessive thoughts characteristic of individuals with obsessive-compulsive disorder distinguish this group from other anxiety sufferers.”

DSM-III-R is a necessary evil. It is necessary because it often determines reimbursement, helps with clinical formulation and treatment, and facilitates communication of scientific and clinical information. The drawbacks of DSM-III-R are that it forces clinicians to classify patients into categories that only partially fit their complex problems; it makes assumptions not shared by many therapists (for instance, that mental health problems should be considered medical problems), and it gives undue emphasis to psychiatry over other mental health disciplines since psychiatrists were the ones who mainly developed and implemented the system.”

Pennys-silvana

The syndrome of recurrent panic attacks was recognized as a separate disorder as far back as 1871 when Da Costa described the <irritable heart> and later in 1894 when Fraud first applied the name anxiety neurosis to the syndrome, separating it from the category of neurasthenia.”

The 1869 American Medico-Psychological Association diagnostic system included only simple, epileptic, paralytic, senile and organic dementia, idiocy, cretinism, and ill-defined forms. The next major change in the U.S. occurred in 1917 when the American Psychiatric Association developed a 22-item nosology based on etiology. By then psychoanalytic theory had introduced the concept of neurosis, in which anxious symptoms were attributed to unconscious conflicts. Thus <psychoneurosis> was introduced as a diagnostic category. Disorders subsumed under this heading included hysteria (of which anxiety hysteria was a variant), [afinal, ao que tudo indica a histeria nem existe mais, fato nunca excessivamente sublinhado] psychasthenia or compulsive states, neurasthenia, hypochondriasis, reactive depression, anxiety state, and mixed psychoneurosis.”

DSM-I: 1952

DSM-II: 1968

DSM-III-R: 1980 “In 1980 the term <neurosis> was replaced by <disorder>.” PARA TRANS-TORNO DOS PACI-ENTES

DSM-IV: 1992 (previsão – livro velho!)

A patient often meets the criteria for generalized anxiety disorder, panic disorder, and agoraphobia simultaneously, or, over time, exhibits changing symptomology that at one time may seem most consistent with one diagnosis and at another time with an alternative one. (…) the rigid hierarchical system of DSM-III, in which one anxiety diagnosis precluded another, is loosened.”

feelings of impending doom.” Dá uma música do Black Sabbath

Attacks usually last minutes; occasionally they will last for an hour or more. The individual often develops varying degrees of nervousness and apprehension between attacks. The initial attacks are unexpected or spontaneous, although over time, they may become associated with specific situations, persons or places.”

Não precisa ser um DSM recente para me deixar “apreensivo” (mas o que é isso na vida de um eternamente apreensivo?):

PANIDOG SYMPTOMS – Spair (12/13)!

(1) shortness of breath (dyspnea) or smothering [asfixia] sensations

(2) dizziness, unsteady feelings, or faintness

(3) palpitations or accelerated heart rate

(4) trembling or shaking

(5) sweating

(6) choking

(7) nausea or abdominal distress

(8) depersonalization or derealization

(9) numbness or tingling sensations (paresthesias)

(10) flushes (hot flashes) or chills [rubores (quentura) ou calafrios]

(11) chest pain or discomfort

(12) fear of dying [more like fear of never dying…]

(13) fear of going crazy or doing something uncontrolled

“As a result of this fear, the person either restricts travel or needs a companion when away from home, or else endures agoraphobic situations despite intense anxiety.”

WORKABHORRENT

anxiety is almost invariably experienced if the individual attempts to resist the obsessions or compulsions.” “Obsessions and compulsions secondary to panic and agoraphobia are often readily amenable to treatment; obsessions and compulsions characteristic of obsessive compulsive disorder are far more refractory to change.”

TRAUMATIC SYMPTOMS – Strike!!

Part I

(1) recurrent and intrusive recollections

(2) recurrent and distressing dreams of the event

(3) sudden acting or feeling as if the traumatic event were recurring

(4) intense psychological distress at exposure to events that resemble the traumatic event [síndrome de E. temote]

Espere, uma pausa para distender os músculos…


LITTLE JEW SYNDROME

remote memory

remote control

of your own business

dare your church [synagogue?] matters

and live the secular world

for us sinners you ultra-fool

you’re fuel

for my combustions

my hellish combustions

oh how does it feel to be alone

like some Achilles standing by

beneath the shadows,

repentlessly?

YouReaTraumA

IRA @ YOU

Assunto: Re: calque (Recalc. de cimento – retificação)

To (destino otário): vai.a.a.merda.com.agua.sanitaria@no.teu.cu

cof cof, more coffee coffee please!


Part II

(1) efforts to avoid thoughts, or feelings associated with the trauma

(2) efforts to avoid activities or situations that arouse recollections of the trauma

(3) inability to recall an important aspect of the trauma

(4) marked diminished interest in significant activities

(5) feeling of detachment or estrangement from others

(6) restricted range of affect

(7) sense of foreshortened future”

What about “sense of being superior”?!

Part III

(1) difficulty falling or staying asleep [Grande Bog!]

(2) irritability or outbursts of anger

(3) difficulty concentrating

(4) hypervigilance

(5) exaggerated startle response (?)

(6) physiologic reactivity upon exposure to events that symbolize or resemble an aspect of the trauma

GENERALIZED A. SYMPTOMS

Motor Tension

(1) trembling, twitching, or feeling shaky [“enrolado”, como dizem alguns]

(2) muscle tension, aches, or soreness

(3) restlessness

(4) easy fatigability

Autonomic hyperactivity

(5) Shortness of breath or smothering sensations

(6) palpitations or accelerated heart rate

(7) sweating, or cold clammy hands

(8) dry mouth

(9) dizziness or lightheadedness

(10) nausea, diarrhea, or other abdominal distress

(11) flushes (hot flashes) or chills

(12) frequent urination

(13) trouble swallowing or <lump in throat> [Pomo de Adão? Sensação de ter engolido um tubo?!]

Vigilance and scanning

(14) feeling keyed up or on edge

(15) exaggerated startle response (?)

(16) difficulty concentrating or <mind going blank> because of anxiety

(17) trouble falling or staying asleep

(18) irritability

<The Europeans have taken a slightly different approach to the classification of anxiety disorders. The main European classification system is the International Classification of Diseases (ICD). ICD is not a true nomenclature in that it has a limited number of categories that are not systematically ordered. ICD does not use operational rules but describes the classification for purposes of making the diagnosis. Anxiety states are defined in ICD-9 as ‘various combinations of physical and medical manifestations of anxiety, not attributable to real danger and occurring either in attacks or as a persisting state.’ The anxiety is usually diffuse and may extend to panic. Other neurotic features such as obsessional or hysterical symptoms may be present but do not dominate the clinical picture> (Jablensky, 1985, p. 755). Presumably, there will be some reconciliation between ICD-10 and DSM-IV when they are published in the future.”

a patient may come close to meeting the DSM-III-R criteria for panic disorder but may have too few panic attack episodes to qualify for that diagnosis. The focus of treatment should still be on the panic attacks if they are disabling.” Some patients with recent onset of panic attacks may see a psychotherapist early in the course of their disorder, but this is rare, as most consult a medical specialist first.”

Hipotensão ortostática: condição fisiológica de quem tem níveis de pressão abaixo da média exclusivamente após mais de 3 minutos na posição vertical (em pé); pode ser ignorada e confundida com a condição da tontura ou náusea ansiosas.

lightheadedness (a feeling that one might be about to faint)” Alarme falso desde sempre.

Vertigem de fumar na sacada.

Comer não dá prazer antes de grandes eventos.

Intolerância ao calor e suor excessivo: hipertireoidismo também pode ser a resposta.

Depersonalization or derealization: (may be attributed to) Temporal lobe epilepsy: (Symptoms) Perceptual distortions, hallucinations” Jesus tinha um rombo no lobo.

Keep in mind that anxiety disorder patients often overuse the medical system and caution must be taken to make the appropriate diagnosis while avoiding or minimizing unnecessary tests.”

Drogas ansiosas”: aspirina, cocaína, anfetamina, alucinógenos. Álcool, cafeína e nicotina são conhecidas facas de dois gumes. Qual seria a taxa de nicotina “com moderação”? O antitabagista da rodada.

Fluxograma habitual da nicotina: leve excitação seguida de tensão-relaxação. Abuso: ansiedade (superexcitação).

Café: ansiedade quando abusivo ou em pessoas predeterminadas à sensibilidade.

Somatoform Disorders. (…) The two types of somatoform disorders most likely to present with panic-like symptoms are somatization disorder and hypochondriasis.”

Somatization disorder is distinguished from the anxiety disorders by its course, number of symptoms, and phenomenology. The main feature of somatization disorder is a history of physical symptoms of several years’ duration, beginning before the age of 30. To meet the DSM-III-R criteria, patients must complain of at least 12 symptoms in 4 different body systems, to have sought medical evaluation and treatment of these symptoms without a medical explanation being uncovered. At any one time, these patients usually have at least one or two symptoms that dominate the clinical picture and are present night and day.” Voilà! My research has finally ended…

O QUE É, O QUÉ? SÓ GANHAMOS, MAS COM ISSO SÓ PERDEMOS? O fato de que a cada dia somos brindados com o diagnóstico de novos transtornos e desordens.

compared to patients with somatoform disorders, most panic patients have symptom-free episodes and times when they are not bothered by somatic symptoms.”

Assessing the presence and extent of avoidance is somewhat problematic, particularly for patients who must work or take transportation despite dread of doing so. They may appear to have little restriction, when in fact they live with frequent dread. Four self-report instruments are available to assess avoidance: the Mobility Inventory (Chambless et al., 1985), the Phobic Avoidance Inventory (Telch, 1985), (see Appendix 2), the Stanford Agoraphobia Severity Scale (Telch, 1985), and the Fear Inventory (Marks & Mathews, 1979). Of these, the latter two are easiest to use.”

APPENDIX 2

The Hamilton Anxiety Rating Scale (Hamilton, 1959) is the standard pharmacology outcome rating scale for anxiety. It is designed to be completed by an interviewer. The Stanford Panic Appraisal Inventory (Telch, 1985) was designed to assess patients’ panic cognitions. The Common Fears and Phobias questionnaire is an adaption of the Fear Survey (Wolpe & Lang, 1964). The Stanford Panic Diary is used to collect information on the intensity, symptomatology, place of occurrence, cognition, and patient response to panic attacks. Patients should be given a sufficient number of forms for them to be able to record this information on all the panic attacks they may experience from one visit to another. The Panic Attack Self-Efficacy form is used to monitor treatment. Patients need to be taught how to use the form. Finally, the Phobic Avoidance Inventory, developed by Michael Telch, Ph.D., for the Stanford Agoraphobia Avoidance Research Projects, is a useful clinical tool. Some of the items will need to be changed if the form is used in geographic locations other than the San Francisco Bay area. For instance, the <Driving an Automobile> section refers to Route 280 and Highway 101.”

~(Neste ponto: consultar caderno Goethe com anotações pessoais.)~


OUT OF THE BLUE: randomly, “do nada”…

o nada é o limite

pálido ponto abstrato

vórtice zero do buraco negro

fedro

belo

fim


HAMILTON ANXIETY RATING SCALE

Anxious mood – 68,75%

Tension – 45,75%

Fears – 41,5%

Insomnia – 45,75%

Insomnia during UnB – 54% (only!)

Intellectual compromising – 25%

Depressed mood – 31,25% (Am+Dm=100%!)

Somatic (muscular) – 39,27%

Somatic II – 40%

Cardiovascular symptoms – 41,5%

Respiratory symptoms – 37,5%

Gastrointestinal symptoms – 30,5%

Genitourinary – 31,25%

Autonomic symptoms (boca seca, suor, dor de cabeça) – 58,25%

Behavior at interview – 63,75%


Se meu humor fosse dividido em 10 pedaços, eu seria “6 torrões de ansiedade”, “3 torrões de depressão” e 1 de capricho indeciso. Olá, garçom, vou querer um café. O que vai ser, (ran)cinzas ou azedante? Soda cáustica.

Mais volátil que pedras de granizo em precipitação.

* * *

As many therapists are ambivalent about or opposed to symptom-focused treatment we would like to begin this chapter by briefly attempting to persuade the reader of our point of view, if he or she does not already share it.” “In general, psychodynamic approaches proceed with somewhat diffuse or general goals, while behavioral, cognitive, and pharmacological treatments are more specific in their foci. Specific and non-specific therapies, which have often seen themselves in competition with one another—witness the sometimes acrimonious exchanges between behaviorally oriented clinicians and their dynamic counterparts—have dissimilar goals. (…) To oversimplify a bit, psychodynamic therapy primarily offers insight, self-awareness, and general growth and development, while behavioral and other forms of brief, symptom-focused treatment concentrate on helping the patient achieve palpable relief from certain specific complaints.”

Saia mais!” – talvez signifique: saia mais da sala destes analistas superficiais.

Several authorities on psychodynamic treatment have noted that patients with phobic and other anxiety-related complaints are not receptive to such therapy, or that they do not respond well once engaged in psychodynamic psychotherapy.” “Consider, for example, the agoraphobic patient. In the most severe cases, all facets of the person’s day-to-day life are compromised: work is problematic and often impossible because of the difficulty traveling far from, or even leaving, home; personal and family relationships are distorted by the demands imposed upon intimates to organize their lives to protect the agoraphobic from exposure to anxiety; mundane, everyday tasks such as grocery shopping are either delegated to others, or are undertaken only after carehil [sic – careful?] planning to minimize <unsafe> features of the situation such as lines or traffic; and socializing and other recreational activities are severely curtailed or entirely avoided.” “they would like to be able to grocery-shop independently, or travel more freely, or shop in a department store, or attend a movie, or return to work. And it is here that treatment must begin.” “Often what they want to deal with is another problem such as a difficulty in establishing close relationships or ambivalence about a particular partner, but they seem to need to formulate a more disabling problem in order to justify the need for psychotherapy to themselves or to others. Some, who may have a well-defined anxiety disorder, enter treatment with an a priori bias against behavioral or symptom-focused treatment as <superficial> [mas não é bias, é fato] and seek a therapy that is focused on the promotion of insight and self-understanding. But for the vast majority of patients presenting with anxiety disorders, symptom relief is the most salient initial goal.”

PROFUNDEZA DEMAIS NÃO É REALEZA

even if one assumes that behavioral symptoms have their roots in unconscious conflict, they may become functionally autonomous (Fraud, 1936; Sluzki, 1981), and be maintained by a variety of other factors. Stated differently, the processes that <cause> a problem and those that maintain the problem are likely to be distinct. As the etiological factors may no longer be significant at the time of treatment, symptoms may be relieved without fresh outbreaks [meu caso na fase Victor Hugo].”

ALIMENTE-SE DE COISAS BOAS (MAS PODE CONTINUAR COMENDO FAST FOOD)

as he begins to behave in a less helpless fashion, others in his relationship network are likely to come to treat him as though he is more competent, which will, in turn, enhance his self-perception.”

Just as many psychiatrists never receive training in the administration of exposure therapy and so confine their treatment of anxious patients to pharmacotherapy, many psychologists and social workers trained to conduct exposure therapy are negatively disposed toward the use of medication and do not seek a medical consultation for patients who are failing to carry out therapeutic tasks because the symptoms are too distressing. Further, even when it is employed, medication is often improperly or inadequately applied. That is, the dosage is often too small to reduce the symptoms or it is so great that the anxious symptoms temporarily disappear, and the patient fails to learn to cope more effectively with them should they arise.”

For example, one elderly agoraphobic patient, Mrs. H., with a 40-year history of avoidances of various kinds, made considerable progress in her ability to travel freely and comfortably over a 6-month period. After years of being housebound, she was able to visit her children and grandchildren who lived nearby, take a course at a local college, attend church, and shop in department stores, all without a companion. At one point, she and the therapist agreed that the next task was for her to drive to a nearby city by herself to visit a relative. Like most other activities involving travel, this was something that she had always done with her husband. At this point, progress stopped. For several weeks, she would arrive for her sessions not having done the task, offering a variety of explanations involving inconvenience, but it quickly became clear that there were other issues involved.”

SÍNDROME DA HONESTIDADE: “At the time of the initial consultation, symptoms of panic, which included palpitations, sweatiness, chest pain, dizziness, nausea, and fears of death and insanity were a daily occurrence. (…) She described her parents as very supportive and loving, but when she talked about her interaction with them it was clear that they were extremely demanding, with a very rigid sense of right and wrong. The family had clear and definite rules regarding virtually all areas of behavior—what church to attend and how often, what kind of car one should and shouldn’t drive, what kind of furniture one should have in one’s house, when was a proper time to go to bed, how a dinner table was to be set, what color the napkins should be, and so on. Virtually all behavior was evaluated in terms of its <rightness> or <wrongness> (…) Mrs. K. was the clear favorite among the three siblings in her family.” “K. was somewhat envious of her siblings, who had been <rebellious> as children but seemed to her to have developed a sense of adventure and to enjoy life considerably more than she.” “Considerable time was spent addressing her compliance as it manifested itself in the transference, including her over-enthusiasm for the therapist’s interpretations and her beliefs that she would be abandoned and the therapy relationship terminated if she failed to please the therapist and meet the expectations she imagined he had for her.” “During the course of treatment, Mrs. K. became considerably more assertive, and reported losing the general sense of bemused detachment that formerly had characterized her relationships and activities and were a direct outgrowth of her compliant posture.”

one particular agoraphobic patient of ours dealt with the demands of others in an outwardly compliant way, but when uncomfortable or unhappy with such demands found ways to sabotage them passively. The way this emerged in the therapy was that when the patient felt the therapist did not understand the severity of her problem and was <pushing> too hard for her to complete certain tasks on her own, she would agree to carry out the tasks and then <not find the time>.”

While some patients elect to stay in treatment beyond the point where their presenting symptoms have been reduced or have remitted, it is beyond the scope of our current effort to describe the long-term treatment of the anxious patient.”

The main symptomology of patients with acute anxiety was reviewed in the first chapter. The patient feels anxious, tense, nervous; he is preoccupied and worried and ruminates about some, perhaps, indefinable problem; he may appear worried, with a furrowed brow or tense muscles; he may sweat excessively and have trouble sleeping and concentrating. (…) It is usually not possible to determine when an acute problem will become chronic, but most acute anxiety and tension disorders resolve within 6 months.”

Past history of vulnerability to stress suggests continuation of the same vulnerability to stress, other factors being similar. We have seen patients with panic disorder, for instance, who experience recurrence of panic symptoms only when they feel stressed. In these people stress always seems to produce recurrence of the panic symptoms. Effective and early coping with stress minimizes adverse consequences.”

THE THIN LINE BETWEEN… “The boundary between generalized anxiety disorder and panic disorder is somewhat arbitrary. Generalized anxiety is often a feature of panic disorder, although some patients with panic disorder have all the symptoms of generalized anxiety; conversely, patients with generalized anxiety disorder are likely to have at least infrequent panic attacks, perhaps occurring with only one or two symptoms. Patients with chronic anxiety score high on <neuroticism> on standard personality inventories. The neuroticism factor includes anxious, depressive, and somatic symptoms, low self-esteem and low self-confidence, and irritability.” “Patients report that they are frequently preoccupied, worried, or ruminative; their preoccupations often concern events that are highly improbable. For instance, a wealthy patient may worry that he will become a pauper; an excellent college student may worry that he will fail his classes. When the content of the ruminations involves anticipated problems whose occurrence is more probable, the experience is more accurately described as anticipatory anxiety [parrifobia].”

When compared with those who did not suffer panic attacks, patients who did found their thoughts more clearly articulated, intrusive, credible, and difficult to exclude. Most patients who had experienced panic attacks reported a physical feeling as the most frequent precipitant to episodes of anxiety, whereas patients in the generalized anxiety disorder group reported an anxious thought or a change in mood as the trigger. These data suggest that generalized anxiety disorder patients may be less likely than patients with panic attacks to systematically misconstrue their somatic experiences as dangerous.”

O balão de pensamentos dos quadrinhos foi a invenção literária mais genial do século XX. Talvez a invenção humana por excelência deste século, tirante o avião.

rivotril, nicotine, ecstasy, vicodin, marijuana and alcohol…

In retrospect, she decided that her asthma attack was actually a panic attack. Medical examination was normal. She reported feeling anxious 80-90 percent of the time even when she was not having panic attacks. She reported worrying continuously about her children, her health, and the health of her children. On a scale from 0 to 10, with 10 being the highest anxiety and 0 being none, she rated her anxiety a 10 most of the time.”

Although the electromyographic activity recorded from the frontalis muscle is reliably higher in anxious patients than in controls, EMG activity from forearm, masseter, and other muscle sites does not appear to differ (Lader & Marks, 1971). (…) There is no evidence of EEG abnormalities among anxious patients. Respiration is more rapid and shallow. Finally, although dry mouth is a common symptom of anxiety, there do not appear to be differences in salivation between anxious subjects and controls (Peck, 1966).” “individual differences are sufficient to prevent generalizations regarding the physiological reactivity of anxious patients as a group.” “Evans et al. (1986) found that average daily heart rate was not correlated with anxiety measures.” “at present, we lack a reliable peripheral biologic measure of anxiety.”

As anxiety and depression are closely associated, distinguishing between the two can pose a problem. In a community sample, 67% of subjects with a psychiatric disorder had features of both anxiety and depression that could not be differentiated (Tennant et al., 1981).”

Thyer et al. (1985a) reported that the mean age of onset for GAD [Generalized Anxiety Disorder] patients was 22.8 years. Noyes et al. (1980) have suggested that the onset is gradual. Studies indicating the stability of <neurotic traits> are also relevant here; in adults such traits seem stable from one decade to another. Given the chronic nature of the problem, helping patients learn to tolerate symptoms without abusing prescribed medications or other substances seems particularly important.”

Among the most interesting theories regarding etiology is that generalized anxiety disorder in humans is analogous to sensitization observed in animals. There are 2 basic processes involved in defensive learning: habituation, which is the response decrement that occurs on repeated presentation of a noxious stimulus, and sensitization, which is the increase in defense evoked by strong or noxious stimuli. Habituation is the process that allows an animal to eventually ignore repeated innocuous events, and sensitization is the process that leads it to attend to potentially dangerous ones. (…) Perhaps generalized anxiety disorder represents chronic sensitization characterized by continuous over-attention to potentially noxious or dangerous stimuli.” Uau, como são geniais os psiquiatras de nossa era! Como se houvesse mesmo a possibilidade de ser até outra coisa!

Benson notes that hypnosis, autogenic training, relaxation and transcendental meditation have been shown to lower oxygen consumption, respiration, and heart rate while increasing alpha activity and skin resistance—all responses compatible with inhibited sympathetic activity.” For instance, the subject is invited to imagine floating in a hot bath or a lake and may be told that each breath out will leave him feeling a bit more comfortable and that he will be able to breathe more deeply and easily. Spiegel encourages the patient to picture an imaginary screen in his mind’s eye, a movie screen or a TV screen, and to visualize on that screen a pleasant scene, somewhere the patient enjoys being. After the patient has achieved the ability to produce a comforting scene and is able to achieve body relaxation, he is asked to imagine anxious images. The patient moves from anxious scenes back to comfort and floating—a process similar to desensitization.”

After patients have identified what they would like to say to whom, we model and role-play the situation. Often we suggest the kinds of things that the patient might say and play the role of the patient in the feared situation. We then reverse roles and have the patient practice the interaction. We provide feedback. When the patient feels comfortable with the role-played interaction we then encourage them to use the skills in the actual situation, cautioning them that such situations are rarely identical to the ones created in the office but offer some variations and challenges for them to work on. We agree on the situation they will try and then review it during the next session. Such review may also be useful in elaborating troublesome thoughts. Patients will usually downplay obviously successful interactions or attribute their success to some external factor. Thus, developing a proper cognitive appraisal of their performance is a part of the assertion training.”

It is probably unrealistic to expect patients presenting with GAD to adopt what amounts to a <heart-healthy> life-style (i.e., avoidance of smoking; exercising at aerobic levels 3-5[!] times per week for 20-30 minutes; eating a low-fat, low cholesterol diet, and maintaining a serum cholesterol below 200 mg/dl; blood pressure below 140 systolic and 90 diastolic; and weight no more than 10-20 pounds above ideal for height sex, and age).” “Patients with GAD who drink several cups of caffeinated coffee daily should certainly be encouraged to cut down to no more than one. Those who clearly work an excessive amount of hours should be encouraged to reduce their work load if possible and to build in time for recreation.” Não dê ao escravo o gosto do que ele não pode ter.

The longterm pharmacologic treatment of chronic or generalized anxiety is one of the most controversial issues in medicine. The debate centers on the risk/benefit of such treatment. On one hand, some argue that effective agents should not be withheld from people who are suffering from anxiety disorders. Others argue that the agents are not, in fact, effective and that they carry considerable risk for longterm dependence, unknown side-effects, and life-threatening withdrawal.”

While there is general consensus that benzodiazepines are effective in the short run, given the importance of the question, it is surprising how limited our knowledge is regarding the long-term effectiveness of benzodiazepines. In 1980, after reviewing studies on benzodiazepine effects, the British Medical Association concluded that the tranquilizing effects of such drugs do not persist beyond 3 to 4 months. However, other experts have argued that benzodiazepines are effective beyond 4 months, particularly in patients with severe anxiety.”

He was seriously considering resigning from his firm because he dreaded meetings with clients and other professionals and was hardly able to stand the anxiety. He was drinking 1-2 oz. [?] of alcohol per week; there were no medical causes for his anxiety. He had taken diazepam, 5-10mg per week intermittently for the past 3 years with no apparent benefit. He met the DSM-III-R criteria for panic disorder and for uncomplicated and generalized anxiety disorder. Because of the panic attacks and an unwillingness to take imipramine, he was started on Alprazolam 0.5mg BID. On this dose, he achieved immediate and almost complete relief of his symptoms. For the first time in his life, he said, he no longer dreaded going to work and no longer experienced anguish from hour to hour. (…) Coincident with his improvement, one of his senior partners in the accounting firm decided to retire and wanted to have the patient buy out his interest. Because of the reduced anxiety, the patient was now more confident to deal with clients and to try to obtain new business. He decided to buy the firm, a move that caused him some stress and demanded more intensive effort. This new business venture coincided with the end of the first 6 months on the medication and the patient did not want to stop the medication and possibly jeopardize both his ability to function effectively and his monetary investment. Over the 6 months, he had not increased his medication, was not using alcohol, did not have evidence of withdrawal symptoms, and remained improved. We agreed to continue the medication for another 6 months and then to try a drug-free period.”

O perigo de estar por cima da onda… Assumir riscos em excesso. Contribuir para o próprio fracasso. Ingenuamente. Como se fosse a primeira vez.

At the end of 6 months, now a year into therapy, the patient continued to use the medication as prescribed and maintained his improvement. We strongly encouraged him to try a drug-free period, reviewed the possible long-term risks associated with the drug, and reminded him of our initial agreement. Reluctantly, he gradually stopped the medication, and although he did not seem to have withdrawal symptoms, his anxiety and panic attacks had returned within 3 months and had begun to impair his work. The medication was resumed for another 6 month period.

Although this case is somewhat unusual in the dramatic relief obtained from the medication, the issues are typical for many patients; the medication was associated with improved functioning and alternative therapies seemed ineffective. However, the patient continues to rely on the medication in order to function effectively.”

“In a few patients the withdrawal syndrome can be sufficiently severe to cause epileptic seizures, confusion, and psychotic symptoms (Owen & Tyrer, 1983; Noyes et al., 1986.). For most patients, withdrawal symptoms are more diffuse, including anxiety, panic, tremor, muscle twitching, perceptual disturbances, and depersonalization (Petursson & Lader, 1984; Owen & Tyrer, 1983; Busto et al., 1986).” “Benzodiazepine withdrawal is a real and serious problem and sometimes life-threatening in chronic benzodiazepine users.”

CHOCANDO OS OVOS NO NINHO DA SERPENTE:Jennifer had a difficult family history. She described her father, also a lawyer, as extremely critical, distant, and contemptuous of her and her older sister. She reported that as an adolescent, he would frequently end arguments by saying <You’re fat,> [also known as young] as though this fact disqualified her from rendering opinions or having feelings worthy of consideration, and as though she was to be dismissed on all counts for this reason. She reported that her mother was a loving, <reasonable,> person, who, however, never confronted the father, and, instead, attempted to accommodate to his irascibility.

The patient proved to be highly sensitive to a variety of medications including imipramine, desipramine, protriptyline, nortriptyline, and amitriptyline, complaining that each either caused increased fatigue or increased agitation. We continued with cognitive therapy during this period of about 4 months when numerous medications were tried, but the patient’s depression and anxiety continued. Family therapy with a colleague of the primary therapist was also arranged. The patient reported that the first session <made a huge difference> in her outlook. While nothing was resolved, and she remained unsure whether she and her father could have an acceptable relationship, having her father hear her concerns seemed to lift a weight from her. She reported fears prior to the session that he would dismiss her, deny the validity of her complaints, or storm out of the session. (…) She no longer felt hopeless about the future.”

PARADOXAL INTENTION or REVERSAL PSYCHOLOGY (…) Everytime he felt a little wave of spontaneous alarm, he was not to push it aside but was to enhance it, to augment it, to try to experience it more profoundly and more vividly. If he did not spontaneously feel fear, every 20 or 30 minutes, he was to make a special effort to try and do so, however difficult and ludicrous it might seem. I arranged to see him twice a day over the next two days until his examination. He was an intelligent man, and an assiduous patient. He practiced the exercises methodically, and by the time of the examination he reported himself as almost totally unable to feel frightened. … He passed his examination without apparent difficulty.”

Many of our patients have read books about anxiety before coming to the clinic or wish to do so in the course of therapy. Ghosh and Marks (1986) have even reported that bibliotherapy works as effectively as therapist instruction for self-exposure, at least with agoraphobics. We have yet to see a patient benefit from bibliotherapy to the extent indicated by the Ghosh and Marks study. However, we have found such books useful to help patients gain an understanding of their problem and to feel less alone in struggling with their difficulties. Two books that provide a good discussion of panic are The Anxiety Disease by Sheehan (1984) and Panic: Facing Fears, Phobias and Anxiety by Agras (1985); these books are not designed as self-help manuals.” Then they are probably good lectures.

we have seen patients who avoid speaking in public situations; in most such cases, they fear that their anxiety will become evident to others either through a tremor in their voice or through an inability to speak.”

while the agoraphobic’s fear of losing control and driving his or her car off the road during a panic attack can be easily viewed as <irrational,> the social phobic’s fear of verbally stumbling during a talk or fear of being rejected as a suitor on a date might reasonably occur. (…) Thus a vicious cycle often develops in which the anxiety is actually instrumental in potentiating the consequences most feared by the patient through interaction of the cognitive, physiological, and behavioral aspects of the problem.”

Beck and Emery (1985) have made certain important observations on the phenomenon of shame as it applies to individuals who experience anxiety regarding evaluation. As they note, shame involves insult to one’s public image. Strangers, who are perceived as representatives of a group, may more easily arouse feelings of shame than those with whom we are on intimate terms. (…) Such judgements are viewed as <absolute, finalistic, irrevocable.>

One final observation made by Beck and Emery that may have important treatment implications is that one may feel shame whether the perceived disapproval is communicated or not; shame is tied to the perception of how others think, rather than what they specifically communicate. Thus, an individual might expose him or herself to problematic situations regularly without diminution of anxiety, if he or she continued to believe that others’ negative evaluations continued to be present.

unlike anxiety, which usually ends when the individual exits the fear-evoking situation, the experience of shame continues beyond the individual’s participation, fits with Liebowitz et al.’s (1985a) report that the anxiety of the social phobics they have seen <does not seem to attenuate during the course of a single social event or performance . . . (but rather) augment(s), as initial somatic discomfort becomes a further distraction and embarrassment to the already nervous individual> Seria possível que eu fosse sociofóbico entre 2006-2012 e tenha me tornado progressivamente “apenas” ansioso-depressivo?


who copes with difficulties

is cop(y)ing (with) the

winners

cannot copy without you two!


the social performance standards of those with increased levels of social anxiety are unrealistically high. Thus, the discrepancy between actual performance and the desired standard may be more likely to be pronounced”

being introduced, meeting people in authority, and being watched while doing something are among the more difficult situations for this group, while agoraphobics fear circumstances including being alone, being in unfamiliar places, and open spaces.” <Ele é tímido> são as piores aspas da história.

In our experience, alcohol abuse is a significant problem among social phobics and must be carefully assessed before proceeding with treatment.”

He had begun to avoid small seminars in which he felt class participation would be required. Though verbally appropriate and attractive, he had done little dating, and had had no sexual experiences of any kind with women. He would also become sufficiently nervous over the prospect of asking a young woman for a date that in this situation too, he worried about his voice quavering and was avoiding such encounters. During the sixth week of treatment, he confided to the therapist that he believed that when he thinks about women, he emits an offensive odor that causes others who may be physically near him to leave. This idea had started when he was 17 and a senior in high school. His parents had gone out for the evening and he had masturbated in the family room. His parents however, came home unexpectedly early, within a minute or so of the time he had finished masturbating. Though he had managed to collect himself before they entered the family room, and there was no overt evidence they knew what he had done, he believed that in the act of masturbating he had given off an odor that they could detect. This idea had progressed to the point where he now believed that just thinking about an attractive woman caused him to give off such an odor. He was in the habit of sitting by himself in a corner of the library or cafeteria due to fears that others could smell when he was thinking about women.

The patient’s questionable reality testing and other phenomenology raised the possibility that he might be schizophrenic. However, after discussing these issues with the therapist, and feeling somewhat reassured, he agreed to a consultation with a urologist who was quite understanding and also reassured him. He was greatly relieved by this reassurance, and stopped isolating himself in the school library and cafeteria. Social isolation is often a feature of social phobia, and in such cases, without the availability of corrective feedback, ideas such as the above can develop.”

The onset of social phobia appears typically between ages 15 and 20. Marks (1969) noted that among a sample he studied onset appeared to peak in the late teens. Amies et al. (1983) reported a mean onset of 19, as opposed to 24 among the agoraphobics. Nichols (1974) reported that two thirds of his sample developed the problem before age 25. Shaw (1976) reported that 60% of the social phobics in her sample had developed the problem by age 20 (as compared with 20% of agoraphobics), and 19% of the social phobics rated the onset as acute (as compared with 53% of the agoraphobics).”

Several other hypotheses have been suggested. Nichols (1974) has noted the presence among social phobics of unusual sensitivity to criticism, disapproval, and scrutiny from others, low self-evaluation, rigid ideas regarding appropriate social behavior, a tendency to overestimate the extent to which visible symptoms of anxiety are evident to others, and a fear of being seen as ill or losing control. He argues that perception of loss of regard by others leads the individual to become hyper-aware of his or her anxiety in social situations, leading to increased sensitivity to physical cues and increasing concern that further lack of regard will ensue should such symptoms be noticed.” “poor performance in social situations leads the individual to expect negative evaluation and rejection from others (Curran, 1977). Another hypothesis is that social anxiety and social phobias are mediated by faulty cognitions regarding performance demands and the consequences of negative evaluation, which then, in fact, interfere with effective performance (Beck & Emery, 1985). [Óbvio.] Some of the avoidant strategies employed by social phobics such as gaze aversion, facial inexpressiveness, and reduced talkativeness can engender rejecting responses from others” O que não ensinam na escola: que não querer, conseguir ou suportar olhar no rosto dos outros não é covardia, mas condição. O tagarela é o primeiro a ser punido, mas também o primeiro a ser abordado (pelas mesmas pessoas!): “O que está acontecendo? Tudo bem com você, o que é que tá pegando? O gato comeu sua língua?”. Outrora tive um chefe que ria das pessoas que não conseguiam olhar nos olhos dos outros. Esse chefe, longe de ser um pacato cidadão mediano, era um dos mais neuróticos patológicos não só do setor, mas do órgão inteiro. Sua característica mais pusilânime era chegar dando um bom dia mais animado que o apresentador do Balanço Geral. Com o tempo, entretanto, e a percepção de que as pessoas no trabalho não o enxergavam como sua mãe o enxergava (e portanto ele mesmo se enxergava), graças a sua arrogância, hipocrisia e acerbas observações, e a certeza cada vez maior de que não passava de um chato de galocha, ele começou a se comportar de modo um tanto errático, auto-isolando-se além de toda medida, aproveitando-se do expediente de ser chefe para passar o dia trancado, longe de nossos olhos perscrutadores. Alguns realmente aprendem na prática a baixar a bola.

Beta-blockers have been prescribed to block the peripheral manifestations of anxiety on the assumption that peripheral autonomic arousal increases social anxiety. Beta-blockers have been shown to reduce performance anxiety among such groups as musicians and college students.” “in patients with atypical depression, MAOIs seem to reduce interpersonal sensitivity, which is a measure of sensitivity to rejection, criticism and indifference on the part of others”

As a group, social phobics suffer from a number of cognitive errors. While it is true that the underlying theme of these errors involves sensitivity to the evaluation of others, they may take a variety of forms. The most common cognitive errors we have encountered among social phobics are the following: (1) overestimating the extent to which their behavior will be noticed by others, thus exposing them to scrutiny or evaluation; (2) overestimations about the likelihood of rejection, embarrassment, or humiliation in a particular situation; (3) unrealistic assessments about the character of others’ responses to displays of anxiety; (4) attributional errors; and (5) overresponsiveness to actual rejection or lack of acceptance.” (Aloisiofobia)

Fenigstein (1979) has differentiated between private self-consciousness, which involves heightened awareness of one’s thoughts and feelings, and public self-consciousness, which involves similar awareness of how one is viewed by others. Those in the latter group report a sense of being observed when with other people, an increased awareness of how others regard them, and they assign considerable importance to others’ responses toward them (Fenigstein, 1979). Their attention is focused on their appearance and behavior to an extent that effectively turns them into observers. Social situations often trigger an assessment process (Schlenker & Leary, 1982) in which the individual monitors his effect on others in hypervigilant fashion much as the panic disorder patient monitors internal sensations hypervigilantly. (…) The social phobic often erroneously assumes that others are monitoring his social performance as closely as he is. Thus if his voice trembles, or if he has a tendency to blush, or shake while holding a glass, he assumes that the attention of others is equally focused on such displays.” Mais eu leio sobre isso, mais eu “condeno meu passado” (o que é quase uma prova empírica de que eu sou um sociófobo até para mim mesmo – o eu do passado!) e mais eu penso na Tharsila como um papagaio que sempre me relia uma cartilha de tópicos prontos semanalmente, inutilmente… Adendum 2022: me distanciei bastante dessa tendência – rara vez que releio o blog e NÃO me identifico com descrições de tipo psicológico!

Several studies have indicated the presence of perfectionistic social standards among the socially anxious (Alden & Cappe, 1981; Alden & Safran, 1978; Goldfried & Sobocinski, 1975). To put the same concept slightly differently, what we have encountered among many social phobics is an unrealistic appraisal of what is required of them in social situations. [WE’RE SO FUCKED… HARDWIRED TO…] For example, they may assume that in an initial heterosocial encounter they will inevitably be rejected if they are not <totally at ease,> or if they fail to demonstrate a quick sense of humor. As the hypothesized demands of social situations become higher and more unreasonable, [graças aos youtubers, instagramers e tiktokers imbecis esse padrão se generalizou] the social phobic’s self-efficacy drops, and the risk of perceived failure is increased, leading to overestimating the likelihood of rejection, embarrassment or humiliation.”

Specifically, social phobics tend to assume that the anxiety or awkwardness they experience in social situations marks them as different, defective, and strange. Yet in many instances, the situations arousing anxiety for the social phobic arouse anxiety in many of us (e.g., public speaking, first dates, job interviews, etc.). The labels social phobics attach to themselves as a consequence of their anxiety, which are often global, absolute, and self-blaming, have the effect of increasing their arousal and levels of anxiety. In general, these labels reflect their lack of self-acceptance.” “Those who present with extreme avoidance across a wide variety of social situations usually manifest an oversensitivity to rejection, and the reverse attributional bias discussed above. These individuals are the most difficult to treat and usually require longer-term therapy, in which deeper cognitive structures relating to self-esteem and personal identity (Guidano & Liotti, 1983) become the focus of treatment.”

In general, we have been more impressed with the cognitive errors common among social phobics which, as we noted, distort the demands and risks involved in social encounters. Most of the social phobics we see appear to have adequate skills but have difficulty in deploying them or underestimate their own performance.

The patient indicated that what disturbed her about blushing was that people would see she was anxious. (…) Her supervisor at work frequently commented about it when he noticed her blushing in a way that embarrassed her. Accordingly, she was instructed not to avoid this supervisor but, in fact, to seek him out, and when blushing did occur to say, <Uh-oh, menopause already,> or <Oh no, not those hot flashes again,> or to fan herself with her hand and say, <Whew, it’s hot in here.>Mais um pouco e o sujeito pensaria que estava sendo abordado…

She did not have problems interacting with strangers; symptoms of anxiety were experienced only with those whom she regarded as <potential friends.>” “Linda’s sensitivity to rejection was clearly related to doubts about her self-worth. Part of the fear of rejection in social situations had to do with the extent to which she was searching for evidence regarding her own worth in such encounters.”

Alcohol is the earliest and probably still the most widely used drug with antianxiety properties. Sedative-hypnotics with antianxiety properties were widely used during the 19th century. For instance, it is estimated that by the 1870s a single hospital in London specialized in nervous diseases might dispense several tons of bromides annually. Barbiturates, first synthesized in 1864, began to be widely used in medicine after 1900. Meprobamate, originally developed as a potential muscle relaxant in the 1950s, achieved rapid popularity and was widely prescribed until its addictive properties became apparent. The discovery of the effectiveness of the benzodiazepines was serendipitously made by Stembach in 1957 who, when cleaning up his laboratory, decided to screen a group of compounds he had synthesized many years before (Stembach, 1983). One compound, 1,4-benzodiazepine-chlordiazepoxide, was 2x to 5x more potent than meprobamate in producing relaxation in rats.” “Because of their clinical effectiveness and their low potential for fatal overdosage, BZDs have largely replaced other sedative hypnotics. In the early 1960s Klein reported that the monoamine oxidase inhibitors (MAOIs) and tricyclic antidepressants (TCAs) blocked anxiety attacks in patients prone to anxiety, even in those who were not depressed. Drugs that block the peripheral manifestations of anxiety, like the beta-blockers, have been used in some patients. More recently, drugs that increase serotonin levels in the brain amongst other effects, the azaspirodecanediones, have shown promise as antianxiety agents.”

Other agents that are potent inhibitors of amine uptake, notably amphetamine and cocaine, are poor antidepressants. Furthermore, some TCAs affect the reuptake of serotonin, while others have a greater effect on norepinephrine.”

The other group of antidepressants with significant antipanic effect are the MAO inhibitors. The monoamine oxidase (MAO) inhibitors comprise a heterogeneous group of drugs, which, as the name implies, block the enzyme monoamine oxidase. MAO inhibitors were first used to treat tuberculosis. Because the drugs seemed to have mood-elevating effects in tuberculosis patients, they were given to depressed psychiatric patients with favorable results.” “MAO is widely distributed throughout the body, although its important biological effects relate to its action within the mitochondria.”

Another group of theoretical importance in treating anxiety are central adrenergic agonists. On the assumption that central noradrenergic activity is increased, agents that reduce central noradrenergic activity should have antianxiety effects. One agent that has been evaluated for its antianxiety effects is clonidine, which reduces central sympathetic activity through potent agonistic activity on alpha-2 presynaptic receptors in the CNS. Clonidine has been found to be effective in the treatment of panic attacks (Liebowitz et al., 1981), anxiety experienced during opiate withdrawal, and anxiety accompanying depression (Uhde et al., 1984).”

Antipsychotic medications, like thioridazine, chlorpromazine, haldol and mesoridazine have been advocated for the treatment of anxiety. Indeed, such agents are effective in reducing anxiety in patients with psychotic disorders. However, autonomic and extra-pyramidal side effects and the risk of tardive dyskinesia make them generally inappropriate for patients with primary anxiety disorders.”

Alcohol is rapidly absorbed from the stomach, small intestine, and colon. After absorption, it is rapidly distributed throughout all tissues and all fluids of the body. Alcohol is metabolized through oxidation. The rate of metabolism is roughly proportional to body weight and probably to liver weight. Many other factors, such as diet, hormones, drug interactions, and enzyme mass affect alcohol metabolism. Alcohol use is also associated with tolerance, physical dependence and can lead to a life-threatening withdrawal reaction.”

CRÍTON OU DO DEVER

Tradução de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego de Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

“Durante o longo tempo que aqui estou, me admirei de te ver dormir um sono tão tranqüilo, e não quis despertar-te, de propósito, para que gozasses de tão belos momentos. Na verdade, Sócrates, desde que te conheço me encantei de teu caráter, mas jamais tanto como na presente desgraça, que suportas com tanta doçura e tranqüilidade.”

“amanhã, Sócrates, terás de deixar de existir.”

“Oxalá, Críton, o povo fosse capaz de cometer os maiores males, porque desta maneira seria também capaz de fazer os maiores bens.”

“No entanto, não canso de dizer publicamente que é permitido a cada um em particular, depois de ter examinado as leis e os costumes da república, se não estiver satisfeito, retirar-se até onde queira com todos os seus bens. (…) Jamais houve espetáculo que te tenha obrigado a sair desta cidade, salvo uma vez quando foste a Corinto para ver os jogos [de Netuno]; jamais saíste a não ser para expedições militares; jamais empreendeste viagens, como é costume entre os cidadãos; jamais tiveste a curiosidade de visitar outras cidades, nem de conhecer outras leis; tão apaixonado foste por esta cidade, e tão decidido a viver segundo nossas máximas, que aqui tiveste filhos, testemunho patente de que vivias comprazido nela. (…) Tu não preferiste nem a Lacedemônia [Esparta], nem Creta, cujas leis foram constantemente um objeto de louvor em tua boca, nem tampouco deste esta preferência a nenhuma das outras cidades da Grécia ou dos países estrangeiros. (…) Se te retiras a alguma cidade vizinha, a Tebas ou Mégara, como são cidades muito bem-governadas, serás visto ali como um inimigo (…) Terias necessidade de sair imediatamente dessas cidades cultas, e irias a Tessália à casa dos amigos de Críton, a Tessália onde reina mais a libertinagem que a ordem¹ (…) Porém se morres, morrerás vítima da injustiça, não das leis, senão dos homens; em compensação, se sais daqui vergonhosamente, devolvendo injustiça com injustiça, mal por mal, faltarás ao pacto que te liga a mim, prejudicarás uma porção de gentes que não deviam esperá-lo de ti; te prejudicarás a ti mesmo, a mim, a teus amigos, à tua pátria. Eu serei teu inimigo enquanto viver, e quando tiveres morrido, nossas irmãs, as leis que regem nos infernos, não te receberão indubitavelmente com muito prestígio, sabendo que fizeste todos os esforços possíveis para arruinar-me” Por este longo trecho inteiro quem discorre é Sócrates, como que simulando o ponto de vista de seu interlocutor, ou seja, comentando a própria vida em terceira pessoa. E, acerca do conteúdo, Cristo leu Platão, não tenhais dúvida!

¹ “A Tessália era um país onde reinavam a licença e a corrupção, daí que Xenofonte observe que ali foi onde [o tirano] Crítias se perdeu.”

50 CLASSIC PHILOSOPHY BOOKS – Parte 1: O Sentido Trágico da Vida (Unamuno)

  1. THE CONDITIONS OF EXISTENCE AS AFFECTING THE PERPETUATION OF LIVING BEINGS – Thomas Huxley

if there were no men there would be no tape-worms.”

Malthus nunca foi refutado e jamais será”

  1. TRAGIC SENSE OF LIFE – Miguel de Unamuno, com longo prefácio de S. de Madariaga

TÍTULO DE LIVRO AFORISMÁTICO: Todas as notas de rodapé que você nunca leu.

(*) “Unamuno, como criador, não tem nada dos fracassos desses artistas que nunca sentiram profundamente. Mas ele mostra as limitações desses artistas que não conseguem serenar.”

(*) “O senso da forma é altamente simpático ao elemento feminino na natureza humana, e a raça basca é altamente masculina.”

(*) “Luzbel, the Angel Of denying nothingness, endlessly falling – Bottom he ne’er can touch”

(*) “Versos brancos nunca são o melhor meio para os poetas de uma forte inspiração masculina.”

(*) “A corruptible organism could not hate as I hated.”

(*) “A extrema limitação no emprego de detalhes fisionômicos de que Unamuno fez sua marca registrada em seu trabalho criativo pode ter levado seus críticos a esquecer a intensidade daqueles – admiravelmente escolhidos – que são dados.”

(*) “ele nunca grita.”

(*) “Na Rússia, Dosto. e Tolstoy escolhem o lado Leste enquanto Turgeniev se torna o advogado do Ocidente.” Unamuno é nosso Dostoievsky” Então a literatura basca é mesmo pobre.

* * *

Um homem pega um bonde elétrico para escutar uma ópera, e se pergunta, Qual, nesse caso, é o mais útil, o bonde ou a ópera?”

Vi com mais freqüência um gato usar a razão do que rir ou chorar. Talvez ele chore ou ria internamente – mas então, talvez também internamente, um caranguejo resolva equações de segundo grau.”

depois de ter examinado e pulverizado com sua análise as provas tradicionais da existência de Deus, do Deus Aristotélico, que é o Deus correspondente ao _zoon politikon_, o Deus abstrato, o imóvel primo Movedor, Kant reconstrói Deus do zero – o Deus Luterano, em resumo.” As cambalhotas críticas de K.

para sustentar a imortalidade da alma Deus é introduzido. Todo o resto é a conciliação do profissional da filosofia.”

Infinitamente, nosso único eu só luta pelo infinito.

Desde sempre e para sempre, o homem só quer viver para sempre.

so he had God-ache. Unhappy man! And unhappy fellow-men!”

poeta e filósofo são irmãos gêmeos, se é que não um e o mesmo”

The man of Fichte, o eu de Fichte, o feixe de Eu, a pesca da verdade e individualidade pelo fio do anzol, de cada um o Homem, de cada Ingente e Protuberante Ser o Eu pungente: doeu – ai! Ass: Fichtício

Querer ser outro alguém: “It has been said that every man who has suffered misfortunes prefers to be himself, even with his misfortunes, rather than to be someone else without them.”


OI & TCHAU

Eu não vou retroceder porque eu não (desisto) cedo.

Eu só vou avançar reto

Andar de braços com a alva morte

Contar piada, memori(a)zar as coisas passadas não-ano(i)tadas


Quem recebe o fruto desse sacrifício?”

Os dias de semana são o meu calvário (e são vários!) e os fins de semana meu Além Paradisíaco Finito (logo, inexistentes).

A meta é sempre…

Se a consciência é, como certo pensador inumano disse, nada mais do que um lampejo de luz entre duas eternidades de escuridão, então não há nada mais execrável que a existência.” não deixa de ser um trocadilho genial e risível

Há vezes em que mesmo um axioma pode se tornar uma impertinência.”

Lágrimas de crocodilo eu não vou chorar.

The chiefest sanctity of a temple is that it is a place to which men go to weep in common. A miserere sung in common by a multitude tormented by destiny has as much value as philosophy.”


PAPO DE BOTECO SOBRE O DESTINO

Deus tem que se submeter à lei lógica da contradição, e Ele não pode, de acordo com os teólogos, fazer com que dois e dois sejam mais ou menos do que quatro. Ou a lei da necessidade está acima d’Ele ou Ele Mesmo é a lei da necessidade. E na ordem moral a questão que desponta é saber se falsidade, ou homicídio, ou adultério, são errados porque Ele assim o decretou, ou se Ele assim o decretou porque são errados. Se a resposta é a primeira, então Deus é um Deus caprichoso e insensato, que decreta uma lei quando Ele poderia igualmente ter decretado outra, ou, se a resposta é a última, Ele obedece a uma natureza e essência intrínsecas que existem nas coisas mesmas independentemente d’Ele — isto é, independentemente de Sua vontade soberana; e se é este o caso, se Ele obedece à razão inata das coisas, essa razão, se pudéssemos ao menos sabê-la, nos bastaria, sem qualquer necessidade ulterior de Deus, e já que não sabemo-la, Deus não explica nada. Essa razão estaria além de Deus. (…) E é por causa desse problema das relações entre a razão de Deus, necessariamente necessária, e Sua vontade, necessariamente livre, que o Deus lógico e aristotélico será sempre um Deus contraditório.”

Deus é indefinível. Procurar defini-Lo é procurar confiná-Lo nos limites de nossa mente — isto é, matá-Lo. Enquanto procurarmos defini-Lo, aí ergue-se diante de nós — o Nada.”

* * *

All or nothing! And what other meaning can the Shakespearean <To be or not to be> have, or that passage in Coriolanus where it is said of Marcius <He wants nothing of a god but eternity>? (…) Nothing is real that is not eternal.”

Everything passes! Such is the refrain of those who’ve tasted of the fruit of the tree of the knowledge of good and evil.”

Um amigo meu me confessou que, antevendo do auge do vigor físico a aproximação de uma morte violenta, ele se propôs a concentrar sua vida e passar seus poucos dias que ele calculou que ainda teria para escrever um livro. Vaidade das vaidades!


UM DOS AFORISMOS MAIS PATÉTICOS DA HISTÓRIA HUMANA:
Aí você tem esse <ladrão de energias>, como ele [Nie.] tão obtusamente chamava Cristo que buscou casar niilismo e esforço pela existência, e ele fala sobre coragem. Seu coração anelava o eterno enquanto sua cabeça o convencia do nada, e, desesperado e louco para se defender de si mesmo, ele amaldiçoou aquilo que mais amava. Já que não podia ser Cristo, ele blasfemava contra Cristo. Atacando a si mesmo, ele se desejava sem-fim e sonhava com sua teoria do eterno retorno, uma lamentável falsificação da imortalidade, e, cheio de pena de si mesmo, ele abominava a compaixão. E alguns há que dizem que dele é a filosofia dos homens fortes! Não, não é. Minha saúde e minha força me impelem a me perpetuar. [?] Sua doutrina é a doutrina dos fracotes que aspiram a ser fortes, mas não dos fortes que são fortes. [?] Só os enfermos se entregam à morte final [?] e substituem a espera pela imortalidade pessoal por algum outro desejo. [Ah, os últimos homens! Unamunos demoram a passar pelo mundo, mas sim, também eles passam.] No forte, o zelo pela perpetuidade [?] supera a dúvida de realizá-la, [R.I.P. Unamuno] e sua superabundância de vida [?] inunda o outro lado da morte [??? – tornou-se um peixe capaz de respirar debaixo d’água, superabundantemente?].”

O homem de letras que contar-lhe que despreza a fama é um sonso mentiroso.” “Precisamos que outros acreditem em nossa superioridade para que nela acreditemos nos próprios, e sobre sua crença basear nossa fé em nossa própria persistência, ou pelo menos na persistência de nossa fama.”

Pergunte a qualquer artista sincero o que ele preferiria, que seu trabalho perecesse e sua memória sobrevivesse, ou que seu trabalho sobrevivesse e sua memória perecesse, e você verá o que ele irá dizer-lhe, se ele é mesmo sincero [??].” Mil vezes meu trabalho. Ele é anônimo.

<Posteridade é uma acumulação de minorias,> disse Gounod.¹ Ele prefere se prolongar no tempo do que no espaço [outra tolice].”

¹ Compositor clássico.

Erwin Rohde – Psyche (fav.)

Melanchton – Loci Communes (1ª obra protestante)

And I have read in a Protestant theologian, Ernst Troeltsch, that in the conceptual order Protestantism has attained its highest reach in music in which art Bach has given it its mightiest artistic expression. Thus, then, is what Protestantism dissolves into – celestial music!”

Já o catolicismo…the Christ of Vélasquez [link imagem], that Chr. who is forever dying, yet never finishes dying, in order that he may give us life.”

No me mueve, Dios, para quererte el cielo que me tienes prometido”

And why be scandalized by the infallibility of a man, of the Pope? What difference does it make wether it be a book that is infallible — the Bible –, or a single man?” “Pius IX, the 1st Pontiff to be proclaimed infallible, declared that he was irreconcilable with the so-called modern civilization.”

t(ra)di(tionalism)

The Trinity was a kind of pact between the monotheism and polytheism, and humanity and divinity sealed a peace in Christ”

Ninguém está mais propenso a acreditar tão pouco quanto aqueles que começaram acreditando demais.”

to say that everything is God, and that when we die we return to God, or, more accurately, continue in Him, avails our longing nothing; for if this indeed be so, then we were in God before we were born, and if when we die we return to where we were before being born, then the human soul, the individual consciousness, is perishable. And since we know very well that God, the personal and conscious God of Christian monotheism, is simply the provider, and above all the guarantor of our immortality, pantheism is said and rightly said, to be merely atheism disguised; and, in my opinion, undisguised. And they were right in calling Spinoza an atheist, for his is the most logical, the most rational, system of pantheism.”

Essa última proposição – le bonheur fait partie de la verité é uma proposição de pura advocacia, mas não de ciência ou de razão pura. (…) – credo quia absurdum, que significa na verdade _credo quia consolans_ — eu acredito porque é algo consolador para mim.”

Os deuses não mais sendo e Cristo não sendo ainda, havia entre Cícero e Marco Aurélio um momento único no qual o homem esteve sozinho. Em nenhum outro lugar eu acho essa grandeza; mas o que torna Lucrécio intolerável é sua física, que ele dá como positiva. Se ele é fraco, é porque não duvidou o bastante; ele desejava explicar, chegar a uma conclusão!”

Flaubert

A dúvida metódica de Descartes é uma dúvida cômica, uma dúvida puramente teórica e provisória – quer dizer, a dúvida de um homem que age como se duvidasse sem realmente duvidar.” “essa dúvida cartesiana excogitada num fogão”

Sufro yo a tu costa, Dios no existente, pues si tú existiras existiría yo también de veras” nota 35

Faith, some say, consists in not thinking about it (…) Yes, but infidelity also consists in not thinking about it.”

E no que concerne àquele ditado abjeto e ignóbil: <Se não houvera um Deus, seria necessário inventá-Lo,> não devemos dizer nada. É a expressão do ceticismo sujo daqueles conservadores que vêem a religião meramente como um meio de governo e cujo interesse reside em que na outra vida deva existir um inferno para aqueles que se opõem a suas ambições mundanas nesta vida. Essa frase repugnante e saducéia é digna do cético servidor-do-temporal a quem ela é atribuída.”

E não é em vão [ironicamente] que repetimos ainda uma vez mais as mesmas eternas lamentações que já eram velhas nos tempos de Jó e do Eclesiastes, e até repetimos tudo nas mesmas palavras, só para fazer os devotos do progresso verem que há algo que nunca morre. Quem quer que repita a <Vaidade das Vaidades> do Eclesiastes ou as lamentações de Jó, ainda que sem mudar um <a>, tendo-as experimentado n’alma, executa um trabalho de admoestação. Preciso é repetir sem cessar a ladainha do memento mori.”

hoje, no séc. XX, todos os séculos idos e todos eles vivos, ainda subsistem.”

Pobre rapaz! se ele ao menos usasse sua inteligência para melhores propósitos!…”

E se os pedaços de um tabuleiro de xadrez fossem dotados de consciência, teriam provavelmente poucos problemas em atribuir livre-arbítrio a seus movimentos – ou seja, clamar-se-iam uma racionalidade finalista.”

Is there really anything strange in the fact that the deepest religious feeling has condemned carnal love and exalted virginity?” “A mulher se entrega ao amante porque sente que seu desejo o faz sofrer. Isabel tem compaixão por Lourenço, Julieta por Romeu, Francesca por Paolo. A mulher parece dizer: <Venha, pobre alma, tu não deves sofrer tanto por minha causa!>. E portanto seu amor é mais amoroso e puro que o do homem, mais bravo e mais resistente.” Nessun maggior dolore che ricordarsi del tempo felice nella miseria are the words that Dante puts into the mouth of Francesca da Rimini (Inferno, V., 121-123).”

<The bitterest sorrow that man can know is to aspire to do much and to achieve nothing> (_polla phroneoita mêdenos chrateein_) – so Herodotus relates that a Persian said to a Theban at a banquet (book ix., chap. xvi.). And it is true.”

.0 (PONTO ZERO)

A mesma mente que formulou a noção do nada havia necessariamente de pensar e pinçar o conceito de ponto, o enunciado-mor da matemática, “a” ciência niilista. Pois considerando tudo o que há, só o que não pode haver seriam o vazio e o ponto. Na verdade um é o desdobramento lógico do outro. De um ponto (singularidade metafísica) estão excluídos tempo e espaço. Presente, mais conhecido como ponto, ou negação de todas as negações ou zero dos zeros.

Gravidade negativa é negar a verdade… viva, viva, viva!

IRREVERSÍVEL

Ainda cremos que possa haver um retorno, uma reconciliação. Mas a morte do outro encerra essa esperança. Por exemplo: não choro nem fico de luto se meu pai perde uma perna ou envelhece. Muito menos quando envelhece, pois esse é um processo gradual. Mas arrebento em lágrimas se no telefone dizem: o velho acaba de falecer. Infelizmente forte ou fraco ninguém está imune.

Zeus, Júpiter, estava em processo de ser convertido em um deus único, assim como Jahwé originalmente um deus entre tantos outros, veio a se converter em deus único, primeiro o deus do povo de Israel, depois o deus da humanidade, e finalmente o deus de todo o universo.”

O Deus lógico, racional, o ens summum, o primum movens, o Ser Supremo da filosofia teológica, o Deus que é atingido pelos três famosos caminhos da negação, eminência e causalidade, _viae negationis, eminentiae, causalitatis_, não é nada senão uma idéia de Deus, uma coisa morta. As provas de sua existência são, no fundo, meramente uma vã tentativa para determinar sua essência; porque como Vinet observou tão bem, a existência é deduzida da essência; e dizer que Deus existe, sem dizer o que é Deus e como ele é, é o equivalente a não dizer absolutamente nada.”

Laplace is said to have stated that he had not found the hypothesis of God necessary in order to construct his scheme of the origin of the Universe, and it is very true. In no way whatever does the idea of God help us to understand better the existence, the essence and the finality of the Universe. That there is a Supreme Being, infinite, absolute and eternal, whose existence is unknown to us, and who has created the Universe, is not more conceivable than that the material basis of the Universe itself, its matter, is eternal and infinite and absolute.” “For to say that the world is as it is and not otherwise because God made it so, while at the same time we do not know for what reason He made it so, is to say nothing. And if we know for what reason God made it so, then God is superfluous and the reasons itself suffices.”

Hoje estou alegre como nunca. Dia 6/10/15 foi um dia perfeito. Para o passado, para o presente, para o futuro. Super-energizado, tranquilo, sortudo, posudo e sereno. Ontem vi batalhas contra Piccolo Daimao na tela grande em Dragon Ball, e um tanto de pornografia. O universo se refez na luta laboral de Goku, a Tabatha veio trabalhar conosco e eu corri feito um pápa-léguas. Choveu e eu olhei atento pela janela do ônibus. Ah, ufa, já não estou mais gripado. Nesses dias, escassamente, é que desejamos ser imortais. O machucado no meu joanete por causa da minha chinela nem incomodou. Os maus presságios futebolísticos, tampouco. Dane-se a religião denominada Corinthianismo! A Brenda poderia até desligar o whatsapp na minha cara. Hoje, excepcionalmente, eu sou um fumante confiante.

Assinado: Zezé diCdoce

Those who say that they believe in God and yet neither love nor fear Him, do not in fact believe in Him but in those who have taught them that God exists, and these in their turn often enough do not believe in Him either.”

God wills that the heart should have rest, but not the head, reversing the order of the physical life in which the head sleeps and rests at times while the heart wakes and works unceasingly.”

Entre a poesia e a religião a sabedoria de viver encena sua comédia. Todo indivíduo que não vive quer poética quer religiosamente é um tolo”

Kierkegaard

From the subterranean ore [praying] of memory we extract the jewelled visions of our future (…) And humanity is like a young girl full of longings” “there is no kinder wish than that when the winter of life shall come it may find the sweet dreams of its spring into memories sweeter still”

CRUCIFICADO À MEIA-NOITE

in Christ human race sublimated its hunger for eternity” eternamente?

sublimação: sempre temporária; sempre?

temporariamente eterno enquanto dure depois que acabe e permaneça como cicatriz até sarar de nascença

muito infantil para compreender coisas de adulto

muito adulto para compreender criancices

mas, engraçado, só o adolescente não se entende!

A cidade de pedra branca onde tudo transcorre tão bem é Roma!

os meios justificam a agonia tenebrosa

ressubluminados pelo sistema!

Just as truth is the goal of rational knowledge, so beauty is the goal of hope, which is perhaps in its essence irrational.” “Nothing is lost, nothing wholly passes away, for in some way or another everything is perpetuated” Desde que o Sol circunda a terra ou a Terra circunda o sol, voltamos a Ele, rodamos felizes no anel e você sabe mais o quê!

Every impression that reached me remains stored up in my brain even though it may be so deep or so weak that it is buried in the dephts of my subconsciousness; but from these depths it animates my life” quando você é leitor de alguém mesmo contra sua vontade

beauty springs from compassion and is simply the temporal consolation that compassion seeks. A tragic consolation!” estou sonolento

Hope in action is charity, and beauty in action is goodness.”

Whosoever knows not the Son will never know the Father, and the Father is only known through the Son (…) the Son of Man”

What is Fate, what is Fatality, but the brotherhood of love and suffering?”

Have you never felt the horrible terror of feeling yourself incapable of suffering and of tears?”

And the reader will no doubt think that this idea of suffering can have only a metaphorical value when applied to God, similar to that which is supposed to attach to those passages in the Old Testament which describe the human passions of the God of Israel.”

<Brother Wolf> St. Francis of Assisi called the poor wolf that feels a painful hunger for the sheep, and feels, too, perhaps, the pain of having to devour them”

The face can only see itself when portrayed in the mirror, but in order to see itself it must remain the prisoner of the mirror in which it sees itself, and the image which it sees therein is as the mirror distorts it; and if the mirror breaks, the image is broken; and if the mirror is blurred, the image is blurred.”

pelo espelho somos fascinados na esperança de poder atravessá-lo em pêlo.

A origem do mal, como muitos já descobriram no passado, não é senão o que é chamado pelo outro nome <a inércia da matéria>, e, ao ser aplicada às coisas do espírito, <a preguiça>.”

nuca em pêlo

pêlo em ovo

lá de baixo

no homem sempre tem

o difícil é não achar

a chave para o sofrimento

e a preocupação

está na cera quente

cera ou não-cera eis a

questão

eis o quentão

a suprema preguiça é a de não aspirar loucamente à imortalidade.”

ponta-cabeça: “And many of those who seem to be the greatest egoists, trampling everything under their feet in their zeal to bring their work to a successful issue, are in reality men whose souls are aflame and overflowing with charity, for they subject and subordinate their petty personality to the sociality that has a mission to accomplish.”

volição rubro-negra

d’em tudo embarcar

e abarcar

e açambarcar


a·po·ca·tás·ta·se

substantivo feminino

[Teologia] Doutrina herética segundo a qual, no fim dos tempos, serão admitidas ao Paraíso todas as almas, inclusive a do Diabo.

in Dicionário Priberam da Língua Portuguesa

[consultado em 16-11-2015]


he, the Roman, describes the Jews as a people dominated by superstition and hostile to religion, _gens superstitioni obnoxia, religionibus adversa_

<He who possesses science and art, has religion; he who possesses neither science nor art, let him get religion,> said Goethe in one of his frequent accesses of paganism. And yet in spite of what he said, he himself, Goethe…?” Traduzi essa frase lendo Hegel. Unamuno nada entendeu de G.

Behold, we have forsaken all and followed thee; what shall we have therefore?” Pedro

o Universo é mulher. E assim foi na Alemanha, na França, na Provença, na Espanha, na Itália, e no princípio da idade moderna.”

Francesco de Sanctis, Storia della Letteratura italiana

o que foi a Cavalaria senão um híbrido entre paganismo e Cristianismo, cujo Livro seria talvez a lenda de Tristão e Isolda?”

A Europa afluiu para a Universidade de Bolonha em busca de aprendizado. A Cavalaria foi sucedida pelo Platonismo. (…) Mas a razão foi realmente para salvar a vida, o que os homens já buscaram salvar em seus cultos da mulher.”

doctrines such as spiritualism, metempsychosis, the transmigration of the souls from star to star, [interpretações não-autorizadas de Pl.] and the like; doctrines which as often as they are pronounced to be defeated and dead, are found to have come to life again, clothed in some more or less new form. And it is merely supine to be content to ignore them and not to seek to discover their permanent and living essence.”

<Calypso was inconsolable at the departure of Ulysses; in her sorrow she was dismayed at being immortal,> said the gentle, the mystical Fénelon at the beginning of his _Télémaque_. Was it not a kind of doom that the ancient gods, no less than the demons, were subject to—the deprivation of the power to commit suicide?”

– Eu não posso me matar, não está escrito!

– Por quê?!

– Porque eu sou DEUS!

though the other life may exclude space, it cannot exclude time, as Cournot observes”

Swedenborg remarked that the angels change, because angels, like men, love themselves, and he who loves himself experiences changes of state”

He who sees God shall die, say the Scriptures (Judg. 13:22); and may it not be that the eternal vision of God is an eternal death?”

MADRUGADA PÓ DE ESTRELAS

Todos os meus dias são completos, e de alguma forma eu sou a vida de alguém sedento pela Imortalidade que pediu ao gênio da Lâmpada essa existência contínua, perfeita, acabada, múltipla, total, infinita mesmo: cada dia é uma existência, do início ao fim. Eu nasço, cresço, reproduzindo-me ou não, e morro.

Quem na idade de oitenta se lembra da criança que era aos oito, por mais consciente que seja da cadeia inquebrantável que une a ambas?”

Herculísifo

Novamente o mal-entendido circula entre as línguas dos vários tempos e lugares (P. 8456-8457): “Sêneca, o Espanhol, a isso deu expressão no seu Consolatio ad Marciam (xxvi.); o que ele desejava era viver essa vida de novo: ista moliri. E o que pedia (19:25-7) era para ver Deus em carne, não em espírito. E o quê, senão isso, é o significado daquela cômica concepção do eterno retorno que saiu da trágica alma do pobre Nietzsche, faminta por imortalidade concreta e temporal?”

A MINHA grande pergunta seria: quem não sabe o que está escrevendo, deveria ainda assim continuar escrevendo? Sempre é possível calar, bloquear!

The majority of suiciders would not take their lives if they had the assurance that they would never die on this Earth. The self-slayer kills himself because he will not wait for death.”

SUICÍDIO SE JOGANDO DA JANELA (2009)

No parapeito da janela, de costas: o <em vão> clamava… Mas o que seria uma Jade Barbosa, um Michael Schumacher, uma Menina de Ouro presos eternamente em seu estado impotente? Pior do que o suplício eterno da alma de todos os Livros Sagrados. Ou então: suprema consolação: já que eu vou morrer mesmo… por que aqui e agora? O que estarei perdendo, se o futuro for melhor? Se for pior?!… Sei eu – pior do que isto aqui?? Com a coluna quebrada, voluntariamente, com opróbrio máximo? Certamente que não! Fé… na minha melhora, ainda que pouca e relutante.

Vamos viver amanhã, e depois concluiremos se vale(ria) a pena se suicidar hoje.

Já valeu? Não que eu saiba.

Então estamos no caminho certo.

Um suicídio INCONSCIENTE. Portanto, algo inexistente.

The rationalist beatitude did not ever satisfy or deceive even a Spinoza.”

in that case the Universe would be infinite, and in reality we are unable to conceive a Universe that is both eternal and limited such as that which served as the basis of Nietzsche’s theory of eternal recurrence.” “But as far as our own world is concerned, its gradual death appears to be proved. (…) May it be that consciousness and its extended support are two powers in contraposition, the one growing at the expense of the other?”

Leopardi, that Christian atheist” “A Natureza nos dá a vida como uma mãe, mas nos ama como uma madrasta.”

Is the sadness of the field in the fields themselves or in us who look upon them?” Elucubrações dementes e mambembes do nosso amiguinho Una…

what is an infinite consciousness? Since consciousness supposes limitation, or rather since consciousness is consciousness of limitation, of distinction, does it not thereby exclude infinitude?”

eternal rope hurting our hands

May it not be that in the end all shall be saved, including Cain and Judas and Satan himself, as Origen’s development of the Pauline apocatastasis led him to hope?”

eternal punishment is a meaningless phrase.”

hell has been conceived as a sort of police institution, necessary in order to put fear into the world. And the worst of it is that it no longer intimidates, and therefore will have to be shut up.”

Franklin, who believed in another life, asserted that he was willing to live this life over again, the life that he had actually lived, <from its beginning to the end>; while Leopardi, who did not believe in another life, asserted that nobody would consent to live his life over again.”

What cruelty is there in denying to a man that which he did not or could not desire?”

a man mean mad

that the Christian, mystical, inward longing ever since St. Paul, has been to give human finality, or divine finality, to the Universe, to save human consciousness, and to save it by converting all humanity into a person. This longing is expressed in the anacefaleosis, the gathering together of all things, all things in earth and in heaven, the visible and the invisible, in Christ, and also in the apocatastasis, the return of all things to God, to consciousness, in order that God may be all in all. And does not God’s being all in all mean that all things shall acquire consciousness and that in this consciousness everything that has happened will come to life again, and that everything that has existed in time will be eternalized?”

P. 8488: Nice <agnostic> poetry: “And the soul, my soul at least, longs for something else, not absorption, not quietude, not peace, not appeasement, it longs ever to approach and never to arrive, it longs for a never-ending longing, for an eternal hope which is eternally renewed but never wholly fulfilled.”

Do not write upon the gate of heaven that sentence which Dante placed over the threshold of hell, _Lasciate ogni speranza!_ Do not destroy time! Our life is a hope which is continually converting itself into memory” “An eternal purgatory, then, rather than a heaven of glory”

Is there perhaps any greater joy than that of remembering misery in time of felicity? Does not the prison haunt the freed prisoner?”

Christianity, the only religion which we Euro[PEONS] of the 20th century are really capable of feeling, is, as Kierkegaard said, a desperate sortie (Afsluttende uvidenskabelig Efterskrift, ii., i., cap. i.), a sortie which can be successful only by means of the martyrdom of faith, which is, according to this same tragic thinker, the crucifixion of reason”

vamos [es]capar os hábeis!

Castrate Alves

treat all veins

if it be that nothingness is the fate that awaits us we must not so act that it shall be a just fate.” Senancour, Obermann

Ele está na base daquele vale buscando o conflito interior!

ansieDIEde, a doença do século. Morrer de esperar morrer sem ter o que fazer… dadieísmo

The man who does not really know why he acts as he does and not otherwise, feels the necessity of explaining to himself the motive of his action and so he forges a motive.”


heart composed with earth

earthly heartly in heaven

chantilly

bow splendidly


it is not faith that creates martyrs but martyrs who create faith.”

CARTILHA NEOLIBERAL:Act so that in your own judgement and in the judgement of others you may merit eternity, act so that you may become irreplaceable, act so that you may not merit death. Or perhaps thus: Act as if you were to die to-morrow, but to die in order to survive and be eternalized. The end of morality is to give personal, human finality to the Universe; to discover the finality that belongs to it—if indeed it has any finality—and to discover it by acting.”


All that has achieved existence deserves to be destroyed”

Denn alles was Ensteht ist wert doss es zugrunde geht”

— Mefistófeles


Mephistopheles asserts that everything that exists deserves to be destroyed, annihilated, but not that everything will be destroyed or annihilated”

Indeed, it is scarcely possible to form a clear idea as to what pessimism really is.”

The despair which finds a voice is a social mood”

The real despair writes no books”

Wir sind nicht auf der Welt, um glücklich zu sein, sondern um unsere Schuldigkeit zu tun” “Não estamos no mundo para sermos felizes, mas para cumprirmos nossas obrigações [para sermos ou nos sentirmos culpados, como a etimologia de Schuldigkeit mostrará]

The intellectual world is divided into two classes—dilettanti on the one hand, and pedants on the other.” Veja abaixo a retomada do assunto.

Our greatest endeavor must be to make ourselves irreplaceable” Unamuno passou tanto tempo ocupado criticando o Eterno Retorno que não percebeu que compactuava em tudo com ele. “And to act in such a way as to make our annihilation an injustice, in such a way as to make our brothers, our sons, and our brothers’ sons, and their sons’ sons, feel that we ought not to have died, is something that is within the reach of all.”

Ah, ela estava sofrendo muito. Tinha que ter morrido mesmo, foi um conforto para ela!” The Ant

he, because he was sinless, did not deserve to have died” Não sou um samba, mas vim só para deixar saudade…

#TÍTULO DE LIVRO? Enclísico, o último dos filósofos.

If we could but enter into the cloister and examine the religious vocation of those whom the self-interest of their parents had forced as children into a novice’s cell and who had suddenly awakened to the life of the world—if indeed they ever do awake!—or of those whom their own self-delusions had led into it!”

just as the Apostle exclaimed, <I am a Roman citizen!> each one of us, even the atheist, might exclaim <I am a Christian!>” “this demands the civilizing of Christianity, which was Luther’s task, although he himself eventually became the founder of a Church.”

This question of the proper vocation is possibly the gravest and most deep-seated of social problems, that which is at the root of all the others. That which is known par excellence as the social question is perhaps not so much a problem of the distribution of wealth, of the products of labour, as a problem of the distribution of avocations, of the modes of production.”

TESTE VOCACIONAL PARA A VIDA – E SE OSCAR NIEMEYER O FIZESSE AOS 101 ANOS E REPROVASSE?

the workman works with the consciousness, not of the uselessness merely, but of the social perversity, of his work, manufacturing the poison that will kill him” e eu nem sou farmacêutico!


THE BALDE

the ball of life is bad and bald

debalde


Fragmentos de uma metalinguagem (CAPES 7-1-2016 12:09): “And do you not know cases in which a man, justifying his action on the ground that the professional organism to which he belongs and in which he works is badly organized and does not function as it ought, will evade the strict performance of his duty on the pretext that he is thereby fulfilling a higher duty?” mas eu poderia estar almoçando, e estou aqui me sacrificando pelos meus entes queridos!

There is nothing worse than a loaded pistol which nobody uses left lying in some corner of the house; a child finds it, begins to play with it, and kills its own father.”

arranging the bed for the sake of arranging it – mother’s philosophy

getting milk for the sake of getting it

without a single crisis

when he is <dead to them,> not merely <dead>” venceu na vida

he (s)ought to live

meu barbeiro morreu” “meu escritor de cabeceira morreu” Pelé nunca deveria morrer etc.

Often the employer finds it almost impossible to dismiss an inefficient workman on account of his inefficiency, for his fellow-workers take his part. Their work, moreover, is often perfunctory [A Mosca Perfunctória & Outras Estórias], performed merely as a pretext for receiving a wage” Pagar o santo e oco pedágio de cada dia… o tempedágio – vamos despertar hoje porque a nota técnica não irá se fazer sozinha! Ou daqui a pouco… irá!

There is scarcely a single servant of the State who feels the religious bearing of his official and public duties.”

And how, in fact, would man have passed his time in Paradise if he had had no work to do in keeping it in order?”

QUANDO UNAMUNO VAI LONGE DEMAIS:there is much more humanity in war than in peace. (…) War is the school of fraternity and the bond of love; it is war that has brought peoples into touch with one another” “Human love knows no purer embrace, or one more fruitful in its consequences, than that between victor and vanquished on the battlefield. And even the purified hate that springs from war is fruitful. War is, in its strictest sense, the sanctification of homicide; Cain is redeemed as a leader of armies. And if Cain had not killed his brother Abel, perhaps he would have died by the hand of Abel.#PAZ “God revealed Himself above all in war; He began by being the God of battles” Tudo começa com Ares. “the State, the child of war.” “It was slavery that enabled Plato to speculate upon the ideal republic, [será?] and it was war that brought slavery about. Not without reason was Athena the goddess of war and of wisdom. But is there any need to repeat once again these obvious truths, which, though they have continually been forgotten, are continually rediscovered?

Rometa et Julieu

this repellent ethic of anarchic individualism: each one for himself.” Cada Robinson Crusoé na sua ilha.

true charity is a kind of invasion”

Whosoever loves thee dearly will make thee weep” Autor desconhecido

O amor que não mortifica não merece um nome tão divino” Tomé de Jesus

O fogo só queima porque a carne é combustível.

A cura para o sofrimento é sofrer mais. (…) Não fume ópio, mas ponha sal e vinagre na ferida da alma, porque quando você dorme e não mais sofre, você não mais é.” So Nietzschean! “Então, não feche os olhos para a agonizante Esfinge, mas olhe-a na cara e deixe-a agarrá-lo com a boca e mastigá-lo com suas centenas de milhares de dentes venenosos e engoli-lo. E quando ela o tiver engolido, você vai conhecer a doçura do gosto do sofrimento.” Not so…

As chorumelas do anti-nietzschiano nietzschiano: “Há o que pensar no fato de que a ética cristã já foi chamada uma ética de escravos. Por quem? Por anarquistas!”

Milton, o grande lutador, o grande puritano perturbador da paz espiritual, o trovador de Satã”

“They also serve who only stand and wait.”

O egotismo é o único remédio verdadeiro para o egoísmo, a avarícia espiritual, o vício de se preservar e reservar e não se esforçar para perenizar se dando e se doando.” O egotista é o egoísta religioso, verdadeiro devocionado, altruísta, indiferente a si, ao próprio corpo, melhor dizendo.

Dominicanos x quietistaspietism may be described as the irruption, or rather the persistence, of Catholic mysticism in the heart of Protestant rationalism.”

Cross his arms” em Inglês tem duplo sentido? Talvez três, quatro (revólveres).

<Esse mundo e o próximo são como duas esposas de um só marido—se ele agradar uma estará enciumando a outra>, disse um pensador árabe [tinha que ser!]

If I work without ceasing to the end, Nature is obliged (_so ist die Natur verpflichtet_) to provide me with another form of existence, since my actual spirit can bear no more.”

Goethe

May not the contemplative, medieval, monastic ideal be aesthetical, and not religious nor even ethical?”

a Companhia de Jesus, uma milícia com o mundo como seu campo de operações”

É curioso que monges e anarquistas devam estar em inimizade uns com os outros, quando fundamentalmente eles compartilham a mesma ética e estão aparentados por estreitos nós de companheirismo.” Ainda não entendi qual é a birra de Unamuno com os anarcos.

Kantism is Protestant, and we Spaniards are fundamentally Catholic.” Foda-se.

The people abhors comedy. When Pilate—the type of the refined gentleman, the superior person, the aesthete, the rationalist if you like—proposes to give the people comedy and mockingly presents Christ to them, saying, <Behold the man!> the people mutinies and shouts <Crucify him! Crucify him!> (…) And that which Dante, the great Catholic, called the Divine Comedy, is the most tragical tragedy that has ever been written.”

Participem do homem

And there is one figure, a comically tragic figure, a figure in which is revealed all that is profoundly tragic in the human comedy, the figure of Our Lord Don Quixote, the Spanish Christ”

Uma voz clamando no deserto!”—autodefinição de Isaías, 40:3.


UNAMUNO & SALAMANCA [curiosa sintonia profissional]

E, portanto, eu clamo com a voz de alguém que clama no deserto, e eu emito meu grito desta Universidade de Salamanca, uma Universidade que arrogantemente se estilizou <omnium scientiarum princeps> [“a melhor no ensino da ciência”, lema, até hoje, da instituição], a qual Carlyle chamou de baluarte da ignorância e a qual um letrado francês batizou recentemente de Universidade fantasma; eu grito alto desde essa Espanha—<a terra dos sonhos que se tornam realidades, a muralha da Europa, o lar do ideal cavalheiresco,> para citar uma carta que o poeta americano Archer M. Huntington me enviou outro dia—desde essa Espanha que foi a cabeça e a testa da Contra-Reforma no século XVI. E eles a recompensam muito bem por isso!”


And the famous maladie du siècle, which announced itself in Rousseau and was exhibited more plainly in Sénancour’s Obermann than in any other character, neither was nor is anything else but the loss of faith in the immortality of the soul, in the human finality of the Universe.”

immortality in mortality

And in Marlowe’s [primeiro autor a reintroduzir o mito na Europa moderna] Faust there is a scene that is worth the whole of the second part of the Faust of Goethe.”

all is dross [refugo; rebotalho] that is not Helen [personificação da Cultura, para Unamuno].”

Give me my soul again!–(…) For the primitive Faust has no ingenuous Margaret to save him. This idea of his salvation was the invention of Goethe”

invãção, a vã invenção; em vista da invasão.

devastação das flores devagarinho chegando e brotando

This Faust has studied Philosophy, Jurisprudence, Medicine, and even Theology, only to find that we can know nothing” “Mephistopheles, ever willing evil, ever achieves good in its own despite.” “Margaret, child of the simple-hearted people” “redeemed” “and everything ends among mystical choruses with the discovery of the eternal feminine. Poor Euphorion!”

And this Helen is the spouse of the fair Menelaus, the Helen whom Paris bore away, who was the cause of the war of Troy, and of whom the ancient Trojans said that no one should be incensed because men fought for a woman who bore so terrible a likeness to the immortal gods.” “For Helen with her kisses takes away our soul.” Um homem sem mulher é Eterno. Eu sou mortal.

Europe! This idea of Europe, primarily and immediately of geographical significance, has been converted for us by some magical process into a kind of metaphysical category.” “All this is due to the Renaissance and the Reformation, and to what was the offspring of these two, the Revolution, and to them we owe also a new Inquisition, that of science or culture, which turns against those who refuse to submit to its orthodoxy the weapons of ridicule and contempt.”

o moinho maldito não se mexe, meus miolos na testa sim.

Dentre o povo espanhol existe uma resposta singular para a costumária interrogação, <Como vai você?> e ela é <Vivendo.>” “Entre nós espanhóis outra frase ganhou rapidamente uso corrente, a expressão <É uma questão de (deixar) passar o tempo,> ou <matar o tempo.>” “pulamos da arte para a religião”


(INS)PIRADO

o tempo mata e morre

a qualquer tempo

o tempo todo

inter mi tente ser outra coisa que

não.

isso.

aqui.


A imensurável beleza da vida é uma coisa muito interessante sobre o que se escrever”

Para eles sua ciência, com a qual poderemos lucrar; para nós, nosso próprio trabalho.”

Foi ao se fazer ridículo que Dom Quixote atingiu sua imortalidade.” rindo do meu ânus espanhol

hoje, quando uma parcela dos desprivilegiados de massa cinzenta diz que nunca tivemos ciência, arte, filosofia, Renascença (disso tivemos talvez demasiado), nem nada, esses mesmos críticos sendo uns ignorantes de nossa real história, uma história que ainda está para ser escrita, a primeira tarefa sendo desfazer a teia de caluniação e revolta tecida ao redor dela.”

a Itália testemunhou uma união desnaturada e nefária entre Cristandade e Paganismo, isto é, entre imortalismo e mortalismo, uma união com a qual mesmo alguns dos Papas consentiram em suas almas”


Sempre haverá cross-overs existenciais… e pureza de estilo nisso

SS de sobrevivência secular

o ponto zero da vivissitura

Tudo está errado em Tessalônica

teça uma resposta finalmente

não-faraônica


Um livro escrito nas três primeiras décadas do séc. XX não pode estar livre do vírus chamado Nacionalismo: “Deixemos de lado os oito séculos em que a Espanha guerreou contra os Mouros, durante os quais defendeu a Europa do Maometismo, seu trabalho de unificação interna, sua descoberta da América e das Índias—porque foi a conquista de Espanha e Portugal, e não de Colombo e Vasco da Gama—deixemos tudo isso de parte, e mais que isso, a um lado, e não é pouca coisa.”

e no fim de tudo, a raça humana vai sucumbir exausta aos pés de uma pilha de bibliotecas, museus, máquinas, laboratórios …”

A fúria do Fascismo já brilha em seus olhos, em seu perfume de palavras, em sua peninha… Tão pequena, ah, ele não tem pena!…

Quase todos nós espanhóis recaímos no modo ridículo da literatura, alguns mais outros menos.” Quixotesco e bom, aparentemente!

Mama, eu vou conquistar a África!

O Dom Quixote como o Ramo de Ouro de toda uma etnia…

a segunda metade do século XIX, um período afilosófico, positivista, tecnicista, devotado à história pura e às ciências naturais, um período essencialmente materialista e pessimista.”

Mas é possível filosofar [não em Alemão mas] em álgebra aplicada ou mesmo em Esperanto?” All philosophy is, therefore, at bottom philology.” É, faz sentido (o filólogo mais precoce foi também o maior filósofo). Já li coisas mais extremadas neste grande livro-ensaio…

History is not mathematics, neither is philosophy. And how many philosophical ideas are not strictly owing to something akin to rhyme, to the necessity of rightly placing a consonant! In Kant himself there is a great deal of this, of aesthetic symmetry

and race, the blood of the spirit, is language” Eu sou doador universal

Love does not discover that it is love until it speaks, until it says, I love thee!” Verdade, sempre verdade. Ah, os poetas! Ah, nós, ah, eu… Nunca o “eles” nem o “vós”… O perigo de verbalizar TUDO. Eu tenho o emprego dos sonhos.

The real and concrete truth is: homo sum, ergo cogito.”

At bottom, philosophy abhors Christianity, and well did the gentle Marcus Aurelius prove it.” At bottom, all things could be all things, you see…

And the comic, the irrational tragedy is the tragedy of suffering caused by ridicule and contempt.” “The greatest height of heroism to which an individual, like a people, can attain is to know how to face ridicule; better still, to know how to make oneself ridiculous and not to shrink from the ridicule.”

we twin-brothers of the Atlantic seaboard have always been distinguished by a certain pedantry of feeling”

The religious is the transcendental economic or hedonic. (…) And with an insight that amounts to genius our Jesuits speak of the grand business of our salvation.”

the only reactionaries are those who find themselves at home in the present. Every supposed restoration of the past is a creation of the future, and if the past which it is sought to restore is a dream, something imperfectly known, so much the better. (…) he who marches is getting there, even though he march walking backwards.

St. Teresa is worth any institutions, any Critique of Pure Reason.”

How is it that among the words that English has borrowed from our language, such as siesta, camarilla, guerrilla, there is to be found this word desperdo?”

Spero quia absurdum, it ought to have been said, rather than credo.”

He fought for Dulcinea, and he won her, for he lives.”

Peace of mind, thanks to the providence of God, is no longer possible.”

In this world a man of culture is either a dilettante or a pedant: you have to take your choice.” op. cit.

A filosofia de Bergson foi chamada de uma filosofia semi-mundana.” “E ele afunda no desespero do século crítico cujas duas grandes vítimas foram Nietzsche e Tolstoi.”

Dom Quixote me lembra Carlos Gomes. Nada de Kafka!

To cry aloud, to cry aloud in the wilderness. (…) And may God deny you peace, but give you glory!

SALAMANCA, In the year of grace 1912.”

OS GRANADEIROS, traduzido de H. Heine

À França rumavam dois granadeiros,

que haviam sido prisioneiros na Rússia.

E quando chegaram no território alemão,

Sentiram-se como degolados.

Lá ouviram ambos as más novas:

Que a França fôra derrotada.

Vencido e aniquilado o grande exército,

E o Imperador, o Imperador aprisionado.

Lá choraram juntos os granadeiros

Suas indignantes misérias.

Um diz: Como dói em mim,

Como ardem minhas velhas feridas.

O outro diz: Já era a Canção,

Também eu quero perecer contigo,

Mas tenho mulher e filho em casa,

Que sem mim não se sustêm.

Que me importa mulher, que me importa filho,

Eu levo comigo desejos melhores,

Deixai-os mendigar, quando estiverem famintos,

Meu Imperador, meu Imperador aprisionado!

Concede-me, irmão, um favor:

Agora quando eu sucumbir,

Leva meu cadáver contigo até a França,

Enterra-me em solo francês.

A medalha de honra em faixa vermelha

Deves tu sobre meu coração depositar;

A pederneira deixa-me na mão,

E afivela em mim a espada.

Quero descansar e ressoar no silêncio,

Como uma sentinela, na lápide,

Até um dia ouvir canhonadas,

E relinchos da Cavalaria.

Então meu Imperador cavalgará sobre meu túmulo,

Várias lâminas tilintam e incendem;

É aí que me ergo da cova, armado,

Para o Imperador, para o Imperador defender.

APOLOGIA DE SÓCRATES

Tradução de “PLATÓN. Obras Completas (trad. espanhola do grego de Patricio de Azcárate, 1875), Ed. Epicureum (digital)”.

esta é a primeira vez na minha vida que compareço perante um tribunal de justiça, apesar de contar mais de 70 anos. (…) muitos acusadores (…) disseram-lhes, que há um certo Sócrates, homem sábio que indaga o que se passa nos céus e nas entranhas da terra e que sabe converter uma doutrina má em boa. (…) Por outra parte, estes acusadores são em grande número, e faz muito tempo que estão metidos nesta trama. (…) o mais injusto é que não me é permitido conhecer nem nomear meus acusadores, à exceção de um certo autor de comédias.”

Remontemos, pois, à primeira causa da acusação, sobre a que fui tão desacreditado e que deu a Meleto segurança para me arrastar a este tribunal.”

E nem é porque não considere louvável o poder instruir aos homens, como fazem Górgias de Leôncio1, Pródico de Céos2 e Hípias de Élide3. Estes grandes personagens têm o maravilhoso talento, aonde quer que vão, de persuadir os jovens a se unir a eles, e abandonar seus concidadãos, quando poderiam estes ser seus mestres sem custar-lhes um óbolo [centavo].

1 Górgias de Leontinos ou de Leontini [atual Sicília] (em grego, Γοργίας) (circa 485a.C.-circa 380a.C): Filósofo do período antropológico da Filosofia grega.

2 Pródico de Céos (Pródikos; circa 465(50?)a.C.-circa 395a.C.) foi um filósofo grego, que formou parte da primeira geração de sofistas. Nasceu no povoado de Yulis, na ilha egéia de Céos (uma das Cíclades, no mar Egeu).

3 Hípias de Élis, sofista grego das primeiras gerações, nasceu aproximadamente em meados do século V a.C. e ademais foi um jovem contemporâneo de Protágoras e Sócrates. A maior fonte de conhecimento sobre ele procede de Platão. Aparece nos diálogos platônicos (Hípias menor e Hípias maior), além de (de forma breve) no Protágoras.”

Hipônico [sogro de Alcibíades], homem que gasta mais com os sofistas que todos os cidadãos juntos”

[Nota] Querefonte, segundo Platão, era um cidadão ateniense que perguntou ao oráculo de Delfos se havia alguém mais sábio do que Sócrates, e a Pitonisa contestou-lhe que não havia nenhum grego mais sábio que este.”

Pode muito bem suceder, que nem ele nem eu saibamos nada do que é belo e do que é bom; mas há esta diferença, que ele crê sabê-lo por mais que não saiba nada, e eu, não sabendo nada, creio não saber. Me parece, pois, que nisto eu, ainda que por pouco, era mais sábio, porque não cria saber o que não sabia.”

fui em busca de outros, conhecendo bem que me fazia odioso, e fazendo-me violência, porque temia os resultados; mas me parecia que devia, sem duvidar, preferir a voz de deus a todas as coisas, e para topar com o verdadeiro sentido do oráculo, ir de porta em porta pelas casas de todos aqueles que gozavam de grande reputação”

Parece-me, atenienses, que somente Deus é o verdadeiro sábio, e que isto quis dizer por seu oráculo, fazendo entender que toda a sabedoria humana não é grande coisa, ou por melhor dizer, que não é nada; e se o oráculo nomeou a Sócrates, sem dúvida valeu-se de meu nome como um exemplo, e como se dissesse a todos os homens: <O mais sábio de entre vocês é aquele que reconhece, como Sócrates, que sua sabedoria não é nada>.”

Meleto representa os poetas, Anito os políticos e artistas e Lícon os oradores.”

SÓCRATES – (…) explica-te se me acusas de ensinar que há muitos deuses, (e neste caso, se creio que há deuses, não sou ateu, e falta a matéria para que seja eu culpado) ou se estes deuses não são do Estado. (…) Ou bem me acusas de que não admito nenhum deus, e que ensino os demais a que não reconheçam nenhum?

MELETO – Acuso-te de não reconhecer nenhum deus.

SÓCRATES – Oh, maravilhoso Meleto!, por que dizes isso? O quê, eu não creio como os demais homens que o sol e a lua são deuses?”

SÓCRATES – (…) há alguém que creia nas coisas dos demônios, e que, no entanto, creia que não há demônios?

MELETO – Não, sem dúvida.”

SÓCRATES – E estes demônios, não estamos convencidos de que são deuses ou filhos de deuses? É assim, sim ou não?

MELETO – Sim.”

Talvez alguém me diga: Não tens remorso, Sócrates, de te haver consagrado a um estudo que te põe neste momento em risco de morte?”

Meu filho, se vingares a morte de Pátroclo, teu amigo, matando a Heitor, tu morrerás porque tua morte deve seguir à de Heitor.”

É uma verdade constante, atenienses, que todo homem que escolheu um posto que tenha crido honroso, ou que foi-lhe imposto por seus superiores, deve se manter firme, e não deve temer nem a morte, nem o que há de mais terrível, antecipando-se a todo o horror.

Conduzir-me-ia de uma maneira singular e estranha, atenienses, se depois de ter guardado fielmente todos os postos a que me destinaram nossos generais em Potidéia, em Anfípolis e em Délio¹ [não confundir com Delos] e de ter arriscado minha vida tantas vezes, agora que o deus me ordenou passar meus dias no estudo da filosofia, estudando-me a mim mesmo e estudando os demais, abandonasse este posto por medo da morte ou de qualquer outro perigo. (…) Porque temer a morte, atenienses, não é outra coisa que se crer sábio sem sê-lo, e crer conhecer o que não se sabe. Com efeito, ninguém conhece a morte, nem sabe se é o maior dos bens para o homem.

¹ Sócrates se distinguiu por seu valor nos dois primeiros lugares, e na batalha de Délio salvou a vida de Xenofonte, seu discípulo, e de Alcibíades.”

Se me dissésseis: – Sócrates, em nada estimamos a acusação de Anito, e te declaramos absolvido; mas só à condição de que cessarás de filosofar e de fazer tuas indagações de costume; e se reincidires, e se chegar a descobrir, tu morrerás; se me désseis a liberdade sob estas condições, vos responderia sem hesitar: – Atenienses, respeito-vos e amo-vos; mas obedecerei a deus antes que a vós, e enquanto eu viver não cessarei de filosofar, dando-vos sempre conselhos, retomando minha vida ordinária, e dizendo a cada um de vós quando vos encontrar: – Bom homem, como, sendo ateniense e cidadão da maior cidade do mundo por sua sabedoria e por seu valor, como é que não te envergonhas de não haver pensado senão em amontoar riquezas?”

Toda minha ocupação se resume em trabalhar para persuadir-vos, jovens e velhos, de que antes do cuidado com o corpo e com as riquezas, antes de qualquer outro cuidado, vem o da alma e seu aperfeiçoamento” Sacrílego!

Fazei o que pede Anito, ou não o fazei; dai-me a liberdade, ou não ma deis; eu não posso fazer outra coisa, ainda que houvesse de morrer mil vezes…”

condenar-me seria ofender o deus e desconhecer o presente que vos foi dado.”

ZARATUSTRA II (OU ZARATUSTRA ZERO): “Talvez pareça absurdo que eu me tenha intrometido a dar lições a cada um em particular, e que jamais me tenha atrevido a me apresentar em vossas assembléias, para dar meus conselhos à pátria. Quem mo impediu, atenienses, foi este demônio familiar, esta voz divina de que tantas vezes vos falei, e que serviu a Meleto para formar admiravelmente um capítulo da acusação. (…) Essa voz é a que sempre se me opôs, quando quis mesclar-me nos negócios da república”

É preciso, de toda necessidade, que aquele que quiser combater pela justiça, por pouco que queira viver, seja tão-somente um simples particular e não um homem público.”

é impossível que eu deixe de ser vítima da injustiça.”

tenho parentes e tenho três filhos, dos quais o maior está na adolescência e os outros dois na infância, e no entanto, não os farei comparecer aqui para vos comprometer a absolver-me.”

(…)

não esperava ver-me condenado por tão escasso número de votos.”

[Nota] A lei permitia ao acusado condenar-se a uma destas três penas; prisão perpétua, multa, desterro. Sócrates não caiu nesta armadilha.”

Preciosa vida para Sócrates, se a esta idade, expulso de Atenas, se visse errante de cidade em cidade como um vagabundo e como um proscrito!”

O quê, Sócrates, se fores banido não poderás manter-te em repouso e guardar silêncio?”

Verdadeiramente, se fosse eu rico, me condenaria a uma multa tal que pudesse pagá-la, porque isto não me causaria nenhum prejuízo; mas não posso, porque nada tenho, a menos que queirais que a multa seja proporcional a minha indigência, e neste âmbito poderia ela se estender a até uma mina de prata, pois é a isto que me condeno.”

(Havendo-se Sócrates condenado a si mesmo à multa por obedecer à lei, os juízes deliberaram e o condenaram à morte…)”

Mas já é tempo de que nos retiremos daqui, eu para morrer, vós para viverdes. Entre vós e eu, quem leva a melhor parte? Isto é o que ninguém sabe, exceto Deus.”

KANTLESVANIA III: A CRÍTICA DA ÚLTIMA CRÍTICA (IMMANUEL & RAFAEL)

KANT’S CRITIQUE OF JUDGEMENT – A CRÍTICA DA FACULDADE DE JULGAR de KANT (tradução do Inglês de trechos selecionados)

27/06/2017 – 03/11/2017

DICIONÁRIO DE TERMOS RECORRENTES DO KANTISMO NO ALEMÃO:(*)

Anschauung: intuição (imediata)

Begehr: desejo

Bestimmen: determinação (no sentido da determinabilidade, a possibilidade de definir e precisar, fazer a abstração ou conceituação -mediação- de algo, etc.)

darstellen: apresentar

Gebiet: reino

Gegenstand: coisa, objeto = ZEUG, DING, SACHE

Geniessen: prazer

Geschmack: gosto

Gesetzmässigkeit: conformidade à regra (ou à média)

Gewalt: autoridade

Glaube: fé

Grundratz: princípio fundamental, tópico frasal

Hang: inclinação = NEIGUNG

Leidenschaft: paixão

Lust: prazer, vontade

Reiz: charme

Rührung: emoção

Schein: ilusão

Schranke: limite (Schrank é armário – Em que guarda-roupa guarda seus limites, sr. guarda? – Aguardo uma resposta que (a)guarde na memória.)

Schwärmerei: fanatismo (Schwärm: de massa | Erei: artifício)

Seele: alma (//Neon Genesis Evangelion)

überreden: persuadir (Da raiz über, sobre + reden, conversar, i.e., sobrepassar na/pela conversa.)

überzeugen: convencer

Unlust: dor, desprazer

Verbindung: combinação

Vernünftelei: sofismaria, sofistaria, sutileza ilusória, chicana (Da raiz Vernunft, bom senso)

Zufriedenheit: contentamento, felicidade

Zweck|mässig|keit: propositividade (literalmente: a propriedade daquilo que é um meio, mässig, para um fim, Zweck)

(*) Sobre o nome próprio do autor, uma curiosidade: Immanuel: Emanuel, Deus-conosco


DICIONÁRIO DO LATIM

parerga: ornamento


PREFÁCIO DE J.H. BERNARD (tradutor inglês) (1892)

<Acima de tudo,> dizia Schopenhauer, <meus caros jovens perseguidores da verdade, não deixem que nossos professores lhes digam o que está contido na Crítica da Razão Pura>”

Possivelmente a razão de seu negligenciamento comparativo repousa em seu estilo repulsivo. Kant nunca cuidou do estilo, e em seus anos finais foi se vendo seduzido mais e mais por essas tecnicalidades e distinções refinadas que afastam tantos da Filosofia Crítica mesmo em suas seções primárias.” “O pegajoso pecado da supra-tecnicalidade de Kant é especialmente conspícuo nesse tratado.” “Argumentos são repetidos de novo e de novo até o cansaço; e quando a atenção do leitor já sucumbiu, e ele passa os olhos contrariado até o fim da página, algum ponto importante é introduzido sem ênfase alguma, como se o autor estivesse realmente ansioso para reter o significado apenas para si, custasse o que custasse. Um livro escrito assim raramente atrai a atenção de um círculo abrangente de leitores. Ainda assim, não só Goethe o enaltecia, como ele recebeu atenção em grande medida na França e na Alemanha logo na primeira edição. Publicado originalmente em Berlim em 1790, uma segunda edição foi lançada em 1793; e uma tradução francesa foi providenciada por Imhoff em 1796. Outras versões francesas são a de Keratry & Weyland em 1823 e a de Barni em 1846. (…) A existência dessas versões francesas, quando contrastada com a ausência até há bem pouco tempo de qualquer esforço sistemático para trazer a Crítica do Juízo para o Inglês, talvez seja explicada pelo vivo interesse presente no continente em Filosofia da Arte, no começo do século XIX; paralelamente, o estudo científico da questão recebeu pouca atenção na Inglaterra durante o mesmo período.”

Conhecimento [Knowledge], sentimento, desejo, são estes os três modos definitivos da consciência, dos quais o segundo não foi ainda descrito. E quando os comparamos com a divisão tríplice e ancestral da lógica aristotélica, notamos um paralelismo significativo. O Entendimento [Understanding] é a faculdade par excellence do conhecimento, e a Razão a faculdade do desejo (esse tema é desenvolvido nas duas primeiras Críticas kantianas).” “É um curioso paralelo literário que Santo Agostinho insinue (Confissões iv. 15) que ele escrevera um livro, De Pulchro et Apto [Do Belo e de sua Adequação], no qual combinava essas categorias aparentemente distintas.” “Ele cita o Tratado sobre o Sublime e o Belo, de Burke, favoravelmente; livro acessível a ele em tradução alemã; mas toma o cuidado de assinalar que é como psicologia, e não filosofia, que o trabalho de Burke tem valor. Ele provavelmente leu, em acréscimo, a Investigação de Hutcheson, que também ganhou tradução para o alemão; este autor dominava as opiniões de Hume. De outros escritores no Belo, ele só nomeia Batteux e Lessing.” “Ao que parece, não obstante, ele não chegou a conhecer o livro-texto na matéria, a Poética de Aristóteles, cujos princípios Lessing declarou tão exatos como os de Euclides.”

A análise do Sublime que segue à do Belo é interessante e profunda; com efeito, Schopenhauer a via como a melhor parte da Crítica do Juízo Estético.” Viagens [Voyages dans les Alpes] de De Saussure, o poema Os Alpes [Die Alpen] de Haller e esse trabalho de Kant demarcam o começo de uma nova época na forma de entender o sublime e o terrível na natureza.” “De fato, quando Kant fala em Pintura ou Música não é muito proveitoso” “A Arte difere da Ciência pela ausência de conceitos definidos na cabeça do artista. O grande artista raramente pode comunicar seus métodos; não pode nem mesmo formulá-los para si mesmo. Poeta nascitur, non fit [os poetas nascem, não se fazem]; e o mesmo é verdadeiro para todas as formas de belas-artes. O gênio, em síntese, a faculdade de apresentar Idéias estéticas; uma Idéia estética sendo uma intuição da Imaginação, à qual não se adéqua qualquer conceito.” Este parágrafo poderia ter poupado Kant de escrever cerca de 150 páginas…

A distinção entre a <Técnica> da natureza ou a operação propositiva, e o Mecanismo da natureza é fundamental para a explicação da lei natural. A linguagem da biologia mostra eloqüentemente a impossibilidade de eliminar pelo menos a idéia de propósito de nossas investigações acerca dos fenômenos da vida, crescimento e reprodução.” “Uma doutrina, como a de Epicuro, em que todo fenômeno natural é tratado como o resultado de um deslizar cego de átomos segundo leis puramente mecânicas, não explica mesmo nada” Super-estilização de Epicuro.

SOLIPSISMUS NEVER ENDS: “a forma mais razoável de explicar o comportamento dos outros homens ser tão similar ao nosso mesmo é supor que eles têm mentes como as nossas, que eles são dotados de uma faculdade ativa e espontaneamente energizante, que é o assento de sua personalidade. Porém, é instrutivo observar que nem por princípios kantianos nem por quaisquer outros podemos demonstrar essa explicação” “Ora, é aparente que, como foi demarcado, até mesmo quando inferimos a existência de outra mente finita a partir de determinadas operações, estamos fazendo uma inferência sobre algo que é tão misterioso e incógnito (um x) quanto algo pode ser. A mente não é algo que esteja sob o império das leis e das condições do mundo dos sentidos; ela está <no mundo mas não é do mundo.>¹ Logo, inferir a existência da mente de qualquer indivíduo exceto eu mesmo é um tipo de inferência bem diferente de, por exemplo, assumir a presença de eletromagnetismo num determinado campo.” “Kant, entretanto, na Crítica do Juízo, está, tristemente, agrilhoado pelas correntes que ele mesmo forjara, e resvala freqüentemente nessas mesmas restrições auto-impostas. Ele expõe, várias vezes, pontos de vista mais elevados que os da Crítica da Razão Pura, da qual pode-se perfeitamente contemplar os fenômenos da vida e da mente, sem contradição.” <K. me parece,> diz Goethe, <ter costurado um certo elemento de ironia em seu método. Isso porque, enquanto em alguns momentos ele parecia inclinado a limitar nossas faculdades do entendimento aos limites mais estreitos, noutros ele apontava, como que num aceno disfarçado, para além dos limites que ele mesmo havia configurado.>”²

¹ Heidegger in a nutshell.

² O “erro” (muito forçadamente assim denomino: em verdade, característica) de todo grande filósofo (vd. Platão &al.)

Wer Gott nich fühlt in sich und allen Lebenskreisen,

Dem werdet Ihr Ihn nicht beweisen mit Beweisen

RASCUNHO DO PROCESSO DE TRADUÇÃO DOS VERSOS GOETHIANOS NO ORIGINAL:

I

Aquilo que Deus não sente em Si e em todo o ciclo vital,

Não Lhe será provado com Provas.

II

Aquilo que Deus não sente em Si e em todo o ciclo vital, ser-Lhe-á impossível provar.

III

O que Deus não pode provar nem em si nem no ciclo da vida como um todo, ninguém o pode.


IV (2022)

O que se sente é impassível de conceituar.


Doktor Schmerz

Padre Pain

Pe. Sar

What would you understand by “[square brackets]”?


LIVRO P.D.

A Filosofia é corretamente dividida em 2 partes, bem distintas em seus princípios; a parte teorética ou Filosofia Natural, e a parte prática ou Filosofia Moral (pois este é o nome concedido à legislação prática da Razão em consonância com o conceito de liberdade).”

a descoberta de que duas ou mais leis da natureza heterogêneas podem ser combinadas sob um princípio compreendendo a ambas, é terreno do mais marcado prazer, mesmo de uma admiração, que não cessa, muito embora nos familiarizemos com seus objetos. Não mais encontramos este prazer, é verdade, na compreensibilidade da natureza e na unidade de suas divisões em gêneros e espécies, mediante as quais são possíveis todos os conceitos empíricos, que [por sua vez] nos permitem conhecer as leis particulares [dos gêneros e espécies]. Mas este prazer decerto esteve aí há um tempo, e é somente porque a experiência mais comum seria impossível sem ele que ele passa a ser gradualmente confundido com a mera cognição e não chama mais a atenção para si.” Síndrome de Hawking (não saber a hora de parar)

Na outra mão, uma representação da natureza que nos dissesse de antemão que na menor investigação para além da experiência mais comum deparar-nos-íamos com uma heterogeneidade em suas leis, desagradaria de todo. [Essa heterogeneidade] faria a união de suas leis particulares sob leis empíricas universais coisa impossível para nosso Entendimento. Tal possibilidade contradiria o princípio da especificação subjetivo-propositiva da natureza em seus gêneros, e também [contradiria o princípio d]o nosso Juízo Reflexivo com respeito a semelhante princípio.” Assinado: o homem partícula-e-luz onda-e-matéria relação-e-Ding-an-sich

se nos dissessem que um conhecimento mais abrangente e profundo da natureza derivado da observação necessariamente conduz, por fim, a uma variedade de leis, que nenhum Entendimento humano poderia reduzir a um princípio, devíamos aquiescer de uma vez por todas.” Foi de fato o que aconteceu na história das idéias. Lide com isso!

aquiescer? aqui é ser! e aí?!

dizem que a fome é o melhor tempero”

o modelo mais elevado, o arquétipo do gosto, é uma mera Idéia, que cada um deve produzir dentro de si mesmo” “O único ser que possui o propósito de sua existência em si mesmo é o homem, que pode determinar seus propósitos pela Razão” Não, nem mesmo ele! “é só a humanidade em pessoa, como uma inteligência, que é suscetível do Ideal da perfeição.”

Todo mundo já viu mil homens totalmente crescidos. Agora caso se deseje ajuizar do seu tamanho típico, estimando-o por meio de comparações, a Imaginação (como eu penso) permite que um grande número de imagens (talvez mesmo todas as mil) recaia numa só. Se me é permitido aqui aderir à analogia da apresentação ótica, é no espaço onde a maioria dessas imagens de homens é combinada e dentro dos contornos, onde o lugar é iluminado com as cores mais vívidas, que o tamanho médio é cognoscível.” “(Podemos chegar à mesma coisa mecanicamente, ao somar todas as mil magnitudes, alturas, larguras, e grossuras, e dividir a soma por mil. Mas a Imaginação o faz via um efeito dinâmico, que advém das várias impressões de tais figuras no órgão do sentido interno.) Se, da mesma forma, procuramos para o homem médio a cabeça média, para essa cabeça o nariz médio, etc., essa imagem está na base da Idéia normal do país onde a comparação é instituída. Logo, necessariamente, sob estas condições empíricas, um negro deve ter uma Idéia normal da beleza da figura humana diferente da de um homem branco, um mandarim uma Idéia diferente de um europeu, etc. E o mesmo se aplica ao modelo de beleza de um cavalo ou cachorro (de tal raça).” “É a imagem de toda a raça, que flutua entre as mais variadas e díspares intuições dos indivíduos, que a natureza toma como arquétipo em suas produções congêneres, [imagem] que nunca dá a impressão de ser consumada por inteiro em qualquer caso particular.”

doriforo

o celebrado Doryphorus de Policleto”

[Nota do tradutor inglês] Policleto de Argos tornou-se conhecido por volta de 430 a.C. Sua estátua do Spearbearer [Doríforo] foi consagrada posteriormente como o Cânon; a razão é que nela o artista teria encorpado a representação perfeita do ideal da figura humana.”

A expressão visível das Idéias morais que governam os homens desde dentro só pode, de fato, ser retirada da experiência; mas para estabelecer sua conexão com tudo que nossa Razão congrega ao moralmente bom na Idéia da mais elevada propositividade, – bondade de coração, pureza, força, paz, etc., – visível como se estivesse corporalmente manifestado (como o efeito daquilo que é interior), requer-se uma união de Idéias da Razão puras com um grande poder imaginativo, também naquele que deseja ajuizá-la, mas principalmente naquele que deseja apresentá-la.”

sensus communis”

Cognições e juízos devem, juntos com a convicção que os acompanha, admitir a comunicabilidade universal; pois do contrário não haveria harmonia entre ambos e o Objeto, e eles seriam, coletivamente, mero jogo subjetivo dos poderes representativos, exatamente como o ceticismo interpretaria.” Bingo

se no juízo do gosto a Imaginação deve ser considerada em sua liberdade, ela não é, primeiramente, entendida como reprodutora, enquanto objeto das leis de associação, mas como produtora e espontânea (enquanto autora de formas arbitrárias de intuições possíveis).”

Toda regularidade rígida (como a que se aproxima ao máximo da regularidade matemática) tem algo de repugnante ao gosto; nosso entretenimento em sua contemplação quase não dura, aliás, pelo contrário, desde que ele não aspira explicitamente à cognição ou a um propósito prático definido, se converte em cansaço.”

o cantar dos pássaros, que não subscrevemos a nenhuma regra, aparenta mais liberdade, e conseqüentemente mais gosto, que uma composição de um ser humano produzida de acordo com todas as regras da Música; nos cansamos muito rapidamente dessas últimas, no caso de repetição freqüente e extensiva. Aqui, entretanto, nós provavelmente confundimos nossa participação na alegria de uma criaturinha que amamos com a beleza de sua canção; porque se ela fosse repetida ipsis literis pelo homem (como se consegue fazer, efetivamente, com as notas do rouxinol) soaria um tanto despida de gosto para nossos ouvidos.”

O Belo na natureza está conectado à forma do objeto, que consiste em ter limites. O Sublime, na contra-mão, é achado num objeto sem forma, contanto que nele ou em virtude dele a ilimitabilidade esteja representada, e ainda assim sua totalidade esteja presente ao pensamento.” “percebemos então que exprimimo-nos incorretamente se chamamos sublime qualquer objeto da natureza, não obstante possamos, com acerto, designar belos muitos objetos da natureza.” “o imenso oceano, agitado pela tempestade, não pode ser chamado de sublime.” “Pelo princípio da propositividade o nosso conceito da natureza é estendido, e se o passa a ver não mais como mero mecanismo, mas como arte.” “a natureza excita as Idéias do sublime em seu caos ou em suas desordem e desolação mais irregulares e selvagens, desde que tamanho e grandeza sejam percebidos.” “o sublime é aquilo em comparação com o quê tudo o mais é pequeno.” “Dado que existe em nossa Imaginação um anseio pelo progresso infinito, e em nossa Razão uma exigência pela totalidade absoluta, enxergada como uma Idéia real, essa inadequação para essa Idéia em nossa faculdade para estimar a magnitude das coisas dos sentidos excita em nós o sentimento de uma faculdade suprassensível.” “Podemos chegar, via conceitos definidos, à grandeza de alguma coisa somente recorrendo a números, dos quais a unidade é a medida (em todos os eventos descritos por séries de números que progridem ao infinito); toda estimação lógica de magnitude que conhecemos é matemática.” “Sobre a estimativa matemática da magnitude, não há, com efeito, um máximo (uma vez que o poder dos números se estende ao infinito); porém, para sua estimativa estética sempre há um máximo, e dele posso dizer que se ele é ajuizado como a medida absoluta diante da qual não é possível subjetivamente outra maior (para o objeto ajuizado), esse máximo traz consigo a Idéia do sublime e produz aquela emoção que nenhuma estimação de sua magnitude através de números pode produzir”

[para apreciá-las corretamente] devemos nos guardar de chegar perto demais das Pirâmides assim como devemos nos guardar de nos afastar demais delas” “Não devemos exibir o sublime em produtos de arte (p.ex., prédios, pilares, etc.) em que o propósito humano determina a forma bem como o tamanho.” “Um objeto é monstruoso se pelo seu tamanho ele destrói o propósito que constitui seu conceito. Mas a mera apresentação de um conceito grande demais para qualquer apresentação é chamada colossal (tangendo ao relativamente monstruoso)”

na estimativa da magnitude pelo Entendimento (Aritmética) só chegamos a algum lugar caso levemos a compreensão das unidades no máximo até o número 10 (em se falando da escala decimal) ou até o 4 (em se falando da escala quaternária); a produção de magnitude que vai além procede por combinação ou, se o quantum é dado na intuição, por apreensão

a capacidade crua de pensar esse infinito sem contradição requer, na mente humana, uma faculdade suprassensível em si. É só através dessa faculdade e sua Idéia de um noumenon, – que não admite intuição, mas que ainda assim serve de substrato à intuição do mundo, como mero fenômeno, – que o infinito do mundo dos sentidos, na estimativa intelectual pura da magnitude, pode ser completamente compreendido sob um conceito, embora na estimativa matemática da magnitude mediante conceitos de números ele jamais possa ser completamente pensado.”

O transcendente (rumo ao qual a Imaginação é impelida em sua apreensão da intuição) é para a Imaginação como que um abismo em que ela teme se perder; mas para a Idéia racional do suprassensível não se trata do transcendente, mas de um esforço da Imaginação conforme a lei; logo, há aqui tanta atração quanto havia de repulsa pela mera Sensibilidade.”

A mensuração de um espaço (visto como apreensão) é ao mesmo tempo sua descrição, e portanto um movimento objetivo no ato da Imaginação e um progresso. Na outra mão, a compreensão do múltiplo na unidade, – não do pensamento mas da intuição, – e conseqüentemente do sucessivamente apreendido numa só olhada, é um regresso, que aniquila a condição do tempo nesse progresso da Imaginação e torna a coexistência intuível. Por conseguinte (já que a série temporal é uma condição da coerência interna de uma intuição), ela é um movimento subjetivo da Imaginação, mediante o qual faz-se uma violência à coerência interna; quão maior for o quantum do que a Imaginação compreende numa só intuição, mais noticiável ela deve ser [O HOMEM INTUITIVO OU ESPAÇO ZERO]. Assim, o esforço para receber, numa única intuição, medidas para magnitudes que requeiram um tempo apreciável de apreensão é um tipo de representação que, considerada subjetivamente, é contrária ao propósito [operação sintética – pensar nos números abstrusos de eras e de dimensões no Budismo]

a natureza pode ser encarada pelo Juízo estético como força, e conseqüentemente como dinamicamente sublime, somente enquanto for considerada um objeto de temor.” “Aquele que teme não pode formar um juízo sobre o Sublime na natureza; igualmente, quem é seduzido pela inclinação e apetite não pode formar um juízo do Belo.”

O que é, inclusive para o selvagem, objeto da maior admiração? Um homem que nada teme, não treme diante de nada, não recua perante o perigo, preferindo enfrentá-lo vigorosamente, com a máxima deliberação. Mesmo no estado civilizado mais alto essa veneração peculiar pelo soldado permanece, embora apenas sob a condição de que ele exiba todas as virtudes da paz, gentileza, compaixão, e mesmo uma saudável precaução consigo próprio; porque mesmo através desta reconhece-se a mente de alguém que não se curva aos perigos.” “A própria guerra possui algo de sublime em si, e dá à disposição das pessoas que a conduzem um aspecto especialmente sublime” “uma paz prolongada traz à tona um espírito de comércio predominante, e junto consigo o egoísmo vil, a covardia, a efeminação, além de minar a disposição das pessoas.”

Geralmente, na religião, a prostração, a adoração de cabeça baixa, com voz e modos contritos e ansiosos, são os únicos comportamentos aceitáveis em presença da divindade” “Assim, a religião se distingue essencialmente da superstição. A última empresta à mente não a reverência pelo Sublime, mas o temor e a apreensão do Ser todo-poderoso a quem o homem amedrontado sente-se sujeito, sem por isso O dotar de grande estima. Disso nada pode resultar além da busca por obsequiar e bajular”

Quanto ao sentimento de prazer, um objeto pode ser classificado como prazeroso, ou belo, ou sublime, ou bom (absolutamente), (jucundum, pulchrum, sublime, honestum).”

solidões na penumbra profunda que dispõem a meditações melancólicas – tal, na segurança em que sabemos nos encontrar, não é medo de fato, mas só um ensaio de sentir medo com o auxílio da Imaginação”

Se chamamos a vista do firmamento reluzente de sublime, não devemos situar na base de nosso juízo conceitos de mundos habitados por seres racionais, e olhar os pontos brilhantes, com os quais vemos preenchido o espaço acima de nós, como seus sóis que se movem em círculos propositivamente fixados com referência a eles; devemos, do contrário, olhar tal espaço apenas como o vemos, como um umbral distante que tudo envolve. Só sob essa representação podemos alcançar essa sublimidade que um juízo estético puro delimita a esse objeto.”

Mas (o que parece estranho) a ausência de afecção (apatheia, phlegma in significatu bono) numa mente que segue vigorosamente seus princípios inalteráveis é sublime” “Toda afecção do tipo ESTRÊNUO (p.ex. que excita a consciência de nossos poderes a superar todo obstáculo – animi strenui) é esteticamente sublime, e.g. ira, mesmo desespero (i.e. o desespero da indignação, não o da fraqueza de espírito).”

essa falsa modéstia que fixa a única maneira de agradar ao Ser Supremo em auto-depreciações, em lastimosos queixumes hipócritas e em estados mentais meramente passivos – tudo isso em nada é compatível com qualquer quadro mental passível de ser contado como belo, muito menos como sublime.”

Muitos homens acreditam-se edificados após um sermão, quando na verdade não há edificação alguma (nenhum sistema de boas máximas); ou aperfeiçoados por uma tragédia, quando na realidade estão apenas agradecidos com o fim de seu ennui.”

Indignação na forma de fúria é uma afecção, porém sob a forma de ódio (vingança) é uma paixão. A última não pode jamais ser chamada de sublime; porque enquanto na afecção a liberdade da mente é prejudicada, na paixão ela é abolida. Para um desenvolvimento completo, ver Metaphysical Elements of Ethics [Metafísica dos Costumes, aparentemente, o que vem a ser uma péssima tradução oficial!], §XVI” Ver se Fundamentação da Metafísica dos Costumes é um prelúdio (outro livro completamente distinto) ou apenas uma tradução alternativa – R: Fundamentação/Introdução e a Metafísica dos C. em si são realmente dois livros diferentes, assim como no caso dos Prolegômenos e da Crítica da Razão Prática p.d..

Quiçá não haja passagem mais sublime na Lei Judaica que o comando, Tu não deves forjar para ti imagens de ídolos, seja à semelhança de qualquer coisa que exista no céu ou sobre a terra ou debaixo da terra, etc. Esse comando sozinho pode explicar o entusiasmo que os judeus sentiam pela sua religião em seu período moral, quando se comparavam a outros povos; ou explicar o orgulho que o Maometismo inspira.” “onde os sentidos não vêem mais nada diante de si, e a inegável e indelével Idéia de moralidade permanece, seria preferível moderar o ímpeto de uma Imaginação sem-limites, a fim de refrear seu entusiasmo, por medo da impotência dessas Idéias, a caçar fomento para elas em imagens e rituais infantis.”

o fanatismo, que é uma ilusão de que podemos nos condicionar a ver algo além de todos os limites da sensibilidade “o entusiasmo é comparável à loucura, o fanatismo é comparável à monomania [monovânia]” “No entusiasmo, visto como uma afecção, a Imaginação não tem rédeas; no fanatismo, visto como uma paixão inveterada e arraigada, não tem regras.”

a separação de toda a sociedade é olhada como sublime, se repousa em Idéias que ultrapassem todo o interesse sensível. Ser auto-suficiente, e conseqüentemente não necessitar da sociedade, sem ao mesmo tempo ser insociável, i.e. sem estar fugindo dela, é algo que tange o sublime; como é qualquer dispensa de necessidades. Porém, fugir dos homens por misantropia, porque pensamos mal deles, ou por antropofobia (timidez), porque tememo-los tais quais inimigos, é em parte odioso, em parte desprezível. Há com efeito uma misantropia (impropriamente assim chamada), para a qual a tendência aparece com a idade em muitos homens corretos; homens filantrópicos o bastante enquanto dotados de boa-fé, mas que através da longa e triste experiência perderam a satisfação para com os outros homens. Evidência disso é fornecida pela propensão à solidão, o desejo fantástico por uma habitação campestre remota, ou (no caso dos jovens) pelo sonho bucólico de passar a vida inteira com uma pequena família nalguma ilha desconhecida do resto do mundo; [haha!] um sonho do qual muitos contadores de estórias ou escritores de Robinsonadas sabem se utilizar bem. A falsidade, a ingratidão, a injustiça, a criancice dos propósitos considerados por nós mesmos como importantes e grandiosos, na busca pelas quais os homens se infligem mutuamente todos os males imagináveis, são tão contraditórias à Idéia do que o homem seria se pudesse escolher, e conflitam de tal forma com nosso intenso desejo de ver a raça em melhor estado, que, a fim de que evitemos odiar a espécie (pois é o que resta ao não podermos de forma alguma amá-la), a renúncia de todos os prazeres sociais parece até um sacrifício pequeno a se fazer.”

até a depressão (não a tristeza do desânimo) pode ser considerada uma afecção robusta, se está ancorada em Idéias morais. Mas se se escora na simpatia e, como tal, é amigável, ela pertence meramente às afecções lânguidas.”

Epicuro defendia que toda gratificação ou pesar poderiam ser, em última instância, corporais, fossem advindos de representações da Imaginação ou do Entendimento; a vida sem a sensação de órgãos físicos seria meramente uma consciência da existência, sem qualquer sentimento de bem-estar ou seu contrário”

Um cheiro que um homem aprecia dá dores de cabeça a um outro.”

Um jovem poeta não se permite ser dissuadido em sua convicção de que seu poema é belo, de acordo com o julgamento do público ou de seus amigos; e se ele dá ouvido a eles, ele o faz não porque agora ele pense diferente, mas porque, embora (com referência a si mesmo) todo o público tenha falso gosto, em sua ânsia por aplauso ele vê razões para se acomodar ao erro comum (ainda que contra o seu juízo). É só mais tarde, quando seu juízo já foi afiado pela experiência, que ele voluntariamente abdica de seus primeiros ajuizamentos (…) O gosto exercitado ao máximo exige autonomia. Fazer dos juízos alheios os parâmetros sólidos de seu próprio juízo seria heteronomia.

Que nós, e acertadamente, recomendemos as obras dos antigos como modelos e chamemos seus autores <clássicos>, constituindo assim dentre os escritores uma casta de privilegiados que fornecem as leis e constituem exemplos <vivos>, isso parece indicar fontes a posteriori do gosto, e contradizer a autonomia do gosto em toda matéria. Mas ainda estamos autorizados a dizer que os velhos matemáticos, – que são considerados até o dia de hoje como modelos satisfatórios impassíveis de ser descartados dadas a profundidade e a elegância supremas de seus métodos sintéticos, – provam que nossa Razão é somente imitativa, e que não temos a faculdade de produzir, a partir dela em combinação com a intuição, provas rígidas mediante a construção de conceitos”

“Não há portanto nenhum fundamento empírico que poderia forçar um juízo do gosto para quem quer que seja.”

É fácil ver que juízos do gosto são sintéticos, porque eles vão além do conceito e mesmo além da intuição do Objeto, e acrescem a essa intuição como predicado algo que não é uma cognição, ex. um sentimento de prazer (ou dor).”

como são possíveis os juízos sintéticos a priori?”

É um juízo empírico dizer que percebo e ajuízo um objeto com prazer. Mas é um juízo a priori dizer que eu o considero belo”

o maior preconceito de todos é representar a natureza como insujeitável às regras que o Entendimento situa em sua base por meio de sua própria lei essencial, i.e., [o maior preconceito] é a superstição. A libertação da superstição é chamada iluminação

sem dúvida, no começo, só aquelas coisas que atraíam os sentidos, e.g. as cores para tingir a pele (roucou [urucum] entre os caribenhos e cinnabar [cinabre] entre os iroqueses), flores, conchas de mexilhão, lindas penas, etc., – porém, com o tempo, as mais belas formas também (e.g. nas suas canoas, nas roupas, etc.), que não trazem consigo nenhuma gratificação, ou satisfação de usufruto – eram importantes na sociedade, e eram combinadas com grande interesse. Até que, por fim, a civilização, tendo atingido seu ápice, praticamente faz disso o principal em termos de inclinações refinadas; e as sensações são entendidas como valorosas enquanto universalmente comunicáveis.”

Se um homem que tem gosto o suficiente para ajuizar sobre os produtos das Belas-Artes com máximos refinamento e acurácia deixa de bom grado os aposentos onde estão sendo expostas belezas que excitam a vaidade ou qualquer frivolidade social, e se dirige, ao invés, para o belo na Natureza a fim de encontrar, como se deve, contentamento para seu espírito numa linha de raciocínio que ele jamais poderá levar a seu término, encararemos sua escolha com veneração, e atribuir-lhe-emos uma bela alma, o que aliás nenhum connoisseur ou diletante em Arte poderá reivindicar baseado em seu interesse por objetos artísticos.” “Desta feita, se a beleza na Natureza interessa a um homem imediatamente, temos razões para atribuir-lhe, no mínimo, os pressupostos para uma boa disposição moral.”

A canção dos pássaros transporta satisfação e contentamento com a existência.”

na poesia deve haver exatidão e riqueza de linguagem, e ainda prosódia e métrica.”

Não há Ciência do Belo, só uma Crítica; e não há algo como uma Ciência bela, só bela Arte.”

[Nota do tradutor inglês – ref. p. 39 de Wallace’s Kant] Kant costumava dizer que a conversação na mesa de jantar deveria sempre atravessar esses 3 estágios – narrativa, discussão, e pilhéria; e, um tanto formal, como em tudo o mais, diz-se que ele sempre coordenava de maneira análoga e à risca os seus jantares.”

…(…e, em grandes festins, a administração da música é algo magnífico. Refere-se que o objetivo deve ser dispor à alegria o espírito dos convivas, o som tomado como mero <barulho agradável>, sem a menor atenção para a composição; e que favoreça a conversação de cada qual com seu vizinho.) A essa classe pertencem todos os divertimentos que não trazem consigo qualquer interesse além do de fazer o tempo passar imperceptivelmente.” Péssimo uso da música. Mas belo uso da música ruim, se me permitem a contemporização!

O gênio é a disposição mental inata (ingenium) mediante a qual a Natureza dá a regra da Arte.” “(1) (…) originalidade deve ser sua primeira propriedade. (2) Mas, desde o momento em que ela pode também produzir nonsense original, seus produtos devem ainda ser modelos, i.e. exemplares (…) (É provável que a palavra gênio seja derivada de genius, aquele peculiar anjo-da-guarda dado a um homem ao nascer, de cuja sugestão essas Idéias originais procedem.)

Já que o aprendizado não é mais do que imitação, significa que a maior habilidade e educabilidade (capacidade) enquanto educabilidade, não podem ser de nenhum proveito para o gênio. Ainda que um homem pense ou invente por si mesmo, e não tire apenas do que outros lhe ensinaram, mesmo que ele descubra muitas coisas em arte e em ciência, esse não é o terreno adequado para se chamar um tal (talvez grande) cérebro de gênio” “Podemos aprender prontamente tudo o que Newton estabeleceu em seu trabalho imortal sobre os Princípios da Filosofia Natural, por maior que fosse a mentalidade necessária para descobrir tudo isso; o que não podemos aprender é a escrever poesia espirituosa, não importa quão manifestos se apresentem os preceitos da arte e quão excelsos e supremos sejam seus modelos.” “Um Homero ou um Wieland [1733-1813] não podem mostrar como suas Idéias, tão ricas em imaginação e, sem detrimento nenhum disso, igualmente repletas de pensamento e lógica, aparecem concatenadas em seu pensamento, simplesmente porque eles mesmos não sabem e portanto não podem ensinar.” “A arte pára num determinado ponto; um limite é estabelecido para ela além do qual não pode ir, que aliás foi atingido presumivelmente muito tempo atrás e não pode mais ser estendido. Nunca é demais lembrar que talento artístico não pode ser comunicado; é compartilhado a cada artista imediatamente pela mão da natureza; e então morre com ele, até a natureza beneficiar alguém da mesma maneira”

As Idéias do artista excitam como as Idéias em seus pupilos se a natureza os tiver dotado com uma proporção correlata de poderes mentais. Daí que modelos de belas-artes sejam o único meio de transmitir essas Idéias à posteridade. Isso não pode ser feito via meras descrições, menos ainda no caso das artes da fala, e nesta última modelos clássicos só podem ser fornecidos em línguas antigas e mortas, preservadas hoje somente enquanto <linguagens cultivadas>.” Uma música ou um retrato podem ser descritos ainda muito melhor (embora parcamente, em relação à música ou ao retrato propriamente ditos, de uma outra ordem ou patamar) que um escritor e seus escritos. A crítica literária de um gênio que não é realizada por outro gênio é apenas detrito, posto que nenhum proveito se tira de uma análise metalingüística mirrada (o verbo ruim ou medíocre não dá conta do verbo excelente).

mentalidades estreitas acreditam que não podem se mostrar melhor como gênios inteiramente desenvolvidos do que quando se libertam das restrições de todas as regras; acreditam, com efeito, que alguém poderia proporcionar um espetáculo mais grandioso nas costas de um cavalo selvagem do que nas costas de um animal treinado.”

é bem ridículo a um homem falar e decidir como um gênio em coisas que requerem a mais cuidadosa investigação por parte da Razão. Não se sabe, aliás, de quem rir mais, se do impostor que espalha essa fumaça em torno de si a ponto de não podermos fazer dele um claro juízo e conseqüentemente usar de nossa imaginação mais adequadamente, ou do público que ingenuamente imagina que sua inabilidade para aperceber-se claramente e compreender a obra diante de si emana de novas verdades concorrendo de forma tão abundante que detalhes (definições propriamente calculadas e a examinação acurada de proposições fundamentais) não pareçam mais que insignificâncias.”

se dizemos <essa é uma mulher bonita>, não pensamos nada além disso: a natureza representa em sua figura os propósitos visados na forma de uma silhueta feminina.”

As Fúrias, doenças, as devastações da guerra, etc., podem, mesmo contempladas como calamidades, ser descritas como muito belas, e mesmo representadas numa imagem. Só há um tipo de feiúra que não pode ser representada de acordo com a natureza, sem destruir toda satisfação estética e em conseqüência a beleza artificial; i.e. aquela que excita o desgosto.”

A arte da escultura, dado que em seus produtos a arte é praticamente intercambiável com a natureza, exclui de suas criações a representação imediata de objetos feios; e.g. ela representa a morte por um gênio bonito, o espírito bélico por Marte, e permite que todas essas coisas sejam representadas somente por uma alegoria ou atributo que contenha um efeito agradável

desejamos que apontamentos formais, um tratado moral, mesmo um sermão, tenham também essa forma da bela-arte, sem que a isso o autor tenha almejado: mas nem por isso chamamos essas coisas de obras das belas-artes. (…) e em alguns trabalhos pretendentes do título de arte achamos o gênio sem o gosto, enquanto em outros achamos o gosto sem o gênio.”

Um poema pode ser muito ordenado e elegante, mas sem espírito. Uma história pode ser exata e bem-arranjada, sem espírito. (…) até de uma mulher dizemos que ela é bonita, que tem uma conversa agradável, é cortês, mas sem espírito. O que, então, queremos dizer com espírito?”

por uma Idéia estética entendo aquela representação da Imaginação que ocasiona bastantes pensamentos, sem, entretanto, qualquer pensamento definido, i.e. qualquer conceito“Devemos chamar tais representações da Imaginação Idéias, em parte porque ao menos se esforçam atrás de algo que reside além das fronteiras da experiência, e procuram, portanto, se aproximar de uma apresentação de conceitos da Razão (Idéias intelectuais), dando assim à última uma aparência de realidade objetiva

ir além dos limites da experiência (…) é, propriamente falando, na arte do poeta, que a faculdade das Idéias estéticas pode manifestar-se em toda sua dimensão. Mas essa faculdade, considerada em si mesma, é propriamente apenas um talento (da Imaginação).” “um movimento, ocasionado por uma representação, que ruma a mais pensamento do que pode ser captado pela representação ou traduzido.” “A águia de Júpiter com o relâmpago nas garras é um atributo do poderoso rei dos céus, bem como o pavão o é da magnânima rainha. Eles não representam, como atributos lógicos, o que reside em nossos conceitos da sublimidade e majestade da criação, mas algo diferente, que dá ocasião para a Imaginação se espraiar por sobre um número de representações afiliadas, que despertam mais pensamento do que pode ser exprimido num conceito determinado por palavras.”

Eu sou tudo que é, e tudo que foi e tudo que será, e nenhum mortal descobriu meu véu.”

Famosa inscrição no Templo de Ísis (Mãe-Natureza)

O que chamamos espírito: expressar o elemento inefável no estado mental implicado por uma determinada representação e fazer dele universalmente comunicável – não importa se a expressão for falada ou pintada ou esculpida – isso requer uma faculdade de agarrar a Imaginação em seu rápido e transitório jogo e de unificá-la num conceito (que é por isso mesmo original e revela uma nova regra que não teria podido ser inferida por quaisquer princípios ou exemplos precedentes)”

Uma certa audácia na expressão – e em geral um abandono e tanto das regras comuns – é-lhe bem-vinda, mas não deve ser imitada (…) [caso contrário] a carreira inimitável do seu espírito sofreria de uma precaução super-ansiosa. O Maneirismo é outro tipo de macaqueamento, viz. da mera peculiaridade (originalidade) em geral; pela qual um homem se separa tanto quanto possível de imitadores, sem no entanto possuir o talento para ser ao mesmo tempo exemplar

Abundância e originalidade de Idéias são menos necessárias à beleza que o acordo entre a Imaginação em sua liberdade e a conformidade à lei do Entendimento. Porque toda a abundância do mundo só produz, mergulhada na liberdade sem-lei, o puro nonsense.”

O gosto, como o Juízo no geral, é a disciplina (ou treinamento) do Gênio; ele prende suas asas firmemente, e o torna cultivado e polido; mas, ao mesmo tempo, dá-lhe um norte sobre aonde e quão longe poderá chegar, se é que pretende permanecer propositivo. E ao passo que o gosto traz clareza e ordem à multitude dos seus pensamentos, faz também das Idéias mais suscetíveis de ser permanente e universalmente ratificadas, passíveis de ser seguidas por outros, e cabíveis em uma cultura que visa ao progresso constante.”

Para as belas-artes, portanto, Imaginação, Entendimento, Espírito e Gosto são requisitos. [Nota (do próprio K.):] As três primeiras faculdades são reunidas em primeira instância pela quarta. Hume nos dá a entender, em sua História da Inglaterra, que embora os ingleses não sejam inferiores em suas produções a nenhum povo da Terra muito patentemente pelo que demonstram em imaginação, entendimento e espírito, enquanto considerados em separado, são, sim, inferiores aos vizinhos franceses no que se refere à união harmônica dessas propriedades. [Nota do tradutor inglês] Nas suas Observações sobre o Belo e o Sublime, §iv, Kant diz que os ingleses têm o mais agudo sentido do sublime, já os franceses do belo.”

Existem, assim, apenas três tipos de belas-artes; as da fala, as artes formativas, e a arte do jogo das sensações (como impressões sensíveis externas).” “(1) As artes da FALA são a retórica e a poesia. A Retórica é a arte de conduzir um assunto sério do Entendimento como se ele fosse mera brincadeira da Imaginação; a poesia, a arte de conduzir um livre jogo da Imaginação como se se tratara de um negócio sério do Entendimento.”

o orador, em geral, dá menos, o poeta mais, do que promete. § (2) As artes FORMATIVAS, ou aquelas mediante as quais expressão é achada para as Idéias na intuição sensível (não por representações da mera Imaginação despertadas por palavras), são ou artes da verdade sensível ou da ilusão sensível. A primeira é chamada Plástica, a última Pintura. Ambas expressam Idéias por figuras no espaço; a primeira faz figuras cognoscíveis por dois sentidos, a vista e o toque (embora pelo último não tão amplamente quando refere o belo); a última só por um, o primeiro dos dois.” “À Plástica, o primeiro tipo de bela-arte formativa, pertencem a Escultura e a Arquitetura.”

[Nota] Que a jardinagem de paisagem possa ser considerada como uma espécie de arte da pintura, em que pese apresente suas formas corporalmente, soa estranho. Mas como essa arte toma suas formas da própria natureza (árvores, arbustos, gramíneas, e flores da floresta e do campo – pelo menos à primeira instância), ela não pode ser Plástica; além do mais, como ela não possui conceito do objeto e seu propósito (como na Arquitetura) condicionando seus arranjos, mas só envolve o livre jogo da Imaginação na contemplação, ela concorda com a pintura meramente estética, já que esta última não possui temática definida (harmoniza o céu, a terra, e a água, entretendo-nos com auxílio da luz e da sombra somente). – Em geral o leitor deve encarar essa classificação como uma mera tentativa de combinar as belas-artes sob um mesmo princípio, viz. aquele da expressão das Idéias estéticas (de acordo com a analogia da fala), e não como uma análise definitiva.” Jardinagem, pfff!

evocamos casos (embora raros) de homens que com a melhor vista do mundo não conseguem distinguir as cores, e que com a audição mais afinada não conseguem distinguir tons”

A retórica pode ser combinada com uma representação pictórica de seus sujeitos e objetos em uma peça de teatro; a poesia pode ser combinada com a música numa canção, e essa, mais uma vez, com uma representação pictórica (teatral) no que vem a ser uma ópera; o jogo de sensações na música pode ser combinado com o jogo de figuras na dança, e por aí vai. Mesmo a representação do sublime, enquanto pertença à bela-arte, pode combinar com a beleza numa tragédia em verso, num poema didático, num oratorio; e nessas combinações a bela-arte é ainda mais artística.”

O elemento essencial não é o problema da sensação (charme ou emoção), que só tem a ver com o prazer; isso não deixa nada para a Idéia, e torna o espírito tosco, o objeto gradualmente repulsivo, e a mente, no que respeita a sua consciência de uma disposição que conflita com o propósito no julgamento da Razão, descontente consigo mesma e perversa.” “distrações, das que estamos mais necessitados conforme mais delas usufruímos a fim de dispersar o descontentamento da mente consigo; isso nos torna cada vez mais inúteis e cada vez mais descontentes. As belezas naturais são geralmente de grande auxílio desse ponto de vista, se nos habituamos desde cedo a observá-las e admirá-las.”

De todas as artes a poesia (que deve sua origem quase inteiramente ao gênio e que será a menos guiada por preceitos ou exemplos) mantém o primeiro posto.” A poesia fortalece a mente ao fazê-la sentir a própria faculdade – livre, espontânea e independente de determinações naturais – de considerar e julgar a natureza como um fenômeno em acordo com aspectos que ela não representa por meio da experiência nem pelos Sentidos nem o Entendimento, e por conseguinte, [a poesia também faz a mente sentir, paradoxalmente, a faculdade, antitética à primeira,] de usar [a própria poesia] em proveito do, e numa espécie de esquema objetivando ao, suprassensível.”

A retórica, desde que significa justamente a arte da persuasão, i.e. enganar por meio de uma bela apresentação (ars oratoria), e não mera elegância de palavras (eloqüência e estilo), é uma Dialética, que toma emprestado da poesia apenas o suficiente para conquistar as mentes para o lado do orador antes de que formem por si sós um julgamento, e [apenas o suficiente] para privá-los de sua liberdade”

Na poesia tudo procede com honestidade e candor.”

[Nota] A arte retórica só alcançou seu ápice, tanto em Atenas como em Roma, quando o Estado galopava rumo à ruína e o verdadeiro sentimento patriótico já havia sumido. O homem que, de posse de clarividência e intuição das coisas, tem em seu poder uma riqueza cristalina da fala, e que, com uma frutífera Imaginação capaz de representar suas Idéias, une uma simpatia vivaz ao que é verdadeiramente bom, é o vir bonus discendi peritus, o orador sem arte mas muito marcante, como Cícero declama; apesar de que ele nem sempre se mantém fiel a esse ideal.”

No charme e no movimento mental produzido pela Música, a Matemática certamente não desempenha o menor dos papéis”

impressões transitórias (…) se elas são relembradas involuntariamente pela Imaginação, são mais cansativas que prazerosas. Ademais, a Música é acompanhada por certa necessidade de urbanidade, [anacrônico] provinda do fato de que, muito devido ao caráter de seus instrumentos, ela estende suas influências para além do que é desejado (na vizinhança), [haha!] e chega a ser intrusiva, violentando a liberdade de outros que não lhe são afeitos. As Artes que prazem aos olhos não são assim; neste caso, necessitaríamos apenas virar os olhos, se nossa intenção é evitar sermos impressionados. O caso da música é quase como o do prazer derivado de um cheiro que se espalha inconfundivelmente. O homem que tira seu cachecol perfumado de dentro do bolso atrai a atenção de todos ao seu redor, mesmo contra sua vontade, e ele os força a todos, se é que se pretende respirar, [!] a apreciar aquele aroma; este hábito, portanto, já caiu fora de moda. [Nota] Aqueles que preceituam o canto de canções espirituais em orações familiares não consideram que infligem um grande sofrimento ao público por meio dessas barulhentas (e, portanto, em geral farisaicas) devoções; assim eles forçam os vizinhos ou a cantar junto com eles ou a abandonar suas meditações. [Nota do tradutor inglês] Kant sofria pessoalmente desse tipo de problemas, o que deve explicar a acrimônia dessa nota. Durante um período, ele foi incomodado pelos exercícios devocionais dos prisioneiros do presídio adjacente a sua casa. Em uma carta ao burgomestre [espécie de prefeito] <ele sugeriu a vantagem de se fechar as janelas do local durante essas cantorias de hinos, e adicionou que os guardas da prisão provavelmente estariam inclinados a aceitar cânticos menos sonoros e perturbadores-da-vizinhança como evidência do espírito penitente de seus prisioneiros> (p. 42 da biografia de Kant por Wallace).”

Em tudo que excita a ponto de provocar uma vívida risada convulsiva, deve haver algo de absurdo (no qual o Entendimento, em conseqüência, não pode achar satisfação). A gargalhada é uma afecção advinda da súbita transformação de uma expectativa forçada em nada.“Suponha que se narre a seguinte estória: Um indiano, à mesa dum inglês no Surat, quando viu uma garrafa de cerveja sendo aberta e toda a cerveja virando espuma e transbordando, testificou seu grande espanto com muitas exclamações. Quando o inglês lhe perguntou, <O que tem nisso pra espantá-lo tanto?> ele respondeu, <Não me espanta a espuma sair desse jeito, só me pergunto como ela foi parar aí.>” “O herdeiro de um parente rico queria organizar um funeral imponente, mas lamentou não ter podido executá-lo: <É que quanto mais dinheiro eu dava as minhas carpideiras [mulheres pagas para chorar em enterros de desconhecidos, prática usual na Europa], mais felizes elas pareciam!>.[*] Quando ouvimos essa estória rimos alto, e a razão é que uma expectativa é subitamente transformada em coisa alguma.

[*] [Nota do Tradutor Inglês] A piada foi tirada da peça de Steele, The Funeral of Grief à la mode, pois há coincidência, palavra por palavra. Esta peça foi publicada em 1702.”

[Esse efeito de comicidade decorre de que] nós tratamos nosso próprio erro no caso de um objeto alhures indiferente para nós, ou, na verdade, [no caso de] uma Idéia cujo fio seguimos, como tratamos uma bola que rebatemos de lá para cá por um tempo, embora nossa única intenção séria [desde o início] fosse agarrá-la e segurá-la firme.” “o chiste deve conter algo que seja capaz de enganar por um curto espaço de tempo. Então, quando a ilusão é dissipada, a mente se volta para refazer o percurso, e através de uma rápida alternação entre tensão e relaxação ela ricocheteia e é posta em estado de oscilação.” “Em conexão com isso os pulmões expelem o ar em rápidos e sucessivos intervalos, movimento esse benéfico à saúde; o que por si só, e não o que o precede na mente, é a causa da satisfação num pensamento que no fundo não representa nada.Voltaire disse que os céus nos enviaram duas coisas para contrabalançar as muitas misérias da vida, a esperança e o sono. Ele poderia ter adicionado a risada, se apenas os meios de excitá-la no homem não fossem tão facilmente acessíveis [quanto aos homens imoderados], e [se] a esperteza requerida ou a originalidade de humor não fossem tão raras

a ingenuidade, que é a irrupção da sinceridade originalmente natural à humanidade em oposição à arte da dissimulação, que se tornou uma segunda natureza. Rimos da simplicidade que não entende como mascarar; [O Idiota de Dosto.] e ainda assim nos cativa a simplicidade da natureza que frustra essa arte.” “o velhaco em nós é descoberto” “Uma arte que tivesse que ser ingênua seria uma contradição; mas a representação da ingenuidade num personagem fictício é bem possível, e é uma bela, conquanto rara, arte. Naïveté não pode ser confundida com a simplicidade da franqueza, pois aquela só não estraga artificialmente a natureza porque não entende a arte da interação social.” Cristo era ingênuo?

Quem está involuntariamente sujeito a essas mutações é chamado de homem de humores [ou temperamental] (launisch); mas quem pode assumi-las voluntária e propositalmente (numa representação pública, por meio de um vívido contraste que logo exorta ao riso) – este alguém e seu jeito de se expressar são chamados cômicos (launigt). Esses modos, no entanto, pertencem mais às artes do divertimento que à bela-arte.”

O primeiro lugar-comum do gosto está contido na proposição, que toda pessoa desprovida de gosto propõe para se eximir da culpa: cada um tem o seu próprio gosto. Isso é tanto quanto dizer que o campo de determinação desse julgamento é meramente subjetivo (gratificação ou desagrado), e que o julgamento não tem direito ao necessário assentimento dos outros.” não há discussão em termos de gosto. Isso é o mesmo que dizer que o campo determinante de um julgamento do gosto pode de fato ser objetivo, mas que não pode ser reduzido a conceitos definidos, e que por conseguinte, sobre o juízo em si nada pode ser decidido mediante provas, em que pese muito poder ser corretamente contestado[, o que seria absurdo]. Porque contestar (discordar) e disputar (controvérsia) são sem dúvida o mesmo neste contexto, uma vez que por meio da mútua oposição de julgamentos o que ambos intentam é produzir um consenso” “Vemos claramente que entre esses dois lugares-comuns há uma proposição faltando, embora ela nunca tenha passado a provérbio, familiar a todo mundo, viz. pode haver uma discordância sobre o gosto (embora não possa haver uma controvérsia). (…) onde quer que discordar é permissível, deve haver uma esperança de mútua reconciliação.”

Daí emerge com respeito ao princípio do gosto a seguinte Antinomia:

  1. Tese. O julgamento do gosto não está fundado em conceitos; doutra forma, admitiria a controvérsia (seria determinável por provas).

  2. Antítese. O julgamento do gosto está fundado em conceitos; pois, doutra maneira, sem embargo sua diversidade, não poderíamos discordar sobre ele (não poderíamos exigir para nosso julgamento o necessário assentimento dos outros).

A solução da antinomia do Gosto

(…)

O julgamento do gosto deve se referir a algum conceito; doutro modo não poderia fazer absolutamente nenhuma exigência no sentido de ser necessariamente válido para todo e cada um. Mas ele não é passível de ser provado por um conceito; porque um conceito deve ser ou determinável ou indeterminado e indeterminável em si mesmo. Os conceitos do Entendimento são da primeira espécie; são determináveis mediante predicados da intuição sensível que podem corresponder a eles. Mas o conceito racional transcendental do suprassensível, que descansa na base de toda intuição sensível, é do último tipo, e portanto não pode ser teoreticamente mais bem-determinado.

(…)

Vemos então que a remoção da antinomia do Juízo estético toma uma forma similar à perseguida pela Crítica na solução das antinomias da Razão teorética pura. Destarte, e em compasso com a Crítica da Razão prática, as antinomias nos forçam contra nossa vontade a observar além do sensível e a procurar no suprassensível o ponto de união para todas as nossas faculdades a prioriVendeu muito bem o seu peixe (todas as etapas ou grandes vertentes de sua filosofia)!

VEREDICTO: Filosofia inútil. Não existe filosofia que não seja do supremo. Não existe síntese filosófica em filosofias autênticas. O Kantismo acaba a obra – é simplesmente filisteísmo. O pós-kantismo, necessário e inevitável, é um recomeço do zero para uma nova elite que ainda apalpa às escuras até os nossos dias. Novos tempos exigem novas filosofias, tão perenes quanto as antigas. Uma dica? O egoísmo é a pedra fundamental do novo estilo.

O estado fluido é, ao que indicam as aparências, mais velho que o estado sólido, e tanto os corpos das plantas quanto os dos animais são compostos de matéria nutritiva fluida, uma vez que os sólidos se formam no estado de repouso.”

somos nós que recebemos a natureza com benevolência, não a natureza que se nos é benevolente.” Ainda assim, disseste que contemplar a natureza era sempre bom.

Se os conceitos são empíricos, as intuições são chamadas de exemplos. Se eles são conceitos puros do Entendimento, as intuições são chamadas schemata.” “As palavras campo (suporte, base)[*], depender (ser suportado por algo)[*], fluir de (algo) (em vez de seguir ou derivar)[*], substância (como Locke a expressa, o suporte ou a base de acidentes)[*], e incontáveis outras, não são esquemáticas mas hipotiposes [descrições] simbólicas e expressões para conceitos, não via uma intuição direta, mas somente por analogia com ela, i.e. pela transferência da reflexão sobre um objeto da intuição para um conceito consideravelmente diferente ao qual uma intuição nunca pode corresponder diretamente.

[*] [Como as palavras aqui grifadas e entre parênteses são, respectivamente, derivadas de uma tradução direta do Alemão para o Inglês e de uma tradução indireta do Alemão para o Português, passando pelo Inglês, decidi expor os sinônimos teutônicos, a fim de evitar qualquer desvio semântico acentuado da matéria:]

campo – Hintergrund, Basis, Grundlage, Fundament

depender – sich tragen, sich stützen, sich heben, auf verlassen, auf hofen, von abhängen

fluir de algo – fliessen, strömen, folgen, hinterher gehen, nachkommen, von etwas kommen, resultieren, abstammen

substância – Substanz, Wesen

É um verdadeiro prazer ver o zelo com que os geômetras antigos investigavam as propriedades das linhas dessa classe, sem se permitir sair do tema devido a questionamentos de mentes estreitas, como para quê serviria esse conhecimento. Significa que eles descobriam as propriedades da parábola sem conhecer a lei da gravitação, que lhes teria sugerido sua aplicação à trajetória dos corpos pesados (porquanto a trajetória de um corpo pesado pode ser percebida como paralela à curva de uma parábola). De novo, eles determinavam as propriedades de uma elipse sem suspeitar do peso possuído pelos corpos celestes, e sem a compreensão da lei da força aplicada a distâncias diferentes do ponto de atração, que ajudam a descrever, juntos, a mesma curva sem restrições de movimentação. Enquanto que eles inconscientemente trabalhavam pela ciência do amanhã, compraziam-se com a propositividade no ser (essencial) das coisas que eles já eram capazes de apresentar completamente a priori em sua necessidade.” “Não à toa, Platão banira de sua escola os homens ignorantes em geometria, posto que ele pensava poder derivar da intuição pura, que radica no espírito humano, aquilo que Anaxágoras concebeu apenas através de objetos empíricos e suas combinações propositivas.” O conhecimento sintético a priori desemboca necessariamente na metempsicose (embora por razões cronológicas também possam dizer o contrário). Já se sabe o que sempre foi sabido.

As múltiplas regras cuja unidade (derivada de um princípio) excita a admiração, são todas sintéticas e não dependem do conceito do Objeto, e.g. de um círculo; mas requerem esse Objeto para serem dadas em intuição.”

a unificação da forma da intuição sensível (espaço) – com a faculdade dos conceitos (o Entendimento) – é inexplicável para nós”

o propósito da (existência da) natureza deve ser ele mesmo procurado além da natureza.”

nós não vemos por que seja necessário que o homem exista”

tudo no Mundo é de alguma forma bom para alguma coisa; nada é vão nele.”

Durante o sono a Imaginação se mostra mais ativa quando o estômago está sobrecarregado, caso em que essa excitação é mais necessária.”

Nos aventuramos a julgar as coisas como pertencendo a um sistema de propósitos, que nem por isso (seja em si mesmas ou em suas relações propositivas) necessitam que busquemos para elas qualquer princípio de sua possibilidade além do mecanismo das causas que atuam cegamente.”

Mas por que é que a Teleologia não forma parte, usualmente, da ciência natural teorética, embora seja considerada como uma propedêutica ou transição para a Teologia? Isso se dá a fim de restringir o estudo da natureza, mecanicamente considerado, àquilo que possamos submeter à observação ou [a fim de que possamos] experimentar que somos capazes de produzi-la [a Teleologia] por nossa conta assim como a natureza o faz, ou pelo menos por leis similares.”

O sistema de causalidade que é atribuído a Epicuro ou Demócrito é, tomado literalmente, tão claramente absurdo que nem deveria nos deter. Em oposição a ele se encontra o sistema de fatalidade, do qual Spinoza é considerado o autor, não obstante ser [um sistema] muito mais antigo de acordo com todas as aparências. (…) o Fatalismo da propositividade é ao mesmo tempo um Idealismo.

O Realismo da propositividade da natureza é ou físico ou hiperfísico. O primeiro baseia os propósitos na natureza, pela analogia de uma faculdade agindo com volição, sobre a vida da matéria (a própria ou a vida de um princípio inato nela, uma alma-mundo) e é chamado Hilozoísmo. O último (…) é o Teísmo.

A Teleologia encontra a consumação de suas investigações apenas na Teologia.”

Se quiséssemos estabelecer dogmaticamente, em termos teleológicos, a proposição acima estaríamos confrontados com dificuldades das quais não poderíamos nos desembaraçar.” “Se expressássemos essa proposição dogmaticamente como objetivamente válida, esta seria: <Há um Deus.> Mas para nós homens só é permissível a fórmula limitada: <Não podemos pensar e fazer compreensível a propositividade que forçosamente se situa no profundo de nossa cognição da possibilidade interna de várias coisas naturais senão representando-a – e o mundo em geral – como um produto de uma causa inteligente (, um Deus).>

Se essa proposição, baseada inevitavelmente em uma máxima necessária do nosso Juízo, é completamente satisfatória de todo ponto de vista humano tanto para o uso especulativo quanto para o uso prático da nossa Razão, então eu gostaria de saber o que perderíamos ao não poder prová-la como válida também para seres mais elevados, de um ponto de vista objetivo (o que infelizmente paira além de nossas faculdades). É de fato absolutamente certo que não somos capazes de cognoscer, quanto mais explicar, seres organizados e sua possibilidade interna, de acordo com meros princípios mecânicos da natureza; e nós podemos afirmar categoricamente que é igualmente certo que seria absurdo para os homens efetuar qualquer tentativa ou ter qualquer esperança de que um novo Newton despertaria no futuro, que lograsse tornar compreensível dentre nós a produção de uma lâmina de grama segundo leis naturais que não seguem de uma volição.” “Não podemos, sendo assim, julgar objetivamente, nem positiva nem negativamente, coisas concernindo a proposição: <Subsistiria como base do que poderíamos chamar, com razão, de ‘propósitos naturais’ um Ser capaz de agir segundo motivos, sendo Ele a causa do mundo (e conseqüentemente seu autor)?>

onde não chega o Entendimento, a Razão é transcendente, e se mostra em Idéias primordialmente estabelecidas”

podemos sempre ter uma coisa em nossos pensamentos não obstante não seja (realmente) nada, ou podemos representar uma coisa como dada não obstante não tenhamos dela conceito.”

O conceito de um Ser absolutamente necessário é sem dúvida uma Idéia indispensável da Razão, mas ainda assim ela é um conceito problemático inatingível pelo Entendimento humano.”

O ato moralmente absolutamente necessário é tido como fisicamente absolutamente contingente, já que aquilo que deve necessariamente acontecer freqüentemente não acontece.”

O particular, enquanto tal, contém algo contingente com respeito ao universal, enquanto a Razão, por outro lado, requer unidade e conformidade à lei na combinação de leis particulares da natureza. Essa conformidade do contingente à lei é denominada propositividade (…) O conceito de propositividade da natureza em seus produtos é necessário ao Juízo humano com relação à natureza, mas não tem a ver com a determinação de Objetos. É, portanto, um princípio subjetivo da Razão para o Juízo, que como regulador (não-constitutivo) é tão necessariamente válido para nosso Juízo humano como o seria um princípio objetivo.

o conceito de uma causalidade da natureza como a de um ser agindo de acordo com propósitos parece tornar a Idéia de um propósito natural em um princípio constitutivo, cuja Idéia tem algo diferente de todas as outras Idéias.”

a Idéia de um possível Entendimento diferente do humano deve ser fundamental aqui. (Assim como na Crítica da Razão Pura nós devemos ter em nossos pensamentos outra possível (espécie de) intuição, se for para a nossa ser tida como uma espécie particular para a qual objetos são válidos somente como fenômenos.) (…) Não negamos que um Entendimento, diferente do (i.e. mais elevado que o) humano, pode achar o campo da possibilidade de tais produtos da natureza no mecanismo da natureza, i.e. em uma combinação casual para a qual um Entendimento não é explicitamente assumido como causa.

Mas devemos agora nos ater à relação do nosso Entendimento para com o Juízo; viz. nós buscamos uma determinada contingência na constituição do nosso Entendimento, a qual podemos adscrever como uma peculiaridade distinguindo [o nosso Entendimento] de outros Entendimentos possíveis.” Malandrããããão!

podemos pensar um Entendimento intuitivo (negativamente, meramente como não-discursivo), que não procede do universal ao particular, e assim ao indivíduo (mediante conceitos).” A contorção salvacionista só aumenta! “De fato nosso Entendimento tem a propriedade de proceder do analítico-universal (conceitos) [em direção] ao particular (a intuição empírica dada). (…) Podemos entretanto conceber um Entendimento que, sendo, não como o nosso, [que é] discursivo, mas intuitivo, procede do sintético-universal ao particular”

Segundo a constituição de nosso Entendimento um todo real da natureza é tido apenas como o efeito dos poderes propositivos concorrentes das partes. Suponha então que nós não desejemos representar a possibilidade do todo como dependente daquela das partes (seguindo a forma do nosso Entendimento discursivo), mas sim de acordo com o padrão do Entendimento intuitivo (original) com o fito de representar a possibilidade das partes (segundo suas constituição e combinação) como dependente daquela do todo.”

Não é aqui requisito em absoluto provar que tal intellectus archetypus é possível, mas somente conceber sua Idéia, em contraste com nosso Entendimento discursivo que tem a necessidade de imagens (intellectus ectypus)”

Nenhuma Razão humana, em absoluto (de fato nenhuma Razão finita como a nossa em qualidade, não importa o quanto ela possa ultrapassá-la em grau), pode ambicionar a entender a produção de qualquer mísera lâmina de grama mediante causas meramente mecânicas.” o princípio comum às derivações mecânica e teleológica é o suprassensível, que devemos pôr na base da natureza, tida como fenômeno.”

onde propósitos são pensados como campos da possibilidade de determinadas coisas, devemos assumir ainda meios, cuja lei de funcionamento não requer para si mesmos nada que pressuponha um propósito, – uma lei mecânica – [l]e[i] [que] pode ser ainda assim uma causa subordinada de efeitos intencionais.”

Qual é o lugar próprio à Teleologia? Pertence à ciência natural (propriamente dita) ou à Teologia? Uma das duas deve ser; pois nenhuma ciência pertence à transição de uma à outra, uma vez que essa transição demarca apenas a articulação ou organização do sistema, e não um lugar nele.” A Teleologia, como ciência, não pertence a nenhuma Doutrina, apenas ao CriticismoO lado laico do determinismo. “sua Metodologia tem influência ao menos negativa sobre o procedimento em Ciência Natural teorética, e também sobre a relação que esta pode ter em Metafísica com a Teologia como a sua propedêutica.” “É portanto racional, até meritório, perseguir o mecanismo natural, atinente à explanação dos produtos naturais, tanto quanto se pode fazer com probabilidade; e se nós abdicamos desse esforço não é por ser impossível em si mesmo deparar-se nesse percurso com a propositividade da natureza, mas porque é impossível para nós enquanto homens.” Haha.

Essa analogia das formas, que com todas as suas diferenças parecem ter sido produzidas segundo um tipo original em comum, reforça nossas suspeitas de um relacionamento vigente entre elas em sua produção via um parente coincidente, através da aproximação gradual de um genus animal com outro – daqueles em que o princípio dos propósitos parece estar mais bem-autenticado, i.e. do homem, até o pólipo, e mais uma vez desse até as algas e líquens, e finalmente até os estágios mais inferiores da natureza noticiáveis por nós, viz. até a matéria crua.”

O arqueologista da natureza pode supor o seio da mãe-terra, quando ela se transmitiu de seu estado caótico (como um grande animal) para dar a luz no começo a criaturas de forma menos propositiva, que por sua vez deram a luz a outras que se formaram com maior adaptação a seus lugares de nascimento e em suas relações entre si; até que esse útero, se tornando torpe e ossificado, limitou seus partos a espécies definidas não mais modificáveis,[*] e a pluralidade permaneceu como era ao fim da operação desse poder formativo frutífero. – Apenas que ele deve, ainda, no fim, prescrever a essa mãe-universal uma organização propositiva com referência a todas essas criaturas; [mera conjetura otimista, já que estamos entre o começo e o fim] doutra forma, não seria possível pensar a possibilidade da forma propositiva dos produtos dos reinos animal e vegetal. [Porque até aqui a fauna se nutriu da flora, que veio primeiro, não quer isso dizer que a fauna serve de meio para um propósito mais alto de outra coisa (que neste caso seria o homem, arbitrariamente retirado da classificação fauna. Como, igualmente, é questionável que a flora seja realmente um meio para propósitos mais altos, embora seja um meio de sobrevivência animal, se se entende que não há acréscimo de valor absoluto entre tão-só a existência de plantas e a existência de plantas em conjunto com os animais. Posto que o homem está destruindo a Terra, poderíamos muito bem raciocinar que a pedra é o melhor estado, se seguíssemos por estas veredas, e que nosso propósito último é o retorno ao minério.] [Nota] (…) de acordo com a experiência, toda geração que conhecemos é generatio homonyma. Isso não é meramente ser [generatio] univoca em contraste com a geração que advém de material desorganizado [aqui Kant ainda faz concessões aos <crentes> da teoria da geração espontânea da vida, ou à tese dos esporos no ar, pelo menos, cfr. extensa discussão em Schopenhauer], mas na organização o produzido é análogo ao produtor; e generatio heteronyma, [pelo menos] tanto quanto nosso conhecimento empírico da natureza permite dizer, não existe.

[*] Uma explicação assaz plausível para a ausência de novas variações de espécies observáveis no tempo da cultura, ou o “congelamento evolucionário aparente”. Mas significaria que já houve tudo que devia haver, daí sua absurdidade congênita.

Mesmo no que concerne à variação a que determinados indivíduos de gêneros organizados estão acidentalmente sujeitos, se nós concluímos que o caráter de tal forma modificado é hereditário e subsumido no poder gerador, não podemos ajuizar pertinentemente a variação como sendo mais do que um desenvolvimento ocasional de capacidades propositivas originalmente presentes na espécie com o desígnio da preservação da raça.”

Que a matéria crua tem de ter originariamente se formado segundo leis mecânicas, que a vida tenha desabrochado da natureza do que é inanimado, que a matéria tenha podido se dispor sob a forma de uma propositividade auto-sustentável – isso Herr Hofr. Blumenbach[*] declara, com acerto, ser contraditório à Razão.” Do ponto de vista racional, Deus deveria estar, sem contraditório, universalmente visível, intuível e passível de prova, como o causador de tudo: uma vez que não temos essa certeza, a fenomenologia é irracional e não temos de achar falta ou defeito nisso, afinal não somos teólogos.

[*] Johann Friedrich B., naturalista alemão (1752-1840). Acreditava na existência de 5 raças antropológicas. Seu “On the natural variety of mankind” influenciou os craniologistas posteriores. Um dos primeiros a proliferar na diferenciação entre chimpanzés e orangotangos (até então, cientistas não sabiam diferenciar corretamente os primatas – gorilas foram descobertos apenas mais tarde pelos europeus). Outros trabalhos de renome: Handbook of comparative anatomy; Handbook of natural history; On the Formative Drive and the Operation of Generation.

O conceito de felicidade não é um que o homem derive por abstração de seus instintos e que deduza assim de sua natureza animal; é uma mera Idéia de um estado, que ele almeja tornar adequado à Idéia sob condições meramente empíricas (o que é impossível).” “Não é a sua natureza repousar e se contentar com a possessão e o usufruto de qualquer coisa que seja. Por outro lado, também, algo falta aí. A natureza não o selecionou [ao homem] como seu favorito e o cumulou de bens acima de todos os animais. Nas suas operações destrutivas, aliás, – pragas, fome, enchentes, nevascas, ataques de outros animais pequenos ou grandes, etc., – nisso tudo, ela o perdoou tão pouco como a qualquer outro animal. Pior ainda, a inconsistência de suas próprias disposições naturais o dirige a tormentos auto-infligidos, e ainda reduz seus congêneres à miséria, pela opressão do senhor, o barbarismo da guerra, e assim por diante; ele, em si, tanto quanto só dele depende, trabalha pela destruição de sua própria raça; a ponto de que, mesmo com a natureza externa mais beneficente, seus propósitos, se fossem dirigidos à felicidade de nossa espécie, não seriam atingidos num sistema terreno, porque nossa natureza não é suscetível disso.”

A produção da aptidão de um ser racional para propósitos arbitrários em geral (conseqüentemente em sua liberdade) é cultura. Sendo assim, somente a cultura pode ser o propósito definitivo que temos o direito de subscrever à natureza com respeito à raça humana”

um todo cosmopolitano, i.e. um sistema de todos os Estados que estão em perigo de agir injuriosamente uns para com os outros. Falhando esse propósito, e com os obstáculos que a ambição, a luxúria da dominação, a avarícia, especialmente naqueles que possuem a autoridade em suas mãos, opõem à possibilidade mesma de um esquema parelho, decorre inevitavelmente a guerra (pela qual às vezes Estados se subdividem e se apequenam e multiplicam, às vezes um Estado anexa menores e luta para formar um todo maior). Embora a guerra seja uma empresa indesejada pelos homens (instigados por suas paixões indomadas), ela vem a ser (talvez) uma empresa profundamente oculta porém desejada, de suprema sabedoria, tendo em vista que prepara, se é que não estabelece, a conformidade às leisDizem que toda essa (conhecida) visão de Direito Internacional de Kant é vista mais detidamente no ensaio Zum ewigen Frieden [À Paz Perpétua] (1795). PS 2022: Ensaio parco, fetichista. Uma decepção, tendo em vista a qualidade da (inconclusiva) exposição nesta Crítica.

[Nota do tradutor inglês] Cf. Teoria Filosófica da Religião [a tradução mais famosa para português consta como <A Religião nos Limites da Simples Razão>], Parte i., Sobre o princípio mau na Natureza Humana, III., onde Kant observa que, em que pese a guerra <não ser tão incuravelmente má como a morte de uma monarquia universal … ainda assim, como um antigo observou, ela mais envilece do que mata.>)” Se Kant ressuscitasse hoje, morreria de infarto em segundos por sua Alemanha e por sua Rússia…

Não podemos lutar contra a preponderância do mal, que nos contamina graças ao refinamento do gosto levado à idealização, e até graças à luxúria da ciência que alimenta vaidades, mediante o número insaciável de inclinações que pode despertar.”

por que as coisas do mundo (seres organizados) possuem essa ou aquela forma? por que elas são colocadas pela natureza nessa ou naquela relação umas com as outras? Mas assim que um Entendimento que deve ser tido como a causa da possibilidade de tais formas como encontramos de fato nas coisas é pensado, deve ser questionado em termos objetivos: Quem poderia ter determinado esse Entendimento produtivo a uma operação dessa categoria? Esse ser é, pois, o propósito final em referência ao qual tais coisas lá estão.”

No mundo, apenas uma categoria de seres tem causalidade teleológica, i.e. (…) o homem, mas o homem considerado como noumenon; o único ser natural em que podemos reconhecer, por parte de sua constituição peculiar, uma faculdade suprassensível (a liberdade) e também a lei da causalidade, juntas com seu Objeto, que essa faculdade se pode propor como o mais elevado propósito (o maior bem no mundo).

Porém, do homem como ser moral não mais se pode perguntar: por que (quem in finem) ele existe?”

Porque os dados, e portanto os princípios, para determinar esse conceito de uma Causa Inteligente do Mundo (como mais elevado artista) são meramente empíricos, não nos é permitido inferir qualquer de suas propriedades além daquelas que a experiência revela em seus efeitos.”

Se reduzirmos o conceito de uma Deidade ao de um ser inteligente pensado por nós, o qual pode ser um ou mais, o qual possui muitas e grandiosas propriedades, porém não todas as propriedades que são um requisito para a fundação de uma natureza em harmonia com o mais grandioso propósito possível; (…) onde tenhamos margem para assumir bastante perfeição (e o que é bastante para nós?); (…) então[, nessas condições de insuficiência da perfectibilidade para que se equiparasse a um Deus kantiano,] a Teleologia física pode exigir convincentemente a distinção de ser a base da Teologia.”

propriamente falando, uma Idéia de um Ser Supremo que repousa sobre um uso consideravelmente diferente da Razão (o uso prático), repousa em nós fundamentalmente a priori

Não se pode culpar os antigos em demasia, se eles pensavam seus deuses diferindo de tal forma um do outro tanto em suas faculdades quanto em seus desígnios e volições, e ainda assim, pensavam todos eles, não excetuando nem o Supremo Um, como seres sempre limitados, segundo o modelo humano. Porque se eles consideravam o arranjo e o curso das coisas na natureza, eles certamente encontravam margem o suficiente para assumir algo mais do que o mecani[ci]smo como sua causa, e para conjeturar, por trás do maquinário dos desígnios deste mundo, propósitos de determinadas causas mais elevadas, que eles não imaginavam mais do que superhumanos. Mas porque eles se defrontaram, no caminho, com o bem e o mal, o propositivo e o absurdo, misturados (ao menos aonde alcança nosso insight), e não podiam permitir-se assumir aqueles propósitos sábios e benevolentes que por eles não foram provados,[*] nem no mais recôndito, graças à Idéia arbitrária de um Autor original supremamente perfeito, seu juízo sobre a Causa Suprema do Mundo dificilmente poderia ser diferente do que foi, não enquanto eles prosseguissem consistentemente seguindo as máximas do uso da Razão meramente teorético.”

[*] Piadisticamente, poderia aqui dizer: se nem Cristo agradou todo mundo, se era impossível agradar gregos e troianos, quem seriam Homero, os pré-socráticos, ou mesmo os sofistas, Sócrates e o seu noumenon, Platão, Aristóteles, os estóicos e os epicuristas, para “nos provar” alguma coisa? Sendo, aliás, mais exigente, quem eram estes grandes homens para provar alguma coisa ao seu próprio povo?

Qual é a utilidade, alguém pode muito bem resmungar, de colocar na base de todos esses arranjos um grande Entendimento incomensurável para nós, e supô-lo governando o mundo de acordo com uma volição, se a natureza não revela e não pode revelar-nos nada a respeito do propósito final?”

como e com que direito eu ousaria estender a meu bel prazer meu muito limitado conceito desse Entendimento original (que eu posso fundar no meu limitado conhecimento do mundo) do Poder desse Ser original de consumar suas Idéias, [o conceito] de sua Vontade para fazê-lo, e integrá-lo [todo esse raciocínio em cadeia] na Idéia de um Ser Onisciente, Infinito? Se é que isso deve ser feito teoreticamente, isso supõe a onisciência em mim, de modo que eu pudesse visualizar os propósitos da natureza em todas as suas associações, e, em acréscimo, [de modo que eu detivesse] o poder de conceber todos os planos possíveis, em comparação com os quais o plano presente seria ajuizado em termos (suficientes) como o melhor.”

A Físico-Teologia é uma Teleologia física malcompreendida, aproveitável somente como uma preparação (propedêutica) para a Teologia”

Sem a raça humana a criação inteira seria um lixo (…) o homem não está ali meramente para que haja alguém para contemplar o mundo. Porque se a contemplação do mundo apenas possibilitasse uma representação das coisas sem qualquer propósito final, nenhum valor seria por isso acrescentado ao seu ser[-no-mundo] (pelo mero fato de que o mundo se tornara conhecido [para si]); devemos pressupor para ele um propósito final, [o nós é que não cabe ao homem europeu] em referência ao qual sua contemplação, por si própria, teria um sentido. Novamente, não é em referência ao sentimento de prazer, ou à soma dos prazeres, que nós pensamos como dado um propósito final da criação; i.e. não estimamos esse valor absoluto segundo o bem-estar ou a felicidade (quer corporal quer mental) (…) O fato de que o homem, se ele existe, assume-o [o atingimento da felicidade] como seu propósito final não nos brinda com um conceito que explique por que em geral ele deveria existir, nem qualquer conceito que justifique nosso direito de buscar uma vida prazenteira e feliz. (…) Permanece portanto apenas a faculdade do desejo; não é isso, todavia, que faz do homem dependente da natureza (mediante impulsos sensíveis), nem [é isso] que justifica seu ser com base no cômputo dos prazeres. Somente mediante o valor que o homem pode atribuir a si próprio, e que consiste no que ele faz, em como e segundo que princípios ele age, e isso tudo não enquanto mero elo na corrente da natureza, [meio para fins alheios e desconhecidos] mas enquanto ser dotado de liberdade em sua faculdade de desejar – i.e. a vontade de fazer o bem – é que o homem pode ser considerado portador de um sentido absoluto.” Se está muito difícil de PENETRAR NESTE (PÂN)TANO [SIN]TÁTICO-SE(MÂN)TICO: Somente sendo um ser auto-avaliador, temporal e de carne é que alcançamos a imortalidade e que possuímos alma.

O MORALIZADOR RAIZ: “só como ser moral o homem pode ser o propósito final da criação” se a criação não é para ser sem um propósito final sequer, ele, que como homem a ela pertence, deve, num mundo regido pela lei moral, desde que ele é um homem mau, sacrificar seu propósito subjetivo (a felicidade). Essa é a única condição sob a qual sua existência pode concordar com o propósito último.”

Assim, a Teleologia moral suplanta as deficiências da Teleologia física, e estabelece por primeira vez uma Teologia; porque a última, se não tomasse emprestado da primeira, não seria consistente, e seria no máximo uma Demonologia, incapaz de qualquer conceito definido.”

Suponha o caso de um homem no momento em que sua mente está disposta a uma sensação moral. Se, circundado pelas belezas da natureza, ele se encontra num estado sereno de contentamento com seu ser, ele sente uma carência, nomeadamente, a de agradecer a um ser ou outro pelo seu presente estado.” “É vão caçar motivos para esses sentimentos, porque eles estão imediatamente conectados com o mais puro sentido moral”

embora o medo produza deuses (demônios) em primeiro lugar, é a Razão mediante seus princípios morais que pode produzir primeiramente o conceito de Deus

(e todo mundo concorda) se o mundo consistisse apenas de seres inanimados, ou mesmo em parte viventes mas irracionais, sua existência não faria sentido porque não haveria ser algum que fizesse idéia do que sentido é.”

O subjetivo, o bem físico mais elevado possível no mundo, destinado a se consumar enquanto propósito final inerente a nós, é a felicidade” A Razão toma por propósito final o progresso da felicidade em harmonia com a moralidade.”

EXPLICAÇÃO DO FASCISMO ANTES DA LETRA: Suponha então que, parte devido à fraqueza de todos os argumentos especulativos tão laureados, e parte devido às várias irregularidades na natureza e no mundo dos sentidos que surgem diante de si, um homem seja persuadido da proposição Deus não existe; ele seria no entanto desprezível a seus próprios olhos se por causa disso ele imaginasse as leis de conduta vazias, inválidas ou facultativas, e desejasse simplesmente transgredi-las com veemência. Tal homem, ainda que pudesse ser posteriormente convencido daquilo de que duvidou lá atrás, seria eternamente desprezível por ter essa disposição de caráter, mesmo que cumpra suas obrigações no que diz respeito aos efeitos (externos) tão diligentemente quanto se possa querer, afinal (ele estaria agindo) derivado do medo ou esperando recompensas, sem sentimento ou reverência”

Podemos supor então o caso de um homem justo (e.g. Spinoza), que tem para si convictamente que Deus não existe, e inclusive (visto que com respeito ao Objeto da moralidade uma conseqüência similar resulta) nenhuma vida após a morte; como ele irá avaliar sua própria destinação propositiva inerente, mediante a lei moral, que ele reverencia na prática? Ele não deseja nenhuma vantagem para si por segui-la, nem nesse nem em outro mundo; ele quer, do contrário, estabelecer desinteressadamente o bem que essa lei sagrada almeja com toda sua força. Mas seu esforço é limitado; e da natureza, embora ele possa esperar aqui e ali harmonias contingentes, ele nunca poderá esperar uma harmonia regular concordando segundo regras constantes (tais como suas máximas internas são e devem ser), contendo o propósito que o faça se sentir obrigado a cumpri-las.” Tagarelice sabor groselha. De modo que ao cabo esse bem era muito mesquinho…

BELAS (A DESPEITO DE NÃO-INSTRUTIVAS) PALAVRAS:Seguirá assim até que um grande túmulo engula todos eles juntos (honestos ou não, não faz diferença), e os jogue de volta – aqueles que foram capazes de acreditar no propósito final da criação – no abismo do caos sem-sentido da matéria de onde eles foram criados.–”

DEMONOLOGIA (uma maneira antropológica de representar o Ser mais elevado). (…) Teurgia (uma crença fanática de que podemos sentir e interagir com outros seres suprassensíveis)” “A Psicologia, por sua vez, é uma mera antropologia dos sentidos internos, i.e. o conhecimento de nosso ser pensante na vida; e, como cognição teorética, permanece meramente empírica. [sobejamente atual] Na outra mão, a Psicologia racional, tanto quanto permanecer concentrada em questões como nossa existência eterna, não é uma ciência teorética, mas repousa sobre uma única conclusão de Teleologia moral”

Assumir (a existência de) habitantes racionais de outros planetas é coisa da opinião; uma vez que, se pudéssemos nos aproximar deles, o que em si é possível, nós deveríamos decidir com a ajuda da experiência se eles existiram ou não; mas como nunca chegaremos próximos o suficiente, isso permanecerá na região da opinião. Agora, sustentar a opinião de que no universo material haja espíritos racionais sem corpos (viz. se desconsiderarmos, como indignos de crédito, determinados fenômenos que foram publicados como verdadeiros[*]) deve ser chamado de ficção poética.”

GHOST WRITINGS

[*] [Nota do tradutor inglês] As especulações de Swedenborg parecem ter exercido uma inegável e estranha influência sobre Kant em todos os momentos de sua vida intelectual. Ele diz, a respeito de dois casos reportados de clarividência de Swedenborg, que ele não saberia como refutá-los (Rosenkranz vii. 5); mas, em sua Antropologia §§ 35, 37, ele ataca o swedenborgianismo (https://pt.wikipedia.org/wiki/Swedenborgianismo) como tolice. Num ensaio precoce, Sonhos de um Visionário explicados por Sonhos da Metafísica, ele professa seu ceticismo quanto ao valor de informações que a <pesquisa física> poderia conter sobre o mundo espiritual, embora tome cuidado para não ser dogmático no assunto <fantasmas>. Na Crítica da Razão Pura (ao discutir os Postulados do Pensamento Empírico) ele dá, como um exemplo de conceito inconsistente com os cânones da possibilidade, <um poder de estar em comunhão de pensamento com outros homens, ainda [que estes sejam] os mais distantes [fora até do plano material]>.”

Deus, liberdade, e imortalidade, são os problemas para cujas soluções todos os equipamentos da Metafísica se dirigem, como seu propósito único e supremo.”

uma Teosofia (pois disso devemos chamar a cognição teorética da natureza divina e sua existência, que bastariam de uma vez por todas para explicar a constituição do mundo e para determinar as leis morais). Da mesma forma que a Psicologia nos permitiu atingir a cognição da imortalidade da alma ela faria da Pneumatologia possível, e que seria igualmente bem-vinda à Razão especulativa.”

FURTHER READING:

Batteux, As Belas-Artes Reduzidas a um Mesmo Princípio

Blumenbach, Handbook of Comparative Anatomy

B., Handbook of Natural History

B., On The Formative Drive and the Operation of Generation

B., On The Natural Variety of Mankind

Burke, Tratado sobre o Sublime e o Belo

De Saussure, Viagens

Haller, Os Alpes

Hume, História da Inglaterra

Hutcheson, Investigação

Laplace, A Philosophical Essay on Probabilities

L., Exposition du système du monde

L., Mécanique Céleste

In 1819, L. published a popular account of his work on probability. This book bears the same relation to the Théorie des probabilités that the Système du monde does to the Méchanique [sic] céleste.”

Lessing Laocoonte, ou Sobre as Fronteiras da Pintura e da Poesia

Newton, Princípios da Filosofia Natural (título aproximado)

Agostinho, De Pulchro et Apto

Steele, The Funeral of Grief à la mode

Wallace, William, Kant

MORT À CREDIT

Louis-Ferdinand Céline

04/09/15 a 01/06/16

DIC:

bite: rola

boiter: mancar

canícula (port./esp/franc.): período mais quente do ano

cerf-volant: pipa

charogne: bastardo(a); puta; carcaça apodrecida (do animal).

ferme: farm; firm.

gonzesse: mina; guria; talvez fedelha ou com conotação pior.

jour du certificat: dia da diplomação (teste oral)

menottes: algemas

paris à paris: apostas em Paris

pelle-bêche: forquilha

picoler: beber

s’astiquer: masturbar-se

Mon tourment à moi c’est le sommeil. Si j’avais dormi toujours j’aurais jamais écrit une ligne.”

Je me méfie d’elle. J’ai des raisons fort sérieuses. Où que tu l’as mise ma belle oeuvre? que j’l’attaque comme ça de but en blanc. J’en avais au moins des centaines de raisons pour la suspecter…” “La mère Vitreuve tape mes romans.”

Je suis la terreur des vagins… J’ai enculé ma grande soeur… Je me suis fiancé douze fois!”

Le Capital et ses lois, elle les avait compris, Mireille…”

Ré!… fa!… sol dièse!… mi!… Merde! Il en finira jamais! Ça doit être l’élève qui recommence… (…) Non! Ré, do, mi! ré bémol!… C’est l’élève qui se remet en difficulté… Il escalade des doubles croches…”

Elle pique des colères terribles si seulement je me mets à tousser, parce que mon père c’était un costaud de la caisse [robusto dos “pulmões”], il avait les poumons solides…”

Dans la grande transe, il se poussait au carmin, il se gonflait de partout, ses yeux roulaient comme d’un dragon. C’était atroce à regarder. On avait peur ma mère et moi. Et puis il cassait une assiette et puis on allait se coucher…” “Il pétait un solide coup. C’était la détente. Elle pétait aussi un petit coup à la sympathie, et puis elle s’enfuyait mutine [bagunçadamente, rebelde], au fond de la cuisine.”

Quand il montait me voir papa, le vent lui ébouriffait les moustaches. C’est ça mon premier souvenir.”

Ma mère était pas cuisinière, elle faisait tout de même une ratatouille. Quand c’était pas <panade aux oeufs> [sopa de pão com ovos] c’était sûrement <macaroni>.”

C’était ma chambre, c’est là aussi que mon père pouvait dessiner quand il revenait de livraisons. Il fignolait les aquarelles et puis quand il avait fini, il faisait souvent mine de descendre pour me surprendre à me branler. Il se planquait dans l’escalier. J’étais plus agile que lui. Il m’a surpris qu’une seule fois.” Meus pais nunca me pegaram me masturbando, pelo menos até hoje, aos 27. Quem sabe se não vai acontecer? No ritmo atual, faço uma vez por dia. Mas é raro que não seja em “total segurança”. (01/10/15)

Mamãe vai sofrer, isso é certo. De minha parte, não prefiro ninguém. Pelos desaforos e baboseiras, acho-os iguais… Ela bate menos forte, mas mais vezes. Aquele que eu mais preferiria que matasse o outro? Eu creio que seja ainda minha mamãe ou meu papai. Não me deixarão ver. <Vai pro teu quarto, pequeno bastardo!… Vai te deitar! Faz tua reza!…> Ele muge, ele encoleriza, ele explode, ele vai bombardear o prato de comida. Depois do prato principal não resta mais nada…” Oito de cada 10 verbos, adjetivos, substantivos são gírias. Complicadíssima e vagarosa a tradução!

La table il la catapulte d’un seul grand coup de pompe…”

Grand-mère, elle se rendait bien compte que j’avais besoin de m’amuser, que c’était pas sain de rester toujours dans la boutique. D’entendre mon père l’énergumène beugler ses sottises, ça lui donnait mal au coeur. Elle s’est acheté un petit chien pour que je puisse un peu me distraire en attendant les clients. J’ai voulu lui faire comme mon père. Je lui foutais des vaches coups de pompes quand on était seuls. Il partait gémir sous un meuble. Il se couchait pour demander pardon. Il faisait comme moi exactement.” “<T’as aimé ça?> qu’elle me demandait Caroline. Je répondais rien, j’aime pas les questions intimes.”

Eu fazia caquinha como uma ave entre duas tempestades…”

Grand-mère, elle riait pas beaucoup, mais elle voulait bien que je m’amuse… C’était pas drôle à la maison… Elle se rendait bien compte… Ça c’était du plaisir pas cher…”

Mon père me dérouille à fond, à pleins coups de bottes, il me fonce dans les côtes, il me marche dessus, il me déculotte.”

Le dimanche matin, c’est elle qui venait nous chercher pour qu’on parte ensemble au cimetière. Le nôtre c’était le Père-Lachaise, la 43e division. Mon père il y entrait jamais. Il avait horreur des tombeaux. Il dépassait pas le Rond-Point en face la Roquette. Il lisait là son journal, il attendait qu’on redescende.” Cemitério francês muito célebre, também descrito em Balzac.

Cemiterestaurante

Mes frères se tiennent comme des bagnards [presidiários]! Ma soeur vend son cul en Russie! Mon fils a déjà tous les vices! Je suis joli! Ah! je suis fadé!…”

Il laissait pas mon père finir… Ratiociner ses bêtises… Il nous embrassait tour à tour… Il était bien content de nous revoir…”

Meu estômago tanto queima que já posso fritar batatas em mim!

Il voudrait vomir ses deux yeux… Il fait des efforts pour ça… Il s’arc-boute à la mâture… Il essaye qu’ils lui sortent des trous…”

Ele se cala para melhor gritar.

J’en prends plein les dents, des haricots, de la tomate… moi qu’avais plus rien à vomir!…” “Je lui repasse à sa toute belle tout un écheveau parfait de nouilles… avec le jus de la tomate… Un cidre de trois jours…”

Des cadavres seraient pas plus timides.”

O culcou diz as horas de cagar e de ter torcicolo.

Escouta aqui, vai tomar no cul

Ele auscultou o pescouço do paciente.

Ex-cou ça pra não dar o cul, mademoiselle!

Ex-cul-ursão ex-cou-lar

Cum-padre

O pai que goza

depois o cu arde (cumadre)

La pluie d’Angleterre c’est un Océan suspendu… On se noie peu à peu…” “On reconnaissait plus notre route tellement déjà les orages l’avaient bouleversée…”

Afoga-se pouco a pouco no mar de desilusões chamado mundo.

“— (…) Mais Londres, vous y êtes pas allés? qu’a demande M. Lérosite, le marchand de lunettes du 37, qu’était tout à fait puéril, qui recevait ses verres de là-bas…

Si! mais seulement aux environs… Nous avons vu le principal!… C’est le Port! C’est la seule chose au fond qui compte!”

J’ai repris des beignes à la volée pour vouloir jouer au lieu d’apprendre. Je comprenais pas grand-chose en classe. Mon père, il a redécouvert que j’étais vraiment un crétin. La mer ça m’avait fait grandir, mais rendu encore plus inerte. Je me perdais dans la distraction. Il a repiqué des crises terribles.”

Je reprenais mon arithmétique… C’est lui qui me faisait répéter… Alors j’avais plus rien à dire, il m’en foutait la berlue, tellement qu’il s’embarbouillait dans ses propres explications. Je m’y prenais moi tout de travers… Je comprenais déjà pas grand-chose… J’abandonnais la partie… Il considérait mes lacunes… Il me trouvait indécrottable [incorrigível]… Moi je le trouvais con comme la lune… Il se refoutait à râler à propos de mes « divisions ».”

eu estúpido gordo como a lua

Il m’a posé deux questions à propos des plantes… Ça je ne savais pas du tout… Il s’est répondu à lui-même. J’étais bien confus. Alors il m’a demandé la distance entre le Soleil et la Lune et puis la Terre et l’autre côté… Je n’osais pas trop m’avancer. Il a fallu qu’il me repêche. Sur la question des saisons je savais un petit peu mieux. J’ai marmonné des choses vagues… Vrai il était pas exigeant… Il finissait tout à ma place.”

« Ah! Comment? qu’il m’a repoussé… Ah! le cochon!… le petit sagouin [filhote de porco]!… Mais il est tout rempli de merde!… Ah! Clémence! Clémence!… Emmène-le là-haut, je t’en prie!… Je vais encore me mettre en colère! Il est écoeurant [repugnante]!… »

Quand on le croyait encore loin, il était à un fil de vous… Il était bossu. Il se flanquait derrière les clientes…” “« Ferdinand! qu’il m’interpellait, vous êtes assommant! vous faites ici, à vous tout seul, plus de raffut qu’une ligne d’omnibus! »… Il exagérait.”

« Sortirez-vous? petit rossard [malicioso]! Hein! C’est ça que vous appelez du travail?… À vous branler dans tous les coins!… C’est ainsi que vous apprendrez? N’est-ce pas? Les côtes en long! La queue en l’air!… Voilà le programme de la jeunesse!… »

À force de renifler tant de poussière, les crottes dans son nez devenaient du mastic. Elles s’en allaient plus… C’était sa forte distraction de les décrocher, de les bouffer ensuite gentiment. Comme on se mouchait dans les doigts, parmi le cirage, les crottes et les matricules, on en devenait parfaitement nègre.”

et puis on causait aussi des trente-six façons de regarder le cul des clientes dès qu’elles sont un peu assises.”

cou col cul cule mete a culher

né nez caga iz

Y en avait des bien vicelardes parmi les « coursières »… Elles se mettaient quelquefois le pied en l’air exprès sur un escabeau pour qu’on vise la motte. Elles se trissaient en ricanant [rir galhofando]… Une comme je passais, elle m’a montré ses jarretelles… Elle me faisait des bruits de suçons [chupão]… Je suis remonté là-haut pour lui dire au petit André… On se questionnait tous les deux… Comment qu’elle devait être sa craque? si elle jutait [gozava] fort? en jaune? en rouge? Si ça brûlait [queimava]? Et comment étaient les cuisses [coxas]? On faisait des bruits nous aussi avec la langue et la salive, on imitait le truc de baiser…”

La vraie haine, elle vient du fond, elle vient de la jeunesse, perdue au boulot sans défense. Alors celle-là qu’on en crève. Y en aura encore si profond qu’il en restera tout de même partout.”

« Ferdinand! Encore une fois! Tu vois même pas ce que tu manges! Tu avales tout ça sans mâcher! Tu engloutis tout comme un chien! Regarde-moi un peu ta mine! T’es transparent! T’es verdâtre!… Comment veux-tu que ça te profite! On fait pour toi tout ce qu’on peut! mais tu la gâches ta nourriture! »

André, il faisait semblant de pas me voir, il s’apportait exprès là-haut Les Belles Aventures Illustrées. Il les lisait pour lui seul. Il les étalait sur les planches… Si je lui causais, même au plus fort de ma voix… il faisait semblant de pas m’entendre. Il frottait ses chiffres à la brosse. Tout ce que je pouvais dire ou faire ça lui semblait louche [suspeito]. Dans son estime j’étais un traître [traíra]. Si jamais il perdait sa place, il me l’avait souvent raconté, sa tante lui foutrait une telle danse, qu’il s’en irait à l’hôpital… Voilà! C’était convenu depuis toujours…” “Il me répondait rien encore, il continuait de marmonner dans ses images… Il se lisait tout haut. Je me rapproche… Je regarde aussi ce que ça racontait… C’était l’histoire du Roi Krogold… Je la connaissais bien moi l’histoire… Depuis toujours… Depuis la Grand-mère Caroline… On apprenait là-dedans à lire… Il avait qu’un vieux numéro, un seul exemplaire…”

O dia seguinte ao “dia do exagero nos exercícios físicos”: até as extremidades dos dedos, as unhas, tudo, parece latejar de dor à infinitésima potência. Não sei como me agüento, ainda, de pé, e com humor! (P.S. 2022) Provavelmente um princípio de reumatismo ou qualquer desconforto psico-somático que eu tinha no trabalho há 6, 7 anos. Nem gosto de lembrar!

Une fois la surprise passée, mon père a rebattu la campagne… Il a recommencé l’inventaire de tous mes défauts, un par un… Il recherchait les vices embusqués au fond de ma nature comme autant de phénomènes… Il poussait des cris diaboliques… Il repassait par les transes… Il se voyait persécuté par un carnaval de monstres… Il déconnait à pleine bourre… Il en avait pour tous les goûts… Des juifs… des intrigants… les Arrivistes… Et puis surtout des Francs-Maçons… Je ne sais pas ce qu’ils venaient faire par là… Il traquait partout des dadas… Il se démenait si fort dans le déluge, qu’il finissait par m’oublier…” “Après tout, il se lavait les mains!… Comme Ponce Pilate!… qu’il disait… Il se déchargeait la conscience…”

Um livro familiar, em dois sentidos: “On n’avait qu’une chose de commun, dans la famille, au Passage, c’était l’angoisse de la croûte. On l’avait énormément. Depuis les premiers soupirs, moi je l’ai sentie… Ils me l’avaient refilée tout de suite… On en était tous possédés, tous, à la maison.” O apego à casa era a única coisa que mantinha os três juntos, fosse o barco furado ou não, fosse aquilo um hospício ou o paraíso.

Moi, mon plaisir dans l’existence, le seul, à vraiment parler, c’est d’être plus rapide que « les singes » dans la question de la balance… Je renifle le coup vache d’avance… Je me gafe à très longue distance… Je le sens le boulot dès qu’il craque… Déjà j’en ai un autre petit qui pousse dans l’autre poche. Le patron c’est tout la charogne, ça pense qu’à vous débrayer…”

Tu as l’as dans tes mains!

bijuterista, obviamente aquele que faz deliciosos bijus

Mais un bijoutier c’est terrible sur la question de la confiance. Ça tremble tout le temps pour ses joyaux! Ça n’en dort plus qu’on le cambriole! qu’on l’étrangle et qu’on l’incendie!… Ah!…”

“Avec des parents comme les miens si méticuleux, si maniaques pour faire honneur à leurs affaires, j’avais un sacré répondant!… Je pouvais aller me présenter devant n’importe quel patron!… Le plus hanté… le plus loucheur… avec moi, il était tranquille! Jamais aussi loin qu’on se souvienne, dans toute la famille, on n’avait connu un voleur, pas un seul!” Nous ne sommes pas riches ni l’un ni l’autre, mais nous n’avons pas un sou de dettes…”

« C’est plus difficile de le caser, que de liquider toute la boutique!… et pourtant, ça tu le sais, Clémence, c’est un tintouin bien infernal! »

On retournait le ciel et la terre… mais la résurrection venait pas…”

J’ai cavalé vers l’Odéon, dans les pourtours du théâtre, les derniers joailliers parnassiens. Ils crevaient même plus de famine, ils digéraient la poussière.”

Sur les trente-cinq francs du mois, mes parents m’en laissaient quinze… Ils disparaissaient en transports. Sans le faire exprès, par force des choses, je devenais assez dispendieux… En principe c’est évident j’aurais dû aller à pied… mais alors c’était les chaussures!…”

Seulement à force de rien gagner, de rien vendre, de marcher toujours avec une collection si lourde, je maigrissais de plus en plus… Sauf des biceps bien entendu. Je grandissais encore des pieds. Je grandissais de l’âme… de partout… Je devenais sublime…”

En remontant dans les étages, il reluquait dans toutes les serrures [ele espionava por todos os buraco de fechadura]… C’était sa grande distraction.”

Il m’a montré le système pour regarder par les gogs, pour voir les gonzesses pisser, sur notre palier même, deux trous dans le montant de la porte. (…) et Mme. Gorloge aussi, c’était même elle la plus salope, d’après ce qu’il avait remarqué, la façon qu’elle retroussait ses jupes… § Il était voyeur par instinct. Il paraît qu’elle avait des cuisses comme des monuments, des énormes piliers, et puis alors du poil au cul, tellement que ça remontait la fourrure, ça lui recouvrait tout le nombril [umbigo]…[!!!]”

On pouvait faire tout ce qu’on voulait du moment qu’on lui demandait rien. Il nous prévenait franchement lui-même: « Faites donc comme si j’étais pas là! »”

Il me montre alors sur la carte, d’où qu’il vient lui… Du bout du monde… et même d’un peu plus loin encore, à gauche dans la marge… C’était le mandarin en vacances…”

Dès que le patron a mis les bouts, le petit Robert, il se tenait plus. Il voulait à toute force les voir, Antoine et la patronne en train de s’emmancher. Il disait que ça arriverait, que c’était fatal… Il était voyeur par nature.”

Comme ça, vers la seconde semaine, la patronne a changé subitement de manière. Elle qu’était plutôt distante, qui me causait presque jamais tant que Gorloge était par là, d’un seul coup, elle devint aimable, engageante et personnelle. Je trouvais d’abord que c’était louche [falso]. Enfin tout de même j’ai pas tiqué. J’ai réfléchi que c’était peut-être parce que je devenais plus utile?… Parce que je ramenais des petits boulots?… Et cependant ça donnait pas de pèze [dinheiro]… Il rentrait pas une seule facture…”

C’était de la folie, dans un sens… Tout le monde avait perdu la boule, c’était l’effet de la canicule [verão ou seca; equinócio] et de la liberté.”

Antoine tout de suite, il l’a basculée à genoux, la grosse môme… Il était extrêmement brutal… Elle avait comme ça le cul en l’air… Il lui farfouillait la fente… Il trouvait pas la craquouse… Il déchirait les volants… Il déchirait tout… Et puis il s’est raccroché. Il a sorti son polard… Il s’est foutu à la bourrer… Et c’était pas du simili… Jamais je l’aurais cru si sauvage. J’en revenais pas… Il grognait comme un cochon. Elle poussait des râles aussi… Et des beaucoup plus aigus à chaque fois qu’il fonçait… C’est vrai ce que Robert m’avait dit à propos de ses fesses, à elle… Maintenant on les voyait bien… Toutes rouges… énormes, écarlates!…”

Le pantalon en fin volant, il était plus que des loques… C’était tout mouillé autour… Antoine il venait buter dur en plein dans les miches… chaque fois ça claquait… Ils s’agitaient comme des sauvages…”

« Antoine! Antoine! j’en peux plus!… Je t’en supplie, laisse-moi, mon amour!… Fais attention!… Me fais pas un môme!… Je suis toute trempée!… » Elle réclamait, c’était du mou!… « Ça va! Ça va! ma charogne! boucle ta gueule! Ouvre ton panier!… » Il l’écoutait pas, il la requinquait à bout de bite avec trois grandes baffes dans le buffet… Ça résonnait dur… Elle en suffoquait la garce… Elle faisait un bruit comme une forge… Je me demandais s’il allait pas la tuer?… La finir sur place?…”

Antoine d’ailleurs, il se dégonflait, il allait plus si fort au cul, il s’essoufflait [esgotava] pour des riens… Il s’y reprenait en dix fois… Il se vautrait entre les fesses… Il la faisait toujours mettre à genoux… Il lui calait le bide à présent avec l’édredon. Il lui remontait haut la tête sur les oreillers [almofadas]… C’était une drôle de position… Il lui empoignait les tiffes… Elle poussait de vaches soupirs…” “Elle gueulait plus fort qu’un âne!… Il dérapait à toutes les prises… Il y arrivait plus… Il saute alors du pageot, il pique tout droit dans la cuisine… Comme on était nous sur le poêle, il nous voit pas heureusement, tellement qu’il était passionné… Il passe à côté, il se met à farfouiller dans le placard, comme ça à poil, en chaussons… Il cherchait le pot de beurre…”

Il lui a beurré le cul en plein, les bords, tout lentement, soigneusement à fond, comme un ouvrier de la chose… Elle reluisait déjà, la tante!… Il a pas eu de mal… Il l’a mise à fond d’autorité… c’est rentré tout seul… Ils ont pris un pied terrible… Ils poussaient des petits cris stridents. Ils se sont écroulés sur le flanc. Ils se sont raplatis… Ils se sont foutus à ronfler…”

« Ah! le petit salopiaud, il paraît que tu regardes dans les trous, hein?… Ah! dis-moi donc que c’est pas vrai?… »

« Je vais le dire à ta maman, moi. Oh! là! là! le petit cochon!… Chéri petit cochon!… »

« Touche! Touche donc là! » qu’elle me fait… Je lui mets la main dans les cuisses…

« Va qu’elle insiste… Va! gros chouchou!… Va profond! vas-y… Appelle-moi Louison! Ta Louison! mon petit dégueulasse! Appelle-moi, dis!… »

« Oui, Louison! »… que je fais…”

C’est elle qui me maltraite, qui me tarabuste… Je glisse moi dans la marmelade… J’ose pas trop renifler… J’ai peur de lui faire du mal… Elle se secoue comme un prunier…

« Mords un peu, mon chien joli!… Mords dedans! Va! » qu’elle me stimule… Elle s’en fout des crampes de ruer! Elle pousse des petits cris-cris… Ça cocotte la merde et l’oeuf dans le fond, là où je plonge… Je suis étranglé par mon col… le celluloïd… Elle me tire des décombres… Je remonte au jour… J’ai comme un enduit sur les châsses, je suis visqueux jusqu’aux sourcils…

« Va! déshabille-toi! qu’elle me commande, enlève-moi tout ça! Que je voye ton beau corps mignon! Vite! Vite! Tu vas voir, mon petit coquin! T’es donc puceau [virgem]? Dis, mon trésor? Tu vas voir comme je vais bien t’aimer!… Oh! le gros petit dégueulasse [o grande nojentinho]… il regardera plus par les trous!… »”

Je savais que j’avais de la merde au cul et les pieds bien noirs… Je me sentais moi-même…”

J’avais le gland perdu… (…) Elle voulait encore que j’en mette… Elle n’implorait pas pitié comme à l’autre enflure… Au contraire, elle me faisait pas grâce d’un seul coup de bélier…”

Enfonce-toi bien mon gros chouchou! Enfonce-la, va! Bien au fond! Hein! T’en as, dis, une grosse belle bite?… Ah! Ah! comme tu me crèves, gros salaud… Crève-moi bien! Crève-moi! Tu vas la manger ma merde? Dis-moi oui! Oh! Oh!… Ah! tu me défonces bien… Ma petite vache!… Mon grand petit fumier!…

C’est bon comme ça! Dis? » Et hop! Je lui foutais un coup de labour… J’en pouvais plus!… Je renâclais… Elle me sifflait dans la musette… J’en avais plein le blaze, en même temps que ses liches… de l’ail… du roquefort… Ils avaient bouffé de la saucisse…”

Elle me saute sur le gland en goulue… Elle pompe tout… Elle se régale!… Elle aime ça la sauce… « Oh! qu’il est bon ton petit foutre! » qu’elle s’exclame en plus.”

« Je vais t’enculer petit misérable! »… qu’elle me fait mutine. Elle me fout deux doigts dans l’oignon. Elle me force, c’est la fête!… La salope en finira pas de la manière qu’elle est remontée!…”

Je me tâte la poche… Je faisais ce geste-là sans savoir… Une inspiration… Je touche encore… Je trouve plus la bosse… Je tâte l’autre… C’est du même! Je l’ai plus!… Mon écrin il est barré! Je recherche de plus en plus fort… Je tripote toutes mes doublures… Ma culotte… Envers… Endroit… Pas d’erreur!… J’entre dans les chiots… Je me déshabille totalement…”

Ma mère elle me trouvait bizarre, à voir ma mine, ele se demandait quelle maladie je pouvais couver?… J’avais la peur dans toutes les tripes… J’aurais voulu disparaître… maigrir tellement qu’il me reste rien… Mon père, il faisait des remarques caustiques. « T’es pas amoureux par hasard?… Ça serait pas des fois le printemps?… T’as pas des boutons au derrière?… » Dans un petit coin il m’a demandé: « T’as pas attrapé la chaude-pisse [gonorréia]…? » Je savais plus comment me poser, me mettre de coin ou d’équerre…”

Je voulais plus rentrer chez Gorloge… Je préférais encore mes parents... C’était aussi épouvantable… mais c’était tout de même plus près… Juste à côté du square Louvois… C’est curieux quand même quand on n’a plus pour respirer que des endroits tous bien horribles…”

Ça me fascinait qu’il tourne bleu… ou jaune après coup. Il me recouvrait d’une telle furie, que je sentais plus rien…” “Ce fut tout de même un coup terrible. Je suis resté longtemps dans ma chambre, cinq ou six jours sans sortir. Ils me forçaient à descendre manger… Elle m’appelait une dizaine de fois. Elle montait me chercher à la fin. Moi, je voulais plus rien du tout, je voulais surtout plus parler. Mon père, il se causait tout seul. Il s’en allait en monologues. Il vitupérait, il arrêtait pas… Tout le bataclan des maléfices… Le Destin… Les Juifs… La Poisse [Azar]… L’Exposition… La Providence… Les Francs-Maçons…” “Il recommençait lui, Ponce Pilate, il éclaboussait tout l’étage, il se lavait les mains de mon ordure, à plein jet, à toute pression. Il faisait des phrases entières latines. Ça lui revenait aux grands moments. Comme ça, dans la petite cuisine, tout debout, il me jetait l’anathème, il déclamait à l’antique. Il s’interrompait pour des pauses, pour m’expliquer entretemps, parce que j’avais pas d’instruction, le sens des « humanités »…” “J’étais méprisé de partout, même par la morale des Romains, par Cicéron, par tout l’Empire et les Anciens… Il savait tout ça mon papa… Il avait plus un seul doute… Il en hurlait comme un putois… Ma mère arrêtait pas de chialer…”

Mais moi si j’étais à votre place! mais moi je pisserais sur le monde! Sur le Monde entier! Vous m’entendez bien! Vous êtes mou [mole] Monsieur! c’est tout ce que je peux voir!”

L’univers, pour lui, n’était plus qu’un énorme acide… Il avait plus qu’à essayer de devenir tout « bicarbonate »…”

Je m’en fous bien des papiers! Bordel de bon Dieu de Nom de Dieu de merde!”

“— Ton mari n’ira pas loin! S’il continue à se bouleverser de cette façon-là… Il maigrit chaque jour un peu plus… Tout le monde le remarque dans le Passage… Tout le monde en cause…”

“— Mourir, moi? Ah! là! là! La mort? Oh! mais je ne demande que ça moi! Mourir! Vite! Ah! là! là! Alors tu parles comme je m’en fous! Mais c’est ce que je désire moi la mort!… Ah! Nom de Dieu!…” Il avait pas pensé à ça… La mort! Nom de Dieu… Sa mort!… Le voilà reparti en belle transe… Il se donne tout entier! Il se requinque!… Il se relance vers l’évier… Il veut boire un coup. Ta ra! Vlac!!!… Il dérape!… Il carambole!… Il va glisser des quatre fers… Il plonge dans le buffet… Il rebondit dans la crédence… Il braille à tous les échos… Il s’est bigorné la trompe… Il veut se rattraper… Tout le bazar nous flanche sur la gueule… Toute la vaisselle, les instruments, le lampadaire… C’est une cascade… une avalanche… On reste écrasés dessous… On se voit plus les uns les autres… Ma mère crie dans les décombres… « Papa! Papa! Où es-tu?… Réponds-moi, papa!… »”

C’est plus une vie que nous endurons!… Nous n’avons pas mérité ça!… Tu m’entends n’est-ce pas? Mon petit? Ce n’est pas des reproches que je t’adresse… Mais c’est pour que tu te rendes bien compte… Que tu te fasses pas d’illusions, que tu comprennes bien tout le mal que nous avons dans l’existence… Puisque tu vas t’en aller pendant plusieurs mois. Tu nous as compliqué les choses, tu sais, Ferdinand! Je peux bien te le dire, te l’avouer!… Je suis pour toi pleine d’indulgence… Je suis ta mère après tout!… Ça m’est difficile de te juger… Mais les étrangers, les patrons, eux autres qui t’ont eu chez eux tous les jours… Ils ont pas les mêmes faiblesses…”

< Madame, qu’il me fait, je vois à qui je cause… Votre garçon, pour moi, c’est bien simple… Vous êtes comme tant d’autres mères… Vous l’avez gâté! Pourri! Voilà tout! On croit bien faire, on se décarcasse! On fait le malheur de ses enfants! > Je te répète mot pour mot ses propres paroles… < Absolument sans le vouloir, vous n’en ferez qu’un petit jouisseur! un paresseux! un égoïste!… >”

C’est que vraiment tu n’as pas de coeur… C’est ça au fond de toutes les choses… Je me demande souvent de qui tu peux tenir. Je me demande maintenant d’où ça te vient? Sûrement pas de ton père ni de moi-même… Il a du coeur lui ton père… Il en a plutôt trop, le pauvre homme!… Et moi, je crois que tu m’as bien vue comme j’étais avec ma mère?… C’est jamais le coeur qui m’a manqué… Nous avons été faibles avec toi… Nous étions trop occupés, nous n’avons pas voulu voir clair… Nous avons cru que ça s’arrangerait… Tu as fini à la fin par manquer même de probité!… Quelle terrible abomination!… Nous en sommes un peu fautifs!…”

Ça n’a vraiment pas d’importance… Ce qu’il faut c’est décourager le monde qu’il s’occupe de vous… Le reste c’est du vice.”

Dès qu’on était dans la foule, on devenait timides, furtifs… Même mon père, qui gueulait si fort au Passage, dehors, il perdait là tous ses moyens… Il se ratatinait. C’est à la maison seulement qu’il remuait la foudre et les tonnerres. À l’extérieur, il rougissait qu’on le remarque…”

Mange et mâche surtout lentement… Tu te détruiras l’estomac… Prends ton sirop contre les vers… Perds l’habitude de te toucher…”

le canari qui picore « L’Avenir » dans la boîte” Seria o bem-te-vi?

Ah! un coup de bourrasque! On le retrouve!… un vrai gentleman, redingote… Il montre la Lune pour deux pennies… Pour trois pièces il vous donne Saturne…”

C’est bien agréable une langue dont on ne comprend rien… C’est comme un brouillard [neblina] aussi qui vadrouille [passeia] dans les idées… C’est bon, y a pas vraiment meilleur… C’est admirable tant que les mots ne sortent pas du rêve…”

La môme qui trifouillait la sauce, je peux pas dire qu’elle était jolie… Il lui manquait deux dents de devant… Elle arrêtait pas de rigoler… (…) Elle me souriait toujours… Elle avait pas vingt piges la môme et des petits nénés insolents… et la taille de guêpe [marimbondo]… et un pétard [cu] comme je les aime, tendu, musclé, bien fendu…”

Je lui ai montré ma monnaie… Elle m’a servi des fritures assez pour gaver une famille. Elle m’a pris qu’une petite pièce… Nous étions en sympathie…”

Elle redouble de courtoisie, d’aménité, d’entreprise… Son trou de sourire il me dégoûte d’abord!… Je lui montre que je vais faire un tour du côté des bars… M’amuser!… Je lui laisse ma valise en échange, ma couverture… Je les pose à côté de son pliant… Je lui fais signe qu’elle me les conserve…”

J’ai un sursaut dans la mémoire… Où je l’ai mise ma couverture? Je me souviens de la môme Graillon… Je passe d’une baraque à une autre… Enfin je la retrouve la mignonnette. Elle m’attendait justement. Elle avait déjà tout bouclé, toutes les marmites, sa grande fourchette, replié tout son bataclan… Elle avait plus qu’à s’en aller…” “Falô, docinho! Vá cagar inseto!” “elle me sort la queue en plein vent… Je bandais déjà plus… (…) Ela levantava a saia, ele fazia a dança do selvagem…” “Ainda não era uma hora! Ela queria tudo! Merda! Ela corria atrás de mim… Ela se tornou desagradável! Ela me recaptura… Ela tenta me morder! uns gemidos violentos! É uma rapariga que amava o estrangeiro…” “Eu preferia chegar logo ao dormitório da escola que transar com a Gwendoline.”

« Demain, Ferdinand! Demain… Je ne vous parlerai plus qu’anglais! Eh? What?… » Ça le faisait même rire d’avance…

« Attendez-moi un moment! Wait! Môment! Ah! vous voyez! Déjà! Ferdinand! Déjà!… »

Il faisait le rigolo…”

Even some Nazis thought Céline’s antisemitic pronouncements were so extreme as to be counter-productive.” excerto Wikipédia

Dans de tels climats si ravagés, si rigoureux, on prend des appétits farouches… Ça fait devenir les mômes costauds, des vrais mastards! Avec une croûte suffisante!”

Pendant qu’ils disaient la prière, j’avais des sensations dangereuses… Comme on était agenouillés, je la touchais presque moi, Nora. je lui soufflais dans le cou, dans les mèches. J’avais des fortes tentations… C’était un moment critique, je me retenais de faire des sottises… je me demande ce qu’elle aurait pu dire si j’avais osé?… Je me branlais en pensant à elle, le soir au dortoir, très tard, encore après tous les autres, et le matin j’avais encore des « revenez-y »…”

tous ces mômes avec leurs grimaces… J’avais plus l’âge ni la patience. Je trouvais plus ça possible l’école… Tout ce qu’ils fabriquent, tout ce qu’ils récitent… c’est pas écoutable en somme… à côté de ce qui nous attend… de la manière qu’on vous arrange après qu’on en est sorti… Si j’avais voulu jaspiner, je les aurais moi, incendiées en trois mots, trois gestes, toutes ces fausses branlures.”

Si je m’étais mis à leur causer, j’aurais raconté forcément comment c’était les vrais « business… »! les choses exactes de l’existence, les apprentissages… Moi je les aurais vite affranchis ces mirmidons à la gomme! Ils savaient rien ces petits… Ils soupçonnaient pas… Ils comprenaient que le football, c’est pas suffisant… Et puis se regarder la bite…”

C’était trop froid pour savonner. Et la pluie n’arrêtait plus. À partir du mois de décembre ce fut vraiment du déluge. On voyait plus rien de la ville, ni du port, ni du fleuve au loin… Toujours le brouillard, un coton énorme…”

Nora [nascida pra casar!], la patronne, je la regardais furtivement, je l’entendais comme une chanson… Sa voix, c’était comme le reste, un sortilege de douceur… Ce qui m’occupait dans son anglais c’était la musique, comme ça venait danser autour, au milieu des flammes. Je vivais enveloppé aussi moi, un peu comme Jonkind en somme, dans l’ahurissement [estupefação].”

Une question me revenait souvent, comment qu’elle l’avait épousé l’autre petit véreux? le raton sur sa badine? ça paraissait impossible! Quel trumeau! quel afur! quelle bobinette! en pipe il ferait peur! il ferait pas vingt sous! Enfin c’était son affaire!…”

Je m’en convulsais, moi, des souvenirs! Je m’en écorchais le trou du cul!…”

Qu’elle serait encore bien plus radieuse et splendide cent dix mille fois [um milhão de vezes], j’y ferais pas le moindre gringue! pas une saucisse! pas un soupir! Qu’elle se trancherait toute la conasse, qu’elle se la mettrait toute en lanières, pour me plaire, qu’elle se la roulerait autour du cou, comme des serpentins fragiles, qu’elle se couperait trois doigts de la main pour me les filer dans l’oignon, qu’elle s’achèterait une moule tout en or! J’y causerais pas! jamais quand même!… Pas la moindre bise…”

Il inscrivait des phrases entières sur le tableau noir, en lettres capitales… Bien faciles à déchiffrer… et puis en dessous la traduction… Les mômes rabâchaient tous ensemble, des quantités de fois… en choeur… en mesure… J’ouvrais alors la gueule toute grande, je faisais semblant que ça venait… J’attendais que ça sorte… Rien sortait… Pas une syllabe… Je rebouclais tout… C’était fini la tentative… J’étais tranquille pour vingt-quatre heures…”

Plus qu’ils [colombins; pigeons; pombos] étaient devenus bouseux, hermétiques, capitonnés par la merde, plus qu’ils étaient heureux, contents… Ils déliraient de bonheur à travers leurs croûtes de glace”

Fallait pas qu’il s’approche des buts… Dès qu’il voyait le ballon rentrer, il se connaissait plus, il se précipitait dans les goals, emporté par sa folie, il bondissait sur la baudruche, il l’arrachait au gardien… Avant qu’on ait pu le retenir il était sauvé avec… Il était vraiment possédé dans ces moments-là… Il courait plus vite que tout le monde… Hurray! Hurray! Hurray!… qu’il arrêtait pas de gueuler, comme ça jusqu’en bas de la colline, c’était coton pour le rejoindre, il dévalait jusqu’à la ville.”

Pendant trois mois j’ai pas mouffeté; j’ai pas dit hip! ni yep! ni youf!… J’ai pas dit yes… J’ai pas dit no… J’ai pas dit rien!… C’était héroïque… Je causais à personne. Je m’en trouvais joliment bien…”

Par le retour du courrier, j’ai reçu alors moi-même trois lettres bien compactes, que je peux qualifier d’ignobles… blindées, gavées, débordantes de mille menaces, jurons horribles, insultes grecques et puis latines, mises en demeure comminatoires… représailles, divers anathèmes, infinis chagrins… Il qualifiait ma conduite d’infernale! Apocalyptique!… Me revoilà découragé!… Il m’envoie un ultimatum, de me plonger séance tenante dans l’étude de la langue anglaise, au nom des terribles principes, de tous les sacrifices extrêmes… des deux cent mille privations, des souffrances infectes endurées, entièrement pour mon salut! Il en était tout déconcerté, tout ému, tout bafouillard, le sale andouille Merrywin d’avoir provoqué ce déluge…”

Je distrayais tout le monde en classe… Je claquais tout le temps mon pupitre… J’allais regarder à la fenêtre, les brouillards et le mouvement du port… Je faisais des travaux personnels avec des marrons et des noix, je constituais des combats navals… des grands voiliers en allumettes… J’empêchais les autres d’apprendre…”

je détestais pas l’intonation anglaise… C’est agréable, c’est élégant, c’est flexible… C’est une espèce de musique, ça vient comme d’une autre planète… J’étais pas doué pour apprendre… J’avais pas de mal à résister… Papa le répétait toujours que j’étais stupide et opaque… C’était donc pas une surprise… Ça me convenait mon isolement, de mieux en mieux…” “não é que eu detestasse a entonação inglesa… É agradável, é elegante, é flexível… É uma espécie de música, como que vinda de outro planeta… Eu só não tinha nascido pra aprender… Na verdade não tinha nada que me impedisse… Papai repetia sempre que eu era estúpido e opaco… Então o resultado não me surpreendia… Isso convinha, esse meu isolamento, cada vez mais…”

J’aurais voulu là, l’embrasser… ça me dévorait atrocement… Je passais par-derrière… Je me fascinais sur sa taille, les mouvements, les ondulations…” “Dans l’église, Nora elle me faisait l’effet d’être encore plus belle que dehors, moi je trouvais du moins. Avec les orgues, et les demi-teintes des vitraux, je m’éblouissais dans son profil… Je la regarde encore à présent… Y a bien des années pourtant, je la revois comme je veux.” “Ça me suffisait pas quand même, c’est elle que j’aurais voulue, c’est elle tout entière à la fin!… C’est toute la beauté la nuit… ça vient se rebiffer contre vous… ça vous attaque, ça vous emporte… C’est impossible à supporter… À force de branler des visions j’en avais la tête en salade…” “Pour perdre encore moins de chaleur, on restait couchés deux par deux… On se passait des branlées sévères… Moi, j’étais impitoyable, j’étais devenu comme enragé, surtout que je me défendais à coups d’imagination… Je la mangeais Nora dans toute la beauté, les fentes [buracos, brechas, janelas, fissuras]… J’en déchirais le traversin [estrangulava o travesseiro]. Je lui aurais arraché la moule [Eu teria podido virar sua boceta do avesso], si j’avais mordu pour de vrai, les tripes, le jus au fond, tout bu entièrement… je l’aurais toute sucée moi, rien laissé, tout le sang, pas une goutte… J’aimais mieux ravager le pageot, brouter entièrement les linges… que de me faire promener par la Nora et puis par une autre! [Preferia bem mais devastar a cama, morder inteiramente a lã… que me deixar manipular pela Nora ou depois por qualquer outra!]”

O coitado que afunda é pior que a merda!”

eu tinha minha braguilha à deriva!”

Elle me ferait pas fondre la vampire! même qu’elle serait mille fois plus gironde. D’abord, elle couchait avec l’autre, le petit macaque! Ça débecte tant qu’on est jeunes les vieux qu’elles se tapent… Si j’avais un peu parlé, j’aurais essayé de savoir pourquoi lui? pourquoi lui si laid? Y avait de la disproportion!… J’étais peut-être un peu jaloux?… Sans doute! Mais c’est vrai qu’il était affreux à regarder et à entendre… avec ses petits bras tout courts… agités comme des moignons [cotocos]… sans raison… sans cesse… Il avait l’air d’en avoir dix, tellement qu’il les agitait…

J’allais pas Better nom de Dieu! Jamais que j’irais Better!…”

Ils étaient terribles ses doigts… c’était comme des rais de lumière, sur chaque feuillet à passer… Je les aurais léchés… je les aurais pompés… J’étais retenu par le charme… Je pipais pas malgré tout…”

Je vais [re]péter pour toi!

Ils regrettaient leurs « douze à zéro ». Ils comprenaient plus l’existence… Ils avaient plus de rivaux du tout… Ça les déprimait horrible… Ils sont repartis chez eux sinistres…”

Les quatre mômes qui subsistaient, ils faisaient du barouf comme trente-six… et puis ça les amusait plus… alors ils se trissaient simplement… ailleurs… au jardin… dans les rues… Ils laissaient Merrywin tout seul, ils venaient nous rejoindre à la promenade. Plus tard, on le rencontrait, lui, sur la route… on le croisait en pleine campagne… on le voyait arriver de loin… il venait vers nous en vitesse, perché sur un énorme tricycle…”

Je me branlais trop pour la Nora, ça me faisait la bite comme toute sèche… dans le silence, je me créais d’autres idées nouvelles… et des bien plus astucieuses, plus marioles et plus tentantes, des tendres à force… Avant de quitter le Meanwell, j’aurais voulu la voir la môme, quand elle travaillait son vieux… Ça me rongeait… ça me minait soudain de les admirer ensemble… ça me redonnait du rassis rien que d’y penser. Ce qu’il pouvait lui faire alors?” “Comment qu’ils baisaient? Ça se passait-il chez lui? chez elle? Je me suis résolu… Je voulais tout de même me payer ça… J’avais attendu trop longtemps…”

Aucun des gniards n’est revenu des vacances de Pâques. Il restait plus au Meanwell que Jonkind et moi. C’était un désert notre crèche.”

Nora s’appuyait le grand turbin, mais elle faisait quand même la coquette. À table, je la retrouvais toute avenante, et même enjouée si je peux dire.”

C’est Jonkind qui animait toutes les parlotes, lui tout seul! No trouble! Il avait appris un autre mot! No fear! Il en était fier et joyeux. Ça n’arrêtait pas! « Ferdinand! No fear! » qu’il m’apostrophait sans cesse, entre chaque bouchée…”

Le piano à queue, il a plus existé longtemps. Ils sont venus le chercher les déménageurs un lundi matin… Il a fallu qu’ils le démantibulent pièce par pièce… Avec Jonkind on a pris part à la manoeuvre…”

Ça faisait au moins la dixième qu’on recevait de mon père depuis la Noël… Je répondais jamais… Merrywin non plus… On était bloqués par le fait… Il me l’ouvre, il me la montre… Je regarde par acquit de conscience… Je parcours les pages et les pages… C’était copieux, documenté… Je recommence. C’était un vrai rappel formel!… C’était pas nouveau qu’ils m’engueulent… Non… Mais cette fois-ci y avait le billet!… un vrai retour par Folkestone!” “Nous sommes in extremis mon cher enfant! Matériellement, nous ne possédons plus rien!… Du petit avoir, que nous tenions de ta grand-mère, il ne nous reste rien!… absolument rien!… pas un sou! Tout au contraire! Nous nous sommes endettés! Et tu sais dans quelles circonstances… Les deux pavillons dAsnières sont grevés d’hypothèques!… Au Passage, ta mère, dans son commerce, se trouve aux prises avec de nouvelles difficultés, que je présume insurmontables…” “Ne possédant aucune relation personnelle ou politique, parvenu presque au bout de mon rouleau, n’ayant ni fortune ni parents, ne possédant pour tout atout [outro mérito senão] dans mon jeu que l’acquis des services rendus honnêtement, scrupuleusement, pendant vingt et deux années consécutives à la Coccinelle, ma conscience irréprochable, ma parfaite probité, la notion très précise, indéfectible de mes devoirs… Que puis-je attendre? Le pire évidemment… Ce lourd bagage de vertus sincères me sera compté, j’en ai peur, plutôt à charge qu’à crédit, le jour où se régleront mes comptes!… J’en ai l’absolu pressentiment, mon cher fils!…” “À tout hasard, dans un ultime sursaut défensif, je me suis attelé (dernière tentative!) à l’apprentissage de la machine à écrire, hors du bureau bien entendu, pendant les quelques heures que je peux encore soustraire aux livraisons et aux courses pour notre magasin. Nous avons loué cet instrument (américain) pour une durée de quelques mois (encore des frais). Mais de ce côté non plus je ne me berce d’aucune illusion!… Ce n’est pas à mon âge, tu t’en doutes, que l’on s’assimile aisément une technique aussi nouvelle! d’autres méthodes! d’autres manières! d’autres pensées!”

Vouf! La voilà qui fond en larmes… Elle chiale, elle se tient plus, elle se lève, elle se sauve, elle s’enfuit dans la cuisine. Je l’entends qui sanglote dans le couloir… ça me déconcerte son attitude! C’était pas son genre du tout… ça lui arrivait jamais… Je bronche pas quand même [Eu não ouso me mexer]… Je reste en place avec l’idiot, je finis de le faire bouffer…”

Il faudrait reprendre toute l’enfance, refaire le navet [filme B; sucata] du début! L’empressé! Ah! la sale caille! la glaireuse horreur!… l’abjecte condition! Le garçon bien méritant! Cent mille fois Bonze! Et Rata-Bonze! j’en pouvais plus d’évocations!… J’avais la gueule en colombins rien que de me représenter mes parents! Là, ma mère, sa petite jambe d’échasse, mon père, ses bacchantes et son bacchanal, tous ses trifouillages de conneries…”

Comment qu’il me voyait lui, au fond? Comme un boeuf? Comme une langouste?… Il s’était bien habitué à ce que je le promène, avec ses gros yeux de loto, son contentement perpétuel… Il avait une sorte de veine… Il était plutôt affectueux si on se gafait de pas le contrarier… De me voir en train de réfléchir, ça lui plaisait qu’à demi… Je vais regarder um peu par la fenêtre… Le temps que je me retourne, il saute, le loustic, parmi les couverts… Il se calme, il urine! Il éclabousse dans la soupe! Il l’a déjà fait! Je me précipite, je l’arrache, je le fais descendre…”

P. 263: “J’irais voir mon père faire craquer son col… Ma mère… ramasser sa jambe… J’irais chercher des boulots… Il allait falloir que je recause, que j’explique pourquoi du comment! Je serais fabriqué comme un rat… Ils m’attendaient pourris de questions… J’avais plus qu’à mordre… J’en avais le coeur qui se soulevait à la perspective…”

No último dia no “colégio-internato inglês” o jovem Ferdinand consegue comer a coquete, mulher do dono do local semi-falido: “Je suis trituré, je n’existe plus… C’est elle, toute la masse qui me fond sur la pêche… ça glue… J’ai la bouille coincée, j’étrangle… Je proteste… j’implore… J’ai peur de gueuler trop fort… Le vieux peut entendre!… Je me révulse!… Je veux me dégager par-dessous!… Je me recroqueville… j’arc-boute! Je rampe sous mes propres débris… Je suis repris, étendu, sonné à nouveau… C’est une avalanche de tendresses… Je m’écroule sous les baisers fous, les liches, les saccades… J’ai la figure en compote… Je trouve plus mes trous pour respirer… « Ferdinand! Ferdinand! » qu’elle me supplie… Elle me sanglote dans les conduits… Elle est éperdue… Je lui renfonce dans la goulette, tout ce que je me trouve de langue, pour qu’elle gueule pas tant… Le vieux dans sa crèche il va sûrement sursauter!… J’ai la terreur des cocus… Y en a des horribles… § J’essaye de bercer sa douleur, qu’elle se contienne um peu… Je calfate au petit hasard!… je me dépense… je m’évertue… je déployé toutes les fines ruses… Je suis débordé quand même… elle me passe des prises effrénées… Elle en saccade tout le plumard! Elle se débat la forcenée… Je m’acharne… J’ai les mains qui enflent tellement je lui cramponne les fesses! Je veux l’amarrer! qu’elle bouge plus! C’est fait! Voilà! Elle parle plus alors! Putain de Dieu! J’enfonce! Je rentre dedans comme un souffle! Je me pétrifie d’amour!… Je ne fais plus qu’un dans sa beauté!… Je suis transi, je gigote… Je croque en plein dans son nichon! Elle grogne… elle gémit… Je suce tout… Je lui cherche dans la figure l’endroit précis près du blaze, celui qui m’agace, de sa magie du sourire… Je vais lui mordre là aussi… surtout… Une main, je lui passe dans l’oignon, je la laboure exprès… j’enfonce… je m’écrabouille dans la lumière et la bidoche… Je jouis comme une bourrique… Je suis en plein dans la sauce… Elle me fait une embardée farouche… Elle se dégrafe de mes étreintes, elle s’est tirée la salingue!… elle a rebondi pile en arrière… Ah merde! Elle est déjà debout!… Elle est au milieu de la pièce!… Elle me fait un discours!… Je la vois dans le blanc réverbère!… en chemise de nuit… toute redressée!… ses cheveux qui flottent… Je reste là, moi, en berloque avec mon panais tendu…” “Elle semble furieuse d’un seul coup! Elle crie, elle se démène… Elle recule encore vers la porte. Elle me fait des phrases, la charogne!… « Good-bye, Ferdinand! qu’elle gueule, Good-bye! Live well, Ferdinand! Live wel!… » C’est pas des raisons… § Encore un scandale! Putinaise! Je saute alors du pageot!… Celle-là je vais la raplatir! Ça sera la dernière! Bordel de mon sacré cul! Elle m’attend pas la fumière! Elle est déjà dégringolée!… J’entends la porte en bas qui s’ouvre et qui reflanque brutalement!… Je me précipite! Je soulève la guillotine… J’ai juste le temps de l’apercevoir qui dévale au bord de l’impasse… sous les becs de gaz… Je vois ses mouvements, sa liquette qui frétille au vent… Elle débouline les escaliers… La folle! Où qu’elle trisse?”

« Tu vas voir Toto! Tu vas voir! »

Pas du tout!… Ils avaient l’air content mes vieux, ils étaient plutôt heureux de me voir arriver… Ils ont seulement été surpris que je ramène pas une seule chemise ni une seule chaussette, mais ils n’ont pas insisté… Ils ont pas fait le scénario… Ils étaient bien trop absorbés par leurs soucis personnels…”

De plus avoir son chronomètre, mon père ça l’affolait complètement… De plus avoir l’heure sur lui… ça contribuait à sa déroute. Lui si ponctuel, si organisé, il était forcé de regarder à chaque instant l’horloge du Passage… Il sortait pour ça sur le pas de la porte…”

Pourquoi s’évertuer sur le Beau? Voilà ce que les dames demandaient! Du tape-à-l’oeil à présent! Du vermicelle! Des tas d’horreurs! Des vraies ordures de bazar! La belle dentelle était morte!… Pourquoi s’acharner?”

Ma conduite, tous mes forfaits chez Gorloge et chez Berlope les avaient tellement affectés qu’ils ne s’en relèveraient jamais…”

Que s’il m’arrivait par malheur de commettre d’autres tours pendables… eh bien ça serait la vraie débâcle!… mon père résisterait sûrement plus… il pourrait plus le malheureux! Il tomberait en neurasthénie… il faudrait qu’il quitte son bureau… Pour ce qui la concernait, si ele passait par d’autres angoisses… avec ma conduite… ça retentirait sur sa jambe… et puis d’abcès en abcès on finirait par lui couper… Voilà ce qu’il avait dit Capron [le médecin]. § Question de papa, tout devenait encore plus tragique, à cause de son tempérament, de sa sensibilité… Il aurait fallu qu’il se repose, pendant plusieurs mois et tout de suite, qu’il puisse prendre des longues vacances, dans un endroit des plus tranquilles, écarté, à la campagne… Capron l’avait bien recommandé! Il l’avait longuement ausculté… Son coeur battait la breloque… Il avait même des contretemps… Tous deux Capron et papa, ils avaient juste le même âge, quarante-deux ans et six mois… (…) Il avait même ajouté qu’un homme c’est encore plus fragile qu’une femme dans les moments de la « ménopause »…”

Chaque fois que je montais l’escalier, mon père faisait des grimaces.”

Le moment était mal choisi pour la recherche d’um emploi… C’était plutôt calme le commerce à la veille de la morte-saison.”

J’avais la nature infecte… J’avais pas d’explications!… J’avais pas une bribe, pas un brimborion d’honneur… Je purulais de partout! Rebutant dénaturé! J’avais ni tendresse ni avenir… J’étais sec comme trente-six mille triques! J’étais le coriace débauché! La substance de bouse… Un corbeau des sombres rancunes… J’étais la déception de la vie! J’étais le chagrin soi-même. Et je mangeais là midi et soir et encore le café au lait… Le Devoir était accompli! J’étais la croix sur la terre!”

Un projet était à l’étude pour amener l’électricité dans toutes les boutiques du Passage! On supprimerait alors le gaz qui sifflait dès quatre heures du soir, par ses 320 becs, et qui puait si fortement dans tout notre air confiné que certaines dames, vers sept heures, arrivaient à s’en trouver mal… (en plus de l’odeur des urines des chiens de plus en plus nombreux…). On parlait même encore bien plus de nous démolir complètement! De démonter toute la galerie! De faire sauter notre grand vitrage! oui!”

Visios, le gabier des pipes, Charonne le doreur, la mère Isard des teintures, ils voulaient savoir ce qu’on mangeait à Rochester dans ma pension? Et surtout question des légumes, si vraiment ils les bouffaient crus ou bien cuits à peine? Et pour la bibine et la flotte? Si j’en avais bu du whisky? Si les femmes avaient les dents longues? un peu comme les chevaux? et les pieds alors? une vraie rigolade! Et pour les nichons? Elles en avaient-y? Tout ça entre des allusions et mille manières offusquées.”

P. 280: “Je savais en tout: River… Water… No trouble… No fear et encore deux ou trois machins… C’était vraiment pas méchant… Mais j’opposais l’inertie… Je me sentais pas du tout en verve… Ma mère, ça la chagrinait de me voir encore si buté. Je justifiais pas les sacrifices! Les voisins eux-mêmes ils se vexaient, ils faisaient déjà des grimaces, ils me trouvaient une tête de cochon… « Il a pas changé d’un poil! » que remarquait Gaston, le bosco. « Il changera jamais d’abord!… Il est toujours comme au temps qu’il pissait partout dans mes grilles! J’ai jamais pu l’empêcher! »”

Mon oncle, à défaut de mon père, c’était encore un idéal… Elle me disait pas ça crûment, mais elle me faisait des allusions… Papa, c’était pas son avis, qu’Édouard ça soye un idéal, il le trouvait très idiot, complètement insupportable, mercantile, d’esprit extrêmement vulgaire, toujours à se réjouir de conneries…”

cas·se·te·te |cà…éte|

(francês casse-tête)

substantivo masculino

Cacete usado sobretudo por forças policiais ou militares.

o quebra-cabeça do genial policial

o cassetete do menino pimpolho

pintando o setembro

irmãos petralha

deviam roubar a tralha

já que não serve pra nada

Dans cette putain d’Angleterre, j’avais perdu l’accoutumance de respirer confiné… Il allait falloir que je m’y refasse! C’était pas la bourre! Rien que de les apercevoir les patrons possibles, ça me coupait complètement le guignol! J’avais la parole étranglée… Rien qu’à chercher l’itinéraire, dans la rue, j’en crevais déjà… Les plaques des noms sur les portes, elles fondaient après les clous tellement ça devenait une étuve [suadouro]… Il a fait des 39,2!”

Que c’était le moment ou jamais pour orienter ma carrière… Tout ça c’était excellent… C’était bien joli…”

Je suis sous le sous, sans soul, seule. Du sel! Et sucre. Me soulever… Prendre un sub… {sob, sob}

Je méritais pas leur grande bonté… les terribles sacrifices… Je me sentais là tout indigne, tout purulent, tout véreux… Je vois bien ce qu’il aurait fallu faire et je luttais désespérément, mais je parvenais de moins en moins… Je me bonifiais pas avec l’âge… Et j’avais de plus en plus soif… La chaleur aussi c’est un drame… Chercher une place au mois d’août, c’est la chose la plus altérante à cause des escaliers d’abord et puis des appréhensions qui vous sèchent la dalle à chaque tentative… pendant qu’on poireaute… Je pensais à ma mère… à sa jambe de laine et puis à la femme de ménage qu’on pourrait peut-être se procurer si je parvenais à ce qu’on me prenne… Ça me remontait pas l’enthousiasme… J’avais beau me fustiger, m’efforcer dans l’idéal à coups de suprêmes énergies, j’arrivais pas au sublime. Je l’avais perdue depuis Gorloge, toute ma ferveur au boulot! C’était pitoyable! Et je me trouvais malgré tout, en dépit de tous les sermons, encore bien plus malheureux que n’importe quel des autres crabes, que tous les autres réunis!… C’était un infect égoïsme!”

Ma mère laissait traîner sa bourse, la petite en argent, sur le dessus des meubles… Je la biglais avidement… Tant de chaleur, ça démoralise!”

J’avais pas droit pour ma part aux lamentations, jamais!… C’étaient des trucs bien réservés, les condoléances et les drames. C’était seulement pour mes parents… Les enfants c’étaient des voyous, des petits apaches, des ingrats, des petites raclures insouciantes!… Ils voyaient tous les deux rouge à la minute que je me plaignais, même pour un tout petit commencement… Alors c’était l’anathème! Le blaspheme atroce!… Le parjure abominable!…”

Y avait même plus de jambe qui tienne, ni d’abcès, ni de souffrances atroces!… Ma mère se redressait d’un seul bond! « Petit malheureux! Tout de suite! Petit dévoyé sans entrailles! Veux-tu retirer ces injures… »

C’est le roman qui pousse au crime encore bien pire que l’alcool…”

P. 292: “Je vois encore mon chapeau de paille, le canotier renforci, je l’avais toujours à la main, il pesait bien ses deux livres… Il fallait qu’il me dure deux années, si possible trois…”

Comme apprenti, ils me refoulaient, j’avais déjà dépassé l’âge… Comme veritable employé, je faisais encore beaucoup trop jeune… J’en sortirais pas de l’âge ingrat… et même si je parlais bien l’anglais c’était exactement pareil!… Ils avaient pas l’utilité! Ça concernait que les grandes boutiques, les langues étrangères. Et là ils faisaient pas de débutants!… De tous côtés j’étais de la bourre!… Que je m’y prenne comme ci ou comme ça!…”

Mais entre nous, Ferdinand, je crois que notre pauvre boutique… Tst! Tst! Tst!… Elle pourra pas s’en relever… Hum! Hum! je crains bien le pire tu sais!… C’est une affaire entendue!… La concurrence dans notre dentelle est devenue comme impossible!… Ton père ne peut pas lui s’en rendre compte. Il ne voit pas les affaires comme moi de tout près, chaque jour…”

Que je me fasse le train, oui ou merde, ça changerait pas la marche des choses… J’étais certain qu’avec une bonne, elle travaillerait cinquante fois plus…”

J’aurais bien voulu être marin… Papa aussi autrefois… C’était mal tourné pour nous deux!… Je me rendais à peu près compte…”

Maman restait sur le lit, mon père et moi on faisait le plus gros, le balayage, les tapis, le devant de la porte, la boutique avant de partir le matin… C’était bien fini d’un seul coup la flânerie, l’hésitation, les tortillements… Il fallait que je me dépêtre, que je m’en trouve vite un boulot. À la six-quatre-deux!…”

avait pas le temps de se coucher… C’est le manger qui la soutenait et surtout les cafés-crème… Elle s’en tapait au moins dix dans une seule journée… Chez le fruitier, elle bouffait comme quatre. C’était un numéro, Hortense, elle faisait même rigoler ma mère sur son lit de douleurs avec ses ragots [gossip]. Mon père, ça l’agaçait beaucoup quand il me trouvait dans la même pièce… Il avait peur que je la trousse… Je me branlais bien à cause d’elle, comme on se branle toujours, mais c’était vraiment pas méchant, plus du tout comme en Angleterre… J’y mettais plus la frénésie, c’était plus la même saveur, on avait vraiment trop de misères pour se faire encore des prouesses… Salut! Merde! C’était plus l’entrain!… D’être comme ça sur le ballant avec la famille à la traîne, c’était devenu la terreur… J’en avais la caboche farcie par les préoccupations… C’était encore un pire tintouin de me trouver une place à présent qu’avant que je parte à l’étranger.”

J’ai repiqué dans tous les étages avec mon col, ma cravate, mon « ressort papillon », mon canotier si blindé… J’ai pas oublié une seule plaque… à l’aller… en sens inverse… Jimmy Blackwell et Careston, Exportateurs… Porogoff, Transactionnaire… Tokima pour Caracas et Congo… Hérito et Kugelprunn, nantissements pour Toutes les Indes…”

S’ils me demandaient mes références?… ce que je voulais faire dans la partie?… mes véritables aptitudes?… mes exigences?… Je me dégonflais à la seconde même… je bredouillais, j’avais des bulles… je murmurais des minces défaites et je me tirais à reculons… J’avais la panique soudaine… La gueule des inquisiteurs me refoutait toute la pétoche… J’étais devenu comme sensible… J’avais comme des fuites de culot. C’était un abîme!… Je me trissais avec ma colique… Je repiquais quand même au tapin… J’allais resonner un autre coup dans la porte en face… c’était toujours les mêmes « affreux »… J’en faisais comme ça, une vingtaine avant le déjeuner…”

À propos de mon cas, surtout, ils faisaient des ragots fumiers… Ça les énervait ces charognes de me voir à la traîne. Pourquoi que je trouvais pas un boulot?… Hein? Ils arrêtaient pas de demander… La façon que je restais pour compte en dépit de tant d’efforts, de sacrifices extraordinaires, c’était pas imaginable!… Ça dépassait l’entendement!… Ah! Hein? C’était une énigme!… De me voir ainsi sur le sable”

Mais dans la souffrance comme ça, d’une telle acuité, elle contrôlait plus ses réflexes… Elle a tout redit à papa, rebavé presque mot à mot… Y avait déjà bien longtemps qu’il avait pas piqué une crise… Il s’est jeté sur l’occasion… Il a recommencé à hurler que je l’écorchais vif, et ma mère aussi, que j’étais tout son déshonneur, son opprobre irrémédiable, que j’étais responsable de tout! Des pires maléfices! Du passé comme de l’avenir! Que je l’acculais au suicide! Que j’étais un assassin d’un genre absolument inouï!… Il expliquait pas pourquoi… Il sifflait, soufflait tellement la vapeur, qu’il faisait un nuage entre nous… Il se tirait les peaux dans le fond du cuir dans les tifs… Il se labourait le crâne au sang… Il s’en retournait tous les ongles… À gesticuler en furie, il se bigornait dans les meubles… Il emportait la commode… C’était tout petit la boutique… Y avait pas de place pour un furieux… Il bute dans le porte-parapluies… Il fout par terre les deux potiches. Ma mère veut les ramasser, elle se donne un terrible tour à sa jambe! Elle en pousse un cri si perçant… si absolument atroce… que les voisins radinent en trombe!”

À force de me préoccuper je me réveillais en sursaut dans le milieu de la nuit… J’avais une obsession comme ça, qui me possédait de plus en plus fort… Ça me tenaillait toute la bouille… Je voulais retourner chez Gorloge… Je ressentais là, tout d’un coup, un énorme remords, une honte irrésistible, la malédiction… Il me venait des idées de paumé, je commençais des tours de sale con… Je voulais remonter chez Gorloge, me donner à eux tout franchement, m’accuser… devant tout le monde… « C’est moi qu’ai volé! » que je dirais… « C’est moi qu’ai pris la belle épingle! Le Çâkya-Mouni tout en or!… C’est moi! C’est moi positivement! »Je m’embrasais tout seul! Merde! Après ça, je me faisais, la poisse s’en ira… Il me possédait le mauvais sort… par toutes les fibres du trognon! J’en avais tellement l’horreur que j’en grelottais constamment… Ça devenait irrésistible… Bordel! Pour de vrai quand même à la fin je suis retourné devant leur maison… en dépit de la chaleur d’étuve, il me passait des froids dans les côtes… J’avais déjà la panique! Voilà que j’aperçois la concierge… Elle me regarde bien, elle me reconnaît de loin… Alors j’essaye de me rendre compte, de tâter comment je suis coupable… Je me rapproche de sa cambuse… Je vais lui dire tout d’abord à elle!… Merde!… Mais là, je peux plus… Je me déconcerte… Je fais demitour subito… Je me débine à grandes foulées… Je recavale vers les boulevards… ça va pas mieux!… Je me tenais comme un vrai « plouc »! J’avais la hantise… des extravagances foireuses… Je rentrais plus pour déjeuner… J’emportais du pain, du fromage… J’avais sommeil le tantôt d’avoir si mal dormi la nuit… Tout le temps réveillé par les songes… Fallait que je marche sans arrêt ou bien je somnolais sur les bancs…”

Tous mes sous pour les tramways je les dilapidais en canettes [cerveja]… Alors je marchais de plus en plus… Il faisait aussi un été absolument extraordinaire! Il avait pas plu depuis deux mois!…”

Mon père il tournait comme un tigre devant sa machine… Dans mon plumard à côté y avait plus moyen que je dorme tellement qu’il jurait sur le clavier… Il lui est sorti au début du mois de septembre toute une quantité de furoncles, d’abord sous les bras et puis ensuite derrière le cou alors un véritable énorme, qu’est devenu tout de suite un anthrax. Chez lui, c’était grave les furoncles, ça le démoralisait complètement… Il partait quand même au bureau… Mais on le regardait dans la rue, tout embobiné dans les ouates. Les gens se retournaient… Il avait beau s’ingénier et prendre beaucoup de levure de bière, ça n’allait pas du tout mieux…”

Bordel de bon Dieu d’existence!…” “« C’est facile à dire! qu’il hurlait… C’est facile à dire! Nom de Dieu de sacré saloperie de Nom de Dieu de merde! Tonnerre!”

Pas plus de « Lilas » que de beurre au cul!”

J’ai bien bu moi deux canettes, entièrement à la fauche gratuite… et deux… et deux… qui font douze… Voilà!… J’avais dépensé les cent sous… J’avais plus un seul petit fric… J’ai sifflé un litre de blanc… Pas d’histoires!… Et un mousseux tout entier… Je vais faire quelques échanges avec la famille sur le banc!… Ah!… Je lui troque pour un camembert… tout vivant… mon coeur à la crème!… Attention!… J’échange la tranche de jambon pour un « kil » de rouge tout cru!… On peut pas mieux dire… Il survient à ce moment juste un violent renfort des agents de la garde!… Ah!… le culot… La sotte astuce!… Ils ne font bien bouger personne!… Ils sont tout de suite démontés, honnis… branlés… raccourcis… Ils sont virés dans un souffle!”

Il me reste encore de l’ivresse… Je marche, c’est visible, de traviole… Ces gens, ils étaient étonnés. Ça m’arrivait jamais d’être saoul!… Ils m’avaient pas encore vu… Ils m’apostrophaient de surprise!… « Dis donc, alors Ferdinand? T’as trouvé une situation?… C’est la fête à la grenouille?… T’as donc rencontré un nuage?… T’as vu un cyclone Toto?… » Enfin des sottises… Visios qui roulait son store, il m’interpelle tout exprès… Il me fait en passant comme ça…: « Dis donc, ta mère, Ferdinand elle est descendue au moins vingt fois depuis sept heures, demander si on t’a pas vu? Je te jure! Elle fait salement vilain!… Où que tu t’étais encore caché?… »

Depuis six heures elle ne vit plus!… Y a eu, paraît-il, des bagarres dans les jardins des Tuileries! Elle est sûre que vous y étiez!… Elle est sortie ce tantôt pour la première fois en entendant les rumeurs… Elle a vu dans la rue Vivienne un cheval emballé! Elle est revenue décomposée. Ça lui a retourné tous les sangs!… Jamais je l’avais vue si nerveuse!…”

avec ma jambe je suis certaine qu’il va pleuvoir!… Je ne peux pas me tromper!… C’est toujours la même douleur… Elle me tiraille derrière la fesse… C’est positivement le signe, c’est absolument infaillible… T’entends, Auguste, c’est la pluie!…”

“— Mais je le sais bien! Bordel de Dieu! de charogne de trou du cul! Mais je le sais bien qu’il est deux heures! Est-ce que c’est ma faute?… Il sera trois heures! Nom de Dieu! Et puis quatre! Et puis trente-six! Et puis douze! Bordel de tonnerre!… C’est malheureux bordel de merde qu’on vienne me faire chier jour et nuit?… c’est pas admissible à la fin!… (…) Ah! Ah! il nous a tout bu! Il nous a tout englouti!… Il pue l’alcool! Il est saoul! Il a attrapé la vérole! La chaude-pisse! Il nous ramènera le choléra! C’est seulement là que tu seras contente!… Ah! Eh bien tu récolteras les fruits! Toi-même, tu m’entends!… Ton fils pourri tu l’as voulu!…”

C’est à douze ans pas plus tard qu’il aurait fallu te saisir et t’enfermer solidement! Ah oui! Pas plus tard! Mais j’ai manqué d’énergie!… T’enfermer en correction… Voilà! C’est là que t’aurais été maté!…”

Je vois tout drôle alors d’un seul coup!… Je veux plus voir… Je fais qu’un bond… Je suis dessus! Je soulève sa machine, la lourde, la pesante… Je la lève tout en l’air. Et plac!… d’un bloc là vlac!… je la lui verse dans la gueule! Il a pas le temps de parer!… Il en culbute sous la rafale, tout le bastringue à la renverse!… La table, le bonhomme, la chaise, tout le fourniment viré en bringue… Tout ça barre sur les carreaux… s’éparpille… Je suis pris aussi dans la danse… Je trébuche, je fonce avec… Je peux plus m’empêcher… Il faut là, que je le termine le fumier salingue! Pouac! Il retombe sur le tas… Je vais lui écraser la trappe!… Je veux plus qu’il cause!… Je vais lui crever toute la gueule… Je le ramponne par terre… Il rugit… Il beugle… Ça va! Je lui trifouille le gras du cou… Je suis à genoux dessus… Je suis empêtré dans les bandes, j’ai les deux mains prises. (…) Je lâche mon vieux… Je ne fais qu’un saut… Je suis dessus l’Hortense!… Je vais l’étrangler! Je vais voir comment qu’elle gigote elle! Elle se dépêtre… Je lui arbouille la gueule… Je lui ferme la bouche avec mês paumes… Le pus des furoncles, le sang plein, ça s’écrase, a lui dégouline… Elle râle plus fort que papa… Je la cramponne… Elle se convulse… Elle est costaude… Je veux lui serrer aussi la glotte… C’est la surprise… C’est comme un monde tout caché qui vient saccader dans les mains… C’est la vie!… Faut la sentir bien… Je lui tabasse l’occiput à coups butés dans la rampe… Ça cogne… Elle ressaigne des tifs… Elle hurle! C’est fendu! Je lui fonce un grand doigt dans l’oeil… J’ai pas la bonne prise… Elle se dégrafe… Elle a rejailli… Elle se carapate… Elle a de la force… Elle carambole dans les étages… Je l’entends hurler du dehors… Elle ameute… Elle piaille jusqu’en haut… « À l’assassin! À l’assassin!… » J’entends les échos, les rumeurs. Voilà une ruée qui s’amène… ça cavalcade dans la boutique, ça grouille en bas dans les marches… Ils se poussent tous à chaque étage… Ils envahissent… J’entends mon nom… Les voilà!…“

Pp. 320-21: “J’ai pas appuyé… Jamais je l’aurais cru si faible, si mou… C’était la surprise… je suis étonné… C’était facile à serrer… Je pense comment que je suis resté avec les mains prises devant, les doigts… la bave… et qu’il me tétait… Je peux plus m’arrêter de tremblote… Je suis vibré dans toute la barbaque… Serrer voilà! J’ai la grelotte dans la gueule… Je gémis à force! Je sens maintenant tous les coups, tous les ramponneaux des autres vaches… C’est pas supportable la frayeur!… C’est le trou du cul qui me fait le plus mal… Il arrête plus de tordre et de renfrogner… C’est une crampe atroce.”

J’aurais jamais cru que je pouvais tenir dans l’intérieur une tempête pareille… C’était pas croyable comme saccades… Je cavalais comme une langouste… Ça venait du fond… « Je l’ai estourbi! » que je me disais… J’en étais de plus en plus certain et puis alors un moment j’ai entendu comme des pas… des gens qui discutaient le coup…”

Je commence à vomir… Je me poussais même pour me faire rendre… Ça me soulageait énormément… J’ai tout dégueulé… La grelotte m’a repris… J’en gigotais tellement fort, que je me reconnaissais plus… Je me trouvais étonnant moi-même… J’ai vomi le macaroni… J’ai recommencé, ça me faisait un violent bien. Comme si tout allait partir… Partout sur le carreau j’ai dégueulé tout ce que j’ai pu… Je me poussais dans la contraction… Je me cassais en deux pour me faire rendre encore davantage et puis les glaires et puis de la mousse… Ça filait… ça s’étendait jusque sous la porte… J’ai tout vomi la tambouille d’au moins huit jours auparavant et puis en plus de la diarrhée… Je voulais pas appeler pour sortir… Je me suis traîné jusqu’au broc qu’était debout près de la cheminée…”

Y avait plus personne dans notre escalier, ni dans la boutique non plus. Tout le monde était débiné… Ils devaient être rentrés chez eux… Ils avaient de quoi raconter…”

Jamais il parlait de sentiments… C’est ce que j’estimais bien chez lui… (…) L’oncle, il aimait pas qu’on en cause… Il aimait mieux parler des sports, de sa pompe, de boxe, d’ustensiles… de n’importe quoi… Les sujets brûlants ça lui faisait mal… et à moi aussi…”

Elle pouvait plus marcher du tout… Je tenais pas beaucoup à la revoir… À quoi ça aurait servi?… Elle disait toujours les mêmes choses… Enfin le temps a passé… Une semaine, puis deux, puis trois… Ça pouvait pas s’éterniser… Je pouvais pas prendre des racines… Il était gentil, mon oncle, mais précisément… Et puis alors comment vivre? Rester toujours à sa charge?… C’était pas sérieux… J’ai fait une petite allusion… « On verra plus tard! », qu’il a répondu… C’était pas du tout pressé… Qu’il s’en occupait…”

Il m’a appris à me raser… Il avait un système spécial, subtil et moderne et remontable dans tous les sens et même à l’envers… Seulement alors si délicat, que c’était un blot d’ingénieur quand il fallait changer la lame…”

Après, je me promenais où je voulais… Exactement!… C’était une affaire!… J’avais pas un but commandé… Rien que des véritables balades… Il me le répétait tous les jours, avant de sortir, l’oncle Édouard. « Va te promener! Va donc Ferdinand! Comme ça droit devant toi… T’occupe pas du reste!… Va par où ça te fera plaisir!… Si t’as un endroit spécial, vas-y! Vas-y donc! Jusqu’au Luxembourg si tu veux!… Ah! Si j’étais pas si pris… J’irais moi voir jouer à la Paume… J’aime ça moi la Paume… Profite donc un peu du soleil… Tu regardes rien, t’es comme ton père!… » Il demeurait encore un instant. Il bougeait plus, il réfléchissait… Il a rajouté… « Et puis tu reviendras tout doucement… Je rentrerai ce soir un peu plus tard… » Il me donnait en plus un petit flouze, des 30 sous, 2 francs… « Entre donc dans un cinéma… si tu passes par les boulevards… T’as l’air d’aimer ça les histoires… »

Il en parlait pas, voilà tout… C’était pas seulement un homme pour la mécanique l’oncle Édouard… Faudrait pas confondre… Il était extrêmement sensible on peut pas dire le contraire… C’est même enfin à cause de ça que j’étais de plus en plus gêné… Ça me tracassait de plus en plus de rester là comme un plouc à goinfrer sa croûte… Un vrai sagouin culotté… Merde!…”

Va encore faire des balades… Ça durera sûrement pas toujours! Va par les quais jusqu’à Suresnes! Prends le bateau, tiens! Change-toi d’air! Y a rien de meilleur que ce bateau-là! Descends à Meudon si tu veux! Change-toi les idées!… Dans quelques jours je te dirai… Je vais avoir quelque chose de très bien!… Je le sens!… J’en suis sûr!… Mais il faut rien brutaliser!… Et j’espère que tu me feras honneur!…

Oui mon oncle!…”

Il annonçait lui-même son âge plusieurs fois par jour… Il avait cinquante piges passées… Il tenait encore bon la rampe grâce aux exercices physiques, aux haltères, massues, barres fixes, tremplins… qu’il pratiquait régulièrement et surtout avant le déjeuner, dans l’arrière-boutique du journal. Il s’était aménagé là un veritable gymnase entre deux cloisons.”

« Les muscles, Ferdinand, sans l’esprit, c’est même pas du cheval! Et l’esprit quand y a plus les muscles c’est de l’électricité sans pile! Alors tu sais plus où la mettre! Ça s’en va pisser partout! C’est du gaspillage… C’est la foire!… » C’était son avis.”

Non! rien de tapageur, de pharamineux! d’insolite! Il les avait en horreur lui, les chienlits de l’atmosphère!… Que des envols démonstratifs! des ascensions éducatives!… Toujours scientifiques!… C’était sa formule absolue.”

Il pensait déjà aux héliums! Il avait 35 ans d’avance! C’est pas peu dire!”

Lui, non plus, Courtial des Pereires, il arrêtait jamais de produire, d’imaginer, de concevoir, résoudre, prétendre… Son génie lui dilatait dur le cassis du matin au soir… Et puis même encore dans la nuit c’était pas la pause… Il fallait qu’il se cramponne ferme contre le torrent des idées… Qu’il se garde à carreau… C’était son tourment sans pareil… Au lieu de s’assoupir comme tout le monde, les chimères le poursuivant, il enfourchait d’autres lubies, des nouveaux dadas!… Vroutt!… L’idée de dormir s’enfuyait!… ça devenait vraiment impossible… Il aurait perdu tout sommeil s’il ne s’était pas révolté contre tout l’afflux des trouvailles, contre ses propres ardeurs… Ce dressage de son génie lui avait coûté plus de peine, de vrais surhumains efforts que tout le reste de son oeuvre!… Il me l’a souvent répété!…

Les inventeurs c’est pas des drôles… Toujours à la disposition! Il s’y collait courageusement, rien ne rebutait son zèle, ne déconcertait sa malice… ni l’abracadabrant problème, ni le colossal, ni l’infime… Avec des grimaces, il digérait tout… Depuis le « fromage en poudre », l’« azur synthétique », la « valve à bascule », les « poumons d’azote », le « navire flexible », le « café-crème comprimé » jusqu’au « ressort kilométrique » pour remplacer les combustibles…”

Si Courtial déclarait comme ça dans sa première page que l’idée n’était pas recevable! Holà! Holà! funambulesque! hétéroclite! qu’elle péchait salement par la base… la cause était entendue! Ce fourbi ne s’en relevait pas!… Le projet tombait dans la flotte.”

La faveur, l’engouement universels suscités dès la parution par cet infime, trivial ouvrage peuvent à présent de nos jours difficilement s’imaginer… Toutefois « L’Équipement des Vélos » par Courtial Marin des Pereires représenta vers 1900, pour le cycliste néophyte, une sorte de catéchisme, un « chevet », la « Somme »… Courtial savait faire d’ailleurs et d’une manière fort pertinente toute sa critique personnelle.”

Les plus hautaines, les plus complexes théories, les pires imaginations de la physique, chimie, des « radiospolarites » naissantes… La photographie sidérale… Tout y avait passé peu ou prou à force d’en écrire. Il éprouvait pour cela même une très grande désillusion, une veritable mélancolie, une surprise bien déprimante, à se voir comme ça préféré, encensé, glorieux, pour des propos de chambre à air et des astuces de « pignons doubles »!… Personnellement, pour commencer, il avait horreur du vélo… Jamais il avait appris, jamais il était monté dessus… Et question de mécanique c’était encore pire… Jamais il aurait pu démonter seulement une roue, même la chaîne!… Il ne savait rien foutre de ses mains à part la barre fixe et le trapèze… Il était des plus malhabiles, comme trente-six cochons réellement… Pour enfoncer un clou de travers il se déglinguait au moins deux ongles, il se flanquait tout le pouce en bouillie, ça devenait tout de suite un carnage dès qu’il touchait un marteau. Je parle pas des tenailles, bien sûr, il aurait arraché le pan de mur… le plafond… la crèche entière… Il restait plus rien autour… Il avait pas un sou de patience, son esprit allait bien trop vite, trop loin, trop intense et profond… Dès que la matière lui résistait, il se payait une épilepsie… Ça se terminait en marmelade… C’est seulement par la théorie qu’il arrangeait bien les problèmes… Question de la pratique, par lui-même, il savait juste faire les haltères et seulement dans l’arrière-boutique… et puis en plus le dimanche escalader la nacelle et commander son « Lâchez tout »… et se recevoir plus tard en « boule »Si il se mêlait de bricoler comme ça de ses propres doigts, ça finissait comme un désastre.

« L’oeuvre complète d’Auguste Comte, ramenée au strict format d’une < prière positive >, en 22 versets acrostiches »!… § Pour cette inouïe performance, il avait été fêté, presque immédiatement, à travers toute l’Amérique… la latine… comme un immense rénovateur. L’Académie Uruguayenne réunie en séance plénière quelques mois plus tard l’avait élu par acclamations Bolversatore Savantissima avec le titre additif de « Membre Adhérent pour la vie »… Montevideo, la ville, point en reste, l’avait promu le mois suivant Citadinis Etematis Amicissimus. Courtial avait espéré qu’avec un surnom pareil, et en raison de ce triomphe, il allait connaître d’autre gloire, d’un genre un peu plus relevé… qu’il allait pouvoir prendre du large… Prendre la direction d’un movement de haut parage philosophique… « Les Amis de la Raison Pure »… Et puis point du tout! Balle Peau! Pour la première fois de sa vie il s’était foutu le doigt dans l’oeil! Il s’était entièrement gouré… Le grand renom d’Auguste Comte exportait bien aux Antipodes, mais ne retraversait plus la mer!

Ils aimaient pas Auguste Comte. Autant Flammarion leur semblait nettement populaire, autant Auguste les débectait. Il jetait la poise dans la vitrine…”

C’était pas juste que je le rançonne… Puis j’encombrais son domicile… c’était pas très vaste son bocal… j’avais beau faire semblant de dormir quand il se ramenait une mignonne… sur la pointe des pieds… sûrement quand même je le gênais.”

L’oncle Édouard, il ne se leurrait guère sur mes aptitudes. Il s’était bien rendu compte que dans les boulots réguliers je me démerdais franchement mal. Il voyait les choses assez juste. Que pour mon genre et ma balance, ce qui serait plutôt indiqué c’était les trucs « en dehors », des espèces d’astuces capricieuses, des manigances à la « godille ».”

C’est lui, Courtial des Pereires, qu’avait obtenu en France le second permis de conduire pour automobile de course. Son diplôme encadré d’or et puis sa photo « jeune homme », au volant du monstre avec la date et les tampons, nous l’avions au-dessus du bureau. Ça avait fini tragiquement…” “Le vide absolu! La voiture? Vacuum mon ami! Vacuum! Plus de voiture! Évaporée!… Foudroyée! Littéralement! Les roues, le châssis… Chêne!… pitchpin! calcinés!… Toute la membrure… Que voulez-vous! Je me traîne aux environs, je me démène d’une motte à l’autre! Je creuse! Je trifouille! Quelques miettes de-ci, de-là! quelques brindilles… Un petit morceau d’éventail, une boucle de ceinture! Un des bouchons du réservoir… Une épingle à cheveux! C’est tout!… Une dent dont je ne fus jamais sûr!… L’enquête officielle n’a rien résolu!… Rien élucidé!… C’était à prévoir… Les causes de ce formidable embrasement demeurent pour toujours mystérieuses…” “D’ailleurs à ce stade fort critique du progrès des automobiles il fut observé à bien des reprises de telles fantastiques explosions, presque aussi massives! en pulvérisations totales! Des disséminations atroces! Des propulsions gigantesques!… Je ne pourrais leur comparer à l’extrême rigueur que les déflagrations subites de certains brasiers d’Air liquide… Et encore!… Je ferais mes réserves!… Celles-ci sont en effet banales! Absolument explicables… Et de fond en comble! Aucun doute! Aucune énigme! Tandis que le mystère subsiste presque tout entier quant aux causes de ma tragédie!… Avouons-le très modestement! Mais quelle importance aujourd’hui? Aucune!… On n’utilise plus les < fusibles > depuis Belle Lurette!”

Il était terrible à renifler arrivé le samedi tantôt… C’était le dimanche matin qu’il faisait sa toilette, j’étais averti. La semaine, il avait pas le temps. Je savais tout ça… Sa femme je l’avais jamais vue, il me racontait ses faits et gestes. Ils demeuraient à Montretout… Pour les pieds, y avait pas que lui… C’était la terreur à l’époque… Quand il venait des inventeurs, qu’ils arrivaient comme ça en nage, presque toujours de fort loin, ça devenait quand même difficile de les écouter jusqu’au bout, même avec la porte grande ouverte sur le grand jardin du Palais… Ce qu’on arrivait à renifler à certains moments c’était pas croyable… Ils parvenaient à me dégoûter de mes propres nougats.” Era terrível respirar o ar chegado o sábado… Era domingo de manhã que ele fazia a toalete, eu já tinha sido advertido. Durante a semana ele não tinha tempo. Eu sabia de tudo isso… Sua mulher eu nunca a vi, ele me contava das suas coisas e do seu jeito. Eles moravam em Mostra-Tudo… Pros pés, não havia pior que ele… Era o terror à época… Quando vinham os inventores, que chegavam nadando, quase sempre de muito longe, era praticamente impossível escutá-los até o final, mesmo com o portão aberto dando para o grande jardim do Palácio… Os aromas que se chegava a cheirar algumas horas, era até difícil de acreditar… Eles conseguiam me fazer ter nojo dos meus próprios pés.”

Il avait le sens du désordre… Il plaignait tous ceux qui l’ont pas… Tout l’ordre est dans les idées! Dans la matière pas une trace!… Quand je lui faisais ma petite remarque que ça m’était bien impossible de me dépêtrer dans cette pagaye et ce vertige, alors c’est lui qui faisait vilain et il m’incendiait… Il me laissait même pas respirer… Il prenait d’autor l’offensive… « Évidemment, Ferdinand, je ne vous demande pas l’impossible! Jamais vous n’avez eu l’instinct, la curiosité essentielle, le désir de vous rendre compte… Ici! malgré tout! c’est pas les bouquins qui vous manquent!… Vous vous êtes jamais demandé, mon pauvre petit ami, comment se présente un cerveau!… L’appareil qui vous fait penser? Hein? Mais non! Bien sûr! ça vous intéresse pas du tout!… Vous aimez mieux regarder les filles! Vous ne pouvez donc pas savoir! Vous persuader bien facilement du premier coup d’oeil sincère, que le désordre, mais mon ami c’est la belle essence de votre vie même! de tout votre être physique et métaphysique! Mais c’est votre âme Ferdinand! des millions, des trillions de replis… intriqués dans la profondeur, dans le gris, tarabiscotés, plongeants, sousjacents, évasifs… inimitables! Voici l’Harmonie, Ferdinand! Toute la nature! une fuite dans l’impondérable! Et pas autre chose! Mettez en ordre, Ferdinand, vos pauvres pensées! Commencez par là! Non par quelques substitutions grimacières, matérielles, négatives, obscènes, mais dans l’essentiel je veux dire! Allez-vous pour ce motif vous précipiter au cerveau, le corriger, le décaper, le mutiler, l’astreindre à quelques règles obtuses? au couteau géométrique? Tu restes, je le crains, pour toujours dans ta poubelle à raison! Tant pis pour toi! C’est toi le couillon Ferdinand! le myope! l’aveugle! l’absurde! le sourd! le manchot! la bûche!… C’est toi qui souilles tout mon désordre par tes réflexions si vicieuses… En l’Harmonie, Ferdinand, la seule joie du monde! La seule délivrance! La seule vérité!… L’Harmonie! Trouver l’Harmonie! Voilà… Cette boutique est en Har-mo-nie!… M’entends-tu!

Ferdinand? comme un cerveau pas davantage! En ordre! Pouah! En ordre! (…) Oui! Le Génitron! C’est un cerveau! Est-ce assez clair? Ce n’est pas ce que tu désires? Toi et les tiens?… (…) Je n’abolis pas pour vivre, moi! Je prends la vie telle qu’elle se pose! Cannibale Ferdinand? Jamais!… (…) Je ne veux plus compter les étoiles 1! 2! 3! 4! 5! Je ne me crois pas tout permis! Et le droit de rétrécir! corriger! corrompre! tailler! repiquer!… Hein!… Où donc l’aurais-je pris? De l’infini? Dans la vie des choses? C’est pas naturel, mon garçon! C’est pas naturel! C’est des manigances infâmes!… Je reste bien avec l’Univers moi! Je le laisse tel que je le trouve!… Je ne le rectifierai jamais! Non!… L’Univers, il est chez lui! Je le comprends! Il me comprend! Il est à moi quand je le demande! Quand j’en veux plus je le laisse tomber! Voilà comment les choses se passent!… C’est une question cosmogonique! J’ai pas d’ordre à donner! Tu n’as pas d’ordre! Il n’a pas d’ordre!… Buah! Buah! Buah!… »”

Il se passionnait ce garçon pour les ascenseurs en tous genres. C’était son rêve, sa manie!… On lui avait fait parvenir toute la documentation… Il en avait jamais vu en réalité. Courtial avait publié vers 1893 un véritable traité De la Traction Verticale. Il connaissait tous les détails, les multiples applications, hydrauliques, balistiques, « l’électrorécupérative »…”

P. 344-5: “Ça se retenait, ça s’oubliait, sans fatigue aucune. On calculait grosso modo comme ça en causant, pour ne parler que de la France, qu’une famille au moins sur quatre possédait dans son armoire une Astronomie des Familles, une Économie sans Usure et la Fabrication des Ions… Une au moins sur douze sa Poésie en couleurs, son Jardinier sur les Toits, L’Élevage des poules au Foyer.”

Peu à peu, à force de vivre avec Courtial dans la grande intimité, j’ai bien saisi sa nature… C’était pas extrêmement brillant tout à fait en dessous. Il était même assez carne, mesquin, envieux et sournois… Maintenant, demeurant équitable, il faut bien admettre que c’était un terrible afur le boulot qu’il s’envoyait! de se démerder comme un perdu, à longueur d’année, c’est exact, contre la bande des grands maniaques, les abonnés du Génitron… § Il passait des heures horribles, absolument ravagées… dans un déluge de conneries… Il fallait qu’il tienne quand même, qu’il se défende, qu’il renvoie les coups, qu’il emporte toutes les résistances, qu’il leur laisse la bonne impression, qu’ils s’en aillent tous assez heureux avec l’envie de revenir…”

Je n’avais pas besoin d’argent qu’ils répétaient à mon oncle… J’en ferais sûrement mauvais usage… Ce qu’était beaucoup plus essentiel, c’est que je retourne plus chez eux… C’était l’avis unanime de toute la famille, des voisins aussi et de toutes nos connaissances. Qu’on me donne à faire n’importe quoi! qu’on m’occupe à n’importe quel prix! n’importe où et n’importe comment! Mais qu’on me laisse pas désoeuvré! et que je reste bien à distance. D’un jour à l’autre, de la façon que je débutais, je pouvais foutre le feu au « Passage »! C’était le sentiment général…”

J’avais pas besoin de répondre. C’est comme ça que je l’ai séduit… En fermant ma gueule…”

Nous n’avons qu’un frêle esquif au vent de l’esprit!… Et que de tempêtes, mon ami, que de tempêtes!… Vous embarquez? Soit. Je vous accueille! Je vous prends! Soit! Montez à bord! Mais je vous le dis bien d’avance! Pas un doublon dans les cales! Rien dans les mains! Peu dans les poches! Point d’amertume! Point de rancoeur!… Vous préparerez le déjeuner! Vous coucherez à l’entresol, j’y couchais moi-même autrefois… dans le bureau tunisien… Vous arrangerez votre sofa… L’on y demeure parfaitement… Vous y serez joliment tranquille! Ah! veinard!… Vous verrez un peu sur le soir! quel séjour! Quel calme! Le Palais-Royal est à vous absolument tout entier à partir de neuf heures!… Vous serez heureux Ferdinand!… À présent, tenez! moi-même!” « Point de salaire! Certes! Soit! Nominal c’est-à-dire! Mais du spirituel! Ah! vous ne savez pas Ferdinand ce que vous allez gagner? Non! non! non! Vous me quitterez Ferdinand, un jour… forcément… » Sa voix devenait déjà triste. « Vous me quitterez… Vous serez riche! Oui! riche! Je le dis!… »

« Il n’y a rien dans un portemonnaie! Rien!… »

et on mangeait sur nos genoux avec une serviette, au fond du bureau… Je trouvais pas ça risible au flanc!…”

Enfin, tout de même, y a un chapitre où il m’a jamais truqué, jamais déçu, jamais bluffé, jamais trahi même une seule fois! C’est pour mon éducation, mon enseignement scientifique. Là, jamais il a flanché, jamais tiqué une seconde!… Jamais il a fait défaut! Pourvu que je l’écoutasse, il était constamment heureux, ravi, comblé, satisfait… Toujours je l’ai connu prêt à me sacrifier une heure, deux heures, et davantage, parfois des journées entières pour m’expliquer n’importe quoi… Tout ce qui peut se comprendre et se résoudre, et s’assimiler, quant à l’orientation des vents, les cheminements de la lune, la force des calorifères, la maturation des concombres et les reflets de l’arc-en-ciel… Oui! Il était vraiment possédé par la passion didactique. Il aurait voulu m’enseigner toute la totalité des choses et puis aussi de temps à autre me jouer un beau tour de cochon! Il pouvait pas s’en empêcher! ni dans un cas ni dans l’autre!” “Il me parlait souvent de sa daronne, mais jamais il me la montrait. Elle venait jamais au bureau, elle aimait pas le Génitron. Elle devait avoir ses motifs.”

CONFIDÊNCIAS HERMANAS: Por que eu e D. jamais nos bateremos

Ele jamais se calará quando deve. Ele jamais falará quando deve. Ele jamais estará sério quando não é para rir, nem se irá descontrair quando o caso exige. Sendo assim, esse potencial pequeno-criminoso não poderia cair nas minhas graças. Jamais eu poderia engolir ter de sustentá-lo; e ainda mais não poderia perdoar o fato de ainda assim não sustentá-lo tendo-o a minha frente após anos ou décadas me torturando pensando que meu destino recairia no fazê-lo, promovê-lo, porque ele é completamente inútil para poder parar de fazer suas barras e flexões e limpar as próprias calças, rasgar as próprias fraldas, e finalmente encorpar no bom sentido! O parasita muito-mais-do-que-visível, mas que a família trata com insolência no seu solene pacto de silêncio, que sempre está em casa quando não deveria, mas some nos momentos imprescindíveis, arre! Por que ele se tortura em pensamentos desejosos infantis?!… Eu pensei que ele não queria dinheiro por não precisar, mas vive alimentando seu ego com desejos de compras irrealizáveis para um perpétuo-desempregado… O irremediável. Ainda que recebesse mais um – o enésimo – emprego na mão! Ainda que ganhasse outros troféus por curto e breve bom desempenho…

O que mais me surpreende, não obstante, é que em trinta e quatro anos malvividos ele não tenha aprendido a compreender minimamente o mutismo sentimental de seu irmão. É, tem razão, seu comportamento e sua rotina asquerosas também não entram na minha cabeçorra… Ele que herdou a cabecinha…

Fechado num quarto vazio, só com uma bicicleta… Se matando na excitação do calor, ouvindo e roncando os gols de futebol da rodada, depois mudando para uma cena de crime, um caixote de surfe, um documentário animal… E aí vem o assunto do peixe e a compatibilidade com meu pai… Natureza-morta… Ou dissimulação para sobreviver? O cinismo com que todos ali levam esse teatrinho adiante e nunca cumprem suas ameaças… A não ser comigo, talvez, porque eu forçasse até o último limite. José. Diogo. Raça de apaziguadores. Ainda não, não estamos prontos para o Após-calypse.

E os dias horríveis em que ele inventa de fumar maconha, o cheiro desagradável que de barriga vazia me faz querer vomitar, pôr os bofes pra fora… Sem defesa. Sempre lembro daqueles dias e de como minha janela está de súbito tão escancarada. E a porta não-trancada… Comendo bolacha recheada, acabando com o suprimento de carne… Uma sala de terapia é por demais opressiva para esse tipo de desaguamento paranormal… Se não nos engalfinharmos vamos parar no mal. Vai acabar mal. Correndo juntos ou um contra o outro. Nos esbarrando por aí. Na cozinha, no banheiro onde ele nunca se lembra da descarga, no corredor… Quem vai morrer primeiro?, a pergunta dos irmãos. O gênio e o burricão.

E quando a homofobia dos seus parentes só parece se dirigir ao canto (genital) errado… Algo monstruoso, já que pago pelo que nunca cometi: só o não ser um garanhão e não levar garotas pra casa. Deve ficar sempre aquela dúvida: será que ele é?!…

Me azucrinando nos estudos, e fazendo questão de nunca ter nenhum livro sob seu poder, a não ser um maldito catálogo, lista telefônica ou enciclopédia de decoração… Decorar um estilo de vida simples, e querer que se adaptem a ele, assim, bluff, sem mais nem menos…

Nada disso faz sentido… O mais incapacitado da família é quem mais quer o tênis da moda, o carro do ano, ter filhos… Usar caros e improdutivos narcóticos… Ser o comilão que deixa o registro aberto, a TV ligada, o ventilador girando, que coloca na chave “inverno” no calor mais escaldante… Se ao menos ele ajudasse com o aluguel do seu hegemônico colchão… Hegemônico desarrumado colchão… Bleargh…, como me repugna essa criatura vermiforme…

* * *

Déjà, on l’avait ramené deux fois en voiture du bureau… Il tenait plus en l’air… Il était tout le temps sujet à des défaillances… Il lui faisait me dire qu’il me pardonnait volontiers, mais qu’il voulait plus me recauser… avant très longtemps d’ici… avant que je parte au régiment… avant que j’aie changé tout à fait d’allure et de mentalité… avant que je revienne du service…” Um homem sempre muda depois de servir o exército! Eu não sei quando é propaganda e quando é matéria-reportagem… Quando é propaganda ou quando é sonho…

C’était la première fois de sa vie à ma pauvre mère qu’elle entendait parler de son fils en des termes aussi élogieux… Elle en revenait pas…”

Ils rentraient tous à tire-d’aile… Direction: le Palais-Royal!… On leur laissait la fenêtre ouverte… Ils flânaient jamais en route, ils aimaient pas la campagne, ni les grandes vadrouilles… Ils revenaient automatique… Ils aimaient beaucoup leur grenier et « Rrou!… et Rrou!… Rrouu!… Rrouu!… » Ils en demandaient pas davantage. Ça ne cessait jamais… Toujours ils étaient rentrés bien avant nous autres. Jamais j’ai connu pigeons aussi peu fervents des voyages, si amoureux d’être tranquilles… Je leur laissais pourtant tout ouvert… Jamais l’idée leur serait venue d’aller faire un tour au jardin… d’aller voir un peu les autres piafs… Les autres gros gris roucoulards qui batifolent sur les pelouses… autour des bassins… un peu les statues! (…) Je m’entendais tout à fait bien avec les pigeons, ils me rappelaient un peu Jonkind… Je leur ai appris à faire des tours… Comme ça à force de me connaître… Bien sûr, ils me mangeaient dans la main… mais j’obtenais beaucoup plus fort, qu’ils tiennent tous les douze ensemble perches sur le manche du balai… J’arrivais ainsi, sans qu’ils bougent, sans qu’un seul veuille s’envoler, à les descendre… et les remonter du magasin… C’était vraiment des sédentaires. Au moment de les foutre dans le panier quand il fallait bien qu’on démarre ils devenaient horriblement tristes. Ils roucoulaient plus du tout. Ils rentraient la tête dans les plumes. Ils trouvaient ça abominable.”

360: A carta do leitor ludibriado por Courtial Pereire: “Cher Courtial, cher maître et vénéré précurseur! C’est bien grâce à vous, à votre admirable et si scrupuleux télescope (des familles) que j’ai pu voir hier à deux heures et sur mon propre balcon toute la lune, dans sa totalité complète et les montagnes et les rivières, et même je pense une forêt… Peut-être même un lac! J’espère bien avoir aussi Saturne, avec mes enfants, dans le cours de la semaine prochaine, comme c’est indiqué (aux lettres italiques) sur votre « calendrier sidéral » et aussi Bellegophore un peu plus tard, dans les derniers jours de l’automne, comme vous l’avez vous-même écrit à la page 242… À vous cher, gracieux et bienveillant maître, à vous de corps, de coeur, d’esprit ici-bas et dans les étoiles.

Un transformé.”

Moi je crois que les favorables, il se les écrivait à lui-même… Il les montrait aux visiteurs… Il me l’a jamais très positivement avoué… Y avait des sourires quelquefois… J’approuvais pas complètement.”

il avait un drôle de nom, il s’appelait Naguère [Antigamente]…”

Toi, n’est-ce pas, tu ne te doutes de rien! Tu écouteras n’importe quoi! Tu n’as rien à faire au fond… Mais moi, tu comprends, mon ami, ça n’est pas du tout le même afur… Ah! pas du tout le même point de vue!… J’ai un souci moi… Un souci métaphysique! Permanent! Irrécusable! Oui! Et qui ne me laisse pas tranquille! Jamais!”

Tu t’en fous au maximum des conséquences universelles que peuvent avoir nos moindres actes, nos pensées les plus imprévues!… Tu t’en balances!… tu restes hermétique n’est-ce pas? calfaté!… Bien sanglé au fond de ta substance… Tu ne communiques avec rien… Rien n’est-ce pas? Manger! Boire! Dormir! Là-haut bien peinardement… emmitouflé sur mon sofa!… Te voilà comblé… Bouffi de tous les bien-être… La terre poursuit… Comment? Pourquoi? Effrayant miracle! son périple… extraordinairement mystérieux… vers un but immensément imprévisible… dans un ciel tout éblouissant de comètes… toutes inconnues… d’une giration sur une autre… et dont chaque seconde est l’aboutissant et d’ailleurs encore le prélude d’une éternité d’autres miracles… d’impénétrables prodiges, par milliers!… Ferdinand! millions! milliards de trillions d’années… Et toi? que fais-tu là, au sein de cette voltige cosmologonique? du grand effarement sidéral? Hein? tu bâfres! Tu engloutis! Tu ronfles! Tu te marres!… Oui! Salade! Gruyère! Sapience! Navets! Tout! Tu t’ébroues dans ta propre fange! Vautré! Souillé! Replet! Dispos! Tu ne demandes rien! Tu passes à travers les étoiles… comme à travers les gouttes de mai!… Alors! tu es admirable, Ferdinand! Tu penses véritablement que cela peut durer toujours?… »”

Tu diras que je suis parti! loin!… très loin!… en expédition!… que je suis parti au Sénégal!… à Pernambouc!… au Mexique!… où tu voudras! Sacredié!…”

“— Tu n’es pas mauvais, Ferdinand… ton père s’est trompé sur ton compte. Tu n’es pas mauvais… T’es informe! informe voilà!… proto-plas-mique! De quel mois es-tu, Ferdinand! En quel mois naquis-tu veux-je dire!… Février? Septembre? Mars?

Février, Maître!…”

Il faisait peut-être pas voir Saturne, mais on voyait bien des Pereires comment qu’il sucrait sa « purée ». Après ça c’était « l’oxygène » et puis encore un vermouth… On distinguait bien les couleurs…”

“Des Pereires malgré son culte du progrès certain exécrait, depuis toujours, toute la production standard… Il s’en montra dès le début l’adversaire irréductible… Il en présageait l’inéluctable amoindrissement des personnalités humaines par la mort de l’artisanat…

Courtial en me racontant ces choses, il en restait déconcerté à quinze ans de distance…”

Je le connais de trop ce prolixe! Ce bouseux de la gueule! chaque fois qu’il vient m’interviewer j’en suis pour deux heures au moins!… Il m’a fait perdre déjà dix fois tout le fil de mes déductions! C’est une honte! C’est un scandale! Tue-le ce fléau! Tue-le! je t’en prie, Ferdinand! Le laisse plus courir par le monde!…”

J’avais un système, je veux bien… J’étais comme le « Chalet par soi », je l’abordais en souplesse… J’offrais aucune résistance… Je pliais dans le sens de la furie… J’allais encore même plus loin… Je le surprenais le dingo par la virulence de ma haine envers le dégueulasse Pereires… Je le baisais à tous les coups en cinq sec… au jeu des injures atroces!… Là j’étais parfaitement suprême!… Je le vilipendais! stigmatisais! couvrais d’ordures! de sanies! Cette abjecte crapule! cette merde prodigieuse! vingt fois pire! cent fois! mille fois encore pire qu’il avait jamais pensé seul!…”

C’était vraiment pas concevable à quel prodigieux paroxysme je parvenais à me hausser dans la colère absolue… Je tenais tout ça de mon papa… et des rigolades parcourues… Pour l’embrasement, je craignais personne!… Les pires insensés délirants interprétatifs dingos, ils existaient pas quand je voulais un peu m’y mettre, m’en donner la peine… j’avais beau être jeune… Ils s’en allaient de là, tous vaincus… absolument ahuris par l’intensité de ma haine… mon incoercible virulence, l’éternité de vengeance que je recelais dans mes flancs…

« Ferdinand! Tu viens de me sauver la vie… Ah! Oui! La vie!… C’est un fait! J’ai tout entendu! Ah! C’est exactement tout ce que je redoutais! Ce gorille m’aurait disloqué! Là sur place! Tu t’es rendu compte!… »

Ces comédies, je veux le croire, n’affectent en rien ton sentiment? Ce serait trop odieux! Tu me gardes toute ton affection? Tu peux, tu le sais, entièrement compter sur moi! Je n’ai qu’une parole! Tu me comprends! Tu commences à me comprendre, n’est-ce pas?”

Quand je dis la cause! Comprends-moi! Il est pas question d’argent! C’est le frêle trésor que j’invoque! La grande richesse immatérielle! C’est la grande Résolution! L’acquis du thème infini! Celui qui doit nous emporter… Comprends-moi plus vite, Ferdinand! Plus vite! Le temps passe! Une minute! Une heure! À mon âge? mais c’est déjà l’Éternité! Tu verras! C’est tout comme Ferdinand! C’est tout comme!” “Y avait pas deux ordures comme lui…” “On peut faire entrer peut-être le tout petit dans l’immense… Mais alors comment réduire l’énorme à l’infime? Ah! Tous les malheurs n’ont point d’autre source!”

Pour la sonnette c’était la crise… Elle grêlait continuellement… Moi ça m’empêchait toutes ces distractions d’aller réparer mon Zélé… Il embarrassait toute la cave Courtial avec ses conneries… C’était pourtant mon vrai boulot!… C’est moi qu’étais responsable et répréhensible au cas qu’il se casserait la hure… Il s’en fallait toujours d’un fil!… C’était donc cul son procédé… J’ai fait la remarque à la fin, à ce propos-là parmi tant d’autres, que ça pouvait plus continuer… que je marchais plus!… que je m’en tamponnais désormais… qu’on courait à la catastrophe!… C’était pur et simple… Mais il m’écoutait à peine! Ça lui faisait ni chaud ni froid… Il disparaissait de plus en plus. Quand il était au sous-sol il voulait plus que personne lui cause!… Même sa calebombe elle le gênait… Il arrivait à l’éteindre pour mieux réfléchir. § (…) il devrait aller dans l’égout! Qu’il serait encore bien plus tranquille pour chercher sa résolution!… du coup alors, il m’incendie!…”

Menteur! Boa! Vampire! Engelure! Si les mots que je prononce ne sont point la stricte expression de l’ineffable vérité! Tu as bien voulu, n’est-ce pas, Ferdinand? supprimer ton père? Déjà? Ouais! C’est un fait! Ce n’est pas un leurre? Quelque fantasmagorie? C’est la réalité même! extraordinairement déplorable!… Un exploit dont plusieurs siècles ne sauraient effacer la honte! Certes! Ouais! Mais absolument exact! Tu ne vas pas nier à présent? Je n’invente rien! Et alors? Maintenant! Que veux-tu? dis-moi? Me supprimer à mon tour? Mais c’est évident! Voilà! C’est simple! Profiter!… Attendre!… Saisir le moment favorable!… Détente… Confiance… Et m’occire!… M’abolir!… M’annihiler!… Voilà ton programme!… Où avais-je l’esprit? Ah! Décidément Ferdinand! Ta nature! Ton destin sont plus sombres que le sombre Érèbe!… Ô tu es funèbre Ferdinand! sans en avoir l’air! Tes eaux sont troubles! Que de monstres Ferdinand! dans les replis de ton âme! Ils se dérobent et sinuent! Je ne les connais pas tous!… Ils passent! Ils emportent tout!… La mort!… Oui! À moi! Auquel tu dois dix mille fois plus que la vie! Plus que le pain! Plus que l’air! Que le soleil même! La Pensée! Ah! C’est le but que tu poursuis, reptile? N’est-ce pas! Inlassable! Tu rampais!… Divers… Ondoyant! Imprévu toujours!… Violences… Tendresse… Passion… Force… Je t’ai entendu l’autre jour!… Tout t’est possible, Ferdinand. Tout! l’enveloppe seule est humaine! Mais je vois le monstre. Enfin! Tu sais où tu vas? M’avait-on prévenu? Ah ça oui! Les avis ne m’ont point manqué… Cautèle!… Sollicitude!… et puis soudain sans une syllabe douteuse… toutes les frénésies assassines! Frénésies!… La ruée des instincts! Ah! Ah! Mais c’est la marque mon ami! Le sceau absolu! La foudre du criminel… Le congénital! Le pervers inné!… Mais c’est toi! Je l’ai là! Soit! mon ami!… Soit! (…) Achève-moi donc si tu le peux!… Vas-y! Je t’attends! De pied ferme! Ose! Tu me vois bien? Je te défie, Ferdinand! Tu m’excites dirai-je! Tu m’entends! Tu m’exaspères! Je ne suis pas dupe! Entièrement conscient! Regarde l’Homme dans le blanc des yeux! J’avais évalué tous mes risques!… Le jour de ton accueil ici! Que ce soit ma suprême audace!”

le gros mastoc, l’Hippocrate… il me grattait le dedans de la main… Il pesait au moins trois kilos… J’avais du mal… Je me contenais… J’avais du mérite… Il continuait encore la tante!…”

tour de Forcefrance

facture de cop

S’il existe un truc au monde, dont on ne doit jamais s’occuper qu’avec une extrême méfiance, c’est bien du mouvement perpétuel!…”

Il a continué à causer… Il entendait pas mes réponses… Il est reparti par le couloir… C’était devenu un somnambule…”

Il s’en trouvait tellement des dettes, que je crois qu’il en inventait… Il a cherché un crayon… Il allait tout recommencer… Je l’ai empêché résolument…”

Ferdinand! comme tu as raison!… Tu parles plus sagement que ton maître! Ce vieillard putride! Un vent de folie Ferdinand! Un vent de folie!…

Seulement rien qu’à la pensée, il me remontait déjà du fiel [fel]…”

Jusqu’à dix heures du matin où il revenait de Montretout… c’était moi quand même le patron… Ça c’est joliment appréciable! Une fois nourris mes pigeons j’étais absolument libre…”

Jamais j’ai été si content qu’à cette époque au Génitron… Je faisais pas des projets d’avenir… Mais je trouvais le présent pas trop tarte [medíocre]…”

C’était moi alors Courtial qu’il entreprenait… qu’il essayait d’humilier… Ça le soulageait qu’on aurait dit… Il me saisissait au dépourvu… « Un jour quand même Ferdinand, il faudra que je t’explique quelques trajectoires majeures… quelques ellipses essentielles… Tu ignores tout des grands Gémeaux!… et même de l’Ours! la plus simple!… Je m’en suis aperçu ce matin, quand tu parlais avec ce morpion… C’était pitoyable! atterrant!… Suppose un peu, qu’un jour ou l’autre un de nos collaborateurs en vienne au cours d’un entretien, à te pousser quelques colles, par exemple sur le ‘Zodiac’?… ses caractères?… le Sagittaire?… Que trouveras-tu à répondre? Rien! ou à peu près! Absolument rien vaudrait mieux… Nous serions discrédités Ferdinand! Et sous le signe de Flammarion!… Oui! C’est un bouquet! C’est le comble de la dérision! Ton ignorance? Le ciel? Un trou!… »

Ça faisait déjà des années que j’avais quitté les Berlope… et le petit André… Il devait avoir plutôt grandi, ce gniard dégueulasse!… (…) Merde! Ce que ça vieillit vite un môme! (…) on a beau être jeune quand on s’aperçoit pour le premier coup… comme on perd des gens sur la route… des potes qu’on reverra plus… plus jamais… qu’ils ont disparu comme des songes… que c’est terminé… évanoui… qu’on s’en ira soi-même se perdre aussi… un jour très loin encore… mais forcément… dans tout l’atroce torrent des choses, des gens… des jours… des formes qui passent… qui s’arrêtent jamais… Tous les connards, les pilons, tous les curieux, toute la frimande qui déambule sous les arcades, avec leurs lorgnons, leurs riflards et les petits clebs à la corde… Tout ça, on les reverra plus… Ils passent déjà… Ils sont en rêve avec des autres… ils sont en cheville… ils vont finir… C’est triste vraiment… C’est infâme!…“

On n’avait même plus le téléphone. On nous l’avait supprimé, il fallait que je saute à la poste… Il était coupé depuis trois mois… Les inventeurs qui réclamaient, ils venaient forcément en personne… Nos lettres on les lisait plus… On en recevait beaucoup de trop!… On était devenus trop nerveux avec ces menaces judiciaires… Question d’ouvrir notre courrier, on prélevait seulement les fafiots… Pour le reste on laissait courir… C’était sauve qui peut!…”

Ave mar

Avait marre…

Zélé, o balão de estimação.

Il a publié coup sur coup, en pas l’espace de deux mois, quatre manuels et douze articles dans les colonnes de son cancan, pour démontrer « mordicus » que les avions voleraient jamais!… Que c’était un faux progrès!… un engouement contre nature!… une perversion de la technique!… Que tout ça finirait bientôt dans une capilotade atroce! Que lui, Courtial des Pereires, qu’avait 32 [treinte-six!] ans d’expérience, ne répondait plus de rien! Sa photographie dans l’article!… Mais il était déjà en retard sur le courant des lecteurs!… Absolument dépassé! Submergé par la vogue croissante! (…) C’est ainsi qu’il a fondé la société « La Plume au Vent » à l’instant même le plus critique!… « Pour la défense du sphérique, du beaucoup plus léger que l’air! » Exhibitions! Démonstrations! Conférences! Fêtes! Réjouissances! Siège social au Génitron. Il est pas venu 10 adhérents! Ça sentait la terrible poisse! Je suis retourné aux rafistolages…” 36 = 0; nombre des cochons volants du futur presque proche!

L’odeur infecte se répand!… Les gens se sauvent devant les gaz… Ce fut une panique! une angoisse!… En plus, voilà l’énorme enveloppe qui redégringole sur les gendarmes!…”

“— Il est pas là, Madame!… Il est parti voir le Ministre!…

« Ah! le Ministre! Comment vous dites? Le Ministre! » Elle se fout à rigoler! « Ah! mon petit! Ah! Pas à moi celle-là!… Pas à moi!… Je le connais mieux que vous, moi, le sagouin! Ministre! Ah! non! Aux maisons closes! Oui, peut-être! Au cabanon, vous voulez dire! au Dépôt! Oui! Ça sûrement! n’importe où! À Vincennes! À Saint-Cloud! peut-être!… mais pour le Ministre! Ah! non! »

Elle me fout son parapluie sous le nez…”

Quand elle était encore sage-femme, diplômée de première classe!… Comment elle aidait le Courtial à préparer ses ascensions… Qu’elle avait abandonné à cause de lui et du ballon toute sa carrière personnelle! Pour ne pas le quitter une seconde!… Ils avaient fait en sphérique leur voyage de noces!… D’une foire à une autre!… Elle montait alors avec son époux… Ils avaient été comme ça jusqu’à Bergame en Italie!… à Ferrare même… à Trentino près du Vésuve. À mesure qu’elle s’épanchait, je voyais bien que, pour cette femme-là, dans son esprit, sa conviction, le Zélé devait durer toujours!… Et les foires de même!… Ça devait jamais s’interrompre!…”

Il m’avait prévenu de la moustache, qu’elle voulait pas se faire épiler… Et c’était pas une petite ombre!… Ça s’était mis à lui pousser à la suite d’une opération!… On lui avait tout enlevé dans une seule séance!… Les deux ovaires et la matrice!… On avait cru dans les débuts que ça serait qu’une appendicite… mais en ouvrant le péritoine, ils avaient trouvé un fibroma énorme… Opérée par Péan lui-même…”

Voulez-vous savoir ce qu’il fait à la gare du Nord? au lieu de rentrer directement?… Vous, vous le savez peut-être aussi Où y s’en va perdre toutes ses forces? Dans les cabinets, Ferdinand! Oui! Tout le monde l’a vu! Tout le monde t’a reconnu, mon bonhomme!… On l’a vu comme il se masturbait… On l’a surpris dans la salle! et dans les couloirs des Pas Perdus!… C’est là qu’il s’exhibe! Ses organes!… Son sale attirail!… À toutes les petites filles! Oui, parfaitement! aux petits enfants! Ah! (…) Tout ça, je le savais bien sûr! J’en ai pourtant assez souffert!… J’ai bien payé pour connaître! Mais à présent, des petites filles!… C’est même pas imaginable!…”

C’est pas nous, Irène! C’est l’époque!… C’est la débâcle qu’est générale…”

C’est fini!… Vous êtes bien gentil, Ferdinand, de pas nous abandonner à présent… Nous deux vieux… Hein?… Vous allez pas nous quitter?… Passivité quand même?… Hein? Ferdinand? Pas si vite… au moins pendant quelques jours… Quelques semaines…”

Desti[n-]tué!

Éternité!… Vous vous dites donc éternel?… Tout simplement!… C’est entendu!… L’évidence même vous accable!… Vous aviez bien l’intention en instituant votre concours de ne jamais en venir à bout!… Ah! c’est bien ça!… Je vous y prends!…”

Mais nos pauvres pigeons voyageurs, à partir de ce moment-là, ils avaient plus bien raison d’être… On les nourrissait pas beaucoup depuis déjà plusieurs mois… parfois seulement tous les deux jours… et ça revenait quand même très cher!… Les graines, c’est toujours fort coûteux, même achetées en gros… Si on les avait revendus… sûrement qu’ils auraient rappliqué comme je les connaissais… Jamais ils se seraient accoutumés à des autres patrons… C’était des braves petites bêtes loyales et fidèles… Absolument familiales… Ils m’attendaient dans la soupente… Dès qu’ils m’entendaient remuer l’échelle… Ils roucoulaient double!…”

<Je suis féerique! Je suis comblé! Retour des choses!… Moi hier encore au zénith! Perclus de faveurs! Moi qu’on adule! Moi qu’on plagie! Moi qu’on harcèle! Qu’on fête alentour divinement! Que dis-je? Qu’on prie des quatre coins du monde! Tu l’as vu? Tu l’as lu!… Et puis aujourd’hui?… Patatrac! Broum!!!… Plus rien! La foudre est tombée!… Rien!… L’atome, c’est moi!… Mais l’atome Ferdinand, c’est tout!… L’exil Ferdinand!… L’exil?> Sa voix sombrait dans la tristesse… <Oui! C’est cela! Je me découvre! Le destin m’ouvre les portes! L’exil? Soit! À nous deux!… Depuis trop longtemps, je l’implore! C’est fait!… Le coup m’atteint! Transcendant! Hosanna! Irrévocable! Toute la félonie se débusque!… Enfin!… Elle me le devait!… Depuis tant d’années qu’elle me traque! me mine! m’épuise!… Compensation!… Elle se montre! Je la découvre! Moi je la viole absolument! Oui! Forcée, bouillonnante… En pleine place publique!… Quelle vision, Ferdinand!… Quel spectacle! Je suis comblé mon Irène!… Écumante! sanglante! hurleuse! tu m’entends?…>

Tu l’as jamais vu le <Penseur>? Il est sur son socle… Il est là… Que fait-il? Hein, Ferdinand? Il pense mon ami! Oui! Ça seulement! Il pense! Eh bien! Ferdinand! Il est seul!… Voilà! Moi aussi je suis seul!… Il est nu! Moi aussi je suis nu!… Que feriez-vous pour moi? pauvres petits?…”

Comme tu es obtuse, ma mignonne!… ma bonne… ma douce! ma chérubine!…”

Ferdinand!… C’est pas une maladie son cas! C’est une catastrophe!”

Un jour, il revient, c’est la chimie!… Le lendemain, c’est les machines à coudre!… Après-demain, ce sera la betterave! Toujours quelque chose de plus neuf!… Bien sûr qu’il arrive à rien!… Son genre à lui, c’est les ballons! Moi je n’en ai jamais démordu! J’ai jamais arrêté de lui dire: <Courtial! ton sphérique! Courtial! ton sphérique! C’est la seule chose que tu saches faire! Ailleurs tu prendras que des gadins! C’est pas la peine que tu insistes!> (…) Monsieur était <écrivain>… Je comprenais rien aux choses! Il est <savant>, il est <apôtre>! Il est je sais quoi! Un vrai <jean-foutre> en personne!… Un vrai pillard! Polichinelle! Sale raclure!… Sauteur!… Un clochard, moi je vous le dis! Sans conscience ni maille! Une vraie cloche pleine de morbaques, voilà ce qu’il mérite! Et puis il l’aura! Voilà la vraie fin pour tout ça! Oui! Voilà comment qu’il est devenu!… Il foire partout! Il sait plus même où mettre la tête!… Il croit que je m’en rends pas compte!… Il a beau baver des heures!”

Je veux des radis immenses! Voilà la formule! L’avenir appartient au radis! Le mien!… Et qui m’empêchera?… (…) Si je m’adonne au radis… pour prendre le radis comme exemple! J’aurais pu choisir le navet!… Mais prenons le radis!… La surprise sera plus vive! Ah!”

Je m’écarquille encore un coup… Je fais un effort suprême… Je suis vraiment bien fatigué… Je voudrais pas qu’il remette tout ça…”

Le difficile pour des Pereires c’était toujours de se décider à propos de son fameux légume… Il fallait trouver autre chose… On doutait maintenant des radis… Quel légume qu’on entreprendrait?… Lequel qui serait approprié à la radio-tellurie?… Et qu’on ferait décupler de volume?… Et puis y avait le choix du terrain!… C’était pas une petite question!… C’était des minutieuses recherches…”

À la bonniche, la dure Agathe, je lui ai appris comment faut faire, pour éviter les enfants… Je lui ai montré que par-derrière, c’est encore plus violent… Du coup, je peux dire qu’elle m’adorait… Elle me proposait de faire tout pour moi… Je l’ai repassée un peu à Courtial, qu’il voye comme elle était dressée! Elle a bien voulu… Elle serait entrée en maison, j’avais vraiment qu’un signe à faire…”

Cette terre est des plus ingrates! J’ai beau me tuer à te le dire!… Les paysans d’ici eux-mêmes, ils ont graduellement renoncé!… Je pense qu’ils se tourneront vers l’élevage!…”

À la Grosse Boule l’après-midi, ils nous accablaient de questions… Nous qu’avions été jusqu’alors très bien blairés et peinards à l’autre bout de l’arrondissement, bien accueillis, bien tolérés, attendus même chaque tantôt par tous les terreux d’alentour, on s’est mis à nous faire la gueule… Ça paraissait louche nos cultures… Ils devenaient jaloux à l’instant… « Pâtâtes! Pâtâtes! » qu’ils nous appelaient.”

Tu me l’as dit, n’est-ce pas?… Tu vas pas te dédire?… Je t’ai bien entendu?… Tu me l’as répété dix fois… cent fois!… Que t’allais la faire marcher ta sale engeance électrique? J’avais pas la berlue?… C’est pour ça, n’est-ce pas, qu’on est venus tous par ici?… J’imagine rien?… C’est pour ça que t’as vendu la boîte pour un morceau de pain?… Lavé ton journal?… Que tu nous as tous embarqués de gré, de force, de violence dans cette fondrière!… dans cette porcherie!… Cette pourriture!… Oui?…”

Vide-lui toute la sauce!… T’as l’âge de toutes les ivresses! Profite! Abuse! Nom de Dieu! Reluis! Fais-en ce que tu veux! J’en aurai moi toujours de trop!…

Embrasse-moi!…”

Notre exploitation « radiotellurique » se transformait, séance tenante, par l’apport des souscripteurs en « Familistère Rénové de la Race Nouvelle »… Nous intitulions ainsi sur nos prospectus notre ferme et ses domaines… Nous couvrîmes en quelques jours, avec nos « appels », plusieurs quartiers de Paris… (tous expédiés par Taponier)… les plus populeux… les plus confinés…”

C’est toujours ainsi les voyeurs… ça se régale d’abord à plein tube… ça en perd pas un atome et puis quand la fête est finie… alors ça s’indigne!… Il a trouvé à qui causer!…”

Des ondes comme les telluriques pouvaient engendrer très bien certains désordres individuels… on ne savait pas… des répercussions absolument imprévisibles… bouleversant la physiologie… Personnellement des Pereires il ressentait la saturation… Il avait déjà des vertiges…”

Les enfants ne souffraient de nulle part… aucun n’était tombé malade… On avait perdu seulement nos sept lapins! une épizootie [epizootia; epidemia animal] bien brutale! Peut-être qu’ils résistaient pas au climat?… à la nourriture?… Enfin les gendarmes sont repartis…”

Le feu au bois c’est très joli, mais c’est pas extrêmement commode. C’est compliqué à entretenir, ça consume trop à la fois, il faut tout le temps ranimer…”

« Tu vois Ferdinand je ne peux plus… Je ne peux plus faire deux choses à la fois… Moi qu’en faisais toujours trois ou quatre… Ah! C’est pas drôle Ferdinand!… c’est pas drôle!… Je ne dis pas la vie Ferdinand mais le Temps!… La vie c’est nous, ça n’est rien… Le Temps! c’est tout!… Regarde donc les petites < Orionnes >… Tu vois < Sirius >? près du < Fléau >?… Elles passent… Elles passent… Elles vont bien là-bas les retrouver les grandes lactéennes d’Antiope… » Il en pouvait plus… ses bras retombaient sur ses genoux… « Tu vois Ferdinand par une soirée comme celle-ci j’aurais pu retrouver Bételgeuse… une nuit de vision quoi! une vraie nuit de cristal!… Peut-être qu’avec le télescope nous pourrions encore… Par exemple c’est le télescope que je suis pas près de retrouver!… Ah! Nom de Dieu! Quel foutu fatras quand j’y pense!… Ah! crois-tu Ferdinand? Ah! crois-tu?… Ah! Dis donc t’as bien mordu ça?… »

Quand il reprenait plein optimisme il faisait plus que des conneries… Il a continué à me parler comme ci comme ça…” “il décrivait des paraboles… Il promenait les mains dans les voies lactées… haut, très haut dans les atmosphères… Il retrouvait encore une cligneuse… une petite chose à m’expliquer… Il voulait encore… mais il pouvait plus… Ses mots raclaient trop… C’est la poitrine [peitoral] qui le gênait…”

Il était magnifique Raymond, il avait pas son pareil pour la « fauche » des oeufs… Il les refaisait sous la poule… sans la faire couaquer!… La main de velours…”

C’est par le thon et les sardines qu’on a recommencé à pâtir… On pouvait plus faire de pommes frites!… On restait derrière nos persiennes… On surveillait les abords… On se méfiait d’être à la « brune » ajusté par un paysan… Il s’en montrait de temps à autre… Ils passaient avec leurs fusils le long des fenêtres, en vélo… Nous aussi on avait un flingue, un vieux canard chevrotine à deux percuteurs… et puis un pistolet à bourre…”

Il nous en restait plus que sept… quatre garçons, trois filles… On a écrit à leurs parents si ils voulaient pas nous les reprendre?… que notre expérience agricole nous réservait quelques mécomptes… Que des circonstances imprévues nous obligeaient temporairement à renvoyer quelques pupilles. § Ils ont même pas répondu ces parents fumiers! Absolument sans conscience!… Trop heureux qu’on se démerde avec… Du coup on a demandé aux mômes si ils voulaient qu’on les dépose dans un endroit charitable?…” “Ils voulaient plus rien admettre… Tout de suite on a mis les pouces… On leur avait donné toujours beaucoup trop d’indépendance et d’initiative à ces gniards salés pour pouvoir maintenant les remettre en cadence!…”

528: “l’allure pustuleuse… répugnante!… Merde! Elle me prenait à témoin!… Elles grossissaient pas beaucoup… C’était assez évident… J’osais pas trop faire la remarque… trop abonder dans son sens… mais je pouvais pas dire le contraire… Rongées… racornies, immondes bien pourries… et en plus pleines d’asticots!… Voilà les patates à Courtial!… On pourrait même pas les briffer… même dans la soupe pour nous autres…” “Où qu’il peut percher son connard qui va lui acheter des telles ordures?… Où qu’il est donc cette bille de clown que je lui envoye une corbeille!… Ah! dis donc, je voudrais le voir tout de suite!… Ah! Il est blindé mon zébu!” “Moisies tout à fait… grouillantes de vermine, des larves avec des mille-pattes… et puis une très vilaine odeur! infiniment nauséeuse!…”

Ça a fini par se savoir dans toute la région… Les péquenots sont revenus fouiner… Ils déterraient nos pommes de terre pour se rendre mieux compte!… Ils ont fait porter au Préfet des échantillons de nos cultures!… avec un rapport des gendarmes sur nos agissements bizarres!… Et même des bourriches entières qu’ils ont expédiées, absolument farcies de larves, jusqu’à Paris, au Directeur du Muséum!… Ça devenait le grand événement!… D’après les horribles rumeurs, c’est nous qu’étions les fautifs, les originaux créateurs d’une pestilence agricole!… entièrement nouvelle… d’un inouï fléau maraîcher!…”

A incrível história onde TUDO dá errado: “Nous venions là de faire naître, à Blême-le-Petit, une race tout à fait spéciale d’asticots [vermes] entièrement vicieux, effroyablement corrosifs, qui s’attaquaient à toutes les semences, à n’importe quelle plante ou racine!… aux arbres même! aux récoltes! aux chaumières! À la structure des sillons! À tous les produits laitiers!… n’épargnaient absolument rien!… Corrompant, suçant, dissolvant… Croûtant même le soc des charrues!… Résorbant, digérant la pierre, le silex, aussi bien que le haricot [feijão]! Tout sur son passage! En surface, en profondeur!… Le cadavre ou la pomme de terre!… Tout absolument!… Et prospérant, notons-le, au coeur de l’hiver!… Se fortifiant des froids intenses!… Se propageant à foison, par lourdes myriades!… de plus en plus inassouvibles!… à travers monts! plaines! et vallées!… et à la vitesse électrique!… grâce aux effluves de nos machines!… Bientôt tout l’arrondissement ne serait plus autour de Blême qu’un énorme champ tout pourri!… Une tourbe abjecte!… Un vaste cloaque d’asticots!… Un séisme en larves grouilleuses!… Après ça serait le tour de Persant!… et puis celui de Saligons!… C’était ça les perspectives!… On pouvait pas encore prédire où et quand ça finirait!… Si jamais on aurait le moyen de circonscrire la catastrophe!… Il fallait d’abord qu’on attende le résultat des analyses!… Ça pouvait très bien se propager à toutes les racines de la France… Bouffer complètement la campagne!… Qu’il reste plus rien que des cailloux sur tout le territoire!… Que nos asticots rendent l’Europe absolument incultivable… Plus qu’un désert de pourriture!… Alors du coup, c’est le cas de le dire, on parlerait de notre grand fléau de Blême-le-Petit… très loin à travers les âges… comme on parle de ceux de la Bible encore aujourd’hui…”

Elle en avait décuplé notre correspondance!… Des gens qui voulaient tout connaître… qui voulaient venir interviewer!… Et puis de nombreux anonymes qui nous régalaient pour leurs timbres!… Des tombereaux d’insultes!…”

« C’est de l’hydrate ferreux d’alumine! Retiens bien ce nom Ferdinand! Retiens bien ce nom!… Tu vois cette espèce de méconium?… Nos terrains en sont farcis! littéralement!… J’ai même pas besoin d’analyse!… Précipités par les sulfures!… Ça c’est notre grand inconvénient!… On peut pas dire le contraire… Regarde la croûte qui jaunit… Je m’en étais toujours douté!… Ces pommes de terre!… tiens!… moi je vais te le dire!… Elles feraient un engrais admirable!… Surtout avec de la potasse… Tu la vois la potasse aussi?… C’est ça qui nous sauve! La Potasse! Elle adhère extraordinairement… Elle surcharge tous les tubercules!… Regarde un peu comme ils scintillent! (…) Mais il se montre… ça, je l’admets, un peu chargé en alumine!… Un autre petit inconvénient!… mais passager!… très passager!… Question de température! L’optima pour l’alumine c’est 12 degrés 0,5… Ah! Oh! Retiens bien! Zéro! cinq!… Pour ce qui nous concerne! Tu me comprends?… »

Même le feu de bois ça ne réchauffe plus… quand on la pète à ce point-là… On toussait sous des quintes terribles. Et puis alors on devenait maigres… des jambes comme des flûtes… une faiblesse pas ordinaire… à ne plus bouger, plus mastiquer, plus rien du tout… (…) On se serait pas tellement déprimés si y avait eu encore du beurre ou même un peu de margarine…”

Mais c’est le froid!… voyons pauvre idiot!…

C’est pas le froid du tout!…

C’est la faim alors?…

Mais j’ai pas faim!… Je dégueulerais plutôt!…

Ah! Tu sais pas ce que tu veux!…

Pas plus de Courtial que de beurre au cul!…”« Le petit vieux, il en a eu marre de tout nous autres et de la culture!… Il est barré le plus loin possible… On le reverra pas de sitôt!… » (…) Il était joliment sournois [insidioso], rancuneux, dissimulé… comme 36 ours… Ça n’était pas une surprise… Je le savais aussi depuis toujours…” “À Blême, il avait pas sa cave pour se cacher comme au Palais… Il était peut-être pas très loin?… C’était peut-être qu’une fantaisie?… Une saute de maniaque?… Où nous irions avec les mômes si il rappliquait plus du tout?… La vieille à force de réfléchir elle a repris un petit peu d’espoir… Elle se disait que c’était pas possible… qu’il avait quand même un peu de coeur… que c’était qu’une sale farce idiote… qu’il reviendrait bientôt malgré tout… On commençait à reprendre confiance… Sans aucune raison d’ailleurs…”

Dépêche-toi! Cavale voir ton vieux!… Il est là-bas sur la route, après le passage de la Druve… à la remontée de Saligons!… Tu sais la petite passerelle en bois?… C’est là qu’il s’est tué!… Les gens des <Plaquets> ils l’ont entendu… Le fils Arton et la mère Jeanne… Il était juste après 6 heures… Avec son fusil… le gros… Ils m’ont dit de vous dire… Que tu l’enlèves si tu veux… Moi, j’ai rien vu… t’as compris?… Eux ils savent rien non plus… Ils ont entendu que le pétard…”

Il a pas fondu en guimauve!…” “Ele não derreteu como marshmallow!…”

marshmallow |màrchemélau| (palavra inglesa) substantivo masculino

Doce de consistência esponjosa, feito de raiz de malvaísco ou xarope de milho, açúcar, clara de ovo, goma arábica e gelatina.

Mais la tête était qu’un massacre!… Il se l’était tout éclatée… Il avait presque plus de crâne… À bout portant quoi!… Il agrippait encore le flingue… Il l’étreignait dans ses bras… Le double canon lui rentrait à travers la bouche, lui traversait tout le cassis… Ça embrochait toute la compote… Toute la barbaque en hachis!… (…) Son nez était comme à l’envers… C’est plus qu’un trou sa figure… avec des rebords tout gluants… et puis comme une boule de sang qui bouchait… au milieu… coagulée… un gros pâté… et puis des rigoles qui suintaient jusqu’à l’autre côté de la route… Surtout ça coulait du menton qu’était devenu comme une éponge…” Le tronc même et puis les jambes on aurait pu les soulager en tirant dessus assez fort… Mais pas la tête!… Le hachis… ça faisait un pavé compact avec les cailloux de la route… C’était pas possible… Le corps ratatiné en Z… le canon embrochant la tête… Il fallait d’abord le détendre…”

C’est pas un chien nom de Dieu!… Il a pas la rage!… C’est pas un veau!… Il a pas les aphtes!… Il s’est tué et puis voilà!… C’était un homme sain… Il a pas la morve!… Faudrait au moins qu’on l’abrite un petit moment dans le hangar!… Le temps que les autres ils arrivent!… (…) Mais ce qui fut le plus terrible, ce fut pour dégager le fusil… Le canon comme ça, il tenait si dur dans l’énorme bouchon de barbaque avec la cervelle… c’était comme coincé, pris à bloc, à travers la bouche et le crâne!… qu’on a dû s’y mettre tous les deux… Elle retenait la tête d’un côté, moi je tirais de l’autre par la crosse… quand la cervelle a lâché ça a rejuté encore plus fort… ça dégoulinait à travers… ça fumait aussi… c’était encore chaud…”

Il avait le bonjour!… On n’avait pas le droit qu’il disait, de trimbaler le corps! Que c’était un crime en soi-même!… Qu’on aurait jamais dû le toucher!… Qu’il était très bien sur la route!… Qu’il pouvait plus faire le constat!… Ah? Et qu’un coup de bagne pour 25 ans ça nous dresserait à tous le cul! Sacredieu pétard! Ah! il nous aimait pas la tante!… Enfin toutes les plus crasses des salades! des vraies sales beuglages de sale con!…”

Comment que vous me parlez à présent?… Que c’est moi qui l’ai massacré?… Mais vous avez bu mon garçon!… Ah! vous avez du culot!… Mais vous êtes tous fous alors?… Mais comment?… C’est moi que vous venez accuser?… Pour ce voyou?… Cet abuseur?… de sac et de corde?… Ah! mais je la retiens alors celle-là!… Ah! elle est trop bonne!… Ah! je la ferai copier!… La vermine qu’a fait mon malheur!… Et qui n’en a jamais fait d’autres!… Mais c’est moi!… vous entendez!… Mais c’est moi! très justement qu’il a toujours assassinée!… Ah le vampire? mais c’est lui… Mais pas seulement qu’une seule fois! pas dix fois!… pas cent fois!… mais mille! dix mille fois!… Mais vous étiez pas encore nés tous autant que vous êtes qu’il m’assassinait tous les jours!… Mais je me suis mise en quatre pour lui!… Oui! arraché toutes les tripes!… J’ai été sans briffer des semaines pour qu’on l’embarque pas aux Rungis!… Toute ma vie vous m’entendez?… Échignée! Bernée!… c’est moi! Oui!… crevée. Oui toute ma vie pour ce fumier-là!…”

“Si vous saviez toutes les dettes! Ah! Vous savez pas ça non plus!… Et comment qu’il s’en foutait alors!… Un drapeau-ci!… Un drapeau-là!… Va les douiller ma chère rombière! Et toujours encore des nouvelles!… Crève-toi le ventre… T’es là pour ça! Un coup d’esbroufe! Perlimpinpin! Un coup de nuage! Un boniment! Va comme je te pousse! Limonade!… C’est tout comme ça qu’il a vécu! Il comprenait que ça! l’entourloupe! La cloche! Pas un soupçon de sentiment!…”

<Voici… 30 ans que ça durait!… Trente ans, que j’ai tout supporté… c’est pas une seconde 30 ans!… Et là c’est moi qu’on accuse!… Après toutes les pires avanies!… Après que j’ai tout enduré?… Ah dis donc! Ça passe les bornes!…> À cette énorme pensée-là elle se remettait en transports! <Comment? Comment! C’est pas Dieu permis! Le voilà qui se défigure… il se barre!… Il se met en compote! maintenant c’est moi qu’est la coupable? Ah! là! là! Mais c’est un comble!… Y a de quoi se renverser!… Ah! la charognerie! Ah! il sera bien dit jusqu’au bout qu’il m’a emmerdé l’existence ce sale foutu pierrot pourri!… (…) Personne a plus voulu nous voir!… Rien que des ramassis d’escarpes! des bandes de voyous déchaînés! des échappés de Charenton!… Je me suis détruit la santé!…> Des éclats de rire du public!… <Hop! il en fourniquait une autre! Toujours plus extravagante!… Je l’ai perdue ma résistance! (…) J’ai pas dormi, depuis 20 ans, une seule nuit complète! (…) Je peux plus prendre un omnibus! Je suis écoeurée immédiatement!… Aussitôt que je vais un peu vite, même à pied je vois 36 chandelles!… Et à présent on me dit encore que c’est moi qui assassine!… Ça c’est bien le plus fort que tout! Tenez! Regardez donc vous-même avant de causer des choses pareilles!…>

« Vous les voyez là ses chaussettes?… Vous les voyez bien!… Eh bien c’est lui qu’a la seule paire!… Y en a pas deux dans la maison!… Nous on en pas nous autres!… Jamais! Ni Ferdinand! ni les mômes!… » (…) « Il a tout eu!… toujours tout! Deux maisons!… Un journal!… au Palais-Royal!… Des moteurs!… Cent mille trucs fourbis encore, des rafistolages infernals!… qui ont coûté je sais combien!… les yeux de la tête!… tout le bazar! Pour satisfaire ses marottes!… Je peux même pas tout raconter… Ah! On l’a jamais contrarié! Ah! C’est pas de ça je vous assure qu’il s’est fait la peau!… Il était gâté!… Il était pourri! Tiens! Pourri! Tu veux des fourbis électriques?… Très bien, mon petit! les voilà!… Tu veux qu’on aille à la campagne?… Très bien!… Nous irons!… Tu veux encore des pommes de terre?… C’est tout à fait entendu!… Y avait pas de cesse!… Pas de quiproquo! pas de salade! Monsieur pouvait jamais attendre!… Tu veux pas des fois la Lune?… C’est parfait mon coeur tu l’auras!… Toujours des nouveaux caprices! Des nouveaux dadas!… À un môme de 6 mois, Messieurs, on lui résiste davantage!… Il avait tout ce qu’il désirait! Il avait même pas le temps de parler! Ah! ce fut bien ma grande faiblesse!… Ah! que je suis donc punie!… Ah! si j’avais su là-bas! tenez! quand je l’ai trouvé la gueule en miettes… ce qu’on viendrait maintenant me raconter!… Ah! si je l’avais su!… Eh bien moi je peux bien vous le dire! Ah! ce que je l’aurais jamais ramené? Je sais pas ce qu’il en ressentait lui le môme!… Mais moi!… Mais moi tenez! Moi! j’aurais eu bien plutôt fait de le basculer dans le revers! Vous viendriez plus m’emmerder!… C’est là qu’il devrait être!… La sacrée sale pourriture! C’est tout ce qu’il mérite! Je m’en fous moi d’aller en prison!… Ça m’est bien égal!… Je serai pas plus mal là qu’ailleurs!… Mais Nom de Dieu! Ah! »

Allez! Allez! Faites pas des réflexions imbéciles! Donnez-moi tout de suite les prénoms, le lieu de l’origine… le nom de la famille?… La victime d’abord!… La date, le lieu de naissance?… Comment qu’il s’appelait finalement?… Courtial?… Comment?… Et où ça qu’il était né?… Connu? Occupations?…”

Il s’appelait pas Courtial du tout!… qu’elle a répondu brûle-pourpoint!… Il s’appelait pas des Pereires!… Ni Jean! Ni Marin! Il avait inventé ce nom-là!… C’était comme ça comme de tout le reste!… Une invention de plus! Un mensonge!… Que des mensonges qu’il avait!… Toujours! Partout! Encore!… Il s’appelait Léon… Léon-Charles Punais!… Voilà son vrai nom véritable!… C’est pas la même chose n’est-ce pas?… Comme moi je m’appelle Honorine Beauregard et pas Irène! Ça c’était encore un autre nom qu’il m’avait trouvé!… Fallait qu’il change tout!… Moi j’ai les preuves de tout ça!… Je les ai moi!… Je dis rien pour tromper. Jamais elles me quittent!… Je l’ai là mon livret de famille!… Je vais le chercher d’abord… Il était né à Villed’Avray en 1852… le 24 septembre!… c’était son anniversaire! Je vais vous le chercher de l’autre côté… il est là dans mon réticule… Viens avec moi Ferdinand!…

« Mais il a plus de tête mon Dieu!… Il a plus de tête Ferdinand! Mon chéri! mon chéri! Ta tête!… Il en a plus!… » « Un placenta!… C’est un placenta!… Je le sais!… Sa tête!… Sa pauvre tête!… C’est un placenta!… T’as vu Ferdinand?… Tu vois?… Regarde!… Ah! Oh! Oh!… »

“Toujours tous les sacrifices!… Il a plus de tête!… Ah! Comme vous m’en voulez tous!… Il a rien gardé!… Bonne chance!… Bonne chance!… qu’il a dit… le pauvre amour!… Bonne chance!… Mon Dieu! vous avez vu?… c’est écrit!… C’est lui ça quand même!… C’est bien écrit avec sa main! C’est pas moi! Le pauvre malheureux! C’est pas moi! Bonne chance! Ça c’est lui! Absolument seul!”

[#off-topic] Estes dias eu ouvi diversas e diversas vezes o Master of Puppets, novo-considerado auge da banda, talvez da Música Moderna, em contraposição à Clássica. As faixas 02 e 03 do CD são absolutamente idênticas em estrutura, reparar no crescendo e no progressivo da agitação dos riffs, depois no solo furioso.

Merde! Merde! Moi je me rendais compte… L’âge ça c’est le plein tour de vache… Les enfants, c’est comme les années, on les revoit jamais.” Feliz Adulto-Novo: “Merda! Merda! Eu me dava conta… A idade é o grande drible da vaca… As crianças, são como os anos, não se as revê mais.”

Ce jour-là c’est vrai, je peux bien le dire c’est un des plus moches de ma vie. Merde!”

Février c’est le mois le plus petit, c’est aussi le plus méchant!…”

* * *

Aqui fritam-se os meus neurônios… Belo pâté de cerveau

Quando foi que você começou a se entender por gente?

Com mofo Ikki vô seco me e soa ciente em depor G&T?

Q du monde

cu do conde

cheio de kk

q del mundo

Rrudáz

Anne Conde, la dang(-h)e(u)reus

* * *

Hein que tu l’as bien vu Ferdinand?… Comme il montait bien … Tu te rappelles dis mon petit?… Dis-leur à eux!… Dis-leur mon petit!… Ils ne veulent pas me croire moi!… Miséricorde! Doux Jésus! Je vais faire une prière! Ferdinand! Monsieur l’ingénieur! Sainte Marie! Marie! Agneau du Ciel! Priez pour nous! Ferdinand! Je t’en conjure! Dis-leur bien à ces Messieurs! Veux-tu?… Viens faire ta prière! Viens vite!… Viens ici! Ça c’est vrai hein?… Au nom du Père! du Fils! du Saint-Esprit!… Tu la sais celle-là Ferdinand?… Tu la sais aussi ta prière?…”

“Pardonnez-nous nos offenses!… Allons! Ensemble! Là! Voilà! Comment je vais vous pardonner!… Allons! Comme je vais vous pardonner!… Répète Nom de Dieu!… petit malfrin!…”

“C’est moi je suis la femme horrible!… C’est ma faute à moi tout ça… C’est ma faute, Monsieur l’Ingénieur!… Ah! oui! Ah! oui! C’est moi qui ai fait tout le mal!… À lui j’ai tout fait du mal! Il est monté 200 fois!… 100 fois!… Je me rappelle plus mon amour!… 200!… 6!… 600 fois!… Je sais plus!… Je sais plus rien!… C’est atroce!… Monsieur l’Ingénieur!… 300!… Plus! Bien plus!… Je sais pas!…”

<Trois mille!… Dix mille! Jésus! Quinze!… 1800 mètres!… Ô Jésus! Ferdinand! Tu peux rien dire?… C’est trop fort!… Merde de Dieu!…> Elle se reperdait dans les chiffres… « Deux cent vingt-deux fois!… C’est bien ça!… 222! »… elle retombait… « Merde! je sais plus rien!… Ma vie! Ma vie!… »

<Vous le numéro!> C’était moi… <Vous pouvez partir!… Vous pouvez vous en aller! Il faut retourner tout de suite chez vous!… Chez vos parents!… Vous donnerez votre adresse au Greffe!… Si j’ai besoin de vous, je vous ferai venir! Voilà! Allez! Allez!>

Ah! Avec lui y a pas de chanson!”

« C’est pas un crime!… Pop! Pop! Pop! »

« C’est pas un crime!… Pop! Pop! Pop! »

C’est pas midi à 14 heures!…”

Ferdinand, ao contrário do outro Ferdinand (Viagem ao Fim…) fica mais tagarela perto do fim dos fins…

Tu sais, il était pas religieux lui, mais enfin quand même… Ils l’ont assez martyrisé! Un peu de respect ça fera pas de mal…”

Ce qui m’a frappé en premier lieu, c’était les récents autobus… leur modèle sans « impériale » et les nouveaux taxis-autos… Ils étaient plus nombreux que les fiacres… Ils faisaient un barouf affreux… J’avais bien perdu l’habitude des trafics intenses… Ça m’étourdissait…” “La rue, elle me foutait la panique… de la voir comme ça devant moi… sur les côtés… à droite… à gauche… Toutes les façades tout ça si fermé, si noir! Merde!… si peu baisant… c’était encore pire que Blême!… pas un navet à chiquer…”

ferme la femme, ouvre l’oeuvre

galáxia de ori-honte de vivre comme ivre

Je reconnaissais toutes les étoiles… Presque toutes en somme… et je savais bien les noms!… Il m’avait assez canulé l’autre olibrius avec ses orbites trajectoires!… C’est drôle comme je les avais retenus sans bonne volonté d’ailleurs… ça il faut bien le dire… La « Caniope » et « l’Andromède »… elles y étaient là rue Saint-Denis… Juste au-dessus du toit d’en face… Un peu plus à droite le « Cocher » celui qui cligne un petit peu contre « les Balances »… Je les reconnais tous franco… Pour pas se gourer sur « Ophiuchus »… c’est déjà un peu plus coton… On la prendrait bien pour Mercure, si y avait pas l’astéroïde!… Ça c’est le condé fameux… Mais le « Berceau » et la « Chevelure »… On les méprend presque toujours… C’est sur « Pelléas » qu’on se goure bien! Ce soir-là, y avait pas d’erreur!… C’était Pelléas au poil!… au nord de Bacchus!… C’était du travail pour myope… Même la « Grande nébuleuse d’Orion » elle était absolument nette… entre le « Triangle » et « l’Ariane »… Alors pas possible de se perdre… Une unique chance exceptionnelle!… À Blême, on l’avait vue qu’une fois! pendant toute l’année l’Orion… Et on la cherchait tous les soirs!…”

“Te laisse pas berner, troubadour! Les étoiles c’est tout morue!…”

Une seule fois, quand tu regardes une chose… Tu dois la retenir pour toujours!… Te force pas l’intelligence!… C’est la raison qui nous bouche tout…”

“Je discutais maintenant tout haut!… Les gens s’arrêtaient pour m’entendre… Ils devaient penser que j’étais ivre… Alors j’ai bouclé ma trappe… Mais ça me relançait quand même… ça me tenaillait toute la caboche. Ils me possédaient bien les souvenirs… Je pouvais pas croire qu’il était mort mon vieux vice-broquin… Et pourtant je le revoyais avec sa tête en confiture… Toute la barbaque qui remuait toujours… et que ça grouillait plein la route!… Merde!”

“Et à toutes les patates infectes… Ah! C’était dégueulasse au fond… comme il avait pu nous mentir…”

“C’est ça la présence de la mort… C’est quand on cause à leur place…”

J’avais une peur bleue des bourriques!… Ils me croyaient saoul eux aussi!… Devant le cadran du « Nègre » j’ai fait « pst! pst! » à un fiacre!… Il m’a embarqué…

« Chez l’oncle Édouard!… » que j’ai dit…

Où ça l’oncle Édouard?…

Rue de la Convention! 14!”

Plus c’est l’opulence et tant plus c’est la charogne!… C’est terrible les compagnies!…”

Celui qu’est malade peut crever!…”

D’abord tu manges beaucoup trop vite… Tes parents te l’ont toujours dit… De ce côté-là ils ont pas tort…”

Faut te retourner mais tout doucement… Faut faire attention!… Le travail c’est comme la croûte… Il faut que ça profite d’abord…” “Il reparlait encore d’un emploi… ça le minait un peu comment j’allais me démerder?…”

Il savait même tout le grand Zénith, un moment donné… du Triangle au Sagittaire, le Boréal presque par coeur!… Tout le « Flammarion » il l’avait su et forcément le « Pereires » !… Mais il avait tout oublié… Il se souvenait même plus d’une seule…”

Morto nas estrelas com hiato

ri alto perdido no pé do pó do cadáver estrelas com a pancada do de deus não olha os dentes

<Tu t’es rempli de savoir-vivre!… Ah! T’es trapu mon petit pote!… Tu te l’es farcie ta grosse tête!… Hein dis mon poulot? Mais c’est la science ma parole!… Ah! y a pas d’erreur!…> Ah! je le faisais rire… On a reparlé un peu de Courtial…”

Se o livro tivesse 6.000 páginas, não creio que saísse dessa balada do desempregado azarado; nem que ficasse desinteressante.

D’abord les gens qui jouent aux courses? pas?… C’est qu’ils aiment se casser la gueule!… Ils peuvent pas se refaire!… Ça on peut pas les empêcher… Il faut qu’ils arrivent au Malheur!…”

Ah! ça non alors! Par exemple! Ah! Nom de Dieu! Non!…”

Tiens, je vais te prendre moi, dans mon garage!… C’est peut-être pas très excellent d’être apprenti chez son oncle… Mais enfin tant pis!… La santé d’abord! Les usages, je m’en fous!… Le reste ça s’arrange toujours! La santé! voilà!… voilà!…”

ex(is)tirpartir

toujours je ferais de la peine à tout le monde!… C’était ma terrible évidence!…”

On part pas comme ça!… En coup de tête… On contracte pas pour un jour!… C’est pour 3 années mon ami!… C’est pour 1085 jours… et puis les rabiots!…”

Ils prennent pas les soldats squelettes!… Il faut que tu te rempiffes en kilos!… Dix au moins! t’entends?… Ça je t’assure!… Dix pour commencer!… Autrement! Barca!… Tu veux aller à la guerre?… Ah! mais! Ah! mais! Tu tiendrais comme un fétu!… (…) Où ça que tu vas t’engager?… T’en sais rien encore?… Alors comment que tu te décides?…”

Ah! Tu changes d’avis?… T’es pas long!… Astronome alors?… Astronome!… T’iras au <1er Télescope>!”

Ah! ben toi! t’es comme ta mère!… Quand t’as une musique dans le cassis, tu l’as pas ailleurs!…”

T’iras pas dans la marine… T’as déjà comme ça le mal de mer!… Alors tu comprends?… Et ton père qu’a fait 5 années? Qu’est-ce qu’il va nous dire?…”

mon po(e)te

Voilà moi, ce que je trouve… T’es retourné de fond en comble!… À ton âge, on se rempiffe d’autour!… Il suffit de plus y penser… Penser à autre chose!… Et de bouffer comme 4!… comme 46!… Dans 8 jours ça paraîtra plus!”

Non mon oncle.

Oui mon oncle!…

A SOCIEDADE DO ESPETÁCULO

O plagiato é necessário. O avanço implica-o.”

13. O caráter fundamentalmente tautológico do espetáculo decorre do simples fato dos seus meios serem ao mesmo tempo a sua finalidade. Ele é o sol que não tem poente no império da passividade moderna. Recobre toda a superfície do mundo e banha-se indefinidamente na sua própria glória.”

14 “o fim não é nada, o desenvolvimento é tudo.”

ser-ter-parecer

acumulação isolada não é nada

fruição pública é a piscina do gozo

a fidelidade do casal tem de ser a 3

para soberba e absurdamente

existir enquanto fidelidade

um triângulo tem 4 pontas

mas não é mais sujo por isso

na verdade 6 bilhões de chifres são inocência transparente nada opaca

o celibatário é o único vilão (que) (empaca)do.

espiritualidade puramente telúrica

como numa tumba

o cadáver trancafiado na terra verminosa respira todo o oxigênio

que não há

falta até o

podre

25 “A separação é o alfa e o ômega do espetáculo.”

40 “A abundância das mercadorias não pode ser mais do que a sobrevivência aumentada.”

47 “O valor de troca é o condottiere do valor de uso”

#TítuloLivro A BAIXA TENDENCIAL DO VALOR DA VIDA

49 “O espetáculo é o dinheiro que se olha somente, pois nele é já a totalidade do uso que se trocou com a totalidade da representação abstrata.”

Lá onde estava o ça econômico deve vir o je.”

A aceitação beata daquilo que existe pode juntar-se como uma mesma e única coisa à revolta puramente espetacular”

A condição de vedete é a especialização do viver aparente, o objeto da identificação com a vida aparente sem profundidade, que deve compensar as infinitas subdivisões das especializações produtivas efetivamente vividas.”

Khruchtchev tornara-se general para decidir a batalha de Kursk, não no campo de batalha, mas no 20º aniversário [da batalha de Kursk], quando ele se achava senhor do Estado. Kennedy permanecera orador, ao ponto de pronunciar seu elogio sobre o próprio túmulo, visto que Théodore Sorensen [referenciado por Kennedy como <meu banco de sangue intelectual>] continuava, nesse momento, a redigir para o sucessor os discursos naquele estilo que tanto tinha concorrido para fazer reconhecer a personalidade do desaparecido. As pessoas admiráveis nas quais o sistema se personifica são bem conhecidas por não serem aquilo que são”

recompõe-se a interminável série dos afrontamentos irrisórios, mobilizando um interesse sublúdico, que vai desde desporto competitivo até as eleições. Lá onde se instalou o consumo abundante, uma oposição espetacular principal entre a juventude e os adultos vem no primeiro plano dos papéis falaciosos: porque em parte alguma existe o adulto senhor da sua vida, e a juventude, a mudança do que existe, não é de modo nenhum propriedade destes homens, que são agora jovens, mas do sistema econômico, o dinamismo do capitalismo. São as coisas que reinam e que são jovens; que se deitam fora e se substituem a si próprias.”

Na medida em que cada chinês deve aprender Mao, e assim ser Mao, ele não tem mais nada para ser.”

NOSTÁLGICO: “Cada nova mentira da publicidade é também a confissão da sua mentira precedente.”

O espetáculo é absolutamente dogmático e, ao mesmo tempo, não pode levar a nenhum dogma sólido. Para ele nada pára; é o estado que lhe é natural e, todavia, o mais contrário à sua inclinação.”

a época revolucionária, inaugurada [também] (…) pelo pensamento da história, a dialética, o pensamento que não pára a procura do sentido do sendo, mas que se eleva ao conhecimento da dissolução de tudo o que é; e no movimento dissolve toda a separação.”

76 “Hegel não interpreta o mundo, mas a transformação do mundo. Interpretando somente essa transformação, Hegel não é mais do que o acabamento filosófico da filosofia. (…) Hegel fez, em última instância, o trabalho do filósofo, <a glorificação do que existe>, mas o que existia para ele já não podia ser outra coisa senão a totalidade do movimento histórico. (…) a filosofia que morre no pensamento da história já não pode glorificar seu mundo senão renegando-o, porque para tomar a palavra é-lhe necessário supor acabada esta história total à qual ela tudo reduziu, encerrando a sessão do único tribunal onde pode ser pronunciada a sentença da verdade.”

Marx arruinou a posição separada de Hegel perante o que acontece, e a contemplação dum agente supremo exterior, qualquer que ele seja.” “A crítica da economia política é o primeiro ato deste fim de pré-história

82 “Quanto do papel da história na própria economia – o processo global que modifica os seus próprios dados científicos de base – pôde ser, aliás, negligenciado pelo ponto de vista da observação científica, é o que mostra a vaidade dos cálculos socialistas que acreditavam ter estabelecido a periodicidade exata das crises; e desde que a intervenção constante do Estado logrou compensar o efeito das tendências à crise, o mesmo gênero de raciocínio vê neste equilíbrio uma harmonia econômica definitiva.” DO CRASH DE ’29 ÀS PATROCINADAS PIRUETAS DE FRANCIS FUKUYAMA: Nada mudou; nada muda.

Como o notava Sorel, é segundo o modelo da astronomia que os utópicos pensam descobrir e demonstrar as leis da sociedade.”

<A história não nos deu razão, a nós e a todos os que pensavam como nós. Ela mostrou claramente que o estado do desenvolvimento econômico do continente estava, então, ainda bem longe de estar amadurecido…>, dirá Engels em 1895.”

O amadurecimento das forças produtivas não pode garantir um tal poder, mesmo pelo desvio da despossessão crescente que traz consigo. A tomada jacobina do Estado não pode ser um instrumento seu. Nenhuma ideologia lhe pode servir para disfarçar fins parciais em fins gerais, porque ele não pode conservar nenhuma realidade parcial que seja efetivamente sua.”

Trotsky permaneceu até 1927 fundamentalmente solidário da alta burocracia, procurando mesmo apoderar-se dela para lhe fazer retomar uma ação realmente bolchevique no exterior (sabe-se que, nesse momento, para ajudar a dissimular o famoso <testamento de Lenin>, ele foi ao ponto de desmentir caluniosamente o seu partidário Max Eastman, que o tinha divulgado).”

Lukács era ainda, a par do seu profundo trabalho teórico, um ideólogo, falando em nome do poder mais vulgarmente exterior ao movimento proletário, crendo e fazendo crer que ele próprio se reconhecia, com a sua personalidade total, nesse poder como no seu próprio.”

General Ludd: forma genérica de denominar os niilistas ou inconseqüentes, como o incendiador das minas em O Germinal, que destruíam as fábricas e equipamentos como forma tática de retaliação às misérias do capitalismo. Terroristas espontâneos que começaram a surgir no começo do século XIX na Inglaterra (uma das poucas instâncias em que realmente uma crítica do capitalismo prática começou efetivamente neste país, o principal impulsionador do Capital!).

125 “O homem (…) é idêntico ao tempo. (…) esta <história natural> não tem outra existência efetiva senão através do processo de uma história humana, da única parte que reencontra este todo histórico, como o telescópio moderno cujo alcance recupera no tempo a fuga das nebulosas na periferia do universo.”

133 “(…) Aqueles para quem o tempo irreversível existiu descobrem ao mesmo tempo o memorável e a ameaça do esquecimento: <Heródoto de Halicarnasso apresenta aqui os resultados do seu inquérito, para que o tempo não possa abolir os trabalhos dos homens…>

A Grécia, que tinha sonhado a história universal, não conseguiu unir-se face à invasão; nem sequer a unificar os calendários das suas cidades independentes. Na Grécia, o tempo histórico tornou-se consciente, mas não ainda consciente de si mesmo.”

a afirmação agostiniana, arquétipo de todos os satisfecit da ideologia moderna, segundo a qual a Igreja instalada era já desde há muito tempo este reino iminente de Deus de que se falava.”

Não são, como crê mostrar Norman Cohn em La Poursuite du Millénium, as esperanças revolucionárias modernas que são os prolongamentos irracionais da paixão religiosa do milenarismo. Bem pelo contrário, é o milenarismo, luta de classe revolucionária falando pela última vez a língua da religião, que é já uma tendência revolucionária moderna, à qual falta ainda a consciência de não ser senão histórica.”

O seu tempo irreversível é o da acumulação infinita dos conhecimentos, e a consciência histórica, saída da experiência das comunidades democráticas e das forças que as arruínam, vai retomar, com Maquiavel, o raciocínio sobre o poder dessacralizado, isto é, o indizível do Estado.”

A sociedade da mercadoria, descobrindo então que devia reconstruir a passividade que lhe tinha sido necessário abalar, fundamentalmente para estabelecer o seu próprio reino puro, <encontra no cristianismo com o seu culto do homem abstrato… o complemento religioso mais adequado> (O Capital).” Suas pseudofestas vulgarizadas, paródias do diálogo e do dom, movimentando um excedente de dispêndio econômico, não trazem outra coisa senão a decepção sempre compensada pela promessa de uma nova decepção.”

A publicidade dos seguros de vida insinua que é repreensível morrer sem assegurar a regulação do sistema depois desta perda econômica”

Do ponto de vista da frente do bombardeamento publicitário é terminantemente proibido envelhecer. Esta ausência social da morte é idêntica à ausência social da vida.” //Heidegger, Adorno, etc.

Subproduto da circulação das mercadorias, a circulação humana considerada como consumo, o turismo, reduz-se fundamentalmente à distração de ir ver o que já se tornou banal.”

este campesinato, outrora a inabalável base do <despotismo oriental>, cujo próprio estilhaçamento provocou a centralização burocrática, reaparece como resultado das condições de aumento da burocratização estatal moderna; a sua apatia teve de ser agora historicamente fabricada e alimentada; a ignorância natural cedeu o lugar ao espetáculo organizado do erro.”

Hegel, A Diferença entre os sistemas de Fichte e de Schelling (será um artigo?)

toda a história conquistadora da cultura pode ser compreendida como a história da revelação da sua insuficiência, como uma marcha para a sua auto-supressão. A cultura é o lugar da procura da unidade perdida.” A grandeza da arte não começa a aparecer senão no poente da vida.”

A importância, por vezes excessiva, adquirida pelo conceito de barroco na discussão estética contemporânea traduz a tomada de consciência na impossibilidade dum classicismo artístico: os esforços a favor dum classicismo ou neoclassicismo normativos, desde há 3 séculos, não foram senão breves construções fictícias falando a linguagem exterior do Estado, da monarquia absoluta ou da burguesia revolucionária vestida à romana. Do romantismo ao cubismo, é uma arte cada vez mais individualizada da negação, renovando-se perpetuamente até sua redução a migalhas e sua negação acabada da esfera artística (…) O conjunto barroco, que para a criação artística é, em si próprio, uma unidade há muito tempo perdida, reencontra-se de algum modo no consumo atual da totalidade do passado artístico.”

O dadaísmo e o surrealismo são as duas correntes que marcaram o fim da arte moderna. Elas foram contemporâneas do último grande assalto do movimento revolucionário proletário; contudo, o revés deste movimento confinou-as no mesmo campo artístico que proclamou sua caducidade (…) O dadaísmo quis suprimir a arte sem a realizar; e o surrealismo quis realizar a arte sem a suprimir.”

uma escola de neoliteratura tida como nova simplesmente auto-contempla seus escritos.”

por um lado, a crítica espetacular do espetáculo é empreendida pela sociologia moderna, que estuda a separação com o auxílio de seus instrumentos conceituais e materiais da separação; por outro lado, a apologia do espetáculo constitui-se em pensamento do não-pensamento, em esquecimento registrado da prática histórica, nas diversas disciplinas onde se enraíza o estruturalismo. Porém, o falso desespero da crítica não-dialética e o falso otimismo da pura publicidade do sistema são idênticos enquanto pensamento submisso.”

P. 150: a demolição, em um aforismo, de toda a sociologia norte-americana. Anti-Edsonismo.

Popper e seus blue caps na Áustria: “A afirmação da estabilidade definitiva de um curto período de congelamento do tempo histórico é a base inegável, inconsciente e conscientemente proclamada, da atual tendência a uma sistematização estruturalista.“O sonho da ditadura de uma estrutura prévia inconsciente sobre toda a práxis social pôde ser abusivamente tirada dos modelos de estruturas elaborados pela lingüística e pela etnologia”

A teoria crítica (…) é a crítica da totalidade (…) Não é um <grau zero da escrita> mas o seu contrário. Não é uma negação do estilo, mas o estilo da negação.” “A inversão do genitivo é a expressão das revoluções históricas”

METALINGUAGEM SECLUSIVA: “O desvio é o contrário da citação. A autoridade teórica sempre é falsificada no momento em que ela se torna citação; fragmento [208, SdE, GD, 196…?] arrancado do seu contexto, do seu movimento, e, finalmente, de sua época, enquanto referência global e opção precisa que ela constituía no interior desta referência. [Já] O desvio é a linguagem fluida da anti-ideologia.” Não citar, mas incorporar na própria prosa. Debalde, eu sei.

a pretensão ideológica adquire uma espécie de fastidiosa exatidão positivista (…) Mesmo a parte operante propriamente ideológica ao serviço do sistema já não se concebe senão enquanto uma <base epistemológica> que se pretende além de qualquer fenômeno ideológico. A própria ideologia materializada não tem nome, da mesma forma que não tem qualquer programa histórico enunciável.”